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Le sionisme de Dantec est une imbécillité théologique !

13 décembre 2009

 

 

Le problème n’est en aucune façon pour nous, de savoir si Maurice G. Dantec eut recours, ou non, à un nègre pour rewriter ses premiers romans, la pratique est courante et s’est généralisée dans le monde de l’édition d’aujourd’hui, qui est une vaste blague industrielle fonctionnant comme une entreprise de marketing offrant du prêt à penser rédigé au kilomètre, à des années lumière de la littérature véritable. L’éventuel nègre dont aurait eu besoin Dantec pour astiquer les ultimes virgules de ses besogneux romans est ainsi une question qui le regarde, et sans doute un peu ses admirateurs, dont il est d’ailleurs assez amusant de voir leur vif empressement à accourir en ces lieux « ténébreux », « exhalant une atmosphère médiévale » et « inquisitoriale », défendre maladroitement leur idole.  

 

Ainsi donc, contrairement à ce que certains soutiennent, le conditionnel n’est pas de pure forme pour nous dans l’annonce que nous avons faite de l’information produite par Wrath, dite Lise-Marie Jaillant, ce temps de la conjugaison que nous avons utilisé volontairement, indiquant précisément que la déclaration : [« la rumeur courait depuis un certain temps que Maurice Dantec n’avait pas écrit ses livres tout seul. (…) j’ai eu confirmation que ses deux premiers romans, au moins, et peut-être le troisième en partie, ont été réécrits substantiellement. Dantec a fourni un brouillon avancé et l’éditeur a fait appel a un “rewriter”], ne faisant état d’aucune source vérifiable, du moins pour le moment, il faut donc la prendre avec prudence et ne pas lui conférer une valeur d’autorité incontestable. C’est une attitude normale, sur le plan déontologique.

En revanche, éclairer cette petite information quelque peut « providentielle » – puisque notre auteur se pique de citer Maistre ou Bloy –  si elle venait à se vérifier, par une critique des aberrantes positions sionistes de Dantec, qui ne connaît visiblement rien au sujet, clamant niaisement en parfait ignorantin du sens des Ecritures : «La Terre d’Israël a été donné pour l’ÉTERNITÉ au Peuple d’Abraham. C’est ainsi. C’est écrit » (Jérusalem Post,  édition française, 2005), est intéressant et nous donne, effectivement l’occasion de montrer en quoi, sous prétexte d’écrire des romans d’anticipation, délayés avec une sauce pseudo-théologique, on peut proférer des absurdités faramineuses en se donnant un air prophétique inspiré.

 Car, et c’est surtout ce qui nous importe, les déclarations pro-sionistes délirantes de Dantec, ont produit quelques effets sur de jeunes esprits peu instruits de ces matières complexes, séduits par l’aspect post-punk futuriste de sa prose, et il n’est plus rare de voir s’affirmer les pires âneries et apparaître, sur la toile comme dans les salons, de dévots avocats de l’Etat d’Israël, sous prétexte d’une pose, au demeurant singulièrement comique, de catholicité cybernétique à tendance néo-apocalyptique.

Là, pour le coup, c’est beaucoup plus grave, et mérite que l’on dénonce l’absurdité exégétique, théorique et théologique de ce type de discours démentiel, faux, singulièrement inexact et participant d’une profonde incompréhension des domaines de la pensée catholique authentique et traditionnelle sur le plan eschatologique, sachant que le projet de reconstruction d’un Etat Juif en Israël repose, non pas sur un soi-disant accomplissement des Ecritures, mais bien au contraire, sur une profanation scandaleuse du sens des Promesses, tordues, bafouées et pliées pour servir des objectifs ignobles, dont il n’est pas accessoire de rajouter qu’ils se sont accompagnés d’une hécatombe sanglante qui, pour mettre en œuvre la réalisation du projet sioniste, fit que des milliers de victimes innocentes ont payé de leur vie la folie criminelle des assassins qui se sont emparés de la Terre sainte !

Ainsi donc, disons à cet égaré de Maurice Dantec, intoxiqué par les thèses littéralistes des  protestants évangélistes, que la Terre d’Israël n’a pas été « donnée pour l’Eternité aux Juifs », elle leur fut confiée jadis, mais depuis leur rejet du Christ et la destruction du Temple, il n’est plus question pour eux de se rebâtir un Royaume, ni reconstituer une Capitale, ni réédifier un Temple, ceci tant que les « temps » ne sont pas advenus. Le refuser et justifier à tous prix ce qui ce passe d’atroce en Terre sainte au nom des Promesses, c’est ne pas être chrétien, c’est se mettre en rupture totale avec la position de l’Eglise catholique !

C’est d’ailleurs ce que dit très bien le rabbin Wasserman qui s’opposa, comme saint Pie X,  avec force à Théodore Herzl, montrant l’accord important à cet égard entre la doctrine catholique et les Juifs orthodoxes  :  « Tout retour à la Terre sainte ne se fera que par la volonté divine, Nos ancêtres esclaves en Mitsraïm [Egypte ancienne] n’en sont pas sortis par une révolte nationale et par la voie militaire, mais uniquement par la Rédemption divine. La présence Juive en Terre Sainte sans sainteté, hors de l’application de la Torah, est contraire à la volonté divine. Enfreindre la Thora en Terre Sainte amène à l’Exil. »

 LIRE LES ETUDES  :

 

 « LE CARACTERE SATANIQUE DU SIONISME ! »

 

 « LE CHEF DES JUIFS : L’ANTECHRIST ! »

 

18 commentaires leave one →
  1. reply permalink
    14 décembre 2009 11:55

    Merci pour le petit rappel de pensée catholique traditionnelle dont Dantec est ses amis ont bien besoin !

  2. blue velvet permalink
    14 décembre 2009 12:53

    AH AH AH AH!!!!!!!!
    l’inquisition est de sortie ?
    on assemble les momies du passé .
    Figé momifié .
    Morts vivants .

  3. Mavel permalink
    14 décembre 2009 23:07

    C’est amusant, en quelques jours vous vous mettez sur le dos de Dantec. D’ailleurs le liminaire de cette nouvelle intervention montre que vous cherchez à déplacer le débat après avoir repris imprudemment une rumeur qui le visait. Cela vous permet de redire encore ce qui semble être une de vos ritournelles favorites.

    J’ai croisé régulièrement « dans la vraie vie » des gens comme vous qui refusent Vatican II. Il est troublant comme, spontanément, ils ressortaient toujours cette idée selon laquelle les juifs ne sont plus le peuple élu depuis qu’ils n’ont pas voulu reconnaître le Messie.
    En somme, Dieu aurait RETIRE son alliance avec les juifs depuis lors. Punis. Comme si la proposition faite à Abraham au Sinaï au moment du veau d’or était en fin de compte réalisée, enfin réalisée voudriez-vous peut-être préciser. C’est la théorie de la substitution.
    Mais quel est ce Dieu d’amour auquel vous croyez alors ? Que faire de Matthieu 5, 17, notamment ? Et le Christ est-il mort à cause de notre péché ou à cause de celui des juifs ?

    Vous devriez vous méfier d’un Dieu capable de revenir sur ses promesses. Que vaudrait son Alliance, s’il venait à nous la proposer ?

  4. Fred permalink
    14 décembre 2009 23:17

    En plus, tu regardes le truc, Jésus il savait ce qui allait lui arriver le lendemain, il se dit, bon, demain, je vais racheter les péchés du monde, je vais sauver l’humanité en en prenant plein la gueule, mais PAS POUR LES JUIFS !!! Faut pas déconner quoi, ils vont me crucifier quand même, alors qu’ils soient maudit, les juifs c’est pas l’humanité, donc je pardonne au monde mais pas aux juifs, je porte les péchés du monde entier, depuis la préhistoire cannibale jusqu’à Adolphe Hitler, mais je pardonne pas aux juifs.

    Non et puis, faut dire le truc, c’est carrément sectaire, catholique ultras mes couilles, limite je suis sûr que ces braves garçons vont tout faire pour être plus cathos que le cathos, jusqu’à revenir à une mentalité médiévale, dans la vraie vie c’est des good boy, mais dans leur tête c’est des psychopathes les mecs, tu vois, ils discutent avec un juif ils lui disent qu’il est maudit de l’humanité genre. Et là le juif il hausse les épaules et il continue son chemin, rien à foutre le juif, il a déjà assez de problèmes comme ça avec les musulmans qui l’aiment pas, les français qui l’aiment pas, alors un catho ultra, bof bof…

  5. 14 décembre 2009 23:58

    @ Mavel

    Un peu de théologie ne fait jamais de mal, ça aurait permis à Dantec de savoir que la Terre d’Israël n’a pas été « donnée pour l’éternité aux Juifs », mais que le don de cette Terre était soumis à une condition impérative : que les Juifs restent fidèles à Dieu. Or, en crucifiant Jésus, Messie d’Israël et Sauveur des hommes, ils ont tragiquement, et eux seuls, rompu l’Alliance.

    Dès lors une vérité simple reste non réfutée et irréfutable sur le plan de la compréhension de l’Ecriture ( y compris pour les Juifs orthodoxes respectueux de la Torah) : IL EST INTERDIT AU PEUPLE JUIF DE SE RECONSTITUER EN UN ETAT, DE FONDER DE NOUVEAU UN ROYAUME !
    Le Créateur a certes donné la Terre Sainte aux Juifs il y a des milliers d’années. Mais, lorsque ceux-ci ont péché, il l’a reprise et a rendu possible l’exil qui doit s’achever lors de la période messianique qui verra le Retour des Juifs dans l’Eglise qui est l’authentique Jérusalem, puisque les Promesses ont pris un caractère spirituel depuis la venue du Christ qui appelle les hommes à une destination céleste.

    D’ailleurs, Les Juifs fidèles à la Torah, comme les chrétiens traditionnels, attendent patiemment la rédemption messianique. Ils rejettent donc ce pseudo « Etat juif » et déplorent avec tristesse ses agressions contre les autres peuples.

    Ils ont une sympathie profonde pour la misère des palestiniens qui ont souffert et souffrent dans leur chair des enseignements faux et criminels du sionisme et de ses actions barbares. L’Etat sioniste n’est pas le Royaume promis aux Juifs par l’Ecriture. C’est pourquoi l’existence même de cet Etat est de nature blasphématoire.

  6. Fred permalink
    15 décembre 2009 00:35

    Putain franchement mais vous êtes bidon, vous êtes une caricature d’esprit religieux, de cet esprit qui a fait plus de mal à l’Église que n’importe quel autre. Vos arguments théologiques vieux de milliers d’années ne tiennent pas une seconde face à la solution finale, c’est du délire. Alors les juifs doivent se faire massacrer tranquille, parce Dieu leur interdit la terre d’Israël ? Où tu as vu un truc pareil ? Dieu a jamais dit ça, c’est un pseudo-argument théologique qui tient pas face au réel : les juifs sont là, les israéliens sont là, faudra faire avec même si ça vous arrache les poils du cul. Franchement, utiliser l’argument religieux pour justifier un niaiserie politique pareille, c’est gerbant. M’étonne pas que les gens crachent sur la religion avec ça.

  7. 15 décembre 2009 01:16

    @ Fred

    Le problème voyez-vous, hormis le fait que nul ne poussa les Juifs à venir en Israël pour y établir un Etat-nation invivable dans les termes et qu’il faudra bien trouver un jour une solution à cette situation intenable, c’est que la doctrine de l’Evangile n’est pas négociable, ce n’est pas un libre-service dans lequel il est possible de prendre sur une étagère ce qui nous intéresse, et laisser sur l’autre ce qui ne nous plaît pas. Cette doctrine participe d’un enseignement que l’on considère comme étant « révélé« . On peut ne pas y adhérer évidemment, mais lorsqu’on se dit chrétien et plus encore catholique, l’autorité dogmatique n’est pas soumise aux fluctuations évolutionnistes mais à la Parole même de l’Ecriture. La problématique de la dynamique transformatrice du réel est valable en SF, pas en théologie. La confusion des domaines est d’ailleurs pour beaucoup dans les erreurs de Dantec.

    Ainsi, on pourrait aisément imaginer que Dantec soit sioniste à titre personnel, comme beaucoup d’autres le sont et caressent cette sensibilité en leur for intérieur, s’il n’avait pas eu la très mauvaise idée de vouloir justifier son opinion par une pose catholique en appelant à des auteurs qu’il méconnaît visiblement (Maistre en particulier, mais aussi Bloy ou s. Thomas), auteurs qui auraient absolument hurler d’horreur devant l’aventure blasphématoire sioniste.

    C’est là où se situe le vrai problème dans cette affaire, car il y a incompatibilité totale entre une attitude pro-sioniste et une pensée catholique traditionnelle. Une incompatibilité que dit l’Eglise elle-même qui affirme, déclare, rappelle et ne cesse de soutenir : « Il y a dans l’écriture des deux Testaments, un enseignement parfaitement explicite et clair, selon lequel le Christ est la fin de la Loi. L’avènement du Messie a mis un point final à l’histoire vivante des institutions judaïques, de telle sorte que de celles-ci rien ne doit revivre, ni le Temple, ni la Cité sainte, pas plus que la liturgie de la vieille Synagogue. C’est pourquoi la conversion des Juifs, généralement attendue pour la fin des temps, n’aura point pour suite et pour récompense leur réintégration dans la terre des tribus. » (Mgr Dadolle, 1901).

    On peut donc toujours prendre une pose avec lunettes noires et se donner des airs inspirés en jouant au prophète en saupoudrant son discours de passages de l’Apocalypse, ce qui impressionne souvent les journaleux incultes des plateaux télés, le problème n’est pas là bien sûr. Mais si on se fait le champion de la cause catholique, ce qui est plutôt sympathique, alors il convient d’être cohérent jusqu’au bout et ne pas s’imaginer capable d’inventer une nouvelle doctrine, et témoigner de ce que pense l’institution sacrée à laquelle on dit, et confesse appartenir, à grand renfort de trémolos dans la voix. En revanche, soutenir des propositions contraires à la Foi de l’Eglise et à son enseignement en connaissance de cause et avec témérité porte hélas un nom célèbre : hérésie !

  8. Fred permalink
    15 décembre 2009 10:35

    Bon, alors, voilà mon idée.

    Premièrement, pour moi, être catholique ne veut pas dire devenir un parfait avatar du Dogme, je pense pour ma part que l’infaillibilité est le pire des péchés, aucun Saint n’est devenus Saint par la perfection mais par le repentir, le Dogme est un centre de gravité autour duquel les croyants gravitent, ils s’en approchent parfois, s’en écartent également, et c’est finalement de la mise en tension entre le noyau dur de la Loi et de notre finitude pécheresse, de la distance qui rapproche et sépare les deux que nait le cheminement intérieur singulier, unique, propre à chaque Chrétien. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie que l’on atteint qu’une fois, brulant devant Sa Sainte Splendeur, la vérité est un chemin de vie, c’est une composition verticale de forces, une élévation, mais pas un monolithe stable fixée pour l’éternité, toutes normes en Dieu est dynamique, à mon sens, c’est pourquoi les vérités chrétienne sont toutes paradoxales sur le plan de la raison et c’est précisément pourquoi la dynamique transformatrice du réel EST la Parole.

    Concernant la Parole même de l’Écriture, oubliant le fait que nul part le Christ refuse la terre d’Israël aux juifs, Dantec ne se réclame certainement pas d’un catholicisme traditionnel mais du futur, or, il me semble qu’a bien y regarder, la compréhension que vous avez des Écritures est proprement intenable à moins de faire appel à la dynamique transformatrice du réel par la science-fiction, que dire de l’Apocalypse, annoncé, qui n’est toujours pas venu ? Ici le problème n’est pas l’Écriture mais la compréhension métaphysique du monde, de quelle temporalité l’Écriture nous parle ? Le christianisme reconnait le temps historique, mais elle nous parle également d’un autre temps, verticale, transversale, qui traverse plusieurs temporalités surpliées les unes sur les autres, c’est pourquoi la Parole ne peut se comprendre, je crois, dans la dimension millénariste horizontale qui semble être la votre, il faut penser dans l’éternité.

    Là dessus, vous parlez de devoir, d’une sorte de devoir négatif concernant le peuple juif, un devoir que soutiendraient Bloy ou Saint Thomas, mais ces deux penseurs ignoraient tout de la Shoah, de telle sorte que leurs opinions sur ces questions doivent être réévalués à la lumière blafarde de l’histoire moderne. Je crois simplement que votre volonté, sans doute provocatrice, sans doute en partie pathologique, d’adhérer à une certaine compréhension du Dogme comme une sangsue à son hôte, cache en réalité d’autres motivations que celle de la Sainteté, des volontés temporelles, politiques, des volontés qui vont contre le sens que le Christ a donné à la compassion, à la miséricorde, à la repentance, de telle sorte que, à mes yeux, vous n’êtes pas tant des Catholiques que des Musulmans, au sens étymologique, des dhimmis aveuglés par des mots, des soumis, sauf que, contrairement à ce que vous pourriez être tentés de penser, ce n’est pas à la Parole que vous vous soumettez ainsi, mais à vos propres motifs séculaires, vous n’êtes que des enfants invertis du siècle, des produits du temps, et votre péché consiste à vous justifier d’une faute politique en appel à la Sainte Écriture, une écriture dont vous avez su percevoir le sens littéral, mais non les vérités paradoxales qui seules donnent pleinement sens à la Parole vivante de Dieu.

    Pour finir, l’accusation hérésie de la sorte que vous la commettez n’est encore, à mes yeux, qu’une manière de perdre foi dans la capacité de Dieu à convertir les cœurs, en condamnant vous vous condamnez vous-même à ne pas savoir vous convertir lorsque le temps viendra.

  9. 15 décembre 2009 14:15

    @ Fred

    Merci de nous faire part, en l’assortissant d’une explication détaillée non dénuée d’une certaine qualité stylistique, de votre conception du catholicisme. Il y a dans ce que vous dites du très bon et du très mauvais, c’est d’ailleurs l’un des ruses classiques de l’adversaire que de mélanger le bon grain et l’ivraie selon la Parabole bien connue (Saint Matthieu XIII, 36-43), afin de mieux tromper les enfants de Dieu, de sorte de leur injecter un poison mortel dissimulé sous l’apparence du bon et du bien.

    Ainsi, comment ne pas vous rejoindre lorsque vous dites : « aucun Saint n’est devenu Saint par la perfection mais par le repentir », c’est là de la fort bonne théologie ascétique et morale, mais lorsque vous rajoutez ceci, une ligne plus loin : « le Dogme est un centre de gravité autour duquel les croyants gravitent, ils s’en approchent parfois, s’en écartent également… », en imaginant qu’il soit possible de plaquer sur la doctrine ce qui se déroule sur le plan psychique, vous sombrez, hélas, en une minute dans l’erreur la plus tragique !

    En effet le dogme, contrairement à ce que vous supposez, n’est pas une question qui est laissée à la libre interprétation du croyant participant de la fluctuation de ses états d’âme. C’est là une approche absolument impensable sur le plan doctrinal. Que notre cheminement vers la perfection soit soumis à de nombreux aléas, souvent les moins glorieux, évidemment. Mais si nous doutions une seule minute de la véracité du dogme de la Sainte Trinité, de la Divinité de Jésus-Christ ou de sa Glorieuse Résurrection par exemple, nous cessons à l’instant d’être chrétiens. Le subjectivisme du parcours, qui passe par des étapes alternatives de conversion et de relâchement, ne peut cependant aller jusqu’à une remise en question intérieure des points complexes de la Foi, jamais et en aucun cas. A un certain moment la raison discursive doit savoir, humblement, faire silence et admettre que certains mystères la dépassent. C’est l’une des bases essentielles de la Foi chrétienne.

    Il est bien dans l’air de l’époque de la « technique et de la surmachine », où la réalité est devenue atrocement fractale, multiple et contradictoire, que de considérer qu’à l’évolution du temps doit correspondre une évolution conjointe du Dogme. Eh bien, non ! Pour une raison toute simple, c’est que la « Révélation » n’est pas soumise au temps, elle est liée à la Vérité, une Vérité affirmée, proclamée et enseignée aux hommes par le Christ, et cette Vérité révélée ne change pas et ne peut pas changer ! C’est là tout le sens du mot « Tradition », qui n’est pas un mauvais scénario version catho de la soumission mahométane au Coran, comme certtains esprits chagrins, et vous-même, voudraient nous le faire croire dans leur profonde ignorance aujourd’hui de ce que sont les fondements du dépôt vénérable de la Foi.

    De ce fait, la compréhension que nous avons des Ecritures, n’est pas « intenable », contrairement à ce que vous soutenez, mais la seule admissible. La seule faisant apparaître ce qui sous-tend l’ensemble de l’Histoire Sainte, à savoir la nécessaire Rédemption du genre humain par la venue d’un Messie Sauveur, ce qui n’est pas dépendant d’une interprétation mais l’admission et la reconnaissance d’un plan « providentiel » voulu par Dieu. De la sorte, il convient de le souligner, le caractère original de la Tradition chrétienne vient du fait qu’elle ne se rattache pas à une terre, à un héritage symbolique particulier, à un ensemble de coutumes ou de mythes qui seraient communs avec le reste de l ‘humanité, mais est liée et dépendante d’une « Révélation » et d’un culte, transmis non par une civilisation, mais par une lignée, une descendance qui est celle des Patriarches, des Justes et des Prophètes aboutissant au Messie, par le mystère de l’Incarnation du Christ Jésus.

    Ainsi l’Eglise, société surnaturelle fondée par le Christ, est donc la gardienne de l’Écriture et de la Tradition qui sont les deux sources principales de la Révélation. C’est pourquoi, il est certain que si l’on donne une définition confuse de la Tradition, on fait de l’Eglise la gardienne d’une Révélation elle-même confuse, d’où la nécessité des Dogmes. Il est, dès lors, plus que vital de bien comprendre ce que l’on doit entendre sous le nom de Tradition.

    Il est donc faussement catholiques, de défendre une tradition mouvante, évolutive, changeante, alors que du point de vue dogmatique, la Tradition ne possède pas de véritable variabilité, car le changement ne peut avoir lieu que dans le sens de l’enrichissement : un enrichissement c’est-à-dire un processus qui ne comporte par d’éliminations. Quand une notion aura été une fois réputée traditionnelle par les autorités de droit avec les preuves d’apostolicité qui s’imposent, personne ne lui retirera plus jamais sa traditionnalité. Il s’agit donc d’un épanouissement de la même nature que celui du dogme avec lequel d’ailleurs il chevauche. Il n’y a pas d’épanouissement sans stabilité. Certains, qualifient donc la Tradition de « vivante », la soumettant à un processus naturel vital, c’est-à-dire à une alternance d’assimilations et d’éliminations, les unes provoquant les autres, tolérant d’elle qu’elle se débarrasse périodiquement d’un certain nombre d’éléments qui « ont fait leur temps » et qui seront remplacés par les nouveaux. Voilà la Tradition devenue évolutive et le tour est joué. Il ne s’agira plus d’un épanouissement mais d’un tourbillon dissolvant !

    Ce fut la grande argumentation des modernistes au début du siècle dernier, que vous rejoignez, consciemment ou inconsciemment dans votre discours, à savoir poser un principe fallacieux, mais qui semble aller de soi : la quintessence de la Tradition, dans l’Église, est d’évoluer et de s’adapter toujours et toujours… sans doute comme les volutes de la fumée dans le vent de l’Histoire ! Or, c’est là une erreur dramatique qui présente le risque fantastique de voir les bases de la doctrine chrétienne se volatiliser rapidement, à la faveur de l’inspiration personnelle de chacun, dans une libre interprétation subjective, piège dans lequel ont sombré les différents courants de la Réforme, réduisant la Foi à un sentiment individuel.

    Enfin, en ce qui concerne le peuple Juif, dont les malheurs à travers l’Histoire, dont participe la Shoah, doivent être regardés avec beaucoup d’attention, nous ne devons pas, non plus, tomber dans un second piège, non moins conséquent, visant à considérer qu’en raison de leur pénible situation, ils doivent mépriser le sens des Prophéties, et se réapproprier par la violence, la guerre et le meurtre, une Terre qui leur avait été donnée et confiée à une condition, qu’ils restent fidèles à Dieu. Cette fidélité ayant été brisée – et la Croix nous le rappelle constamment – il n’y a pas à reconsidérer, parce que l’Histoire moderne nous met devant un fait accompli absolument scandaleux, c’est-à-dire la conquête militaire de la Palestine par les brigands sionistes pour y reconstituer un Etat-nation Juif, que le sens des Prophéties doive être modifié. On n’avalise pas un crime en tordant l’Ecriture Sainte ! (ce que font les sionistes…et Dantec, comme beaucoup d’autres sionistes chrétiens, à leur suite).

    Loin donc d’être des « enfants du temps », selon votre expression, qui voudraient soumettre la Parole à de motifs séculaires, nous pensons au contraire que notre attachement aux critères sacrés et divins de la Tradition, nous préserve du danger de dissolution de la Parole, ou de sa transformation évolutive, pour lui faire perdre son sens et ce à quoi elle préside : le Salut des hommes et leur retour en grâce auprès de Dieu ! C’est là son unique objectif, sa seule fonction, et c’est pourquoi l’Eglise, gardienne de ce message et de sa communication, puisqu’elle fait l’œuvre de Dieu, veille avec vigilance et intransigeance sur le maintien intégrale de la Parole – telle est le sens du mot : TRADITION.

    Pourquoi donc, considérons-nous comme hérétique la position sioniste de Dantec ? Tout simplement parce que rompant avec l’enseignement de la Tradition, elle manifeste un refus de s’incliner devant l’autorité du Magistère et des actes de l’Eglise établie par Dieu, et rejette les déclarations de la sainte institution. Elle est conforme à l’actuel péché de très nombreux faux chrétiens ou prétendus catholiques qui, trop orgueilleux pour accepter l’interprétation traditionnelle des dogmes, les atténuent, les relativisent, les discutent et les déforment pour les harmoniser avec leurs médiocres exigences littéraires futuristes et apocalyptiques, broyant la dogmatique dans une sauce eschatologique inspirée par d’étranges effluves lisergiques et amphétaminées – c’est là une erreur gravissime !

    Un grand nombre tombent ainsi implicitement dans ce terrible et repoussant défaut, en agissant comme si les dons naturels et surnaturels dont Dieu les a gratifiés, étaient complètement leurs, s’autorisant une interprétation de la Foi qu’ils asservissent, sous prétexte de littérature d’anticipation, à des vues chimériques et fantaisistes.

    Sans doute reconnaissent-ils parfois, du moins en théorie, que Dieu est leur premier principe s’entourant d’une batterie de citations choisies et empruntées à quelques auteurs traditionnels dont ils méconnaissent manifestement la pensée ; mais en pratique, ils s’estiment démesurément comme s’ils étaient eux-mêmes les auteurs des qualités qui sont en eux en ratiocinant, bavardant à l’excès, pérorant, jacassant, interprétant, et tenant des propos superficiels qui tordent affreusement et coupablement les principes éternels de la Foi.

    C’est ce que nous dénonçons avec force ! Ad Majorem Dei Gloriam !

  10. Fred permalink
    15 décembre 2009 14:56

    Pas le temps de répondre en détails pour le moment. Seulement, on se comprend, ou je m’exprime, mal. En aucun cas je soutiens l’interprétation sauvage, privé, subjectiviste et moderne de la Révélation par chacun, ce n’est pas là mon propos. Je crois moi aussi à la tradition vivante, mais je comprend cette dernière comme étant une modalité juridique avant d’être une fixation, c’est une mémoire vivante, donc évolutive au sens darwinien, c’est à dire, effectivement, au sens d’un enrichissement néguentropie du sens et donc, au sens d’adaptation, c’est à dire qu’elle survie au temps car elle s’ajuste, non qu’elle soit variable, mais qu’elle vibre d’une manière propre à chaque instant de son règne, c’est ce que je crois, la tradition comme modalité juridique est ainsi juge, évidement impartiale, mais inimitable, infalsifiable car unitaire. Ainsi, on peut à mon sens graviter autour de la tradition, s’en approcher, s’en distancier, non pas selon la supercherie d’une dialectique qui opposerait objectivité et subjectivité, mais selon un ensemble de dispositions singulières, de degrés, d’angles, la tradition comme un soleil qui rayonne dans toutes les dimensions spatiales alentours, chacun se trouvant dans un axe de propagation singulier de sa lumière, ce à quoi, ensuite, chacun ayant déjà une vision unique, infinie de la vérité, non pas subjective mais singulière, et même, non pas une vision mais une relation, ce qui implique approche, tentative de domination, soumission, ruptures, il convient de se disposer en relation à cette vérité, on peut lui tourner le dos, se mouvoir parallèlement, lui faire face et être consumé par elle. Cependant, le problème qui nous oppose actuellement concerne sans doute la formulation du Dogme, dont vous résumez les trois pôles centraux : Dieu unique et trinitaire, Christ pleinement homme et Dieu, Résurrection impossible et historique. Or, sur le plan de la raison, on observe qu’il s’agit à chaque fois d’un paradoxe. Selon moi, la Vérité est ainsi révélée car elle veut pénétrer l’homme, le connaitre au sens organique, charnel, il ne s’agit pas seulement d’offrir à l’homme une vérité seulement rationnelle et donc, d’un certain point de vue, incomplète, mais de parler à la totalité incarnée de l’homme, donc à sa plus grande faiblesse, sa plus fragile limite, ce qu’il ressent comme sa finitude absolue : la chair. Ainsi, les vérités paradoxales révélées agissent comme des éléments mutagènes que l’esprit rationnel ne peut pas saisir, car cela reviendrait à tuer la Vérité, mais l’homme peut, dans sa chair, dans son incompréhension rationnelle de l’acte divin, se laisser posséder, parasiter dans son incarnation par celle qui le dépasse. C’est pourquoi, à mon sens, le modèle de la tradition vivante comme modalité juridique est supérieur à celui du droit romain, qui est la véritable tentation de l’Église, il s’agit de juger selon la Parole, non selon l’écriture, la Bible est parole vivante, elle n’est pas les tables de la loi, bien qu’elle les contient, pour moi le catholicisme est la religion de la parole plus que du livre à moins que l’on comprenne ce livre comme parole vivante, en actes. Voilà, désolé de ne pas répondre plus en détails, je manque de temps.

  11. 15 décembre 2009 22:45

    Bon, comme vous tardez à nous livrer la suite de votre réflexion, nous répondons à partir de votre réaction à notre message.

    Que dire ? Si vous soutenez la Vérité unique, intangible et invariante de la « Tradition vivante », et ce qu’elle signifie et implique sur le plan ecclésial, il ne devrait pas y avoir d’opposition foncière entre nous. Pourtant on sent chez vous comme un regret, ou du moins plus exactement un souhait de pouvoir reformuler, le Dogme selon une appropriation individuelle qui participerait de l’expérience existentielle, à la fois commune et singulière de chacun. Evidemment que chaque créature est en dialogue avec la Révélation, avec le discours révélé, c’est d’ailleurs un élément essentiel du cheminement effectif vers le mystère ineffable qui entraîne vers l’interrelation mystique fondatrice de l’âme avec le Christ, qui constitue le cadre même de la vie spirituelle chrétienne.

    Que cette interrelation soit transformatrice et génératrice d’une vie nouvelle dans l’âme – les fameux « éléments mutagènes » auxquels vous faites allusion – bien sûr ! Et il ne s’agit pas de plier la singularité propre de cette vie intérieure novatrice à des schèmes fixistes qui devraient absolument s’appliquer de façon identique à tous. Chaque homme est unique, et son histoire religieuse, de même, participe de cette originalité. Toutefois, si l’originalité du Dieu de la Bible, qui n’est ni le Premier moteur nécessaire des philosophes, le Grand horloger impassible et sans visage, ni l’irrationnel et imprévisible démiurge des cultes à mystère, provient justement de sa volonté d’établir des « Alliances » avec l’ensemble de sa Création, de ne point s’enfermer dans l’inaccessibilité de son immensité, de son omniscience et de son éternité, mais de souhaiter établir une « relation » avec celui qu’il façonna à son image et selon sa ressemblance, nous montre que pour ce faire, il s’engage Lui-même, concrètement en tant que Personne s’adressant directement à l’homme, dans l’Histoire, ce qui est unique, et exceptionnel, du point de vue du fait religieux.

    Mais, la façon dont il s’engage, et le message qu’il conféra, ne sont pas laissés à la libre-interprétation. Toute la question est là. Et l’Eglise à qui le Christ a confié le soin de conserver et préserver son message, veille avec attention sur la doctrine du Salut, constamment menacée car le monde est en guerre entre des forces opposées qui s’affrontent dans un combat mortel, et il en sera ainsi jusqu’à la ce que le monde prenne fin. Ce combat voit se liguer contre Dieu et sa Parole salvatrice, les puissances ténébreuses qui travaillent, car leur temps est compté, à ruiner définitivement l’œuvre du Salut et pour ce faire détruire la seule citadelle qui fait véritablement obstacle à son projet funeste : l’Eglise. On comprend donc que cette dernière s’entoure et édifie un appareil protecteur empêchant que soit ruiné le message du Christ. C’est l’autorité traditionnelle du Magistère (relisez du Pape de Maistre), qui s’appuie et repose sur la notion d’infaillibilité dogmatique de l’Eglise et du Souverain Pontife.

    Obéir à cette autorité, respecter les décrets qu’elle proclame ou qu’elle a proclamés au cours des siècles passés, c’est non pas stériliser sa relation mystérique avec le Ciel, mais au contraire rendre possible, par la sainte grâce des dons confiés à son épouse par le Christ, l’union suressentielle de l’âme chrétienne avec Dieu – c’est accomplir la mission de la Tradition. Rien d’archaïque, obsolète, médiéval, ou pire mahométan en cela ! Le croire ou le postuler participe d’une grave confusion.

    Maistre expliquait le sens de la Tradition fort précisément :

    « L’Ecriture peut parfois devenir « un poison », lorsqu’elle est lue sans notes et sans explications par une intelligence individuelle insuffisamment éclairée. C’est pour cela que l’Eglise a pour rôle d’interpréter et de mettre à la portée des fidèles la Parole écrite. C’est pour cela qu’il faut toujours en revenir « à l’autorité ». Car chacun, savant ou peuple, doit trouver dans le dogme ce qui lui est nécessaire pour sa vie intérieure. » (Soirées, 11e Entretien, & Mélanges, B, (inédit), p. 571 ; 23 oct. 1797.)

    Vouloir se faire plus savant que l’Eglise est toujours une tendance dangereuse, une menace pour l’esprit, inévitablement la marque du péché d’orgueil, dont on sait vers « qui » il conduisit fatalement l’homme en Eden…en l’éloignant de Dieu.

  12. Fred permalink
    16 décembre 2009 11:18

    N’ayant plus beaucoup de temps à perdre ici je serais bref.

    Déjà, pourquoi voulez-vous absolument que je sois un enfoiré de relativiste ? Je ne parle pas de rapport relatif mais de dialogue singulier avec la Révélation.

    Je crois, par ma part, qu’on peut être « plus » chrétien en se trouvant en révolte avec la Loi qu’en la supportant béatement sans que celle-ci nous questionne, nous bouscule ou nous fasse douter de sa véracité. Il y a des personnes dont l’esprit résiste à certaines vérités, comme la transsubstantiation, l’unité trinitaire, la résurrection, mais non seulement leur esprit résiste mais encore il se met en colère, alors je prétends, moi, que cette colère envers Dieu vaut plus sur le plan de la foi que l’acceptation sans conscience des Vérités les plus surprenantes pour nos rationalités que Dieu nous a révélé. Un pécheur qui a la rage aura plus de chances de se convertir qu’un pratiquant qui se repose sur des acquis dont il n’aura pas même mesuré la porté, la folie et donc l’amour.

    En définitif, je pense que le mensonge concernant la foi n’est encore qu’un moment particulier de la Révélation qui ne se révèlera pleinement, je veux dire qui achèvera de se réaliser, qu’à la fin de toutes les crises que nous pouvons traverser. C’est justement parce que j’ai une grande confiance dans la Loi que je peux dire cela, peu importe la portée du mensonge, de l’hérésie même, tant que l’âme ne se refuse pas à la conversion, à sa propre conversion, conversion qui n’est pas une histoire d’homme mais une volonté toujours renouvelée de se trouver en Dieu, alors l’espérance demeure et je ne condamnerais pas l’autre et ainsi, ne me condamnerais pas moi-même.

  13. Mavel permalink
    16 décembre 2009 16:58

    Tout d’abord, corrigeons une étourderie : en écrivant « la proposition faite à Abraham au Sinaï » plus haut, j’ai commis un lapsus avec Moïse. Vous l’avez sans doute corrigée de vous-même pour ne pas l’avoir relevée.

    Je ne crois pas que les Juifs aient rompu leur alliance en crucifiant le Messie. En ne Le reconnaissant pas, ils n’ont pas voulu trahir Dieu, ils ont cru faire bien et préserver ce qu’ils croyaient être la vraie foi. Manque de pot, ils se sont trompés.
    Il ne me semble pas pour autant qu’il faille en tenir les Juifs pour responsables jusqu’à la fin des temps et de génération en génération, à moins de se cacher derrière la citation reprise à l’envi de Matthieu, 27, 25 : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! », qui était à l’origine une formulation juridique caractérisant une sentence de mort. Depuis que l’Amour de Dieu nous a été pleinement révélé par Son Fils, nous savons que les enfants ne payent pas pour le péché de leurs parents (je pense à Jean, 9, 1-3, le début de l’Évangile de la guérison de l’aveugle-né). Mieux encore, le Christ lui-même a prié pour que le péché de Sa mise à mort ne soit pas compté, tant aux Juifs qu’aux autres hommes, en raison de leur aveuglement (Luc, 23, 34). Saint Luc rapporte aussi qu’à Sa suite, Étienne a repris cette prière alors qu’il mourait lapidé sous les yeux du futur Apôtre Saint Paul (Actes, 7, 60). Saint Pierre avait également pointé leur ignorance (Actes, 3, 15) puis même implicitement Saint Paul (Corinthiens, 2, 8).

    Si la Nouvelle Alliance contient la pleine Révélation, reste que les Juifs (j’entends les Juifs croyants) d’aujourd’hui veulent garder l’héritage de la Première Alliance, tronquée et imparfaitement lisible certes, « vieillie » comme l’écrit Saint Paul je ne sais plus dans quelle lettre, mais pas totalement vidée. Ils ont reçu une part de cette Révélation, bien plus sûrement que tels animistes, les bouddhistes ou d’autres. Malgré ses lacunes, Dieu ne saurait rester insensible à cette fidélité des descendants d’Abraham (cf. notamment la fin du « Magnificat », Luc, 1, 54-55).

    Il ne s’agit pas pour autant de considérer les deux Alliances comme équivalentes, à l’instar de ce qu’affirment effectivement certains protestants américains. En parlant de Saint Étienne, celui-ci ne s’est pas privé de reprocher aux Prêtres leur erreur. Et je crois que le fond de la dispute tient en grande partie à cette crainte de votre côté. Mais dans tout ce que j’ai pu lire de Dantec, son attention à l’égard des Juifs ne va pas jusqu’à cette confusion. Je n’ai lu nulle part non plus sous sa plume qu’il espère une reconstruction rapide du Temple afin de hâter le retour du Messie. Il ne s’agit donc pas exactement de hâter l’accomplissement des Écritures (c’était l’office du Christ), mais de rendre sa terre à Israël après des siècles de diaspora et de persécution. Cette persécution dont les chrétiens ne sont pas les seuls auteurs au long des siècles, persécution qui a explosé tous les records il y a environ soixante-dix ans en transmutant sa nature.
    À ce stade, le débat devient extrêmement délicat et large, il prend une tournure politique. Je souhaite la paix mais je crois aussi que tous les drames et toutes les difficultés n’incombent pas à Israël, y compris aux origines du conflit. En fait d’agression contre d’autres peuples, la déclaration conjointe de guerre à l’État d’Israël à peine né a été le meilleur moyen de repousser de plusieurs décennies au bas mot l’espoir d’une paix de long terme, avant qu’un minimum de confiance mutuelle puisse émerger.

    Comme Fred, je ne connais nul passage des Évangiles où Jésus proscrirait aux Juifs de revenir en Israël, même après tous les malheurs dont Il annonce la venue. Il n’est pas question d’un exil territorial à subir jusqu’à la fin des temps. Et cela n’interfèrera point avec l’avènement au temps voulu de la Jérusalem Céleste, dans laquelle ils auront toute leur place pour peu que, comme tout homme, ils reconnaissent le Christ comme leur Sauveur. L’apparition d’un État pour le peuple juif sur sa Terre d’origine selon le regard des hommes (et qui est aussi sa Terre Promise par ailleurs) n’est pas du même ordre que l’avènement du Royaume de Dieu, je ne vois rien de blasphématoire dans ce projet ni d’incompatible avec l’achèvement de l’autre Promesse portée par l’Église, Promesse du Salut. Ce n’est pas substituer l’Ancienne à la Nouvelle Alliance, ni les mettre en équivalence de manière à prétendre dispenser les Juifs de la Grâce faite par le sublime Sacrifice du Fils de Dieu.

    Je réponds tard mais je n’ai pas le temps de passer ma journée sur Internet, vous comprendrez.

  14. 18 décembre 2009 01:55

    @ Fred

    Nous respectons votre cheminement, et il est évident que du point de vue individuel, le dialogue qui s’engage, dans la démarche de conversion, entre l’âme et son Dieu qui l’appelle, participe du mystère intime de chacun. Loin de nous, et d’ailleurs comment pourrions-nous nous dire « augustiniens » si nous le faisions sachant les pages magnifiques des Confessions, de vouloir piétiner ce processus singulier qui se déroule au cœur même de l’être, et qui représente les premiers commencements de la vie surnaturelle dans l’âme attirée, par pure grâce, vers le Ciel.
    Autre chose en revanche que de mettre les pieds, non pas dans une interrogation personnelle de ce que signifie tel ou tel aspect du dogme, ce qui est utile pour l’intelligence de la Foi et lui donne de grandir et d’avancer dans la Lumière des mystères transcendants, mais dans une interprétation du sens eschatologique et prophétique de l’Ecriture, en tenant des discours publics avec écho géopolitique direct sur ces sujets, non pas auprès de ses voisins, amis ou relations, mais en convoquant la presse et en s’exprimant face à des caméras et des micros en se donnant des airs de prophète inspiré et visionnaire. Là, c’est beaucoup plus grave.

    Et lorsqu’il se trouve, comme pour Dantec puisque c’est le cas qui nous intéresse et dont on redira que nous le critiquons vertement bien sûr mais avec une certaine « amabilité » et pour répondre à un nécessaire devoir de salubrité spirituelle, que ses discours, dont on veut bien entendre qu’ils soient le fait d’un auteur fraîchement converti ne maîtrisant pas encore toutes les données exégétiques, théologiques et dogmatiques de la Révélation, se mettent à influencer de nombreux esprits en mal de repères – ce qui est le cas de la grande majorité de ceux qui composent les nouvelles générations (c’est un des cadeaux empoisonnés de Vatican II, de « Pierre Vivante » à « Ta Parole mon trésor » pour ceux qui baignèrent dans le vernis catho conciliaire – et pour les autres les jeudis après-midi en joyeuse compagnie de Casimir et Dorothée ou Hélène et les garçons ) – il convient de réagir au nom des critères de la Tradition et de dire ce qui ne va pas !

    A un moment on ne peut plus accepter qu’il soit proclamé n’importe quoi au nom du catholicisme.

    Si Dantec tenait ses propos en fonction de ses vues personnelles, cela serait pénible à entendre mais chacun peut croire ce qu’il imagine être le vrai. Il ne serait pas le premier, ni ne sera le dernier, à tomber dans le piège des horizons impériaux indépassables sur le plan politique (rien que pour le XXe siècle on ne compte plus le nombre des illusions, de toutes tendances, en ces domaines : Sartre, Aragon, Drieu, Malraux, etc., etc., etc.). Là où c’est catastrophique, c’est lorsque ces horizons sont élargis à des visions touchant à la Terre sainte et l’Etat d’Israël. Et pour le coup, convoquer les auteurs contre-révolutionnaires, des ésotéristes et l’Ecriture, en s’enveloppant qui plus est dans les plis d’un curieux étendard prétendument catholique, pour justifier le drame qui se déroule sous nos yeux en Palestine, là non, ce n’est plus acceptable et nous le disons !

  15. 18 décembre 2009 01:57

    @ Mavel

    Vous soulevez plusieurs points importants dans votre message, qui demandent une réponse circonstanciée pour chacun d’eux, même s’ils sont étroitement liés en raison du sujet, fondamental s’il en est, qui les rassemble en une identique perspective eschatologique et prophétique.

    Commençons par la première de vos affirmations :
    – « Je ne crois pas que les Juifs aient rompu leur alliance en crucifiant le Messie. »

    Eh bien figurez-vous que si ils l’ont rompu cette Alliance, et pas qu’un peu même. Au point que les termes mêmes en ont été changés définitivement par Dieu lui-même !

    L’Ancienne Alliance, a été rejetée car considérée comme inutile par Dieu (relisez l’Epître aux Hébreux). C’est pourquoi la synagogue talmudique (que l’Apocalypse de st Jean appelle à deux reprises Synagogue de Satan), après le meurtre du Christ, a été désapprouvée, rejetée par Dieu qui a constaté son infidélité au pacte conclu par Lui avec Abraham et l’a répudiée pour conclure une Nouvelle Alliance avec le “petit reste” d’Israël fidèle au Christ et à Moïse, et avec tous les Gentils prêts à accueillir l’Évangile (lesquels, en très grande partie, ont correspondu au don de Dieu, alors que seule une “relique” L’a refusé, pour s’adorer narcissiquement elle-même au moyen d’idoles qu’elle s’était construites en guise de miroir). Dieu a désavoué ceux qui ont renié son Fils unique et consubstantiel “vrai Dieu de vrai Dieu”. Par conséquent, la saine théologie a interprété l’Écriture et a enseigné que le judaïsme post-biblique est réprouvé ou désapprouvé par Dieu, autrement dit tant qu’il demeure dans le refus obstiné du Christ, il n’est pas uni spirituellement à Dieu, il ne Lui est pas cher, il n’est pas en grâce de Dieu.

    Le Père, ayant constaté la stérilité du judaïsme pharisaïque et rabbinique, qui a tué les Prophètes et son Fils, la condamne, désapprouve, en “dit du mal” ou “maudit”. Comme Jésus qui constatant la stérilité d’un figuier le maudit, c’est-à-dire ne l’apprécia pas, mais le condamna car infructueux.

    – « Malgré ses lacunes, Dieu ne saurait rester insensible à cette fidélité des descendants d’Abraham »

    Mais de quelle fidélité parlez-vous ? Celles des Juifs qui eux furent fidèles à l’attente messianique, c’est-à-dire les Apôtres, les premiers convertis de l’Eglise de Jérusalem ? Si c’est d’elle d’accord. Mais si vous évoquez la prétendue fidélité des Juifs qui rejetèrent le Christ, alors vous faites allusion bien plutôt à une « infidélité ». Ce n’est pas du tout la même chose !

    L’Ancienne Alliance était basée aussi sur la coopération des hommes. Moïse reçut la déclaration de Dieu, contenant les conditions du pacte. L’Alliance n’était pas inconditionnelle (Dt. XI, 1-28), mais est soumise à l’obéissance du peuple d’Israël: “Je mets devant vous une bénédiction et une malédiction: la bénédiction, si vous obéissez aux commandements de Dieu… la malédiction, si vous n’obéissez pas” (Dt. XI, 28)…

    Ainsi, le maintien de l’Alliance dépendait aussi du comportement d’Israël et Dieu menaça plusieurs fois de la rompre à cause des infidélités du peuple juif qu’il voudrait détruire (Dt. XXVIII; Lev. XXVI, 14 ss.; Jer. XXVI, 4-6; Os. VII, 8 et IX, 6). Après la mort du Christ le pardon de Dieu ne fut pas accordé à tout Israël, mais seulement à “un petit reste” fidèle au Christ et à Moïse. À la suite de l’infidélité de l’ensemble du peuple d’Israël envers le Christ et l’Ancien Testament qui L’annonçait, le pardon de Dieu se restreint à “un petit reste”. Ce n’est pas une rupture du plan de Dieu, mais une modification de l’Alliance primitive prévue dès l’origine, dans l’Alliance nouvelle et définitive, qui donnera au “petit reste” des juifs fidèles au Messie un “cœur nouveau” et s’ouvrira à l’humanité entière…
    Il faut bien voir que Jésus n’a pas instauré une nouvelle religion, il a enseigné que Dieu voulait le salut de toute l’humanité et que la venue du Messie était la condition de ce salut… La communauté chrétienne est restée fidèle à la tradition vétérotestamentaire, en reconnaissant en Jésus le « Christ » annoncé par les Prophètes. Pour les chrétiens, c’est le judaïsme post-biblique qui est infidèle à l’Ancien Testament, il y a donc bien un “petit reste” fidèle, qui en entrant dans l’Église chrétienne garantit la continuité de l’Alliance (ancienne-nouvelle), en vue du Christ à venir et venu. Il est la pierre d’angle qui “a fait des deux (peuples: juifs et gentils) un seul” (les chrétiens)».
    l’Alliance conclue avec Abraham était un pacte bipolaire et conditionnel: de la part de Dieu (ex parte electionis), le Seigneur s’engageait à protéger son peuple, s’il Lui était fidèle; autrement il y aurait rupture. De la part du peuple, il pouvaitt compter sur l’amour en acte de la part de Dieu, s’il Lui restait fidèle, autrement il serait répudié comme idolâtre, comme une prostituée qui a abandonné son époux pour se vendre à des inconnus. Tout l’Ancien Testament se fonde sur ce rapport bipolaire et conditionnel. Or le peuple juif a été infidèle à Dieu (il a tué les Prophètes et le Messie); Dieu a donc rompu l’Ancienne Alliance avec lui et a conclu une Alliance Nouvelle et définitive avec le “petit reste” fidèle et avec les Gentils. Certes les dons de Dieu sont irrévocables ou sans repentance, ex parte electionis. Dieu appelle, choisit un peuple, une personne à une vocation particulière (Israël à accueillir le Messie Jésus; Judas à être Apostolus Jesu Christi; mais les deux ont trahi leur vocation ex parte cooperationis); Dieu ne change pas d’avis, la vocation demeure, mais il faut bien voir qu’il n’y a pas de correspondance de la part de l’appelé, qui, en ne correspondant pas, n’est pas aimé par Dieu. D’où, si Dieu aime les pères de l’hébraïsme actuel, selon la génération charnelle (Abraham, Isaac, Jacob…), il n’aime pas le la synagogue en soi puisqu’elle a refusé le Christ, unique Sauveur et Rédempteur de l’humanité.

    – « …dans tout ce que j’ai pu lire de Dantec, je n’ai lu nulle part sous sa plume qu’il espère une reconstruction rapide du Temple afin de hâter le retour du Messie. Il ne s’agit donc pas exactement de hâter l’accomplissement des Écritures (c’était l’office du Christ), mais de rendre sa terre à Israël après des siècles de diaspora et de persécution. »

    Chez Dantec peut-être, encore qu’il faudrait avoir un échange approfondi avec lui sur le sujet pour connaître le fond de sa pensée. Certains passages d’Américan Black Box, sont loin d’être clairs sur ce point. En revanche pour les Juifs, c’est très clair, l’idée nationale d’un retour en Terre sainte correspond sans ambiguïté aucune au rétablissement du Royaume et à la réédification du Temple afin d’hâter la venue d’un Messie national. Pour un chrétien, se faire le soutien d’un tel projet fou, et qui va provoquer des ravages plus encore importants qu’il n’a déjà générer, est une attitude insensée, le témoignage d’une radicale désorientation, purement et simplement. Toute la religion juive est fondée sur l’idée nationale ! c’est-à-dire sur l’attente d’un Messie dominateur, homme ou idée, dont le triomphe sera le triomphe d’Israël. Et le triomphe du judaïsme, c’est la ruine de la doctrine chrétienne, source de la civilisation.

    L’idée nationale, qui a trouvé dans le sionisme son mode de réalisation, est ainsi synonyme d’attente d’un Messie qui assurera le triomphe mondain des Juifs, détruisant ce qui en fait obstacle, la religion chrétienne. On est effectivement très loin d’un projet manifestant une volonté divine, un projet béni par Dieu. L’espérance messianique dissimule en fait un secret désir, que réalise le sionisme, dominer les royaumes de la terre.

    – « Je ne connais nul passage des Évangiles où Jésus proscrirait aux Juifs de revenir en Israël, même après tous les malheurs dont Il annonce la venue. Il n’est pas question d’un exil territorial à subir jusqu’à la fin des temps. »

    Erreur ! Jésus a prophétisé deux choses: la destruction de Jérusalem et son sort après la destruction : “Jérusalem sera foulée aux pieds par les gentils, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis” (Lc XXI, 24). Cela signifie que outre que Jérusalem allait être détruite, mais qu’elle serait foulée aux pieds jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée dans l’Eglise avec la conversion d’Israël, ceci d’après les paroles de St Paul (Rm. XI, 25-26): “Une partie d’Israël est tombée dans l’aveuglement, jusqu’à ce que la plénitude des gentils soit entrée, et qu’ainsi tout Israël soit sauvé”.
    Par ailleurs, croyez-vous vraiment qu’il n’y a aucune condition au retour en Terre sainte des Juifs après l’exil ? Sachez que la restauration d’Israël qui correspondrait au fameux « Retour en Terre sainte » dont parlent aussi bien l’Ancien Testament que le Nouveau, restauration qui provoque chez Dantec, comme chez beaucoup de pentecôtistes ou protestants évangélistes et autres sionistes chrétiens auxquels il peut être parfaitement assimilé, une illusion s’agissant de ce qui en conditionne la vérité et qu’ils confondent avec une caricature de réalité, implique absolument que le peuple d’Israël se repente et se tourne vers Dieu et reconnaissent Jésus comme Messie avant de reprendre possession de la Terre sainte, ce qui est une clause de conversion, un clause de Foi, alors même que cette fameuse Terre sainte a de grandes chances d’être de nature spirituelle et non géographique, sachant que la « Jérusalem » véritable est devenue l’Eglise et « l’Israël » authentique, le Christ.

    – « L’apparition d’un État pour le peuple juif sur sa Terre d’origine selon le regard des hommes (et qui est aussi sa Terre Promise par ailleurs) n’est pas du même ordre que l’avènement du Royaume de Dieu, je ne vois rien de blasphématoire dans ce projet ni d’incompatible avec l’achèvement de l’autre Promesse portée par l’Église. »

    Bien au contraire ! la participation à la mise en œuvre d’un projet national en Israël, sans intervention divine et à l’aide de moyens mondains, dont les plus sinistres et criminels, représentent une impiété scandaleuse qui foule aux pieds les lois de Dieu, et méprise ce qui avait été décrété en raison de l’infidélité du peuple élu lors de son rejet du Christ. L’exil a sanctionné ce crime odieux, vouloir y mettre fin sans respecter les critères théologiques de cet achèvement de la sanction, à savoir la conversion au Christ, est une abomination spirituelle qui s’est révélée, et se révèlera grosse de terrifiantes conséquences. Le double objet des prophéties s’étant accompli, l’un, il y a vingt-cinq siècles, par la réédification matérielle de Jérusalem sous Esdras et Néhémie, l’autre, il y a dix-neuf siècles, par la fondation de l’Église, Jérusalem spirituelle toujours subsistante, entreprendre de rétablir une Jérusalem terrestre juive, un Royaume juif, ce n’est pas autre chose que tenter de saisir et d’édifier une ombre. Or, depuis dix-neuf siècles et pour toujours, la réalité, qui est l’Église, a dissipé et fait disparaître l’ombre : Umbram fuqat veritas !

  16. 29 septembre 2010 07:48

    Salutations à toutes et tous ,

    Pour commencer , permettez-moi de vous montrer mon appréciation pour chacune des très « à propos » informations que j’ai découvertes sur cet imposant site internet .

    Je ne suis pas certain d’être au bon section mais je n’en ai pas trouvé de meilleur.

    Je réside à Deer lake, usa. J’ai 29 ans et j’ai 6 agréables enfants qui sont tous âgés entre deux et 16 ans (1 est adopté). J’aime beaucoup les animaux et je fais de mon mieux de leur garantir les accessoires qui leur rendent la vie plus splendide.

    Merci dors et déjà pour toutes les très pertinentes débats qui viendront et je vous remercie de votre compréhension pour mon français moins qu’idéal : ma langue maternelle est le chinois et je fais de mon mieux d’éviter les erreurs mais c’est très complexe !

    Ciao

    Josh

  17. excavationfondations permalink
    18 octobre 2010 07:31

    Excellente matinée à tous les participants de ce phorum.
    Je réside à Alert, us . J’ai 47 années et j’élève 4 agréables enfants qui sont tous âgés entre neuf ou 12 années (1 est adopté).
    Merci à l’avance pour toutes les excellentes discussions dans le futur et je vous remercie de votre compréhension pour mon français moins qu’idéal : ma langue maternelle est l’anglais et je fais de mon mieux d’éviter les erreurs mais c’est très difficile!

    Bye

    Marc

  18. MariaMoon permalink
    11 novembre 2011 00:33

    Félicitations pour l’ensemble de cet événement rare qui arrive une fois en cent ans !

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