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Les antipapes sédévacantistes

13 octobre 2011

C’est la destruction de l’Eglise  qui surviendrait

si les idées sédévacantistes parvenaient à s’imposer.

 

  La forme la plus aberrante du sédévacantisme est, sans conteste, le conclavisme qui, s’appuyant sur la thèse d’une prétendue vacance du Saint-Siège depuis Pie XII, ne craint pas, en s’imaginant fondé dans sa démarche par l’idée de « suppléance », de faire élire des pseudos papes, de les reconnaître comme prétendus « chefs de l’Eglise » et de leur conférer des noms pontificaux en les prenant pour des pontifes en exercice régnant sur des « Vatican (s) » d’opérettes.

Ainsi ont surgi, ces dernières années, par l’effet de prétendus ”conclaves” hautement fantaisistes, des individus prétendant au titre de « pape », n’hésitant pas à adopter l’habit blanc de la fonction et s’imaginant être les légitimes successeurs de saint Pierre. Certes, nous nous trouvons face à ces cas d’usurpation d’identité ecclésiastique, plus proche de la folie douce et du domaine médical psychiatrique que de la religion, mais il n’empêche que ces pratiques sont singulièrement indicatrices de ce à quoi conduit inévitablement la logique du sédévacantisme, et donne un parfaite image de ce que deviendrait l’Eglise si les thèses schismatiques venaient à s’imposer : l’éclatement en des centaines de fragments de l’unité romaine suivi de la constitution immédiate d’églises autocéphales élisant à leur tête des soi-disant « papes » pour les diriger.

I. L’erreur sédévacantiste

 Joaquin Saenz y Arriaga , à la gauche de l’évêque,

lors de son ordination sacerdotale en avril 1930

En août 1971, le jésuite mexicain Joaquin Saenz y Arriaga (1899-1971) publia La Nouvelle Église Montinienne, dont la conclusion était que le pape Paul VI avait fondé une nouvelle religion, distincte du catholicisme romain traditionnel. En 1973, il livrait un autre travail, « Sede Vacante », où il affirmait nettement que Paul VI, ayant versé dans l’hérésie, avait perdu son autorité papale en vertu de la bulle de Paul IV Cum ex Apostolatus. On peut donc considérer que se sont les écrits de Saenz qui donnèrent naissance au mouvement sédévacantiste. [1]

Bien évidemment nous connaissons par cœur la théorie sur laquelle se fondent les diverses chapelles sédévacantistes actuelles – assez divisées entre elles conformément à ce qu’il advient toujours aux sectes protestantes – soit celle du pape hérétique qui serait immédiatement déposé s’il advenait, par malheur, qu’il soutint une doctrine, sur le plan dogmatique, contraire à celle de l’Eglise, ayant suffisamment insisté sur l’absurdité de cette position qui prétend légiférer à l’égard d’un pontife – alors que ce dernier ne reçoit son autorité que de Dieu et se trouve placé au-dessus de toute autorité humaine – pour ne pas avoir à y revenir une fois de plus. [2]

II. Mgr Ngô-Dinh-Thuc un progressiste excommunié

 

Mgr Ngô-Dinh-Thuc  excommunié en 1976, 

 se distingua par deux interventions « ultras progressistes »

lors du concile de Vatican II !

 

 Mais l’un des paradoxes, et non des moindres, de l’attitude sédévacantiste, fut d’avoir généré des épiscopes vagants pas dizaines grâce aux bons soins d’un curieux prélat, Monseigneur Ngô-Dinh-Thuc (1897-1984), excommunié par Paul VI en 1976, qui se distingua par deux interventions « ultras progressistes » lors du concile de Vatican II, en demandant officiellement lors des débats ce qui dans l’Ecriture pourrait bien interdire l’ordination des femmes, puis en se plaignant qu’il y ait dans l’Eglise : «une injuste discrimination entre hommes et femmes et une discrimination très odieuse entre Religions et Religions

On évalue par ses positions, la valeur du caractère traditionnel de Mgr Ngô-Dinh-Thuc à l’origine de toutes les lignées épiscopales sédévacantistes !

Toutefois présenté mensongèrement par les sédévacantistes comme un très digne archevêque qui n’aurait sacré des évêques que pour sauver le sacerdoce catholique, Mgr Ngô-Dinh-Thuc est devenu le responsable d’une multitude de lignées épiscopales suspectes et hérétiques ayant des liens étroits avec les Vieux Catholiques et avec toutes sortes de sectes et de sectaires puisque, si l’on examine les rapports directs ou indirects avec des illuminés « sacrés » et « reconsacrés » par les « sacrés » ou « reconsacrés » de Mgr Thuc, on passe vite des « Vieux Catholiques » et des sectes d’ « ordonnés » ou « consacrés » mariés ou concubinaires, aux sectes qui s’affublent du titre d’Eglise soit « Orthodoxe occidentale », soit « Gallicane », soit « Catholique libérale », soit « Celtique », soit « Gnostique », soit « Théosophique », et dont plusieurs sont même directement liées aux sociétés occultistes ou maçonniques !

III. La démence du conclavisme

On le constate, la dérive du sédévacantisme suscitant l’apparition d’une myriade de chapelles schismatiques s’enfonçant dans les ténèbres de la contre-église millénariste, illuministe et parfois occultiste – grave danger souligné par Mgr Lefebvre – est donc parfaitement réel.

Mais ce que pressentait Mgr Lefebvre, qui avait parfaitement vu où résidait l’extrême péril que constituait le sédévacantisme, ne manqua pas d’arriver assez vite, puisque à différentes occasions, des petits groupes de sédévacantistes un peu plus hardis que les autres, après avoir reçu des consécrations épiscopales de manière plus que critiquable par Mgr Thuc, prirent l’initiative d’organiser des pseudos «conclaves » qui débouchèrent sur l’élection d’antipapes.

  En effet, sous prétexte que l’Eglise ne possédait plus de collège de cardinaux légitimes, Kenneth J. Mock, dans un texte intitulé Instauratio Auctoritatis Ecclesiae, émis l’idée d’une possibilité de réunir un conclave de suppléance, du moment où il n’y avait plus de cardinaux nommés par Pie XII survivants (le dernier cardinal nommé par Pie XII, Mgr Paul-Emile Léger, est mort le 13 novembre 1991). Ainsi, des élections d’antipapes eurent lieu, et les mouvements conclavistes, même s’ils ne partagent pas toutes les idées des autres groupes sédévacantistes, ont au moins ceci commun avec eux : ne pas reconnaître l’actuel Pape Benoît XVI comme légitime successeur de Pierre à la tête de l’Eglise. [3]

IV. Les antipapes sédévacantistes

Examinons les principaux antipapes sédévacantistes, pour mesurer le degré de déraison auquel conduit les thèses schismatiques à propos de la prétendue vacance du Saint-Siège :

-  Grégoire XVII (Clemente Domínguez y Gomez, 1946-2005). Espagnol, ancien employé d’assurance, aveugle suite à un accident de la route en 1976, ordonné prêtre, puis évêque en 1976 par Mgr Ngo-Din Thuc. A la mort de Paul VI, en 1978, il affirme recevoir un message de la Vierge, et se proclame successeur du pontife, sous le nom de Grégoire XVII de l’Ordre des Carmélites de la Sainte face. Il excommunie Jean-Paul II, béatifie Franco et crée un « Vatican dissident », érigeant sur des fonds privés une basilique à Palmar de Troya en Andalousie. C’est Manuel Alonso Corral (né en 1934) qui lui succède sous le nom de Pierre II, ancien avocat, auparavant Père Isidore, également nommé évêque par Mgr Ngo-Din Thuc.

-  Michel Ier (David Allen Bawden, né en 1959). Américain, ancien séminariste de la FSSPX, se fit élire antipape en 1990 par un groupe de six électeurs dont lui-même, des femmes et ses deux parents. Il accuse Jean XXIII et ses successeurs d’hérésie, et prétend que Paul VI était le diable incarné. Il considère sa maison comme le Vatican en exil, et a pris son nom « Michel » de par la prière à St-Michel que Léon XIII avait joint à la messe et qui disparut lors de la réforme de Paul VI.

-   Pie XIII (Lucian Pulvermacher, né en 1918). Américain entré dans l’Ordre des Capucins en 1942, ordonné prêtre en 1946. Il rejoignit tout d’abord la FSSPX en 1970, puis fonde ensuite la True Catholic Church qui, en 1998, décrète que les papes depuis Pie XII sont tous des usurpateurs. Le siège papal étant donc vacant selon lui depuis 40 ans, Lucian Pulvermacher croit nécessaire d’élire un nouveau pontife. Il réunit  un conclave, qui se déroule en partie par téléphone, d’où il ressort sous le nom de Pie XIII. Cependant, afin d’être évêque, le prétendu « Pie XIII », nomme Gordon Bateman épiscope, ce dernier sacrant à son tour Lucian Pulvermacher évêque dans la foulée.

-  Linus II (Victor Von Pentz, Sud-Africain né en 1953), séminariste dans le Minnesota, est élu par un conclave réuni à Assise en Italie le 25 juin 1994. Quatre jours plus tard, ses partisans tentent de pénétrer au Vatican pour l’installer à la place de Jean-Paul II mais se font refouler par la police. Il vit aujourd’hui en Angleterre habillé en pape, ayant transformé sa maison en chapelle personnelle, qu’il regarde et définit comme étant le « Vatican en exil » (sic).

Conclusion

D’autres antipapes pourraient encore être signalés [4], mais ceux cités ci-dessus, directement issus des idées conclavistes, sont singulièrement représentatifs de la nocivité des thèses schismatiques sur les esprits dérangés ou un peu faibles.

 

Les folles thèses sédévacantistes

pourraient briser définitivement l’Eglise

 

On voit donc, s’il en était besoin, par ces aventures ridicules, souvent grotesques et toujours catastrophiques, qui touchent à la démence et relèvent à l’évidence de troubles psychiatriques sérieux, l’importance d’une position sans faiblesse à l’égard du sédévacantisme et de ses inévitables dérives, car c’est ce futur terrifiant qui surviendrait si les idées sédévacantistes, à la faveur de la crise que traverse l’Eglise, parvenaient à s’imposer. Ceci s’explique car dans le cerveau des sédévacantistes, le critère objectif relatif à la légitimité pontificale a disparu et ne peut plus l’être, il a été remplacé par une source qui est fondamentalement personnelle, subjective, même si on essaye de la justifier, à grand renfort de multiples citations, en la faisant apparaître comme objective.

C’est pourquoi, peu importe comment les sédévacantistes essayent de conférer une validité à leur analyse, leur thèse est périlleuse, funeste même car elle est capable de briser définitivement l’Eglise. Conduisant à la division de l’unité ecclésiale par le conclavisme qui fait éclater l’ensemble du Corps mystique en une myriade de sectes dirigées par des fous ou des illuminés qui se croient désignés par le Ciel pour remplacer le Pape, le sédévacantisme doit être expressément écarté, ses thèses combattues avec fermeté, ses positions rejetées avec la plus extrême intransigeance !

 

 

Notes

1.  (Ci-contre Daniel Dolan).  Joaquin Saenz y Arriga mourra dans un accident de voiture en 1976, après sa mort sa pensée fut reprise par un autre prêtre mexicain, Moises Carmona Rivera, mort lui aussi en 1991 dans un accident de voiture, non sans avoir été excommunié, car sacré évêque quelques temps après le Père Guérard Des Lauriers par Mgr Ngô-Dinh-Thuc en 1981. L’association mexicaine que créée à partir des thèses d’Arriga et de Rivera se nomme « Union Catolica Trento », diffusant ses idées sédévacantistes dans de nombreux pays de langue hispanique, de même qu’aux Etats-Unis, où la Communauté de Marie Reine Immaculée, fit ordonner le 30 novembre 1993, Daniel L. Dolan, qui avait été membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X jusqu’en 1983.

2. Nous croyons utile de reproduire l’analyse de l’abbé Dominique Boulet qui montre très bien la parfaite validité des élections des Papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II, en raison d’une disposition de Pie XII qui précise le champ d’application de la bulle de Paul IV : “La Constitution Apostolique Cum ex Apostolatus du Pape Paul IV (1555 – 1559) déclare invalide l’élection d’un hérétique à n’importe quelle fonction ecclésiastique, y compris le pontificat suprême. Cependant, cette bulle ne peut pas être utilisée pour prouver l’invalidité de l’élection de Paul VI et de Jean-Paul II. Tout d’abord, il faut rappeler que cette bulle était simplement disciplinaire, et non pas doctrinale. Depuis ce temps, l’Église a jugé qu’il serait préférable pour elle d’être gouvernée validement par un hérétique; que de se retrouver dans une situation où elle serait gouvernée invalidement par un hérétique, dont tous les actes seraient nuls et non avenus. La loi gouvernant les élections papales qui était en vigueur au moment des élections des Papes Jean XXIII et Paul VI est celle publiée par ordre du Pape Pie XII, le 8 décembre 1945: “Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; en toute autre occasion, elles (les censures) restent en vigueur.” (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, 8 décembre 1945). Maintenant, la participation ‘active’ à une élection signifie le vote, et la participation ‘passive’ signifie la possibilité d’être élu, en devenant le sujet ‘passif’ de l’élection.  Donc, aucun cardinal sujet de ‘n’importe quelle excommunication’ n’était ‘exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife’, et n’importe lequel d’entre eux aurait pu devenir pape. Donc, même si Jean XXIII et Paul VI avaient pu être excommuniés pour quelque raison que ce soit, ils auraient néanmoins été élus validement à la papauté. La même conclusion peut être appliquée à Jean-Paul I et Jean-Paul II, qui ont été élus sous une législation substantiellement identique, publiée le 1er octobre 1975 par le Pape Paul VI. Eux aussi ont été élus validement.” (Cf. Abbé Dominique Boulet, Ce Siège est-il vacant ?).

3. Les observateurs firent remarquer que le moment qui est apparu le plus propice aux conclavistes à la mise en oeuvre de la résolution de la vacance par la réunion de pseudos-conclaves, s’est situé entre 1990 et 2000, car  en 1990 la prétendue « vacance » du Saint-Siège avait désormais dépassé la durée du pontificat le plus long, celui de Pie IX (32 ans), et en 1997, on dépassa même la durée du Grand schisme d’Occident, soit 39 ans ! Or la période de la plus grande vacance de la charge pontificale dans toute l’histoire de l’Eglise, si l’on met de côté l’épisode particulier du Grand schisme d’Occident, ne dépassa jamais plus de trois ans, (25 octobre 304 – 27 mai 308), entre saint  Marcellin et saint Marcel 1er.  (trois ans sept mois).

4. A la liste des principaux antipapes sédévacantistes que nous avons fait figurer dans notre article, on peut y adjoindre également quelques autres fantaisistes, moins directement liés à la lignée épiscopales de Mgr Thuc ou des milieux hostiles à Vatican II, mais s’inscrivant tout à fait dans le courant conclaviste :

- Valerian I (Valeriano Vestini de Chieti, en Italie)  Prêtre Capucin, auto-proclamé pape en 1990, créant 24 cardinaux en 1991 et ordonnant des femmes. Suspendu a divinis en 1993, il retourna chez les capucins en 1995.

- Pierre II (William Kamm), allemand né en 1950, vivant en Australie, fondateur de l’Ordre de Saint Chabrel, il reconnaissait la légitimité des papes jusqu’à Jean-Paul II, mais proclamait qu’il serait élu successeur de celui-ci sous le nom de Pierre II. Après l’élection de Benoît XVI il affirma : « le Ciel a changé ses plans », et soutient à présent qu’il sera simplement le successeur de Benoît XVI. Particularité du personnage, la Vierge Marie lui aurait « conseillé de sélectionner pour épouses 12 reines et 72 princesses, qui lui permettraient de re-développer la race humaine après sa destruction par une boule de feu ». Evidemment William Kamm s’est empressé d’obéir au « conseil » de sa prétendue apparition, s’entourant d’une cour féminine dévouée au « re-développement de la race humaine », mais deux des « princesses » chargées de cette œuvre n’ayant pas la majorité, il a été condamné à 10 ans de prison ferme pour agression sexuelle sur mineures.

60 Commentaires laisser un →
  1. Pascal permalien
    13 octobre 2011 14:11

    Ces antipapes sédévacantistes sont des doux dingues et parfois de profonds cinglés, mais ils le sont grâce aux thèses désespérantes du courant sédévacantiste toutes tendances confondues qui expliquent et conduisent à des attitudes aberrantes.

  2. Alain permalien
    13 octobre 2011 14:37

    Sujet intéressant, j’ai bien ris et je vous en remercie.

    Ca m’a donné des idées…

  3. gerdil permalien
    13 octobre 2011 16:32

    L’abbé Dolan est encensé par les sédévacantistes qui le reçoivent en grandes pompes en France :

    http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-mgr-dolan-a-la-chapelle-saint-pie-v-de-rennes–37776821.html

    Ordonné prêtre par Mgr Lefebvre, puis expulsé de la FSSPX en raison de ses opinions sédévacantistes, il fut le 30 novembre 1993 consacré par Mark Pivarunas lui-même consacré par le Mexicain Moises Carmona en 1991 lequel avait été consacré par Mgr Ngo-Dinh-Thuc…quelle lignée désorientée !

    On ne peut faire mieux comme témoignage des folles conséquences des thèses sédévacantistes.

  4. Vehementer permalien
    13 octobre 2011 16:46

    Cet article vaut plus que tous les longs discours dispensés contre les sédévacantistes totalement autistes, pris en défaut et contredits des centaines de fois sur La Question ou ailleurs mais qui ne démordent jamais de leurs erreurs luthériennes.

    En effet, voilà ce à quoi conduiraient les thèses sédévacantistes si elles étaient suivies, à l’éclatement total de l’Eglise en une myriade de chapelles dirigées par des antipapes.

    • Lozère permalien
      19 octobre 2011 22:46

      Le conclavisme, auquel aboutit fatalement le sédévacantisme dont il est la conséquence inévitable, n’est en fait que le règne de l’anarchie, la division et la destruction assurée de la sainte Eglise.

      L’Eglise catholique est une société divinement constituée régie par le droit divin faisant qu’on ne peut pas passer du droit naturel des hommes à se choisir des chefs, au droit d’élire un Pape.

      L’Eglise n’est pas une institution naturelle elle est régie par le droit divin, les membres de l’Eglise catholique n’ont donc en propre aucun droit naturel à désigner le Pontife romain ou à décider de qui est ou n’est pas Pape.

  5. Moria permalien
    13 octobre 2011 16:56

    Lorsqu’on songe que tous les espoirs sédévacantistes aujourd’hui reposent sur la transmission du moderniste Ngo-Din Thuc qui voulait l’ordination des femmes et l’égalité entre les fausses religions et le catholicisme lors de Vatican II !!!

    • hannibalgenga permalien
      14 octobre 2011 12:19

      Défense poussive et maladroite de Mgr Thuc par son avocat l’abbé Dolan.

      Extraits.

      On commence par un aveu de taille :

      « Il est vrai que Mgr Thuc a ordonné et consacré des personnes indignes. Il est vrai qu’il a porté de pauvres jugements concernant le choix des candidats au sacerdoce et à l’épiscopat. Ce fait, cependant, ne prouve pas et ne suggère pas un manque de lucidité ; il montre simplement un pauvre jugement. »

      Vraiment “pauvre” en effet son jugement, mais de telles erreurs répétées sont inquiétantes et jettent une ombre négative sur tous les actes de Thuc !

      L’abbé Dolan évite évidemment de signaler les cinglés ordonnés par Thuc comme Clemente Domínguez, l’antipape espagnol.

      Toutefois voici le meilleur à propos de Thuc sous la plume de Dolan, Thuc qui se signala à Vatican II par des positions modernistes, souhaitant l’ordination des femmes, et l’égalité entre les fausses religions et le catholicisme :

      « Mais la seule raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers Mgr Thuc est qu’il voulait consacrer des évêques qui préserveraient la vraie position catholique en face de Vatican II et des “papes” modernistes. »

      En effet, la « vraie position catholique », en consacrant des dizaines d’évêques dont des fous !!

      http://sedevacantisme.free.fr/documents/traditionalmass.org/text/tdm_reponse_accusation_fratstpie10.htm

    • Lagomer permalien
      14 octobre 2011 12:39

      Il y a une dizaine de soi-disant « évêques » sédévacantistes consacrés par Pierre Martin NGO-DINH-THUC (1897-1984) :

      Cinq au Palmar de Troya, près de Séville en Espagne, le 12 janvier 1976 :

      Clemente Dominguez y Gomez,

      Manuel Alonso Corral,

      Louis Henri Moulins,

      Francis Coll

      Paul Gerald Fox.

      (Ces personnages dérangés ont procédé à un très grand nombre de consécrations jusqu’à une centaine…).

      Puis, alors qu’il est excommunié :

      Jean LABORIE, le 8 février 1977.

      Michel Louis GUERARD des Lauriers, le 7 mai 1981.

      Adolfo ZAMORA, le 17 octobre 1981.

      Moïse CARMONA, le 17 octobre 1981.

      Christian DATESSEN, le 25 septembre 1982.

      L’abbé Dolan est dans une lignée dérivée de Thuc par Mark PIVARUNAS consacré par Moïse CARMONA le 24 septembre 1991, qui consacra Daniel DOLAN, le 30 novembre 1993….

      Tout cela est très sérieux comme on le constate !

    • sixte permalien
      14 octobre 2011 12:54

      Le cas de Jean Laborie (1919-1996) dans cette lignée douteuse, est plus que relevé.

      Ce curieux personnage, mêlé aux courants ésotériques, gnostiques et occultistes, avait été consacré en octobre 1966 par Jean Pierre Danyel, un évêque de « l’Église Celtique » (sic). Plus tard il fut de nouveau consacré en août, 1968 par Louis Jean Stanislas Canivet, connu sous le nom de Patriarche Aloysius Basilius III du “Patriarcat latin orthodoxe de l’Europe”. Enfin une nouvelle fois consacré le 8 février 1977 par Ngo-Dinh Thuc.

      Tout ceci montre la nature totalement empoisonnée du sédévacantisme qui prétend défendre la foi catholique par des méthodes luthériennes – déchiré en une infinité de chapelles hostiles (guérardiens, sédéprivatistes, conclavistes, etc.) – qui génère et sème la division, la confusion, l’illusion, la folie, et qui conduit l’Eglise à la ruine.

    • Arminius permalien
      17 octobre 2011 15:02

      De toute façon la lignée de Pierre Martin Ngô-dinh-Thuc consacré en 1938, remonte à une église issue de L’Église apostolique assyrienne de l’Orient (‘Ittā Qaddishtā wa-Shlikhāitā Qattoliqi d-Madnĕkhā d-Ātārāyē) ancienne église autocéphale syriaque, par Antonin-Fernand Drapier O.P. (1929) et François David Daoud (1910) ayant à sa source le patriarche Mar Youssef VI-Emmanuel II Thomas patriarche de l’ Eglise chaldéenne de 1900 à 1947, qui relève d’une lignée rattachée à Youhanan VIII Hormez Hormizdas dont l’origine apostolique est assez discutable et qui ne fut confirmé par Pie VIII que très tardivement au XIXe comme Patriarche de Babylone.

  6. wendrock permalien
    13 octobre 2011 18:14

    L’amusant nono (alias Chris Prols), humoriste à ses heures, prétend sur un forum ami (DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE) avoir réfuté La Question en se vantant en ces termes : “Ils ont été réfutés tant de fois dans les commentaires (votre serviteur, sous le pseudo de nono), à tel point que lorsque les arguments leur donnaient trop frontalement tort, ils ne publiaient même pas les commentaires…”

    http://docteurangelique.forumactif.com/t12864-les-antipapes-sedevacantistes

    Il faut donc rafraîchir au plus vite la mémoire sédévacantiste défaillante du sieur nono :

    http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/05/01/la-douteuse-beatification-de-jean-paul-ii/#comment-17288

    http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/05/01/la-douteuse-beatification-de-jean-paul-ii/#comment-17326

    Rappelons la conclusion de La Question aux divagations sédévacantistes, conclusion fondée sur le du droit divin, qui ruine en quelques lignes tout l’argumentaire schismatique en réaffirmant la doctrine catholique traditionnelle :

    “La doctrine de l’Église est formelle : un élu qui sort légitimement d’un Conclave valide dont il a accepté l’élection, reconnu comme pape par l’Église Universelle par son acte doté de l’infaillibilité divine, est « vrai pape » (Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis), authentique Vicaire du Christ, récipiendaire capital et immédiat de l’infaillibilité de l’Église.

    Ne pas le reconnaître comme Pape fait tomber le coupable sous la punition exposée par Vatican I : l’anathème !

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » Pastor Aeternus, Vatican I.

    Telle est la sentence qui frappe le sédévacantisme et de tous ceux qui se font les porte-paroles de cette position schismatique, luthérienne et anarchique : ANATHEMA SIT !

    Commencez-vous à réaliser l’extrême nocivité ténébreuse du sédévacantisme pour le Salut de votre âme ?”

    • calixte permalien
      14 octobre 2011 11:34

      Pour l’instant notre ami nono qui fait l’intéressant sur les forums, est cependant muet comme une carpe depuis des mois, incapable de répondre à une demande simple qui lui fut posée sur La Question.

      Voici cette demande datée du 29 octobre 2010 :

      « Je vous demande positivement mon cher nono qui faites semblant de ne pas comprendre, non pas s’il y a des propositions audacieuses chez le théologien privé Wojtyla qui relèvent de l’hérésie, mais si vous êtes en mesure de NOUS PRÉSENTER UN ACTE PUBLIC D’ABDICATION DE LA FOI CATHOLIQUE D’UN DES PAPES ELUS DEPUIS PIE XII »

      Est-ce si compliqué ?

      Si vous affirmez que les Papes depuis Pie XII sont hérétiques, et que pour cela ils ne sont plus des Pontifes de l’Eglise, il faut produire de l’un d’eux, ou de tous, un ACTE PUBLIC D’ABDICATION DE LA FOI CATHOLIQUE QUI NIE UN DES POINTS DU CREDO.

      Si vous le pouvez, la question de leur patente hérésie peu s’étudier. Sinon, mieux vaut ne point trop clamer trop fort que vous décidez, sous prétexte de rester catholique, du haut de votre tribunal privé en ne les reconnaissant plus comme Papes par votre libre-examen, de vous faire luthérien.

      Allez-vous maintenant lâcher vos pseudos preuves maintes fois fournies, et par des images, et par NOS PROPRES DOSSIERS, pour enfin ouvrir les yeux et admettre avec l’Eglise que le pape ne peut être qualifié d’hérétique au sens propre du mot ? Et que s’il n’est pas hérétique, il est donc pape ! »

      http://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12757

      ******************************

      Demande réitérée en novembre 2010 et précisée, suite à une réponse maladroite et hors sujet du dit nono, toujours sans réponse évidemment :

      Mon cher Nono, l’hérésie, telle que définie par la bulle Gratia Divina (1656) consiste en « la croyance, l’enseignement ou la défense d’opinions, dogmes, propos, idées contraires aux enseignements de la sainte Bible, des saints Évangiles, de la Tradition (christianisme) et du magistère ».

      Mais elle consiste surtout, pour que l’erreur soit déclarée telle, qu’il y ait négation d’un article du dogme, négation suivie d’une pertinacité dans cette négation formelle. le Dictionnaire de théologie catholique définit ainsi l’ hérésie : « L’acte d’hérésie étant un jugement erroné de l’intelligence, il suffit donc, pour com¬mettre le péché d’hérésie, d’émettre sciemment et volontairement ce jugement erroné, en opposition avec l’enseignement du magistère de l’Église. »

      Saint Augustin précise : «S’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et perverse, sans y mettre aucune opiniâtre animo¬sité, mais en cherchant la vérité avec soin et avec précaution, étant prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques» (Saint Augustin: Epist. 43, cap. 3; Décrétales, § 24).

      Pie IX souligne : « Si quelqu’un avait la présomption [...] de penser contraire¬ment à notre définition [de l’Immaculée Conception], qu’il apprenne et qu’il sache que, CONDAMNÉ PAR SON PROPRE JUGEMENT (…) il CESSÉ D’ÊTRE DANS L’UNITÉ DE L’ÉGLISE; et que, de plus, il encourt PAR LE FAIT MÊME les peines de droit, s’il ose exprimer ce qu’il pense de vive voix ou par écrit ou de toute autre manière extérieure que ce soit » (Pie IX: constitution lneffabilis Deus, 8 décembre 1854).

      Pour qu’il y ait hérésie, il faut donc bien un acte formel de négation avec pertinacité d’un article de la Foi. C’est pourquoi, nous vous demandons, non pas que vous nous fournissiez des opinions ou des jugements téméraires, schismatiques ou de nature hérétiques chez les Pontifes modernes, mais bien, de l’un d’eux ou de tous : UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II.

      http://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/11/02/le-couronnement-de-benoit-xvi/#comment-12885

      Et la preuve de cet “ACTE”, en effet, nous l’attendons toujours… comme la réponse argumentée de nono :-)

    • gerdil permalien
      14 octobre 2011 22:50

      Une autre soufflet sur le museau sédévacantiste de nono, ce dont il ne se vante pas trop, lui a été administré sur La Question par sixte en ces termes :

      “La doctrine de l’Eglise n’est pas de l’arithmétique scolaire dont vous semblez ne pas être sorti mon cher nono, mais de la théologie dogmatique.

      Et sur cet aspect des choses, de nombreux docteurs de l’Eglise étaient également doués, non dans l’arithmétique pour les classes enfantines que vous appliquez à des questions exigeant une algèbre plus élaborée, montrant leur subtile compréhension des éléments spirituels qui caractérisent la charge pontificale :

      « Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué (…) il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre. » Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511-

      « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification.» (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

      Ainsi donc un conseil : laissez au plus vite vos cahiers d’écoliers, et ouvrez des manuels plus élaborés si vous voulez aborder les questions qui nous occupent.”

      http://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/14/le-sedevacantisme-est-une-heresie/#comment-12499

  7. Lancre permalien
    13 octobre 2011 18:46

    Les antipapes :

  8. 13 octobre 2011 18:58

    Juste au Canada, on compte plus de 4 antipapes, dont 3 au Québec.

  9. Sulpice permalien
    13 octobre 2011 22:22

    Rien que pour Grégoire XVII, ce nom est utilisé pour trois antipapes reconnus par certains sédévacantistes :

    - Clemente Domínguez y Gómez (1946-2005), à la tête de l’Église palmarienne.

    - Le canadien Jean Grégoire de La Trinité (1928-), Joseph Philippe Gaston Tremblay pour l’état-civil (Rimouski, Canada), http://marjorie-art.voila.net/JeanGregoireXVII.jpg autoproclamé pape en 1968, prétendant succéder au Français Michel Collin, http://www.gerard-collin.com/clement%20xv/apotres%20amour%20infini.htm – lui-même déjà antipape français sous le nom de Clément XV et fondateur de l’Église rénovée du Christ http://www.gerard-collin.com/clement%20xv/introduction.htm , à laquelle Jean-Gaston Tremblay a rattaché son Ordre du Magnificat de la Mère de Dieu et ses Apôtres de l’amour infini http://www.magnificat.ca/FR/

    - Enfin, quoique malgré lui, le cardinal Giuseppe Siri (1906-1989), un des papabile des deux élections pontificales de 1978, de tendance plutôt conservatrice, qu’un groupe sédévacantiste a revendiqué comme pape, prétendant qu’il avait été élu en réalité en 1958 et 1963 mais avait été remplacé par les futurs Jean XXIII et Paul VI.

    • GREG permalien
      14 octobre 2011 00:06

      Monseigneur Carlo Taramasso, qui rencontra le Pape Grégoire XVII en secret en juin 1988, raconta que sa Sainteté lui avoua son élection au quatrième ballot du premier jour du Conclave le 26 octobre 1958, qu’il accepta l’élection comme Pape et annonça qu’il prendrait le nom de Grégoire XVII. (Ces faits sont aussi documentés dans des documents du FBI récemment publiés : ils affirment que le Caerdinal Siri fut élu et choisit le nom de Grégoire XVII.)
      http://www.thepopeinred.com/gr%C3%A9goire-xvii-1988.htm

    • PEB permalien
      14 octobre 2011 01:09

      Sauf qu’à supposer que Siri avait renoncé sous la pression, le Conclave n’est pas clos tant que le Cardinal Protodiacre, successeur de saint Laurent, n’a pas prononcé l’habemus Papam.

      Sans l’acceptation plus ou moins paisible de la Ville et du Monde, le pontificat n’est pas reconnu.

  10. Organiste39 permalien
    14 octobre 2011 13:31

    Tout cela prouve bien que Mgr Lefebvre avait raison et que la Fraternité se situe dans le juste milieu entre les délires modernistes et les délires sédévacantistes, ces deux courants n’ayant pour résultat que d’affaiblir toujours davantage l’Eglise afin de la démolir…
    Gardons donc la tête froide en ne nous laissant impressionner et influencer ni par les uns, ni par les autres.

    En regardant la tête de “Grégoire XVII”, je ne puis m’empêcher de penser à un mélange entre les sectes “Chevalier du lotus d’or” et “Raël”…c’est vraiment bof…

  11. pèlerine permalien
    14 octobre 2011 14:06

    Pensez-vous qu’embrasser le coran, aller prier au mur des lamentations, réunir les fausses religions à Assise et mettre bouddah sur l’autel du Christ n’est pas un acte contre la foi( je pose simplement la question, je ne suis pas sédévacantiste, ce sont des fous dangereux!)

    • calixte permalien
      14 octobre 2011 16:59

      pèlerine,

      Cela peut vous paraître surprenant, mais en effet, lorsque le Souverain Pontife proclame la liberté religieuse, les droits de l’homme, le salut universel, embrasse le Coran, va prier devant le mur des lamentations, se réunit avec les dirigeants des fausses religions, il ne nie pas pour autant un seul point du Credo.

      Il développe une conception inexacte de la pastorale, s’égare grandement sur le plan disciplinaire, mais n’est point hérétique, car pour l’être il faudrait qu’il remette en cause, par exemple, la double nature de Jésus-Christ, la Résurrection du Seigneur, ou la Virginité de Marie, et là on en est très loin.

      Les modernistes sont pervers et porteurs d’idées funestes, nous sommes bien d’accord, mais non ignorants des limites à ne pas franchir pour ne point tomber dans l’hérésie effective. Et c’est bien là toute la difficulté de la situation actuelle.

      Mgr Lefebvre aimait citer ces lignes du cardinal Pie, évêque de Poitiers au XIXieme siècle, très attaché au Pape et à sa fonction mais pas papolâtre, lignes qui nous sont très utiles dans la période que nous traversons, nous permettant de résister à l’erreur moderniste sans tomber dans le piège du sédévacantisme :

      « Jésus- Christ a promis à ses apôtres, et par dessus tout au chef des apôtres, d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles. Toutefois, les successeurs des apôtres (les évêques) n’ont point hérité de l’infaillibilité, ni surtout de l’impeccabilité ; et le successeur de Pierre lui-même, infaillible dans la doctrine, peut se montrer plus ou moins sage, plus ou moins fort en face des difficultés qui surgissent, des solutions qui sont proposées, des déterminations qui doivent être prises.
      Ce qui fait la grandeur de certaines périodes de l’histoire ecclésiastique, c’est la sainteté éclatante ; c’est la doctrine éminente, c’est l’intrépidité apostolique des pontifes romains ; et c’est aussi la science et le courage des évêques, leur union parfaite avec le siège de Rome, leur résistance aux suggestions de la puissance du siècle ; enfin, c’est la fidélité de tous les ordres ecclésiastiques, la cohésion de tous les esprits de tous les cœurs dans une même loi et dans une même charité. »

      (Mgr Pie, p. 270 Tome 4 « œuvres de Mgr de Poitiers »)

  12. Rémy permalien
    14 octobre 2011 14:57

    Article contradictoire : le conclavisme n’a rien à voir avec le sédévacantisme ! Il s’agit de deux choses profondément distinctes !

    • Lagomer permalien
      14 octobre 2011 16:12

      Grossière erreur Rémy.

      Le conclavisme est une forme, certes aberrante, mais bien réelle du sédévacantisme dont il est même l’aboutissement logique, car au bout d’un certain temps de vacance il faut bien que surgisse un occupant sur le trône de Pierre (le temps le plus long de vacance de l’histoire n’excèda pas 3 ans 1/2 et là on en serait, selon les thèses sédévacantistes, à plus de quarante ans !).

      Petit résumé des principales tendances du schisme sédévacantiste que sont les sédévacantistes complets, les sédéprivatistes et les conclavistes.

      1, Tendances non conclavistes :

      - Les Papes actuellement régnant ne sont que matériellement Papes (Thèse de Cassissiacum).
      - Les Papes actuellement régnant ne le sont ni formellement ni matériellement (Tendance abbés Zins et Grossin).

      2, Tendances conclavistes.:

      - Pas de Pape actuellement régnant et nécessité de convoquer un Concile composé d’Evêques sédévacantistes.
      - Suite à la vacance, élection prétendument valide d’un “Pape” (de fait un anti-pape).
      - Suite à la vacance, institution divine d’un nouveau Pape.

      Le conclavisme est donc bien une composante importante, et pas la moindre, du sédévacantisme.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9d%C3%A9vacantisme

    • Charles permalien
      22 décembre 2011 12:00

      Ce rappel de REMY est essentiel et nous montre à l’évidence la malhonnêteté intrinseque de tous ceux qui entretiennent cette confusion sur ce blog!

  13. glaive du Christ permalien
    14 octobre 2011 17:31

    Wojtyla était un apostat, de même que Ratzinger !

  14. Rémy permalien
    15 octobre 2011 13:14

    Certains commentaires sont pathétiques. Comment Mgr Thuc pourrait-il être rendu responsable de la déviation de la foi de certains évêques qu’il a consacrés ? Le rendre responsable des dérives de Dominguez ou autres est une profonde injustice. Rend-on responsable Mgr Lefebvre de la folie de l’Abbé Juan Fernandez-Krohn, prêtre défroqué, qui a brandi une baïonnette devant Jean-Paul II et l’a blessé en mai 1982 ? Et ce prêtre a été ordonné en 1978 par Mg Lefebvre…
    Et il y en a eu d’autres des cas à la FSSPX comme celui-ci ! Rend-on Mgr Lefebvre responsable ? Non ! Il doit en être de même avec Mgr Thuc !

    • Lagomer permalien
      16 octobre 2011 12:59

      Ce qui est surtout profondément pathétique Rémy, c’est de voir un personnage qui fut évêque catholique comme Ngô-Dinh Thuc, avoir consacré des occultistes notoires liés aux sociétés maçonniques tel Jean Laborie, ou des illuminés doublés de fous dangereux comme Clemente Dominguez y Gomez et ses disciples, un Thuc qui se distingua lors de Vatican II par des interventions ultras modernistes en demandant à ce que les femmes accèdent au sacerdoce ou que toutes les religions soient regardées comme “égales”, et voir ce même évêque délirant être à la source des transmissions sédévacantistes qui prétendent s’opposer aux hérésie de Rome !

      Contrairement à Mgr Lefebvre qui ordonna un prêtre, sur des centaines, qui devint dément après son ordination ce qui était parfaitement imprévisible, Thuc lui était parfaitement au courant des positions de l’halluciné Clemente Dominguez lorsqu’il le consacra en 1976 (ce qui lui valut une excommunication), avec 4 autres des membres de la secte palmarienne, pareil lorsqu’il consacra Jean Laborie en février 1977, qui avait derrière lui un long parcours ésotérique, gnostique et maçonnique.

      http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/#comment-22115

      Thuc a donc prostitué son épiscopat, il a souillé sa transmission par des actes inqualifiables en parfaite conscience de ce qu’il faisait , et c’est en ayant demandé une consécration à Dinh Thuc – qui d’ailleurs n’était pas avare pour la donner et qu’il a peut être même vendue à certains – que les actuels clercs sédévacantistes, comme l’abbé Dolan et bien d’autres, prétendent détenir leur sacerdoce ?

      C’est tout simplement pitoyable et significatif de la désorientation à laquelle conduit le sédévacantisme !

    • Rémy permalien
      16 octobre 2011 17:58

      Avant d’affirmer, mieux vaut prouver ses dires. Vous accusez Mgr Thuc d’avoir consacré des individus en sachant pertinemment que ces derniers étaient occultistes et qu’ils allaient se “déclarer papes”. Prenons l’exemple de Dominguez : sacré évêque en janvier 1976, il se proclama “pape” en juin 1978 : 2 ans et demi après. Comment Mgr Thuc pouvait-il se douter que cela allait prendre cette tournure ?

      Il est clair que Mgr Thuc a commis beaucoup d’erreurs, a changé d’avis à plusieurs reprises (sur Vatican II par exemple). Mais même s’il a causé du scandale, voulu ou non, dans le principe, sa lignée épiscopale n’est pas pour autant “prostituée” comme vous dites.

      Si l’évêque a été sacré validement en suivant le vrai rite, les consécrations sont valides. Pour la bonne et simple raison que ce n’est pas le ministre qui produit le sacrement, c’est le Christ lui-même. C’est Notre Seigneur lui-même qui a produit la grâce sacramentelle. .

      Père Barbara :
      Pour ne pas nous égarer dans cette question importante, nous devons nous rappeler la doctrine de l’Eglise sur la production de la grâce sacramentelle. Celui qui confère un sacrement n’est qu’un ministre, un instrument doué de liberté. L’état de son âme le concerne seul. Il lui vaut une récompense, s’il est en état de grâce, ou un châtiment, s’il ne l’est pas. Mais il est sans influence sur la grâce sacramentelle. Ce n’est pas le ministre qui la produit, c’est le Christ. Saint Augustin a résumé cette doctrine en une formule devenue classique : “Pierre baptise, c’est Jésus qui baptise. Judas baptise, c’est encore Jésus qui baptise.” La grâce du baptême conféré par Pierre n’est ni meilleure, ni plus grande que celle du baptême administré par Judas. (Forts dans la Foi, n° 12, p. 38)

      Remplaçons baptême par ordination ou sacre pour comprendre que, même dans l’hypothèse la plus défavorable que l’on puisse faire pour Mgr Thuc, les évêques sacrés par lui ne le sont pas moins que ceux qui ont été sacrés par saint Pie X ou par Mgr Lefebvre. Après, leurs dérives et scandales les concernent personnellement.

    • Lagomer permalien
      16 octobre 2011 23:34

      J’accuse Ngô-Dinh Thuc qui utilisait parfois le nouvel Ordo pour ses célébrations, en effet, et l’on voit bien que vous ne connaissez strictement rien aux détails de ces tristes événements, d’avoir sciemment consacré des individus en sachant pertinemment que ces derniers étaient occultistes, liés à des sociétés secrètes tel Jean Laborie mêlé aux courants ésotériques, gnostique notoire et proche des milieux maçonniques depuis de longues années, évêque de “l’Église Celtique”, consacré le 8 février 1977 par Ngo-Dinh Thuc.

      http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/#comment-22115

      De même, alors que Mgr Lefebvre avait dit ce qu’il pensait de l’halluciné démentiel Clemente Dominguez, ancien agent d’assurance fondateur de l’Ordre des Carmes de la Sainte Face dont la règle stipule que “les hommes peuvent fumer des cigarettes” (sic), le très traditionaliste Archevêque de Séville ayant ordonné dans une “Exhortation Pastorale” dès le 14 janvier 1972, que dans les prétendues apparitions de Palmar de Troya il n’y avait jamais eu d’interventions extraordinaires de Dieu, mais au contraire, nombreuses étaient les preuves de mensonges et de contrefaçons, dénonçant “l’Ordre de la Sainte Face” comme une caricature religieuse (Clemente Dominguez dans les années 1990, ce qui confirme les termes de “l’Exhortation Pastorale” de 1972, fut accusé par la justice d’abus sexuels sur les hommes et femmes de son Ordre et reconnaîtra ces abus, étant utile de noter que ce qui déclancha l’enquête de police vient du fait que la plupart des prêtres avaient dû être hospitalisés pour s’être percé le pénis avec un anneau…), Ngô-Dinh Thuc, malgré tout, consacra sans mandat pontifical Clemente Domínguez y Gómez et quatre autres évêques de son ordre dégénéré en 1976 ce qui lui valut l’excommunication immédiate de la part de Rome.

      Je répète donc et réitère ce que j’ai écrit, Ngô-Dinh Thuc, dont les sédévacantistes détiennent leur transmission sacerdotale, a prostitué son épiscopat, il a souillé et définitivement pollué sa transmission par des actes inqualifiables en parfaite conscience de ce qu’il faisait, c’est un homme coupable de fautes graves, non pas extérieures à son sacerdoce apostolique, mais directement liées à l’exercice de sa charge, ce qui jette une ombre douteuse sur la validité de ses consécrations car pour qu’il y ait authenticité de ses actes il faut que le consécrateur désire faire ce que veut l’Eglise ce qui est loin d’être le cas pour les initiatives de Thuc dont on soupçonne que certaines furent même lourdement rémunérées.

      C’est pourquoi on ne peut penser sans frémir que les divers courants sédévacantistes qui prétendent distribuer des leçons sur la validité des sacrements, ou osent pontifier sur les positions de Rome ou de la FSSPX, détiennent leur lignée sacerdotale de Thuc, au même titre que les francs-maçons gnostiques de l’église celtique ou les fous sexuellement dégénérés de l’église palmarienne !

      La transmission de Ngô-Dinh Thuc est donc suspecte au plus haut point, malsaine, douteuse, salie, compromise avec les milieux occultistes, gnostiques, maçonniques, les sectes d’illuminés et de dégénérés sexuels, et c’est avec ces branches pourries et infectées au dernier degré que les sédévacantistes partagent leur lignée sacerdotale. Tout un symbole !!

    • sixte permalien
      17 octobre 2011 12:49

      La transmission de Ngô-Dinh Thuc, les sédévacantistes comme Dolan, la partagent avec l’église palmarienne et l’église celtique occultiste ce qui montre le caractère singulièrement ridicule des fumeuses prétentions schismatiques à incarner le maintien du sacerdoce et de la foi catholique.

      Lorsqu’on pense qu’avec la transmission souillées de Thuc qui aujourd’hui se retrouve derrière toutes les chapelles sédévacantistes, Clemente Dominguez, fermement dénoncé par le très traditionnel Cardinal Bueno y Monreal, archevêque de Séville http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bbuemon.html, ordonna des dizaines de prétendus évêques dont l’un d’eux âgé de seulement quinze ans ! Accusé d’abus sexuels en tous genres, dont la décence interdit d’y insister, à l’encontre des prêtres et des religieuses de son Ordre, Clemente Dominguez fut reconnu coupable de ces horribles abus par la justice et déclara lui-même que les actes étaient effectifs.

      http://www.hemerosectas.org/abundantes-psicopatias-de-caracter-grave-entre-los-clerigos-y-religiosas-de-el-palmar/

      C’est pourquoi la validité de toutes les transmissions de Ngô-Dinh-Thuc est en effet des plus douteuses, car au-delà des formes extérieures, la transmission suppose que le rite du sacrement ait été administré dans la ferme intention de faire ce que veulent le Christ et l’Eglise. En dépit des formes, qui d’ailleurs étaient loin d’être rigoureuses lorsqu’on sait comment Thuc célébrait, l’intention apparaît absolument déficiente à tous égards.

      On est vraiment avec Dinh Thuc, en présence d’une transmission parodique et illusoire, qui plus est polluée par des influences ténébreuses.

  15. Organiste39 permalien
    15 octobre 2011 22:59

    Et Grégoire XVII???? (pour ne citer que lui…)

    Prions pour que reviennent des papes saints et équilibrés, tels St Pie X et Pie XII…

    Encore une fois, pas de place ni pour l’hérésie moderniste ni pour l’hérésie sédévacantiste. A la place des délires divers et variés, optons pour l’équilibre et la Vérité!

    • Rémy permalien
      16 octobre 2011 18:04

      Prions en effet pour que nous ayons de nouveau un vrai Pape. Par contre, je dirai plutôt : pas de place ni pour l’hérésie moderniste ni pour l’hérésie gallicane tenue par la FSSPX.

      Loin des longues et interminables textes, je ne citerai qu’une promesse de Notre Seigneur faite à saint Pierre et à ses successeurs : “je prierai pour toi afin que ta foi ne défaille pas”. Pouvez-vous m’expliquer comment concilier cette promesse avec la position de la FSSPX selon laquelle depuis Paul VI, les papes ont dévié de la foi ? Notre Seigneur s’est-il trompé ? C’est ce que pourtant vous insinuez obligatoirement…

    • Organiste39 permalien
      17 octobre 2011 10:43

      Remy,

      Il y a eu dans l’histoire des papes qui se sont laissés entraîner dans l’erreur; mais ils étaient papes. Ils ont pu aussi subir des influences.
      N’oubliez pas que les papes sont aussi des humains, donc non exempts de la faiblesse inhérente à la nature humaine entachée du péché originel, donc… intrinsèquement imparfaits, NS-JC Lui seul étant parfait.
      Imparfaits, donc aussi soumis à des influences du diable, n’oublions pas la force de nuisance de celui-ci!
      Et au lieu de tirer à boulets portants sur nos papes, prions donc pour qu’ils écoutent la voix du Christ et se rappellent justement cette promesse!
      Voilà notre position; serait-ce cela, l’hérésie gallicane??? Aimer l’Eglise et justement vouloir la débarrasser de ses erreurs??? Ce n’est pas en sautant du bateau que le capitaine le sauvera! Par contre, nulle compromission avec l’erreur, sur ce point je pense que nous sommes d’accord!
      Prions!

  16. hiéronimus le vrai converti permalien
    16 octobre 2011 22:35

    je reconnaîs une seule église. Benoît xvi est le vrai pape. En union avec lui, je fais parti de la FSSPX. Mgr lefèbvre, est une sainte personne. Fondateur et aussi dévouer pour les âmes. Consacré à N.D. Marie, je vie dans une île loin du continent. Là je travaille… Et prie.

  17. Organiste39 permalien
    17 octobre 2011 15:14

    Encore une chose : juger les papes depuis Vatican II, c’est finalement céder au jugement propre (je ne parle pas de tous ces papes délirants sus-mentionnés qui n’ont de pape que le nom…). C’est de l’orgueil.
    Par contre, s’opposer de toutes nos forces aux erreurs qu’ils professent et dans lesquelles ils sont tombés est notre devoir absolu.

  18. Rémy permalien
    17 octobre 2011 18:16

    Bonjour Organiste39. Cela me fait particulièrement plaisir de discuter avec vous car vous semblez être un organiste ; je le suis aussi. =)

    Je n’ai jamais dit qu’un pape pouvait commettre des erreurs. Comme vous l’écrivez, c’est un homme donc tout Pape est pêcheur. “Tout en étant infaillible comme Vicaire de JÉSUS-CHRIST, le Pape ne cesse pas d’être peccable, parce qu’il ne cesse pas d’être homme.” (Mgr de Ségur). Mais quand il enseigne l’Eglise, il est infaillible et ne peut pas déclarer d’hérésies : “Tout le monde est donc obligé, sous peine de péché mortel, sous peine d’hérésie et d’apostasie, de croire, du fond du cœur, sans aucune restriction, que le Souverain Pontife ne peut errer lorsqu’il enseigne l’Église.” (Mgr de Ségur)

    Ne confondons donc pas le cas d’un Pape mauvais et celui d’un “pape” enseignant habituellement l’hérésie. C’est complètement différent.

    Vous reconnaissez que juger les papes est du libre examen. Bien sûr, l’Eglise l’enseigne : “Que parmi vous, il n’y ai pas de place pour l’orgueil du “libre examen”, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique, et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique” (Pie XII)

    Or, il suffit d’écouter la FSSPX pour constater qu’elle juge constamment les “papes” de Vatican II en commentant et la critiquant.sans cesse leurs déclarations et actions, en refusant de les suivre, etc (position gallicane). SI la foi nous oblige de refuser de les suivre dans leur enseignement et leurs réformes, c’est bien que ces “papes” depuis Vatican II ne sont pas assistés du Saint-Esprit. Car dans ce cas, comment expliquez-vous la promesse de Notre Seigneur : “Je prierai pour que votre foi ne défaille pas”. Nous voyons bien que leur foi a défailli…

  19. lève-toi permalien
    17 octobre 2011 21:03

    Remy

    Nous avons aussi la parole du Christ : “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits, on ne cueille pas du raisin sur des épines, un bon arbre donne de bons fruits, un mauvais arbre donne de mauvais fruits”.
    Un petit indice : Le Franc-maçon évêque Annibale Bugnini, a forgé une nouvelle messe avec l’assistance de sept hérésiarques protestants, sachant que Luther haïssait la Messe, il est clair qu’en attaquant l’édifice principale de l’Eglise : la Messe, les fruits ont été mauvais : désertion des chrétiens, séminaires libéraux, puis désertés, vocations disparues, monastères et couvents abandonnés, tout cela ne plaide pas en faveur de ceux dont il est dit “Rome perdra la foi”, ou encore : “le petit nombre qui y voit clair” (La Salette).

    • Charles permalien
      2 janvier 2012 23:12

      Au sujet de la Franc-Maçonnerie, “Léve-toi”:

      Le 9 décembre 1854, Pie IX applique aux membres des sociétés secrètes ces terribles paroles du Christ :

      « Vous êtes les enfants du diable, et vous voulez faire les oeuvres de votre père. »

      Au consistoire du 15 septembre 1865, il revient encore sur le problème des sociétés secrètes :

      « Parmi les nombreuses machinations et les artifices par lesquels les enfants du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Eglise de Dieu et ont essayé, quoique en vain, de l’abattre et de la détruire, il faut sans nul doute compter cette société perverse d’hommes vulgairement appelée maçonnique (…). Dès que nos prédécesseurs, les Pontifes romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont pensé qu’il n’y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d’un glaive cette secte respirant le crime et s’attaquant aux choses saintes et publiques ».

      Pie IX saisissait l’occasion pour rappeler les critiques de ses prédécesseurs contre « la mollesse » des monarques

      « Plût au Ciel que ces monarques eussent prêté l’oreille aux paroles de notre prédécesseur (Benoît XIV) ! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse ! (…). La secte maçonnique (…) n’a pas été vaincue ni terrassée ; au contraire, elle s’est tellement développée, que, en ces jours si difficiles, elle se montre partout avec impunité et lève un front plus audacieux (…). Nous éprouvons de la peine et de l’amertume en voyant que lorsqu’il s’agit de réprouver cette secte suivant les Constitutions de nos prédécesseurs, plusieurs de ceux que leurs fonctions et le devoir de leur charge devraient rendre pleins de vigilance et d’ardeur en un sujet si grave, se montrent indifférents et comme endormis ».

      Quelle remarquable vision que celle de ces « pouvoirs endormis » !

      Le 26 octobre 1865, Pie IX écrit une lettre sévère à Mgr Darboy, archevêque de Paris, qui a cru devoir assister aux funérailles du Grand Maître du Grand-Orient, le maréchal Magnan, et donner lui-même, l’absoute en présence des insignes maçonniques étalés sur le cercueil !

      Voilà l’importance que l’archevêque de Paris attachait aux encycliques pontificales !

      Le 21 novembre 1873, Pie IX s’efforce, une fois de plus, de montrer le péril :

      « Celui, dit-il, qui aura bien compris le caractère, les tendances, le but des sociétés secrètes, sous quelque nom qu’elles se cachent, s’il les compare avec le caractère, la nature et le développement de cette guerre déclarée à l’Eglise presque sur toute la surface du globe, ne pourra révoquer en doute que les calamités présentes ne doivent être attribuées, comme à leur cause principale, aux ruses et aux machinations de ces sectes. Ce sont elles qui composent la Synagogue de Satan, dont les forces réunies, comme une armée rangée en bataille, marchent, enseignes déployées, à l’assaut de l’Eglise (…) s’insinuant et se glissant subrepticement, travaillant sans relâche et trompant à plaisir, elle a fini par sortir de l’antre ténébreux où elle se cachait, pour se produire au grand jour comme une puissance ».

      Le 29 mai 1873, Pie IX parle de « cet esprit satanique de la secte (qui) se montra surtout à la fin du siècle passé dans les violentes révolutions de la France, qui ébranlèrent le monde entier, et prouvèrent qu’il fallait s’attendre à une dissolution totale de la société humaine si l’on n’abattait les forces de cette secte très criminelle ».

      Sur la fin de sa vie, le grand pape du Syllabus, dira que les hommes « qui s’efforcent d’établir une alliance entre la lumière et les ténèbres sont plus dangereux que les ennemis déclarés ».

      (…)

      Mgr Gay, chargé de rédiger un Mémoire sur les sociétés secrètes à l’intention du premier Concile du Vatican, écrivait :

      « Manifestement il apparaît que prise en général, cette doctrine de la Franc-Maçonnerie n’est pas seulement une hérésie, ni l’ensemble de toute les hérésies, bien qu’en elle il soit plus que certain que pullulent les hérésies. En effet, la maçonnerie dépasse de très loin les limites de l’hérésie proprement dite en exagère outrancièrement la perversion. En vérité, la Franc-Maçonnerie est l’abîme de toutes les erreurs et comme « le puis de l’abîme ».

      Lorsque le 20 août 1884, Léon XIII publie une encyclique entièrement consacrée à la Franc-Maçonnerie : Humanum genus, il est évident que Rome a désormais pris conscience du fait que les idées répandues par les loges ont largement débordé le cadre des adeptes, et que la société civile, et parfois même la société religieuse, se sont laissées gagner par les idées nouvelles et que s’il reste toujours nécessaire d’interdire la « secte des Francs-Maçons », cela ne suffit pas; Il faut, conjointement, entreprendre la critique des idées maçonniques. (…)

      (…) Léon XIII commence par rappeler que ses prédécesseurs avaient reconnu l’ennemi « au moment où sortant des ténèbres d’une conspiration occulte, il s’élançait à l’assaut en plein jour. Sachant ce qu’il était, ce qu’il voulait, et lisant pour ainsi dire dans l’avenir, ils donnèrent aux princes et aux peuples le signal d’alarme, et les mirent en garde contre les embûches et les artifices préparés pour les surprendre. »

      Malheureusement, ces avertissements furent mal écoutés « de ceux qui auraient eu cependant l’intérêt le plus direct » à surveiller « cette secte pernicieuse ».

      « Il en résulte que, dans l’espace d’un siècle et demi, la secte des francs-maçons a fait d’incroyables progrès. Employant à la fois l’audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commence à prendre au sein des Etats modernes, une puissance qui équivaut presque à la souveraineté. »

      Il convient de retenir cette donnée nouvelle : l’apparition, dans la Société, d’un Pouvoir occulte qui pénètre les rouages de l’Etat. C’est un événement considérable. L’histoire se déroule désormais sur deux plans : l’un public, officiel, démocratique ; l’autre secret, invisible aux yeux de la masse, autoritaire. (…)

      La Franc-Maçonnerie, porteuse d’une certaine idéologie, contamine les esprits et ceux-ci, à leur tour, relancent les principes de la secte. (…)

      Il aura fallu moins d’un siècle pour que les idées maçonniques gagnent le sommet même de l’Eglise, mais il y a une chose que la Maçonnerie ne peut pas faire, c’est annuler les condamnations portées par dix papes contre elle et qui retombent sur tous ceux qui se laissent gagner par ses principes.

      Je parlais du thème de la « liberté religieuse », sournoisement introduit par « Vatican II ».

      Ecoutez ce qu’en dit, à l’avance, Léon XIII :

      « Les francs-maçons en ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux des religions les plus diverses, deviennent plus capables d’accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à reléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion, et à mettre sur le pied de l’égalité toutes les formes religieuses. Or, à lui seul, ce principe suffit à ruiner toutes les religions, et particulièrement la religion catholique, car étant la seule véritable, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soient égalées ».

      Le naturalisme entraîne « l’effondrement des vérités qui sont à la base de l’ordre naturel, et qui importent si fort à la conduite rationnelle et pratique de la vie », qu’il y aura « un contre-coup sur les moeurs privées et publiques ». En effet, faites disparaître ces vérités « et il sera impossible de savoir en quoi consiste la science du juste et de l’injuste ou sur quoi elle s’appuie ».

      Déjà, à la fin du XIXè siècle, Léon XIII constate que là « où, après avoir pris la place de la morale chrétienne, (la morale sans Dieu), a commencé à régner avec plus de liberté, on a vu promptement dépérir la probité et l’intégrité des moeurs, grandir et se fortifier les opinions les plus monstrueuses, et l’audace des crimes partout déborder ».

      Que dire aujourd’hui où achève de se décomposer la « société permissive » née de l’utopie maçonnique ?

      On se demande parfois pourquoi les gouvernants actuels laissent la licence des moeurs atteindre le degré que l’on voit. Il y a une réponse intéressante dans Humanum genus : « Il s’est trouvé, écrit Léon XIII, dans la Franc-Maçonnerie des sectaires pour soutenir qu’il fallait systématiquement employer tous les moyens de saturer la multitude de licences et de vices, bien assurés qu’à ces conditions elle serait toute entière entre leurs mains et pourrait servir d’instrument à l’accomplissement de leurs projets les plus audacieux ».

      Léon XIII dénonce la destruction du mariage par le divorce qui fait de l’union légitime « une union instable, éphèmère, née du caprice d’un instant, et pouvant être dissoute quand ce caprice changera ». La destruction de la famille qui va être le grand oeuvre de la Maçonnerie au Xxè siècle, passe aussi par la main-mise sur l’éducation de la jeunesse. « Les francs-maçons espèrent qu’ils pourront aisément former d’après leurs idées cet âge si tendre, et en plier la flexibilité dans le sens qu’ils voudront. »

      Dominant tous ces faux principes, il y a le principe démocratique.

      Pour les naturalistes, écrit Léon XIII, « les hommes sont égaux en droits, tous, à tous les points de vue, sont d’égale condition. Etant tous libres par nature, aucun d’eux n’a le droit de commander à un de ses semblables, et c’est faire violence aux hommes que le prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d’eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre ; ceux qui exercent le commandement n’en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple, de telle sorte que si la volonté populaire change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l’Etat, même malgré eux. La source de tous les droits et de toutes les fonctions civiles réside soit dans la multitude, soit dans le pouvoir qui régit l’Etat, mais quand il a été constitué d’après les nouveaux principes. En outre, l’Etat doit être athée. Il ne trouve en effet, dans les divers formes religieuses, aucune raison de préférer l’une ou l’autre ; donc toutes doivent être mises sur un pied d’égalité ».

      Qui ne voit que ces « faux principes », comme disait Léon XIII, sont aujourd’hui presque unanimement admis dans les milieux catholiques et conservateurs, par la hiérarchie même de l’Eglise.

      Les idées maçonniques ont donc fait reculer la conception chrétienne de la Société, mais l’erreur ne pouvant effacer la Vérité, celle-ci subsiste. Ce qui était faux, condamnable et condamné reste faux, condamnable et condamné.

      (…)

      « Les malfaisantes erreurs que nous venons de rappeler menacent les Etats des dangers les plus redoutables. En effet, supprimez la crainte de Dieu et le respect dû à ses lois ; laissez tomber en discrédit l’autorité des princes ; donnez libre carrière et encouragement à la manie des révolutions ; lâchez la bride aux passions populaires ; brisez tout frein sauf celui du châtiment, vous aboutirez, par la force des choses, à un bouleversement universel et à la ruine de toutes les institutions… »

      Nous y sommes, et nous avons même vu ce que Léon XIII n’osait tout de même pas prévoir : la contestation du châtiment lui-même.

      Comment en est-on arrivé à cette totale subversion de la Société ?

      Les francs-maçons, répond Léon XIII, « ont séduit le peuple par (un) langage fallacieux, et (en) excitant en lui la soif du changement, ils l’ont lancé à l’assaut des deux puissances ecclésiastiques et civile ».

      « En premier lieu, dit Léon XIII aux évêques, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites-la voir telle qu’elle est. Secondement, par vos discours et par des lettres pastorales spécialement consacrées à cette question, instruisez vos peuples », et il leur conseille « d’exposer…. les éléments des principes sacrés qui constituent la philosophie chrétienne », afin de « guérir, par une science de bon aloi, les maladies intellectuelles des hommes ». Enfin, il demande aux « gens de bien » de s’unir pour former « une immense coalition de prières et d’efforts ».

      (…)

      Le 8 décembre 1892, dans une autre intervention : « Les sectaires maçons cherchent par des promesses à séduire le clergé inférieur. (…) Ce qu’ils veulent, c’est gagner doucement à leur cause les ministres des choses sacrées et puis, une fois enlacés dans les idées nouvelles, d’en faire des révoltés contre l’autorité légitime de laquelle ils relèvent ».

      Or, «le christianisme et la franc-maçonnerie sont essentiellement inconciliables, si bien que s’agréger à l’une, c’est divorcer avec l’autre ». Aussi convient-il de se méfier même de ceux « qui se déguisent sous le masque de la tolérance universelle, du repect pour toutes les religions, de la manie de concilier les maximes de l’Evangile avec celles de la Révolution ; le Christ avec Bélail, l’Eglise de Dieu avec l’Etat sans Dieu » et, « comme il s’agit d’une secte qui a tout envahi, il ne suffit pas de se tenir sur la défensive mais il faut descendre courageusement dans l’arène et la combattre de front ».

      (Extrait de l’ouvrage de Jacques Ploncard d’Assac « Le secret des francs-maçons » aux Editions de Chiré)

  20. Organiste39 permalien
    18 octobre 2011 13:43

    J’ai aussi grand plaisir à deviser avec vous, et avec vous tous d’ailleurs.
    Merci à la Question de nous faire réfléchir sur des sujets aussi graves, et de nous documenter en articles aussi profonds!

    Je pense que tout le malheur vient de Vatican II; il faudrait refaire un Concile, Vatican III par ex, et tout remettre en ordre.

  21. Obéissance permalien
    19 octobre 2011 14:21

    ‘Rome perdra la Foi’ !

    Si c’est Notre-Dame qui dit cela, alors c’est la vérité.

    Ils peuvent faire un Vatican III, cela ne résoudra rien.

    Il suffit de les voir faire big bisous avec toutes les fausses religions; ils ont oubliés le 1er Commandement.

  22. Xavier permalien
    19 octobre 2011 16:06

    Que l’Eglise perde la foi catholique à cause du modernisme c’est certain, mais il en fut de même lors de l’arianisme (et il est important de signaler pour les sédévacantistes sans mémoire qu’alors qu’ils étaient persuadés des thèses de cette hérésie les membres de la hiérarchie furent conservés au sein du clergé), et pourtant, Rome a perduré et a donné de grands saints, des docteurs, des fondateurs d’Ordres religieux.

    Donc pas de désespérance, le Christ nous a averti que les portes de l’hadès ne prévaudront jamais contre son Eglise :

    “Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon église, et les portes de l’hadès ne prévaudront pas contre elle.” (Matthieu XVI, 18).

    Préparons-nous avec foi à un Vatican III de Contre-réforme catholique qui refera la religion !

    • Rémy permalien
      19 octobre 2011 23:50

      L’Eglise catholique est sainte ; elle ne peut pas perdre la foi ! C’est le b-a ba de la religion catholique, rejetée implicitement par la FSSPX… qui prie pour la conversion de l’Eglise et de la règle de la foi, le Pape !!!!

    • Arminius permalien
      20 octobre 2011 19:52

      Pourtant c’est ce qu’annonce explicitement la Sainte Vierge à La Salette : “Rome perdra la foi !”

      Seriez-vous plus savant que Notre Dame ?

      Il faut suivre Marie et lui obéir, elle qui nous demande de prier pour la conversion des prêtres et le retour à la foi de Rome et qui nous assure : “je veux que mon fils ne vous abandonne pas je suis chargée de le prier sans cesse moi-même…”

      La Vierge Marie se plaint de l’impiété des chrétiens, elle prédit des châtiments épouvantables s’ils y persévèrent, mais promet la clémence divine s’ils s’amendent.

    • Rémy permalien
      21 octobre 2011 00:40

      > Arminius

      Dans le secret de la Salette, il ne faut pas entendre par Rome l’Eglise catholique mais bien évidemment la hiérarchie humaine de l’Eglise

    • Arminius permalien
      21 octobre 2011 00:51

      Pourtant Rémy ce n’est pas ce qui apparait dans le message où la hiérarchie et l’Eglise sont identifiées :

      “Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que, pour un temps l’Église sera livrée à de grandes persécutions ; ce sera le temps des ténèbres ; l’Église aura une crise affreuse.”

      C’est bien de l’Eglise institution qu’il sagit dans ce cas : “l’Eglise aura une crise affreuse”, pas de la hiérarchie.

      Lorsque la Vierge parle de Rome elle englobe donc sous ce nom tous les prêtres, religieux et religieuses, clercs, mais aussi l’Eglise en tant que telle :

      “La Sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille. (…) les fleurs de l’Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs.”

      Il y tout de même une lueur d’espérance pour le Pape :

      “Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice.”

      Cela semblerait donc indiquer qu’il y aura bien un Pape jusqu’à la fin…?

    • Rémy permalien
      21 octobre 2011 11:28

      “Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist”

      L’interprétation de cette parole ne peut en aucun cas être : “Le Pape perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist”. C’est une chose impossible, de par la promesse même de Jésus-Christ. Le Pape, comme individu, peut certes douter et pécher. Mais comme pape, dans sa fonction de Magistère, il est protégé par un charisme qui le rend INFAILLIBLE dans ses jugements et décisions concernant la foi et les mœurs. Notre Dame ne peut évidemment pas contredire un enseignement divin, Donc votre interprétation est mauvaise.
      Donc, ce texte “Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist” peut viser des prêtres, des évêques, des laïcs, mais pas le Pape, roc sur lequel est bâtie l’Eglise.
      De toutes façons, il est dangereux que de se baser uniquement sur une révélation privée car c’est à l’Eglise d’interpréter et non aux fidèles. Or, l’Eglise n’a jamais voulu donner une interprétation du secret de la Salette. Mieux vaut se baser sur les vérités de foi qui nous mènent à constater que le Siège est vacant et que les autorités modernistes ont fondé une nouvelle religion.

    • Arminius permalien
      22 octobre 2011 09:19

      Ce sont pourtant les paroles de la Sainte Vierge : « l’Eglise aura une crise affreuse », elle dit bien l’EGLISE, et ces paroles proviennent d’une apparition reconnue par Pie IX, Léon XIII, saint Pie X, etc.

      De plus ces explications sont claires : « La Sainte Foi de Dieu étant oubliée (…) les fleurs de l’Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs. » c’est incontestable, ces déclarations viennent du ciel, viennent de Notre Dame qui pleure !

      Aller contre au prétexte de quelque argument c’est aller contre des affirmations de la Mère du Seigneur qui parle en plus du Pape et indique bien non sa vacance, mais sa présence sacrificielle jusqu’à la fin :

      « Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice. »

      Encore une fois ces paroles sont celles de la Sainte Vierge et elles concernent l’EGLISE !

  23. wendrock permalien
    19 octobre 2011 16:34

    La crise arienne est un bon exemple, car le pape saint Libère (352 – 366) a pris le parti des hérétiques ariens et excommunié l’évêque catholique saint Athanase, tout en restant pape.

    Rappelons qu’en 353 un concile dans la ville d’Arles fit que tous les évêques présents souscrivirent à la condamnation d’Athanase, et signèrent une déclaration arienne, même les deux légats du pape !

    Quatre ans plus tard, en 357 le concile de Sirmium fit adopter une formule nettement arienne (2e formule de Sirmium). En effet, sa profession de foi connue sous le nom de “Blasphème de Sirmium” (cf. Hilaire de Poitiers, De Synodis, XI), était franchement arienne par son insistance sur la subordination du Fils, proscrivain l’utilisation des mots homoousios (consubstantiel) et homoiousios (semblable en substance).

    Et là pour le coup on était dans l’hérésie pure.

  24. lève-toi permalien
    19 octobre 2011 21:49

    Il est utile de relire le Message complet de La Salette, Notre-Dame nous donne de grandes précisions sur le devenir de l’Eglise et du monde.

  25. Obéissance permalien
    20 octobre 2011 14:21

    ‘Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist’.
    Ca veut dire quoi ces paroles ?

    J’ai pas besoin de faire des études de séminaire pour comprendre cela !
    C’est on ne peut plus clair pour les pauvres.

    Ils ne vont pas corriger La Sainte Vierge Marie quand même !

    • Charles permalien
      29 décembre 2011 23:28

      Mais oui Obéissance vous touchez du doigt le mystère d’iniquité à l’oeuvre dans l’Eglise et ce mystère touche au premier plan les clercs!!! (tous rangs , charges et niveaux confondus).

  26. 20 octobre 2011 15:55

    Obéissance

    Le message de La Salette est une mise en garde de Notre Dame contre l’impiété, l’action des gouvernements athées et républicains français et italiens du XIXe, en particulier celui du Second Empire, et la déviation moderniste, il ne signifie pas que tout soit perdu. Attention donc à ne pas tomber dans l’exagération du sens.

    D’autre part, quel que soit le caractère authentique de l’apparition, et il est bien certain que les petits bergers aient vu la Vierge sur la montagne du Dauphiné en septembre 1846, le texte du célèbre “secret” de Mélanie, publié bien après, en 1879 certes avec l’imprimatur de Mgr Zola, a été cependant l’objet d’une réserve prudente de la part de l’Eglise car annonçant des choses discutables et curieuses dans la bouche de la très Sainte Vierge Marie : Napoléon voulant être “Pape et empereur” ; “En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer…” ; “Des personnes seront transportées d’un lieu à un autre par ces esprits mauvais…” ; “On fera ressusciter des morts et des justes” ; “Paris sera brûlé et Marseille englouti…” ; ” la terre deviendra comme un désert…” ; “naîtra l’Antéchrist, d’une religieuse hébraïque…” ; etc.

    Comme le dit Yves Chiron, s’appuyant sur les récentes découvertes en particulier celle du 2 octobre 1999 où les « secrets » révélés par la Vierge Marie aux deux bergers de La Salette remis au pape Pie IX le 18 juillet 1851 mais considérés comme perdus, ont été miraculeusement découverts dans les archives de l’ex-Saint-Office par l’abbé Michel Corteville :

    “Les versions du secret révélé à Mélanie, qui avaient été publiées précédemment, notamment celle publiée en 1879, avec l’imprimatur de Mgr Zola, évêque de Lecce, s’en trouvent en partie confirmées et en partie rectifiées sur certains points importants. Cette découverte est-elle aussi un événement considérable pour l’Eglise d’aujourd’hui, un événement qui vient à son heure pour aider et éclairer les fidèles d’aujourd’hui ?

    N’oublions pas que nombre de ceux qui prennent au sérieux le « secret de La Salette » persistent à se référer, et à publier, le texte édité en 1879, alors qu’il n’est pas le texte authentique du secret révélé en 1846 et remis au Pape en 1851.

    Ainsi : « Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise », ces paroles que la Sainte Vierge aurait dites à Mélanie en 1846 sont reprises aujourd’hui, par certains, comme une prophétie décrivant la situation actuelle de l’Eglise, la crise qu’elle traverse et qui est loin d’être terminée.

    Pourtant, aucune des paroles citées ci-dessus ne se trouve dans le texte authentique du secret révélé à Mélanie ; elles figurent uniquement dans le texte édité en 1879.

    Par ailleurs les prophéties de La Salette, comme toutes les prophéties, sont conditionnelles (« s’ils ne se convertissent pas […] si la face de la terre ne change pas »). Saint Thomas, dans la Somme contre les Gentils (l. III, ch. 154), rappelle que la prophétie d’Isaïe sur la mort d’Ezéchias et celle de Jonas sur la destruction de Ninive ne se sont pas réalisées, «selon l’opération de Dieu qui libère et qui guérit ».

    (Cf. Yves Chiron – Présent – 6 décembre 2008).

    Enfin et surtout, ce secret sur lequel l’Eglise, dès Pie IX, avait observé bien des réserves et qui surtout doit être cité dans sa version de authentique de 1851, ne peut aller à l’encontre de la promesse de l’Evangile qui elle provient de la bouche même de Notre Seigneur, nous avertissant que les portes de l’hadès ne prévaudront jamais contre son Eglise :

    « Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon église, et les portes de l’hadès ne prévaudront pas contre elle. » (Matthieu XVI, 18).

    Pax Vobis +

  27. Pauper permalien
    21 octobre 2011 15:58

    Effectivement, les paroles de Notre-Dame sont claires, très claires, et c’est bel et bien l’Église qui a une crise affreuse !

    Pendant le temps où les clercs font du byzantinisme, bon nombre de fidèles catholiques sont abandonnés, livrés à eux-même, livrés aux sectes par désespoir.
    Tous ces clercs (évêques, prêtres, religieux), qui auront prévariqué à leur charge, rendront un compte sévère à Dieu.

    Et que dire des pauvres ?
    Ceux-là sont les plus abandonnés, de ceux-là, ils n’en veulent pas !

    Voilà ce qu’ils ont oublié : la raison pour laquelle on devient un prêtre et/ou religieux.

    L’exemple d’une vie de pénitence, voilà ce qu’ils doivent incarner à l’instar de NSJC.

    Si l’Église et la hiérarchie sont dans cette situation, ce ne peut-être par hasard, mais le fait de péchés innombrables…

    • Charles permalien
      29 décembre 2011 23:26

      Oui Pauper non seulement un compte sévère mais très certainement la réprobation éternelle car tous ces clercs n’étant plus en état de grâce ont commis le péché contre l’Esprit Saint!

  28. lève-toi permalien
    22 octobre 2011 21:25

    LA QUESTION

    Le Message complet de La Salette était connu bien avant que l’Abbé de Corteville n’en parle, SLB avait fait une étude très poussée sur ce sujet.
    Il faudrait que je recherche quel était (étaient) le (s) numéro (s) de cette revue, qui en traitaient..

  29. lève-toi permalien
    22 octobre 2011 21:28

    La Question

    Yves Chiron ne fait pas l’unanimité dans les milieux catholiques, d’aucuns qui l’ont bien étudié, le considèrent tout simplement comme gnostique.

  30. 1 novembre 2011 18:39

    lève-toi,

    Nous savons les jugements s’agissant de M. Yves Chriron, et nous avons nous-mêmes bien des réserves à lui faire, notamment à propos de ses affirmations péremptoires sur Joseph de Maitre et les erreurs de Maurras à l’égard de cet auteur. Cependant nous distinguons ses opinions discutables de son article sur La Salette (Présent – 6 décembre 2008), où il se contente de relater la découverte, tout à fait surprenante et inattendue au demeurant, faite par M. l’Abbé de Corteville dans les archives du Vatican, de la première version du Secret de Mélanie.

    Cette première version, qui est donc celle rédigée immédiatement après l’apparition, fut remise au pape Pie IX le 18 juillet 1851, mais été depuis considérée comme définitivement perdue pour la plus grande tristesse des fidèles, des historiens et des chercheurs intéressés dans le dossier de La Salette.

    Cette miraculeuse mise à jour dans les archives de l’ex-Saint-Office, mérite donc que l’on y soit attentif. Non qu’elle puisse modifier l’opinion des fidèles sur l’authenticité de l’apparition, mais il faut convenir qu’elle est en mesure de leur fournir bien des lumières sur les modalités de son expression publique.

    Pax Vobis +

  31. Charles permalien
    2 janvier 2012 22:14

    Pour l’amour de la Papauté
    La dévotion à la Papauté – à savoir l’amour, l’obéissance, le respect à rendre au Vicaire de Notre Seigneur Jésus Christ sur la terre, au Pape représentant du Christ et successeur de Saint Pierre – n’est en aucun cas un élément facultatif pour un Catholique, mais bien au contraire un dogme de la Foi Catholique, nécessaire au salut :
    • « Vous êtes Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai Mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Mat XVI, 18)
    • « Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Enseignez-leur à garder tout Mes commandements. Pour Moi, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mat XVIII, 19-20).
    • « Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous passer au crible comme du froment. Mais Moi, J’ai prié pour vous, afin que votre foi ne défaille point. Et vous, une fois revenu, confirmez vos frères » (Lc XXII, 31-32).
    • « Celui qui vous écoute M’écoute, et celui qui vous rejette Me rejette; or celui qui Me rejette, rejette Celui qui M’a envoyé » (Lc X, 16).
    Le Pape doit garder le dépôt de la Foi, le dépôt de la Révélation clos à la mort de Saint Jean, le dernier des Apôtres : « Car le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître sous Sa révélation une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec Son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (Pastor Aeternus, Vatican I).
    Le rôle du Pape
    Le Pape est donc celui que le Christ a chargé de garder le Magistère, ce dépôt qui est l’ensemble des vérités que Notre-Seigneur Jésus-Christ a révélées, et celles que les Prophètes avant Lui, les Apôtres après Lui, ont enseignées sous l’inspiration du Saint Esprit. La soumission au Pontife Romain est, pour toute créature humaine, absolument nécessaire au salut : « Dans cette unique Église du Christ, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n’accepte l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs » (Pie XI, Mortalium animos). Le chef de l’Église est Jésus-Christ qui demeure dans le Ciel et qui continue à maintenir Son Église dans son être, dans sa structure, dans sa mission. Notre-Seigneur gouverne par le Pape, mais c’est le Christ qui gouverne.

    Suite :

    http://notredamedesdons.net/1446/pour-lamour-de-la-papaute/

  32. bbruno permalien
    11 mars 2012 16:00

    A calixte,14 octobre 2011 16:59

    Ah, vous dites que : proclamer la liberté religieuse, les droits de l’homme, le salut universel, embrasser le Coran, prier devant le mur des lamentations, se réunir avec les dirigeants des fausses religions… n’est pas renier un seul point du Credo??? Pour moi, dire et faire tour cela c’est tout simplement renier Jesu Christ, et par cela nier Dieu le Père le Fils et le Saint Esprit, et la necessité unique et exclusive de l’Eglise…. En somme, c’ est tout le batiment del foi catholique qui s’ ebranle… Et tout le Credo qui va s’effacer. Je suis sedevacantiste, parce que je ne vois pas de papes sur le Siege de Pierre, comme je serais soleil-vacantiste le jou qu’ il pleut à verse…sans pour ça reconaitre aucun de ses soi-disants paps marionettes…. sedevacantiste….

Rétroliens

  1. La bulle de Paul IV « Cum ex Apostolatus Officio » n’a plus de valeur « La Question : Actualité Religieuse

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