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Les ordinations anglicanes sont invalides !

22 septembre 2010

« Les ordinations faites selon le rite anglican

ont été et sont absolument nulles et sans valeur. »

Léon XIII

   Lors de son récent voyage en Angleterre, Benoît XVI, à l’occasion de son discours aux Anglicans en l’abbaye de Westminster, a eu l’excellente idée de revêtir une étole ayant appartenu à Léon XIII, pape qui, dans sa bulle apostolique Apostolicae Curae  réaffirma la nullité absolue des ordinations anglicanes. Cette bulle fut promulguée le 18 septembre 1896. Le texte affirme : « Les ordinations faites selon le rite anglican ont été et sont absolument nulles et sans valeur. »

En dédiant cette lettre au bien-être du peuple anglais, Léon XIII rappelait qu’un nouveau rite de succession hiérarchique, illégitime et invalide, fut établi par Édouard VI d’Angleterre. Un débat avait récemment été lancé pour déterminer si ces ordinations étaient vraiment la suite de celles établies par le sacrement du Christ. Les écrivains catholiques et anglicans faisaient valoir leur point de vue quant à la validité des ordinations. Après de longues discussions, l’affaire des ordinations anglicanes a été soumise à la curie romaine pour qu’elle puisse à nouveau se prononcer sur la question. Plusieurs études ont ainsi été réalisées pour tenter de convaincre le pape de se pencher d’un côté ou de l’autre. Le port de l’étole de Léon XIII semble être une réponse directe allant dans le sens de l’invalidité des ordinations anglicanes.

 

Selon Léon XIII  le serment d’ordination prononcé par les anglicans

ne correspond pas à la définition de ce qu’est un prêtre.

 

Léon XIII indique que le conseil des cardinaux a pris sa décision en consultant les lettres de Jules III, qui avait envoyé Reginald Pole pour servir à titre de légat en Angleterre. Dans une lettre signée le 8 mars 1554, Jules III indique que ceux qui avaient été légitimement et justement promus pouvaient conserver l’ordre ecclésiastique catholique.

Benoît XVI portant l’étole de Léon XIII

lors de son voyage en Angleterre !

 

   À l’époque, il était clair que le clergé était divisé en deux classes, ceux commandés par Henri VIII et ceux d’obédience catholique. Le 20 juin 1555, Paul IV avait publié la bulle Praeclara Charissimi obligeant les prêtres d’être ordonnés par des évêques et les évêques d’être nommés par le pape. Léon XIII cite donc Jules III et Paul IV pour montrer que les ordinations anglicanes sont illicites au sens de la tradition de l’Église. De plus, il mentionne le cas d’un calviniste français et celui de John Clement Gordon, dont les ordinations édouardiennes avait précédemment été jugées invalides en 1684 et 1704.

 Gordon, qui voulait être ordonné dans l’Église catholique, avait dû refaire son cheminement, car l’ordination et la confirmation anglicane qu’il avait reçus n’étaient pas jugés valides. De l’avis de Clément XI, son cas pouvait et devait être appliqué à l’ensemble des membres de l’Église anglicane. Léon XIII affirme aussi que le serment d’ordination historiquement prononcé par les anglicans ne correspond pas à la définition de ce qu’est un prêtre. Ainsi, les anglicans ont longtemps omis d’affirmer que le pouvoir sacerdotal est le pouvoir de « consacrer et d’offrir le Vrai Corps et le Sang du Seigneur ». Les anglicans ont préféré reléguer la célébration eucharistique sur le plan commémoratif, en se situant ainsi délibérément à distance de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.

 

Les évêques anglicans ont une ordination invalide !

 

Vu que l’ordinal anglican de consécration épiscopale est de la même forme que celui des prêtres, les évêques anglicans ont une ordination tout aussi invalide. Dans la coutume liturgique, l’épiscopat n’est pas distinct du sacrement de l’ordre, mais est plutôt l’accomplissement suprême du ministère sacré. Léon XIII fait aussi appel à l’histoire pour montrer que l’anglicanisme a été pendant très longtemps influencé par le calvinisme et que les circonstances historiques ayant mené à l’élaboration de l’ordinal anglican étaient particulièrement défavorables à l’Église. L’encyclique se conclut par un appel à l’étude dévouée des Écritures, à la charité chrétienne, à la recherche de la vérité, à l’amour du Vrai Pasteur et à la réunion joyeuse de tous les prêtres dans l’Église.

 

Source

22 commentaires leave one →
  1. Norenda permalink
    22 septembre 2010 11:09

    L’anglicanisme est clairement un schisme scandaleux qui s’est transformé en une hérésie réformée, où, en bien des points, elle amplifie très largement les grossières erreurs de Luther et Calvin.

    • gerdil permalink
      22 septembre 2010 11:29

      Depuis la rupture, l’Église d’Angleterre n’a plus de rapport avec le Saint Siège. La bulle Apostolicae Curae de Léon XIII, reste donc toujours en vigueur, affirmant que les ordinations anglicanes sont entièrement invalides et illicites au sens de la liturgie et de la tradition catholique.

  2. wendrock permalink
    22 septembre 2010 11:14

    Une grande liberté d’interprétation des textes est donnée aux fidèles, contrairement à ceux de l’Eglise catholique : l’Eglise peut se tromper, pensent et disent les anglicans. L’anglicanisme est proche du protestantisme par son esprit, les anglicans ont rejeté la « tradition » catholique, comme ligne obligatoire de conduite et de croyance. La base doctrinale – les 39 articles d’orientation – sont purement calviniste : pour les anglicans, l’Ecriture est l’autorité unique en matière de foi, le baptême et la Cène sont les deux seuls sacrements, et il n’existe aucune obligation de célibat ecclésiastique.

  3. Serrus permalink
    22 septembre 2010 11:20

    Attention, il y a trois principaux courants dans l’anglicanisme :

    – le courant High Church (appelé aussi anglo-catholicisme), qui valorise la tradition de l’Eglise ancienne, insiste sur l’importance de l’épiscopat et de la succession apostolique, défend les ornements liturgiques et, d’une manière générale, les usages (comme la célébration de l’eucharistie le dos tourné à l’assistance) qui rapprochent l’anglicanisme du catholicisme;

    – le courant Low Church , qui insiste, au contraire, sur le fait que l’anglicanisme est issu de la Réforme. Il défend une conception plus fonctionnelle de l’épiscopat et souhaite une liturgie simple, dépouillée. Il se méfie souvent des tentatives de rapprochement avec Rome. Marqué par le puritanisme au XVII e siècle, puis par un mouvement, le Réveil, au XIX e siècle, le courant Low Church insiste particulièrement sur l’autorité des textes bibliques;

    – le courant Broad Church , qui est proche sur certains points du courant Low Church (notamment, leur conception du ministère est identique), mais il interprète la Bible de façon libérale et veut accompagner théologiquement avec plus d’audace la modernité.

  4. Moria permalink
    22 septembre 2010 11:22

    Très belle étole que celle de Léon XIII !

  5. 22 septembre 2010 11:50

    Dom Lambert Bauduin, dans son étude intitulée : « Documents sur le problème de l’union anglo-romaine » écrivait : « l’Église anglicane apparaît dans toute son histoire, jusqu’au schisme, non comme une juxtaposition de diocèses rattachés à Rome, sans liens hiérarchiques efficaces et sérieux entre eux, mais comme un corps fortement organisé, comme un tout compact et unifié sous l’autorité des successeurs de saint Augustin; organisation si conforme aux aspirations de cette nation autonome et insulaire, éprise de self-governement et de splendide isolement. Aucune Église aussi romaine dans ses origines, dans ses traditions, dans son esprit, dans son histoire; aucune ne fut si rattachée au siège apostolique, à l’Église-mère et maîtresse de toutes les autres. » [ Dom Lambert Bauduin, Mémoire lu par le cardinal Mercier à la quatrième Conversation des Malines, pendant la séance du matin du 20 mai 1925]. Mais, hélas ! en 1534, l’Église d’Angleterre, et non anglicane, pourtant directement fondée par Rome en 597, une de celles qui entretenaient depuis le plus longtemps les liens les plus étroits avec la papauté, une île même dont le roi se reconnut plusieurs siècles vassal du souverain pontife, se transforma en une église schismatique pénétrée d’une haine passionnelle du «papisme », se traduisant par des siècles de suspicions et de discriminations envers la minorité catholique.

    Cette rupture scandaleuse provient de l’attitude inqualifiable sur le plan moral d’Henri VIII, qui épousa en 1509 Catherine d’Aragon, mais qui épris de sa maîtresse Anne Boleyn, fit parvenir au pape en 1527 une demande d’annulation de son mariage. Ayant essuyé en 1530 un refus définitif de Clément VII, ce triste personnage, indigne à bien des égards, se proclama l’année suivante alors « Chef Suprême de l’Église et du Clergé d’Angleterre » et rompit toute relation avec Rome ! Voilà l’origine de ce schisme odieux, une basse et honteuse affaire de lit et d’alcôve transformée en une fracture théologique, juridique et organique d’avec l’Eglise de Jésus-Christ !

    L’anglicanisme, pour être clair, est donc une rupture inacceptable d’avec Rome, voulue et souhaitée par un roi luxurieux afin de satisfaire ses appétits charnels. Telle est la réalité des faits au sujet de la prétendue « église » anglicane, qui n’est qu’une assemblée à la dérive depuis des siècles, absolument hérétique et schismatique.

    Ainsi donc, et fort justement, « Dominus Jesus » déclaration publiée par la congrégation pour la doctrine de la foi vaticane sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de son Église, dans laquelle l’Église Catholique Romaine réaffirme qu’elle est la seule source de salut pour l’humanité, déclaration écrite par le cardinal Joseph Ratzinger futur Benoît XVI et son secrétaire Tarcisio Bertone, approuvée par le Pape Jean-Paul II le 16 juin 2000, nie le statut d’Église aux autres dénominations chrétiennes. Il s’applique donc pour l’Église anglicane selon l’affirmation stipulant que pour être une vraie Église («au sens propre») une communauté chrétienne doit avoir des ordinations valides.

    http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html

    On se rappellera également qu’un document du cardinal Ratzinger affirmait non seulement que les ordinations anglicanes sont invalides, comme l’écrivait Léon XIII, mais qu’il s’agissait là d’un jugement «définitif» de l’Église. (Cf. «Note doctrinale illustrant la formule conclusive de la Professio fidei» accompagnant la Lettre apostolique Ad tuendam fidem).

  6. DST permalink
    22 septembre 2010 21:46

  7. 23 septembre 2010 01:23

    Madame, Mademoiselle, Monsieur,
    chers amis,

    la « Leçon politique » de Benoît XVI à Westminster ne vous pas échappé : les fondements éthiques des choix politiques appellent au dialogue entre la foi et la raison. Autrement dit, les chrétiens ne peuvent pas se dérober au devoir de servir le bien commun par leur présence dans la société et le débat politique.

    Je suis heureux de vous inviter personnellement au congrès de l’Association pour la Fondation de Service politique. Ce congrès s’adresse aux chrétiens désireux de s’investir au service du bien commun, comme Benoît XVI le demande, pour aider la société à redécouvrir les fondements moraux des choix politiques.

    Vous êtes acteur de la société civile, vous militez peut-être au sein du monde politique. Vous cherchez les moyens de vous faire entendre avec davantage d’unité de pensée et d’action.

    L’association pour la Fondation de Service politique vous offre l’occasion de vous associer à une dynamique politique nouvelle, conçue pour faire entendre la voix des chrétiens de manière efficiente et désintéressée.

    « Appelés à la liberté » (Galates, V), nous le sommes tous au service les uns des autres.

    Vous êtes le bienvenu, la bienvenue, inscrivez-vous !

    Phillippe de Saint-Germain
    Délégué général de l’Association
    pour la Fondation de Service politique

    http://www.libertepolitique.com/index.php?option=com_jshop&task=cart&evenement=true

  8. 23 septembre 2010 12:34

    Tout a été étudié sur le site Rore Sanctifica.org :
    http://www.rore-sanctifica.org/biblio-num-14.html

    qui attend toujours des objections irréfutables, en particulier sur l’invalidité complète du nouveau rituel imposé par Paul VI pour le sacre des évêques.

  9. John permalink
    27 septembre 2010 21:50

    Je note dans votre article de légères erreurs, liées à des subtilités. En effet, Henry VIII a prononcé « The Act of Supremacy » en 1534 pour pouvoir divorcer de Catherine d’Aragon (tante de Philippe II d’Espagne si je me trompe pas), mais aussi pour contester le train de vie des moines et des nones. Cependant, bien qu’il ait prononcé la naissance de l’Eglise anglicane d’une certaine façon( « Act of Supremacy » n’est entrée en application que sous Elizabeth Ière en 1559) il était bel est bien catholique.
    De plus, vous ou le pape n’avez pas à juger les ordinations anglicanes, car elles sont hors de son autorité. C’est la reine d’Angleterre la « chef » de l’Eglise anglicane. Par conséquent, seule elle peut décider si une ordination est légitime ou non. L’Eglise catholique ne reconnait pas les anglicans, les anglicans ne reconnaissent pas l’autorité du pape. Chacun chez soi et tout le monde est content.
    Je me permets d’apporter ma pierre à votre édifice car c’est à mon programme de civilisation des îles britanniques ce semestre et c’était l’objet principal de mes quatre heures de cours dans cet enseignement d’aujourd’hui.

  10. John permalink
    27 septembre 2010 21:52

    De plus, ce courant était minoritaire jusqu’à Elizabeth Ière, et les anglicans ont été persécutés par les cathos. Par contre je ne me suis pas renseigné au sujet du bilan des victimes. Veuillez me pardonner.

  11. calixte permalink
    28 septembre 2010 11:50

    John

    Tout d’abord heureux de vous retrouver sur des sujets sérieux, après les épisodes musicaux de juin dernier 😉

    Et voyez comme les choses sont bien faites, je vous donne raison sur un point ! en effet les réelles applications des transformations de la situation politico-ecclésiastique provoquée par le roi Henri VIII en 1533-1535 (qui est bien le responsable de la rupture en faisant parvenir au pape en 1527 une demande d’annulation de son mariage pour pouvoir épouser sa maîtresse) , transformations introduites alors, contre le gré de ce dernier par des chrétiens continentaux, ne se stabilisèrent, que sous Élisabeth Ire (1558-1603), sous la forme d’une « via media » relativement étrange entre le catholicisme et le protestantisme, transformant l’Act of suprémacy (celui de 1555 et de 1559) en titre de Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (Supreme Governor of the Church of England)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouverneur_supr%C3%AAme_de_l%27%C3%89glise_d%27Angleterre

    Mais là ou il me faut vous corriger, c’est concernant votre opinion au sujet de la validité des ordinations anglicanes, car si John, nous avons a juger en tant que catholiques de la légitimité ou non des sacrements anglicans. Et il se trouve que les anglicans en rompant avec Rome, se sont volontairement coupés de l’Eglise et ne bénéficient plus de la communion spirituelle nécessaire pour conférer une valeur effective à leurs célébrations. Car dans l’Eglise l’autorité doctrinale, spirituelle et sacerdotale est confiée uniquement au Pape, non aux laïcs, ce qu’est la Reine d’Angleterre qui s’arroge scandaleusement une place de chef de l’église qui est réservée uniquement au Souverain Pontife.

    Qu’un Roi ou une Reine se déclare Pape, telle est l’attitude que soutient l’anglicanisme, vidant ainsi de toute dimension sacramentelle les ordinations célébrées dans cette église schismatique.

    • John permalink
      28 septembre 2010 14:46

      Calixte
      Je suis moi-même heureux de discuter avec vous de sujets autres que la musique. Je suis aussi heureux que (pour une fois 😉 ) vous me donniez raison sur un point.
      En effet, ils se sont coupés de Rome volontairement (comme je l’ai signalé, et comme vous l’avez confirmé) et je comprends votre position à leur égard car c’est en quelque sorte un courant protestant (ils s’en sont seulement inspirés).Par conséquent, une question me vient à l’esprit : est-ce-que le Vatican (actuellement) reconnait les ordinations chrétiennes mais non catholiques (les ordinations orthodoxes ou anglicanes, vu que c’est le sujet de l’article)?
      Cependant, je suis toujours convaincu que seuls les responsables de ces courants doivent décider d’eux-même de la validité des ordinations. Les orthodoxes ont leur patriarche, les anglicans Elizabeth II. Le pape n’a donc aucune autorité sur eux.
      Mais je vous donne raison aussi sur un point (vous avez raison, les choses sont bien faites :D), au sujet de la dimension sacramentelle. Elizabeth II ou tout autre monarque britannique n’a pas donné sa vie pour son Eglise, elle est plutôt un chef d’Etat symbolique. Mais elle a sans doute reçu une éducation religieuse et étant donné que la famille royale est de droit divin, elle a le droit de représenter son courant religieux.

    • calixte permalink
      29 septembre 2010 11:26

      L’éducation, sans doute très poussée et de haut niveau, qu’a reçue Elizabeth II, n’a structement rien à voir avec les qualifications requises pour diriger une église .

      Quel rapport entre les bonnes manières et le sacerdoce ? Aucun !

      L’ordination sacerdotale est de nature surnaturelle, elle confère une transmission spirituelle directement issue des Apôtres et donc de Jésus-Christ. Les ordres successivement, diaconat, presbytérat puis épiscopat, seuls donnent autorité dans le domaine religieux, et non le pouvoir politique. Comme le dit l’Eglise : « L’onction de l’Esprit Saint marque le prêtre ou l’évêque d’un caractère spirituel indélébile ; elle les configure au Christ-prêtre et les rend capable d’agir au nom du Christ. Ils sont consacrés pour annoncer l’Évangile, célébrer le culte divin, surtout l’Eucharistie, et pour être les pasteurs des fidèles. »

      Vous voyez donc ce qui distingue radicalement une autorité religieuse, de par le sacrement reçu, d’une autorité politique, et le caractère de concrète usurpation dans lequel se trouvent les souverains anglais, qui se sont arrogés un droit injustement par rapport à Rome en prenant la tête de l’église en Angleterre.

      Voyez sur l’infaillibilité pontificale :
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/08/30/l%e2%80%99infaillibilite-pontificale/

      Et la dignité du sacerdoce :
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/03/27/la-chastete-sacerdotale-du-pretre-catholique/

    • John permalink
      29 septembre 2010 15:09

      Je voulais dire par « éducation » l’éducation religieuse, car elle était l’héritière du trône. Du coup, il fallait la « préparer » à ce rôle.
      De plus, j’ai dit que la famille royale est de « droit divin ». Par conséquent, Dieu a choisi cette famille. Mais je suis en effet sceptique quant aux « qualifications ». Je vois son rôle de chef de l’Eglise anglicane comme symbolique. D’ailleurs, elle n’est pas la seule chef de cette Eglise : l’archevêque de Canterbury (orthographe britannique, il me semble que en français ça donne « Cantorbéry » ou un truc dans le genre) est considéré comme le chef symbolique de l’Eglise. Lui, par contre, a été ordonné et tout ça et est par conséquent l’envoyé de Dieu en quelque sorte selon les anglicans. Il y a donc un chef religieux au sens premier, et sans casquette politique. D’ailleurs c’est un truc que je me demande… A l’époque d’Henry VIII et d’Elizabeth Ière, politique et religion étaient intimement liées, elle l’est beaucoup moins de nos jours (je suppose que vous serez d’accord avec moi sur ce point). Pourquoi le roi ou la reine a-t-il encore cette double casquette? J’ignore si la question a déjà été posée au sein du gouvernement britannique (j’espère penser à demander à mon prof de civilisation des îles britanniques lundi) par contre.
      Par conséquent, malgré le statut de la reine, les ordinations sont selon moi valides car il y a un chef religieux consacrant sa vie à Dieu.
      D’ailleurs, les ordinations traditionalistes ne sont pas reconnues non? Or, les anglicanes si. Vous avez le titre d’intégriste, eux non. Enfin après je dis ça comme ça…

    • John permalink
      29 septembre 2010 15:11

      D’ailleurs, vous n’avez pas répondu à la question que je vous avais posée hier. Est-ce-que le Vatican (actuellement) reconnait les ordinations chrétiennes mais non catholiques (les ordinations orthodoxes ou anglicanes, vu que c’est le sujet de l’article)?

    • gerdil permalink
      29 septembre 2010 15:36

      @ John

      Avant que calixte ne réponde sur cet aspect de la question, je crois pouvoir dire, car telle est la position du Vatican réaffirmée par Léon XIII (ce qu’explique l’article), que les ordinations anglicanes ne sont absolument reconnues comme valides par Rome en raison d’une rupture dans la transmission épiscopale et surtout dans sa forme (ce qui fait de ce point un pont avec le sujet du sédévacantisme), non reconnaissance qui ne s’applique pas aux orthodoxes qui, bien que schismatiques, ont des sacrements authentiques.

    • John permalink
      13 octobre 2010 17:49

      @Gerdil : désolé de mon temps de réaction mais j’étais quelque peu (pré)occupé ces dernières semaines. Je te remercie de ta réponse, elle me satisfait (si si je te jure ^^).
      Concernant la période pendant laquelle les membres de l’Eglise d’Angleterre ont été persécutés par l’Eglise de Rome, il y a bel et bien eu des massacres d’anglicans. Combien? on a pas trop su me répondre, mais le terme « massacre » n’est pas vide de sens loin de là. Cependant, je ne suis pas là pour tailler un costume au catholicisme pour une fois… Comme quoi tout arrive!
      En effet, les anglicans n’ont pas les mains propres : l’exemple imparable est bien évidemment celui d’Oliver Cromwell qui n’a pas du tout apprécié le fait que les anglicans (et puritains) se fassent massacrer. Bien que n’étant pas opposé à la monarchie, il a voulu renverser le Roi de l’époque (je sais plus qui c’est, veuillez pardonner ma flemmardise sur ce coup-là). Bref, il l’a fait décapiter en place publique et autres traitements réservé à certains décapités (exhibition de la tête du Roi dans les rues de Londres par exemple). Contrairement à ce que l’on croit, le régime de Cromwell n’est pas une république en soi car il a outrepassé les droits du peuple et a gouverné sans le Parlement (présent par intermittence avant ce coup d’état) alors que c’est comme vous le savez des piliers de la république. En plus, c’était le premier à dire que son pouvoir était de droit divin et que Londres était la nouvelle Jérusalem. Plus extrémiste à l’époque tu meurs. D’ailleurs il est mort dix ans après son coup d’état et son fils a pris les rênes. Sans grand succès car vite renversé et la monarchie a été réinstaurée. Pendant son règne, Cromwell a purgé le parlement pendant le peu de temps qu’il était en place (là par contre j’ai les chiffres, 187 catholiques tués et emprisonnés). Par contre l’Eglise anglicane est restée la religion officielle du Royaume.

    • John permalink
      19 octobre 2010 17:17

      Ah aussi. Truc que j’ai vu récemment, après la République les cathos étaient encore plus traqués et étaient interdits de certaines choses, en Irlande en particulier (pas le droit de porter une arme, d’être propriétaire, d’hériter…). La « Glorieuse Révolution » (sans une goutte de sang versée d’où un tel nom) a renversé un roi CATHOLIQUE en Angleterre (donc le statut de chef de l’Eglise anglicane passait à la trappe) et par la suite il y a eu une christianophobie assez criante avec entre autres les mesures en Irlande, l’interdiction pour les cathos de siéger au Parlement (et ce avant et après l’Act of Union avec l’Ecosse en 1707, les débuts du Royaume-Uni)… Les Tories (parti royaliste contre le changement) souhaitaient la venue sur le trône de James surnommé « the Old Pretender » car il a longtemps été espéré sur le trône mais n’y est pas parvenu parce que catholique, les Whigs (devenus plus tard les Libéraux car Whigs est une insulte au même titre que Tories). Leur rebellion pour permettre à James de devenir roi (surtout en Ecosse) a été vaine.
      Donc oui, les anglicans avaient du sang sur les mains et étaient christianophobes, mais il se passait quoi en France par exemple? L’inverse. J’ai presque envie de dire que les deux camps sont quittes avec toutefois la timbale du plus grand nombres de tués pour les cathos car ils sont nés avant et avec les Croisades, l’Inquisition et les condamnations pour hérésie et autres les chiffres emflent.

  12. Claude GIlbert permalink
    31 octobre 2010 02:34

    John,

    Sur la nullité des ordinations anglicanes prononcé par Léon XIII en 1896, les épiscopaliens américains, (c’est à dire, les anglicans aux USA), ont produit un communiqué en réaction qui commençait par ceci:  »
    En tout cas, nous protestants, etc etc.. »
    Ils se considéraient protestants.

  13. John permalink
    4 novembre 2010 10:29

    Claude Gilbert : en effet c’est un courant protestant comme je l’avais plus ou moins dit auparavant, du moins en Angleterre, et il me semble qu’il y a des différences entre le protestantisme luthérien et l’anglican. Après je suis entièrement d’accord pour dire que ce sont des protestants, que ce soit au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. D’ailleurs, je vous remercie de m’avoir fait prendre connaissance de cette lettre, je dois admettre que je connais bien mieux l’histoire du Royaume-Uni que celle des Etats-Unis. J’ignorais aussi qu’ils se considéraient comme tel, je pensais que c’était un nom donné par les historiens ou par l’Eglise catholique.

  14. hannah permalink
    22 mars 2012 15:27

    peeaaceee

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