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Pour une contre-révolution religieuse !

9 mai 2013

 

zaccaria

« La seule vérité capable de changer les âmes,

c’est  la  Vérité de l’Eglise et de la Révélation ! »

Le mouvement engendré en France, par la volonté du gouvernement socialiste de légaliser le mariage pour des personnes de même sexe, est un signe qu’il reste encore en ce pays, malgré bien des renoncements, un fond de conscience à l’égard de ce que représente la civilisation fondée, constituée et édifiée sur des bases chrétiennes.

Le refus de la « marchandisation des corps », le rejet vigoureux de la dénaturation de l’institution par excellence donatrice de la vie qu’est le mariage, entouré de son aspect sacramentel, montre que tout n’est pas perdu, fort heureusement.

Cependant, alors que la loi scélérate et impie vient d’être adoptée par les deux assemblées, et sera manifestement promulguée sous peu par l’actuel chef de l’Etat, se pose la question de savoir que faire de cet élan généreux qui fit descendre une population nombreuse dans les rues pour crier son refus de la destruction de la civilisation chrétienne.

I. Intransigeance envers le mal

« Aucune raison si grave soit-elle,

ne peut faire que ce qui est contre-nature

devienne conforme à la nature et honnête ».

- Pie XI –

Tout d’abord, il est bon de rappeler ce que fut, sur le plan moral, la position invariable de l’Eglise vis-à-vis de l’homosexualité, car  sa doctrine n’a pas pour vocation d’être perfectionnée ou modifiée par la « pratique »; la seule pratique concevable ne devant être que celle du Saint-Siège qui a pour devoir impératif de ne transmettre que ce qu’il a reçu de ses prédécesseurs, en luttant contre les erreurs du monde.

Ainsi Pie XI déclare :

« Aucune raison, assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre-nature devienne conforme à la nature et honnête ». (Pie XI, Casti Connubii § II, 2).

 De son côté Pie XII affirme clairement :

« Aucune indication ou nécessité ne peut transformer une action intrinsèquement immorale en un acte moral et licite ». (Pie XII, Allocution aux sages-femmes, 29 octobre 1951).

Cette position se trouve en parfait accord avec la vision constante de l’Eglise qui, toujours, repoussa avec vigueur l’erreur et la désorientation, tant sur le plan moral que spirituel.

C’est ce que disait saint Pie X avec force :

« La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frèresmais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. (…) il faut l’union des esprits dans la vérité, l’union des volontés dans la morale, l’union des cœurs dans l’amour de Dieu et de son Fils, Jésus-Christ. Or, cette union n’est réalisable que par la charité catholique.» (Saint Pie X, Encyclique Notre charge apostolique, 25, août 1907).

 

II. L’homosexualité est un péché, un vice et un crime moral

L’homosexualité est dégradante, impure,

violant l’ordre de la nature

et offensant Dieu lui-même, son ordonnateur.

« Aucune indication ou nécessité

ne peut transformer une action intrinsèquement immorale

en un acte moral et licite ».

(Pie XII, Allocution aux sages-femmes, 29 octobre 1951).

 

Sur ce point, ceci-dit en écho à la question du mariage homosexuel, inutile de chercher des faux-fuyants, l’homosexualité est clairement condamnée par l’Eglise, tant chez la femme que chez l’homme, l’idée fondamentale étant que l’union sexuelle humaine ne peut être dissociée de la possibilité de la procréation.

Le Code de droit canonique de l’Église catholique romaine promulgué par le pape Benoît XV en 1917, précise au canon n°2357. §. 1  :

«  Les laïcs légitimement condamnés pour des délits contre le sixième commandement, commis avec des mineurs de moins de seize ans, ou pour viol, sodomie, inceste, excitation à la prostitution, sont infâmes par le fait même, en plus des autres peines que l’Ordinaire jugera à propos de leur infliger ». Concernant les clercs, le code note au canon n° 2359. §.2 : « S’ils ont commis un délit contre le sixième commandement avec des mineurs de moins de seize ans, ou pratiqué adultère, viol, bestialité, sodomie, excitation à la prostitution ou inceste avec ses consanguins ou alliés au premier degré, ils doivent être suspendus, déclarés infâmes, privés de tout offices, bénéfice, dignité ou charge qu’ils pourraient avoir, et dans les cas les plus graves ils doivent être déposés ».

L’homosexualité est considérée comme dégradante, impure, violant l’ordre de la nature et offensant Dieu lui-même, son ordonnateur. Les docteurs chrétiens anciens utilisent de façon systématique l’épisode du livre de la Genèse mettant en scène la destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe. Le péché de sodomie est donc tellement grave, qu’il a poussé Dieu à exercer, dès cette vie, son jugement, sa condamnation et son châtiment afin que les ruines visibles des deux villes conservent la mémoire de leurs péchés mortels et rappellent le sort que Dieu réserve à ceux qui offensent la nature humaine porteuse de la loi divine.

III. La lutte contre-révolutionnaire contre le libéralisme

« L’idéologie des Droits de l’Homme, le libéralisme,

n’est pas une hérésie ordinaire,

c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan..»

- Pie IX -

Mais il faut voir, derrière les lois impies promulguées par des régimes nés des principes de la Révolution – et la République sur ce point est un exemple significatif – le visage d’un ennemi contre lequel l’homme lutte depuis toujours et qui n’est point nouveau. Car la République et son régime, provenant de l’idéologie révolutionnaire de 1789, est une machine de guerre antireligieuse, c’est une entreprise vouée à la destruction des fondements chrétiens de la société comme l’avait fort bien vu Joseph de Maistre (1753-1821).

L’idéologie qui préside à tout ce chaos infâme, issue de l’antique poison talmudiste, est le libéralisme athée véhiculant la doctrine satanique des « droits de l’homme », du triomphe de l’individualisme, du consumérisme, de la civilisation des loisirs et du plaisir sans frein, de l’anarchie et de la révolte, du mercantilisme, de la destruction et de la réduction marchande de la vie.

Voilà pourquoi le pape Pie IX a pu dire, que le libéralisme était « l’hérésie de Satan » :

« L’idéologie des Droits de l’Homme, le libéralisme, n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. (…) On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle “l’homme de péché”, il prépare les voies à l’Antéchrist. “Suivre le courant”, c’est à quoi se résument ces fameuses inventions et ces grandes fiertés du Libéralisme catholique. Le libéralisme “catholique” n’est autre chose, en effet, que l’esprit révolutionnaire cherchant à s’introduire dans l’Eglise elle-même.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871, Société de Saint-Augustin, Desclée De Brouwer et Cie, Paris 1899, p. 223)

IV. Forme et caractère de la contre-révolution

Maistre

Pour Joseph de Maistre,

la Révolution ne peut être  combattue

que par la mise en œuvre d’un principe inverse

La particularité de la Révolution, de l’esprit révolutionnaire qui ronge la  chrétienté depuis 1789, est d’être une force aveugle, sans tête, sans responsable identifiable ; cette Révolution destructrice de toutes les lois traditionnelles, ayant une haine totale de la religion, est dirigée invisiblement par une énergie secrète dont ses thuriféraires ignorent l’origine, et ne soupçonnent même pas la présence sous le signe des crimes qu’ils commettent. Cela est si vrai que les acteurs de la Révolution semblent être de simples marionnettes sans réelle influence sur le cours des choses, des pantins suspendus à des fils actionnés par des mains inconnues ; à propos de cet aspect des événements Joseph de Maistre écrit :

« La Révolution française mène les hommes plus que les hommes ne la mènent.(…) Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la Révolution, c’est la Révolution qui emploie les hommes. On dit fort bien quand on dit qu’elle va toute seule. » (Considérations sur la France, ch. I.)

Joseph de Maistre restera de par son analyse, aux yeux de l’histoire et des générations futures, celui qui, en une phrase, a donné la définition la plus précise, la plus juste, la plus exacte de ce qu’est l’essence profonde de la contre-révolution, de sa perspective et son objet propre :

« Le rétablissement de la monarchie qu’on appelle "contre-révolution", ne sera point une "révolution contraire", mais le "contraire de la révolution". » (Considération  sur la France, ch. X).

 Ainsi Joseph de Maistre comprend donc très bien que la Révolution ne peut être authentiquement combattue que par la mise en œuvre d’un principe inverse, d’une négation radicale des bases doctrinales du ferment corrupteur révolutionnaire. Maistre dit à l’évêque de Raguse en 1815 :

« Si la Révolution est de nature satanique, elle ne peut être véritablement finie, tuée, que par le principe contraire, qu’il faut simplement délier (c’est tout ce que l’homme peut faire) ; ensuite il agira tout seul. » (Lettres et Opuscules inédits du comte Joseph de Maistre, E. Vaton, Paris, 1873).

V. Engagement contre-révolutionnaire

Ainsi donc, bien sûr qu’il nous faut d’abord et avant tout « rechercher le royaume de Dieu et sa justice » (Matthieu VI, 31-33), en n’hésitant pas à consacrer nos vies à Dieu, en se comportant saintement, loin des illusions de ce monde, en préservant nos enfants et nos familles, en approfondissant la saine doctrine, en étant fidèles, pieux et inflexibles sur les principes, et pour d’autres, bénéficiaires d’un appel, à entrer dans les ordres, à s’engager dans le sacerdoce car l’Eglise a besoin de milliers de saints prêtres pour rétablir la foi.

Pour tout cela,  effectivement, il importe de risquer sans crainte aucune de nos vies pour la conversion de cette société ténébreuse en témoignant des vérités de l’Evangile.

Mais témoigner, jusqu’au martyr si nécessaire, des vérités de l’Evangile, c’est ne pas se tromper de combat, c’est ne pas s’épuiser et stériliser les énergies en des luttes vaines et périphériques pour favoriser - même si les sensibilités rendent plus proches les discours des candidats de fidélité nationale - l’élection d’un président d’un parti laïc et républicain, dont on sait d’ailleurs qu’il a fort peu de chances d’accéder un jour au pouvoir, et surtout qu’il ne possédera, comme tous les autres, aucune capacité à modifier la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons qui est d’origine spirituelle.

De ce fait l’unique nécessaire aujourd’hui, en notre temps de nihilisme actif, c’est le triomphe et la Gloire de Jésus-Christ !

La seule politique réellement contre-révolutionnaire

 est de nature religieuse

 

Conclusion

Ainsi, une chose est claire, il ne saurait y avoir, alors que l’ensemble des structures anciennes se sont effondrées, d’action possible qu’exclusivement religieuse, ceci impliquant que toutes les autres préoccupations (de niveau national, régional, social, économique, humain, moral, culturel, etc.), qui ne concernent pas directement le rayonnement de l’Eglise et le triomphe de la Croix, aussi légitimes soient-elles – et même nécessaires selon les circonstances si elles relèvent d’impératifs vitaux immédiats – ne présentent en réalité aujourd’hui que des objectifs périphériques et subordonnés par rapport au combat essentiel.

En effet, de par l’absolue suprématie du spirituel sur le temporel, le seul élément sacré véritable dont tout dépend du point de vue de l’avenir de la chrétienté, et qu’il faut défendre avec ferveur en concourant à en établir au plus vite le règne en une sorte de sainte croisade ou de « Reconquista» à l’échelle du continent, c’est la sainte religion chrétienne.

Voilà notre conviction profonde : La seule politique qui soit réellement contre-révolutionnaire à présent est de nature religieuse, car il n’y a plus de solution politique aux problèmes de la société contemporaine, qu’il convient au plus vite de convertir et de ramener aux lois séculaires de l’Eglise !

Dès lors, si nous sommes convaincus de ce qu’est le combat que nous devons livrer au service de la foi, et que nous savons que seule la Tradition peut rebâtir la société chrétienne, rappelons-nous que le seul le catholicisme romain est l’instrument, selon Joseph de Maistre, de réédification de la chrétienté !

Lire :

Le libéralisme est une hérésie !

L’homosexualité est un vice coupable et un crime moral !

16 avril 2013

 « Y a-t-il, en effet, quelque chose de plus impudent,

infâme et honteux que les Sodomites eux-mêmes

aux yeux de Dieu et des hommes; ainsi les lois les nomment infâmes. »

- Saint Pie V   Horrendum illud scelus,  1568 -

"L’union sexuelle humaine ne peut être dissociée de la possibilité de la procréation… la sodomie est un crime le plus fou, le péché le plus infâme, un désir diabolique !"

 

En pleine période d’agitation à propos d’une prétendue « loi » visant à légaliser le mariage entre personnes de même sexe, il est bon de rappeler les bases théologiques, les seules fondées en matière de morale, condamnant avec la plus extrême fermeté le vice honteux de l’homosexualité.

En effet, la condamnation de l’homosexualité est d’une sévérité absolue et totale chez les Pères de l’Église, ceci en référence à l’épisode biblique de la destruction de Sodome et Gomorrhe, villes qui symbolisent les désirs pervers les plus peccamineux.

Quintus Septimus Florens Tertullianus, dit Tertullien (150/160-230/260) écrivain théologien latin, l’un des Pères latins de l’Église catholique romaine, affirme :

« Les passions qui conduisent aux actes homosexuels ne sont pas seulement des péchés, c’est-à-dire des actes volontaires et délibérés contredisant la loi divine, mais des caractéristiques qui n’appartiennent pas à la nature humaine et par conséquent excluent de toute communauté ecclésiale. » (De pudicitia, Chapitre IV, 5).

 Saint Jean Chrysostome  (344/349-407) patriarche de Constantinople et l’un des Pères grecs des Églises catholique romaine, byzantine orthodoxe et orientales, soutient :

« La sodomie est un acte infâme qui fait souffrir l’âme plus que le corps, qui fait sortir l’homme de sa nature humaine et le place, dans la hiérarchie des êtres, en dessous des animaux sans intelligences (les brutes). C’est une promesse d’enfer à l’image de celui suscité par la punition de Sodome et de Gomorrhe. Son origine est la recherche du plaisir et l’oubli de la crainte de Dieu. »  (Homélie LVIII sur saint Matthieu, al. 57)

 Saint Augustin (354-430), l’un des principaux Pères latins de l’Église catholique romaine, considère :

« Dieu ait puni Sodome par une pluie de feu, montre à quel point les actes homosexuels tombent sous le jugement condamnatoire de Dieu. Ces actes violent la nature humaine créée par Dieu et rompent l’alliance entre Lui et l’humanité. Ce sont des actes condamnables en eux-mêmes, quand bien même ils seraient pratiqués universellement. » (La Cité de Dieu, Livre XVI, Chapitre 30).

 Grégoire Ier dit le Grand (540-604 le 64e pape, docteur et l’un des Pères latins de l’Église catholique romaine, déclare :

« La punition de Sodome par le soufre et le feu montre par analogie la puanteur et la souillure de la chair et de ses désirs pervers. » (Moralia in Job, Livre XIV, chapitre 10).

 Du point de vue de la doctrine traditionnelle, le catéchisme de saint Pie X de 1905 classe le péché de sodomie parmi les « quatre péchés dont on dit qu’ils crient vengeance devant la face de Dieu » :

« 1. l’homicide volontaire; 2. le péché impur contre l’ordre de la nature; 3. l’oppression des pauvres; 4. le refus du salaire aux ouvriers. « On dit que ces péchés crient vengeance devant la face de Dieu, parce que l’Esprit Saint le dit, et parce que leur iniquité est si grave et si manifeste qu’elle provoque Dieu à les punir des plus sévères châtiments. »

L’homosexualité est un péché mortel abominable !

L’homosexualité est un péché, et comme tout péché, Dieu a donné la solution pour détruire toute malédiction!

Lévitique 20:13 : 

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux. »

Romains 1:26-28 :

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; 27 et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. 28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes. »

Jude  :

« Vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. 4 Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ.(…) 7 que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. 8 Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries,souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires.(…) Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, 15 pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies. 16 Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d’intérêt.(…) qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies; 19 ce sont ceux qui provoquent des divisionshommes sensuels, n’ayant pas l’esprit.’ (…) 22 Reprenez les uns, ceux qui contestent; 23 sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.(…) »

1 Corinthiens 6:9-11 :

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, 10 ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. 11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. »

« Cet effroyable crime [de sodomie] à cause duquel

des villes souillées et avilies furent brûlées

par le redoutable jugement de Dieu,

Nous marque de la douleur la plus cruelle

et remue si lourdement Notre âme,

que nous consacrons toute notre attention, autant qu’il est possible, à l’arrêter.

[Ce crime] est contre nature,

à cause de laquelle la colère de Dieu vient sur les fils de la défiance.»

Constitution Horrendum illud scelus, du pape Saint Pie V,

 Rome près de Saint Pierre, en l’Année de l’Incarnation du Seigneur 1568.

Dans son commentaire de la constitution du pape saint Pie VHorrendum illud scelus, le jurisconsulte et avocat lyonnais Pierre Matthieu résume la doctrine de l’Église catholique romaine de son temps (fin du XVIe siècle) au sujet du péché de sodomie. Il utilise l’ensemble des sources qui sont à sa disposition : Saintes Écritures chrétiennes, Codes civils romains, jurisconsultes divers, sentences rabbiniques, philosophes et théologiens, etc. Après avoir rappelé l’existence de la sodomie durant la longue Antiquité gréco-romaine et barbare, Pierre Matthieu affirme que l’enseignement du Christ a « révélé l’atrocité de ce forfait, l’a illuminé. Il a dorénavant procuré aux lois [en vigueur] chez tous les Chrétiens [le fait] que ceux qui ont été convaincus de ce désir [déréglé] repoussant soient appelés Sodomites, d’après [le nom de] Sodome et qu’ils soient soumis à l’atroce supplice du feu». Pierre Matthieu développe ensuite les peines temporelles et spirituelles par lesquelles :

« les lois divines et humaines s’enflamment contre ce péché» : 1) l’infamie : « Y a-t-il, en effet, quelque chose de plus impudent, infâme et honteux que les Sodomites eux-mêmes [aux yeux de] Dieu et des hommes; ainsi les lois les nomment infâmes. »; 2) l’excommunication; 3) la stérilité; 4) la flagellation : « En effet à cause de telles fautes, les famines, les tremblements de terre et les peste ont eu lieu. »; 5) le mépris : « le Sodomite est dédaigné continuement par Dieu comme [étant] très mauvais si bien que l’homme n’ est pas de plus grande mais de moindre valeur que la bête. »; 6) la séparation d’avec l’épouse; 7) la peine de mort, tant pour l’actif que le passif, selon le droit civil (inspiré par la doctrine chrétienne), par le fer (le glaive, instrument de la décollation) et le feu; et enfin 8) la damnation éternelle « sans que la grâce et la miséricorde ne se manifestent [jamais]. ».

On le voit donc, l’homosexualité est clairement condamnée, tant chez la femme que chez l’homme. Mais la pénétration anale est particulièrement stigmatisée. En effet, même entre un homme et une femme, elle est considérée comme dégradante, impure, violant l’ordre de la nature et offensant Dieu lui-même, son ordonnateur. Les docteurs chrétiens anciens utilisent comme argument, et de façon systématique, l’épisode du livre de la Genèse mettant en scène la destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe. Selon eux, le péché de sodomie est tellement grave qu’il a poussé Dieu à exercer, dès cette vie, son jugement, sa condamnation et son châtiment afin que les ruines visibles des deux villes conservent la mémoire de leurs péchés mortels et rappellent le sort que Dieu réserve à ceux qui offensent la nature humaine porteuse de la loi divine.

L’idée fondamentale est que l’union sexuelle humaine ne peut être dissociée de la possibilité de la procréation. La sodomie a longtemps été considérée, avec l’homicide, comme la forme extrême de la perversion humaine. De même que l’homicide met fin à une vie humaine individuelle, le « vice sodomitique », en empêchant toute génération, est préjudiciable à la reproduction et donc à la continuité du genre humain. D’autre part, en portant atteinte à la distinction des genres viril (activité, force, courage) et féminin (passivité, faiblesse, douceur, mollesse), elle enclenche un mouvement susceptible de remettre en cause, à terme, la séparation entre le divin et l’humain, menaçant, par ce biais, l’autorité, la transcendance et la sainteté divine. Elle est donc pensée comme une menace totale pour la collectivité, pour sa vie même et pour le châtiment divin qu’elle lui fait encourir. Ainsi, en 1497, lors de l’épidémie de peste à Venise, les Dix qualifièrent la sodomie de crime le plus fou, de péché le plus infâme, de désir diabolique.

Source : Homosexualité dans les sources chrétiennes latines

Lire :

Le mariage pour tous est une perversion diabolique !

 

 

 

 

Mariage pour tous : la réponse de Civitas !

11 avril 2013

Comme chaque jour depuis le 4 avril, CIVITAS maintient la mobilisation devant le Sénat. Ni ballons ni flonflons, prière et sainte colère ! Les sénateurs continuent à débattre des autres articles du projet de loi Taubira.

Venez leur faire entendre la voix des défenseurs de la Famille !

Venez nombreux leur rappeler que vous ne céderez pas à leur volonté subversive dénaturant le mariage et la parenté.

« Une loi ne mérite obéissance qu’autant qu’elle est conforme à la droite raison et à la loi naturelle. »

Léon XIII.

Nous cessons d’estimer, nous cessons d’obéir !

Alain Escada,

président de CIVITAS

LIBERTAS PRAESTANTISSIMUM

« L’homme a dans l’Etat le droit de suivre, d’après la conscience de son devoir, la volonté de Dieu, et d’accomplir ses préceptes sans que rien puisse l’en empêcher. Cette liberté, la vraie liberté, la liberté digne des enfants de Dieu, qui protège si glorieusement la dignité de la personne humaine, est au-dessus de toute violence et de toute oppression, elle a toujours été l’objet des vœux de l’Eglise et de sa particulière affection. C’est cette liberté que les apôtres ont revendiquée avec tant de constance, que les apologistes ont défendue dans leurs écrits, qu’une foule innombrable de martyrs ont consacrée de leur sang. Et ils ont eu raison, car la grande et très juste puissance de Dieu sur les hommes et, d’autre part, le grand et le suprême devoir des hommes envers Dieu trouvent l’un et l’autre dans cette liberté chrétienne un éclatant témoignage.  Elle n’a rien de commun avec des dispositions factieuses et révoltées, et, d’aucune façon, il ne faudrait se la figurer comme réfractaire à l’obéissance due à la puissance publique; car ordonner et exiger l’obéissance aux commandements n’est un droit de la puissance humaine qu’autant qu’elle n’est pas en désaccord avec la puissance divine et qu’elle se renferme dans les limites que Dieu lui a marquées. Or, quand elle donne un ordre qui est ouvertement en désaccord avec la volonté divine, elle s’écarte alors loin de ces limites et se met du même coup en conflit avec l’autorité divine: il est donc juste alors de ne pas obéir. (…)

Plusieurs, en effet, veulent entre l’Eglise et l’Etat une séparation radicale et totale; ils estiment que, dans tout ce qui concerne le gouvernement de la société humaine, dans les institutions, les moeurs, les lois, les fonctions publiques, l’instruction de la jeunesse, on ne doit pas plus faire attention à l’Eglise que si elle n’existait pas ; tout au plus laissent-ils aux membres individuels de la société la faculté de vaquer en particulier si cela leur plaît aux devoirs de la religion. Contre eux gardent toute leur force les arguments par lesquels Nous avons réfuté l’opinion de la séparation de l’Eglise et de l’Etat; avec cette aggravation qu’il est complètement absurde que l’Eglise soit, en même temps, respectée du citoyen et méprisée par l’Etat. (…) Nous élevons vers Dieu Nos regards suppliants, et Nous le conjurons instamment de vouloir bien répandre sur les hommes la lumière de sa sagesse et de son conseil, afin que, par la vertu de ces dons, ils puissent, sur des points d’une telle importance, voir la vérité et que, comme il est raisonnable, en toutes conjonctures et avec une inébranlable constance, ils sachent conformer leur vie, soit privée, soit publique, à cette vérité.»

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII
SUR LA LIBERTÉ HUMAINE

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 20 juin de l’année 1888.

Le pape François lave les pieds d’une musulmane !

2 avril 2013

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Le pape François lave et embrasse les pieds de dix jeunes hommes

et de deux jeunes filles, dont une Serbe musulmane.

Le pape François a lavé les pieds de douze jeunes détenus lors du Jeudi saint. Un triple symbole. Décidément, il ne semble pas vouloir exercer la fonction pontificale comme ses prédécesseurs, ceci à de nombreux égards dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont étonnants.

En effet Jeudi Saint, en fin d’après-midi, l’ex-archevêque de Buenos Aires s’est rendu dans le centre de détention pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue de Rome, pour y célébrer la messe du Jeudi Saint. Devant une cinquantaine de jeunes rassemblés dans la chapelle de la prison, le pape argentin a prononcé une courte homélie, improvisée, sur un ton accessible et chaleureux.

Puis le pape François a lavé ensuite les pieds de dix jeunes hommes et de deux jeunes filles, une Italienne catholique et une Serbe musulmane. Un geste "de tout cœur", posé "comme prêtre et évêque" a-t-il déclaré à l’assistance.

Voici l’homélie que le Pape a prononcée après la lecture de l’Évangile :

« Ceci est émouvant. Jésus qui lave les pieds à ses disciples. Pierre ne comprenait rien, il refusait. Mais Jésus lui a expliqué. Jésus –Dieu– a fait cela ! Et il explique à ses disciples: Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. C’est l’exemple du Seigneur: Il est le plus important et Il lave les pieds, parce qu’entre nous celui qui est le plus haut doit être au service des autres. Et c’est un symbole, un signe, non ? Laver les pieds c’est dire : je suis à ton service. Et nous aussi, entre nous, ne devons-nous pas nous laver les pieds tous les jours les uns aux autres ; mais qu’est-ce que cela signifie ? Que nous devons nous aider les uns les autres. Parfois je me suis fâché avec l’un ou avec l’autre… mais… laisse tomber, laisse tomber, et s’il te demande un service, fais-le. Nous aider les uns les autres : voilà ce que Jésus nous enseigne et c’est ce que je fais, et je le fais de tout cœur, parce que c’est mon devoir. Comme prêtre et comme évêque, je dois être à votre service. Mais c’est un devoir qui me vient du fond du cœur : je l’aime. J’aime cela et j’aime le faire parce que c’est ainsi que le Seigneur m’a enseigné. Mais vous aussi aidez-vous: aidez-vous toujours. Les uns les autres. Et ainsi, en nous aidant, nous nous ferons du bien. Maintenant nous allons faire cette cérémonie de nous laver les pieds et pensons, que chacun de nous pense : Est-ce que je suis vraiment disposée, est-ce que je suis disposé, à servir à aider l’autre ? Pensons seulement à cela. Et pensons que ce signe est une caresse de Jésus, que nous fait Jésus, parce que Jésus est venu justement pour cela : pour servir, pour nous aider

Source : Vatican Information Service (VIS).

Sainte Fête de Pâques !

31 mars 2013

« Voici la porte du Seigneur, c’est par elle que les justes entreront »

Le jour que nous attendions vient de nous apparaître dans tout son éclat: la bienheureuse solennité que nous appelions de nos voeux est enfin arrivée; le Seigneur a comblé nos désirs en nous donnant de célébrer le saint jour de Pâques. Frères bien-aimés, tressaillons de joie dans cette grande solennité, rendons à la divine bonté de vives et sincères actions de grâces, rehaussées par la sainteté de nos moeurs et par la ferveur de notre amour. Aujourd’hui le ciel et la terre se réjouissent; les Anges mêlent leurs cantiques à ceux des hommes, et toute créature raisonnable redit : « Alleluia », c’est-à-dire : louez le Seigneur. Chantons tous ensemble:

« Le Seigneur est grand et au-dessus de toute louange. Le Seigneur est vraiment grand, sa puissance est sans bornes et sa sagesse sans mesure » (Psaumes, CXLVI, 5).

Qui pourrait facilement énumérer, ou dignement expliquer les mystères de ce jour? Le démon vaincu, l’empire de la mort détruit, Jésus-Christ ressuscitant plein de gloire et d’immortalité, la consommation de notre salut, tels sont les grands faits qui marquent à tout jamais la solennité de ce jour. Se peut-il pour nous, mes frères, un plus grand sujet de joie? un bonheur plus complet ? un mystère plus sacré ? un sacrement plus admirable ?

 « C’est bien le jour que le Seigneur a fait; réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse ». C’est le jour de notre renaissance, de notre renouvellement, de notre vivification, de notre rédemption, de notre sanctification, de notre illumination. «Autrefois nous étions ténèbres, aujourd’hui nous sommes lumière dans le Seigneur. » (Ephésiens. V, 8). Autrefois nous étions les captifs du démon, mais aujourd’hui nous confessons et nous disons au Seigneur « que nous avons été rachetés des mains de notre ennemi et rassemblés des régions les plus lointaines. » (Psaumes, CVI, 2).

Ainsi donc, sous le vif éclat d’une telle lumière, dans ce temps de sanctification, « ne dormons pas » du sommeil du péché, mais « veillons » pour toute bonne oeuvre ;  soyons sobres d’esprit et de corps. Marchons comme des enfants de lumière. « Le fruit de toute lumière réside dans la bonté, la justice et la vérité. Mangeons la sainte Pâque , non pas avec l’ancien ferment de « malice et d’iniquité, mais avec les azymes de la sincérité et de la vérité ». L’objet pour nous de cette grande solennité spirituelle, c’est le Verbe de Dieu, notre Sauveur, dont il est dit: « Au commencement, Dieu le Verbe était dans le Père, et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu et nous croyons sa gloire ». Il est le Fils unique du Père, et cependant il a daigné nous faire ses cohéritiers. O amour étonnant et ineffable ! Nous qui étions des serviteurs inutiles, nous avons mérité de devenir les frères de Jésus-Christ et ses cohéritiers.

Que rien de charnel, rien d’indigne ne se mêle aux élans de joie que nous inspire la grâce divine. Non-seulement il y aurait de l’indécence, mais encore un crime de trouver dans cette grande solennité l’occasion de se livrer à la sensualité dans les repas et de jeter l’âme dans une sorte de honteuse torpeur. Que nos fêtes soient donc honnêtes, agréables à Dieu, et conformes à cette parole de l’Apôtre: « Que toutes nos oeuvres s’accomplissent honnêtement et selon l’ordre ; soit que nous mangions, soit que nous buvions, soit que nous fassions toute autre chose, agissons en tout au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (Matthieu XXIII, 37).

Les Juifs croient devoir conserver l’observation du sabbat, c’est-à-dire du septième jour; malheureux Juifs, qui ne connaissent pas le jour légitime et ne veulent pas croire que la fin de la loi c’est Jésus-Christ, qui seul a pu accomplir la loi, créer les jours et préposer à toutes les solennités ce jour que nous appelons le jour du Seigneur, parce que c’est dans ce jour que notre Seigneur et notre Sauveur, sortant du tombeau, est apparu au monde comme étant la véritable lumière. Les païens appellent ce jour le jour du soleil, sans comprendre la portée de cette parole; nous, au contraire, nous comprenons que c’est le jour de ce soleil dont il est écrit: « Vous verrez s’élever pour vous le soleil de justice qui porte sur ses ailes notre salut. » (Malachie IV, 2). Personne n’attribue des ailes au soleil visible de la nature; il n’en est pas de même du Soleil véritable, qui a créé celui que nous voyons; seul il porte ces ailes de la puissance et de la protection divine dont il est dit: « Il les a reçus comme l’aigle déployant ses ailes et a protégeant son nid» (Deutéronome XXXII, 2). Nous lisons également dans l’Evangile: « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j’ai voulu rassembler tes fils, comme la poule rassemble ses petits sous ses ailes  ». Enfin, c’est à ce soleil que le fidèle adresse cette invocation salutaire : « J’espérerai à l’ombre de vos ailes, jusqu’à ce que l’iniquité disparaisse ».

 Nous voyons ouverte devant nous la porte du salut, dont il est dit : « Voici la porte du Seigneur, c’est par elle que les justes entreront » ; entrons donc par la porte de l’Eglise en toute sincérité et vérité, afin que cette porte de la confession et de la louange nous introduise dans le royaume des cieux, où nous jouirons du bonheur éternel. « Nous ne serons pas confondus lorsque nous parlerons dans la porte », c’est-à-dire en Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a dit de lui-même : « Je suis la porte, celui qui entrera par moi sera sauvé ».

C’est par Jésus-Christ que tous les saints sont entrés et entrent chaque jour près du Père de la vie éternelle, à qui, avec le Fils et le Saint-Esprit, soient honneur et gloire dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 Bossuet, Sermon sur la Fête de Pâques.

Vendredi Saint : jeûne et prière

29 mars 2013

Jésus-Christ a donné sa vie en sacrifice,

pour nous libérer du péché 

et pour le salut des hommes !

Le Vendreddi Saint est la commémoration de la Passion de Jésus-Christ. L’Église  demande de jeûner en ce jour, et à tout le moins de manger maigre (strictement aucune viande n’est autorisée), les crucifix sont voilés jusqu’à la célébration de Pâques.

LA PASSION DU CHRIST
SELON LE SAINT SUAIRE DE TURIN

La prière Oremus pour les Juifs lors de la liturgie du Vendredi Saint, qui comportait une mention rappelant l’antijudaïsme de l’Eglise qui prie pour la conversion du peuple déicide, a été supprimée par Jean XXIII.

La voici :

"Prions pour les juifs perfides : Que notre Dieu et Seigneur illumine leurs cœurs, pour qu’ils reconnaissent Jésus comme Sauveur de tous les hommes. Prions. Fléchissons les genoux. Levez-vous. Dieu éternel et tout-puissant, qui veux que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, accorde, dans ta bonté, que, la plénitude des nations étant entrée dans Ton Eglise, tout Israël soit sauvé. Par le Christ notre Seigneur. Amen." (Oremus et pro perfidis Judaeis : Ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum ut et ipsi agnoscent Jesum Christum Dominum nostrum. (Non respondetur Amen, nec dicitur Oremus aut Flectamus genua, aut Levate, sed statim dicitur :) Omnipotens sempiterne Deus qui etiam judaicam perfidiam a tua misericordia non repellis; exaudi preces nostras quas pro illius populi obcaecatione deferimus, ut agnita veritatis tuae luce quae Christus est, a suis tenebris eruantur. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen). »

Le peuple hébreu, l’Israël charnel, n’est plus qu’une réalité naturelle désacralisée dont la filiation divine a cessé sachant qu’il n’y rien qui puisse suggérer l’idée d’une prérogative quelconque d’Israël comme peuple de Dieu depuis l’instauration de la Loi nouvelle. La promesse faite par Dieu au peuple israélite était une alliance temporelle et transitoire, abandonnée au profit de la Nouvelle Alliance. Quand saint Paul affirme que les ‘‘dons et l’appel de Dieu sont sans repentance’’ et que ‘‘Dieu n’a pas rejeté son peuple’’, il signifie donc par là que Juifs et Gentils sont convoqués à l’obéissance de la foi et qu’Israël n’est pas exclu de cet accueil universel puisqu’à la fin des temps il sera réintégré. Mais cette réintégration ne s’effectuera pas selon le statut de l’Alliance Ancienne et dans le régime de l’Israël charnel, mais bien sous le sceau de la Nouvelle Alliance et dans la sphère indéfiniment élargie de l’Israël spirituel qui est l’Eglise. Dieu ne laissera pas protester sa promesse parce que l’Eglise est désormais le peuple de Dieu, le Nouvel Israël , et l’Israël charnel lui sera finalement incorporé.

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Jeudi Saint : entrée dans le "Triduum Pascal"

28 mars 2013

Le Jeudi Saint, fait mémoire de l’institution de la Cène.

Le Jeudi Saint est le premier jour des jours saints que l’on appelle "Triduum Pascal". Pendant ces trois jours, les catholiques revivent les derniers instants de la vie du Christ sur terre. Le Jeudi Saint nous célébrons le dernier repas du Christ: la Cène, puis sa dernière nuit au mont des Oliviers avant son arrestation :

"Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’excès. Et après le souper, le démon ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le trahir, Jésus, qui savait que son Père lui avait donné tout pouvoir, qu’il était sorti de Dieu et qu’il retournait à Dieu, se leva de table, ôta son manteau et, ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il versa de l’eau dans un bassin, il se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait attaché autour de lui. Il vint donc à Simon-Pierre. Mais Pierre lui dit : « Quoi, Seigneur, vous me laveriez les pieds ! » Jésus lui répondit : « Vous ne comprenez pas maintenant ce que je fais, mais vous le saurez bientôt. » Pierre lui dit : « Jamais vous ne me laverez les pieds. » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. » Jésus lui dit : « Celui que le bain a déjà purifié n’a besoin que de se laver les pieds ; il est pur dans tout son corps ; pour vous, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il connaissait celui qui le devait trahir, c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après donc qu’il leur eut lavé les pieds et qu’il eut repris son manteau, il se remit à table et leur dit : « Savez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez, vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné l’exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi." (Textes liturgiques du Jeudi Saint in cœna Domini, avant la réforme de la semaine sainte).

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