Skip to content

La France bouge : assez de trahison !

5 mai 2010

 

 

  Alors que se prépare pour dimanche les cortèges d’hommage à Jeanne d’Arc, « La France bouge »,  ancienne chanson royaliste qu’il fera bon entonner entre la Madeleine et la place des Pyramides, reste d’une étonnante actualité. Sur un air qui serait inspiré d’un chant dénommé « Le Midi Bouge, tout est rouge« , d’origine provençale et datant de 1870, les militants d’Action française ont adapté ce chant, vraisemblablement peu après la création des Camelots du Roi. Ces derniers, bras armé de l’Action française, sont nés le 16 octobre 1908. Ils s’appliqueront à faire connaître ce chant qui est un condensé de leur doctrine : monarchie, exaltation de la jeunesse et du travail, antijudaïsme, antiparlementarisme…


 « Votre place n’est pas ici. Elle est à la synagogue ou à la rue Cadet ! »

 

    Le couplet 6 fait référence aux affaires de Panama et de Thalamas. La première évoque un scandale politico-financier sans précédent (mais la République maçonnique en connaîtrait bien d’autres dans les siècles suivants) impliquant d’un côté des hommes politiques francs-maçons et de l’autre des banquiers juifs. Le scandale sera d’ailleurs dévoilé par Edouard Drumont. Ferdinand de Lesseps avait été choisi pour diriger le chantier du percement d’un canal pour relier l’océan Pacifique et l’Atlantique par l’Amérique central. Il commet de très nombreuses fautes et l’affaire devient un gouffre financier. Il corrompt journalistes et hommes politiques pour qu’ils se taisent et lui permettent de continuer, et surtout pour lancer une souscription auprès des épargnants, qui seront ruinés. Les travaux ont commencé en 1881. Ce n’est qu’en 1892 que le scandale éclate, grâce à la tenacité du directeur de la Libre Parole. Seulement quelques personnes seront condamnés et le scandale étouffé.

L’affaire Thalamas concerne le professeur Amédée Thalamais. Ce dernier, professeur sans titre universitaire, avait gravit, entre 1904 et 1909 tout les échelons, parvenant à être nommé au Lycée Condorcet, puis à la prestigieuse Sorbonne. Ses attaques contre la religion était des titres suffisants pour les maîtres de la France. Il s’était fait connaître par des cours particulièrement orientés sur Jeanne d’Arc. Après sa nomination à la Sorbonne qui était un véritable scandale, les Camelots du roi s’introduisaient à tous les cours du franc-maçon pour les perturber. En décembre 1908, le chef des camelots, Maxime Real del Sarte, gifle le professeur qui est, le 17 février 1909, fessé en public par Lucien Lacour qui lance : « Votre place n’est pas ici. Elle est à la synagogue ou à la rue Cadet ».

Source

4 commentaires leave one →
  1. Eloi permalink
    5 mai 2010 18:25

    Belle remarque de Lucien Lacour à l’indigne Amédée Thalamais, l’insulteur de Jeanne d’Arc : « Votre place n’est pas ici. Elle est à la synagogue ou à la rue Cadet ».

  2. morpri permalink
    5 mai 2010 20:07

    Ah, le 2e couplet, quelle lucide description de la situation : « Tant pis, dit le rabbin, je tiens tout dans ma main, j’ai la police, et pour violer la loi, une justice de magistrats sans foi ! »

  3. Grégoire permalink
    5 mai 2010 22:02

    On dit que Maurras aurait participé à la composition de « La France bouge » ?

    On réécoutera, avec émotion, son entretien dans lequel il explique pourquoi il a sa place à l’Académie., et les principales de ses idées politiques.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :