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Katyn : la tragédie se poursuit pour la Pologne !

10 avril 2010

Katyn est l’un des massacres les plus effroyables

commis par les communistes !

Alors que la nouvelle de la disparition brutale du président polonais, Lech Kaczynski, fait la une de toutes les organes d’information au moment où il se rendait accompagné de nombreuses personnalités de son gouvernement à la cérémonie de commémoration du massacre de Katyn, il nous semble utile, par delà la tristesse ressentie par le peuple polonais suite à la disparition tragique de son dirigeant,  de revenir sur ce que représente le terrible épisode de Katyn.  En effet, il importe de savoir qu’en 1940, le régime soviétique assassin dirigé par Joseph Staline, ordonna l’exécution de 22 000 officiers polonais. Ce massacre a longtemps été tabou en URSS, mais il fut très tôt dénoncé par les autorités allemandes qui découvrirent la réalité des horreurs commises par les communistes russes.

Tous les jours pendant un mois, les prisonniers,

mains liées derrière le dos,

sont exécutés d’une balle dans la nuque par les communistes,

et jetés dans des fosses communes.

La Russie a mis longtemps à assumer le massacre de Katyn, et ce n’est qu’en 1990, 50 ans après les faits, que Mikhaïl Gorbatchev reconnut la responsabilité de l’Union soviétique dans l’exécution d’au moins 22 000 officiers polonais, le 5 mars 1940 dans une forêt près de la ville de Smolensk, à 400 kilomètres à l’ouest de Moscou. Au cours des décennies qui ont précédé ces aveux, et malgré plusieurs rapports d’enquête accablants pour l’Union soviétique, le Kremlin s’est acharné à accuser l’Allemagne nazie de ces quelque 22 000 exécutions, considérées comme l’un des crimes de guerre les plus graves du XXe siècle. En mars 1940, Staline donna l’ordre à la police politique d’éliminer les quelque 22 000 officiers polonais emprisonnés, des « ennemis de classe » pour le leader soviétique. Entre avril et mai, la police stalinienne organisa des convois, direction Katyn. Tous les jours pendant un mois, les prisonniers, mains liées derrière le dos, sont exécutés d’une balle dans la nuque, et jetés dans des fosses communes. Devant l’ampleur de la tâche, Moscou livre une pelleteuse mécanique.

En mars 1940, Staline donna l’ordre à la police politique

d’éliminer les quelque 22 000 officiers polonais

emprisonnés, considérés comme des « ennemis de classe »

En août 1941, quelques semaines seulement après le début de l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht, les troupes allemandes découvrirent dans la forêt de Katyń un premier charnier qui contenait les restes de plusieurs centaines d’officiers polonais. Signal, l’hebdomadaire illustré de la Wehrmacht, publia des photos montrant l’exhumation des corps : les uniformes étaient reconnaissables et les cadavres étaient dans un état de décomposition assez peu avancée. L’ensemble de la presse allemande rendit compte largement, à cette époque, de la macabre découverte. Cependant, ce n’était là qu’un préambule. En effet, fin 1942, des cheminots polonais, qui conduisaient les trains allemands, rapportèrent avoir entendu des paysans biélorusses parler de soldats polonais enterrés dans la forêt de Katyń. C’est ainsi que d’autres charniers, bien plus importants que celui de l’été 1941 furent découverts.

Les autorités du Reich montrèrent

que ce massacre était un « massacre juif »,

puisque les dirigeants bolchéviques étaient des Juifs.

Au printemps 1943, les militaires allemands mettaient au jour plus de 4 500 corps d’officiers polonais empilés dans plusieurs fosses. Radio-Berlin rendit la découverte publique le 13 avril 1943 accusant les Soviétiques du forfait. Deux jours après, ceux-ci nièrent leur responsabilité sur les ondes en répliquant que les nazis avaient commis ces atrocités lors de leur avance au cours de l’année 1941. Les autorités du Reich montrèrent que ce massacre était un « massacre juif », puisque les dirigeants bolchéviques étaient des Juifs, et qu’il convenait de tout faire pour   » ne pas être anéantis par eux […] ».

Katyn montre le caractère criminel du régime communiste !

Les dirigeants du Reich (les dirigeants allemands et notamment le ministre de la propagande Joseph Goebbels) convoquèrent une commission internationale d’enquête médicale, composée d’experts venant de la Belgique, de Bulgarie, de Croatie, de Finlande, du Danemark, de France, de Hongrie, d’Italie, des Pays-Bas, de Roumanie, de Suède, et de Slovaquie.  Ils demandèrent par ailleurs à la Croix-Rouge d’envoyer indépendamment des experts à Katyń, demande appuyée par le général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres qui n’avait cessé d’exiger des Soviétiques des éclaircissements sur le sort des officiers disparus. Prenant prétexte de cette position qu’ils dénoncèrent comme « une collusion Hitler-Sikorski », les Soviétiques rompirent leurs relations avec les Polonais et lancèrent une campagne pour amener les Anglo-saxons à reconnaître le gouvernement pro-soviétique de Wanda Wasilewska. La Commission internationale publia ses conclusions fin mai : toutes les données recueillies, aussi bien les traces physiques que les témoignages, concouraient à placer le massacre au printemps 1940. Les Allemands en firent leur Livre Blanc. La commission technique de la Croix-Rouge aboutit à la même datation, mais décida de ne pas publier les conclusions de son enquête « afin de ne pas faire le jeu de la propagande allemande » qui utilisait la découverte pour enfoncer un coin entre Anglo-saxons et Soviétiques, ces derniers l’instrumentalisant pour focaliser la haine sur les « Germano-fascistes ». Les membres polonais de cette commission, dont quelques résistants à l’occupant allemand, envoyèrent cependant un rapport au gouvernement britannique qui fut classé ultra-secret et rendu public seulement en 1989, à Varsovie.

Le général Sikorski, accompagné de membres de son gouvernement, disparut le 4 juillet 1943 dans un avion qui s’écrasa au décollage de Gibraltar. Que la cause, objet de polémique, fût accidentelle ou non, cette disparition était pour les Anglo-saxons un soulagement car l’intransigeance de la position tenue par le général polonais commençait à créer des frictions entre Alliés. Rappelons qu’il a été avancé l’hypothèse que Iakov Djougachvili (un des fils de Staline) s’est suicidé au camp de concentration de Sachsenhausen le 14 avril 1943 après que la nouvelle du massacre fut parvenue à sa connaissance.

La disparition brutale du président polonais, Lech Kaczynski,

au moment où il se rendait  à la cérémonie

de commémoration du massacre de Katyn,

nous remet en mémoire  la nature ignoble du communisme.

Il convient donc, par ce rappel violent de l’Histoire consécutif au terrible accident d’avion dont vient d’être victime le président polonais, de ne point oublier le caractère intrinsèquement pervers du communisme, et son rôle absolument terrifiant dans la destruction des peuples et de la civilisation chrétienne en Europe au XXe siècle !

8 commentaires leave one →
  1. cax permalink
    10 avril 2010 16:44

  2. Koopa Troopa permalink
    10 avril 2010 17:03

    Poutine a expliqué le massacre de Katyn par une volonté de Staline de venger 35.000 prisonniers de guerres russes exterminés par les Polonais en 1920.

    Ceci dit, prions pour les dirigeants polonais morts dans l’avion mais aussi pour les 7 officiers et sous-officiers allemands d’un régiment de transmission assassinés par les Soviétiques en 1945 après avoie « avoué » leur « culpabilité » pour Katyn.

  3. sadish permalink
    10 avril 2010 17:36

    Il faut dire qu’on a fait avouer beaucoup de « choses » aux allemands après 1945…

  4. Koopa Troopa permalink
    10 avril 2010 19:01

    Quel symbolisme !!! C’est en effet le lundi de Pâques 1939 (10 avril), que les Allemands prennent leurs premières mesures contre la Pologne (parade miliaire de Berlin) suite aux émeutes de la veille en Pologne et au saccage des magasins de la minorité allemande

  5. morpri permalink
    10 avril 2010 19:26

    Une manière originale de célébrer la Résurrection !

  6. Hilaire permalink
    10 avril 2010 20:59

    Lech Kaczynski, qui vient de disparaître, bien que pro-américain (son seul vrai défaut), était un incorruptible sur le plan politique. A la tête de la Justice, il lutta contre le crime organisé et promut un système juridique rigoureux et répressif. Il se déclarait fermement partisan de la peine de mort.

    Fidèle à sa vision conservatrice de la société, il était un ferme opposant à l’avortement, par ailleurs avait interdit en 2004 et en juin 2005 des manifestations d’homosexuels à Varsovie, se déclarant «opposé à la propagation de l’orientation gay».

  7. Lancre permalink
    10 avril 2010 21:04

    Un bémol, Kaczynski s’était montré ostensiblement proche de la communauté juive, dans un pays où les sentiments anti-judaïques (pour ne pas dire franchement antisémites) n’ont jamais vraiment disparu. En 2008, il est devenu le premier chef d’Etat à participer à un office dans une synagogue du pays. En tant que maire de la capitale, il avait également participé à un projet de musée sur l’histoire juive en cédant des terrains municipaux…

  8. 12 avril 2010 16:20

    Merci Philippe pour cet article car je suis un peu déçu du traitement de l’information par les médias et la pauvreté des analyses en général sur cet Enorme & dramatique evenement.

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