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Intégristes : les intransigeants de la Tradition !

15 septembre 2010

En écho à notre article précédent : Le retour des catholiques intégristes !, il nous semble intéressant de mettre en ligne deux extraits d’une communication d’Henri Tincq  ancien journaliste au Monde et au Monde des religions, prononcée Le mardi 14 avril 2009 lors de la deuxième séance du séminaire « Des dieux dans la Cité ? Religion, spiritualité et politique au XXIe siècle », dirigé par Jean-François Colosimo, intitulée « Catholicisme : le retour des intégristes ? », dans laquelle il expose assez clairement sa haine profonde de la Tradition catholique.

Pour Henri Tincq la filiation entre la pensée de Maurras

et de Mgr Lefebvre est évidente. 

Prétendant étudier la pensée intégriste, Henri Tincq s’interroge in fine sur les gestes de Benoît XVI en direction des intégristes, qu’il critique très sévèrement, et pour lequel il a des mots extrêmement durs. Pour Henri Tincq, «la frontière est de plus en plus poreuse entre les provocations intégristes» et un «néo-intransigeantisme (qui) souffle dans l’Église catholique». Un repli identitaire que le journaliste n’attribue pas au pape lui-même, mais à de prétendus  « groupes influents qui agissent en son nom, qui n’ont jamais fait le deuil de l’Église autoritaire et repliée de jadis ». Cette Eglise, évidemment, Henri Tincq et ses amis modernistes la rejettent, la détestent et auraient souhaité, à la faveur de Vatican II, sa disparition définitive. Or ce n’est pas le cas, loin de là même puisque la Tradition semble se développer de façon surprenante, d’où leur colère furieuse contre son retour visible et marquant, retour soutenu et encouragé précisément par Benoît XVI.

 

Les gestes de Benoît XVI à l’égard des traditionalistes,

provoquent la colère des modernistes !

 

   Benoît XVI, écrit d’ailleurs Tincq, «se trompe en pensant que ces concessions vont conduire à terme les intégristes à se repentir, à se prononcer en faveur du Concile. (…) Ils n’ont jamais cessé de prôner le retour à une Église “intransigeantiste”, anti-œcuménique et anti- moderne. » l’intégrisme catholique est «une histoire franco-française», dont les racines idéologiques puisent aux grandes déchirures de l’histoire nationale depuis la Révolution. Henri Tincq soutient avec une visible complaisance, que le lien intrinsèque entre intégrisme catholique d’aujourd’hui et Action française d’hier, explique le refus du dialogue interreligieux et les profonds désaccords avec le concile Vatican II. Pour Tincq,  les catholiques intégristes se sentent orphelins de l’Action française et de Vichy, et se caractérisent naturellement par leur aversion des institutions républicaines, leurs références doctrinales sont le Syllabus de Pie IX et le Pascendi de Pie X. L’un et l’autre condamnent le « modernisme », « rendez-vous de toutes les hérésies »,et la liberté de conscience, de pensée, de presse, comme les droits à la raison et la science :  ils représentent les soldats intransigeants de la Tradition !

Pour Henri Tincq aucun doute, la filiation entre la pensée de Maurras et de Mgr Lefebvre est évidente : les lefebvristes «ont rejoué après le Concile, sur une autre base, la partie qui avait été perdue par leurs aïeux ou par leurs maîtres, dans leur jeunesse, dans un cycle non brisé de violence ecclésiale». Le lefebvrisme ? «Un “‘Mai 68” de droite, avec les mêmes ressorts, la même brèche, la même théorie d’un complot universel, la même hostile défiance, malgré tout envers l’autorité.»

Source

13 commentaires leave one →
  1. Vehementer permalink
    15 septembre 2010 10:56

    Henri Tincq est un ennemi de la Tradition, un idéologue gauchiste, un militant acharné du progressisme vieillissant.

    Extrait d’un interview accordé à l’Express :

    « Le pape a eu tort de penser qu’une politique de concessions les conduirait à terme les intégristes à se repentir, à se prononcer en faveur des réformes du dernier concile Vatican II (1962-1965) et à conformer leur attitude aux positions doctrinales et disciplinaires de l’Eglise catholique. On voit aujourd’hui qu’il ne sont pas disposés au changement. Les intégristes continuent de se comporter comme s’ils n’avaient rien compris à la crise de l’hiver dernier et n’en avaient tiré aucune leçon. »

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/rien-ne-fera-jamais-plier-les-integristes_770595.html

    • cax permalink
      15 septembre 2010 21:56

      Henri Tincq n’est pas un journaliste spéciliste des religions mais un médiocre caricaturiste !

    • sand permalink
      15 septembre 2010 22:00

      Monseigneur Antoine Herouard secrétaire général de la conférence des évêques de France et Henri Tincq
      invités de Nicolas Demorand dans le 7/10 de France Inter à 8h20 (9 Septembre 2008).

    • Celias permalink
      15 septembre 2010 22:27

      Dans Le Monde du 5 août 1998, Henri Tincq parlait déjà d’« un verrouillage du système de foi catholique à l’aube de l’an 2000 », à propos de Jean-Paul II !

      Il affirmait que « la position du pape exprimée dans trois documents : Dies Domini, Ad tuendam fidem, Apostolos suos, a déclenché une tempête dans les milieux théologiques » : entendez les « milieux théologiques » progressistes amis d’Henri Tincq.

      Quels noms de « théologiens » Henri Tincq citait- il ? La réponse est révélatrice : Paul Valadier, Hans Küng, Leonardo Boff, Eugen Drewermann, etc. Bref, pour Henri Tincq, la fin de pontificat de Jean-Paul II « pouvait rappeler les pires moments du pontificat de Pie XII. […] Le respect (des droits de l’homme) semblerait vouloir s’arrêter à la porte de l’Eglise. »

      Les jugements de cet homme, soi-disant journaliste spécialiste des questions religieuses, sont tout simplement fantaisistes et ridicules.

  2. Charles permalink
    15 septembre 2010 21:41

    Tincq est un très mauvais sociologue, et ses jugement s’en ressentent.

    Dans son bouquin (Les catholiques, Grasset, 2008), le pouvoir pontifical actuel est présenté, sans autre forme de procès, comme abusif, quand il sanctionne ou rappelle à l’ordre des évêques ou des théologiens qualifiés bénignement de « turbulents », « indisciplinés », ou simplement « ouverts », « remuants », revendiquant seulement un « droit à la dissidence ».

    En aucun moment ne sont évoqués les vrais motifs des mesures prises. Or, dans les exemples cités, les actes d’indiscipline avérés et les thèses avancées ne mettaient-ils pas en péril l’unité et la foi des catholiques, avec les graves conséquences qui pouvaient en découler pour la société ?

    L’Opus Dei, auquel l’auteur consacre trois pages, ses membres sont définis comme des catholiques fidèles au magistère, et constituent un ghetto, un groupe de pression…etc.

  3. klm permalink
    15 septembre 2010 21:45

    Henri Tincq écrit ceci :

    « Il y a vingt ans, Marcel Lefebvre, évêque français insoumis, esprit borné, bafouait l’autorité du pape Jean Paul II, le 30 juin 1988. Dans son séminaire d’Ecône, en Suisse, bastion de l’intégrisme catholique, il consacrait quatre évêques pour assurer la postérité de la « tradition » contre le concile « hérétique » Vatican II. Des années de tractations avec la Curie romaine (surtout Josef Ratzinger) ou avec des « amis » comme le philosophe Jean Guitton étaient anéanties. Il faisait soleil, ce matin-là sur Ecône. L’huile sainte luisait sur le front des jeunes prélats. Les fidèles s’agenouillaient devant leur crosse, baisaient leur anneau. Au même moment, un décret fulminé par Rome excommuniait Mgr Lefebvre (mort en 1991) et ces nouveaux évêques devenus « schismatiques ».

    (…)

    Les traditionalistes ont trouvé un allié avec le pape allemand. Les fidèles s’étonnent des audaces que prend Benoît XVI en matière liturgique, à rebours de toute une évolution enregistrée depuis Vatican II. Le maître des cérémonies de Jean Paul II a été remplacé. Benoît XVI a rétabli le trône pourpre bordé d’or des papes préconciliaires, renoncé au « bâton pastoral » de ses prédécesseurs, symbole d’une Eglise plus humble, et ressorti la « férule » en forme de croix grecque du pape le plus réactionnaire du XIXe siècle (Pie IX). Il a restauré l’usage de la distribution de la communion à genoux et par la bouche, « destinée à devenir la pratique habituelle des célébrations pontificales », a déclaré dans L’Osservatore romano Mgr Guido Marini, son cérémoniaire.  »

    Le pape Benoît XVI et ses intégristes

    http://rakotoarison.over-blog.com/article-21087329.html

  4. gerdil permalink
    15 septembre 2010 21:48

    Dans le monde Tincq, l’acharné partisan de Vatican II, affirme : « Aujourd’hui, un néoconservatisme règne à Rome, encouragé moins par le pape que par des groupes qui n’ont jamais fait leur deuil de l’Eglise autoritaire et repliée de jadis. Le retour à une liturgie plus traditionnelle, la réintégration des schismatiques risquent de se faire au prix d’un grignotage des acquis de quarante ans. Ce serait le triomphe posthume de Mgr Lefebvre. »

    Le Monde, 3 juillet 2008.

  5. wendrock permalink
    15 septembre 2010 21:54

    Henri Tinc est un ennemi de la Tradition. En 2004, il avait commis un article abject dans le Monde : « La dérive sectaire des catholiques traditionalistes ».

    Voici quelques passages savoureux :

    « Provocations, haines fratricides, exclusions : la Fraternité Saint-Pie X de Mgr Marcel Lefebvre est à la dérive, victime de ces déviations familières à tous les groupuscules, de gauche comme de droite, qui, armés de certitudes dogmatiques, assurés d’avoir raison contre tout le monde, incapables de la moindre autocritique, s’enferment dans les pires impasses. Mgr Lefebvre, évêque dissident du dernier concile Vatican II, témoin d’une époque d’arrogance catholique qui a vécu, mort trois ans après avoir été excommunié pour insoumission par Jean Paul II en 1988, doit se retourner dans sa tombe. Les évêques et prêtres qu’il a consacrés illégalement se déchirent à belles dents.

    A l’échelle des crises que traversent toutes les confessions religieuses et n’épargnent pas le catholicisme, le limogeage par sa propre hiérarchie de Philippe Laguérie, curé de la paroisse traditionaliste Saint-Eloi de Bordeaux après avoir été le moine-soldat de Saint-Nicolas du Chardonnet, fief intégriste de Paris depuis 28 ans, peut paraître dérisoire et pitoyable. Mais la Fraternité Saint-Pie X est punie par où elle a toujours péché : le schisme. Et risque de connaître le destin promis par ceux qui l’ont toujours détestée : céder à la tentation suicidaire, finir comme une petite secte.

    Depuis les années 1970, cette « fraternité », bien mal nommée, de catholiques traditionalistes constitue une sorte de cancer qui ronge un organisme, l’Eglise, déjà affaibli. Elle n’est pas qu’une armée de prêtres – quelques centaines – au conservatisme militant, portant soutane, célébrant la messe en latin, tournant le dos au peuple, refusant de distribuer la communion à la main. C’est un ensemble de séminaires, de prieurés, de collèges en nombre croissant. C’est surtout le lieu d’une mauvaise conscience catholique qui a suivi le concile, ses réformes et ses crises et qui, jusque dans les années flamboyantes de Jean Paul II, n’a pas cessé de produire ses effets.

    On ne fera pas d’amalgame hâtif entre ces héritiers d’une tradition anti-Réforme, anti-Révolution et antimoderniste, réactivée par l' »intransigeantisme » catholique du XIXe siècle, par Charles Maurras et l’Action française, et les nouvelles formes radicales d’extrémisme et de prosélytisme qui agitent les milieux fondamentalistes nord-américains. On rappellera leurs convergences dans la promotion du film Passion de Mel Gibson. Mais, à part une minorité qui fut de tous les combats de Jean-Marie Le Pen ou jeta des bombes contre un cinéma parisien qui projetait La Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese, en 1988, ce sont surtout les nostalgiques d’un monde où le centre était l’Eglise, l’ancienne messe le passage obligé vers le sacré, le prêtre le meneur des hommes et des âmes et le vieux catéchisme le petit manuel d’une foi fondée sur l’obéissance et la morale. »

    Le Monde 21.09.04

    http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/cause/lectures/catholiques%20traditionaliste.htm

    Edifiant !

  6. Ecopolis permalink
    15 septembre 2010 22:16

    Un moment de rétrovision télévisuel, Tincq interrogeant le cardinal Decourtray sur l’ordination des femmes, le mariage des prêtres, les religions non-chrétiennes, etc., lors d’une célèbre émission politique, qui fit les beaux jours de Le Pens, aujourd’hui disparue, d’Antenne 2.

    L’heure de vérité – 06/03/1994 –
    http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAB94030178/monseigneur-decourtray.fr.html

  7. avouedusaintsepulcre permalink
    16 septembre 2010 11:55

    Cela fait plaisir d’être reconnus pour ce que nous sommes.

  8. Koopa Troopa permalink
    16 septembre 2010 12:21

    Mgr Lefebvre n’avait jamais lu Maurras et se désintéressait totalement de ses idées.

    • Martin Galemard permalink
      17 septembre 2010 07:36

      Absolument, et aussi bien Mgr Lefebvre que les maurrassiens les plus éminents l’ont reconnu. Mais il faut à tout prix maintenir la fiction que le prélat d’Ecône était condamnable même aux yeux de l’Eglise pré-conciliaire. En obtenant (ou en profitant de) la condamnation de l’Action Française par le pape Pie XI, le noyau dirigeant de l’épiscopat français visait avant tout à mettre au ban de l’Eglise tous les catholiques fidèles à l’enseignement anti-moderniste de saint Pie X : la sympathie, réelle ou supposée, que ces catholiques éprouvaient pour l’A.F. a servi de prétexte à cette chasse aux sorcières. Quand Pie XI a vu clair, il était trop tard : les sillonnistes et les néo-modernistes occupaient tous les postes utiles et, avec le concours de leurs comparses d’outre-Rhin et d’outre-Atlantique, préparaient Vatican II.

      A part ça, ce Tincq est un habitué des amalgames trompeurs, et en cela il est bien représentatif de notre époque de « lumières éteintes ». Comme il n’est pas tout à fait sans se rendre compte qu’à l’aune du magistère de l’Eglise, sa « théologie » ne fait pas plus le poids que celle de ses « théologiens » favoris, il a choisi comme eux de jeter l’anathème sur 2.000 ans d’histoire : il est l’image vivante de la haine recuite que le médiocre porte à tous ceux qui le dépassent quand il se laisse emporter par son orgueil.

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