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RATZINGER ET LA FETE DE PESAH

6 octobre 2009

La judéophilie conciliaire poursuit ses ravages, et après Jean-Paul II fortement atteint par cette désorientation fatale, Benoît XVI continue allègrement sur la triste lancée wojtylienne en ces domaines. Comment ne pas constater, avec grande tristesse, cette perte formidale des critères de la doctrine catholique de la part des Pontifes de l’Eglise de Rome, d’autant sur un sujet fondamental qui engage l’ensemble de la dogmatique, car si le Christ est vraiment le Messie d’Israël, ce que tout chrétien admet sans peine, alors les Juifs de la synagogue aujourd’hui, ne l’oublions-pas, sont semblables sur le plan religieux à ceux qui voulurent sa crucifixion à l’époque, et toute complaisance à leur égard est donc une faute et un péché grave.

RATZINGER ET LA FETE DE PESAH

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A l’approche du voyage de Ratzinger-Benoît XVI en Orient (Jordanie, Israël, …) lors duquel il devrait se rendre dans une mosquée et à Yad-Vashem et à l’annonce récente de sa visite de la synagogue de Rome en automne, il est bon de revenir sur un des épisodes de son voyage aux Etats-Unis en avril 2008. Ratzinger et le rabbin Scheier dans une synagogue de New-York. Rappelons tout d’abord que Ratzinger-Benoît XVI y avait visité une synagogue new-yorkaise le 18 avril. La veille, il s’était adressé à la communauté juive au « Pope John Paul II Cultural Center » de Washington à laquelle il avait adressé ce court message :

Chers amis, J’étends un salut spécial de paix à la communauté juive des Etats-Unis et du monde entier, alors que vous vous préparez à célébrer la festivité annuelle de Pesah.

Ma visite dans ce pays coïncide avec cette fête et me permet de vous rencontrer en personne et de vous assurer de ma prière alors que vous célébrez la mémoire des signes et des prodiges que Dieu a accomplis pour libérer son peuple élu. En raison de notre héritage spirituel commun, j’ai le plaisir de vous confier ce message comme signe de notre espérance qui se fonde sur le Tout-Puissant et sur sa miséricorde.

Voici le message que Ratzinger-Benoît XVI confiait à la communauté juive. Ce message avait été rédigé quelques jours auparavant au Vatican.

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI À LA COMMUNAUTÉ JUIVE POUR LA FÊTE DE PESAH

Ma visite aux États-Unis m’offre l’occasion de présenter des vœux chaleureux et fervents à mes Frères et Sœurs Juifs présents dans ce pays et dans le monde entier. Ce sont des vœux d’autant plus intenses spirituellement que la grande fête de Pesah approche. « Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête pour Dieu. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez » (Ex 12, 14). Tandis que la célébration chrétienne de Pâques diffère de multiples manières de votre célébration de Pesah, nous comprenons et nous vivons dans la continuité des récits bibliques des œuvres puissantes que le Seigneur a accomplies pour son peuple. Au moment de votre célébration la plus solennelle, je me sens particulièrement proche de vous, précisément parce que Nostra Ætate rappelle aux Chrétiens de toujours garder en mémoire ceci : l’Église « a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les gentils » (Nostra Ætate, n. 4). En m’adressant à vous, je souhaite réaffirmer l’enseignement du deuxième Concile du Vatican sur les relations entre Catholiques et Juifs, et confirmer l’engagement de l’Église dans le dialogue qui, au cours de ces quarante dernières années, a fondamentalement transformé nos relations, en les améliorant. En raison de cette confiance et de cette amitié croissantes, Chrétiens et Juifs peuvent ensemble se réjouir du sens spirituel profond de la Pâque, comme mémorial (zikkarôn) de liberté et de rédemption. Chaque année, lorsque nous écoutons le récit de la Pâque, nous revenons à cette nuit bénie de libération. Que ce saint temps de l’année soit un appel adressé à nos deux communautés pour rechercher la justice, la miséricorde, la solidarité avec l’immigré, avec la veuve et l’orphelin, comme Moïse l’a commandé : « Souviens-toi que tu as été esclave en Égypte et que le Seigneur ton Dieu t’a libéré. Voici donc le commandement que je te donne » (Dt 24, 18). Au cours du Sèder de la Pâque, vous faites mémoire des saints patriarches Abraham, Isaac et Jacob, et des saintes femmes d’Israël, Sarah, Rebecca, Rachel et Léa, commencement d’une longue lignée de fils et filles de l’Alliance. Au fur et à mesure que passe le temps, l’Alliance revêt une dimension toujours plus universelle, alors que la promesse faite à Abraham prend forme : « Je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction… En toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12, 2-3). En effet, selon le prophète Isaïe, l’espérance de la rédemption s’étend à toute l’humanité : « Des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront : ‘Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers’ (Is 2, 3). Sur cet horizon eschatologique, s’offre une réelle perspective de fraternité universelle sur le chemin de la justice et de la paix, qui prépare le chemin du Seigneur (cf. Is 62, 10). Les Chrétiens et les Juifs partagent cette espérance ; nous sommes en réalité, comme disent les prophètes, « prisonniers de l’espérance » (Za 9, 12). Ce lien nous permet, à nous, Chrétiens, de célébrer parallèlement à vous, selon notre perspective propre, la Pâque de la mort et de la résurrection du Christ, que nous envisageons comme inséparable de votre Pâque, puisque Jésus lui-même a dit : « Le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22). Notre Pâque et votre Pesah, bien que distinctes et différentes, nous unissent dans une commune espérance fondée sur Dieu et sur sa miséricorde. Elles nous pressent de coopérer les uns avec les autres et avec tout homme et toute femme de bonne volonté pour édifier un monde meilleur pour tous, dans l’attente de l’accomplissement des promesses du Seigneur. Respectueusement et fraternellement, je demande donc à la Communauté Juive d’agréer mes vœux pour Pesah, dans un esprit d’ouverture aux possibilités réelles de coopération qui s’ouvrent devant nous, alors que nous voyons les besoins urgents de notre monde et que nous regardons avec compassion les souffrances de millions de nos frères et sœurs partout sur la terre. Naturellement, notre espérance partagée pour la paix dans le monde comprend le Moyen-Orient et, tout particulièrement la Terre Sainte. Puisse la mémoire des miséricordes divines, que Juifs et Chrétiens célèbrent en ce temps de fête, inspirer à tous ceux qui sont responsables de l’avenir de cette région – où se situent les événements de la révélation de Dieu – de nouveaux efforts, et spécialement des attitudes nouvelles et une purification des cœurs renouvelée! Dans mon cœur, je reprends avec vous le psaume du Hallel pascal (Ps 118, 1-4), invoquant sur vous l’abondance des bénédictions divines : « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !… Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! »

Du Vatican, le 14 avril 2008. Benedictus PP XVI Nous passons ici outre les habituelles distorsions de la foi catholique au sujet de l’Alliance, de l’olivier franc, du Patriarche Abraham, … Intéressons-nous seulement à la fête de Pesah, c’est-à-dire à la Pâque Juive.

Source et suite : SERVIAM

Lire également : « L’infidélité spirituelle des Juifs » par Zacharias.

One Comment leave one →
  1. 11 octobre 2011 19:19

    « La judéophilie conciliaire poursuit ses ravages, et après Jean-Paul II fortement atteint par cette désorientation fatale, Benoît XVI continue allègrement sur la triste lancée wojtylienne en ces domaines.  »

    Eh bien, le journal La Vie écrit à ce sujet :

    « Jean Paul II l’a fait. Benoît XVI le refait. Il suffit d’une seconde fois pour créer une tradition. Le message est clair : Jean Paul II n’a pas été une exception dans l’histoire de la papauté ! Ce qu’il a fait à l’égard du judaïsme n’est pas de l’ordre de la parenthèse : c’est désormais la tradition assumée de l’Église. Et tant pis pour ceux qui, au sein de l’Église catholique, estiment que le pape en fait trop pour les juifs – une des lamentations des milieux intégristes ».

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