Défendons Notre-Dame de Paris contre les provocateurs !
Dimanche 14 février à 14h, des extrémistes homosexuels ont prévu de se rassembler juste devant Notre-Dame de Paris pour… s’embrasser sur la bouche durant 5 minutes. Un lieu choisi au hasard ? Non, comme l’admet Arthur Vauthier, l’organisateur :
« C’est une façon d’interpeller l’Église, de questionner la religion sur la question de l’amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes ».
L’Eglise n’approuve pas les relations homosexuelles (qu’elle juge « désordonnées » et contraires au plan de Dieu pour l’homme) mais respecte et accueille toutes les personnes quel que soit leur comportement. Autant dire que ce « kiss in » contre l’homophobie devant la cathédrale de Paris est particulièrement malvenu.
Etrangement, les extrémistes de la cause homosexuelle ne se rassemblent pas devant la Grande mosquée de Paris. Or, c’est en pays musulmans (où s’applique la Charia) que sont exécutés des homosexuels ! En réalité, les initiateurs de ce rassemblement savent qu’ils ne risquent rien en se moquant des catholiques. On lit d’ailleurs dans Têtu qu’Arthur Vauthier »ne craint pas les réactions hostiles« .
10 mois et demi après les échauffourées provoquées par la distribution de préservatifs du PCF et des Verts suivie du die in d’Act-Up, ce rassemblement sonne comme une provocation. La provocation de trop.Il nous fallait déjà supporter le harcèlement continuel des lobbies homos pour singer le mariage, s’en prendre à nos enfants dans les écoles (cf l’affaire du Baiser de la lune) ou réduire notre liberté d’expression.
Ne laissons pas certains groupuscules prendre la mauvaise habitude de venir nous insulter devant nos églises. Ils seraient tentés de le faire ensuite dedans, comme Act up.
Rendez-vous dimanche à Notre-Dame pour la messe de 12h45, de façon spontanée ou avec une association, pour répondre avec fermeté et courtoisie aux provocateurs !
Mgr Fellay, supérieur de la FSSPX, lors de la prise de soutane de 13 nouveaux séminaristes au séminaire de Flavigny le 2 février 2010, a tenu des propos plus que réservés concernant un éventuel accord avec Rome. Ce n’était qu’une homélie, mais il est impensable de ne pas la considérer comme une déclaration, tant les termes sont lourds de sens. Après avoir constaté le fossé entre la formation des prêtres de la Fraternité et ceux de Rome, Mgr Fellay a remis en question la mise sur pied d’égalité des messes d’avant et d’après le concile : « On se demande parfois quels sont les points communs, tellement c’est différent Quand nous entendons aujourd’hui, même de Rome, que rien n’a changé, que c’est la même chose, on est un peu abasourdi. Quand on dit qu’il n’y a pas de différence entre les deux Messes, je voudrais qu’ils ouvrent les yeux ». Quant aux pourparlers eux-mêmes, Mgr Fellay a dit qu’« humainement, on n’arrivera jamais à un accord [ ] De la façon dont nous voyons les choses aujourd’hui, cela ne sert à rien ». Et d’espérer un miracle car il sait très bien que Rome ne remettra jamais en cause les acquis de Vatican II.
Article très intéressant du blog Summorum Pontificum, qui met en lumière l’attitude contestable de Mgr Vingt-Trois à l’égard des fidèles attachés, fort justement, à la Tradition liturgique dans l’Eglise. On mesure à cela la nocivité des idées modernistes, qui sont celles des autorités actuelles de l’épiscopat français, et le chemin qu’il reste à parcourir pour remettre de l’ordre dans la maison !
Le cardinal le cardinal Vingt-Trois ne décolère pas ! Selon lui, le Pape, avec son Motu Proprio, a donné des armes aux « intégristes » contre les pauvres évêques de France. D’ailleurs Golias, sur son extrême gauche, n’est pas moins effrayé, et titre dans son dernier numéro du 4 février sur « L’offensive Tradi ».
Et voilà que, depuis la récente visite à Rome du cardinal Vingt-Trois, faite en tant que président de la Conférence des Évêques, avec audience accordée par le Pape, le bruit court qu’il aurait fait pression auprès du Saint-Siège pour obtenir une « condamnation » par le cardinal Levada, Président de la Commission Ecclesia Dei, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, de l’insupportable activité des demandeurs de messes selon la forme extraordinaire.
Rien que ça ! Les vieilles foudres de Pie XI contre l’Action française, lancées aujourd’hui contre le Grec, Paix liturgique, Soutien-à-Thiberville, Le Forum catholique et alii.
Le cardinal Vingt-Trois n’a jamais caché qu’il ne comprenait pas les « complaisances » de Rome vis-à-vis du monde traditionnel. Avant la publication du Motu Proprio, il avait dit et répété en public et en privé, auprès de ses confrères et auprès des organes du Saint-Siège lors de chacun de ses voyages à Rome, que les messes traditionnelles offertes en France et notamment à Paris, étaient largement suffisantes pour répondre aux besoins ; et qu’en outre le public de ces célébrations était composé d’opposants latents à l’ecclésiologie de Vatican II, politiquement « maurrassiens », ayant constamment employé, par exemple à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Port-Marly dans le diocèse de Versailles, des moyens subversifs (et pour cause…) pour imposer leur prétendu droit au culte traditionnel. On dit même que, selon le langage parfois vert du cardinal, « les demandeurs ne sont que des em… » Et d’ajouter que, malheureusement, tout cela leur est finalement autorisé par le Pape.
[...]
En ce domaine, le Motu Proprio de 2007, avec son cortège de demandes de laïcs, de démarches, de création de « groupes stables », de pétitions, de lettres ouvertes ou cachetées, de requêtes de tous ordres, a créé un climat extrêmement lourd, du fait du blocage systématiquement systématique du système archiépiscopal. La méfiance et la fermeture ont d’ailleurs donné une importance démesurée à une pression en fait modeste, mais insistante, c’est vrai, des demandeurs de liturgie traditionnelle.
Puisqu’ils font de l’action de groupes (« groupes stables ») de pression, ce sont forcément des gens infréquentables. Et, bien que laïcs non estampillés, ils voudraient « dialoguer » !
Au fil des mois, c’est une véritable psychose, un cauchemar les yeux ouverts – le MOTU PROPRIO !!! – qui s’est installé : les évêques seraient « traînés dans la boue » (= les sites et journaux favorables au Motu Proprio disent qu’ils n’obéissent pas au Pape) ; les « opérations commandos » (= la récitation d’un chapelet après la messe d’un curé qui n’avait pas voulu accorder une messe extraordinaire par peur de l’archevêque) seraient sur le point de se multiplier ; les curés seraient « harcelés » (= ils reçoivent les lettres des groupes stables qui demandent désespérément l’application du droit, à savoir des messes paroissiales extraordinaires). Et tout cela parce ce que le Pape leur en a donné la possibilité !
D’où le fait que le cardinal de Paris se tourne vers le Pape pour lui demander son aide… pour rester gallican. À vrai dire, le cardinal sait ce qu’il fait : même aussi peu romains que possible, les évêques restent les pivots de la divine constitution de l’Église. Ou bien Rome change ses évêques – ce qui prend du temps – ou bien, elle soutient ceux qu’elle a nommés. Ainsi les Congrégations romaines sont-elles fort embarrassées lorsque l’archevêque de Paris leur demande de prendre des distances avec ceux qui se disent plus catholiques que leurs évêques. Ces catholiques n’ont pas tort, pense le cardinal Préfet, mais ces évêques sont tout de même nommés par Rome… Alors que faire ?
Le nouveau numéro de la revue gauchiste anticatholique Golias n° 118 de février (revue qui n’a jamais des mots assez durs contre la Tradition et ceux qui la représentent ou la défendent), ne fait pas dans l’euphémisme, et annonce clairement la couleur : « L’offensive TRADI ».
On voit aisément qui est visé, et ce que semble sous-entendre ce titre un rien provocateur, il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre, de lire le piteux éditorial du journal :
« Le pape Benoît XVI justifie souvent les mesures de complaisance envers les traditionalistes au nom de la réconciliation et de l’unité, de la concorde et de la paix. Comme si les mesures ainsi prises pouvaient concourir à retisser l’unité et le respect mutuel, dans une plus grande compréhension et dans la tolérance. Le moins que l’on puisse dire est que l’heure n’est pas à la sérénité ni à la compréhension. »
Nous ajouterons volontiers, qu’effectivement, il n’est pas question pour nous, qui nous situons avec grande vigueur dans le camp de la Tradition, d’avoir une quelconque complaisance à l’égard des hérésies de Vatican II, et que notre combat spirituel et religieux est dirigé, frontalement et directement, contre les folies doctrinales qui se sont infiltrées à l’intérieur de l’Eglise !
Voici, enfin, le texte tant attendu de Zacharias : « Israël : la Synagogue de Satan ! », dernière et ultime réponse aux assertions absurdes et délirantes du sioniste chrétien Vincent Morlier, qui voulut, à ses risques et périls, engager un débat avec La Question en s’opposant frontalement à la doctrine traditionnelle de l’antijudaïsme théologique que nous défendons, à la suite des papes et de l’Eglise d’avant Vatican II. Le texte de Zacharias est téléchargeable en fichier pdf sur notre site doctrinal, précédé d’une longue note dont voici les premières lignes :
Les Juifs, en rejetant Jésus-Christ, ont trahi honteusement Dieu, ils ont failli aux Promesses, ils sont passés du côté du Diable et accomplissent ses œuvres depuis cette date. Ainsi donc, pour les chrétiens c’est le judaïsme actuel qui est infidèle à l’Ancien Testament, et s’il y a bien un “petit reste” fidèle qui, en entrant dans l’Église chrétienne garantit la continuité de l’Alliance entre l’Ancienne et la Nouvelle, la masse des Juifs, l’Israël actuel, est entre les mains de l’adversaire de Dieu, soumis aux vues perverses du Diable, sous la dépendance « spirituelle » de l’ennemi.
L’Eglise enseigne que le judaïsme post-biblique est réprouvé, désapprouvé, rejeté par Dieu, autrement dit, tant qu’il demeure dans le refus obstiné du Christ, il n’est pas uni spirituellement à Dieu, il ne Lui est pas cher, il n’est pas en grâce de Dieu, il est l’objet d’une répulsion distante de la part de l’Eternel, il représente une assemblée, une Synagogue, dont le Chef est Satan !
Pour lire la note dans son intégralité et télécharger le texte
Enfin une déclaration de l’épiscopat français, à propos de la volonté de l’Etat républicain d’interdire le port du voile intégral aux musulmanes qui le souhaitent, au sein de l’espace public. Et pour une fois, qui n’est pas coutume, ce qui mérite tout de même d’être signalé, les évêques, par la voix de Mgr Michel Santier qui, il est vrai, connaît bien le Moyen Orient, se déclarent très réservés à l’égard du projet de loi que certains députés espèrent voir adopté.
En effet Mgr Michel Santier, en tant que Président de la Mission de la conférence des évêques de France, également évêque deCréteil, entend attirer l’attention des pouvoirs publics sur les risques de vouloir légiférer trop vite et de façon maladroite et cassante au sujet du voile intégral : « Le nombre de femmes portant le voile intégral étant très limité, les décisions prises ne doivent pas conduire à stigmatiser les croyants musulmans. » C’est pourquoi il faut « raison garder ».
En conséquence de quoi Michel Santier se dit, à juste titre : « très réservé sur l’opportunité d’une loi qui ne résoudra pas la question ». Il précise : « le risque pour les femmes musulmanes portant ce voile intégral est qu’elles ne sortent plus de chez elles et soient encore plus marginalisées ». Le véritable défi, pour les évêques, est donc de permettre à tous d’accéder à la culture et à un vivre ensemble constructif « en ne se laissant pas envahir par la peur et la théorie du choc des civilisations, mais à privilégier la voie du « dialogue » et du « respect mutuel ».
Mgr Santier poursuit ainsi : « Nous devons dans notre pays respecter les droits de tous les croyants à l’exercice de leur culte. Le dialogue en vérité entre croyants permet de dépasser les méfiances réciproques. Le chemin sera long et exigeant. La voie du respect mutuel permettra d’améliorer le vivre ensemble dans notre pays. »
Dimanche dernier, l’agence italienne ANSA faisait état de « révélations » faites par Giuseppe Casarrubea et Mario Cereghino qui disaient avoir retrouvé dans les archives britanniques un document qui, selon eux, était daté du 19 octobre 1943, autrement dit trois jours après la rafle des juifs de Rome par les nazis. Dans ce document, le chargé d’affaire américain Harold Tittman rend compte au gouvernement américain de son entretien avec le pape Eugenio Pacelli, qui « au lieu de s’indigner pour la déportation de plus de 1000 juifs romains s’était plutôt inquiété de la présence ‘de bandes communistes stationnées aux alentours de Rome’ », selon l’interprétation du document présenté par l’ANSA.
Or les chercheurs, comme l’explique dans un message envoyé à ZENIT le professeur Ronald Rychlak, de l’University of Mississippi, auteur de plusieurs recherches sur Pie XII, ont commis une grave erreur dans la lecture de la date. « Le message transcrit à Washington par Harold Tittmann est daté du 19 octobre, mais il y a une erreur. Les comptes-rendus du Vatican montrent que sa rencontre avec le pape a eu lieu le 14 octobre », affirme-t-il.
‘L’Osservatore Romano’ du 15 octobre 1943 rapporte en effet en première page qu’Harold Tittmann a été reçu par le pape en audience privée le 14 octobre », alors que la rafle contre la communauté juive a eu lieu le 16 octobre. « Apparemment, le chiffre ‘14′ a été lu par erreur comme un ‘19′ », relève Ronald Rychlak. « Le pape ne parlait pas de la rafle des juifs car elle n’avait pas encore eu lieu ! ».
« Sa préoccupation était qu’un groupe de communistes ne commette un acte de violence, un fait qui aurait eu de sérieuses conséquences. Bien entendu, au printemps suivant, les faits lui donnèrent raison », conclut le professeur.
L’acquisition par un étranger de la nationalité française est soumise à un certain nombre de conditions, notamment son « assimilation à la communauté nationale attachée aux principes de la laïcité ». Cependant, considéré comme un symbole de l’islam, le voile intégral, selon l’Etat français antireligieux, est déclaré incompatible avec les valeurs de la République, ceci du point du vue même du président Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat ayant déclaré à maintes reprises que la burqa et le niqab n’étaient « pas bienvenus en France ».
Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, vient ainsi de refuser la nationalité française à un ressortissant étranger dont la femme porte le voile intégral, un cas de figure sans précédent en France. Cette décision intervient quelques jours après les conclusions de la mission parlementaire préconisant d’interdire cet habit dans les lieux publics.
C’est la première fois que la naturalisation est refusée pour ce motif, même si en juin 2008, le Conseil d’Etat avait rendu un arrêt confirmant le refus d’octroyer la nationalité française à une Marocaine portant le voile intégral, en stigmatisant une « pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française ».
Pour Eric Besson il faut refuser la nationalité française « à tout homme dont la femme porte le voile intégral »…
« Pour répondre à certaines rumeurs, Eric Besson confirme avoir contresigné et transmis aujourd’hui au Premier ministre un projet de décret refusant l’acquisition de la nationalité française par un ressortissant étranger marié à une Française », selon un communiqué du ministère. « Il faut refuser l’accès à la nationalité française à tout homme dont la femme porte le voile intégral », a préconisé M. Besson sur LCI. Interrogé sur ce cas, le ministre a évoqué un homme qui dit très explicitement : « je ne crois pas à la laïcité, je ne crois pas à l’égalité hommes-femmes, ma femme n’aura jamais le droit de se promener sans son voile intégral « .
On le constate, l’Etat s’engage dans une lutte contre l’identité religieuse, au nom des valeurs athées et antireligieuses de la République. Il sera donc intéressant de suivre de très près l’évolution de cette politique, que l’on peut aisément qualifier de « discriminatoire » à l’égard des fidèles musulmans.
L’abbé Francis Michel, vient d’accorder un entretien à La Nef, entretien dans lequel il réaffirme ses convictions et souligne qu’il attend avec confiance que Rome s’exprime pour trancher le conflit qui l’oppose à Mgr Nourrichard. Sa conclusion, admirable, résume le sens et la nature de son sacerdoce : »Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu ».
ENTRETIEN AVEC L’ABBE FRANCIS MICHEL
La Nef – Comment vivez-vous cette affaire ?
Abbé Francis Michel – Je dirai à la fois péniblement et paisiblement : péniblement car elle commence avec des rumeurs peu flatteuses à mon égard en particulier sur mon honnêteté et ma gestion des finances, accusations classées sans suite par le procureur de la République. Cette affaire est vécue péniblement car elle fait inévitablement parler et manquer à la charité. Je ne peux rester insensible aux blessures de certains et cependant je vis paisiblement cette épreuve car, en conscience, je ne me considère pas vivre dans la désobéissance et intérieurement je suis en paix.
Justement, certains vous reprochent de désobéir à votre évêque : que leur répondez-vous ?
Beaucoup ignorent l’origine et l’histoire de cette affaire ! Tout a commencé sur des rumeurs qui sont allées jusqu’à l’évêché. J’ai toujours dit à l’évêque que je ne partirai pas sur des rumeurs, car cela semblerait les accréditer. Ensuite, il a argué de mon âge (58 ans à l’époque) et de mon temps de présence (21 ans) pour m’inviter à changer de poste. J’ai trouvé cela assez curieux car l’évêque sortait de sa visite pastorale à Thiberville et dans ses conclusions (réjouies et enthousiastes en ce temps-là), il ne faisait aucunement allusion à cela. Je semblais même reparti pour longtemps encore et nous nous quittions en bons termes. Mais l’idée n’était pas abandonnée pour autant, j’étais prolongé pour un an afin de fêter mes 60 ans avec mes paroissiens. Mon départ est revenu après à l’ordre du jour avec diverses propositions correspondant à des ministères de prêtres retraités (aumônier de la confrérie des saints Anges) ou bien on m’envoyait dans des lieux aussi peu traditionnels que possible où je n’aurais sans doute même pas pu descendre de voiture.
Je tiens cependant à préciser que je n’ai pas dit non à tout. La perspective de Bernay par exemple. Il faut cependant savoir qu’un de mes confrères avec qui j’aurai dû me retrouver a déclaré que « je n’aurai jamais dû être ordonné » et que l’autre est farouchement opposé à la messe tridentine et à l’esprit du motu proprio en général. Ayant émis la possibilité de célébrer à Bernay dans la forme extraordinaire il s’est écrié : « Moi curé de Notre-Dame de la Charentonne, cela ne se fera jamais ». Cela donne à réfléchir avant d’accepter un tel ministère. J’ai fait tout récemment encore d’autres propositions à l’évêque, elles sont restées sans réponse, si ce n’est la révocation et la dissolution de la paroisse. Pour cette raison, je ne pense pas être dans la désobéissance. Mgr Nourrichard en a appelé à Rome et il m’invite à le faire moi aussi. J’obéis donc en mettant ma cause entre les mains de Rome et bien sûr je suivrai l’avis donné. Il y avait autrefois un adage : « Rome a parlé, l’affaire est réglée ».
Un dernier mot ?
Au-delà de toutes ces considérations, je voudrais ajouter quelques correctifs sur ce qui se dit. Des chiffres d’effectifs ont été exagérés principalement pour les confirmations. Je connais dans le diocèse des prêtres merveilleux qui modestement travaillent à l’annonce de l’Évangile. Il n’y a pas qu’à Thiberville que les églises sont pleines, d’ailleurs la mienne est petite et donc facile à remplir. Je n’ai jamais critiqué un confrère bien au contraire. À un prêtre voisin qui se désolait du peu de confessions à une célébration pénitentielle dans sa paroisse et du nombre important chez moi, je lui rappelais que c’était pareil au début ici et que j’avais mis sur le confessionnal : « on demande des pêcheurs ». Je voudrais dire à tous ceux qui me pensent orgueilleux ou vaniteux, que je ne suis qu’un simple curé de campagne. Je n’ai pas l’esprit inventif, c’est pourquoi je refais tout simplement ce que j’ai vu faire avant moi : « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu ».
Les talibans peuvent être admirés pour «leurs convictions, leur foi et leur loyauté l’un envers l’autre», affirme l’évêque anglican des forces armées britanniques, Mgr Stephen Venner, dans le Daily Telegraph du mois de décembre dernier.
Mgr Stephen Venner
Il sera difficile de trouver une solution en Afghanistan si on les caricature en «pur démon», ajoute-t-il. «Il y a beaucoup de choses que les talibans soutiennent qu’on ne peut approuver en Occident, mais dire que tout ce qu’ils font est mauvais n’aide pas la situation», affirme l’ancien évêque de Douvres qui vient d’être nommé évêque des troupes britanniques par l’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams.
Mgr Venner estime que «leurs méthodes de combat ne sont ni honorables ni acceptables», mais qu’il ne sert à rien de les «diaboliser». «Nous devons nous rappeler que beaucoup de gens sont sous leur influence pour un tas de raisons et nous ne pouvons pas simplement mettre tout le monde dans le même sac», dit-il.
Alors que les musulmanes cherchent à protéger leur pudeur, à avoir une conduite pure aux yeux de Dieu, et sont pour cela l’objet d’une indigne discrimination de la part des institutions de la République, Carla Bruni, aujourd’hui première dame de France, ce qui en dit long sur le degré de désorientation de ce pays, n’a pas hésité à s’exposer nue, de façon impudique dans des journaux ou revues, en ne cachant rien de son corps, et ce jusqu’à très récemment dans un magazine espagnol alors qu’elle était déjà dans l’intimité du chef de l’Etat, donnant ainsi une image significative de la décadence morale qui règne actuellement en France.
Nous ne cessons de le dire et le clamer depuis le début sur « La Question », défendre la liberté du port du voile pour les musulmanes (foulard, burqa ou niqab), est un devoir impératif pour les catholiques. Pourquoi ? car derrière le combat contre le voile islamique la République, d’essence antichrétienne ne l’oublions jamais, cherche à interdire plus largement le port de tous les signes ostensibles d’appartenance à une croyance. Demain, si on ne proteste pas contre son action actuelle vis-à-vis du voile ou de la burqa, on verra surgir une volonté d’interdiction de tout signe distinctif religieux dans l’espace public.
Ce que nous disions, un article publié sur agoravox le confirme totalement. Voici ce texte exemplaire, si l’on peut dire, qui ne fait pas mystère des intentions laïques républicaines :
Quand le président de la République se plait à pourfendre ces quelques burqas, en tant qu’elles sont signes de claustration et preuves d’une hypothétique soumission des femmes musulmanes, il omet volontairement les milliers de religieuses enfermées, encore aujourd’hui, dans des couvents, avec ou sans leur consentement et un peu partout en France, qui pratiquent la mortification corporelle au nom de la rémission de leur péchés.
Quoi ? Ces femmes agenouillées, obéissantes, qui ploient sous le joug d’un dogme obscurantiste, ne sont pas mises en cause dans le débat sur l’identité nationale ? Ces femmes, qui sortent parfois et qui promènent dans l’espace public leurs disciplines, leurs bibles et leurs malheurs, -oui ! dans l’espace public !-, et qui indignent la France athée et progressiste, ces femmes ne sont pas condamnées par le gouvernement et par le président de la République.
Nous sommes tout à fait d’accord pour condamner les burqas des musulmanes, mais nous exigeons que les choses n’en restent pas là : les religieuses, les croix et les crucifix doivent également être interdits dans l’espace public. Il n’est pas question de favoriser la religion catholique. Toutes les croyances se valent dans leur opposiition (sic) à la véritable identité française : toutes s’opposent à l’alliance de la raison, de la science et de l’intelligence, qui permet seule le vivre ensemble dans notre pays.
Les choses ont le mérite d’être claires et de ne pas faire mystère des intentions réelles de nos politiques. Sachons nous en souvenir, en évitant le piège dans lequel veut nous enfermer un régime athée qui, cherchant à monter les communautés les unes contre les autres, lutte en réalité pour l’application drastique d’une laïcité sectaire, et solidarisons-nous avec le juste combat des musulmanes et leur droit à se vêtir comme elles le souhaitent, au nom de la morale religieuse face à une société qui fait la promotion du vice et de la licence, au nom également de la non ingérence de l’Etat dans la vie religieuse des hommes et femmes de ce pays.
Pendant que l’Etat cherche à légiférer injustement contre le voile intégral, des filles, récemment, ont été tranquillement filmées nues dans la rue Montorgueil en pleine journée dans Paris, ceci au plus grand étonnement des passants (enfants y compris qui se trouvaient là à cet instant), ceci en toute impunité et sous prétexte de création prétendue artistique et musicale !
Sur ce sujet, comme sur bien d’autres (femmes en string, adolescentes se promenant à moitié nues, affiches pornographiques, publicité licencieuse, etc.,), on remarquera le silence assourdissant des pouvoirs publics qui ne trouvent strictement rien à redire face à ces actes caractérisés de violation de la loi, l’exibition, est-il nécessaire de le rappeler, étant un déli , mais souhaitent interdire honteusement, aux pieuses jeunes filles musulmanes, le port du voile !
Sur les trottoirs de France, des femmes ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre la vulgarité, la licence et la dégradation des moeurs. Elles portent le voile intégral pour rester « pures », se protéger du monde extérieur perverti et corrompu, pour être en accord avec Dieu. Pourtant elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent, génèrent du rejet et de la haine à leur égard.
Ce qui fait problème dans leur attitude, c’est qu’elle vient contredire brutalement les valeurs dégénérées de la société moderne, que l’on cherche à imposer par la force et la contrainte. Pourtant, elles, ces croyantes pieuses, ce qui les choque et les agresse dans la rue, c’est le manque de pudeur, les tenues légères qui transforment la femme en prostituée, ces « femmes qui ne se marient pas », les affiches exposant des corps féminins transformés en de vulgaires objets sexuels.
Elles sont nées en France, sont allées à l’école, elles ne manquent ni d’éducation ni d’intégration. Elles sont françaises, par la « grâce » des responsables politiques qui ont fait venir leurs pères dans notre pays, et elles ont choisi librement de vivre voilée. Pour faire plaisir à l’homme qu’elles aiment ou par dévotion. Pour montrer qu’elles sont pieuses, et qu’elles souhaitent se conformer aux règles de leur religion, non d’un monde désorienté et malade. A ce titre, ces femmes méritent d’être respectées.
Par ailleurs, il convient de redire avec force, que la République laïque, qui ne voit aucun inconvénient à laisser circuler des femmes à demies nues dans la rue, n’interdisant ni les affiches, ni les revues pornographiques, ni les films licencieux, n’a pas à dicter comment doivent se vêtir les fidèles observant les prescriptions de leur religion, et qu’à ce titre, en tant que catholiques attachés à la Tradition, il nous apparaît nécessaire de se solidariser entièrement avec ces femmes, et de défendre leur droit à porter le vêtement religieux de leur choix.
Pour Frédéric Lefebvre, le Porte-parole de l’UMP, ce qui est assez significatif de la vision lamentable, indigente et profondément stupide que se forment des pratiques religieuses nos responsables politiques et met en lumière leur totale incapacité à gérer cette question, la burqa est comparable à un masque de Mickey !