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Un sujet tabou : le viol en Israël !

4 décembre 2009
     

 

La situation des femmes violées en Israël, jusqu’à présent, ne leur permettaient guère d’espoir. La loi et son application était si laxiste, favorable aux hommes et considérant a priori qu’une femme violée avait dû à l’origine de l’incident, que la plupart des viols étaient rarement suivis d’une déclaration à un poste de police. Depuis deux ans, la lutte des femmes israëlienne dans le cadre juridique et dans le céancle de la knesset a obtenu que tout viol soit suivi d’un « onesh minimali [lehatkafa minit] » , d’une peine minimale d’emprisonnement, non contractable, mais on est pourtant très loin d’une protection juridique véritable digne de ce nom.

 

 

Pour ce qui est des chiffres, les femmes israëliennes comptent 200 000 femmes battues (entre 6 à 10 femmes meurent actuellement chaque année de la violence exercée par leur mari), et le nombre de femmes violées s’élève à plus de 5000 viols déclarés, bien que l’on doive  doubler voire tripler normalement ce chiffre pour évaluer le nombre effectif de viols, la déclaration d’un viol représentant toujours un traumatisme supplémentaire redouté par la victime.

 

Autre élément, on ne lie pas toujours suffisamment ces chiffres à celui des agunots, c’est-à-dire les femmes mariées abandonnées par leur mari et ne pouvant se remarier. Pourtant ces phénomènes renvoient la même image dégradée de la femme d’une façon, hélas, cohérente dans le judaïsme. La femme n’a pas le droit de décider de son sort dans ces trois cas de figure, elle est réduite au statut d’un enfant ou d’un objet que l’on utilise, que l’on brutalise, que l’on délaisse une fois l’envie de l’utiliser passée. Cette situation est donc catastrophique en termes de chiffres, mais aussi qualitativement, psychiquement, pour la nation israëlienne.

 Il n’est pas encore admis dans l’inconscient collectif majoritaire de ce pays qu’un individu né avec le sexe féminin soit un individu à part entière, doué de raison, de volonté, d’autonomie, et soit digne de respect. La différence des sexes est encore malheureusement confondue avec l’inégalité des sexes, en raison d’une vision talmudique judaïque obscurantiste.

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