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Le Pape et Hitler : la vérité !

6 mai 2010

« Il n’y a aucun mensonge qui, à force d’être répété, ne fisse pas être cru. »

 

Nous avons déjà mentionné le battage médiatique qui eut lieu autour de la réédition de « Pie XII et le IIIe Reich, le livre  de Saul Frieldländer,  sans mentionner la récente parution du livre de John Cornwell, « Le Pape et Hitler », les médias ne faisant que peu de cas des fortes réserves exprimées par les historiens. Mais ce n’est là qu’une facette d’un malaise qui est passé inaperçu pour la plupart des Français. Comme toujours, la machine à désinformer marchant à plein régime, les articles les plus stupides et faux ont été proposés dans les journaux, magazines et télés, avec un discours d’une rare mauvaise foi.

  L’ouvrage de John Cornwell connaît, sitôt sa parution, un vaste engouement médiatique. Le livre est loué pour ses innombrables qualités historiques. Il devient un véritable succès de librairie et le livre de chevet de tous ceux qui veulent se renseigner sur la question… Le seul ennui est que cet ouvrage est la cible de tous les historiens qui dénoncent une vaste supercherie. En France, en Hollande, aux Etats-Unis, etc., tous les spécialistes de la question critiquent ouvertement les erreurs, les omissions et les mensonges du journaliste. En France, seul le Figaro – comme journal à dimension nationale – donne la parole à un historien, en l’occurrence le Père Blet, rapporteur de la cause de béatification. Les autres entretiennent l’illusion d’un ouvrage sérieux, faisant référence dans le domaine.

John Cornwell se vantant d’avoir passé des mois dans les archives vaticanes, le père Blet mena sa propre enquête. Voici ce qu’il raconte :

« Avant la publication de son livre, Cornwell a publié deux très longs articles dans le Sunday Times de Londres et un autre aux Etats-Unis, dans la revue de mode féminine Vanity Fair. Il dit qu’il a travaillé pendant des mois dans les archives du Vatican et qu’il a trouvé des documents secrets qualifiés de « bombes à retardement ». Il écrit, aussi, qu’il a été le seul, et le premier, à avoir accès à ces documents. Or, il n’est ni le premier ni le seul à avoir accès à de tels documents. Ensuite, les seuls documents qu’il a pu consulter datent des années 1913 à 1915 et 1917 à 1921… et il donne l’impression d’avoir tout vu sur Pie XII, cela n’est pas vrai. Quand vous entrez aux archives du Vatican vous devez noter la date de votre entrée, mais aussi l’heure et la minute… même chose en quittant les archives. J’ai eu accès aux photocopies de pages qu’il a signées… au total, moins de trois semaines passées aux archives, pas des mois comme il a pu l’écrire ! Cela, nous l’avons publié, il a dû répondre. Face aux preuves, il a dû admettre qu’il avait exagéré mais il s’est défendu en arguant que cela avait été seulement publié dans certains articles… il a juste oublié de dire que c’est lui qui signait ces articles ! »

La crédibilité dont se pare Cornwell vole en éclat. Certains journaux américains et anglais mentionnent la supercherie. En France, les médias sont restés complètement silencieux. Pas un article, pas une ligne sur les rétractations de John Cornwell. Voilà qui en dit long sur la manière dont fonctionnent les médias avec l’Eglise et les raisons de l’importance donnée par ces derniers à l’ouvrage du journaliste anglophone. Comme dirait Goebbels  : « Il n’y a aucun mensonge qui, à force d’être répété, ne fisse pas être cru. »

 

Source

5 commentaires leave one →
  1. calixte permalink
    6 mai 2010 16:29

    La haine de Pie XII, que partagent tous les journalistes de la télé et de la radio, est un signe de ralliement idéologique et la marque d’une identique communion à la même source maçonnico-laïque profondément anti-chrétienne.

    • Providas Romanorum permalink
      7 mai 2010 10:18

      La thèse de de John Cornwell , qui est globalement celle de tous ceux qui font de Pie XII un allié d’Hitler, n’est pas complètement fausse en ce sens que Pie XII, effectivement, souhaité une victoire de l’Allemagne contre l’URSSS. Si l’on ne comprend pas le danger extrême que représentait l’inexorable montée en puissance du communisme en Europe dans les années 30, et son caractère férocement anti-chrétien (la guerre d’Espagne avait laissé des traces terribles dans les mémoires catholiques ), on ne perçoit pas les raisons de l’attitude et de la politique de Pie XII, qui n’est pas, évidemment, un « néo-nazi », mais un pape soucieux du devenir de la religion et de la vie des chrétiens.

  2. DST permalink
    6 mai 2010 17:01

  3. apostolatus specula permalink
    6 mai 2010 17:07

Trackbacks

  1. Pour en finir avec les mensonges sur l’Eglise et le nazisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

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