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L’Enfer est éternel !

31 mai 2011

 La polémique engagée à l’occasion de la programmation de groupes satanistes lors du sinistre Hellfest, montre, s’il en était besoin, qu’une clarification au sujet du caractère terrible de l’Enfer s’impose absolument, tant beaucoup ont tendance à s’amuser inconsidérément sur ce thème en le regardant comme un objet de plaisanterie, un théâtre grotesque avec lequel il serait possible de rire, de produire des spectacles, alors que la réalité de ce lieu abominable n’autorise absolument pas que l’on puisse à ce point oublier ce que représente effectivement cet endroit de perdition où les âmes des damnés sont tourmentées éternellement par les démons.

En effet, loin d’être le fruit d’une imagination un peu fertile, l’Enfer est depuis des millénaires regardé avec effroi et reconnu comme un lieu de souffrance par les auteurs de la Sainte Ecriture. Mille ans avant l’ère chrétienne, alors qu’il n’était encore question ni d’histoire grecque ni d’histoire romaine, David et Salomon parlent fréquemment de l’enfer comme d’une grande vérité, tellement connue et reconnue de tous, qu’il n’est pas même besoin de la démontrer. Dans le livre des psaumes, David dit entre autres en parlant des pécheurs : « Qu’il soient jetés dans l’enfer, convertantur peccatores in infernum. Que les impies soient confondus et précipités en enfer, et deducantur in inferrnum.» Et ailleurs il parle des « douleurs de l’enfer, dolores inferni. »

I. Une vérité intemporelle

 

 

Mgr de Ségur (1820-1881), dans son ouvrage remarquable « L’Enfer » (1876) [1], écrit : « Ce que tous les peuples ont toujours cru, dans tous les temps, constitue ce qu’on appelle une vérité de sens commun, ou, si vous l’aimez mieux, de sentiment commun, universel. Quiconque se refuserait à admettre une de ces grandes vérités universelles n’aurait pas, comme on dit très justement, le sens commun. Il faut être fou, en effet, pour s’imaginer qu’on peut avoir raison contre tout le monde. Or, dans tous les temps, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, tous les peuples ont cru à un enfer. Sous un nom ou sous un autre, sous des formes plus ou moins altérées, ils ont reçu, conservé et proclamé la croyance à des châtiments redoutables, à des châtiments sans fin, où le feu apparaît toujours, pour la punition des méchants, après la mort. C’est là un fait certain, et il a été si lumineusement établi par nos grands philosophes chrétiens, qu’il serait superflu pour ainsi dire de se donner la peine de le prouver. »

 

« Le dogme de l’enfer est une vérité innée, c’est-à-dire une de ces lumières d’origine divine qui luit en nous malgré nous ; qui est, au fond de notre conscience, incrustée dans les profondeurs de notre âme comme un diamant noir, qui brille d’un sombre éclat. Personne ne peut l’en arracher, parce que c’est DIEU même qui l’a mis là. » (Mgr de Ségur, L’Enfer, 1876).

  Ceci explique pourquoi, selon le saint prélat, l’idée de l’Enfer n’a pu être inventée et qu’elle est bien une vérité innée : «Donc l’enfer n’as pas été inventé. Il n’a pas été inventé, parce qu’il n’a pas pu l’être. L’éternité des peines, de l’enfer est un dogme que la raison ne peut comprendre ; elle peut le connaître, mais non pas le comprendre, parce qu’il est au-dessus de la raison. Ce que l’homme ne peut comprendre, comment voulez-vous qu’il ait pu l’inventer ? Le dogme de l’enfer est ce que l’on appelle « une vérité innée », c’est-à-dire une de ces lumières d’origine divine qui luit en nous malgré nous ; qui est, au fond de notre conscience, incrustée dans les profondeurs de notre âme comme un diamant noir, qui brille d’un sombre éclat. Personne ne peut l’en arracher, parce que c’est DIEU même qui l’a mis là. On peut couvrir ce diamant et ses sombres feux ;.on peut en détourner ses regards et l’oublier pour un temps ; on peut le nier en paroles ; mais on y croit malgré soi, et la conscience ne cesse de le proclamer. »

Il rajoutait : « Les impies qui se moquent de l’enfer en ont, au fond, une peur terrible. Ceux qui disent qu’il est démontré pour eux qu’il n’y a point d’enfer, se mentent à eux-mêmes et mentent aux autres. C’est un vœu impie du cœur, plutôt qu’une négation raisonnée de l’esprit. Non, l’homme n’a pas inventé l’enfer. Il ne l’a pas inventé, et il n’a pas pu l’inventer. Le dogme d’un enfer éternel de feu remonte à DIEU même. Il fait partie de cette grande révélation primitive qui est la base de la Religion et de la vie morale du genre humain. »

II. Preuves de l’Enfer

Jésus-Christ parle exactement quatorze fois de l’Enfer dans l’Evangile ! Voici les principaux passages : « Si votre main est pour vous une occasion de péché, coupez-la : il vaut mieux entrer dans l’autre vie avec une seule main, que d’aller avec ses deux mains dans l’Enfer, dans le feu qui ne s’éteint point, où le feu ne cessera jamais. Si votre pied ou votre œil est pour vous une occasion de chute, coupez-le, arrachez-le, et jetez-le loin de vous : il vaut mieux entrer dans la vie éternelle avec un seul pied ou un seul oeil, que d’être jeté avec vos deux pieds ou avec vos deux yeux, dans la prison de feu éternel, in gehennam ignis inextinguibilis, où le remords ne cesse point et où le feu ne s’éteint pas, et ignis non extinguitur. » Saint Jean nous parle également de l’Enfer et de ses feux éternels. Au sujet de l’Antéchrist et de son faux prophète, il dit :

« Ils seront jetés vivants dans l’abîme embrasée de feu et de souffre, in stagnum ignis ardentis sulphure, pour y être tourmentés jour et nuit dans tous les siècles des siècles, cruciabuntur die ac nocte in saecula saeculorum ». (Apocalypse XX, 2).

Quant à saint Jude, il nous parle de L’enfer pour nous dire que les démons et les réprouvés : 

« Enchaînés pour l’éternité dans les ténèbres, et subiront les peines du feu éternel, ignis aeterni poenam sustinentes ». (Jude I, 6).

 

« Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel…

Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice »

(Matthieu XV, 41-46)

  D’ailleurs, lorsque le Christ évoque le jugement dernier, il nous fait connaître d’avance lui-même les propres termes de la sentence qu’il prononcera contre les réprouvés : « Retirez-vous de moi, maudits, au feu éternel, discedite a me, maledicti, in ignem aeternum ». Et il ajoute « Et ceux-ci iront dans le supplice éternel, in supplicium aeternum ». (Saint Matthieu XV, 41). A ce sujet, l’éternité des peines éternelles, l’éternité des l’Enfer est un dogme de foi. Saint Alphonse de Ligori (1696-1787) assure : « L’éternité de l’enfer est de foi. Ce n’est pas là une opinion quelconque, mais une vérité, fréquemment attestée par Dieu dans les Saintes Écritures: « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel… Ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice » (Matthieu XV, 41-46). « Ils subiront les peines de la perdition éternelle » (II Thessaloniciens I, 9). « Tous seront salés par le feu » (Marc IX, 48). Comme le sel conserve les aliments, ainsi le feu de l’enfer tourmente les damnés, de telle sorte qu’à l’instar du sel il leur conserve la vie. « Là, dit saint Bernard, le feu consume de manière à conserver toujours ». [2]

III. Horreur de l’Enfer

  Avec son sens du réalisme spirituel si poussé, saint Alphonse de Ligori nous explique en quoi consistent les peines de l’Enfer : « De toutes les peines que le damné souffre dans ses sens, la plus cruelle c’est celle du feu, qui affecte le toucher. « La chair de l’impie, dit l’Ecclésiastique, aura pour bourreaux le feu et le ver» (Ecclésiastique 7, 17). Aussi, dans la sentence finale, le Seigneur en fait-il mention à part: « Retirer-vous de moi, maudits, allez au feu éternel » (Matthieu XXV, 41). Même en ce monde, la peine du feu est la plus grande de toutes les peines. Et pourtant notre feu et le feu de l’enfer diffèrent tellement que, mis à côté l’un de l’autre, le premier ne conserve plus que l’apparence du feu; et, comme dit saint Augustin, « ce n’est du feu qu’en peinture ». Saint Vincent Ferrier ajoute qu’auprès du feu de l’enfer, le nôtre perd toute sa chaleur. » [3]

Qu’elle est la raison d’une si grande différence, et comment expliquer que le feu de l’Enfer soit pire que celui de la terre ?

Voici l’explication :

 « La raison en est que Dieu à crée le feu d’ici-bas pour notre utilité, tandis que le feu de l’enfer, il l’a formé tout exprès pour tourmenter. « Autre est le feu qui sert aux usages de l’homme, dit Tertullien, autre le feu qui sert à la justice de Dieu ». C’est au souffle de la colère que ce feu vengeur s’alluma, comme Dieu le déclare lui-même: « Un feu s’est allumé dans ma fureur » (Jérémie 15, 14). Aussi Isaïe l’appelle-t-il un esprit d’ardeur: « Vienne le Seigneur laver les souillures par un esprit d’ardeur » (Isaïe 4, 4). Le damné ne sera pas seulement exposé au feu, mais plongé dans le feu: « Maudits, allez dans le feu éternel ». Aussi le malheureux damné sera tout environné de flammes, comme le bois dans une fournaise. Il aura donc un abîme de feu sous ses pieds, un abîme de feu par-dessus la tête; un abîme de feu autour de lui. Ce qu’il touche, ce qu’il voit, ce qu’il respire, c’est du feu, rien que du feu. Non content de l’entourer, le feu, pénétrant à l’intérieur, ira tourmenter le damné jusque dans ses entrailles. Son corps ne sera plus que du feu, en sorte que les entrailles lui brûleront dans le corps, le cœur dans la poitrine, le cerveau dans la tête, le sang dans les veines, la moelle même dans les os. « O Dieu! S’écrie le Roi Prophète, vous en ferez autant de fournaises embrasées. » (Psaume 20, 10). » [4]

 

 

Toutes les tortures d’ici-bas ne sont qu’une ombre,

en comparaison des peines de l’enfer

 

 

  Que deviendra donc le réprouvé après la mort ? Le grand saint nous l’explique : « une fournaise ardente au dedans de lui-même. Combien de personnes qui ne voudraient pour rien au monde voyager par un chemin exposé aux rayons du soleil, demeurer dans une chambre trop chauffée, supporter une étincelle qui jaillit d’un cierge, d’une bougie. Et ces mêmes personnes ne craignent pas le feu de l’enfer! « Qui de vous, s’écrie Isaïe, pourra séjourner dans ce feu dévorant? » (Isaïe 23, 14). Oui, dévorant; car de même qu’une bête féroce dévore un chevreau, ainsi le feu de l’enfer dévore le damné; il dévore, mais sans jamais le faire mourir. « Continue, dit saint Pierre Damien s’adressant à l’impudique, continue, ô insensé, à tenter ta chair. Un jour viendra, ou plutôt une nuit, où tes impuretés se changeant en une poix brûlante raviveront dans tes entrailles et rendront d’autant plus terrible la flamme qui te brûlera sans cesse en enfer ». Saint Jérôme ajoute que ce feu fera ressentir tous les tourments, toutes les douleurs que l’on souffre sur cette terre, douleurs de côté, de tête, d’entrailles, de nerfs. « Par le seul supplice du feu, dit-il, les pécheurs subissent en enfer tous les supplices ». Il n’y a même pas jusqu’au supplice du froid que ce feu ne fasse endurer. « Que le damné, dit Job, passe du froid le plus glacial à la plus excessive chaleur » (Job 24, 19)! Mais, qu’on y fasse attention, toutes ces tortures d’ici-bas ne sont qu’une ombre, d’après saint Jean Chrysostome, en comparaison des peines de l’enfer. » [5]

Mais plus grave encore, c’est l’âme elle-même qui sera mise au supplice : « Chaque puissance de l’âme aura pareillement son tourment à part. Le damné sera tourmenté dans sa mémoire par le souvenir des années que le ciel lui donna pour se sauver et qu’il fit servir à se perdre, et des grâces qu’il reçut de Dieu et dont il ne voulut pas profiter. Il sera tourmenté dans son intelligence, parce qu’il comprendra d’une part la grandeur du bien qu’il a perdu en perdant le ciel et Dieu, et d’autre part, son impuissance de jamais les recouvrer. Il sera tourmenté dans sa volonté, en voyant que de toutes ses demandes aucune ne sera plus exaucée. « Le désir des pécheurs périra » (Psaume 111, 10). Le malheureux! Jamais il n’aura rien de ce qu’il désire et toujours il aura ce qu’il abhorre, c’est-à-dire ces éternels supplices. Il voudrait sortir de ces tourments et trouver la paix; mais sans cesse il sera tourmenté et jamais il n’aura la paix. » [6]

IV. La Damnation éternelle

  Mais toutes ces peines effroyables, pourtant de nature à faire trembler les pécheurs les plus endurcis,  ne sont rien, comparées à la peine du dam. Ténèbres, infections, hurlements, feu dévorant, tout cela ne fait pas l’enfer. Ce qui fait l’enfer, c’est le malheur d’avoir perdu Dieu. L’avertissement est solennel : « L’enfer est tout entier dans cette première parole de la sentence de condamnation: « Maudits, retirez-vous de moi ». Allez, dira Jésus Christ, je ne veux pas que vous voyiez jamais ma face. « Que l’on parle de mille enfers, s’écrie saint Jean Chrysostome, jamais on ne dira quel est le malheur de celui qui devient pour Jésus Christ un objet d’horreur Le réprouvé haïra et il maudira Dieu; en maudissant Dieu, il maudira tous les bienfaits qu’il a reçus de Dieu: la Création, la Rédemption, les sacrements; spécialement le Baptême et la Pénitence et surtout le très Saint Sacrement de l’autel. Il maudira tous les anges et tous les saints, mais surtout son Ange Gardien et ses saints Patrons, et plus particulièrement encore la très sainte Mère de Dieu. Mais ses plus furieuses malédictions seront pour les trois Personnes Divines et en particulier pour le Fils de Dieu, qui s’immola sur la croix afin de le sauver et dont il maudira les plaies, le sang, les douleurs et la mort. » [7]

Le remords et le désespoir des damnés seront complets,

irrévocables, irrémédiables,

sans l’ombre d’un adoucissement,

 aussi absolus que possible !

 

La damnation, comme le souligne avec force tous les docteurs de l’Eglise, est la séparation totale, définitive d’avec Dieu ; elle est un état de désespérance affreuse. C’est ce désespoir dont parle le Christ qui le désigne comme étant « le Ver » qui ronge les damnés. « Tout vaut mieux, nous répète-t-il, que d’aller dans cette prison de feu, où le ver des réprouvés ne meurt point, ubi vernis eorum non moritur ».

Comme le fait observer Mg de Segur : « Ce ver des damnés, c’est le remords, c’est le désespoir. Il est appelé ver, parce que dans l’âme pécheresse et damnée, il naît de la corruption du péché comme dans les cadavres les vers corporels naissent de la corruption de la chair. N’oublions-pas que dans l’éternité, tout est parfait : si l’on peut parler ainsi, le mal est comme le bien, parfait, sans mélange, sans espoir ni possibilité de mitigation. Le remords et le désespoir des damnés seront complets, irrévocables, irrémédiables, sans l’ombre d’un adoucissement, sans la possibilité d’un adoucissement ; aussi absolus que possible, car le mal absolu n’existe pas. » [8]

Conclusion

 Les inconscients, les irresponsables, les fous, les pervers et les satanistes qui s’amusent avec les puissances de l’Enfer, feraient donc bien de méditer l’ensemble de ces vérités avant que se laisser aller à des comportements sacrilèges et blasphématoires, à des attitudes coupables qui, de par leur adhésion à Satan et à ses démons, les perdront pour l’éternité en les plongeant dans les abîmes de l’Enfer.

Nous ne cessons de le redire, l’Enfer, le Diable, ne sont pas des sujets de plaisanterie, des éléments dont on peut s’amuser, jouer avec. Animer, utiliser des symboles diaboliques, sympathiser avec Satan, c’est vouer son âme à la damnation, c’est prendre le risque de se voir précipiter pour toujours dans les abîmes de feu, non pour être anéanti – ce serait trop simple – mais pour être condamné à souffrir éternellement les plus atroces peines, à endurer la damnation perpétuelle, à être retrancher de Dieu pour toujours !

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Le feu de l’enfer, et ceci devrait être attentivement médité par ceux qui imprudemment s’approche trop près – par la musique, les spectacles, voire les actes – des disciples du démon,  est un feu qui atteint les âmes, qui dévore l’esprit, car c’est une substance spirituelle, comme l’est l’âme du réprouvé, qui torture, ronge, dévore et puni pour l’éternité !

Ainsi que l’expose saint Thomas d’Aquin :

« Dans la purification dernière du monde, il se fera dans les éléments une séparation radicale ; tout ce qui est pur et noble subsistera dans le ciel pour la gloire des Bienheureux ; tandis que tout ce qui est ignoble et souillé sera précipité dans l’enfer pour le tourment des damnés. Et ainsi, de même que toute créature sera une cause de joie pour les élus, de même les damnés trouveront dans toutes les créatures une cause de tourments.»

Notes.

1. L’ouvrage reçu une bénédiction apostolique de la part de Pie IX, qui déclarait : « Nous vous félicitons de tout coeur de ce que vous ne cessez de remplir, sur une si vaste échelle et avec tant de succès, votre office de héraut de l’Evangile. Tout ce que vous publiez se répand aussitôt dans les rangs du peuple par milliers d’exemplaires. Evidemment, pour que vos écrits soient ainsi recherchés, il faut qu’ils plaisent ; et ils ne sauraient plaire, s’ils n’avaient le don et de se concilier les esprits, et de pénétrer jusqu’au fond des coeurs, et là de produire chacun leurs bienfaisants effets. Mettez donc à profit la grâce que DIEU vous a faite ; continuez de travailler avec ardeur et de remplir votre ministère d’évangélisation. Quant à Nous, Nous vous promettons de la part de DIEU une large assistance, au moyen de laquelle vous pourrez initier aux voies du salut un nombre d’âmes chaque jour plus considérable, et vous tresser ainsi une magnifique couronne de gloire. En attendant, comme gage de cette céleste faveur et des autres dons du Seigneur, recevez la Bénédiction Apostolique que Nous vous donnons avec grand amour, bien-aimé Fils, pour vous témoigner Notre paternelle bienveillance. » (Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 2 mars 1876, trentième année de Notre Pontificat. PIE IX, Pape).

2. S. Alphone de Ligori, Considérations sur les Maximes Éternelles, 1758.

3. Ibid.

4. Ibid.

5. Ibid.

6. Ibid.

7. Ibid.

8. Mgr de Ségur, L’Enfer, 1875. S’agissant du lieu où se trouve l’Enfer, voici les précisions de Mgr de Ségur dans son ouvrage : « La révélation chrétienne et l’enseignement catholique s’accordent à nous montrer les abîmes brûlants du feu central de la terre comme le lieu où seront précipités, après la résurrection, les corps des réprouvés. C’est ainsi que le célèbre Catéchisme du Concile de Trente nous dit en toutes lettres que l’enfer est « au centre de la terre, in medio terre ». C’est également l’enseignement formel de saint Thomas, lequel, cependant, ne le présente que comme le sentiment le plus probable. « Quoique personne, dit-il, ne connaisse d’une matière certaine où est l’enfer, à moins de l’avoir appris directement de l’Esprit-Saint, on a raison de croire qu’il est sous terre. D’abord, parce que son nom même semble l’indiquer : infernus, enfer, veut dire ce qui est au-dessous, un lieu inférieur par rapport à la terre. Ensuite, dans l’Ecriture, les réprouvés sont dits être « sous la terre, subtus terram ». En outre, il est dit dans l’Evangile même et dans les Epîtres de saint Paul, que le Vendredi-Saint la sainte âme de Notre-Seigneur, momentanément séparée de son corps, descendit « dans le cœur de la terre, in corde terrae», et « dans les lieux inférieurs de la terre, in inferiores partes terrae ».

57 commentaires leave one →
  1. Xavier permalink
    31 mai 2011 21:15

    Important rappel ! L’Enfer est à prendre au sérieux.

  2. Norenda permalink
    31 mai 2011 21:17

  3. fruluche permalink
    31 mai 2011 21:17

    « Il faut être fou, en effet, pour s’imaginer qu’on peut avoir raison contre tout le monde.  »

    Tout à fait. D’ailleurs, des milliards de mouches ne peuvent se tromper : la merde, c’est délicieux.

  4. Monsieur permalink
    31 mai 2011 21:18

    Tout référencé soit cet article il ne prouve en rien l’existence de l’Enfer (auquel je crois personnellement) car l’argument principal est que de tout temps on a cru à l’Enfer.Mais l’Enfer signifie surtout un au delà et l’Enfer viking ou greco-romain n’a rien à voir avec l’Enfer chrétien.
    Ensuite pour les descriptions de l’Enfer je doute qu’il fasse se référer de manière littérale à la Bible.Celle-ci regorge d’images et de métaphores, le feu symbolisant quand même la souffrance extrême. Si on lit littéralement la Bible on tombe sur des incohérences terribles ( comme la construction de l’arche de Noé) je pense que les flammes de l’Enfer sont symboliques rien de plus.

  5. sixte permalink
    31 mai 2011 22:21

    Il y a plusieurs arguments principaux selon Mgr de Ségur, esprit supérieur, grand théologien qui fut auditeur pour la France auprès de la Rote romaine, et pour lui celui d’une croyance commune à toutes les cultures n’est que le premier, non le plus fondamental.

    Il y en a deux autres très importants :

    – Le caractère inné de l’idée d’Enfer dans les âmes : « Le dogme de l’enfer est une vérité innée, c’est-à-dire une de ces lumières d’origine divine qui luit en nous malgré nous ; qui est, au fond de notre conscience, incrustée dans les profondeurs de notre âme comme un diamant noir, qui brille d’un sombre éclat. Personne ne peut l’en arracher, parce que c’est DIEU même qui l’a mis là. » (Mgr de Ségur).

    – Les affirmations du Christ Lui-même : « il vaut mieux entrer dans l’autre vie avec une seule main, que d’aller avec ses deux mains dans l’Enfer, dans le feu qui ne s’éteint point, où le feu ne cessera jamais. » « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel… Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice » (Matthieu XV, 41-46).

    Et c’est ce dernier argument qui est le plus fort. Incontestable car révélé, inscrit dans l’Evangile, directement tiré de la Parole du Christ.

    Et cette affirmation de Jésus-Christ fait justice de toutes les « interprétations » non-littérales :  » l’Enfer [est un] feu qui ne s’éteint point, où le feu ne cessera jamais. »

    • Monsieur permalink
      1 juin 2011 13:48

      Le premier argument n’en est pas un car il dit que l’Enfer existe car l’idée existe.Je peux avoir l’idée d’un crocophant pourtant un crocophant n’existe pas.

      Ensuite pour le second ce n’est pas non plus une preuve car il faut croire dans la parole du Christ pour croire dans l’Enfer.

      Ensuite dans la Genèse on parle des proportions de l’arche de Noé il a été prouvé que c’était impossible physiquement.Alors il est possible que l’enfer n’est pas un lieu où il y a des tas de flammes.

    • JeandelaX permalink
      1 juin 2011 14:20

      Texte intégral de Msg de Ségur

      http://www.christ-roi.net/index.php/Mgr_de_Ségur%2C_L%27enfer%2C_1876

  6. lève-toi permalink
    31 mai 2011 22:23

    Monsieur, le prophète Osée disait – entre autre)  » le peuple est détruit car il lui manque la connaissance ». Ce qui se dit du peuple s’applique individuellement.
    Lisez Ste Therese d’Avila, St jean Bosco, Ste Brigitte de Suède, Ste Françoise Romaine, lisez aussi le récit de la mort du Dr Raymond Diocrès,j’ai lu autrefois ( je ne sais hél

  7. Vehementer permalink
    31 mai 2011 22:25

    L’ENFER N’EST PAS UNE FETE ! L’IDEE DE « HELLFEST » EST UNE ABOMINATION !!

    • Tify permalink
      16 juin 2011 17:24

      Vous ne comprenez rien, le Hellfest n’est pas un rassemblement pour « fêter » le principe de l’enfer.
      Les gens se rassemblent pour écouter un certain style de musique. Cette musique bloque la plupart des défenseurs du christianisme par ce quelle évoque la mort, Satan ou le système digestif.
      Le nom « Hellfest » est commercial, il permet d’attirer et de donner une image des groupes qui seront présent lors de l’évènement.
      si vous aviez participé ne serai-ce qu’un soir au festivité, vous vous apercevrez qu’il n’y a aucun rituel de « gloire à l’enfer ». tout ceci n’est qu’une blague a grande échelle (un peut comme Halloween) .
      Et si seulement vous pouvez voir la convivialité qui traine là bas, tout le monde est de bonne humeur, tout le monde veut faire « copain copain » avec tout le monde, ça n’a rien d’affreux, le Hellfest est un des endroits au monde ou je me sent le plus libre.

    • Tify permalink
      16 juin 2011 18:06

      De plus, l’église devrait avant tout s’occuper de ses problèmes interne au lieux de chercher le blasphème dans tout les coins, je veux évidemment parler de ça : http://fr.sott.net/articles/show/3980-L-eveque-de-Tenerife-Il-y-a-des-enfants-qui-veulent-qu-on-abuse-d-eux-et-qui-vont-jusqu-a-vous-provoquer-

      Je ne sais pas qui sont les modérateurs, mais si mes commentaires sont censuré, c’est que le problème est encore plus grave que je le croyais.*

    • calixte permalink
      16 juin 2011 20:17

      Tify

      Détrompez-vous, en réalité la question des prêtres pédophiles ne nous gêne absolument pas, c’est d’ailleurs assez amusant de vous voir l’agiter, vous et vos amis metalleux, comme un « mantra » de manière mécanique pour vous défendre, en y ajoutant deux autres fantasmes : l’Inquisition et les Croisades.

      Revenons au sujet.

      La pédophilie des prêtres, qui a été largement exagérée dans les médias il convient de le préciser en premier lieu, ne touche qu’une infime minorité des membre du clergé (pas plus de 1,5% à 1,8%), alors que chez les instituteurs on trouve 5% de pédophiles avérés, chez les pasteurs protestants 10%, et jusqu’à 12% chez les psychologues ! Sachant surtout que que la grande majorité des cas de pédophilie, plus de 60 %, a lieu dans les familles de par des hommes mariés (pères, grand-pères, oncles, etc. (Cf.La Croix n°38616). Ce qui fait qu’un mineur, cours des dizaines de fois plus de risques d’être agressé sexuellement auprès d’un parent proche, un psychologue, un pasteur luthérien ou un instituteur, qu’en côtoyant un prêtre catholique.

      Mais au-delà de cet aspect des choses regardons les faits d’un peu plus près :

      1°) Premier point, la pédophilie des prêtres est avant tout un problème d’homosexualité.

      En effet, les multiples scandales de pédophilie qui ont secoué l’Eglise catholique étaient liés à l’homosexualité. Les prêtres pédophiles s’attaquent, pour plus de 80% d’entre eux, à des adolescents de sexe masculin. La grande majorité des victimes de prêtres sont donc des garçons adolescents. Accuser ces prêtres de pédophilie est une chose dont se repaissent les médias, mais force est de constater que ces prêtres sont surtout des homosexuels, ce qu’on se garde bien de dire pour ne pas risquer l’homophobie, alors que telle est bien la réalité des faits.

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/04/15/mgr-bertone-homosexualite-et-pedophilie-sont-liees/

      2°) Autre élément important, c’est le modernisme dans l’Eglise qui a provoqué cette vague de dépravation morale. C’est ce que déclarait d’ailleurs récemment Benoît XVI : « C’est dans le contexte général de Vatican II que l’on doit chercher à comprendre le problème déconcertant de l’abus sexuel des enfants… »

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/03/25/benoit-xvi-associe-vatican-ii-a-la-pedophilie/

      On sait en effet à quel point Vatican II, qui a été une vraie révolution dans l’Eglise, a correspondu également à un relâchement démentiel des mœurs et une permissivité en matière de sexualité que la décence interdit de décrire, mais dont les effets, pour ceux qui connurent cette période, ont constitué un authentique bouleversement radical et stupéfiant de ce qu’avaient été pendant des siècles les bases de la morale catholique.

      Si on avait été fidèle à la Tradition, ces deux scandales : homosexualité et pédophilie, auraient été évités.

      Résultat, parler des prêtres pédophiles c’est donc porter le faisceau de la responsabilité sur l’homosexualité et le relâchement des mœurs. Or, précisément c’est justement contre ces fléaux que nous luttons.

      Vous le voyez, et que ceci soit dit une fois pour toute ce qui vous évitera de tourner en rond avec vos arguments vous transformant en de vieux disques microssillons usés et rayés, ce sujet n’est pas tabou pour nous, bien au contraire, car il nous offre l’occasion de dénoncer avec force dans le même mouvement, la perversion de l’homosexualité qui l’amène par vice à la pédophilie, et le modernisme conciliaire conduisant au dévergondage des moeurs.

      Merci donc de nous offrir une occasion de clarifier les choses, et de montrer, s’il en était besoin, la supériorité et la sagesse de la Tradition en matière de morale !

  8. Norenda permalink
    31 mai 2011 22:49

    Le CHRIST est dans vos cœurs si vous le laissez entrer mais dans le cas contraire c’est le diable que vous y mettrez par omission car la nature a horreur du vide !

    Repentez-vous et faites pénitence. Revenez à Dieu pendant qu’il est encore temps !

    Acceptez Jésus-Christ comme votre Dieu et Seigneur, mettez-vous à genoux et priez Dieu qu’il vous pardonne vos fautes !

  9. lève-toi permalink
    31 mai 2011 23:14

    (je ne sais hélas plus où) que Elisabeth 1ère d’Angleterre, fille illégitime d’Henry Huit ( grand débauché et tueur, que lorsque qu’elle accéda au trône, auquel elle ne s’attendait pas, avait déclaré : « Que Dieu m’accorde 4O années de règne, et je me passe volontiers de son Paradis ».
    Elle eut largement ce nombre d’année , mais sans conversion. Or la nuit après sa mort, des Londoniens la virent en feu sur un pont de la Tamise, elle hurlait « : J’ai eu quarante ans de règne, mais maintenant j’ai l’Eternité de tourments ».
    Faire le malin ou l’ignorant, n’empêchera pas d’être confronté à la mort, peut-être même aujourd’hui, alors réfléchissez, sachant que tous les damnés hurlent de douleurs, de désespoir incurables, car ils n’ont plus la grâce du repentir, et restent obstinés dans la Haine, d’où cet affreux et parfait désespoir.
    St Paul précise :  » Dieu demeure éternellement en colère contre ceux qui pèchent éternellement », il parle aussi de ceux qui fuient l’éternelle lumière.
    Sainte Brigitte de Suède à assisté au jugement d’une âme obstinée dans le mal : « Même si tu me donnais la plus belle place au Ciel, je préfère la pire en Enfer plutôt que de te louer » disait elle au Christ.
    Il faut savoir qu’au jugement aussitôt après la mort, le souverain Juge n’accable pas l’âme, mais hélàs dans sa laideur vue à la lumière du Christ, elle se voit dans toute son horreur et préfère fuir haiseuse, dans le malheur;elle est obstinée dans le mal définitif, elle ne veut que le mal, elle ne veut plus de la grâce car sa haine est absolue, d’où l’Eternité effroyable.
    Si une seule des ces malheureuses âmes étaient capables de pousser un cri de repentir, si faible serait-il, la Miséricorde Eternelle serait là, sachant que le Christ avait dit à Ste Brigitte de Suède qu’il était prêt à recommencer sa Passion autant de fois qu’il y a de damnés,s’ils étaient capables de Rédemption, or aucun n’est capable de Rédemption par volonté de Haine absolue, dans ce cas Dieu les abandonne, malgré ce qu’Il avait dit :  » Par ma Vie je ne prend pas plaisir à la Mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive »
    Coupé de l’Amour de Dieu volontairement, le damné ne peut ni ne veut aimer, son désespoir est lié à ce fait éternel.Il est évident d’ailleurs qu’en tombant vers l’Enfer, la terreur devrait inspirer un cri de repentir immédiat, or ce n’est pas le cas, seule la Haine répond, et il tombe Dans l’Enfer.
    Lisez le manuscrit de l’enfer, histoire vérifiée, d’une jeune femme morte dans un accident de voiture : « Me repentir? Jamais, en avoir Honte ? JAMAIS !!, alors mon âme se précipita dans l’éternel tourment ».elle ajoutait : « Nous,buvons la haine comme l’eau , la haine même entre nous, je hais même le démon, mais il me plait car il cherche à vous perdre, et je souhaite que vous nous rejoignez tous ». Un Saint avait dit qu’un homme pour fuir l’Enfer, n’hésiterait pas un seconde à y pousser son propre fils, qu’il avait cru aimer ici-bas, la Haine remplaçant tout, y compris la rage et le regret d’avoir aimer, mot qui fait horreur aux Damnés sans exception. Les parents feraient bien d’y réfléchir, aiment -t-ils pour un temps ou pour l’éternité.
    Monsieur
    en plus vous faites allusion à un enfer viking ou gréco-romain, vous oubliez que nous avons tous deux ancêtres communs, Adam et Eve, il est évident cela saute aux yeux ( sauf des myopes volontaires) que l’origine et la même que celle des Prophètes, des Chrétiens, car la source est la même, mais les faux dieux ( qui sont de vrais démons comme l’ont montré les Pères de l’Eglise) se sont empressés d’enrober de leurs mensonges, la Vérité pour l’édulcorer et conduire à la ……damnation. Faites attention, la prière est la première arme de défense, servez-vous en. N’oubliez pas que tous les damnés Hurlent de douleur et de désespoir effroyables, il n’y a plus de petits malins.
    un Saint, (il faudrait que je recherche) avait dit :  » Si les damnés n’étaient aveuglés par la Haine qui les anime, ils verraient la Misericorde Divine admirablement mêlées aux flammes qui les brûlent éternellement, je pense , ajoutait-il, qu’ils le voient mais refusent de s »y ouvrir ».
    Dieu est de Misericorde éternelle :  » Quia in eternum Misericordia éjus », l’obstination n’aura donc pas de fin. St Thomas d’Aquin indique bien leur volonté mauvaise . Question  » Les Bienheureux au Ciel ont-ils de la compassion pour les Damnés?  » la réponse : NON, car ils ne seraient pas Bienheureux  » le Christ avait précisé : » Votre Joie , nul ne pourra vous la ravir.
    Deuxième Question :  » Les Bienheureux connaissent-ils l’horreur des souffrances des damnés? » la réponde OUI, ils connaissent parfaitement ces souffrances et approuvent totalement la Justice de Dieu, preuve s’il en est que les damnés sont MAUVAIS, délibérément A JAMAIS.
    Pie XII, parlant de cet état disait :  » Opus justiciae, Pax ».
    Dans la société humaine, nous raisonnons de même, les familles elles-mêmes qui ont des membres qui les salissent, préfèrent les voir en prison à vie, que de les savoir en liberté prêts à commettre des crimes les déshonorant , les Elus font de même parfaitement.
    C’est le choix, sans moyen terme, dont parle St Augustin au sujet des deux Citée, du Bien et du Mal :  » Il faudra CHOISIR » disait-il fortement.

    • Monsieur permalink
      1 juin 2011 14:00

      Tout d’abord je critiquerai fortement le récit de la mort d’Elisabeth Ier sachant qu’elle était détestée par le monde catholique a cette époque.En plus Elisabeth bien qu’anglicane croyait en Dieu.
      Après je suis désolé mais des témoignages de Saints ne sont pas convaincants car je pourrais trouver ce même type de témoignage dans toutes les religions existantes.Feuerbach bien qu’il niait la Révélation n’avait pas totalement tort.

  10. apostolatus specula permalink
    31 mai 2011 23:45

  11. apostolatus specula permalink
    1 juin 2011 00:01

  12. de la Panouse Vivien permalink
    1 juin 2011 10:01

    Vehementer écrit : « L’ENFER N’EST PAS UNE FETE ! L’IDEE DE « HELLFEST » EST UNE ABOMINATION !! »
    En fait, je crois ne pas me tromper en disant qu’en appellant ce festival « Hellfest », les métalleux et autres groupes de rock jouent sur un DOUBLE SENS de ce mot anglais : « ‘Hellfest » peut vouloir dire « Fete de l’Enfer » OU BIEN « fête D’ENFER », c’est-à-dire : « super-fête » , car emplie de violence et d’intensité excitantes à souhait.

    • Vehementer permalink
      1 juin 2011 11:32

      de la Panouse Vivien

      Il y a certes un jeu de mot,quoique douteux et fort ambigu. Mais l’on pourrait à la limite l’admettre, bien qu’il faille toujours, autant que possible, se garder de jouer avec tout ce qui touche au démon car lui ne joue jamais trompeur qu’il est, si la programmation n’était pas celle que nous connaissons, faisant la promotion de groupes satanistes qui diffusent la haine antichrétienne, profèrent des blasphèmes, chantent les profanations et hurlent des louanges à Satan.

      Ainsi, cette prétendue « « super-fête » , emplie de violence et d’intensité excitantes à souhait », est surtout un immense défouloir de vomissures noires, de détestation du christianisme et de diffusion de l’idéologie satanique.

      C’est pourquoi, et c’est d’ailleurs bien comme ça que l’entendent tous les festivaliers, les médias et les organisateurs eux-mêmes, le HELL (enfer)FEST (fête) c’est bien « LA FETE DE L’ENFER » en l’honneur de SATAN !

    • Silverblade permalink
      1 juin 2011 12:07

      En réalité si on traduit Hellfest ça donne festivale d’enfer, donc oui il s’agit bien d’un jeu de mots pour dire que c’est une super fête.

      « C’est pourquoi, et c’est d’ailleurs bien comme ça que l’entendent tous les festivaliers, les médias et les organisateurs eux-mêmes, le HELL (enfer)FEST (fête) c’est bien « LA FETE DE L’ENFER » en l’honneur de SATAN ! »

      J’ai peut être raté quelque chose mais le Hellfest n’est ni plus ni moins qu’un festival de musique Metal, je ne me rappel pas avoir entendu les médias, les festivaliers ni même les organisateur dire qu’ils faisaient ça en l’honneur de Satan.

      « faisant la promotion de groupes satanistes qui diffusent la haine »

      Pour en faire la promos il faudrai déjà qu’il y en ai beaucoup, hors le Black Metal ne représente que 4% des groupes invité.

    • brown permalink
      1 juin 2011 12:34

      Aller, une petite révision pour Silverblade et ses amis qui refusent toujours d’ouvrir les yeux sur ce qu’est ce festival satanique !

    • John permalink
      1 juin 2011 13:32

      Vivien : je confirme une certaine ambigüité quand on est pas familier avec l’anglais plus que ça. En tant qu’étudiant en anglais et étant donné que j’aimerais faire traductueur, je peux affirmer que la bonne traduction de « Hellfest » est « fête/festival d’enfer ». On aurait traduit par « fête/festival de l’Enfer » si le nom avait été « Hell’s Fest » par exemple. Oui oui, une petite lettre qui a cependant une très grande importance en anglais et en allemand, ça correspond au génitif (complément du nom). D’ailleurs, le nom donné à ce s rajouté est génitif saxon. Vu qu’il n’y en a pas dans le nom du festival, « hell » est un adjectif qu’on pourrait traduire comme « génial », « super » ou dans le genre. Donc Vivien, vous avez eu le nez fin :).
      Par conséquent, rien qu’en traduisant mal volontairement ou non, vous vous décrédibilisez.

      Je vois que Brown reprend les médias comme si c’était la Bible. A votre place, j’irais à un concert ou un festival. Vous tomberez de très haut. Et vous m’auriez lu, un ami est allé voir Watain en concert récemment à Angoulême et il m’a confirmé qu’il n’y a pas eu de messe noire.

    • Silverblade permalink
      1 juin 2011 14:02

      @ Brown

      Petit rappel pour vous:

      Tout ceci n’est que du spectacle, comme l’a dit John qui est aller constater par lui même, il n’y a pas de messe noir, pas de sacrifice, ne de sataniste qui recrutent des jeunes pour leurs culte démoniaque.

      Entre le Hellfest et un film d’horreur la différence est très mince.

      Ceci dit je comprend parfaitement que cela vous choque, c’est tout à fait légitime de votre par, et c’est même le but voulu de ces groupes. Mais ne faite pas l’erreur de répondre à leurs provocation, c’est leurs donner plus d’importance qu’ils ne méritent et en plus vous leurs ferai de la pub, ils n’attendent que ça.

      Je suis sur que si un artiste de Black Metal verrai les articles de ce site il serai heureux de voir toute cette publicité gratuite qu’on lui fait à lui et ses collègue.

    • brown permalink
      1 juin 2011 19:59

      John pas besoin de reprendre les médias pour constater que ceux qui assistent au Hellfest sont tordus dans leurs têtes et ont les mêmes idées que les fous satanistes qui sont sur scène. Donc sur ce point lorsqu’on dispose des témoignages qui sont disponibles de partout sur le net, on reste plutôt silencieux et on la ramène pas trop.

      Autre chose, car le Hellfest et le metal c’est pas que du spectacle ou un film d’horreur, là ça marche plus ce petit argument à la con, parce qu’il est facile de voir que ce sont des idées pourries antichrétiennes qui circulent et s’expriment sans détour.

      Donc petit rappel pour vous, Satan c’est du sérieux, le devenir des âmes en dépend et le choix est vite fait : le Paradis avec les anges ou l’Enfer avec les démon pour l’ETERNITE ! Donc on rigole pas avec ça les amis. C’est pourquoi pour nous l’argument de la plaisanterie ou du théâtre n’est pas acceptable.

    • Silverblade permalink
      1 juin 2011 20:29

      @ Brown

      Libre à vous de tomber dans le jeu bête et méchant de la provocation, John et moi connaissons ce milieu et nous savons ce qu’il en est.

      Pour connaitre réelement la pensée des métalleux aller donc sur les forum de Metal et vous verrez bien par vous même.

      Par exemple voici un lien vers le forum Spirit of Métal et vous verrez la réaction des métalleux à l’annonce du nouvel album de Marilyn Manson (roi de la provoc dans le Metal).

      http://www.spirit-of-metal.com/forum/lire_topic.php?id=31070

    • Silverblade permalink
      2 juin 2011 19:32

      @ Brown

      « Donc sur ce point lorsqu’on dispose des témoignages qui sont disponibles de partout sur le net, on reste plutôt silencieux et on la ramène pas trop. »

      Eh bien justement parlons en des témoignages:

      -Un jeune chrétiens de 19ans qui défends le Hellfest dans le journal La Croix

      http://www.la-croix.com/Debats/Reagir/Courrier/festival-hellfest-_NG_-2010-07-30-577122

      -Blog d’un chréiten fan de Metal

      http://www.over-blog.com/com-1187919454/Chretien_et_fan_de_metal.html

      Et ce n’est qu’un échantillon, de plus Tom Araya du groupe Slayer a déjà avouer être catholique pratiquant et voici ce qu’il déclare dans une interview quand on lui pose la question « Les personnes vous critiquant ont-elles réalisé que vous faisiez de la parodie? » il répond:

      « Non les gens croient que nous sommes sérieux!…avant, il y avait le PMRC, qui prenait vraiment tout très à cœur, alors que vous essayez juste de vous créer une image. On essaye d’effrayer les gens exprès ».

      Nous sommes donc bien dans une situation de mise en scène et de spectacle.

    • brown permalink
      2 juin 2011 23:50

      Silverblade

      Ce que je viens de lire par les liens confirme entièrement ce qui est dit sur La Question.

      La thématique sataniste n’est pas qu’un jeu (même pour ce cinglé spécialisé dans la disco BM pour midinette qu’est Marylin Manson). Et en plus c’est dangereux spirituellement.

      C’est ce qu’explique le deuxième texte en lien : « s’il est vrai que beaucoup d’adeptes de cette musique ont tout d’abord été attirés par sa thématique nihiliste et morbide, pour ensuite se détacher de cette dernière au profit de l’élaboration musicale, il ne me parait pas tout à fait possible de complètement séparer une musique ou un courant musical des sentiments et des idées qu’il essaie d’exprimer. D’autre part, beaucoup de black metalleux affirment que la spécificité de leur musique est d’être liée à une philosophie. Si on veut initier un dialogue avec eux, la moindre des choses est de prendre leurs prétentions au sérieux et de poser nettement la question du lien entre les paroles et la musique, quitte à proposer une interprétation tout à fait différente de celle exprimée par certains textes et certaines interviews. »

      Donc on est bien dans l’expression d’une conviction philosophique, et cette conviction est antichrétienne majoritairement comme tout le monde le sait. Sauf à faire l’aveugle et à nier les évidences.

      Autant l’affirmer clairement et cesser de vouloir prendre les autres pour des imbéciles. C’est plus honnête et clair. Et en plus on peut débattre car l’attitude de négation perpétuelle est stérile et ne sert à rien. Un peu de sincérité ne fait pas de mal, même lorsqu’on est séduit par le côté noir de la force !

    • Silverblade permalink
      3 juin 2011 00:41

      Je suis dans le Metal depuis 7ans, j’ai des amis métalleux qui y sont depuis plus de 20ans, j’étudie et vie cette culture depuis 7ans.

      Je pense connaitre suffisament ce milieu pour savoir que les « power ranger de l’enfer » que sont les artistes de Black Metal son aussi crédible que les catcheurs américains. C’est du spectacle, le publique réclame du sensationnel ils leurs en donne.

      Ils savent comment vous faire peur à vous les cathos et c’est leurs but (comme l’a dit le chanteur de Slayer dans une interview) et vous tombez dans le panneau.

      Ceci dit il est vrai qu’il existe une minorité de groupes de BM qui sont réelement satanistes mais ils n’ont qu’une très faible influence dans la sphère Metal en comparaison aux style plus populaire comme le Heavy Metal ou le Trash Metal.( Vous avez 100 fois plus de chances d’entendre Scorpion à la radio que Marduk).

      Je vous invite vivement à regarder le documentaire « Metal:voyage au coeur de la bête » (on peut le trouver en entier sur youtube). C’est une étude très complète et impartiale de la culture Metal.

      « Ce que je viens de lire par les liens confirme entièrement ce qui est dit sur La Question.  »

      Apparament vous n’avez même pas lu la moitié de ce que disent les métalleux sur Marylin Manson, voici quelque extraits:

      « Bon, on voit le niveau, encore plus de provoc’…

      Quand arretera-t-il la provocation pour faire de la musique ?  »

      « C’est quoi ca ?? Oo j’ai jamais accrocher à ce mec et ben c’est pas aujourd’hui que je vais m’y intéresser … »

      « La brêle est de retour  »

      « J’ai toujours trouvé que Marylin Manson était une grosse blague. Tout cela me le confirme. John 5 a bien fait de sa barrer et de faire son projet.  »

      Et là ce n’est que la première page du topice, il y en a encore 4 comme ça.

      Où voyez vous que ça comfirme les propos de La question? Ils ont visiblement l’air de mépriser Manson et ses provocations.

      Soyez un peut honnête avec vous même.

    • Silverblade permalink
      3 juin 2011 01:19

      L’extrait de l’article que vous citez , vous auriez mieux fait de le lire en entier car il explique les différentes interprétation des parole de BM et qu’il va faire des recherche à ce sujet pour réelement comprendre le BM.

      Mais apparament ça vous ne l’avez pas lu vous n’avez pris que le morceau qui vous arrangeais.

  13. Périclès permalink
    1 juin 2011 10:09

    Si nous avions des prêtres pour nous enseigner ce qu’est l’enfer, Comme le Saint Curé d’Ars, oh! combien nous saurions tout faire pour l’éviter!!!
    Mais nous même ne prenons la peine d’écouter.
    l’enfer, existe et j’y suis disait bon nombres de personnes que nous croyons sage!!!
    Et qui pourtant y sont.
    L’homme devrait penser souvent à que tout n’est que vanité, que donnera-t-il en échange de son âme???
    L’enfer toujours l’enfer, devrait être la pensée ancrée du chrétien dans sa vie.

  14. de la Panouse Vivien permalink
    1 juin 2011 11:09

    Dans son Dictionnaire Amoureux de la Bible, Didier Decoin soutient l’idée suivante :

    si l’enfer était éternel comme le dit d’emblée votre titre, alors la victoire de Dieu sur le Mal ne serait jamais totale, car il subsisterait toujours une part de ce mal.

    Qu’en pensez-vous ?

    • 1 juin 2011 11:57

      de la Panouse Vivien

      Soutenir, comme le fait Didier Decoin – qui n’est tout de même qu’un journaliste qui s’est lancé dans une carrière de romancier et que l’on se gardera de confondre avec un docteur de l’Eglise – et tous les modernistes à sa suite, que l’Enfer ne sera pas éternel, est une affirmation tout simplement contraire à l’enseignement de l’Eglise et en opposition complète avec la Sainte Ecriture et tous les théologiens canonisés qui ont tous soutenu la doctrine de l’éternité des peines de l’Enfer (s. Augustin, s. Thomas, etc.).

      Mais pour être encore plus précis, et nous aurions pu citer des centaines d’autres références mais celle-ci nous apparaît intéressante de par sa clarté et son caractère très pédagogique, écoutons saint Pie X qui nous dit ceci dans son « Grand Catéchisme » concernant les Fins dernières :

      125. Que nous enseigne le septième article: «d’où il viendra juger les vivants et les morts»?
      Le septième article du Credo nous enseigne qu’à la fin du monde Jésus-Christ, plein de gloire et de majesté, viendra du ciel pour juger tous les hommes, bons et mauvais, et pour donner à chacun la récompense ou le châtiment qu’il aura mérité.

      246. Que nous enseigne le dernier article: «la vie éternelle»?
      Le dernier article du Credo nous enseigne qu’après la vie présente il y a une autre vie, ou éternellement heureuse pour les élus dans le paradis, ou éternellement malheureuse pour les damnés dans l’enfer.

      247. Pouvons-nous comprendre le bonheur du paradis?
      Non, nous ne pouvons comprendre le bonheur du paradis, parce qu’il surpasse les connaissances de notre esprit borné, et parce que les biens du ciel ne peuvent pas se comparer aux biens de ce monde.

      248. En quoi consiste le bonheur des élus?
      Le bonheur des élus consiste à voir, à aimer et à posséder pour toujours Dieu, source de tout bien.

      249. En quoi consiste le malheur des damnés?
      Le malheur des damnés consiste à être toujours privés de la vue de Dieu et punis par d’éternels tourments dans l’enfer.

      250. Les biens du paradis et les maux de l’enfer sont-ils seulement pour les âmes?
      Les biens du paradis et les maux de l’enfer ne sont en ce moment que pour les âmes, parce qu’en ce moment il n’y a que les âmes qui soient au paradis ou en enfer; mais après la résurrection de la chair, les hommes, dans la plénitude de leur nature, c’est-à-dire en corps et en âme, seront ou heureux ou tourmentés pour toujours.

      251. Les biens du paradis seront-ils égaux pour les élus et les maux de l’enfer égaux pour les condamnés?
      Les biens du paradis pour les élus et les maux de l’enfer pour les damnés seront égaux dans leur substance et leur éternelle durée; mais, dans la mesure ou le degré, ils seront plus grands ou moindres selon les mérites et les démérites de chacun.

      Ainsi donc, affirmer que l’enfer ne sera pas éternel pour les damnés est donc une proposition moderniste, hérétique, contraire à la foi de l’Eglise et à l’enseignement de la Révélation qui soutient positivement la doctrine de l’éternité de l’Enfer et des peines éternelles :

      « Les damnés seront jetés vivants dans l’abîme embrasée de feu et de souffre, pour y être tourmentés jour et nuit dans tous les siècles des siècles, [cruciabuntur die ac nocte in saecula saeculorum] ». (Apocalypse XX, 2).

      On comprend donc le caractère très sérieux du Salut et l’importance de prendre conscience véritablement de ce en quoi consiste notre bref passage en ce monde, et la nécessaire sanctification de chacun en perspective du devenir futur des âmes.

      Pax Vobis +

    • Sulpice permalink
      1 juin 2011 12:23

      S. Pie X mit un soin tout spécial à la rédaction et publication de son Catéchisme de la Doctrine chrétienne (qui est appelé aujourd’hui Catéchisme de saint Pie X), ainsi que les Premiers éléments de la Doctrine chrétienne (ou Petit catéchisme de S. Pie X). Ce Catéchisme a fait l’objet d’un éloge pontifical public de Benoît XVI lors de l’Audience générale du 18 août 2010 :

      « Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l’on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l’époque, notamment en raison du phénomène de l’émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que Souverain Pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l’Italie et dans le monde. Ce catéchisme, appelé « de s.Pie x », a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète. » (Benoît XVI – 18 août 2010)

  15. fruluche permalink
    1 juin 2011 11:23

    Mais encore ?

    [Les commentaires ne sont pas acceptés en mode « texto ». Prière de rédiger en français pour exposer vos idées. LA QUESTION]

  16. PEB permalink
    1 juin 2011 15:34

    Dire que l’Enfer est un dogme (j’aurais dit plutôt vérité, la dogmatique relavant du magistère) inné n’est pas dénué de fondement. Même les anciens Grecs s’il croyaient pas à la béatitude surnaturelle du Salut, ils plaçaient les méchants et pervers dans le Tartare dont les supplices évoquent la vacuité de la vie des damnés.

    La crainte de la déchéance sans fin de l’âme est le commencement de la sagesse humaine. Il s’agit bien d’une science infuse par la nature blessé par le péché de nos premiers parents. Ce péché a gardé en creux la mémoire de la mort spirituelle comme possible.

    L’Enfer est-il occupé? Par Satan et ses anges, certainement car la Révélation l’évoque. Des âmes humaines y sont-elles: prions que non mais nous ne sommes pas le Souverain Juge. A l’heure fatale, demandons l’aide de nos anges gardiens, de nos parents dans la foi, de nos saints patrons (de baptême ou d’élection) et de la bienheureuse Mère de toute la Miséricorde. Un simple « Vinum non habent » et son divin Fils ne peut rien lui refuser.

    Ne peut-on pas dire qu’il s’agit du même feu qui brûle en Enfer que celui du Purgatoire et du Paradis? Au Paradis, les âmes et les corps glorieux irradie de la lumière divine et l’Esprit-Saint se répand en flamme sur les têtes des disciples dans une pentecôte perpétuelle. Au purgatoire, l’âme brûle de rejoindre son Seigneur pour être semblable à Lui en Le voyant tel Qu’IL EST. En Enfer, le feu immense de la Charité théologale torture l’âme du fait même de la privation volontaire de ce bien suprême.

    • calixte permalink
      2 juin 2011 15:54

      PEB

      Au sujet de l’enfer, le Nouveau Testament nous en parle souvent et nous le présente sous des images terrifiantes, il apparaît donc inutile d’y insister.

      Mais s’agissant de l’aspect dogmatique de la question, il convient cependant de ne pas le négliger. En effet, le 4e concile du Latran, en 1215, et celui de Trente, 1545-1563, ont tous deux soutenu que l’Enfer existait et ont parlé positivement de «punition éternelle», de «damnation éternelle».

      Plus méconnu, et je pense que vous ne serez pas insensible à ces références post-conciliaires, un texte de Paul VI de 1967 (donc après Vatican II, qui n’a rien modifié sur ce sujet et qui n’en avait pas le pouvoir) : « Poussés par l’amour, résolus à réparer nos offenses faites à la sainteté et à la justice de Dieu, et confiants dans sa miséricorde infinie, nous devons donc supporter la souffrance de l’esprit et du corps afin d’expier nos péchés et ceux du prochain et d’éviter ainsi la double peine du dam et des sens, c’est-à-dire la perte de Dieu, souverain bien, et le feu éternel. »

      Paul VI réaffirme ainsi cet enseignement séculaire sur la double peine de l’enfer, celle de la privation de Dieu, et la peine des sens, qui est principalement le feu, dont parle Jésus dans l’Evangile (notamment Matt. 25). (Exhortation Apostolique Signum Magnum, 2° partie § 4).

      Récemment, le Catéchisme de l’Église catholique, présenté par le Pape Jean-Paul II le 11 octobre 1992, explique cet article de foi contenu dans le credo, «Je crois à la vie éternelle». Il présente le jugement particulier, il traite du ciel, du purgatoire et de l’enfer, et souligne le jugement dernier, et l’espérance des cieux nouveaux et de la terre nouvelle (§1020-1060).

      Enfin tout dernièrement, c’est le Saint Père Benoît XVI qui vient de proclamer : « L’enfer existe éternellement pour tous ceux qui ferment leur cœur à l’amour du Père ».

      Lors d’une cérémonie en présence de plusieurs milliers de jeunes, le pape Benoît XVI a une fois encore invité à nous tenir ferme contre les ruses du diable. Le pape rappela que malheureusement, « dès ses origines l’humanité, séduite par les mensonges du Malin, s’est fermée à l’amour de Dieu, dans l’illusion d’une autosuffisance impossible (cfr Gn 3.1-7) » (ibid.). Il a donné une référence, Lumen Gentium (48).

      Voici un court extrait du chapitre 48 cité par Benoît XVI et qui est probablement une invitation à approfondir le magistère de l’Eglise: (…) « C’est la même charité qui nous presse de vivre plus intensément pour lui, qui est mort et ressuscité pour nous (cf. II Cor. 5, 15). Aussi nous efforçons-nous de plaire au Seigneur (cf. II Cor. 5, 9) et revêtons-nous des armes de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable et, au jour mauvais, résister (cf. Eph. 6, 11-13). Mais comme nous ne connaissons ni le jour ni l’heure, il nous faut, selon l’avertissement du Seigneur, veiller assidûment afin qu’au terme de notre unique vie terrestre (cf. Hébr. 9, 27), nous méritions d’avoir avec lui accès au festin nuptial et d’être comptés parmi les bienheureux (cf. Mt. 25, 31-46), plutôt que d’être jetés, sur son ordre, dans le feu éternel (cf. Mt. 25, 41), comme il arriva aux serviteurs mauvais et paresseux (cf. Mt. 25, 26), dans les ténèbres extérieures où « il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Mt. 22, 13 et 25, 30). (Lumen Gentium 48)

      Le pape Benoît XVI lors de la Messe du Ve Dimanche de Carême, commentant la parabole de l’enfant prodigue soulignait: « Jésus est venu nous dire qu’il nous veut tous au paradis et que l’enfer, dont on parle si peu de nos jours, existe éternellement pour tous ceux qui ferment leur cœur à l’amour du Père ».

    • PEB permalink
      2 juin 2011 19:34

      Calixte,

      Je n’en disconvient pas.

      La dogmatique est beaucoup plus précise que l’intuition antique. C’est pourquoi, je préfère parler de « vérité innée » plutôt que de » dogme inné » à la manière de l’excellent Mgr de Ségur.

      Le « dogme » porte toute la réflexion du magistère, magistère qui n’a guère changé sur ce point sinon dans sa pédagogie.

      Si la crainte de l’Enfer est le commencement de la sagesse, il ne faut pas obnubiler sa vie spirituelle là-dessus mais adhérer aux mystères où le Christ nous précède déjà dans la gloire éternelle de sa merveilleuse Ascension d’aujourd’hui.

      Bonne fête à toute la compagnie de la Question!

    • calixte permalink
      2 juin 2011 23:50

      PEB

      D’une certaine manière cette expression de « dogme inné » dont use Mgr de Ségur dans son ouvrage sur l’Enfer, demande en effet à être précisée car les éléments de certitude gravés au fond du coeur humain relèvent bien d’une vérité divine rattachée à la vérité dont on pourra déclarer de ce fait qu’elle est « innée ». Cependant, même cette « vérité innée » -, sachant que ce qu’il reste d’intact depuis la Chute est singulièrement troublé par les ombres qui peuplent l’esprit des fils d’Adam notamment en ces temps incertains où les créatures se sont particulièrement éloignées de la religion, peut parfois être sujette à discussion, non dans ses principes évidemment, mais dans son expression ou traduction certainement.

      On préférera donc, sans aucun doute, les certitudes de la Révélation, première source de crédibilité du point de vue de la foi car L’homme blessé par le péché originel, dans son état de nature privée de la grâce, ne peut percevoir parfaitement y compris les lois que Dieu a gravées dans le coeur de sa créature.

      Par ailleurs, puisqu’un dogme, stricto sensu, implique une double relation : à la Révélation divine et à l’autorité doctrinale de l’Église et de son Magistère, sachant également que l’Eglise distingue trois classes de vérités révélées sur lesquelles s’appuie le dogme : vérités formellement et explicitement révélées ; vérités révélées officiellement, et vérités révélées mais implicitement seulement, il est souvent bon de chercher à savoir à quel type de classe se rattache une vérité dogmatique.

      L’Enfer fait partie de la première classe de par son caractère formel et explicite dans l’Ecriture, c’est-à-dire à la plus certaine et incontestable. D’où le rappel des pontifes, y compris après Vatican II, période où pourtant les effets du modernisme relativiste ont sévèrement entamé les certitudes chrétiennes sur le sujet, alors que la crainte de la damnation éternelle est tout de même un des motifs importants, certes non le seul et la mystique en rend témoignage éloquemment, de l’aspiration au Salut.

      Sur ce point la pastorale anté-conciliaire pendant des siècles n’économisa pas ses efforts dans la mise en lumière des horreurs de l’Enfer pour ramener les âmes vers les autels. Et il faut reconnaître que cela produisit de bons fruits.

      Notre sentiment est donc qu’une théologie plus assouplie insistant sur l’infinie miséricorde, si elle est parfois admissible pour certaines âmes fortes, peut cependant s’avérer extrêmement dangereuse auprès des masses dont la facilité à s’engouffrer dans le laxisme est bien connue.

      …. Au fait, meilleurs remerciements pour votre amical salut à la compagnie.

      Bonne et sainte fête de l’Ascension !

      « Le Seigneur fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » (Actes I, 9).

  17. Mario permalink
    1 juin 2011 17:49

    Un lien que nous devons connaître et diffuser, la vérité doit être connue car elle n’est malheureusement pas neuve, trop de morts, tellement d’innocents:

    http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=686:vous-avez-dit-pedophiles-&catid=37:actualite&Itemid=54

    L’enfer les attend, pas besoin d’être extra-lucide pour le savoir.

  18. Périclès permalink
    1 juin 2011 22:30

    Ce qui manque dans notre Société c’est de lire des livres des bons livres, politiques, religieux, histoires, mais avec la modernité actuelle, plus personne ne lit on se fait une idée révolutionnaire, on se fit à n’importe qui, on lit pas ce que l’on devrai.
    Et on se laisse gruger, de partout et sur tout les plans!!!

    Voilà le pire, et personne ne réagit sauf moi et quelques uns.
    C’est pas une histoire de conviction religieuse, de tout bord, ou sa ce tape dessus.
    Il faut bouger mais intelligemment, lire de bons auteurs, et construire son avenir non pas sur le rêve, mais sur du durable, voilà la vrai vision des choses.

  19. lève-toi permalink
    1 juin 2011 22:33

    De La panouse

    la victoire de Dieu se manifeste dans sa Misericorde, mais aussi dans sa Justice. Parfaites toutes les deux.

  20. lève-toi permalink
    1 juin 2011 22:34

    Péricles

    Il faut avant tout lire et apprendre le Décalogue, et le pratiquer.

  21. Crocell permalink
    2 juin 2011 10:33

    « Mille ans avant l’ère chrétienne, alors qu’il n’était encore question ni d’histoire grecque ni d’histoire romaine, David et Salomon parlent fréquemment de l’enfer comme d’une grande vérité. »

    C’est tout à fait normal puisque la mythologie hébraÏque est largement inspirée par celle assyro-babylonienne, on peut facilement remonter aux mythes de Kur, d’ishtar et ereshkigal et de la descente aux enfers d’Enkidu dans l’epopée de gilgamesh, on peut ainsi trouver des histoires datant de 4000 ans avant notre ère. la mort fera toujours partie des grandes interrogations de l’Homme, mais malgré tout vos textes, ni vous ni personne ne détenez la vérité sur le sujet.

    Et puis, l’archéologie à largement mis en doute l’historicité de David et Salomon, en particulier de la puissance, voir de l’existence de leur royaume mais ça évidemment vous ni croyez pas.

  22. wendrock permalink
    2 juin 2011 16:10

    Crocell

    Prière de ne pas tout mélanger. En archéologie, les datations se font avec les méthodes propres à l’archéologie, c’est-à-dire à partir de l’analyse stratigraphique, de la typologie des poteries, de la technique au radiocabone ainsi que d’autres méthodes. La Bible elle, est une Histoire Sainte, son sujet est le Salut des hommes, pas autre chose. Si l’on y parle de cuisine par exemple, ce n’est pourtant pas un livre de recettes, son objet est autre.

    Toutefois, malgré ces précisions, même sur le plan historique il faut rester plus que réservé sur la critique et ne pas trop avaliser rapidement les convictions contemporaines sur le sujet, plutôt de tendance antibliques.

    En effet, concernant la personne du roi David, un document archéologique explicite est la stèle de Tel Dan, découverte en 1993. Techniquement, il n’existe pas de moyen de dater une stèle ou un ostracon en pierre comme on date un morceau de matière organique — noyau d’olive ou grain de céréale — au carbone 14. Les seuls moyens directs de datation sont l’épigraphie et la paléographie, mais ils donnent qu’un ordre de grandeur. Et l’on semble bien s’approcher des données bibliques.

    Mieux encore, pour ce qui est de Salomon, son palais et le Temple, en 2010, l’archéologue israélien Eilat Mazar a fait une importante découverte, mettant à jour la section d’un mur long de 70 mètres et haut de 6 mètres, datant du Xe siècle av. J.-C.. Des jarres ont également été exhumées, dont l’une portait sur l’anse l’inscription « Pour le Roi… » (Cf. Eilat Mazar, 2007, Preliminary Report on the City of David: Excavations 2005 at the Visitors Center Area. Shalem Press).

    http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=169388

    On est donc dans un domaine, celui de la recherche, où la prudence doit dominer.

  23. Crocell permalink
    2 juin 2011 21:31

    Wendrock

    « On est donc dans un domaine, celui de la recherche, où la prudence doit dominer. »
    C’est bien pour ça que je dis « mis en doute » ni plus, ni moins. je note que vous croyez aux théories du carbone 14, ce qui est déjà un plutôt bon point.

    De nombreux sites ont été attribué au Salomon constructeur avant que ce ne soit infirmé et attribué à d’autres comme les Omrides. Donc oui, on peut parler de prudence. Canaan ayant été le carrefour de nombreux peuples, il est presque impossible d’être définitif sur l’histoire de cette région.

    Pour la bible hébraïque, il s’agit aussi de l’histoire du peuple juif et du proche-orient au premier millénaire avant notre ère, à partir du moment où il n’y a pas d’autres sources, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas être éclairée par l’archéologie, l’égyptologie ou l’assyrologie. Comment peut-on parler ou juger d’un personnage et de ses paroles si aucun des actes qui lui sont attribués ne sont avérés, surtout lorsqu’il s’agit de destructions de ville, de guerre ou de constructions diverses? D’ailleurs les archéologues ne nient pas leurs existences, pour David et salomon, mais nuancent leurs exploits, il n’y a pas d’anti-quelquechose. la croissance d’Israël n’étant apparemment notable qu’a partir du IXe siècle et ce qu’il se passe avant le Xe siècle semblant trés mythifiée, comme les textes d’Homère et d’Hesiode. La stèle de Tell Dan ne fait mention que d’une « maison de David », ce n’est pas trés significatif.

    Quand au salut des hommes et au contenu métaphysique de la bible, vous pouvez bien en penser ce que vous voulez, cela ne m’interesse pas particulièrement.

  24. lève-toi permalink
    2 juin 2011 23:41

    Monsieur

    Ste Thérèse d’Avila, inquiète sur le sort des personnes qui mouraient brutalement , demanda au Christ ce qu’il en était,  » Sache ma fille, que nul ne se perd sans le savoir » lui répondit-il, ce qui prouve bien que la damnation est Volontaire, d’autant que le Christ a dit :  » Jamais, je ne rejetterai celui qui vient à Moi », nous en avons un exemple dans les évangiles avec le possédé de démons. Le Christ  » Dis-moi ton nom », .. »Légion » répondit le troupeau de démons possesseurs qui, suite à l’ordre du Christ auquel ils ne pouvaient refuser d’obéir, comprirent qu’il était le Messie annoncé, et ils le suppliaient : « Ne nous envoie pas dans l’abîme avant l’heure, mais permet que nous allions dans le troupeau de porcs qui est là », et Il le leur permit…Il ne les a pas rejeté, il les a écouté et exaucé même, tout comme dans l’Ancien Testament quand Satan se présente devant Dieu et exige de persécuter Job.
    Dieu n’aime pas le mal, mais il aime toutes ses créatures, même les damnés, mais comme ils ne veulent que le Mal,( ils ont toujours leur volonté délibérative dit St Thomas d’Aquin), leur choix mauvais est une chaine pour eux, et un rejet de la Miséricorde Divine ( Péché contre le Saint-Esprit)
    Lacordaire ( ou Bourdaloue, je ne sais plus lequel des deux) disait,  » si Dieu nous sauvait d’office, le Ciel serait peuplé d’idiots immortels, alors que notre liberté fait de nous, ou des Saints ou des damnés, librement ».
    Réveillez-vous, l’enjeu est Terrible et définitif. Ô ETERNITE !

  25. lève-toi permalink
    2 juin 2011 23:44

    Crocell

    Quelle tête ferez-vous à l’instant de la Mort qui s’approche sans cesse ? Beaucoup de petits malins ( qui croyaient l’être) sont partis de ce monde, il n’y a pas de moyen terme, vous êtes concerné, maintenant, demain et …après, comme tout le monde.

  26. lève-toi permalink
    2 juin 2011 23:52

    Crocell

    Tous les beaux titres ronflants de vos Savants, ne sont que du vent.
    N’oubliez pas que les faux dieux sont de vrais démons, que la science des démons (anges déchus) dépasse de loin celle des hommes, qu’ils poussent dès l’origine l’homme ( les hommes) vers l’orgueil soit-disant intellectuel, en réalité tout est résumé dès le début : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». Piège à C…s’il en est.
    Ne tombez pas dedans comme un bleu facile à berner, soyez libre, mais suivez plutôt le conseil évangélique:  » Cherchez et vous trouverez, demandez et l’on vous donnera, frappez et l’on vous ouvrira », ce qui veut bien dire que ces actes demandés, sont empreints de l’humilité salvatrice, alors que le reste est exactement l’inverse venu du Menteur et Homicide dès l’origine.

  27. 3 juin 2011 08:48

    Ce qui est fascinant, mais difficile à comprendre, c’est cette idée qu’avec la mort, à la fois la vie de l’esprit continue ET la volonté se fige. On a peine à se représenter comment les damnés sont à la fois assez vivants et conscients pour souffrir au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, ET endurcis au point de ne jamais revenir de leur erreur, fût-ce au terme d’un temps très long.

    La clef de cette question est sans aucun doute à chercher du côté de la temporalité très différente qui est celle de la vie post mortem. Si le temps des élus et des damnés passait comme le nôtre, ils semble que les élus eux-mêmes pourraient déchoir — puisque, après tout, cela est arrivé à certains anges — et les damnés se repentir.

    Faut-il croire qu’il n’y a franchement plus de temporalité pour eux et qu’ils passent purement et simplement dans l’éternité — entendons : une forme d’existence sans nul devenir ? Cela me paraît difficilement compatible avec les évocations que les saints visionnaires nous ont laissées de la vie future, d’où — pour ce que j’en connais — se dégage tout de même le sentiment d’une certaine temporalité, mais sans devenir.

    Voilà qui me rappelle les textes curieux de Plotin sur le « mouvement intelligible » (dans l’Ennéade VI, 7, je crois), où, si je ne confonds pas les textes, il est question du galop du cheval intelligible dans la plaine de l’intelligible : Plotin, qui veut que l’Intelligible soit à la fois éternel et vivant, essaie de penser un mouvement au sein de l’intelligible, sans y introduire une temporalité successive. Il a sans doute levé un coin du voile.

    Mais autant on entrevoit — à peine — ce que peut être cette vie éternelle des élus, plongés en quelque sorte dans la vie éternelle elle-même, autant on a encore plus de peine, et l’on se confronte a plus d’obscurités encore, quand on essaie de se représenter une vie éternelle du côté de la damnation, c’est-à-dire dans le refus et la négation de la seule vie par soi éternelle — celle de Dieu. C’est sans doute pour cela que les néoplatoniciens, qui imaginaient bien une sorte de salut par laquelle l’âme, s’arrachant à sa condition mortelle, vivrait de la vie éternelle par sa fine pointe toujours fichée dans l’Intelligible, n’ont rien imaginé, en fait de « damnation », que ce purgatoire qu’est la ronde perpétuelle des réincarnations : à l’éloignement du Principe répondait pour eux une forme d’existence incessamment vouée au devenir, à l’errance. Et c’est pourquoi, dans un système comme celui de Plotin, la conversion est toujours possible, même après une errance indéfiniment prolongée.

    Bref, l’éternité dans le mal est métaphysiquement plus obscure que l’éternité dans le bien. Cela dit, la damnation éternelle étant proposée à notre foi par l’Église, il ne reste à la pensée qu’à saisir comme elle le peut, fides quaerens intellectum, cette énigme qu’il lui faut embrasser.

  28. calixte permalink
    3 juin 2011 17:06

    Sébastien Derouen

    Vous dites, fort bien, le caractère inconcevable, à vue humaine et temporelle, d’une éternité dans le mal. Sans doute l’aspect le plus délicat de la Révélation, notamment pour nos esprits nourris de la philosophie grecque. En effet : « la damnation éternelle étant proposée à notre foi par l’Église, il ne reste à la pensée qu’à saisir comme elle le peut, fides quaerens intellectum, cette énigme qu’il lui faut embrasser ». Mais on peut également tenter d’aller un peu plus loin.

    L’enfer, lieu de supplice pour les damnés, a été créé à l’origine pour les démons. Il constitue un séjour définitif (cf. le Synode de Constantinople de 543). Saint Thomas d’Aquin en explique la raison: L’âme humaine, quand elle est séparée de son corps, n’a plus aucun moyen naturel de communiquer avec le monde des vivants. Elle ne dispose pas, comme les esprits angéliques, d’une puissance spirituelle par rapport au monde matériel. Le corps qui jouait ce rôle durant la vie a disparu. Elle se retrouve donc dans un autre monde et ne sait pas ce qui se passe dans le nôtre. Si un contact se réalise, ce ne peut être que par l’aide d’un intermédiaire, Dieu ou ange.

    Au moment de la mort les péchés qui conduisent en enfer, selon ce que saint Thomas d’Aquin donne dans sa Somme théologique, sont au nombre six. Cette liste reste valable et correspond parfaitement aux actes d’un orgueil devenu indestructible :

    Refus de croire à la vérité suffisamment révélée,

    Envie des grâces fraternelles,

    Présomption,

    Désespérance,

    Obstination,

    Impénitence finale.

    (Somme Théologique, IIa IIae, Question 14, article 2).

    Cependant, après avoir été plongés dans la séparation d’avec Dieu, les damnés ne peuvent plus rien connaître du monde extérieur à l’enfer, sauf si une disposition particulière de la miséricorde ou de la justice divine en décide provisoirement autrement.

    Même dans ce cas, on peut dire qu’ils sont dans les « ténèbres extérieures » puisque, s’ils voient le bonheur des élus, ils sont incapables d’en connaître la cause qui est Dieu.

    Cette vision est plutôt source pour eux d’un surcroît de souffrance à cause de l’envie qui les dévore. C’est pourquoi elle n’est donnée à tous sans exception qu’une fois, lors du jugement général qui manifestera aux yeux de l’univers entier les secrets les plus cachés, le bien et le mal du cœur de chacun. C’est donc par miséricorde qu’on permet que les damnés fuient librement la vision du festin éternel des élus, pour ne pas multiplier inutilement les pleurs et les grincements de dents.

    Ainsi affirmer que nul ne va en enfer, que les démons eux­-mêmes seront sauvés un jour car Dieu est amour, est une opinion se trompe de perspective. Ce n’est pas Dieu qui veut l’enfer mais c’est l’homme et le démon qui le créent et s’y enferment. Quand bien même Dieu s’obstinerait à proposer aux damnés et aux démons son pardon en les poursuivant jusqu’au fond de leur égoïsme, il n’obtiendrait que du mépris. Cette poursuite serait inutile et source pour eux de souffrance supplémentaire car c’est justement le fait que Dieu est amour qui les ronge.

    Enfin, (pour vous et PEB) voici, telles que la rapporte le Dentzinger, c’est-à-dire le recueil des dogmes, la foi de l’Église concernant l’enfer :

    1. L’enfer existe. 2. Des anges ont choisi de se damner (l’Église ne s’est jamais prononcée par la voix de Pierre sur le choix individuel de tel ou tel homme. Mais la reconnaissance par l’Église d’apparitions et de révélations privées indique avec une grande sûreté -qui n’est cependant pas celle de la foi au sens théologal du terme-, que certains humains choisissent de se damner). 3. L’enfer est éternel. 4. aucun damné, jamais, ne demandera pardon. 5. Il est donc inutile de prier pour les damnés. 6. Il existe des peines en enfer, dont le feu et le ver; 7. Mais la plus grande peine de l’enfer est le dam, c’est-à-dire la séparation d’avec Dieu.

    Le Magistère l’Église a confirmé très souvent les paroles explicites de Jésus concernant les peines de l’enfer: le dam, qui est là peine la plus importante: « Le Seigneur dira aux méchants, lors du jugement de leur âme: Allez loin de moi, maudits.»; Le feu: le psalmiste 17 écrit: «le feu et le souffre, et le souffle des tempêtes seront la part de leur calice » et Job 24, 19 continue: «de l’eau des neiges, il passe à l’extrême chaleur.»

    C’est pourquoi l’Église a défini par la voix de Benoît XII le dogme suivant: «Nous définissons que, selon la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent aussitôt après leur mort en enfer, où elles sont tourmentées des peines infernales.»

    Toutefois, jamais l’Église ne s’est étendue avec une grande précision sur la nature du feu.

    A-t-il un rapport avec un feu matériel, sensible?

    Une décision de la Sacrée Pénitencerie (1890), interdit de donner l’absolution à qui ne verrait dans le feu de l’enfer qu’une métaphore désignant les peines intenses des damnés.

    Cette décision, de caractère disciplinaire, se fonde sur l’enseignement commun des théologiens, ce qui laisse donc, au moins sur ce point, une certaine liberté, seul espace possible (l’enseignement commun n’étant pas placé sous le sceau de l’infaillibilité dogmatique), pour l’interprétation, dans un sens adouci ou non, concernant la question de l’Enfer.

  29. calixte permalink
    3 juin 2011 17:16

    NB. Citations exactes, in extenso, du Dentzinger, pour les lecteurs soucieux de dogmatique :

    M 3d d. LA RÉPROBATION DE L’HOMME

    – Existence de l’enfer. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel actuel vont en enfer (338, 342), 839, 858, 926, 1002, 1075, 1306; l’Eglise croit que le pécheur privé de la vision de Dieu sera frappé d’une peine éternelle, et on appelle cela l’enfer 4657; le Christ n’a pas détruit par sa Passion l’enfer inférieur 1077; est condamné: [Il a totalement détruit l’enfer] 1011; voir E 2cb (Descente aux enfers).

    – Nature de l’enfer. La peine de l’enfer est caractérisée par a les tourments, b- les supplices et c- le feu -76, -338, -342, -443, -485, -575, b780, (‘2626); cette peine est éternelle (‘feu inextinguible) 72, 76, 212, 342, -443, 486, 574, 596, 630, 780, 801, 839, 4657; sont condamnées les affirmations concernant une crucifixion future du Christ en faveur des démons ainsi que l’apocatastase des démons et des damnés 409, 411.

    – Causes de la damnation. L’homme recevra son salaire pour ce qu’il aura fait dans son corps 443, 474, 1002, 4168; voir M 2bb (Jugement particulier); M 3bf (Vie éternelle et règne avec le Christ); M 3c (La béatitude, grâce et récompense); les hommes sont damnés – en raison de leur libre décision 443; – en raison de manquements graves 342; – en raison
    d’une mort a sans pénitence en état de b- péché mortel (‘péché actuel) -627, -780, -b839, -1002, bl075, bc1306; n’est pas sauvé – celui qui sait que l’Eglise catholique a été fondée par Dieu comme nécessaire, et qui ne veut pas y entrer ou y demeurer 4136; – celui qui demeure dans l’Eglise dans son corps, mais non selon son cœur 4137; – celui qui dans sa pensée, sa parole, et son action ne correspond pas à la grâce du Christ 4137.

    – La théorie des limbes. La peine du péché mortel est la privation de la vision de Dieu (184, 219), 780; voir D 2bc (Effets du péché originel); il n’y a pas, au sens pélagien, de lieu intermédiaire entre le Royaume de Dieu et la damnation (184), 224, 2626; est condamné: [Les âmes des enfants qui sont nés de parents chrétiens et qui meurent sans être baptisés vont dans un paradis terrestre; mais les âmes des enfants nés de parents non chrétiens et qui meurent sans être baptisés vont dans un lieu où se trouvent les âmes de leurs parents] 1008. Les âmes de ceux qui meurent avec le seul péché originel descendent en enfer mais sont punies de peines inégales -et en des lieux différents 858, -926, 1306; elles sont punies de la peine de la damnation mais sans la peine du feu 2626; le lieu où elles se trouvent est appelé communément limbes 2626; est condamné: [Un enfant sans baptême haïra Dieu] 1949.

  30. 3 juin 2011 21:32

    Merci beaucoup à vous, Calixte !

    Tiens je vais mettre sur mon blog le texte curieux de la Théologie platonicienne de Marsile Ficin sur l’enfer…

  31. lève-toi permalink
    3 juin 2011 22:05

    Sebastien Derouen

    Les anges déchus, les démons, n’ont pas vu Dieu, car rien de souillé ne peut entrer au Ciel.
    Tout comme Adam et Eve, ils ont été soumis, comme tous les anges, à une épreuve pour affirmer et affermir leur Liberté.
    Les Pères de l’Eglise admettent que Lucifer ( porte-lumière) voulait bien servir Dieu en tant que Tel, mais qu’il a refusé de servir le Christ dans sa nature Humaine, lui opposant sa nature angélique supérieure à la nature humaine : « Non serviam », je ne servirai pas, ce à quoi St Michel a répondu :  » Qui est comme Dieu ? » et a chassé tous ces rebelles hors du Ciel sans qu’ils aient jamais eu la vision béatifique, sinon ils auraient été heureux pour l’éternité tout en étant gravement pécheurs.

  32. 3 juin 2011 23:15

    @ « Lève-toi » : Je vous remercie de cet éclaircissement : je pensais que la vision béatifique n’était pas, chez les Anges, l’effet d’une grâce, mais qu’elle leur était en quelque sorte naturelle, si tant est qu’une chose qui est reçue en quelque sorte du dehors puisse être dite naturelle… Dès lors, par ignorance, je m’imaginais que les anges déchus l’avaient d’abord possédée avant de la perdre, ce qui serait certes inexplicable, à moins de supposer une liberté capable de vouloir le mal comme tel et devant l’évidence claire et complète du Bien…

  33. lève-toi permalink
    4 juin 2011 23:25

    Sebastien Derouen

    Si les anges déchus (démons) avaient eu la vision béatifique, il n’auraient pas pu ne pas aimer Dieu dans son infinie beauté, mais il était necessaire qu’ils aient une épreuve pour être libres de leur choix, seule façon pour Dieu de donner comme pour Adam et Eve, une preuve de leur Liberté, car faits à l’image de Dieu qui lui est infiniment Libre.
    Ce qui démontre avec quel respect Dieu nous a créés, avec le choix libre et éternel d’être pour lui ou contre lui à jamais.

  34. Crocell permalink
    5 juin 2011 00:10

    lève-toi

    « Les Pères de l’Eglise admettent que Lucifer ( porte-lumière) voulait bien servir Dieu en tant que Tel, mais qu’il a refusé de servir le Christ dans sa nature Humaine, lui opposant sa nature angélique supérieure à la nature humaine : « Non serviam », je ne servirai pas, ce à quoi St Michel a répondu : » Qui est comme Dieu ? » et a chassé tous ces rebelles hors du Ciel sans qu’ils aient jamais eu la vision béatifique, sinon ils auraient été heureux pour l’éternité tout en étant gravement pécheurs. »

    Vos propos me laissent perplexe, je trouve curieux que l’archange michel réponde « qui est comme Dieu? » puisse-que c’est justement le sens de son prénom (étymologiquement EL « dieu » et MI, CHA « qui est semblable »). Et puis, je ne comprends pas ce que viens faire un personnage secondaire de la mythologie romaine, lucifer, dans le christianisme.

    « Quelle tête ferez-vous à l’instant de la Mort qui s’approche sans cesse ? Beaucoup de petits malins ( qui croyaient l’être) sont partis de ce monde, il n’y a pas de moyen terme, vous êtes concerné, maintenant, demain et …après, comme tout le monde. »

    je ne vois en quoi ce qu’il y a de malin à dire que ni vous ni moi ne possédez la vérité sur la mort! Au contraire, comment pourrait on être plus humble?

  35. lève-toi permalink
    5 juin 2011 22:25

    Crocell

    Lucifer est l’ange le plus beau, le porte-lumière (Lucifer), la mythologie romaine n’a rien à voir la dedans.
    L’Archange Michel et aussi Raphael et Gabriel, sont trois anges très importants dans la Bible.
    S’ils portent le terme de EL, c’est que leur choix fut aussi instantané que celui de Lucifer, eux pour se soumettre à Dieu totalement, Lucifer pour ne se soumettre qu’à son orgueil.
    Nous avons trop la mauvaise habitude de vouloir comparer ce monde des Anges à notre condition humaine, le temps existe pour nous, pour les Anges nous ne pouvons pas en avoir l’idée, sauf quand nous serons de l’autre côté.
    Pour la mort, nous savons que nous mourrons tous, sauf ceux qui seront encore en vie au moment du retour du Christ (St Paul) et qu’il y a un jugement aussitôt après.
    Nous avons donc des renseignements certains, il suffit d’en tenir compte.

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