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La culture européenne contre l’art dégénéré !

11 avril 2011

 

« Il ne peut y avoir d’Imperium européen

sans Ordre divin ! 

L’idée dominante doit être l’idée de l’Empire pour l’Europe ! »

 Von Thronstahl

La Question concentre ses efforts sur l’explication et la diffusion de la pensée contre-révolutionnaire traditionnelle, car nous sommes convaincus que c’est par la restauration de Tradition chrétienne que résident tous les espoirs de réédification spirituelle et politique de l’Europe. Cependant, cet axe unique d’action que nous nous sommes fixés, ne nous empêche pas d’avoir des conceptions sur l’art, notamment en musique,  conceptions que nous avons d’ailleurs parfois signalées comme en témoignent certaines analyses que nous avons publiées, dont celle sur le Parsifal de Richard Wagner.

Néanmoins, le récent épisode de censure auquel viennent de se livrer les responsables du Hellfest, montrant le caractère absolument hypocrite d’un discours sur la prétendue « liberté d’expression », liberté qui vise à choquer les chrétiens en programmant des groupes stanistes de Black Metal mais qui n’hésite pas à interdire des formations abordant, même très légèrement, des sujets non-conformistes, met clairement en lumière la perversité de la stratégie de communication des organisateurs de ce festival qui, profitant de la relative impunité entourant l’expression de la haine antichrétienne de par l’habituelle complaisance accordée à l’anticléricalisme dans ce pays et s’amusant de la faiblesse de l’Eglise moderne, utilisent comme une formidable caisse de résonance publicitaire la légitime réaction des milieux catholiques à l’encontre des propos satanistes blasphématoires et criminels qui sont déversés dans la sonorisation du cirque infernal de Clisson, comme une très efficace (et gratuite) méthode de médiatisation pour « vendre » le Hellfest et faire parler de lui.

I. Hommage aux véritables créateurs

Ceci nous conduit à considérer, dans l’atmosphère de la polémique anti-Hellfest, qu’il serait sans doute plus utile, pour une fois, plutôt que de parler des stupides imbéciles anti-chrétiens, de rendre hommage et signaler le travail d’artistes dont les médias ne nous disent rien et qui ne sont jamais programmés dans les festivals, alors que leur idées et productions sont d’une grande qualité et s’inscrivent dans le mouvement général de réédification de l’Imperium Europa.

Ainsi, nous voudrions rendre un hommage appuyé à toutes les formations artistiques contemporaines qui agissent d’une manière magnifique en empruntant les matériaux de notre époque pour que demain, les peuples de notre continent, conservent la fierté de leurs racines, la conscience de leur essence et de leurs origines, et soient en mesure de se forger un destin à la hauteur de ce que fut l’Histoire de notre terre. [1]

II. La fonction de l’art authentique  

« Nous reconnaissons le principe de la déchéance de l’humanité 

et par suite la nécessité de sa régénération ;

nous croyons à la possibilité de cette régénération

et nous nous vouons à son accomplissement. »

Richard Wagner

  Pour Richard Wagner, dont les idées en art nous apparaissent fondamentales, « L’homme s’élève aux vérités supérieures par l’intuition ». De ce fait, l’art pour lui avait donc l’ultime et principale mission de représenter, à l’aide de symboles, les vérités de l’esprit avec pour principe une moralité supérieure. Il écrivait :

« L’Art, ne fait qu’un avec la religion, il est, dans une perspective spirituelle, indissolublement uni à la religion, puisque devant nous soutenir vers les domaines transcendants de la vie éternelle. »

Wagner pensait qu’était absolument acquise l’idée de la perversion du monde, où règne sans partage le vouloir-vivre égoïste, la haine de l’autre, le narcissisme prétentieux et le mépris. La seule possibilité de régénération de l’homme, passait ainsi pour lui, par une conversion de la volonté et une acceptation du renoncement. Il affirmera qu’une cause principale de la dégénérescence des sociétés provient de l’impureté causée par le mélange des cultures, des religions et des races, faisant le procès des juifs, fauteurs de troubles, œuvrant au métissage et à la dissolution des traditions, incarnant à ses yeux  l’appétit de lucre et du vouloir-vivre égoïste. Il s’éleva donc avec force contre les doctrines révolutionnaires judaïsées, matérialistes, évolutionnistes et libérales, refusant que cette idéologie perverse soit une forme de l’authentique culture.

Enfin, franchissant le pas, Wagner s’ouvrira définitivement à la foi religieuse, proclamant la vérité de la Rédemption par le sacrifice volontaire de Jésus, Incarnation vivante de l’amour infini donateur de la régénération salvatrice de l’humanité, traduisant ses nouvelles convictions en musique, en écrivant alors Parsifal, empruntant à la légende du saint Graal, sujet dont il avait déjà tiré Lohengrin, héros au cœur pur, s’élevant peu à peu par l’intuition spirituelle à la suprême sagesse.

III. Von Thronstahl ou la Tradition catholique

  Cette thématique et ces conceptions, de façon singulièrement affirmée, se retrouvent  aujourd’hui chez une formation musicale qui a prit pour nom « Von Thronstahl », groupe Allemand fondé en 1995 par Josef Maria Klumb et son frère Bernhard, et dont les thèmes de prédilection portent sur le passé de l’Europe, la sacralité, l’Ordre, la sainte religion, s’inspirant de figures littéraires comme Pessoa et Cioran, ou politiques avec la Phalange en Espagne et la haute figure de José Antonio Primo de Rivera (1903-1936), ou encore la Garde de Fer en Roumanie avec Corneliu Codreanu (1899-1938).

Si le style musical de cette formation peut faire l’objet de quelques analyses critiques [2], cependant il est suffisamment rare de voir de telles références revendiquées pour que nous nous penchions sur les positions de ce groupe – qu’on a voulu placé à tort, et de façon polémique, dans le cadre du national socialiste black metal (NSBM) courant qui se distingue par sa sympathie envers le régime nazi et sa fascination pour l’esthétique martiale du IIIe Reich, avec des entités comme Kataxu, Der Stürmer, ou encore Fanisk – alors qu’il semble évident que Von Thronstahl relève beaucoup plus de la tradition idéologique du nationalisme catholique traditionnel.

Pour mieux percevoir les orientations de Von Thronstahl, il nous a semblé judicieux de faire écho à ce que déclarait l’un des membres fondateurs,  Josef Maria Klumb, dans un entretien réalisé par Heathen Harvest en décembre 2005 :

« Nous sommes profondément inspirés par le catholicisme traditionnel. Le soi-disant christianisme moderne est, sur le plan spirituel, une foire ésotérique. Si vous explorez la vieille tradition chrétienne vous trouverez de nombreuses influences datant de l’époque païenne, mais la plupart des gens qui se disent chrétiens aujourd’hui ne sont même pas au courant de cela. Le communisme, les idéaux de la franc-maçonnerie et du matérialisme occidental sont l’exact opposés de ce que Von Thronstahl représente. »

On voit que le discours est plutôt traditionnel, chose suffisamment rare pour être soulignée.

Mais poursuivons pour mieux comprendre les idées politiques exposées et défendues par Von Thronstahl :

« Dans les démocraties occidentales, il ya plus de censure que par le passé. Le système politique allemand a sa propre manière «démocratique» de faire taire les gens. C’est, dans une certaine mesure, une question religieuse. Or un leader ou un dirigeant est quelqu’un qui doit se préparer à restaurer l’Ordre véritable. Pour la personne providentielle, il doit être évident qu’il ne peut y avoir d’Imperium Européen sans Ordre divin !  L’idée dominante doit être l’idée de l’Empire pour l’Europe, ou Europa

Afin de préciser les modèles idéologiques auxquels Von Thronstahl  se réfère,  Josef Maria Klumb nous dit :

« La Garde de Fer et surtout la lutte personnelle de Codreanu, qui s’est dressé pour la foi, est une source d’inspiration. Pour les Européens de l’Ouest, la Roumanie et son ancienne tradition peuvent sembler un peu « sombre », pourtant la Garde de Fer nous transmet un exemple lumineux du point de vue de la tradition religieuse, et un extraordinaire sur le plan de l’engagement politique. »

Enfin, en quelques mots sont résumées les convictions de Von Thronstahl   : 

« Force. Glorification du soleil. La victoire de la beauté. L’Art est une expression de l’âme elle-même. »

Conclusion

Notre culture contre-révolutionnaire, qui nous fait nous revendiquer des penseurs comme Joseph de Maistre, Blanc de Saint-Bonnet, le Cardinal Pitra, Bernardi et Donosos Cortès, nous rapproche des courants réactionnaires catholiques d’hier ou d’aujourd’hui, puisque pour nous il ne saurait y avoir de politique véritable que religieuse [3]. Ainsi nous ne cachons pas notre sympathie pour des mouvements religieux et politiques de la période contemporaine, comme la Phalange espagnole ou la Garde de Fer roumaine avec les hautes figures attachantes que furent José Antonio ou Codreanu. De la sorte, nous soutenons tous ceux qui s’inscrivent dans cette perspective, et c’est avec joie que nous voyons une formation artistique actuelle comme  Von Thronstahl,   revendiquer avec un certain courage eu égard à l’atmosphère de haine anti-traditionnelle qui règne et domine dans les esprits, des références qui proviennent directement du courant contre-révolutionnaire catholique.

Puisque seul nous importe le rétablissement de la chrétienté, il est évident que nous ne pouvons que nous féliciter de toutes les initiatives, notamment en art, qui contribuent au renforcement et au développement des forces qui imposeront demain le retour de la Sainte Religion chrétienne, afin que l’Europe soit reconstruite spirituellement et politiquement au niveau continental, de sorte que soit de nouveau réédifié l’IMPERIUM EUROPA !

Seule l’unité du Saint Empire est apte, car il faut un redressement catholique au niveau continental, à restaurer l’Ordre chrétien traditionnel !

 

Lire :

 Le rétablissement du Saint Empire !

Notes.

1. Dans une liste qui ne porte que sur la musique dite « moderne », musique contre laquelle nous avons cependant de très nombreux griefs et que nous croyons profondément dangereuse car elle est traversée par des influences occultistes, satanistes et magiques extrêmement nocives pour les âmes, il est possible cependant d’évoquer quelques rares entités comme : Kraftwerk, Cabaret Voltaire, Joy Division, New Order, Ultravox, Laibach, Allerseelen, Blood Axis, Arditi, etc., oubliant inévitablement beaucoup d’autres moins connues car nous ne pouvons toutes les citer, qui exprimèrent un attachement européen sans, apparemment, afficher une trop grande  hostilité à l’égard du christianisme.

2. Le style du groupe mélange les thèmes du Métal Industriel Martial à des arrangements plus néoclassiques voire néofolks parfois.

3. En effet, la caractéristique propre du monde moderne, son aspect tragique aboutissant à la destruction des vestiges matériels, ou institutionnels, de la Tradition, est, en premier lieu, la négation de la Sainte Religion chrétienne. Et ceci s’explique du fait que la situation tragique de ce monde relève d’un drame métaphysique qui survint des suites du péché originel, péché qui se reproduit chaque fois que l’on foule aux pieds les principes divins (Révolution de 1789, Révolution bolchevique, Vatican II). Dès lors, chercher un remède ici-bas à un déséquilibre de nature ontologique sans faire intervenir la dimension surnaturelle au sein de laquelle est placé ce combat éternel que se livrent les ténèbres et la Lumière, est une grave erreur.

99 commentaires leave one →
  1. Lodz permalink
    11 avril 2011 06:02

    Bravo pour cet article ! Il était temps de rendre hommage à ceux qui luttent contre le nihilisme plutôt que de toujours parler des ennemis de la chrétienté européenne. Heureusement que quelques uns sont là pour tenir bon le flambeau de la culture contre l’art dégénéré (bien vu !).

    Le Post s’interroge pour savoir si Von Thronstahl serait néo-nazi ce qui est stupide, mais montre bien que l’on cherche à stigmatiser leur discours.

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/22/1999160_von-thronstahl-un-groupe-rock-neo-nazi.html

    Pourtant l’ouvrage de Stéphane Francois : La musique europaïenne: ethnographie politique d’une subculture de droite dégage clairement les cotés tendancieux de ce groupe qui évite toutes allusions racistes.

  2. Arcand permalink
    11 avril 2011 06:33

    Attention, le mec de Blood Axis est un violent païen. Il a d’ailleurs écrit en partie le livre «Lords of Chaos», qui retrace les événements avec la scène black metal norvégienne. Aussi, il produit une revue anti-chrétienne de tendance néo-païenne.

    • Moria permalink
      11 avril 2011 10:17

      Michael Moynihan qui a écrit Lords of Chaos qui dénonce les déviances satanistes du BM, est néo-païen, de tendance Nietzsche / Evola, mais sans haine contre la tradition chrétienne.

      En Janvier 2009, Blood Axis a joué à Sintra, au Portugal, avec les membres du groupe portugais Sangre Cavallum qui revendiquent les racines des anciens cultes du Portugal sans rejeter la culture chrétienne. Moynihan a déclaré sur scène que le nouvel album, intitulé Born Again, devait être publié à Pâques. Finalement, l’album est sorti le 21 Mars 2010.

    • Moria permalink
      11 avril 2011 10:39

      Dans Tyr – « Myth-Culture-Tradition » – journal édité par Moynihan avec Joshua Buckley, on peut lire dans l’éditorial que le journal veut « célèbrer les mythes traditionnels, la culture et les institutions sociales pré-chrétiennes de l’Europe . »

      Le premier numéro a été publié en 2002. Dans son programme Tyr , vol. 1 , se comme définit comme anti-moderne , anti-capitaliste selon l’ idéal de « Radical traditionalism» qui englobe :

      1.Resacralisation du monde contre le matérialisme.
      2.La reconstitution des hiérarchie sociale s naturelles par rapport à une hiérarchie artificielle basée sur la richesse.

    • hannibalgenga permalink
      11 avril 2011 11:38

      Arcand

      Je pense que La Question a seulement voulu donner quelques exemples de groupes, au-delà de Von Thronsthal, qui se revendiquent de l’identité européenne sans être trop ouvertement anti-chrétiens, dont Blood Axis .

      Mais il est tout de même précisé, ce qui laisse penser que tous ne sont pas du goût du blog : « la musique dite « moderne » est une musique contre laquelle nous avons cependant de très nombreux griefs et que nous croyons profondément dangereuse car elle est traversée par des influences occultistes, satanistes et magiques extrêmement nocives pour les âmes… »

      Et puis on doit au moins une chose d’intéressante à Michael Moynihan malgré son néo-paganisme, l’écriture du livre « Les Seigneurs du chaos » (Lord of Chaos: The Bloody Rise Of Satanic Metal Underground) Camion Blanc 2005, qui est le plus documenté sur le problème du black métal, et pour cause, puisque l’auteur n’est pas un journaliste mais connaît la scène de l’intérieur.

      Info sur le livre :

      Ce livre contient plusieurs types d’informations sur la création du black metal, son évolution, les membres les plus connus de la scène ayant participé à sa création (ou sa propagation) mais aussi ses conséquences sur la société et les fans.

      *Interviews de membres de la scène black metal ayant contribué à celle-ci.
      *Illustrations (extraits de journaux en rapport avec le black metal, photos de membres de groupes, pochettes d’albums considérées comme marquantes dans l’histoire du black metal, photos de paysages norvégiens, tracts, etc.)
      *Points de vue sur le milieu par différentes personnes internes ou extérieures au milieu.
      *Récits d’histoires ayant marqué le black metal
      *Ressources musicales
      *Causes et conséquences en Norvège, pays fondateur du Black Metal.
      *Déviations liées à ce style de musique.

      C’est donc une source documentaire très importante pour bien comprendre le phénomène et sa perversité sataniste.

  3. John permalink
    11 avril 2011 09:44

    Une chose me dérange dans cet article : aucune référence au nazisme avec dans le titre le terme « art dégénéré »? Je ne vais pas m’étaler sur le sujet mais je trouve ce terme vraiment mal choisi pour cette raison et aussi parce que l’art est quelque chose de subjectif; le qualifier de « dégénéré » est donc une insulte à tout art non-chrétien, donc une bonne partie de l’Art. D’autant plus que l’art sert à déranger leurs cibles et à dénoncer ce que les artistes n’aiment pas chez elles.

    • zind permalink
      11 avril 2011 10:29

      La Question n’est pas nazie mais catho tradi, mais on peut sans doute y voir un petit clin d’oeil ?

      Art dégénéré (« Entartete Kunst ») fut le qualificatif officiel adopté par le régime en Allemagne pour interdire l’art moderne en faveur d’un art officiel : l’art héroïque.

      En principe, tout art moderne était condamné par le Reich. De nombreuses rafles s’effectuèrent dans les différents musées allemands. On estime à près de 5000 le nombre d’œuvres, peintures, sculpture ou dessin détruit sur ordre à la veille de la guerre. Le gouvernement organisa en 1935 une exposition d’art dégénéré à Nuremberg. La même année, furent promulguées les premières lois anti-juives portant le même nom. Est-ce une coïncidence pour un art souvent appelé « judéo bolchevique » ?

    • Lagomer permalink
      11 avril 2011 11:23

      John

      Il n’y a pas à être tellement choqué par l’expression « art dégénéré », car il y a bien un art aujourd’hui qui est complètement dégénéré, et dont le Hellfest donne le meilleur exemple.

      Ce n’est donc pas une insulte à tout art non-chrétien comme tu le dis, mais bien le constat que toute la culture contemporaine est une culture de la mort, et la mort est bien la conséquence de la dégénérescence.

  4. John permalink
    11 avril 2011 09:45

    Joy Division satanistes? Désolé, je n’aime pas utiliser ce terme dans un tel contexte mais là : LOL.

    • sand permalink
      11 avril 2011 10:22

      John

      Je crois que tu as mal lu.

      La Question cite des groupes, tout en disant qu’elle n’aime pas la musique moderne car elle est traversée par des influences malsaines, qui ont une certaine conscience de l’identité européenne mais qui évitent de tomber dans l’antichristianisme.

  5. Gary permalink
    11 avril 2011 10:43

    Von Thronstahl auraient-ils lu Joseph de Maistre : « Il ne peut y avoir d’Imperium européen sans Ordre divin ! L’idée dominante doit être l’idée de l’Empire pour l’Europe ! »

    En tout cas voilà un discours qui ne doit pas faire sourire les no-lifes satanistes antichrétiens fans de BM ^^

  6. John permalink
    11 avril 2011 13:06

    Sand : En effet, le « semble » fait un peu remonter La Question dans mon estime. J’ai pris Joy Divison parce que c’est un de mes groupes favoris et trouver leur nom dans une phrase contenant les termes « occultistes, satanistes et magiques » m’avait passablement surpris.
    Zind : Etudiant l’allemand et ayant étudié une ou deux oeuvres du genre ne serait-ce que pour ce semestre, je sais ce qu’est l’Entartete Kunst. Il y avait en effet les artistes juifs qui étaient censurés, mais comme vous avez dit, tous les artistes apportant trop de modernisme au goût d’Hitler ou alors étant trop à gauche. Mais Hitler voulait les lois antisémites depuis déjà pas mal de temps. Donc je ne dirais pas que c’est une coïncidence parce que j’y crois pas mais ça y ressemble. De plus, le nom « art judéo-bolchévik » est un raccourci trop facile à faire car il n’y a aucun lien entre les deux et en plus, le régime bolchévik était lui aussi antisémite.
    Lagomer : félicitations, tu as gagné le concours de celui qui a jugé le métal le plus vite dans l’article et ce visiblement sans y connaitre grand chose. Ecoute donc du métal sympho, ou du progressif et vous verrez si c’est vraiment de l’art dégénéré. J’ai (enfin) pris la peine récemment d’écouter un groupe français, Adagio. Je te le recommande tout particulièrement, ainsi que les groupes dits chrétiens. Le terme « art dégénéré » ici me gêne car j’aime le métal depuis plusieurs années (de ses formes les plus mélodiques à celles les plus extrêmes) et le mettre sur le même plan que toute forme d’art qui a été bannie parce qu’un seul mec n’aimait pas ça, je trouve ça très limite et c’est pour cela que j’ai plus ou moins dit sans le faire exprès (ou pas) que La Question avait des tendances néo-nazies. je suis sûr que certains parmi vous écoutent des groupes de métal néo-nazis et se cachent ^^.
    Pour finir avec toi, tu dis « culture de la mort ». Le christianisme étant une religion basée sur un mec mort et recouvert de sang (il n’y a aucun blasphème ici, juste une constatation) et dont on mange le corps et boit le sang de façon symbolique, oui on peut dire que nous vivons dans une société basée sur le culte de la mort depuis plus d’un millénaire🙂. Donc si je poursuis ton raisonnement en l’adaptant à ma sauce, cela voudrait dire que le catholicisme a perverti la culture européenne… Quelque chose me dit que tu n’as pas voulu dire ça…

    • Silverblade permalink
      11 avril 2011 13:19

      C’est vrai que tout les dimanche les chrétien vont se mettre à genoux devant un pauvre homme qui agonise crisifier sur une croix et comme d’habitude il n’y a aura pas un seul qui aurai l’idée de le décrocher pour mettre fin à ses souffrance.

      Ensuite non content de le regarder agoniser ils vont boire sont sang et manger sont corp.

      Et c’est nous les métalleux qui faisont le culte de la mort?

    • Lagomer permalink
      11 avril 2011 20:07

      John

      Je t’accorde qu’il y a des groupes de métal tout à fait corrects, d’ailleurs parmi les groupes cités par La Question certains peuvent presque rentrer dans cette catégorie comme Laibach. Le critère qui vaut le qualificatif « d’art dégénéré » dans cet article, et je crois que les rédacteurs sont allés au-delà de leur suspicion envers la musique moderne pour l’écrire (ce qui est un grand pas je trouve) car ils n’ont jamais caché qu’à leurs yeux elle était malsaine , c’est la haine antichrétienne et les blasphèmes.

      Au fait félicitations également, tu as gagné le concours de celui qui a jugé les cathos tradis le plus vite dans l’article et ce visiblement sans y connaitre grand chose en affirmant : « je suis sûr que certains parmi vous écoutent des groupes de métal néo-nazis et se cachent »…

      D’abord parce que tant qu’à faire d’écouter de la musique qui évoque la grandeur passée de l’Allemagne on préfère Carl Orff et les Carmina Burana.

      Et ensuite parce qu’on se cache pas pour le faire, bien au contraire !^^

    • wendrock permalink
      11 avril 2011 20:22

      Lagomer

      Alors là pour le coup avec les Carmina Burana de Carl Orff ce n’est plus de la musique néo-nazie, mais carrément liée à l’histoire du IIIe Reich !^^

      Il faut préciser que si l’oeuvre fut fortement appréciée chez les nazis, il en alla de même pour l’ensemble du Ring de Wagner (toujours interdit de concert public en Israël) ou encore la Neuvième d’un Beethoven ou les pièces de Bruckner.

      La création de Carmina Burana eut lieu en effet à Francfort, par l’Opéra de Francfort le 8 juillet 1937 Plusieurs autres productions ont été faites en Allemagne. L’œuvre devint avec le temps la plus célèbre pièce composée en Allemagne nazie, considérée par le régime nazi comme une célébration de la race aryenne. Si Carl Orff n’a jamais adhéré au parti nazi, il a cependant composé des musiques pour le régime, en particulier lors des J.O. de Berlin.

    • CHRISTUS REX ! permalink
      11 avril 2011 20:28

      « Le national-socialisme n’a qu’un seul prédécesseur légitime : Richard Wagner… »

      Adolf Hitler

    • John permalink
      11 avril 2011 23:29

      Lagomer : déjà merci pour ton début d’ouverture d’esprit, je commençais à désespérer ^^.
      Etant donné que je traine sur ce blog depuis maintenant un an ou presque, je commence à comprendre les tradis contrairement à ce que tu crois. Je ne prétends pas les connaitre comme ma poche attention, mais je vois un peu comment ils pensent. Il y a pas mal d’articles contre le rock en général, donc contre le métal. Je pense donc que La Question a changé de terme pour désigner le métal : les articles comportent souvent les mots « satanisme », « culte de la mort », « cannibalisme », « malade mentaux » et depuis la semaine dernière « nazis ».Ceci m’a d’ailleurs beaucoup amusé car j’avais remarqué les tendances extrême-droite de pas mal de catholiques ici, donc ce que j’ai dit tout à l’heure n’était qu’un procédé rhétorique, je me serais douté que tu ne te cachais pas pour écouter ce genre de groupes🙂. Et ton commentaire a confirmé ma pensée et j’ai même eu droit à du bonus : je ne m’attendais pas à un truc comme « la grandeur passée de l’Allemagne ». Merci du fond du coeur.
      Pour en (re)venir aux blasphèmes : comme je l’ai déjà dit par le passé (qui peut être très récent car je l’ai dit hier à nouveau), comment veux-tu qu’on se sente touché par des paroles qui touchent les cathos dans leur Foi car on ne croit pas en Dieu? Je comprends que ça gêne, mais dis-toi aussi à côté que depuis un an les métalleux ne sont pas ménagés que ce soit sur la toile, dans les médias ou même dans la rue (encore cet après-midi). J’ai presque envie de te dire qu’on est quitte : les groupes de BM blasphèment et insultent les cathos dans leurs chansons, nous on se fait insulter sur la toile et dans la rue. Perso, je préfère encore le cas des catholiques…

  7. John permalink
    11 avril 2011 13:20

    Et tu verras* pardon, j’étais parti pour te vouvoyer mais j’ai choisi de te tutoyer au dernier moment et je viens de m’apercevoir de cet oubli…
    Après, sans pour autant être totalement d’accord avec vous tous, sur un point je le suis (si si je vous assure!) : la musique moderne en particulier les « artistes » qui passent sans cesse à la télé ou la radio sont mauvais. Tout n’est pas à jeter mais l’argent en a pourri plus d’un.

  8. pèlerine permalink
    11 avril 2011 13:26

    Silverblade, vous dites des sottises!

  9. De la Panouse Vivien permalink
    11 avril 2011 13:39

    @ Silverblade

    Pèlerine a raison.
    Vous dites : « tout les dimanche les chrétien vont se mettre à genoux devant un pauvre homme qui agonise crisifier sur une croix et comme d’habitude il n’y a aura pas un seul qui aurai l’idée de le décrocher pour mettre fin à ses souffrance. » . Mais nous n’avons pas à Le décrocher : ces souffrances sont des souffrances librement consenties et offertes . Et puis ce ne sont que des représentations. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, ne pourrait-Il descendre de Sa croix lui-même ? …

    • Silverblade permalink
      11 avril 2011 13:42

      @ Vivien et Pèlerine

      pardonnez moi si je vous ai choquer mais j’ai volontèrement éxagérer la chose pour montrer le ridicule de cette accusation de culte de la mort que l’on fait aux métalleux.

  10. Tchetnik permalink
    11 avril 2011 14:27

    Vladimir Volkoff écrivait dans son « Complot » que « L’Art doit aider à vivre et ce qui est laid ne peut aider à vivre ».

    Il disait aussi fort justement que tout ce qui se construisit en France depuis Clovis est magnifique, tout ce qui se fait depuis le XIXième siècle est à vomir. Il exagérait peut-être un peu pour le XIXième siècle, mais force est de reconnaitre que ce que Maitre George-Paul Wagner appelait le « débit du laid » devient une norme obligatoire, avec un tas de bobos gogos qui se croient obligés de s’extasier devant.

    L’Art sert de manipulation psychologique, tout comme la récupération de l’Histoire.

  11. xorus permalink
    11 avril 2011 20:48

    Entartete musik » musique « dégénérée », cest ainsi que les Nazis, entre 1933 et 1945, appelaient toute musique qui ne correspondait pas aux normes de l’art officiel. « Musique qui a perdue les qualités habituelles de son genre, de sa race », loin de l’idéal aryen, de la race supérieure. Ils appelaient donc « art dégénéré » la musique des années trente, qui allait de la musique atonale au jazz…

    Dans l’esprit nazi prédomine cette idée de décadence de dégénérescence, d’empoissonnement de cette pureté des origines.

    Dès leur arrivée au pouvoir, les dirigeants nazis entreprennent une éradication de  » l’art dégénéré  » (Entartete Kunst), fondée sur une normalité créatrice visant à rejeter toute avant-garde au nom de la pureté de la race aryenne.

    La catégorie de musique dégénérée se présente comme une catégorie haïe où le régime nazi range toute la musique qui lui semble éloignée de sa propre vision de la musique ou toute la musique qui lui semble éloignée de sa vision du monde.

  12. Silverblade permalink
    11 avril 2011 23:42

    @ John

    « les groupes de BM blasphèment et insultent les cathos dans leurs chansons, nous on se fait insulter sur la toile et dans la rue. Perso, je préfère encore le cas des catholiques… »

    Tu m’étonne!! Moi encore ça va j’ai de la chance les gens se contente de me regarder comme une bête de foire, mais j’ai des amis qui eux se font insulter voir même tabasser.

    • John permalink
      11 avril 2011 23:52

      Silverblade : Moi mis à part ma masse capillaire importante et parfois mes t-shirts (je possède un très beau Rotting Christ🙂 ça va. Je me suis déjà fait insulter mais j’y ai pas trop droit et je me suis pas encore fait taper pour ça (pourtant je suis facile à tabasser, je suis assez petit et tout mince ^^). Mes potes par contre se font insulter de temps en temps (le cas d’aujourd’hui) et le seul qui s’est fait taper a mis une dérouillée à ses assaillants ^^. Mais après si je me retrouve dans son cas, je me retrouve à l’hosto parce que lui sait se défendre.

    • Silverblade permalink
      11 avril 2011 23:58

      @ John

      En tout cas la chaine qui aura balancer le plus connerie sur les gothiques et les métalleux c’est M6

      Franchement ils ont vraiment l’air de satanistes ces gamins? Ce ne sont ni plus ni moins que des ados en crise qui veulent faire chier papa et maman.

      Le plus drôle aussi c’est le Père Domergue (qui déjà dans une autre émission nous disait que la croix inverser est un signe satanique alors que c’est la croix de saint Pierre) qui passe un clip de Manson alors que environ 95% des métalleux le déteste.

    • pimousse permalink
      12 avril 2011 01:16

      Père Dommergue à propos du clip de Manson : « On est allé voir au concert et c’est comme ça … » Pour en avoir fait quelques uns c’est beaucoup moins « trash » que ses clips …

      Mais c’est un reportage très drôle !!! ^^

    • pimousse permalink
      12 avril 2011 01:22

      Lol, T-shirt de slipknot, la voix en pleine mue, … De pures satanistes dis donc ! Mwahahahaha !

    • John permalink
      12 avril 2011 14:28

      Silverblade : ah tiens je l’avais pas vu celui-là ^^ il est sympathique…
      Cadeau! http://www.youtube.com/watch?v=RsWn7VX0gZM&feature=related

  13. Silverblade permalink
    12 avril 2011 09:06

    @ Pimousse

    Le Père Domergue c’est le type le moins crédible que je connaisse, lors d’une autre émission où il était au Hellfest il se disait inquiet de voir des symbole sataniste comme des croix inverser mais aussi des symbole nazi comme la croix de fer.

    Apparament il n’a jamais entendu parler de la croix de saint Pierre ni de l’ordre teutonique, plutôt bizarre pour un prêtre.

    • Gary permalink
      12 avril 2011 20:42

      Avec les groupes supers ringards : Ozzy Osbourne et Scorpions à l’affiche !

  14. archaos permalink
    12 avril 2011 11:11

    Excellent article pour un blog tradi même si vous auriez pu être plus sympas pour le NSBM…Mais enfin sachons reconnaître vos efforts pour mettre en lumière la démarche de certains artistes qui sont méconnus et luttent pour l’identité européenne en évitant le piège du satanisme et de l’antichristianisme. Et Von Thronstahl est un bon exemple. Je crois que vous comprenez en quoi les gros malins d’organisateurs du Hellfest manipulent les cathos en utilisant la formidable pub gratuite qu’ils font à leur festival de merde pour bobos métalleux, en programmant des groupes de daube qui crachottent trois conneries satanistes pour faire réagir, mais se pissent dessus et savent censurer si jamais certains se révèlent politiquement incorrects. Le seul critère interdit pour ces petites crapules gauchistes du Hellfest, vous l’avez compris, c’est la conscience politique européenne.

    Alors puisque vous vous ne censurez pas, et semblez ne pas y être trop hostiles en voici quelques exemples. Salut camarades !

    • zind permalink
      12 avril 2011 19:17

      « Les gros malins d’organisateurs du Hellfest manipulent les cathos en utilisant la formidable pub gratuite qu’ils font à leur festival de merde… », et ça rapporte gros ce petit jeu car le Hellfest 2010 c’était 3,3 millions d’euros de budget !

  15. pèlerine permalink
    12 avril 2011 12:46

    Je n’ai jamais vu de croix inversée dans nos églises, même si nous savons tous que St Pierre fut crucifié la tête en bas parce qu’il s’est trouvé indigne de l’être comme son Seigneur, ce sont les satanistes qui inversent les croix, mais il y a pire : voyez ce qu’il se passe à Avignon.

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 13:03

      Justement ceci est bien la preuve que les groupes de BM et autre réalisateur de films d’horreur ne connaisse rien du vrai satanisme, ils pensent que prendre un symbole chrétien et l’inverser en fait un symbole sataniste.

      Avez vous un lien sur cette affaire d’Avignon car ça à l’air intêréssant cette histoire.

    • OMG permalink
      12 avril 2011 13:39

      @Silverblade
      Qu’ils ne connaissent et ne comprennent rien à rien est une évidence, il n’y a qu’un seul malin dans l’histoire.

      Merci à La Question pour cet excellent article et cette preuve d’ouverture (j’aime en effet plusieurs des groupes cités… non sans raison).

  16. Silverblade permalink
    12 avril 2011 15:03

    @ John

    Merci je ne le connaissais pas celui là^^.

    Ils n’ont pas compris que TNBM = True Norweigian Black Metal, ça n’a rien à voir avec le néo nazisme.

    Et je n’était pas au courant que les chevalier de l’ordre teutonique mettaient des peinture de guerre au visage, c’est nouveau ça^^ »

    Bref c’est juste un gars qui à apparament un mal être dans le monde dans lequel il vit, et le BM l’aide à évacuer cette haine qu’il garde en lui.

  17. Norenda permalink
    12 avril 2011 15:05

  18. pèlerine permalink
    12 avril 2011 19:46

    Silverblade
    Si vous n’êtes pas au courant du blasphème d’Avignon(pour nous chrétiens c’est affreux) allez sur ripoublik, ils en font leur première en ce moment.

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 20:53

      pèlerine

      C’est exactement le même principe qu’avec le Hellfest. Les crétins provocateurs se font de la pub en blasphémant le christianisme car ils savent qu’ils ne risquent rien, ni de la justice ni des cathos qui sont de gros lâches.

      L’exemple est instructif : « Le parquet a requis à Strasbourg trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende à l’encontre d’un homme de 30 ans poursuivi pour provocation à la discrimination, après avoir brûlé un exemplaire du Coran et uriné sur le livre, le tout diffusé sur internet. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 9 mai. Dans le même temps, le maire d’Avignon défend l’exposition d’un tableau montrant un crucifix plongé dans l’urine. A Strasbourg, l’homme a été poursuivi pour provocation publique à la discrimination nationale, raciale ou religieuse. »

      On est dans le même cas de figure dénoncé par La Question par rapport aux blasphèmes du Hellfest. Il suffirait que les appels au meurtre et les blasphèmes soient dirigés contre l’islam ou les juifs, ça trainerait pas longtemps : direction le tribunal en deux secondes, avec en plus fatwa pour Barbaud et les groupes débiles du Hellfest qui seraient obligés de raser les murs et se faire oublier rapido.

      Le jour où les cathos se feront respecter vraiment plus personne ne viendra nous provoquer car ils sauront ce qu’ils risquent…en attendant Avignon / Clisson même mécanique publicitaire anticatholique. Ras-le-bol !!!!

    • zind permalink
      12 avril 2011 20:58

      Lodz

      Tu es en train de virer NSBM !^^

  19. pèlerine permalink
    12 avril 2011 21:03

    Que pouvons nous faire? Comment réagir? Puisque l’épiscopat a perdu la foi, comment nous défendre, nous petit nombre qui faisons ce que nous pouvons par la prière, les sacrements et beaucoup de sacrifices et de souffrance pour certains, si quelqu’un a une idée qu’il fasse passer.

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 21:11

      Silverblade

      A la différence, c’est que moi ça me fait pas rigoler du tout ce petit jeu de provocation antichrétienne, ni mes potes non plus, et on commence à comprendre (merci La Question) que le temps des pétitions c’est fini !

  20. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:03

    @ Lodz

    Si tu souhaite d’instruire un peut va voir mon post dans l’article « Le Hellfest censure le Black Métal Nazi ».

    Tu ne peut pas le rater c’est celui avec le vidéo « Number of the beast » d’Iron Maiden.

    Tu comprendra mieux pourquoi les références à Satan et à l’Enfer son une longue tradition du Métal.

  21. Lagomer permalink
    12 avril 2011 21:08

    Je crois qu’on va pouvoir encadrer la position de La Question, à ma connaissance le premier des blogs tradis à poser cette analyse et à réagir de cette façon face au Hellfest :

    « ….la liberté d’expression qui vise à choquer les chrétiens en programmant des groupes stanistes de Black Metal met clairement en lumière la perversité de la stratégie de communication des organisateurs du Hellfest qui, profitant de la relative impunité entourant l’expression de la haine antichrétienne et s’amusant de la faiblesse de l’Eglise moderne, utilisent comme une formidable caisse de résonance publicitaire la légitime réaction des milieux catholiques…. »

    Tout est dit.

  22. pèlerine permalink
    12 avril 2011 21:08

    Coller dans toutes les villes des affiches avec le talmud, la croix de David, le coran ou la main de fatma dans un pot de chambre, ce serait une idée, mais encore faudrait-il que nous puissions faire des affiches(artistiques bien sûr.

    • Lagomer permalink
      12 avril 2011 21:18

      pèlerine

      Il y a mieux à faire que d’attaquer les autres religions que l’on doit critiquer, mais respecter car elles ont au minimum un juste rapport au sacré et des principes qu’elles partagent avec le christianisme.

      Non il faut trouver un moyen direct de faire respecter le christianisme en montrant aux provocateurs antichrétiens qu’ils ne peuvent continuer tranquillement à se foutre de notre gueule sans courir quelques risques….

  23. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:09

    @ Gary

    « Avec les groupes supers ringards : Ozzy Osbourne et Scorpions à l’affiche ! »

    Je veux bien que les gouts et les couleurs ça ne se discute pas mais il faut franchement avoir des oreilles en carton pour dire que ça c’est ringards:

    Ces artistes sont devenu de véritable légende vivante, leurs chansons on marquer des génération entière.

    • Gary permalink
      12 avril 2011 21:13

      De la merde pour radio FM rock !

  24. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:19

    @ Lodz

    « A la différence, c’est que moi ça me fait pas rigoler du tout ce petit jeu de provocation antichrétienne, ni mes potes non plus, et on commence à comprendre (merci La Question) que le temps des pétitions c’est fini ! »

    Pour infos c’est à cause des cathos eux même que c’est devenu une tradition de faire des références à satan et à l’Enfer.

    Maintenant que vous arrêtez les pétitions vous comptez faire quoi? Relancer l’Inquisition?
    Tout ça pour des gars maquiller en pandas et déguiser en Power rangers de l’enfer qui se prend pour un guerrier de l’Apocalypse?

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 21:28

      Silverblade

      Toi tu t’amuses à minimiser à mort et nous dire que les groupes satanistes antichrétiens sont des gentils clowns qui en fait derrière le maquillage sont de braves garçons. C’est ta vision des choses.

      Mais pour nous les blasphèmes à la Déicide, les paroles de merde sur Jésus ou la Vierge, les appels au meurtre on ne prend pas ça du tout à la rigolade. On est comme les musulmans en effet, on considère qu’on ne doit pas plaisanter avec ce qui est sacré pour nous.

      Alors à ta question : Maintenant que vous arrêtez les pétitions vous comptez faire quoi ?

      Eh bien tu verras, ça sera une surprise ! Mais une chose est sûre, ça va pas pouvoir continuer longtemps comme ça…

  25. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:22

    @ Gary

    « De la merde pour radio FM rock ! »

    Je comfirme tu a des oreilles en cartons. Et si eux sont ringards alors donne nous des exemples de bon groupes de Métal selon toi.

    • Gary permalink
      12 avril 2011 21:32

      Je suis pas trop metal Silver, mais en effet la playlist de La Question me va bien : Joy Division, New Order, Laibach, Allerseelen, Blood Axis, Arditi…

  26. pèlerine permalink
    12 avril 2011 21:23

    Les autres religions ne partagent rien avec la vrai religion, ce sont des religions du diable.

  27. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:35

    @ Lodz et Lagomer une petite piqure de rappel:

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/04/05/le-hellfest-censure-le-black-metal-nazi/#comment-16168

  28. pèlerine permalink
    12 avril 2011 21:35

    D’accord avec Gary, j’aime bien!

  29. Silverblade permalink
    12 avril 2011 21:38

    @ Gary

    « Je suis pas trop metal Silver, mais en effet la playlist de La Question me va bien : Joy Division, New Order, Laibach, Allerseelen, Blood Axis, Arditi… »

    Tu ne connais pas le Métal mais tu critique les grand nom du genre?

    Quand on sait pas on se tait.

    • Gary permalink
      12 avril 2011 21:46

      Des grands noms de merde silver.

      Scorpions et Osbourne c’est de la varioche pour les gros beaufs !

      La vieille scie de Scorpion « Still Loving You » dont on a tous les oreilles archi rebattues depuis des années, c’est juste bon pour radio camping !

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 21:50

      @ Gary

      Si tu ne connais que Still loving you forcément tu n’a que le côté commerciale mais écoute plutôt des titres comme Send me an angel et Hurricaine.

      Une fois de plus quand on ne connais pas on se tait.

    • zind permalink
      12 avril 2011 21:51

      Pour une fois je suis d’accord avec toi Gary – du moins pour tes goûts musicaux, question religion j’en suis encore loin, bien que Von Thronstahl m’est assez sympathique mais pas au point de me convertir !^^

  30. Lagomer permalink
    12 avril 2011 21:40

    pèlerine

    Il y a au moins chez les juifs et les musulmans le respect du Décalogue et la référence à Dieu en tant que puissance supérieure dont la nature est la sainteté. Ce sont des notions que nous partageons et qui peuvent participer d’un rapport commun à la tradition contre la modernité.

    Maintenant je suis d’accord avec vous, le judaïsme c’est la Synagogue de Satan et l’islam sans doute une forme de l’Antichrist. Mais en attendant c’est des provocations antichrétiennes qu’on subi, et elles ont pour auteurs des no-lifes débiles en rupture de religion qui se croient « satanistes » ou pseudos « païens ». C’est-à-dire des imbéciles décervelés et des paumés empoisonnés par l’idéologie de la propagande moderne.

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 21:52

      « C’est-à-dire des imbéciles décervelés et des paumés empoisonnés par l’idéologie de la propagande moderne. »

      Si on est si décervelés et imbéciles que ça alors pourquoi vous avez peur de nous?

    • Marie permalink
      14 mai 2012 15:56

      Lagomer, vous me donnez envie de vomir.
      Votre discours est profondément moyen-âgeux, dans le sens dépréciatif du terme ; vous prônez un obscurantisme avilissant, et bien que je sois athée – je respecte toutes les religions, dans la mesure où elles respectent elles-même TOUT LE MONDE – votre vision de la chrétienté est bien loin de celle d’un amour sans concession pour son prochain.
      Votre idéologie n’amène qu’à la haine des autres, entretient les rancoeurs et les fossés entre diversités culturelles, et ne vont pas du tout dans le sens d’un monde libre et heureux.

      Quand au cas d’Avignon, agresser le personnel du musée prouve la violence et la contradiction perverse de vos idéaux – renseignez-vous sur l’oeuvre et la volonté de l’artiste avant de crier au bûcher haut et fort.

      J’ai conscience que mon intervention va probablement soulever nombres de réactions peu cordiales, mais je suis littéralement écoeurée de tomber sur des sites de cette teneur en faisant de simples recherches universitaires sur l’art « dégénéré » et le régime nazi, justement.

    • Lagomer permalink
      15 mai 2012 15:14

      Marie

      Si vous avez envie de vomir vous allez en avoir des occasions avec la République socialiste et sa haine du christianisme.

      Pour le reste votre vision idéaliste est naïve, vous croyez vraiment que le but des prétendus artistes contemporains est de se poser des questions sur l’esthétique ? La seule recherche est celle de la provocation anti-chrétienne, celle qui rapporte gros et ne fait courir aucun risque.

      Croyez-vous que ces abrutis scandaleux oseraient attaquer l’islam ou le judaïsme dans leurs expositions ? Evidemment non !

      Leur seul objectif est faire de l’argent, beaucoup d’argent qui circule à flot dans le milieu de l’art moderne, en utilisant le blasphème comme support à leur néant intellectuel.

      Qu’est-ce qui est donc puant et vomitif ?

      Les honteuses représentations avilissantes et injurieuses pour la foi des catholiques qui entendent à ce qu’on respecte les symboles de leur foi, ou les minables stratégie de marketing publicitaire de galeristes et d’artistes qui crachent leur haine contre Jésus-Christ en touchant des subventions et en se faisant protéger par la police d’un Etat républicain complaisant ?

      Ne cherchez pas longtemps, vous connaissez la réponse, mais il y a fort à parier qu’elle dérange un peu trop votre conformisme idéologique fruit du bourrage de crâne reçu depuis l’enfance au sein de l’école laïque et maçonnique !

  31. Silverblade permalink
    12 avril 2011 22:06

    @ Lodz

    « Mais pour nous les blasphèmes à la Déicide, les paroles de merde sur Jésus ou la Vierge, les appels au meurtre on ne prend pas ça du tout à la rigolade. On est comme les musulmans en effet, on considère qu’on ne doit pas plaisanter avec ce qui est sacré pour nous. »

    Ok alors pourquoi vous ne menez pas aussi vôtre petite croisade contre les films, séries, bd et romans où le diables et les démons sont les vedettes et où les blasphème pleuve?

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 22:20

      Silverblade

      Parce que les films, séries et bd présents dans le grand circuit de distribution (FNAC, etc.), sont tenus à un cahier des charges assez draconien. Et si tu regardes bien les provocs sont limitées. Et à ça il y a une bonne raison, c’est que les éditeurs ou producteurs peuvent se retrouver devant les tribunaux avec de lourdes amendes.

      La différence avec les concerts ou les Cd’s de BM autoproduits, c’est que des idiots pour faire les malins (comme Watain ou Urgehal l’an dernier au Hellfest), peuvent s’amuser à balancer des blasphèmes et insulter les chrétiens sans avoir de problèmes.

  32. Lagomer permalink
    12 avril 2011 22:08

    Mais on a pas peur de vous Silverblade ! Vous êtes des jeunes (majoritairement blancs et plutôt sympas individuellement), contre lesquels on a rien.

    C’est contre l’idéologie antichrétienne que l’on se bat. Et elle on sait d’où elle vient et à quoi elle aboutit et qui se cache derrière surtout !

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 22:14

      Tant mieux si je ne vous fait pas peur c’était pas mon but^^

      Pour ce qui est des références à satan et l’enfer dans le Métal allez voir le lien que j’ai laisser plus haut avec la mention piqure de rappel, j’y explique l’origine de tout cela.

    • Lagomer permalink
      12 avril 2011 22:25

      C’est ton analyse cette piqure de rappel, mais c’est pas la nôtre, bien au contraire ! On croit que la présence des éléments sataniques dans le BM ne sont pas un jeu, même si la majorité d’entre vous ne prend pas ça au sérieux, et que les conséquences peuvent être désastreuses. D’ailleurs certains y on cru vraiment en Norvège (aujourd’hui en Russie en Italie au Portugal et Espagne) et on a vu le résultat.

      Et puis qu’est-ce qui te garantit que demain d’autres n’y croiront pas de la même manière ? Rien. Et c’est bien ce qui est inquiétant.

  33. Silverblade permalink
    12 avril 2011 22:29

    @ Lodz

    « Parce que les films, séries et bd présents dans le grand circuit de distribution (FNAC, etc.), sont tenus à un cahier des charges assez draconien. Et si tu regardes bien les provocs sont limitées. Et à ça il y a une bonne raison, c’est que les éditeurs ou producteurs peuvent se retrouver devant les tribunaux avec de lourdes amendes. »

    Vous êtes vraiment naif.

    A l’occasion allez voir en librairie les bd suivantes:

    -Requiem chevalier vampire

    -Claudia chevalier vampire

    -Hellstorm son of satan

    -« 666 »

    -« 6666 »

    -Le Pape terrible.

    Et encore là je ne cite que les plus connus qui rabaisse la religion catholique plus bas que terre et font l’apologie du satanisme.

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 22:50

      Il y a plusieurs réponses :

      1) Si ces publications ne respectent pas les lois françaises interdisant les discours haineux envers les membres d’une religion elles seront (ou ont déjà été) condamnées.

      2) Ces ouvrages ne font pas l’objet de subventions publiques comme le Hellfest qui touche des somme de la Région 44 et reçoit l’aide de la ville de Clisson et des services de l’Etat pour organiser son festival.

      3) La médiatisation de ces textes est limitée par rapport à un festival qui bénéficie de reportages télé et attirent un grand public.

      On est donc pas du tout dans le même ordre des choses.

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 22:57

      @ Lodz

      Les bd que je vient de te citer son distribuer dans tout les points de ventes spécialiser (FNAC, Hall du livre…) et son en tête gondole et en vitrine à chaque publication d’un nouveau tome et bénéficie d’une grosse médiatisation parmis les médias spécialiser de la bd.

      Actuelement le tome 2 de la bd « Le pape térrible » est en tête de gondole de la FNAC.

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 23:05

      Je pense que le blasphème doit caractériser les ouvrages que tu cites, mais je suis certain que nul éditeur n’aurait pris le risque de faire figurer des propos incitatifs à la haine ou à la violence directe comme peut l’être l’appel au meurtre ou au viol, ou encore l’invitation à la destruction d’édifices religieux et aux profanations, car là ça tombe sous le coup de la loi et les peines peuvent être salées.

      D’ailleurs les distributeurs eux-mêmes peuvent se voir inculpés pour diffusion de textes ou propos de nature discriminatoire, donc la FNAC et autres librairies doivent faire attention.

      Mais j’irai faire un tour pour voir ce qu’il y a vraiment dans ces bd que tu donnes en exemple.

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 23:43

      @ Lodz

      L »incitation au meurtre pas vraiment, seulement dans certains passage.

      En revanche tu aura droit à l’apologie du satanisme et la religion chrétienne est rabaisser plus bas que terre.

      Dans Requiem chevalier vampire on nous montre qu’après la mort on va sur Ressurection (une sorte d’Enfer, aucune mention d’un Paradis) où les sataniste ou autres personnes ayant rejeter la foi d’une manière ou d’une autres deviennent des rois. Les autres deviennent leurs esclaves.

      Il y a même une scène où un chevalier de l’ordre teutonique rejette Dieu pour servire Satan.

  34. archaos permalink
    12 avril 2011 22:36

    Pour ceux qui savent apprécier la bonne musique et les belles architectures !

  35. Silverblade permalink
    12 avril 2011 22:37

    @ Lagomer

    Justement voici un article sur quelque chose qui fait la honte du Métal, dont les catholique furent victime mais aussi les autres groupes de Métal et de BM. L’inner circle.

    http://www.wikimetal.info/wiki/Inner_Circle

    Après lecture de cet article vous comperndrez que l’inner circle(maintenant dissous) ne constituait qu’un groupe de fanatique qui n’ont pas su faire la différence entre la musique et la réalité. Ils ont dabord persécuter les autres groupes de Métal et de BM qui ne pensaient pas comme eux puis s’en sont pris aux églises.

    Les métalleux comme ceux de l’Inner circle ne constitue qu’ une très faible minorité dans le monde du Métal.

    Le Métal n’est pas le seul à avoir souffer de ce genre de choses, je me rappel que lorsque le film « Scream » été sortis il y avait eu une vague de tueurs amateurs qui portaient le même masque que le tueur du film.

    • Arcand permalink
      12 avril 2011 22:59

      En faite, pas mal tous les black metalleux correspondent au gens de «l’inner circle». En effet, c’est la fameuse pensée d’être «vrai» et de ne pas être un «poseur» à l’extrême. En bref, d’être une vraie tache sociale. Tout ceci pousse à un fort individualisme et au matérialisme imbécile.

      Je ne sais pas dans quel monde tu vis mais tous les metalleux sont anti-chrétiens. D’autant plus que c’est maintenant la grosse «mode» du paganisme décadent. Somme toute, ces gens semble avoir lu et appliqué à la lettre le «Protocole des Sages de Sion», car ils font le jeu de la judéo-maçonnerie à perfection.

    • Silverblade permalink
      12 avril 2011 23:44

      @ Arcand

      Je suis dans le Métal depuis 8ans environ et j’en connais qui y sont depuis plus de 20ans.

      Tout les métalleux ne sont pas anti chrétien, il existe même des métalleux chrétiens. De manière général les métalleux rejette les dogmes religieux mais ne turai pas des religieurx pour autant(sauf execption qui confirme la règle).

      La preuve, l’année dernière au Hellfest il y avait deux prêtres de présent sur les lieux et ils sont resortis en un seul morceau.

  36. archaos permalink
    12 avril 2011 22:43

    Et ça c’est pour inviter à la réflexion.

    Sur l’ordre cahotique du monde moderne :

    La réalité de la possession diabolique (ça devrait vous intéresser) :

    • Lodz permalink
      12 avril 2011 22:55

      Pas mal en effet, merci pour ces mises en lignes intéressantes.

      On constate que l’Histoire contemporaine, notamment ses réalisations architecturales et son épopée militaire, est une source importante d’inspiration pour les musiciens d’aujourd’hui…

      Au fait quand pourrons-nous avoir la joie d’entendre et voir ces créateurs inspirés aux idées sympathiques sur scène….sans doute pas au Hellfest j’imagine ? ^^

  37. Pépin permalink
    13 avril 2011 00:20

    LA QUESTION JUIVE ET LA RÉVOLUTION SOCIALE
    MARQUIS DE LA-TOUR-DU-PIN LA-CHARCE, 1898

    Il est des moments pour parler, comme il en est pour se taire. Il est des moments où la Providence permet à des événements surprenants de se produire avec tant d’éclat, qu’une clarté soudaine s’en projette sur une situation grave et mal connue jusque-là. L’observateur obscur, qui en avait conscience, mais aurait inutilement tenté de rendre cette conscience communicative, peut alors essayer.
    Drumont, qui a eu le mérite de devancer cette heure pour la question juive, écrivait dernièrement : «Les Français d’aujourd’hui ne veulent plus penser, et s’ils fendent l’air avec une telle rapidité sur la bicyclette, on dirait que c’est pour fuir la Pensée qui pourrait les guetter et les saisir au passage». Mais depuis quelques mois l’étourdissement factice du mouvement qu’on se donne dans le vide est vaincu par plus étourdissant encore : un trouble subit dans la vie de la nation française, tel qu’elle paraît en péril ; et au même moment, dans la pénombre, une trace de l’effort persévérant d’une autre nation, la nation Juive, pour se reconstituer : au premier plan l’affaire Dreyfus ; à l’arrière-plan, le congrès du Sionisme . Et le rapprochement fortuit, ou plutôt providentiel, de ces deux faits, rendant facile à toucher ce qu’on n’apercevait pas assez jusqu’ici, à savoir que les Juifs sont une nation.
    Ce qu’est au juste cette nation au regard des nations chrétiennes, en principe comme en fait, cela forme la trame de la question juive, dont la solution résiderait dans un modus vivendi à déterminer entre ces fractions irréductibles de l’humanité. – Modus vivendi facile à établir sans violence, sans lésion d’aucun droit naturel ni acquis, mais en ne perdant jamais de vue que nous sommes un royaume du Christ, et que si la nation déicide s’en approche, ce ne peut jamais être que pour lui donner le baiser de Judas.
    Les objets successifs de l’étude qui conduit à cette conviction, – objets que je n’ai pas la pensée d’exposer mais seulement d’indiquer sommairement ici – me paraissent être les suivants :
    I. La Cité juive ;
    Il. La Cité chrétienne ;
    III. L’invasion juive;
    IV. Pays conquis;
    V. L’émancipation.
    Cette énumération paraîtra pédante ; mais je la crois nécessaire : quand un problème est complexe, on ne le simplifie pas en n’en considérant pas tous les éléments, mais on se montre soi-même ce qu’en langage familier on appelle un simple.

    I. – LA CITE JUIVE.
    Je dis la Cité juive et non pas la société juive, dans le sens mondain du mot, parce que je ne connais pas celle-ci. Elle est très fermée aux étrangers ; ils peuvent y avoir des relations – ce qui d’ailleurs n’est pas mon cas – mais ils n’y pénètrent pas pour cela. Elle se considère comme la première aristocratie du monde ; et elle y est fondée, à son point de vue, par son antiquité comme par sa puissance. Alors même que celle-ci serait d’un éclat récent, ses possesseurs ne font pas mine de parvenus grossiers, mais de seigneurs orientaux, devenus de brocanteurs amateurs en même temps que fastueux, et dont l’élévation n’est pas tirée de services spéciaux ou de circonstances particulières, mais du fait d’avoir excellé dans les mêmes arts que tous ceux de leur race pratiquent pour vivre ; c’est à ce titre qu’ils président à leur vie religieuse et à la conservation de leurs mœurs et de leurs traditions nationales ; qu’ils représentent et gouvernent en réalité la nation juive. En fait comme en droit, les Juifs ne diffèrent entre eux que quantitativement mais pas qualitativement ; ils sentent de même en tout ce qui est intime, agissent de même en tout ce qui est vis-à-vis de l’étranger. Ainsi n’y a-t-il pas chez eux de divisions non plus que de distinctions sociales apparentes. La Cité est un bloc.
    Ce bloc repose, comme toute société, sur la Religion, la Famille et la Propriété ; mais ces trois bases de l’Ordre social y ont une détermination propre, qui constitue la personnalité du bloc israélite et est la raison d’être de sa durée à l’état de cité particulière au sein des autres nations, dans des conditions à nulle autre analogues, c’est-à-dire sans territoire propre et sans gouvernement apparent.

    * * *
    La Religion juive est essentiellement nationale.
    Elle est la religion de la promesse, octroyée par Dieu à son peuple élu, de faire naître de lui un Messie qui réduirait toutes les autres nations sous le sceptre d’Israël.
    Dans cette croyance, l’idée de religion, l’idée de filiation, l’idée de nation sont inséparables, et voilà ce qui explique ce phénomène unique, d’une race ayant perdu son sol et gardé sa nationalité, alors que l’histoire fourmille de l’exemple de races ayant gardé le sol et perdu la nationalité.
    En quoi consiste cette promesse, qui est toute la religion ? En l’empire du monde : le règne de Dieu, c’est le règne d’Israël ; ou du moins c’est ce qu’Israël a compris et retenu de la promesse, et de tout le langage de l’Ancien Testament (Galat., III, 11). En effet, au moment de l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, bien peu déjà se faisaient du Messie une conception moins charnelle, et il fallait avoir le cœur bien pur pour échapper à celle-ci. Le peuple en corps, la nation y a succombé. Ce sont ses Intellectuels – comme on dirait aujourd’hui des Scribes et des Pharisiens d’alors – qui l’ont égarée ; ses Conseils – les Princes des Prêtres et les Anciens – qui ont condamné le divin Rédempteur ; ses masses populaires qui ont acclamé son supplice et ont voulu, par une dernière imprécation, que son sang retombât sur elles et sur leur descendance.
    Voilà en quoi consiste la Religion juive, voilà ce en quoi elle se distingue de toute autre croyance : c’est une rupture d’avec le genre humain tout entier ; elle n’y fait pas de prosélytes, car elle ne pourrait transfuser le sang d’Israël, qui a seul la promesse ; mais entre toutes les religions qui s’y professent, il y en a une qu’elle exècre, la religion du Christ, puisque celle-ci lui a ravi la promesse, en l’interprétant autrement.
    Ennemie du genre humain, par l’interprétation qu’elle a donnée aux prophéties, la Religion juive devait devenir la religion de l’Ennemi du genre humain, et nous verrons par la suite qu’elle l’est en effet devenue.

    * * *
    La Famille est pour le peuple Juif l’instrument de la promesse ; aussi la conserve-t-il dans sa pureté en évitant l’alliance étrangère ; il attache autant de prix à sa fécondité, qu’on y attache d’effroi par ailleurs ; lorsqu’elle s’éteint il ne trouve pas de consolation dans sa religion, mais au contraire des motifs de désespoir ; il donne, on doit le reconnaître, l’exemple des vertus de famille, qui sont une partie du secret de sa force.
    Sa sollicitude s’étend bien au delà de la conception de la famille animale, pour mieux dire que naturelle, composée uniquement des parents et des enfants : un ensemble de mœurs et de coutumes successorales relie les générations dans le passé et pour l’avenir ; la discipline familiale échappe à l’action des lois civiles de la nation étrangère à laquelle le Juif appartient légalement. Il est essentiellement d’apparence cosmopolite, comme on le voit à l’établissement de ses dynasties les plus puissantes, en même temps à Paris, à Vienne, à Londres, à Bruxelles et à Francfort ; mais en réalité il ne voit dans cette dispersion apparente de foyers familiaux qu’autant d’établissements coloniaux d’une même nation. On dit la colonie juive de chacune de ces villes, ce qui revient à dire qu’il y a une mère-patrie, d’où elles reçoivent les directions et à laquelle elles reportent les bénéfices de leur activité. Seulement cette mère-patrie n’est pas, comme pour nous autres Occidentaux, un territoire. Les Juifs ont de la patrie une autre conception plus ancienne et plus complète, bien qu’il y manque l’attache au sol ; la patrie, c’est le milieu social où se conserve l’ensemble des traditions nationales ; cela, que le lieu en soit un ou multiple, ou plutôt que les lieux en soient agglomérés sur un territoire ou disséminés dans tout l’univers qui doit un jour appartenir aux héritiers de la Promesse.

    * * *
    La Propriété est pour la cité juive l’accomplissement de la promesse : le chrétien, dans l’acte d’espérance, demande à Dieu Ses grâces en ce monde et Son Paradis dans l’autre : le Juif Lui, demande Ses biens en ce monde, et ne conçoit guère autrement le Paradis. Il se fait dès lors de la propriété une idée à la fois communautaire en ce qui est du peuple d’Israël, et prédataire en ce qui est du reste de l’humanité. Il la possède virtuellement en sa totalité, puisqu’elle lui a été destinée par le Maître suprême, et il ne fait qu’accomplir les vues providentielles en en prenant effectivement possession par les arts usuraires, que sa Loi lui défend de pratiquer sur ses coreligionnaires, mais nullement sur tous les autres hommes. Il s’y sent au contraire encouragé.
    Aussi ne s’en fait-il pas faute, et il est à remarquer qu’il n’a guère l’idée de parvenir à la propriété par les voies légitimes du travail qui profite à tous, mais de préférence par celles de la spéculation qui conduit à s’approprier les fruits du travail d’autrui.
    Dans ces voies, il n’est pas vrai de dire que le Juif soit plus malhonnête que d’autres ; mais il est plus habile, parce que toutes ses facultés, qui sont très grandes, y sont uniquement orientées, et qu’il a sur ses concurrents étrangers non seulement les avantages d’une éducation atavique, mais encore ceux que la solidarité nationale, dont on parlait tout à l’heure, met son service dans le monde entier.
    Dieu est toujours fidèle en ses promesses, et il n’a pas retiré ses dons aux enfants d’Israël ; s’ils ne tournent ses dons que vers la prospérité temporelle, parce qu’ils n’ont aperçu que cela dans la promesse, Dieu la leur laisse recueillir. La nation juive est probablement dès aujourd’hui, et sera certainement demain, la plus riche des nations du monde ; cela d’autant plus rapidement que c’est en les dépouillant qu’elle s’enrichit et accomplit ainsi sa loi.

    II. – LA CITE CHRETIENNE.
    Si l’on se reporte aux temps où, suivant une belle expression pontificale «la sagesse de l’Evangile gouvernait les Etats», on aperçoit aisément le plan de la cité chrétienne : quelle action y exerçait la religion ; quelle place y tenait la famille; quelle y était l’organisation de la propriété.
    Nous ne saurions nous y attacher ici, bien que ce soit absolument fondamental, qu’à un seul point de vue, celui de l’attitude de la société chrétienne à l’égard de la société juive, sous le rapport religieux, sous le rapport social et sous le rapport économique.
    L’Eglise et les princes qui gouvernent selon ses maximes tiennent le Juif à distance du peuple chrétien. Ils ne le persécutent pas, ils ne le traitent pas en ennemi, parce que cela répugnerait à la charité, mais en étranger, c’est-à-dire en citoyen d’une autre nation. Ils n’entreprennent ni contre son culte, ni contre ses lois, ni contre ses mœurs ; ils en protègent au contraire le libre exercice, mais à condition qu’il ne puisse offusquer ni entamer la société chrétienne. Dans la cité chrétienne, les Juifs ne sont pas persécutés à raison de ce qui leur est propre, de celui constitue le droit de leur nation. Mais on est en défiance de leur perfidie, et ceux d’entre eux qui prennent un masque pour pénétrer dans la société chrétienne et la corrompre encourent à juste titre le châtiment des traîtres. Voilà sommairement comment la question juive est considérée et résolue au point de vue religieux, selon le témoignage de l’histoire et l’enseignement constant de l’Église.
    Au point de vue familial et social, un mot résume la situation faite au Juif : le ghetto. Ce terme n’a pas historiquement un sens odieux. Il signifie seulement que l’interdiction des rapports familiaux et sociaux entre Juifs et Chrétiens, prononcée par l’Eglise, était traduite dans la vie civile par des dispositions protectrices, qui maintenaient l’ordre entre les deux sociétés en les séparant l’une de l’autre par l’habitation et même par le vêtement.
    C’étaient là autant de précautions prises par les Pouvoirs gardiens de la société chrétienne, pour écarter la tentative de frayer avec les Juifs, et surtout celle de contracter alliance dans une famille juive. Cela passait alors pour monstrueux, et l’horreur que cela inspirait se traduit dans l’exigence des preuves de filiation qu’il fallait pour entrer dans la plupart des Ordres religieux ou simplement chevaleresques. C’est dans cette idée qu’on voit, par exemple, s’établir en Espagne la transmission de la noblesse «par le ventre», contrairement à la pratique générale : il fallait sauver la pureté de la race chrétienne, qui venait de reconquérir les provinces maritimes sur l’invasion islamique, du péril dont la menaçaient les séductions du sang juif mêlé au sang arabe, qui pouvait exercer sur les rudes guerriers du Nord la fascination d’une civilisation encore brillante quoique vaincue par leurs armes.
    Il faut se rappeler qu’à cette époque-là les Juifs n’apparaissaient pas seulement en colonies à l’état sporadique dans toutes les cités méditerranéennes, mais que ces colonies avaient entre elles les liens les plus étroits, et que leur ensemble présentait ainsi l’aspect d’une grande nation, beaucoup plus que ne le faisait sur son propre territoire chacun des petits États en formation, dont se composait alors la République chrétienne.
    La ligne de démarcation, qu’on maintenait dans ceux-ci entre les autochtones et ces étrangers, était donc une mesure de prudence, que les écrivains libéraux ont bien tort de qualifier de persécution.

    * * *
    Si dans l’ordre social et politique comme dans l’ordre religieux l’attitude de la cité chrétienne vis-à-vis de la cité juive a toujours été de maintenir la distinction, mais non d’exercer la persécution, il n’en a pas toujours été ainsi dans l’ordre économique. Là, il y eut souvent répression, parce qu’il y avait toujours forcément invasion. La partie, en effet, n’était pas égale entre des populations chrétiennes naissant aux besoins et aux formes compliquées de la civilisation, et les colonies de ce peuple Juif d’antique culture, rompu à tous les négoces, habile à faire naître les convoitises autant qu’à les satisfaire chèrement. L’usure interdite aux chrétiens était son art par excellence, et tout lui fournissait occasion de le pratiquer ; nos vertus même quelquefois comme nos vices. Ainsi les croisades lui furent aussi profitables que les grandes guerres de ce siècle-ci l’ont été à ses descendants.
    La cité chrétienne, hâtons-nous de le dire, n’opposait pas que des répressions à la rapacité juive : elle y opposait surtout sa forte constitution économique, par l’organisation corporative du travail et l’organisation féodale de la propriété.
    Par la première elle empêchait que le travail ne pût être exploité et ses fruits confisqués par le capital étranger ; par la seconde elle empêchait que le sol ne pût manquer sous les pieds de ses habitants et l’abri sur leur tête. Sous cette forme paternelle, comme sous la forme fraternelle de la commune ou de la corporation, l’esprit d’association était si vif dans la cité chrétienne qu’elle put, aux bonnes époques, tolérer largement les arts usuraires chez les Juifs, sans s’en laisser envahir elle-même.
    C’est là tout le secret de la coexistence de deux sociétés aussi distinctes l’une de l’autre que la société juive et la société chrétienne. Chacune avait sa constitution et son mode d’existence propre. C’est encore là une chose que n’ont pas aperçue les tenants de l’École libérale, tandis qu’ils nous rebattaient les oreilles de leurs lazzis sur les corporations.

    III. – L’INVASION JUIVE.
    De même qu’un homme fort et armé peut vivre dans le voisinage d’un ennemi sans en être molesté, s’il s’en fait à la fois craindre et respecter, de même la cité chrétienne put vivre pendant des siècles au contact de la cité juive, sans trop en souffrir. Mais vint l’affaiblissement de l’esprit chrétien au siècle de la Renaissance, et aussitôt on vit éclater l’œuvre du judaïsme dans toute sa force destructive.
    Ce fut d’abord la religion qui reçut ses assauts : j’en laisse la description à un Juif de haute marque, Darmstetter, qui professait au compte de l’Etat, bien entendu, dans nos écoles.
    «Le Juif est le docteur de l’incrédule. Tous les révoltés de l’esprit viennent à lui dans l’ombre ou à ciel ouvert. Il est à l’œuvre dans l’immense atelier de blasphèmes du grand Empereur Frédéric et des Princes de Souabe ou d’Aragon. C’est lui qui forge tout cet arsenal meurtrier de raisonnements et d’ironie qu’il léguera aux sceptiques de la Renaissance, aux libertins du grand siècle. Le sarcasme de Voltaire n’est que le dernier et retentissant écho d’un mot murmuré six siècles auparavant dans l’ombre du Ghetto, et plus tôt encore, au temps de Celse et d’Origène, au berceau même de la religion du Christ».
    Procédant d’abord par la voie mystique, qui correspond à l’esprit des temps où il opère, le Judaïsme prend les formes du Gnosticisme et de la Cabale, perd les Templiers, engendre les Francs-maçons. Il aborde jusqu’aux Pouvoirs publics par les sociétés secrètes, qui sont le refuge de toutes les nationalités opprimées. En même temps il a gagné les esprits indépendants par la philosophie rationaliste. Il se mire dans Luther et surtout dans Calvin, qui ne sait déchaîner en France que le démon des guerres de religion, tandis qu’il déchaîne à Genève, sa capitale d’adoption, celui de l’usure.
    Bientôt le Juif se sent suffisamment armé contre la cité chrétienne dont il a pu battre en brèche ainsi les remparts. Alors il pénètre au cœur de toutes les institutions sociales et politiques pour les ruiner : il attaque la famille par le divorce ; il développe la soif des richesses mal acquises par le mirage du jeu sur les papiers publics ; il dénonce à l’avidité des gouvernants les biens de l’Eglise, des pauvres et des corporations ; enfin il se fait naturaliser en masse pour procéder plus à l’aise à la liquidation sociale qu’il a si bien préparée.
    La Révolution est son œuvre. Dans les grandes destructions sociales qui marquèrent la fin du siècle et dont les dernières furent l’effondrement du trône et le règne du bourreau, il n’est pas possible de distinguer ce qui fut proprement l’œuvre du Juif, celle du Calviniste à la Jean-Jacques Rousseau et celle du Franc-Maçon, tant ils marchèrent alors déjà la main dans la main, dans un même esprit et sous une bannière unique, celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
    Sans doute, on vit alors, et depuis encore, des Catholiques de bonne foi, des Conservateurs bien intentionnés, s’associer à cette logomachie et faire leur Evangile politique des soi-disant « principes de 1789 ». Mais c’est une véritable aberration, qui se renouvelle aujourd’hui sous nos yeux, de ne pas apercevoir en quoi le libéralisme et l’égalitarisme, que Le Play qualifiait si bien de « faux dogmes de la Révolution », sont, à l’envi, la négation même du lien social.
    Les Juifs, eux, ne s’y sont pas trompés : je doute qu’ils tiennent autant à leur Talmud lui-même qu’à cette quintessence de poison qu’ils en ont tirée, et qu’a si bien avalée le snobisme des générations, engouées alors d’anglomanie comme on l’est aujourd’hui d’américanisme.
    C’est une « Tisane des Shakers » qui s’étale à la première page des journaux comme l’autre à la quatrième ; mais nulle part avec autant d’éloges et d’emphase que sous la plume des publicistes Juifs ou judaïsants. Ils deviennent tout à fait lyriques chaque fois qu’ils en peuvent parler ; et cela ils ne s’en font pas faute à tout propos ; ils en plantent aujourd’hui le drapeau sur l’Ile du Diable, où nous devrions bien le laisser.

    * * *
    La Révolution avait ainsi conduit le peuple Juif à la conquête du droit religieux en laïcisant, la société ; elle l’avait conduit à la conquête du terrain politique en faisant table rase du droit historique ; la conquête du terrain économique restait à faire. Ce fut l’œuvre de ce siècle, grâce à une économie politique nouvelle qui se qualifia d’orthodoxe et de scientifique, avec cet aplomb dans le sarcasme qui est bien caractéristique de l’esprit juif. Les docteurs de cette orthodoxie furent des dynasties de Protestants, comme les Say, ou de Libres-penseurs ; leur libéralisme de commande fit plus de dupes encore chez les Catholiques que n’en avaient fait le libéralisme religieux et le libéralisme politique dont il procédait ; on l’enseigna en France jusque dans les Universités catholiques, et ce fut vraiment là un beau triomphe pour ses inspirateurs.
    Il ne fut d’ailleurs pas purement platonique ; le travail frustré de ses droits, la propriété détournée de ses devoirs, fournirent un champ sans limites à la spéculation qui les guettait pour les dépouiller. On sait où sont passées ces dépouilles ; mais on n’en rapproche pas assez le développement du socialisme contemporain.
    Pourtant quand deux phénomènes sont et se maintiennent ainsi parallèles, il est probable qu’ils sont connexes et procèdent d’un principe commun, quoique leurs manifestations semblent inverses. Ce principe commun c’est l’individualisme, c’est-à-dire la doctrine qui affranchit l’individu de tout lien avec la société autre que ceux de l’Etat. Dès lors l’exagération de ceux-ci devient inévitable, et l’on se trouve bien en présence de l’antique doctrine juive, qui ne faisait de l’homme que l’usufruitier passager de la terre, au lieu de voir dans celle-ci le prolongement du foyer et le support de la famille.

    IV. – PAYS CONQUIS.
    Pays conquis et reconquis – tel était le nom que Louis XIV avait donné à la frontière dont ses armes avaient doté le nord de la France. Tel est aussi le nom qui convient à la France tout entière, au triple point de vue religieux, social et économique, depuis les révolutions de 1789 et de 1830, qui ont amené ou consolidé l’œuvre de la conquête juive.
    Depuis lors en effet la France a perdu tout d’abord sa religion nationale : le décret qui, sous prétexte de liberté de conscience, proclama l’égalité des cultes, et celui qui fit du judaïsme un de ces cultes mis sur le même pied, furent une offense à la vraie religion : cette égalité elle-même est mensongère, car, à l’inverse des autres religions, la foi catholique n’est pas libre en France : ses ministres les plus élevés dans la hiérarchie sacerdotale, les évêques, sont à la création d’un Pouvoir qui fait profession de n’être lié à aucune croyance et de s’affranchir de tout hommage public envers le Créateur et envers le Rédempteur, comme de toute observation de la Loi divine et de l’esprit de l’Évangile.
    Il y a sans doute des lois que le gouvernement de la France proclame intangibles : mais ce ne sont plus celles que Dieu a révélées et que l’Eglise enseigne ; ce sont celles qui sont tournées contre ses immunités légitimes et contre sa mission d’instruire les peuples.
    L’Etat laïque, dans sa conception révolutionnaire, n’a pas de doctrine ; mais par une étrange contradiction il distribue un enseignement officiel et il ne confie naturellement la mission de le distribuer qu’à des ennemis de l’Eglise, Juif, Protestants ou Francs-Maçons. Il faut lire non seulement les œuvres philosophiques de la plupart de ces Messieurs de l’Université, mais encore les manuels classiques qu’ils patronnent ou qu’ils imposent, pour apprécier ce qu’on peut attendre de l’ineptie de la doctrine au service de la perfidie d’intention.
    Aussi les fruits d’un tel arbre ne justifient-ils que trop la parole évangélique : «Un mauvais arbre ne peut porter que de mauvais fruits» : une criminalité précoce va en croissant dans les générations nouvelles, formées au mépris de la religion et de la famille, sans autre culte que celui de l’égoïsme.
    Relisez la fameuse phrase échappée à un des maîtres les plus en vue ; au lieu de paraître, comme il le dit, un écart de jeunesse, elle s’éclairera d’un seul mot, qui la montrera bien voulue, d’un dernier mot que nous y ajouterons :
    «Quand au lieu de l’admiration du titre et de l’épaulette vous aurez habitué l’enfant à se dire qu’un uniforme est une livrée et que toute livrée est ignominieuse, celle du prêtre et celle du soldat, celle du magistrat et celle du laquais, alors vous aurez fait faire un pas à l’opinion» JUIVE.
    Voilà où nous en sommes pour le respect de la religion dans laquelle nous avons été élevés depuis que la France est France. Il en est d’ailleurs à peu près de même partout où la conquête juive est en voie de se faire, – mais nulle part ailleurs à ce point.

    * * *
    Voyons maintenant ce que la conquête juive a fait de la famille et de la société.
    La loi fondamentale de la famille chrétienne, le mariage, ayant été violée par le divorce, celui-ci se multiplie rapidement ; les garanties qui sont refusées au foyer étant réservées à la séduction, qu’il est interdit de rechercher, le nombre des enfants nés hors mariage augmente tandis que celui des naissances légitimes diminue ; l’arrêt de la natalité n’est compensé que par l’immigration étrangère. Seul le dénombrement de la Colonie Juive, s’il était permis de le faire, accuserait des progrès, tant par suite d’une natalité et d’une longévité dues à un bien-être supérieur, que par la naturalisation accordée à tout ce qui de la race cosmopolite vient s’abattre chez nous. Les familles juives pullulent, mais nombre de familles françaises s’éteignent, faute que leurs représentants aient pu maintenir leur foyer ou trouver place pour en fonder un nouveau sur la terre de France. C’est la loi de tout peuple conquis.
    Tandis que les sources de la vie nationale tarissent ainsi, celles des disputes politiques coulent à flots, déversant l’injure sur tout ce qui est respectable. Il y a de ce fait excitation constante à la haine et au mépris entre les citoyens d’une même patrie. Patrie qui n’existe plus pour eux que de nom, car la patrie n’est pas le sol que délimitent seulement des poteaux frontières, mais celui où une commune histoire des pères nourrit les enfants dans un commun amour du passé et de communes aspirations d’avenir.
    Ce commun idéal, cette patrie morale qui fait l’unité de la nation, disparaît sous les excitations de partis, qui sont dans l’essence même des institutions politiques issues de la Révolution. C’est un état de choses qui en est inséparable, et n’a cessé de s’aggraver depuis que la France, après avoir perdu sa religion, est privée de sa dynastie nationale ; la plus nationale, la plus fondée en droit historique, la plus marquée du génie de la race, d’entre toutes celles qui règnent sur l’Ancien Monde.

    * * *
    Quant à l’état des biens, non seulement en France, mais dans la société chrétienne depuis la conquête juive, je ne saurais en emprunter la définition à un document plus autorisé par la gravité de son auteur, que je ne le fais en reproduisant cette page de l’Encyclique pontificale du 16 mai 1891 sur la condition des ouvriers.
    «Nous sommes persuadé, et tout le monde en convient, qu’il faut, par des mesures promptes et efficaces, venir en aide aux hommes des classes inférieures, attendu qu’ils sont pour la plupart dans une situation d’infortune et de misère imméritée. Le dernier siècle a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes, qui étaient pour eux une protection ; tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus avec le temps livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d’une concurrence effrénée.
    «Une usure dévorante est venue ajouter encore au mal. Condamnée à plusieurs reprises par les jugements de l’Eglise, elle n’a cessé d’être pratiquée sous une autre forme, par des hommes avides de gain, d’une insatiable cupidité.
    «A tout cela, il faut ajouter le monopole du travail et des objets de commerce, devenu le partage d’un petit nombre de riches et d’opulents, qui imposent ainsi un joug presque servile à l’infinie multitude des prolétaires».
    Le socialisme ne peut que sortir fatalement d’une pareille situation, et c’est le fruit certain de la conquête juive, si elle se maintient.
    En attendant, l’appauvrissement de notre pays a commencé : nos capitaux, drainés par des maisons juives pour créer l’outillage industriel à l’étranger, ont préparé une concurrence que notre production ne peut supporter. Et ce ne sont pas seulement nos valeurs mais nos mœurs industrielles qui périclitent.
    Veut-on entendre parler de moins haut et de plus près que tout à l’heure ?… Voici ce que m’écrivait ces jours-ci un ingénieur qui occupe une des situations les plus considérables dans l’industrie :
    «La génération actuelle veut jouir et ne pas travailler ; elle a un très faible sentiment de la Patrie ; elle donne tout aux Juifs pour de l’argent ; pour jouir tout de suite elle vend pour un rien ce qui a une valeur énorme, constante, lorsqu’on sait bien l’exploiter, et ne s’aperçoit qu’après qu’elle a été volée et qu’en travaillant tranquillement avec méthode elle avait là une richesse considérable.
    «Nos ingénieurs eux-mêmes ne veulent plus travailler, ils deviennent cosmopolites, n’ont plus l’amour de la Patrie. Ils ne trouvent bon que ce qui se fait à l’étranger, afin de ne pas chercher, élaborer par eux-mêmes.
    «Nous étions à la tête de toutes les industries ; avec cette tendance, nous dégringolons.
    «Les Juifs sont les instigateurs de ces nouveaux errements, parce que les étrangers, et spécialement les Américains, sont plus faciles pour les pots de vin et en donnent de plus gros.
    «De tous côtés ce sont des instincts matériels, brutaux, qui se font jour… C’est honteux».

    V. – L’EMANCIPATION.
    Rien ne sert de disserter si l’on ne conclut pas; et au moment de conclure à la nécessité d’une émancipation et d’en tracer les voies, j’éprouve le besoin de résumer mes moyens d’établir la conquête juive, car c’est là le fond de la question. J’ai aussi le devoir d’indiquer mes sources – sans parler de ma propre observation en maint pays.
    Ces sources, dont je n’ai pas fait une seule citation, puisque je ne me proposais pas de prouver, mais simplement de jalonner, sont les ouvrages de fonds suivants :
    Les Juifs rois de l’époque, par Toussenel, 1835.
    Le Juif et la Judaïsation des peuples chrétiens, par le chevalier Gougenot des Mousseaux, 1869.
    Les Juifs devant l’Eglise et l’Histoire, par le P. Constant, des Frères Prêcheurs, 1897.
    On en trouverait bien d’autres, parmi lesquels L’entrée des Israélites dans la Société française, par l’abbé Joseph Léman.
    Ces sources sont à peu près résumées dans un petit livre populaire qui vient de paraître sous le titre : Juste solution de la question juive, par M. J. Franck .
    Je ne parle pas de la France juive ni, en général, de la puissante œuvre littéraire de Drumont, parce qu’elle a un caractère d’actualité plutôt que de recours historique ; non plus que de l’épisode éclatant qui se produit en ce moment, comme un corps à corps dans un duel, au cours de la lutte acharnée dans laquelle la société chrétienne se débat contre la conjuration juive.
    Cet épisode est pourtant plein d’enseignements ; il est comme la preuve par le fait, dans les soulèvements qu’il a suscités, de ce que j’ai essayé d’établir historiquement et philosophiquement en thèse ; à savoir le caractère à la fois religieux, économique et politique de la lutte, qui a son point culminant, jusqu’ici, dans la Révolution française, et, il faut bien le dire après de Maistre, son inspiration satanique. – Comme Satan lui-même concourt inconsciemment à l’œuvre de la Miséricorde divine, le moment actuel fait toucher aux Français ce qu’il leur en revient de s’être créés en Europe les zélateurs de la Révolution; comme aussi à beaucoup de Conservateurs, monarchistes ou autres, d’être devenus ses complaisants.
    C’est à ces derniers que s’adresseraient mes objurgations, si ma voix pouvait avoir assez de portée pour les ramener à la clairvoyance; nullement aux Juifs, qui ne font, en poursuivant leur action dissolvante sur la société chrétienne, qu’obéir à une fatalité historique.
    Cette fatalité, je la résume, en ces trois points :
    a) Les Juifs sont restés une nation ;
    b) Cette nation est persuadée que l’empire du monde lui appartient;
    c) Elle n’a moyen de le réaliser que par la corruption des esprits, qui amène la décomposition sociale.
    Ceci dit, je ne fais aucune difficulté de reconnaître que personnellement les Juifs ont gardé de leur antique civilisation beaucoup de dons, souvent redoutables, et certaines vertus, dont ils peuvent tirer profit et orgueil. Ce dernier trait, l’orgueil, qui ressort à chaque page de l’Evangile, est même le plus caractéristique chez eux, malgré la dureté des humiliations qu’il leur a attirées ; mais il ne les empêche pas de se montrer courtois lorsqu’ils ont intérêt à le paraître et d’avoir ainsi droit à la réciprocité.
    Seulement, et pour conclure, il faut pour première condition de notre émancipation revenir au système de nos pères en ces trois autres points :
    I. – Ne traiter les Juifs que comme des étrangers, et des étrangers dangereux ;
    Il. – Reconnaitre et abjurer toutes les erreurs philosophiques, politiques et économiques dont ils nous ont empoisonnés;
    III. – Reconstituer dans l’ordre économique comme dans l’ordre politique les organes de la vie propre, qui nous rendaient indépendants d’eux et maîtres cher nous.
    Je reprends chacune de ces trois propositions dans l’ordre de l’énoncé.

    1ère PROPOSITION. – Ne traiter les Juifs que comme des étrangers et des étrangers dangereux.
    Pour bien comprendre cela, il faut renoncer à l’idée moderne que la territorialité seule constitue la nationalité, et que tout sujet est un citoyen. Ainsi, il ne faut pas mettre les Juifs sur un autre pied que les indigènes de nos colonies, non seulement en Algérie, mais partout. Tout sujet français a droit à la protection des Pouvoirs publics, et à la justice dont ces Pouvoirs sont les arbitres; mais s’il n’appartient pas à une souche française, la naturalisation elle-même ne devrait pas porter pour lui ses pleins effets, mais le laisser en droit sous le régime d’un statut personnel, jusqu’à ce que les caractères de son extranéité se soient effacés en fait. Il ne s’en trouvera que mieux, puisqu’il aura conservé sa loi ; nous aussi, parce qu’il ne pourra pas exploiter contre nous la nôtre, qui n’est pas faite pour lui.
    La non-admission aux fonctions publiques serait la première conséquence du rétablissement de cette situation, qu’il serait assurément plus logique de faire en droit à ces étrangers, qu’en fait aux familles françaises qui ont créé et conservé la tradition nationale .
    Ensuite le prosélytisme de l’esprit judaïque devrait être réprimé dans toutes ses manifestations saisissables; tout particulièrement lorsqu’il s’exerce sous la forme d’attaque contre nos croyances, nos traditions, nos institutions, nos mœurs. Leur respect s’impose à tout hôte, qu’il soit de passage ou à demeure. Personne ne disconvient, en principe, de cela, mais pas une seule loi n’est restée debout pour l’imposer.

    2ème PROPOSITION. – Reconnaître et abjurer toutes les erreurs philosophiques, politiques et économiques dont les Juifs nous ont empoisonnés.
    C’est là le plus difficile en même temps que le plus essentiel ; car ce qui est réclamé précédemment est l’œuvre des Pouvoirs publics, et les Pouvoirs publics ne peuvent appliquer avec suite dans leur exercice d’autres maximes que celles de l’opinion ; autrement elle se retournerait contre eux et entraverait ou stériliserait leur action.
    Ils ne nous gouvernent aujourd’hui qu’au nom et en conformité des principes de 1789, parce que ces principes sont à la fois ceux de notre Droit public, ou prétendu tel, et ceux de la formation intellectuelle de la plupart d’entre nous. Or, ces principes essentiellement judaïques, ces fausses notions de la liberté et de l’égalité, ces faux dogmes de la Révolution, sont incompatibles avec l’esprit chrétien, avec la civilisation chrétienne. On a pu croire et essayer de soutenir le contraire, même de nos jours, au bord de l’abîme où ils nous conduisent ; mais les définitions opposées de l’Église sont formelles ; les cris d’alarme de nos penseurs, comme de Maistre, Bonald, Blanc de Saint-Bonnet, Donoso Cortès – pour ne nommer que les morts – sont perçants ; plus perçante encore la plainte douloureuse et inconsciente des peuples en décadence.
    Ce n’est pas tout que de reconnaître l’erreur ; il faut l’abjurer, c’est-à-dire reconnaître solennellement Jésus-Christ comme le Seigneur et Maître de toute nation chrétienne, parce qu’Il est l’auteur et le gardien nécessaire de la civilisation chrétienne. N’est-ce pas chose inouïe, quand on n’a pas perdu la foi, que de regarder cet hommage public comme suranné, l’observation de la Loi du Christ comme facultative, et, comme négligeable le recours au Sauveur devant la tempête déchaînée par son abandon !

    3ème PROPOSITION. – Reconstituer dans l’ordre économique comme dans l’ordre politique les organes de la vie propre qui nous rendaient indépendants des Juifs et maîtres cher nous.
    Un premier organe à reconstituer, c’est celui qui rend le charbonnier maître chez lui, c’est la famille, en rendant à son chef, au père de famille, sa direction religieuse, économique et politique. Vient ensuite la reconstitution de la commune sur cette base, c’est-à-dire par feux. Puis les professions à réorganiser en corporations, et les provinces au moyen d’Etats élus par ces corporations. En un mot les assises historiques des libertés publiques, en les appropriant aux conditions actuelles de l’activité sociale.
    La première et la plus fondamentale de ces libertés est celle de l’Eglise, de manière à ce que son flambeau ne soit pas mis sous le boisseau, mais en un lieu assez élevé pour être de nouveau aperçu du Prince et du Peuple.
    Quant au Prince, il n’y a pas à le chercher ailleurs que dans le droit historique. C’est, dirons-nous aux idéologues en quête du principe de la souveraineté, le seul moyen de soustraire le Pouvoir aux compétitions des partis pour le laisser vraiment à la Nation incarnée dans une Dynastie.
    Et c’est, aux yeux des hommes pratiques, le point d’appui nécessaire à leurs efforts pour susciter, coordonner et mettre en œuvre toutes les énergies nationales, et conduire ainsi sûrement et avec suite le pays à son émancipation.

    * * *
    Mais c’est le Moyen Age entier à faire revivre ! dira-t-on, à cela près que l’organisation corporative de la cité du Moyen Age devrait s’étendre aujourd’hui aux campagnes, au lieu de l’organisation féodale, propre aux conditions d’alors, et qui n’y aurait plus aujourd’hui sa raison d’être.
    II y aurait bien à dire, mais ainsi même ce serait un organisme moins difficile à concevoir et à revivifier par l’esprit chrétien d’association, que l’édifice actuel ne l’est à maintenir «sans clef de voûte et sans fondements» (Le vicomte de Vogüé, lettre publique à l’occasion des élections de 1898).
    Mais entendons-nous bien, ce n’est pas à l’Ancien Régime qu’il s’agit de retourner, en-renonçant aux soi-disant « conquêtes de la Révolution », car il n’avait su conserver de l’ancien édifice que la clef de voûte sans les fondements. L’Ancien Régime, sous son aspect révolutionnaire, le Césarisme, sera au contraire la forme triomphale de la. domination Juive.
    C’est là ce qui échappe jusqu’ici en France au soulèvement anti-sémitique qui pourrait être un point de départ pour l’émancipation. Cette réaction légitime, suscitée par un homme courageux qui aura marqué ainsi sa place dans l’histoire des grands Français, cette réaction, dis-je, ne sera libératrice que si elle atteint tout d’abord l’émancipation intellectuelle, au lieu de ne se donner pour but que l’émancipation matérielle. Chasser le Juif ou lui faire rendre gorge ; c’est impossible à faire légalement sous le régime des idées qu’il a introduites habilement dans la cité moderne avant de s’y introduire lui-même et d’en prendre possession. Le déposséder révolutionnairement, ce ne serait que créer un épisode violent et stérile dans le combat entre la civilisation chrétienne et l’idée juive, qui forme la trame de l’histoire moderne.
    Un Juif, puissant dialecticien, Karl Marx, a voulu dire que cette trame était fournie par la lutte des classes. Mais qu’on y regarde bien, la lutte des classes a été fomentée, exploitée par l’idée juive pour la Révolution politique comme elle l’est aujourd’hui pour la Révolution sociale dans sa forme moderne, le Socialisme. C’est l’idée juive qui a conduit le riche à l’exploitation du pauvre par la forme moderne de l’usure, le capitalisme ; le pauvre, à la haine du riche parle prolétariat. Aujourd’hui le masque est jeté , et cette composition monstrueuse de forces destinées à se heurter, le capitalisme et le prolétariat, est proclamée cyniquement l’engin scientifique dont l’explosion fatale doit pétarder ce qui reste de la société chrétienne.
    C’est contre cette conjonction impie des frères ennemis – le capitalisme et le socialisme, que devraient s’unir aujourd’hui toutes les forces conservatrices qui s’inspirent encore de l’amour de la Religion et de celui de la Patrie. Quant aux autres, ou soi-disant telles, les Pouvoirs publics, les grands corps de l’État, les puissantes sociétés financières, elles sont contaminées, paralysées ou désagrégées d’avance, incapables d’aucune action commune, et même pour la plupart d’une action propre. Elles n’ont pas plus la confiance publique qu’elles n’ont confiance en elles-mêmes. L’ennemi, ou tout au moins son influence dissolvante, a pénétré partout. On acclame encore l’armée, qui est la moins atteinte. Mais l’armée n’a pas une vie propre, elle l’emprunte à l’État, et quand celui-ci s’abandonne, celle-ci s’évanouit.
    En vain on a cru s’alléger, pour fuir sous la tourmente, en jetant du lest ; d’abord celui des vieilles doctrines, ensuite celui des vieilles institutions.
    Ce lest est précisément ce qui maintenait la nef en état de flottaison ; ce qui la rendait étanche, gouvernable.
    On a jeté par-dessus bord « le pilote nécessaire » , le Roi de droit, pour lui substituer les fantoches que peut produire le parlementarisme greffé sur la démagogie ;
    Cette démagogie informe on l’a baptisée démocratie, et on lui a jeté en pâture les classes dirigeantes au lieu de les rappeler à leur mission et de les contraindre à la remplir ;
    Et voici l’antisémitisme en passe de faire de la religion un facteur négligeable de l’ordre social aux prises avec la Juiverie !
    Cependant que celle-ci, das Judenthum, mène la coalition de toutes les forces qui ont fait la révolution religieuse et la révolution politique à l’assaut des derniers remparts de la Chrétienté, et prétend acculer celle-ci à une capitulation qui n’aurait qu’un lendemain : la Révolution sociale.
    LA-TOUR-DU-PIN CHAMBLY.
    Arrancy, le 16 octobre 1898.

  38. sixte permalink
    13 avril 2011 10:50

    Grande figure de la pensée contre-révolutionnaire que celle de La Tour du Pin. Merci pour la mise en ligne de ce texte peu connu et assez difficilement accessible.

    La Tour du Pin a recontré en 1892, le jeune Charles Maurras, encore républicain et païen !

    En 1907 il publiera avec la maisson d’édition de l’AF son maître livre : « Vers un ordre social chrétien », que tout traditionaliste devrait absolument posséder et lire avec attention, tant ses idées son fondamentales pour l’édification de la cité catholique.

    • Pépin permalink
      13 avril 2011 23:47

      Il n’y pas de quoi, c’est normal, cependant comme je m’aperçois que l’on parle du judaïsme, et chacun apporte sa controverse, par des textes et surtout des vidéos, il est important parfois de faire passer des documents, intéressants, lorsque l’on a l’occasion de les avoir sous la main.
      J’espère que d’autres lecteurs y apporteront leur commentaires, Evidemment, il est rare de rencontrer dans la tradition une jeunesse qui lit de bons auteurs, et qui cherche à connaître, et à s’instruire.
      Hors il faut chercher ou il faut, ou bien avoir des relations qui vous donnent les moyens d’avoir de beaux textes comme si dessus.
      Lorsque l’on s’intéresse à un sujet précis comme le texte que j’ai fait passer, il est aussi intéressant d’avoir d’autres personnes qui réagissent dessus.
      Je sais même que des non croyants ont aussi de bonnes réflexions sur ce genre de sujets, ou d’autres, et qui ils leur manquerai la foi, mais vois très bien ce qui se passe.
      Il faut savoir qu’aujourd’hui il existe des gens de tout âges, et de toute conditions, qui cherche la foi, et le christianisme, ils sont tôt ou tard, poussé à cela.
      Jésus n’est pas mort sur la croix pour racheter que les catholiques, mais pour sauver les nations, toutes, et convertir les impies.
      Si j’avais la chance de donner ma vie, ou de transmettre ma foi, et ma religion, à un païen, ou une personne qui est dans une fausse religion, mais qui est de bonne foi, et que la grâce de Dieu, la pousse, à se poser les bonnes questions, et qu’elle cherche la Vérité, alors oui de tout mon coeur je l’éclairerai, et chercherai à l’aider, dans toute la mesure, de mes capacitées.

  39. 16 avril 2011 20:43

    Von Thronstahl – Pontifex Solis

  40. BogdanRadikal permalink
    18 avril 2011 18:35

    Salut.
    La Garde de Fer était un mouvement a la fois politique, militaire mais surtout religieux. Ici une chanson en français de la garde de fer:

    Meme si la Garde était majoritairement orthodoxe, les grecs catholiques en faisaient aussi partie.
    D’ailleurs, Ion Mota et Vasile Marin, 2 légionaires orthodoxes de la Garde sont partis se battre aux cotés de leurs frères espagnols catholiques contre les cocos pendant la guerre d’Espagne, sont morts pres de Madrid en 37, et sont aujourd’hui vénérés par les natios espagnols:

    Ici, une icone du Capitaine Codreanu:
    http://alternativa-nr.blogspot.com/2010/12/blog-post_02.html

    Enfin, des nones qui chantent l’hymne légionaire:

  41. Aloïs permalink
    24 avril 2011 19:46

  42. Sclavus permalink
    29 avril 2011 10:45

    @BogdinRadikal
    Racontes-nous un peu comment pendant la 2de guerre mondiale, tes héros de la garde de fer sont allés assassiner leur frères orthodoxes russes pour l’intérêt de la race supérieure allemande.

  43. Fur Fur permalink
    13 mai 2011 18:04

    il est possible cependant d’évoquer quelques rares entités comme : Kraftwerk, Cabaret Voltaire, Joy Division, New Order, Ultravox, Laibach, Allerseelen, Blood Axis, Arditi, etc., oubliant inévitablement beaucoup d’autres moins connues car nous ne pouvons toutes les citer, qui exprimèrent un attachement européen sans, apparemment, afficher une trop grande hostilité à l’égard du christianisme

    Joy Division exprimerait un attachement européen, bizarre comme idée. ça me fait penser à ces skin-heads qui allaient voir des concerts du groupe en pensant voir des néo-nazis alors que le nom n’a été choisit que par pur provocation. Même chose que pour Death in june, amalgame d’idées montrant surtout une profonde inculture musicale.

  44. 10 juillet 2011 04:30

    How do you think about this bird?
    http://to-chihiro.blogspot.com/2011/07/beautiful-sacred.html
    This is a reading table of the Cathedral of Brescia, Italy.

    For your information:
    http://to-chihiro.blogspot.com/2011/06/diocesis-de-brescia.html

  45. lève-toi permalink
    14 mai 2012 20:44

    Marie

    Vous répondez avec un an de retard.

  46. 1 décembre 2012 16:54

    Né en 1899, le roumain Corneliu Zelea Codreanu devint un chef nationaliste d’exception, dont la figure rayonna par-delà les frontières de son pays.

    En 1923 il avait d’abord cofondé la Ligue de Défense Nationale Chrétienne.

    Surnommé Căpitanul (« Le Capitaine ») par ses partisans, le charismatique Codreanu fonda la « Légion de l’Archange Michel », mouvement aussi connu sous le nom de « Garde de fer ».

    Un parti électoral fut institué pour aller de pair : « Tout pour la patrie ».

    Le mouvement légionnaire se développa progressivement, appuyé sur le slogan « Nous voulons justice, pain et paix pour la nation roumaine ! », et malgré les persécutions de la part du régime corrompu du roi Charles II (nombreux emprisonnements et meurtres de militants).

    Au mois de mai 1938, Codreanu fut une nouvelle fois amené devant le tribunal et condamné cette fois à 10 ans de travaux forcés.

    Dans la nuit du 29 au 30 novembre 1938, il fut assassiné, avec d’autres légionnaires, sur ordre du roi, par les gendarmes qui le transportaient à la prison de Jilava. Après avoir étranglé les nationalistes, leurs assassins criblèrent leurs dépouilles de balles pour tenter de faire croire à une tentative d’évasion.

    Horia Sima succèda au Capitaine à la tête de l’organisation.

    Le nationalisme fervent de la Légion peut être qualifié de « spiritualiste ».

    Les textes de Codreanu sont empreints de lyrisme.

    Lire la suite :

    http://www.contre-info.com/cetait-un-30-novembre-mort-de-codreanu

  47. 1 décembre 2012 17:03

    Le 30 novembre 1938, Codreanu et treize de ses compagnons sont étranglés puis criblés de balles dans leurs cellules sur ordre du roi. L’assassinat est camouflé en tentative d’évasion. Le ministre Calinescu, jugé responsable, est liquidé par la vengeance légionnaire.

    Codreanu l’intègre, Codreanu le pur, est mort avant d’être corrompu par un pouvoir qui lui ouvrait ses bras.

    C’est pour cela qu’il reste aux yeux des jeunes patriotes d’Europe:

    CODREANU, L’ENVOYE DE L’ARCHANGE !

    http://konigsberg.centerblog.net/2016-corneliu-zelea-codreanu-envoye-de-archange

  48. John permalink
    10 janvier 2013 21:52

    Me revoilà! Je l’avais promis il y a un an et demi, et je n’avais rien dit tout lisant votre blog (flemme de commenter, les cours m’ont donné de quoi faire…) .
    J’ai perdu un commentaire qui, aujourd’hui, me parle beaucoup. J’ai voulu donner un avis différent de celui des Intransigeants et j’ai été tout simplement censuré quand j’ai dit que c’étaient des trolls.
    Si vous avez un minimum de Foi, ne suivez plus ce blog, car ils nuisent à votre religion. C’est tout ce que j’ai à vous dire.
    Cordialement (et meilleurs voeux pour cette nouvelle année)
    John

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