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Liberté pour Vincent Reynouard !

4 septembre 2010

 

Non à la prison pour délit d’opinion !

  

De façon extrêmement surprenante, l’emprisonnement scandaleux dont est victime Vincent Reynouard, ne fait l’objet d’aucun commentaire dans la presse et dans les médias en général, ainsi que le signalent nos amis des Intransigeants : « Jusqu’à présent les médias ont observé un silence complet sur l’emprisonnement de Vincent Reynouard. »

 Or cet homme est incarcéré pour un simple délit d’opinion, puisque la faute de cet ingénieur de formation, membre du Mouvement de Combat Saint-Michel est d’être convaincu de l’inexistence des chambres à gaz homicides pendant la seconde guerre mondiale. Condamné le 8 novembre 2007 à un an de prison et 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) pour contestation de crimes contre l’humanité, ceci pour avoir écrit et fait distribuer la brochure : « Holocauste, ce que l’on vous cache »,  le 9 Juillet 2010, Vincent Reynouard a été incarcéré à la prison de Forest (Bruxelles), puis vient d’être extradé le 19 Août 2010 vers la France et déféré à Valenciennes.

  Il n’est pas possible de se taire !

En France, comme l’écrit fort justement Polémia, « il y a toujours beaucoup de pétitionnaires pour défendre les libertés en Chine, au Kamtchatka, en Birmanie ou en Iran. Bruyant mais facile. Il y a, hélas, moins de monde au portillon pour défendre les libertés… en France (…) quand un Français est en prison en France pour un simple délit d’opinion – et ce pour la première fois depuis les périodes de guerre – il n’est pas possible de se taire. »

Effectivement, cette incarcération est proprement indigne, marquant bien les limites d’une soi-disant « liberté d’expression » à géométrie variable qui s’exerce pour ceux qui sont dans la ligne de la pensée dominante, mais ne s’applique absolument pas pour les esprits osant braver l’idéologie que l’on tente d’imposer à coup de lois liberticides, dont l’abominable loi Gayssot – qui légifère sur l’Histoire en voulant inscrire dans les consciences par la contrainte un credo laïc – est l’exemple parfait.

Un ouvrage de Vincent Reynouard,

co-signé avec Jean-Jacques Stormay.

  

  Vincent Reynouard, avec grand courage, du fond de sa prison nous dit  dans un Communiqué du 25 juillet 2010 :

 

Je veux qu’on sache qu’en France, en 2010, un père de huit enfants dont la seule arme est un stylo croupit en prison. On me répondra que, pour l’heure, la presse n’en parle pas et que 99,9% des gens s’en moquent. C’est vrai. Mais je le répète: notre regard porte plus loin, il porte sur le jour où, des événements aidant, l’état d’esprit des peuples changera. Peut-être serons-nous alors morts. Mais lorsque des chercheurs, libérés des tabous présents, étudieront cette histoire – notre histoire – des années 1990-2010 et qu’ils verront la répression dont les révisionnistes auront été les victimes, alors la conclusion s’imposera. A l’heure où j’écris, je pense à ma chère épouse et à mes chers enfants. Je pense à leur état d’esprit… Hier, au parloir, Marina pleurait. Elle m’a dit que mon fils de 14 ans ne mangeait plus et que les cinq “petits” réclamaient leur père. Cela fait mal mais, outre que la Vérité a des droits sur nous, le combat révisionniste que je mène – et dont les implications dépassent largement le domaine de l’Histoire – je le mène précisément pour mes enfants, ainsi que pour ceux des autres, pour les Palestiniens, pour l’Europe, et, plus généralement, pour un monde qui sera débarrassé de ce Nouvel Ordre mondial bâti sur les ruines du IIIe Reich. Quelles que soient les souffrances, je ne céderai jamais. Les flics, les juges et les prisons n’y changeront rien. La graine est semée, elle croîtra et germera un jour ou l’autre.

  

 

Demander la liberté d’expression au nom des principes de la République 

est une grave erreur !

Il est donc nécessaire de dire, et de faire largement savoir, en quoi cette incarcération d’un père de famille pour délit d’opinion est une honte et un authentique scandale, au moment où tant de criminels, de traficants, de violeurs et de voyous, circulent dans les rues en toute impunité.

  Toutefois, et alors même que nous soutenons évidemment toute action, toutes les initiatives visant à exiger la libération de Vincent Reynouard, qu’il nous soit cependant  donner de préciser que,  pour ce qui nous concerne,  nous ne demandons pas cette libération immédiate au nom des principes de la République et de la liberté d’expression, et que le faire est même une grave erreur de notre point de vue, puisque cela conduit à faire accroire fallacieusement que ce régime politique, né du sang versé des victimes de la Révolution, posséderait quelques vertus ou principes, ce dont il est totalement dépourvu.

Nous demandons et exigeons la libération de Vincent Reynouard au titre de la justice immanente, des lois objectives de l’ordre naturel et surtout du refus de sacralisation d’une vérité historique mondaine et profane,  que l’on voudrait imposer comme un article foi, ce qui est un pur blasphème à l’égard de l’unique Vérité de l’Evangile !

 

25 commentaires leave one →
  1. Vehementer permalink
    4 septembre 2010 13:12

    Excellente position de principe de La Question. Il est en effet impossible de faire appel aux vertus républicaines pour exiger la liberté de Vincent Reynouard. Autant demander à un boiteux de marcher droit. Cela dit cette incarcération est un scandale à plusieurs titres qu’il convient en effet de dénoncer que l’on soit ou non en accord avec les idées de Reynouard.

  2. cax permalink
    4 septembre 2010 13:17

    Vincent Reynouard se revendique comme étant un militant politique à la fois « national-socialiste », « révisionniste » et « catholique traditionaliste », mélange relativement explosif à manipuler avec précaution 😉

    • sadish permalink
      6 septembre 2010 09:16

      En effet, national-socialiste et révisionniste militant ainsi que sédévacantiste, voilà un cocktail de très haute densité.

  3. Lodz permalink
    4 septembre 2010 13:19

    Le Mouvement de Combat Saint-Michel (MCSM) est un structure pluridisciplinaire dont le chef est Vincent Reynouard. Un autre animateur de ce courant est le philosophe catholique et national-socialiste Jean-Jacques Stormay. Le MCSM est lié à la revue Sans Concession publiée par le VHO. Au sein de ce mouvement, on est ouvertement catholique « intégriste » sur le plan spirituel, national-socialiste sur le plan politique et thomiste sur le plan philosophique. Plusieurs plaquettes décrivant les positions des animateurs de ce courant ont été publiées aux éditions « Sans Concession ».

    http://www.eruditus.info/wiki/index.php?title=Mouvement_de_Combat_Saint-Michel

  4. apostolatus specula permalink
    4 septembre 2010 13:24

    Le nazisme prône un antisémitisme intégral, biologique, darwinien et matérialiste, se transposant dans la réalité politique, considérant que le juif est génétiquement mauvais, ce qui va à l’encontre de St-Augustin et la vision globale de l’antijudaïsme théologique de l’Eglise, et se trouve en particulier en totale contradiction avec les décisions du concile de Trente.

    • hannibalgenga permalink
      4 septembre 2010 23:23

      Vincent Reynouard, dans un entretien accordé à Raphaël Tassart, journaliste du groupe Sud-Presse, prend tout de même ses distances – c’est un minimum pour un catholique – avec le racisme nazi étroitement biologique.

      Il explique :

      « Loin, cependant, de me vautrer dans un passéisme stérile, j’ai toujours continué à réfléchir librement. Voilà pourquoi même si je me revendique comme un national-socialiste, je ne cherche nullement à singer les Allemands des années 30. Je m’efforce de distinguer entre ce qui, dans l’hitlérisme, est universel et ce qui, en lui, est purement accidentel, c’est-à-dire dû aux conditions historiques de sa genèse. En d’autres mots : j’assume sans complexe la filiation du national-socialisme mais je le corrige dans ses outrances, voire dans ses erreurs, et j’en retire tout ce qu’il a de vieilli.

      Ainsi en est-il du racisme, dans sa composante la plus matérialiste et outrancière. Bien que raciste, je réprouve le matérialisme biologique professé par certains nationauxsocialistes historiques. Mais je les comprends. A l’époque, dans une Allemagne encore faiblement unifiée, morcelée à ses frontières, amputée de territoires héréditaires — convention de Gastein en 1865, traité de Versailles en 1919… —, déchirée religieusement et touchée par l’athéisme, le sentiment raciste était, bien plus que les Quatorze points de Wilson, un ciment facile pour reconstituer un grand Reich qui aurait regroupé tous les Allemands. »

    • Charles permalink
      5 septembre 2010 10:21

      Le racisme biologique fut peut-être « un ciment facile pour reconstituer un grand Reich », mais il s’avéra désastreux dans les conséquences de son application.

  5. wendrock permalink
    4 septembre 2010 13:29

    Que l’on soit ou non révisionniste, la loi Gayssot est abominable en ce qu’elle impose aux chercheurs, en une matière comme l’Histoire qui exige une importante possibilité de liberté dans l’examen des faits, une vérité législative.

    • CSVR permalink
      5 septembre 2010 00:24

      Pour venir en aide à la famille Reynouard, un compte en banque a été ouvert pour recevoir les fonds adressés à eux.

      Voici les références du compte:

      Titulaire du compte : Marc Vanbesien
      Nom de la banque: KBC
      BIC: KREDBEBB
      IBAN: BE12 7330 5129 0192

      Merci de votre soutient.

  6. xavier permalink
    4 septembre 2010 22:16

    Le Mouvement de combat Saint-Michel
    a été mis en place en 2005 par Vincent Reynouard et Jean-Jacques Stormay.

    Dans la présentation de son «Manifeste » de fondation (comportant 72 pages), le Mouvement de combat Saint-Michel affirme qu’« Il ne s’agit pas d’un parti politique qui jouerait le jeu démocratique. Le FN est là pour ça et il serait inepte de prétendre lui faire de la concurrence… Non, il s’agit, au départ, d’un groupement de personnes soucieuses de commencer par le commencement, c’est-à-dire de se former doctrinalement dans les domaines politique, historique et religieux, afin de dégager une pensée cohérente, fondement d’un combat efficace ».

    Les fondateurs de ce mouvement font le « constat de l’échec de la voie démocratique et parlementaire suivie jusqu’ici par la droite nationale ». Dès lors, ils proposent une alternative stratégique au parlementarisme pour la prise du pouvoir.

    Le Mouvement de combat Saint-Michel adopte une orientation idéologique officiellement basée sur le « national-socialisme » (dont l’idéologue reste Adolf Hitler), le « révisionnisme » (c’est-à-dire le négationnisme) et le catholicisme traditionaliste.

  7. Lancre permalink
    4 septembre 2010 22:30

    Vincent Reynouard dans un petit livre qu’il a rédigé, intitulé « Le clergé a eu raison de se taire face aux Statuts des juifs promulgués sous Vichy » (1998, 24 p.), écrit ceci :  » Sous Vichy, deux Statuts des juifs ont été promulgués (en octobre 1940 et juin 1941). Jamais les évêques de France n’ont pas protesté lorsque Vichy a promulgué ses Statuts des Juifs. Aujourd’hui, les « grandes consciences » reprochent au clergé français son silence. Elles y voient une prétendue complicité de l’Église avec les persécutions antisémites violentes…Mais la vérité est tout autre. »

    Dans Le clergé à eu raison…, V. Reynouard la dévoile ; il rappelle que, par l’intermédiaire de son Ambassadeur au Vatican, Vichy avait demandé si les Statuts des Juifs étaient conformes à la doctrine catholique. La réponse (que V. Reynouard cite) avait été : « oui ». Voilà pourquoi le clergé n’a pas protesté.

  8. hannibalgenga permalink
    4 septembre 2010 23:10

    Raphaël Tassart, journaliste du groupe Sud-Presse a posé par écrit des questions à Vincent Reynouard. Ce dernier, au milieu d’une foule de sujets abordés très divers éclairant les fondements du combat frontal, global et sans concession qu’il mène depuis plusieurs années, s’est expliqué longuement et de façon détaillée au sujet de sa position sédévacantiste.

    Voici l’intégralité de ses réponses.

    — Vous reconnaissez-vous dans le courant « sédévacantiste » ?

    Oui, en ce sens que je considère J. Ratzinger comme un antipape. Mais le courant sédévacantiste est très divisé. Vous y trouvez les «guérardiens » qui soutiennent que J. Ratzinger est pape matériellement mais pas formellement ; les sédévacantistes au sens strict selon lesquels J. Ratzinger n’est pape ni formellement ni matériellement.
    Les partisans des sacres épiscopaux, les opposant aux sacres épiscopaux… Moi, je suis un sédévacantiste au sens strict. Je ne fréquente aucune chapelle, qu’elle soit « lefebvriste » ou «sédévacantiste ». Je récite mes prières à la maison.

    -Les raisons de mon sédévacantisme ?

    Au départ, la raison de mon « sédévacantisme » ne se fonde ni sur des arguments théologiques, ni sur le code Droit canon. Je ne suis ni théologien ni canoniste, et je n’ai nulle prétention à l’être. En conséquence, après avoir été tenté de participer à la querelle, je fuis désormais les discussions complexes dans lesquelles des traditionalistes se jettent à la figure encycliques, articles du Code et concepts théologicophilosophiques.
    Peut-on juger l’hérésie ? se demandent-ils. La culpabilité est-elle présumée ? Quid de la pertinacité ? L’Église est-elle maîtresse de son infaillibilité ? Peut-on invoquer l’épikie ? Les discussions s’allongent et deviennent rapidement si pointues qu’un simple fidèle ne peut s’y retrouver. Car comme l’a écrit Louis Peisse : « Il est […] démontré par l’expérience qu’en toute matière autre que les mathématiques, les doutes et les incertitudes s’accroissent en raison directe de la durée de la dispute ». Or, je sais que Dieu ne nous imposera pas, pour sauver notre âme, d’être des philosophes doublés de théologienscanonistes.

    La religion catholique est celle de tous. Je m’en tiens donc au catéchisme de base. Celui-ci m’apprend que le Pape :
    – est le Vicaire du Jésus-Christ parce qu’il le représente sur la terre et qu’il tient sa place dans le gouvernement de l’Église.
    – est le chef visible de l’Église, parce qu’il la dirige visiblement avec l’autorité même de Jésus-Christ qui en est le chef invisible.
    (Le Catéchisme de S. Pie X, ch. X, § 4)

    Or, jamais ce représentant du Christ — qui assura être la « lumière du monde » (Jn, VIII, 2) et déclara : « si vous demeurez dans ma Doctrine ; vous connaîtrez la vérité » (Jn, VIII, 31) — ne pourrait cautionner un mensonge comme l’ « Holocauste», dont les conséquences sociales et religieuses sont aussi énormes que catastrophiques.
    J’appelle l’attention sur ces derniers mots : s’il s’agissait d’une simple querelle historique stérile (du genre : l’homme de Cro-Magnon a-t-il exterminé l’homme de Neandertal ?), un pape pourrait se tromper sur la question sans susciter — au moins chez moi — un questionnement sur sa légitimité. Mais dans le cas de l’ « Holocauste », c’est très différent : sans même évoquer la calomnie subie par tout un peuple (alors que la morale chrétienne interdit de salir la réputation d’autrui, y compris s’il est mort), rappelons :
    – qu’au nom du « Plus jamais ça ! », le mythe de la Shoah empêche toute restauration d’une société d’ordre, ce qui est évidemment contraire à la mission catholique ;
    – qu’à terme, l’ « Holocauste » condamne à mort le catholicisme. (V. Reynouard, Lettre à Mgr Fellay (diffusion VHO, 2009), pp. 16-20).

    Un argument ad hominem confirmé par ailleurs Telle est la raison pour laquelle, au départ, je considère J. Ratzinger comme un antipape, tout comme K. Wojtyla avant lui. Mon argument, j’en conviens, est purement ad hominem. Mais mon opinion est confortée a-posteriori quand je les vois participer à des réunions oecuméniques, baiser le Coran, prier dans des synagogues, etc., autant d’actes d’apostasie que jamais un pape légitime n’aurait pu accomplir (imaginez un Pie X baisant le Coran !).
    J’en déduis que l’église sise à Rome ne peut être l’Église (car un antipape ne peut diriger l ’Église). L’église actuelle étant née avec Vatican II (nouvelle doctrine, nouvelle liturgie, nouveaux sacrements…), j’adopte tout naturellement ce qui se faisait avant 1962 : la messe dite de Saint-Pie V, les « anciens » sacrements…

    Je ne suis pas un « tradis » qui agit par crispation Non par amour de l’encens, du latin ou de la « belle liturgie » ; je le dis franchement : si l’église de Rome ne cautionnait pas le mensonge de la Shoah — ce crachat à la face du Christ — avec toutes ses conséquences politico-rel igieuses anti-catholiques, une messe en français avec le prêtre tourné vers les fidèles ne me gênerait pas, tout comme les vases sacrés en terre, les prêtres en habits de clergymen, etc. Je crois en effet que si l’Église doit être conservatrice sur le fond, elle doit également savoir évoluer sur la forme. Le cardinal Danneels a raison de rappeler qu’au « fil des siècles — et pas seulement ces dernières années — certains rites liturgiques ont été modifiés pour mieux correspondre à la sensibilité de leur époque ». A tous les « tradis » francophones que l’usage du français révulse, je conseille la lecture objective du petit ouvrage d’A.-M. Roguet : pourquoi le canon de la messe en français (éd. du Cerf, 1967). Ils découvriront que, bien souvent, leurs crispations sur cette question — je ne parle pas des autres changements liturgiques postérieurs à 1967 — sont totalement injustifiées.

    – Pourquoi je suis en désaccord avec la Fraternité S. Pie X ?

    Je termine avec la réflexion suivante : en refusant d’aller à l’église paroissiale et à recourir à des « prêtres » ou à des « évêques » modernes, j’ai conscience de désobéir en permanence aux autorités romaines. C’est possible uniquement si l’on considère que l’individu assis sur la chaire de Pierre est un usurpateur. En effet, s’il s’agit d’un pape légitime, alors il n’y a pas de crise de l’Église en matière de foi et de moeurs et, en conséquence, il n’y a nulle raison de refuser la messe du pape avec les sacrements qui l’entourent. Ce fait ressort de la définition même de l’Église par le Catéchisme.

    On lit :

    L’Église catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi que Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife romain.
    A supposer qu’un pape légitime puisse, par ses enseignements, mettre en danger la foi et donner aux fidèles de mauvais sacrements, la définition de l’Église n’aurait pas insisté sur l’obéissance due « aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife romain ». Voilà pourquoi je suis en désaccord avec la position de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie-X.

    Il me paraît impossible de soutenir que J. Ratzinger est un pape légitime, de se déclarer en communion avec lui et, en même temps :
    – de refuser la « nouvelle messe » et les « nouveaux sacrements » ;
    – de lui désobéir en permanence :
    a) par l’assistance à des offices dans des chapelles de fortune, édifiées et/ou utilisées en dehors de l’autorité diocésaine et sans statut canonique ;
    b) par le recours à des prêtres ni incardinés, ni munis du celebret délivré par leur propre évêque diocésain;
    c) par le recours, notamment pour les confirmations et les ordinations, à des évêques sacrés sans mandat, pontifical et dénués de toute juridiction.

    Autrement dit : on ne peut pas s’opposer au sédévacantisme et, en même temps, agir en sédévacantiste complet. Il ne s’agit pas d’être radical, mais cohérent.

    Arguments faux

    Afin de justifier son comportement, la Fraternité Saint Pie-X déclare aux fidèles pragmatiques que les « nouveaux sacrements » sont douteux, donc qu’il vaut mieux recevoir ceux d’avant les réformes dues à Vatican II (comprenez : ceux donnés dans les chapelles traditionalistes). Et pour rassurer les scrupuleux, elle reprend la réponse des apôtres (dont S. Pierre) : « Il vaux mieux obéir à Dieu qu’aux hommes» (Actes, V, 29).

    Seulement voilà :
    – quand ils formulaient cette réponse, les apôtres rétorquaient aux juifs du Sanhédrin qui leur avaient interdit « formellement de parler et d’ens eigner au nom de Jésus» (Actes, IV, 18). Tels étaient les « hommes » auxquels ils désobéissaient pour plaire à Dieu. De façon évidente, un pape légitime ne saurait leur être comparé ; car comment croire que le Vicaire de Jésus- Christ sur la terre, chargé de confirmer les fidèles dans la foi, pourrait s’opposer à Jésus ? C’est un nonsens.

    Ou alors il ne s’agit plus d’un pape, mais d’un intrus. Par conséquent, lorsque la FSSPX prétend justifier sa perpétuelle désobéissance en déclarant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, elle admet implicitement que l’individu assis sur le trône de Pierre est un antipape.
    – encore une fois, le Catéchisme est très net : il assure que les « Sacrements de l’Église sont saints », « établis par Dieu en toute sainteté » et « sources de sainteté « .

    Dès lors, il n’y a guère que deux solutions :
    – soit on admet que J. Ratzinger est un pape légitime à la tête de l’Église, et il n’y aucune raison de refuser les « nouveaux sacrements », puisqu’ils sont nécessairement saints et sources de sainteté ;
    – soit on déclare les « nouveaux sacrements » douteux, et il faut en conclure qu’ils ne sont pas ceux de l’Église catholique, donc que l’église sise à Rome n’est pas l’Église, donc que J. Ratzinger n’est pas un pape légitime.
    Certains « tradis » croient avoir trouvé une troisième solution en déclarant que J. Ratzinger, pape légitime, est à la tête de « l’église conciliaire». Mais le Catéchisme est clair :
    Non, il ne peut y avoir plusieurs Églises parce que, de même qu’il n’y a qu’un Dieu, une seule Foi et un seul Baptême, il n’y a et il ne peut y avoir qu’une seule véritable Église. L’ « église conciliaire » est donc catholique ou elle ne l’est pas. Point final. Rester dans le flou pour prétendre trouver une troisième solution est un pitoyable tour de passepasse inventé par ceux qui, soucieux de leur confort sacramentel, refusent d’aller au bout de leur logique. J’applaudis l’abbé Belmont lorsqu’il dénonce :

    « Les gens pour lesquels la théologie consiste à inventer des dérobades ; dont le grand souci est de prendre leur Mère en défaut, je veux dire chercher (et prétendre trouver) des exemples historiques dans lesquels l’Église se serait trompée, afin d’y découvrir un prétexte à faire ce que bon leur semble — c’est-à-dire n’importe quoi. Ce n’est pas de la théologie, c’est de l’impiété. » (le « texte d’une lettre écrite à un homme qui veut n’assister qu’à la Messe tridentine incluant una cum Johanne-Paulo au Canon », N-D. de la Sainte-Espérance, sans date).

    • sixte permalink
      5 septembre 2010 11:29

      Du pur subjectivisme en matière théologique. Reynouard est totalement oublieux du fait que la pape ne peut être déposé par aucun tribunal, si ce n’est celui de Jésus-Christ.

      Il est donc aveuglé par un jugement privé qui tourne à la fixation, et qui relève pour lui de la non-condamnation par Rome de la thèse de l’holocauste, sujet important mais qui est très loin de relever d’une matière de foi, la seule qui intéresse l’Eglise.

      Par ailleurs ses conceptions liturgiques sont incohérentes et fausses, la messe de Vatican II est vidée de la substance sacrée qui caractérise le Sacrifice eucharistique. Le sacrifice de la messe, sacrifice perpétuel, est au cœur même de la religion catholique, le sacrement, c’est-à-dire le signe de son unité. Satan a toujours cherché à l’empêcher, à le rendre invalide, à le détruire par l’hérésie ou par la persécution extérieure.

      Saint Pie V, avait voulu protéger à perpétuité la sainte messe par une bulle, le document le plus solennel publié par un Pape, bulle qui figurait en tête des missels d’autel et qui commençait par les mots : « Quo primum tempore« . Datée du 14 juillet 1570, elle n’a jamais été annulée par un acte équivalent. Elle fixe le missel de la messe catholique traditionnelle latine et grégorienne, dont le texte authentique, issu de la tradition millénaire avait été dégagé de ses impuretés

      Rappelons quelques vérités :

      St. Pie V : « Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées. » (Bulle Quo primum tempore du 14 juillet 1570).

      Aveu du Cardinal Bugnini : « Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c’est-à-dire pour les Protestants. » (Osservatore Romano du 15 mars 1965)

      Déclaration de St. Pie X :

      « L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements. » (Lettre Ex quo no no )

      http://www.fsspx.org/fr/la-foi-enseignement/combat-trad/nouvelle-messe/sacrifice-de-la-messe-ou-cne-du-seigneur-automaticaly-imported/

  9. CSVR permalink
    5 septembre 2010 00:02

    Comité de soutien à Vincent Reynouard

    http://csvr.wordpress.com/

  10. klm permalink
    5 septembre 2010 00:09

    Vincent Reynouard est un ingénieur chimiste diplômé de l’ISMRA (Institut supérieur de la matière et du rayonnement atomique). Il a intégré l’Education Nationale, devenant professeur de mathématiques dans les lycées professionnels. Il a été révoqué de son poste en 1997 par le ministre François Bayrou après la découverte sur le disque dur de l’ordinateur qu’il utilisait dans son lycée de textes révisionnistes.

    http://fr.metapedia.org/wiki/Vincent_Reynouard

    • calixte permalink
      5 septembre 2010 02:13

      Il est sans doute un ingénieur chimiste compétent, mais c’est un piètre théologien !

  11. blanc permalink
    6 septembre 2010 17:43

    Il faut commencer par faire pression sur les députés pour
    faire abroger la loi Fabius-Gayssot

    • xavier permalink
      10 septembre 2010 01:30

      C’est un minimum, un préalable à tout le reste. Cette loi, qu’il faut faire disparaître, est un authentique scandale !

  12. 7 septembre 2010 19:54

    Le Ministre Laurent Fabius avait exempté d’impots les marchands de tableaux et autres galeristes parce que sont père était un des plus connu dans la branche (donc mafia socialo de « gauche », aujourd’hui avec Eric Woerth/Christine Boutin: mafia de droite), mais les politiciens corrompus qui pillent le Trésor Public sont pratiquement tous francs-maçons! Rappelez-vous l’ignoble Charles Hernu ou le Félix Gouin du scandale des vins.
    Fabius partisan du sionisme (la synagogue de Satan) a fidèlement suivi les ordres du Sanhédrin (qui comme le lobby juif n’existe pas!) et a fait voter avec son ami Michel Rocard (marié à l’israélienne Reiss Schimmel) une loi stalinienne qui interdit de répondre aux mensonges des juifs antirévisionnistes sous peine de prison, la loi décidant à la place des historiens sur ce qui doit être dit sur la deuxième guerre mondiale et fixant l’histoire . Mais il se trouve des juifs parmi les leaders révisionnistes ce qui en quelque sorte va à l’encontre du conformisme ambiant.
    A part quelques pays qui résistent au baillon la liberté de pensée est morte en Europe, nous sommes revenu à la période de l’Inquisition, et cette loi indigne d’une société civilisée porte le nom du troisième larron le franc-maçon et communiste Gayssot c’est tout dire…
    IL FAUT FAIRE SORTIR VINCENT REYNOUARD DE SA GEÖLE CE BRAVE PERE DE HUIT ENFANTS EN BAS ÄGE N’EST PAS UN CRIMINEL MAIS L’HONNEUR DE NOTRE PAYS!

  13. gerdil permalink
    10 septembre 2010 01:31

    Chomsky en remet une couche contre la loi Gayssot !

    « Je considère la loi Gayssot comme complètement illégitime et en contradiction avec les principes d’une société libre, tels qu’ils ont été compris depuis les Lumières.

    Cette loi a pour effet d’accorder à l’Etat le droit de déterminer la vérité historique et de punir ceux qui s’écartent de ses décrets, ce qui est un principe qui nous rappelle les jours les plus sombres du stalinisme et du nazisme.

    Si la justification de la loi Gayssot est d’interdire les « opinions abominables » ou de faire respecter le droit « de ne pas craindre de vivre dans un climat » de préjugés et de racisme, alors il devrait être évident que, si de telles lois étaient appliquées de façon impartiale, elles rendraient illégales une grande partie des propos exprimés publiquement qui, même si on peut les considérer comme ignobles, devraient certainement être autorisés dans une société libre et qui, en fait, le sont, sans même que cela ne soulève la moindre question.

    Par conséquent, je souhaite exprimer mon soutien à la pétition contre l’application de cette loi dans le cas de Monsieur Reynouard (ou dans tout autre cas). »

    http://www.bakchich.info/Chomsky-en-remet-une-couche-contre,11817.html

  14. kirchber permalink
    10 septembre 2010 01:35

    La loi Gayssot : le poison de la Démocratie
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-loi-gayssot-le-poison-de-la-76028

    Le détail de la loi Gayssot :

    « Art. 24 bis. (L. n. 90-615, 13 juill, 1990, art. 9). – Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale;[…] »

    Les crimes contre l’humanité sont définis dans l’alinéa c (l’alinéa b définit les crimes de guerre) de l’article 6. Voici cet alinéa:

    « c) Les crimes contre l’Humanité: c’est-à-dire l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime. »

  15. 27 décembre 2010 20:53

    Pensons à Vincent Reynouard ce père de famille catholique qui passe Noël en prison en prison à Valenciennes pour délit d’opinion en application de la loi Gayssot qui réprime la contestation des crimes contre l’humanité.

    Objets de soutien à Vincent Reynouard en vente en ligne :

    http://www.contre-info.com/objets-de-soutien-a-vincent-reynouard-en-vente-en-ligne

  16. 1 avril 2011 00:45

    Vincent Reynouard, emprisonné depuis 260 jours en France occupée !

    LIBERTE POUR VINCENT REYNOUARD ! LIBERTE D’EXPRESSION POUR LES HISTORIENS ! NON AUX LOIS LIBERTICIDES !

  17. Actualité permalink
    6 avril 2011 01:42

    Vincent Reynouard a été relâché mardi matin 5 avril de la Maison d’arrêt de Valenciennes.

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  1. Le sédévacantisme est une erreur ! | Anti-imperialisme.com

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