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Les Juifs et la béatification de Pie XII

5 octobre 2009

Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), mais cela n’est pas pour surprendre les observateurs de cet organisme, avant même que les historiens ne rendent publiques leurs conclusions, condamne sans autre forme d’examen le saint Père Pie XII, et déclare de façon incroyablement provocante que si le projet en béatification de Sa Sainteté Pie XII engagé aujourd’hui à Rome devait aller à son terme : « il porterait un coup sévère aux relations entre l’Eglise catholique et le monde juif. » Avec de tels arguments, qui conjuguent arrogance et agressivité et démontrent le peu d’empathie de la communauté Juive à l’égard de l’Eglise, on en vient finalement à espérer qu’un effectif « coup sévère » soit établi dans les relations entre le catholicisme et le monde Juif !

Les Juifs et la béatification de Pie XII

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Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et président du comité français pour Yad Vashem, était aux côtés de la délégation du Jewish Committee. Dans un communiqué du 17 octobre dernier, le Crif s’était prononcé sur le projet de béatification de Pie XII, en déclarant que « s’il était mené à son terme, il porterait un coup sévère aux relations entre l’Eglise catholique et le monde juif. Alors que le Vatican refuse d’ouvrir aux historiens ses archives sur la période de la Seconde Guerre mondiale, et que la majorité des historiens indépendants n’appuie pas la thèse d’une activité inlassable du pape en faveur des Juifs, une telle béatification serait ressentie négativement par l’ensemble des institutions juives de par le monde. » … « A moins que des documents nouveaux, jusque-là non fournis, ne modifient indiscutablement la vision historique de cette époque, les Juifs survivants de la Shoah ressentiraient comme une blessure profonde que le silence du Magistère vis-à-vis du génocide des Juifs fût proposé comme un modèle de comportement. »

A ce sujet, la délégation a pu rencontrer Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes vaticanes qui a décrit « en détail » les « défis techniques » pour tout cataloguer avant que les documents puissent être consultés par des chercheurs : « la description des différentes positions (protocoles, fascicules, enveloppes, etc.) ; la numérotation des feuillets ; un timbrage des feuillets pour des raisons de sécurité ; la reliure des fascicules de papiers plus détériorés ou plus délicats ». Mgr Pagano a exprimé son regret pour les délais imposé par ce travail de catalogue de cinq à six ans minimum « avec les forces actuelles ».

Le même 30 octobre, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a annoncé par le service de documentation de Radio Vatican (SeDoc) que les archives secrètes du Vatican sur le pontificat de Pie XII (1939-1958), ne pourront être ouvertes aux chercheurs avant six ou sept ans du fait de l’important travail d’archivage encore nécessaire.

En effet, a-t-il expliqué, les archives du pontificat de Pie XII étant constituées des archives des représentations pontificales (nonciatures), de celles de la secrétairerie d’Etat ainsi que de celles de l’ensemble des congrégations romaines et des autres bureaux du Vatican, cela représente au moins 16 millions de feuilles, dont 15.430 dossiers et 2.500 fascicules. Le travail de catalogue, minutieux travail de préparation de la documentation, requiert un personnel spécialisé qui se fait rare et explique ce délai. « Avant cela, ce n’est pas réaliste de penser à une ouverture aux chercheurs » dont la demande est tout à fait « compréhensible et justifiée ». Et enfin, a précisé le Père Lombardi, lorsque le travail de mise en ordre des documents sera achevé, « la décision finale de l’ouverture des archives secrètes du Vatican sur le pontificat de Pie XII reviendra au pape lui-même ».

L’ouverture des archives secrètes du Vatican aux chercheurs a été inaugurée par Léon XIII en 1881 et poursuivie par ses successeurs. Le principe établi a été d’ouvrir aux chercheurs les documents « pontificat après pontificat » et non pas après un nombre d’années déterminé (50, 70 ou 90 ans, comme cela se passe pour d’autres archives), car les archives secrètes du Vatican ne sont pas structurées chronologiquement, mais « par pontificat ». A ce jour, les archives vaticanes sont accessibles aux chercheurs jusqu’à la date du 10 février 1939, dernier jour du pontificat de Pie XI (1922-1939).

Source : DICI

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