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Le vrai courage contre les forces l’Enfer !

1 décembre 2010

« Aucune raison si grave soit-elle,

ne peut faire que ce qui est contre-nature

devienne conforme à la nature et honnête ».

– Pie XI –

   Une certaine agitation s’est emparée de la classe médiatique après la publication d’un livre-entretien intitulé Lumière du monde, paru en allemand et en italien le 23 novembre 2010, dans lequel Benoît XVI admet, pour la première fois, l’utilisation du préservatif « dans certains cas », « pour réduire les risques de contamination » par le virus du sida.

Certes des propos extraits d’un entretien ne peuvent être considérés comme un acte du magistère, a fortiori lorsqu’ils s’écartent de ce qui a été enseigné de façon définitive et invariable sur un sujet. En effet, l’utilisation du préservatif est une action intrinsèquement immorale et matière à péché mortel, ceci étant un point constant dans l’enseignement traditionnel de l’Eglise notamment chez Pie XI et le vénérable Pie XII.

I. Intransigeance envers le mal

Il est bon de rappeler ce que fut la position invariable de l’Eglise, car  sa doctrine n’a pas pour vocation d’être perfectionnée ou modifiée par la « pratique »; la seule pratique concevable ne devant être que celle du Saint-Siège qui a pour devoir impératif de ne transmettre que ce qu’il a reçu de ses prédécesseurs, en luttant contre les erreurs du monde.

Ainsi Pie XI déclare :

« Aucune raison, assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre-nature devienne conforme à la nature et honnête ». (Pie XI, Casti Connubii § II, 2).

  De son côté Pie XII affirme clairement :

« Aucune indication ou nécessité ne peut transformer une action intrinsèquement immorale en un acte moral et licite ». (Pie XII, Allocution aux sages-femmes, 29 octobre 1951).

Cette position est absolument conforme à la pensée de saint Paul lorsqu’il soutient : « Ne faisons pas le mal pour qu’il en advienne un bien. » (Romains III, 8), et se trouve en parfait accord avec la vision constante de l’Eglise qui, toujours, repoussa avec vigueur l’erreur et la désorientation, tant sur le plan moral que spirituel.

  C’est ce que disait saint Pie X avec force :

« La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. (…) il faut l’union des esprits dans la vérité, l’union des volontés dans la morale, l’union des cœurs dans l’amour de Dieu et de son Fils, Jésus-Christ. Or, cette union n’est réalisable que par la charité catholique.» (Saint Pie X, Encyclique Notre charge apostolique, 25, août 1907)

II. La désorientation sédévacantiste !

 Cependant, si nous rejetons avec la plus grande énergie absolument toute compromission d’avec l’esprit du monde, notamment en matière de morale, et que nous nous ne faisons pas faute de dire que sur ce point les propos de Benoît XVI ne sont pas acceptables, une autre attitude, absurde, nous semble singulièrement périlleuse, consistant à mélanger les genres au prétexte d’une prétendue position « courageuse », imputant une « peur » imaginaire à ceux qui ne viendraient pas crier sur les toits que le siège de Rome est occupé par des imposteurs depuis 1958, ou qui ne feraient pas de la contestation de la shoah leur principal cheval de bataille [1].

Or, il convient de le dire clairement, rien n’est plus erroné qu’une telle confusion établie de façon grossière, dont le mobile n’est autre, derrière un fallacieux moralisme – outre la poursuite d’un but polémique assez vain avec un problème de succession au sein d’un appareil politique national assez distant des questions étroitement religieuses qui nous occupent – que de faire accroire dans les esprits à la vacance du Saint-Siège.

Car, en effet, celui qui s’amuse à répandre ces conceptions fantaisistes en voulant persuader son auditoire que l’Eglise se devrait de rentrer « sans peur » excessive dans un examen de l’éventuelle réalité de la shoah, et avec elle les évêques placés sous la responsabilité de Mgr Fellay comme s’il s’agissait d’une question touchant à la Révélation divine, s’est longuement signalé ces dernières années par une haine furieuse de la FSSPX, haine provenant de ses convictions sédévacantistes qui lui font souhaiter la « mort » de l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre en des termes délirants comme il apparaît : « Il me semble logique de souhaiter l’anéantissement d’une œuvre dont on considère comme moi qu’elle est une imposture. (…) La destruction de la FSSPX serait le plus grand bonheur de ma vie. » [2]

 

 « La destruction de la FSSPX

serait le plus grand bonheur de ma vie. »

Petrus alias Jérôme Bourbon

    Le même individu, lors de la crise qui survint après la divulgation de l’entretien accordé à la télévision suédoise en 2008 par Mgr Williamson, qui eut les conséquences que l’on sait et secoua avec une incroyable violence la FSSPX, crut judicieux d’écrire : « Cette trahison est la conséquence des incohérences doctrinales et des lamentables frilosités du lefebvrisme. On critique Vatican II mais on le reconnaît comme un concile œcuménique régulièrement convoqué et promulgué, refusant de le qualifier de conciliabule. On rejette la nouvelle messe mais on en reconnaît publiquement la validité. On critique les nouveaux sacrements bâtards mais on en affirme la validité. Mgr Fellay nous montre en grandeur nature ce qu’il peut y avoir de plus vil, de plus noir, de plus effrayant dans une âme d’ecclésiastique. Cela donne une idée de l’enfer. Derrière ses sourires Colgate se cache un loup ravisseur. Quand on le croise, mieux vaut changer de trottoir, c’est plus sage ! Il est l’évêque Cauchon du XXIe siècle. Il a bien mérité ce titre de gloire. Laissons-le lui pour l’éternité ! » [3]

Mgr Fellay, supérieur général de la FSSPX,

 dont l’oeuvre au service de Dieu

et de la Tradition est admirable,

est flétri et insulté de manière scandaleuse

par les milieux sédévacantistes.

Qu’un journaliste, soi-disant « catholique », rédige de tels propos montre en quelle piètre considération il tient la survie de la transmission du Sacerdoce catholique sacramentellement valide, fruit de l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ et transmis aux Apôtres pour le salut des âmes, lui-même obtenu par la Passion et le Saint Sacrifice de Notre Seigneur sur la Croix.

Et c’est cette analyse qui serait prétendument courageuse ? C’est cette position scandaleuse, schismatique et désorientée qui aurait une quelconque qualification pour distinguer ce qui relève ou non de la peur ? Mais c’est de la pure folie, un aveuglement insensé, et de très haut niveau qui plus est, copulant indignement et indécemment avec les pires démons modernistes désirant la disparition de la FSSPX, c’est-à-dire ceux qui travaillent sans relâche à la destruction de l’œuvre de la Tradition dans l’Eglise et voudraient la compromettre définitivement en la caricaturant aux extrêmes, selon l’excellente méthode bien connue de diabolisation, ceci évidemment pour s’en débarrasser à tout jamais !

III. Le vrai courage : la Tradition !

Nous le disons donc de façon catégorique, l’attitude consistant à proclamer la vacance du Saint-Siège à grands renforts d’expressions blessantes pour l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre et les évêques qui en sont à la tête aujourd’hui, fait de ceux qui s’en rendent responsables des alliés objectifs et directs des progressistes, des modernistes, des hérétiques et des gauchistes, c’est-à-dire, pour être clair, des pires ennemis les plus acharnés et furieux de la Papauté et de la catholicité romaine.

 « La seule vérité capable de changer les âmes,

c’est  la  Vérité de l’Eglise et de la Révélation ! »

Certes les papes modernes ont enseigné l’erreur sur le plan moral, pastoral et liturgique, et cela est une situation affreuse. Mais c’est un plus grand crime que d’abattre ce qu’ils représentent, malgré eux, dans leur charge, comportant un péril terrifiant car mettant l’Eglise dans une situation d’éclatement catastrophique et de division. C’est pourquoi, non seulement nous croyons démentielle cette attitude qui d’un côté rend un infini service aux ennemis de l’Eglise, et de l’autre travaille à détruire la Tradition. Il y a donc une profonde duplicité, est un puissant sophisme à appeler à la défense de la vérité, en substituant la vérité historique et l’idée de l’absence de pape, à la seule vérité capable de changer les âmes : la  Vérité de l’Eglise et de la Révélation.

La manœuvre est donc très misérable, et se drape sous les plis de la vertu, alors même que le courage auquel fait allusion l’histrion polémiste qui s’en revendique, et dont manqueraient les prélats dont on voudrait qu’ils soient « inflexibles lorsque la vérité est en jeu », appelant chacun à « tout perdre (travail, réputation, biens, famille, liberté, sa vie même s’il le faut) pour les certitudes qui sont les nôtres », serait celui du sédévacantisme et du négationnisme ! Comme on le constate, on est très loin, vraiment très loin, de ce à quoi nous appelle Jésus-Christ !

Conclusion

  Ainsi donc, bien sûr qu’il nous faut d’abord et avant tout « rechercher le royaume de Dieu et sa justice » (Matthieu VI, 31-33), en n’hésitant pas à consacrer nos vies à Dieu, en se comportant saintement, loin des illusions de ce monde, en préservant nos enfants et nos familles, en approfondissant la saine doctrine, en étant fidèles, pieux et inflexibles sur les principes, et pour d’autres, bénéficiaires d’un appel, à entrer dans les ordres, à s’engager dans le sacerdoce car l’Eglise a besoin de milliers de saints prêtres pour rétablir la foi.  Pour tout cela,  effectivement, il importe de risquer sans crainte aucune nos vies pour la conversion de cette société ténébreuse en témoignant des vérités de l’Evangile.

Mais témoigner, jusqu’au martyr si nécessaire, des vérités de l’Evangile, c’est ne pas se tromper de combat, ne pas s’épuiser et stériliser nos énergies en des luttes vaines et périphériques pour favoriser – même si notre sensibilité nous fait être plus proches du candidat de la fidélité nationale – l’élection du président d’un parti laïc et républicain dont on sait d’ailleurs qu’il a fort peu de chances d’accéder un jour au pouvoir, et surtout qu’il ne possède, comme tous les autres, aucune capacité à modifier la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons qui est d’origine spirituelle. Ce n’est pas, non plus, considérer qu’il faille inviter les uns et les autres à consacrer leur temps et leurs forces à des recherches savantes afin de  dire précisément la façon dont sont mortes certaines victimes de la seconde guerre mondiale, et proclamer leur nombre exact. Ces choses ont leur intérêt et peuvent modifier légèrement les bases idéologiques de la société – et nous ne cachons pas notre sympathie en soutenant ceux qui, comme Vincent Reynouard ou d’autres, vont jusqu’à la prison pour leurs idées – mais cet intérêt est néanmoins relatif par rapport à l’unique nécessaire : le triomphe et la Gloire de Jésus-Christ !

 

La seule politique réellement contre-révolutionnaire

 est de nature religieuse

 

Voilà notre conviction profonde. La seule politique qui soit réellement contre-révolutionnaire à présent est de nature religieuse, car il n’y a pas de solution politique aux problèmes de la société contemporaine, qu’il convient au plus vite de convertir et de ramener aux lois séculaires de l’Eglise !

Dès lors, si nous sommes convaincus de ce qu’est le combat que nous devons livrer au service de la foi, et que nous savons que seule la Tradition peut rebâtir la société chrétienne, rappelons-nous que la monarchie romaine qui fonde, fait et établit l’Eglise, est l’instrument, selon Joseph de Maistre, de réédification de la chrétienté. Or, cette monarchie, à la faveur du dernier concile, a-t-elle disparue, a-t-elle était abrogée, détruite, modifiée ? La réponse est  NON ! Par miracle Vatican II n’a pas touché à la Papauté.

Alors, si la fonction est intacte, oeuvrons et prions pour que demain surgisse un bon Pape qui, en convoquant un Vatican III de Tradition restaurera la foi de l’Eglise !  Tout autre attitude, dont celle particulièrement qui broie, lamine et ronge l’institution pontificale, qui concentre ses attaques contre la Tradition, à l’image des constantes critiques des milieux sédévacantistes, est une participation aux manoeuvres de Satan, qui sait suffisamment séduire les âmes pour de prétendues justes causes mensongèrement « courageuses », mais les entraîne en réalité directement dans les abîmes de l’Enfer !

 Notes.

 1. « Depuis 1958 et la mort de Pie XII, les hommes en blanc … occupent, occultent et éclipsent l’Eglise de Jésus-Christ (…) il est faux de réduire l’“Holocauste” à une simple question historique ou politique. Car la Shoah a d’évidentes implications morales et religieuses, qui sont d’ailleurs de plus en plus évidentes et de plus en plus effrayantes au fur et à mesure que le temps passe (…) Depuis bientôt deux ans, dans cette affaire Williamson, nous assistons à un permanent concours de lâcheté entre la Rome moderniste et la FSSPX. La Fraternité reconnaît la Shoah, condamne et marginalise l’évêque britannique pour ne pas compromettre l’accord qu’elle veut contracter avec le Vatican et ce dernier en rajoute pour complaire aux juifs et aux media qu’ils détiennent c’est la peur qui est le moteur du monde. C’est ce sentiment si commun à l’homme qui explique toutes les lâchetés, toutes les abdications, tous les renoncements, toutes les trahisons, toutes les ignominies.» (J. Bourbon, Benoît XVI, le préservatif et Mgr Williamson, Rivarol, n°2976 du 26/11/2010).

 2. Il faut se souvenir des écrits scandaleux et ignobles de Jérôme Bourbon – alias Petrus – dans le Forum catholique où il se délectait à commenter la déstabilisation de la Direction de la FSSPX lors des conflits avec d’anciens membres ayant choisi de se rallier à Rome, faisant fi des enjeux dramatiques de toute cette affaire pour la survie du Sacerdoce : « Cinq mois. Cinq mois désormais que la crise sans précédent de la FSSPX envahit la Toile, occupe les esprits, désoriente les lefebvristes, comble de joie les conciliaires, les Ecclesia Dei, les guérardiens et les sédévacantistes, tous opposés pour des raisons diverses à l’organisation écônienne et ayant eu maille à partir avec elle. On imagine aisément que les évêques conciliaires doivent s’injecter des intraveineuses de champagne devant une telle débâcle. Et tous les ennemis de la FSSPX, tant à sa gauche qu’à sa droite, peuvent s’exclamer, peut-être de manière prématurée et fort peu charitable (mais il faut les comprendre) : « morte la bête, mort le venin » ! Rien en effet ne semble devoir interrompre ou freiner un pourrissement accéléré de la FSSPX et de ses pseudopodes. » Petrus, 26 janvier 2005.  Ou encore : « Mais si les clercs de la FSSPX étaient dotés de ces éminentes qualités, il y a longtemps qu’on le saurait. C’est fou : quand je les vois ainsi remuer dans la vase, je ne peux m’empêcher de penser au portrait féroce mais ô combien véridique que dresse Bernanos du prêtre médiocre. Tout y est. Etonnant, non ? Quelle sera l’issue de cette crise qui n’en finit pas ? Dieu seul le sait mais une chose est sûre : plus rien ne sera comme avant. L’aura (immérité mais réel) de la FSSPX est définitivement en charpie; son unité à jamais compromise, sa crédibilité réduite en cendres, son avenir derrière elle. Mais après tout trente-cinq ans n’est-ce pas un bel âge pour mourir  ? C’est l’espace d’une génération. Et après la génération Lefebvre, ne serait-il pas temps de passer à autre chose? Si possible d’un peu plus sérieux, d’un peu plus doctrinal, et surtout, surtout, d’un peu plus humble ? » Petrus, 31 janvier 2005.  De même : « Il me semble logique de souhaiter l’anéantissement d’une œuvre dont on considère comme moi qu’elle est une imposture (…). En 1999 quand la Fraternité Saint-Pierre a connu une crise très grave, nombre de prêtres et de fidèles de la FSSPX s’en réjouissaient ouvertement et c’est logique dès lors qu’ils considéraient de leur point de vue que la FSSP avait trahi le combat de Mgr Lefebvre. Il me paraît assez normal que les conciliaires, les FSSP, les guérardiens et les sédévacantistes qui ont tous eu à se plaindre de la FSSPX, pour des raisons diverses, ne soient pas mécontents d’assister en direct à son autodestruction. Ce n’est pas nécessairement de la méchanceté, de l’envie ou de la cruauté. Mais il me paraît normal que si on considère qu’une œuvre est mauvaise, on souhaite son élimination. Personnellement je ne vois rien là de choquant. Pour ma part, une société qui se dit en communion (una cum) tous les jours au canon de la messe avec Jean-Paul II tout en lui désobéissant en tout, cela suffirait à mon sens à la condamner et à la disqualifier totalement. Mais il y a plus, beaucoup plus. Les cadavres sont en train de sortir du placard. On commence à voir l’envers du décor et à prendre conscience de la réalité de la FSSPX, de ses mensonges, de ses injustices, de sa tartuferie. » Petrus, 6 mars 2005.  De nouveau : « Comme me faisait justement remarquer une dame à la pointe du combat depuis trente ans : « que vouliez-vous qu’il sortît de bon d’une source empoisonnée comme Lefebvre qui a dit et fait tout et le contraire de tout? » En une phrase, tout est dit. Chapeau, la FSSPX ! Rideau ! » Petrus, 6 mars 2005.

3. Voici quelques morceaux choisis d’un article singulièrement ignoble et vomitif de l’actuel plumitif de Rivarol, écrit après la levée par Rome des excommunications en janvier 2009 à l’encontre des évêques sacrés par Mgr Lefebvre, dans lequel il s’en donne à coeur joie sur la FSSPX et Mgr Fellay : « Le lefebvrisme n’est qu’un condensé de faux résistants, de rebelles de pacotilles…Ah il peut être fier de lui, le Nanard [lire Mgr Bernard Fellay] : il a bien mérité du diable. Si avec tout cela, il n’a pas la pourpre cardinalice, c’est à désespérer de trahir et de vendre ses frères.(…) Il fallait le voir, Bernard Fellay interrogé par la télévision suisse romande [à propos de l’affaire Mgr Williamson]. Il était blême, il faisait pipi sous lui, le héros de la foi : « nous sommes très gênés par cette histoire » disait-il car cela pourrait accréditer la thèse que nous sommes antisémites. Horresco referens ! (…) Ils se croient des héros alors qu’ils ne sont que des zéros, des âmes éprises de vérité alors qu’ils ne croient qu’en la basse politique et en la diplomatie ! Comme si cette crise affreuse de l’Eglise pouvait se résoudre par des pourparlers, des protocoles, des statuts canoniques, c’est grotesque ! (…) Bernard Fellay, ce qu’il veut c’est son confort. Il est prêt à une petite chapelle tridentine dans le grand Panthéon des fausses religions. Car évidemment à Rome rien n’a changé et rien ne changera.  (…) On est à fond dans la com’ ! Et la fable selon laquelle Ecône a converti ou est en train de convertir Rome a de beaux jours devant elle. Tenez-vous bien, chers amis, ce n’est pas la Fraternité qui capitule et renie la foi catholique, non, c’est le Vatican qui revient à la Tradition ! Peut-on aller plus loin dans le mensonge et l’imposture ? (…) Comment expliquer un tel reniement de la FSSPX ? (…) (Petrus, Le naufrage de la Fraternité Saint-Pie X, février 2009).

59 commentaires leave one →
  1. Grégoire permalink
    1 décembre 2010 11:04

    Votre position d’intransigeance doctrinale ne souffre aucune contestation.

    Vous dites clairement le piège que constitue l’illusion consistant à fonder un espoir sur un changement politique, alors que cette société impie a besoin d’être convertie.

  2. PEB permalink
    1 décembre 2010 11:05

    Pour en revenir au I, le magistère privé a eu des paroles quelque peu audacieuse sinon imprudentes mais sans préserver l’essentiel. L’exemple du Saint-Père évoque notamment les garçons asiatiques livrés à la lubricité de touristes occidentaux en mal de sensation. Le Pape suppose que, dans ces situations extrêmes où le seul bien qui reste à sauvegarder est la santé personnelle et publique, l’utilisation du préservatif est non pas licite, non pas moral mais envisageable.

    Selon saint Thomas d’Aquin et la Tradition, on est dans le cas typique où une conscience faussée au for externe, notamment par un esclavage de fait sinon de droit, reste droite au for interne lorsqu’elle pose un acte effectivement mauvais mais conforme à ce qu’elle estime, autant qu’elle peut le savoir et agir, juste. C’est dans ce cadre, que le Pape estime que la démarche de l’esclave sexuel, rarement volontaire, commence un début de démarche morale, certes insuffisante mais qui est le début du chemin vers la chasteté authentique.

    De toute manière, lorsque le Pape signe Joseph Ratzinger-Benoît XVI, il pose que ce qu’il dit est du pur magistère privé n’engageant en rien l’autorité apostolique. Il parle sans l’assistance surnaturelle du charisme d’infaillibilité. L’homme qui incarne la Papauté souhaite livrer ses états d’âme afin sans doute de donner à comprendre le chemin de sa pensée. Au principal, le Saint-Père ne renie rien des hautes exigentes morales et spirituelles de la vie évangélique. Bien au contraire.

  3. gerard seel permalink
    1 décembre 2010 11:17

    De toute façon toute cette bande de cons sédévacantistes sera jugée sur la charité et non sur leurs discours …. que font-ils pour le bien des âmes, la formation des prêtres, pour les pauvres et les sans abris, la conversion des peuples ?

    • Hilaire permalink
      2 décembre 2010 11:43

      Jérôme Bourbon/Petrus ose écrire que Mgr Fellay, qui est entré au séminaire d’Écône en octobre 1977 alors qu’il avait 19 ans, qui a consacré sa vie au maintien du sacerdoce catholique et fut toujours d’une fidélité absolue à l’égard de Mgr Lefebvre, aujourd’hui supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X depuis 1994, est « l’évêque Cauchon du XXIe siècle » !

      Ce Bourbon est un infâme personnage doublé d’un irresponsable.

  4. Charles permalink
    1 décembre 2010 11:57

    Merci beaucoup pour cet article. Il était nécessaire ces derniers temps que certaines choses soient dites !

  5. avouedusaintsepulcre permalink
    1 décembre 2010 12:15

    Je ne souscris pas aux débordements sédévacantistes de Bourbon, bien entendu, ni même à ses appels pour la destruction de la Fraternité. Je veux reconstruire la Tradition, c’est évident. Mais pas sur des faux-semblants et des mal-entendus. La question est cruciale. Si on interroge un évêque sur des questions fâcheuses, il a le devoir de dire ce qu’il pense en son âme et conscience. On peut retourner le problème dans tous les sens, nulle part dans les Evangiles il ne nous est prescrit de « mentir » pour le bien commun. La Vérité est une, elle ne se divise pas. La philosophie de l’histoire tirée de l’extrapolation de certains faits historiques peut avoir des conséquences énormes, y compris pour l’Eglise elle-même qui a été attaquée sur ce sujet à de nombreuses reprises. Je pense même à l’instar de Jérôme Bourbon que la question soulevée revêt des aspects symboliques voir théologiques. N’oubliez pas que dans certains établissements catholiques, on envoie nos jeunes têtes blondes en retraite spirituelle en Pologne, et pas pour y admirer les magnifiques églises de ce pays très catholique.

    Jusqu’où s’arrête la critique de la modernité. Selon les Pierristes, il ne faut pas critiquer trop ouvertement l’Eglise et le Concile de Vatican II de peur de faire tomber tout l’édifice. Selon la Fraternité Saint Pie X, on critique le concile mais pas trop l’Eglise de peur de faire tomber tout l’édifice. Quelle différence ? A mon sens, il faut dire le Vrai autant que possible et proclamer son amour indéfectible de l’Eglise, y compris dans ses erreurs qui doivent être soulignées, précisément pour qu’elle s’améliore.

    Ma conclusion est qu’il faut faire preuve d’un minimum d’intrépidité, sans pour autant tomber dans les excès sédévacantistes de Jérôme Bourbon. Nous avons parfois trop souffert de nos calculs politiques et je pense que de côté là, le bouillant rédacteur en chef de Rivarol n’a pas tout à fait tort.

    Amicalement dans le Christ, merci encore une fois pour vos efforts doctrinaux.

    • calixte permalink
      1 décembre 2010 20:37

      Que Mgr Williamson ait souhaité dire ce qu’il pensait de la shoah ne nous choque pas outre mesure ; son opinion est respectable, il ne conteste aucun dogme d’Eglise et se contente de souligner dans l’entretien accordé à la télévision suédoise que d’après ce qu’il a pu lire il ne considérait pas comme crédibles les affirmations gravées dans le marbre par les vainqueurs de 1945.

      Le problème c’est que ces dites affirmations sont protégées par la loi, ce que n’ignore pas Mgr qui le rappelle au journaliste en lui demandant de conserver ses déclarations comme confidentielles. On sait aujourd’hui ce qu’il est advenu de l’entretien, livré avec empressement à toutes les télévisions internationales et utilisé au maximum pour ruiner les accords qui venaient d’être signés entre Rome et la FSSPX.

      Je reprends ce que nous avions publié à l’époque : « Dans ce qui vient de se passer, ce que beaucoup ne voient pas, c’est qu’il s’agit de bien autre chose au fond que d’un débat sur la shoah qui ne joue en la circonstance qu’un rôle de pur prétexte – au-delà des complexes relations diplomatiques du Vatican avec l’Etat hébreu mises à mal depuis des mois, et dont les évènements de la bande de Gaza, territoire qualifié récemment par Le cardinal Renato Martino, ministre de la Justice et de la Paix du Vatican de « camp de concentration » référence qui a dû être plus que modérément appréciée par Israël – il s’agit de la lutte entre deux tendances antagonistes et irréconciliables à l’intérieur de l’Eglise, d’un côté le parti conciliaire crispé jusqu’à la névrose sur une défense féroce et furieuse de Vatican II, et de l’autre les fidèles de la Tradition catholique qui furent durement marginalisés après le dernier Concile et que beaucoup souhaitent tenir définitivement et pour toujours à grande distance de Rome. »

      Cf. L’affaire Mgr Williamson et ses enjeux cachés
      http://www.la-question.net/archive/2009/02/11/mgr-williamson-l-impossible-antisemitisme-chretien.html

      Toutefois, évidemment que la question de la shoah a des implications dans la théologie conciliaire, et pas seulement d’ailleurs car toutes les sociétés occidentales vivent sous l’emprise de cette idéologie dominante et tyrannique. Là où les choses se compliquent, c’est que cette idéologie fonctionne comme un « objet magique », et l’erreur de ceux qui s’affrontent à cet objet – erreur qui n’est pas uniquement celle de Jérôme Bourbon – est de croire que l’on peut combattre les croyances irrationnelles avec des raisonnements logiques et des démonstrations scientifiques. Méprise tragique ! On peut opposer, et ce n’est faute de l’avoir fait depuis des décennies (de Rassinier à Faurisson), des preuves, des analyses, etc., rien n’est en mesure de détruire la puissance du dogme qui s’abat, y compris judiciairement, sur les téméraires, et les disqualifient définitivement les transformant, avec leurs idées, en citoyens de troisième zone et des pestiférés définitivement.

      La position que nous défendons est d’éviter ce piège et de miser uniquement sur une réponse religieuse. Car en effet, et c’est ce qu’explique Joseph de Maistre dans les « Considérations sur la France » qui avait compris que derrière la Révolution se trouvait une force spirituelle démoniaque (la même que celle qui dirige la partition aujourd’hui), face à un objet sacré idolâtrique et ténébreux il faut uniquement opposer avec force les dogmes de la religion, et pousser au maximum sur ce terrain en n’en déviant jamais – et l’antijudaïsme théologique participe de ce combat au premier chef car il y a bien un lien entre l’état terrifiant de nos sociétés, la déchristianisation, la désorientation générale, l’idéologie tyrannique, et les perspectives d’une religion qui souhaite dominer le monde et les esprits.

      Bien sûr que l’intrépidité, très mal contrôlée et à certains égards assez naïve, de l’éditorialiste de Rivarol peut avoir des aspects sympathiques et un panache séduisant. Mais Bourbon dirige un journal et vend du papier. Il en a les atavismes et la méthode, sa stratégie maladroite est celle d’un polémiste (croire encore par exemple que la lutte politique est un levier effectif du changement relève de l’illusion enfantine).

      Mais ce qui est plus grave, discours que nous ne laisserons jamais passer et face auquel il faut réagir avec « intransigeance », ses arguments sédévacantistes sont singulièrement malfaisants, car attaquer comme il le fait avec une haine délirante la Fraternité Saint Pie-X et la Papauté, s’est collaborer avec nos pires ennemis à la destruction des ultimes éléments capables de réédifier la civilisation chrétienne en Europe.

      Mgr Fellay, insulté, méprisé de manière scandaleuse et honteuse par Bourbon et les sédévacantistes, dirige la FSSPX, c’est-à-dire l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre, comportant des séminaires, des monastères, des écoles, des chapelles, des églises, sur pratiquement tous les continents, et cette œuvre, providentielle s’il en est, est la planche de salut non seulement de l’Eglise, mais de la chrétienté et donc du monde.

      Lorsqu’on réfléchit un instant aux enjeux considérables auxquels nous sommes confrontés, le choix est donc très vite fait entre les gesticulations oratoires et les diatribes sédévacantistes d’un Jérôme Bourbon alias Petrus, et la réédification – sous les auspices saints et sacrés de la Tradition – de l’Imperium Europa.

    • PEB permalink
      1 décembre 2010 22:48

      Sur la Shoah, le vénérable Jean-Paul II a condensé l’enjeu théologique dans l’aphorisme: « Auschwitz, c’est le Golgotha du Monde. » Que de cris de protestation pour ces quelques mots! Ces cris condamnent devant le Ciel ceux qui les profèrent. Car quel meilleur hommage que d’associer les morts au trône de Notre Seigneur!

      La solution chrétienne et évangélique est évidemment de conformer ces nombreuses victimes au Calvaire sinon aux saints innocents. De ce fait, on sort de la sidération en relativisant l’évènement dans une perspective spirituelle ou, du moins, religieuse et morale. Mais ça, les vautours du dogme officiel ne veulent pas en entendre parler. La lumière de la Croix glorieuse doit les aveugler.

      N’est-ce pas là au fond un négationnisme de seconde espèce? Ce dernier est inattaquable juridiquement car il ne nie pas la réalité de la chose mais en nie la singularité en en « banalisant » la lecture. C’est la seule attitude possible en l’état actuel du moment.

    • apostolatus specula permalink
      2 décembre 2010 11:58

      Stanislas Fumet, dès 1925, c’est-à-dire bien avant de la shoah et la nouvelle religion qui s’en suivit faisant de l’holocauste un nouveau paradigme théologique, parlait déjà de nos “frères aînés” à propos des juifs, expression employée par Adam Mickiewicz (1798-1885) en 1842, ami de Andrea Towianski (1799-1878).

      Cette expression sera intégralement reprise par Jean-Paul II en 1986, après avoir défini « Auschwitz le Golgotha du Monde », précisément selon les idées d’Adam Mickiewicz.

  6. L'Helice permalink
    1 décembre 2010 17:08

    1. Vous n’abordez pas ici la question de la petite élite qui resterait chaste dans le mariage et serait selon Ratzinger un « modèle fascinant » pour les autres… J. Bourbon en parle dans l’article, il me semble. L’association avec les paroles sur le préservatif est assez malheureuse.

    2. Vous ne discutez pas non plus l’argument suivant: que Ratzinger savait qu’il y aurait une polémique, savait que ses propos seraient déformés, savait, quelles que soient ses paroles exactes, que beaucoup en profiteraient pour pécher en toute bonne conscience… et il les a tenus malgré tout. Dans ma famille on me demande déjà pourquoi je n’utilise pas le préservatif, « puisque même le Pape blabla… et qu’il a parlé de maladie, pas forcément le sida, et qu’une nouvelle grossesse, quand on a plusieurs enfants, c’est pire qu’une maladie, blabla. » Merci ratzinger.

    3. Vous donnez du Sa sainteté à tout bout de champ, pourtant vous dites que les papes peuvent être hérétiques, sans parler de leur possible immoralité. Dans ce cas, notre Très Saint Père Benoît XVI est un hérétique et je souhaite qu’il débarrasse le plancher les pieds devant le plus vite possible. Entre les salamalèques dans les mosquées et les synagogues, et maintenant son torchon qu’il a le culot d’intituler « Lumière du monde », pour moi la coupe est pleine. Voilà des paroles qui ne devraient guère choquer les pourfendeurs du sédévacantisme que vous êtes, puisque j’ai dit « St Père ».

    4. Quant à la réunion des deux thèmes, B XVI et Williamson dans le même article, ne me dites pas que Bourbon est le seul à avoir remarqué que la frat’ s’est tue sur THE sujet scandaleux du moment et a préféré donner cet ultimatum ridicule à Williamson, pour bien montrer de quel côté ils étaient. Il ne faudrait pas mettre en danger le ralliement prochain: après les anglicans, les intégristes sont les suivants sur la liste!

    5. Je vous conseille de supprimer les citations de Pétrus, il écrit si bien qu’on ne peut s’empêcher de sourire, j’ai pris plaisir à relire tous ces passages, malheureusement ils datent d’une époque où la censure n’était pas si sévère sur le FC. De nos jours on n’a plus droit de rien sinon oui à tout et surtout à Sa sainteté sérénissime.

  7. calixte permalink
    1 décembre 2010 23:49

    L’Helice

    1. L’élite chaste et pure, respectueuse de la doctrine évangélique, sait combien l’Eglise depuis toujours la considère comme étant bénie de Dieu et réceptrice de la grâce sanctifiante qui permet, dès ici-bas, la vie surnaturelle de l’âme : « Ceux-là, s’élèvent au-dessus de la multitude par leur vertu et leur familiarité avec Dieu, tenant le rôle de l’âme par rapport au corps ou de la pensée par rapport à l’âme…» (Saint Grégoire de Nazianze).

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/03/27/la-chastete-sacerdotale-du-pretre-catholique/

    2. Nous ne discutons-pas l’idée que Sa Sainteté Benoît XVI savait qu’il y aurait polémique en imaginant que « beaucoup en profiteraient pour pécher en toute bonne conscience », car nous n’avons pas pour habitude de faire des projections sur les opinions pontificales, ce que vous faites, en imputant une intention sans preuve au pape, ce qui s’appelle, en droit positif, un procès d’intention.

    3. Par ailleurs oui, nous donnons du « Sa Sainteté » au pape, car il faut lui donner ce titre qui est le sien, puisque successeur de Saint Pierre à la tête de l’Eglise.

    Mais le Saint Père en porte d’autres :

    – Vicaire de Jésus-Christ.
    – Successeur du prince des apôtres.
    – Pontife suprême de l’Église universelle
    – Souverain de l’État de la Cité du Vatican.
    – Serviteur des serviteurs de Dieu.
    Etc., titres que vous devriez connaître et utiliser lorsque vous parlez de Benoît XVI, comme tous les catholiques.

    4. Mgr Fellay et la FSSPX, savent très bien ce qu’ils font dans leur relation avec Rome et la gestion du « SUJET », qui a des implications bien plus larges que les seuls éléments relatifs à la recherche historique des spécialistes de la seconde guerre mondiale, mais intervient sur des questions extrêmement sensibles car on est dans des domaines emplis de pièges multiples. Et de ce point de vue, afin de mettre à jour ce que dissimule la pensée dogmatique tyrannique, nous croyons beaucoup plus judicieux et surtout efficace de frapper au cœur de l’idéologie judaïque et travailler à la dénonciation théologique du sionisme.

    Voyez :

    – Le Sionisme et l’Antéchrist ou le sens véritable du « retour » des Juifs en Israël
    http://www.la-question.net/archive/2009/11/07/le-sionisme-et-l-antechrist.html

    – Le Chef des Juifs : l’Antéchrist ! Le ténébreux secret du projet sioniste
    http://www.la-question.net/archive/2009/11/28/le-chef-des-juifs-l-antechrist.html

    – Israël : la « Synagogue de Satan ! » ou la nature perverse du judaïsme après Jésus-Christ
    http://www.la-question.net/archive/2010/02/03/israel-la-synagogue-de-satan.html

    5. Enfin, pour ce qui est des infectes citations de Petrus/Bourbon, qui démontrent le caractère fantaisiste, aveugle et désorienté de sa réflexion religieuse, et le peu de sérieux qu’il faut conférer aux idées du personnage, nous considérons au contraire que de donner une certaine publicité à ses écrits, permettra à beaucoup de lecteurs qui l’ignoraient de mesurer ce que sont en réalité les absurdes et délirantes positions de l’actuel directeur de Rivarol.

    • L'Helice permalink
      2 décembre 2010 18:54

      A Calixte,

      Sans grande surprise, vous ne répondez pas à mes objections. D’abord, la minorité chaste à laquelle je faisais allusion était celle des chrétiens mariés qui vivent la chasteté conjugale, et sont selon B XVI une espèce en voie de disparition. C’est encourageant. Surtout dans un livre où le préservatif n’est plus « mis à l’index ». C’est à dire que non seulement il y a ces fameuses paroles contestées, mais en plus aucune exhortation à vivre de la seule façon qui permette d’être sauvé. On dit aux mous de rester mous, et ceux qui vivent selon les commandements de l’Eglise sont « un exemple fascinant » plutôt que la norme.

      Ensuite vous ne lisez pas dans les pensées de Ratzinger, fort bien; vous envisagez donc qu’il puisse être stupide ou sénile et n’ait donc pas prévu la polémique que ses paroles susciteraient. Cela va bien avec votre discours, qui a toujours été celui de la FSSPX: on donne au « pape » tous ses titres mais on le traite comme le dernier des abrutis, « il ne sait pas lui, ce qu’est la Tradition, on va lui expliquer, nous les purs ». Ainsi de ce sermon une fois à St Nicolas: « intention de prière du pape de ce mois: l’oecuménisme, comparez mes frères avec l’intention de nos chers petits de la croisade eucharistique … » sous entendu : la prière de nos petits tradis est plus catholique que la prière du pape. Et c’est constant: vous désobéissez, vous critiquez, vous méprisez, mais on dit le Saint Père et on attend son couronnement. De qui se moque-t-on?

      Une réflexion pour la route: un prêtre conciliaire me dit un jour qu’il fallait accepter le concile ou être sédévac, qu’il n’y avait pas de juste milieu. Car il faut se soumettre au pape et croire en son infaillibilité, ou dire qu’il n’est pas pape afin de désobéir en toute bonne conscience. En dehors de ces deux options, il n’y a rien de catholique.

      Un petit nota bene enfin : savez-vous pourquoi Reynouard est en prison? Et vous fustigez Bourbon qui est révisionniste…

    • calixte permalink
      3 décembre 2010 00:23

      L’Hélice

      C’est prêter généreusement à vos remarques précédentes que de les qualifier, par vos propres soins, « d’objections » ; tout au plus peut-on les désigner comme de simples considérations sédévacantistes très convenues et archi classiques.

      Revenons donc à ces considérations puisque vous semblez y tenir.

      Je soupçonnais évidemment que votre allusion à la « minorité chaste » visait les catholiques mariés, mais j’imaginais, à tort visiblement, que vous connaissiez les déclarations du Saint Père au sujet du caractère divin du mariage, ce qui m’encouragea a insister sur le cas particulier du prêtre.

      De ce fait réparons votre ignorance par les déclarations de Benoît XVI qui, mais cela n’est pas surprenant, intéressent beaucoup moins les médias, et sont bien sûr totalement passées sous silence par Jérôme Bourbon :

      « Citant saint Augustin (De Genesi ad litteram, livre 9, chap. 7, n. 12), Pie XI identifie les trois biens du mariage comme étant les enfants, la foi conjugale et le sacrement (CC, no. 10).
      – Le premier bien, et le plus grand, est la procréation des enfants (CC, n. 11-18 ; voir Gn 1,28 et 1 Tm 5,14). Par la procréation, le mari et la femme coopèrent intimement avec Dieu en assurant la continuité de la race humaine. Ils se chargent d’élever et d’éduquer leurs enfants. En raison de la nature noble du mariage, les nouveaux enfants de Dieu sont confiés aux mains de leurs parents.
      – Le deuxième bien du mariage est la fidélité conjugale (CC, n. 19). Dans le mariage, le mari et la femme sont unis si intimement qu’ils deviennent » une seule chair » (Mt 19,3-6 et Eph 5,32 ; cf. Gn 1,27 et 2,24). Par la chasteté conjugale et l’exclusivité absolue, le mari et la femme harmonisent toute leur vie dans le soutien mutuel, le don de soi et le service de Dieu (voir 1 Cor 7,3 ; Eph 5,25 ; Col 3,19 ; et CC, n. 20-30).
      – Le troisième bien du mariage est la dignité sacramentelle. Le Christ a élevé l’institution du mariage contracté entre deux baptisés à la dignité de sacrement, ce qui en fait un instrument de la grâce sanctificatrice et une représentation de l’union du Christ et de son Église (voir CC, n. 31-43 ; et HV, n. 8). Pie XI ajoute : » Par le fait même, par conséquent, que les fidèles donnent ce consentement d’un cœur sincère ils s’ouvrent à eux-mêmes le trésor de la grâce sacramentelle, où ils pourront puiser des forces surnaturelles pour remplir leurs devoirs et leurs tâches fidèlement, saintement, persévéramment jusqu’à la mort » (CC, n. 40 ; cf. HV, n. 8 et 9).
      Ces trois bénédictions, la procréation des enfants, la fidélité mutuelle et, pour les baptisés, la grâce sacramentelle, sont fondamentales et inséparables dans le mariage. »
      (Benoît XVI, Le mariage est une institution divine- Cité du Vatican, le 04 octobre 2008).

      Ceci est en parfaite continuité avec la doctrine de l’Eglise. Rien qui ne contredise l’enseignement constant du Magistère, ce qui me permet de vous signaler au passage que lorsque le pape dispense la vérité traditionnelle il n’y a pas de raison valable à ne pas l’écouter.

      En revanche, s’il s’écarte de cette vérité, lui ou un autre membre de la hiérarchie, il convient de leur résister et de refuser les nouveautés.

      Mais cette attitude serait-elle, selon la réflexion de votre brave curé conciliaire, un acte contraire à la discipline catholique ? Devrions-nous, d’après cette absurde logique « modernisto-sédévacantiste », accepter le concile ou devenir sédévac ?

      Une nouvelle fois vos lacunes importantes, qui sont également celles de votre prêtre conciliaire, méritent d’être corrigées, car la résistance à l’erreur est regardée comme absolument légitime par les docteurs de l’Eglise.

      Saint Thomas d’Aquin enseigne :

      – « On doit observer que, si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. C’est ainsi que Paul, qui était sujet de Pierre, réprimanda celui-ci en public suite au danger imminent de scandale concernant la foi et, comme le dit St. Augustin dans son commentaire sur Gal II, 11: « Pierre donna un exemple à ses supérieurs que, si à n’importe quel moment, ils devaient sortir de la voie droite, ils devraient s’attendre à être repris par leurs sujets. » Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2.

      St. Robert Bellarmin souligne de même :

      « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

      Vous le voyez, vos arguments sédévacantistes sont le fruit inexact d’une conception faussée de l’infaillibilité et d’une logique déformée. Car il y a bien un juste milieu entre la soumission aveugle et la révolte schismatique, un juste milieu qui est précisément, non la position de la FSSPX, mais de l’Eglise.

      Lisez :

      « Il est licite de résister [au pape] en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté, mais il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

      De la sorte, votre sédévacantisme grandement erroné vous fait donc être désobéissant et profondément infidèle à un double titre :

      – Vous ne résistez pas, comme l’enseignent, entre autres, s. Thomas et s. Robert Bellarmin, à l’intérieur de l’Eglise pour œuvrer à son redressement doctrinal, manquant gravement à votre devoir de membre qui a l’obligation formelle de défendre la Tradition.

      – Vous jugez le pape, alors que vous n’en avez, ni vous ni personne en ce monde, l’autorité nécessaire, déclarant de manière insensée le Siège de Pierre vacant en ne reconnaissant plus le Pape, vous conduisant comme de sinistres schismatiques très coupables, contribuant, avec les ennemis de la divine institution, à la division de l’Eglise.

      ***************

      NB. Vous aurait-il échappé que Vincent Reynouard n’est point en prison pour cause de sédévacantisme ? Le défendre c’est donc s’opposer, comme il est normal, au délit d’opinion et aux lois judiciaires qui transforment des affirmations historiques en un dogme d’Etat. De son côté, Jérôme Bourbon, qui agite sa plume dans son journal, peut avoir les idées qu’il veut sur la shoah nous n’y voyons pas d’inconvénient, mais qu’il méprise la FSSPX, insulte ses prélats et souhaite ouvertement la destruction de l’œuvre de Mgr Lefebvre, là on est dans l’inacceptable absolument indigne et scandaleux, et nous ne manquons pas de le faire savoir !

    • Vehementer permalink
      3 décembre 2010 00:47

      La logique des sédévacs (qui est la même que celle des modernistes comme vous le soulignez justement calixte), est complètement absurde.

      L’Hélice écrit : « il faut se soumettre au pape et croire en son infaillibilité, ou dire qu’il n’est pas pape afin de désobéir en toute bonne conscience. En dehors de ces deux options, il n’y a rien de catholique.»

      Rappel :

      « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir. Les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

      Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

  8. avouedusaintsepulcre permalink
    2 décembre 2010 09:21

    Ces citations mettent effectivement une lumière nouvelle sur les égarements de Jérôme Bourbon que l’on retrouve d’ailleurs chez Vincent Reynouard. Il semble que le diable aime à infester les élans du cœur les plus purs. Car j’aime à penser que Jérôme Bourbon et d’autres sédévacantistes sont bel et bien « pavés de bonnes intentions ». Gardez donc une place dans votre jugement implacable pour une certaine compréhension de leurs écrits. Certes, ces élans sont infantiles mais étant moi même sujet à ce type d’élans, je puis vous dire qu’ils procèdent souvent de bonnes intentions. N’est pas un saint qui veut.

    Je vous suis totalement sur tous les sujets et j’en comprends désormais mieux la portée. J’espère juste que les orientations théologiques que vous préconisez comme solution optimale sont parfaitement suivies par la Fraternité. La relativisation du fait historique me paraît effectivement un bon angle d’attaque. Je pensais hier aussi à cette attitude que le Christ aimait prendre : s’éloigner de la foule parce que Son heure n’était pas encore venue. « Le martyr fuit le martyr », c’est un fait…Mais lorsque le martyr survient, il faut l’accepter d’un cœur léger comme le fait Monseigneur Williamson en ce moment. Cet échange m’a permis de mettre beaucoup d’idées au clair. Je vais tenter désormais de me conformer à vos préceptes en insistant autant que faire se peut sur la restauration doctrinale pleine et entière de l’Eglise et sur le nécessaire respect qu’il faut avoir vis-à-vis de Sa Sainteté. Car je suis convaincu comme vous à la suite de De Maistre (ou de l’Abbé de Nantes) que c’est la pierre d’angle de toute restauration.

    Enfin, comme vous le notez, il est un fait que l’écriture journalistique, de même que la fréquentation trop fréquente des forums sur internet, parce qu’elles sont modernes par essence, marquées par l’instantanéité, conduisent ceux qui les pratiquent assidument à se couper d’une nécessaire maturation de leurs idées. Un constat de plus enjoignant nos lecteurs et les vôtres à ne se connecter et intervenir qu’avec parcimonie.

    En union de prières,

    L’avoué

    • PEB permalink
      2 décembre 2010 14:23

      Je pense, Avoué, que vous parlez d’or.

      Un pasteur doit éviter de se jeter dans le gueule du lion inutilement: on n’est pas (plus, encore?) au cirque. L’ évêque doit garder une grande prudence sur ces matières. Le Maître lui-même nous a enseigné de ne pas se laisser sidérer par la singularité de l’évènement catastrophique (Lc 13, 1-6). Ce qui compte d’abord, c’est le bien des âmes. Le scandale est à éviter car cela trouble les esprits faibles et, parfois, enfantins de nos contemporains (Lc 17, 1-2).

      Cependant, la relativisation non pas factuelle mais religieuse et morale est la bonne attitude. Concrètement, il s’agirait de pratiquer la reductio ad Herodes. Ce saut quantique conceptuel détruit les prétentions à la victimisation perpétuelle et réduit à néant le concept fumeux de culpabilité collective éternelle à l’égard de jeunes gens tout à fait étrangers à la période funeste 1933-1945, ce poison étant typique de l’inversion accusatoire des fils des déicides.

      A ce titre, Jean-Paul II avait raison de parler du « Golgotha du Monde. » Même sur la dialectique discutable voire erronée des « frères aînés »*, on peut émettre un jugement correct. En suivant le Pr René Girard, tout lieu où l’innocent est mis à mort sans raison (Ps 68, 5) est ce « Golgotha du Monde » car la, victime est, dans cette optique, conformée au Crucifié. D’une certaine manière, on pourrait faire un rapprochement entre les saints innocents, Louis XVII, les enfants gazés et ceux tués dans le sein maternel pour le seul crime d’exister au mépris de la raison d’Etat ou bien du seul désir (cf. la Dame à la Licorne).

      *En toute rigueur, le Baptiste est l’ultime « frère aîné » dans la Foi (Mt 11, 10-15).

    • Medinaceli permalink
      3 décembre 2010 01:18

      Voici qui est très juste : « l’écriture journalistique de même que la fréquentation trop fréquente des forums sur internet, parce qu’elles sont modernes par essence, marquées par l’instantanéité, conduisent ceux qui les pratiquent assidument à se couper d’une nécessaire maturation de leurs idées. »

      Ceci explique qu’il soit nécessaire, pour un catholique, de se garder des opinions inconséquentes répandues sans conscience, et de vérifier intérieurement si certaines idées sont conformes à la doctrine de l’Eglise.

  9. gerard seel permalink
    3 décembre 2010 10:38

    Et pendant tout ce temps vous ne priez pas et ne faites pas la charité !
    + Jésus

    • petittroupeau permalink
      4 février 2013 21:02

      Qu’en savez vous? Etes vous les envoyés de DIeu, c’est vous qui sondez les reins et les coeurs en son nom?

  10. hannibalgenga permalink
    3 décembre 2010 11:31

    Vehementer

    Ce qu’indique saint Robert Bellarmin, montrant l’erreur des sédévacantistes, n’est ni plus ni moins que l’attitude prônée depuis le début par la FSSPX (ou l’abbé de Nantes), face au rejet de la Tradition par les papes conciliaires :

    « Les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

    Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

  11. PEB permalink
    3 décembre 2010 14:57

    J’aurais une question.

    Le vulgaire dit qu’on a toujours les dirigeants que l’on mérite.

    Le Pape a beau être vice-roi de l’Univers et exalté au service des serviteurs de Dieu (nous autres pauvres mortels), ce n’est pas moins un contemporain. Peut-on alors appliquer ce proverbe à nos pontifes?

    Après tout, le Pape a été formé dans les mêmes séminaires et les mêmes universités que les autres. Il a été appelé surnaturellement par l’Esprit mais par le truchement naturel de ses pairs.

    Est-ce que la Question pourrait éclairer ma lanterne?

    • 4 décembre 2010 13:44

      PEB

      Le Pape est, à l’évidence, un contemporain. Comment pourrait-il d’ailleurs échapper à son temps, nul homme ne le peut, et sa fonction, qu’il acquiert de « droit divin », si elle fait de lui le successeur de Pierre, c’est-à-dire la plus haute autorité spirituelle en ce monde, ne modifie évidemment en rien la nature de ce qu’il est et fut.

      Certes, sa charge Pontificale, lorsqu’il exprime la doctrine de l’Eglise et souhaite utiliser ce pouvoir, lui confère la capacité de s’exprimer infailliblement. Mais le théologien privé a une histoire ; il a eu des maîtres, et donc des influences. Il est ainsi normal que ses analyses manifestent sa sensibilité personnelle en divers sujets sur lesquels il possède une opinion, une manière de voir les choses. Et il n’y a en cela rien d’extraordinaire, ni de choquant.

      L’important est que les fidèles soient capables de distinguer les deux aspects dans le Pontife, en n’imputant pas des positions théologiques, parfois discutables, à l’Eglise, positions qui ne sont que celles de l’homme privé qui occupe la charge suprême.

      C’est pourtant une erreur courante, d’autant depuis le dernier concile, où certains se font un malin plaisir d’inférer les déclarations, parfois audacieuses, des Papes, comme si elles relevaient du Magistère infaillible. Ce piège, car s’en est un, a des conséquences néfastes, en particulier sur l’image, et l’immense respect que tout fidèle doit avoir vis-à-vis de la fonction pontificale, et surtout conduit directement au sédévacantisme schismatique.

      A d’autres périodes de l’Histoire, certains pontifes ont eu des attitudes erronées, ont soutenu des thèses contestables (Libère, Vigile, Honorius, Jean XXII en sont des exemples frappant), ont également, par leur conduite morale, pu énormément scandaliser (et les débauches, crimes, actes de cruauté et sacrilèges des Jean X, Léon VI, Jean XI, Etienne VIII, Jean XII, n’ont rien à envier à ceux d’Alexandre VI), sans même parler de l’étrange stratégie de certains Papes après la Révolution (Pie VI, Pie VII, et même ce bon Léon XIII).

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/#comment-12047

      Il n’empêche qu’il fallait – et c’est précisément ce que firent les catholiques fidèles à leur religion à chaque époque – les reconnaître comme vrais et légitimes Papes, car c’est Jésus-Christ seulement qui a autorité sur le Pontife, et se substituer à lui, en jugeant celui qui est installé de « droit divin » sur le trône du premier Apôtre en ne le reconnaissant plus comme vrai et légitime successeur de Pierre, est un péché mortel.

      Vobis In Christo +

  12. Kristian permalink
    3 décembre 2010 16:56

    L’expression « Golgotha du monde » me semble extrêmement malheureuse, et s’inscrit, j’en ai peur, dans ce mouvement de déification de l’humanité qui sévit depuis Vatican II. J’entendais le père Desbois récemment qui parlait des victimes juives auxquelles nous allions devoir rendre des comptes en arrivant au Ciel. L’idée que toutes les victimes innocentes sont sauvées parce qu’elles ont connu leur « Golgotha » est sans doute généreuse, mais intenable.

    La réponse de Joseph de Maistre à cette question me semble indépassable: il n’y a pas de victimes innocentes en raison du péché originel. On ne nait pas innocent, on le dévient par le baptême. Quant à savoir si les circonstances entourant notre mort peuvent entraîner notre salut, cela me semble plus que douteux. Ou alors les camps de concentration nazis ont été un moyen d’assurer le salut des juifs… malgré eux.

    • PEB permalink
      5 décembre 2010 02:00

      Il est vrai que toutes les victimes innocentes sont malgré tout entachées de la faute de nos premiers parents. Toutefois, à l’approche des fêtes de la Nativité, on ne peut que penser aux saints innocents. Ils sont saints car leur mort injuste rend témoignage à Notre Seigneur, lui-même petit enfant sans autre défense que la sainte Famille. Et pourtant, ces petits n’étaient pour rien dans leur assassinat. Ils étaient tués pour le seul crime de vivre!
      De la même façon, le cri de Rachel, l’oeil qui regardait Caïn rendent justice aux boucs émissaires de l’histoire. Ces enfants avaient en eux notre concupiscence congénitale au mal mais ils n’ont pas eu le temps ni la possiblité de l’accomplir pleinement. La folie d’Hérodes leur a donné une gloire éternelle que nous fêtons encore chaque 28 décembre. Des Papes ont pris leur nom collectif.

      Car du néant, Dieu peut faire jaillir le Monde, de la mort la vie éternelle et du péché la miséricorde selon le principe de l’omnipotence créatrice et rédemptrice.

      Ainsi, il ne s’agit pas de l’innocence propre du petit martyr mais de l’action salvifique de la Croix dont la puissance dépasse l’entendement. Nous ne sommes jamais justifié par nous-mêmes mais par le sacrifice du Messie. Le baptême associe sacramatellement le fidèle au salut. Pourtant un humble catéchumène mis à mort à cause de sa Foi peut être élevé sur les autels comme martyr car c’est dans son propre sang qu’il a été baptisé.
      D’une manière connue de la seule Trinité Sainte, il est donc possible que la bonté céleste se soit penchée sur les morts de la Déportation d’une manière surnaturelle dont nous n’avons, évidemment, pas idée.

      Tout cela est bien sûr sujet à discussion. Je suis personnellement de l’école apologétique girardienne. Mais le travail de discernement historique sur ces évènements est loin d’être totalement accompli. Joseph de Maistre, quelque fussent ses mérites et son expérience des Révolutions, ne connut point les horreurs du siècle dernier.

      Quant à la réponse définitive, seul le Père de toute clémence la connaît.

  13. Pélikan permalink
    5 décembre 2010 16:36

    Vos amis des intransigeants n’hésitent pas à balancer des infos sur la FSSPX, mettant en lumière ses liens avec Maximilien Krah (peut-être un juif ?), associé de Bernard Fellay dans Dello Sarto.

    Krah est aussi responsable de la société-siège Jaidhofer Privatstiftung St. Josef et Marcellus (siège du quartier général de la FSSPX district en Autriche), également responsable d’une autre société à Dresde, la Fetsch Rechtsanwälte, spécialisée dans le droit des compagnies, et enfin militant du CDU, le parti de droite libérale d’Angela Merkel, parti pro-avortement et anti-famille.

    Tout ceci est un vrai régal !

    http://www.intransigeants.com/2010/12/exclusif-les-dessous-de-laffaire-williamson

    • gerdil permalink
      5 décembre 2010 17:19

      Répandre ces ragots sur le net ne sert que les sédévacantistes comme Jérôme Bourbon, qui a pu écrire des horreurs du style :

      « La FSSPX qui s’autodétruit … Partout la haine et la division ! Que de joie! Que de bonheur! Que d’intensité! Que d’onctuosité! » (2005-07-07)

    • Moria permalink
      5 décembre 2010 18:32

      Un point à ne pas oublier dans ce débat : En 2006, alors que Mgr Bernard Fellay briguait une réélection pour douze ans à la tête de la Fraternité, Mgr Richard Williamson s’opposa aux discussions avec la « Rome conciliaire » et souhaita affirmer sa volonté de mémoire à l’égard de Mgr Lefebvre. Défenseur acharné de la cause antimoderniste, Mgr Williamson se réfère d’ailleurs volontiers au Syllabus de 1864, texte par lequel le pape condamnait les erreurs de la modernité. Mgr Williamson déclare : « Plus le péché augmente, plus la patience de Dieu s’émousse. Quelque chose va craquer. Ce sera un châtiment sérieux. Et l’Arche sera alors la Tradition catholique ».

      http://www.la-question.net/archive/2009/01/30/portrait-de-mgr-richard-williamson.html

    • wendrock permalink
      5 décembre 2010 19:02

      On est vraiment très loin des questions de doctrine avec l’affaire Maximilien Krah. Les informations sur le personnage manquent singulièrement de sources sérieuses.

      De toute façon que Mgr Fellay et la FSSPX, souhaitent faire fructifier leur patrimoine financier, et qu’ils rentrent pour cela dans l’organigramme de direction de sociétés spécialisées, n’a rien de choquant en soi, c’est ce que font toutes les communautés religieuses, les monastères en particulier, qui pratiquent une politique d’équilibre de leurs investissements afin de s’autonomiser du point de vue économique, et surtout permettre le maintien de leur existence en une période difficile, faisant que les pères abbés ou les supérieurs d’instituts, sont également présidents des « sci » ou « sarl » liées aux structures spirituelles dont ils sont responsables.

      Rien de bien nouveau donc. L’important, en droit, est que Mgr Fellay et les dirigeants de la FSSPX conservent l’entière maîtrise sur leurs biens et les acquis de l’oeuvre spirituelle fondée par Mgr Lefebvre.

    • Lodz permalink
      7 décembre 2010 02:14

      Les sédévacs comme il était prévisible, ont sauté sur l’info :

      http://sedevacantisme.wordpress.com/2010/12/04/les-dessous-de-l%e2%80%99affaire-williamson/

    • klm permalink
      7 décembre 2010 00:00

      Source des infos sur Maximilian Krah :

      http://z10.invisionfree.com/Ignis_Ardens/index.php?showtopic=6405&hl=

  14. Rerum permalink
    5 décembre 2010 16:58

    Bien vu Pélikan !

    On rappellera à nos anti-sédévacantistes lefebvristes de La Question, ce que disait Mgr Lefebvre de Rome, propos qui pourraient s’appliquer maintenant à la FSSPX : « Et derrière tout cela, des histoires financières véreuses, n’est-ce pas, véreuses… C’est ce que me disait un cardinal à Rome. Je lui disais : « Mais enfin, quel est un peu le leitmotiv qui tient tout ce monde-là, tout ce monde qui travaille, ici, à Rome ? » Il m’a dit : « Ça, Mgr, ça… » Il m’a fait le geste : ça, l’argent. Ils travaillent pour l’argent. Derrière tout cela, on peut imaginer tout ce qui peut se passer. Je vous cite ce cas ; j’ai eu l’occasion de le dire à ceux qui ont des hésitations encore sur Rome. Je dis : « Je suis intimement persuadé que nous ne savons pas la moitié de ce qui se passe à Rome et si nous sommes déjà scandalisés par la moitié que nous savons, eh bien, pensons qu’il y a encore la moitié de plus. Si nous savions tout, nous serions épouvantés, épouvantés ». Nous avons affaire vraiment à une mafia incroyable, invraisemblable, liée à la maçonnerie certainement, n’est-ce pas. (…) Oh, c’est abominable ! » Mgr Lefebvre, 4 septembre 1987.

    http://www.virgo-maria.org/Documents/mgr-lefebvre/1987_09_04_%20nos_relations_avec_ROME.htm

  15. 5 décembre 2010 19:48

    @ Rerum

    Ta citation provient du site Virgo-Maria.org. Je doute que ce site soit très apprécié des « anti-sédévacantistes lefebvristes de La Question », même si un site ouvertement sédévacantiste lui cherche aussi des noises en raison d’un désaccord concernant l’Institut Mater Boni Consilii.

    Donc peut-être qu’ils vont rejeter ta citation. A moins qu’eux-mêmes ne la connaissent déjà ?

    • hannibalgenga permalink
      5 décembre 2010 21:48

      En effet on connait cette citation de Mgr Lefebvre, mais il faut rappeler aux sédévacantistes qui sont habitués aux confusions, qu’elle s’applique à la Rome conciliaire, pas à la FSSPX, dont on soulignera qu’elle ne « travaille pas pour l’argent », ne dissimule pas des « affaires financières véreuses » et enfin, n’est pas dirigée par une « mafia incroyable, invraisemblable, liée à la maçonnerie ».

      Certes on sait tout ceci, mais il n’est pas inutile de le repréciser à nos amis si rapides avec les raccourcis.

  16. calixte permalink
    5 décembre 2010 22:23

    Il ne faut pas exagérer ces histoires.

    Maximilien Krah travaille depuis janvier 2009 auprès de Mgr Fellay en tant que conseiller pour les questions financières et juridiques de la Fraternité.

    Cet homme a été engagé, comme le sont des dizaines d’autres chaque année en fonction de leurs compétences, en raison de sa qualité professionnelle dans la gestion des fonds de la communauté. Il n’est donc nullement question qu’il intervienne dans les sujets théologiques ou religieux, à l’égard desquels il ne possède strictement aucune qualification, et pour lesquels on ne le sollicite évidemment pas.

    Certes, l’affaire Mgr Williamson, puisque s’attaquant directement au sacro-saint « objet dogmatique tyrannique », touche au domaine politique singulièrement sensible en Allemagne où ce sujet est à très haute teneur explosive bien plus encore qu’en France, et il n’est pas exclu que Krah, comme d’autres conseillers, ait pu être sollicité afin de participer à la réflexion afin de savoir comment régler et calmer l’immense tempête médiatique contre la FSSPX qui s’était déclanchée il y a deux ans sans qu’il y ait trop de dégâts, et surtout que l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre ne soit pas, moralement il s’entend, totalement ruinée.

    Mais quant à dire que Maximilien Krah « tient dans sa main » Mgr Fellay et la Fraternité, dont il disposerait à sa guise pour en faire ce qu’il en veut, c’est aller un peu vite dans la présentation des choses.

    Tout cela est beaucoup plus compliqué.

    • Lozère permalink
      7 décembre 2010 00:12

      Mgr Fellay, n’est pas l’otage de Maximilian Krah, cette présentation des faits est absurde et n’a aucun sens, c’est réaliser une grave confusion entre les domaines, d’un côté celui de la gestion des intérêts financiers et celui de la ligne théologique traditionnelle.

      Le directeur général de la FSSPX conserve une totale liberté de parole, et maintient intacte la ligne tracée par Mgr Lefebvre comme il en a donné l’exemple en mars 2009 lorsque la Fraternité voulut procéder à Zaitkofen, dans son séminaire en Allemagne, à de nouvelles ordinations aux ordres mineurs.

      Il déclara à cette occasion, s’opposant durement aux évêques allemands :

      « Nous sommes particulièrement écœurés par l’attitude de l’épiscopat allemand qui n’a de cesse de nous manifester son hostilité dénuée de charité et ses continuels procès d’intention, nous traitant avec haine, sans crainte ni réserve. »

      http://www.la-question.net/archive/2009/04/19/mgr-fellay-face-a-la-haine-de-l-eglise-conciliaire.html

  17. 6 décembre 2010 01:10

    La Question,

    Connaissez-vous Eberhard Heller et son site Einsicht?

    Ne met-il pas en doute Mgr Lefebvre, la validité non seulement de sa consécration épiscopale, mais également celle de son ordination sacerdotale?

    On peut répondre que ce Monsieur exagère, qu’il est fou, etc.

    Mais vous connaissez au moins David Hobson, responsable pour Today’s Catholic World?

    Lui aussi parle de laïcs…

    Moi en tout cas, je suis certain qu’il y a des laïcs en la soi-disante Fraternité sacerdotale, ceux qui ne furent pas réordonnés lorsqu’ils venaient de la secte conciliabulaire.

    A ce seul niveau Mgr Fellay mériterait déjà le qualificatif Cauchon du XXIe siècle, car on ne fait pas adorer du pain franc-maçon marque Bugnini-Paul VI aux gens!

    Mais vous, qui soutenez le projet de couronner La Capote Anglaise, l’abominable moderniste Joseph Alois Ratzinger, qui était le préfet de la Congrégation montinienne pour la perte du paradis à l’époque de la prétendue excommunication (sans force, car une loge maçonnique n’a pas le pouvoir d’excommunier qui que ce soit), ne dites pas à vos lecteurs que Mgr Lefebvre parlerait aujourd’hui très probablement pas seulement du serpent (cf. http://virgo-maria.info/wordpress/?p=260), mais du serpent Joséphine (cf. http://www.virgo-maria.org/articles/2010/VM-2010-08-14-B-00-Hutton-Gibson_Benoit-XVI_Homosexuel.pdf), vrai monstre qui est actuellement le chef suprême de la Congrégation judéo-maçonnique pour l’usage de la capote dans certaines situations.

    On peut vraiment se poser la question (et je me la pose en tant que fidèle catholique) si vous n’êtes pas en relation directe avec une loge maçonnique. Tellement vous êtes obstinés à blanchir les pires scélérats, les pires ennemis de l’Eglise.

    Oui, on peut se tromper. Oui, on peut rester longtemps dans les ténèbres. Mais…

    Roncalli-Jean XXIII ne fut jamais pape, mais un vilain usurpateur non-catholique dès le début. Un tyran exécrable. (Il suffit de connaître son comportement lorsqu’il fit répéter sa version perfide d’une certaine prière à quelqu’un…) Idem pour ses prétendus successeurs. Et le moderniste actuel, l’abbé apostat Joseph Alois Ratzinger, ne sera jamais pape non plus. Je suis d’accord avec l’abbé Michel Marchiset qu’il ne faut pas se servir du terme pape pour les désigner. Ils sont tellement écoeurants, tellement éloignés de l’Eglise et de la dernière trace de probité que c’est une injustice même de se servir de l’expression antipape face à Jean XXIII de Pise et d’autres usurpateurs.

    Jésus-Christ ne nous appelle pas à débiter des propos mielleux, méprisant continuellement les 3 premiers commandements.

    Si tout le monde criait à l’impie de Marktl am Inn qu’il n’est que le serpent Joséphine, alors ce misérable moderniste se convertirait probablement.

    C’est votre soutien à Benoît XVI-La Capote qui est digne de blâme!

  18. 6 décembre 2010 11:12

    @ Yves Weinachter

    Vous n’avez pas lu tous les articles écrits par La Question contre le sédévacantisme, pour leur asséner un tel post ?

    • Hilaire permalink
      6 décembre 2010 11:33

      En effet Vivien, c’est à se demander si les sédévacantistes savent lire, et faire autre chose que de déverser avec rage des torrents de haine et des insultes épouvantables contre l’Eglise et les Papes ?

    • 7 décembre 2010 01:22

      Vivien,
      J’ai lu un tas de choses. Depuis au moins 12 ans au sujet de l’Eglise. En allemand, en français, en anglais et même en espagnol.
      Mais je ne lis pas tout! Je n’ai pas quitté le Circus Roncalli-Ratz(zw)inger en 2 jours. J’ai pris mon temps pour me séparer des modernistes.
      Je survole parfois certaines interventions modernistes. J’ai besoin de repos. Comme chaque être humain. Je dois faire des sélections.
      Je ne crois pas tout ce que VM raconte. Je ne connais pas tous les écrits sur le site des Amis du Christ-Roi de France. Je ne peux pas consommer tout ce que les Dimond ont à offrir, etc.
      Je connais la FSSPX depuis 1995. Je connais l’abbé Schoonbroodt. Etc.
      Je sais d’expérience que les gens qui restent dans la secte conciliabulaire sont des vaniteux qui veulent être mentis.
      La Question ne comprend rien à la question des chefs!

  19. regardlese permalink
    6 décembre 2010 11:23

    « Benoît XVI-La Capote »

    = une telle insulte mérite l’enfer!

    • 7 décembre 2010 01:29

      Qu’est-ce que vous savez de l’enfer!

      Pourquoi n’allez-vous pas sur le site de TIA (Tradition in Action) pour demander l’avis d’une certaine Marian Horvat en ce qui concerne votre « self-complacency »!

      (Il suffira de montrer votre photo!)

    • gerard permalink
      7 décembre 2010 09:36

      L’enfer j’en sais plus que vous = http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfer

  20. 6 décembre 2010 18:12

    @ regardlese

    Hélas, cette insulte est le résultat de l’incompréhension des sédévacantistes à l’égard de la position de Benoît XVI sur le préservatif. Ils l’accusent d’approuver ce que la morale catholique traditionnelle désapprouve dans l’usage de cet objet.

  21. gerard permalink
    7 décembre 2010 09:46

    Le Christ a déjà bannit en son temps tous les pharisiens !

    • petittroupeau permalink
      4 février 2013 21:13

      surtout chez les modernistes, il y en a pas mal de pharisiens chez eux. (le pharisien est celui qui détient le pouvoir religieux dans la synagogue au temps de notre seigneur ou dans l’église moderne aujourd’hui, c’est celui qui a le pouvoir de crosser parce qu’il estime lui détenir la vérité et ce faisant il pense faire la volonté de DIeu souvent sans discernement, exemple: excommunication de mgr Lefebvre), c’est pourquoi Jésus se retirait aussi dans le désert, loin des pouvoirs de coercition corrompus, loin du clinquant dans la discrétion d’une foi mise en pratique selon le souhait du Père Eternel et non selon l’esprit du monde (auquel tout catholique avec vatican II est sommé de suivre selon les dogmes pharisianomodernistes qui le contraingnent en ce sens désormais).

  22. Alain de Baruch permalink
    7 décembre 2010 16:02

    Quelle preuve avez-vous pour imputer ces propos à Mr Bourbon ?

  23. Alain de Baruch permalink
    9 décembre 2010 01:42

    « Il est connu… » n’est pas une démonstration valable. De plus, dans la série de liens que vous postez, il est quelquefois des expressions qui rendent l’identification Petrus/Bourbon hautement douteuse.
    Si donc l’auteur de l’article se trouve en possession des éléments qui justifient cette identification qu’il les produise (chose qu’il n’aurait manqué de faire s’il en disposait, ne serait-ce que pour appuyer sa charge contre Mr Bourbon ).

  24. 10 décembre 2010 01:36

    Alain de Baruch

    Votre petit exercice de dénégation des évidences est aussi vain qu’inutile, car outre que Petrus soit Jérôme Bourbon est un authentique secret de polichinelle dans les milieux catholiques, il se trouve que Jérôme Bourbon/Petrus eut la bonne idée de débattre avec l’abbé Guillaume de Tanoüarn le mardi 17 mai 2005 au Centre Saint-Paul à Paris, à visage découvert, et que les photos témoignent, sans contestation aucune, de cette identité entre Bourbon et son pseudo.

    Rajoutons d’ailleurs que la retranscription de leurs échanges, aisément accessible, rend compte par les soins de l’abbé Ricossa, du nom réel de Petrus.

    Extrait :

    Abbé Francesco Ricossa : […] Pour finir de scandaliser [Rires], je suis de votre avis sur un point au moins , même si formellement je suis de l’avis de Monsieur B…

    Petrus (strident) : Petrus ! Oh non ! Trop tard ! Le mal est fait ! [Rires]

    Abbé Francesco Ricossa : C’est un pseudonyme !

    Petrus : Je n’avais pas remarqué ! On n’est jamais trahi que par les siens !

    http://sedevacantisme.free.fr/sedevacantisme.htm

    Ainsi donc, vous voudrez bien user d’un argument plus probent pour tenter de nier ce que Bourbon lui-même ne cherche pas à dissimuler, à savoir que Petrus fut bien le pseudonyme dont il usa pour diffuser ses positions sédévacantistes sur le Forum Catholique, position qu’il continue de soutenir à présent, avec une véhémence plus ou moins bien contenue, sous son identité réelle dans les colonnes du journal RIVAROL.

  25. Alain de Baruch permalink
    12 décembre 2010 17:31

    Je m’incline. Votre article aurait cependant dû intégrer ces éléments, certains de vos lecteurs, tout comme moi, ne pouvant être au courant de tout ce qui circule sur le web.

  26. Non nobis permalink
    5 décembre 2012 06:28

    Salut.

    J’aimerais être catholique mais je ne sais pas quelle voie choisir, tout cela est compliqué pour moi.
    Je pensais être sédéprivationniste car je pense que l’Eglise est infiltrée, même Gabriele Amorth le dit. Et d’anciens papes nous ont prévenu.

    Je ne nie pas la papauté dans son concept et son essence mais, dans le cas particulier actuel, j’estime qu’il s’agit d’une imposture, au moins depuis wojtyla l’idolâtre qui a usé du symbole sataniste de la croix inversée lors d’une cérémonie, mais certainement depuis paul 6.
    Je ne dis pas que l’Eglise dans sa totalité est une imposture, ce n’est sans doute pas le cas puisque Jean-Paul 1er a pu être élu, même s’il s’est fait assassiner par la suite par des franmacs.

    Cependant, je ne fais partie d’aucune « école », je n’ai pas de contact, je ne connais pas les dingos dont vous parlez. Et je ne cherche pas à discréditer l’ensemble du catholicisme.
    Toutefois, ce n’est pas parce que cette position discrédite le catholicisme dans son ensemble qu’elle est fallacieuse pour autant. Nous n’allons pas laisser les forces de l’enfer s’infiltrer sans bouger sous prétexte que toute critique dévaluerait l’Eglise. Nous ne sommes pas là pour plaire à tel ou tel mais pour être dans le vrai.

    Face à ce dilemme, je ne sais trop quelle position adopter.

    Salutations

    • Emmanuel:. permalink
      6 décembre 2012 16:07

      Adoptez celle du missionnaire…

    • Charles permalink
      10 décembre 2012 11:13

      Seigneur! Tu n’auras pas pitié de ton peuple car il s’échine à concilier l’inconciliable et s’acharne à te recrucifier sans cesse, prônant comme toujours la charité et fustigeant les défenseurs de la foi.
      A tous ces fiers rhéteurs, à tous ces chantres du religieusement correct, à tous ces exterminateurs de sédévacantistes – le seul véritable ennemi car il les condamne tous – je dis que vous êtes un scandale permanent pour les pauvres, pour les petits, pour les simples et pour tous ceux dont le coeur se réfugie apeuré dans les bras de l’Immaculée Conception!
      A tous ces esprits superbes, avec lesquels ils ne sert à rien de dialoguer, je me contenterai en ce jour de ne donner qu’un extrait de la dernière lettre Eleison de l’évêque Williamson.Si je le fais c’est pour l’édification des âmes pieuses te de bonne volonté, celles qui ne cherchent pas à raisonner et plaire au monde et à l’institution religieuse mais uniquement à faire la volonté de Notre-Seigneur, c’est à dire obéir à ses commandements.Ainsi verront-elles jusqu’où NOtre-Seigneur abandonne ses pasteurs qui n’ont pas aimé la Vérité: le blasphème est leur lot quasi quotidien, juste châtiment de leur aveuglement:
      (…)
      «Église officielle» signifie l’Église en tant qu’Elle est conduite par, et qu’Elle suit, ses hiérarques visibles. Étant donné que ceux-ci sont aujourd’hui en grande partie Conciliaires, l’«Église officielle» est largement Conciliaire et non-catholique, selon sa conformité ou non avec les quatre Notes. Pareillement l’ «Église majoritaire» signifie l’Église officielle d’aujourd’hui en tant qu’on l’oppose au petit troupeau «Traditionaliste». Cependant, que personne n’aille dire qu’il ne reste rien des Notes «une, sainte, universelle ou apostolique» dans l’Église majoritaire, pas plus que tout dans le petit troupeau «Traditionaliste» met en évidence ces quatre Notes. Le blé et l’ivraie sont toujours mélangés dans l’Église du Christ (cf.Mt.XIII,24-30).Mgr Williamson.

  27. Charles permalink
    21 décembre 2012 14:42

    Lire aussi: Abbé Luigi Villa : « Paul VI bienheureux? » Editions St Remi Tél: 05 56 76 73 30

    Cette lecture éclairera définitivement toutes les âmes catholiques de bonne volonté…et remplira de fureur et de dénégations infernales certains des démons qui inspirent ce blog…

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