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Les représentants de la FSSPX auprès de Rome

2 novembre 2009

Mgr Alfonso de Galarreta

 

Mgr Bernard Fellay a nommé comme représentants de la Fraternité Sacerdotale Saint–Pie X pour les entretiens théologiques avec la Congrégation pour la doctrine de la foi :

– Mgr Alfonso de Galarreta, directeur du Séminaire Nuestra Señora Corredentora de La Reja (Argentine),

l’abbé Benoît de Jorna, directeur du Séminaire International Saint-Pie X d’Ecône (Suisse),

l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie au séminaire d’Ecône,

– et l’abbé Patrick de La Rocque, prieur du Prieuré Saint-Louis à Nantes (France).

Mgr de Galarreta était déjà président de la commission qui au sein de la Fraternité était chargée de la préparation de ces entretiens, depuis le mois d’avril 2009.

15 commentaires leave one →
  1. R. Sagarzazu permalink
    5 mars 2011 15:58

    Le dernier livre du Pape Benoît XVI dédouane le peuple Juif de la mort du Christ, en reportant cette responsabilité uniquement sur « l’aristocratie du Temple ».

    Il me semble évident qu’à la mort de Jésus, le peuple juif a été manipulé par « l’aristocratie du Temple », au même titre qu’à la mort de « l’Ordre du Temple », le peuple de France a été manipulé par Philippe le Bel, au même titre qu’à la mort de louis XVI, le peuple de Paris a été manipulé par la franc-maçonnerie, etc. au même titre que beaucoup de fidèles de la tradition sont manipulés par les erreurs de discernement de Mgr Marcel Lefebvre qui a mal interprété et trop anticipé sur la réalisation du message de La Salette et qui a ainsi trompé beaucoup de ses fidèles.

    Où se situe vraiment le problème la Fraternité Saint Pie X et trouve t-il son origine ?

    Le problème de la Fraternité Saint Pie X et des sédévacantistes trouve son origine dans des positionnements que je qualifierais d’erronés de Mgr Lefebvre suite à une mauvaise interprétation du message de Notre Dame à La Salette.

    Je vous redonne un extrait de la querelle par mail entre Mgr Fellay et les Sédévacantistes au sujet de la publication grand public des homélies de Mgr Lefebvre.

    Voici cet extrait :

     » … Moins de deux heures plus tard, cet individu rajoutait une
    nouvelle exigence en sommant l’abbé Schoonbroodt de faire disparaître
    l’enregistrement de la voix de Mgr Lefebvre qui s’entend à l’ouverture
    du site Virgo-Maria.org et où le fondateur de la FSSPX déclare
    publiquement au sujet du ‘cardinal’ Ratzinger :

    «… Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans
    l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en
    l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On
    ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église,
    Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr »
    (…)
    Je l’ai résumé au cardinal Ratzinger : « Eminence, voyez,
    même si vous nous accordez un évêque, (…) nous ne pouvons pas
    collaborer, c’est impossible, impossible, (…) Pour nous, le Christ
    c’est tout ; notre Seigneur Jésus Christ c’est tout, c’est notre vie.
    Et vous, vous faites le contraire . (…)Voilà. On ne peut s’entendre. Et
    c’est cela, je vous assure, c’est le résumé. On ne peut suivre ces
    gens là. (…) C ’est inconcevable, inconcevable (…) C’et incroyable,
    incroyable ! Alors, comment voulez-vous que l’on puisse se fier à des
    gens comme cela ? Ce n’est plus possible » Le 4 octobre 1987, Mgr
    Marcel Lefebvre  »

    Notre Dame à La Salette disait dans son message du 19 septembre 1846 aux deux jeunes pastoureaux :

    « Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu’une faible lumière rougeâtre ; l’eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d’horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc…
    Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist.
    Les démons de l’air avec l’antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus. Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ; l’Evangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité ! »

    Mgr Lefebvre se trompe dans son interprétation du message de La Salette et bien entendu, Mgr Fellay est aujourd’hui très contrarié par le fait qu’un site Sédévacantiste publie actuellement ces homélies pour faire avorter le processus de ralliement de la Fraternité à Rome suite à la main tendue du Saint Père Benoît XVI.

    Comment en effet pour la Fraternité, se rapprocher en Eglise d’une autorité que l’on qualifie en coulisse d’antichrist ?

    En ce qui me concerne, je crois qu’il est nécessaire et urgent de rendre public ces positionnements erronés de Mgr Lefebvre, les analyser. Et lorsque les responsables de la Fraternité Saint Pierre se sentiront prêts à cela, il leur faudra rejeter ces positionnement erronés de Mgr Lefebvre et en faire amende honorable. Et cela se fera prochainement, à l’heure choisie par Dieu. Et je vous assure que cette heure n’est guère éloignée…

    Donc deux solutions sont possibles :

    1)° Soit Mgr Fellay et les membres de sa Fraternité font de suite amende honorable et l’affaire se réglera promptement.

    2°) Soit Mgr Fellay et les membres de sa Fraternité restent sur leurs positions et ce sera alors la réalisation de ces prophéties annoncées par Notre Dame à La Salette dans son message du 19 septembre 1846 aux deux jeunes pastoureaux qui leur confirmera leurs erreurs. Auquel cas, il leur faudra se raccrocher à la barque de Pierre dans la plus horrible tempête jamais connu par l’Eglise. Je pense qu’il leur sera alors quasiment impossible de se raccrocher au bateau-amiral décrit dans la prophétie de Don Bosco. En effet il est bien plus facile de s’amarrer à autre bateau par temps calme plutôt qu’au milieu d’une grande tempête avec des déferlantes géantes secouant les bateaux en tout sens. Ces annonces prophétiques de Notre Dame étant très graves, je vous les rappelle :

    « Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu’une faible lumière rougeâtre ; l’eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d’horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc…
    Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist.
    Les démons de l’air avec l’antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus. Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ; l’Evangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité ! »

    Il sera aussi extrêmement difficile de se raccrocher car le Pape aura fuit Rome pour l’exil. Un antipape aura prit sa place et il n’y aura rien à espérer de lui car il livrera le siège de l’Eglise à l’Antichrist ; l’Abomination de la désolation.

    Mgr Fellay, les membres de sa Fraternité et les Sédévacantistes oublient simplement que le Christ a annoncé comme une promesse dans Matthieu 16:18 :

    « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ».

    Et les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre l’Eglise, car en fuyant Rome suite au émeutes et selon deux prophéties, du Pape Léon XIII et du 3° secret de Sr Lucie de Fatima, le Pape en fuyant fera entrer le petit reste qui est resté fidèle au Christ dans l’éclipse de la véritable Eglise qui deviendra pour un temps très court de purification, l’Eglise des catacombes, comme au premiers temps de celle-ci.

    /////////////////////////////////////

    Quelques prophéties :

    1°) Le 13 octobre 1884, le Pape Léon XIII, après avoir terminé de célébrer la Messe dans la chapelle vaticane entouré par quelques cardinaux et membres du Vatican, s’arrêta soudainement au pied de l’autel. Il se tint là environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumière. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il composa la prière à saint Michel avec instructions pour qu’elle soit dite partout après chaque Messe basse.

    Lorsqu’on lui demanda ce qui était arrivé, le Pape expliqua qu’au moment où il s’apprêtait à quitter le pied de l’autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l’autre gutturale et dure ; il semblait qu’elles venaient d’à-côté du tabernacle. Il raconta avoir compris que Satan demandait au Seigneur la permission de tenter l’humanité et de se livrer à un assaut contre l’Eglise durant 100 ans ; ce que le Seigneur lui accorda. Il entendit la conversation suivante :

    « La voix gutturale de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : « Je peux détruire ton Eglise ».
    La voix douce du Seigneur : « Tu peux ? Alors, fais-le donc ».
    Satan : « Pour cela, j’ai besoin de plus de temps et de pouvoir ».
    Notre Seigneur : « Combien de temps ? Combien de pouvoir ? »
    Satan : « 75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service ».
    Notre Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux » ».

    2°) La vision du Pape St Pie X :

    « Ce que j’ai vu est horrible !
    Sera-ce moi, sera-ce mon successeur ? Je l’ignore.
    Mais ce qui est certain, c’est que j’ai vu le pape fuir du Vatican
    en marchant sur les cadavres de ses prêtres !

    Ne le dites à personne, tant que je vivrai ! »
    « Je vois les Russes à Gênes ».

    3°) Soeur Lucie et le 3° secret de Fatima :

    Voici la traduction intégrale du texte original portugais de la troisième partie du « Secret de Fatima », révélé le 13 mai 1917 aux trois petits bergers, à la Cueva de Iria-Fatima, et transcrit par Sœur Lucia le 3 janvier 1944 :

    « J’écris en obéissance à vous, mon Dieu, qui me le commandez par l’intermédiaire de Mgr l’Evêque de Leira et de votre Très Sainte Mère, qui est la mienne ». « Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche. Elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde, mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame, en direction de lui. L’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : Pénitence! Pénitence!, Pénitence!
    Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu ‘quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnages dans un miroir quand elles passent devant’ un Evêque vêtu de blanc. ‘Nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père’.
    (Nous avons vu) divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce. Avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin. Parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches. De la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses, et divers laïcs, hommes et femmes de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils irrigaient les âmes qui s’approchaient de Dieu ».

    Donc j’affirme que Mgr Lefebvre a sa part de responsabilité dans le martyr actuel de notre cher Pape Benoît XVI, par toutes les horreurs que j’entends proférer par certains fidèles de la tradition.

    En passant, je signale que j’en entends autant du côté des modernistes.

    A vous de réfléchir et de voir avec votre confesseur, quelle sera votre propre responsabilité dans cette affaire…

    En effet qui est le vrai responsable ? Celui qui fabrique la fausse rumeur pour tuer socialement selon la méthode du « SALIR pour DEMOLIR » jusqu’à obtenir la mort infamante de celui que l’on veut détruire, tel le bon Roi Louis XVI, ou bien celui qui, manipulé par son autorité, colporte cette rumeur assassine en l’entretenant et en la faisant enfler ?

    Voilà pour vous un bon sujet de méditation de Carême et une bonne planche de salut.

    • calixte permalink
      5 mars 2011 18:45

      Voici une maladroite combinaison de deux thèses bien connues :

      – La non-imputation au Juifs de la responsabilité de la mort de Notre Seigneur.

      – L’affirmation que la FSSPX pousserait au schisme d’avec Rome.

      REPONSE :

      1°) La thèse, visant à excuser les Juifs de leur responsabilité dans le déicide est une aberration, une faute théologique et une grave contre-vérité.

      Saint Pie V souligne fermement :

      « Le peuple hébreu choisi autrefois pour être participant des Célestes Mystères, autant fut-il élevé en dignité et en grâce au-dessus de tous les autres, autant par la faute de son incrédulité, fut ensuite abaissé et humilié lorsque vint la plénitude des temps, réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne, ôté la vie à son Rédempteur. »

      Les Juifs et le judaïsme pharisaïque par le truchement de ses “fidèles”, portent la responsabilité de la mort de Jésus . Dans la mort du Christ, c’est donc la communauté religieuse d’Israël tout entière qui fut impliquée (hormis un “petit reste” qui fut fidèle au Christ : les Apôtres, les Disciples, etc.), la majeure partie du peuple ayant prit une part active à la condamnation de Jésus.

      Par ailleurs, nul ne peut contester la déclaration de l’Ecriture qui désigne les Juifs comme responsables de la mort du Christ. En effet dans l’Épître aux Thessalonicens de Paul, écrite selon les exégètes chrétiens vers l’an 50 apr. J.-C., les Juifs sont bien stigmatisés comme déicides et « ennemis de tous les hommes » :

      « Ce sont les Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes ».

      I Thessalonicens 2,15.

      La Croix est et restera pour l’éternité, comme l’écrit saint Paul, un scandale, une abomination pour le Père, et le geste des Juifs une monstruosité terrifiante. Le tonnerre a retenti, le voile du temple s’est déchiré. La nature entière a hurlé de terreur.

      A ce sujet, Mgr Fellay fut questionné s’agissant de la placez actuelle du judaïsme par rapport à l’Eglise.

      * Acceptez-vous la formule issue du Concile qui présente les Juifs comme « nos frères ainés » ?

      Mgr Fellay : L’expression peut être prise de deux manières, elle est ambiguë. La première est correcte, l’autre incorrecte. Nous avons dans l’Ecriture sainte le Nouveau Testament et l’Ancien Testament. Tout ce que Dieu a transmis au peuple élu se trouve dans la première Alliance. Mais elle a été remplacée par la Nouvelle, la Bonne Nouvelle qu’est l’Evangile. Nous, les catholiques, nous avons tout. L’ancien et le nouveau. Les Juifs est fidèle à l’Ancien Testament quant à la lettre, mais quelque chose de nouveau est survenu et le judaïsme s’est arrêté là. Il y a eu quelque chose d’essentiel : la venue du Messie. Les Juifs sont nos frères aînés dans la mesure où nous avons quelque chose en commun. Pour autant, cela ne leur suffit pas pour être sauvés.

      http://www.famillechretienne.fr/agir/vie-de-l-eglise/monseigneur-fellay-s-exprime-sur-vatican-ii-partie-22_t11_s73_d49524.html

      2°) La seconde idée, fausse s’il en est, ayant fait l’objet d’innombrables mises au point il semble inutile d’y revenir une fois encore. Mais redisons-le très clairement, la FSSPX, à la suite de Mgr Lefebvre qui fit de cette position un principe fondamental dans son oeuvre de restauration de la Tradition, condamne fermement le sédévacantisme et le regarde comme une grave erreur.

      Voici ce qu’il déclarait :

      « Ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Pape simplifient trop les problèmes. La réalité est plus complexe. Si l’on se penche sur la question de savoir si un pape peut être hérétique on s’aperçoit que le problème n’est pas aussi simple qu’on le croirait… » (La Nouvelle Messe et le Pape, 8 novembre 1979).

      http://www.wat.tv/video/mgr-lefebvre-condamne-sedevacantisme-14x92_2hmdb_.html

    • 5 mars 2011 21:06

      Votre cher pape Benoît XVI que Marcel Lefebvre qualifiait de serpent à l’époque (cf. http://virgo-maria.info/wordpress/?p=260) est donc un martyr!

      Son martyre serait-il en relation avec la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican II?

      Une Congrégation qui combat les progrès du protestantisme (j’ai trouvé ça dans mon Petit Larousse sous Saint-Office…) par le modernisme.

  2. Actualité de la Tradition permalink
    5 mars 2011 19:40

    INFORMATION A PROPOS DES DISCUSSIONS ENGAGEES ENTRE LA FSSPX ET ROME.

    Le 2 février 2011, lors de la vêture de soutane de treize séminaristes, au séminaire de Flavigny, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a commenté les pourparlers avec Rome… »humainement on ne voit pas arriver cet accord ».

    Mgr Bernard Fellay était grave et les phrases ont été lentement prononcées, chaque fois les mots ont été « pesés », répétés et conditionnées par une tonalité mesurée.

    Après avoir signifier le sens ecclésial de la soutane dans le monde pour témoigner de la fidélité de l’Église à la volonté de Dieu, il a situé cette fidélité comme unique chemin de la grâce divine, dans le monde d’aujourd’hui :

     » Quand on regarde les tendances et les pensées qui circulent aujourd’hui dans l’Église, on se demande parfois quels sont les points communs, tellement c’est différent. On se demande aussi tourmente comment est-ce possible que tout ait tant changé. Des fois on entend aujourd’hui depuis Rome même, que rien n’a changé, que c’est toujours la même chose, on reste un peu pantois. Dire qu’il n’y a aucune différence entre les deux messes, je regrette, mais il n’y a qu’à ouvrir les yeux, c’est pas difficile … où est passé cet esprit, l’esprit chrétien, l’Esprit de Notre-Seigneur Jésus-Christ ? Est-ce qu’on le reconnaît encore comme Fils de Dieu ou pas ?…. vraiment. C’est impressionnant de voir comment cette tourmente a secoué l’ Église jusque dans ses fondements.

    Bien sûr l’on se pose cette question : qu’est-ce qu’on fait avec Rome ? Qu’est-ce que c’est que ces discussions avec Rome ? où allons-nous aboutir ? Est-ce qu’il y aura bientôt un accord ? Franchement, humainement parlant, on ne voit pas arriver cet accord. Qu’est-ce que cela veut dire : accord ? sur quoi somme-nous d’accord ?

    Il n’y a qu’un seule Église, l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ en dehors de laquelle personne ne peut être sauvé. Cette grâce qu’on ne peut pas trouver dans n’importe quelle religion.

    Si nous discutons, et non pas négocions, mais nous discutons. C’est dans l’espoir que ces paroles et ces vérités que nous faisons résonner au plus haut dans l’Église, touchent les coeurs. Et cela ce n’est pas nous, c’est Dieu qui peut le faire. Mais puisque nous pouvons, nous, ouvrir la bouche à ce niveau-là, nous avons le devoir de l’ouvrir.

    Cela ne veut pas dire que nous allons chercher à couper les vérités en deux, pour essayer de trouver un chemin moyen. Absolument pas, pas du tout.

    Alors, humainement on n’arrivera jamais à un accord. Comme on voit les choses aujourd’hui, humainement, cela ne sert à rien.

    Quand on parle de l’Église, on ne parle pas de « humainement », on parle d’une réalité surnaturelle… Parler, discuter, cela ne suffit pas. C’est nécessaire, mais cela ne suffit pas. »

    (source : DICI)

  3. pèlerine permalink
    5 mars 2011 20:25

    Hélas, en effet, nous avons espéré que le Pape reviendrait à la tradition de l’Eglise, il n’en est rien, il s’enfonce de plus en plus dans les fautes graves du concile, Assise, les juifs, le préservatif(ouverture pour se rallier certains!) Comment accepter tout celà? Que peut-il résulter de ces discussions? Rien apparement.

    • shalom permalink
      5 mars 2011 22:07

      Le génie juif s’est infiltré jusqu’au plus haut sommet de l’Eglise , et il vous éblouit !!! pauvres aveugles c’est tout ce que vous méritez .

    • Lancre permalink
      5 mars 2011 22:12

      « le génie juif », et puis quoi encore ?

      Il faudrait plutôt parler de l’infiltration de « l’infecte perversion de l’esprit judaïque » !

  4. Actualité de la Tradition permalink
    5 mars 2011 21:52

    Entretien de Mgr Fellayréalisé le 2 février 2011 au séminaire de la FSSPX aux USA,
    publié dans nouvelles de chrétienté le 26 février 2011

    Entretien recueilli au séminaire Saint-Thomas de Winona (USA), le 2 février 2011, en la fête de la Présentation de Jésus et de la Purification de la Très Sainte Vierge.

    1. Monseigneur vous avez choisi d’entreprendre des discussions doctrinales avec Rome. Pourriez-vous nous en rappeler le but?

    Il faut distinguer le but romain du nôtre. Rome a indiqué qu’il existait des problèmes doctrinaux avec la Fraternité et qu’il fallait éclaircir ces problèmes avant une reconnaissance canonique, – problèmes qui seraient manifestement de notre fait, s’agissant de l’acceptation du Concile. Mais pour nous il s’agit d’autre chose, nous souhaitons dire à Rome ce que l’Église a toujours enseigné et, par là-même, manifester les contradictions qui existent entre cet enseignement pluriséculaire et ce qui se fait dans l’Eglise depuis le Concile. De notre côté, c’est le seul but que nous poursuivons.

    2. Quelle est la nature de ces entretiens : négociations, discussions ou exposition de la doctrine ?

    On ne peut pas parler de négociations. Il ne s’agit pas du tout de cela. Il y a d’une part une exposition de la doctrine, et d’autre part une discussion car nous avons effectivement un interlocuteur romain avec lequel nous discutons sur des textes et sur la manière de les comprendre. Mais on ne peut pas parler de négociations, ni de recherche d’un compromis, car c’est une question de Foi.

    3. Pouvez-vous rappeler la méthode de travail utilisée ? Quels sont les thèmes qui ont déjà été abordés ?

    La méthode de travail est la méthode écrite : des textes sont rédigés sur lesquels s’appuiera l’entretien théologique ultérieur. Plusieurs thèmes ont déjà été abordés. Mais je laisse pour l’instant cette question en suspens. Je peux vous dire simplement que nous arrivons au bout, car nous avons fait le tour des grandes questions que pose le Concile.

    4. Pouvez-vous présenter les interlocuteurs romains ?

    Ce sont des experts, c’est-à-dire des professeurs de théologie qui sont également consulteurs de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. On peut dire des «professionnels » de la théologie. Il y a un Suisse, le Recteur de l’Angelicum, le père Morerod ; il y a un Jésuite, un peu plus âgé, le père Becker ; un membre de l’Opus Dei en la personne de son Vicaire général, Mgr Ocariz Braña ; puis Mgr Ladaria Ferrer, Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et enfin le modérateur, Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei.

    5. Y a-t-il une évolution dans la pensée de nos interlocuteurs depuis qu’ils ont lu les exposés des théologiens de la Fraternité ?

    Je ne pense pas qu’on puisse le dire.

    6. Mgr de Galarreta, lors du sermon des ordinations à La Reja en décembre 2009, disait que Rome avait accepté que le Magistère antérieur à Vatican II soit pris comme « unique critère commun et possible » dans ces entretiens. Y a-t-il un espoir que nos interlocuteurs révisent Vatican II ou est-ce impossible pour eux ? Vatican II est-il vraiment une pierre d’achoppement ?

    Je pense qu’il faut poser la question autrement. Par les distinctions faites par le pape Benoît XVI dans son discours de décembre 2005, on voit très bien qu’une certaine interprétation du Concile n’est plus permise et donc, sans parler directement d’une révision du Concile, il y a malgré tout une certaine volonté de réviser la manière de présenter le Concile. La distinction peut sembler un peu subtile, mais c’est bien sur cette distinction que s’appuient ceux qui ne veulent pas toucher au Concile et qui reconnaissent néanmoins que, à cause d’un certain nombre d’ambiguïtés, il y a eu une ouverture en direction de chemins interdits, dont il faut rappeler qu’ils sont interdits. – Vatican II est-il une pierre d’achoppement ? Pour nous, sans aucun doute, oui !

    7. Pourquoi est-il si difficile pour eux d’admettre une contradiction entre Vatican II et le Magistère antérieur ?

    La réponse est assez simple. A partir du moment où l’on reconnaît le principe selon lequel l’Église ne peut pas changer, si on veut faire admettre Vatican II, on est obligé de dire que Vatican II n’a rien changé non plus. C’est pour cela qu’ils n’acceptent pas de reconnaître des contradictions entre Vatican II et le Magistère antérieur. Ils sont cependant gênés pour expliquer la nature du changement qui est bel et bien avéré.

    8. Au-delà du témoignage de la Foi, est-il important et avantageux pour la Fraternité de se rendre à Rome ? Est-ce dangereux ? Pensez-vous que cela puisse durer longtemps ?

    Il très important que la Fraternité porte ce témoignage, c’est même la raison de ces entretiens doctrinaux. Il s’agit vraiment de faire entendre à Rome la foi catholique et essayer – pourquoi pas ? – de la faire entendre mieux encore dans toute l’Église.
    Un danger existe, c’est le danger d’entretenir des illusions. On voit que certains fidèles ont pu se bercer d’illusions. Mais les derniers événements se sont chargés de les dissiper. Je pense à l’annonce de la béatification de Jean-Paul II ou celle d’un nouvel Assise dans la ligne des réunions interreligieuses de 1986 et de 2002.

    9. Le Pape suit-il de près ces entretiens ? Les a-t-il déjà commentés ?

    Je pense que oui, mais sans avoir de précisions. – A-t-il commenté ces entretiens ? Il a dit lors de la réunion de ses collaborateurs, cet été, à Castel Gandolfo, qu’il en était satisfait. C’est tout.

    10. Peut-on dire que le Saint-Père qui, depuis plus de 25 ans, a eu à traiter avec la Fraternité, se montre aujourd’hui plutôt plus favorable à son égard que dans le passé ?

    Je n’en suis pas sûr. Oui et non. Je pense qu’en tant que pape, il a la charge de toute l’Église, le souci de son unité, la crainte de voir se déclarer un schisme. C’est lui-même qui a dit que c’étaient là les motifs qui le poussaient à agir. Il est maintenant le chef visible de l’Eglise, c’est ce qui peut expliquer pourquoi il agit ainsi. Cela signifie-t-il qu’il manifeste plus de compréhension vis-à-vis de la Fraternité ? Je crois qu’il a une certaine sympathie pour nous, mais avec des limites.

    11. En résumé, que diriez-vous de ces entretiens, aujourd’hui ?

    S’il fallait les refaire, on les referait. C’est très important. C’est capital. Si on espère corriger tout un mouvement de pensée, on ne peut pas se passer de ces entretiens.

    12. Depuis quelque temps, des voix ecclésiastiques, comme celles de Monsignor Gherardini ou de Mgr Schneider, se font entendre qui émettent – à Rome même – de véritables critiques sur les textes de Vatican II et non plus seulement sur leur interprétation. Peut-on espérer que ce mouvement s’amplifie et pénètre à l’intérieur du Vatican ?

    Je ne dis pas qu’on peut l’espérer, mais qu’il faut l’espérer. Il faut vraiment espérer que ces débuts de critiques – appelons-les : objectives, sereines – se développent. Jusqu’ici on a toujours considéré Vatican II comme un tabou, ce qui rend presque impossible la guérison de cette maladie qu’est la crise dans l’Église. Il faut pouvoir parler des problèmes et aller au fond des choses, sinon on n’arrivera jamais à appliquer les bons remèdes.

    13. La Fraternité peut-elle jouer un rôle important dans cette prise de conscience ? Comment ? Quel est le rôle des fidèles dans cet enjeu ?

    Du côté de la Fraternité, oui, on peut jouer un rôle, précisément en présentant ce que l’Église a toujours enseigné et en posant des objections sur les nouveautés conciliaires. Le rôle des fidèles consiste à donner une preuve par l’action, car ils sont la preuve que la Tradition est vivable aujourd’hui. Ce que l’Église a toujours demandé, la discipline traditionnelle est non seulement actuelle, mais réellement vivable aujourd’hui encore.

    II. L’EFFET MOTU PROPRIO

    14. Monseigneur, pensez-vous que le Motu Proprio, malgré ses déficiences, est un pas en faveur de la restauration de la Tradition ?

    C’est un pas capital. C’est un pas qu’on peut dire essentiel, même si jusqu’ici il n’a pratiquement pas eu d’effet, ou très peu, parce qu’il y a une opposition massive des évêques. Au niveau du droit, le fait d’avoir reconnu que l’ancienne loi, celle de la messe traditionnelle, n’avait jamais été abrogée, est un pas capital pour redonner sa place à la Tradition.

    15. Concrètement, avez-vous vu à travers le monde d’importants changements de la part des évêques sur la messe traditionnelle depuis le Motu Proprio ?

    Non. Ici ou là, quelques-uns obéissent au Pape, mais ils sont rares.

    16. Qu’en est-il des prêtres ?

    Oui, je vois un grand intérêt de leur part, mais beaucoup d’entre eux sont persécutés. Il faut un courage extraordinaire pour oser simplement appliquer le Motu Proprio tel qu’il a été énoncé. Oui, il y a des prêtres, de plus en plus, surtout dans les jeunes générations, qui s’intéressent à la messe traditionnelle. C’est très consolant !

    17. Y a-t-il des communautés qui ont décidé d’adopter l’ancienne liturgie ?

    Il y en a peut-être plusieurs, mais il y en a une que l’on connaît, en Italie, celle des Franciscains de l’Immaculée, qui a décidé de revenir à l’ancienne liturgie. Pour la branche féminine, c’est déjà fait. Pour les prêtres qui sont impliqués dans la vie des diocèses, ce n’est pas toujours évident.

    18. Que conseillez-vous aux fidèles qui ont, depuis et grâce au Motu Proprio, une messe traditionnelle plus près de chez eux que dans une chapelle de la Fraternité Saint-Pie X ?

    Ce que je conseille, c’est d’abord de demander conseil aux prêtres de la Fraternité, de ne pas aller à l’aveuglette à n’importe quelle messe traditionnelle célébrée près de chez soi. La messe est un trésor, mais il y a aussi une manière de la dire et tout ce qui l’accompagne : le sermon, le catéchisme, la façon de donner les sacrements… Toute messe traditionnelle n’est pas nécessairement accompagnée des conditions requises pour qu’elle porte tous ses fruits et qu’elle protège l’âme des dangers de la crise actuelle. Donc, demandez d’abord conseil aux prêtres de la Fraternité.

    19. La liturgie n’est pas le fond de la crise dans l’Église. Pensez-vous que le retour de la Liturgie est toujours le début d’un retour à l’intégrité de la Foi ?

    La Messe traditionnelle a une puissance de grâce absolument extraordinaire. On le voit dans l’action apostolique, on le voit surtout chez les prêtres qui y reviennent, elle est vraiment l’antidote à la crise. Elle est réellement très puissante, à tous les niveaux, celui de la grâce, celui de la foi… Je pense que si on laissait une véritable liberté à l’ancienne messe, l’Église pourrait sortir assez vite de cette crise, mais cela prendrait tout de même plusieurs années !

    20. Depuis longtemps le Pape parle de « la réforme de la réforme ». Pensez-vous qu’il souhaite tenter de concilier la liturgie ancienne avec la doctrine de Vatican II, dans une réforme qui serait une voie moyenne ?

    Écoutez, pour l’instant, on n’en sait rien ! On sait qu’il veut cette réforme, mais jusqu’où ira-t-elle ? Est-ce qu’à la fin tout sera fondu ensemble, « forme ordinaire » et « forme extraordinaire » ? Ce n’est pas ce qu’il y a dans le Motu Proprio qui demande que l’on distingue bien les deux « formes » et qu’on ne les mélange pas : ce qui est très sage. Il faut attendre et voir ; pour l’instant restons-en à ce que disent les autorités romaines.

    III. ASSISE 2011

    21. Le Saint-Père a annoncé la prochaine réunion d’Assise. Vous avez réagi dans votre sermon à Saint Nicolas le 9 janvier 2011 et voulu faire votre l’opposition qui fut celle de Mgr. Lefebvre lors de la première réunion, il y a 25 ans ? Pensez-vous intervenir directement auprès du Saint-Père ?

    Si l’occasion m’en est donnée et si elle peut porter du fruit, pourquoi pas ?

    22. Est-ce si grave d’appeler les autres religions à œuvrer pour la paix ?

    Sous un aspect et seulement sous cet aspect, non. Appeler les autres religions à œuvrer pour la paix – une paix civile –, il n’y a pas de problème ; mais dans ce cas-là, ce n’est pas au niveau religieux, c’est au niveau civil. Ce n’est pas un acte de religion, c’est tout simplement un acte d’une société religieuse qui œuvre civilement en faveur de la paix. Ce n’est même pas la paix religieuse qui est recherchée, mais la paix civile entre les hommes.
    En revanche, demander qu’à l’occasion de cette réunion des actes religieux soient posés, c’est une absurdité parce qu’il y a une incompréhension radicale entre les religions. Dans ces conditions, on ne voit pas ce que veut dire prétendre à la paix, alors qu’on n’est même pas d’accord sur la nature de Dieu, sur le sens que l’on donne à la divinité. Vraiment on se demande comment on pourrait aboutir à quelque chose de sérieux.

    23. On peut penser que le Saint-Père n’entend pas l’œcuménisme de la même manière que Jean-Paul II. N’est-ce pas une différence de degré dans la même erreur ?

    Non, je crois qu’il l’entend de la même manière. Il dit bien : « C’est impossible de prier ensemble ». Mais il faut voir ce qu’il entend par là exactement. Il en a donné une explication en 2003, dans un livre intitulé « La foi, la vérité, la tolérance, la chrétienté et les religions du monde ». Je trouve qu’il coupe les cheveux en quatre. Il essaie de justifier Assise. On se demande bien comment cela sera possible en octobre prochain.

    24. Des intellectuels italiens ont manifesté publiquement leur inquiétude sur les conséquences d’une telle réunion. Connaissez-vous d’autres réactions à l’intérieur de l’Église ?

    Ils ont raison. Voyons-nous d’autres réactions à l’intérieur de l’Église ? Dans les milieux officiels, non. Chez nous, évidemment oui.

    25. Qu’en est-il de la réaction des communautés Ecclesia Dei ?

    Il n’y en a pas, que je sache.

    26. Comment expliquez-vous que le Saint-Père qui dénonce le relativisme en matière religieuse et qui avait même refusé d’assister à la réunion d’Assise en 1986, puisse vouloir commémorer une telle réunion en la réitérant ?

    C’est un mystère pour moi. Je ne sais pas. Je pense qu’il subit peut-être des pressions ou des influences. Probablement est-il effrayé par les actes antichrétiens, les violences anticatholiques : ces bombes en Egypte, en Irak. C’est peut-être la raison qui l’a poussé à poser cet acte d’un nouvel Assise, acte que je ne veux pas dire de désespoir, mais acte posé en désespoir de cause… Il essaie quelque chose quand même. Je ne serais pas étonné si c’était cela, mais je n’en sais rien de plus.

    27. Y a-t-il une possibilité que le Saint-Père renonce à cette manifestation interreligieuse ?

    On ne sait pas trop bien comment elle sera organisée. Il faudra voir. Je suppose qu’ils vont essayer d’en faire le minimum car, encore une fois, pour le Pape actuel, il est impossible que des groupes différents puissent prier ensemble alors qu’ils ne reconnaissent pas le même dieu. On se demande donc encore et toujours ce qu’ils vont pouvoir faire ensemble !

    28. Que doivent faire les catholiques face à cette annonce d’un Assise III ?

    Prier pour que le Bon Dieu intervienne d’une manière ou d’une autre afin que cela ne se fasse pas, et dans tous les cas, commencer déjà à réparer.

    IV. LA BEATIFICATION DE JEAN-PAUL II ?

    29. L’annonce de la prochaine béatification de Jean-Paul II pose-t-elle un problème ?

    Un problème grave, celui d’un pontificat qui a fait faire des bonds en avant dans le mauvais sens, dans le sens du progressisme et de tout ce qu’on appelle « l’esprit de Vatican II ». C’est donc une consécration non seulement de la personne de Jean-Paul II, mais aussi du Concile et de tout l’esprit qui l’a accompagné.

    30. Y a-t-il un nouveau concept de la sainteté depuis Vatican II ?

    On peut le craindre ! C’est un concept de sainteté pour tous, de sainteté universelle. Il n’est pas faux de dire qu’il y a un appel, une vocation à la sainteté pour tous les hommes ; mais ce qui est faux, c’est d’abaisser la sainteté à un niveau qui fait croire que tout le monde va au Ciel.

    31. Comment de vrais miracles pourraient-ils être permis par Dieu pour authentifier une fausse doctrine, à l’occasion des multiples béatifications et canonisation faites ces dernières décennies ?

    C’est tout le problème : est-ce que ce sont des vrais miracles ? Est-ce que ce sont des prodiges ? Selon moi, il y a des doutes. Je suis très étonné de la légèreté avec laquelle on traite ces choses-là, pour autant que je puisse le savoir.

    32. Si la canonisation engage l’infaillibilité pontificale, peut-on refuser les nouveaux saints canonisés par le pape ?

    C’est vrai qu’il y a un problème sur la question des canonisations actuelles. Cependant on peut se demander s’il y a une véritable volonté d’engager l’infaillibilité dans les termes utilisés par le souverain pontife. On a changé ces termes pour la canonisation, ils sont devenus beaucoup moins forts qu’auparavant. Je pense que cela va de pair avec la mentalité nouvelle qui ne veut pas définir dogmatiquement en engageant l’infaillibilité. Cependant reconnaissons qu’on reste là sur des pistes… Il n’y a pas de réponse satisfaisante, si ce n’est celle de l’intention de l’autorité suprême d’engager ou non son infaillibilité.

    33. Peut-on choisir parmi les saints nouvellement proposés à la vénération des fidèles ? Qu’en est-il du Padre Pio ?

    Je pense qu’il ne faut pas choisir. Cependant, on peut toujours garder les critères qui ont été universellement reconnus dans le passé, ainsi lorsqu’il y a une dévotion populaire massive, comme pour le père Maximilien Kolbe ou pour le Padre Pio, cela ne devrait pas faire de difficulté. Mais encore une fois, ce ne sont là que des opinions, en l’absence d’un jugement magistériel dogmatiquement énoncé.

    34. Et Mgr Lefebvre, avez-vous des exemples de grâces obtenues par son intercession ?

    Oui, on en connaît, et même pas mal. Mais je ne sais pas si elles sont vraiment de l’ordre du miracle, peut-être pour l’une ou l’autre. Lorsqu’il s’agit de guérisons, on n’a pas, à ma connaissance, tous les documents médicaux nécessaires. Beaucoup de grâces sont obtenues par l’intercession de Monseigneur, mais je ne m’étends pas plus.

    V. LA FRATERNITÉ SAINT-PIE X

    35. La Fraternité vient de fêter un important anniversaire. Comment pouvez-vous résumer ces 40 années?

    Une histoire enthousiasmante… des larmes, beaucoup, au milieu de grandes joies. Une des joies les plus grandes est celle de constater à quel point le Bon Dieu nous permet d’être associés à plusieurs des béatitudes qu’il a prêchées dans le Sermon sur la montagne, comme celle de pouvoir souffrir pour Son Nom. Et à travers toutes les vicissitudes de la crise présente, nous voyons que cette œuvre continue de grandir – ce qui, humainement, est proche de l’impossible. C’est bien la marque de Dieu sur l’œuvre de Mgr Lefebvre.

    36. Y a-t-il un accroissement de vocations ? Et si oui, quelles en sont les causes ?

    Je crois qu’il y a une grande stabilité. J’aimerais voir plus de vocations. Je pense qu’il va falloir relancer les croisades de vocations. Le monde est très hostile en tant que tel à l’éclosion des vocations, c’est pourquoi il faut essayer de recréer partout des climats dans lesquels les vocations peuvent de nouveau éclore. Car il y a bien des vocations, mais souvent elles n’arrivent pas à mûrir à cause de ce monde matérialiste.

    37. Vous avez relaté dernièrement, lors du Congrès Courrier de Rome, à Paris, une réunion d’une trentaine de prêtres diocésains en Italie à laquelle vous avez assisté. Qu’est-ce que les prêtres attendent aujourd’hui de la Fraternité ?

    Ces prêtres nous demandent avant tout la doctrine, ce qui est un signe excellent. S’ils sont chez nous, c’est bien sûr parce qu’ils veulent l’ancienne messe, mais après la découverte de cette messe, ils veulent autre chose. Ils en veulent plus, parce qu’ils découvrent tout un monde qu’ils savent authentique. Ils ne doutent pas que là est la vraie religion. Ils ont alors besoin de renouveler leurs connaissances théologiques. Et ils ne se trompent pas, ils vont directement à saint Thomas d’Aquin.

    38. Ce mouvement de prêtres qui se tournent vers la Fraternité est-il, à des degrés divers, le même dans tous les pays ?

    Il y a certainement des degrés divers et même des chiffres différents selon les pays. Mais on retrouve le même phénomène un peu partout. Le prêtre, en général jeune, qui s’approche de la messe traditionnelle, qui découvre avec un grand enthousiasme ce trésor, fait petit à petit un cheminement vers la Tradition qui le rend, à la fin, tout à fait traditionnel.

    39. Avez-vous l’espoir qu’un tel intérêt puisse aussi atteindre certains évêques, au point d’envisager une future collaboration ?

    Nous avons déjà des contacts avec des évêques mais pour l’instant tout est gelé, par les conférences épiscopales et les pressions alentour, mais il ne fait aucun doute que dans l’avenir il pourra y avoir une collaboration avec certains évêques.

    40. Etes-vous prêt à tenter l’expérience de la Tradition avec un évêque, au niveau d’un diocèse ?

    Ce n’est pas encore mûr, on n’en est pas encore là, mais je pense que cela va arriver. Ce sera difficile, il faudra voir de près comment on pourra le réaliser. Il sera indispensable que cela se fasse avec des évêques qui ont réellement compris la crise et qui veulent vraiment de nous.

    41. Les fidèles sont de plus en plus nombreux. Les chapelles se multiplient. L’état de nécessité est toujours présent. Envisagez-vous la consécration d’autres évêques auxiliaires pour la Fraternité ? Pensez-vous que Rome puisse être favorable à des consécrations épiscopales dans la Tradition aujourd’hui ?

    Pour moi, la réponse est très simple : il y aura ou il n’y aura pas d’évêques selon que les circonstances qui ont prévalu à la première consécration, se retrouvent ou pas.

    VI. L’EXPANSION DE LA FSSPX AUX ETATS-UNIS

    42. Monseigneur, nous avons la joie de vous voir souvent aux États-Unis. Vous aimez vous y rendre. Un commentaire ?

    Mon commentaire : j’aime toutes les âmes que le Bon Dieu nous confie, et il y en a pas mal aux États-Unis. Voilà tout !

    43. Avez-vous déjà pu rencontrer le cardinal Burke ?

    J’ai essayé de le voir plusieurs fois, mais je ne l’ai pas encore vu.

    44. Les évêques aux États-Unis ont été nombreux à manifester leur soutien à la Marche de la Vie, l’un d’entre eux est même intervenu énergiquement contre un hôpital qui favorisait l’avortement. Y a-t-il un espoir qu’ils comprennent que la crise actuelle touche aussi la Foi ?

    Je pense que, malheureusement, il faut distinguer chez les modernes les mœurs et la foi. On pourra ainsi trouver plus d’évêques encore sensibles aux problèmes moraux que d’évêques attachés aux questions de foi. Cependant on peut se dire que si quelqu’un défend avec beaucoup de courage la morale catholique, forcément il doit avoir la foi et sa foi en sera même renforcée… C’est ce que j’espère, tout en reconnaissant qu’il y a quelques exceptions…

    45. Les évêques américains veulent réviser ensemble les directives données par Jean-Paul II pour les universités. Quelles devraient être, selon vous, les mesures urgentes à prendre pour faire des université actuelles, de véritables universités catholiques ?

    La mesure urgente, la première c’est le retour à la scolastique. Il faut balayer ces philosophies modernes, revenir à la saine philosophie, la philosophie objective, réaliste. Saint Thomas – comme au début du XXe siècle – doit redevenir la norme. Autrefois les 24 thèses thomistes étaient obligatoires. Il faut y revenir, c’est absolument nécessaire. Et après cette restauration philosophique, on pourra continuer sur la même lancée en théologie.

    46. Mgr Robert Vasa de Baker (OR) a récemment rappelé que les déclarations de la Conférence épiscopale ne pouvaient obliger un évêque dans son diocèse. Est-ce une remise en cause de la collégialité promue au Concile?

    Sur cette question de la collégialité, ce n’est pas seulement un évêque qui a parlé. Le pape lui-même, s’adressant à la Conférence épiscopale brésilienne, a eu des paroles très fortes remettant à sa place le rôle de la Conférence épiscopale et insistant sur l’autorité personnelle des évêques et sur leurs relations directes avec le Saint-Père.

    47. Le Séminaire de Winona est le plus important en nombre de séminaristes ? Comment expliquez-vous cela ?

    Je pense que c’est dû tout simplement à la générosité de ce pays qui facilement se laisse enthousiasmer par une bonne cause.

    48. Que faire pour multiplier les vocations sacerdotales et religieuses ?

    Prier, prier, prier ! Se sacrifier aussi.

    49. Quels sont les points forts du monde de la Tradition aux États-Unis ?

    Je pense qu’il y a cette générosité dont je viens de parler, et aussi les écoles. C’est vrai qu’il y a un nombre important de prêtres et qu’il en faudrait davantage encore, mais je dirais surtout que les écoles sont indispensables. Il faut également encourager l’aide aux familles traditionnelles. Il faut qu’on mette sur pied un mouvement pour les familles, pour les soutenir, pour les former. C’est la cellule première de la société. Elle est fondamentale dans l’ordre naturel et dans l’ordre surnaturel.

    50. Qu’est-elle pour vous, Monseigneur, l’importance des écoles ?

    Elle est capitale. C’est le futur. La jeunesse sera catholique, si elle a reçu une bonne formation. Et pour cela, il nous faut des écoles catholiques.

    51. Les familles nombreuses, parce que généreuses, sont quelquefois réduites à faire l’école à la maison. Que recommandez-vous à celles qui ont accès à de bonnes écoles ?

    Celles qui ont accès à de bonnes écoles, il ne faut pas qu’elles hésitent un instant : qu’elles mettent leurs enfants dans ces écoles ! L’école à la maison ne remplacera jamais une bonne école. S’il n’y a pas de bonne école, c’est évidemment autre chose.

    52. Envisagez-vous, Monseigneur, d’appeler à une autre croisade du Rosaire ? Que recommandez-vous aux fidèles aujourd’hui ?

    Oui ! La situation du monde, la situation de l’Église – on le voit bien – continue d’être très sombre, même s’il y a des lueurs d’espoir, et ces éléments angoissants nous obligent plus que jamais à redoubler d’intensité dans la prière, dans le recours à la Sainte Vierge. Pour les fidèles d’aujourd’hui, ce qui est indispensable c’est la prière, la prière en famille, renouvelée, fréquente, accompagnée de ce qui forme l’âme chrétienne, l’esprit de sacrifice.

    VII. EN GUISE DE CONCLUSION

    53. Monseigneur, vous fêterez l’année prochaine vos 30 années de sacerdoce, dont 18 ans à la tête de la Fraternité Saint-Pie X. Quels furent les événements majeurs au cours de toutes ces années ?

    C’est tout un roman !… Bien sûr, les sacres sont à citer en premier ! Comme événements majeurs figurent aussi la joie d’avoir été auprès de Mgr Lefebvre, la joie d’avoir été auprès de l’abbé Schmidberger, et d’avoir beaucoup appris à leurs côtés ; la joie aussi d’avoir pu travailler avec les autres évêques de la Fraternité, ainsi qu’avec tous nos prêtres dans un grand élan de zèle pour la Foi, pour le maintien de l’Église catholique.

    54. Un souhait pour les années qui viennent ?
    Que l’Église retrouve ses rails ! C’est une image, mais c’est vraiment notre souhait. Et pour cela il faut que le triomphe du Cœur Immaculé de la Très Sainte Vierge arrive ! Nous en avons tant besoin !

    Merci Monseigneur d’avoir bien voulu accepter de répondre à cet entretien.

    Entretien recueilli au séminaire Saint-Thomas de Winona (USA), le 2 février 2011, en la fête de la Présentation de Jésus et de la Purification de la Très Sainte Vierge.

    Source: La porte Latine.

  5. 18 avril 2012 11:20

    Extraits de trois sources différentes :

    Lundi 16 avril 2012, Benoît XVI aura 85 ans, et la réconciliation, orchestrée par ses soins, avec les disciples de Mgr Lefebvre, est presque un miracle.

    Benoît XVI pourrait laisser l’image du pape de la réconciliation des catholiques dans l’histoire de l’église et de Rome.

    En effet, Rome et Écône sont sur le point de sceller un accord, qui se traduira par la réintégration de tous les catholiques traditionalistes au sein de l’église romaine.

    Pour Mgr Bernard Fellay (Ndlr. Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X), joint par téléphone, « la signature d’un document fixant les relations entre le Saint-Siège et les disciples de Mgr Lefebvre est une question de jours….. » (1)

    Le Vatican attend la réponse de Mgr Bernard Fellay, le chef de fil des lefebvristes. Sitôt reçue à Rome – «c’est une affaire de jours et non plus de semaines», indique-t-on au Vatican -, elle sera «aussitôt» analysée. Si elle est conforme aux attentes, le Saint-Siège annoncera très vite un accord historique avec cette branche de fidèles, connus sous le nom d’«intégristes».

    Les uns derrières les autres, Benoît XVI a abattu, de toute son autorité de pape, les obstacles qui empêchaient une pleine réconciliation avec les disciples de Mgr Marcel Lefebvre.

    Et si un accord final est annoncé dans les jours qui viennent, l’essentiel du travail a déjà été fourni par ce pape.
    – Rétablissement en 2007 – comme rite «extraordinaire» dans l’Église catholique – de la messe dite en latin, c’est-à-dire, selon le missel de Jean XXIII en vigueur avant le concile Vatican II.
    – Levée des excommunications, en 2009, qui frappaient les quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre.
    – Lancement des discussions doctrinales entre le Saint-Siège et la fraternité Saint Pie X, la même année, à propos du concile Vatican II.
    L’échec apparent de ces dernières, il y a un an, avait donné l’impression d’un échec total de la négociation.

    Suite : http://christroi.over-blog.com/article-vers-un-accord-entre-rome-et-econe-103397273.html

  6. Charles permalink
    19 avril 2012 23:22

    Calixte, qui n’en rate pas une, affirme, en nous gratifiant dd’un document du passé, que Mgr Lefebvre était un farouche antisédévacantiste.C’est vrai à cette époque mais cela ne le fut plus ensuite. Calixte ment par omission et déformation. Le très prochain ralliement de la FSSPX mettra bientôt tous ces apostats dans le même bateau……

  7. 11 mai 2012 00:02

    Nous nous étions engagés à demeurer silencieux sur le brouhaha alimenté par toutes sortes de rumeurs et de “révélations” entourant le processus de réconciliation entre Rome et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Notre intention a toujours été de ne pas “polluer”, par des informations livrées de manière importune, un processus délicat, difficile et de grande importance.

    Ce processus, s’il concerne évidemment l’Église universelle, est d’abord une affaire qui regarde Rome et la FSSPX.

    Toutefois, deux documents fondamentaux pour comprendre l’étape où en est ce processus, viennent d’être révélés publiquement (ici) par un forum traditionaliste anglophone CathInfo.

    Nous reproduisons ci-dessous le texte de la lettre adressée par Mgr Fellay et les membres du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X aux trois autres évêques de la FSSPX, en réponse à une lettre collective adressée par ces derniers le 7 avril dernier que nous reproduisons à la suite :

    http://www.riposte-catholique.fr/summorum-pontificum-blog/documents-summorum/lettre-de-mgr-fellay-aux-eveques-de-la-fraternite-saint-pie-x#.T6vwa8X7NAP

  8. 16 février 2013 16:25

    Entretien de Mgr Fellay à Nouvelles de France sur les tentatives de rapprochement de la FSSPX avec Rome – 15 février 2013

    Monseigneur Fellay est le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fondée par Monseigneur Lefebvre. Il revient, pour Nouvelles de France, sur les tentatives de rapprochement de la FSSPX avec Rome qui ont marqué le pontificat de Benoît XVI.

    Monseigneur, apprécieriez-vous le fait que le dernier acte majeur du pontificat de Benoît XVI puisse être la réintégration de la Fraternité Saint Pie X ?

    Un bref instant, j’ai pensé qu’en annonçant sa renonciation, Benoît XVI ferait peut-être un dernier geste envers nous en tant que Pape. Cela étant, je vois difficilement comment cela peut être possible. Il faudra probablement attendre le prochain Pape. Je vais même vous dire, au risque de vous surprendre, il y a des problèmes plus importants pour l’Église que celui de la Fraternité Saint-Pie X et c’est, d’une certaine manière, en les réglant, que le problème de la Fraternité sera réglé.

    Certains disent que vous souhaitez que Rome reconnaisse le rit ordinaire comme illicite, pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

    Nous sommes bien conscients qu’il est très difficile de demander des autorités une condamnation de la nouvelle messe. En réalité, si ce qui doit être corrigé l’était, ce serait déjà un grand pas.

    Comment cela ?

    Cela peut être réalisé par une instruction de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Ce n’est pas si compliqué en fin de compte. Je pense qu’il y a des changements importants à effectuer à cause des graves et dangereuses déficiences, qui font que ce rite est condamnable. L’Église peut très bien effectuer ces importantes corrections sans perdre la face ou son autorité. Mais je note actuellement l’opposition d’une partie des évêques à la demande légitime du Pape de corriger, au canon de la messe, la traduction du « pro multis » par « pour beaucoup » et non pas « pour tous », traduction fausse que l’on retrouve dans plusieurs langues.

    Souhaitez-vous revenir sur le Concile Vatican II ?

    En ce qui concerne Vatican II, comme pour la messe, nous estimons qu’il est nécessaire de clarifier et de corriger un certain nombre de points qui sont soit erronés, soit conduisant à l’erreur. Cela étant, nous ne nous attendons pas à ce que Rome condamne Vatican II avant longtemps. Elle peut rappeler la Vérité, corriger discrètement les erreurs en sauvegardant son autorité. Toutefois, nous pensons que la Fraternité apporte sa pierre à l’édifice du Seigneur en dénonçant certains points litigieux.

    Concrètement, vous savez bien que vos revendications ne seront pas satisfaites du jour au lendemain.

    Certainement, mais au fur et à mesure, elles le seront, je pense. Et il y aura un moment, où la situation deviendra acceptable et nous pourrons être d’accord, même si aujourd’hui cela ne semble pas être le cas.

    Vous avez rencontré Benoît XVI dès les premiers mois de son pontificat, pouvez-vous nous dire quel a été votre sentiment à son endroit à ce moment là ?

    Je peux dire que j’ai rencontré un Pape qui avait un désir sincère de réaliser l’unité de l’Église, même si nous n’avons pas réussi à nous accorder. Mais croyez bien que je prie pour lui tous les jours.

    Quel a été, selon vous, l’acte le plus important de son pontificat ?

    Je pense que sans conteste, l’acte le plus important fut la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum qui accorde aux prêtres du monde entier la liberté de célébrer la messe traditionnelle. Il l’a fait, il faut le dire, avec courage car il y avait des oppositions. Je pense d’ailleurs que cet acte portera des fruits très positifs à la longue.

    Source: http://www.laportelatine.org/publications/entret/2013/fellay_nouvelles_de_france_130215/fellay_130215.php

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