Skip to content

L’assistant de Carla Bruni se livre

7 octobre 2009

J’ai été la victime d’une période d’expériences, celle où la gauche intellectuelle, celle des éducateurs et des psys, poussait jusqu’au bout la recherche de la liberté. Pour certains d’entre eux, avoir des rapports avec les enfants, c’était normal. Ça les dérange sans doute qu’aujourd’hui on le dénonce. Le fait est que des victimes comme moi, il y en a eu beaucoup.

Franck Demules

ISRAEL-SARKOZY/

Franck Demules est depuis 10 ans au service de Carla Bruni. Dans un livre bouleversant, il raconte les épreuves tragiques qu’il a traversé avant de rejoindre celle qui allait devenir la Première dame de France

Interview Elisabeth Chavelet – Paris Match

A 32 printemps, voici dix ans, Franck Demules entre au service de Carla Bruni. Il vient de très, très loin : à 9 ans, il perd son père, puis côtoie les maoïstes avec sa mère ; entre 11 et 18 ans, il est violé par son tuteur pédophile qui lui « vole [son] adolescence ». Il devient élève acteur de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers. C’est là qu’il croise sa première bonne étoile, Valeria Bruni-Tedeschi. Mais le cauchemar continue. Sa femme meurt du sida. Il connaît la drogue, la prison, l’alcool. Et puis, un jour, Carla Bruni l’engage comme chauffeur. Elle lui redonne confiance. Il est aujourd’hui son assistant personnel et se raconte dans un livre bouleversant écrit avec l’aide du journaliste Ludovic Perrin. La douleur reste vive, comme en témoigne cet entretien.

Paris Match. Quel est votre rôle auprès de Carla Bruni ?
Franck Demules.

En devenant son chauffeur, j’ai certes renoncé à mon métier d’acteur, mais Carla m’a rendu espoir et vie. Elle m’a confié petit à petit la logistique de sa maison : ampoules à changer, devis de plombier et d’électricien, etc. Vu mon passé chaotique, les gens malhonnêtes, je les renifle… Au fil du temps, elle m’a laissé les clefs, puis de l’argent liquide, enfin sa carte Bleue. Elle m’a appris le goût pour choisir les petits cadeaux aux collaborateurs. Elle m’a présenté ses amis pour que je gère leurs places de concert.

Vous racontez comment, dans les années 70, vous avez été violé par un pédophile, journaliste à “Libé­ration”, que tout le monde connaissait comme tel. Comment expliquer une telle lâcheté ?
J’ai été la victime d’une période d’expériences, celle où la gauche intellectuelle, celle des éducateurs et des psys, poussait jusqu’au bout la recherche de la liberté. Pour certains d’entre eux, avoir des rapports avec les enfants, c’était normal. Ça les dérange sans doute qu’aujourd’hui on le dénonce. Le fait est que des victimes comme moi, il y en a eu beaucoup.

La première dame de France connaissait-elle votre passé ? L’a-t-elle découvert dans votre livre ?
Quand je lui ai posé le manuscrit sur son piano, elle ­savait déjà tout. Elle m’a félicité. Son seul conseil : “C’est ton bouquin. On va ­essayer de le ramener sur moi, ne te laisse pas faire.”

Est-elle exigeante envers vous ?
Super exigeante. Elle apprécie que je n’amène pas mes problèmes au boulot, ma capacité d’encaisser, d’avoir des tripes.

Vous révélez que les mêmes amis de Carla, de gauche, qui critiquaient son mariage avec Nicolas Sarkozy, viennent aujourd’hui demander “du boulot, des faveurs et autres requêtes” !
C’est rigolo, et en même temps ça me rend tristounet.

Quel rapport avez-vous avec le chef de l’Etat ?
Des relations d’homme à homme. Je suis viscéralement de gauche, mais j’ai découvert chez lui la faculté de parler des choses entre quatre yeux. Quand je suis revenu, en février, de ma cure de désintoxication, il m’a dit : “C’est maintenant ou jamais qu’il faut que tu te mettes au boulot.”

Comment voyez-vous votre avenir ?
Dans la famille de Carla, on garde le personnel presque à vie. Cela m’inquiète un peu. Certes, ce n’est pas la mine de bosser pour elle, mais j’ai aussi envie de créer, ne serait-ce que pour ma compagne, Emilie, ou ma fille Pandora. Je vais sûrement travailler encore plus.

« Un petit tour en enfer », de Franck Demules, éditions du Moment.

Carla Bruni : « Je n’ai pas imaginé m’en séparer »

Quand on demande à la première dame les secrets de sa confiance en ce garçon au lourd passé, elle répond : « Je fais confiance ou pas. Avec Franck, ça a été immédiat. Depuis, j’ai observé sa rigueur, sa morale. Il s’est forgé plein de principes pour vivre. Il est distant et résistant. Ensuite, je suis quelqu’un de très longue haleine dans les relations affectives et professionnelles. Donc, quand je me suis mariée, je n’ai pas imaginé une seconde m’en séparer. Même si je suis désormais très protégée, il y a un tas de choses personnelles et intimes que je n’ose pas demander aux personnes du palais ou aux agents de sécurité. C’est pourquoi j’ai deux fois plus besoin de Franck aujourd’hui. »

Source

Paris Match.com

Point final

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :