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Réunion du chapitre général extraordinare de la FSSPX

8 octobre 2011

Mgr Fellay, entouré  des principaux responsables

de la Fraternité Saint-Pie X à Albano (Italie)

Nous invitons tous nos lecteurs et habitués, à intensifier plus encore leurs prières, au moment où Mgr Fellay réunit un chapitre général extraordinaire  de la FSSPX à Albano (Italie), afin de soumettre aux principaux dirigeants de la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre, le Préambule Doctrinal – dont pour l’instant les termes ont été gardés dans le secret – et faire toute la lumière sur l’ensemble des points doctrinaux proposés par Rome avant de savoir s’il est possible ou non, dans les conditions actuelles, d’y souscrire et de les accepter.

De sorte de savoir dans quel état d’esprit les responsables de la FSSPX abordent cette réunion historique, le samedi 1er octobre 2011, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, donnait à Villepreux (78), une conférence sur le thème de l’actualité des rapports entre la Fraternité Saint-Pie X et Rome.

Interrogé par l’abbé Alain Lorans, il est notamment revenu sur la rencontre du 14 septembre 2011 avec le cardinal William Levada.

CONFERENCE DE MGR FELLAY

 

Pour notre part, rejoignant Mgr Fellay dans son analyse, nous considérons que tant que les grandes questions doctrinales n’auront pas été résolues, il est hâtif et prématuré de vouloir passer aux questions pratiques, à savoir celui du statut ecclésial de la FSSPX.

 « À quoi servirait-il de recevoir un quelconque avantage ici-bas si on doit mettre en jeu la Foi ? c’est impossible. Et sans la Foi il est impossible de plaire à Dieu, donc notre choix est fait. D’abord la Foi, et à tout prix, elle passe même avant une reconnaissance par l’Église. Il faut avoir cette force. » (Mgr Fellay, 15 août 2011).

Que Dieu accorde sa lumière à ceux qui ont la lourde responsabilité, dans les temps actuels, de défendre la Tradition et la foi catholique.

64 commentaires leave one →
  1. 8 octobre 2011 14:29

    les tradis= amour du religieux et non amour en général!

    • Koopa Troopa permalink
      9 octobre 2011 10:11

      Ah parce que les conciliaires ont de l’amour ? Pour l’argent et les honneurs, certainement, pour Dieu j’ai des doutes, pour leur prochain certainement pas…

  2. Organiste39 permalink
    8 octobre 2011 22:18

    La déclaration de Mgr Fellay du 15 Août 2011, mentionnée ci-dessus, est magnifique; et elle résume tout!

  3. Organiste39 permalink
    8 octobre 2011 22:22

    Mes excuses, je n’avais pas attendu la publication du 1er commentaire!

    En effet, ne pas attendre de compliments, d’avantages ou de récompenses en ce monde est une attitude peu commune, qui demande à la foi de l’humilité, du courage, et un grand détachement des choses de ce monde…

    Alors prions car il s’agit là d’une chose très grave :l’avenir de l’Eglise et notre Éternité, de fait notre relation à Dieu.

  4. Organiste39 permalink
    8 octobre 2011 22:25

    à la fois, et non à la foi…faute d’orthographe et lapsus révélateur!

  5. gerdil permalink
    9 octobre 2011 00:49

    Ni « spirale schismatique « ni « conformisme rallié » pour la FSSPX.

  6. Vehementer permalink
    9 octobre 2011 00:55

    «Si, après leur accomplissement, la Fraternité attend la possibilité de discussions doctrinales, c’est encore dans le seul but de faire résonner plus fortement dans l’Eglise la voix de la doctrine traditionnelle. En effet, les contacts qu’elle entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour unique but de les aider à se réapproprier la Tradition que l’Eglise ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible accord purement pratique. Le jour où la Tradition retrouvera tous ses droits, « le problème de la réconciliation n’aura plus de raison d’être et l’Eglise retrouvera une nouvelle jeunesse »

    Dichiarazione dell’ultimo Capitolo generale della FSSPX, fatta «nell’intento della più grande trasparenza possibile, e per evitare anche qualsiasi falsa speranza o illusione».

  7. Organiste39 permalink
    9 octobre 2011 07:37

    D’ailleurs de quelle « réconciliation » parlons nous? La Fraternité ne s’est fâchée avec personne, elle a juste perpétué ce que l’Eglise entière aurait du perpétuer!
    Elle ne demande pas à être « réintégrée », elle demande que l’Eglise entière se « réintègre »dans ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être!

  8. Eloi permalink
    9 octobre 2011 12:38

    Entièrement d’accord avec vous Organiste39, avec qui sommes nous fâchés ? je ne vois pas pourquoi nous aurions à nous réconcilier, notre combat est celui de la foi de toujours, celle enseignée par tous les papes et les conciles ….jusqu’à Vatican II. C’est aux modernistes qui aujourd’hui sont à la tête de l’Eglise de se réconcilier avec la foi véritable, pas à nous !

  9. Organiste39 permalink
    9 octobre 2011 14:25

    Eloi, proposons aux modernistes un Préambule Doctrinal!! 🙂

    • hannibalgenga permalink
      9 octobre 2011 14:35

      Très bonne idée, c’est à la FSSPX de proposer un Préambule Doctrinal aux modernistes qui sont à Rome !

      Au fait une petite question : est-ce que Mgr Williamson était à Albano avec les responsables de la FSSPX…on semble ne pas le voir sur la photo ?

    • Gary permalink
      9 octobre 2011 15:17

      La Revue Item fait le même constat : Mgr Williamson n’apparait pas sur la photo !

      http://www.revue-item.com/5200/communique-de-la-fsspx-suite-a-sa-reunion-du-7-octobre-2011/

    • hannibalgenga permalink
      9 octobre 2011 15:26

      Au fait, ceci en écho au récent article de La Question sur le Nouvel Ordre Mondial,

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/09/12/le-nouvel-ordre-mondial/

      Mgr Williamson remet en cause la version officielle des attentats, affirmant que les spécialistes «ont démontré que dans le cas du bâtiment WTC7 il s’agissait d’une démolition contrôlée classique, et que ce sont des dispositifs incendiaires et explosifs qui ont provoqué l’effondrement des Tours Jumelles. Il n’y a plus aucun doute à ce sujet. Quiconque déclare le contraire ne dispose d’aucune base scientifique pour l’affirmer. Ceux qui croient à la version officielle croient en un miracle qui défie les lois de la physique».

      Mgr Williamson soutient que les gens refusent la vérité sur le drame du 11 septembre ressemblent à ceux qui sont favorables à Vatican II : «Selon une parole célèbre de G. K. Chesterton, lorsque les gens cessent de croire en Dieu, ils ne croient pas en rien du tout, ils croiront n’importe quoi. (…) Cela peut paraître une exagération insensée de dire qu’ils risquent de perdre la Foi, mais n’avons-nous pas l’exemple effrayant de Vatican II? N’avons- nous pas assez proches de nous les années 1960 au cours desquelles un nombre considérable de catholiques voyaient avec tant de sympathie le monde moderne qu’ils en sont arrivés à penser que leur Eglise devrait s’adapter a lui ? Le Concile Vatican II n’en fut-il pas le résultat ? Et celui-ci qu’a t-il fait de leur Foi?» Mais il fait encore plus fort en disant: «Le plus grave, c’est que parmi les milliards de ceux qui perdent la vérité du 9/11 se trouvent des catholiques qui ne peuvent ou ne veulent pas voir l’évidence que le 9/11 est un travail  » fait maison », des catholiques qui ne peuvent ou ne veulent pas voir la dimension proprement religieuse du triomphe mondial d’un tel lavage de cerveau, d’un tel mensonge que représente la version officielle du 9/11.»

      http://www.cath.ch/blog/cathossurlatoile/mgr-richard-williamson-en-remet-une-couche

  10. Organiste39 permalink
    9 octobre 2011 14:27

    Sérieusement, c’est plutôt dans ce sens là que les choses devraient se passer…
    Non, ce n’est pas de l’orgueil, c’est parce qu’on aime l’Eglise qu’on voudrait la voir redevenir ce qu’elle a toujours été et doit toujours être!

  11. Sulpice permalink
    9 octobre 2011 14:34

    «Le pape fait trop de concessions aux lefebvristes», c’est l’avis exprimé par Mgr Domenico Mogavero, évêque de Mazara del Vallo et ancien sous-secrétaire de la Conférence Episcopale Italienne. Le prélat vient de publier un livre interview «La Chiesa che non tace», dans lequel il exprime sa perplexité devant certaines décisions de Benoît XVI, remettant aussi en cause son entourage. La libéralisation de la messe tridentine et la levée des excommunications des évêques lefebvristes, donne l’impression d’un «retour en arrière» par rapport aux fruits du Concile Vatican II.

    http://www.cath.ch/blog/cathossurlatoile/perplexit%C3%A9-et-embarras-face-%C3%A0-certaines-d%C3%A9cisions-de-beno%C3%AEt-xvi

  12. 9 octobre 2011 14:45

    Nous portons à la connaissance de nos lecteurs, le « Communiqué de la Maison générale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X », qui vient d’être publié suite à la réunion d’Albano.

    En voici les termes :

    Au cours de cette journée, les vingt-huit responsables de la Fraternité Saint-Pie X présents à la réunion – directeurs de séminaire et supérieurs de district du monde entier – ont manifesté une profonde unité dans la volonté de maintenir la foi dans son intégrité et son intégralité, fidèles à la leçon que leur a laissée, à la suite de saint Paul, Mgr Marcel Lefebvre : tradidi quod et accepi (1 Cor. 15, 3), j’ai transmis ce que j’ai reçu.

    Après cette réunion de travail, l’étude du Préambule doctrinal – dont le contenu demeure toujours confidentiel – se poursuivra au niveau du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X, où un examen approfondi par le Supérieur général et ses deux Assistants, l’abbé Niklaus Pfluger et l’abbé Alain-Marc Nély, permettra de présenter dans un délai raisonnable une réponse aux propositions romaines.

    Albano, le 7 octobre 2011

    http://www.dici.org/actualites/communique-de-la-maison-generale-de-la-fraternite-sacerdotale-saint-pie-x-albano/

    Dans l’attente de la réponse officielle de la FSSPX au Préambule Doctrinal de Rome, nous invitons tous ceux attachés à la défense de la Tradition, tant ce qui se déroule sous nos yeux est important pour le devenir de l’Eglise, à intensifier leurs prières.

    Vobis in Christo +

  13. pèlerine permalink
    9 octobre 2011 20:47

    Le rosaire est notre force et nous avons gardé la Vérité; nous savons qu’on ne peut mélanger la Vérité et l’erreur, nous n’avons rien à attendre de ces gens qui ont perdu la Foi, le Pape n’est plus écouté, les évêques ne lui obéÏssent plus, le motu proprio n’est pas appliqué en France, un peu plus en Italie mais c’est l’exception, que pouvons nous attendre de cette pagaille?

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 16:17

      RIEN chère Pélerine……RIEN! NIENTE en italien…..
      Joyeux Noël à vous!

  14. Xavier permalink
    9 octobre 2011 21:06

    Depuis 40 ans la FSSPX explique que le concile est mauvais. Mgr Lefebvre a ordonné des prêtres et a été suspendu pour sauver le sacerdoce catholique. Il a ordonné des évêques et a été excommunié pour résister à « l’Eglise conciliaire ».

    A sa suite les supérieurs de la fraternité ont encouragé les fidèles à résister au concile, au pape et aux évêques diocésains.

    Comme le rappelle sur un forum de discussion un fidèle de la Fraternité : « Mgr Fellay a toujours été très clair, et ce sans la moindre ambiguïté, que jamais la FSSPX n’avalerait le concile. Dans un souci extrême d’éviter une déchirure qui existait déjà, Mgr Lefebvre avait accepté le concile « à la lumière de la tradition »…avant de se rétracter quelques heures plus tard. Mgr Fellay a été on ne peut plus clair : le concile est un poison. Il veut bien vous concéder que c’est une bonne soupe dans laquelle on a versé un peu de poison, il n’en reste pas moins que la soupe est empoisonnée et qu’elle est imbuvable. Cette image est de lui.»

  15. Moria permalink
    9 octobre 2011 21:10

    L’exemple des « ralliés » n’est pas encourageant, que reste t-il des convictions de la Fraternité Saint Pierre et autres communautés Ecclesia Dei, englouties par l’Eglise conciliaire en cessant le combat de la Tradition ?

    Un ralliement de la FSSPX qui signifierait la cessation du combat pour la Tradition serait une catastrophe pour l’Eglise !

  16. PEB permalink
    9 octobre 2011 21:27

    Si Adrien VI a affirmé que le Pape pouvait se tromper voire se fourvoyer franchement lorsqu’il cesse d’invoquer l’assistance constante de l’Esprit Saint, sachant que l’autorité du Concile est lié au Souverain Pontife qui l’a convoqué et approuvé, ne peut-on pas dire qu’un Concile a pu, dès lors qu’il n’invoque pas la Sagesse Divine, peut lui aussi errer en certains endroits?

    Cela ne remettrait pas en cause l’autorité formelle de Vatican II mais pourrait indiquer que, sans l’inspiration surnaturelle de son Chef, Maître, Seigneur et unique Pasteur, l’Eglise peut se tromper de chemin.

    Il me semble que si le préambule doctrinal se borne à dire que Vatican II fait parti du magistère officiel mais sans le revêtir de l’infaillibilité souveraine qui est un pur don du Père, alors tout devient possible (ce n’est pas la chair, Simon Bar-Yonas mais &c.).

    • calixte permalink
      10 octobre 2011 14:16

      PEB

      « ….ne peut-on pas dire qu’un Concile a pu, dès lors qu’il n’invoque pas la Sagesse Divine, peut lui aussi errer en certains endroits?3

      On doit le dire !

      Aucune décision du Concile ne touche à des points de dogmatique, aucune proclamation relative à une question directement liée au dogme ne fut proclamée par les Papes pendant et après Vatican II, aucun dogme nouveau n’a été promulgué, fort heureusement puisque le Concile se limita à une position uniquement pastorale.

      Donc, et en effet, comme vous l’écrivez avec pertinence, « sans l’inspiration surnaturelle de son Chef, Maître, Seigneur et unique Pasteur, l’Eglise peut se tromper de chemin…. »

      Rappel : Le concile Vatican II n’est pas dogmatique !
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%e2%80%99est-pas-dogmatique/

  17. toureau permalink
    9 octobre 2011 21:49

    Tout ce ballet n’a plus aucun intérêt, l’essentiel est déjà hypothéqué.

  18. lève-toi permalink
    9 octobre 2011 22:23

    Il est bon de rappeler une phrase (raccourcie pour aller vite) de Saint Pie X :  » A les entendre, à les lire…tout est pesé, tout est voulu, chez eux…Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un Catholique, tournez la page, vous croyez lire un Rationaliste. Tout est voulu chez eux ». (encyclique Pascendi dominici gregis).
    Benoit XVI, est moderniste jusqu’au bout des ongles, pourquoi ne donne-t-il pas le secret 3 et 4 de Fatima, car alors Tout rentrerait dans l’ordre.
    Le « motu proprio », la levée des excommunications, les discussions théologiques…tout est voulu, calculé, pesé, pour appliquer le Concile et ses principes maçonniques.

  19. pèlerine permalink
    10 octobre 2011 09:43

    Je suis d’accord avec lève-toi!

  20. Pélikan permalink
    10 octobre 2011 14:06

    Selon les informations du quotidien italien La Bussola, le Préambule Doctrinal remis à Mgr Fellay concernerait la soumission que tout catholique doit avoir à l’Autorité de l’Eglise catholique :

    « …Il a été dit à plusieurs reprises que la condition pour la pleine communion [de la FSSPX avec l’Eglise moderniste] devait être l’acceptation du dernier Concile par les lefebvristes. En réalité, le «préambule doctrinal» remis à Fellay hier, et pas encore rendu public, a une portée plus large,et représente une sorte de plate-forme incontournable, avec «certains principes doctrinaux et critères d’interprétation de la doctrine catholique».

    Le texte suit la «Professio fidei» (profession de foi), publié en 1989 par l’ex Saint-Office , et rappelle les trois degrés différents d’approbation requis des fidèles.

    En substance, le catholique s’engage à croire «avec une foi ferme» ce qui est «contenu dans la parole de Dieu» et ce que l’Église propose, «comme divinement révélé».

    En second lieu, il s’engage à accepter tous les dogmes déclarés comme tels à ce jour. Enfin, et c’est certainement le point le plus problématique pour la Fraternité, il est demandé aux fidèles catholiques d’adhérer «avec respect religieux, de la volonté et de l’intelligence» aux enseignements que le Pape et le collège des évêques «proposent lorsqu’ils exercent leur Magistère authentique», même si ces enseignements ne sont pas proclamés de manière dogmatique, c’est-à-dire définitive.

    C’est d’ailleurs là que réside la partie la plus consistante du Magistère, à laquelle appartiennent, par exemple, les encycliques. Et où se situent également de nombreux documents de Vatican II, qui, comme tout le magistère, doit être lu, dit le Saint-Siège, à la lumière de la tradition, comme développement et non comme rupture avec la doctrine précédente, selon l’herméneutique proposée par Benoît XVI dans le désormais célèbre discours à la Curie romaine en Décembre 2005. » (TradiNews)

    http://www.labussolaquotidiana.it/ita/articoli-lora-x-per-i-lefebvriani-3047.htm

  21. Actualités permalink
    10 octobre 2011 15:26

    L’abbé Alain Lorans, porte-parole de la FSSPX, et responsable du site DICI (www.dici.org), a accordé un entretien à La Porte Latine, le site officiel du district de France de la FSSPX, à l’occasion des Journées de la Tradition qui se sont tenues les 1er et 2 octobre à Villepreux.

    Il expose le détail de ses activités et fait le point de l’actualité, expliquant la situation de la FSSPX vis-à-vis de Rome.

    SA CONCLUSION : REDOUBLONS D’INTENSITE DANS LA CROISADE DU ROSAIRE !

  22. Actualités : Mgr Williamson (Rome-FSSPX) permalink
    10 octobre 2011 15:37

    Jugement de Mgr Williamson sur la rencontre du 14 septembre, Rome-Mgr Fellay: »Les dons des Grecs »…(II)

    Ces reflexions de Mgr Williamson pour originales qu’elles soient, et dans la forme et dans le fond, sont justes. Elles méritent notre attention surtout sa conclusion. Il pose la question fondamentale : « Monseigneur, où réside leur erreur essentielle ? » il répond: « Dans l’homme mis à la place de Dieu ». Ceux qui refont l’Eglise glissent dans l’apostasie, et ils entraînent à leur suite des âmes sans nombre ».

    Voilà une bonne définition du monde moderne, Voilà le formel de la Révolution. Voilà ce qu’a condamné tous les papes jusqu’à Pie XII. C’est ce que l’on comprend lorsqu’on lit les actes du Magistère . Les papes de Vatican II ont rompu avec cette analyse. C’est le drame que vit l’Eglise aujourd’hui.

    « Mais, Monseigneur, comment la semaine dernière (CE 214) avez-vous pu mettre en question la sincérité et bonne volonté des officiels romains qui ne cherchent qu’à mettre fin à l’aliénation de la Fraternité St Pie X par rapport à l’Eglise officielle ? Vous les avez comparés aux Grecs qui trompèrent délibérément les Troyens avec le Cheval de Troie. Mais tout ce que veulent les Romains, c’est de dépasser cette division pénible qui a prévalu trop longtemps entre les catholiques de la Tradition et l’Autorité de l’Eglise ! »

    Réponse : il n’y a aucun besoin de mettre en question la sincérité et bonne volonté de ces Romains. Voilà précisément le problème ! Après presque 500 ans de protestantisme et de libéralisme notre époque est à tel point confuse et perverse que le monde est plein de gens qui font le mal tout en étant convaincus qu’ils font le bien. Et plus ces gens sont convaincus qu’ils font le bien, plus ils peuvent être dangereux parce que c’est avec d’autant plus de sincérité subjective et de bonnes intentions qu’ils poussent vers le mal objectif et entraînent d’autres à leur suite. Plus ces Romains sont convaincus que leur Néo-église est ce qu’il faut, et plus efficacement ils détruiront la vraie Eglise.

    « Mais, Monseigneur, Dieu seul est juge de leurs intentions !

    Dès qu’il s’agit de défendre la Foi, les intentions subjectives n’ont plus beaucoup d’importance. Si les Romains sont bien intentionnés en essayant d’attirer la FSSPX dans l’Eglise officielle, peut-être les aimerai-je sur le plan personnel, mais je n’en détesterai pas moins leurs erreurs. Si par contre ils ne sont pas bien intentionnés parce qu’ils sont conscients qu’ils cherchent à détruire la vraie Foi, je ne les aimerai plus et je détesterai encore plus leurs erreurs. Qu’ils soient aimables ou non, que je les aime ou non, cela a peu d’importance, ou aucune, par rapport au fait objectif qu’ils sont en train de détruire l’Eglise.

    Lorsque des hommes aimables colportent d’horribles erreurs, trop facilement il en résulte de deux choses l’une : ou bien j’en conclus que leurs erreurs sont aussi aimables que les hommes eux-mêmes et alors les hommes m’attirent vers le libéralisme, ou bien je conclus que les hommes sont aussi horribles que leurs erreurs, et dans ce cas-là, par exemple, les erreurs des Papes conciliaires m’attirent vers le sédévacantisme. Mais la réalité actuelle, c’est que jamais dans toute l’histoire de l’humanité il n’a été si facile pour les hommes d’être aussi aimables que leurs erreurs sont horribles. Telle est notre époque. On ne verra pire que sous l’Antéchrist, mais c’est bien ses prédécesseurs qui mènent dès aujourd’hui le monde à sa ruine.

    En attendant il est certain que les Romains qui vont rencontrer le 14 septembre les chefs de la FSSPX seront convaincus que la Néo-église telle que Vatican II l’a refaite est l’Eglise qu’il faut, et dans ce cas-là ils seront gravement dans l’erreur, mais il est possible aussi qu’on les choisisse pour leur charme personnel pour qu’ils attirent la FSSPX vers la Rome officielle. Alors ne soyez pas surpris, chers lecteurs, si on fera en sorte que la FSSPX semblera mépriser les offres nobles et les bonnes intentions de Rome, mais il n’en sera rien. L’unique objet d’un mépris éventuel de la part de la FSSPX portera sur les erreurs horribles. Vive la vraie Rome ! Vivent les Romains aimables ! Mais à la lanterne leurs erreurs horribles !

    « Monseigneur, où réside leur erreur essentielle ? »

    Dans l’homme mis à la place de Dieu. Ceux qui refont l’Eglise glissent dans l’apostasie, et ils entraînent à leur suite des âmes sans nombre.

    Kyrie eleison.

    http://www.revue-item.com/5100/les-dons-des-grecs-ii/

  23. Ponthion permalink
    10 octobre 2011 16:57

    Il ne faut aucun accord avec les autorités romaines tant que le Pape ne s’est pas clairement converti. Or il est toujours moderniste, malheureusement. Mais les responsables de la FSSPX ont-ils cette ligne de conduite en tête ?… Pas sûr…

  24. Ponthion permalink
    10 octobre 2011 17:19

    La subversion la plus efficace que les modernistes qui sont à la tête de l’église conciliaire pourraient opérer serait un ralliement sans aucune contre-partie exigée de la part de la FSSPX. Impossible à refuser, n’est-ce pas : les autorités de la FSSPX pourraient ainsi continuer à critiquer l’esprit de Vatican II sans contrainte… Erreur, car une fois ralliée à cette église conciliaire à laquelle Mgr. Lefebvre disait qu’il n’avait jamais appartenu, les esprit continueront à se ramollir, et surtout la FSSPX aura désormais quelque chose à perdre dans son combat : son apparente nouvelle légitimité officielle. Alors pour la conserver, on critiquera moins, on acceptera telle ou telle concession, on se fera plus diplomate que combattant… Puis on acceptera de sacrer des évêques au mieux soumis, au pire choisis par les conciliaires. Dans 20 ans, à ce rythme-là, la FSSPX et tous les fidèles seront (sans s’en être rendus compte) dans le même état d’esprit que la FSSP ou l’ICRSP. Le modernisme et l’apostasie seront toujours là. Les résistants auront été assimilés, digérés… N’aurons-nous alors plus que nos yeux pour pleurer ? N’y a-t-il pas une ligne de crète entre le ralliement et le sédévacantisme et ses variantes ?

  25. 10 octobre 2011 20:17

    Ponthion

    Cette « ligne de crête » à laquelle vous faite allusion fort justement, c’est précisément ce que représente la FSSPX depuis 40 ans, évitant d’un côté le piège du schisme sédévacantiste qui est une erreur fatale et revient à se faire luthérien en prétendant rester catholique, de l’autre le ralliement dont les effets pervers aisément constatables nous sont donnés par les communautés qui ont accepté de se soumettre à Rome sans préalable d’un examen doctrinal critique des thèses de Vatican II.

    On connaît suffisamment les désastreux résultats, dans l’un et l’autre des cas nommés, pour ne pas vouloir de ces solutions néfastes pour le devenir de la Tradition et de l’Eglise. Et il faut être persuadé que la FSSPX et ses responsables savent cela très bien, plus que quiconque. Ils ont trop été nourris des enseignements de Mgr Lefebvre au sujet du caractère sinistre du modernisme, pour oublier aujourd’hui les sévères mises en garde du providentiel fondateur de la Fraternité qui a sauvé le sacerdoce catholique et permis que la foi de toujours soit préservée et reste vivante.

    C’est pourquoi il n’est peut-être pas inutile de rappeler ce que disait en 2009 l’Abbé Barrère au sujet du rapprochement entre Rome et la FSSPX :

    « Chers fidèles vous l’avez appris récemment, enfin Rome accepte d’étudier avec la Fraternité le problème réel, le problème de fond qui est – retenez-le bien – doctrinal et non canonique.

    En effet, une reconnaissance canonique de la Fraternité par l’Eglise conciliaire est actuellement très problématique car nous combattons depuis la fondation de notre Fraternité (1970) les erreurs doctrinales du concile, erreurs qui ne sont pas si différentes des erreurs du passé et qui ont été maintes fois condamnées par le Magistère de Rome au 19ème et 20ème siècle. Si, à tout hasard, une reconnaissance canonique de la FSSPX devait arriver plus tôt que prévue par la Rome actuelle cela signifierait qu’elle accepterait une sorte « de guerre civile » dans son sein car la doctrine moderniste et la doctrine traditionnelle s’opposent de manière irréductible.

    (…)

    Pour nous, depuis le début de la controverse (1974), il est impossible d’obéir en conscience à l’Eglise conciliaire puisque ce que l’on nous demande va contre la foi, contre la doctrine catholique. Encore une fois c’est un problème doctrinal (cela touche à la foi) et non canonique ( d’ordre disciplinaire). Nous disons : il y a dans le Concile Vatican II des erreurs qui vont contre la foi, des erreurs qui diminuent l’expression de la foi ou des erreurs dont les conséquences ultimes anéantissent la foi. Voilà pourquoi les sacres de Mgr Lefebvre de 1988 n’avaient pas besoin d’une approbation canonique des conciliaires car il ne s’agissait pas là aussi d’un problème d’ordre canonique comme le reconnaît maintenant (et enfin) Benoît XVI, mais doctrinal.

    (…)

    Comprenez : si nous nous avions dit « il n’y a pas de problème doctrinal dans Vatican II », alors nous aurions dû comme les fraternités ralliées accepter au moins en principe la nouvelle messe, accepter au moins en principe que l’on prêche dans nos églises la valeur pour le salut de toutes les religions. Un tel libéralisme est impossible car il a été moult fois condamné dans les encycliques des Papes. Sachez-le : Il y a des erreurs doctrinales inadmissibles dans le concile Vatican II : c’est ce qui sera démontré dans les mois à venir à Rome dans les bureaux du Saint Office où sont partis toutes les condamnations magnifiques des hérésies protestantes, modernistes et libérales qui perdent les âmes.

    Fasse que la vérité touche non seulement les intelligences de tous mais aussi les cœurs, il y va du salut éternel d’un très grand nombre. »

    Abbé Pierre Barrère, Le Sainte Anne, n° 213 de novembre 2009.

    C’est pourquoi il faut prier et être certain que les responsables de la Fraternité sauront être constants dans la fidélité aux principes afin de préserver les âmes de l’erreur pour le « salut éternel du plus grand nombre » et le devenir de la Sainte Eglise catholique apostolique et romaine. »

    Vobis In Christo +

  26. Arminius permalink
    10 octobre 2011 22:02

    A lire le bulletin de l’abbé Barrère….qui n’aime pas beaucoup les sédévacantistes et ne se fait faute de l’écrire :

    http://www.laportelatine.org/district/prieure/lanvallay/SainteAnne219.pdf

  27. lève-toi permalink
    10 octobre 2011 22:14

    En cas de danger, Dieu saura nous redonner d’autres Mgr Lefebvre, sans compter ceux qui même à Rome, pensent comme la FSSPX, prient en secret pour elle, et peut-être pourraient la rejoindre.
    « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».
    Prions pour les âmes de tous les hommes particulièrement en danger, comme le rappelle si bien Mgr Williamson..

  28. Organiste39 permalink
    11 octobre 2011 13:12

    Lève-toi, vous avez raison.
    Et surtout restons vraiment vigilants. Car la société entière est touchée par l’erreur et en aucun cas nous ne pouvons avoir de compromission avec elle.

    Pour ex : ce matin des membres de la CGT, des grévistes, se sont installés sur le parvis de la cathédrale (Jura) et ont scandé en chantant (très faux de plus), 😦
    « Le Seigneur n’est pas mon berger, nous ne sommes pas des moutons », et personne ne réagit…pas même ceux de la cathédrale en question…

    Peut-on « se marier »avec une telle société, juste pour lui plaire???

  29. Ponthion permalink
    11 octobre 2011 15:30

    La Question, d’accord avec vous. Il faut juste rester vigilants, car dans le communiqué de l’abbé Pfluger on sent bien une certaine démangeaison des autorités de la FSSPX pour signer un accord et obtenir une reconnaissance canonique. Personnellement, je ne les suivrai pas les yeux fermés. Question de principe : on ne se met pas sous la coupe de ceux qui continuent à détruire la Foi et à outrager Notre-Seigneur. UDP. Au passage, merci pour votre excellent blog.

  30. pèlerine permalink
    11 octobre 2011 20:11

    Organiste 39
    Malheureusement le jura (qui est mon pays d’origine) n’est plus trés chrétien, je possède un trés précieux dictionnaire de A Rousset de 1858 et malgré l’époque peu favorable à la vraie foi, on trouve un grand bonheur en constatant combien les gens de notre comté étaient pieux, qu’ il y avait tant de maisons religieuses et combien les pauvres étaient secourus par de saintes femmes. La charité est remplacée par la solidarité,et quand on ne connait pas son voisin, on devient furieusement individualiste.( c’était une généralité!)

  31. Organiste39 permalink
    12 octobre 2011 07:59

    Chère Pelerine,

    hélas oui, la situation dans le Jura n’est guère brillante, mais l’est-t-elle dans bien d’autres régions de France, où les diocèses se meurent?
    Je pense aussi que la Fraternité a une immense responsabilité, c’est pour cela qu’en aucun cas elle ne doit se tromper dans ses choix; comme moi vous savez aussi où se situe l’avenir…
    Le nombre de vestiges architecturaux dans notre région démontre en effet à quel point la foi et l’Eglise y avaient leur place…à nous de rebâtir tout cela!

    Quand aux CGTistes excités, c’est sur que c’était tellement plus intéressant d’aller brailler devant la cathédrale que devant leur « maison du peuple et de la culture(un gros mot ici) »…

  32. 12 octobre 2011 11:52

    « Pour ex : ce matin des membres de la CGT, des grévistes, se sont installés sur le parvis de la cathédrale (Jura) et ont scandé en chantant (très faux de plus),
    « Le Seigneur n’est pas mon berger, nous ne sommes pas des moutons », et personne ne réagit…pas même ceux de la cathédrale en question… »

    On aurait pourtant pu leur rappeler que ce Seigneur est (ou du moins était durant Sa vie terrestre ) un charpentier . Pie XI lui-même, dans son encyclique condamnant le communisme , écrit que « le Christianisme…adore le Fils de Dieu fait homme par amour des hommes et devenu  » Fils du Charpentier « ,  » Charpentier  » lui-même », en se référant aux Evangiles (Mt. XIII, 55 et Mc. VI, 3). Et Il a révolutionné le monde lors de Sa venue, n’est-il pas vrai ?

    Eh bien, voici deux lettres, toutes deux authentiques (novembre 2004). L’une a été écrite par Soeur M., moniale visitandine à Nantes. La réponse est signée Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

    Madame, Monsieur,

    Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l’esprit bon enfant qui y régnait. D’autant qu’un jeune membre de votre syndicat m’y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière sur mon voile l’autocollant CGT après m’avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m’indiquer le chemin. C’est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j’ai effectué mon trajet.

    La plaisanterie ne me fut révélée qu’à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.

    Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi). Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous.

    Au revoir, peut-être, à l’occasion d’une autre manifestation.

    Soeur M.

    Réponse du secrétaire général de la C.G.T:

    Ma soeur,

    Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l’humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.

    Sans nul doute il s’est agi d’un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d’humour  » bon enfant  » serait vécue comme l’expression d’une complicité éphémère et pourtant profonde

    Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.

    Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux
    Bernard Thibault »

    «Nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde. «

    Le message est clair.

    Cependant, ces CGTistes ont scandé aussi : « nous ne sommes pas des moutons ». Donc cette provocation était moins antichrétienne qu’anarchiste.

  33. Organiste39 permalink
    12 octobre 2011 13:53

    Merci pour ces deux lettres, cet échange est en effet très beau et emprunt de respect; ce n’est hélas pas ce que j’ai ressenti mardi,mais j’aimerais que les choses se passent plus souvent ainsi!
    Les voies de Dieu sont impénétrables quand il s’agit de toucher et de convertir les coeurs!

    Il faudrait que ces militants aient connaissance ce cet échange, de l’amour de Dieu exprimé (au sens propre!), voir exhalé si merveilleusement par cette soeur, et la réponse intelligente de Bernard Thibault, en espérant qu’il a été sincère et vraiment touché par cette grâce.

  34. Organiste39 permalink
    12 octobre 2011 21:11

    A un bien moindre niveau l’échange actuel entre Martine Aubry et François Hollande…

  35. PEB permalink
    13 octobre 2011 14:45

    Au niveau du respect des bonnes moeurs, de la dignité des familles et du travail bien fait, les seuls alliés objectifs des milieux traditionnels sinon conservateurs catholiques sont justement les vieux communistes staliniens à la mode de Maurice Thorez.

    Ces gens-là exprime un rejet pour le libertinage contemporain dont la principal victime sont le (jeune) travailleur et la (jeune) travailleuse ouvriers, artisans ou paysans. Leur sens de la hiérarchie familiale, de l’honneur, de la fidélité et de l’abnégation à la cause vous sont certainement communs, amis de la Question.

  36. 15 octobre 2011 18:09

    « Au niveau du respect des bonnes moeurs, de la dignité des familles et du travail bien fait, les seuls alliés objectifs des milieux traditionnels sinon conservateurs catholiques sont justement les vieux communistes staliniens à la mode de Maurice Thorez.

    Ces gens-là exprime un rejet pour le libertinage contemporain dont la principal victime sont le (jeune) travailleur et la (jeune) travailleuse ouvriers, artisans ou paysans. Leur sens de la hiérarchie familiale, de l’honneur, de la fidélité et de l’abnégation à la cause vous sont certainement communs, amis de la Question. ».

    Voilà qui me fait penser à un article écrit jadis par « les Intransigeants » dirigé contre le capitalisme.

    Il y est en effet notamment écrit : « Bien entendu, on pourra toujours nous accuser de politiser ici les Ecritures et de sombrer dans les errements marxistes de la « Théologie de la Libération ». Ceux qui nous lisent régulièrement savent pertinemment que nous ne sommes ni communistes, ni socialistes. Il ne s’agit donc pas pour nous de promouvoir ici une société égalitaire et sans classe, comme un aboutissement nécessaire de la destruction du capitalisme puisque nous prêchons un retour à une société aristocratique. Cela ne nous empêche pas, en bons aristocrates catholiques, de goûter la pertinence de la critique marxiste du capitalisme et de réclamer, tout comme l’a fait récemment Hugo Chavez à la tribune de Copenhague, la destruction du système capitaliste en vertu même des paroles de Notre Seigneur Jésus Christ. Car si le président vénézuélien se berce de douces illusions en parlant avec emphase d’Egalité, d’Humanisme et de Droits de l’Homme – toutes ces idoles modernes antichrétiennes – il est un point sur lequel il n’a pas tort : le système capitaliste est résolument incompatible avec le christianisme. Et il ne s’agit pas ici de faire de la politique (…)N’ayons pas peur de le dire, l’économie communiste dans sa politique de grands travaux utiles à la nation, dans sa centralisation des ressources énergétiques, dans son souci d’assurer des moyens de subsistance à toute sa population, malgré certains défauts inhérents à une centralisation totalitaire de l’économie vivrière et à une carence manifeste de finalité spirituelle, était bien plus proche des principes de l’économie de subsistance chrétienne que sa pendante libérale, salie dans ses fondements-mêmes par la recherche du PROFIT INDIVIDUEL, qui est la marque éternelle de la Bête en ce bas monde. »…

    Toutefois, dans ce même article, il est également écrit
    : « A ceci, les anticatholiques primaires me répondent souvent : « Vendez le Vatican alors ! » tandis que les catholiques adorateurs de nos sociétés urbaines me lancent « Avec vous, on serait toujours dans les cavernes, à manger du poisson cru et des fruits des bois. » Ce raisonnement est stupide car il fait abstraction d’un élément fondamental : la finalité divine d’une large part de l’économie artistocratique d’Ancien Régime, économie tant stigmatisée par les modernes et si mal comprise aujourd’hui. Rappelons ainsi l’âge d’or de l’Ancien Régime, le moyen-âge, lorsque tous les chefs d’œuvre et les monuments importants étaient inspirés et exécutés exclusivement ad Maiorem Dei Gloriam. Si les cathédrales ont été réalisées à cette époque, ont pu traverser les siècles et venir étonner aujourd’hui nos contemporains par leurs prouesses techniques, la raison en est très simple ! tout ce qui ne contribuait pas au moyen-âge à la pérennité de l’économie de subsistance ou de l’économie guerrière (liée naturellement à la première) était utilisé pour rendre gloire directement à Dieu – ou indirectement mais dans une juste proportion pour magnifier non le confort personnel mais la fonction divine de Ses représentants sur terre, les rois, les princes, les papes, les évêques,… Ce sont les écarts et les excès humains par rapport à cette saine ligne directrice qui ont provoqué l’embourgeoisement de l’élite aristocratique et finalement la tragédie de la Révolution française. Mais ces écarts déplorables ne remettent nullement en cause philosophiquement les principes sains sur lesquels reposait alors l’économie médiévale.
    Aujourd’hui, il est devenu évident que les dérapages de l’Ancien Régime, censés justifier dans la doxa officielle la Révolution de 1789, n’ont en rien disparu. Au lieu d’un retour salvateur aux sources médiévales, le dévoiement de l’économie à des fins personnelles est même devenu le modèle à suivre plutôt que le péché à ne pas commettre. La logique du développement économique sans finalité divine a été poussée à son paroxysme par la nouvelle élite bourgeoise au pouvoir. Les plaies purulentes de cette logique capitaliste mortifère sont innombrables et cruellement ressenties par les amoureux de la Beauté : construction de villas arrogantes sur les plages de Méditerranée à la plus grande gloire de l’Argent-Roi, destruction progressive de tous les écosystèmes de la planète, orgies libidineuses de nos ministres dans les grands hôtels internationaux, expositions d’art décadent et antichrétien dans les anciennes demeures de nos rois, refus des couples d’enfanter pour préserver un mode de vie confortable. Toute cette fange consumériste exposée au public comme modèle de réussite sociale provient du fait qu’on a oublié ce fondement essentiel d’une saine ECONOMIE : le SURPLUS doit être consacré à Dieu et à Dieu seul. Tel est le sens profondément anticapitaliste de la parabole du Christ relative à ce maître de domaine qui vient de jouir d’une abondante récolte. Le Seigneur ne lui conseille pas d’investir ses surplus dans une quelconque banque agricole et de spéculer avec malice sur ses bénéfices futurs mais de les investir plutôt dans la BANQUE DU CIEL. Tout le monde aura compris que cette façon de concevoir l’activité économique ne condamne nullement la société à une stérile simplicité, au nom de laquelle Dieu n’autoriserait l’homme qu’à planter des pommes de terre et à plonger ses mains dans la terre ! Une saine politique économique chrétienne ne refuse pas le progrès mais elle implique que tout essor de l’économie ou de la technique soit orienté vers une fin DIVINE, seule barrière éthique suffisamment solide pour éviter à l’économie de se vautrer dans l’accumulation égoïste du capital, c’est-à-dire dans le culte du Veau d’Or. Le plus beau symbole de ce principe économique étant la cathédrale médiévale. »

    Je suis catholique, pas protestant, et donc j’ai pas l’intention d’opposer notre Tradition et la Bible . Mais quand même…
    Or, les Evangiles synoptiques rapportent qu’un jour , Jésus a dit aux Pharisiens :
    « Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est corban, c’est-à-dire, une offrande à Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. »

    Je suis catholique, pas protestant, et donc j’ai pas l’intention d’opposer notre Tradition et la Bible . Mais là, a priori , l’une semble contredire l’autre .

  37. 18 octobre 2011 19:48

    +

    Laudetur Iesus Christus ! Semper Laudetur !

    … vont-ils se faire avoir par la nouvelle religion conciliaire ?

    … wait and see !

    Viva Cristo Rey ! Viva !

    RZL – Radio Zone Libre

    +

    • Organiste39 permalink
      20 octobre 2011 13:00

      Mais vous avez raison , il faut rester vigilants; le diable peut détourner même les intentions les plus nobles, ne le sous-estimons jamais.
      Malgré tout, je garde une absolue confiance en ceux qui ont tant sacrifié pour le sauvetage et la restauration de l’Eglise.

  38. Organiste39 permalink
    19 octobre 2011 14:17

    Se faire avoir? Certainement pas. En tout cas je ne pense pas. A la Fraternité les gens ont vraiment la foi et ne sont pas des idiots (en règle générale évidemment).
    Mgr Fellay et les autres évêques et prêtres savent ce qu’ils font. Mgr Fellay l’a dit : on ne bradera pas la Vérité pour un avantage terrestre.
    Par contre, rendre à l’Eglise toute la Vérité, il est là notre souhait le plus cher! Et notre devoir…
    ne croyez vous pas?

    • 27 octobre 2011 09:21

      « rendre à l’Eglise toute la Vérité, il est là notre souhait le plus cher! »
      euh… vous prétendez sérieusement « rendre toute la Vérité à l’Eglise » ?
      Vous n’avez pas compris ce qu’est l’Eglise, Gardienne de la Foi catholique.
      Celui qui n’est pas dans la vérité ne fait pas partie de l’Eglise.
      Il existe un dogme dont le nom est « Indéfectibilité de l’Eglise » et qui stipule que l’Eglise est une, sainte, catholique… bref qu’elle détient seule la vérité et qu’elle ne peut errer hors de la vérité.
      Cessez donc de mépriser la Sainte Eglise Catholique en prétendant vouloir « rendre à l’Eglise toute la Vérité ».
      Ne confondez pas la secte conciliaire dirigée par un antipape d’avec la véritable Eglise qui est Sainte et qui est la Gardienne de la Foi (et qui est en ce moment éclipsée par la secte conciliaire).

    • calixte permalink
      27 octobre 2011 18:27

      Attention, l’expression « rendre à l’Eglise toute la Vérité » n’a rien de contraire à la doctrine catholique, comme le précise l’Abbé Lucien Arène, se fondant sur saint Thomas :

      – « Au sein de l’Église terrestre sont mêlées à des âmes saintes, bien des pécheurs. C’est d’ailleurs ce qui fait dire que l’Église est sainte dans son essence, mais imparfaite dans son existence. »

      (MANUEL D’INSTRUCTION ET D’EDUCATION RELIGIEUSES, ch. XVI, L’Eglise visible).

      Cette imperfection existentielle, qui n’enlève rien à son indéfectibilité, ni moins encore à sa sainteté reçue de son fondateur Jésus, qui est la sainteté parfaite et divine, et qu’elle délivre dans ses moyens de sanctification : Sacrements, prières, etc., fait que parfois elle puisse avoir été abusé par l’esprit du siècle, ce qui est arrivé de rares fois dans l’Histoire pour son humilité.

      Dans ces tristes périodes où l’esprit du monde s’est infiltré au sein de l’épouse de Jésus-Christ, il faut que se lèvent des âmes ardentes, des réformateurs, des docteurs et des saints pour rendre en effet, à l’Eglise « toute la Vérité dont elle est la détentrice », la gardienne, et l’image parfaite mais image cependant « humano-divine » en ce monde.

      Et l’Eglise, dans sa partie existentielle humaine, est nécessairement imparfaite, bien que sainte en son essence, cette distinction thomiste n’a rien d’étonnant si l’on fait un peu de scolastique ce dont se croient exemptés les sédévacantistes ignares en la matière.

      Soyez donc beaucoup plus prudent lorsque parlant de « la secte conciliaire », vous la dite, à partir de votre jugement privé dénué de toute autorité et qui ne vous autorise strictement en rien à une telle affirmation qui vous place d’ailleurs positivement dans une position schismatique coupable, à la dire : « dirigée par un antipape ».

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 16:29

      oui…en règle générale Organiste39….mais malheureusement il y a de très nombreuses exceptions…surtout vers la tête…comme le poisson qui pourrit…vous savez…? Joyeux Noël tout de même!!!

  39. 22 octobre 2011 12:34

    « D’abord la Foi, et à tout prix, elle passe même avant une reconnaissance par l’Église. »
    (Mgr Fellay, 15 août 2011).
    Mgr Fellay ne peut pas parler ici de l’Église Catholique.
    Comme si l’Église n’avait pas la Foi…
    L’église conciliaire n’est pas l’Église Catholique.

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 16:31

      DD a raison! C’est une évidence pour tout chrétien sensé:
      L' »EGLISE » CONCILAIRE N’EST PAS L’EGLISE CATHOLIQUE!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  40. 31 octobre 2011 22:32

    calixte, vous répondez à côté. Vous parlez des individus qui constituent l’Eglise. Bien sûr que ces individus ne sont ni infaillibles, ni impeccable. Excepté le Pape qui lui est infaillible mais qui reste peccable (c’est-à-dire qu’il ne peut enseigner d’hérésies mais qu’il peut tomber dans le péché. Là est la distinction que beaucoup ne font pas).
    L’Église, que vous le vouliez ou non, ne peut enseigner des hérésies. L’Église, que vous le vouliez ou non, ne peut errer hors de la vérité. Je pense que jusque là vous êtes d’accord. Par conséquent, si l’Église « apparente » et le Pape « apparent » enseigne l’erreur (en matière de Foi bien sûr, pas en mathématiques ni en orthographe), cela signifie tout simplement que cette Église « apparente » n’est pas l’Église et que ce Pape « apparent » n’est pas Pape. C’est simple, non ?

    Maintenant je reviens à votre dernière accusation : à savoir que vous me déclarez schismatique. Si vous me dites schismatiques c’est que vous reconnaissez l’eglise conciliaire comme l’Eglise catholique. Dans ce cas, je vous le demande : celui qui reconnaît Ratzinger comme Pape mais qui ne fait pas partie officiellement de son Eglise et qui ne veut se soumettre à celui qu’il reconnaît Pape ; celui-ci n’est-il pas schismatique ?
    Eh oui, c’est une partie du catéchisme dont la FSSPX atténue l’importance : le catholique doit respect et obéissance au Pape. C’est donc incroyable que vous osiez dire défendre la Tradition et en même temps désobéir à celui que vous reconnaissez comme Pape.
    Je sais ce à quoi vous pensez : que parfois la désobéissance est un bien… OUI, mais PAS QUAND IL S’AGIT D’OBÉISSANCE AU PAPE ! puisque le Pape est INFAILLIBLE en matière de Foi.

    Autre point. Vous (et/ou vos condisciples) prétendez que le Pape peut enseigner des hérésies. Que sous-entend cette affirmation ? Que rien de ce qui est promulgué par un Pape n’est sûr. Que sous-entend de nouveau cette conséquence ? Que vous remettez en cause ou en tous cas entrouvrez la possibilité de remettre en cause tout l’enseignement des Papes et donc des conciles, etc bref de l’Eglise. Renier l’infaillibilité pontificale conduit à remettre en cause l’enseignement de l’Eglise, les dogmes, etc. C’est très grave. Sans doute allez-vous répondre qu’au contraire vous défendez la Tradition et le Dogme Catholique. Eh bien sachez que non puisque que vous vous opposez ouvertement au dogme de l’Infaillibilité pontificale (dire qu’un pape peut être hérétique lorsque ce dogme enseigne précisement l’inverse constitue pour moi une opposition ouverte).

    Bon je m’arrête là, on aura beau tout dire, remettre toutes les citations des Papes (les vrais ceux-là) etc.. vous ne voulez pas entendre. Les âmes de bonne volonté sauront trouvé en mille endroits que le Pape est infaillible et ce pas seulement quand la FSSPX en a envie. (Lire à ce sujet les opuscules de Mgr de Ségur traitant du sujet).

    Je cite juste Saint Alphonse car ce qu’il dit résume très bien la chose :
    « Ceux-là sont la peste et la ruine de l’Église qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi. »
    « Ceux-là sont la peste et la ruine de l’Église qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi. »
    « Ceux-là sont la peste et la ruine de l’Église qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi. »

  41. calixte permalink
    1 novembre 2011 17:55

    DD

    Il est toujours aussi plaisant de constater le degré de méconnaissance des lois ecclésiales de la part des sédévacantistes, et vous ne faites pas exception à la règle, une fois encore.

    Vous voir rédiger des énormités de ce type : « si l’Église « apparente » et le Pape « apparent » enseigne l’erreur (en matière de Foi bien sûr, pas en mathématiques ni en orthographe), cela signifie tout simplement que cette Église « apparente » n’est pas l’Église et que ce Pape « apparent » n’est pas Pape. C’est simple, non ? », conduit à se demander ce qui reste de catholique dans la tête sédévacantiste.

    Alors on reprend, une énième fois, pour vous rafraîchir un sens de la conception de l’autorité dans l’Eglise complètement enténébré :

    – Tout catholique est soumis au droit de l’Eglise, qui est en l’occurence fondé sur le droit divin. Il doit donc y obéir et ne possède aucune autorité pour le changer ou le modifier ou s’interdire de le respecter.

    – Cette absence d’autorité vous fait interdiction formellement de pouvoir écrire, sous peine de vous placer en dehors de la discipline catholique : « l’Eglise apparente n’est pas l’Eglise ». Vous n’en avez ni le droit, ni la connaissance. Vous êtes ignorant de cette chose qui vous dépasse en tous points.

    – Par ailleurs votre constat de l’erreur, sur lequel il y aurait beaucoup à dire et même s’il est vrai, car dans le cadre de l’erreur il y a une gradation, ne vous confère strictement aucune autorité par rapport à l’Eglise et à sa hiérarchie en tant que simple fidèle.

    – En effet aucun fidèle, même s’il constate l’erreur, ne peut du haut de son tribunal privé à moins de se faire luthérien, déclarer déchu de sa charge un membre de la hiérarchie, encore moins s’il s’agit du premier d’entre ses membres à savoir le Saint-Père, qui n’est jugé par personne en ce monde (can. 1556), et cesser de regarder l’Eglise comme l’authentique épouse du Christ.

    Vous êtes donc contraint de ne point vous séparer de l’Eglise et respecter et reconnaître pour Pape celui que le Ciel laisse sur le trône de Pierre. Point à la ligne.

    Si vous vous affranchissez de cette loi vous tomber dans l’hérésie schismatique qui vous place concrètement en dehors de l’Eglise du Christ.

    Pour ce qui est du devoir de résistance à l’erreur, même soutenue par le pontife, il est suffisamment établi par tous les docteurs de l’Eglise pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir une fois encore.

    C’est précisément de que dit St. Robert Bellarmin :

    « Il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. »

    Mais soyez attentif à la suite :

    « Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. »

    (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

    C’est l’exacte position de la FSSPX. Résister à l’erreur, reconnaître le Pape comme légitime successeur de Pierre tant que Jésus-Christ, le seul qui ait autorité sur la Saint-Père et qui lui soit « supérieur », décide de le maintenir dans sa charge.

    Ainsi donc à présent, est-ce que la FSSPX, qui obéit à saint Robert Ballermin, nie avec lui l’infaillibilité pontificale ? est-ce qu’à la suite de ce saint docteur de l’Eglise, Cajetan, saint Thomas d’Aquin, Léon XIII, la nient eux aussi en ayant des propos identiques ? Non évidemment, ils indiquent simplement que si, par un effet inexplicable et pour notre humilité et confusion, il advenait que cette erreur se manifeste, alors il conviendrait d’y résister tout en ne s’écartant jamais de Pierre. Pas plus, pas moins.

    Mais une autre question subsidiaire importante.

    Si l’hérésie, telle que définie par la bulle Gratia Divina (1656) consiste en « la croyance, l’enseignement ou la défense d’opinions, dogmes, propos, idées contraires aux enseignements de la sainte Bible, des saints Évangiles, de la Tradition (christianisme) et du magistère », elle consiste surtout, pour que l’erreur soit déclarée telle, qu’il y ait négation d’un article du dogme, négation suivie d’une pertinacité dans cette négation formelle. le Dictionnaire de théologie catholique définit ainsi l’ hérésie : « L’acte d’hérésie étant un jugement erroné de l’intelligence, il suffit donc, pour commettre le péché d’hérésie, d’émettre sciemment et volontairement ce jugement erroné, en opposition avec l’enseignement du magistère de l’Église. » Saint Augustin précise cependant : «S’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et perverse, sans y mettre aucune opiniâtre animosité, mais en cherchant la vérité avec soin et avec précaution, étant prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques» (Saint Augustin: Epist. 43, cap. 3; Décrétales, § 24). De ce fait, pour qu’il y ait hérésie, il faut donc bien un acte formel de négation, mais avec pertinacité en refusant de se soumettre si cette négation est établie, d’un article de la Foi.

    C’est pourquoi, je vous demande, non pas que vous nous fournissiez des opinions ou des jugements téméraires chez les Pontifes modernes, mais bien, de l’un d’eux ou de tous :

    UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II, ACTE ACCOMPAGNE D’UNE PERTINACITE DANS CETTE NEGATION.

    Pouvez-vous en fournir ne serait-ce qu’un seul ?

    Merci par avance de vos précisions détaillées, précisément établies, clairement sourcées, dument étayées, rigoureusement documentées.

  42. 7 novembre 2011 23:12

    Le « concile » Vatican 2 enseigne au moins trois erreurs principales :
    -la liberté religieuse
    -l’œcuménisme
    -la collégialité
    (ce à quoi il faudrait rajouter la question juive).
    Je ne sais pas si cela vous paraît formel mais ça m’en a tout l’air, puisque promulgué. Bien. Ces erreurs sont reprises et confirmées à multiples reprises par ceux que vous appelez les « Pontifes modernes ».
    En soi, effectivement, ces erreurs ne paraissent pas être le contrepied exact d’un des articles du credo. Cependant, la première partie du catéchisme (« Les vérités à croire ») se base uniquement sur le Credo. Elle l’explique dans son intégralité. Et c’est dans cette explication que se trouvent dénoncés les erreurs ci-dessus, erreurs par ailleurs contraires à la Foi.
    Cela vous suffit-il ? J’en doute fortement.

    Je vous présente de nouveau (« pour la énième fois » comme vous dites), de manière simplifiée ce à quoi il faut s’en tenir.
    1°) L’Eglise catholique ne peut enseigner de fausses doctrines. Celui-là même qui enseigne de fausses doctrines cesse d’appartenir à l’Eglise. Et s’il s’agit du Pape ? c’est encore plus simple : ce dernier ne peut se tromper en matière de Foi (c’est un dogme de Foi).
    2°) « Vatican 2 » enseigne des erreurs.
    3°) « Vatican 2 » ne vient pas de l’Eglise.
    C’est simple, non ?

    Je retourne plus haut dans votre réponse. Vous citez St Robert Bellarmin. Bien. Mais vous détournez ce qu’il dit. Je ne vois nulle part que le Pape puisse enseigner des erreurs en matière de Foi. Par contre, effectivement le Pape reste un homme peccable, c’est à dire qu’il n’est pas exempt de péchés. L’histoire nous a montré hélas que cela s’est déjà vérifié.
    Soyez, comme vous le recommandez vous-même, attentifs à la suite :
    « Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. »
    De qui St Robert Bellarmin parle-t-il ? du Pape (dans le cas où celui-ci venait à pêcher lourdement (et non pas à enseigner l’hérésie ce qui est impossible pour un Pape =>dogme de Foi)). Rassurez-vous je n’ai en aucun cas l’ambition de déposer un Pape ni même de le juger (ce que ne se gêne pas de faire la FSSPX vis-à-vis de ceux qu’elle considère comme Papes).
    Et c’est bien là pourquoi vous dites que nous nous attribuons une autorité qui n’est pas la notre : vous partez du fait que Ratzinger est Pape. Et vous nous appliquez les propos de St Robert Bellarmin qui lui envisage le cas où le Pape venait à pêcher (publiquement a priori).

    Votre raisonnement est donc basé sur deux imprécisions :
    1°) si on cherche à savoir si Ratzinger est Pape, on ne commence pas sur la base du : « Ratzinger est Pape ». Dans ce cas effectivement, la réponse va devenir : « Ratzinger est Pape ». Ce n’est pas tellement une démonstration. Ratzinger est simplement reconnu par le monde comme Pape (tout comme les antipapes de l’histoire). Ce n’est pas pour autant qu’il l’est (tout comme les antipapes de l’histoire). A priori il n’y a pas de raison de dire que Ratzinger n’est pas Pape, sauf s’il venait à enseigner l’erreur (en matière de Foi). Et c’est précisément le cas (pas besoin de vous faire un dessin).
    2°) Vous mélangez infaillibilité et impeccabilité. Effectivement St Robert Bellarmin (et d’autres théologiens) envisagent le cas où il ne faudrait pas obéir au Pape si celui-ci venait à attaquer les âmes, détruire l’ordre civil ou même l’Eglise.
    Mais ne faites pas dire à St Robert Bellarmin (et aux autres saints/théologiens que vous citez) ce qu’il n’a pas dit. En matière de Foi, il Faut obéir au Pape.

    Et puisque vous aimez les citations :

    Saint Thomas d’Aquin :  » L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point » (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)

    Saint Léon IX : « Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir, puisse être sans effet sur un point ? Le Siège du prince des apôtres de l’Eglise romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques? N’a-t-il pas confirmé les cœurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas? » (Lettre In terra pax du 2 septembre 1053)

    Le Pape Saint Grégoire VII rajoute :
    « L’Évangile nous apprend que le Seigneur a prié pour Pierre, lorsqu’il a dit au moment de sa Passion : J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; à ton tour, confirme tes frères. Par là il insinuait manifestement que les successeurs de Pierre ne dévieraient pas un seul instant de la foi catholique, mais que bien plutôt ils y ramèneraient les autres, qu’ils y affermiraient les esprits vacillants ; et en lui accordant ainsi la puissance de confirmer ses frères, il imposait à ceux-ci l’obligation d’obéir à Pierre. » (Ad Patriarcham Constantinopolitanum)

    Saint Cyprien, évêque, Père et Docteur de l’Eglise :
    « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir accès »(Lettre40 et 55).

    Saint Léon Ier, Pape :
    « Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne. »(Sermon 98)

    Mgr de Ségur, prélat ami du Pape Pie IX :
    « Tout le monde est donc obligé, sous peine de péché mortel, sous peine d’hérésie et d’apostasie, de croire, du fond du cœur, sans aucune restriction, que le Souverain Pontife ne peut errer lorsqu’il enseigne l’Église. On doit le croire, parce que c’est une vérité divine et révélée, une, vérité définie par l’Eglise. On doit le croire de cœur, et le professer de bouche, comme on croit toutes les autres vérités de la foi: la Trinité, l’Incarnation, la présence réelle, etc. » (Le pape est infaillible – Chapitre IX – cet ouvrage a été approuvé par Pie IX par un bref…)

    Et pour en revenir à Saint Robert Bellarmin, voilà ce qu’il dit réellement :
    « Un pape qui est manifestement hérétique cesse automatiquement (per se) d’être pape et tête, tout comme il cesse automatiquement d’être chrétien et membre de l’Église. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement des anciens pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction. » (op. cit.).

    Calixte, vous m’excuserez si je suis un peu confus mais je viens de trouver une réponse claire ou plutôt une explication claire de la citation de St Robert Bellarmin que vous donnez. Vous la trouverez ici entre autres : http://www.phpbbserver.com/lelibreforumcat/viewtopic.php?t=4592
    Prenez la peine d’aller voir, tout y est très clair. Votre citation est en fait détaché de son contexte et de son domaine.

    Sur ce, bonne nuit !

    • PEB permalink
      8 novembre 2011 14:31

      Parlez avec prudence.

      Les controverses soulevées par Vatican II ne concerne pas le coeur de la Foi mais des questions périphériques.

      En ce qui concerne la collégialité, elle remonte à l’Evangile. Pierre n’est pas l’apôtre unique mais le prince d’un collège (Te gloriosus apostolorum chorus, chante-t-on dans l’hymne ambroisienne). Au concile de Jérusalem, Pierre ne parla qu’après avoir laissé ses collègues échanger vigoureusement leurs arguments. Je ne parle même pas des innombrables conciles locaux qui émaillèrent la vie provinciale de l’Eglise, en toute subsidiarité. La collégialité se rattache à la primauté, unissant les chaires épiscopales à celle de Rome. Il n’y a rien de bien scandaleux. Il y a même, par rapport à Vatican I, un rééquilibrage qui rend acceptable Pastor Aeternus aux patriarches orientaux. Florence et Constance n’auraient pas grand chose à redire de Lumen Gentium.

      Sur l’oecuménisme, il n’y a pas non plus d’hérésie formelle. La Foi sincère au Christ n’est jamais sans effet. Le baptême, la lectio divina, le chant des psaumes et l’oraison dominicale forment un patrimoine commun qui, même hors du Corps Mystique, reste agréable à Dieu. Quant au dialogue interreligieux, même nos amis de la Question le pratique en reconnaissant aux fidèles musulmans les mérites de la vertu naturelle de religion qui ressort de leur culte malgré l’erreur radicale de l’Islam. La question juive a été reformulée afin de déminer la question de la Shoah dans la continuité de la doctrine anti-raciste de Pie XI et Pie XII.

      La liberté religieuse peut être relue à la lumière de la bulle Sublimis Deus de Paul III qui pose le principe de peuplades libres quoique non encore chrétiennes dans un ordre public colonial Très-Catholique. Dans dignitatis humanae, il s’agit surtout d’un plaidoyer pour la liberté de l’Eglise dans un environnement moderne hostile. Lorsque le parti communiste chinois frappe un lama, il persécute dans le même temps la Sainte Eglise. Et que dire du matérialisme libéral!

      Je ne vois là que des modifications du langage de la Foi, voire des opinions audacieuses, sujettes à querelles et disputes certes, mais très éloignées de l’hérésie formelle et caractérisée.

      A votre grand dam, le concile moderniste n’est même pas hérétique!

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 16:38

      Cher DD, rendez-vous à l’évidence! Les CALIXTES et Compagnie sont inconvertissables! Reportez-vous à la polémique entre ce triste clerc apostat de sa foi et l’intervenant ESPADA. Vous y trouverez tous les arguments vraiment catholqiues auxquels ce trublion n’a jamais répondu (sur le fond!).
      Mais vous avez raison de continuer à défendre la vérité de la foi et des faits, ne serait-ce que pour l’honneur de Dieu et des âmes de bonne volonté, de plus en plus nombreuses, qui viennent glaner sur ce site, quelques gouttes de la bonne doctrine.
      Ne vosu laissez pas impressionner par ces faussaires de la foi, mitrés ou non: ce sont des loups déguisés en brebis…….
      Joyeux Noël DD et que la Saint Vierge vous protège!

  43. Koopa Troopa permalink
    8 novembre 2011 10:36

    Petite question d’un catholique de base, ne maîtrisant pas les arcanes de la dialectique religieuse… Partons du principe sédévacantiste : Benoît XVI n’est pas Pape. Donc, qui est Pape ? (Ne mpe ressortez pas l’histoire de Paul VI jouant au bridge dans les caves du Vatican avec Elvis, Adolf et Oussama). Et le siège de Pierre est vacant, quid de ce que disait le Christ ?

  44. 8 novembre 2011 11:28

    @ Koopa Troopa

    « Quid de ce que disait le Christ? », demandez-vous ?

    Question bien imprécise.

    Mais en tout cas, si vous faites allusion, par exemple, à cette parole : « Les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle », je crois que les sédévacantistes l’interprètent en disant , par exemple sur Virgo-Maria :  » les Saintes Écritures nous assurent qu’il subsistera toujours sur terre des hommes revêtus de la plénitude du Sacerdoce sacrificiel catholique et enseignant la Foi catholique ». Donc pour les sédévacantistes, qu’il n’y ait plus de pape ne veut évidemment pas dire que l’Eglise catholique est fichue : d’abord, il y a les papes du passé, jusqu’à Pie XII, et ensuite , s’il y a dans le monde d’ authentiques évêques enseignant la Foi catholique, alors ça leur suffit.

    Ceci dit sans vouloir répondre à la place des sédévacs.

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 23:41

      Comme c’est gentil de ne pas vouloir répondre à notre place Monsieur de la Panouse!!!
      Mais je vois néanmoins à votre aimable message que vous commencez un peu à comprendre plus clairement notre position…qui est la seule position catholqiue possible n’en déplaise aux CALIXTE, PEB, LAGOMER, PIE, SIXTE et Cie.
      Ces clercs très pervers mentent presqu’à chaque ligne et sont en ce sens pires encore que les modernistes!En outre ils se retranchent derrière leurs apparences ultra-traditionalistes alors que ce sont de vrais loups déguisés en brebis…
      En effet, même si la situation est apocalyptique, notre vertu d’Espérance doit demeurer intacte et nous devons considérer que la visibilité de l’Eglise n’est pas atteinte puisque c’est impossible d’après les Saintes Ecritures.Il faut en accepter le mystère pour notre temps et considérer, AVANT TOUTE CHOSE, que tout ce qui arrive depuis 50 ans est un effroyable châtiment pour le spéchés des clercs et les péchés du monde subséquemment.
      La CARICATURE que l’on fait des positions sédévacantistes sur ce blog n’a d’égal que la parfaite malhonnêteté de nombre de ses intervenants concilaires…ou « tradis »!
      Si l’Eglise est au tombeau, c’est bien de leur faute!

  45. lève-toi permalink
    8 novembre 2011 21:48

    Koopa troopa

    Il faut savoir qu’il y a quatre loges maçonniques au Vatican, ce dont doit se méfier la FSSPX, des FM retors, sournois, habiles comme leur chef Satan.

    L’Eglise repose sur Pierre, donc sur le Pape, et si Paul IV condamnait les pontifes dans l’erreur, il les reconnaissait comme papes, car seul le Christ peut les déposer..
    D’autre part Pie XII avait bien préciser que même un mauvais cardinal ou autre qui serait élu au Conclave, s’il acceptait la mission d’être Pape, était sanctifié par le fait lui-même, chose que les sédévacantistes ne veulent pas comprendre.
    Monseigneur Lefebvre disait lui-même :  » certains disent que le pape n’est pas le pape, je ne dirai pas cela, car je ne le sais pas », il mettait à la porte prêtres ou séminaristes sédévacantistes, car Pierre est  » La Pierre sur laquelle je bâtirai mon Eglise » et personne d’autre, n’en déplaise aux sédévac.

  46. 8 novembre 2011 22:41

    à Koopa Troopa
    Saint Pie V lui-même a prévu le cas où le siège serait vacant dans la liturgie. Et il l’est souvent puisqu’il y a vacance entre la mort d’un Pape et l’élection du suivant. Durant ce laps de temps (qui peut durer des années), il est déjà arrivé par le passé que le Saint Siège soit occupé par des antipapes. Donc aucun problème de ce côté-là. Aucune nouveauté.

    à PEB :

    En fait, là où vous bloquez c’est que vous ne voyez pas dans v2 un élément directement opposé à la Foi catholique. Pourtant vous voyez bien qu’il y a quelque chose qui cloche (sinon vous iriez avec les modernistes). Quelle est donc cette chose qui cloche ? V2 serait-il néfaste pour la Foi Catholique ? C’est effectivement le cas. Et c’est ce qui nous amène à dire que V2 n’est pas un concile de l’Eglise catholique.
    Le problème c’est que beaucoup (je ne sais pas si c’est votre cas) soutiennent mordicus que l’Eglise et le Pape peuvent enseigner des erreurs, se tromper, etc. Ben non ! C’est l’Eglise qui l’enseigne (peut-être répondrez-vous qu’en disant cela elle s’est trompée une fois de plus, ce qui serait dans la logique de votre raisonnement => voyez comme ça peut aller loin !).

    D’ailleurs, en imaginant seulement le fait que Ratzinger soit Pape (ce qui me paraît impossible), je préfère être à ma place plutôt qu’à la vôtre. L’Eglise ne condamne pas, en effet ceux qui ne reconnaissent pas un Pape dont ils doutent de la papauté, tandis qu’elle condamne fortement ceux qui, reconnaissant le pape comme tel, refusent de s’y soumettre.
    Tout cela pour vous dire que même dans l’hypothèse où Ratzinger serait Pape (ce qu’il n’est pas), vous vous trompez et êtes en dehors de l’Eglise (ce qui s’appelle le schisme mais c’est un mot qui fait peur).

    Enfin je souligne votre dernière phrase (contradictoire) :
    « A votre grand dam, le concile moderniste n’est même pas hérétique! » (sic!)
    Savez-vous ce que l’Eglise (la vraie) dit du modernisme ?
    « Le modernisme est l’égout collecteur de toutes les hérésies. » Saint Pie X
    Je vous rappelle que les modernistes ont été excommuniés (donc non-catholiques) d’une part et qu’il faut être catholique pour pouvoir être élu Pape d’autre part. Faites le rapprochement entre les deux et vous comprendrez vite ce qu’il se passe actuellement.
    En sachant cela (à savoir que modernisme et catholicisme s’excluaient l’un l’autre) auriez-vous l’imprudence de dire que ce que vous appelez « le concile moderniste » est un concile « catholique » ?
    V2 est-il donc un « concile moderniste » ou un concile catholique ?
    Allez jusqu’au bout de votre raisonnement, tirez les conclusions…
    Vous avez dit qu’il était moderniste, c’est donc qu’il n’est pas catholique POINT.
    S’il n’est pas catholique, cela signifie que ….
    Continuez tout seul.

    Bonne nuit !

  47. PEB permalink
    9 novembre 2011 08:34

    Cher DD,

    Je suis un fils de l’Eglise d’après Vatican II et je n’ai techniquement point connu d’autre Eglise.

    Je reconnais l’autorité magistérielle de Vatican II. Je n’y vois aucune hérésie formelle par rapport au dogmes proclamés précédemment. C’est le premier Concile qui intervient dans un monde profondément altéré par la modernité et dans lequel les fidèles et les pasteurs doivent vivre nolens volens. C’est le sens de ma boutade finale.

    Comment vivre la Foi chrétienne dans un monde moderne, marqué par le modernisme? Telle est la grande question de Vatican II dont on ne peut pas faire l’économie, même pour un catholoque de tradition. Les Pères ont tenté de donner quelques pistes de solution. Etaient-ce les bonnes? La Providence jugera. Nulle part le dernier Concile ne profère des opinions contraires aux vérités fondamentales de la Foi. Le problème, c’est le soi-disant esprit du Concile, à ne pas confondre avec les textes qu’il a produit.

    Ne faites pas non plus de jugement hâtif. Parce que le modernisme est une méta-hérésie multiforme et non pas une hérésie formelle, il est difficile de le sanctionner. De plus, une censure ne peut concerner qu’une personne (morale ou physique) particulière. On ne peut donc pas faire de syllogisme mais oeuvre de justice. Ne confondons pas la loi: « si quis dixerit, anethema sit » avec une décision nécessairement individuelle.

    L’Eglise est une société ordonnée par le droit.

  48. calixte permalink
    11 novembre 2011 17:27

    DD,

    Réponse ici à votre message : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/08/reunion-du-chapitre-general-extraordinare-de-la-fsspx/#comment-22614

    _____________________________________

    Que de tergiversations stériles, improductives et surtout positivement marquées par la méthode de Luther pour aborder un problème fort simple, ce qui montre l’impasse doctrinale et théorique catégorique de la position sédévacantiste.

    Vous dites :

    « Le « concile » Vatican 2 enseigne au moins trois erreurs principales (…) En soi, effectivement, ces erreurs ne paraissent pas être le contrepied exact d’un des articles du credo. »

    En effet, ces erreurs, en elles-mêmes, au sens premier, secondaire et dogmatique, ces erreurs ne contredisent aucune vérité du Credo.

    En droit nous pourrions nous en arrêter là, car face à cette absence l’affaire est jugée. Nulle hérésie, nulle pertinacité dans son affirmation donc il n’y a aucun doute sur l’orthodoxie de l’adhésion des Pontifes à la foi du Credo. Et de ce fait toutes les allégations schismatiques s’écroulent immédiatement, sans même aborder le problème de l’impossibilité dans laquelle se trouve tout tribunal humain ou ecclésial de juger le Saint-Père.

    Par charité j’examine cependant vos arguments.

    Vous croyez utile de rajouter :

    « Cependant, la première partie du catéchisme (« Les vérités à croire ») se base uniquement sur le Credo. Elle l’explique dans son intégralité. Et c’est dans cette explication que se trouvent dénoncés les erreurs ci-dessus, erreurs par ailleurs contraires à la Foi.
    Cela vous suffit-il ? J’en doute fortement. »

    Le catéchisme et le droit le disent, les vérités à croire se basent uniquement sur le Credo, que voulez-vous de plus, le reste est du niveau disciplinaire, moral, probable ou souhaitable en terme d’enseignement et relève du magistère ordinaire non infaillible.
    Vos explications nous le confirment :

    « 1°) L’Eglise catholique ne peut enseigner de fausses doctrines. Celui-là même qui enseigne de fausses doctrines cesse d’appartenir à l’Eglise. »
    Entendez-vous ce qui est écrit…l’Eglise ne peut enseigner une fausse doctrine en matière de FOI, il n’est pas dit autre chose.
    Votre raisonnement s’écroule donc, ou plus exactement vérifie ce que nous ne cessons de dire :
    « Et s’il s’agit du Pape ? c’est encore plus simple : ce dernier ne peut se tromper en matière de Foi (c’est un dogme de Foi). »

    En effet, en matière de FOI, le Pape ne peut se tromper, et ils ne se sont, à travers toute l’Histoire jusqu’à aujourd’hui, jamais trompés !

    Mais en matière de FOI uniquement. Sur le plan disciplinaire c’est autre chose, il y a eu des centaines de variations, modifications, voire des contradictions dans l’histoire de la papauté depuis vingt siècles, et c’est normal. Ainsi dans ces variations touchant aux domaines de la pastorale et de la discipline, des erreurs ont pu se produire et elles se sont produites de nombreuses fois. Cependant ces « erreurs » factuelles n’interviennent en rien dans l’énoncé de la FOI, et ne changent en rien la nature de l’Eglise qui reste, invariablement, la sainte épouse du Christ.

    Or, de façon ahurissante vous déclarez du haut de votre tribunal privé :

    « 2°) « Vatican 2″ enseigne des erreurs.
    3°) « Vatican 2″ ne vient pas de l’Eglise.
    C’est simple, non ? »

    Mais c’est invraisemblable !

    Vous passez avec une absence totale de conscience théologique et canonique d’un 1°) acceptable : « Vatican 2 enseigne des erreurs », à un 2°) typiquement luthérien : «Vatican 2 ne vient pas de l’Eglise ».

    MAIS QUI VOUS AUTORISE A UNE TELLE DECLARATION ?
    PRETENDEZ-VOUS SAVOIR EN VOTRE FOR INTERNE CE QUI EST OU N’EST PAS L’EGLISE ?

    Et vous osez écrire de façon rzenversante : «C’est simple, non ? »

    MAIS CE N’EST PAS SIMPLE DU TOUT !

    Cette affirmation impie et scandaleuse est même contraire à toute attitude catholique, elle renvoie directement aux plus grandes erreurs réformées protestantes qui décrètent qui est où n’est pas d’Eglise en fonction d’une décision d’ordre privé.
    Je suis désolé mais vous êtes en plein luthéranisme.

    Le reste vaut son pesant d’esprit bibliste protestant, et l’on se croirait à vous lire, entendre u prêche prononcé par un Pasteur dans un Temple de Haute-Bavière :

    « 1°) si on cherche à savoir si Ratzinger est Pape, on ne commence pas sur la base du : « Ratzinger est Pape ». Dans ce cas effectivement, la réponse va devenir : « Ratzinger est Pape ». Ce n’est pas tellement une démonstration. Ratzinger est simplement reconnu par le monde comme Pape (tout comme les antipapes de l’histoire). Ce n’est pas pour autant qu’il l’est (tout comme les antipapes de l’histoire). A priori il n’y a pas de raison de dire que Ratzinger n’est pas Pape, sauf s’il venait à enseigner l’erreur (en matière de Foi). Et c’est précisément le cas (pas besoin de vous faire un dessin). »

    Merci pour le dessin, mais en ces sujets il convient de dépasser le niveau des coloriages, et vous y êtes malheureusement définitivement réduit et condamné avec l’inexacte logique luthérienne qui, en quelques phrases lapidaires, vous fait nier rien moins que : le caractère infaillible de l’élection pontificale réalisée par le Conclave, le droit divin relatif à cette élection, l’assistance de l’Esprit Saint garantie aux prélats de l’Eglise réunis dans la Sixtine pour désigner le nouveau Pape et enfin l’assistance promise par Notre Seigneur d’être avec son Eglise jusqu’à la fin des temps.

    Je vous conseille donc vivement d’expédier ce petit couplet au conseil des églises du culte réformé de France, vous auriez un grand succès.

    Pour le reste, s’agissant de l’exposé de Bellarmin voyez ici pour l’explication complète et gardez-vous des interprétations sédévacantistes qui, au prétexte de citations prétendument « complètes » (sic) tordent en réalité le sens des affirmations du saint docteur, affirmations pourtant positives et claires, car si le si le Pape venait à embrasser l’hérésie pour Robert Bellarmin – et cette situation demanderait mille précautions afin d’être certain que tel est le cas – ce serait le Christ Lui-même qui « opèrerait » invisiblement la séparation entre la succession formelle et la succession matérielle dans le Pontife, de sorte que matériellement en effet, celui-ci resterait en apparence Pape jusqu’à ce que le Ciel, et uniquement lui ! en décide autrement :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/02/labsence-de-pape-est-impossible/#comment-14075

    Je conclus en vous rappelant ma question, toujours et invariablement sans réponse :

    « Je vous demande, non pas que vous nous fournissiez des opinions ou des jugements téméraires chez les Pontifes modernes, mais bien, de l’un d’eux ou de tous : UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II, ACTE ACCOMPAGNE D’UNE PERTINACITE DANS CETTE NEGATION.
    Pouvez-vous en fournir ne serait-ce qu’un seul ?
    Merci par avance de vos précisions détaillées, précisément établies, clairement sourcées, dument étayées, rigoureusement documentées. »

    Pour l’instant, à part des divagations illogiques et un prêche réformé, on est obligé de constater que c’est, pour reprendre le titre d’un excellent film portant sur la vie des Pères Chartreux, le « Grand Silence »….

    • Charles permalink
      24 décembre 2011 23:29

      CALIXTE et PEB sont des fous dangereux…mais plus particulièrement Calixte qui a sans doute connu l’Eglise d’avant Vatican II et est un pervers de la plus belle espèce, sorte de gardien sacré du temple luciférien et conciliaire, à tendance traditonaliste style grande-loge d’extrême droite!. Il s’épuise d’ailleurs en nous serinant toujours les mêmes arguments d’autorité éculés!…. Le bon sens de DD transparaît dans toute sa catholicité naturelle au regard de l’apostasie de ces deux personnages vermoulus mais forts en gueules et imbus de leur cléricature…
      Messieurs, vos anathèmes nous laissent de marbre car vous êtes profondément mlahonnêtes!…
      J’ai dit un jour que nous ne vous lâcherons jamais: vous trouverez toujours sur votre route des âmes et intelligences catholiques qui réduiront à néant vos prétentions à caractère faussement catholique…. Ca en jette plein les yeux aux ignorants et/ou aux sectaires de votre lamentable espèce, mais sans le vouloir, par vos sophismes et votre orgueil insensé, défi à la vraie foi, vous renforcez sans cesse, grâce à Dieu, les convictions et la foi de tout catholqiue qui connait encore un peu sa religion et n’en a pas fait une sorte de talmud juridique et pharisien…
      Avec vous , il ne sert de rien de mettre de longues listes de vant vos yeux, prouvant les hérésies de tous les apostats de Rome et d’ailleurs, car vous faites fi de tout ce qui vient de nous.
      Par ailleurs il devient vain de donner des perles aux pourceaux…..
      DD, continuez à affirmer hautement votre foi devant ces monstres d’hypocrisie cléricale et aux allures trompeuses de la piété la plus pure….Notre-Seigneur a vaincu le monde…alors ayez courage et confiance. Ils se perdent mais ils ne le savent peut-être pas encore…

  49. 25 octobre 2012 02:27

    Exclusion de Mgr Williamson : communiqué de la Maison Générale de la FSSPX du 24 octobre 2012

    Mgr Richard Williamson ayant pris ses distances avec la direction et le gouvernement de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X depuis plusieurs années, et refusant de manifester le respect et l’obéissance dus à ses supérieurs légitimes, a été déclaré exclu de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X par décision du Supérieur général et de son Conseil, le 4 octobre 2012.

    Un ultime délai lui avait été accordé pour se soumettre, au terme duquel il a annoncé la diffusion d’une “lettre ouverte” où il demande au Supérieur général de démissionner.

    Cette décision douloureuse est rendue nécessaire par le souci du bien commun de la Fraternité Saint-Pie X et de son bon gouvernement, conformément à ce que Mgr Lefebvre dénonçait : « C’est la destruction de l’autorité. Comment l’autorité peut-elle s’exercer s’il faut qu’elle demande à tous les membres de participer à l’exercice de l’autorité ? » (Ecône, 29 juin 1987)

    Fait à Menzingen, le 24 octobre 2012

    http://www.laportelatine.org/maison/communiques/exclusion_mgr_williamson_121023/exclusion_mgr_williamson_121023.php

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