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L’infaillibilité pontificale !

30 août 2010

« Et moi, je te dis que tu es Pierre,

et sur cette pierre je bâtirai mon Église,

et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.

Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ».

(Matthieu XVIII, 18-19)

 

Pour sortir de l’apostasie actuelle qui ravage l’Église et le monde, il faudra impérativement en revenir au dogme de l’infaillibilité pontificale ! Ce dogme se heurte au modernisme pour lequel l’idée de la proclamation d’une vérité de foi révélée objectivement est insupportable, de même qu’il contredit les visions hérétiques des églises schismatiques, prétendues « orthodoxes » mais puissamment hétérodoxes, en rupture avec la Tradition de l’Église fondée par Jésus-Christ. 

  Le dogme de l’infaillibilité pontificale, défini en 1870  par le Concile Vatican I, est en effet le fondement dogmatique du combat catholique. Il fallait cette décision, longuement méditée depuis des années par les principaux penseurs et théologiens catholiques, dont Joseph de Maistre, pour résister à la Révolution qui embrasait le monde et d’abord les pays de vieille chrétienté. La papauté est le point de cohésion active entre le divin et l’humain qui forme la base ou la pierre fondamentale de l’Eglise chrétienne. Le Christ a préposé à l’ordre hiérarchique une institution unique et centrale absolument indivisible et indépendante, possédant de son propre chef la plénitudes des pouvoirs et des promesses. Ce n’est que dans son union avec la « pierre » sur laquelle elle est fondée que l’Eglise est capable d’assembler de véritables conciles et, au moyen de formules authenriques, fixer la vérité. Le siège apostolique de Rome est donc l’icône miraculeuse du christianisme universel, la base indestructible de l’Eglise universelle.

Partout où le Pape ne règne pas, tout fini par le protestantisme pur !

  Comme le souligne avec grande justesse Joseph de Maistre : « Essayez de diviser le monde chrétien en patriarcats, comme le veulent les églises schismatiques d’Orient, chaque patriarche, dans cette supposition, aura les privilèges que nous attribuons ici au Pape (…) La souveraineté sera divisée, mais toujours on la retrouvera; il faudra seulement changer le symbole et dire : « Je crois aux églises divisées et indépendantes. » – C’est à cette idée monstrueuse qu’on se verra amené par force; mais bientôt elle se trouvera perfectionnée encore par les princes temporels, qui, s’inquiétant fort peu de cette vaine division patriarcale, établiront l’indépendance de leur église particulière, et se débarrasseront même du patriarche, comme il est arrivé en Russie, de manière qu’au lieu d’une seule infaillibilité, qu’on rejette comme un privilège trop sublime, nous en aurons autant qu’il plaira à la politique d’en former par la division des États. La souveraineté religieuse, tombée du Pape aux patriarches, tombera ensuite de ceux-ci aux synodes, et tout finira par la suprématie anglaise et le protestantisme pur, état inévitable, et qui ne peut être que plus ou moins retardé ou avoué partout où le Pape ne règne pas. Si quelqu’un s’avisait de proposer «un royaume de France » sans roi de France, un empire de Russie sans empereur de » Russie, etc., » on croirait justement qu’il a perdu l’esprit; ce serait cependant rigoureusement la même idée que celle d’une Église universelle sans chef. » (J. de Maistre, Du Pape, 1819)

  

Mgr Dominique Auguste Sibour (1792-1857)

Archevêque de Paris

sauvagement assassiné d’un coup de couteau, le 3 janvier 1857,

 par Jean-Louis Verger,

criminel protégé par l’apostat Wladimir Guettée

Sous le pontificat du bienheureux Pie IX, commencé en 1846, l’Église connaissait un renouveau et une expansion formidable dans le monde entier, mais ceci se faisait au prix de luttes incessantes contre les principes de la Révolution qui s’infiltraient dans les esprits à la faveur du libéralisme. C’est d’ailleurs cette pensée libérale inspirée par les idées gallicanes que soutenait un prêtre dévoyé qui rejoignit les églises schismatiques, René François Guettée, dit « Wladimir Guettée« , prêtre renégat dont se revendiquent toutes les sectes orthodoxes en France, qui passa de l’idéologie gallicane et libérale au schisme de Photius, qui fut indirectement impliqué en  1857 dans l’assassinat de Mgr Sibour archevêque de Paris, tué  en plein office dans l’église Saint-Etienne du Mont, Guettée ayant protégé le criminel avant son acte odieux, et allant ensuite jusqu’à prendre la nationalité russe. A ce titre, ses « Souvenirs d’un prêtre catholique devenu orthodoxe » sont un exécrable monument d’orgueil incroyable et de haine implacable contre l’Église catholique.

 

 

Les ouvrages de Guettée, reprenant des thèmes de l’assassin Verger,

 sont traversés par une haine implacable de l’Église catholique.

 

  Alors même que les divagations insensées de Wladimir Guettée l’entraînaient jusqu’à rompre avec Rome, comme elles entraînent aujourd’hui des âmes et un certain nombre d’esprits égarés vers les églises séparées schismatiques – comparables en cela aux églises protestantes, en raison de leur situation de rupture avec l’authentique Eglise, puisqu’elles ne possèdent ni l’unité, ni la catholicité se trouvant en état de péché grave et de rébellion, d’insuffisance théologique sur des questions de foi essentielles, leur sacerdoce étant dénué de toute légitimité – la véritable Eglise décidait de convoquer un concile afin d’arrêter une position définitive s’agissant de la Papauté.

En 1864, le Syllabus avait déjà dressé la liste des erreurs modernes qu’il condamnait. Mais Pie IX voulant aller plus loin, ouvrait à Rome le 8 décembre 1869 le concile Vatican I, afin d’inviter les évêques à débattre des rapports de l’Église avec la société moderne. Le Pape entendait obtenir ainsi une condamnation plus solennelle encore des erreurs modernes et, du même mouvement, la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale afin que l’autorité du Successeur de Pierre soit reconnue pleinement au sein de l’Église, lui conférant les titres de Successeur de Saint-Pierre, chef de l’Église, Vicaire de Jésus-Christ, Évêque de Rome, Patriarche de l’Occident et souverain de l’État du Vatican.

Le 13 juillet 1870, le Concile vota à une écrasante majorité le schéma sur l’infaillibilité. Le 18 juillet, lors de la dernière séance solennelle du Concile, le pape Pie IX promulgua le dogme de l’infaillibilité pontificale,  signalant la primauté universelle du pape comme de droit divin et définit que l’infaillibilité pontificale est une vérité de foi divinement révélée[auquel tous les évêques durent se rallier, puisqu’il s’agissait bien de la vérité catholique fondée sur la Sainte Écriture et la Tradition.

Exprimer le dogme de l’infaillibilité pontificale c’est donc perpétuer la foi dans l’assistance de Dieu à son Église, « dans le lien de la paix, de l’amour et de l’unité » entre le peuple et ses pasteurs. Mais un tel dogme ne prend sens que dans une Église restée « corps mystique », ce qui est le cas uniquement, contrairement aux églises schismatiques, hérétiques et séparées, de l’Eglise catholique apostolique et romaine !

Le dogme de l’infaillibilité pontificale

c’est la perpétuité de la foi dans l’assistance de Dieu à son Église.

44 commentaires leave one →
  1. Eloi permalink
    30 août 2010 14:00

    Joseph de Maistre a parfaitement raison, les schismatiques sont en réalité des Protestants, qu’ils rejoignent d’ailleurs dans leur haine de la papauté.

  2. wendrock permalink
    30 août 2010 14:07

    Wladimir Guettée, gagné par les idées libérales, gallicanes et anti-papistes, prêtre scandaleux coqueluche du monde schismatique français, fut même un temps le directeur du Journal le « Républicain du Loir-et-Cher ».

    • sixte permalink
      30 août 2010 15:24

      La Fraternité orthodoxe Saint-Grégoire-Palamas, implantée en France et rattachée à un des synodes paléohimérologites de Grèce, avait entrepris de publier dans les annnées 1980 une revue, les Cahiers Guettée, qui n’a connu qu’un seul numéro, lequel reproduit un texte de Guettée, la Lettre à Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans.

      On y découvre un Guetté outrageusement libéral, gallican, anti-romain et adversaire acharné des Jésuites.

      Mais le sommet est atteint avec deux ouvrages ignobles, La Papauté schismatique et La Papauté hérétique.

      Lisons plutôt un extrait qui nous fait mieux comprendre la haine protestante de ce renégat :

      « Le pape est roi et se prétend souverain pontife de l’Église chrétienne.

      Nous n’avons pas à nous occuper de sa royauté. A quoi bon? Elle tombera bientôt. Sa ruine est décrétée par la Providence. Les baïonnettes étrangères ne la sauveront pas plus que les sophismes de ses défenseurs. Si elle est nécessaire au soutien du pontificat souverain, comme on l’affirme, c’est une raison de plus d’en désirer la chute, car ce pontificat est une usurpation.

      (…)

      Le pape veut, dans son intérêt, circonscrire l’Église en ceux qui reconnaissent sa souveraineté , afin de les absorber ensuite et de dire : l’Église c’est moi. Rompons les digues qu’il a élevées, et aussitôt, nous verrons l’Église dans toute sa beauté, s’épanouissant en liberté, sans être entravée par des démarcations territoriales; ayant pour membres toutes les églises particulières, liées entre elles par la même foi ; communiquant entre elles par des pasteurs également apostoliques, identifiées en Jésus-Christ, le grand pontife, le seul chef de l’Église, et dans l’EspritSaint qui la dirige.

      Qui a rompu cette admirable unité des premiers siècles chrétiens?

      Le pape.

      Il a usurpé la place de Jésus-Christ, et il a dit à toutes les Églises : « C’est à moi et par moi que vous serez unies; le ministère de vos pasteurs viendra de moi; la doctrine vous viendra de moi. Je suis le pasteur suprême. J’ai droit de tout gouverner. Je suis le juge suprême, je puis tout juger sans être jugé par qui que ce soit ; je suis l’écho du ciel, l’interprète infaillible de Dieu. »

      W. Guettée, La Papauté schismatique – 1863

    • hannibalgenga permalink
      30 août 2010 16:03

      La conclusion de « La Papauté schismatique » de Guettée, dont les livres réédités par l’Age d’Homme sont en vente dans toutes les chapelles schismatiques, est hallucinante :

      « Quel est l’enseignement que tout chrétien doit préférer : celui de Dieu, ou celui du Pape? celui de l’Église, ou celui de la cour de Rome?

      Il faut choisir entre les deux. Ètes-vous pour l’enseignement divin conservé par l’Église? vous êtes chrétien catholique. Êtes-vous pour celui de la papauté ? vous êtes papiste, mais vous n’êtes pas catholique. Celui-là seul mérite cette dernière qualification qui suit, dans sa foi, la règle de la tradition catholique. Cette tradition est opposée au système papal ; donc vous ne pouvez être catholique en acceptant ce système. Il est temps de ne plus jouer sur les mots et de parler nettement; soyez papiste si vous le voulez, mais alors ne vous dites plus catholique. Vous voulez être catholique? Alors ne soyez pas papiste. Il n’y a pas de transaction possible ; catholique et papiste sont deux mots qui s’excluent mutuellement. »

      Du Calvin pur jus !

    • Aloïs permalink
      31 août 2010 17:02

      Contrairement aux affirmations mensongères et partisanes de Guettée, la papauté n’apparaît pas vers le VIIIe siècle comme il l’écrit dans ses pamphlets anti-papistes, mais semble se dessiner précisément à Rome à partir du sacerdoce apostolique de Calixte Ier (vers 217). Puis à partir de Damase Ier (366 – 384), où s’esquisse définitivement l’affirmation de l’autorité de l’évêque de Rome comme successeur de Pierre, ainsi que le démontrent les derniers documents mis à jour.

      (Cf. Yves-Marie Hilaire, Histoire de la papauté : 2000 ans de missions et de tribulations, Folio, coll. « histoire », 2003).

      Cinq siècles de distances dans les calculs des schismatiques, décidément peu doués pour l’arithmétique !

    • calixte permalink
      30 août 2010 23:45

      Wladimir Guettée avait tout simplement perdu la raison. Sa haine de Rome l’aveuglait et lui fit soutenir des folies.

      Ainsi il ose écrire dans sa lettre à Mgr Dupanloup:

      « Non seulement l’Eglise romaine n’est pas l’Eglise, mais elle ne fait plus partie de la vraie Eglise. En effet, elle n’a pas conservé intacte l’ancienne doctrine (…) Vous vous appelez fièrement l’Eglise, Monseigneur, parce que vous êtes cinq cents avec le Pape [évocation des évêques réunis autour de Pie IX à Vatican lors du Concile Vatican I qui proclama le dogme de l’infaillibilité pontificale]. Mais ceux qui ont appris dans les sources pures de la foi ce que c’est que l’Eglise de Jésus-Christ, vous répondent : Non, vous n’êtes pas l’Eglise, et vous n’appartenez pas à la vraie Eglise.
      (…)
      le monde catholique est bien petit, malgré les prétentions si connues de Rome à la domination du monde entier. S’il suffit qu’une ville possède des églises des autres nations pour se prétendre le centre du monde, quelle est la capitale d’Europe ou d’Amérique qui ne le prétendra pas?  »

      W. Guettée, Lettre à Mgr Dupanloup – 1868

    • Dragos permalink
      9 avril 2016 15:20

      Ce poste n’est peut être plus suivi, près de 6 ans plus tard. Je voulais juste confirmer les sentiments de beaucoup de chrétiens orthodoxes par rapport au pape, considérant le catholicisme comme un christianisme bizarre, le pape comme un autocrate obsédé de son pouvoir et de son influence séculière, la doctrine altérée par les additions de Filioque, de l’infaillibilité ainsi que par la scolastique qui serait un monument de matérialisme séculier. Et juste d’ajouter que s’il est vrai qu’ils pensent tout cela (en accusant en plus le Pape de militantisme oecumeniste), il est aussi vrai que vous ne faites le moindre effort pour en pénétrer les raisons et les justifications. « Mais la sagesse sera trouvée juste par tous ses enfants ».

  3. Vehementer permalink
    30 août 2010 14:32

    Wladimir Guettée, esprit désorienté et prêtre apostat, qui ne cache pas sa haine furieuse des penseurs catholiques, dont Maistre et Bonald en tout premier lieu, ose écrire : « Nous opposons à l’Eglise Romaine toute couverte du sang d’hérétiques vrais ou prétendus, l’Eglise d’Orient… » (Lettre de Guettée sur la tolérance, in La théologie de Guettée, Revue internationale de théologie, 1892).

    Les cathares, les albigeois, adeptes de la doctrine diabolique de Mani proclamant la co-éternité des deux principes, étaient donc des d’hérétiques « vrais ou prétendus » ?

    On comprend mieux pourquoi les chapelles orthodoxes en France sont remplies d’occultistes et de francs-maçons !

    Anecdote significative : un haut franc-maçon de Lyon était parti en Russie pour se convertir à l’Orthodoxie. Ayant rencontré un starets il lui fit part de ses convictions : « Je suis franc-maçon », lui dit-il. Le vieux moine lui répondit : « Promets-moi simplement de faire deux fois par an dans ta loge un discours sur la Vierge et un discours sur la Trinité.  » Sans commentaire !

    http://orthodoxie.free.fr/lorthodoxe_en_face_du_monde_actuel.htm

  4. Norenda permalink
    30 août 2010 14:46

    Image symbolique et assez pitoyable de la division des schismatiques entre eux :

    Cinq prêtres et deux policiers ont été blessés jeudi 27 décembre 2007 dans une bagarre générale qui a éclaté dans la basilique de la Nativité, à Bethléem, entre prêtres arméniens et grecs orthodoxes à la suite d’un différend « territorial » sur le nettoyage des lieux.

    Les prêtres grecs orthodoxes avaient installé des échelles pour nettoyer les murs et les plafonds du lieu saint qui relèvent de leur responsabilité après Noël, empiétant ainsi sur la partie de l’église contrôlée par les arméniens, provoquant leur courroux.

    Pendant plus d’un quart d’heure, quatre-vingt religieux en robes noires et fidèles ( 50 Grecs et 30 Arméniens) se sont affrontés en hurlant à coups de balais et de barres de fer dans un chaos indescriptible avant que n’intervienne la police palestinienne pour séparer les belligérants.

    Les sept blessés ont été évacués à l’hôpital de Beit Jala, la localité voisine.

  5. PEB permalink
    30 août 2010 16:14

    Notons que, bizarrement, le patriarche Cyrille de toutes les Russies a démarré quelques manœuvres d’approche vers Benoît XVI.

    Comme s’il avait plus ou moins conscience que seul le Siège Apostolique peut offrir à son Église l’indépendance suffisante face aux puissances mondaines.

    L’autocéphalie, maladie des Orients, asservit bassement l’épiscopat au bras séculier, comme pour les luthériens et anglicans. C’est aussi un péché d’orgueil. On gagne toujours à se rapporter à plus grand que soi. Le Pape lui-même, s’il n’a pas la science infuse, s’en rapporte à Jésus.

    L’infaillibilité pontificale est évoquée de manière plaisante lors de la visite du tombeau par Pierre et Jean. Jean, le théologien, le mystique, l’ami intime est l’aigle qui fonce tout droit vers le Saint-Sépulcre. Il a déjà compris dans son cœur qu’il vivait un évènement extraordinaire. Cependant, il attend dans l’obéissance ce gros balourd de Pierre qui ne court pas très vite. Et c’est Pierre qui constate et permet la proclamation de la Foi. (Jn 20, 1-10)

    Ce texte est prophétique car il annonce déjà le mouvement de l’Église: il y aura toujours des Madeleine pour alerter les disciples, des Jean à l’esprit vif pour avancer dans l’amour et l’intelligence de Dieu mais il nous faut Pierre pour nous faire voir la Vérité et à tenir dans la Foi.

    Le Père d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes, disait par boutade: « Avec Rome souvent, sans Rome parfois, contre Rome jamais. » Je me demande s’il ne faudrait pas la rectifier ainsi: « Avec Rome souvent, en attendant Rome parfois, contre Rome jamais. »

    • calixte permalink
      30 août 2010 16:39

      Excellente analyse. La sentence du Père Alzon, rectifiée par vos soins, devrait être à mon sens adoptée par tout chrétien conscient et instruit de l’Histoire de l’Eglise.

  6. 30 août 2010 17:23

    Une précision importante dans cet examen des positions inexactes des églises schismatiques à l’égard de la papauté, au sujet des conceptions théologiques fondamentales et en particulier défendues par saint Augustin.

    En effet, saint Augustin d’Hippone ce que beaucoup ignorent, est considéré comme hérétique par la majorité des théologiens orientaux, puisqu’on est allé jusqu’à l’exclure purement et simplement de la liste des saints. Ses enseignements furent très souvent singulièrement contestés par les orientaux, la controverse doctrinale la plus importante autour de son nom portant évidemment, aujourd’hui encore, sur la question du «filioque ». Il est intéressant de remarquer, alors même que Photius et ses adeptes n’avaient pas rompu avec Rome pour ce mensonger prétexte, que saint Augustin écrit : «Le Saint-Esprit, procède principiellement [principaliter] du Père et, par le don intemporel de celui-ci au Fils, du Père et, le don intemporel de celui-εi au Fils, du Père et du Fils en communion [communier]» (ibid). Saint Augustin explique que le Saint-Esprit procède du Père; mais il ajoute : «le Père a accordé au Fils que le Saint-Esprit procède de lui comme il procède de lui-même» (Tract. in lo., XCIX, 9, PL 35, 1890 = De Τrin., XV, 27,48 PL 42,1095; voir aussi De Τrin., XV, 26,47, PL 42, 1094-1095; XV, 1729, PL 42, 1081; Τract. in lo., XCIX, 8, PL 35, 1890).

    Mais, par delà le problème du filioque, beaucoup d’autres points doctrinaux sont également inacceptables dans les conceptions des églises orthodoxes. Notons en particulier, cela n’est pas surprenant sachant que les orientaux font preuve d’une singulière et fautive minoration optimiste des conséquences de la chute, que leur conception du péché originel est gravement fautive et leur position à l’égard de la grâce extrêmement embryonnaire. Cependant ceci n’est pas surprenant pour une théologie pénétrée par d’innombrables imprécisions consécutives à un idéalisme métaphysique foncièrement « utopique » et foncièrement charismatique, très éloignée et profondément ignorante des bases sérieuses de la scolastique.

    Il n’est donc pas hasardeux qu’au XVIIe siècle, Isaac Habert (1598-1668), théologal de l’Église de Paris, puis évêque de Vabres, pourtant modérément augustinien, ait établi d’une manière très pertinente, que la doctrine des Pères grecs était semi-pélagienne dans son ensemble, est donc unanimement contraire au aux thèses de saint Augustin et de Rome, ce qui était vrai, et donnait en quelque sorte raison aux théologiens catholiques qui n’avaient pas jusqu’à une époque récente, on le sait et c’est le moins que l’on puisse dire, en très grande estime la doctrine des Pères grecs en raison de leurs approximations !

    De toute manière, comment trouver un terrain d’entente entre ceux qui écartèrent du sanctoral l’évêque d’Hippone et qui, dans le même temps, fêtent Cassien comme un saint, alors que ce dernier s’éleva contre la séparation, qu’il jugeait inexacte, que saint Augustin avait établie, avec une remarquable science, entre la nature humaine et la grâce ? Comment établir des liens théologiques avec ceux qui adhèrent aux erreurs de l’imposteur Photius ? Comment trouver une commune conception de l’Ordre religieux avec ceux qui refusent obstinément le prééminence, en dignité et autorité, de l’évêque de Rome ?

    Nous ne pouvons donc qu’être en parfait accord avec Thomas Bradwardine qui déclarait, non sans raison et avec un sens spirituel relativement exact : « Les Pères grecs sont des fauteurs de Pélagianisme ».[Critique de la bibliothèque des auteurs ecclésiastiques de Dupin, 1730. ] C’est bien, n’en doutons pas, un problème insurmontable qui n’est pas à la veille de se résoudre, montrant que la doctrine de la grâce n’a absolument pas été comprise ni perçue jusqu’à aujourd’hui [*], à sa juste valeur par les pères orientaux qui soutiennent dans leurs écrits des thèses positivement pélagiennes, et manifestent une différence profonde à propos d’un élément dogmatique fondamental, facteur inévitable d’une radicale divergence entre les membres des églises hérétiques et schismatiques et la Sainte Église catholique.

    ********************

    * L’un des auteurs orthodoxes modernes les plus caractéristiques de cette déviation pélagienne, soutenant, sous prétexte d’une dimension sacrée qui serait l’apanage des choses en vertu de leur destination à la gloire, ceci sans aucun critère sacramentaire et dans un parfait oubli de la condition ténébreuse dans laquelle se trouve plongée toute la création depuis la chute, des thèses passablement erronées qui frisent allègrement, par leur idéalisme cosmique, avec le panthéisme naturaliste le plus pur, est Mgr Kallistos Ware évêque de Diokleia, qui écrit, dans l’un de ses ouvrages : « Toutes choses sont potentiellement sacrées, car les énergies divines et incréées sont présentes et actives au-dedans d’elles. […] Le Christ partage la vie et la mort de l’homme et nous participons aux énergies divines, recevant ainsi la théosis. » (K., Ware, LL’Île au-delà du monde, Cerf, 2005, p. 152-153.)

    • PEB permalink
      30 août 2010 18:07

      Ces paroles de l’évêque Ware sont non seulement panthéiste mais à la limite de la gnose au nom menteur dénoncée par notre Irénée de Lyon, ce Grec « naturalisé » Gaulois. Ses fumeuses énergies incréées fleurent bon la procession des éons dans le plérôme, appelé ici theosis. Le Christ qui partage la vie est la mort, n’est-il pas ici une instance pneumatique relevant la substance psychique de la hyle?

      Les Pères grecs ont préféré fumer du Platon plutôt que de se coltiner avec Aristote l’épaisseur de la vie dans toute sa dimension humaine tragicomique.

      Le pire, c’est que si les Orients sont experts ès spéculations byzantines, ils n’ont pas créé d’universités ni d’hôpitaux comme en Occident, dont l’efficacité et la science sont toujours et encore reconnues. Et pourtant, avec saint Augustin, nous avions de quoi être angoissé devant le drame de l’existence et la vanité du savoir! Mais la Grâce s’est manifestée dans nos pauvres œuvres et la gloire de Dieu a resplendi sur les saints pour la consolation et le secours de l’humanité souffrante et ignorante.

      Au passage, signalons que la divine liturgie ne serait sans doute plus célébrée au Levant avec faste si nos preux chevaliers ne s’étaient croisés. De même, les maronites, rattachés au Siège Apostolique, sont la lumière du Liban. Je ne parle même pas des aventures de Pierre le Grand pour aller prendre les bonnes idées de gouvernement là où elles étaient.

    • sixte permalink
      30 août 2010 19:13

      On trouve en effet chez cet évêque Ware, outre un optimisme outré faisant peu de cas des conséquences de la chute et du péché originel, une tendance gnostique très répendue dans l’orthodoxie contemporaine, dont les divagations conceptuelles néo-théologiques portant sur les énergies incréées, la dynamique des essences abstraites, les hiérarchies angéliques, la physiognomie des hypostases et autres extrapolations purement plotiniennes teintée d’un net néo-platonisme (dont on sait combien il se prête à des divagations dangereuses), saturent nettement le discours des penseurs schismatiques.

  7. Providas Romanorum permalink
    30 août 2010 23:12

    Lorsque le Christ a institué les Douze, Pierre est à la fois membre des Douze et chef de ce collège apostolique. Les promesses de la vie éternelle, le pouvoir de lier et délier, sont donnés aux apôtres unis à leur chef. Mais l’originalité du ministère de Pierre, c’est que ce dernier reçoit, à titre personnel, les mêmes pouvoirs, les mêmes missions. Cependant, il a aussi une mission supplémentaire : celle d’affermir la foi de ses frères. On peut donc dire que le ministère que Pierre transmet à ses successeurs a un triple aspect.

    D’abord, c’est celui d’évêque de Rome, où son action est identique à celle de tous les autres membres du corps épiscopal. Ensuite, c’est un ministère d’unité. La communion concrète dans l’Église n’existe que si les évêques sont unis entre eux, et le critère de cette union, c’est la communion de chacun d’entre eux avec l’évêque de Rome. Cette communion se manifeste d’une manière plus solennelle dans les conciles, ou les synodes, dans lesquels les évêques sont réunis autour de leur chef.

    Enfin, en période difficile, il peut intervenir personnellement pour proclamer une vérité délaissée ou déformée dans une partie de l’Église, ou pour soutenir et affermir une église locale en difficulté. Ces ministères propres à Rome ont été exercés depuis la plus haute antiquité. L’exemple connu le plus ancien est la Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens. De plus, ces fonctions particulières, propres à l’Église de Rome, seront de plus en plus justifiées au cours des âges par le fait que le Pape est le successeur de Pierre, et seulement le successeur de Pierre. Bien que l’Église de Rome ait toujours revendiqué sa fondation par les apôtres Pierre et Paul, tous les deux jouissant d’une grande autorité scellée par le martyre, jamais l’action et l’autorité de Rome ne s’appuient sur l’héritage de Paul, mais uniquement sur celui de Pierre.

    La mission de l’Évêque de Rome au sein du groupe de tous les pasteurs consiste précisément à « veiller » (episkopein), comme une sentinelle, de sorte que, grâce aux pasteurs, on entende dans toutes les Églises particulières la voix véritable du Christ-Pasteur. Ainsi, se réalise, dans chacune des Églises particulières qui leur sont confiées, l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Toutes les Églises sont en pleine et visible communion, parce que les Pasteurs sont en communion avec Pierre et sont ainsi dans l’unité du Christ.

    Il revient au Successeur d’avertir, de mettre en garde, de déclarer parfois inconciliable avec l’unité de la foi telle ou telle opinion qui se répand. Lorsque les circonstances l’exigent, il parle au nom de tous les Pasteurs en communion avec lui. Il peut aussi — dans des conditions bien précises exposées par le Concile Vatican I — déclarer ex cathedra qu’une doctrine appartient au dépôt de la foi. Rendant ainsi témoignage à la vérité, il sert l’unité.

  8. alexischetnik permalink
    30 août 2010 23:23

    « une bagarre générale qui a éclaté dans la basilique de la Nativité, à Bethléem, entre prêtres arméniens et grecs orthodoxes à la suite d’un différend « territorial »  »

    Les arméniens dits « orthodoxes » n’ont rien a voir avec nous, ils sont monophysistes. Merci de ne pas mélanger la prochaine fois.
    Sinon quand on a un Pape Jean XXIII qui est franc-maçon comme l’ont montré les sédévacantistes ce serait bien de ne pas trop donner de leçons.

    Concernant saint Augustin, il n’est nullement considéré comme hérétique, simplement beaucoup le considèrent aujourd’hui comme Bienheureux, et non saint.

    3 Tu vois le fétu dans l’oeil de ton frère; mais la poutre, dans ton oeil à toi, tu ne l’observes pas! 4 Comment dis–tu à ton frère: ‹Laisse–moi chasser le fétu de ton oeil› quand tu as toi–même une poutre dans ton oeil? 5 Hypocrite, chasse en premier la poutre de ton oeil; après quoi, tu verras clair pour chasser le fétu de l’oeil de ton frère.

    Bonne soirée a vous.

    • sixte permalink
      31 août 2010 00:04

      @ alexischetnik

      Réglez vos différents théologiques entre vous, même à coups de balais comme nous le voyons de manière assez grotesque et honteuse dans la vidéo si ça vous chante (rappelons que tous ces clercs orthodoxes portant barbes et soutanes se trouvaient à l’intérieur du Saint Sépulcre là où le corps de Notre Seigneur fut déposé après la Passion !), mais évitez d’écrire des sottises.

      Saint Augustin d’Hippone et Jérôme de Stridon sont fêtés ensemble le 15 juin dans l’Église orthodoxe. Cette fête n’est que très secondaire, le 15 juin est en effet le jour du saint prophète Amos et de saint Guy dans l’ensemble des Églises orthodoxes. Il semble donc que cette mémoire ne soit mentionnée que très localement, en Roumanie par exemple, sachant à ce sujet que les Roumains ont tendance à orner les églises de fresques d’auteurs latins comme les Grecs de leurs philosophes païens (Platon, Socrate, Héraclite, à cause de l’usage qu’ils firent du terme logos), et y ont parfois, mais fort rarement, adjoint saint Augustin comme on l’aurait fait pour un philosophe laïc.

      D’ailleurs selon Hiéromoine Séraphime qui évoque la place du grand s. Augustin ches les schismatiques, alors même que sans lui l’Eglise serait devenue pélagienne, arienne ou donatiste, précise : « Même dans les temps modernes le mot « bienheureux » reste en quelque sorte vague dans son application. Selon l’usage russe, « bienheureux » peut se référer aux grands Docteurs autour desquels il y eut certaines controverses (Augustin et Jérôme en Occident, Théodoret de Cyr en Orient), mais aussi aux fols-en-Christ (glorifiés ou non) ainsi qu’en général aux personnes saintes mais non glorifiées des siècles récents. Même de nos jours il n’y a pas de définition précise de ce que veut dire « bienheureux » dans l’Eglise orthodoxe (à l’opposé du Catholicisme Romain, où la « béatification » est à part entière un processus légal en lui-même), et n’importe quelle personne « bienheureuse » qui a une place reconnue dans le calendrier orthodoxe des Saints (comme l’ont Augustin, Jérôme, Théodoret, et beaucoup de fols-en-Christ) peuvent également être appelés « saints ». »

      The place of Blessed Augustine in The Orthodox Church, Saint Herman of Alaska Brotherhood, Platina, California 1983.

  9. apostolatus specula permalink
    31 août 2010 00:22

    Mgr de Ségur écrivait ceci après Vatican I et la proclamation du dogme de l’infaillibilité par le concile :

    « Quiconque hésiterait à faire immédiatement cet acte de foi envers l’infaillibilité, tomberait dans le crime d’hérésie. L’hérétique est le chrétien, quel qu’il soit, qui refuse de croire intérieurement et de professer extérieurement une doctrine, définie par l’Eglise comme dogme de foi. Or, l’Eglise vient de définir ainsi l’infaillibilité du Pape. Il n’y a plus désormais «d’opinion gallicane». Désormais, gallican est synonyme d’hérétique ; et il n’est plus permis en conscience d’être gallican. Ce n’est plus une opinion : c’est une erreur formelle contre la foi, une hérésie proprement dite. Personne, ni laïque, ni prêtre, ni Evêque, personne au monde ne peut plus la soutenir, sans cesser par là même d’être orthodoxe.

    Le Pape, Chef de l’Episcopat, vient d’être déclaré infaillible : c’est à JÉSUS-CHRIST que nous obéissons lorsque nous recevons humblement, amoureusement la parole de son Vicaire. Mais lorsque nous abandonnons cette voie pour suivre tel ou tel Docteur, fût-il prêtre, fut-il même Evêque, ce n’est plus à DIEU, c’est à l’homme que nous adhérons; et cela est indigne d’un chrétien.

    «Je ne connais ni Paulin, ni Mélèce, disait jadis saint Jérôme au Pape saint Damase, c’est uniquement à Votre Béatitude que je m’attache. Que faut-il croire, que faut-il dire?» – Telle est la règle de l’obéissance catholique ; il faut la suivre maintenant comme alors, comme toujours.

    Saint Augustin allait plus loin : Commentant la parole de saint Jean : «Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient point des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous», le grand Docteur ne craint pas de dire :

    «Ces hommes sont dans le corps de JESUS-CHRIST comme des humeurs mauvaises. Le corps devra les vomir, afin de retrouver la santé. Ainsi l’Église éprouve du soulagement quand ces mauvais esprits la quittent. Elle dit en les vomissant et en les rejetant hors de son sein :
    «Ce sont là des humeurs morbides qui sortent de mon sein, mais qui n’étaient pas de moi. Qu’est-ce à dire, n’étaient pas de moi ? Cela veut dire qu’elles n’ont pas été retranchées de ma substance. Elles n’étaient dans mon sein que pour l’accabler. Ne vous attristez donc pas de leur
    sortie : je n’ai rien perdu de ce qui était vraiment à moi». Avis aux opposants, passés, présents, futurs. »

    Mgr de Ségur – LE DOGME DE L’INFAILLIBILITÉ
    http://www.virgo-maria.org/Documents/infaillibilite-pontificale/Segur_mgr_le_dogme_de_l_infaillibilite.pdf

  10. 31 août 2010 16:07

    Olalala c’est de pires en pires

    « Saint Augustin d’Hippone et Jérôme de Stridon sont fêtés ensemble le 15 juin dans l’Église orthodoxe. Cette fête n’est que très secondaire, le 15 juin est en effet le jour du saint prophète Amos et de saint Guy dans l’ensemble des Églises orthodoxes. Il semble donc que cette mémoire ne soit mentionnée que très localement, en Roumanie par exemple, sachant à ce sujet que les Roumains ont tendance à orner les églises de fresques d’auteurs latins comme les Grecs de leurs philosophes païens (Platon, Socrate, Héraclite, à cause de l’usage qu’ils firent du terme logos), et y ont parfois, mais fort rarement, adjoint saint Augustin comme on l’aurait fait pour un philosophe laïc. »

    Je ne parlais pas de l’Eglise orthodoxe. J’ai dit « beaucoup le considèrent aujourd’hui comme Bienheureux, et non saint. » BEAUCOUP ne signifie pas l’Eglise. Si tu lis les Pères de l’Eglise et la Bible de la meme façon je comprend mieux.

    Sinon pour des gens qui règlaient les différents théologiques a coups d’interdiction, d’insultes et de guerres c’est assez amusant comme commentaire.

    Tenez je vous laisse un petit cadeau qui vous aurrait fait baver si cela avait été dit a propos de St Pierre salit par vos bétises:

    Il parle ainsi de Saint Jacques de Jérusalem:
     » Il reçut le premier la chaire épiscopale(de Jerusalem); c’est à lui le premier que le SEIGNEUR CONFIA SON TRONE SUR LA TERRE » ( Saint Epiphane, Hoeres., 78)

    • Eloi permalink
      31 août 2010 16:52

      Saint Epiphane, juif et hellénisant, comme autorité par rapport Jésus-Christ déclarant dans l’Evangile de Matthieu : « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise », voilà bien une méthode schismatique afin de tordre la Tradition !
      http://srbigham.com/articles/vie-epiphane.html

      Pourtant de manière incontestable à plusieurs reprises dans les récits Jean et Paul font mention de la position privilégiée de Pierre. Ainsi, il manifeste sa foi au nom de tous les disciples : « Et vous, leur demanda-t-Il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : Tu es le Christ. » (Mc 8, 29). Les Actes des Apôtres montrent Pierre dirigeant la communauté chrétienne. Après la Pentecôte, c’est lui qui prend la parole et commence la prédication du message. La Tradition le montre occupant le siège d’Antioche, puis le siège de Rome.

  11. DST permalink
    31 août 2010 16:42

    Le patriarche de Moscou aspire à rencontrer le pape en 2011 !

    Le patriarche de Moscou Kirill a affirmé :  » Les temps sont mûrs pour une rencontre entre le Pape et le Patriarche. En 2011, elle pourrait être possible, je n’y vois pas d’obstacle de principe.

    Commentant son affirmation, il ajoute :  » Avec l’Eglise catholique, nous sommes depuis longtemps en dialogue, parfois avec élan, d’autres fois avec des chutes de tension. Actuellement, nous sommes à un moment de stabilité, mais des deux côtés nous sommes ouverts au dialogue. Je souhaite que cette atmosphère continue. »

    Concernant les relations avec les orthodoxes, le cardinal Erdö souligne que  » l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe sont dogmatiquement si proches que cela me fait mal, personnellement, que la communion ne soit pas pleine et complète. »

    http://christroi.over-blog.com/article-le-patriarche-de-moscou-aspire-a-rencontrer-le-pape-en-2011-56178141.html

  12. Norenda permalink
    31 août 2010 19:49

    S. Ambroise de Milan a dit : « Où est Pierre, là est l’Eglise. » (Ubi, Pelrus, ibi Ecclesia).

    (Ambr. in psalm. XL)

  13. hannibalgenga permalink
    31 août 2010 19:56

    Voici un passage fort intéressant Du Pape de Joseph de Maistre :

    « Saint François de Sales eut jadis l’ingénieuse idée de réunir les différents titres que l’antiquité ecclésiastique a donnés aux Souverains Pontifes et à leur siège. Ce tableau est piquant, et ne peut manquer de faire une grande impression sur les bons esprits.

    Le pape est donc appelé :

    Le Patriarche universel.

    Le Chef de l’Eglise du monde.

    L’Evêque élevé au faite apostolique.

    Le Père des Pères.

    Le Souverain Pontife des Evêques.

    Le Souverain Prêtre.

    Le Prince des Prêtres.

    Le Préfet de la maison de Dien, et le Gardien de la Vigne du Seigneur.

    Le Vicaire de J. C, le Confirmateur de l’a Foi des Chrétiens.

    Le Grand-Prêtre.

    Le Souverain Pontife.

    Le Prince des Evêques.

    L’Héritier des Apôtres.

    Abraham par le patriarcat.

    Melchisédech par l’ordre.

    Moïse par l’autorité.

    Samuel par la juridiction.

    Pierre par la puissance.

    Christ par l’onction.

    Le Pasteur de la Bergerie de J. Ç.

    Le Porte-Clef de la Maison de Dieu.

    Le Pasteur de tous les Pasteurs.

    Le Pontife appelé à la plénitude de la Puissance.

    S. Pierre fut la Bouche de J. C. La Bouche et le Chef de l’Apostolat.

    La Chaire et l’Eglise principale.

    L’Origine de l’unité sacerdotale.

    Le Lieu de l’unité.

    L’Eglise ou réside la puissance principale ( potenlior Principalitas. )

    L’Eglise, Racine, Matrice de toutes les autres.

    Le Siége sur lequel le Seigneur a construit l’Eglise universelle.

    Le Point cardinal et le Chef de S. Marcellin, P. Epist. ad Episc. toutes les Eglises. Antioch.

    Le Refuge des Evêques. Concile d’Alex. Epist. ad Felie. P.

    Le Siége suprême apostolique. S. Athanase.

    L’Eglise présidente. ‘ L’emper. Justin, in l. 8, cod. de

    sun. Trinit.

    Le Siége suprême qui ne peut être jugé par aucun autre. S. Léon, in nat. SS. Apost.

    L’Eglise préposée et préférée à Victor d’Utique, in lib. De Partoutes les autres. fect.

    Le premier de tous les Siéges. S. Protper, in lib. De Ingrat.

    La Fontaine apostolique. S. Ignace, Epist. ad Rom. in subscript.

    Le port très-sûr de toute Commuté. Concile de Rome, sous S. Gènion catholique. lase.

    [Epîtres spirituelles de S. François de Sales. Lyon, 1634, liv. VII, ep. XLIX]

    La réunion de ces différentes expressions est tout à fait digne de l’esprit lumineux qui distinguait le grand évêque de Genève. Méditant sur les analogies multipliées des deux Testaments, il insistait sur l’autorité du grand prêtre des Hébreux. « Le nôtre, dit saint François de » Sales, porte aussi sur sa poitrine VUrim et le Thummim, » c’est-à-dire la doctrine et la vérité. »

    Du Pape, ch. VII

  14. 31 août 2010 21:08

    Arretez un peu de nous hair, ca vous fait du mal!

    « Saint Epiphane, juif et hellénisant, comme autorité par rapport Jésus-Christ déclarant dans l’Evangile de Matthieu : « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise », voilà bien une méthode schismatique afin de tordre la Tradition ! »

    Maintenant il dénigre un saint!

    « S. Ambroise de Milan a dit : « Où est Pierre, là est l’Eglise. » (Ubi, Pelrus, ibi Ecclesia).

    (Ambr. in psalm. XL) »

    Mais Pierre n’est pas le Pape. D’ailleurs que penserait St Ambroise de l’immaculée conception de Marie ?

    « Parmi tous ceux qui sont nés des femmes, dit saint Ambroise, il n’y a de parfaitement saint que le Seigneur Jésus: lui seul, par la manière ineffable dont il a été conçu, et la puissance infinie de la divine Majesté, n’a point éprouvé la contagion du vice qui corrompt la nature humaine. » (Sur Luc, 2, 55).

    Je crois que St Ambroise dirait que St Pierre n’est pas a Rome mais chez nous🙂

    • sixte permalink
      31 août 2010 21:41

      Alexis, peut-être pourriez-vous avoir l’amabilité de nous expliquer également quelques contradictions schismatiques ?

      L’église russe, qui ne reconnaît pas le pape ni l’autorité du successeur de Saint Pierre, chante pourtant l’hymne suivante dans sa liturgie :

      « 0 saint Pierre , prince des apôtres ! primat apostolique ! pierre inamovible de la foi, en récompense de ta confession, éternel fondement de l’Eglise, pasteur du troupeau parlant ; porteur des clefs du ciel, élu entre tous les apôtres pour être, après Jésus-Christ, le premier fondement de la sainte Eglise, réjouis-toil réjouis-toi ! — colonne inébranlable de » la foi orthodoxe, chef du collège apostolique. »

      Elle ajoute : « Prince des apôtres, tu as tout quitté et tu as suivi le Maître en lui disant : Je mourrai avec toi ; avec toi je vivrai d’une vie heureuse : tu as été le premier Evêque de Rome, l’honneur et la gloire de la très-grande ville : sur » toi s’est affermie l’Eglise. »

      [Akaphisti Sedmitcnhh (Prières hebdomadaires), office du jeudi, dans l’octave de la fête des Apôtres.]

      Et la même Eglise schismatique, qui n’en est plus à une incohérence près, répète de même dans un de ses offices ces paroles saint Jean Chrysostome :

      « Dieu dit à Pierre : Vous êtes Pierre, et il lui donna ce nom parce que sur lui, comme sur la pierre solide, Jésus-Christ fonda son Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ; car le Créateur lui-même en ayant posé le fondement qu’il affermit par la foi, quelle force pourrait s’opposer à lui ? Que pourrai-je donc ajouter aux louanges de cet apôtre, et que peut-on imaginer au delà du discours du Sauveur, qui appelle Pierre heureux, qui l’appelle Pierre et qui déclare que sur cette pierre il bâtira son Eglise ? Pierre est la pierre et le fondement de la foi ; c’est à ce Pierre, l’apôtre suprême, que le Seigneur lui-même a donné l’autorité, en lui disant : Je te donne les clefs du ciel. Que dirons-nous donc à Pierre? 0 Pierre, objet des complaisances de l’Eglise, lumière de l’univers, colombe immaculée, prince des apôtres, source de l’orthodoxie. »

      [Saint Jean Chrysostôme, Prolog. Moscou, 1677, in-fol. Office du 29 juin, III0 sermon de saint Chrysostôme, pour la fête des Apôtres saint Pierre et saint Paul].

      Je crois bien que saint Jean Chrysostôme dirait certainement que « l’orthodoxie » n’est pas chez les schismatiques mais à Rome😉

    • wendrock permalink
      1 septembre 2010 01:16

      Les Pères de l’Eglise enseignent que Marie est sans péché.

      St Justin Martyr et St Irénée ont implicitement enseigné que Marie était libre de tout péché lorsqu’ils montrèrent qu’elle était la nouvelle Eve qui renversait la désobéissance de la première. Lorsqu’elle désobéit, Eve était libre de tout péché et de toute concupiscence (inclination au péché). Ainsi, son « non » à Dieu était un choix libre et conscient de sa volonté. Pour que l’obéissance de Marie puisse défaire la désobéissance d’Eve, le « oui » de Marie devait être aussi parfait que le « non » d’Eve. Cela n’a été possible que parce que Marie était libre de tout péché et de toute inclination au péché, tout comme Eve. Plus tard, d’autres Pères sont explicitement enseigné que Marie était sans péché.

      St Ephrem de Syrie (306-373), docteur de l’Eglise, écrit : « Toi [Christ] seul et ta Mère sont plus beaux que tous les autres, car il n’y a pas de défaut en toi ni de tâches sur ta Mère » (Hymne 27, 8).

      St Ambroise (340-397), évêque de Milan et docteur de l’Eglise, écrie dans son commentaire au ps 118 : « Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché » (Commentaire du ps 118, 22, 30)

      St Augustin (354-420) écrit : « Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût? » (De la nature et de la grâce, 42).

  15. 31 août 2010 22:49

    « 0 saint Pierre , prince des apôtres ! primat apostolique ! pierre inamovible de la foi, en récompense de ta confession, éternel fondement de l’Eglise, pasteur du troupeau parlant ; porteur des clefs du ciel, élu entre tous les apôtres pour être, après Jésus-Christ, le premier fondement de la sainte Eglise, réjouis-toil réjouis-toi ! — colonne inébranlable de » la foi orthodoxe, chef du collège apostolique. »

    Le jour où vous aurrez compris que Saint Pierre est une chose et que Rome et vos Papes en sont une autre vous aurrez fait un grand pas vers la vérité🙂

    « Je crois bien que saint Jean Chrysostôme dirait certainement que « l’orthodoxie » n’est pas chez les schismatiques mais à Rome  »

    Il dit de Saint Paul : » Des anges recoivent souvent la mission de s’occuper du soin des nations, mais aucun d’eux ne gouverna le peuple qui lui fut confié comme Paul gouverna l’UNIVERS ENTIER…Le peuple hébreu a été confié a l’Archange Michel, et a Paul furent confiés la Terre, la Mer, les habitants de tout l’Univers, MEME le Désert » ( Panég. de S. Paul, Hom. 2) Saint Jean Chrysostome

    Balayés par celui que vous pensiez manipuler🙂

    D’ailleurs je n’ai aps vu de réponse a la réfutation de l’immaculée conception de Marie par st Ambroise.

    « Prince des apôtres, tu as tout quitté et tu as suivi le Maître en lui disant : Je mourrai avec toi ; avec toi je vivrai d’une vie heureuse : tu as été le premier Evêque de Rome, l’honneur et la gloire de la très-grande ville : sur » toi s’est affermie l’Eglise. »

    Je ne vois toujours pas le rapport avec la Papauté.

    Il parle ainsi de Saint Jacques de Jérusalem:
     » Il reçut le premier la chaire épiscopale(de Jerusalem); c’est à lui le premier que le SEIGNEUR CONFIA SON TRONE SUR LA TERRE » ( Saint Epiphane, Hoeres., 78)

    Donc selon la meme logique le Patriarche de Jerusalem devrait etre vicaire du Christ sur Terre. Tout cela n’a aucun sens.

    Kyrie Eleison, vosu etes vraiment dans le brouillard.

    • sixte permalink
      31 août 2010 23:29

      Stérile exercice sophistique, profondément erroné dans ses conclusions et témoignant d’une mauvaise foi évidente, attitude habituelle des églises schismatiques depuis la forfaiture de Photius.

      On s’amusera à comparer les dénégations scandaleuses de Guettée concernant l’autorité de Pierre et le refus de sa place éminente dans le collège des Apôtres, dont vous faites l’aliment de votre funeste poison, avec les dignes paroles de la liturgie slavone. Mais vous n’êtes plus à une contradiction près évidemment

      Le jour où vous aurez compris que Saint Pierre et Rome sont la même chose, vous aurez fait un grand pas vers la vérité 🙂

      Mais votre volontaire cécité devant les paroles liturgiques précédemment citées, sera peut-être éclairée par des hymnes qui voient, mieux que vous apparemment, que St. Pierre et le Pape sont la même et identique chose.

      En effet l’église russe évoquée dit au Pape saint Sylvestre : « Tu es le chef du sacré concile ; tu as illustré le trône du prince des apôtres divin chef des saints Evêques, tu as confirmé la doctrine divine, tu as fermé la bouche impie des hérétiques. »
      MINEIA MESATCHNAIA. Office du 18 janvier. Kondah (hymne), Stroph. II.

      Elle dit à saint Léon, pape et martyr : « Quel nom te donnerai-je aujourd’hui ? Te nommerai-je le héraut merveilleux et le ferme appui de la vérité, le vénérable chef du suprême concile, le successeur au trône suprême de saint Pierre, l’héritier de l’invincible Pierre et le successeur de son empire ? »
      MINEI TCHETIIKH. 25 novembre.

      Elle dit également à saint Martin, pape : « Tu honoras le trône divin de Pierre, et c’est en maintenant l’Église sur cette pierre inébranlable, que tu as illustré ton nom ; très-glorieux maître de toute doctrine orthodoxe, organe véridique des préceptes sacrés, Chef unique autour duquel se réunirent tout le sacerdoce et toute l’orthodoxie, pour anathématiser l’hérésie.»
      MINEIA MESATCHNAIA. 29 novembre. Hymne VIII.

      Comment une Église, qui récite tous les jours de pareils témoignages dans ses hymnes, peut-elle nier cependant avec obstination la suprématie du Pape, sinon en se mentant à elle-même ? Le stupide entêtement des schismatiques relève de la maladie sur le plan théologique.

  16. 31 août 2010 22:57

    De toute façon vous avez tous été tellement endoctriné qu’il y a peu d’espoir de vous faire entendre raison. Donc avant de vous quitter, je vais vous laisser quelques liens qui vous permettront peut etre d’ouvrir les yeux sur vos erreurs monumentales:

    http://www.gibibyte.ca/?pub=le_messager_chretien_orthodoxe&tags=wladimir%20guett%C3%A9e
    les livres mis gratuitement a disposition de Wladimir Guettée d’éternelle mémoire, pretre romain devenu orthodoxe. Donc la Paputé hérétique, la Papauté schismatique, et l’Histoire de l’Eglise de France.

    Sinon vous pouvez aussi lire “Le nouveau catéchisme contre la Foi des Pères” de Photios, ou “La mystification fatale” sur le FIlioque.

    Je vous conseille aussi cet article de Mr Larchet, qui répond a la clarification papale sur le Filioque:

    http://www.oodegr.com/francais/papismos/Larchet_Filioque.htm

    Citation de Saint Maxime le Confesseur:

    “«Sur la procession, ils [les Romains] ont amené les témoignages des Père latins, en plus, bien sur, de saint Cyrille d’Alexandrie dans l’étude sacrée qu’il fit sur l’Évangile de saint Jean. A partir de ceux-ci ils ont montré qu’eux-mêmes ne font pas du Fils la Cause (αιτία) de l’Esprit -ils savent, en effet, que le Père est la Cause UNIQUE du Fils et de l’Esprit, de l’un par génération, de l’autre par procession (εκπόρευσις)”

    Libre a chacun ensuite de traiter Saint Maxime d’hérétique.

    saint Damase, pape de Rome : « Celui qui pense sainement sur le Père, mais a une opinion erronée sur le Saint Esprit, est un hérétique » {Confession de la Foi Catholique, envoyée par le pape Damase à l’évêque de Thessalonique Paulin).

    Enfin, vosu trouverez de très bons ouvrages a ce sujet aux Editions l’age d’Homme, ainsi qu’aux éditions Xenia.

    Que Dieu vous garde mes frères en Christ Catholiques.

    • hannibalgenga permalink
      1 septembre 2010 01:08

      Une remarque de Maistre concernant les églises schismatiques est plus que pertinente :

      « Les Églises séparées sentent bien que l’unilé leur manque, qu’elles n’ont plus de gouvernement, de conseil, ni de lien commun. Une objection surtout se présente en première ligne et frappe tous les esprits. S’il s’élevait des dificullés dans l’Église, si quelque dogme était attaqué, où serait le tribunal qui déciderait la question, n’y ayant plus de chef commun pour ces Églises, ni de concile œcuménique possible, puisqu’il ne peut être convoqué, que je sache, ni par le sultan, ni par un évêque particulier ? On a pris, dans les pays soumis au schisme, le parti le plus extraordinaire qu’il soit possible d’imaginer, c’est de nier qu’il puisse y avoir plus de sept conciles dans l’Église; de soutenir que tout fut décidé par celles de ces assemblées générales qui précédèrent la scission, et qu’on ne doit plus en convoquer de nouvelles.

      Si on leur objecte les maximes les plus évidentes de tout gouvernement imaginable, si on leur demande quelle idée ils se forment d’une société humaine, d’une agrégation quelconque, sans chef, sans puissance législative commune, et sans assemblée nationale, ils divaguent pour en revenir ensuite, après quelques détours, à dire (je l’ai entendu mille fois) qu’il ne faut plus de concile, et que tout est décidé.

      Ils citent même très-sérieusement les conciles qui ont décidé que tout était décidé. Et parce que ces assemblées avaient sagement défendu de revenir sur des questions terminées, ils en concluent qu’on n’en peut plus traiter ni décider d’autres, quand même le christianisme serait attaqué par de nouvelles hérésies.
      D’où il suit qu’on eut tort dans l’Église de s’assembler pour condamner Macèdonius, parce qu’on s’était assemblé auparavant pour condamner Arius, et qu’on eut tort encore de s’assembler à Trente pour condamner Luther et Calvin, parce que tout était décidé par les premiers conciles. »

      Beau raisonnement, comme on le voit !

  17. 31 août 2010 23:37

    « Comment une Église, qui récite tous les jours de pareils témoignages dans ses hymnes, peut-elle nier cependant avec obstination la suprématie du Pape, sinon en se mentant à elle-même ? Le stupide entêtement des schismatiques relève de la maladie sur le plan théologique. »

    C’est parce que tous ces papes étaient orthodoxes. Où est le problème avec le fait d’honorer des papes orthodoxes ? C’est vous qui etes perdus. D’ailleurs incapables de répondre sur l’immaculée conception condamnée par st Ambroise et meme par votre Abbe de Clairveaux. Rien sur la réponse de st Jean Chrysostome.

    Enfin, puisque vous évoquez le Pape Sylvestre 2:

    Sylvestre II, de son vrai nom Gerbert d’Aurillac (entre 938 et 950 – + 12 mai 1003), astronome, musicien et mathématicien, gloire de l’Auvergne, abbé de Bobbio (982-983), archevêque de Reims (991-995), archevêque de Ravenne (998-999), pape et patriarche de Rome (999-1003), principal artisan de la montée d’Hugues Capet sur le trône des lys. Lisons ce que celui qui allait devenir le premier pape français pensait de la Papauté; cela paraît prophétique quand on regarde la Papauté moderne:

    « Le jugement de Dieu est supérieur à celui de Rome. Le premier évêque de Rome, bien plus que le prince des Apôtres, nous crie: « Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. » Le docteur de l’univers, Paul, le proclame aussi: « Si quelqu’un vous prêche une doctrine contraire à celle que vous avez reçue, fût-ce un ange du ciel, qu’il soit anathème. » Quand le pape Marcellin offrit l’encens à Jupiter, tous les autres évêques durent-ils aussi en offrir? Si l’évêque de Rome pèche lui-même contre son frère, s’il refuse d’écouter les avertissements réitérés de l’Eglise, lui-même, l’évêque de Rome, doit, selon les préceptes de Dieu, être traité comme un païen et un publicain; car plus la dignité est élevée, plus la chute est profonde.  » (Lettre 192 de Gerbert, à l’archevêque Seguin de Sens.)

    Dans la même lettre, il ajoute: « La loi commune de l’Eglise catholique doit reposer sur l’Evangile, les apôtres, les prophètes, les canons rendus sous l’inspiration de Dieu, celles des Décrétales du Saint-Siège qui n’y sont pas contraires. »

    Amen !

    • Hilaire permalink
      1 septembre 2010 00:52

      La doctrine de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge, qui comme pour chaque dogme connut des partisans et des adversaires avant d’être définie solennellement par le pape Pie IX le 8 décembre 1854, a toujours existé dans l’Eglise.

      En Orient, la fête commença d’exister au moins dès la fin du VIIe siècle à la date du 9 décembre, sous les noms de l’Annonce de la Conception de la Mère de Dieu, puis de Conception de la Mère de Dieu, avec pour thème principal dans la liturgie et les homélies Marie conçue immaculée.

      En Occident, elle apparaît successivement à différentes dates (9 ou 8 décembre ; mai) . en Italie méridionale (IXe s.) ; en Irlande (IXe’ et Xe s.) ; en Angleterre et en Espagne (XIe s.) ; en Normandie et à Lyon et dans de nombreux diocèses de France et en Allemagne (XIIes.)… Fin du XIVe et début du XVe siècle on peut dire que la fête était presque universellement célébrée. Les Papes d’abord l’autorisèrent, puis y participèrent pendant leur séjour à Avignon (1309-1377) et à leur retour à Rome, et enfin l’adoptèrent (XIVe, s.). Par la Bulle Commissi nobis (6 décembre 1708), le Pape Clément XI l’imposa à toute l’Eglise : « Par l’autorité apostolique et la teneur des présentes, Nous décrétons, ordonnons et mandons que la fête de la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée soit désormais observée et célébrée en tous lieux, comme les autres fêtes de précepte, par tous les fidèles de l’un et l’autre sexes, et qu’elle soit insérée au nombre des fêtes qu’on est tenu d’observer. »

      Du Pape Sixte IV (1471-1484) datent les premiers documents solennels des Papes en faveur de la fête et de la doctrine de l’Immaculée Conception.

      Le 29 avril 1476, par sa Constitution Cum praeexcelsa, le Pape Sixte IV approuva et recommanda l’office propre de la Conception composé par le Frère mineur Léonard de Nogarole et le 4 octobre 1480, par le Bref Libenter ad ea un autre office du Franciscain Bernardin de Busti. Enfin, en 1482 et 1483, par la Bulle Grave nimis, Sixte IV portait des censures contre ceux qui accusaient d’hérésie les tenants de la Conception Immaculée et de sa fête.

      Après Sixte IV, les Actes pontificaux en faveur de l’Immaculée Conception se multiplient : « A part ceux qui régnèrent très peu de temps, les vingt-cinq Papes qui gouvernèrent l’Eglise pendant cette période d’environ deux siècles (1486-1667) ont presque tous manifesté leur dévotion envers la Vierge Immaculée par des actes en sa faveur ; actes très nombreux, dont on trouve l’énumération détaillée dans une Bulle, Mulierem pulchram, que Benoît XIV avait fait préparer, mais qui ne fut pas publiée. » (X. LE BACHELET, Diction. de théol. cath., t. VII, col. 1164.)

    • gerdil permalink
      2 septembre 2010 01:17

      Alexis ou la pathologie schizophrénique schismatique :

       » Tous ces papes étaient orthodoxes. Où est le problème avec le fait d’honorer des papes orthodoxes ? »
      le 31 août 2010 à 23:37

      « Saint Pierre est une chose et Rome et vos Papes en sont une autre. »
      le 31 août 2010 à 22:49

  18. 1 septembre 2010 00:15

    sixte

    Vous n’avez vraiment rien d’autre que les faux de De Maistre ? A votre avis, pourquoi le Pape ou les théologiens catholiques n’oseraient jamais citer ces soidisant passages lors de débats ?
    Tout simplement parce que ce sont des faux grossiers. D’ailleurs De Maistre dit lui meme qu’il n’a pas ces livres en question🙂

    Que Dieu vous garde, et lisez les livres du Père Guettée, il passe en revue le Livre Du Pape de De Maistre😉

    • sixte permalink
      2 septembre 2010 20:53

      Faisons rapidement justice à votre reproche malveillant, qui est sans fondement comme nous allons le constater.

      En effet Latreille qui écrivit un examen critique du livre Du Pape, fit examiner les citations reproduites dans le texte afin de s’assurer de leur véracité. Il en fut pour ses frais.

      Voici la conclusion : « M. Paul Boyer, le savant professeur de l’École des langues orientales, a bien voulu nous dire que ces passages, sauf de simples fautes d’impression, sont exactement rapportés. »

      La seule chose dont on put faire grief à Maistre c’est d’avoir réuni en une seule phrase des passages différents du même office. Mais qu’est-ce que cela change par rapport au sens des paroles liturgiques ? Rien. Absolument rien n’est modifié ni altéré de la signification obvie des paroles prononcées lors de ces cérémonies célébrées par l’église russe.

      Ecoutons Latreille : « Maistre réunit souvent en une seule phrase des fragments qui, dans le texte cité, se répartissent entre plusieurs passages. A titre d’exemple, on peut apporter ces paroles de saint Jean Chrysostome, reproduites en slave dans un livre rituel de l’Église russe, intitulé Prolog : « Dieu dit à Pierre, vous êtes Pierre, et il lui donna ce nom parce que sur lui, comme sur la pierre solide, Jésus-Christ fonda son Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle; car le créateur lui-même en ayant posé le fondement qu’il affermit par la foi, quelle force pourrait s’opposer à lui ? » Ce texte se trouve bien dans le Prolog, à l’office du 20 juin, mais les
      phrases reproduites ne se suivent pas. »

      Joseph de Maistre et la Papauté, Hachette, 1906., p. 77.

      On voit donc mal ce qu’il y a de fautif à réunir des passages qui ne se suivent pas en une seule phrase si leur sens n’est pas transformé. Votre remarque fielleuse tombe donc lamentablement avec votre essai infructueux de prendre en défaut les affirmations maistriennes. Et vous voilà ridiculement contraint d’admettre que les schismatiques reconnaissent en réalité parfaitement la prééminence de Pierre, dont il chantent les louanges dans leurs hymnes liturgiques, mais qu’ils refusent par mauvaise foi orgueilleuse et entêtement coupable.

      Ainsi donc que Dieu vous garde des livres inexacts du gallican dévoyé Guettée, et relisez le livre Du Pape de Joseph de Maistre qui expose la vérité sur le profond égarement spirituel des églises schismatiques.

  19. sixte permalink
    1 septembre 2010 00:24

    Merci pour vos liens, vraiment peu recommandables, mais dont la lecture est cependant profitable pour les catholiques qui veulent comprendre et constater à quel point la haine de la Rome catholique porte à une corruption de l’esprit, ce qui advint à ce pauvre Wladimir Guettée dévoyé par le venin révolutionnaire libéral et gallican, dont la triste vie, exposée dans les commentaires de cette note, est une dérive pitoyable qui l’entraîna inexorablement vers le schisme et l’hérésie.

    Vous demandez, pris à votre piège : « Où est le problème avec le fait d’honorer des papes orthodoxes ? » alors que vous n’avez cessé de nier que la Papauté fut une institution originelle de l’Eglise, exercice assez comique qui vous disqualifie sur le plan argumentaire.

    Mais ceci est logique car fatalement, par l’effet d’une obstination imbécile, après que les églises orientales cessèrent d’être soumises au Saint-Siège (le schisme des Grecs n’ayant point été une affaire de doctrine, mais de pur orgueil), en cessant de rendre hommage à la suprématie du Souverain Pontife, elles se condamnèrent elles-mêmes, faute d’une unité garante de leur indépendance, à être soumises aux pouvoirs temporels.

    Il est ainsi arrivé aux différents patriarcats ce qui arrive nécessairement à toute église non catholique, qui, par la seule force des choses, finit toujours par ne dépendre que des souverains temporels. On ne peut citer une seule Eglise séparée qui ne soit pas sous la domination absolue de la puissance civile. Et à ce titre les mésaventures et vassalisations honteuses des églises schismatiques sous les régime communistes sont éloquentes.

    L’attitude schismatique envers Rome est d’ailleurs emblématique des positions protestantes qu’elle rejoint parfaitement.

    Comme l’écrit justement Maistre : « C’est une vérité fondamentale dans toutes les questions de religion, que toute Eglise qui n’est pas catholique est protestante. C’est en vain qu’on a voulu mettre une distinction entre les Eglises schismatiques et hérétiques, tout chrétien qui rejette la communion du Saint-Père est protestant ou le sera bientôt. »

    Il est à remarquer, que c’est pour justifier leur schisme, que les orientaux en vinrent à soutenir qu’il fallait s’éloigner de Rome à cause de son hérésie sur la procession du Saint-Esprit, alors que depuis l’époque où les Latins avaient introduit de toutes parts le Filioque dans le Symbole, on célébra plusieurs conciles généraux en Orient (en particulier le 2e « de Nicée en 787), sans qu’il y eût sur cet objet la moindre plainte, la moindre réclamation des Orientaux. Ces faits ne doivent point être ignorés.

    Jamais les Eglises séparées ne purent se donner un nom commun qui exprime l’unité, aucune puissance ne pouvant nommer le néant. Elles se formèrent donc des noms nationaux, ou des noms à prétention qui ne manquèrent jamais d’exprimer précisément la qualité qui manque à ces Eglises. Elles se nommeront réformée, évangélique, apostolique, anglicane, écossaise, orthodoxe, etc., noms évidemment faux, et de plus accusateurs, parce qu’ils sont respectivement nouveaux, particuliers, et même ridicules pour toute oreille étrangère au parti qui se les attribue ; ce qui exclut toute idée d’unité, et par conséquent de vérité.
    Alors que le nom de catholique exprime au contraire une essence, une réalité qui a un nom définitif; et comme hors de son cercle divin il ne peut y avoir d’unité religieuse, on pourra bien trouver hors de ce cercle des Eglises, mais point du tout L’EGLISE DU CHRIST.

    Le lien de l’unité étant une fois rompu avec la véritable Eglise, il n’y a plus de tribunal commun ni par conséquent de règle de foi invariable. Tout se réduit pour les églises schismatiques à l’anarchie, au sectarisme et à la division permanente, que l’on peut aisément constater, au jugement particulier et à la suprématie civile qui constituent l’essence du protestantisme.

    Toutes ces Églises séparées du Saint-Siège, au commencement du XIIe siècle, peuvent être comparées à des cadavres gelés dont le froid a conservé les formes. Mais ce froid est celui de l’ignorance et de l’apostasie religieuse, symboles de leur éloignement d’avec L’EGLISE FONDEE PAR NOTRE SEIGNEUR.

    Que Dieu vous garde également, mais surtout vous éclaire et vous ramène vers la Vérité de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine +

  20. 1 septembre 2010 00:59

    Sixte

    Vous savez que l’Eveque d’Alexandrie est également Pape ou non ? LOL

    Bon le reste c’est du blabla.

    Hilaire

    Vos propres papes non-orthodoxes ont condamné par avance cette doctrine:

    Le pape Innocent II (serm. in Assumpt.) :
    «La glorieuse Vierge a été conçue dans le péché, mais elle a conçu son fils sans péché. »

    Le pape Innocent III (serm. in Purif.), commentant ces paroles de l’Ecriture : « Le Saint-Esprit surviendra en vous, » dit :
    «Le Saint-Esprit était déjà venu en elle, lorsque, étant encore dans le sein de sa mère, il purifia son âme du péché originel. »

    Le même pape fait ce parallèle entre Eve et Marie (serm. in Assumpt.) :
    «Eve a été formée sans péché, mais elle a conçu dans le péché ; Marie a été conçue dans le péché, mais elle a conçu sans péché. »

    Le pape Innocent V s’exprime en ces termes touchant la sainte Vierge (Comment. in Lib. III, Sentent.) :
    «La bienheureuse Vierge a été sanctifiée dans le sein de sa mère, non pas avant que son âme eût été unie à son corps, parce qu’elle n’était pas encore capable de grâce, ni dans le moment même de cette union, parce que, si cela était, elle aurait été exempte du péché originel et n’eût pas eu besoin de la rédemption de Jésus-Christ, nécessaire à tous les hommes, ce qu’on ne doit pas dire. Mais il faut croire pieusement qu’elle a été purifiée par la grâce et sanctifiée très peu de temps après cette union : par exemple, le même jour ou dans la même heure, non pas cependant dans l’instant même de l’union. »

    Bernard, abbé de Clairvaux, leur adressa sur cette innovation une lettre sévère, dans laquelle il n’est que l’écho de la tradition catholique, en soutenant d’une manière solennelle que la sainte Vierge a été conçue dans le péché originel. Nous citerons quelques passages de cette lettre (Epist. CLXXIV, ad Can. Lugd.) :
    «Il a été nécessaire que Marie ait été sanctifiée après avoir été conçue afin de pouvoir naître dans la sainteté qu’elle n’avait point eue dans la conception qui a précédé sa naissance. Direz-vous que sa naissance, quoique postérieure, communique sa sainteté à sa conception, qui est la première selon l’ordre des temps ? Cela ne se peut ; car la sanctification de Marie, qui a suivi sa conception, a bien pu s’étendre sur sa naissance ; mais elle n’a pu remonter par un effet rétroactif, jusqu’au temps de sa conception. »

    Bernard ne voit qu’un moyen de soutenir l’opinion de la conception immaculée, c’est de dire que Marie a été conçue par l’opération du Saint-Esprit ; mais il ajoute aussitôt : « Une pareille assertion est inouïe, et pour parler le langage de l’Eglise, toujours infaillible, je dis qu’elle a conçu, mais je ne dis pas qu’elle a été conçue du Saint-Esprit…
    «Il en est peu qui soient nés saints, mais nul n’a été conçu dans la sainteté, à la réserve de CELUI qui, devant sanctifier les hommes et expier le péché, en devait seul être exempt.

    Amen, l’immaculée conception est une horrible hérésie. Et toutes vos falsifications, faux, et autres inventions n’ont aucun poid face a la vérité:

    Article 3
    Misérables spéculations de misérables humains, elles tombent inévitablement un jour, même s’il leur arrive de durer mille ans, car elles sont, en même temps que leurs promoteurs, foudroyées par l’anathème des sept Conciles Œcuméniques

    Article 4
    Parmi les hérésies qui se sont répandues, selon les desseins que Dieu seul connaît, sur la plus grande partie de l’Univers, émergeait jadis l’arianisme. De nos jours c’est le papisme. Mais ce dernier, de même que le premier qui a com-plètement disparu (et bien qu’il soit encore vigoureux), ne tiendra pas, il passera et s’effacera et une voix forte venue du ciel dira de lui : il a été précipité (Apoc. 12 : 10).

    Amen! Amen! Amen!

    • sixte permalink
      2 septembre 2010 11:22

      Alexis

      Que la première attestation scripturaire du mot « Pape » pour désigner le chef religieux de la chrétienté semble remonter à 306 à Alexandrie, ni ne prouve, ni ne fragilise la thèse de la prééminence du Siege de Pierre. Bien au contraire même, elle nous fait voir que la fonction, ce qui n’est pas la même chose que sa désignation, n’est pas une invention récente de Rome, et le produit d’une volonté de domination injustifiée.

      Par ailleurs, contrairement aux stupides allégations mensongères du renégat Guettée qui vous servent de viatique empoisonné, renégat infecté par l’hérésie gallicane libérale révolutionnaire sur lequel vous vous appuyez ainsi que les schismatiques dévoyés qui peuplent les chapelles hérétiques autocéphales de la prétendue « orthodoxie française », et qui ose prétendre que rien n’atteste de la Papauté avant le VIIIe siècle dans ses ouvrages, dès le début du IVe siècle, sur le cubiculum du diacre Severus Marcellin (296-304) on trouve l’inscription « jussu pp [papae] sui Marcellini »[Orazio Marucchi, Christian epigraphy, éd. Cambridge University Press Publication date, 1912, p. 207].

      En voici la preuve :

      http://books.google.be/books?id=pBk9AAAAIAAJ&pg=PA207#v=onepage&q&f=false

      Votre thèse schismatique contre l’institution de la Papauté est ainsi ruinée, anéantie. Vos mensonges dévoilés, vos perfidies misérables réduites en poussière !

      ********************

      Pour le reste de votre discours stérile et lassant dirigé contre le dogme de l’Immaculée Conception proclamé par Pie IX dans la bulle ‘Ineffabilis Deus’ en 1854, voici de quoi vous fournir quelques méditations de sorte de vous sortir de vos infernales ténèbres idéologiques.

      A Rome, dès la seconde moitié du 3 siècle, la Vierge Marie est saluée ainsi: « Auxilium et solamen nostrae infirmitatis » [Card. FIORENZO ANGELINI, Maria Salus Infirmorum nel mistero e nella storia della salvezza, Ed. Orizzonte Medico, Rome 1970, p. 134, n. 37.].

      Le Pape Etienne l.er, écrivant en 256, à l’éveque de Leòn et Astorga, Mgr Basilide, souligne que « ante lavacrum salutare lapsi omnes sunt et quidem primum fideles absolvuntur Passione Cristi, dei meritis beatae Deiparae: illead unitatem filiorum Dei reduci, haec vero sanitatem ac uniuscuisque sanctitatem redonat ».[Ibid.] Et c’est ainsi que certains Pontifes s’exprimèrent dans les siècles suivants.

      Chez les Pères de l’Eglise Latine et de l’Eglise Orientale, sans que la doctrine de l’Immaculée Conception [V. DE FIORES S., Immaculée, in Noureau Dictionnaire de Mariologie, aux soins de De Fiores S. – Meo S., Ed. Paoline 1986, pp. 679-708] soit encore bien approfondie, nous trouvons Marie, Mère de Dieu, « pleine de grace » (Lc 1, 28), veillant sur la santé de l’homme. [Textes Marials du Premier Millénaire, aux soins de Gharib G., Toniolo M. E. Città Nuova 1988-1991, 4 volumes.]

      Pierre Chrysologue affirme que « …la Vierge est devenue vraiment la Mère des vivants par grace, Elle qui fut la mère de ceux qui par nature étaient voués à la mort » [Sermon 140, 4; PL 52, 557 B.].

      Au 5 siècle, Sedulius écrit ceci: « Une seule femme a suffi pour ouvrir la porte d’entrée dans la mort; mais aussi c’est grace à une seule femme que s’est ouverte la voie qui mène à la vie ». [Hymne 1, 5-8; CSEL 10, 153; PL 19, 753.]

      Et dans une de ses hymnes, Venance Fortunato célèbre Marie: « O beauté merveilleuse, o femme, toi qui es l’image du salut, toute puissante, en raison du fruit que tu as engendré, toi qui nous ravis par ta virginité; par toi le salut du monde nous a été donné, il est venu restaurer le genre humain qu’Eve la superbe, avait mis au monde ». [In Laudem Sanctue Marioe; PL 88, 276-284.]

      Et avec Fulgence de Ruspe, un des Pères Latins: « …la bonté de Dieu a mis en oeuvre ce plan pour racheter le genre humain: par un homme, né de la femme, la vie a été restituée au genre humain ». [La foi, au diacre Pierre, 18, CCL 91,716-752; PL 65, 675-700]

      Mais également, pour la confusion schismatique, quelle abondance de textes dans les écrits des Pères de l’Eglise Orientale et dans la Liturgie!

      Ecoutons Cyrille de Jérusalem: « Par Eve nous est venue la mort; il fallait que d’une Vierge, et d’une vierge seule, nous vienne aussi la vie… ». [Catéchèse, XII, 15; PG 33, 741.]

      Puis du Pseudo Grégoire de Nysse: « …par la Vierge très Sainte a fleuri l’arbre de la vie et de la grâce… La Sainte Vierge est. en effet, devenue source de vie pour nous tous… En Marie seule, Immaculée et toujours Vierge, fleurit pour nous le bourgeon de la vie, car elle seule, fut si pure dans son corps et dans son ame, qu’elle put répondre en toute sérénité à l’ange… ».[Homélie sur l’Annonciation; La Piana, 548-563.]

      Et avec Romain le Mélode: « Joachim et Anne furent délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Eve, de la corruption de la mort, o Immaculée, par ta nativité. C’est elle que ton peuple fête aujourd’hui, lui qui, racheté de l’esclavage du péché, t’acclame ainsi « La stérile engendre la Mère de Dieu, mère nourricière de notre vie » ». [Hymne de la Nativité de Marie; Maas-Trypanis I, 276-280.]

      Procole de Constantinople s’exclame: « Eve a été restituée… Aussi nous te disons « Bénie es-tu entre toutes les femmes » (Lc 1, 42), toi seule qui as su guérir la douleur d’Eve, toi seule, qui as essuyé les larmes de la tourmentée a été épargné du péché ». [Homélie V sur la Mère de Dieu; PG 65, 715-727.]

      Par ailleurs pour la honte des impies qui salissent Marie de concert avec les Réformés, la Liturgie de l’Eglise Orientale du l.er au 4 siècle est riche en textes proclamant l’Immaculée conception de Marie, en voici quelques uns: « Avec Eve, la corruption, avec Toi, l’incorruptibilité; par Eve, la mort, par toi, au contraire, la vie… Le Médecin, Jésus, par toi, nous a été donné pour nous guérir tous et nous sauver, lui, le Seigneur!… Salve, Immaculée et Sainte, salve rempart du monde… ». [Kondakza à la Vierge Mère de Dieu; BZ 58,329-332.]

      « Immaculée, Mère du Christ, gloire des orthodoxes, nous te magnifions… Tu es la Vie, o toute Chaste, toi qui as donné la vie à ceux qui te louent… » [Hymne en honneur de la Vierge Marie; BZ 18, 345-346.].

      « Ave, par toi la souffrance disparait.. Ave, trésor inépuisable et vie… Ave, toi le remède de mon corps… Ave, salut de mon ame » [Akathiste, 1. 1’Annonciation; Horologion, 887.900.]

      « …0 Vierge, jeune fille immaculée, sauve ceux qui cherchent en toi leur refuge » [Megalinénires festifs – Hymne pour Noel; BZ 18,347.].

      « Immaculée, Mère du Christ (…) toi qui nous accordes ta protection, toi qui nous libères par ton intercession des périls, nous qui sommes protégés en tout temps par la croix de ton Fils, nous te magnifions comme il se doit, en toute piété… Notre refuge et notre force, c’est toi, 0 Mère de Dieu, secours tout puissant pour le monde. Par ta prière, protège tes serviteurs de tout danger, o toi seule la bénie! » [Tropaires, cycle hebdomadaire – Theotokia férials; Horologion, 787-815.].

      Et enfin, comme témoignage de la présence du dogme dès les premiers siècles de l’Eglise, voici un tropaire du recueil des hymnes grecques:

      « Très Sainte Mère de Dieu Immaculée et préservée du péché, ne m’abandonne pas durant ma vie, ne me confie à aucune protection humaine, toi seule, prends soin de moi et aie pitié de moi » [Tropaires, cycle quotidien; Horologion, 270.].

      On perçoit donc par ces témoignages, accablants pour les innombrables perfidies schismatiques répétées mécaniquement par les hérésiarques, que pour comprendre ce dogme il convient de saisir que si le « consensus Ecclesiae » fut diachronique sur la question de l’Immaculée Conception durant l’Antiquité et le Moyen Age et parfois, bien que rarement, plus tardivement encore, certains Pères, saints ou théologiens pouvant diverger sur le sujet ce qui est normal et ne représente pas une difficulté particulière, il y eut bien en 1854 un absolu et incontestable « consensus Ecclesiae » synchronique puisque la quasi-unanimité des évêques et des fidèles de l’Eglise catholique fondée par Jésus-Christ étaient alors disposés à la proclamation du dogme.

      Considérant dès lors, mais c’est cette conviction qui fait cruellement défaut aux schismatiques, que l’Esprit de Dieu assiste toujours le Saint Père lors de la définition d’une vérité de foi, les chrétiens n’ont plus alors qu’à faire confiance à celui que l’Eglise depuis toujours considère comme le « Pasteur et le docteur suprême de tous les fidèles », le « Successeur de Pierre », chargé de confirmer ses frères dans la foi, proclamant par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi. Mais pour cela il convient d’entrer, avec humilité et sainteté, dans la discipline de l’Eglise, ce que rejettent les schismatiques et les protestants, dépourvus fatalement et pour leur terrible égarement spirituel, de la grâce bénie de l’esprit de « l’Unité » ecclésiale et dogmatique.

      AMEN ! AMEN ! AMEN !

      QUE LE SEIGNEUR VOUS RETIRE LE VOILE DE L’HERESIE SCHISMATIQUE – QUI DEVOIE VOTRE ESPRIT ET VOUS PERVERTIT LE COEUR – ET VOUS CONDUISE, POUR LE SALUT DE VOTRE AME + VERS L’EGLISE DU CHRIST !

  21. apostolatus specula permalink
    2 septembre 2010 16:49

    EN REPARATION DES HORREURS SCHISMATIQUES ET EN L’HONNEUR DE MARIE IMMACULEE.

    Je vous salue, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la Divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes.
    Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre, à l’empire de qui tout est soumis, tout ce qui est au-dessous de Dieu.
    Je vous salue, ô Refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde n’a manqué à personne ; exaucez les désirs que j’ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les voeux et les offres que ma bassesse présente.

    […]

    Je vous choisis aujourd’hui, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.

    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

  22. apostolatus specula permalink
    2 septembre 2010 17:05

    Magnificat anima mea Magnificat
    Dominum et exsultavit spiritus meus
    in Deo salutari meo
    Magnificat, Magnificat

    Quia respexit humilitatem ancillae suae
    ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes

    Magnificat anima mea Magnificat
    Dominum et exsultavit spiritus meus
    in Deo salutari meo
    Magnificat, Magnificat

    Quia fecit mihi magna qui potens est
    et sanctum nomen ejus

    Magnificat, Magnificat
    Dominum et exsultavit spiritus meus
    in Deo
    Magnificat, Magnificat

  23. gerard seel permalink
    29 octobre 2010 11:38

    http://europachristi.blogspot.com/

  24. Don Francesco Paladino permalink
    23 février 2011 14:46

    Article paru sur la revue LA VOIE n°32 Noël 2010

    DIEU ECRIT DROIT AVEC DES LIGNES COURBES
    (proverbe portugais)

    Encore sur le Motu Proprio de Benoît XVI

    don Francesco-Maria Paladino

    Si, effectivement, le Bon Dieu se sert aussi des erreurs propagées par ses ennemis pour ramener les hommes sur le droit chemin qu’est notre sainte Mère l’Eglise, encore faut-il aujourd’hui que les catholiques ne se lassent pas de repérer les courbes et, comme le dit saint Pie X en parlant des modernistes, d’« examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d’agir ».

    1 – ANCIEN ET NOUVEAU MISSELS : POURQUOI SONT-ILS INCOMPATIBLES ?

    Le jour même où notre article « A PROPOS DU MOTU PROPRIO DE BENOIT XVI »1 a été publié sur Rivarol, le quotidien italien, Il Foglio, en faisait paraître un autre, très révélateur :

    « Débat dans la CEI (Conférence Episcopale Italienne) :
    “Le Motu Proprio sur la messe ne s’interprète pas, il s’applique”
    Rome, le 21 septembre 2007
    Lundi dernier, dans son discours d’introduction à la réunion du Conseil permanent, le président de la CEI, l’archevêque de Gênes Angelo Bagnasco, avait réservé un accueil tout à fait positif au motu proprio “Summorum pontificum” avec lequel Benoît XVI a donné, en en libéralisant l’emploi, une pleine citoyenneté, dans l’Eglise catholique, à la Messe préconciliaire. Mais dès les premiers mots de cette discussion qui s’est déroulée à huis clos, on a compris que dans le petit parlement de la CEI tous ne pensent pas ainsi. Des mots critiques vis à vis de la Messe appelée tridentine ont été prononcés – avec une double intervention de chacun d’eux – par l’archevêque de Lanciano, le lombard Carlo Ghidelli, et de celui de Chieti, le parthénopéen (napolitain) Bruno Forte président de la Commission épiscopale de la doctrine de la foi ; les deux sont élèves du cardinal Carlo Maria Martini. Contre le missel pleinement réhabilité par le pontife régnant se sont exprimés aussi l’archevêque de Lucques Benvenuto Italo Castellani, l’archevêque de Palerme Paolo Romeo (œuvrant pour recevoir la pourpre cardinalice dans le prochain consistoire) et l’évêque de Cerignola, Felice di Molfetta, président de la Commission épiscopale pour la liturgie. Ce dernier dans le passé a âprement critiqué la Redemptionis Sacramentum, l’instruction contre les abus liturgiques émanée en 2004 de la Congrégation Vaticane pour le Culte divin, en accord avec celle de la Doctrine pour la foi, dirigée par Joseph Ratzinger, à l’époque, cardinal. Le fil conducteur de toutes ces interventions critiques a été d’un côté l’accusation contre le vieux missel d’être imbu d’une ecclésiologie maintenant incompatible avec celle qui serait exprimée dans le nouveau missel, fruit de la réforme liturgique réalisée après le Concile et de l’autre la demande à la CEI de préparer un document interprétatif du motu proprio pour son application, dans un sens évidemment restrictif, dans l’église italienne. La tentative de diminuer la puissance de la “Summorum Pontificum” dans la nation dont le Pape est le primat n’a pas atteint son but. La sollicitation à produire un document interprétatif n’a pas été acceptée, entre autres, parce que contre une telle hypothèse se sont exprimés avec des interventions claires et nettes des cardinaux de poids tels que Camillo Ruini, Carlo Caffarra et Angelo Scola. En pratique dans le Conseil permanent s’est manifestée une division sur le motu proprio qui calque grosso modo celle qui en son temps s’était manifestée sur la question de Dico (PACS en Italie n.d.r.). Les perplexités d’une grande partie de l’église italienne pour le motu proprio s’étaient déjà manifestées fin août à Spolète où on a célébré la 58ème Semaine liturgique nationale. A cette occasion beaucoup de liturgistes avaient demandé à Mgr Molfetta de faire arriver au Pape, avec une lettre avalisée de la CEI, leur perplexité concernant la libéralisation de la Messe préconciliaire. Mais le secrétaire de la CEI, l’évêque Giuseppe Betori, s’était bien gardé de la signer ».
    ***
    Ce qui est frappant dans cet article, c’est cette phrase : « le vieux missel est imbu d’une ecclésiologie maintenant incompatible avec celle qui serait exprimée dans le nouveau missel » avec laquelle sont d’accord, non seulement les conciliaires ouvertement modernistes, mais aussi tous ceux qui refusent Vatican II (mis à part le mot imbu qu’il conviendrait de remplacer par le terme expression) et encore certains des “ralliés” qui n’osent pas le dire publiquement, prudence oblige.
    De son côté, Benoît XVI dit tout le contraire : « Ces deux expressions de la lex orandi de l’Eglise n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Eglise ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain ».

    Pour récapituler, on peut dire qu’il y a trois positions par rapport à cette question :
    – en premier lieu, il y a tous ceux qui sont opposés à Vatican II et qui disent, reprenant les mots du Bref examen critique présenté par les cardinaux Ottaviani et Bacci, que : « le nouvel ORDO MISSAE… s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente ». Etant donné que la nouvelle liturgie s’éloigne de la lex credendi, de la foi tout simplement, elle est forcément inacceptable
    – en deuxième lieu, il y a les conciliaires, dirons-nous ouvertement modernistes, qui affirment, comme on l’a vu, l’incompatibilité entre le nouveau et l’ancien missel dans la mesure où ils sont pour eux l’expression de deux ecclésiologies différentes. Leur conclusion est on ne peut plus radicalement opposée à la nôtre : ils veulent bien évidemment rejeter l’ancien et garder le nouveau
    – enfin, en troisième lieu, il y a les conciliaires, dirons-nous moins ouvertement modernistes, comme Benoît XVI et « des cardinaux de poids comme Camillo Ruini, Carlo Caffarra et Angelo Scola » qui cherchent… à concilier l’inconciliable. Comme l’on peut toujours affirmer l’existence d’un cercle carré… mais, évidemment, sans pouvoir le réaliser, de même, ils peuvent toujours affirmer que l’ancien et le nouveau missel « sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain » alors qu’en réalité… ils sont incompatibles !

    De ces trois positions, une seule peut être la bonne

    Si l’on admet que la troisième soit la bonne, on tombe nécessairement dans la contradiction car si « le vieux missel est imbu d’une ecclésiologie maintenant incompatible avec celle qui serait exprimée dans le nouveau missel », on ne peut pas dire, comme le fait pourtant Benoît XVI : « Ces deux expressions de la lex orandi de l’Eglise n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Eglise ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain ».
    Du reste, la contradiction est propre à la philosophie moderne, notamment au système d’Hegel. Il faut noter que plusieurs auteurs dans la tradition, y compris dans la Fraternité Saint Pie X, constatent que Benoît XVI est imprégné de cette doctrine philosophique comme on le voit, du reste, dans ce même motu proprio, ainsi que le fait remarquer l’article paru dans Rivarol.
    Si la deuxième position était la bonne, cela signifierait que l’ecclésiologie post-conciliaire remplacerait celle d’avant le concile. Or, comme l’ont fait remarquer les cardinaux Ottaviani et Bacci, « le nouvel ORDO MISSAE, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les “canons” du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère ». Autrement dit, le concile de Trente n’a pas élaboré une nouvelle théologie sur la Messe, mais a seulement scellé, canonisé, la doctrine que l’Eglise avait toujours professée contre les attaques protestantes et toujours professera, car la vérité ne peut pas changer. Donc même cette position est absolument inadmissible.
    Reste donc, au regard de ce que l’on vient de préciser, la première position qui ne peut être que la bonne, selon d’ailleurs le Canon de saint Vincent de Lérins : « Nous devons nous tenir à ce qui a été cru partout, toujours et par tous ».
    Par conséquent, à la lumière de tout ce que l’on a considéré, nous pouvons répondre à la question posée auparavant : l’ancien missel et le nouveau sont incompatibles parce qu’ils sont l’expression de deux ecclésiologies opposées : l’une catholique et l’autre moderniste. Ce qui implique nécessairement un choix, toujours d’après le Bref examen critique : « Il est évident que le nouvel ORDO MISSAE renonce en fait à être l’expression de la doctrine que le Concile de Trente a définie comme étant de foi divine et catholique. Et cependant la conscience catholique demeure à jamais liée à cette doctrine. Il en résulte que la promulgation du nouvel ORDO MISSAE met chaque catholique dans la tragique nécessité de choisir », comme l’ont fait, à juste titre, au moins sur ce point, trois “curés”2 en Italie ; d’ailleurs on n’a pas le choix car « la conscience catholique demeure à jamais liée à cette doctrine ». Ce fait nous montre, encore une fois, comment le Bon Dieu peut se servir des erreurs des hommes pour susciter des réflexions et provoquer des réactions, ainsi que le dit le proverbe : Dieu écrit droit avec des lignes courbes.

    Le cas de trois “curés”

    Certains disent qu’avec le motu proprio, la messe tridentine a été libéralisée, mais le fait anecdotique qui va suivre nous montre ce qu’il en est réellement.
    Le 8 juin 2008, a été divulguée la nouvelle que trois “curés” du diocèse de Novare n’étaient plus dans leur paroisse parce qu’ils avaient décidé de ne célébrer que la messe dite de saint Pie V, et non de la célébrer seulement d’une façon “extraordinaire” comme Benoît XVI l’a décrété : deux d’entre eux, poussés à bout par l’évêque, ont fini par donner leur démission et le troisième fut démissionné.
    Pourquoi tout cela ? Benoît XVI, dans son motu proprio du 7 Juillet 2007, avait précisé : « il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Eglise ». Certes, dans le même document, Benoît XVI a donné une utilisation restrictive de l’ancien missel, mais, tant que celui-ci n’est pas abrogé, il est, si les mots ont encore un sens, toujours en vigueur. D’ailleurs, en lisant la bulle par laquelle saint Pie V a promulgué le missel en 1570, Quo primum tempore, nous trouvons cette précision :
    « Au nom de Notre Autorité Apostolique, Nous concédons et accordons que ce même Missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité. Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les Supérieurs, Administrateurs, Chanoines, Chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la Messe autrement que nous l’avons fixé, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce Missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide… ».
    Si donc tous les prêtres peuvent employer « ce même Missel »… « dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité », de quel droit, et au nom de quoi, l’évêque du diocèse de Novare a-t-il pu prendre une telle mesure ? Nous avons pris la peine d’aller contrôler un missel édité en 1962 ; eh bien, comme nous le savions déjà, ladite bulle de saint Pie V y était bien inscrite ! Donc, et nous le répétons, elle n’a jamais été abrogée par quiconque, y compris par Benoît XVI !
    Selon l’actuelle congrégation pour le clergé, le motu proprio ne prévoit pas qu’un curé puisse célébrer exclusivement la Messe paroissiale en employant le missel de saint Pie V parce que le prêtre ne peut pas imposer aux fidèles la « forme extraordinaire de la Liturgie ». Ceci est la cause de l’expulsion de ce curé ainsi que de la démission des deux autres. La congrégation pour le clergé peut dire ce qu’elle veut, mais la contradiction est évidente entre le motu proprio et le droit du prêtre, exprimé clairement dans la bulle de saint Pie V.
    Ce précédent montre que, de facto, selon les principes mêmes du motu proprio, la sainte Messe tridentine n’a donc pas été vraiment libéralisée, comme beaucoup le prétendent. En réalité, la Messe tridentine n’avait pas à faire l’objet d’une « libéralisation » et il est donc clair qu’aucun prêtre ne doit avoir de « scrupule de conscience » en la célébrant de manière exclusive.

    « A PROPOS DU MOTU PROPRIO DE BENOIT XVI »
    Article paru dans Rivarol le 21 septembre 2007
    don Francesco Maria Paladino

    « « Le 7 juillet, Benoît XVI a publié un document concernant la libéralisation de l’ancienne messe. Ce Motu Proprio a suscité de nombreuses réactions tant chez les traditionalistes que chez les modernistes. Nous ne les rappellerons pas car nous voulons seulement préciser un point qui, à notre connaissance, n’a pas été assez mis en évidence.
    De notre point de vue, pour comprendre la démarche de Benoît XVI, il faut se référer au discours qu’il a prononcé à la curie romaine à l’occasion des fêtes de Noël 2005. A sa lecture, il apparaît que Benoît XVI cherche à nous faire croire, en substance, qu’entre l’ancienne foi et la nouvelle il n’y a pas de discontinuité, ou plutôt qu’il y a une discontinuité apparente, mais pas réelle. En peu de mots, il nous dit que la Lex credendi (loi de la foi) d’aujourd’hui est conforme à celle d’hier ; or nous savons très bien que la Lex orandi (loi de la prière) est l’expression liturgique de la Lex credendi.
    Après avoir réglé le problème de la Lex credendi en 2005, il fallait régler le problème de la Lex orandi. C’est ce à quoi il s’emploie en 2007 avec le motu proprio. En effet, Benoît XVI établit une correspondance entre les deux en disant « que la Lex orandi de l’Eglise correspond à sa Lex credendi ». Quand il donne les règles à suivre, dans l’article 1, il précise ce principe : « Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la Lex orandi de l’Eglise catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même Lex orandi de l’Eglise et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la Lex orandi de l’Eglise n’induisent aucune division de la Lex credendi de l’Eglise ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain ».
    Pour justifier ce motu proprio, Benoît XVI explique que « de nombreux fidèles sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit », réduisant ainsi la défense de la messe traditionnelle à une simple expression de sensibilité alors qu’il s’agit d’un combat pour la foi.
    D’aucuns se répandent en proclamant que la bataille pour la messe est gagnée et qu’il reste à mener la bataille pour la foi. Mais, en considérant bien les choses, ce qui apparaît, c’est que pour Benoît XVI, le chapitre est clos ! Ce n’est pas un début, mais la fin du débat. La nouvelle foi conciliaire est la même que la foi traditionnelle (2005), aussi la nouvelle liturgie (ordinaire) est–elle conforme à l’ancienne (extraordinaire) (2007). A l’évidence, l’objectif de Benoît XVI, c’est de vouloir intégrer la foi catholique, la liturgie traditionnelle et, plus encore le troupeau de ceux qui s’en réclament -ceux que l’on nomme les traditionalistes- dans le giron de l’église post-conciliaire, car pour lui il n’y a pas de contradiction entre les deux. « Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté » écrit très clairement Benoît XVI. C’est ainsi que dans la même église, deux sacrifices différents, celui d’Abel et celui de Caïn, seront offerts par des prêtres ordonnés selon deux rites différents, sur deux autels différents… devant lequel chantera-t-on le Te Deum ?
    N’oublions pas que Benoît XVI est fils de la philosophie idéaliste, il semble avoir tout particulièrement la forma mentis (manière de penser) du philosophe Hegel, allemand tout comme lui. La thèse fondamentale de Hegel est que la dialectique 3 (thèse, antithèse, synthèse) n’est pas seulement constitutive du devenir de la pensée, mais aussi de la réalité ; être et pensée sont donc identiques. Tout se développe selon lui dans l’unité des contraires, et ce mouvement est la vie du tout. Toutes les réalités se développent donc par ce processus qui est un déploiement de l’Esprit absolu dans la religion, dans l’art, la philosophie et l’histoire.
    Or, en tant que cardinal, Benoît XVI avait dit que « La Constitution Gaudium et Spes est une révision du Syllabus de Pie IX 4 , une sorte de contre-Syllabus… Le texte joue le rôle d’un contre-Syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789… par “monde” on entend, au fond, l’esprit des temps modernes, en face duquel la conscience de groupe dans l’Eglise se ressentait comme un sujet séparé qui, après une guerre tantôt chaude et tantôt froide, recherchait le dialogue et la coopération » (R.P. p.426-427). « Nous nous sentons une responsabilité dans ce monde et désirons lui apporter notre contribution de catholiques. Nous ne souhaitons pas imposer le catholicisme à l’Occident, mais nous voulons que les valeurs fondamentales du christianisme et les valeurs libérales 5 dominantes dans le monde d’aujourd’hui puissent se rencontrer et se féconder mutuellement » (Cardinal Ratzinger, interview au journal Le Monde, 17/1/1992) 6. On voit bien ici ressortir la dialectique de Hegel ; la thèse c’est le catholicisme, l’antithèse c’est le libéralisme, la synthèse est opérée par le concile.
    Dans la lettre aux évêques qui accompagne le motu proprio, Benoît XVI affirme : « D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement ». C’est la même dialectique qu’on retrouve ; la thèse, c’est la messe traditionnelle, l’antithèse, c’est la nouvelle messe, les deux donneront probablement naissance à une réforme de la réforme, comme Josef Ratzinger en a émis l’idée depuis un moment, qui sera la synthèse des deux messes.
    Saint Pie X dans son encyclique Pascendi dont nous fêtons ce mois-ci le centenaire disait en substance que dans les écrits modernistes une page est parfaitement catholique et qu’il suffit de la tourner pour que la suivante soit moderniste. Benoît XVI fait encore mieux, il réussit à faire figurer sur la même page, chose que saint Pie X lui-même n’avait pas imaginée, modernisme et catholicisme » ».

    2 – POURQUOI AVONS-NOUS LE DROIT DE CRITIQUER CE MOTU PROPRIO

    En 1976, Monseigneur Lefebvre s’exprimait ainsi : « Mais si nous laissons à Dieu et aux futurs vrais successeurs de Pierre de juger de ces choses… » (J’accuse le Concile, page 11). En toute logique, et par déduction : s’il faut attendre d’avoir un vrai pape, cela signifie que celui qui était en place, à l’époque, était un faux ! Certes quelques-uns ont dit que Mgr Lefebvre, par cette phrase, entendait parler d’un pape fidèle à son mandat, agissant en digne Vicaire du Christ. Nous ne le nions pas, mais, en toute objectivité, un pape, en tant que pape, peut-il faire des choses contraires à son mandat ?
    D’ailleurs, 10 ans après, à Pâques 1986, à Ecône, Mgr Lefebvre s’est-il interrogé publiquement à ce sujet : « …Nous nous trouvons vraiment devant un dilemme grave, et excessivement grave qui, je crois, n’a jamais existé dans l’Eglise : que celui qui est assis sur le Siège de Pierre participe à des cultes de faux dieux. Je ne pense pas que ce soit jamais arrivé dans l’Eglise. Quelle conclusion devrons-nous tirer peut-être dans quelques mois, devant ces actes répétés de communications à des faux cultes ? Je ne sais pas… Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape. Car il semble à première vue (je ne voudrais pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle), mais il semble à première vue qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement. Notre-Seigneur lui a promis d’être avec lui, de garder sa Foi, de le garder dans la Foi. Comment celui auquel Notre-Seigneur a promis de le garder dans la Foi définitivement, sans qu’il puisse errer dans la Foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement, et quasi apostasier…? Voilà le problème qui nous concerne tous, qui ne me concerne pas moi seulement ». En effet, ce que Mgr Lefebvre a dénoncé à cette occasion ne s’est jamais produit. Et bien que certains papes aient été pécheurs, et même grands pécheurs, cependant jamais ils ne firent un acte officiel de l’Eglise qui soit contraire à la foi ou à la morale. D’ailleurs, lors du Concile Vatican I qui a défini le dogme de l’Infaillibilité du Souverain Pontife, plusieurs théologiens, notamment Constant et Bégin, ont étudié les cas controversés concernant plusieurs papes comme Libère, Honorius, Pascal II et Jean XXII. Bégin, par exemple, pour « uniquement répondre avec clarté et précision aux principales difficultés que l’on nous fait contre l’autorité et l’orthodoxie des successeurs de saint Pierre » démontre qu’en effet aucun pape n’a jamais, en tant que pape, erré dans la foi : « Donc ces Pontifes, chargés, comme Pierre, de confirmer leurs frères dans la foi, ne peuvent rien enseigner qui ne soit orthodoxe ».
    L’année suivante, le 11 avril 1987, Mgr Lefebvre disait à Nantes (Monde et Vie, 15/5/1987) : « Je pense que Jean-Paul II est moderniste » 7 . Puis, quelques mois après, il en arrive à écrire dans sa Lettre aux futurs évêques : « La chaire de Pierre et les postes d’autorité à Rome étant occupés par des antichrists 8 … » (Fideliter, numéro hors série, 1988). A noter qu’à l’époque Ratzinger 9 était préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, donc le poste d’autorité le plus important à Rome. Ainsi donc, certains de ceux qui prétendent que Benoît XVI est pape, et que les occupants des postes à Rome sont les autorités, estiment qu’ils sont en même temps… des hérétiques, des modernistes ou même des antichrists !
    Mais enfin, que dit saint Pie X des modernistes ? « Ennemis de l’Eglise, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine ; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Eglise »… « Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c’est que, les artisans d’erreurs, il n’y a pas à les chercher aujourd’hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l’Eglise ». (Pascendi, 8/9/1907)
    N’oublions pas que deux mois après, saint Pie X avec le Motu Proprio “Prestantia” du 18/11/1907 les a excommuniés. Mais, étant donné qu’aujourd’hui encore, même s’ils sont excommuniés, c’est-à-dire « hors de la communion avec l’Eglise Catholique », les modernistes occupent physiquement l’Eglise, il faut plus que jamais s’obliger à les « démasquer », comme le dit toujours saint Pie X : « Trêve donc au silence qui désormais serait un crime ! Il est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l’Eglise universelle tels qu’ils sont » et donc « examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d’agir ».
    Après avoir examiné leurs doctrines et leur manière de parler et d’agir, on peut aisément se rendre à l’évidence qu’il y a, et c’est le moins que l’on puisse dire, une non-conformité avec la doctrine catholique. D’ailleurs, monseigneur Lefebvre, dans sa conférence du 8 février 1991 que nous avons relatée en note 9, ne disait-il pas, à juste titre, en parlant de l’église conciliaire : « Bien sûr que [pour eux], c’est nous qui ne sommes pas les catholiques ; ce sont eux qui sont les catholiques ! Pourquoi ? Parce qu’ils sont sur les sièges des évêques, mais ça, c’est pas une raison ! Comme disait Saint Athanase “vous avez les églises, nous on a la foi”. Oui, eux ils ont les sièges épiscopaux et nous on a la foi ! C’est nous qui sommes catholiques, mais c’est évident ! » ?
    Eh oui, “ça, c’est pas une raison” ! Tout comme Notre-Seigneur nous annonce qu’il « s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes » 10, c’est-à-dire des personnes qui en ont les apparences et se présentent comme tels sans l’être en réalité, et qui propagent nécessairement des fausses doctrines, de même peut-on qualifier Benoît XVI de “faux” vicaire du “Christ” qui, même s’il n’est pas de l’Eglise, comme tous les modernistes, occupe physiquement 11 le Siège de Pierre dans l’Eglise.
    En effet, il va de soi, et c’est une certitude, que jamais un pape n’aurait pu faire un tel motu proprio, pas plus qu’il n’aurait pu faire ou continuer d’approuver le Novus Ordo Missae car il est théologiquement certain que le pape est infaillible dans la promulgation des lois, dont, bien évidemment, les lois liturgiques 12.C’est au vu de toutes ces raisons que nous nous sommes autorisés à critiquer tout au long de cet article le motu proprio de Benoît XVI.

    Notes
    1 – Voir cet article en page 8
    2 – Nous n’entrerons pas ici dans la discussion de savoir si les ordinations sacerdotales, depuis le 16 juin 1968 et les consécrations épiscopales, depuis le 18 juin 1968, du nouveau clergé, selon le nouveau rite conciliaire, sont valides ou non, -nous pensons que non-, mais nous considérerons seulement la chose en elle-même, comme elle se présente.
    3 – Dialectique. Hegel concevait la structure rationnelle de l’Absolu dans la lignée du philosophe grec Parménide, affirmant que « ce qui est rationnel est réel et ce qui est réel est rationnel ». Affirmation qui doit être comprise à la lueur de l’idée hégélienne de l’Absolu, qui, en dernière analyse, doit être conçue comme pure pensée, ou Esprit, ou intelligence, dans le processus d’auto développement. La logique qui régit ce processus de déploiement est la dialectique. La méthode dialectique implique l’idée que le mouvement, ou processus, ou progrès est le résultat d’une lutte des contraires. Cette dimension de la pensée hégélienne a traditionnellement été analysée par les catégories de thèse, antithèse, synthèse. Bien que Hegel ait lui-même évité ces termes, ils sont utiles pour comprendre le concept de dialectique. Ainsi, la thèse pourrait-elle être une idée ou un mouvement historique. Idée ou mouvement qui renferme un certain inachèvement, lequel donne naissance à son opposé, ou antithèse, idée ou mouvement contradictoire. De ce conflit naît un troisième point de vue, ou synthèse, qui surmonte le conflit en réconciliant à un niveau supérieur la vérité contenue à la fois dans la thèse et l’antithèse. Cette synthèse devient à son tour une thèse qui génère une nouvelle antithèse, donnant lieu à une autre synthèse, et c’est sur ce mode que se déploie continuellement le processus du développement intellectuel ou historique. Hegel pensait que l’Esprit absolu lui-même (en d’autres termes, la totalité du réel) se développe selon cette logique dialectique vers un but ultime ou une destination. C’est pourquoi Hegel comprenait la réalité comme le processus dialectique d’auto-développement de l’Absolu. Au cours de ce développement, l’Absolu se manifeste d’abord dans la nature, puis dans l’histoire humaine. La nature est la pensée absolue ou l’être s’objectivant dans une forme matérielle. Les esprits finis et l’histoire humaine sont le processus d’automanifestation de l’Absolu à travers ce qui lui est le plus apparenté, à savoir l’esprit ou la conscience. Dans La Phénoménologie de l’esprit, Hegel retrace les étapes de cette manifestation, du plus simple niveau de la conscience, en passant par la conscience de soi, jusqu’à l’avènement de la raison. Encyclopédie Microsoft Encarta® 99
    4 – Le Syllabus, du 8 décembre 1864, est le recueil de 80 propositions condamnant les erreurs modernes.
    5 – Proposition 80 condamnée par le Syllabus : “Le pontife romain peut et doit se réconcilier et composer avec le progrès, avec le libéralisme et avec la civilisation moderne”.
    6 – A Noël 2005, lors de son discours à la curie, après son élection, il avait repris cette même idée.
    7 – Plus récemment, Mgr Tissier de Mallerais, dans un article, La foi au péril de la raison, herméneutique de Benoît XVI, paru dans le n° 69 de la revue Le sel de la terre, après avoir considéré, sous plusieurs aspects, toute l’influence de la philosophie moderne sur Benoît XVI, au chapitre X intitulé Un supermodernisme sceptique, à la page 93, écrit : « Au temps des Lumières, on a cherché à établir des lois universelles valables même si Dieu n’existait pas ; aujourd’hui, conseille Joseph Ratzinger, il faudrait inverser ce mot d’ordre et dire : “même qui ne réussit pas à trouver la voie de l’acceptation de Dieu devrait chercher à vivre et à diriger sa vie comme si Dieu existait”. Voilà la solution sociale pour amener l’ordre dans le monde : “L’homme devrait chercher à vivre et à organiser sa vie comme si Dieu existait”, non pas parce que Dieu existe et que Jésus-Christ est Dieu, non. C’est l’aboutissement ultime du modernisme. Le modernisme conduit au scepticisme, c’est-à-dire à des chrétiens qui ne sont plus sûrs de ce qu’ils croient ; ils se contentent de conseiller : agissez comme si vous croyiez ! ». Et l’on pourrait multiplier les exemples.
    8- Il faudrait que quelqu’un explique comment un antichrist pourrait être, en même temps, le vicaire du Christ.
    9- Dans une conférence à Ecône, monseigneur Lefebvre, le 8 février 1991, quelques semaines avant sa mort, disait de Ratzinger : « Je vous invite à lire le gros article de fond de Si, si, No, no qui est paru aujourd’hui sur le Cardinal Ratzinger, c’est effrayant. J’ignore qui est l’auteur de l’article, puisqu’ils ne mettent toujours qu’un prête-nom, mais l’article est très documenté et en conclut que le Cardinal Ratzinger est hérétique… Parce qu’il ne s’attaque pas seulement aux décrets et aux décisions dogmatiques… Ce n’est pas ça qui est grave chez le Cardinal Ratzinger ; c’est qu’il met en doute la réalité même du magistère de l’Eglise. Il met en doute qu’il y ait un magistère qui soit permanent et définitif dans l’Eglise. Ce n’est pas possible. Il s’attaque à la racine même de l’enseignement de l’Eglise, de l’enseignement du magistère de l’Eglise. Il n’y a plus de vérité permanente dans l’Eglise, de vérités de Foi, de dogmes par conséquent, plus de dogmes dans l’Eglise ; ça, c’est radical. Evidemment c’est hérétique, c’est clair. C’est affreux, c’est comme ça ».
    10 – « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes » (Matt. XXIV, 24). « Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis mais au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». (Matthieu VII, 15-16)
    11 – Et non pas « pape materialiter » comme nous l’avons expliqué dans Petrus es tu ? Edition Delacroix, à la page 177.
    12 – Ainsi Pie VI, dans Auctorem fidei du 28 août 1794 condamnant le synode de Pistoie, (Denz. S. 2678) qualifie la proposition LXXVIII de la sorte : « pour autant qu’en raison des termes généraux utilisés, elle inclut et soumet à l’examen prescrit même la discipline établie et approuvée par l’Eglise, comme si l’Eglise, qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline, non seulement inutile et trop lourde à porter pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible, et conduisant à la superstition et au matérialisme” et condamnée comme “fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensante aux oreilles pies, injurieuse à l’Eglise et à l’Esprit de Dieu qui la conduit, pour le moins erronée ».
    Il faudrait encore citer ici les théologiens qui répètent tous la même doctrine sur l’infaillibilité des lois. Nous nous contenterons de citer le Dictionnaire de Théologie Catholique : « Le pape possédant toute l’infaillibilité donnée par Jésus-Christ à son Eglise, on doit donc conclure, dans la même mesure et aux mêmes conditions, à l’infaillibilité de l’enseignement dogmatique ou moral pratiquement inclus dans les lois ou décrets portés par le pape pour l’église universelle » (D.T.C. VII, 1706) et Wernz-Vidal : « Le Pontife (et l’Eglise, n.d.l.r.) sont infaillibles dans l’élaboration des lois universelles concernant la discipline ecclésiastique (liturgie et droit), de manière qu’ils ne puissent jamais établir quelque chose qui puisse en quelque façon être contraire à la foi et aux mœurs » (Jus canonicum, II, p.410) ; auquel cas l’Eglise -comme le dit, entre autres, le théologien Hervé- cesserait d’être Sainte et donc cesserait d’être la véritable Eglise du Christ” (Theologia dogmatica, vol. I p.508).
    Cette raison-là est l’une des raisons qui nous font arriver à notre conclusion. Il y en a d’autres, notamment la soumission que l’on doit avoir au pape selon la définition de Boniface VIII dans sa bulle pontificale Unam Sanctam (1302) : « Il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au Pontife romain ». Tout cela est traité in extenso dans Petrus est tu ?

  25. 16 juillet 2013 16:56

    question pour La Question :
    Un pape qui n’est que matériellement pape, peut-il exercer le charisme d’infaillibilité?

  26. 31 juillet 2013 15:37

    D.,

    Les papes peuvent tomber dans l’hérésie, et donc ne plus représenter que « matériellement » en effet, le pontificat qui leur a été confié, mais il appartient uniquement au Christ, et à aucun tribunal humain, même de nature ecclésiastique, comme à quiconque et en particulier à un membre de l’Eglise par un jugement privé, de déposer, ou de déclarer déposé, le successeur de Saint Pierre désigné par le Conclave.

    Ceci-dit, si le pape peut soutenir des erreurs en tant que théologien privé, il ne le peut dans le cadre du Magistère solennel qui est, et lui seul, intrinsèquement infaillible.

    Le Concile du Vatican en 1870 s’est d’ailleurs empressé, avec grande prudence, de délimiter rigoureusement l’aire de cette infaillibilité. Il a dressé la liste exhaustive des conditions précises, déterminantes, de l’enseignement “ ex cathedra .

    Le Concile qui a donc proclamé l’infaillibilité a aussi fortement proclamé qu’en dehors de ces conditions le Pape demeurait capable d’erreur et ne « pouvait donc être suivi aveuglément.»

    La Constitution Dogmatique sur l’Église Pastor Æternus, promulguée solennellement par le Pape Pie IX, lors du concile Vatican I en 1870, précise de ce fait nettement les conditions de l’infaillibilité :

    «Ce pouvoir du Souverain Pontife ne fait nullement obstacle au pouvoir de juridiction épiscopal ordinaire et immédiat, par lequel les évêques, établis par l’Esprit Saint (Ac, 20, 28) successeurs des Apôtres, paissent et gouvernent en vrais pasteurs chacun le troupeau à lui confié […]. Parce que le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église, nous enseignons et déclarons (…) aucune autorité ne lui est supérieure, il ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. C’est pourquoi ceux qui affirment qu’il est permis d’en appeler des jugements du Pontife romain au concile œcuménique comme à une autorité supérieure à ce Pontife, s’écartent du chemin de la vérité.[…] nous enseignons et proclamons comme un dogme révélé de Dieu : Le pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l’Église, jouit par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l’Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu’il soit anathème. »

    (Constitution dogmatique Pastor Æternus, proclamée solennellement par le pape Pie IX le 18 juillet 1870).

    Le pape invoque donc l’infaillibilité pontificale uniquement lorsqu’il proclame solennellement un dogme, fait qui ne s’est produit qu’une seule fois depuis 1870, lors de la proclamation par le pape Pie XII en 1950 du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie.

    Pax Vobis +

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