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L’Apostasie de l’Eglise moderne face aux religions non-chrétiennes !

22 janvier 2011

 

 

L’Eglise de Vatican II,

par les vertus maçonniques du dialogue interreligieux,

célèbre la reconnaissance officielle de l’idolâtrie.

  

  On le sait, hélas ! Benoît XVI a décidé de commémorer, en octobre 2011, le vingt-cinquième anniversaire de la réunion interreligieuse d’Assise, et de  béatifier le premier mai de cette même année, celui qui en fut l’organisateur et le maître d’œuvre idéologique, à savoir Jean-Paul II.

Il ne faut pas se le cacher, comme le soulignait l’abbé Régis de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pie X, : « que cette convocation soit faite par le vicaire de Jésus-Christ sur la terre constitue une injure insoutenable à l’égard de Dieu », et de ce point de vue, il est indéniable que nous nous trouvons en face d’un très grand scandale spirituel absolument inacceptable et impie, contraire à la foi catholique.

I. L’erreur du dialogue interreligieux

  Depuis le concile Vatican II, concile pastoral non-dogmatique, qui multiplia les erreurs notamment à l’égard du judaïsme, les avocats du dialogue interreligieux préfèrent positivement, à la proclamation du seul salut en Jésus-Christ, un « nouveau paradigme » obligeant à une révision des positions traditionnelles sous prétexte de la reconnaissance d’une multi-religiosité diversifiée. Il n’est pourtant pas possible de postuler qu’un non-chrétien puisse se sauver « par » sa religion, cette dernière ne possédant pas, par définition, les fruits précieux que constituent les enseignements de la Révélation dispensateurs des dons surnaturels de la grâce, nous remémorant qu’il y a peu, l’Eglise, par la plume de Pie IX signant le Syllabus le 8 décembre 1864, réprouvait fermement et rejetait catégoriquement l’opinion suivante la regardant comme une erreur condamnable, apostate, blasphématoire, contraire à la foi de l’Evangile :

« Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion. Tout au moins doit-on avoir bonne confiance dans le salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ. » (Syllabus, § III, XVI-XVII, Rome, 8 décembre 1864).

 

 

« Tous les dieux des peuples sont des idoles ! »
(Psaume 96, 5)

 

Saint Paul avait pourtant mis fermement en garde :

« Les choses que les nations sacrifient elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. » (I Corinthiens 1X, 20-21).

 Il importe donc que les partisans du pluralisme  religieux, profondément désorientés qui ont perdu leur sensus fidei, se remémorent le solennel et très ferme avertissement de l’Evangile :

« Il n’y a qu’un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus-Christ, qui s’est livré en rédemption pour tous » (1 Timothée II, 4-6); « il n’existe de salut en aucun autre .» (Actes IV, 12).

 

 II. L’hérésie de Vatican II

Pourtant lorsqu’on sait qu’il est écrit dans Nostra Aetate : « L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions [religions païennes, ou orientales,  » liées au progrès de la culture « , comme l’hindouisme et le bouddhisme]. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes… », il y a vraiment de quoi sursauter et s’indigner.

 

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Ceux qui n’adhèrent pas à l’Eglise, comme les hindous,

les bouddhistes, taoistes, polythéistes, etc.,

restent dans les ténèbres de Babel,

leurs religions sont sans valeur pour le Salut.

 

 Tous les spécialistes des religions non-chrétiennes affirment que cette vue est fausse. En réalité, « derrière leurs formes brillantes », évoquées par la Déclaration conciliaire, subsiste un paganisme fondamental, ou plutôt une absence de Dieu, qui rend impossible toute autre solution que celle de la conversion. Et c’est précisément le contraire d’un appel à la conversion que leur adresse le Concile Vatican II quand il exhorte les fidèles catholiques « pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux. » Et l’on pourrait poursuivre de même encore longtemps les citations qui vont dans le même sens.

En effet, Vatican II incarne une rupture radicale d’avec l’ancienne doctrine de l’Eglise. Et il faudrait passer par une critique sévère et objective, mais aussi un rejet salvateur des thèses modernistes erronées qui se sont infiltrées dans les actes du Magistère pour revenir à une conception théologique conforme avec l’enseignement séculaire de l’Eglise. [1]

III. Abandon de l’annonce missionnaire

 La pérennité de l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l’inspiration des livres de la Sainte Écriture, l’unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l’unité de l’économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l’unicité et l’universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l’Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l’Église, la subsistance de l’unique Église du Christ dans l’Église catholique, et cela ne peut changer avec l’Histoire. [2]

 

 

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples,

les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit,

et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit »

(Matthieu XXVIII, 19s.) 

 

  Nous sommes donc inévitablement amenés à nous demander, qu’est-ce qu’un christianisme sans le Christ, qu’est-ce que des chrétiens sans l’assurance qu’ils sont héritiers des promesses du Salut et de la Grâce ? Tout ce discours de l’Eglise moderne donne ainsi la fâcheuse impression d’un profond oubli de ce qui fut confié comme devoir aux apôtres et à l’Eglise primitive :

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu XXVIII, 19s.) ; « Allez par le monde entier proclamer la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marc XVI, 15-16.).

Oui, Dieu aime les hommes, mais rachetés par son Fils, sanctifiés par sa grâce à la condition qu’ils croient en son « Nom » et qu’ils confessent leurs péchés : « Afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le Christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit de la promesse. »(Galates 3, 14).

  Alors effectivement, par Jésus-Christ, par la sainte vertu de son sacrifice qui nous vaudra de bénéficier de la salvatrice puissance de la Rédemption, les peuples, s’ils se convertissent et font pénitence, ne seront plus coupés, divisés, plongés dans les ténèbres de l’impiété, prisonniers de leurs inexactes religions aux croyances faussées, non plus séparés du Ciel mais unis au Père, pleinement « héritiers » des promesses faites à Abraham : « Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates III, 29), le Nouvel Israël, totalement différent du judaïsme talmudique non repentant du déicide, et qui pourtant est l’objet des bons soins de l’Eglise de Vatican II.

 

Conclusion

  On comprend donc pourquoi Mgr Fellay disait très clairement le 9 janvier dernier à Paris :

« Oui, nous sommes profondément indignés. Nous protestons avec véhémence contre cette répétition de ces journées d’Assise. Tout ce que nous avons dit, tout ce que déjà Mgr Lefebvre avait dit à l’époque, nous le faisons nôtre. Il est évident, mes bien chers frères, qu’une telle chose exige réparation. » (Sermon, 9 janvier 2011).

Il convient donc de réagir et dire nettement que nous refusons cette abomination, que nous rejetons avec force cette apostasie publique, cette reconnaissance des religions idolâtres par l’Eglise schismatique de Vatican II.

 

Les Papes ont toujours été, selon Pie IX,

« Les défenseurs et les vengeurs de l’auguste religion catholique,

de la vérité et de la justice : soucieux, avant tout, du salut des âmes… »

 

Souvenons-nous de nouveau de ce qu’écrivait Pie IX dans l’encyclique Quanta cura, déclarant, alors que les pernicieuses idées révolutionnaire menaçaient la Tradition de l’Eglise, en attaquant ses fondements, niant son authenticité et lançant les pires attaques à son encontre soutenant le caractère évolutif et progressif des dogmes et de la Foi :

« Nos Prédécesseurs se montrèrent les défenseurs et les vengeurs de l’auguste religion catholique, de la vérité et de la justice : soucieux, avant tout, du salut des âmes, ils n’ont jamais rien eu de plus à cœur que de découvrir et de condamner par leurs très sages Lettres et Constitutions toutes les hérésies et les erreurs qui, contraires à notre Foi divine, à la doctrine de l’Église Catholique, à l’honnêteté des mœurs et au salut éternel des hommes, ont fréquemment soulevé de violentes tempêtes et lamentablement souillé l’Église et la Cité. » (Quanta cura, 8 décembre 1864).

 Notre devoir catholique est donc, en fidélité avec le foi de toujours, de dire que nous nous opposons au scandale que fut la réunion d’Assise organisée en octobre 1986 par Jean-Paul II, et que nous protestons de même, avec la plus grande énergie, face à ce projet de célébration de cette réunion impie, vingt cinq ans plus tard, par Benoît XVI !

 

Lire :

L’apostasie du dialogue interreligieux !

ou  L’erreur de l’Eglise moderne à l’égard des religions non-chrétiennes

 

 

Notes.

1. Les desseins, c’est-à-dire les plans de Dieu à l’égard des hommes, selon l’enseignement des saintes Ecritures, concernent trois groupes, trois ensembles constitutifs bien distincts très nettement désignés dans le texte sacré : Israël, les nations et l’Eglise (ou l’Assemblée, le « corps mystique » constitué par tous les croyants qui ont foi en Jésus-Christ). Si l’humanité, dans la période allant d’Adam à Noé, est une unique famille absolument homogène formée par l’harmonieuse succession des patriarches, d’où sont nom « d’époque patriarcale », qui voit Adam donner le jour à Seth, qui engendra Enosh, qui engendra Kénan, qui engendra Mahalaleël, qui engendra Jéred, qui engendra Hénoch, qui engendra Methushélah, qui engendra Lémec, qui engendra Noé, qui lui-même engendra Sem, Cham et Japhet, l’histoire proprement dite des « nations », soit celle correspondant à une certaine diversité concrètement établie sur la terre s’ouvre, à proprement parler, après le déluge : « Ce sont là les familles des fils de Noé, selon leurs générations, dans leurs nations ; et c’est d’eux qu’est venue la répartition des nations sur la terre après le déluge. » (Genèse 10, 32). C’est d’ailleurs à cette répartition que se rapporte le passage du livre du Deutéronome : « Quand le Très-Haut partageait l’héritage aux nations, quand il séparait les fils d’Adam, il établit les limites des peuples selon le nombre des fils d’Israël ». (Deutéronome 32, 8).

2. De fait, la Vérité ne change pas, son expression, les modes de sa formulation peuvent sensiblement varier avec les époques, mais rien, absolument rien ne peut être modifié de l’essence sacrée et éternelle du saint et vénérable dépôt de la Foi, c’est pourquoi le Saint-Office le 3 juillet 1907, par le Décret Lamentabili, réprouva et condamna comme erronée, fallacieuse et hérétique la proposition : « La vérité n’est pas plus immuable que l’homme, elle évolue avec lui, en lui et par lui. » La grande argumentation des hautes instances vaticanes lors du dernier concile, était pourtant de poser un principe fallacieux, à savoir que la quintessence de la Tradition, dans l’Église, était d’évoluer et de s’adapter toujours et toujours… sans doute comme les volutes de la fumée dans le vent de l’Histoire !

36 commentaires leave one →
  1. Vehementer permalink
    22 janvier 2011 15:48

    Mgr Fellay a raison, il y a de quoi être indigné. Que Jean-Paul II ait fait des erreurs dans la suite de l’esprit de Vatican II, passe et encore. Mais que Benoît XVI juge utile de célébrer cette honte absolue que fut la réunion d’Assise, là c’est inacceptable.

    L’occasion était au contraire toute trouvée pour rappeler l’enseignement séculaire sur la nécessaire conversion des nations, et la doctrine de l’Eglise sur sa vocation missionnaire.

    Tout ceci est affligeant, il est grand temps de revenir à la Tradition.

  2. Celias permalink
    22 janvier 2011 15:52

    « Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l’argent et l’or, qui sont chez elles ». Deutéronome 29:17

    Dès le début Dieu a mis les hommes en garde contre les idoles. Ceux qui les fabriquent et ceux qui s’inclinent devant elles et leur offrent un culte sont qualifié de stupides

    « Tous ensemble, ils sont stupides et insensés ! » Jérémie 10:8

    L’apôtre Paul révèle l’origine de l’idolâtrie, comme le produit d’une déviation religieuse, en disant que malgré la révélation de Dieu dans sa création, les hommes n’ont pas voulu le reconnaître et lui rendre gloire, alors dans leur folie ils se sont fait des dieux à leur dimension : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. » Romains 1.18/25

    L’avertissement est donc clair. Et c’est à l’Eglise de le proclamer.

  3. hannibalgenga permalink
    22 janvier 2011 15:59

    Voici ce qu’on peut trouver sur le site du Vatican :

    « Assise a été le symbole, la mise en scène de ce que l’Eglise doit être par vocation propre dans un monde en état flagrant de pluralisme religieux…Assise a ainsi permis à des hommes et à des femmes de témoigner d’une authentique expérience de Dieu au coeur de leurs propres religions. « Toute prière authentique, ajoutait le Pape, est suscitée par l’Esprit Saint qui est mystérieusement présent dans le coeur de tout homme ».

    « Esprit d’Assise », descends sur nous tous !

    Card. Roger Etchegaray

    http://www.vatican.va/jubilee_2000/magazine/documents/ju_mag_june-sept-1996_etchegaray-assisi_fr.html

  4. sand permalink
    22 janvier 2011 21:43

    C’est à se demander si un jour l’Eglise sortira des orientations de Vatican II, en particulier celles les plus nocives et fantaisistes ?

  5. Pélikan permalink
    22 janvier 2011 23:15

    Toujours aussi intéressant de vous lire La Question. Complètement d’accord avec vous, la réunion d’Assise est une abomination,.

    Mais comment pouvez-vous encore reconnaître pour pape celui qui soutient un tel scandale ?

    Jamais l’Eglise, s’il s’agissait d’elle, ne peut encourager l’union et la prière commune avec le paganisme, les sorciers vaudous, les hindous adorateurs de shiva, etc.

    • calixte permalink
      23 janvier 2011 01:35

      Votre problème Pélikan, qui est celui de tous les sédévacantistes, c’est que vous vous trompez de cible. Il faut critiquer les idées de Vatican II, en démontrer la nocivité, le caractère trompeur, contradictoire d’avec la foi catholique. Et pour le cas d’Assise, dire en quoi cette commémoration est très malvenue, qu’elle est un scandale. Mais il convient toujours de ne jamais identifier le Pape, et la charge qui est la sienne, avec les idées que le Pontife peut avoir sur tel ou tel sujet, ou les initiatives qu’il juge utile de prendre pour la vie de l’Eglise.

      Nous savons dire avec force en quoi certaines attitudes, diverses positions aventureuses sont absolument irrecevables eu égard à la foi catholique. Mais dans le même temps, nous réaffirmons notre attachement indéfectible à Rome et invitons à prier pour le saint Père, et le retour à le foi traditionnelle de l’Eglise dans son ensemble.

  6. apostolatus specula permalink
    23 janvier 2011 01:36

    Prière à Saint Elie pour la Sainte Eglise

    Grand Saint Élie, vous avez invoqué le Nom du Seigneur en disant : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, faites que l’on sache aujourd’hui que vous êtes Dieu en Israël ! Exaucez-moi afin que votre peuple reconnaisse que vous êtes le Dieu unique, celui qui convertit les cœurs. C’est alors que le feu de Yahweh tomba du ciel et consuma l’holocauste, le bois, les pierres, la terre, et absorba l’eau qui était dans le fossé.»

    Grand Saint Élie, vous avez rétabli l’autel du Seigneur qui avait été renversé, et ordonné au peuple de se saisir des prophètes de Baal, afin que pas un seul d’entre eux n’échappe à la mort. Priez aujourd’hui le Dieu Vivant devant lequel vous vous tenez de changer les cœurs de ceux qui ont abandonné ses commandements pour aller vers les Baal, afin qu’ils se convertissent et cessent d’invoquer le nom de leurs dieux contre les serviteurs de la Sainte Église.

    À l’heure où l’on offre l’oblation du soir, faites, Saint Élie, que ceux qui mangent de la table de Jézabel cessent de persécuter les prêtres de Jésus-Christ, et de les engager sur la voie de la trahison. Rétablissez l’autel de l’Agneau Immolé, et appelez le feu de Dieu sur les prêtres et les prêtresses de Baal qui tentent de mettre fin au sacrifice et à l’oblation dans le Sanctuaire du Seigneur.

    Que lui-même se saisisse de ces faux prophètes, et que pas un d’eux n’échappe à son jugement. Saint Élie, nous vous le demandons instamment, et vous prions d’intercéder auprès du Dieu des Armées, pour que soient protégés de leurs magies nos prêtres, nos évêques et le Saint Père. Ainsi soit-il.

  7. Vehementer permalink
    23 janvier 2011 21:15

  8. 24 janvier 2011 22:13

    Conclusion :

    1. Majeur : Les Papes ont toujours été, selon Pie IX, « Les défenseurs et les vengeurs de l’auguste religion catholique, de la vérité et de la justice : soucieux, avant tout, du salut des âmes… »
    2. Mineur : Ratzinger (tout comme J-P II et P. VI) injurie la religion catholique et contredit un dogme de foi
    3. Conclusion : Ratzinger ne peut pas détenir une quelconque autorité pontificale.

    Qu’on le veuille ou non, la chaire de Pierre est vacante de Pape. Ce raisonnement, parmi tant d’autres, le démontre. « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »

    • calixte permalink
      25 janvier 2011 11:58

      Clément

      Qu’on le veuille ou non, la chaire de Pierre est occupée par un Pape car il ne peut en être autrement ainsi que démontré plus bas à l’abbé Belmont, car l’occupation du Saint Siège par un successeur de Pierre à la tête de l’Eglise est un droit divin absolument inaliénable institué par Jésus-Christ.

      Ce raisonnement du cardinal Cajetan, parmi tant d’autres, le démontre :

      « La succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. »

      (De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521).

      Ainsi donc, comme vous le dites justement : « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. »

  9. 25 janvier 2011 01:03

    Le concile Vatican II est-il infaillible ?

    Sur son blog, M. l’abbé Belmont soutient que le concile Vatican II n’est pas infaillible, non pas parce qu’il n’aurait pas voulu faire usage de son pouvoir d’infaillibilité, mais du fait de l’absence de Pontife pour le présider, ceci laissant sous-entendre évidemment dans le raisonnement contestable de M. l’abbé, que les Papes Jean XXIII et Paul VI, n’auraient pas été Papes.

    http://www.quicumque.com/article-le-concile-vatican-ii-est-il-infaillible-64823341.html

    Il est évident qu’une telle thèse est absurde, et surtout profondément inexacte car en contradiction avec la doctrine séculaire de l’Eglise,.

    C’est pourquoi nous avons pris l’initiative de répondre à M. l’abbé, afin de lui faire part de notre opposition à l’égard de son analyse.

    Voici cette réponse que nous croyons utile de porter à la connaissance de nos lecteurs :

    Lundi 24 janvier 2011, en la fête de saint François de Sales

    M. L’abbé Belmont,

    Votre raisonnement, ceci dit avec respect mais fermeté, visant à démontrer que le dernier concile de Vatican II n’est pas infaillible – ce qui est bien le cas [1] – est irrecevable car participant, une fois encore, hélas ! comme il est devenu habituel au sein du courant affirmant la vacance du Saint Siège, d’une logique apriorique qui est à la fois inexacte et contraire à la doctrine de l’Eglise.

    En effet, considérer que ce concile, parce qu’il affirma des erreurs manifestes, ne pouvait être placé sous l’autorité d’un Pontife, revient à reproduire l’argument du moine Savonarole (1452-1498) qui fulminait en 1498 contre le Pape Alexandre VI Borgia : « Le pape, en tant que pape, est infaillible : s’il se trompe, il n’est plus pape…. L’Église ne me paraît plus l’Église ! Il viendra un autre Pape à Rome! » (Cf. Savonarole, Sermons, écrits politiques et pièces du procès, Le Seuil, 1993).

    Pourquoi cette impossibilité ? Tout simplement parce que personne ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe : « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

    Ceci confirmé par le dictionnaire de droit canonique : « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

    Le Pape reste donc dans sa charge, même si soutenant l’erreur. Telle est la position de l’Eglise. Et il doit être reconnu comme Pape, quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de sa conduite, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un Pontife dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que du Christ.

    De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au Pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou déclaré tel. C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, comme celles que nous connaissons depuis 1962 : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10).
    Ainsi donc écrire comme vous le faites : « Vatican II n’est pas infaillible en fait (…) ce qui lui manque, c’est ce qui lui est le plus nécessaire, le plus formel : l’autorité pontificale. À Vatican II, dans la promulgation des actes (et aussi dans la conduite de l’assemblée) il manque un Pape, un vrai Pape », est certes téméraire au regard de la vérité, mais surtout absolument contraire à la réalité car excédant, en fait et en droit, non seulement votre capacité de jugement, mais également celle de tout membre de l’Eglise, aussi élevé soit-il dans la hiérarchie, ceci s’appliquant, y compris pour toute instance ecclésiale – jusqu’au Sacré Collège.

    Nous voyons que le problème du sédévacantisme, terrible s’il en est, c’est qu’il oublie que l’Eglise, divine et humaine, en la personne du Pontife, peut parfois, comme l’écrit Mgr Pie, se montrer « plus ou moins sage, plus ou moins forte », mais jamais être séparée de son Pontife, car c’est le Christ en personne qui a remis les clés à saint Pierre, et nul ne peut les lui enlever, ou affirmer du haut de son tribunal personnel qu’elles lui ont été retirées.
    En érigeant un jugement personnel en décision universellement et immédiatement accomplie (« dans la promulgation des actes (et aussi dans la conduite de l’assemblée) il manque un Pape, un vrai Pape »), et croyant en cela demeurer catholiques, on sombre inévitablement dans le schisme, et l’on rejoint sans s’en rendre compte, les thèses de Jean Huss ou de Savonarole !

    La charge pontificale relève du droit divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de Pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » (Pastor Aeternus, Vatican I).

    Nous y rajouterons volontiers cette remarque essentielle de Cajetan : « Pierre a bénéficié d’une révélation divine, il a été proclamé bienheureux, il a été surnaturellement affermi dans sa foi; et c’est grâce à tout cela que le Christ l’a choisi comme chef de son Eglise. Le Christ ne dit pas qu’il édifiera son Eglise sur Pierre [super Te, mais super hanc petram], donc sur Pierre divinement qualifié selon un droit surnaturel. D’où nous devons conclure, que la défaillance de Pierre n’entraîne pas nécessairement la capacité d’être fondement, et le droit d’être considéré comme chef [tamquam virtus, glutinum quoddam sit jungens homini pontificatum], car l’évêque de Rome est le successeur de Pierre de droit divin… De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » (De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521).

    Nous vous prions de croire, M. l’abbé Belmont, en l’assurance de notre sincère et respectueuse considération.

    En union de prière en Jésus par Marie.

    La Question

    1. Si Vatican II n’est pas un concile infaillible c’est, tout simplement, qu’il a renoncé à l’exercice de son pouvoir ! Le Pape Jean XXIII le voulu ainsi. Cette surprenante décision, sans doute obscurément préparée et « inspirée » au Souverain Pontife, a été imposée à l’assemblée conciliaire, le 11 octobre 1962, dans son discours d’ouverture. Les Pères y apprirent qu’ils ne devraient pas y faire œuvre dogmatique, définir des vérités divines ni dénoncer les erreurs de ce temps, et surtout ne condamner personne. Or, ce sont précisément les caractéristiques nécessaires pour qu’il y ait acte infaillible du magistère extraordinaire. Cette décision de Jean XXIII a été de plus confirmée par son successeur, le Pape Paul VI, dans son discours d’ouverture de la seconde session. À la question : théologiquement, les Actes du concile sont-ils infaillibles ? il faut donc répondre : NON, parce que, contrairement à son droit, et semble-t-il à son devoir, le Concile en tant que tel n’a pas voulu et donc n’a pas pu exercer son pouvoir de juridiction sous la forme « solennelle et extraordinaire » propre à cette Instance suprême. Ses actes ne sont donc absolument pas garantis par l’assistance infaillible absolue du Saint-Esprit.

    ********************************

    Pour rappel :

    – LE SEDEVACANTISME EST UN PECHE MORTEL !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/

    – Le sédévacantisme est luthérien !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/

    – Le sédévacantisme est une hérésie !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/14/le-sedevacantisme-est-une-heresie/

    – Le concile Vatican II n’est pas dogmatique !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%e2%80%99est-pas-dogmatique/

    – Le Conclave est infaillible !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/

    – Le sédévacantisme est une erreur !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/06/le-sedevacantisme-est-une-erreur/

  10. Monsieur T permalink
    25 janvier 2011 10:35

    Une question à « La Question »

    Les intransigeants ont publié un article, mais il est interdit de faire des commentaires dessus !

    http://www.intransigeants.com/2011/01/nos-positions-editoriales-vis-a-vis-de-lislam

    A force de se positionner exclusivement par rapport au sionisme et au libéralisme, les intransigeants sont devenus involontairement islamophiles et aveugles sur certains points.

    Notamment ce passage :

    “- Quoiqu’en disent certains lobbys, avez-vous remarqué que les musulmans représentent la seule grande communauté non-Catholique à ne pas s’être attaqué aux Chrétiens en France ? Sur cinquante années de présence sur notre territoire, tout le monde s’est attaqué à nous sauf eux”.

    Vous qui appelez à la conversion des peuples au christianisme, êtes-vous sur cette position folle qui nous mène tout droit à la catastrophe en ne voyant pas le danger majeur que représente l’islam pour le devenir de notre civilisation ?

    Merci par avance pour votre réponse.

  11. 25 janvier 2011 11:18

    @Monsieur T,

    En attendant une réponse de La Question (actualités ), je peux vous rassurer en ce qui concerne l’islam en vous renvoyant à un article que j’avais écrit pour mes amis de La Question (doctrine), « l’islam, une hérésie blasphématoire » :

    http://www.la-question.net/archive/2009/02/20/l-islam-une-heresie-blasphematoire.html

  12. 25 janvier 2011 16:37

    La Question et autres conducteurs d’aveugles,

    L’Eglise est éclipsée, depuis le 26 octobre 1958.

    Formellement. («Matériellement» déjà un peu plus longtemps ou pas, vu que je ne suis pas un défenseur de la «thèse»…)

    Il y a assez de preuves quant aux irrégularités de certains conclaves pour affirmer avec certitude que l’éclipse a commencé formellement 13 jours après les obsèques du pape Pie XII, 17 jours après son décès, 74 ans et 13 jours après la fameuse vision de Léon XIII (qu’au moins une source place au 13 octobre 1884), 41 ans et 13 jours après l’évènement solaire de Fatima.

    Il y a assez de preuves que Jean XXIII-2 ne voulait jamais être le vicaire du Christ. Il suffit de lire (en partie suffirait certainement) le livre mis en ligne par LHR! Il y a assez de preuves que cet abominable traître ne voulait jamais être le serviteur des serviteurs de Dieu, mais le serviteur des serviteurs du diable!

    L’éclipse a commençé formellement vers 18 heures du dernier dimanche d’octobre il y a plus de 52 ans déjà.

    Ce dimanche la fête liturgique du Christ-Roi (instituée par Sa Sainteté Pie XI en 1925) eut lieu pour la 33ème fois, chiffre hautement révélatoire…

    Il suffit de consulter les sites qui en parlent. Je pourrais vous nommer au moins 3, mais je n’en ai pas le temps.

    L’Impie de Pologne que l’Impie de l’Inn va «béatifier» le 1er mai était tellement au courant des différentes irrégularités (où les ennemis du Christ imposaient leur choix!) qu’il a imposé le sonnement des cloches, si je me rappelle bien. N’était-ce pas en 1984? (Je ne me rappelle pas.)

    Roncalli fut élu de manière non canonique. Il n’était pas éligible. Etc.

    http://picasaweb.google.com/Yves.Weinachter/89#5564770878958948066 vous montre seulement une page d’un missel sorti en 1932 profané en 1962 par un prêtre (Aloyse Zehren, né à Pétange) qui aurait poussé des cris terribles lors de ces derniers jours (ses crimes ne se limitaient pas à la fabrication d’un missel schismatique à partir d’un vrai missel
    catholique, car il a célébré l’office de Satan, la fameuse messe de Bugnini-Paul VI, comme la plupart des prêtres…) – pour vous rien n’est un argument, je suppose, mais d’autres y verront peut-être quelque chose.

    Le 7 décembre 1965 il y eut une preuve encore plus formelle de l’éclipse de l’Eglise. Quand le second Auxence, le néo-arien Montini, archevêque apostat de Milan (et ennemi personnel de saint Charles Borromée, j’ose dire!), révéla sa «perle», la fameuse liberté religieuse. 24 ans après «Pearl Harbor». Ce fut le jour du «Secretum Sanctum Officii»!

    Ou doit-on dire que le «Secret du Saint-Office» a une relation trop étroite avec l’ancien préfet de la Congrégation montinienne pour la doctrine du délire pour que l’on puisse dire que le troisième secret du Fatima, gardé après son arrivée au Vatican (le jour même du 30ème anniversaire du serpent Joséphine, plus connu comme Joseph Alois Ratzinger) dans un coffre sous la mention «Secretum Sancti Officii», fut révélé essentiellement le jour de la
    disparition nominale du Saint-Office!

    Le 7 décembre 1965, c’est «de fide», Montini fonda sa Congrégation pour la doctrine du délire, car sa liberté religieuse n’est rien d’autre!

    Donc, le 7 décembre 1965 Rome était devenu de manière dogmatique, vu que Montini avait parlé «ex cathedra», le siège du délire!

    Siège du délire et «siège de l’Antéchrist»…

    Pour vous, on l’a constaté souvent, les ténèbres sont l’essentiel.

    Vous continuez à répéter vos fausses opinions intenables lorsqu’on sait plus ou que l’on a l’honnêteté de l’admettre (que l’on s’est trompé, etc.).

    Pour le Vatican d’Eux, ce qui compte s’appelle délire!

    Benoît XVI-Joséphine l’a montré très clairement avec son «encyclique» Caritas in veritate. Il l’a montré lors de l’affaire Williamson (qui n’est qu’un provocateur du camp d’eux, un hérétique qui ne croit pas en la nécessité du baptême, bref, un prétentieux mondain). L’abbé apostat est un ennemi de Dieu qui se moque de tout ce qui est saint.

    «Is it possible that any single individual could have done more harm to the human race and the salvation of souls than John Paul II did, apart from the Devil?» (http://www.mostholyfamilymonastery.com/E-Exchanges.html)

    Comment aurait-il pu démontrer mieux qu’il occupe le siège/trône de leur abomination dans l’impiété!

    Le rabbi Joséphine, c’est le promoteur de l’athéisme exploiteur des masses incrédules.

    Prions que la judéo-maçonnerie soit écrasée par Notre-Dame!

    P.-S.: Il est possible que certaines phrases sont un peu obscures: Mon objectif, pas encore atteint, est une synthèse sur une ou deux pages DIN A4 dans un document PDF, une synthèse vraiment intéressante, intelligente, n’ennuyant pas ceux qui ne pourront jamais lire toutes les sottises publiées par tel ou tel catholique imaginaire. Etc.

    • PEB permalink
      26 janvier 2011 16:44

      Effectivement, toutes les allégations de votre site et de vos amis sont particulièrement troublantes.

      Cependant, même en en prenant acte, elles se basent sur des arguments para-traditionnels à savoir des apparitions sources d’interprétations discutables des écritures.

      « Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées » (Mt 26, 31) s’applique spécifiquement au temps de la Passion. La permanence de l’Église établie sur Pierre est une promesse du Christ: il ne laissera pas les ténèbres et la mort elle-même l’anéantir. (Mt 16, 18)

      Le Berger de Mt 26, 31, c’est le Christ giflé et flagellé. La Pierre de fondation de Mt 16, 18, c’est la Sainte Église Romaine héritière du prince des Apôtres. Le Christ aurait autorisé la mort sacramentelle de ses fidèles? Il aurait laissé toutes ses brebis privée de ses dons? Notre Seigneur aurait ainsi mis en danger de mort éternelle la quasi-totalité de nos contemporains les excluant même des limbes? Il aurait accepté de nous priver du Salut à l’exception de quelques rares élus prédestinés?

      Je me demande s’il n’y a pas une forme de jansénisme mâtinée de gallicanisme outrancier (seule notre Église particulière privée de toute juridiction est la bonne et encore elle est infiltrée jusqu’à la moelle par le Mauvais).

  13. 25 janvier 2011 21:24

    L’image du Pape en début d’article aux côtés de représentants d’autres religions est dérangeante. On se demande ce qu’il fait là. Même si ce n’est pas nouveau.

  14. 26 janvier 2011 22:50

    PEB,

    Troublant?

    Pour celui qui sait accepter «Amour et Résignation. Là est tout le christianisme.» (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StJure/Providence.html), il n’y a rien de troublant!

    Le malheur de notre temps, c’est l’absence de chefs. De vrais chefs. Car des chefs d’Eux, il y en a partout!

    Moi, j’ai encore un certain espoir (pour le salut d’un certain nombre d’âmes qui sans ce scénario ne vont pas se convertir) quand je lis quelque chose comme:
    «On ne s’imagine pas la manière dont Dieu exterminera les hommes. On pense à une guerre, des guerres entre nations, à des guerres civiles, à la persécution contre l’Eglise, à des pestes, des ouragans, des tremblements de terre… etc. Mais moi, je ne trouve pas cela aussi effrayant que lorsque Dieu lui-même, par sa toute puissance et d’une manière qu’on ne connaît pas, exterminera les hommes déjà ivres de sang !» – tiré de http://www.marie-julie-jahenny.fr/propheties-anciennes.htm#S%C5%93ur_Madeleine_Porsat.

    Je ne suis pas convaincu que l’on peut vraiment prouver la thèse du grand monarque/lieutenant du Christ-Roi et du grand pape, mais je m’imagine qu’il faut tout faire afin que Dieu nous délivre des chefs d’Eux.

    Humainement il n’y a pas d’autre solution que la thèse défendue par LHR!

    J’en suis tellement conscient que j’ai encore demandé aujourd’hui au patron de la paroisse d’où la sommité de «liberté religieuse» Jean-Claude Juncker est originaire, à saint Victor, à la morgue de Redange-sur-Attert, qu’il écrase les ennemis du Christ et qu’il se serve de moi comme il voudra.

    Réfléchissez bien au «QUI A L’AUTORITÉ DE POUVOIR EMPÊCHER LE MAL ET LE LAISSE FAIRE SE REND COMPLICE DES PÉCHÉS QUI SE COMMETTENT !» (http://www.a-c-r-f.com/documents/Melanie_correspondance.5p.pdf)!

    • PEB permalink
      27 janvier 2011 01:39

      Vatican II, la Révolution, la modernité, c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock: on ne s’en débarasse pas comme ça.

      C’est totalement déroutant. Je ne pense pas que la vie spirituelle se soit totalement tarrie dans l’Eglise matérielle. Elle est sans doute tomber en grande partie dans une faille d’où elle ressortira, par résurgence, purifiée. En attendant, le fleuve d’eau vive s’est transformé en désert des Causses.

      Notez d’ailleurs, la fascination des modernistes pour le désert. Le temps de désert est le nec plus ultra de la retraite spirituelle. L’aridité quadragésimale se porte toute l’année alors que les âmes devraient contempler les prémisses des liturgies célestes. Pour calmer les esprits en état de manque, ça dégénère parfois en un grand n’importe quoi. A l’ascèse de vie, on a substitué une ascèse de la beauté au point d’en oublier la beauté de la Vérité. Tout cela est évidemment très pharisien jusque dans le jargon incompréhensible au premier berger de Bethléem venu.

      Moi qui suis un pur produit éduqué selon l’esprit et la lettre de Vatican II, j’en sais quelque chose.

      La tempête n’est sans doute pas encore suffisante pour que Pierre affolé réveille l’armateur divin qui sommeille tranquillement au fond de la barque. La situation est grave mais pas désespérée.

      La source ultime de la modernité est dans le péché de nos premiers parents. Or, la Résurection a transmis ce poids originel en felix culpa, coulpe de félicité. La Providence a-t-elle prévue de faire quelque chose avec notre situation actuelle dont nous n’avons pas idée? Le Christ ressuscité s’est bien joué de ses tourmenteurs et du peu de foi de ses amis et disciples les plus intimes. Il serait bien capable de faire de même.

      Cher Yves, je ne suis pas aussi définitif que vous. Les chefs d’Eux, comme vous dîtes si bien, passerons comme sont passé les pornocrates, les grands schismes, les Borgia et j’en passe.

      En tous cas, j’aime bien la prophétie du grand Pape et du grand Monarque. Je ne sais si elle représente des personnes ou des états futurs de la Chrétienté. Elle est pleine d’espérance: quelqu’un veille sur nous malgré nos faiblesses. Toute lumière n’est pas encore éteinte.

      « Calamum quassatum non conteret, et linum fumigans non extinguet: in veritate educet iudicium. » (Is 42, 3)

  15. Amhac permalink
    28 janvier 2011 00:16

    Dieu est amour

  16. 29 janvier 2011 18:07

    «Le Pape, Juif ?»

    Je viens de taper « Ratzinger descend des Rabbin de Prague par sa mère ! » dans Google!

    Je vois comme 2ème résultat «Le Forum Catholique – 583349», mais http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=583349 donne une erreur!

    http://fides-et-ratio.over-blog.fr/article-le-pape-juif-65982847.html au moins existe toujours.

    Un site que je visite régulièrement est au courant également: http://sedevacantisme.wordpress.com/2011/01/29/ratzinger-benoit-xvi-est-juif/!

  17. Jean-Paul BONTEMPS permalink
    30 janvier 2011 13:50

    Après vos hérésies (entre autres, un vrai Pape peut enseigner des erreurs) et votre attitude schismatique (on peut désobèir à un vrai Pape,

    Vous voilà dans le BLASPHÈME !
    Votre titre en est effectivement un : la Sainte Église NE PEUT PAS « APOSTASIER » !
    Et si ce n’est que l’Église « MODERNE » qui « Apostasie » (comme vous l’écrivez, avec une majuscule !…) c’est que cette Église « MODERNE » n’est pas la Sainte Église Catholique.

    Vous n’êtes pas catholiques ; vous êtes, sur le blog « LaQuestion », des ennemis de la Sainte Église Catholique…

    (Pour votre information, j’ai publié ce commentaire ici : http://foicatholique.cultureforum.net/t3678-lapostasie-de-leglise-face-aux-religions-non-chretiennes#18368.)

    • 30 janvier 2011 22:46

      Jean-Paul BONTEMPS

      Après votre attitude schismatique luthérienne, caractéristique du sédévécantisme, niant que le Pape soit le légitime successeur de Pierre à la tête de l’Eglise, vous voilà vous-même, à présent, dans cette horrible négation visant à soutenir que l’Eglise fondée par Jésus-Christ ne soit plus l’authentique Eglise !

      Nous avons en effet écrit que l’Eglise moderne « apostasie » l’enseignement traditionnel au sujet des religions non-chrétiennes, car telle est la vérité depuis le concile Vatican II.

      Nous disons bien, et nous vous prions d’y être un minimum attentif : « l’Eglise moderne », non l’Eglise tout court, car nous faisons une très grande distinction entre les orientations de la Rome actuelle et celles de l’Eglise traditionnelle.

      Cependant cette distinction ne signifie en rien que l’Eglise, malgré ses erreurs, ne soit plus l’Eglise. Ceci tout simplement parce que la disparition de l’Eglise est impossible.

      Ainsi, déclarer comme vous le faites, à la suite de tous ceux qui adhèrent aux thèses sédévacantistes, que l’Eglise n’est plus l’Eglise et qu’il n’y a plus de Pape à sa tête est tout simplement faux, schismatique, scandaleux et surtout frappé solennellement d’anathème :

      – « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » Pastor Aeternus, Vatican I.

      De ce fait, avant que de décider du haut de votre imaginaire tribunal fantaisiste de simple laïc, qui est Pape ou ne l’est pas, voire qui est catholique ou non à la manière d’un Calvin ou d’un Savonarole, n’hésitant pas à nous ranger – comiquement – dans le camp des «ennemis» de l’Eglise, vous feriez bien d’examiner sérieusement un instant les conséquences fatales auxquelles conduisent vos délirantes positions sédévacantistes, dont on peut aisément constater qu’elles vous sont non seulement visiblement inspirées par le démon, mais que de plus elles contribuent clairement au projet qui est le sien depuis l’origine de la fondation de l’Eglise : détruite la sainte institution fondée par Jésus-Christ, et ravir les pauvres âmes des fidèles à Dieu afin de les précipiter en Enfer !

      Proclamez donc où bon vous chante sur les différents forums sédévacantistes vos opinions absurdes concernant les positions de La Question. Nous sommes tranquillement et sereinement appuyés sur la doctrine infaillible qui assure deux points essentiels.

      Le premier concerne le droit historique du Pontife à la succession qui relève du droit divin :

      – « Le droit de succession est un droit divin. Le droit du successeur est un droit historique. Nous croyons que le Souverain Pontife de Rome est chef de l’Eglise universelle. Or ce que nous croyons ne dépend pas d’une preuve historique, mais d’une Révélation divine. Ainsi donc le droit de succession est un droit divin incontestable. » (Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii.)

      Le second affirme que jamais l’Eglise de Jésus-Christ ne peut rester sans Pape :

      – « La série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc : mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie . » Domenico Palmieri, s.j., Tractatus de Romano Pontifice.

      Pax Vobis +

      **********************

      Lire :

      La Papauté de droit divin : la Monarchie pontificale et la Royauté éternelle
      http://www.la-question.net/archive/2010/10/23/la-papaute-de-droit-divin.html#more

  18. 30 janvier 2011 17:22

    @ Yves Weinachter

    Voici ce qu’écrit le site http://fides-et-ratio.over-blog.fr :

    Notre Bien aimé Saint-Père Benoît XVI n’est certes pas Juif, mais il descend bien du Rabbin Loew de Prague (celui dont la légende fait l’inventeur du mythique Golem) par sa mère. Aron Ben Gilad, Catholique d’origine Juive et fondateur d’une œuvre religieuse promouvant l’adoration perpétuelle explore sur son blogue l’ascendance du Saint-Père. Voici la lignée de l’arbre généalogique de Joseph Ratzinger, Pape de Rome, qui remonte à Juda Loew ben Bezalel, Rabbin de Prague:

    (1) Rabbi Yehuda Loew (Leib) ben Bezalel [le MaHaRal de Prague], (c.1512-1609), ép. Perla Shmelkes-Reich(c.1516-1610)
    (2) Vogele Loew (c.1556-1629) ép. Rabbi Isak Ha-Cohen (c.1550-1624)
    (3) Chava [Eva] Ha-Cohen (1580-1651) ép. Rabbi Abraham Samuel Bachrach (1575-1615), Rabbin de Worms
    (4) Rabbi (Moses) Samson / « Simson » / Bachrach (1607-1670), Rabbin de Goding, Leipnik, Prague, et Worms, ép. Dobrusch Phobus (c.1610-1662)
    (5) Rabbi Jair Chayim Bachrach, dit « le Chavas Yoir » (1638-1702), Rabbin de Worms, ép. Sarah [Dinah Sorle] Brillin (c.1638-1703)
    (6) Rabbi Samson / « Simson » / Bachrach (né c.1657), épouse inconnue
    (7) Malka Bachrach (née c.1680), ép. Rabbi Zalman Shpitz, président du Beit Din d’Eisenstadt
    (8) Sarl [Sarah] Shpitz (née en 1703), ép. Rabbi Jacob Knoepflmacher (c.1700-avant 1739), « le Maître », grand Rabbin de Mehrin
    (9) Nissel Knoepflmacher (née c.1722), ép. Rabbi Moses Knoepflmacher(1718-1798), Rabbin d’Holesov
    (10) Jacob Knopfelmacher (né en 1739), ép. Katharina (née 1740)
    (11) Joachim Knopfelmacher (né en 1764), ép. Anna (née en 1764)
    (12) Markus Knopfelmacher (né en 1786), ép. Betty
    (13) Josefina (Peppi/Josefa) Knopfelmacher (née en 1809) ép. Jacob Tauber (né en 1811)
    (14) Betty (Elisabeth Maria) Tauber (Convertie au Catholicisme) (née en1834) ép. Anton Peter Peintner
    (15) Maria Tauber Peintner (née en 1855) ép. Isidor Rieger
    (16) Maria Peinter Rieger (née en 1885) ép. Joseph Ratzinger (père)
    (17) Joseph Alois Ratzinger (Pape Benoît XVI)

    J’aimerais beaucoup savoir ce qu’en pensent les principaux intéressés, le Rabbin praguois comme le Pape romain…

    Pièce de monnaire antique comportant une étoile de David et une Croix.

    Relativisons cependant. D’abord parce que la généalogie n’est pas une science exacte, et aussi parce que, tout comme l’ascendance Juive du Pape Jean-Paul II, c’est une ascendance lointaine et en réalité très peu étonnante pour une personne originaire de l’Europe médiane. Chers lecteurs, vous aussi en cherchant bien, vous avez beaucoup de chances d’avoir un ancêtre Juif plus ou moins lointain. Le sang d’Abraham, de Moïse, de David et Salomon coule donc dans nos veines d’Européens Chrétiens, même si c’est en petite proportion, et nous devons être fiers de ce lien qui nous rattache au Peuple Élu de Dieu.

    • 30 janvier 2011 22:30

      «Some call it Marxism — I call it Judaism.» (http://www.iamthewitness.com/doc/Jews.and.Communism.htm)

      Nous savons que la vraie Lucie de Fatima a prophétisé que chaque pays sera vaincu par le communisme.

      La France, le Luxembourg et d’autres nations sont des Etats juifs (http://www.mostholyfamilymonastery.com/the_holocaust.php).

      La France, le Luxembourg et d’autres nations sont des Abattoirs juifs. L’Etat juif impose d’une part le super-dogme des nations (cf. http://www.mostholyfamilymonastery.com/the_holocaust.php). L’Etat juif promeut d’autre part la mise à mort, l’homicide volontaire, le meurtre d’un nombre incalculable de faibles. L’Etat juif promeut l’avortement conscient. L’Etat juif promeut l’euthanasie. L’Etat juif promeut la pilule, l’avortement plus ou moins inconscient.
      L’Etat juif promeut la non-vie sous toutes les formes. Il est pour les Couples Sterilis Victor (l’acronyme CSV doit son usage pour les couples pédés à l’apostat Jean-Claude Juncker qui a voulu nous donner des leçons sur l’holocauste lors de l’affaire Williamson…), les couples stériles par définition.

      «Whoever publicly or with the intent of public dissemination issues a pronouncement or other communication by which a group of persons are threatened, insulted or denigrated due to their race, skin colour, national or ethnic origin, religion or sexual orientation is liable to a fine or incarceration for up to two years.» (http://www.hudson-ny.org/1829/free-speech-on-trial-in-europe)!

      Qui veut se laisser piétiner par des gens qui savent imaginer de telles choses!

      Qui veut se laisser piétiner par les FOUS DES FOUS!

      Qui veut se laisser écraser par les MÉCHANTS DES MÉCHANTS!

      La «liberté religieuse»! «Dignitatis Humanae»! L’athéisme le plus éhonté! Etc.

  19. calixte permalink
    31 janvier 2011 12:00

    Ces généalogies ne prouvent rien du tout.

    Découvrir une lointaine ascendant juive au pape, et alors ? L’important est qu’il soit baptisé et chrétien, convaincu de la messianité du Christ et de son caractère divin.

    Si cela est, alors le Saint Père est chrétien, comme l’est tout juif dès l’instant qui’il reçoit le baptême et confesse Jésus-Christ comme unique Sauveur et Rédempteur.

    L’essence religieuse de la Question Juive
    http://www.la-question.net/archive/2010/05/27/6c3da0881142453cbfcdf4516a4e52da.html

  20. 31 janvier 2011 21:58

    La Question,

    En quoi Jean-Paul BONTEMPS a-t-il une attitude luthérienne?

    Jean-Paul BONTEMPS ne nie pas que le pape est le légitime successeur de saint Pierre à la tête de l’Eglise.

    Jean-Paul BONTEMPS ne vit pas dans un monde totalement «1984», où la perte du sens de la réalité est totale.

    Voilà ce que je m’imagine.

    Votre Eglise moderne est une pure secte juive, une secte qui promeut l’adoration du «Bugnini Hard». Etc. (Je ne peux vraiment pas énumérer tous les crimes dont les idoles d’eux, les prétendus papes de l’Eglise se sont rendus coupables, directement et indirectement.)

    Votre Eglise moderne est une abomination totale!

    Rome a perdu la Foi. Voilà la seule réponse valable. Une autre réponse est un mensonge.

    Vous de La Question, vous poussez les gens à l’idolâtrie.

    Oui, on doit vraiment trembler pour votre salut, car votre aveuglement et votre obstination contre l’évidence semblent incurables!

  21. 16 février 2011 09:42

    Dans son dernier livre « comprendre l’empire » Soral fait un développement qui doit interpeller tout catholique qui ne se satisfait pas de l’enclos ou il a été relégué au nom de la laïcité.

    Voilà ce qu’il écrit : «Domination du mondialisme capitaliste américano-protestant, culpabilité envers les juifs persécutés par le régime national-socialiste allemand, Vatican II, au-delà de l’alibi pastoral et doctrinal, doit se comprendre très littéralement comme la soumission de l’Eglise catholique au nouveau rapport de force issu de la deuxième guerre mondiale, à l’intérieur du camp occidental » Pour l’illustrer Soral évoque un passage de Lumen Gentium « avec ceux qui, baptisés, s’honorent du nom de chrétiens, mais ne professent pas intégralement la foi ou ne conservent pas l’unité de la communion avec le successeur de Pierre, l’Église se sait unie par de multiples rapports » ce qui correspond, selon lui, à un sabordement théologique, privant l’Eglise catholique de tout moyen d’opposition au protestantisme. Plus grave encore, Nostra aetate, selon Soral, conduit à renoncer à opposer la Nouvelle alliance à l’Ancienne. « Une Nouvelle alliance, écrit-il, accomplie pourtant explicitement par la Passion du Christ pour la dépasser et l’abolir. Un renoncement doctrinal pour raisons politiques qui revient en fait, par une théologie de contrebande, à admettre leur coexistence. Et comme les juifs, dans le même temps, ne reconnaissent pas, eux, la Nouvelle Alliance qui nous ferait tous juifs, cette déclaration de « fraternité universelle » aux relents maçonniques revient, en bonne logique, à faire purement et simplement du catholicisme, un sous-produit du judaïsme en plus non reconnu par lui ! » Soral conclut « voilà pourquoi le catholicisme authentique, résiduel, n’est plus aujourd’hui qu’une pratique marginale de déclassés nommés « intégristes » par le nouveau pouvoir, tout simplement parce qu’ils s’efforcent de rester catholiques intègres dan un monde ayant programmé sa désintégration. »

    Soral met le doigt, à mon avis, sur le point central qui fait que le catholicisme se trouve, de nos jours, en ordre de bataille dispersé, ce qui l’empêche de se dresser frontalement contre la débauche de sauvageries organisées par l’oligarchie mondialiste adossée aux idéologies anti-chrétiennes, le privant de pouvoir se présenter comme seule alternative réelle. La confusion dans laquelle les catholiques ont été plongés après Vatican II a été providentielle pour les forces mondialistes au moment de donner l’assaut final. Certainement que d’un point de vue théologique, Vatican II peut faire l’objet d’une reprise dans le sens de la tradition ( ce que Soral ne développe pas mais ce qui ne constitue pas son propos), cela nécessitera une épuration de certaines fausses interprétations et fausses pistes, ce que Benoît XVI a entrepris avec l’herméneutique de la continuité. Mais le temps consacré à ce travail de fond ne peut se faire sans déchirements et controverses dans les rangs catholiques contribuant à leur neutralisation. Autant de temps perdu sur le front de l’offensive planétaire actuelle du projet mondialiste foncièrement anti-chrétien et qui n’est jamais que le prolongement du projet révolutionnaire, de bout en bout œuvre du mensonge : jamais la révolution n’a été un mouvement populaire, elle a toujours été conduite par une petite coterie menant les peuples aux antipodes de leur émancipation, vers leur mise en charpie spirituelle, intellectuelle, morale et économique, nous y arrivons.

    L’Eglise catholique a été comme pétrifiée au moment ou se préparait l’assaut final : la convergence de toutes les forces anti-chrétienne, libérales et communistes, à l’orée des années 70, par la fusion de leur horizon internationaliste, la dérégulation absolue de la finance, le triomphe du consumérisme, la dévastation des dernières structures traditionnelles, le travestissement du dirigisme en écologisme, l’exaltation du multiculturalisme et du métissage, et, surtout, par l’instauration d’un ordre moral inversé au moyen, notamment, d’un processus de crétinisation par le pédagogisme ( réforme scolaire, voire les livres de Pascal Bernardin Machiavel pédagogue et de Michéa l’enseignement de l’ignorance ).

    C’est au moment où tous les ingrédients du trubo-mondialisme commençaient à prendre, que l’Eglise décida, comme l’expliqua notamment Jean Paul II, dans Mémoire et identité, d’« aller à la rencontre du monde contemporain et engager avec lui un dialogue constructif ». Selon lui ce serait là l’esprit de l’Evangile. « En effet , écrit-il, l’esprit de l’Evangile s’exprime avant tout dans la disponibilité à offrir au prochain une aide fraternelle ». Jospeh Ratzinguer le confirma dans un livre de 1985, Les principes de la théologie catholique, expliquant que l’Eglise a cherché « un rapport positif de coopération dont le but est la construction du « monde » », qu’il faut y voir « une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 ». C’est en ce sens qu’il faut voir toutes ses mains tendues évoquées par Soral envers les protestants et les juifs notamment. Gaudium et Spes, expliquait Jean Paul II, voulait « développer une attitude de réserve critique à l’égard des forces déterminantes du monde moderne » il fallait effacer cette attitude « par une insertion résolue » dans ce mouvement. Or ce qui est confondant, c’est que Jean Paul II a, à plusieurs reprises, parfaitement reconnu que les forces modernes sont fondamentalement anti-chrétiennes, que ses principes sont opposées à ceux de l’Eglise. Il a produit une genèse remarquable de la pensée moderne dans son livre testament Mémoire et identité, dégageant parfaitement que la pensée moderne est dominée par une volonté antichrétienne. Rechercher des solutions communes en abaissant sa garde doctrinale, en diluant la théologie dans les bons sentiments, c’était donc immanquablement exposer les fidèles aux griffes du monde.

    Comment comprendre que Jean Paul II puisse poser un diagnostic juste, tout au long de son livre testament, sur les fondements de la pensée moderne, dominée par son refus de se conformer à un ordre objectif et sa prétention à faire de la raison close sur elle-même(**) la mesure de toute vérité, et de lire ensuite, sous sa plume, que les « Lumières françaises ont préparé le terrain à une meilleure compréhension des droits de l’homme » ?

    Comment expliquer qu’il puisse attribuer à la pensée des Lumières, forgées dans les ténèbres du rationalisme athée, une valeur positive, elles qui disjoignirent droits de l’homme et droits de Dieu ? C’est d’autant plus incompréhensible que souvent Jean Paul II a su rappeler que défendre les droits de l’homme sans les droits de Dieu est illusoire, inefficace, conduisant au totalitarisme. Il y a là une zone d’ombre dans la pensée de Jean Paul II, comme si la perspective d’une utopique réconciliation avec le monde avait pris le pas sur l’analyse rigoureuse, produisant une sorte de « restriction mentale » dont nous ne sommes toujours pas encore vraiment sortis, qui nous empêche d’y voir clair et de hisser haut l’étendard du Christ face à celui des partisans du menteur qui se fait appeler porteur de Lumière…

    (*)Gilson écrit à ce sujet « on peut poser comme une loi philosophique historiquement vérifiable qu’il y a corrélation nécessaire entre la manière dont on conçoit le rapport de l’Etat à l’Eglise, celle dont on conçoit le rapport de la philosophie à la théologie et celle dont on conçoit le rapport de la nature à la grâce. »( Etienne Gilson, Dante et la philosophie) Le travail d’André de Muralt corrobore la pensée de Gilson en faisant la démonstration que ces rapports se déclinent à partir des structures de causalité.

    (**)Jean Paul II attribue les idéologies du mal à la philosophie catésienne et au courant idéaliste. Il s’inscrit donc dans le prolongement des analyses de Maritain et Daujat, ce dernier expliquant « Descartes est comme l’aboutissement et le fruit suprême de tout l’esprit de la renaissance en même temps qu’il est l’initiateur de toute la civilisation moderne » (La nécessaire conversion) « L’orgueil cartésien, poursuit Daujat, va pousser les principes de l’idéalisme en mettant en doute le lien vivant, la solidarité naturelle entre la pensée qui connaît et le réel qu’elle connaît : pour ne rien devoir qu’à sa propre pensée, Descartes veut que nous ne connaissions que nos idées – et c’est l’idéalisme…qui enferme l’homme dans ses idées, qui opère la rupture de la pensée et du réel… » Dès lors la vérité n’est plus conformité du jugement avec le réel objectif mais la conformité du jugement avec les exigences de la pensée livrée à elle-même. Or Jean Paul II fait exactement le même constat et désigne les Lumières comme héritières de l’idéalisme cartésien. « Pour mieux illustrer un tel phénomène ( les Lumières), il faut, écrit-il, remonter à la période antérieures aux Lumières, en particulier à la révolution philosophique opérée par Descartes »

    Julien Gunzinger

  22. slavik-kane permalink
    9 mars 2011 22:51

    Il ne faut pas que vous vous inquiétiez. Tout va bien se passer. La religion chrétienne sera bientôt terminée, d’autres arriveront pour la remplacer. Ce n’est pas la première ni la dernière à passer sur ce monde. C’est comme une mode millénaire. Il suffit de se mettre à la page.

    • adversus hæreses permalink
      9 mars 2011 23:15

      Inquiétiez-vous plutôt grandement pour le salut de votre âme avant que de vous retrouver en Enfer pour l’éternité !

  23. gerdil permalink
    9 mars 2011 23:12

    C’est exactement ça, et sur ce point Soral a parfaitement raison : « Vatican II, au-delà de l’alibi pastoral et doctrinal, doit se comprendre très littéralement comme la soumission de l’Eglise catholique au nouveau rapport de force issu de la deuxième guerre mondiale, à l’intérieur du camp occidental « ,.

    Vatican II est bien un total renoncement doctrinal pour des raisons purement politiques !

    Le résultat est une catastrophe absolue.

  24. pèlerine permalink
    10 mars 2011 22:08

    L’apostasie de v2 est bien politique, on découvre, petit à petit que les prélats sont francs-maçons ou intimement liés à la secte, que leur seul but est l’anéantissement des chrétiens, nous catholiques sommes sans cesse confrontés à la haine féroce des évêques du coin, d’une même voix nous avons les médias et les clercs de l’église moderne unis pour tout faire afin d’éliminer la tradition, nous en avons tellement l’habitude que nous n’en parlons même plus, c’est passé dans les moeurs.

  25. 6 août 2014 16:27

    Pourquoi rester dans cette religion romaine vernit de christianisme ?
    Revenir aux enseignements néo-testamentaires seuls qu’à laissé Christ et Ses Apôtres.
    Le catholicisme n’a rien à voir avec le Christianisme. La Bible suffi.
    Il faut comprendre que le Vatican n’a jamais eu rien à faire avec la Saine Doctrine, ce que veut les prélats, c’est le pouvoir, rien de plus. Le «pape» François ne nous rend pas dupe.

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