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Visitez le Vatican !

9 octobre 2010

 

 

Cliquez avec votre souris sur le lien ci-dessous : 

VISITE VIRTUELLE DU VATICAN ! 

Usez de votre souris en gardant le clic gauche appuyé 

et en faisant aller le curseur (flêche)

de haut en bas et de gauche à droite de l’écran.

Bonne et pieuse visite !

 

 

 

 

Après l’examen de l’erreur sédévacantiste dénoncée et mise nettement en lumière dans nos articles 1, 2, 3, 4, et avant que nous établissions une nouvelle synthèse de ce sujet qui nous aura donné l’occasion d’éclairer en quoi la position soutenant la vacance du Saint-Siège est irrecevable, fautive, inexacte, coupable et schismatique, nous vous proposons, symboliquement, un pèlerinage virtuel au Vatican afin que chacun puisse mieux approcher ce que représente, dans son éminente dimension sacrée, la chaire de l’Apôtre Pierre. 

La visite du Vatican s’apparente à un pèlerinage sur la tombe des Saints Apôtres, Pierre et Paul, certes une visite virtuelle ne saurait remplacer un véritable déplacement à Rome, mais il n’est pas inutile de savoir que des indulgences sont accordées aux fidèles qui viennent prier à Saint Pierre, ceci nous semblant utile d’être rappelé

Ainsi, en 2008, à l’occasion des deux mille ans de la naissance du saint apôtre Paul, des indulgences spéciales furent accordées à ceux qui se rendraient à Rome. La Pénitencerie apostolique, à laquelle le Saint-Père avait confié la tâche de préparer et rédiger le Décret sur la distribution et l’obtention des Indulgences qui étaient valables pendant toute la durée de l’Année paulinienne dont voici les termes :

« A tous les fidèles chrétiens et à chacun d’eux véritablement repentis, purifiés comme il se doit par le Sacrement de la Confession et nourris par la Sainte Communion, qui visiteront pieusement sous forme de pèlerinage la Basilique papale Saint-Paul sur la via Ostiense et prieront selon les intentions du Souverain Pontife, est accordée et donnée l’Indulgence plénière de la peine temporelle pour leurs péchés, une fois obtenu la rémission sacramentelle de ceux-ci et le pardon de leurs manquements. L’Indulgence plénière pourra être utilisée par les fidèles chrétiens soit pour eux-mêmes, soit pour les défunts, autant de fois que seront accomplies les œuvres prescrites; étant toutefois établie la norme selon laquelle on ne peut obtenir l’Indulgence plénière qu’une fois par jour. Ensuite, afin que les prières qui sont élevées au cours de ces saintes visites conduisent et invitent plus intensément les âmes des fidèles à la vénération de saint Paul, il est établi et disposé ce qui suit:  les fidèles, outre à élever leurs supplications devant l’autel du Très Saint Sacrement, chacun selon sa piété, devront se rendre à l’autel de la Confession et réciter avec dévotion le « Notre Père » et le « Credo », en ajoutant de pieuses invocations en l’honneur de la Bienheureuses Vierge Marie et de saint Paul. Et cette dévotion doit toujours être étroitement unie à la mémoire du Prince des Apôtres, saint Pierre. »

 Donné à Rome, du siège de la Pénitencerie apostolique, le 10 mai, année de l’incarnation du Seigneur 2008, veille de la Pentecôte.

 Card. STAFFORD
Grand Pénitencier

S.Exc. Mgr Gianfranco GIROTTI,
o.f.m. conv.
Evêque titulaire de Meta, régent

30 commentaires leave one →
  1. 9 octobre 2010 23:29

    Dire que des antipapes occupent les lieux.

    C’est afligeant.

    • PEB permalink
      10 octobre 2010 02:00

      On ne va pas revenir dessus sans cesse.

      Benoît XVI est notre Souverain Pontife légitime. Peut-être l’Eglise est-elle en train de vivre sa grande kénose en Occident mais il ne faut pas désespérer ainsi.

      Oui, votre sédévacantisme plonge l’âme mortellement dans l’orgueil et l’acédie.

      L’orgueil, d’abord. Car qui êtes-vous pour juger Pierre. Seul Notre-Seigneur a le droit de lui dire son « Vade retro »? Il y a un monde entre supplier humblement mais fermement le Saint-Père de nous rendre justice et le récuser par principe. L’Histoire de l’Eglise est émaillée dès les commencements par des disputes homériques et de scandales divers et variés. Même Paul est allé bouder dans son coin quand, à Antioche, Pierre a restreint ses commensaux aux seuls fidèles judaïsants sous le prétexte douteux de ne pas scandaliser les pratiquants de la Torah! Ce scandale n’a pas entamé une seule seconde l’infaillible primauté de la Chaîre apostolique, asiatique pour un temps encore.

      L’acédie ensuite. Car s’il n’y a plus de Pape, il n’y a plus d’apostolat et de catholicité. S’il n’y a plus d’apostolat ni de catholicité, alors il n’y a plus vraiment de sacrement. s’il n’y a plus de sacrement non seulement il n’y a plus d’Eglise mais Jésus n’est plus avec nous jusqu’à la fin des temps comme Il nous l’a promis. Alors, on nous aurait menti. Alors, Jésus n’est même pas ressucité des morts et de la mort. Et nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.

      Benoît est le disciple des disciples, l’ami des amis, le compagnon des compagons et l’apôtre des apôtres de Jésus-Christ.

      Nous ne connaissons pas les projets de la Providence.

      Il se peut que les passages douteux sur la liberté religieuse relève de la politique de nos pasteurs légitimes. Il se peut que la liberté religieuse devienne, comme avant Constantin le Grand, la condition sine qua non de la propagation de la Foi au coeur d’une modernité persécutrice.

      De plus, plus personne ne comprend désormais le langage scolastique de la tradition doctrinale. Les notions de substance, d’être, d’hypostase sont quelque peu démanturées par les discours scientifique, informatique et mathématique actuels. Par exemple, un objet se définit non pas par lui-même mais par ses interactions avec ses voisins selon des règles formelles d’invariance (paradigme relativiste). Ou encore, depuis Gödel, on sait qu’il existe des propositions indécidables. Allez précher du saint Thomas d’Aquin après tout ça! Faudra-t-il, sans toucher au mystère éternel, réécrire sans cesse le dogme dans l’imparfait langage humain?

      Ceci explique que même les Papes ne sont plus très faciles à suivre et eux-même savent-ils exactement où faire paître les brebis du Seigneur dans un monde aussi incertain? Le Bon Pasteur connait les prés d’herbes fraîches où les faire reposer. Mais il nous faut, en ces temps qui sont les derniers, traverser les ravins de la mort. Sans vice-pasteur providentiel, nous ne saurions où aller.

    • wendrock permalink
      10 octobre 2010 16:36

      L’Annuario pontificio ne recense plus d’antipape après 1449, en connaîtriez vous de nouveaux qui n’auraient pas été inscrits dans cette liste officielle de tous les dignitaires et pontifes de l’Église catholique romaine ?

    • Providas Romanorum permalink
      10 octobre 2010 16:48

      A signaler que l’Annuario pontificio se garde prudemment de compter les papes : Benoît XVI y apparaît comme le 265e pape, mais la liste elle-même ne numérote pas les pontificats. C’est au lecteur de compter les noms pour arriver à ce résultat ( La Libreria Editrice Vaticana qui édite cet annuaire envoie à qui le lui demande une liste des papes simplifiée et numérotée (Jean-Paul II : no 264). L’éphémère Étienne y figure d’une curieuse façon ; en effet sous la rubrique « 92 — Étienne II » on lit : « Ils furent deux : le premier régna un seul jour (23 mars) ; le second, élu le 26 mars 752, mort le 26 avril 757. »)

      Une précison également. Jusqu’à Pie XII, le pontificat commençait officiellement au moment de l’intronisation, ou « couronnement ». Entre sa désignation et son intronisation, le candidat n’était considéré que comme un « pape élu » mais il exerçait en fait le pouvoir pontifical, en l’absence de toute autre autorité. Certains attendaient le jour de leur intronisation pour dévoiler leur nom de règne. Ce délai était mis à profit pour ordonner prêtre le nouvel élu et le consacrer évêque, si ce n’était pas déjà fait. Un décret de Paul VI en 1975 réaffirma que le pontificat commence dès l’élection, le couronnement est d’ailleurs devenu inutile quand Jean-Paul Ier a renoncé à porter la tiare, a été remplacé par une messe d’intronisation.

  2. hannibalgenga permalink
    10 octobre 2010 02:03



  3. Pélikan permalink
    10 octobre 2010 11:43

    La destruction de la foi parmi les nations et les individus après le concile Vatican II est suffisante pour montrer que la grande apostasie est en cours, et que les antipapes postconciliaires sont ceux qui enseignent et mettent en œuvre la doctrine de l’Antéchrist. Il est triste que les catholiques traditionnels soient muets au sujet de Ratzinger qui promeut le nouvel ordre mondial. Le siège de Pierre est à présent usurpé par un antipape qui prépare la venue de l’Antéchrist. Dieu sait comment la question de la vacance sera résolue. Que ce soit par une intervention miraculeuse, un conclave ou un concile œcuménique, Dieu le sait. N’oublions pas que saint Pierre le premier pape n’a pas été élu par un conclave. Il a été directement nommé par Notre Seigneur Jésus-Christ. Donc, Dieu sait comment elle sera résolue, et quand. Le siège de Pierre est occupé aujourd’hui par un antipape !

    • sixte permalink
      10 octobre 2010 14:02

      Pourriez vous nous dire en vertu de quel pouvoir magistériel infaillible proclamez vous que le siège de Pierre est occupé aujourd’hui par un antipape qui prépare la venue de l’Antéchrist ? Seriez vous par hasard détenteur d’une autorité particulière à vous transmise directement par le Ciel et ignorée des simples fidèles, vous conférant des lumières exceptionnelles et un don supérieur de prophétie ?

      Merci par avance pour vos utiles précisions qui nous seraient très précieuses.

    • Martin Galemard permalink
      10 octobre 2010 18:05

      Pourquoi faudrait-il disposer d’un quelconque pouvoir magistériel pour constater que l’occupant actuel du siège de Pierre est un faux prophète ? Le Christ aurait-il donc recommandé aux seuls détenteurs du « pouvoir magistériel » d’avoir à se méfier des faux prophètes ?

      « Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, tandis qu’au-dedans ce sont des loups ravisseurs. » (Matthieu VII, 15)

      Pourquoi l’Église a-t-elle félicité les chrétiens de Constantinople d’avoir cessé de reconnaître l’autorité de Nestorius avant la condamnation de celui-ci par un pape et un concile ?

      J’ai déjà rappelé que, dans sa lettre aux Galates, saint Paul ne se contente pas de les avertir de refuser la nouvelle doctrine ; il leur impose de porter un jugement, et des plus sévères, sur le coupable : l’anathème, autrement dit l’excommunication. Les Galates disposaient-ils d’un « pouvoir magistériel » ?

      On trouve dans la plus vieille collection canonique, le Décret de Gratien, tel qu’il fut édité par ordre du pape Grégoire XIII, la déclaration suivante :

      «  Si le pape néglige son salut et le salut de ses frères, se montrant inutile et trop paresseux dans ses œuvres, et par ailleurs ne fait pas entendre sa voix en faveur du bien, ce qui nuit davantage à lui-même et à tous, il conduit cependant une foule de peuples innombrables vers la servitude de l’enfer à subir avec lui de nombreux et éternels supplices. Toutefois nul mortel ne présume lui reprocher ses fautes, puisque celui qui doit juger de tous ne doit lui-même être jugé par personne, à moins qu’il ne soit repris pour avoir erré dans la foi (…) »

      Ce qui rejoint d’ailleurs une déclaration d’Innocent III, parlant de lui-même en tant que pape : « la foi m’est nécessaire à un tel point qu’alors que je n’ai que Dieu pour juge de tout autre péché, à cause d’un seul péché contre la foi je peux être jugé par l’Église. » (Serm. 2, in Consecratione summi pontificis)

      N’étant pas juges, nous ne pouvons certes pas lier autrui par nos propres constatations. Mais n’étant pas des bêtes, nous ne pouvons nous soustraire à la recommandation du Christ de nous méfier des faux prophètes et, le cas échéant, de les traiter comme tels pour ce qui nous concerne : en nous retirant de leur communion comme saint Paul nous le demande instamment.

    • sixte permalink
      10 octobre 2010 21:25

      Pardonnez-moi, mais je vous trouve bien naïf.

      Dans son De Romano Pontifice, saint Robert Bellarmin, que vous aimez à citer, y compris pour « karolus minus imperator » de façon ridicule en anglais, mais dont beaucoup d’entre vous oublient l’esprit, affirme que l’Eglise ne peut pas être une démocratie parce que, dans un tel régime, disait-il, les magistrats sont élus et révoqués par le peuple, ce que ne sont, ni ne peuvent être les clercs ordonnés. La monarchie, ajoutait-il, est la meilleure forme de gouvernement, donc le Christ n’a pu que la vouloir pour son Eglise : « L’Eglise n’est pas seulement une société visible, c’est une société hiérarchique, avec subordination organique des fidèles à leurs pasteurs immédiats, et de tous au chef suprême, l’évêque de Rome. Là se trouve le caractère propre du régime ecclésiastique. » (De Romano Pontifice, l. I). « L’Eglise n’est ni une démocratie, ni une aristocratie, mais une monarchie, tempérée par un élément aristocratique ; car Jésus-Christ a fait de son Eglise un royaume et un bercail ayant à sa tête saint Pierre chef unique et pasteur suprême, mais les évêques n’en sont pas moins, de droit divin, vrais pasteurs et princes, non pas simples vicaires, dans leurs églises particulières. » (Recognitio, de summo pontifice, l. V, c. III).

      Rajoutez à ceci d’autre part, qu’outre cet aspect monarchique, l’Eglise est une société de droit. Et ces droits, spécifiés dans le droit canon, précisent que nul fidèle ne peut de sa propre autorité décider de la situation d’un clerc, prêtre ou évêque, plus encore évidemment s’il s’agit du Souverain Pontife.

      Can. 129 – § 1. Au pouvoir de gouvernement qui dans l’Église est vraiment d’institution divine et est encore appelé pouvoir de juridiction, sont aptes, selon les dispositions du droit, ceux qui ont reçu l’ordre sacré.

      Can. 145 – § 1. Un office ecclésiastique est toute charge constituée de façon stable par disposition divine ou ecclésiastique pour être exercée en vue d’une fin spirituelle. § 2. Les obligations et les droits propres à chaque office ecclésiastique sont déterminés par le droit qui le constitue ou par le décret de l’autorité comptétente qui, tout ensemble, le constitue et le confère.

      Ainsi donc, un fidèle ne peut en rien intervenir selon son jugement privé afin de modifier, rejeter ou poser un avis sur un office ecclésiastique, qui ne se perd que dans plusieurs cas bien déterminés :

      Can. 184 – § 1. Un office ecclésiastique se perd par l’expiration du temps déterminé, par la limite d’âge fixée par le droit, par la renonciation, le transfert, la révocation et la privation.

      Seule l’autorité compétente peut légiférer dans l’Eglise, qui n’est pas, en effet, une démocratie :

      Can. 192 – On est révoqué d’un office par décret légitimement émis par l’autorité compétente.

      Can. 194 – § 1. Est révoqué de plein droit de tout office ecclésiastique:

      1 celui qui a perdu l’état clérical;
      2 la personne qui a publiquement abandonné la foi catholique ou la communion de l’Église;
      3 le clerc qui a attenté un mariage même civil.

      § 2. La révocation dont il s’agit aux nn. 2 et 3 ne peut être urgée que si elle est établie par une déclaration de l’autorité compétente.

      Ainsi donc, sortir de ce cadre, sortir du droit de l’Eglise pour juger comme vous le faites qui est ou n’est pas ceci ou cela, prêtre, évêque ou pape, en se fondant sur un lecture personnelle de l’Ecriture en dehors du contrôle du magistère, en s’appuyant sur une bulle ou n’importe quel autre document, non pour simplement « vous méfier des faux prophètes », ce qui pourrait à la rigueur être admissible mais, comme vous l’écrivez fautivement et follement : « le cas échéant, de les traiter comme tels pour ce qui nous concerne », en le faisant en dehors de toute forme d’autorité compétente, désolé d’avoir à le redire et d’y insister très lourdement une fois encore, c’est se faire révolutionnaire, républicain et démocrate dans l’Eglise, ce qui revient à dire, pour être clair : positivement schismatique et luthérien !

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 08:57

      Alors, je pose à nouveau la question à « La Question » : saint Paul encourageait-il les Galates à devenir luthériens et/ou schismatiques ?

      Se retirer de la communion du patriarche Honorius avant que l’Eglise ne se soit prononcée sur son cas, comme l’ont fait de nombreux chrétiens de Constantinople, a pourtant été loué par les papes.

      Pourquoi en irait-il différemment de Paul VI et de ses successeurs ? Dans sa lettre aux Galates, saint Paul a-t-il fait une exception pour lui-même, ou pour saint Pierre ? En aucune façon : « Même si nous-même ou un ange du ciel vous évangélisait autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu’il soit anathème ! »

      Saint Vincent de Lérins (Commonitorium, VIII) : « 2. Pourquoi dit-il, même si nous-même ? Pourquoi pas ‘même si moi…’ ? C’est qu’il veut dire : lors même que Pierre, lors même qu’André, lors même que Jean, lors même enfin que tout le chœur des apôtres vous évangéliserait autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu’il soit anathème ! Rigueur qui fait trembler ! pour confirmer l’attachement à la foi première, il ne s’est pas épargné lui-même, ni ses collègues dans l’apostolat ! 3. C’est encore trop peu. Même si un ange du ciel , dit-il, vous évangélise autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu’il soit anathème ! Il ne lui a pas suffi, pour la défense de la foi transmise une fois pour toutes , de mentionner la nature de l’humaine condition, sans y joindre aussi l’éminente nature angélique. Même si nous-même, dit-il, ou un ange du ciel… Non que les saints anges du ciel puissent encore pécher ; mais il veut dire : s’il arrivait même ce qui ne peut arriver, quel que soit celui qui tente de modifier la foi transmise une fois pour toutes, qu’il soit anathème ! »

      Ce que saint Paul nous demande, ce n’est donc pas seulement de refuser d’obéir à ceux qui nous enseignent le contraire de ce que l’Église a toujours enseigné, comme le font un certain nombre de fidèles actuellement : c’est de voir en eux de faux pasteurs. Saint Vincent de Lérins (Commonitorium, VIII, 4) : « qu’il soit anathème, c’est-à-dire rejeté du troupeau, exclu ».

      Ce n’est pas moi qui ai parlé de saint Robert Bellarmin, mais puisque vous pensez qu’il me condamne, lisez donc quelle doit être, selon lui, l’attitude d’un catholique fidèle en présence des faux prophètes dont parle le Christ (De membris Ecclesiæ, Lib. I, ch. 7) : « Il est vrai que le peuple doit discerner le vrai prophète du faux, mais non par une autre règle que celle-ci : observer attentivement si celui qui prêche dit le contraire de ce que disaient ses prédécesseurs ». C’est, en d’autres mots, le critère enseigné par saint Paul aux Galates : vérifier s’il n’y a pas de contradiction entre l’enseignement actuel et le précédent.

      Un peu plus loin dans le même chapitre, le saint auteur précise, comme je l’ai fait, que reconnaître le faux prophète n’implique pas, pour le simple fidèle, de le « déposer » : « Il faut observer en outre que le peuple peut certes, par la règle que nous avons posée, discerner le vrai prophète du faux, mais qu’il ne peut pas pour autant déposer le faux pasteur s’il est évêque, et en substituer un autre à sa place. Car le Seigneur et l’apôtre ordonnent seulement que les faux prophètes ne soient pas écoutés par le peuple : mais non pas que le peuple les dépose. »

      Une règle très simple, comme vous voyez : cesser d’écouter les faux prophètes, et non pas examiner à longueur d’années le contenu de leur enseignement dans l’espoir d’y déceler l’une ou l’autre pépite au milieu d’un tas de fumier.

      Et c’est précisément parce que nous, simples fidèles, ne sommes pas armés pour juger des détails de la théologie qu’une seule contradiction manifeste avec l’enseignement antérieur doit nous suffire pour écarter les faux prophètes : parce qu’à force de les écouter, nous finirions par nous laisser influencer par eux.

      « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils produiront des signes et des prodiges pour égarer, s’il était possible, les élus eux-mêmes. Mais vous, soyez sur vos gardes ; je vous ai tout annoncé d’avance. » (Marc XIII, 22-23)

    • sixte permalink
      11 octobre 2010 11:59

      Mon cher Martin Galemard

      St. Paul vous demanderez aujourd’hui instamment, lui qui nous dit que « toute autorité vient de Dieu » de respecter la discipline de l’Eglise. Certes, non d’avaliser des enseignements erronés de Vatican II, mais de simplement y résister et c’est d’ailleurs ce que nous faisons également, mais de ne surtout pas outrepasser cette attitude pour lui adjoindre des décisions insensées comme celles visant à ne plus reconnaître un pape élu par le Conclave, décisions qui ne relèvent ni de la capacité, ni de l’autorité des simples fidèles, car là on rentre, sous prétexte d’orthodoxie doctrinale, dans la démocratie calviniste et la forme républicaine de l’Eglise si chère à Luther capable de détruire et ruiner l’institution au prétexte de la sauver.

      Saint Robert Bellarmin, que vous citez, vous le dit, il exprime et insiste magnifiquement sur ce que nous cessons de répéter avec force en ces lieux : « le peuple peut certes, par la règle que nous avons posée, discerner le vrai prophète du faux, mais qu’il ne peut pas pour autant déposer le faux pasteur s’il est évêque, et en substituer un autre à sa place. Car le Seigneur et l’apôtre ordonnent seulement que les faux prophètes ne soient pas écoutés par le peuple : mais non pas que le peuple les dépose. » (De membris Ecclesiæ, Lib. I, ch. 7).

      Nous ne disons rien d’autre, et notre critique du sédévacantisme porte précisément sur ces points :

      – Le risque de tomber gravement dans le subjectivisme en s’imaginant compétent, à la place du Christ, puisque le Pape n’a pas de supérieur sur cette terre, pour juger et déposer dans son esprit et selon l’effet du libre examen le Souverain Pontife, ce qui est une pure folie.

      Le péril absolu de tomber dans l’hérésie majeure et terrifiante du conciliarisme, ou conclavisme – qui a été condamnée par l’Église dont on sait qu’elle fait surgir des prétendus « Papes », élus par de pseudos évêques, et dont la conséquence directe est l’éclatement en d’innombrables morceaux disparates et de groupuscules ennemis, de la sainte unité de l’Eglise, dès lors brisée, morcelée et infectée irrémédiablement par l’esprit de secte.

      Telle est notre position, dont vous voyez vous-même qu’elle rejoint parfaitement celle des principaux docteurs de l’Eglise conscients de ces risques majeurs, et que vous explique en des termes incontestables saint Robert Bellarmin : « le peuple peut certes peut (…)discerner le vrai prophète du faux, mais qu’il ne peut pas pour autant déposer le faux pasteur. » Or s’il ne peut le déposer, et que personne en ce monde ne le peut non plus, nous devons reconnaître le pasteur tant qu’il occupe sa charge, en attendant que le Ciel agisse, ET LUI SEUL en désignant un nouveau Pontife qui restaurera la foi catholique.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 13:18

      Mais, Sixte, où voyez-vous que saint Robert engage les fidèles à « reconnaître le pasteur » ? Dans le même passage, rappelant la parole du Christ : « Qui vous écoute m’écoute » (Luc X), il précise : « Le peuple ne doit donc pas juger son pasteur sauf s’il entend des choses nouvelles et étrangères à la doctrine des autres pasteurs ». Le critère est donc toujours celui de saint Paul aux Galates.

      On voit d’ailleurs très bien que saint Robert, pas plus que saint Paul, ne demande aux fidèles de faire un tri parmi les enseignements de ce pasteur, pour distinguer ce qui est « conforme à la Tradition » et ce qui y contredit. Si, malgré une vie peu édifiante, le pasteur n’enseigne rien d’incorrect, on n’a pas à lui désobéir : « faites ce qu’ils vous disent », disait le Christ en parlant des autorités juives (Matth. XXIII). Mais si le pasteur enseigne le contraire de ce que l’Église enseigne, le fidèle n’a plus seulement affaire à un mauvais pasteur, mais à un faux prophète, et il ne faut plus du tout l’écouter.

      Que le peuple n’ait pas le pouvoir de désigner un autre pasteur, je ne pense pas que quelqu’un ait écrit ici le contraire, et en tout cas pas moi. Mais en attendant le jugement de l’Église, l’occupant du siège est à reconnaître pour ce qu’il est, suivant les propres termes de saint Robert : un « faux pasteur », auquel la règle enseignée par le Christ « Qui vous écoute m’écoute » ne peut plus s’appliquer.

    • sixte permalink
      11 octobre 2010 13:50

      Je vous accorde ne pas avoir trouvé sous votre plume les outrances scandaleuses et impies identiques à celles des pires ennemis de l’Eglise, à propos de « l’abbé Ratzinger » (sic), et autres termes édifiants qu’on peut lire sur les principaux sites ou forums sédévacantistes dont vous connaissez sans doute les adresses.

      Mais néanmoins cher ami, considérez avec attention les conséquences terribles que représente un franchissement imprudent de la frontière qui sépare une contestation légitime de l’enseignement des papes conciliaires et de Vatican II, d’avec le refus de reconnaître comme papes ceux élus par le Conclave, et d’assister à des messes non una cum, ce qui relève d’une démarche schismatique dont on sait l’immense péril qu’ellle incarne pour l’Eglise, d’autant en temps de crise majeure telle que nous la traversons.

      Nos mises en garde et nos critiques à l’égard du sédévacantisme n’ont pas d’autre objet.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 14:39

      Le problème, cher Sixte, c’est que « non una cum », c’est justement ce que saint Paul nous demande d’être avec le faux pasteur : « qu’il soit anathème ».

      Et quand on examine à qui saint Paul ordonnait d’appliquer cet anathème, on voit qu’il était déjà question pour ces gens-là d’accorder dans l’Église une place prépondérante aux fils d’Israël… C’est encore sur ce sujet fort actuel – pourtant non dogmatique à première vue – que portera la mise en garde adressée par saint Paul à saint Pierre : nihil novi sub sole ! Ce même sujet brûlant suscitera par la suite plusieurs hérésies dont l’une, s’il faut en croire des recherches récentes, serait même à l’origine lointaine de… l’Islam !

      Quant à vos critiques, elles ne sont pas toutes dépourvues de fondement, mais elles seraient à mon avis mieux ciblées si elles mettaient en garde contre l’idée, assurément fausse, que tous les pasteurs et fidèles aveuglés par les conciliaires ont perdu la foi, au moins au for externe. Idée fausse, car l’adhésion à un faux pape n’implique pas nécessairement l’adhésion à ses erreurs, et l’exemple de sœur Lucie de Fatima, à qui la Sainte Vierge a promis le Ciel, est là pour le prouver.

      C’est ici qu’on peut rappeler également que le saint moine Hypace, à qui son ordinaire Eulalius
      reprochait de ne plus nommer Nestorius au canon de la messe, était néanmoins resté en communion avec Eulalius, parce que ce dernier avait conservé la foi catholique, tout en s’aveuglant (et en aveuglant les autres catholiques) sur le compte de Nestorius.

    • sixte permalink
      12 octobre 2010 11:28

      Vous croyez sérieusement pouvoir utiliser saint Paul contre les papes conciliaires, en faisant fi du magistère ? Cela n’a aucun sens pour un catholique.

      Boniface VIII dans la bulle Unam sanctam du 18 novembre 1302 est très clair : « Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire au salut pour toute créature humaine d’être soumise au Pontife romain.» C’est cette soumission que vous demande l’Eglise, c’est là toute l’étendue de vos devoirs, pas de les outrepasser en vous érigeant en juge d’un tribunal personnel ayant pouvoir de délibération et de décision sur le Pontife.

      Que ce Pontife soit éventuellement dans l’erreur, vous pouvez en faire le constat et vous prémunir de cette erreur, ceci est tout à fait autorisé. Mais passer de ce constat à un jugement privé de déposition, là ce n’est plus acceptable.

      Vatican I, dans Pastor aeternus, dit d’ailleurs positivement concernant le devoir des fidèles à l’égard du Pape : « Les pasteurs de tous rites et de tous rangs, ainsi que les fidèles, tant chacun séparément que tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance au Pontife romain, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les mœurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l’Eglise répandue dans le monde entier ».

    • PEB permalink
      10 octobre 2010 21:30

      Citant Innocent III de très auguste mémoire (à part qu’il a préservé l’Angleterre des vues françaises mais ça, c’est une autre histoire), vous dîtes que le juge de la Foi du Pape, c’est l’Eglise. Mais là, il s’agit du jugement unanime et patent de toute la société chrétienne. La décision est longue et collective. Le jugement particulier n’a aucune place là dedans.

      Le Saint-Père fait ce qu’il peut en ce moment avec ce qu’il a. Il a certes été élevé dans la modernité du IIIème Reich et fait son séminaire dans la jeune RFA. D’où sans doute son approche moderne de la Foi. Mais ça n’en fait pas un apostat ni même un hérétique.

      Je n’ai jamais lu ni entendu qu’il ait un jour remis en cause les colonnes fondamentales de la Foi, à savoir le triomphe définitif de Notre-Seigneur sur la mort, l’Incarnation, la Trinité et la rémission des péchés &c.

      Ceci dit, rien n’empêche de lui demander justice à corps et à cri quant à la préservation de dépot de la Tradition.

      Nous ne savons pas tout des plans de la Providence. La modernité est la plus grande épreuve que l’Eglise doit subir. Et pourtant, elle est la fille batarde de la Chrétienté. Mais la barque spirituelle tiendra la tempête avec l’aide de Notre-Seigneur.

      Enfin, troublant ainsi la tranquilité des fidèles quant à l’unité de l’Eglise, n’êtes-vous pas un faux prophète dans l’esprit de Luther voire de Calvin dans le genre libre examen et négation des sacrements?

    • gerdil permalink
      11 octobre 2010 13:54

      Alors Pélikan, seriez vous devenu soudainement muet ?

  4. 10 octobre 2010 22:42

    PEB a écrit…

    Enfin, troublant ainsi la tranquilité des fidèles quant à l’unité de l’Eglise, n’êtes-vous pas un faux prophète dans l’esprit de Luther voire de Calvin dans le genre libre examen et négation des sacrements?

    Je ne crois pas mes yeux!

    Ceux qui jugent qu’un concile oecuménique, contentant 3 constitutions dogmatiques, contient des hérésies t ceux-la même ose taxer de luthériens ( attention! Luther est l’enfant chéri de Wojtyla et Ratzinger) les autres.

    Mais, dans quel monde vivons-nous!

    • PEB permalink
      11 octobre 2010 00:27

      Je n’ai jamais dit que le concile Vatican II était hérétique.

      Je suis un pur produit de Vatican II en fait. Ce concile se garde bien de définir quelque dogme que ce soit. Il est une tentative de restitution du contenu de la Foi à l’adresse de la modernité. La pastorale déployée est, par ailleurs, pleine de sous-entendu politique.

      Prenons la liberté religieuse. Dans la Chrétienté traditionnelle, il était hors de question de renier la vraie Foi. Cependant, dans le monde contemporain, elle offre le droit à l’objection de conscience face à l’iniquité et permet ainsi de rebâtir une société chrétienne sinon simplement juste, partant du principe que Dieu est plus grand que l’Eglise, son humble et fidèle servante.

      Les beaux discours à propos de Luther par telle ou telle autorité sont une tentative de séduction de l’hérétique ou du schismatique mais aussi un moyen de se serrer les coudes sur des questions de société commune à tout un chacun. De la même manière, le respect des Musulmans est un moyen d’obtenir un minimum de tranquilité acceptable au Moyen-Orient. Benoît XVI n’a pas les mêmes armes qu’Urbain II.

      Il est vrai cependant que le Concile a été perçu comme une licence de faire un peu tout et n’importe quoi. La vigne du Seigneur a été sérieusement émondée. Cependant, elle est restée. Je me demande d’ailleurs si le Concile n’a pas limité les dégâts en posant pour l’avenir certaines règles et principes.

      Ceci dit, je comprend tout à fait le désarroi de fidèles souhaitant conserver le trésor de la Tradition millénaire.

      Mais Vatican II n’est pas plus schismatique qu’hérétique. C’est une énigme au coeur de l’énigme du monde moderne. Ses dogmes n’en sont pas. Ses textes datent de leur temps (rien à voir avec l’atemporalité propre aux précédents.) Le Concile baigne dans les sciences et techniques humaines contemporaines. Ses catégories ne sont plus aussi franches et solides que sous le bienheureux Pie IX mais l’essentiel est préservé.

      Restons en tout cas à l’écoute de la Providence. Le Concile Vatican II est suffisamment inachevé pour poursuivre l’oeuvre de restauration de la Foi catholique dans un monde qui ne la connait plus et ne sait même plus de quoi il en retourne.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 09:28

      Vous n’avez pas les yeux en face des trous, PEB : Vatican II contredit carrément Pie IX, mais selon vous « l’essentiel est préservé » !!!

      À plusieurs reprises, dans la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse, on prétend s’appuyer sur la Révélation divine : or cette contrevérité a été reconnue pour telle, quelques années plus tard, par le R.P. Congar, « expert » précisément chargé par Paul VI de cette partie de la déclaration !

      Et ce serait un « pape » et un « concile œcuménique » assistés du Saint-Esprit qui auraient confirmé une pareille contrevérité ? Ou vous vous moquez du Saint-Esprit, ou vous ne savez pas ce que c’est qu’un pape et un concile. Comme de votre propre aveu vous êtes « un pur produit de Vatican II », c’est vraisemblablement la deuxième explication qui est la bonne. Ouvrez un bon catéchisme, celui de saint Pie X par exemple :

      « Le concile œcuménique ou général est une auguste assemblée où sont appelés par le Pontife Romain tous les Evêques de l’univers et autres prélats de l’Eglise et qui est présidée par le Pape en personne ou représenté par ses Légats. A cette assemblée, qui représente toute l’Eglise enseignante, est promise l’assistance du Saint-Esprit, et ses décisions en matière de foi et de mœurs, une fois confirmées par le Souverain Pontife, sont sûres et infaillibles comme la parole de Dieu. »

    • PEB permalink
      11 octobre 2010 11:36

      Le déclaration sur la liberté religieuse n’a rien de fondamentalement dogmatique. Il s’agit d’une lecture de la Révélation sans doute partiale sinon partielle.

      Toutefois, elle est à lire dans le cadre de son temps. en réalité, l’Église demandait un minimum vital, un espace de liberté dans un monde de persécution. Il fallait donc rendre les armes des temps jadis et basculer, le cas échéant, dans la désobéissance civile, attitude remarquée du futur Jean-Paul II dans son diocèse de Cracovie.

      Ce texte est un document stratégique, politique ou, en langage ecclésial, pastoral. Le §15 est éloquent: « At non desunt regimina &c. »

      En gros, l’Église utilise la force de l’adversaire (les droits de l’homme) à son avantage, un peu comme au judo. De plus, ce texte prend acte, en creux, du fait qu’il n’existe plus de régime authentiquement catholique depuis les Révolutions. Elle essaie de se dégager du poids politique pour respirer un peu plus à son aise.

      Enfin, l’Esprit-Saint souffle où il veut. Ne désespérons pas de l’avenir.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 14:01

      « Ce texte est un document stratégique, politique ou, en langage ecclésial, pastoral. »

      C’est ce qu’on est parvenu à faire croire aux signataires hésitants à Vatican II, mais les textes sont là : la Révélation est appelée à la rescousse (§ 9) en pleine contradiction – parfois mot pour mot – avec l’enseignement de Pie XI dans Quanta Cura, lequel confirmait celui de ses précédesseurs et a été ensuite confirmé par tous ses successeurs jusqu’à Pie XII inclus, en particulier par l’instauration de la fête du Christ-Roi.

      C’est une vue naturaliste que d’imaginer que, par une stratégie tout humaine, l’Église pourrait édulcorer son enseignement concernant la foi ou les mœurs : « pas un iota ne disparaîtra » a dit le Christ (Matth. V, 18).

      À nous, hommes de peu de foi, de nous conformer à cette vérité que le Christ a proclamé, et que l’histoire de l’Église a maintes fois corroborée. Quel crédit, du reste, les hommes pourraient-ils accorder à une institution qui raconte aujourd’hui le contraire de ce qu’elle prêchait depuis des siècles ? C’est à l’inverse en la voyant réssuscitée toujours pareille à elle-même, comme le Christ après sa Passion, que les plus sceptiques seront bien obligés de reconnaître toute la fiabilité des promesses divines à sainte Marguerite-Marie : « Je règnerai malgré mes ennemis ».

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 14:04

      Erratum : « avec l’enseignement de Pie IX dans Quanta Cura »…

  5. OMG permalink
    11 octobre 2010 13:13

    Je lis depuis quelques temps les débats de ce blog et je l’admet bien humblement : je n’en comprend pas le dixième mais je trouve cela très instructif pour moi qui ne suis pas le plus fervent des croyants, loin de là… mais je m’efforce pourtant de toujours garder une certaine ligne de conduite et bien que me faisant souvent malmener j’essaye d’expliquer au mieux certains propos de l’église mal compris de mes proches en mettant toujours bien en avant que ce qui compte c’est l’unicité de cette église.
    Et donc si je comprends bien les derniers post certains se sont donc éloignés de l’église car ils en étaient mécontent… j’avoue ne pas vraiment comprendre ce choix de la part d’un croyant… plutôt que de rester et se battre ils auraient donc préférés nier l’unicité de l’église et en créer une autre à coté qui leurs convient mieux ?
    Ils auraient donc emportés avec eux la vérité et laissés une enveloppe désincarnée en lieu et place de l’ancienne église ?
    Je trouve l’acte effrayant car cela voudrait dire qu’ils ont tournés le dos à leurs prochains et à l’église qui a vue naitre leur foi et de plus l’on dépossédé de son bien le plus précieux… y a t il encore un peu de place pour le pardon dans tout ça ?
    Je vous demande malgré tout de me pardonner ces propos qui je le conçois peuvent vous sembler bien naïf.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 13:35

      La situation est effectivement assez effrayante, mais il ne s’agit nullement de désespérer, encore moins de s’éloigner de l’Église : il s’agit de reconnaître qu’elle est momentanément occupée par l’ennemi, que les « troupes d’occupation » n’ont pas l’autorité du gouvernement légitime, mais font partie de ces faux prophètes contre lesquels le Christ nous a mis en garde (Marc XIII, 23).

      C’était déjà l’esprit de la bulle Cum ex Apostolatus de Paul IV :
      http://contra-impetum-fluminis.net/cum_ex_apostolatus.htm

      « §6 – De plus, si jamais un jour il apparaissait qu’un Evêque, faisant même fonction d’Archevêque, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Eglise Romaine, même Légat ; qu’un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour illégitime.

      S’il s’agit du Souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, adoration (agenouillement devant lui), l’obéissance à lui jurée, le cours d’une durée quelle qu’elle soit (de son règne), que tout cela a convalidé ou peut convalider son Pontificat, celui-ci ne peut être tenu pour légitime jamais et en aucun de ses actes.

      De tels hommes, promus Evêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux ou Souverain Pontife, ne peuvent être censés avoir reçu ou pouvoir recevoir aucun droit d’administration, ni dans le domaine spirituel, ni dans le domaine temporel. Tous leurs dits, faits et gestes, leur administration et tous ses effets, tout est dénué de valeur et ne confère, par conséquent, aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus seront donc, sans besoin d’aucune déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes (promus par le prétendu Pape) n’a dévié de la foi, tombant dans le schisme ou l’hérésie, qu’après son élection, soit en suscitant, soit en embrassant (ces erreurs). »

      Même s’il était prouvé que cette législation n’est plus d’application, son approbation par des papes – Paul IV et saint Pie V – suffirait à garantir sa conformité avec la loi divine. La situation actuelle de l’Église, pour extraordinaire qu’elle soit, n’a rien de contraire à ce que la foi nous enseigne.

    • Eloi permalink
      11 octobre 2010 14:15

      Mais vous n’avez aucune légitimité pour décider qui est pape ou ne l’est pas. Cette bulle de Paul IV agit comme un poison chez ceux qui s’imaginent que l’Eglise est une démocratie religieuse. La discipline relève de la compétence des tribunaux ecclésiastiques, pas des fidèles. On n’est pas dans une République où les électeurs décident, l’idée des citoyens dans l’Eglise c’est du Luther.

    • Martin Galemard permalink
      11 octobre 2010 15:05

      La bulle de Paul IV est surtout là pour rappeler que la foi passe avant la discipline.

      Je dis bien : pour rappeler, car c’était déjà l’essentiel de l’enseignement de saint Paul aux Galates. Et sur cet enseignement on ne peut plus clair que je m’appuie, et sur l’approbation par l’Église des fidèles qui s’y sont conformés, comme dans le cas de Nestorius déjà évoqué :

      « Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau à se défendre tout d’abord. Régulièrement sans doute la doctrine descend des évêques au peuple fidèle, et les sujets, dans l’ordre de la foi, n’ont point à juger leurs chefs. Mais il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée. Le principe ne change pas, qu’il s’agisse de croyance ou de conduite, de morale ou de dogme. Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Eglise ; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances où la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite ; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer à ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. »
      (Extrait de l’Année liturgique de Dom Guéranger, fête de saint Cyrille, 9 février.)

    • Jean-Baptiste Tournaire permalink
      11 octobre 2010 21:35

      « non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer à ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. »
      (Extrait de l’Année liturgique de Dom Guéranger, fête de saint Cyrille, 9 février.) »

      Et surtout, ces pusillanimes ne semblent même plus se poser cette question: pourquoi Notre Seigneur a-t’il la peine de venir sur la terre, et de créer l’Eglise, pour finalement pour sombrer dans leurs solutions tellement , solutions aussi oiseuses que l’on peut lire de loiseuses pour comprendre la tragédie que vit l’Eglise.

      Il est vrai qu’il semblent avoir bien compris que toute société humaine a besoin d’une religion de la Cité, et ce, quelques soient les modalites qu’elle emprunte. C’est pourquoi ils imaginent que l’objet et la fin de la Doctrine – catholique pour ce qui nous intéresse en l’espèce, – est la Discipline. La Foi étant ravalée à l’adhésion à la Discipline.
      En réalité le Catholicisme est certes une religion de la cité comme les autres, et sous ce rapport une religion fermée et destinée ultimement à préserver la paix publique. Mais cet aspect n’autorise pas à exciper d’un auteur de la Restauration, même brillant, flanqué de l’opinion canonique d’un théologien thomise parmi d’autres, pour en rester là.
      Le catholicisme est intrinsèquement l’unique Religion de nature intelligente et mystique à la fois. S’il a façonné, sous les ordres exprès et précis de son Divin Maître, une discipline, cette dernière n’est elle-même la servante mystique et intelligente de la Révélation concrètement surnaturelle. Son Pasteur suprême ne peut pas être avili au rang d’une idole pontificale susceptible d’être le pur produit, et mieux même la girouette de la Cité Postmoderne!

      Si le titulaire du Siège de Rome s’avère être un faux prophète au regard de l’intelligence intransigeante et de la mystique intransigeante, intégralement tranmises durant près de deux millénaires, il ne peut pas être sous des prétextes aussi profanes voire païens, un « pontife « matériel ».

  6. gerard seel permalink
    29 octobre 2010 11:38

    http://europachristi.blogspot.com/

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