Skip to content

Mgr Fellay : le chemin de restauration de l’Eglise

23 octobre 2011

    

Saint-Nicolas-du-Chardonnet  :

Son Excellence Monseigneur Bernard Fellay

Supérieur Général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X

 

« Si ces discussions sont là simplement pour nous demander de nous mettre à plat-ventre devant Vatican II, on ne voit pas le grand bien qui en ressortira pour l’Église…ni pour nous d’ailleurs. Si nous nous approchons de Rome, si nous tendons la main, c’est pas de cela que nous attendons ce grand bien pour l’Église, qui est la restauration de l’Église… la résurrection de l’Église, ce résultat nous ne l’attendons pas de nous mais du Tout-Puissant…et s’il faut pour cela déplacer les collines de Rome alors allons-y. (…) La Croix est bien là, mais faisons attention à cet avertissement douloureux de saint Paul : « il y en a qui évacuent la Croix, il y en a qui sont les ennemis de la Croix du Christ », c’est une parole qui pourrait résumer tout le problème de Vatican II, et la situation dans laquelle nous nous trouvons. On a voulu faire une religion facile, c’est une conséquence de l’accommodement au monde, vouloir se mettre en harmonie avec le monde, ne plus vouloir froisser toutes ces habitudes de pratiques qui heurtent Dieu, qui heurtent ces commandements, qui heurtent la morale, qui en prennent et qui en laissent sur la foi…on enlève la Croix, on enlève le sens de la Croix, on perd le sens du péché et finalement on ne croit plus à Dieu. Le monde veut un monde sans Dieu, comment pourrait-on jamais s’accommoder avec lui ? Notre Seigneur était pourtant si clair, si clair : « le monde vous hait parce qu’il m’a haï d’abord ! » (Jn. XV, 18)…La Croix de Jésus est plantée dans l’âme chrétienne au baptême. (…) La crucifixion au monde c’est toute la religion catholique, mais c’est radicalement le contraire de l’aggiornamento, la mise en harmonie avec le monde moderne. Nous avons donc devant nous des murs, des montagnes, mais que nous pouvons déplacer, si nous avons la foi (…) il faut croire à la Toute Puissance de Notre Seigneur. Mes bien chers Frères, à vos chapelet continuons cette croisade, au bout il y a la victoire,  il y a le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, il y a la restauration de l’Église, il y a la Gloire de Dieu. Ainsi soit-il. » Mgr Bernard Fellay.

 

 

 

 

141 commentaires
  1. Sulpice permalink
    23 octobre 2011 16:42

    Admirable Sermon de Monseigneur Fellay. Il faut réaffirmer notre attachement indéfectible à la Tradition de l’Eglise, et que la FSSPX poursuive sur cette ligne sans faiblir. Il n’y a pas meilleur témoignage de ce que représente aujourd’hui l’héritage spirituel de Mgr Lefebvre.

    • Lagomer permalink
      24 octobre 2011 10:30

      En trois lignes tout est dit : « Si ces discussions (avec Rome) sont là simplement pour nous demander de nous mettre à plat-ventre devant Vatican II, on ne voit pas le grand bien qui en ressortira pour l’Église…ni pour nous d’ailleurs. »

  2. PEB permalink
    23 octobre 2011 21:14

    Le « moderne » que je suis souscrit à une bonne part de ce sermon.

    Je dis que la Sainte Eglise Romaine a besoin de la fraternité Saint-Pie-X à l’intérieur afin de la revigorer. Il y a une source de foi et de prière dans l’adoration selon la tradition bimillénaire qu’il faut non seulment garder mais donner.

    Le « moderne » que je suis, et qui parle sans doute au nom de bien d’autres ne demande pas à la fraternité de s’applatir devant Vatican II. Reconnaissant son autorité magistérielle authentique, il est possible de conformer la lecture de ces textes au magistère précédent. C’est peut-être la mission des catholiques dits de tradition.

    C’est ce que dit le Saint-Père dans sa bulle d’indiction Porta Fidei de l’année de la Foi, citant son bienheureux prédécesseur, célébrant le Grand Jubilé de l’Incarnation: « Il est nécessaire que [les textes du concile Vatican II] soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église. »

    Si on n’y regarde de plus près, on s’apperçoit que Vatican II ne fait que répéter en réordonnant certains détails ce que l’Eglise dit d’elle-même. Si Vatican II ne dit pas grand chose des sacrements, c’est que Trente était suffisamment riche pour cela. A Vatican II, l’Eglise parle surtout d’elle-même et de son mystère. Il y a une réactualisation du langage: les fulminations contre les hérétiques et les schismatiques deviennent odieuses à un monde ultra-violent mais fatigué de faire la guerre et rejetant peu à peu l’idée même de dispute sur le sens même de la vie sociale, politique, humaine, culturelle, religieuse et spirituelle. L’Eglise devenait inaudible. Elle préféra user du langage inclusif mais pour dire fondamentalement la même chose.

    Rien de bien nouveau donc. Même la liberté religieuse est à lire selon les intuitions de Paul III, c’est-à-dire que la liberté de la foi prime sur les totalitarismes modernes (consuméristes, communistes, nationalistes, libéraux ou non) et les systèmes politiques. Ce que défendait le bienheureux Pie IX était la vraie liberté de l’Eglise face à la montée des Républiques soi-disant libérales. La liberté religieuse vue par Vatican II, ce n’est pas la propagation de l’erreur mais le respect de la personne humaine, créée à l’image et ressemblance de la divinité, dans ses dimensions spirituelles, éducatives et familiales. Le sous-entendu est que la vérité de l’Evangile, dont l’Eglise est l’humble servante, doit triompher à la fin de tout. L’homme est capable de Dieu pourvu qu’on le lui annonce et qu’on n’entrave pas son pélerinage terrestre vers la patrie céleste.

    Vatican II mérite d’être étudié et retourné dans le sens de la Tradition.

  3. + Amen permalink
    23 octobre 2011 22:44

    Suivons l’invitation de Mgr Fellay, prenons nos chapelets pour prier la Très Sainte Vierge afin qu’elle sauve l’Eglise !

    • Charles permalink
      23 novembre 2011 22:05

      [Charles. Evitez, autant que possible dans vos messages, les attaques ad hominem envers les contributeurs. Critiquez les idées qui vous sont contraires, faites valoir vos positions, ceci ne pose aucun problème, et est de plus largement préférable aux charges contre les personnes. LA QUESTION].

    • Xavier permalink
      24 novembre 2011 15:29

      L’ardeur des sédévacs à soutenir leur thèse de la vacance du saint siège leur fait souvent oublier la vertu de charité chrétienne.

      Sur leurs forums il y a des propos incroyables qui ne grandissent vraiment pas les chrétiens.

  4. lève-toi permalink
    23 octobre 2011 22:47

    PEB

    Votre texte pourrait pourtant se résumer à ceci :

    « VOUS LES RECONNAITREZ A LEUR FRUITS »

    Vatican Deux = destruction de la Foi, de la Messe, des Sacrements, vidage des églises, plus de séminaires, de monastères, de couvents, de religieuses hospitalières, mais beaucoup, hélas, de défroqués (ées) souvent malheureux, car la Force de l’Eglise autrefois, les soutenait, V2 fut une bombe à retardement qui ne cesse de nous éclater à la figure, ses dégâts se manifestent automatiquement dans la vie civile, il suffit de voir la déchéance dans les écoles, l’immoralité sans remède religieux, les Blasphèmes innombrables contre le Christ, et Publics en plus.
    Votre dernière ligne est soit cynique, soit inconsciente, la Tradition est Persécutée, car elle est Fidèle.  » L’Eglise sera éclipsée » (Notre-Dame de La Salette) éclipsée par qui, par la fausse église de V2, l’usurpatrice, aidée par les quatre loges maçonniques qui sont installées au Vatican, le plus grand Repaire de démons comme l’a dit Dom Amorth Exorciste officiel.

    • PEB permalink
      24 octobre 2011 08:26

      Vatican II est plus un symptome qu’un syndrome. Ce n’est pas la maladie moderniste mais sa conséquence. Le bienheureux Jean XXIIII a tenté une remise à plat du langage magistériel et liturgique pour le rendre plus lisible.

      Ne confondons pas cause et conséquence. La machine à détruire l’Eglise était déjà en route depuis longtemps. Pie XII et les années 1950 ont été le chant du cygne de la grande pensée catholique encore reçue par leurs contemporains. L’esprit de jouïssance commençait déjà son oeuvre. La tradition, elle-même, était suspecte: les enfants mirent en jugement leurs parents en raison de leur complicité réelle ou, le plus souvent, supposée à la bête immonde dont le ventre est encore fécond. La bombe a éclaté le jour de leurs vingt ans en 1968.

      Vatican II n’a pas voulu détruire mais préserver ce qui pouvait encore l’être. Le vidage des séminaires et des congrégations vient à la fois de la grande crise de l’engagement qui touche la vie familiale, associative, sociale, syndicale et politique. Les jeunes préfèrent les plaisirs faciles sinon les enflammements éphémères pour une cause fugace (voir les aid bands contre la famine en Ethiopie en 1984). Mettre sa vie entre les mains de la Providence, de tout laisser pour suivre Jésus confine à l’héroïsme, d’autant plus que la fonction a été dévalorisée socialement, de même que les métiers de l’éducation soit dit en passant.

      Les blasphèmes antichrétiens sinon anticatholiques sont le signe de la grande lâcheté de notre temps. C’est ce qu’il y a de plus facile. On ne risque rien à la différence de toute attaque contre les autres barbus. L’Eglise a été détrônée par les Révolutions. Ce sont elles et non pas Vatican II la cause des malheurs et de l’éclipse de l’Eglise.

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 21:58

      Pauvre PEB!! Il est archimur pour rejoindre au plus vite son « église » de coeur c’est à dire celle de la secte conciliaire qui n’a plus rien à voir avec l’Eglise Catholique. Je lui conseille donc vivement de ne pas perdre son temps dans toutes ces mouvances tarditionalistes rès bon chic bon genre mais d’aller au plus vite grossir les rangs du bon « ^pape » benoit et de ses légions infernales!Ainsi pourra-t-il doctement méditer le choix à faire entre le « symptôme » et le « syndrôme »!!!
      Nous sommes vraiment aux confins de la folie et ce monde est peuplé d’INSENSES!…

  5. Veritas permalink
    24 octobre 2011 15:38

    Joli sermon, mais une trop grande présomption que celui de la ‘restauration’… il ne faut pas exagérer ni faire croire les fidèles à des chimères.
    Le Vatican est convaincu d’être dans le droit chemin, et pas le contraire.

    V2 c’est une catastrophe, et il ne sert à rien de le cacher ou de le dédouanner; celui qui a encore un sens de raison le perçoit naturellement.

    Et pour ce qui est du vidage des séminaires ou des couvents, c’est voulu par ces propres responsables, qui font du DRH d’abord, et qui rejette bon nombre de pauvres qui viennent frapper à leurs portes (je l’ai vu à maintes reprises), qui ont une vocation, mais dont ils sont refoulés de par la discrimination au statut social; puffffffff, et après ça ils se plaignent de manques de vocations et patati et patata; ils veulent des ingénieurs pour faire tourner un fond de commerce !!
    Quelle honte pour tous ces « hommes de Dieu », qui n’ont aucun discernement des esprits surnaturels, mais celui d’un élitisme au service du fric.

    Ils sont les « pasteurs », c’est à eux de se convertir vraiment et devenir des saints prêtres pour montrer l’exemple, et après ils pourront redresser d’abord les âmes, et ensuite l’édifice qui s’écroule au Vatican….

    • Lagomer permalink
      25 octobre 2011 10:49

      Certes Rome est convaincue de la valeur de V2, mais précisément la restauration de la foi catholique passe par la mise à plat des erreurs du concile, ce que veut entreprendre la FSSPX.

      Et cet mouvement d’interrogation critique du concile est fondamental.

      Oui le sermon est beau, fort bien exprimé, mais il n’est pas que cela, il indique le chemin, ce sur quoi insiste La Question dans son titre « Le chemin de restauration de l’Eglise », et ce chemin passe par le déboulonnage systématique de la religion de l’homme instituée lors de V2, thèse qui est un poison violent.

      D’ailleurs que pense V2 de l’homme ? Réponse incroyable au numéro 12 de Gaudium et Spes : « Croyants et incroyants sont généralement d’accord sur ce point : tout sur la terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet. »

      Or cette proposition impie et authentiquement non chrétienne est passée comme une lettre à la poste dans Saint-Pierre, à l’unanimité du Pape et des évêques, exceptés 75 justes qui n’ont pas fléchi le genou devant l’idole !

      La sainte Écriture justifie-t-elle un tel culte de l’homme ? L’Eglise depuis des siècles a-t-elle encouragée à un tel culte ? Réponse : NON NON et NON !

  6. Rémy permalink
    24 octobre 2011 17:48

    Un coup Mgr Fellay dit blanc, un autre il affirme noir….

    • gerdil permalink
      24 octobre 2011 19:34

      En quoi ces différences ? La ligne exprimée par Mrgr Fellay est à l’identique de Mgr Lefebvre et de la FSSPX depuis l’origine, critique de la nouvelle religion, réaffirmation de la Tradition pour le triomphe de l’Eglise : « La crucifixion au monde c’est toute la religion catholique, mais c’est radicalement le contraire de l’aggiornamento, la mise en harmonie avec le monde moderne (…) continuons cette croisade, au bout il y a la victoire, il y a le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, il y a la restauration de l’Église… »

  7. PEB permalink
    24 octobre 2011 19:59

    Comme je l’ai dit plus haut, une herméneutique possible de Vatican II qui soit soutenable par la Fraternité Saint-Pie-X et par Rome serait:
    1. Vatican II est l’expression du magistère authentique: principe de l’autorité sûre mais non infaillible découlant de la promesse du Maître. Aussi Benoît XVI est-il pleinement le vrai et seul pape et évêque de Rome et de l’Eglise Universelle.
    2. Vatican II est le fruit d’un contexte lié à l’accomplissement de la Révolution moderne qui ne comprend ni ne veut plus de la Tradition sinon de son expression séculaire. C’est ce contexte et non pas le Concile lui-même qui a tout déserté. (Par exemple, la discrimination au statut social est typique de pratique moderne qui n’ont rien à voir avec la lettre du concile qui pose le prêtre comme représentant le Chef mystique de l’Eglise).
    3. Vatican II a été une tentative maladroite de traduire la Foi et la Tradition dans un langage audible en évitant les formules odieuses ou perçues comme telles.
    4. Vatican II a été instrumentalisé par un parti qui n’est pas celui de l’Eglise.

    Cela n’épuiserait pas le débat mais il serait non plus sur les marches du Temple mais porté dans ses parvis sacrés. La Sainte Eglise Romaine a besoin de cette trempe d’évêques qui ne s’aplatissent pas devant tout et n’importe quoi.

    Mais de grâce, ne confondez pas le mal et le remède, même imparfait.

  8. calixte permalink
    25 octobre 2011 11:32

    PEB

    En effet, Vatican II est d’abord et avant tout une conséquence, car les idées modernistes s’étaient infiltrées dans l’Eglise depuis bien des décennies et pénétrées profondément les esprits lorsque Jean XXIII ouvrit le concile.

    S’il fallait souscrire à vos quatre points pour parvenir à une position commune : « 1. Vatican II est l’expression du magistère authentique mais non infaillible ; 2. Vatican II est le fruit d’un contexte lié à l’accomplissement de la Révolution moderne qui ne comprend ni ne veut plus de la Tradition ; 3. Vatican II a été une tentative maladroite de traduire la Foi et la Tradition ; 4. Vatican II a été instrumentalisé par un parti qui n’est pas celui de l’Eglise », je pense que Mgr Fellay et les dirigeants de la FSSPX n’hésiteraient pas une seule seconde pour confirmer leur pleine adhésion à ces propositions.

    Reste que la position de Rome semble être beaucoup plus en retrait que vous sur son analyse, tant du contexte que des fruits du concile, et il est évident que certains théologiens, et non les moindres, de la curie, se crispent et se raidissent de toutes leurs forces à l’idée d’un examen critique. D’où le problème actuel et les difficultés.

    C’est pourquoi, la FSSPX est convaincue qu’avant de retrouver les bases d’un point de vue commun véritablement chrétien, il faudra nécessairement déblayer le terrain et dénoncer les principales erreurs distillées dans les actes et maints discours subséquents des papes Paul VI et Jean-Paul II, et faire justice de trois thèses principales :

    • Le naturalisme. Le Royaume de Dieu, Royaume des Cieux, n’est pas de ce monde, mais au-delà. Il faut mourir avec le Christ et perdre sa vie pour la gagner en ressuscitant avec Lui pour la Vie éternelle. La  » vocation « , la  » libération  » et le  » salut  » de l’homme ne sont pas d’ordre temporel, humain, politique, mais d’ordre religieux, moral, transcendant.

    • L’optimisme. Parce que ce combat, cet effort pour conquérir le Royaume de Dieu ne sont pas de l’homme mais de Dieu. Ils sont l’œuvre de la grâce en nous, non de la  » bonne volonté  » et des  » énergies naturelles  » de l’humanité, encore moins d’un  » germe divin  » et d’un  » Esprit  » qui seraient communément répandus en tous les hommes comme une énergie et une noblesse natives.

    • L’humanisme enfin, faussement donné pour évangélique et chrétien, selon lequel la foi et la religion catholiques auraient pour fonction providentielle de servir de moteur spirituel à cette construction, d’être l’âme du monde dans son progrès, distribuant conseils et exemples, lumières et énergies pour assurer la réussite de cette conquête du bonheur de tout l’homme par l’homme pour tous les hommes.

    Pour reprendre votre judicieuse formule conclusion, si jamais Rome acceptait cette triple interrogation des racines doctrinales qui traversent l’ensemble des textes du concile : « cela n’épuiserait pas le débat mais nous serions alors non plus sur les marches du Temple mais dans ses parvis sacrés ».

    Espérons que nous puissions y parvenir sans trop tarder sur ces parvis du Temple de Dieu…

  9. Veritas permalink
    25 octobre 2011 12:43

    Oui, ils pourront dialoguer, discuter, opposer, interpréter les décisions de V2, cependant, ne croyez pas une seule seconde que ce soit ce mgr ou autre qui va commander au Pape de changer d’orientation doctrinale, pour revenir après 40 ans de sabotage d’âmes à la la foi catholique semper idem; vous rêvez !

    Tout cela est voulu, et ce ne sont pas des idiots là-bas…

    @peb : ce ne sont pas seulement les « modernistes » mais aussi les « traditionnalistes » qui font cela; j’en témoigne sur mon honneur.

  10. lève-toi permalink
    25 octobre 2011 21:34

    Veritas
    L’honneur, c’est comme les allumettes, çà ne sert qu’une fois, disait un auteur. Qu’il y aient des tradis, peu importe, le Christ a bien eut +

    Veritas

    Judas a trahi pour du fric, Pierre a renié par lâcheté et pourtant l’Eglise a survécu; L’honneur, c’est comme les allumettes, çà ne sert qu’une fois, disait un auteur.

    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

  11. Veritas permalink
    27 octobre 2011 14:05

    @ lève-toi

    Nous n’avons certainement pas la même conception de l’honneur.

    Le propos était simplement de dédire ceux qui veulent faire croire que ce ne sont ‘QUE’ chez les « modernistes » qui font de la ‘discrimination au statut social’, or cela est faux.
    Reconnaître la vérité est la première des humilités.

    Il n’y a pas à minimiser voir nier les souffrances des âmes qui sont rejetées par ces clercs, sous prétexte que le Christ a bien eut plus !
    Jamais le Christ n’a enseigné ni fait ces discriminations.

    ‘L’Eglise a survécu’… à quel prix d’âmes sacrifiées !

  12. Pélikan permalink
    13 novembre 2011 19:10

    Abbé Francesco Ricossa : «Josef Ratzinger est un pur moderniste»

    Ces dix dernières années RIVAROL a interrogé différents clercs et prélats de la mouvance dite traditionaliste : l’abbé Guillaume de Tanoüarn pour son livre Vatican II et l’Evangile, l’abbé Alain Lorans, directeur de Dici et porte-parole de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, Mgr Bernard Tissier de Mallerais pour sa biographie du fondateur d’Ecône, Mgr Marcel Lefebvre une Vie, et Mgr Richard Williamson.

    Aujourd’hui, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de l’Institut Mater Boni Consilii (IMBC) qu’il dirige, la parole est donnée à l’abbé Francesco Ricossa qui est également directeur du séminaire Saint-Pierre Martyr et de la revue Sodalitium.

    Ce périodique d’une grande tenue intellectuelle — même si l’on peut ne pas partager toutes ses positions — s’est fait connaître notamment pour ses articles documentés et érudits sur la question juive, sur la personnalité et l’œuvre de Jean XXIII, sur la pensée de Mgr Guérard des Lauriers.

    Cet entretien est l’occasion pour l’abbé Francesco Ricossa de nous préciser sa position doctrinale dans l’actuelle crise de l’Eglise et de donner son point de vue sur une actualité religieuse particulièrement riche : la réédition d’Assise, le voyage de Benoît XVI en Allemagne, le « préambule doctrinal » que la « Congrégation pour la doctrine de la foi » a remis le 14 septembre à Mgr Fellay et à ses deux assistants et qui, moyennant éventuellement quelques modifications, doit être accepté par la Fraternité pour que celle-ci soit “régularisée”.

    Suite : http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=131

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 22:27

      Ah…! Il manquait plus dans ce merveilleux tableau d’un traditionalisme au sépulchre blanchi qu’un des grands SOUS-GOUROUS (c’est vous jean-paul?)de la fameuse fou-thèse qui empoisonne d’un venin très subtil tout ce qui restait encore de sain et de catholique dans une tradition pourtant exsangue… Ces gens-là sont pires que tout!Ils se tiennent aux frontières du réel, attendant benoitement (!) où le vent de l’histoire va en définitive souffler…Leur affect secret est de même nature que les schismatiques d’Econe! Ils sont una cum mais disent qu’il y a un « pape » (catholique of course!)à Rome et que par conséquent l’église n’est pas sans pape même si celui-ci n’est pas formaliter mais materialiter! avec ce conte de fées pour grandes personnes, ils préparent subtilement les fidèles-gogos,hypnotisés par leurs diaboliquement justes analyses des dérives blasphématoires de la
      FSSPX, espérant dans une non moindre diabolique fausse espérance, réintégrer en maîtres l’Eglise et convertir ad makorem Dei tous ces pauvres concilaires embourbés dans leurs péchés d’hérasies et de schisme! C’est le comble du comble et je subodore que leur Gourou Très Infaillible (et très savant!) est directement inspiré (peut-être à son insu) directement par le Prince de ce monde qui a une haine infinie et toute particulière pour les hommes consacrés dont il veut la destruction totale (condidérez chers lecteurs que le sacerdoce est en voie d’extinction réelle et que tous ces bons traditionalistes vous mentent en introduisant en outre dans leurs rangs des clercs soi-disant convertis mais qui ont néanmoins été ordonnés invalidement par la secte.
      Ces sectateurs de la thèse sont de pures brebis déguisés en loups dont l’apparence en tous points catholique constitue un leurre démoniaque pour les naïfs qui les suivent, croyant, les malheureux, qu’il suffit pour être un bon catholique d’assister à une messe non una cum…
      Ils manient les concepts et la dialectique avec morgue, suffisance et autorité.Ils ne sont pas meilleurs que leurs frères de la FSSPX mais plus intelligents et surtout rusés, ils ont dans la tête les mêmes finalités et participent des mêmes erreurs tout en les dénonçant avec panache et énergie.Ces gens sont les nouveaux pharisiens de notre temps et ils passent leur temps à ne voir que la paille dans l’oeil de leur voisin en oubliant de voir la poutre qui est dans le leur.Ils sont les « parfaits » nécessaires au coagula des sectes et la caution extrême d’une récupération et réintégration dans le giron officiel de la secte apostate.Certes, ils sont catholiques à 99,999%…mais comme chacun sait le Diable se cache dans les détails! De grâce, fuyez… »il » est trop fort pour vous!

    • Pélikan permalink
      18 novembre 2011 14:37

      Charles vous vous fatiguez pour rien.

      La distinction, qu’expose la thèse dite de Cassiciacum mise à jour par Mgr Guérard des Lauriers, entre « matière » et « forme » de la papauté et de l’autorité en général est “classique”, on la trouve chez presque tous les théologiens et docteurs de l’Eglise. Vos vociférations ridicules n’y changeront donc rien.

      Eructez des bêtises, proférez vos grossières considérations à l’encontre de ceux qui ne sont pas en accord avec vous tant que bon vous semble, cela n’a strictement aucune importance.

      Vous apparaissez pour ce que vous êtes, un esprit enfiévré conforme aux méthodes malsaines de votre secte.

      Les lecteurs préfèreront juger d’auteurs plus qualifiés que vous, afin de savoir si la distinction de la thèse de Cassiciacum est authentifiée par l’Eglise.

      Voici les principaux théologiens qui ont exposé les éléments doctrinaux de la distinction entre la forme et la matière dans le Pontife et en montre le caractère traditionnel :

      VALENTINUS ZUBIZARRETA
      Theologia Dogmatico-Scholastica, I, Theologia fundamentalis. Bilbao, Ed.
      Eléxpuru Hnos.,1937.

      « Est nécessaire non seulement [la succession apostolique] matérielle qui réside dans la pure et simple succession des pasteurs, mais aussi la succession formelle dans la mesure où chacun succède légitimement aux autres. »

      H. HURTHER S.J.
      Medulla Theologiæ Dogmaticæ, Oeniponte : Libreria Academica Wagneriana 1902.

      « Dans l’apostolicité du ministère on distingue un double élément: matériel, qui consiste essentiellement dans la série même des pasteurs, et formel qui consiste dans la succession légitime et proprement dite. »

      CARD. LUDOVICUS BILLOT, S.J.
      De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927.

      « Et ici notez qu’il est question de la succession formelle, distincte de la succession purement matérielle qui est compatible avec l’absence de l’apostolicité. »

      PERES JESUITES PROFESSEURS DES FACULTES DE THEOLOGIE EN ESPAGNE
      Sacrae Theologiae Summa, I : Theologia Fundamentalis, Madrid, La Editorial Catolica 1952.

      « L’apostolicité de la succession est double :
      1.matérielle : c’est la pure et simple succession d’une personne après l’autre dans une charge, sans la nécessaire permanence du même droit.

      2.formelle : c’est le remplacement d’une personne dans les droits et dans les devoirs d’une autre dans la mesure où elle se conforme à une charge déterminée, sans aucun changement du droit. »
      (n° 1178.)

      RAPHAEL CERCIÀ, S.J.
      Tractatus de Ecclesia Vera Christi, Neapoli Typis Caietani Migliaccio 1852.

      « Enfin [la succession apostolique est dite] ininterrompue tant materialiter que formaliter dans la mesure où ne font pas défaut des personnes qui sans interruption prennent la place des Apôtres et dans la mesure où ces mêmes personnes qui prennent la place des Apôtres maintiennent cette unité de foi et de communion sur lesquelles, depuis le commencement fleurissait la hiérarchie fondée sur les Apôtres. »

      M. JUGIE
      Art. “Apostolicità”” In Enciclopedia Cattolica,
      Città del Vaticano 1948 Vol. I, col. 1693.

      « La notion donc générale et complète de l’apostolicité veut dire continuité avec l’Eglise fondée par les Apôtres par succession ininterrompue de légitimes Pasteurs (apostolicité matérielle); et identité essentielle de ministère et de régime hiérarchico-monarchique (apostolicité formelle). »

      SAINT ROBERT BELLARMIN S.J.
      De Romano Pontifice l. 2, c. 17.

      « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments : Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme ; la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat) et l’union de l’un avec l’autre. De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ. »

      Ces éléments dispensent d’un long commentaire car on ne vous imagine pas, et vos amis également, plus savants et élevés en science et sainteté que les docteurs et théologiens cités plus haut.

      Je reprends donc à la virgule près un de vos nombreux compliments : vous êtes du nombre des sectateurs dont les arguments fallacieux constituent un leurre démoniaque pour les naïfs qui les suivent, croyant, les malheureux, qu’il suffit pour être un bon catholique d’assister à une messe non una cum… et ce faisant, ils perdent leur âme !

  13. lève-toi permalink
    13 novembre 2011 21:59

    Pelikan

    J’ai lu il y a quelques temps un article consacré à l’Abbé Ricossa ( SLB) mettant en garde contre cet abbé, il faudrait que je fouille dans mes archives pour le retrouver.

    • Pélikan permalink
      13 novembre 2011 22:26

      L’Abbé Ricossa dans la revue « Sodalitium » n° 62, et en particulier l’article « Le Cardinal Rampolla était-il franc-maçon ? », a expliqué ce qu’il fallait penser des thèses fantaisistes de SLB sur la prétendue affiliation maçonnique du Cardinal Rampolla et à la Haute Maçonnerie Luciféro-Illuministe de l’OTO.

      Telle est l’origine des critiques de SLB à l’égard de l’abbé Ricossa.

  14. Arminius permalink
    13 novembre 2011 22:00

    Abbé Francesco Ricossa : « Nous embrassons tout ce que l’Eglise nous propose à croire, tout ce qu’elle enseigne. D’autre part, pour expliquer l’actuelle crise de l’Eglise, même s’il existe sur ce sujet plusieurs opinions divergentes, quant à nous, depuis septembre 1986, nous faisons publiquement nôtre la thèse théologique que Mgr Guérard des Lauriers a publiée en 1979 dans les Cahiers de Cassiciacum sur le Siège apostolique qui, au moins depuis décembre 1965 et la “promulgation” par Paul VI de Vatican II, est formellement vacant, mais pas matériellement ».

    Explication assez claire de la distinction materialiter/formaliter par l’abbé Ricossa et des thèses de Sodalitium :

  15. Lodz permalink
    13 novembre 2011 22:15

    L’abbé Ricossa dans son entretien, à une question sur Mgr Williamson, dit : « J’ai bien connu au séminaire d’Ecône celui qui était alors l’abbé Williamson. Du point de vue doctrinal je ne suis pas d’accord avec lui car il a toujours été anti-infaillibiliste. Mais s’agissant de ce qui l’a rendu célèbre il y a bientôt trois ans et où il s’est prononcé non sur des questions de foi mais sur des questions d’ordre historique, je pense que la façon dont il est traité depuis par ses supérieurs est tout à fait scandaleuse et indigne. Il n’a pas été traité comme un frère par ses confrères, ce qui est curieux pour une Fraternité de prêtres ! »

  16. Pie permalink
    13 novembre 2011 23:12

    • Charles permalink
      26 novembre 2011 16:56

      Pie (sic!) qu’entendez-vous démontrer avec votre petite vidéo??? Que Jean XXIII fut un bon pape et qui a inauguré un bon concile? C’est ça?

  17. lève-toi permalink
    14 novembre 2011 21:34

    Pelikan

    L’abbé Ricossa a pris à tort la défense de Feu le F…Cardinal Rampolla, franc-maçon de haut rang dans :’O.T.O.
    Quand le cardinal félon mourut, on trouva les preuves de sa trahison et son appartenance à la FM, Or le Saint Pape Pie X s’écria épouvanté : « Le Malheureux, brûlez tout »
    Vouloir défendre un franmac est à la mode, et Ricossa ne fait que chercher à plaire.
    Or quiconque est franc-maçon est ipso facto condamné et excommunié, depuis la Bulle « In éminenti » de Clément XII.( renforcée par la suite, lire Léon XIII piégé par Rampolla).
    Ricossa dit ce qu’il faut penser des Thèses fantaisistes de SLB ( Sous la Bannière N° 144, pages 20 à 31 Inclus), or SLB dit justement ce qu’il faut penser d’un abbé qui protège un des Serpents qui ont infesté et infestent encore l’Eglise.
    Ce numéro devrait être lu par tous les lecteurs de ce blog, ils auront vite compris où est la Vérité et où se cache la Mort spirituelle.
    Un abbé qui cherche à cacher la Vérité, est-ce crédible ? qui ose protéger un Serpent de pourpre, est-ce sérieux ?
    SLB déclare , en cours de sa grande mise au point  » Nous taire constituerait pour nous un crime ».
    Ce qui est certain.

    • Pélikan permalink
      15 novembre 2011 14:42

      L’abbé Ricossa a fait justice des rumeurs véhiculées par certains dont SLB (Sous la Bannière, N° 144, JUILLET-AOÛT 2009), portant sur la prétendue appartenance de Rampolla à la franc-maçonnerie. L’abbé Ricossa n’a pas cherché à cacher la vérité mais a plutôt démontré le caractère absurde des accusations dénuées de fondements. Une rumeur ou un écrit, ou une affirmation sur l’affiliation maçonnique d’un prélat, d’un prêtre, d’un évêque, d’un Pape ne suffit pas, en effet, pour que cette affiliation soit certaine, ou même seulement probable et non sans fondement.

      Il faut faire attention avec ces déclarations rapides diffusées par exemple par Virgo Maria publié par l’abbé Marchiset reprises par SLB et Causas (Virgo Maria, 9 octobre 2006, http://www.virgo-maria.org), allant jusqu’à affirmer que tous les Secrétaires d’État de Pie IX à nos jours, ont été nommés par la francmaçonnerie, et allant même jusqu’à critiquer, entre autres pontifes, saint Pie X, Benoît XV et Pie XII !

      Ce sont ces affirmations gravement calomnieuses envers l’Église et ses pontifes légitimes.

      L’abbé Ricossa dit justement : « saint Pie X laissa au cardinal Rampolla la présidence de la Commission biblique pontificale (le cardinal se démit de la charge en 1908) après quoi, en 1908 précisément, le cardinal fut nommé Secrétaire du Saint-Office, Secrétaire de la Sacrée Congrégation pour les évêques ; il fut aussi nommé à d’autres charges de Curie (en 1910) ; il est impensable que saint Pie X ait pu nommer à de tels offices de la Curie romaine un prélat notoirement franc-maçon. »

      On voit donc en quoi sont ridicules les rumeurs au sujet de Rampolla.

    • Lapide permalink
      15 novembre 2011 17:03

      Ce qui est tout de même bizarre c’est que le texte du Manifeste de l’O.T.O., que Lacointa et Sous la Bannière reproduisent (partiellement ce qui est dommage), prétend que l’O.T.O. inclurait 18 sociétés initiatiques (parmi lesquelles les Chevaliers de Malte et ceux du Saint Sépulcre ? point n° 1 du Manifeste), Crowley présentant dans son point n° 2, une double liste de membres de l’O.T.O., selon ses dires qui constituent les assemblées de l’O.T.O. :

      http://hermetic.com/crowley/libers/lib52.html

      Dans ce texte, considéré comme le “Liber LII” des oeuvres de Crowley, est donnée la fameuse liste des personnages ayant appartenu ou appartenant à l’O.T.O., liste dans laquelle apparaît le nom du cardinal Rampolla, mais la liste est constituée de 54 noms donnés par l’OTO qui mentionne aussi : Moïse, Lao Tseu, Siddartha,
      Krishna, Charlemagne, Merlin l’Enchanteur, Le Roi Arthur, Ulysse, Mahomet, Saint Hippolyte, Alexandre VI (Borgia) etc.

      Rampolla est entouré de Goethe, Friedrich Nietzsche, Eliphas Lévi, Louis II de Bavière,
      Franz Hartmann (l’inventeur de l’homéopathie), Richard Wagner et Papus.

      On a l’impression que tout ceci n’est pas très sérieux…

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 00:22

      Cher « lève-toi »,
      Que penser en effet d’un abbé (Grand Gourou de la secte du Materialiter?) Ricossa qui déclare en pleine conférence(J’ai été personnellement témoin de auditu et de visu,donc je sais ce que j’affirme sous le regard de Dieu) avec toute l’autorité de sa prêtrise et de sa position que seule la thèse (la fameuse fouthèse scandaleuse définitivement réfutée par les meilleurs auteurs) peut apporter la solution à la Crise et qu’en plus il n’y en a pas d’autre de valable!!!Si ce n’est pas du sectarisme dogmatique….que l’on m’explique!
      Tous ces abbés (FSSPX,Sodalitium,etc) n’ont pas encore fait le DEUIL de Vatican II et sont bien incapables de le faire! Alors ils inventent des théories, des raisonnements faux qui sont en contradiction avec les enseignements des papes et de l’Eglise.TRès retors et très cléricalement dominateurs, ils sont capables de tout pour tordre les textes et même les faits les plus évidents aux conséquences mortifères de leurs positions aberrantes ou schismatiques. Ils ne veulent pas de la Croix (qui nous attend tous) ni du Sacrifice car ils prétendent être l’Eglise,(celle qui est occultée par la secte conciliaire) et prétendent même par un orgueil clérical inouï convertir des apostats qui depuis quarante ans sont allés contre la vérité connue, ce qui s’appelle un « péché contre l’esprit saint ».
      Ils se comportent souvent en dictateurs avec les laïcs dont ils ne souffrent pas la moindre incursion.Ils ne leur répondent jamais , sauf pour les anathématiser, les excommunier ou les vouer aux affres duschisme voire de l’enfer…
      Gardons-nous de tous ces catholqiues vermoulus, raidis dans leurs certitudes dont on voit ce qu’elles ont fait de la tradition depuis des lustres!
      Acrochés à une église rêvée plus que vécue, ils finiront par rejoindre la synagogue conciliaire dont les leurres vont devenir de plus en plus diaboliques.
      Seigneur! Donnez-nous de saints prêtres!

    • Pélikan permalink
      17 novembre 2011 12:17

      Charles

      Que cela vous chante ou non, la thèse dite de Cassiciacum est en effet la SEULE thèse sérieuse au sujet du pape. Loin des erreurs de la FSSPX et de celles, plus abominables encore, des sédévacantistes purs et durs dont vous semblez épouser les positions.

      Le R. P. Michel-Louis Guérard des Lauriers, n’a fait que rappeler les analyses des docteurs de l’Eglise dans leur distinction de la forme et de la matière dans le Pontife. C’est une distinction scolastique traditionnelle exposée par saint Thomas, saint Bonaventure, saint Robert Bellarmin, Cajetan, Suarez, etc.

      Ce que précise cette thèse c’est que SEUL le Christ a autorité sur l’union de la forme et de la matière dans le Saint Père, et que nul n’est en droit d’intervenir dans cette union tant que le Pape est conservé sur le trône de Pierre.

      A ceci doit se rajouter que si on peut considérer les actes de Vatican II et des Papes conciliaires comme contraires à l’enseignement de l’Eglise, cette contradiction ne dit rien de la personne même des Papes, car l’intention qui leur est déniée n’est pas leur intention personnelle (finis operantis, qui demeure hors de cause) mais l’intention objective qui est habituellement immanente à leurs actes (finis operis). Elle ne permet donc pas d’affirmer comme vous le faites avec une incroyable légèreté que les Papes sont personnellement hors de l’Église catholique, pour raison de péché d’hérésie ou de schisme. Ceci personne ne peut le dire sauf le Christ !

      Dans ce cas, déclarer déchu de sa charge un Pape, c’est vouloir se substituer au Christ, et c’est pourtant ce que font nombre de sédévacantistes indociles aux impératifs de thèse vénérable mise en lumière par le R. P. Michel-Louis Guérard des Lauriers.

      Il est donc nécessaire d’affirmer que si les Papes conciliaires ne sont pas Papes « formaliter », ils le demeurent cependant « materialiter », comme simples sujets élus, assis sur le Siège pontifical, ni Papes ni anti-papes, ils assurent une continuité sur le Siège apostolique, où ils possèdent les titres juridiques ou potentiels de la Papauté et cela empêche qu’on les désigne comme n’étant pas Papes.

    • 27 novembre 2011 15:45

      Pélikan,

      L’abbé Joseph Alois Ratzinger est Pape « materialiter ». Un simple prêtre apostat qui a été élu par un collège de non-catholiques, par un collège de gens où nul n’a conservé le dogme de la Foi, est Pape « materialiter »!

      Et un évêque qui a eu le mérite d’écrire ce qui est disponible comme http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C053_Exorcisme-de-Leon-XIII_8p.pdf, c’est le «R. P. Michel-Louis Guérard des Lauriers»!

      Votre Pape « materialiter » est un automate de Bugnini Hard. Que dis-je?! C’est une machine Bugnini!

      Dans votre milieu on n’aime pas parler du fait que les rites introduits par l’évêque apostat et homosexuel Montini-Paul VI sont tous nuls, hormis celui du baptême. Dans votre milieu on n’aime pas la vérité.

      Avant l’introduction de l’office de Satan (cf. http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/T_Rappelons-MARIE-JULIE-JAHENNY_2p.pdf) le Vatican II a introduit des rites cherchant à détruire la succession apostolique. Avant la date-clef, le 30 novembre 1969, 1er avent cette année-là, de véritables évêques se sont déjà servis du rite de Montini-Paul VI pour consacrer des distributeurs de Bugnini Hard, des distributeurs de pain satanico-maçonnique.

      Il suffit de télécharger http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/auteurs.zip et de lire… ou de trouver les documents-clefs sur http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/cahier-saint-charlemagne.html.

      C’est un fait historique que Roncalli-Jean XXIII ne fut jamais pape. Mais le candidat de la judéo-maçonnerie pour éclipser l’Eglise et damner le plus grand nombre.

      C’est tout simplement une affaire de simple bon sens qu’on ne peut pas qualifier un distributeur de pain satanico-maçonnique de prêtre catholique.

      Etc.

      C’est un fait historique que la messe de Paul VI et ses innombrables variations est ce que Marie-Julie Jahenny avait prophétisé comme office de Satan. Il suffit de lire http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C143_Phazael_Sacrifice-de-Cain_52p.pdf pour s’apercevoir que ce choix de mots n’est pas du tout exagéré.

      L’abbé apostat Joseph Alois Ratzinger occupe formellement ce qui est nommé le trône de leur abomination dans l’impiété dans l’exorcisme que nombre de gens feraient bien de prier à côté du rosaire entier (car sans le rosaire Notre-Dame ne pourra certainement pas sauver le monde, sans le rosaire «Sa Sainteté» et ses coreligionnaires vont carrément détruire toute vie en ce monde), il est bel et bien Pape « materialiter »… des incroyants.

    • Charles permalink
      28 novembre 2011 11:28

      Je me dois de féliciter Yves pour sa précieuse intervention, documentations à l’appui. Merci pour toutes les âmes de bonne volonté et les intelligences droites qui liront cela.
      Cela n’aura hélas aucun effet sur les autres sectaires, falsificateurs et sectataires de toutes sortes mais sait-on jamais…Seul l’Esprit Saint peut faire des miracles…pas nous!

      Encore merci à vous Yves Weinachter et que Dieu vous garde!

  18. lève-toi permalink
    14 novembre 2011 21:45

    Lodz

    Ce que vous dites de l’abbé Ricossa à propos de Mgr Williamson est peut-être vrai , ou peut-être un moyen hypocrite ( pour ne pas dire Faux-C..) de semer le doute par tout moyen dans la FSSPX , ce serait coup double, d’une part on attaque cet évêque , mais on le défend aussi en apparence pour critiquer les autres membres pour un soi-disant manque de charité.
    Analyse bien sommaire, surtout venant de cet Abbé Ricossa, style taupe infiltrée.
    Technique habile de l’amalgame genre :thèse, antithèse et Fouthèse.

  19. Lodz permalink
    15 novembre 2011 13:30

    lève-toi

    C’est aussi mon sentiment. Cette défense de Mgr Williamson contre la FSSPX de la part de Ricossa dont on connaît les techniques, sent un peu trop la grosse ficelle….

  20. Thierry Gil permalink
    15 novembre 2011 19:54

    Ceci est un forum de fanatiques… Le seul point commun que j’ai avec vous: La lucidité de ce qu’est l’Islam: Une secte attentatoire à la dignité humaine et menaçante pour l’Europe. A part cela, vous êtes de la même eau: Des tyrans théocratiques frustrés et cancrelesques.

    Je vous suggère de vous ouvrir au Monde et de le vivre, plutôt que de le condamner et de jeter sur lui des anathèmes d’un autre âge. Le hasard n’existe pas: Nous sommes là où nous sommes pour une raison bien simple: Accomplir notre karma. Croyez-vous qu’il soit sain de s’autopersécuter afin de renter dans les cases artificielles de dogmes humains, donc mensongers et faux…!? LA VIE: IL N’ Y A QUE CELA DE VRAI. Notre devis à nous Païens:  » Aime et fais ce que tu veux « . La seule Philosophie valable.

  21. lève-toi permalink
    15 novembre 2011 21:36

    Thierry Gil

    Votre philosophie n’est qu’un sophisme de bazar, votre karma un piège à gogos, mais craignez de ne découvrir la Vérité que trop tard, il y va de votre salut éternel, la vie, la vraie, c’est la Vie Eternelle, celle contre laquelle les anges révoltés (démons) luttent pour en éloigner les âmes dans la damnation éternelle.

  22. lève-toi permalink
    15 novembre 2011 21:55

    Pélikan

    Ne mélangez pas Virgo Maria et ceux qui n’en sont pas..
    Il faut bien comprendre ou plutôt savoir une chose capitale dans la Franc-Maçonnerie quelle qu’elle soit, qu’arrivés à certains grades élevés, les « gradés » sont tenus de faire serment sur leur vie de ne jamais révéler les secrets de la Secte :
    « Au cas où je transgresserais dans la plus petite mesure mon serment, que mon cou soit coupé, que mon coeur, mes dents et mes entrailles soient arrachés et jetés au fond de la mer, que mon corps soit brûlé et mes cendres dispersées dans les airs pour qu’il ne reste rien de moi et de ma pensée parmi les hommes et parmi les frères maçons »;
    Rampolla était haut gradé, ne le prenez pas pour un idiot, le Serpent est le plus rusé des animaux, Ricossa devrait le savoir ( fait-il semblant de l’ignorer ?).
    Quand Saint Pie X eut entre les mains les preuves de la trahison de Rampolla il fut épouvanté et s’écria :  » Le malheureux, brûlez tout ». Ce saint Pape connaissait très bien les condamnations à l’excommunication des FM de puis Clément XII, il ne pouvait pas deviner ce que Léon XIII n’avait pas deviné non plus, que Rampolla était de la FM.
    Actuellement il y a quatre loges de connues au Vatican, et Dom Amorth exorciste disait que le Vatican était le plus grand repère de démons. Comprenne qui voudra.

    • Pélikan permalink
      16 novembre 2011 12:57

      lève-toi

      Cette affaire semble relever du canular, et il est normal que ceux qui l’ont montée se contredisent et n’aient pas beaucoup de preuves,pour ne pas dire aucune, à fournir autres que les « rumeurs », comme ceux qui la soutiennent aujourd’hui.

      Qu’un Prince de l’Eglise tel que le Cardinal Rampolla, deuxième personnage après le pape, ait pu avoir des liens avec un sataniste comme Aleister Crowley relève du délire pur et simple.

      Que disent les partisans de la thèses de l’affiliation ?

      « Monseigneur Jouin, écrit le Marquis de la Franquerie, avait eu en main l’affiliation du Cardinal Rampolla et tout un dossier le concernant. Il chargea alors le rédacteur-en-chef (le Marquis de la F.) de la « Revue Internationale des Sociétés Secrètes  » (RISS), qu’il avait fondée et dirigeait, d’aller montrer ce dossier aux évêques français susceptibles de comprendre la gravité de la chose ». (Le Complot de la Contre-Eglise).

      Qu’étaient ces preuves du dossier Rampolla ?

      Ces « preuves » sont les mêmes que celles exhibées par Félix Lacointa en 1929 : un annuaire de l’O.T.O. intitulé « The Equinox » (The Equinox, an XV, vol. III, n° 1, March 1919, E. V. The Universal Publishing Company).

      Il semble bien que ce soit la seule et unique « preuve » qui ait été fournie de l’affiliation maçonnique du cardinal Rampolla soit le « Manifeste » de l’Ordo Templi Orientis où l’on trouve son nom parmi les fondateurs de l’Ordre à côté de Merlin l’Enchanteur et de Mahomet ; on sait que Pie X était bien naïf, mais de là à croire un pareil document !

      Cet annuaire est donc une blague de la part de Crowley, comme il est facile de le constater :

      http://hermetic.com/crowley/libers/lib52.html

      L’O.T.O. est une organisation qui fut toujours ultra minoritaire, très marginalisée par rapport à la Franc-maçonnerie anticléricale et athée du type Grand Orient de France (bien plus dangereux), il est absurde d’imaginer un lien entre Rampolla, deuxième personnage de l’Eglise, et une micro organisation luciférienne dirigée par des cinglés.

      Que certains catholiques puissent tenir comme crédibles les déclarations d’un esprit aussi malade que Crowley, toxicomane, dément, adepte de la magie sexuelle, est inquiétant.

  23. lève-toi permalink
    15 novembre 2011 22:10

    Lapide

    C’est au contraire très sérieux, il suffit d’observer les dégâts innombrables commis par la Secte sous quelque nom qu’elle se cache.
    Le Christ, dans l’Apocalypse de St Jean, parle de la « Synagogue de Satan, de ceux qui connaissent les secrets de Satan », or la Franc-Maçonnerie a été dénoncée par les Papes comme étant cette synagogue de Satan, la Contre-Eglise.
    Pourquoi se cachent -ils, pourquoi vivent-ils dans le secret, on ne se cache pas pour faire le Bien, d’ailleurs, de Qui tiennent-ils leur Puissance ?
    Poser la question, c’est y répondre.
    Relisez ce que disaient les Carbonari pour infiltrer l’Eglise, et vous réviserez votre jugement, car vous êtes concerné aussi, comme tout le monde, face au Mal, et comme le dit St Paul: »armez-vous du casque du Salut, du bouclier de la foi…pour éteindre les flèches de l’ennemi »

  24. Lapide permalink
    15 novembre 2011 23:32

    lève-toi

    Bien évidemment que la secte est dangereuse, loin de moi de le le nier ou de vouloir en minimiser la perversité, mais pour le cas qui nous occupe, à savoir si Rampolla en fut ou non, je trouve que les preuves avancées contre lui sont minces.

    D’autant que si l’on se réfère aux textes officiels de l’OTO, on voit bien qu’il y a un côté disons plutôt fantaisiste dans les noms de ceux qui auraient été membres de la secte de Crowley, faisant apparaître une attitude délirante chez le mage luciférien anglais.

    C’est surtout cet aspect des choses qui génère un gros doute à propos de Mariano Rampolla del Tindaro, tout de même secrétaire d’État du pape Léon XIII, puis nommé secrétaire du Saint-Office par saint Pie X.

    Il faut lire, pour ceux qui peuvent accéder à l’italien, de Trincia, Luciano : « Conclave e potere politico. Il veto a Rampolla nel sistema delle potenze europee, 1887-1904 », Edizioni Studium, 2004.

  25. Pie permalink
    16 novembre 2011 12:17

    Cardinal Rampolla : « Un franc-maçon a-t-il failli devenir Pape ? »
    http://fr.gloria.tv/?media=103726

  26. le Chevalier Patrice permalink
    16 novembre 2011 14:14

    Les traditionnalistes d’Ecône se sont mis eux-même en-dehors de l’Eglise, laissons-les à leurs chimères passéistes. Le catholicisme doit poursuivre sa voie dans l’ouverture du Concile Vatican II sous la houlette de nos saints Papes.

    • Lagomer permalink
      16 novembre 2011 16:04

      le Chevalier Patrice

      Comment pouvez-vous écrire de telles énormités ?

      C’est bien plutôt les modernistes et leurs idées pernicieuses, dont Vatican II représente le tragique triomphe, qui se sont mis en dehors de la Tradition séculaire de l’Eglise avec laquelle ils sont en totale contradiction.

      En effet les thèses actuelles sur la liberté religieuse, les droits de l’homme ou le dialogue avec les religions non-chrétiennes, heurtent de plein fouet les enseignements antérieurs de l’Eglise catholique, sans même évoquer la catastrophique réforme liturgique et la disparition terrifiante du clergé faisant qu’aujourd’hui, une à une et inexorablement, les églises des villes et des campagnes ferment faute de prêtres.

      Si le catholicisme devait « poursuivre sa voie dans l’ouverture du Concile Vatican II », il se dirigerait tout droit vers l’abîme.

      Heureusement que les traditionalistes sont là pour relever le défi de l’après concile dont il faudra un jour tirer les conséquences, et permettre la survie de l’Eglise !

    • Charles permalink
      16 novembre 2011 16:35

      Vous dites: » En effet les thèses actuelles sur la liberté religieuse, les droits de l’homme ou le dialogue avec les religions non-chrétiennes, heurtent de plein fouet les enseignements antérieurs de l’Eglise catholique, sans même évoquer la catastrophique réforme liturgique et la disparition terrifiante du clergé faisant qu’aujourd’hui, une à une et inexorablement, les églises des villes et des campagnes ferment faute de prêtres. »
      Comment pouvez-vous vous affirmer catholique et proférer de telles erreurs et hérésies?
      Si tout cela n’est pas catholique, alors je vous pose la question: cela peut-il provenir de l’Eglise qui est sainte et , apostolique? Avec de tels idées nous sommes en plein délire et vous ne vous apercevez même pas qu’en pensant ainsi vous vous mettez irrémédiablement dans le schisme et l’hérésie? Malheureux que vous êtes! Au lieu de défendre l’Eglise, vous renforcez la puissance de nos adversaires apostats (notez bien!) qui auront beau jeu alors de vous démolir comme un bien piètre catholique….
      Comme beaucoup, vous n’avez pas encore ôté le voile d’aveuglement, juste châtiment des tièdes, des libéraux, des papolâtres, des obéissants à tout prix, j’en passe et des meilleurs…qui vous permettrait de voir à quel point l’Eglise que vous évoquez est mise au tombeau car démoniaquement remplacée par une secte qui en a gardé certaines apparences….
      Et si les églises se vident….c’est parce que le sacerdoce s’éteint inexorablement, faute d’ordinations et de sacres valides…..
      mais tout cela vous êtes bien incapable de le voir, aveuglés que vous êtes par un traditionalisme mondain, libéral, sûr de lui-même et dominateur!
      Tôt ou tard vous serez récupérés par la secte…qui vous accordera tout,y compris la messe St Pie V (c’est déjà fait..avec le sacrilège « rite extraordinaire »!) avec son super « pape » tradiconservateur Benoit…qui, soi-dit en passant , n’est même pas évêque!!!
      L’abomination de la désolation est vraiment dans le lieu saint et d’abord dans la cervelle des traditionalistes! Oremus…

    • Lagomer permalink
      16 novembre 2011 16:51

      Votre petite musique schismatique, fort bien connue en ces lieux, par delà son caractère luthérien abominable vous donnant l’illusion de vous imaginer autorisé à décréter par votre jugement privé qui est pape ou non, conduit inévitablement de par la logique qui est à la sienne à une situation terrifiante : le conclavisme.

      Le sédévacantisme conclaviste, divisé en une myriade de chapelles hostiles, donne une parfaite image de ce que deviendrait l’Eglise si les thèses schismatiques venaient à s’imposer : l’éclatement en des centaines de fragments de l’unité romaine suivi de la constitution immédiate d’églises autocéphales élisant à leur tête des soi-disant « papes » pour les diriger.

      Voyez pour votre instruction : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/

      Cette solution abominable gardez-là, nous n’en voulons-pas !

      Nous ne nous ferons pas protestants au prétexte de refuser le venin moderniste ; ça serait une terrible erreur.

      Et c’est cette erreur qui est d’ailleurs celle dans laquelle vous entraînent vos funestes thèses sédévacantistes !

    • Charles permalink
      16 novembre 2011 20:13

      Eh bien vous gardez vos Fellay et Ratzinger…nous n’en voulons pas! Vous pouvez toujours me taxer de schismatique mais cela ne m’impressionne pas de la part de gens comme vous qui attendent une conversion des autorités conciliaires comme si cela était possible…..Epouvantable blasphème dont vous aurez à rendre compte un jour….
      Décidément nosu n’appartenons plus à la même Eglise…… Je préfère rester catholqiue avec tous les saints, saints papes et docteurs depuis 2000 ans!

    • Charles permalink
      16 novembre 2011 20:20

      le Chevalier Patrice

      ah! vous au moins vous êtes honnête et cohérent…..Vous êtes donc mûr pour rejoindre au plus vite la secte conciliaire si ce n’est déjà fait!….
      Allez courez vite……… SI C’EST LA VOLONTE DE DIEU!…

    • Lagomer permalink
      16 novembre 2011 21:57

      Charles

      Vous ne restez rien du tout, et surtout pas catholique avec votre position erronée et pécheresse, en persistant dans votre luthéranisme vous sombrez dans l’esprit du schisme réformé..

      Vous rejoignez ainsi la longue et triste cohorte des égarés schismatiques qui se sont éloignés de l’Eglise et ont perdu leur âme en rompant leur communion avec l’Epouse de Jésus-christ.

      Hors de l’Eglise point de Salut !

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 09:48

      Chevalier Patrice…laissez ce malheureux Lagomer à ses vaticinations fort peu catholiques car ce genre de traditionaliste est malheureusement aveuglé suite au formidable traumatisme psycho-affectif généré par la Révolution conciliaire et liturgique…
      prions pour lui mais ne polémiquons plus car cela est stérile avec cette sorte d’individu imbu d’erreurs et de faux principes…Croyez-moi il continuera à vous vouer aux gémonies et à vous menacer de l’enfer!!! Mieux vaudrait pour lui de boire un p’tit coup de trop croyez-moi car l’aveuglement est bien plus qu’une faute de faiblesse, c’est un péché contre l’esprit et la vérité connue…et lorsque vous dites que la FSSPX est hors de l’Eglise vous avez raison….SAUF QUE vous vous trompez d’église…ce qui est gravissime!Les FSSPX ne sont pas coupables d’être hors de l’église (la secte issue de Vatican II qui n’a plus rien de catholique) puisqu’ils se veulent catholiques, mais de se dire en communion avec une « église » qu’ils critiquent et condamnent ouvertement.Tel est leur péché très grave!
      Tous ces bons catholiques traditionalistes bafouent de manière éhontée et répétée le principe de non contradiction: cela appellera un juste chatiment de Dieu!
      Quant à vous vous continuez à nourrir de sérieuses illusions sur Vatican II et cette fausse église qui n’est qu’un LEURRE diabolique. OUvrez les yeux! replongez-vous avec humilité dans le catéchisme de votre enfance et voyez si tous ces modernistes sont encore catholiques!Voyez l’arbre de l’apostasie et les fruits très amers qu’il produit depuis de nombreuses, trop nombreuses années…sous un voile trompeur d’un catholicisme extérieur et à présent teinté d’un faux traditionalisme avec Joseph Ratzinger qui ne peut être Pape de l’Eglise Catholique en raison de son modernisme pertinace et habituel.
      Ce qui va faire hurler le pieux choeur des Lagomer et Cie qui n’ont rien appris et n’apprendront jamais rien.Eux, oui, ils sont vraiment en dehors de l’Eglise, mais par leur faute et en connaissance de cause!

    • Lagomer permalink
      17 novembre 2011 14:41

      Charles

      Lorsqu’on souhaite ne plus polémiquer, on évite généralement d’en rajouter, je veux dire de l’huile sur le feu, avec ce type de propos : « …laissez ce malheureux Lagomer à ses vaticinations fort peu catholiques » … « ce genre de traditionaliste est malheureusement aveuglé » ….  » traumatisme psycho-affectif »… « cette sorte d’individu imbu d’erreurs et de faux principes »…etc.

      Je me garde de vous répondre sur ce registre dénué d’intérêt, mais comme contre-exemple manifeste de votre souhait hypocrite d’éviter la polémique on ne pouvait mieux faire.

      Pour le reste, rien que du très très classique dans les divagations schismatiques au sujet de l’Eglise (on met un E majuscule !), qui ne serait plus l’Eglise par un décret magistériel sans doute pondu en bon luthérien, sur le coin de votre table de cuisine !

      Sachez que la résistance à l’erreur qui caractérise l’attitude de la Tradition, est non seulement légitime mais exigée par saint Thomas d’Aquin qui enseigne que, dans des situations extrêmes, il est licite de s’opposer publiquement à une décision papale, comme St. Paul résista à St. Pierre (Galates II, 14) (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

      St. Robert Bellarmin dit exactement la même chose :

      « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. »

      De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

      C’est très clair non ?

      Et bien c’est ce que fait la FSSPX. Elle résiste à l’erreur, combat contre le modernisme sans pour autant sombrer dans le schisme. Telle est la voie droite, la seule voie catholique.

      Au fait pour votre gouverne, la suite de saint Robert Bellarmin que vous devriez longuement méditer avant d’hurler à l’absence acutuelle de Pape :

      « Il n’est pas licite, cependant, de juger [le Pape], de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. »

      Question : Ce supérieur qui est-il pour le Pape qui ne connaît nulle autorité au-dessus de lui en ce monde selon le droit canon (can. 1556 : « Le premier Siège n’est jugé par personne ») ?

      Réponse : LE CHRIST !

      Etes-vous le Christ Charles, seriez-vous Notre Seigneur revenu en ce monde ??

      Merci de votre réponse que nous attendons avec impatience…

  27. Charles permalink
    16 novembre 2011 14:32

    Quel site admirable! Enfin il le serait, malgré de nombreuses bonnes choses, s’il était INTEGRALEMENT catholique!!!! Tous ces articles, tous ces avis, plus ou moins savants, n’empêcheront pas le glissement du traditionalisme vers l’abîme de l’apostasie et du schisme!
    Je n’ai qu’une seule QUESTION à poser à LA QUESTION: « l' »église » conciliaire est-elle ou peut-elle être confondue avec l’Eglise Catholique? »
    Lisez bien la réponse – si elle vient! – car c’est sur elle que se jugera cette oeuvre et tous ces beaux rappels doctrinaux……
    L’enfer étant pavé d’excellentes intentions, je parie que l’aveuglement apocalyptique qui recouvre actuellement quasiment toute la tradition, ne pourra être levé que par l’intervention divine ou….l’imminence et la gravité des châtimenst qui nous attendent…..

  28. 16 novembre 2011 17:06

    Charles,

    Notre conviction profonde, qui et la raison de notre position légitimiste en matière
    d’autorité ecclésiale, est fondée et s’appuie sur la doctrine du « droit divin » régissant l’Eglise, rejoignant en cela de Joseph de Maistre qui déclarait : « la monarchie romaine fonde, fait et établit l’Eglise » (Maistre, J. (de), Du Pape, ch. III, Définition et autorité des Conciles, 1819), et surtout la déclaration formelle de la deuxième constitution dogmatique publiée par le premier concile du Vatican, votée lors de sa quatrième session est proclamée solennellement par le pape Pie IX le 18 juillet 1870 :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, ou que le Pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté: qu’il soit anathème. »

    Pastor Aeternus, Vatican I.

    En effet, ce « droit divin » essentiel, placé à la base du droit de l’Eglise, fait que nul ne peut de sa propre volonté, du haut d’un imaginaire tribunal surgi de son jugement subjectif de simple laïc, voire de prêtre, d’évêque ou même de cardinal, décider de son propre chef comme le ferait un vulgaire disciple de Luther de ne plus reconnaître le Souverain Pontife comme vrai Pape, et l’Eglise catholique pour authentique épouse de Jésus-Christ.

    Nous sommes convaincus que rien ne dépasse en valeur, la nécessité, par économie de suppléance vitale, la préservation absolue de l’institution Pontificale, d’autant en temps de crise extrême telle que nous la connaissons aujourd’hui, car une cessation de la visibilité de la charge pétrinienne conduirait à un mal plus grand encore facteur d’une destruction certaine pour l’Eglise.

    Or, une interrogation suit immédiatement ce que nous venons d’affirmer : cette monarchie, à la faveur du dernier concile, a-t-elle disparue, a-t-elle était abrogée, détruite, modifié ?

    La réponse est NON !

    Par miracle Vatican II n’a pas touché à la Papauté.

    Dès lors, si la fonction est intacte, si rien, par l’effet d’un grâce toute spéciale, n’a été modifié, perverti, transformé des éléments de la charge Pontificale, oeuvrons et prions pour que d’elle surgisse, à la faveur de la Divine Providence, un bon Pape qui, en convoquant un Vatican III de Tradition restaurera la foi de l’Eglise.

    Tout autre attitude, dont celle particulièrement qui broie, lamine et ronge l’institution
    Pontificale et l’Eglise à l’image des constantes critiques venimeuses provenant des milieux sédévacantistes qui touchent et flétrissent, avec une effroyable haine rageuse, non pas seulement les hommes mais aussi la fonction sacrée qu’ils occupent, est une participation aux manoeuvres de Satan, antique adversaire de l’épouse du Christ qui sait suffisamment séduire les âmes pour de prétendues justes causes, en les entraînant en réalité dans les obscurs abîmes de l’Enfer !

    Mgr Lefebvre le déclarait positivement :

    « (…) ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Pape simplifient trop les problèmes. La
    réalité est plus complexe. Si l’on se penche sur la question de savoir si un pape peut être hérétique on s’aperçoit que le problème n’est pas aussi simple qu’on le croirait.»

    Mgr. Lefebvre, La Nouvelle Messe et le Pape, 8 novembre 1979.

    Nous le voyons, l’affirmation hâtive de la thèse sédévacantiste ne permet pas de résoudre une interrogation majeure et centrale, celle de savoir comment l’Église peut-elle continuer d’exister sans un pape à sa tête ? Si l’on suit la conviction des partisans de la vacance du Saint-Siège l’Eglise n’existerait plus.

    Mais dès lors qu’il y a l’Eglise, et Eglise il y a incontestablement, il y bien un Pape qui la gouverne !

    Pax Vobis +

    ************************

    TEXTE A LIRE (à télécharger) :

    Le sédévacantisme est un péché mortel ! Examen de l’erreur sédévacantiste
    http://www.la-question.net/media/02/02/1035623058.pdf

  29. Charles permalink
    16 novembre 2011 20:31

    Pour mettre un terme définitif aux sophismes innombrables et aux arguties très savantes de tous ces discuteurs sur ce site, je dirai qu’il est patent que les catholiques sont ultra divisés depuis le concile Vatican II. Qui oserait ,en toute mauvaise foi, nier cette évidence?
    Ces divisions naissent obligatoirement de la dispersion du troupeau dont les Ecritures nous apprennent que cela arrive lorsque le Pasteur est frappé.
    Il est donc patent que la dispersion du troupeau est dûe au fait que l’Eglise a perdu sa tête et s’en trouve comme éclipsée puisque le siège de Pierre est bien occupé, les structures administratives de l’église sont visibles…mais tout cela est une coquille vide car tous ses rites sont invalides et ne produisent plus aucune grâce…nos églises étant le siège de l’abomination de la désolation!
    mais je vous parie un chapelet que(il y aura encore des esprits forts et sophistiques qui me diront que je suis dans l’erreur et que tout ce que j’affirme est une insulte à Ntre-Seigneur!!! Vous pariez? aïe!………..Lagomer va se déchaîner…..

  30. lève-toi permalink
    16 novembre 2011 21:56

    Charles

    Le Christ lui-même annonce l’apostasie : « Quand le Fils de l’Homme reviendra , trouvera-t-il encore la Foi sur Terre »?
    « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » ( séminaires fermés, églises vendues, monastères ou couvents vides, défroquage de masse , soutient à l’islam, donc au diable qui se fait passer pour Dieu) que vous faut-il de plus, même un enfant du catéchisme d’autrefois le savait, comme le disait le Curé d’Ars).

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 00:00

      Vous avez des paroles sensées « Lève-toi » et c’est à ce critère qu’à l’heure actuelle on reconnait les vrais catholiques (peu nombreux hélas!). Qu’ils soient à titre personnel des pécheurs, voilà qui ne doit pas scandaliser un vrai chrétien qui sait à quel point l’homme s’est trouvé déchu par les conséquences du péché originel.Je préfère un pécheur qui pense droit et a la foi à un pieux mondain intellectuel qui a perdu tout sens du réel et de ce fait est incapable de juger l’arbre (les arbres!) à ses/leurs fruits à cause de son coupable aveuglement.

      Nul ne peut se sauver sans la foi. A ce titre, gardez cher « Lève-toi » la foi de votre enfance et dites-vous bien qu’aucun de ces fiers traditionalistes raisonneurs et savants ne vous fera prendre des vessies pour des lanternes. Votre « sensum fidei » préservera votre âme des miasmes trompeurs de notre fin des temps;c’est votre trésor et il plaît à Dieu.Préservez-le à tout prix!
      Et surtout dites-vous bien que tout ce qui vous paraît compliqué dans cette effroyable crise de l’Eglise vient du démon. Tout ce qui vient de Dieu est simple et jamais contradictoire.
      Les âmes se perdent et certains « catholiques » passent leur temps à envoyer en enfer leurs propres frères….sous prétexte qu’ils ne partagent pas leurs pieux et religieusement corrects délires……
      Leur manque d’humilité les empêche de voir où se trouve la véritable Eglise de Notre-Seigneur….

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 09:15

      Les fruits en effet sont apocalyptiques!mais fort peu de catholiques s’en rendent compte car le modernisme souffle dans l’Eglise depuis plus d’un siècle et aveugle les intelligences, même des meilleurs…
      Quant au funeste et révolutionnaire conciliabule Vatican II voici ce qu’il faut en dire:

      LA FATALE MÉPRISE DU PSEUDO CONCILE VATICAN II

      Dans son épître aux Galates l’apôtre saint Paul, l’Apôtre des nations, nous rappelle que, selon les Saintes Écritures, Dieu a promis à Abraham le croyant et à sa postérité l’héritage de la terre en vertu de sa Foi et non en vertu de la Loi (1). Cette promesse s’adresse par conséquent à ceux qui sont justifiés par la Foi et issus de la postérité d’Abraham qui désigne nécessairement et logiquement le Christ et les justes de son Église qui posséderont la terre en héritage (2). Là encore, sur cette question fondamentale, le pseudo Concile Vatican II a égaré tous les catholiques, alors que saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle y avait déjà répondu clairement et magistralement en s’appuyant uniquement sur l’autorité des Saintes Écritures (3). Le retour des « faux juifs » (4) en Israël n’est qu’une contrefaçon du diable pour précéder la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi, le vrai Messie, et égarer les âmes par la venue de l’Antéchrist qui ira « jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (5) ou pour le Messie. Nul ne peut penser que les « faux Juifs » se convertiront à la foi catholique et retrouveront l’intégralité de leur terre en y vivant paisiblement durant l’apostasie des nations sans contredire les Saintes Écritures.

      1) Cf. Genèse, 13 : 14-17 ; 23 : 4 ; 15 : 18, 19-21 ; S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 6-9 ; S. Matthieu, 8 : 10-12 ; 23 : 37-38 ; S. Luc, 13 : 34-35 ; Romains, 11 : 25-26 (« une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païens … De Sion viendra un libérateur ») ; II Thessaloniciens, 2, 1-4 ; S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre IV, 3e Partie, 36, 7-8 ; Livre V, 3e Partie, 25, 2 [S. Matthieu, 24 : 15-17, 21 ; Daniel, 9 : 27 (« l’abomination de la désolation dans le lieu saint » et « la grande tribulation »] ;

      2) Cf. Galates, 3 : 16 ; Matthieu, 5 : 4 ; 17 : 34-35 ;

      3) Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 32, 2 ; Daniel, 7 : 13-14, 23-26 ; 9 : 27 ; Apocalypse, ch. 11 (les « deux témoins ») ; 13 : 3-9.

      4) Cf. Apocalypse, 3, 9 (l’Église de Philadelphie, la 6e Église) ;

      5) IIe Épître aux Thessaloniciens, 2 : 4.

  31. calixte permalink
    17 novembre 2011 12:54

    Charles

    Le concile Vatican II, pour discutable qu’il soit, et il l’est à bien des égards, n’est cependant pas dogmatique, car une chose est d’avoir la capacité d’exercer un pouvoir, et une autre est de s’en servir !

    La démonstration juridique de la capacité du Concile à être infaillible, sur laquelle se figent rigidement les sédévacantistes et vous-même pour ne plus reconnaître l’Eglise comme l’authentique épouse du Christ, ne suffit pas pour décerner la note infaillible à ses Actes ; elle doit être complétée par une décision explicite.

    Or cette décision explicite fait défaut à ce concile, puisque fort heureusement le Concile a renoncé à l’exercice de son pouvoir !

    C’est Jean XXIII qui l’a voulu ainsi.

    Cette surprenante décision, sans doute obscurément préparée et inspirée au Souverain Pontife par une grâce prévenante, a été imposée à l’assemblée conciliaire, le 11 octobre 1962, dans son discours d’ouverture. Les Pères y apprirent qu’ils ne devraient pas y faire œuvre dogmatique, définir des vérités divines ni dénoncer les erreurs de ce temps, et surtout ne condamner personne. Or, ce sont précisément les caractéristiques nécessaires pour qu’il y ait acte infaillible du magistère extraordinaire [1].

    Cette décision de Jean XXIII a été confirmée par son successeur, le Pape Paul VI, dans son discours d’ouverture de la seconde session.

    La défaillance dans la foi des évêques sans le pape est possible, et il peut arriver, fort heureusement rarement, dans l’exercice de son magistère ordinaire faillible lorsque touchant à des ponts disciplinaires, que cette défaillance reçoive l’appui d’un Pape, qui est et demeure toujours vrai Pape tant qu’il ne proclame pas l’hérésie en arguant de son infaillibilité.

    C’est pourquoi se faire l’avocat d’une volonté schismatique de rupture et d’éloignement de Rome suite au dernier concile et au modernisme qui a en rendu possible les déclarations (modernisme à l’oeuvre depuis des décennies bien avant 1962), est une attitude très coupable d’abandon de l’Eglise à laquelle le Christ a promis son assistance jusqu’à la fin des temps :

    « Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ;
    et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise,
    et les portes de l’hadès ne prévaudront pas contre elle. »

    Matthieu 16.13-20

    ———————

    1. Dans l’article 16 du Quodlibet IX, saint Thomas d’Aquin distingue une assistance infaillible en matière dogmatique d’une part et une assistance prudentielle en matière « pratique » d’autre part : «  »In aliis vero sententiis quae ad particularia facta pertinent, ut cum agitur de possessionibus, vel de criminibus, vel de hujusmodi, possibile est judicium Ecclesiae errare propter falsos testes. »

    Voir :
    Le concile Vatican II n’est pas dogmatique !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%e2%80%99est-pas-dogmatique/

    • Charles permalink
      17 novembre 2011 14:21

      Un clerc de mes amis vous répond:

      Je vais vous dévoiler ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ a fait parvenir à mon intelligence au cours de mon action de grâce après la célébration du Saint Sacrifice de la Messe.

      Le Concile Vatican II est l’œuvre incontestable de Lucifer avec le concours de ses serviteurs installés depuis de nombreuses années dans la place.

      On a tendance à oublier et à ne plus croire à l’existence de cet être infernale et des démons qui l’accompagnent ; De tous temps il a fait le mal et particulièrement à la Sainte Eglise de Notre-Seigneur qui, par sa prière et ses actes lutte pour protéger les fidèles de son influence néfaste.

      Ce qui perd les âmes, ce sont ces péchés mortels que le démon leur fait commettre pour perdre la foi en Dieu et les mener à la damnation éternelle. Sans la foi on ne peut entrer dans le Royaume de Jésus-Christ.

      Ce concile, Vatican II peut être considéré semblable au péché originel ; c’est un péché contre le Saint-Esprit pour ceux qui ont l’audace de l’accepter. Ce péché est irrémissible.

      Les promoteurs de ce Concile ne pensaient pas aux conséquences désastreuses de la perte des âmes rachetées par le Précieux Sang de Jésus-Christ sur la Croix.

      Lucifer, ange de lumière déchu, ayant gardé ses facultés intellectuelles malgré sa condamnation, sait très bien annihiler l’action de l’Eglise catholique dans ses fonctions. Il savait qu’en retranchant le surnaturel divin il répandrait l’esprit d’erreur et la perte d’un nombre considérable d’âmes.

      Un exemple, parmi tant d’autres, de la nocivité de ce Concile : Les prières faites par les fidèles au temps où la sainte Eglise était ordonnée et dirigée par un prélat en relation permanente avec Notre-Seigneur et la Très Sainte Trinité pouvaient être plus ou moins bien faites mais étaient acceptées par Notre-Seigneur dans sa grande bonté parce que c’était la prière de la sainte Eglise, la communion des saints. Les âmes avaient ainsi la garantie de l’éternité bienheureuse.

      Cette garantie d’éternité n’est plus assurée avec la fausse église issue du Concile Vatican II et les pauvres âmes victimes ayant perdu l’état de Grâce, leur salut n’étant plus garanti, risquent le purgatoire jusqu’à la fin du monde dans le meilleur des cas.

      Un exemple qui est donné par le Très Sainte Vierge Marie à Fatima avec la condamnation d’une jeune fille au purgatoire jusqu’à la fin du monde certifie cette probabilité.

      Un des effets de ce Concile Vatican II est la perte de la grâce sanctifiante et l’impossibilité de l’union à Dieu et de la sainteté réelle.

      La fausse église issue du Concile Vatican II continue à exercer, en apparence, un culte semblable à celui du passé, mais inspirée par l’ange déchu, Lucifer et ses ministres, elle enseigne une fausse doctrine où se mélangent le vrai et le faux, la vérité et l’erreur. Cette fausse église apparente ne peut plus donner la grâce sanctifiante, l’espérance du bonheur éternel et les moyens de l’obtenir.

      Les hommes d’église ont négligé, dans le passé, d’enseigner que nous vivons sur cette terre où règne l’ange de lumière déchu par son esprit d’orgueil qui l’avait séparé de Dieu. Il est important de bien considérer qu’à l’origine de tous nos malheurs il y a cet être infernal invisible mais d’action très efficace. Les fidèles devraient se méfier davantage de l’action de cet être infernal qui peut leur faire perdre les biens éternels.

      L’Eglise de Jésus-Christ, depuis la mort du Pape Pie XII, le 9 octobre 1958, était tout entière livrée à des hommes ayant cessé de professer la foi catholique et bien décidés à la neutraliser et à la noyer dans une vaste Contre-Eglise œcuménique, respectueuse de toutes les « spiritualités ».
      C’est après la mort du Pape Pie XII en 1958, que les ennemis de Dieu et de la sainte Eglise, (les modernistes condamnés par le saint Pape Pie X) jusqu’ alors contenus, ont pu agir librement malgré les avertissements donnés par la Bulle  » CUM EX APOSTOLATUS  » du Pape Paul IV ( 1559 ) Fixant à jamais les règles canoniques qui permettent de discerner le vrai Pape de l’intrus pouvant occuper le siège de saint Pierre. Les nouveaux maîtres modernistes, avec la puissance de Satan se séparèrent de la sainte Eglise par le Concile Vatican II et continuent toujours leur œuvre de destruction de la véritable foi.
      A toutes les époques, Satan a cherché par tous les moyens à abolir le Saint-Sacrifice de la Messe, Source de la Rédemption des âmes. Et c’est par pans entiers que la chrétienté, au cours des âges, s’est enfoncée dans le schisme et l’hérésie. L’Eglise conciliaire, issue de Vatican II, est une forme nouvelle d’apostasie beaucoup plus virulente et plus radicale que toutes les autres puisqu’elle a réussi à substituer très insidieusement et très hypocritement à la vraie Messe, une parodie sacrilège. Bien peu nombreux furent les prêtres qui virent le piège et essayèrent de l’éviter. Mais Satan, dont l’intelligence et la malice nous dépassent infiniment, nous entraîne dans la suprême traîtrise : faire célébrer le peu de vraies Messes valides, qui subsistent ici et là dans le monde, UNA CUM des prétendus papes qui ne le sont pas. Ces messes, en communion avec ceux qui la détruisent, ruinant ainsi l’Eglise dans son Unité, sa Sainteté, sa Catholicité et son Apostolicité, sont SCHISMATIQUES. C’est bien l’abomination de la désolation dans le Lieu Saint, prédite par le Prophète Daniel.
      Dans la fausse église apparente issue du Concile Vatican II, œuvre de Lucifer et de ses complices, où le vrai se mélange avec le faux, la vérité et l’erreur, il est pratiquement impossible de se maintenir en état de grâce et d’obtenir la persévérance finale due à cet état.
      Lucifer, ayant gardé toutes ses facultés naturelles et intellectuelles de sa nature angélique avait, d’une façon très rusée, établit de faire disparaître du sein de la sainte Eglise tous les moyens sacramentaux donnés aux fidèles pour résister aux tentations et ainsi leur faire perdre la grâce sanctifiante en leur donnant à la place une nourriture empoisonnée faite de toutes les jouissances sensibles que l’on peut trouver dans ce monde lui appartenant.
      A l’époque, quand l’Eglise était ordonnée, les hommes d’Eglise ont laissé les fidèles dans une certaine ignorance ; Il y a d’abord une chose certaine : c’est la présence de Satan dans le monde ; Satan, à l’heure actuelle est sur terre autant que dans les enfers car l’Apôtre saint Paul nous déclare, ainsi que saint Jean dans l’Apocalypse qu’au terme de leur bataille dans le ciel, Saint-Michel et Satan, les bons anges et les mauvais anges, la lutte s’est terminée dans cette défaite de Satan qui a été chassé, nous dit l’Ecriture, sur terre et dans l’atmosphère. Tous les démons ne sont pas dans l’enfer, il faut bien savoir cela ; nous n’avons pas l’air d’y penser, ni de le croire, mais cependant, pendant des années le Pape Léon XIII nous a fait réciter la prière à saint Michel au pied de l’autel, après la messe : « Repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui errent dans le monde pour perdre les âmes. Ce n’est pas nous qui sommes dans un monde nouveau ; nous sommes dans le monde où le bon Dieu nous a mis ; et pourquoi sommes-nous avec Satan dans ce monde, c’est que : quand le bon Dieu a créé l’homme, il l’a créé comme son enfant, il lui a donné la grâce de la vie et de la vie divine. Mais comme Satan était déjà sur terre puisqu’il avait été vaincu par Saint Michel à l’heure de la bataille, qu’a fait le bon Dieu ? Il a créé l’homme sur terre en prenant du limon de la terre, mais au lieu de le laisser dans le royaume de Satan, il l’a mis dans un paradis : le paradis terrestre, qui était réservé à ses enfants. Et quand l’homme a désobéit dans le paradis terrestre, il a été chassé du paradis pour être mis sur terre avec l’autre révolté, Satan, et cela doit dure, nous dit l’Ecriture, jusqu’au jour de la Rédemption du matériel, de l’humain serait accordée ; car la rédemption des âmes est faite, mais la rédemption complète de tout la création n’a pas été faite. Le règne de Dieu n’est pas encore établit.

      Je vous invite à lire les sermons de saint Léonard de Port Maurice sur le petit nombre des élus pour bien comprendre qu’un grand nombre de fidèles allaient en enfer et que les prêtres en étaient les plus nombreux à cause de leurs négligences personnelles. Prenons l’exemple d’un fidèle qui pratique sa foi et se confesse régulièrement. S’il venait à pécher gravement et à cacher sa faute au confessionnal, il arriverait au bout d’un certain temps, par le nombre de sacrilèges répétés, que ce péché deviendrai pécher contre le Saint-Esprit ; péché impardonnable, irrémissible. Et malgré une vie religieuse bonne en apparence, à cause de ce péché, il irait en enfer de sa propre faute personnelle : On ne peut pas mentir impunément au Saint-Esprit ; on devrai savoir qu’on ne se moque pas non plus de ceux que Dieu a établis comme responsables. L’exemple d’Ananie et Saphire en témoigne dans les Actes des Apôtres ; (Actes 5, 1) et de même saint Paul dénonce ce genre de péchés qui ont provoqué de nombreux cas de maladie et de décès. (I Cor., 11, 30-32) Cela expliquerait la négligence d’un grand nombre de fidèles confiés à leurs soins.
      Je vous en recommande donc la lecture qui vous aiderait à ne pas tomber dans les pièges de Lucifer et de son influence.
      Ce qui est encore plus grave, c’est que la fausse église apparente moderniste continue à fonctionner dans l’erreur et le mensonge avec un semblant de « comme avant ». Il se peut qu’avec le temps, ces « fidèles » croyant être dans la vérité, nourris à leur insu avec des sacrements invalides, ne soient plus protégés des influences du démon avec risque de possession ou d’envoutement. C’est le triomphe de Lucifer ; ils vont tous en enfer dit saint Léonard de Port Maurice ; on ne se moque pas de Dieu sans avoir les réactions du Dieu des armées. Vous voilà prévenus.

  32. Espada permalink
    17 novembre 2011 14:54

    Contra factum non datur argumentum ! Les faits sont têtus et les faits sont les suivants: nous avons une Secte Conciliaire qui depuis le Conciliabule de Vatican II nous enseigne l’Hérésie, nous avons une perte générale de la vraie Foi dans le monde entier, une destruction totale des Sacrements, un enseignement syncrétiste de pure Gnose qui envahit tout et qu’un Saint Irénée aurait pu fustiger de la même façon qu’il l’a fait en son temps et tous ces Messieurs (avec quelques clercs bien planqués en dessous qui vont nous faire croire que c’est par humilité qu’ils ne montrent pas le bout de leur nez..hahahaha ) quelque peu mondains et verbeux, avec leurs arguments de philosophie de comptoir, nous font croire que tout cela provient de la véritable Eglise du Christ ? Que la Sainte Eglise du Christ et toute sa hiérarchie peut nous prêcher l’Hérésie de façon habituelle depuis Vatican II ? Quelle doctrine nouvelle ! Luther lui-même en oublierait sa doctrine de la justification par la Foi seule, tout ému et comme excité et transis par une telle nouveauté !…Quelle position sectaire, hérétique, comme jamais nous n’en avons vue depuis que Notre Seigneur a institué l’Eglise, position qui participe à sa façon très traditionnelle et très subtile mais avec la même efficacité venimeuse et perverse, à la destruction quasi-totale de cette véritable Eglise du Christ contre laquelle, Dieu merci, les portes de l’Enfer ne prévaudront jamais totalement !…Et ce sont ces Messieurs qui veulent nous faire croire que la Secte Conciliaire est l’Autorité légitime et toute naturelle (ben voyons !) instituée par NSJC ? Ce sont ces Messieurs qui aussi vont nous faire croire qu’on peut se sauver en étant en communion avec cette Grande Gomorrhe ? Eh bien je répète à ces Messieurs bien suffisants, bien imbus de leurs arguments spécieux, que les faits sont contre eux, de façon permanente contre eux chaque jour que Dieu fait : contra factum non datur argumentum… Et les faits c’est que Votre Secte Conciliaire est une machine à broyer et à détruire les âmes, Votre Secte Conciliaire est l’œuvre du Démon, et les faits le prouvent tous les jours !… contra factum non datur argumentum. Alors Messieurs allez-donc rejoindre une bonne foi pour toute cette Grande Gomorrhe, Votre Secte tant adorée, votre autorité hérétique et schismatique que vous aimez tant, et arrêtez de faire semblant de vous y opposer, en persécutant et en posant comme vos pires ennemis les gens qui ont encore le sens de la Foi Catholique et qui n’ont pas besoin de votre baratin de pseudo-intellectuel pour voir avec les yeux de la Foi que cette Secte Conciliaire ne peut pas être l’Eglise du Christ mais seulement son simulacre, son inversion diabolique !…Dieu jugera les siens en temps et en heure !..Bien le bonjour à tous et que Dieu vous bénisse!

  33. Calixte permalink
    17 novembre 2011 17:14

    Charles,
    Espada,

    En effet, : « Contra factum non datur argumentum » ce qui signifie que les faits sont têtus et les faits sont les suivants contrairement à vos allégations aussi rapides qu’inexactes.

    Vatican II, et il est désagréable d’avoir à le rappeler à un clerc ami de Charles qui devrait pourtant le savoir s’il était instruit de sa religion ce qui semble ne pas être le cas, est un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), c’est-à-dire non par l’attachement à la Tradition et l’horreur de toute nouveauté, mais bien plutôt éminents « amore et studio momnis novitatis ac detestatione doctrinae ab Apostolis traditae », c’est-à-dire par un prurit de nouveautés et par la détestation de la Tradition ; guidés par des théologiens – vrais auteurs du Concile – autrefois condamnés par le Saint-Office.

    On peut donc dire que l’Esprit de Vérité s’est servi de l’aversion typique du libéralo-modernisme à l’égard des définitions dogmatiques pour empêcher que le Magistère infaillible de l’Eglise ne soit engagé dans un Concile, où, du côté humain, existaient toutes les prémisses pour des énoncés erronés.

    Et c’est là l’unique assistance, purement négative, que Vatican II, ou plus exactement l’Eglise à l’occasion de Vatican II, peut revendiquer de l’Esprit de Vérité. Et ceci permet d’expliquer aussi cette anomalie de l’unique Concile oecuménique dans l’histoire de l’Eglise auquel revient certes la qualité de Magistère extraordinaire, mais seulement authentique, c’est-à-dire non infaillible.

    Et s’il est non infaillible, ces décisions non pas de force dogmatique et peuvent être discutées, voire être l’objet d’un résistance puisque contredisant, non des dogmes évidemment, mais des points de la « discipline » catholique.

    A ce titre, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le pape reste pape :

    – « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

    Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

    – « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.»

    Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

    Cette résistance est étendue à l’ensemble des fidèles, comme le soutient saint Thomas : « si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2.

    Ceci faisant, par delà le légitime et nécessaire devoir de résistance face à l’erreur prôné par tous les docteurs de l’Eglise comme nous venons de le voir – ce en quoi la FSSPX est absolument fidèle à la Tradition en évitant l’horrible piège schismatique que vous proposez qui n’est rien d’autre qu’une attitude tout droit inspirée de Luther – qu’un Pontife élu par le Conclave en vertu du « droit divin » qui caractérise son élection et sa fonction suprême (can. 1556), ne perd jamais sa charge tant que le Ciel juge utile de la lui conserver.

    Et s’il ne perd pas la charge que le Ciel lui conserve, alors vous devez, tout catholique doit impérativement, reconnaître le Pape comme authentique successeur de saint Pierre.

    Ne pas le faire en refusant ce que le Ciel exige en conservant sur son siège le Saint-Père, en affirmant avec bruit que l’Eglise n’est plus à Rome, que les Papes ne sont plus Papes, qu’ils sont des imposteurs ou des antipapes, est un très grave péché mortel, un blasphème qui vous exclut de l’Eglise et vous retranche de l’Epouse de Jésus-Christ en laquelle seule est le Salut.

    Et puisque Charles a eu la bonté de nous citer saint Léonard de Port Maurice, appliquez à votre conduite schismatique qui vous retranche de l’Eglise en laquelle est le Salut, en vous mettant en état de péché mortel, les paroles de ce bon saint afin que vous soyez sauvés de l’erreur perverse du sédévacantisme, libérés de l’illusion luthérienne du schisme, purifiés de vos blasphèmes prononcés envers la sainte Eglise :

    « Personne ne se damne s’il ne pèche mortellement, c’est de foi ; personne ne pèche mortellement s’il ne le veut, c’est là une proposition théologique incontestable. Donc personne ne va en enfer s’il le veut. La conséquence est évidente. Cela ne suffit-il pas pour vous consoler ? Pleurez les péchés passés, confessez-vous bien, ne péchez plus à l’avenir, et vous serez tous sauvés. Pourquoi donc tant se tourmenter, puisqu’il est certain que pour aller en enfer il faut pécher mortellement, que pour pécher mortellement il faut le vouloir, et que par conséquent on ne va en enfer que si on le veut ? Ce n’est pas là une opinion, mais une vérité incontestable et bien consolante ; que Dieu vous la fasse comprendre et vous bénisse. Amen« .

    • espada permalink
      18 novembre 2011 16:06

      Monsieur, je ne sais si c’est l’aveuglement, la mauvaise foi, ou les deux réunis qui vont font écrire de telles fadaises dans votre réponse à ce que j’ai écrit hier. Comment pouvez-vous parlez de Magistère Authentique qui ne soit pas infaillible en matière de foi et de mœurs ? CAR je vous rappelle au cas où vous ne le sauriez point qu’il existe des Constitutions Dogmatiques dans Vatican II, d’ailleurs bourrées d’hérésies, et qui NECESSITENT en leur essence même l’engagement de l’Autorité Infaillible de L’Eglise réunie en Concile Général et oecuménique! Ce qui prouve bien, a posteriori, que ce Concile NE POUVAIT PAS ETRE UN CONCILE DE L’EGLISE CATHOLIQUE MAIS UNE MASCARADE DIABOLIQUE ! Ce que vous me dîtes donc là est une nouvelle doctrine, en rien catholique, à savoir que l’Eglise par son Magistère Authentique peut prêcher l’erreur non seulement en Concile Œcuménique Général, mais par les fruits même de ce Concile, c’est à dire prêcher l’erreur de façon HABITUELLE ET PERTINACE par son Magistère Ordinaire Universel au nom d’une DOCTRINE NOUVELLE !… Il y aurait de quoi bien sourire si le sujet n’était si dommageable pour le salut des âmes, et je répète encore une fois que contre les faits vos arguments ne tiennent pas ! Ce que vous faites entendre ici est une MONSTRUOSITÉ doctrinale. Il est clair que par là nous n’avons plus la même religion, et avant de lancer l’anathème sur moi-même et sur ceux qui estiment à juste titre qu’il y a une duperie, que dis-je une supercherie diabolique dans toutes ces affirmations dont vous êtes le défenseur, vous feriez mieux d’examiner un peu plus la cohérence doctrinale de ce que vous avancez.
      Vous vous en tenez aux Papes conciliaires et à leur légitimité, ce que je réfuterai en temps et en heure d’ailleurs, car il est loin d’être prouvé qu’ils sont légitimes selon la Loi même de l’Eglise et leur hérésie pertinace est un fait avéré, et dont vous vous faites pourtant les tenants et défenseurs, comme si ce problème était le seul problème du temps présent ALORS QUE c’est la Secte Conciliaire dans son TOUT et ses PARTIES, dans sa FORME et sa MATIERE, dans son pape ET toute sa hiérarchie et donc dans son pseudo M.O.U. qui prêche de façon habituelle et pertinace l’HERESIE sous toutes ses formes ! Je vous rappelle que le M.O.U EST INFAILLIBLE et c’est une hérésie de prétendre qu’il puisse errer, et DE PLUS errer de façon habituelle comme on le voit depuis plus de 30 ans! C’est une évidence quand on considère que le rôle du M.O.U est de défendre, c’est son essence même, la Vraie Doctrine quand il représente l’Eglise Enseignante prise en son tout et en union avec le Saint-Siège !..OR VOTRE SOIT-DISANT M.O.U. prêche l’HERESIE ! Comment peut-il être le VRAI M.O.U. ? Les promesses de Notre Seigneur ne seraient-elles que des mensonges ? Que soit anathème celui ou celle qui le pense !.. Vous nous traitez comme j’ai pu le lire dans ce site, de luthériens et de schismatiques ? Mais cher Monsieur c’est vous le luthérien et le schismatique qui s’ignore ! C’est vous le défenseur du Libre Examen, c’est vous qui vous arrogez une autorité que vous n’avez pas au nom d’erreurs manifestes pour la raison !…Vous détruisez l’essence même de l’Eglise, et introduisant la possibilité d’erreur au sein même du magistère et de l’autorité vous avez le toupet de nous envoyer l’anathème et de nous déclarer Urbi et Orbi en état de péché mortel ? Je vous donne rendez-vous au Jugement de Dieu et nous verrons bien celui qui méritait cet anathème ! Votre attitude est totalement sectaire alors que vous devriez vous en tenir au statut de celui qui défend une OPINION parmi d’autres et qui se doit de démontrer avant tout le bien fondé et la solidité de son propre système… Ce que je tente moi-même de faire sans prétendre d’aucune façon m’ériger en quelconque autorité, sinon celle que me donne de plein droit la VERITE qui s’adresse à notre raison et qui je vous le rappelle est l’adéquation de l’intelligence à l’Etre.
      Monsieur vous erreurs ne s’arrêtent pas là hélas !… Vous parlez d’assistance négative ! Qu’est-ce donc que cette philosophie à relent d’hégélianisme ? Croyez-vous aussi que le Bon Dieu assiste négativement le péché et de plus le péché d’hérésie ? C’est effectivement une hérésie de l’affirmer, et vous devez confondre prémotion physique et détermination formelle de l’objet car je vous le rappelle, Dieu ne participe en rien au péché sinon dans le soutien de l’être même de l’acte puisque rien n’échappe à la causalité divine en ce qu’il a d’être et donc de POSITIVITE! IL N’Y A PAS D’ASSISTANCE NEGATIVE, c’est un pseudo concept, c’est une chimère de mauvaise philosophie, car toute assistance est nécessairement POSITIVE, dans le sens où elle signifie quelque cause formelle dans un ordre de causalité donné. Toute cause efficiente confère l’être ou la forme, mais Dieu n’est en rien CAUSE EFFICIENTE de quoi que ce soit dans le péché sinon en ce qu’il a d’être, et voir une assistance négative de Dieu dans le Concile Vatican II c’est ne rien dire de vrai, c’est parler dans le vide, c’est confondre l’Etre et le Non-être, c’est faire du blabla, et c’est en plus ajouter un blasphème à sa propre erreur !…

      Vous faites donc explicitement le jeu de la Secte Conciliaire et toutes vos oeuvres si bonnes puissent-elles être sont stérilisées par une erreur de fond qui écroule tout l’édifice. Vous vous soumettez à une fausse autorité hérétique et schismatique et en cela vous vous coupez des canaux ordinaires de la grâce sanctifiante.

      Bien le bonjour chez vous, et que Dieu vous bénisse.

  34. Charles permalink
    17 novembre 2011 20:36

    Voici ma réponse aux allégations de Calixte.Ce qui est de moi est entre parenthèses. .Quant à Espada, je pense qu’il répondra de son côté à ce tissu d’insanités…très pieuses et très..;savantes!!!

    [Charles. Pour plus de clarté dans la lecture de votre réponse « étendue », les longues citations de Calixte que vous repreniez (saint Robert Bellarmin, Cajetan, saint Léonard de Port-Maurice, etc.) ont été omises, mais en conservant évidemment en leur intégralité, et en leur forme, vos analyses. LA QUESTION].

    En effet, : “Contra factum non datur argumentum”(bien que je ne sois pas Espada, je trouve votre procédé Monsieur l’Abbé d’emblée bien téméraire de reprendre ainsi les propres citations de vos adversaires afin d’en faire un usage vicieux et controuvé!) ce qui signifie que les faits sont têtus et les faits(oui ils le sont et Dieu a voulu que le simple fidèle pourvu qu’il ait encore un minimum de sensum fidei soit à même d’observer et de vivre les « changements » incroyables de la Révolution conciliaire…) sont les suivants contrairement à vos allégations aussi rapides qu’inexactes.(c’est vous qui le dites!)
    Vatican II, est il est désagréable d’avoir à le rappeler à un clerc ami de Charles qui devrait pourtant le savoir s’il est instruit de sa religion, est un acte du Magistère authentique non infaillible( Non c’est faux et vous le savez bien car le magistère ordinaire authentique est toujours infaillible, cela découle de l’infaillibilité de Pierre), guidé, de surcroît, par des évêques non éminents (ce concept est nouveau dans l’Eglise! Un évêque est toujours par définition « éminent »!) « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), c’est-à-dire non par l’attachement à la Tradition et l’horreur de toute nouveauté, mais bien plutôt éminents « amore et studio momnis novitatis ac detestatione doctrinae ab Apostolis traditae », c’est-à-dire par un prurit de nouveautés et par la détestation de la Tradition(tiens! tiens dites -moi par quel tour de magie ces évêques-là se sont trouvés dans l’Eglise Catholique?Vous marchez sur la tête M. l’Abbé!!!) ; guidés par des théologiens – vrais auteurs du Concile(ah…!) – autrefois condamnés par le Saint-Office.(ah ça alors c’est plus fort que de jouer au bouchon!!! Vous êtes en train de nous expliquer que ce concile ,pourtant celui de l’eglise comme vous dites, a été entièrement téléguidé, manigancé par des évêques vermoulus et des théologiens condamnés, donc plus catholiques du tout…à moins de s’être rétractés!Auriez-vous perdu tout sens de ce que doit être un vrai concile catholique cher Abbé?Vous jouez avec le feu…et ce n’est pas celui de l’Esprit Saint mais plutôt celui ,dévorant, des régions inférieures….!)
    On peut donc dire que l’Esprit de Vérité( expression nouvelle dans la bouche de l’Abbé! peut-on savoir de quel esprit parlez-vous? moi je ne connais que le Saint Esprit clairement défini dans l’Eglise depuis toujours…pour un traditionaliste, c’est bizarre…) s’est servi de l’aversion typique du libéralo-modernisme à l’égard des définitions dogmatiques pour empêcher que le Magistère infaillible de l’Eglise ne soit engagé dans un Concile( mais alors comment peut-il être infaillible un magistère qui peut se laisser entraîner dans le moderno-libéralisme sans le recours à un « esprit de vérité », espèce d’ovni du monde tradiconciliaire sans doute…. c’est à pleurer!vous faites fi avec une désinvolture grave du principe de non-contradiction:vous êtes un moderno-libéral qui s’ignore(?)), où, du côté humain, existaient toutes les prémisses pour des énoncés erronés. ( c’est le cas de le dire puisque presque tous les Princes de l’Eglise ont trahi Notre-Seigneur comme un seul homme, « pape » en tête!!!)
    Et c’est là l’unique assistance, purement négative( ah tiens! encore un concept OVNI non estampillé par l’Eglise catholique…), que Vatican II, ou plus exactement l’Eglise(auriez-vous tendance à confondre l’Eglise avec ce conciliabule inspiré par Satan?cequi n’est pas étonnant vu que vous confondez une secte avec la véritable Eglise!)ce ne sera à l’occasion de Vatican II, peut revendiquer de l’Esprit de Vérité.( encore lui! mais où est passé l’Esprit Saint? serait-il en grève depuis le conciliabule maudit???!) Et ceci permet d’expliquer aussi cette anomalie( j’ai envie de vous dire très irrespectueusement: tu l’as dit bouffi!) de l’unique Concile oecuménique(l’oecuménisme a été condamné par l’Eglise vous le savez aussi bien que moi!) dans l’histoire de l’Eglise auquel revient certes la qualité de Magistère extraordinaire(comme le rite du même nom??? je plaisante….détendez-vous!), mais seulement(ah…pauv’bête!) authentique, c’est-à-dire non infaillible.(archi faux! vous êtes un menteur et un faussaire…)

    Ceci faisant, par delà le légitime et nécessaire devoir de résistance( vous enfoncez sciemment des portes ouvertes….) face à l’erreur prôné par tous les docteurs de l’Eglise comme nous venons de le voir – ce en quoi la FSSPX est fidèle à la Tradition en évitant l’horrible piège schismatique(au contraire! elle est tombée dedans à pieds joints et avec délectation!elle porte une immense responsabilité dans la déroute universelle de la Tradition…et ce n’est pas parce qu’elle aura sauvegardé la liturgie et ses oeuvres qu’elle pourra restaurer l’Eglise qui est au tombeau et qui ne survit « façon ancienne » que dans les cervelles hallucinées des clercs de la Fraternité!) que vous proposez qui n’est rien d’autre qu’une attitude tout droit inspirée de Luther( c’est là votre injure suprême?vous auriez pu trouver mieux cher Abbé…) – qu’un Pontife élu par le Conclave, ne perd jamais sa charge tant que le Ciel juge utile(ah..Saint utilitarisme que de crimes en ton nom…etc…) de la lui conserver.( et comment expliquez-vous que depuis quante ans le magistère ordinaire de l’Eglise -de votre rêve d’église – enseigne avec pertinacité l’hérésie? il faut raison garder si l’on veut rester catholique!)
    Et s’il ne perd pas sa charge que le Ciel lui conserve( blasphème monstrueux! comment le Ciel pourrait-il conserver (!) la charge de ce qu’il sait être en dehors de l’Eglise??? On marche sur la tête chez vous dites-moi! Bonjour les grosses migraines!), alors vous devez( je reconnais bien là le cléricalisme dominateur et sûr de lui-même! Même dans l’erreur la plus criante et la plus évidente il n’hésite pas à en imposer aux fidèles et à faire appel à une autorité qu’il n’a plus!Contentez-vous de dire votre messe – non una cum bien sûr- et vous verrez que vous trouverez vite le chemin du Golgotha..mais au moins vous serez toujours catholique!), tout catholique doit, reconnaître le Pape comme authentique successeur de saint Pierre.
    Ne pas le faire en refusant ce que le Ciel exige( ce qu’il exige de nous c’est de rester catholique et de ne pas hurler avec les loups et de ne pas même saluer ceux qui ont tourné le dos à 2000 ans de foi, tout en continuant à singer démoniaquement les rites et coutumes de l’Eglise!) en conservant sur son siège le Saint-Père(on sent que vous en avez plein la bouche!méfiez-vous de Satan il est plus rusé encore que vous!!!), en affirmant avec bruit que l’Eglise n’est plus à Rome( c’est Mgr Lefebvre lui-même qui nous l’a dit et démontré!!!), que les Papes ne sont plus Papes, qu’ils sont des imposteurs ou des antipapes, est un très grave péché mortel( je n’irai toutefois pas me confesser à vous , mon Père!), un blasphème qui vous exclut de l’Eglise( comme Mgr je vais vous dire que ce m’est une gloire d’être exclu de cette église là qui n’a plus rien de catholique sauf les apprences qui sont celles du Démon!) et vous retranche de l’Epouse de Jésus-Christ en laquelle seule est le Salut.(« tu l’as dit bouffi »!)

    Et puisque Charles a eu la bonté(seriez-vous en outre un peu jésuite ou…faux-cul?!) de nous citer saint Léonard de Port Maurice, appliquez à votre conduite schismatique( c’est l’hopital qui se fout de la charité!!!)qui vous retranche de l’Eglise( nous ne parlons plus de la même église , ce qui fait que les dés sont pipés dès le départ…car vous VOUS appartenez à une secte apostate, hérétique et schismatique!) en laquelle est le Salut, en vous mettant en état de péché mortel, les paroles de ce bon(Ah…l’onctuosité cléricale…piège à tradicons!)) saint afin que vous soyez sauvés de l’erreur perverse(Oh! que c’est vilain de dire des gros mots!) du sédévacantisme(Ah OUI! j’oubliais! Voilà le seul ennemi de tous ces bons chrétiens…la bête immonde qu’il faut exterminer et envoyer en Enfer…les gentils modernistes sont des agneaux à côté de ces monstres là tout droit sortis de la cuisse à LUCIFER!), libérés de l’illusion luthérienne( ah depuis que votre bon « pape »Benoît l’a célébré vous le citez ce cher Luther…à quand le mariage mystique et…homo bien sûr?!!!! C’est pitoyable!) du schisme(encore!!!si vous employez si bien ce mot à tout boutde champ c’est pour mieux empêcher vos ennemis les plus radicaux de l’employer les premiers!!! ça ne marche plus!), purifiés( je crains fort que la vôtre ne se fasse dans l’autre monde…oremus!) de vos blasphèmes( c’est ma gloire! car les ennemis de Dieu, même déguisées en brebis sacerdotales, doivent et seront exterminés devant la face de Dieu!) prononcés envers la sainte Eglise

    Merci pour ce paternaliste et clérical rappel, mais cette sentence qui est complètement hors sujet, en dit long toutefois sur votre état d’esprit à l’égard de vos ex-frères dans la foi. Craignez le jugement de Dieu car on juge l’arbre à ses fruits et rappellez-vous que le péché contre l’Esprit Saint est irrémissible. Je ne prolongerai pas plus avant cette polémique qui va devenir très vite stérile puisque nous ne parlons plus de la même église..mais par égard aux âmes e bonne volonté qui peuvent glaner sur ce forum un souffle de vériité et d’espérance, je me devais de vous répondre. Ce n’est pas pour vous que je l’ai fait mais d’abord pour eux! Sachez-le! Adieu.

  35. lève-toi permalink
    17 novembre 2011 22:36

    Monseigneur Lefebvre lui-même disait :  » Nous ne savons plus si les sacrements qu’ils donnent sont valides, nous ne savons plus ».
    Il y a aussi un fait étrange, à savoir que la publication des sermons de Mgr Lefebvre est pratiquement interdite à tel point de recourir aux tribunaux de la république et faire condamner l’éditeur. Les sermons du fondateur de la FSSPX sont-ils trop durs ?
    La FSSPX est le « petit nombre qui y voit clair », celui qui est fidèle à la Tradition de toujours.
    Prions Dieu qu’il nous le garde, avec le secours nécessaire de Notre-Dame.

  36. Sertillange permalink
    17 novembre 2011 23:04

    Mgr Lefebvre qualifiait le Cal Ratzinger de Serpent Romain. Il précisait que » la chaire de Pierre et les postes d’autorité sont occupés par des antichrist ». Pour quelles raisons la publication des sermons de Mgr Lefebvre est-elle pratiquement interdite ,au point d’avoir recours aux tribunaux républicains et faire condamner un éditeur ?

  37. 17 novembre 2011 23:25

    lève-toi,
    Sertillange,

    En réalité Mgr Fellay, agissant en cette affaire en tant que supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, justifie sa décision légitime, en raison du souhait clairement exprimé et soutenu par l’ensemble des responsables de la Fraternité sacerdotale, de permettre, à terme, une édition générale, sérieuse et largement documentée de la version intégrale des sermons de Mgr Lefebvre, dont la FSSPX détient seule les droits et le dépôt, de par la volonté même, ne l’oublions-pas, du fondateur d’Ecône.

    Ceci explique donc pourquoi ceux qui prennent aujourd’hui l’initiative sauvage d’une publication de ces textes, non de quelques uns mais de quasiment tous de façon brutale sans en être évidemment le moins du monde autorisés, commettent au regard du droit positif – et il a son importance en ces domaines éditoriaux par-delà l’aspect religieux – un acte pur et simple qui relève du vol sur le plan de la propriété intellectuelle que possède officiellement, légalement, et surtout moralement de part une pieuse volonté testamentaire, la FSSPX sur les sermons publics de Mgr Lefebvre.

    Pax Vobis +

  38. Charles permalink
    18 novembre 2011 18:44

    Le clerc qui répond au nom de La Question sur la propriété intellectuelle (savourons l’expression !)de la dite FSSPX…a bien appris sa leçon! Les fidèles en quête de vérité sur ce sujet en trouveront en cherchant bien sur internet…..
    Je rappelle à tous les clercs de ce blog que Notre-Seigneur n’est pas venu apporter la paix mais le glaive……;Toute paix faite en dehors de Lui est en fait une Guerre que Satan livre à l’humanité qu’il veut perdre définitivement. Bonne soirée à tous!

  39. lève-toi permalink
    18 novembre 2011 21:14

    De toute façon, il ne faut tout de même pas cent sept ans pour en faire une édition ?

  40. Calixte permalink
    18 novembre 2011 22:14

    Charles
    Espada

    Je réponds ici à vos messages :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-22989

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-22962

    ———————————-

    Comme ma première, cette réponse vous est adressée collectivement. Bien évidemment vos styles diffèrent, et je ne saurai trop me féliciter de la « relative mesure », quoique, avec laquelle Espada rédige ses arguments ce qui contraste avec les manières absolument désagréables de Charles, mais sur le fond vos propos se rejoignent et forment, comme en un écho répétitif de l’un à l’autre, une identique partition erronée, je n’ose dire un même « cantique » tant ils sont éloignés de la doctrine catholique.

    Bien évidemment je ne m’arrête à aucune de vos guirlandes colorées constituées d’adjectifs aimables que vous avez tressés à mon endroit, laissant cela à l’écume superficielle, dénuée d’intérêt, d’un flot de visions schismatiques confuses si terriblement éloignées du véritable esprit de charité propre à des chrétiens.

    Mais posons un fait : ainsi donc pour vous Messieurs, les docteurs de l’Eglise, dont certains sont sur les autels, les plus éminents théologiens et canonistes qui vous ont été cités, débitent des « fadaises » (sic !)

    Examinons cela.

    1°) Premier point le sujet du magistère ordinaire authentique qui serait selon vous « toujours infaillible ».

    Le Magistère ordinaire est, sachez-le, « conditionnellement » infaillible, ce qui explique que Vatican II peut être contesté sur ses points litigieux. Et s’il advient que le Pape ou les Évêques, même dans leur enseignement “ authentique ”, enseignement donné par eux en vertu de leur fonction, avec l’autorité de leur rang, en viennent à proférer quelque nouveauté ou quelque opinion discutée, pareille doctrine ne peut être considérée comme relevant du Magistère ordinaire. Elle ne présente alors aucune garantie d’infaillibilité. Et c’est la grande infirmité de ce magistère ordinaire de n’être pas séparé par une frontière nette et incontestable du royaume des opinions humaines. ((Tertium non datur : « sive solemni judicio, sive m.o.u. », Dz 1792)

    Vatican II n’a pas été un exercice du magistère extraordinaire comme cela a été déclaré à plusieurs reprises au Concile.

    II y a donc, dans la mission divine de la Hiérarchie, des points faibles, pire, de grands espaces faillibles. S’il n’y en avait pas, les hommes d’église seraient de vrais dieux ! Il faut donc distinguer des degrés dans l’exercice des pouvoirs hiérarchiques. En certains domaines, à certaines conditions précises, l’infaillibilité du Magistère est sûre et entière : c’est pour ainsi dire Dieu même qui parle par le Pape, par le Concile. En d’autres domaines, ou faute de certaines conditions, la défectibilité humaine l’emporte sur l’assistance divine.

    Que les évêques aient été à Vatican II d’accord avec un enseignement, liturgique, moral, pastoral nouveau n’est pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais, nous l’avons vu, qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI. Les Actes du Concile Vatican II, et tous les actes du magistère authentique qui s’ensuivent, ne sont donc pas infaillibles. S’ils ne sont pas infaillibles, c’est qu’ils sont faillibles.

    La perspective catholique est très claire : l’autorité est au service de la vérité. Il n’est donc en aucune façon possible d’exiger l’obéissance lorsque l’enseignement proposé est contraire à la vérité. L’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin. Et c’est justement à cause de cette grande confusion au sujet du rapport entre autorité et vérité que les « révolutionnaires » ont pu greffer sur le tissu catholique les germes de l’erreur moderniste, sans que les « anticorps » ne réagissent à cette terrible infection. Ils ont abusé de l’obéissance pour imposer leur fausse doctrine, et chaque fois que certains avec courage ont tenté de manifester leur désaccord, on a utilisé contre eux l’accusation de « désobéissance » pour isoler ces malheureux et briser ainsi toute forme de résistance. C’est cet usage pervers de la vertu d’obéissance que Mgr Lefebvre a magistralement défini comme étant « le coup de maître de Satan »

    Qu’en est-il donc pour les actes de l’autorité suprême qui ne sont pas de destination universelle ?

    Réponse de saint Thomas (Quodlibet IX, art. 16) :

    « In aliis vero sententiis quae ad particularia facta pertinent, ut cum agitur de possessionibus, vel de criminibus, vel de hujusmodi, possibile est judicium Ecclesiae errare propter falsos testes. »

    Dans l’ordre « pratique », et notamment dans le gouvernement de l’Eglise, il n’est donc pas du tout impossible qu’un pape puisse effectivement se tromper dans le cadre de décisions portant sur des faits particuliers.

    Les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent bien que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire. Mais remarquons que la mention de « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, etc… Si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible.

    Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI.

    Les choses sont donc réglées, Vatican II n’a pas de caractère d’autorité infaillible.

    La situation a-magistérielle qui a précédé, accompagné et suivi Vatican II fait que l’une, et non des moindres spécificités de ce concile est que la volonté du pape et des évêques fut de le situer sur un plan purement non-dogmatique. Ainsi, la volonté de « fixer une ligne » fut parfaitement claire : Vatican II a engendré un état d’esprit, mais sûrement pas un corpus doctrinal.

    2°) L’hérésie du Concile et des Papes conciliaires

    La question unique au sujet de la prétendue hérésie du Concile qui fait bondir Espada et vociférer Charles, est : y a-t-il une hérésie formelle des papes conciliaires de Jean XXIII à Paul VI, Jean-Paul II jusqu’à Benoît XVI ?

    Or, je vous rappelle, que pour qu’il y ait une hérésie il faut une erreur en matière de dogme, premier point ; il faut ensuite qu’il y ait une pertinacité sentenciellement constatée, jugée, observée, sourcée et documentée, second point ; et là le deuxième point, vous aurez du mal à l’obtenir et troisièmement il faut une désertion de la foi en la révélation chrétienne.

    Comme l’ensemble des trois conditions n’est pas réuni, c’est le moins qu’on puisse dire, Vatican II, du point de vue du droit canon, et l’Eglise est une société spirituelle fondée sur ce droit, ne participe pas de l’hérésie formelle. D’ailleurs, s’il n’y a pas d’hérésie formulée clairement dans tout le magistère conciliaire, ce n’est pas pour rien. Cela signifie que nous avons quand même affaire à des évêques qui, quoique modernistes, connaissent parfaitement leurs classiques et qui ont fait en sorte de ne pas déraper formellement en matière de dogme.

    3°) A la tête de l’Eglise, qui sera jusqu’à la fin des temps, il y a toujours un Pape

    Le dominicain ardennais Billuart (+ 1757), qui synthétisa l’enseignement de l’école thomiste traditionnelle quelques années avant que la Révolution ne vienne définitivement ruiner le cadre congénital de la scolastique que fut une société de chrétienté, pense effectivement que même un pape hérétique qui fait état de son erreur peut continuer à exercer la papauté. Il faudrait, pour qu’il perde sa juridiction, une déclaration des évêques catholiques (seuls juges de la foi, en dehors du pape, de par la volonté divine) constatant l’hérésie du pape. Billuart soutient même une suppléance de l’autorité de juridiction. Quant à Timoteo Zapelena s.j. il émit aussi l’hypothèse d’une suppléance de juridiction, bien que limitée, accordée par le Christ pour assurer la continuité de l’Eglise.

    Si Billuart émet l’hypothèse d’une suppléance de juridiction pour un pape manifestement hérétique, ( Zapelena émet l’hypothèse même pour un antipape), on ne voit pas pourquoi cette suppléance n’est pas théologiquement possible même pour un “pape” materialiter, à ces actes nécessaires pour procurer la continuité de la structure hiérarchique de l’Eglise, qui est postulée par la foi dans les promesses de Notre-Seigneur.

    A ce sujet : « Puisque la matière est une puissance qui reçoit la forme et l’imparfait ou potentiel est ce par quoi vient le parfait, se ramènent à la cause matérielle: a) les accidents qui disposent le sujet à recevoir une forme: cause matérielle dispositive déterminée; b) les parties, tant les essentielles (matière et forme) que les intégrales, qui composent le tout; c) n’importe quel sujet potentiel qui reçoit un acte. Par exemple, la substance spirituelle en relation à ses accidents, l’essence en relation à l’existence, un accident en relation à un autre, sont dits causes matérielles au sens le plus vaste. » (Gredt, Elementa Philosophiæ Aristotelico-Thomisticæ Friburgi Brisgroviæ: Herder, 1932 n° 751).

    Voici ce qu’affirme Billiuard :

    « Le Christ, par une providence particulière, et pour le bien commun et la tranquillité de l’Église, continue de donner juridiction à un pontife même manifestement hérétique, jusqu’à ce qu’il soit déclaré hérétique manifeste par l’Église. » (BILLUART, De Fide, diss. V, a. III, § 3, obj. 2).

    4°) Votre attitude schismatique luthérienne n’est pas catholique

    J’en finirais Messieurs Espada et Charles, par un rappel de la discipline de l’Eglise que vous méprisez grandement.

    En effet, le droit divin que rappelle le cardinal Billot (Cf. De Ecclesia Christi, T. II, Ed. Gregor., Rome, 1929, de habitudine Ecclesiae ad civilem societatem), oblige à ce que chacun respecte la discipline catholique.

    Grégoire VII l’a dit avec force contre les schismatiques de l’époque, ancêtres lointains des actuels sédévacantistes que vous êtes qui propagent l’erreur : « le pontife Romain, s’il a été canoniquement élu, est fait saint, de manière indubitable, par les mérites de saint Pierre » (Dictatus papae).
    Ceci est une vérité de foi, dogmatique et infaillible, proclamée par les Papes contre laquelle vous vous rebellez, vous et vos amis, de manière peccamineuse par esprit d’insoumission et d’orgueil.

    Elle s’impose d’autant plus cette vérité, que depuis Pie XII, la bulle de Paul IV a été rendue caduque, ce qui met un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement.

    Voici en effet ce que dit Pie XII :

    – « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; elles conserveront leurs effet pours tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).

    Votre attitude prônant la vacance du Saint-Siège, ne reconnaissant plus l’Eglise comme l’authentique Epouse du Christ, est donc non seulement coupable, mais de plus elle pêche doublement par son caractère de condamnable pertinacité face aux nouvelles dispositions arrêtées par Pie XII dans « Vacantis Apostolicae Sedis » qui abrogent définitivement la bulle de Paul IV.

    Ainsi donc, votre position de distance par rapport à l’Eglise vous met en état formel de schisme vis-à-vis de Rome, et votre refus de reconnaître l’actuel Pontife comme authentique Pape véritable Successeur de Saint Pierre, vous fait nier et rejeter scandaleusement les lois de la Sainte Eglise fondée par Jésus-Christ !

    Les conséquences pratiques de la justesse de la position traditionaliste, nous les avons sous les yeux en effet, nous reprochons avec vigueur aux sédévacantistes de se faire juges du pape.

    Quant à nous, au nom de la défense de la Tradition, nous soumettons à l’analyse, non seulement l’enseignement mais la discipline établie par l’Eglise conciliaire, car, comme l’explique saint Thomas :

    – «Si la foi est en danger, un sujet peut réprimander son prélat, même publiquement » (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

    Et il se trouve, en effet, que la foi depuis Vatican II est en grand danger.

    De même, comme l’écrit Bellarmin :

    – « Qu’il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes…ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

    Mais la Tradition qui résiste licitement à une autorité non respectueuse de la foi de toujours, n’oublie pas également de respecter l’avertissement du saint docteur, contrairement aux sédévacantistes très coupables, téméraires et fautifs, et c’est ce qui fait sa justesse, son équilibre, la valeur et la sagesse de son attitude catholique :

    – « Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de déposer [le Pape], parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

    Et ce supérieur quel est son NOM s’il vous plaît ?

    Quel est le NOM de celui qui est supérieur au Pape et auquel vous vous substituez avec vos amis pour décider, en son lieu et place, qu’il n’est plus le successeur de Pierre ?

    Vous le savez parfaitement, et c’est en quoi la faute du sédévacantisme, si identique à l’erreur de Luther qui se crut autorisé de juger qui était Pape ou non en se substituant au Ciel, est extrêmement grave :

    NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST !

    5°) Conclusion : la Tradition catholique est seule fidèle à l’Evangile

    En résumé : là où la Tradition se contente, par fidélité à l’Evangile, de résister à l’erreur sans détruire l’Eglise en respectant et reconnaissant pieusement celui que Notre Seigneur a mis et conserve à sa tête, le sédévacantisme, par son examen privé et son subjectivisme d’essence réformée qui lui vient tout droit de Luther et Calvin, cesse coupablement, de reconnaître pour Pape celui qui a été élu par le conclave assisté de l’Esprit-Saint.

    Fort heureusement et avec prudence, la Tradition tient fermement sur les positions droites la ligne de crête qui ramènera demain, Dieu voulant, la Foi et la Messe, les vocations et le renouveau des ordres monastiques, en restaurant enfin ! la doctrine authentique de l’Eglise.

    Que le Seigneur vous éclaire Charles et Espada, qu’il vous libère de l’erreur schismatique si terrifiante qui enténèbre vos esprits, et vous ramène docilement, pour le salut éternel de vos âmes, vers son Eglise. Ainsi soit-il.

  41. 18 novembre 2011 22:46

    Merci Calixte, votre argumentation est passionnante.

    • Charles permalink
      13 décembre 2011 15:12

      Ah j’oubliais Pélerine…..qui s’est trompée de siècle et aurait du être courtisane à Versailles au siècle du roi Louis XIV…..
      C’est quand même terrible ces vocations manquées……
      Il faudrait doter « Pole emploi » d’une machine à remonter le temps!!!!!!!!!

  42. Sulpice permalink
    19 novembre 2011 00:02

    Instructive réponse en effet de Calixte.

    Comme le dit l’Evangile : « on juge l’arbre à ses fruits », et ceux de la Tradition sont nombreux : des séminaires pleins, des centaines de prêtres, de religieux et religieuses, des chapelles, des églises des monastères, des milliers de fidèles sur tous les continents.

    Du côté du sédévacantisme des excités grossiers actifs principalement sur internet, quelques chapelles désespérément vides, des courants hostiles entre eux qui se détestent avec une rage fole, des antipapes conclavistes déments liés parfois avec l’occultisme régnant sur des Vatican d’opérettes, et enfin des propos scandaleux, dignes des Témoins de Jéhovah, déversés sur la FSSPX, le Saint Père ou l’Eglise. Tout cela est triste à voir.

    • Lagomer permalink
      25 novembre 2011 11:00

      Sulpice

      Une indication de ces fruits qui valent bien plus que de longs commentaires : La FSSPX compte aujourd’hui 529 prêtres, plus de 200 séminaristes dans six séminaires, 117 frères, 164 religieuses, et représente 600 000 fidèles dans au moins 30 pays.

      http://www.fsspx.org/fr/homepage/a1s1/

  43. Charles permalink
    19 novembre 2011 15:03

    Réponse à CALIXTE, ad majorem gloria Dei!

    Pape Pie IX, 1846-1878, Concile du Vatican, 1869-1870, De Romani Pontificis infallibili magisterio, chap. 4, Denzinger, n° 1839 :

     » Le Pontife romain, lorsqu’il parle solennellement [de sa chaire : ex cathedra], c’est-à-dire lorsque, s’acquittant de sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême Autorité apostolique, la doctrine de la foi et des mœurs [ou de la morale] qui doit être acceptée par l’Église universelle, jouit, grâce à l’Assitance divine qui lui a été promise dans le bienheureux Pierre (in beato PETRO), de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Eglise quand elle définit la doctrine de la foi et des mœurs ; c’est pourquoi de telles définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes (irreformabiles esse), et non en vertu du consentement de l’Eglise (non autem ex consensu Ecclesiæ).  »

    Concile du Vatican, Constitution Pastor æternus, c. 4 ; Collectio Lacensis, t. 7, Acta et decreta sacrosancti œcumenici concilii Vaticani, Fribourg en Br., 1890, 486 ; Denz., 1836, Dum., 481 :

     » Car le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance, ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. »

    En effet, le dépôt de notre foi doit être gardé saintement et exposé fidèlement tout en pouvant cependant être développé d’une manière organique ou homogène, c’est-à-dire sans contredire ce qui a déjà été formulé, car si le vicaire du Christ se permettait d’avancer un point de doctrine infirmant celui de l’un de ses prédécesseurs, qui pourrait alors nous assurer qu’il ne se trompe pas à son tour ? Et s’il n’en tenait aucun compte, c’en serait fini de l’autorité de son magistère. Il s’introduirait ainsi un désordre épouvantable dans l’Église jusqu’à provoquer de graves dissensions, voire des schismes. Et c’est pourquoi on ne doit jamais oublier les critères du magistère ordinaire et universel de l’Église pour reconnaître les doctrines qui s’imposent à notre foi et pouvoir ainsi demeurer dans la charité, la joie et la paix en attendant patiemment des jours meilleurs ou s’en remettre à Dieu pour résoudre la crise, à moins de croire, à tort, que nous sommes à la veille du jour où nous verrons la cité mystique de Dieu descendre du ciel d’auprès de Dieu, brillante de la gloire de Dieu, et s’établir en nous et parmi nous pour l’éternité (1), sachant toujours que, selon les promesses du Christ, les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Eglise (2), même si celle-ci est éclipsée pour un temps ou si la Rome catholique n’est plus actuellement catholique (3). A la vue de tant de scandales et d’hérésies dans l’Église, ne la quittons pas pour en rejoindre une autre qui prétendrait être la seule vraie sur la terre comme le font bien des sectes qui égarent des personnes de bonne volonté mais psychologiquement vulnérables ou affaiblies dans leur foi, car si l’apôtre Pierre a reçu de Jésus-Christ l’assurance de l’indéfectibilité de l’Église bâtie sur lui, comment se pourrait-il qu’une autre Eglise puisse faire mieux qu’elle sans une telle promesse contenue dans la Sainte Ecriture ? Ne lâchons donc pas la proie pour l’ombre ou n’imitons pas Gribouille en nous jetant à l’eau pour éviter la pluie.

    1) Cf. Apocalypse, XXI, 3-4, 8, 10, 23 ; XXII, 3-5, 14-15.

    2) Cf. Matthieu, XVI, 18.

    3) Cf. aux Éditions Delacroix (B.P. 18 – 35430 CHATEAUNEUF) « L’Église Eclipsée ? », Les Amis du Christ Roi, et « Petrus es tu ? » (« Es-tu Pierre ? »), Don Francesco Maria Paladino.

    « Petrus es tu ? », Raisonnement Conclusif, page 167 :

    « Après tous les éléments recensés, c’est-à-dire l’hérésie de Paul VI et de Jean-Paul II, l’infaillibilité de l’Église et du pape, la nécessité de la soumission à l’Église et au pape, nous devons conclure que le fait que Jean-Paul II, et avant lui Paul VI, n’est pas pape n’est pas seulement une opinion, mais une certitude […]. »

    ID., p. 115 :

     » A cette étude du D.T.C., voici, en complément, quelques textes de divers autres théologiens sur la même question.

     » Uguaccione écrit :  » Quand le pape est tombé dans l’hérésie, il peut être jugé par les inférieurs ; car, quand le pape tombe dans l’hérésie, il ne se rend pas supérieur, mais inférieur à n’importe quel catholique. »

     » Jean le Teutonique, grand auteur de décrets se pose la question de savoir s’il est licite d’accuser le pape au cas où il tomberait dans l’hérésie, étant donné que les Décrétales des pontifes et les Conciles interdisent de juger la Prima Sedex. Le canoniste donne à la question une réponse affirmative, car autrement « on mettrait en danger le bien de toute l’Eglise, ce qui n’est pas licite » ; en outre, « à cause de l’hérésie, le pape cesserait d’être chef de l’Eglise si le crime est notoire per confessionem vel pro facti evidentia » (par affirmation explicite ou par l’évidence du fait : par exemple, s’incliner devant une idole [voire d’embrasser publiquement le Coran et de recevoir en Inde le signe de Shiva sur le front, c’est-à-dire le signe du Dieu suprême de l’hindouisme, le Bienveillant et le Grand Destructeur – ce qu’aucun pape n’a jamais fait et ne peut faire en tant que pape]). »

    ID., pages 87-88 :

     » […] Oui, c’est vrai. Nous avons une religion conciliaire, donc moderniste, une fausse religion prêchée et promue par les cadres officiels de la Sainte Eglise, qui, Elle, demeure elle-même ; mais cette religion n’est pas une Eglise. […] Il n’y a pas d’Eglise conciliaire, mais la Sainte Eglise romaine est occupée et trahie par une secte qui depuis le Vatican jusqu’aux plus modestes bulletins ou communautés trahit l’Eglise et trompe les fidèles.

     » […] L’important, le vital, c’est de rester uni à Rome et de refuser, venant des hommes, fussent-ils évêques ou pape, ce qui s’oppose à la Foi et à la Tradition [la Règle de la Foi catholique, la Règle sacrée, la Règle d’or, immuable, intangible, inviolable et permanente]. Ainsi restons-nous attachés à l’Eglise, cachée mais vivante.

     » […] Quand le pape meurt, la Papauté continue ; d’ailleurs le Siège apostolique est une personne morale impérissable ; le fidèle continue à vivre de l’Eglise romaine par sa foi, par son obéissance aux lois traditionnelles et, bien entendu par les sacrements, comme si le pape était toujours là ; et de même vis-à-vis des évêques. Voilà la sécurité de la Tradition : l’Eglise demeure, impérissable, défigurée comme Jésus, mais Elle demeure.

     » […] Situation bien inconfortable mais héroïque et méritoire [par les seuls mérites de Jésus-Christ, car nous sommes tous pécheurs, et naturellement nés dans le péché et voués à la colère de Dieu]. »

    Cardinal saint Robert Bellarmin, S. J., Docteur de l’Église, « De romano pontifice », lib. 2, cap. XXX, pp. 418-420 :

     » […] il est prouvé par des arguments d’autorité et de raison que l’hérétique manifeste est déposé ipso facto. L’argument d’autorité se base sur saint Paul (cf. Tite, III, 10-11), qui ordonne d’éviter l’hérétique après deux avertissements , c’est-à-dire après qu’il ait montré une obstination manifeste. […] Or un pape qui resterait pape ne peut être évité, car comment peut-on nous demander d’éviter notre propre tête ? Comment pourrions-nous nous séparer d’un membre qui nous est attaché ? … et un hérétique manifeste n’est pas chrétien, comme l’enseigne clairement saint Cyprien (livre IV, epist. 2), saint Athanase (Serm. 2 cont. Arian.), saint Augustin (Lib. De gratia Christi, chap. 20), saint Jérôme (Contr. Lucifer.) et d’autres ; c’est pourquoi un hérétique manifeste ne peut être pape. […] Par conséquent, de même, un pape hérétique cesse d’être pape sans aucune déposition [il se déposerait lui-même, car le principe : prima sedes a nimine judicatur est absolu]. … tandis que les hérétiques, avant même d’être excommuniés, sont hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils se sont déjà condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (cf. Tite, III, 10-11), c’est-à-dire qu’ils sont coupés du Corps de l’Eglise sans excommunication, comme l’explique saint Jérôme. »

    Rama P. Coomaraswamy, Les évêques sacrés suivant le nouveau rite sont-ils évêques ?, Ed. Delacroix, B.P. 18, 35430 CHATEAUNEUF : Validité des ordinations

    • Calixte permalink
      20 novembre 2011 09:18

      Charles

      Vous ne parvenez pas à comprendre, et tous vos auteurs sédévacantistes audacieux, téméraires et rebelles que vous citez avec vous (qui cherchent à s’appuyer inutilement sur des docteurs pour détourner leurs propos, ces derniers n’ayant évidemment jamais invité aucun fidèle à s’ériger en juge du Pape ce qui reviendrait à prôner l’anarchie pure et simple dans l’Eglise), que nulle autorité en ce monde ne peut juger, et plus encore décréter ou déposer de sa charge le successeur de Pierre élu par le Conclave en raison du droit divin qui préside à sa fonction.

      Encore une fois, en vertu de ce « droit divin » que vos auteurs oublient gravement et qui pourtant préside seul au droit de l’Eglise :

      « Le premier siège n’est jugé par personne. » (can. 1556).

      A partir de là, puisque personne, strictement, n’a de compétence pour s’ériger en juge d’une hérésie qui est et reste d’ailleurs purement hypothétique, vous ne pouvez piétiner le droit de l’Eglise pour vous instituer en tribunal ecclésiastique ayant un pouvoir exécutif, ceci dans votre for interne assis tranquillement derrière votre bureau chez vous. C’est du pur subjectivisme, épouvantable maladie moderne, étranger à toute la tradition authentique de l’Eglise.

      A ce sujet, rappelons que cette « hérésie » des Papes que vous proclamez comme étant déjà énoncée et promulguée, reste encore, et le restera sans doute encore longtemps, largement à prouver, aucune instance pour l’instant n’ayant identifié formellement dans les déclarations des Pontifes un point qui vienne contredire directement une vérité dogmatique.

      Ceci vous contraint donc, absolument, à ne pas faire comme si elle était déjà énoncée, identifiée, sourcée, documentée condamnée et dénoncée cette hérésie par un tribunal ecclésiastique compétent.

      Il faut donc pour l’heure, si vous voulez être et demeurer fidèle à la foi catholique, laisser faire le Ciel en ces matières complexes qui sait mieux que nous ce qu’il convient pour l’Eglise et ne pas chercher des justifications, qui n’en sont pas, pour se séparer de Rome en décrétant, par un jugement privé, qui est Pape ou ne l’est pas, ou affirmer sentencieusement que l’Eglise n’est plus l’Eglise.

      Ce sont là des actes schismatiques inacceptables, abominables, et très coupables, relevant d’une attitude luthérienne totalement contraire à la discipline catholique séculaire.

      Et se faire luthérien vous retranche de l’Eglise en laquelle seule est le Salut.

      Il en va Charles, et c’est une chose extrêmenent sérieuse, du devenir éternel de votre âme.

      Que Dieu vous éclaire et vous bénisse.

    • lagomer permalink
      20 novembre 2011 10:00

      Quelle énormité luthérienne débitée en provenance de son tribunal privé par le sédévac Paladino dans Petrus es tu ? : « nous devons conclure que le fait que Jean-Paul II, et avant lui Paul VI, n’est pas pape n’est pas seulement une opinion, mais une certitude […]. »

      C’est ce qui s’appelle l’exemple parfait d’une « certitude » fondée sur le sable de l’opinion subjective.

    • Charles permalink
      20 novembre 2011 18:42

      Malheureux! Rejoignez vite cette « église » conciliaire que vous ne voulez pas condidérer comme n’étant pas l’Eglise Catholique et prêchez-nous l’exemple en arrêtant de la critiquer conformément aux dogmes de l’Eglise, la vraie cette fois, à laquelle vous croyez appartenir!
      Je vous abandonne au jugement de Dieu.

  44. 19 novembre 2011 17:19

    « des propos scandaleux, dignes des Témoins de Jéhovah, déversés sur la FSSPX, le Saint Père ou l’Eglise »

    N’oubliez pas que pour eux, « le Saint Père » n’est pas Pape et l’Eglise n’est pas l’Eglise catholique mais « l’Eglise conciliaire » : ce ne sont à leurs yeux de l’un et l’autre.
    Pour eux, il n’y a plus d’autres papes que ceux du passé d’avant Vatican II et « l’Eglise conciliaire éclipse l’Eglise catholique mais n’est pas l’Eglise »…Bref…

  45. Charles permalink
    20 novembre 2011 06:38

    Monsieur de la Panouse!
    Je ne saisis vraiment pas le contenu de votre message du 19 novembre à17h19!….
    Qu’avez-vous voulu dire?
    Je crains que votre message ne se résume à un seul mot que vous lâchez en guise de conclusion…ou de démonstration? et ce mot est « bref »!
    Permettez-moi de trouver un peu « brève » votre intervention et son contenu plus que laconique….J’aimerais bien que vous m’expliquassiez de manière plus approfondie le fond de votre pensée…
    J’espère en tout cas ne pas vous avoir adressé une requête qui mettrait en péril ou en doute vos facultés intellectuelles? Si c’était le cas vous m’en verriez alors parfaitement navré!…..Je suis et je reste, Monsieur, votre fidèle, attentionné et respectueux serviteur!

  46. espada permalink
    20 novembre 2011 09:59

    Calixte, j’ai lu attentivement votre réponse et votre argumentation à la dialectique subtile (qui soit dit en passant ne m’a pas impressionnée un seul instant) ne vous empêche cependant pas de proférer des contre vérités, de formuler des sophismes, des pétitions de principe, et malheureusement plus grave, quelque hérésie ! Je vais donc décortiquer ce que vous me dîtes comme on décortique une noix pour bien montrer à vous-même et à ceux qui nous lisent ce que votre doctrine vaut et si on peut la qualifier encore de catholique.
    Vous me dîtes :

    « Le Magistère ordinaire est, sachez-le, « conditionnellement » infaillible, ce qui explique que Vatican II peut être contesté sur ses points litigieux. »

    Tiens donc ! Et contesté par qui ? Par vous ? Par quelle Autorité ? La vôtre ou celle de la FSSPX ? Vous vous érigez donc en censeur de l’enseignement du Magistère Ordinaire ? C’est nouveau comme doctrine ! C’est ce que font les sectes tous les jours !

    De plus dans votre réponse vous ne précisez pas exactement de quel Magistère Ordinaire vous parlez, vous rester volontairement dans le vague, afin de ne pas faire voir les arbres qui composent la forêt et vous vous dédouaner ainsi d’aller plus avant dans l’analyse. Quant à moi je ne vois que deux Magistères Ordinaires dans l’Eglise, et je dis bien de l’Eglise, et non de celui de l’évêché du coin, c’est à dire le Magistère Ordinaire du Pape et le Magistère Ordinaire et Universel. Ce dernier tenant son autorité, son infaillibilité et son efficacité du premier car il n’y a de Magistère Ordinaire et Universel qu’en raison de sa liaison vitale à ce Magistère Pontifical qui, Principe Unique d’Autorité après Dieu, lui donne sa légitimité et lui confère par participation au sens philosophique du terme, sa propre Infaillibilité et Autorité.

    D’autre part votre « conditionnellement infaillible » qu’est-ce qu’il supporte ? Quelle est la condition de l’infaillibilité ou de la non Infaillibilité de ce Magistère ? Vous vous gardez bien de nous le préciser !… Il est vrai que si vous nous précisez la chose vous n’allez pas aimer les conclusions qui s’imposent ! Eh bien, je vous le dis, pour que le Magistère soit un Magistère Infaillible, il faut qu’il soit

    a) le Magistère Authentique c’est-à-dire légitime, possédant de plein droit son Autorité et la Succession Apostolique, et donc

    b) qu’il soit bien sûr aussi un Magistère Catholique,

    ces deux choses étant comme la matière et la forme d’une même réalité, et comme étant les conditions suffisantes quant à l’exercice de son Infaillibilité, quant à la constitution de l’Eglise comme principe d’Enseignement de la Vérité Révélée, et de l’Eglise comme principe de Juridiction. Il n’y a pas d’autres conditions quand le Magistère se prononce en matière de Foi et de Mœurs pour qu’il soit Infaillible. Et de par les promesses de NSJC il est nécessairement Infaillible dans son exercice si ces deux conditions sont réunies! ET elles le sont toujours comme on vient de le voir !

    C’est donc une évidence que, en sens contraire, pour que le Magistère ne soit pas infaillible, il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique et alors il ne pourrait pas être Authentique car en dehors de la Catholicité il n’y a pas d’Authenticité du Magistère possible et la question est ainsi réglée, ou bien il faudrait qu’il ne soit pas Authentique mais alors il ne pourrait pas être catholique non plus car un vrai Magistère est forcément catholique et la question est réglée aussi. Ainsi un Magistère Authentique qu’il soit celui du Pape ou qu’il soit le M.O.U. est nécessairement Infaillible s’il est Authentique ET Catholique, conditions qui on le voit facilement sont en soi inséparables!
    C’est d’ailleurs pourquoi de façon habituelle on parle de Magistère de l’Eglise sans préciser qu’il est Authentique et Catholique parce que ce sont deux aspects nécessaires et inséparables d’une même réalité essentielle et qui vont de soi. Je préciserais d’ailleurs que la Catholicité, c’est-à-dire ici l’adhésion à la vraie et unique Foi est comme le principe formel de l’Authenticité du Magistère, car cet Authenticité repose sur le fait que pour être dans l’Eglise il faut être d’abord dans la vraie Foi, et qu’en dehors de l’Eglise il ne peut y avoir ni droit, ni légitimité possibles sinon purement d’apparence. (A moins qu’on ne soutienne de façon fallacieuse que l’on puisse être schismatique et hérétique tout en étant cependant encore catholique et dans l’Eglise !) Comme on peut le voir facilement, les Eglises schismatiques et hérétiques qui ne profèrent des vérités que « per accidens » ne possèdent pas l’Assistance de l’Esprit Saint, ne possèdent pas de légitimité, et ne peuvent donc pas se constituer en Magistère Authentique. Elles peuvent bien tenir une certaine apostolicité, ce qui en beaucoup de cas reste d’ailleurs à vérifier, mais qui ne leur sert à rien, sinon de se croire investies d’une « sessio » et d’une « missio » qu’elles n’ont pas puisque par le schisme et l’hérésie elles se sont séparées du Saint Siège et donc de la véritable Eglise du Christ !

    Pour en revenir à ce Magistère de l’Eglise, c’est une évidence qu’il est infaillible car si en matière de Foi et de Mœurs, ce Magistère pouvait un jour nous prêcher la Vérité, puis un autre jour nous prêcher l’hérésie, où donc serait la certitude morale de l’Infaillibilité de l’Eglise en matière de Foi et de Mœurs ? Où seraient donc les promesses du Christ, Notre Seigneur ? Nous avons donc ici une évidence tant de Foi que de raison que ce Magistère DOIT être Infaillible quand il s’exerce !…

    Votre position qui dit que le Magistère, tant du Pape que celui du M.O.U., peut faillir, qu’il est conditionnellement faillible, est donc une position HERETIQUE car elle remet en cause la permanence et l’indéfectibilité de cette Infaillibilité de l’Eglise en matière de Foi et de Mœurs et soumet à l’arbitraire de l’interprétation privée et subjective toute décision de ce même Magistère ! C’est donc bien vous le sectaire luthérien ou calviniste (au choix), c’est bien vous le sectateur de cette Nouvelle Doctrine qui prétend que le Magistère peut un jour errer et un autre ne pas le faire, et qu’on peut en juger ainsi selon son propre sentiment ! Moi, j’appelle cela du Libre Examen. Vous vous prenez peut être pour l’Eglise à vous tout seul, vous et vos amis ?

    Pour vous montrer que vous êtes bien hérétique, vous et ceux qui vous suivent, que ce ne sont pas mes propres sentiments subjectifs ou interprétations personnelles à votre encontre qui me meuvent à le soutenir, je reprendrai ce qui est écrit dans la Constitution Dogmatique « Dei Filius » de Vatican I.

    «ON DOIT CROIRE DE FOI DIVINE ET CATHOLIQUE, TOUTES LES VERITES QUI SONT CONTENUES DANS LA PAROLE DE DIEU ECRITE OU TRANSMISE PAR LA TRADITION ET QUE L’EGLISE PROPOSE A CROIRE COMME DIVINEMENT REVELEES, SOIT PAR UN JUGEMENT SOLENNEL, SOIT PAR SON MAGISTERE ORDINAIRE ET UNIVERSEL».

    Ce qui prouve bien que le Magistère Ordinaire et Universel est infaillible et clos en soi le débat, car l’Autorité a parlé. Vous allez évidemment arguer fallacieusement en bon dialecticien que vous êtes (mais bien user de la dialectique n’est pas un critère que l’on est dans le vrai), qu’on ne parle ici que des vérités divinement révélées et qu’ainsi le Magistère peut errer en ce qui n’est pas des vérités révélées. Beau sophisme que voilà ! Il est certain que si le Magistère nous enseigne la façon de cuire les pommes de terre, il ne sera pas infaillible ! Mais est-ce là son travail, l’œuvre réelle du Magistère Authentique? Absolument pas ! En effet, Le rôle du Magistère quand il s’exerce n’est pas de nous parler de la cuisson des pommes de terres, MAIS JUSTEMENT DES VERITES REVELEES OU DE CE QUI EN DECOULE NECESSAIREMENT, VERITES QUI ENGAGENT LA FOI ET LA MORALE !…Je dis bien la Foi ET la Morale, car si le dogme fait partie de ces vérités révélées et est donc objet de cette science qu’est la Théologie Dogmatique, je rappelle que la Morale en fait partie aussi, Morale dont les fondements sont dans l’Ecriture Sainte, comme par exemple les dix commandements, le fait que l’on doit faire la volonté du Père pour être sauvé, que ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre Lui, que les impudiques n’auront pas part au Royaume de Dieu, et on pourrait en remplir dix volumes comme cela !..Et la science qui traite de morale est évidemment la Théologie Morale comme chacun sait.

    Ainsi, si vous ne croyez pas comme vous le faites, que le Magistère Ordinaire Universel dans son union au Siège Apostolique et donc en son union au Magistère Ordinaire du Pape, est TOUJOURS infaillible quand il s’exerce, VOUS N’ETES PAS CATHOLIQUE… Vous êtes ce que vous voulez, certes, mais vous n’êtes pas catholique.

    J’insiste de nouveau sur le fait que si le Magistère Ordinaire et Universel est infaillible c’est en raison de son union, de sa pleine communion (le fameux « una cum ») au Siège de Pierre qui lui confère par participation cette Infaillibilité, car Pierre est la Tête et le principe d’Autorité de ce même Magistère. Il faut donc que le Magistère Pontifical, tant dans son Magistère Ordinaire que dans son Magistère Extraordinaire soit lui-même Infaillible, car ces deux magistères ne diffèrent que comme modes d’expression D’UNE SEULE ET MEME AUTORITE QUI FONDE TOUTES CELLES QUI Y PARTICIPENT ET QUI FONDE DE PLUS TOUS LES MODES D’EXPRESSION DE CETTE MEME AUTORITE.

    Ceci est de Foi et trouve son fondement certain dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition.

    2°) Vous dîtes ensuite :

    « Vatican II n’a pas été un exercice du magistère extraordinaire comme cela a été déclaré à plusieurs reprises au Concile»

    Comme ce Concile contient des constitutions dites DOGMATIQUES mais pleines de NOUVEAUTES, il était nécessaire que le Magistère Ordinaire du pape s’engage, puisqu’on était en face de doctrines nouvelles, et qu’il condamne ces nouveautés !…Mais l’entourloupe diabolique est de nous faire croire par une pétition de principe évidente, que le Magistère extraordinaire aurait du s’engager alors qu’il ne peut s’engager pour des nouveautés, mais seulement les condamner par le bras de son Magistère Ordinaire !… Il est de Foi qu’il ne peut y avoir de nouveauté dans l’Eglise !

    Quant à l’engagement du Magistère Ordinaire du Pape durant le Concile, on peut remarquer ceci :

    a) S’IL NE S’EST PAS ENGAGE (alors qu’il aurait dû le faire) pour condamner des erreurs et des hérésies visiblement contenues dans ces constitutions et non comme on le voit pour les entériner en les laissant s’introduire dans des constitutions dogmatiques, alors c’est la preuve que ce Magistère n’était pas un vrai Magistère. Pourquoi ? Parce qu’il est du ROLE et du DEVOIR de ce Magistère de défendre la Vérité et le Magistère lui-même étant soumis à l’Autorité Suprême de Dieu, cela voudrait dire que Dieu lui-même a voulu de façon POSITIVE la destruction de la Vérité et de l’Eglise en ne mouvant pas de façon EFFICACE le Magistère à condamner ces nouveautés, ce qui est IMPOSSIBLE car cela s’oppose contradictoirement aux promesses de NSJC concernant l’Assistance permanente de l’Esprit Saint. Donc, qu’il n’y ait pas eu motion divine et assistance de l’Esprit Saint EFFICACE en cette occasion montre à l’évidence que Dieu ne pouvait mouvoir EN TOUTE JUSTICE ce qui n’était pas le Magistère Authentique, et qu’il ne pouvait participer à la mascarade en train de se jouer. Il a pu permettre la chose, par châtiment des hommes, jusqu’à une certaine limite EXTRINSEQUE A L’EGLISE ELLE-MEME, limite qui est circonscrite par les promesses mêmes de Notre Seigneur, à savoir que les Portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre l’Eglise.
    Mais PAR CES PROMESSES MÊMES, IL NE PEUT PAS ET NE POURRA JAMAIS AUTORISER QUE LE MAGISTERE VERITABLE DEFAILLE « IN SE », EN TANT QUE MAGISTERE, c’est-à-dire que la Chaire de Pierre puisse « en soi » tomber dans l’hérésie (et avec elle toute l’Eglise et son Magistère Universel) ou la favoriser sous quelque mode que ce soit, car alors les Portes de l’Enfer auraient TOTALEMENT prévalues contre l’Eglise ce qui est clairement une proposition hérétique. Léon XIII nous dit d’ailleurs dans « Satis cognitum » et confirmant ce que je dis, que « …toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que TELLE OU TELLE VERITE fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée [et donc concernant la Foi et les Mœurs], chacun doit croire avec certitude que cela est vrai; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. » C’est pas moi qui le dis, c’est Léon XIII !

    b) Si on considère enfin que ce Magistère Ordinaire du Pape s’est réellement engagé comme on le voit, NON PAS POUR CONDAMNER MAIS POUR CONTRESIGNER DES CONSTITUTIONS DOGMATIQUES PLEINES D’ERREURS ET DE NOUVEAUTES alors il est impossible que ce Magistère fût un Magistère réel car cela voudrait dire que l’Eglise par son Magistère Authentique a sanctionné de par son Autorité Infaillible des erreurs et des hérésies. DONC ce Magistère était un faux magistère, un usurpateur et un simulacre.

    Vous me dites ensuite :

    « Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI. »

    Ce que vous me dîtes est FAUX pour différentes raisons. De plus à prendre votre phrase telle qu’elle est il y a une grave erreur doctrinale comme je vais vous le montrer.
    Premièrement les constitutions de Vatican II ont été contresignées par Paul VI, indiquant ainsi qu’il engageait son Autorité et donc son Magistère Ordinaire, ici nécessairement Infaillible comme on l’a vu et donc suffisant pour donner une autorité maximale à ces textes. S’il a contresigné des Constitutions Dogmatiques dont le contenu était visiblement en contradiction avec la Doctrine de l’Eglise, de la Tradition et des Pères, c’est qu’il n’était pas l’Autorité comme je l’ai dit, mais un usurpateur car il aurait du DE FAIT les condamner. Signer des propositions qui contiennent des hérésies et des erreurs, c’est accepter «de facto » ces hérésies et ces erreurs! Vous dîtes que la nouveauté dans le Concile aurait dû entrainer l’engagement du Magistère Extraordinaire. Je suis désolé mais il ne peut y avoir de nouveautés dans l’Eglise, c’est une hérésie de le dire, en effet la Révélation est close depuis la mort du dernier Apôtre et toute « nouveauté » NE PEUT EN FAIT ETRE QU’UN APPROFONDISSEMENT D’UNE VERITE DEJA REVELEE!…Votre erreur, que dis-je votre hérésie, est donc de croire qu’il y a des nouveautés dans l’Eglise et qu’en plus elles doivent entraîner un engagement du Magistère Extraordinaire !… Mais le fait que Paul VI n’ait pas engagé son Magistère Ordinaire pour condamner ce qui devait l’être, qu’il n’ait pas été mu par l’Esprit Saint de façon EFFICACE, prouve qu’il n’avait pas l’Assistance de l’Esprit Saint et donc qu’il n’était pas le Magistère Authentique. On ne peut arguer qu’il était le Magistère Authentique mais qu’il a résisté à la motion divine, car alors le Christ serait un menteur quand il promet l’indéfectibilité constante de ce même magistère ! Quelle belle Eglise aurions-nous eu si cela avait été vrai !…L’Eglise n’aurait été qu’une secte parmi tant d’autres !
    Il est clair que l’Eglise du Christ ne peut enseigner des nouveautés. L’explicitation du dogme n’est pas faire œuvre de nouveauté, mais c’est simplement EXPLICITER, METTRE EN LUMIERE QUELQUE CHOSE DEJA CONTENU EXPLICITEMENT OU IMPLICITEMENT dans l’Ecriture Sainte ou la Tradition comme je l’ai déjà dit, et c’est l’occasion pour le Magistère Extraordinaire de se prononcer de manière solennelle s’il le juge utile pour les raisons que Pie XI expliquent dans le passage de « Mortalium Animos » que je cite plus bas. Ainsi en définitive, Vatican II introduisant des nouveautés et donc des erreurs dans la Doctrine de l’Eglise, il ne pouvait en soi engager le Magistère Extraordinaire MAIS SEULEMENT LE MAGISTERE ORDINAIRE DANS UN ROLE EXCLUSIF DE CONDAMNATION DES DOCTRINES ERRONEES. Ceci n’a pas été fait et prouve donc bien que le Magistère authentique était absent durant ce Concile et que tous ces gens là mus par un autre esprit que celui du Bon Dieu, étaient tous de connivence pour achever l’Eglise du Christ.
    Je cite ici Pie XI :
    «Le Magistère de l’Eglise, établi ici bas d’après le dessein de Dieu pour garder PERPETUELLEMENT INTACT LE DEPOT DES VERITES REVELEES et en assurer facilement et sûrement la connaissance aux hommes, s’exerce CHAQUE JOUR par le Pontife romain [magistère ordinaire du Pape] et par les évêques en communion avec lui [magistère ordinaire universel]; mais en outre, toutes les fois qu’il impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte LE DEVOIR DE PROCEDER OPPORTUNEMENT A DES DEFINITIONS EN FORMES ET TERMES SOLENNELS. Cet usage extraordinaire du Magistère n’introduit AUCUNE NOUVEAUTE. » (Pie XI, Mortalium animos).
    Ce qui veut dire que s’il y a des nouveautés c’est que ce n’est pas catholique. Or le Concile Vatican II est plein de nouveautés. Donc ce n’est pas un Concile Catholique. Le Magistère Ordinaire a contresigné des nouveautés ? Donc ce n’est pas un magistère authentique. Le syllogisme est simple et irréfutable.

    Vous dîtes ensuite :

    « Les choses sont donc réglées, Vatican II n’a pas de caractère d’autorité infaillible »

    Je ne vous le fait pas dire ! Et c’est certain puisque ce Concile ne fut pas un Concile de l’Eglise Catholique Romaine mais celui d’une secte usurpatrice c’est-à-dire la Secte Conciliaire !

    « Vatican II a engendré un état d’esprit mais pas un corpus doctrinal »

    Voilà une perle dont je me souviendrai longtemps !… Quel « esprit nouveau » peut donc générer la Véritable Eglise du Christ en son Magistère Infaillible, sinon le BON ESPRIT, celui de NOTRE SEIGNEUR. CAR, je vous le rappelle, TOUT AUTRE ESPRIT VIENT DU DEMON et certainement pas d’un Magistère réel de l’Eglise Catholique Romaine ! De plus vous dîtes une contre-vérité et vous nous montrez un bel exemple de sophisme car maintenant on voit bien que cette Secte a tout un corpus doctrinal, que c’est une Gnose, et comme UNE DOCTRINE S’OPPOSE A UNE DOCTRINE, IL FAUT BIEN QUE CETTE SECTE POSSEDE UNE DOCTRINE QUI S’OPPOSE A LA DOCTRINE HABITUELLE DE L’EGLISE, SINON PAR QUOI SE DISTINGUERAIENT-ELLES ?

    Ensuite, vous ajoutez :
    « La question unique au sujet de la prétendue hérésie du Concile qui fait bondir Espada et vociférer Charles, est : y a-t-il une hérésie formelle des papes conciliaires de Jean XXIII à Paul VI, Jean-Paul II jusqu’à Benoît XVI? »

    Eh bien si vous ne trouvez pas d’hérésies mais seulement quelques erreurs dans la Secte Conciliaire pourquoi donc n’y obéissez-vous pas ? Pourquoi cette attitude de soi schismatique que vous avez depuis toujours avec l’Autorité, si cette Secte est la vraie Eglise du Christ et qu’elle ne profère pas d’hérésies ? Quelques erreurs peut-être apparentes en fait de votre point de vue, sont-elles raisons suffisantes pour nous faire une grosse colère et se mettre depuis toujours en position de schisme ? Savez-vous que le schisme est un péché aussi grave que l’apostasie ou l’hérésie ? Vraiment on a beaucoup de mal à croire une seule seconde à votre honnêteté intellectuelle quand on vous lit ! Vous défendez vous aussi votre Chapelle, que dis-je votre secte, car il faut bien appeler les choses par leur nom !
    De plus que les Papes Conciliaires soient formellement hérétiques ou pas, je dirais que pour s’en convaincre il suffit de lire leurs encycliques, de considérer leurs actes et leurs écrits qui relèvent du Magistère Ordinaire, pour s’apercevoir qu’ils ne sont en tout cas pas catholiques si on se réfère à leur doctrine enseignée qui elle fourmille d’erreurs et d’hérésies. Même les juifs et les protestants ont eux-mêmes reconnus que l’Eglise Conciliaire n’avait pas la même doctrine que l’Eglise avant le Concile Vatican II !… Bel hommage du vice à la vertu, bel hommage de l’ennemi à la Vérité ! Or ce qui n’est pas catholique me paraît en général hérétique ou infidèle non ? Entre deux contradictoires, point de moyen terme en bonne philosophie non ? De plus il est certain qu’ils ne sont mêmes pas Papes, puisqu’un véritable Magistère DONT L’OBJET PROPRE EST LA FOI ET LES MŒURS COMME ELEMENTS DE LA REVELATION, ne peut pas errer comme je l’ai démontré. Alors qu’ils soient hérétiques formels je le pense très très fort, mais je n’ai pas l’autorité pour les juger tels, et de fait je n’ai nul besoin de le faire car mon droit inaliénable de catholique usant de sa raison donnée par le bon Dieu et usant de sa Foi donnée également par le Bon Dieu pour juger ce qui est contraire ou conforme à la Foi Catholique est mon seul critère de jugement. Et je trouve dans le Magistère Eternel de l’Eglise, Magistère Infaillible auquel je me réfère en dehors de toute nouveauté comme la seule source de la transmission de la Foi, je trouve dis-je l’Autorité qui CONDAMNE CETTE NOUVELLE SECTE USURPATRICE QUI SE FAIT PASSER POUR L’EGLISE UNE, SAINTE, CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAINE.

    Alors après, tout votre discours avec vos citations d’auteurs divers et d’ailleurs fort respectables sur les papes et leur possibilité d’hérésie me font l’effet d’une discussion sans intérêt et me laisse songeur, car en fait vous me parler de problèmes théoriques, purement théoriques, qui étaient ceux que se posait une Eglise Catholique en Ordre qui ne pouvait prévoir le drame apocalyptique qui se joue maintenant devant nous, et qui ne pouvait même pas entrevoir QU’UNE SECTE LUI PIQUERAIT SON NOM EN SE SUBSTITUANT A ELLE, SECTE QUI PRECHERAIT L’HERESIE ET L’ERREUR DE FACON HABITUELLE ET QUI PERSECUTERAIT CEUX QUI RESTERAIENT FIDELES A L’ENSEIGNEMENT DE TOUJOURS.
    De plus pour moi l’hypothèse d’école qu’un Pape puisse être hérétique est en soi-même une erreur car le Pontife Romain en exercice ne peut défaillir dans la Foi dans son exercice de Pasteur Universel des âmes, car ce serait aller contre les promesses même de Jésus-Christ qui je vous le rappelle donne la charge A PIERRE DE CONFIRMER SES FRERES, DONNE A PIERRE LE POUVOIR DES CLEFS, CE QUI VOUDRAIT DIRE QUE L’ERREUR POURRAIT ETRE LIEE AU CIEL COMME ELLE L’EST SUR LA TERRE ?! Abominable blasphème que je laisse aux sectateurs nouveaux dont vous semblez faire partie le soin de le proférer ! De plus, le Pontife Romain étant le fondement même de l’Infaillibilité de l’Eglise Universelle et donc de son Magistère Ordinaire et Universel, c’’est toute l’Eglise qui plongerait dans l’erreur de façon habituelle.
    Il faut pour éviter tout subjectivisme en la matière, utiliser l’Autorité Romaine pour montrer à quel point cette opinion de la possibilité du Pape hérétique est peu fondée en droit et en fait, même si on peut spéculer théoriquement sur le sujet, comme une sorte de jeu pour intellectuels, SANS D’AILLEURS POUR CERTAINS JAMAIS ENVISAGER LES SITUATIONS RELLES ET DE FAIT. Et contre les faits l’argument ne vaut point je vous le rappelle.

    La constitution dogmatique Pastor aeternus de Pie IX nous dit ceci en son Prologue :

    « Pour que l’épiscopat fût un et non-divisé, pour que, grâce à l’union étroite et réciproque des pontifes, la multitude entière des croyants fût gardée dans l’unité de la foi et de la communion, plaçant le bienheureux Pierre au-dessus des autres Apôtres, il établit en sa personne LE PRINCIPE DURABLE ET LE FONDEMENT VISIBLE DE CETTE DOUBLE UNITE. Sur sa SOLIDITE se bâtirait le temple éternel et sur LA FERMETE DE CETTE FOI s’élèverait l’Église dont la grandeur doit toucher le ciel. Parce que les portes de l’enfer se dressent de toutes parts avec une haine de jour en jour croissante contre ce fondement établi par Dieu, pour renverser, s’il se pouvait, l’Église, Nous jugeons nécessaire pour la protection, la sauvegarde et l’accroissement du troupeau catholique, avec l’approbation du saint concile, de proposer à tous les fidèles la doctrine qu’ils doivent croire et tenir SUR L’INSTITUTION, LA PERPETUITE ET LA NATURE DE LA PRIMAUTE DU SIEGE APOSTOLIQUE, SUR LEQUEL REPOSE LA FORCE ET LA SOLIDITE DE L’ÉGLISE, CONFORMEMENT A LA FOI ANTIQUE ET CONSTANTE DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE, et aussi de proscrire et de condamner les erreurs contraires, si pernicieuses pour le troupeau du Seigneur. »

    Il semble curieux qu’un tel texte puisse s’appliquer à un « Pape » qui puisse errer de façon pertinace et habituelle dans la Foi tout en continuant à confirmer ses frères ! De qui se moque-t-on quand on soutient de telles balivernes ? Or que voit-on ? Des « papes conciliaires » qui de façon HABITUELLE prêchent des erreurs et des hérésies. (Par exemple, dès la première encyclique de Wojtyla, Redemptor Hominis, on voit fourmiller des tas d’erreurs doctrinales comme par exemple « que le Christ s’est incarné d’une certaine façon en tout homme », ce qui est d’ailleurs plus qu’une erreur mais une véritable hérésie qui attaque directement le Mystère de l’Incarnation, erreurs qui ne peuvent donc être l’œuvre d’un Pontife Romain en son Magistère Ordinaire)
    Mais, si vous niez mordicus qu’ils prêchent des hérésies de façon constante et pertinace, que la liberté religieuse est de bonne doctrine catholique, que le culte de l’homme est une bonne chose, etc.. Alors, s’il vous plait et par pitié, rejoignez les et OBEISSEZ, SOUMETTEZ-VOUS, SOYEZ COHERENTS, SORTEZ DE VOTRE SCHISME! Si vous pensez qu’ils prêchent des hérésies, alors comment peuvent-ils être de réels Papes PRINCIPES INDEFECTIBLES DE L’INFAILLIBILITE DE L’EGLISE ? L’INDEFECTIBILITE ET L’INFAILLIBILITE SERAIENT DONC A GEOMETRIE VARIABLE, SELON L’HUMEUR DU MOMENT ? ET CES GENS-LA SERAIENT DES ROCS SOLIDES POUR CONFIRMER LEURS FRERES DANS LA FOI ? QUELLE CONCEPTION FAUSSE DE LA PAPAUTE ET DE L’EGLISE !

    Vous dites ensuite plus loin :

    « Grégoire VII l’a dit avec force contre les schismatiques de l’époque, ancêtres lointains des actuels sédévacantistes que vous êtes qui propagent l’erreur : ‘’le pontife Romain, s’il a été canoniquement élu, est fait saint, de manière indubitable, par les mérites de saint Pierre ‘’»

    On est bien d’accord et on se demande donc comment un saint peut nous prêcher de la fausse doctrine à longueur d’année !… Vous ne voyez pas un léger problème là ?

    « Ceci est une vérité de foi, dogmatique et infaillible, proclamée par les Papes contre laquelle vous vous rebellez, vous et vos amis, de manière peccamineuse par esprit d’insoumission et d’orgueil. »

    Je n’ai jamais dit le contraire que c’était une vérité de Foi, mais vous, vous feriez bien d’arrêter de poser des jugements moraux sur ma personne et celle de mes amis, sans rien savoir du for interne, car au Tribunal de Dieu vous devrez en rendre compte.

    « Elle s’impose d’autant plus cette vérité, que depuis Pie XII, la bulle de Paul IV a été rendue caduque, ce qui met un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement. »

    Ici, là où je vous attendais aussi un petit peu je dois l’avouer, je nie deux propositions : 1° que la Bulle de Paul IV soit CADUQUE dans son essence même, sinon en ses conséquences disciplinaires, et 2° que les nouvelles dispositions de Pie XII S’OPPOSERAIT A LA BULLE DE PAUL IV comme deux contradictoires.

    Je nie les deux propositions ensemble pour des raisons de cohérence doctrinale. Il est IMPOSSIBLE que des décisions pontificales s’opposent entre elles quand elles concernent des décisions en rapport immédiat et direct avec le Dogme, OU des décisions qui découlent immédiatement du dogme, exactement de la même façon que l’on compare l’essence et les propriétés de l’essence qui découlent directement de l’essence en tant que principe. En effet la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles. Ainsi ce qui a rapport directement ou indirectement avec le Dogme et la Révélation ne peut trouver dans la continuité des Pontifes Romains aucune discordance dans l’interprétation et aucune discordance réelle dans ses conséquences doctrinales et disciplinaires. C’est le principe d’infaillibilité et d’unité doctrinale de l’Eglise qui impose ce point de vue. Si ce que je dis n’était pas vrai, l’Eglise n’aurait jamais d’unité doctrinale fiable et permanente et ses jugements disciplinaires et doctrinaux seraient fondés sur un arbitraire total sans fondement, sinon la pure subjectivité humaine.

    Maintenant que dit en substance la Bulle de Paul IV ? Je rappelle au passage que ce document est assorti d’un anathème envers celui ou ceux qui oseraient y toucher et qu’elle est à perpétuité. (…Et Nous voulons qu’elles soient observées à perpétuité et remises en pleine vigueur, si besoin en est, et qu’elles le demeurent..) Je rappelle que la Bulle est donc ainsi investie d’une autorité maximale et qu’on serait bien venu de prendre en compte l’anathème qui ferme la porte du salut à celui qui en est frappé ! Je cite :

    « En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de notre approbation, innovation, sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire audace. Si quelqu’un avait la présomption de le tenter, qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

    Cette Bulle dit en substance ceci : que tout hérétique est hors de l’Eglise et que par conséquent s’il est investi d’une charge quelconque dans l’Eglise, cette charge est nulle et non avenue. Le texte ajoute que ceci est valable même pour ceux qui sont élus de façon valide, y compris « pape », et qui se sont introduits dans l’Eglise tels des loups dans la bergerie.

    « Elles s’appliquent (les sanctions) aussi à tous ceux qui, jusqu’ici, auront été pris sur le fait, auront avoué ou auront été convaincus d’avoir dévié de la foi catholique ou d’être tombés en quelque hérésie ou d’avoir encouru le schisme ou de l’avoir suscité ou commis. Elles s’appliquent encore (mais Dieu veuille l’empêcher dans sa clémence et sa bonté envers nous) à ceux qui, à l’avenir, dévieront soit en tombant dans l’hérésie ou en encourant le schisme, soit en les suscitant ou en les commettant, qu’on les prenne sur le fait, qu’ils avouent ou qu’on les en convainque…Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Eglise romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur »

    Je crois que le texte est clair et net, et se passe de commentaires, sinon qu’il est rappelé que l’hérésie est INCOMPATIBLE avec l’appartenance à l’Eglise et que par conséquent on ne peut prétendre à aucun droit dans cette même Eglise quand on est hérétique ! Je pourrais dire que nous sommes ici dans une doctrine de bon sens, que tout le monde sait vraie et évidente et qui respecte la cohérence théologique et la Doctrine de l’Eglise. Le fond doctrinal de cette bulle ne peut être remis en cause sans carrément changer de doctrine et donc de religion. Cette Bulle exclue aussi la possibilité d’un pape hérétique avant son élection et qui le serait encore au moment de son élection et après celle-ci, puisque cette élection serait DE SOI nulle. Quoi de plus logique d’ailleurs !
    Mais voyons donc maintenant ce que nous dit le Pape Pie XII, le Pape qui selon vous aurait annihilé, foudroyé et donc annulé la pauvre Bulle de Paul IV dans tout son contenu, car annuler c’est supprimer le tout de la chose. Quand je dis « j’annule mon voyage » je ne voyage pas à moitié sous le rapport de CE voyage là ! CE voyage là reste un non-être sous ce rapport particulier. Comme la Bulle de Paul IV contient plus que des mesures disciplinaires car celles-ci sont sous-tendues par une doctrine qui dit que l’hérétique est en dehors de l’Eglise, qu’il est exclu du principe même de Salut et donc du Corps Mystique tant qu’il persiste en son hérésie, alors il est IMPOSSIBLE que le Pape Pie XII, annule la Bulle de Paul IV, purement et simplement dans son tout et toutes ses parties. Premièrement il tomberait sous l’anathème de cette dernière, et de plus il irait contre une doctrine certaine, à savoir qu’un hérétique est en dehors de l’Eglise.

    Voici ce que dit Pie XII cité par vos soins :

    « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; elles conserveront leurs effet pour tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).

    Il faut noter que nous sommes d’abord dans le cadre très particulier de l’élection d’un Pontife Romain. La Bulle de Paul IV est bien plus générale et s’étend à toute situation. Mais dans le texte de Pie XII, il faut voir le sens de certains termes d’un peu plus près. La suspense, l’interdit, l’empêchement ecclésiastique ne mettent pas en dehors de l’Eglise. Reste le terme « d’excommunication » qui pose problème et qui doit s’interpréter de la façon suivante : puisque l’hérétique est de soi en dehors de l’Eglise, il ne peut s’agir d’excommunication pour hérésie car alors Pie XII pourrait faire entrer au Conclave n’importe quel protestant ou sectaire donné, ce qui est absurde. Il ne peut pas s’agir non plus d’excommunication pour schisme puisque le schisme met en dehors de l’Eglise de la même façon et se double même d’hérésie par le Dogme même de l’Infaillibilité de l’Eglise et de son Magistère. Ne pas reconnaître, par principe, l’Autorité du Pontife Romain est donc non seulement un schisme mais aussi une hérésie.
    On en conclut que dans la constitution de Pie XII, il ne peut donc s’agir que d’une excommunication qui n’empêche pas celui qui la supporte de participer à l’élection d’un Pontife Romain puisqu’il conserve son titre de Cardinal, car il faut être Cardinal pour appartenir à un Conclave, est-il besoin de le préciser ? Or peut-on imaginer un Cardinal qui soit formellement en dehors de l’Eglise, c’est-à-dire qui soit non-catholique et en dehors de l’Eglise pour hérésie et schisme ? Qui pourrait le soutenir ? Cette excommunication dont parle Pie XII va donc concerner ce qui ne met non pas en dehors de l’Eglise formellement, mais qui prive la personne interdite par cette excommunication de participer à la vie même de l’Eglise, d’approcher des sacrements, de pouvoir jouir de la Grâce Sanctifiante, bref cette une excommunication qui concerne des péchés graves qui méritent la sanction la plus extrême en laissant l’individu privé du Salut Eternel tant que la sanction n’est pas levée, c’est-à-dire tant que la personne n’a pas satisfaite aux raisons même de cette excommunication pour que celle-ci soit levée. C’est pour cette raison qui n’empêche pas d’être formellement Cardinal, qui n’empêche pas d’avoir la Foi Catholique, que Pie XII décida de ne pas éloigner de l’élection pontificale des cardinaux qui seraient sous le coup de ce type d’excommunication. Imaginons par exemple un cardinal qui serait en état de concubinage permanent, publique, et donc un personnage scandaleux sous le coup d’une excommunication. En serait-il pour autant privé « ipso facto » de sa charge même excommunié pour cette raison? Non car seules l’hérésie et le schisme peuvent « ipso facto » priver de cette charge par le fait que l’hérésie et le schisme mettent en dehors de l’Eglise sous tous les rapports. Ceci est-il ma doctrine personnelle et ma petite interprétation du jour ? Absolument pas et il suffit de lire l’intéressant article « excommunication » dans le Dictionnaire de Théologie Catholique pour s’en convaincre et connaître l’exacte doctrine de l’Eglise concernant ces sujets. Je ne m’étendrai donc pas ici car je ne suis pas en train d’écrire un livre comme je l’ai déjà dit…Que chacun fasse le travail honnête de se renseigner par soi-même sur le sujet et sur les distinctions parfois subtiles entre les différents types d’excommunication…

    On en conclut facilement que la Bulle de Paul IV n’est en rien altérée puisque le texte de Pie XII ne concerne EN RIEN ce qui est visé par la dite Bulle de Paul IV qui traite uniquement des hérétiques. D’ailleurs ceci est cohérent avec le fait que cette Bulle possède une autorité maximale, possède des caractères de perpétuité, et que les raisons des sanctions sont avant tout doctrinales et non des raisons de pure morale ou de droit ecclésiastique…Mais je rappelle ici qu’on ne pourrait prétendre, sans se voir taxé d’erreur grave à juste titre, que la discipline dans l’Eglise est sans fondement moral et donc en définitive, sans fondement doctrinal (ici la Théologie Morale). Gardienne de la Vérité, l’Eglise est Infaillible en matière de FOI ET DE MŒURS comme chacun sait.

    De plus, si la Bulle de Paul IV est toujours valide et elle l’est nécessairement, alors les élections des Papes Conciliaires faite par une bande de modernistes hérétiques et schismatiques depuis longtemps en dehors de l’Eglise du Christ, n’a pas pu et ne pourra jamais être valide.

    De plus, Sixte V dans sa bulle « Postquam Verus » a déterminé à perpétuité assortie d’anathème le nombre maximum des cardinaux qui peuvent appartenir au Sacré Collège et COMME PAR HASARD c’est à partir de Jean XXIII que ce nombre n’a plus été respecté ! Que ceux qui ont des yeux pour voir, voient ! Je pourrais m’étendre sur le sujet beaucoup plus longuement comme je l’ai fait à une époque avec Mgr Lefevre lui-même, mais je vais considérer que la remarque ici faite sera suffisante…

    Le restant de votre intervention se résout donc facilement par tout ce qui précède et je ne m’étendrai pas plus sur le sujet.

    Pour conclure, je crois fondamentalement que nous n’appartenons plus à la même religion, même si 99 % de notre doctrine nous est commune. Le 1% qui nous sépare est le 1% qui tue. Vous reconnaissez une fausse autorité comme l’autorité légitime tout en refusant de lui obéir. Dans un sens vous êtes un libéral, un adepte du libre examen puisque vous vous constituez en Autorité de votre propre fait et donc vous êtes un sectaire et de surcroit un schismatique. Votre hérésie est subtile mais elle existe bien. Vous préférez persécuter et voir comme ennemi radical ceux qui ont encore la vraie Foi catholique et vous composez plus ou moins hypocritement avec la Secte qui un jour, selon vos propres principes vous phagocytera tous, vous et ceux qui auront eu le malheur de vous suivre. Regardez des Abbés Laguérie, des De Tanouärn, fleurons intellectuels de la Tradition qui sont passés à l’ennemi car eux ils avaient au moins cette cohérence de dire que si cette Eglise Conciliaire est vraiment l’Eglise du Christ alors on DOIT y obéir malgré ses erreurs habituelles…C’est ainsi que vos conceptions mauvaises vont détruire ce qui reste de la Tradition et si toutes les œuvres de la FSSPX sont matériellement très bonnes, elles vont être totalement stérilisés, hélas, mille fois hélas, par votre reconnaissance, votre soumission à cette fausse autorité romaine, autorité que dans un autre sens vous n’arrêtez pas de traiter d’hérétique et de schismatique comme je l’ai entendu de mes propres oreilles. Bientôt dans vos rangs il n’y aura même plus unité de doctrine, car l’erreur nécessairement divise.
    N’oubliez pas enfin que la Secte Conciliaire à laquelle vous allez certainement vous rallier tôt ou tard, au moins en secret et d’une façon pas très catholique comme un pacte de non-agression, est l’œuvre du Diable, qu’elle a détruit le Sacerdoce, détruit la Sainte Messe, détruit la Liturgie séculaire de l’Eglise, détruit sa Doctrine, et stérilisé toutes les bonnes œuvres en proclamant Urbi et Orbi qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion de façon habituelle !…A quoi bon être chrétien ? Est-ce juste avoir une voiture plus puissante que le voisin pour arriver au même but ?

    Que soit anathème cette abominable Secte, simulacre puant de la Véritable Eglise du Christ !

    Enfin si ce monde n’était point si aveuglé, il verrait avec évidence que la multiplication des divisions et des chapelles de chapelles, au sein du monde qui était jadis catholique et dans l’unité d’une même Foi est bien la meilleure preuve pratique que le principe d’unité et de vérité dans l’Eglise est pour le moment éclipsé, et je dis bien éclipsé et non détruit car cela est impossible. Mais Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : …Mais lorsque le Fils de l’Homme viendra, pensez-vous qu’Il trouve la foi sur la terre? Luc 18 :8

    Quant à moi, n’étant rien du tout, je me contente par la Grâce de Dieu, de rester catholique ce qui n’est déjà pas si mal dans le contexte où tout nous pousse à ne plus l’être. Je ne défends aucune thèse, sinon la Doctrine Eternelle de l’Eglise qui est toute ma vie.

    Comme chacun restera je suppose sur ses positions, je n’ai rien à ajouter et je ne continuerai donc point une polémique où la dialectique pure et les subtilités remplaceront peu à peu à son dépend, la simplicité et la clarté de la Vérité. La Providence saura un jour nous imposer à tous par le Châtiment annoncé, la Vérité dans toute sa lumière et sa force. Je n’en doute point un seul instant.

    Bien le bonjour chez vous et que Dieu vous bénisse et vous garde.

    • Sulpice permalink
      25 novembre 2011 11:12

      Nul doute que Calixte, dont j’ai cru savoir qu’il était acuellement à l’étranger, répondra à Espada, et fera justice des points thélogiques de cette controverse intéressante qui en reste aux questions doctrinales en évitant les attaques personnelles ce qui change, agréablement, en montrant les erreurs de la position sédévacantiste.

      Mais il est tout de même significatif de constater le silence total d’Espada à la question que lui a posée Calixte :

      « Quel est le NOM de celui qui est supérieur au Pape et auquel vous vous substituez avec vos amis pour décider, en son lieu et place, qu’il n’est plus le successeur de Pierre ? Vous le savez parfaitement, et c’est en quoi la faute du sédévacantisme, si identique à l’erreur de Luther qui se crut autorisé de juger qui était Pape ou non en se substituant au Ciel, est extrêmement grave :

      NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST ! »

      Sur ce point mutisme absolu, comme toujours d’ailleurs, des sédévacantistes.

    • Sixte permalink
      25 novembre 2011 11:45

      Calixte, qui est en effet hors de France pour l’instant, et auquel je laisse le soin de montrer les profondes erreurs argumentaires d’Espada, a cependant dit clairement et parfaitement la différence entre l’attitude de la Tradition et celle des schismatiques :

      « Là où la Tradition se contente, par fidélité à l’Evangile, de résister à l’erreur sans détruire l’Eglise en respectant et reconnaissant pieusement celui que Notre Seigneur a mis et conserve à sa tête, le sédévacantisme, par son examen privé et son subjectivisme d’essence réformée qui lui vient tout droit de Luther et Calvin, cesse coupablement, de reconnaître pour Pape celui qui a été élu par le conclave assisté de l’Esprit-Saint. Fort heureusement et avec prudence, la Tradition tient fermement sur les positions droites la ligne de crête qui ramènera demain, Dieu voulant, la Foi et la Messe, les vocations et le renouveau des ordres monastiques, en restaurant enfin ! la doctrine authentique de l’Eglise. »

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-22995

      Ces lignes sont sans appel, contrairement à ce qu’imagine dans son égarement Espada et ceux qui adhèrent à ses positions.

      Car ce qui caractérise le sédévacantisme est bien connu, et l’on sait précisément où il conduit l’Eglise, ses fruits, présents et futurs, ayant pour noms : ruine, désolation, division, sectarisme, conclavisme, destruction de l’unité.

      Ce en quoi le sédévacantisme est bien le triste héritier des thèses de Luther et Calvin.

      De sont côté, et chacun le sait, la Tradition se sont les églises pleines, le retour de la foi, les écoles, les séminaires, les vocations, les ordres religieux restaurés et leurs saintes règles originelles, écrites par leurs saints fondateurs, de nouveau appliquées.

      Ce mouvement est celui de la réédification de l’Eglise et sa restauration dans la perspective d’un futur Vatican III qui refera, demain, la religion et ensuite reconstruira la cité chrétienne.

      Voilà pourquoi nous avons d’un côté l’hérésie schismatique destructrice déguisée sous les plis d’une prétendue logique théologique qui est en réalité un poison pervers et menteur, et de l’autre, la doctrine catholique authentique éclairée par la juste position observée par les docteurs et les saints à toutes les périodes de l’Histoire de l’Eglise.

      Le schisme n’a jamais été autorisé, sous aucun prétexte, il relève toujours et de tout temps, de l’esprit de révolte et travaille avec le démon contre l’épouse de Jésus-Christ.

      En revanche le respect de la discipline, le labeur et la prière en attente d’un retour de la foi, est la position à laquelle se doivent les fidèles…mais encore faut-il qu’ils veuillent rester catholiques.

      Or si la Tradition et ceux qui l’incarnent le sont catholiques et veulent le demeurer, il est évident que les sédévacantistes ne le sont plus et ne veulent plus l’être !

      Et à cet égard, il est de certitude absolue, ce sujet étant grave en effet, que si l’on est plus catholique en refusant d’en respecter les lois, la discipline et les principes, alors on se retranche immédiatement de la grâce, et on se perd affreusement au lieu de faire son salut.

      Voilà la réalité !

  47. Charles permalink
    20 novembre 2011 21:43

    Dernière réponse à « CALIXTE » à son message du 20 nov à 9h18.

    Monseigneur, mon Révérend Père, Monsieur l’Abbé,(au choix!)

    « L’erreur la plus nuisible est celle qui utilise les termes de la Vérité » Mgr Delassus.

    J’en ai fini avec vous car votre malhonnêteté intellectuelle et votre aveuglement spirituel, sous les plus hautes formes de la piété savante et du doctrinalement correct apparents, atteint son comble!
    La polémique est saine lorsqu’elle ne risque pas à terme de mettre sur un même pied la Vérité et l’erreur, cette dernière étant de manière pertinace réitérée par vous avec une audace téméraire qui confine au péché irrémissible contre l’Esprit Saint.
    Oser dire que le magistère infaillible ordinaire de l’Eglise permet aux Princes de l’Eglise de proférer erreurs et hérésies depuis quanrante ans est un défi à la foi catholique, dépôt sacré que tout baptisé et confirmé a le devoir de garder, défendre et conserver à tout prix,
    Grâce à vos interventions sur ce blog, avec toute l’onction et l’autorité cléricales que l’on y décèle, j’ai à présent la certitude intime mais également objective au for externe que nous n’appartenons plus du tout à la même église. Vous aurez beau jeu , avec vos frères ennemis de la secte conciliaire dont vous faites objectivement partie (sauf à tomber dans la schyzophrénie la plus pernicieuse), revêtir toutes les apparences trompeuses (mais en mieux qu’eux il est vrai!) de la pompe catholique, vous ne prendrez dans vos filets mondains que les aveugles volontaires, les idiots utiles et les imbéciles coupablement ignorants de leur sainte religion!
    Chez vous on peut légitimement supposer que la Vérité est connue et parfaitement connue.
    C’est pourquoi vous serez jugés, en tant que pasteurs avec toute la sévérité que requiert votre apocalyptique apostasie (et schisme!), dont on voit chaque jour les fruits très pervers et très amers tant au niveau de l’instruction des âmes et de l’exemple déplorable que vous donnez en dialoguant d’égal à égal avec les ennemis les plus rusés de l’Eglise, qu’au niveau de l’activisme dans lequel vos troupes se dispersent et se délectent avec une diabolique frénésie, dans un oecuménisme pervers et mortifère de la foi.
    Prenez garde toutefois, et cet avertissement solennel je vous le donne à titre gratuit avec toute la force de mon baptême et des grâces imméritées que Notre-Seigneur a bien voulu me donner lors de ma confirmation, prenez garde car l’heure des ténèbres approchant, le Prince de ce monde n’est pas sans ignorer qu’il pourra tirer argument de votre sacre et ordination valides, et par conséquent de tous les sacrements confectionnés par vous, quoique blasphématoires et sacrilèges car en union avec un apostat-usurpateur, afin de mieux vous circonvenir pour votre damnation éternelle.
    Dans une Eglise en parfait, si j’ose dire, désordre nous nous devons à tous la correction fraternelle qui devient d’une importance gravissime lorsque la foi elle-même est en cause.
    Ainsi ne sauriez-vous arguer d’une quelconque autorité canonique d’Eglise pour vous croire au-dessus des laïcs en ce domaine.
    A travers vous , soyez bien persuadé que je m’adresse en cet avertissement très solennel à tous les hiérarques et clercs de la FSSPX.Pensés et créés pour la défense de la foi et de la Tradition de l’Eglise, trop de membres de votre institution, enflés d’un orgueil tout humain, utilitariste et mondain, malgré des finalités réputées salvatrices et pieuses, instruits sans doute par de mauvais maîtres ou des ignorants prétentieux, ont versé dans un libéralisme honteux car secret, voilé et caché des fidèles qu’il s’agisait avant toute chose de séduire par la conservation de la messe et de la liturgie immémoriale de l’Eglise.
    Aussi, prenant Dieu à témoin et sûr que mon coeur , quoique pécheur , est sans haine et ma pensée sans double langage je suis résolu à vous déclarer ANATHEME et à vous appeler à la résipiscence… s’il en est encore temps!(qu’à Dieu ne plaise!)
    .Notez bien que ce n’est pas ma petite et humble personne qui vous déclare anathème(s) mais la foi de toute l’Eglise qui est à la fois triomphante, souffrante et militante.
    Les Saintes Ecritures m’enseignent que je ne puis avoir désormais, cela étant posé et défini clairement, plus aucune part avec vous.
    C’est pourquoi, pour terminer ce message avec l’apôtre Saint Paul je ne vous saluerai pas.,

  48. lève-toi permalink
    20 novembre 2011 23:47

    Charles

    On ne peut que répéter les paroles du Christ  » Je frapperai le pasteur et le troupeau sera dispersé ».
    Tout cela est sans doute la suite de la vision du Pape Léon XIII où le diable a la prétention de détruire l’Eglise, et le Christ de lui répondre  » fais le donc », vous connaissez la suite..
    Personnellement je pense qu’il faut prier, attendre et avoir recours à la FSSPX, seule arche de Salut réelle. Qu’il y ait des loups déguisés en brebis, nous le savons un peu, le Christ avait bien Judas ( sur douze apôtres, Un/douzième, faites la proportion avec notre époque, même si mon raisonnement est simpliste).
    Soyons le « petit nombre qui y voit clair », c’est déjà difficile.

    • Charles permalink
      21 novembre 2011 09:50

      Hélas! Trois fois hélas « Lève-toi »…vous semblez partager avec moi l’effrayante analyse de la situation mais votre conclusion est aberrante et montre, en définitive, que vous n’avez rien compris et que vous connaissez très mal votre religion (ce qui est normal puisque la FSSPX n’enseigne pas la foi catholique mais SES vérités à elle avec SON interprétation peu catholqiue de la crise et de l’attitude qu’il convient d’avoir avec ceux d’en face qui ont substitué à l’Eglise une secte qui en a gardé beaucoup d’apparences trompeuses.
      Je ne peux plus rien pour vous si vous n’étudiez pas sérieusement la question en vous plongeant dans l’étude des écrits de nos papes et des docteurs de l’Eglise ainsi que dans la lecture de tous les bons auteurs antilibéraux de ce siècle de grâce que fut le XIXème.
      Vous dites vous-même que votre raisonnement est simpliste, en tout cas vous le suggérez fortement.En outre, votre expression « avoir recours à la FSSPX » n’a aucun sens compte tenu de ce que je viens de vous dire.Si vous continuez dans cette voie, vous serez un jour , en douceur et presque sdans vous en apercevoir, en un mot très « benoitement », récupéré par les concilaires qui vvous accorderont tout ce que vous voulez ou presque.
      Car en fait, il n’y a qu’une seule chose qui compte pour eux, C’EST DE VOUS VOIR RECONNAITRE LEUR AUTORITE ET QU’ILS SONT LA VERITABLE EGLISE DU CHRIST!

      Tout le reste n’est que de la mauvaise littérature et de la désinformation pure et simple.

  49. lève-toi permalink
    21 novembre 2011 21:53

    Charles

    Détrompez-vous, je me méfie totalement des conciliaires que je ne fréquente plus depuis pas mal de temps, et je n’ai pas suivi le  » Brûlez quelque grains d’encens à nos divinités et nous vous laisserons dire la messe de votre sensibilité ».
    Je voulais vous dire que à l’heure actuelle, la FSSPX n’est pas libérale, les sermons qui j’y entends sont dans la droite ligne de ceux que j’avais dans mon enfance, on nous prêchait l’Enfer comme le recommandait Pie XII, on nous faisait comprendre que notre vie ici bas n’est qu’en vue du Salut.
    Choses que j’entends à la FSSPX, rien de changé par rapport à l’avant V2, la Vérité est là, mais qu’il y ait des loups avec peaux de brebis, ce n’est pas d’aujourd’hui, l’Eglise à toujours subi les attaques feutrées ou non de Satan.
    Les prêtres de la FSSPX que j’entends, sont très sévères et exigeants pour la Vérité, comme les prêtres de ma jeunesse. Je ne comprend pas bien votre problème.

  50. Charles permalink
    21 novembre 2011 22:10

    99% catholique…1% schismatique….je suis las de répéter sans cesse les mêmes choses…..
    informez-vous…je ne pourrai pas le faire pour vous…..
    Que Dieu vous aide!

  51. Charles permalink
    24 novembre 2011 17:53

    Mini-Réponse au sieur XAVIER

    L’ardeur des schismatiques à soutenir leurs hérésies et erreurs leur fait perdre trop souvent toute notion de la vérité catholique que tout un chacun peut trouver s’il cherche bien!
    Non! pensez-vous! Sur leurs forums ils sont bien trop occupés à désigner les seuls sédévacantistes et catholiques de toujours comme la bête immonde avec laquelle il ne faut avoir aucune part…!
    ET après cela c’est eux qui viennent nous reprocher de manquer de charité?
    Ne savent-ils pas les malheureux que le premier devoir du chrétien, après le 1er commandement, c’est la charité de la vérité?

    • Xavier permalink
      24 novembre 2011 22:20

      Réponse courte à la mini-réponse du sieur Charles

      La « charité » de la vérité n’est pas là non plus pour nous faire oublier le commandement du Seigneur : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

      Mais peut-être que les sédévacs ne se sentent-ils plus concernés par les commandements du Christ, trop occupés qu’ils sont à critiquer les positions de la FSSPX ?

    • Charles permalink
      25 novembre 2011 00:39

      J’ai pris une grande décision: je ne réponds plus aux […] sectaires de votre genre qui ont appris leur religion comme une table de multiplication ou une fable de La Fontaine!
      L’intelligence de la foi et l’amour de la vérité éclaire d’une lumière surnaturelle à la fois l’amour de Dieu et DONC de la vérité et à la fois aussi l’amour du prochain qui en découle et qui en est inséparable…
      Vous n’avez pas voulu de la vérité? Eh bien vous aurez le glaive des divisions.

  52. Charles permalink
    25 novembre 2011 14:49

    Réponse à « La Question » sur son aimable remarque au sujet des attaques « ad hominem ».

    Messieurs,
    Je vous ferai respectueusement remarquer deux points bien établis:
    1/ lorsqu’une hérésie ou erreur grave s’incarne de manière pertinace, réitérée et publique dans un individu, il est du devoir de tout catholique d’attaquer aussi la personne qui incarne ces dites hérésies ou erreurs graves.L’Eglise, ses saints et ses docteurs ont touours fait ainsi , suivant en cela l’exemple de leur divin maître.
    2/Sur ce blog, les interventions sont toutes anonymes.Il ne saurait donc y avoir, en bonne logique et stricto sensu, d’attaque « ad hominem », cette expression latine requérant que l’attaqué soit connu par son nom et son état ou clairement identifiable aux yeux de tous.

    Je vous remercie néanmoins de votre prudente remarque, dont le principe de précaution est sans doute d’éviter tout débordement, ce qui ne pourrait être le cas ici pour les raisons citées plus haut.

  53. Charles permalink
    25 novembre 2011 14:58

    Dernière leçon à Xavier:

    Vous prétendez me réfuter en brandissant des citations tronquées!
    Malheureux! Ne vous permettez plus jamais de séparer ce qui ne doit pas l’être!
    Le premier commandement ne se réduit pas à « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
    Si vous falsifiez les écritures sciemment et en toute connaissance de cause, alors vous boirez sûrement le calice de voter propre condamnation!
    ON NE SEPARE JAMAIS CE QUI NE PEUT PAS L’ETRE!!!! Respectez les textes saints!
    Mais grâce à Dieu, je suppose que vous êtes plus bête (et sectaire) que méchant…à moins que vous ne soyez d’une ignorance invincible qui vous empêche de comprendre votre propre religion?

  54. Charles permalink
    25 novembre 2011 15:53

    Rappels à « lève-toi », homme de bonne volonté:

    C’est un fait, depuis l’application des réformes décidées par le concile de notre siècle, les catholiques sont confrontés à un problème sans précédent dans toute l’histoire de l’Eglise. Pour la première fois depuis vingt siècles, plusieurs évêques, des centaines de prêtres, des dizaines de milliers de fidèles, pour garder et vivre la foi théologale sont obligés de désobéir ouvertement au pape régnant, en refusant obstinément les ordres les plus formels qu’il donne dans ce qui devrait être normalement son domaine.
    Les partisans de Vatican II colportent qu’une telle résistance ne doit pas étonner. « Après chacun des grands conciles, disent-ils doctoralement, il y a eu des réfractaires aux décisions conciliaires ». Eh bien, disons-le tout net, seuls des esprits superficiels ou de mauvaise foi peuvent soutenir pareille contrevérité. En effet, alors que la résistance suscitée par les précédents conciles était menée par ceux qui refusaient les dogmes définis par ces assemblées, la résistance actuelle ne s’oppose à aucun dogme. Vatican II n’en a défini aucun. A l’opposé des précédentes, la résistance actuelle est motivée par la foi. Oui, c’est pour garder et vivre la foi théologale que des évêques, des prêtres et des fidèles, un peu partout dans le monde, résistent publiquement aux ordres formels des « papes de Vatican II », sans que ces « papes » aient accepté l’ouverture d’un procès canonique pour juger cette résistance.
    Cette affirmation est des plus graves. Il me faut impérativement commencer par la justifier. Obligé de me limiter, je n’évoquerai, parmi toutes les nouveautés refusées, que la nouvelle messe, la liberté religieuse, la nouvelle ecclésiologie, l’oecuménisme et la nouvelle doctrine sur le salut des non-catholiques.

    La nouvelle messe. Si nous refusons la synaxe de Paul VI, c’est parce que ce rite nouveau, sous toutes ses formes1 et de manière étudiée, s’abstient de confesser2 tous les dogmes eucharistiques que rejette la réforme de Luther3. De ce seul fait, la validité des messes célébrées dans ces nouveaux rites est non seulement douteuse mais plus probablement nulle4, quels que soient, par ailleurs, l’intention du célébrant et le nouveau canon utilisé.

    La liberté religieuse. Si nous rejetons celle de Vatican II, c’est parce que dans un document ex cathedra, le Pape Pie IX la déclare : « Une opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Eglise et au salut des âmes, et que notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire5 ».

    La nouvelle ecclésiologie. C’est encore pour une raison de foi que nous la refusons. Au dire du nouveau credo de Vatican II, « L’unique Eglise du Christ, comme société constituée et organisée en ce monde, SUBSISTE DANS l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques en communion avec lui » (Lumen Gentium, n° 8).
    Or, pour la vraie foi, l’Eglise, dont je viens de retracer la fondation dans la première partie de ce livre, cette unique Eglise catholique, que Jésus a fondée et organisée sur Pierre et sur les évêques en communion avec Pierre, se confond avec le Corps mystique du Christ, ELLE EST son Corps mystique. Le pape Pie XII a exprimé ce dogme de foi dès les premiers mots d’une encyclique sur le sujet, « Mystici Corporis Christi QUOD EST Ecclesia. Le Corps mystique du Christ, QUI EST l’Eglise ».
    Les deux expressions « Corps mystique du Christ » et « Eglise » sont équivalentes ; elles ont la même extension. Appartenir à l’une, c’est appartenir à l’autre. Etre hors de l’Eglise, c’est être hors du Corps mystique.
    Pour les « papes » de Vatican II, le dogme est changé. Pour eux, on peut appartenir au Corps mystique sans appartenir à l’Eglise puisque, pour eux, l’Eglise catholique ne se confond pas avec le Corps mystique.
    Pour permettre aux simples fidèles qui me lisent, de comprendre la fourberie moderniste6 de cette nouvelle formule, qui change la foi sans le dire, voici une comparaison. Affirmer : l’unique atmosphère respirable, est celle QUI EST dans cette pièce, signifie que, hors de cette pièce, il n’y
    1 Paul VI publia trois nouveaux canons. Depuis, avec l’approbation des supérieurs ecclésiastiques, les canons ont tellement proliféré, qu’on ne saurait en dire le nombre.
    2 Tout ce qui, dans le rite catholique dit de saint Pie V, manifeste la présence corporelle de Jésus et le caractère propitiatoire de la sainte Messe a été impitoyablement gommé des nouveaux canons.
    3 Cette volonté de dissimulation des dogmes catholiques est si criante que la plus haute instance protestante, le Consistoire supérieur de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine, après sa réunion du 8 décembre 1973, a tenu à déclarer : « Nous estimons que dans les circonstances présentes, la fidélité à l’Evangile et à notre tradition ne nous permet pas de nous opposer à la participation des fidèles de notre Eglise à une célébration eucharistique catholique ».
    4 Les sacrements catholiques sont des signes ; ils produisent l’effet qu’ils signifient. Comment la nouvelle messe, qui ne signifie plus les dogmes eucharistiques, au point que des protestants ont pu reconnaître officiellement qu’ils avaient été supprimés, peut-elle produire ce qu’elle ne signifie plus ? Voilà la question à laquelle les protagonistes de la nouvelle messe se gardent bien de répondre.
    5 Lire à ce sujet, de l’abbé B. Lucien, Grégoire XVI, Pie IX et Vatican II. Etudes sur la liberté religieuse dans la doctrine catholique.
    6 « Le moderniste, on ne le saura jamais assez suffisamment, est un apostat doublé d’un traître » (R.P. Calmel, un Catéchisme sur le modernisme, Préface pour l’édition de Forts dans la Foi, p. 12).
    a plus d’atmosphère respirable. Au contraire, dire que : l’unique atmosphère respirable SUBSISTE DANS cette pièce, laisse entendre qu’elle subsiste ailleurs.

    L’oecuménisme de Vatican II. Nous le refusons catégoriquement parce que nous voulons rester catholiques.
    Cette folle entente avec les autres religions aura été et demeurera la principale caractéristique du prétendu « concile de notre siècle » : « Promouvoir la restauration entre tous les chrétiens, c’est l’un des buts principaux du deuxième concile oecuménique du Vatican » (Unitas redingratio I).
    A elle seule, cette entreprise sacrilège justifiera la condamnation de ce conciliabule. En effet, ce mouvement oecuménique et la Déclaration qui l’ordonne sont en opposition de contradiction avec l’enseignement constant de l’Eglise. Qu’on en juge.
    Doctrine catholique sur l’oecuménisme. Le Pape Pie XI l’a rappelée dans l’encyclique Mortalium animos, où par avance, de manière prophétique, il condamne purement et simplement l’entreprise des promoteurs et des partisans de Vatican II.
    Au dire de Pie XI, cette recherche d’union avec les non-catholiques « ne peut, en aucune manière, être approuvée par les catholiques, puisqu’elle s’appuie sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de vraie religion, ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire : se solidariser avec les partisans et les propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée ».
    Pour Pie XI, ce faux oecuménisme comporte « une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique ».

    Le salut des non-catholiques. Si nous repoussons avec horreur cette théorie nouvelle du salut des non-catholiques, c’est qu’elle s’oppose à un dogme fondamental de la foi catholique. En voici la preuve :
    Pour les « papes » de Vatican II, « L’esprit du Christ ne refuse pas de se servir des autres églises et communautés ecclésiales séparées7 comme de moyens de salut » (Décret sur l’oecuménisme, ch. I, n°3). « On peut se dire plein d’une particulière espérance de salut pour ceux qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Eglise » (Jean-Paul II, 21.05.1980). « Les différentes communautés ecclésiales constituent des sphères d’appartenance à l’Eglise comme peuple de Dieu » (Jean-Paul II, 28.06.1980, à la Curie Romaine).
    Pour la foi catholique, les textes, qui depuis l’origine, traitent de salut des non-catholiques sont si nombreux que le Pape Pie VIII, dans une Lettre Apostolique, a pu écrire : « Il conviendra surtout de rappeler que le dogme le plus ferme de notre religion, c’est que « HORS
    7 Ces communautés ecclésiales désignent, non seulement les schismatiques orientaux, mais aussi les protestants de toutes croyances, les juifs talmudistes, les musulmans, les hindous et jusqu’aux vaudous. La scandaleuse réunion d’Assise, répétée depuis un peu partout, en est une illustration.
    DE LA FOI CATHOLIQUE PERSONNE NE PEUT ÊTRE SAUVÉ ». » (Litteris alterno, 23.03.1830). Et Grégoire XVI l’appelle : « un de nos dogmes les plus importants et les plus évidents » (Enc. Summo jugiter).
    L’opposition de contradiction entre les deux doctrines sur le même sujet, le salut des non-catholiques, est on ne peut plus absolue.
    […]
    Conclusion. Les exemples que je viens d’évoquer le prouvent amplement, c’est bien pour préserver leur foi théologale que les catholiques fidèles résistent publiquement aux ordres formels du « pape » régnant. Ce qui veut dire que c’est bien la foi théologale qui commande la résistance de ces catholiques.
    2. Ce problème engage le salut éternel de chacun de nous
    Pour le comprendre, il suffit de se rappeler ce qui a été expliqué au sujet de l’obéissance due au Souverain Pontife ; En voici le résumé : chaque fois que le pape est dans son domaine, l’obéissance des fidèles lui est due. Cette obéissance nécessairement absolue n’admet aucune contestation. Quiconque résiste au pape, résiste au Christ dont il est le Vicaire, et compromet son salut éternel8.
    8 Boniface VIII : « Nous déclarons, décrétons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire au salut de toute créature humaine d’être soumise au Pontife romain » (Denz. 469).
    Pie IX : « Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique » (Encyclique Quartus supra).
    « Et Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que :  » Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux moeurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme. À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique ; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème.» (Encyclique Quanta Cura, 8 décembre 1864).
    « Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. » (Constitution dogmatique Pastor Aeternus)
    Léon XIII : « L’obéissance (au Magistère) doit être parfaite, parce qu’elle est exigée par la Foi elle-même, et elle a cela de commun avec la foi qu’elle ne peut pas être partielle » (Sapientiae Christianae).
    3. Solution du problème
    Je l’ai déjà dit, mais il est bon de le répéter. Ce problème étant un problème de foi, la solution ne peut se trouver que dans la lumière de cette même vertu. Comment procéder ? Par un raisonnement tout simple découlant des exigences de la foi.
    Avant de le formuler, il est indispensable de se rappeler que la foi est une vertu théologale qui, en dépit de toutes les apparences contraires, nous fait tenir la parole de Dieu pour absolument vraie et certaine de ce qu’elle dit. En effet, l’Apôtre l’affirme : « La foi est la garantie des biens que l’on espère et la preuve des réalités que l’on ne voit pas » (Hébr. XI, 1).
    Voici le raisonnement du croyant en quête d’intelligence. Il repose sur deux vérités de foi.
    . Première vérité de foi. Elle est enseignée clairement par saint Paul dans l’épître aux Romains. Là, Dieu nous ordonne d’être soumis à toute autorité9. On lit en effet, au chapitre XIII : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu10 et celles qui existent ont été instituées par Dieu. C’est pourquoi celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordre établi par Dieu, et ceux qui résistent attirent la condamnation sur eux-mêmes ».
    . Deuxième vérité de foi. Je l’ai souligné dans l’exposé du problème : c’est Dieu lui-même qui, par la vertu théologale de foi, impose aux croyants de résister aux ordres de ces « papes ».
    . Raisonnement de la foi. A la lumière de ces deux vérités révélées qu’il accepte, le croyant, « en quête d’intelligence », essaye de comprendre. Il se dit : Dieu, Vérité-même, ne peut pas se contredire. Son Fils nous l’a assuré : « Tout royaume divisé contre lui-même sera dévasté » (Mt. XII, 25).
    Puisque la foi nous assure que toute autorité vient de Dieu et qu’en résistant aux autorités établies on résiste à Dieu qui les a établies, force nous est de conclure qu’en nous commandant de résister aux « papes » de Vatican II, la foi nous assure que ces papes sont démunis de l’Autorité qu’ils devraient avoir, ils sont démunis de l’essence-même de la papauté. En effet, jamais Dieu qui voit tout11, qui sait tout, ne nous commanderait de leur résister, si ces papes étaient revêtus de l’Autorité pontificale, s’ils étaient vraiment Pierre, les Vicaires de son Fils.
    Et c’est justement parce qu’ils sont démunis de l’Autorité pontificale que la foi, c’est-à-dire Dieu lui-même, nous commande de leur résister.
    9 Quand l’autorité est dans son droit. Elle est dans son droit à chaque fois qu’elle est dans son domaine.
    10 « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut » faisait remarquer Jésus à Pilate (Jn XIX, 11).
    11 Une comparaison permettra aux plus simples de comprendre cette preuve qui est absolue. Supposons une hostie trouvée. Est-elle consacrée ou ne l’est-elle pas ? Humainement il est absolument impossible de savoir si Jésus y est présent, ou si c’est simplement du pain. Si, par un Ange authentique, Dieu nous faisait savoir qu’il nous faut l’adorer ou au contraire qu’on peut la piétiner, par le fait-même, il nous donnerait l’assurance absolue que cette hostie est consacrée ou qu’elle ne l’est pas. En effet, jamais Dieu ne commanderait d’adorer cette hostie si elle n’était pas consacrée. Jamais il n’autoriserait à la piétiner si elle l’était. Or, lui seul le sait. De la même manière et pour la même raison, jamais Dieu ne nous commanderait de résister aux « papes » de Vatican II, s’ils étaient revêtus de l’Autorité pontificale. Cette Autorité, chez un Pape élu, les hommes ne la voient pas plus que la présence réelle dans une hostie consacrée, mais Dieu la voit et peut nous dire s’il la possède ou s’il en est démuni, s’ils faut lui obéir ou lui résister.
    Cette conclusion, « les “papes” de Vatican II sont démunis de l’Autorité pontificale, ils ne sont pas les Vicaires du Christ », est absolument certaine. En effet, elle découle d’un raisonnement simple mais rigoureux dont les deux prémisses sont des vérités de foi divine.

  55. Actualité : ENTRETIEN DE MGR FELLAY permalink
    29 novembre 2011 11:11

    Entretien avec Mgr Bernard Fellay : La Fraternité Saint-Pie X et le Préambule doctrinal

    – Pourquoi le Préambule doctrinal que vous a remis le cardinal Levada, le 14 septembre dernier, est-il entouré d’un tel secret aussi bien de la part de la Congrégation de la foi que de la Fraternité Saint-Pie X ? Qu’est-ce que ce silence cache aux prêtres et aux fidèles de la Tradition ?

    Cette discrétion est normale pour toute démarche importante ; elle en garantit le sérieux. Il se trouve que le Préambule doctrinal qui nous a été remis est un document qui, comme l’indique la note qui l’accompagne, peut recevoir des éclaircissements et des modifications. Ce n’est pas un texte définitif. Nous adresserons sous peu une réponse à ce document en indiquant avec franchise les positions doctrinales qu’il nous paraît indispensable de tenir. Notre souci constant depuis le début de nos entretiens avec le Saint-Siège – et nos interlocuteurs le savent bien – a été de présenter en toute loyauté la position traditionnelle.

    Du côté de Rome, la discrétion s’impose aussi, car ce texte – même en l’état actuel qui nécessite de nombreux éclaircissements – risque fort de susciter l’opposition des progressistes qui n’admettent pas la simple idée d’une discussion sur le Concile, parce qu’ils considèrent que ce concile pastoral est indiscutable ou « non-négociable », comme s’il s’agissait d’un concile dogmatique.

    Malgré toutes ces précautions, les conclusions de la réunion des supérieurs de la Fraternité Saint-Pie X à Albano, le 7 octobre, ont été divulguées sur Internet, de sources diverses mais concordantes.

    Les indiscrétions ne manquent pas sur Internet ! Il est vrai que ce Préambule doctrinal ne peut pas recevoir notre aval, bien qu’une marge soit prévue pour une « légitime discussion » sur certains points du Concile. Quelle est l’étendue de cette marge ? La proposition que je ferai ces jours-ci aux autorités romaines et leur réponse en retour nous permettront d’évaluer les possibilités qui nous sont laissées. Et quelque soit le résultat de ces entretiens, le document final qui aura été accepté ou refusé, sera rendu public.

    Mieux faire apparaître les difficultés et les solutions

    – Ce document étant peu clair, à vos yeux, le plus simple ne serait-il pas d’opposer une fin de non-recevoir à ses auteurs ?

    Le plus simple peut-être, mais pas le plus honnête. Puisque la note qui l’accompagne prévoit la possibilité d’apporter des clarifications, il me semble nécessaire de les demander au lieu de les refuser a priori. Ce qui ne préjuge en rien de la réponse que nous donnerons.

    Comme le débat entre Rome et nous est essentiellement doctrinal et qu’il porte principalement sur le Concile, mais aussi parce que ce débat ne concerne pas seulement la Fraternité Saint-Pie X mais bien toute l’Eglise, les précisions que nous obtiendrons ou pas, auront le mérite non négligeable de faire mieux apparaître où sont les difficultés et où sont les solutions. C’est bien cet esprit qui a constamment guidé nos entretiens théologiques de ces deux dernières années.

    – Ce document sert de préambule à un statut canonique, n’est-ce pas là renoncer implicitement à la feuille de route que vous aviez fixée et qui prévoyait d’abord une solution doctrinale, avant tout accord pratique ?

    Il s’agit bien d’un préambule doctrinal dont l’acceptation ou le refus conditionnera l’obtention ou non d’un statut canonique. La doctrine ne passe nullement après. Et avant de nous engager sur un éventuel statut canonique, nous étudions de façon précise ce préambule avec le critère de la Tradition à laquelle nous sommes fidèlement attachés. Car nous n’oublions pas que ce sont bien des divergences doctrinales qui sont à l’origine du différend entre Rome et nous, depuis 40 ans ; les mettre de côté pour obtenir un statut canonique nous exposerait à voir les mêmes divergences resurgir inévitablement, rendant le statut canonique plus que précaire, tout simplement invivable.

    – Donc, au fond, rien n’a changé après ces deux années d’entretiens théologiques entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X ?

    Ces entretiens ont permis à nos théologiens d’exposer sans détours les points principaux du Concile qui font difficulté à la lumière de la Tradition de l’Eglise. Parallèlement et peut-être grâce à ces entretiens théologiques, pendant ces deux dernières années, d’autres voix que les nôtres se sont fait entendre, formulant des critiques qui rejoignent les nôtres sur le Concile. Ainsi Mgr Brunero Gherardini, dans son ouvrage Vatican II, le débat qui n’a pas eu lieu, a insisté sur les différents degrés d’autorité des documents conciliaires et sur le « contre-esprit » qui s’est glissé dans le concile Vatican II dès le début. Egalement Mgr Athanasius Schneider a eu le courage de demander, lors d’un congrès à Rome fin 2010, un Syllabus condamnant les erreurs d’interprétation du Concile. Dans le même esprit, l’historien Roberto de Mattei a bien montré les influences contraires exercées sur le Concile, dans son dernier livre Vatican II, une histoire jamais écrite. Il faudrait citer aussi la Supplique adressée à Benoît XVI par ces intellectuels catholiques italiens qui réclament un examen approfondi du Concile.

    Toutes ces initiatives, toutes ces interventions manifestent clairement que la Fraternité Saint-Pie X n’est plus seule à voir les problèmes doctrinaux que pose Vatican II. Ce mouvement s’étend et il ne s’arrêtera plus.

    – Oui, mais ces études universitaires, ces analyses savantes n’apportent aucune solution concrète aux problèmes que pose hic et nunc ce concile.

    Ces travaux soulèvent les difficultés doctrinales posées par Vatican II et montrent par conséquent pourquoi l’adhésion au Concile est problématique. Ce qui est un premier pas essentiel.

    A Rome même, les interprétations évolutives que l’on donne de la liberté religieuse, les modifications qui ont été apportées à ce sujet dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique et dans son Compendium, les corrections qui sont actuellement à l’étude pour le Code de droit canonique… tout cela manifeste la difficulté que l’on rencontre lorsqu’on veut s’en tenir aux textes conciliaires à tout prix, et, de notre point de vue, cela montre bien l’impossibilité d’adhérer de façon stable à une doctrine en mouvement.

    Le Credo n’est-il plus suffisant pour être reconnu comme catholique ?

    – A vos yeux, qu’est-ce qui est aujourd’hui stable doctrinalement ?

    La seule doctrine ne varietur c’est bien évidemment le Credo, la profession de foi catholique. Le concile Vatican II s’est voulu pastoral ; il n’a pas défini de dogme. Il n’a pas ajouté aux articles de foi : « Je crois en la liberté religieuse, en l’œcuménisme, en la collégialité… » Le Credo ne serait-il plus suffisant aujourd’hui pour être reconnu comme catholique ? N’exprime-t-il plus toute la foi catholique ? Exige-t-on maintenant de ceux qui abandonnent leurs erreurs et rejoignent l’Eglise catholique qu’ils professent leur foi en la liberté religieuse, l’œcuménisme ou la collégialité ? Pour nous fils spirituels de Mgr Lefebvre qui s’est toujours défendu de faire une Eglise parallèle et qui s’est toujours voulu fidèle à la Rome éternelle, nous n’avons aucune difficulté à adhérer pleinement à tous les articles du Credo.

    – Dans ce contexte, peut-il y avoir une solution à la crise dans l’Eglise ?

    A moins d’un miracle, il ne peut pas y avoir de solution instantanée. Vouloir que Dieu donne la victoire, sans demander aux hommes d’armes de livrer bataille, pour reprendre l’expression de sainte Jeanne d’Arc, c’est une forme de désertion. Vouloir la fin de la crise sans se sentir concerné ou impliqué, c’est ne pas aimer vraiment l’Eglise. La Providence ne nous dispense pas d’accomplir notre devoir d’état là où elle nous a placés, d’assumer nos responsabilités et de répondre aux grâces qu’elle nous accorde.

    La situation présente de l’Eglise dans nos pays autrefois chrétiens, c’est la chute dramatique des vocations : quatre ordinations à Paris en 2011, une seule dans le diocèse de Rome pour 2011-2012 ; c’est la raréfaction alarmante des prêtres : tel ce curé dans l’Aude qui a 80 clochers ; ce sont des diocèses exsangues au point qu’il faudra dans un très proche avenir les regrouper en France, comme on a déjà regroupé les paroisses… En un mot, la hiérarchie ecclésiastique est à la tête de structures, aujourd’hui, surdimensionnées pour des effectifs en baisse constante, ce qui est proprement ingérable, et pas seulement au plan économique… Il faudrait, pour donner une image, maintenir en état un couvent conçu pour 300 religieuses, alors qu’elles ne sont plus que 3. Est-ce que cela peut durer ainsi encore 10 ans ?

    De jeunes évêques et prêtres qui héritent de cette situation prennent conscience de plus en plus de la stérilité de 50 ans d’ouverture au monde moderne. Ils n’en rejettent pas la faute uniquement sur la laïcisation de la société, ils s’interrogent sur les responsabilités du Concile qui a ouvert l’Eglise sur ce monde en pleine sécularisation. Ils se demandent si l’Eglise pouvait s’adapter à ce point à la modernité, sans en adopter l’esprit.

    Ces évêques et ces prêtres se posent ces questions, et certains nous les posent… discrètement, comme Nicodème. Nous leur répondons qu’il faut savoir si, face à une telle pénurie, la Tradition catholique est : une simple option ou une solution nécessaire ? Répondre que c’est une option, c’est minimiser voire nier la crise dans l’Eglise, et vouloir se contenter des mesures qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité.

    L’opposition des évêques

    Mais même si la Fraternité Saint-Pie X obtenait de Rome un statut canonique, elle ne pourrait malgré tout offrir aucune solution sur le terrain, car les évêques s’y opposeraient, comme ils l’ont fait pour le Motu Proprio sur la messe traditionnelle.

    Cette opposition des évêques vis-à-vis de Rome s’est exprimée de façon sourde mais efficace à l’égard du Motu Proprio sur la messe tridentine, et elle continue de se manifester obstinément de la part de certains évêques à propos du pro multis du canon de la messe, que Benoît XVI, conformément à la doctrine catholique, veut voir traduit par « pour beaucoup » et non plus par « pour tous », comme dans la plupart des liturgies en langue vernaculaire. En effet, certaines conférences épiscopales persistent à maintenir cette traduction fausse, encore tout récemment en Italie.

    Ainsi le pape lui-même fait l’expérience de cette dissidence de plusieurs conférences épiscopales, sur ce sujet et sur beaucoup d’autres, ce qui peut lui permettre de comprendre aisément l’opposition farouche que la Fraternité Saint-Pie X rencontrera indubitablement de la part des évêques dans leurs diocèses. On dit Benoît XVI personnellement désireux d’une solution canonique ; il lui faudra aussi vouloir prendre les moyens qui la rendront réellement efficace.

    – Est-ce en raison de la gravité de la crise présente que vous avez lancé une nouvelle croisade du rosaire ?

    En demandant ces prières, j’ai surtout voulu que les prêtres et les fidèles soient plus intimement unis à Notre Seigneur et à sa Sainte Mère, par la récitation quotidienne et la méditation profonde des mystères du rosaire. Nous ne sommes pas dans une situation ordinaire qui nous permettrait de nous contenter d’une médiocrité routinière. La compréhension de la crise actuelle ne repose pas sur les rumeurs colportées par internet, pas plus que les solutions ne relèvent de l’astuce politique ou de la négociation diplomatique, il faut avoir sur cette crise un regard de foi. Seule la fréquentation assidue de Notre-Seigneur et de Notre Dame permettra de garder entre tous les prêtres et les fidèles attachés à la Tradition cette unité de vue que la foi surnaturelle procure. C’est ainsi que nous ferons bloc dans cette période de grande confusion.

    En priant pour l’Eglise, pour la consécration de la Russie, comme l’a demandé la Sainte Vierge à Fatima, et pour le triomphe de son Cœur Immaculé, nous nous élevons au-dessus de nos aspirations trop humaines, nous dépassons nos craintes trop naturelles. Ce n’est qu’à cette hauteur-là que nous pourrons vraiment servir l’Eglise, dans l’accomplissement du devoir d’état qui est confié à chacun de nous.

    Menzingen, le 28 novembre 2011

    (Source : FSSPX/MG – DICI du 28/11/11)

    http://www.dici.org/actualites/entretien-avec-mgr-bernard-fellay-superieur-general-de-la-fraternite-saint-pie-x-la-fraternite-saint-pie-x-et-le-preambule-doctrinal/

    • 30 novembre 2011 02:50

      Une autre ACTUALITE:

      Le secret couvrant les décisions, et l’identité des personnes qui les prennent, est un système maçonnique. C’est la constatation de ce système qui fut explicitement le premier motif de la première condamnation de la Franc-Maçonnerie par le Pape régnant au XVIII e siècle.

      Plus de détails sur http://wordpress.catholicapedia.net/?p=2520.

  56. Charles permalink
    30 novembre 2011 14:13

    Bravo! Le mot est lâché et il fera date! En effet il convient de dire à la face du monde catholique, ou ce qu’il en reste, que la FSSPX est UNE SECTE SECRETE ou une SECTE DU SECRET si vous préférez…! Monsieur Bonnet de Viller le démontre parfaitement dans sa lettre à Mgr Fellay. Aura-t-il une réponse? Dieu seul le sait!!!
    Mais si cette secte très traditionaliste n’avait que cela comme « défaut » ce serait déjà gravissime…En s’entêtant dans bien d’autres erreurs encore plus graves car plus fondamentales(bien démontrées dans de précédents messages), cette secte très pieuse et très conservatrice s’est retranchée ,du moins au for externe ,de la catholicité ,sombrant dans une sorte de schizophrénie chronique, pratique et doctrinale qui ne peut la mener qu’à la folie et/ou , à terme, à sa récupération pleine et entière par la secte concilaire dont elle deviendra l’extrême droite opposante dans un processus glogal d’assimilation.
    Trente ans au moins après, cette même Fraternité n’a rien appris et neutralise une véritable résistance des fidèles encore catholiques .
    Devra-t-on encore attendre deux ou trois siècles pour qu’elle comprenne enfin que pour souper avec le diable elle n’aura jamais la bonne longueur de cuiller???

  57. Charles permalink
    30 novembre 2011 14:19

    LETTRE DE A M BONNET DE VILLER à MGR B.FELLAY:
    Monseigneur,
    Le 24 octobre dernier, je vous ai adressé une lettre de protestation devant le
    “ silence ” que vous imposiez aux prêtres et aux fidèles de la Tradition sur
    le “ préambule ” imposé par Rome aux traités que vous entretenez avec les
    “ antichrist ” qui se partagent les marches du trône. Traités non moins secrets que
    ledit préambule !
    A ce jour, un mois après l’envoi de cette lettre, et aux pieds de la Très Sainte
    Vierge Marie, ma mère, ma Reine et ma Patronne, j’ai décidé de rendre publique
    cette lettre, en raison du grave scandale que provoque votre attitude persistante de
    mépris envers les prêtres et fidèles de la Tradition. Et je place cette démarche sous
    le signe de la fête de l’Immaculée Conception, que nous allons célébrer dans
    quelques jours.
    Voici donc le texte de la lettre que je vous ai adressée le 24 octobre 2011 :
    “ Depuis quelque temps les milieux de la Tradition ont appris que des accords
    seraient en gestation entre Rome et la FSSPX ; lesquels seraient dépendants d’un
    “ Préambule ” dont la teneur est maintenue sous le SECRET.
    C’est pour protester contre ledit secret que je viens vers vous, et pour vous
    exprimer l’inquiétude, sinon le scandale, qui sont les miens, et ceux d’un grand
    nombre de fidèles !
    Le SECRET couvrant les décisions, et l’identité des personnes qui les prennent,
    est un système maçonnique. C’est la constatation de ce système qui fut explicitement
    le premier motif de la première condamnation de la Franc-Maçonnerie
    par le Pape régnant au XVIII e siècle.
    Par la treizième règle du discernement des esprits, saint Ignace donne le
    SECRET comme un signe infaillible de la présence du mauvais ange. Ce que le
    simple bon sens populaire confirme en disant “ qui se cache a quelque chose à
    cacher ”.
    En outre, ce SECRET, ne manifeste-t-il pas un profond mépris pour les prêtres
    et les fidèles de la Tradition, ainsi traités comme des enfants en bas âge qui n’ont pas
    à connaître les décisions du père de famille, d’acheter ou de vendre la maison ?
    – 1 –
    A.-M. BONNET DE VILLER
    ALIAS ADRIEN LOUBIER
    “Les Guillots ”
    18260 VILLEGENON
    Monseigneur Bernard FELLAY
    Priorat Mariæ Verkündigung – Schwandegg
    CH – 6313 MENZINGEN (ZG)
    LETTRE OUVERTE à
    Villegenon, le 28 novembre 2011
    Faut-il donc rappeler que les maisons, prieurés, couvents, chapelles, missions
    et autres biens dont vous êtes en charges, sont matériellement le fruit des milliards
    donnés ou légués par la charité des fidèles, non pas à vous personnellement, mais
    à l’oeuvre de Monseigneur Lefebvre ?
    Et qu’un ralliement à la contréglise de Vatican II serait envers eux une trahison
    qu’aucun SECRET ne pourra travestir !
    Aussi, respectueusement mais fermement, je vous demande de rendre public
    ce fameux “ préambule ” afin que nul n’en ignore.
    Veuillez trouver ici l’expression de mes salutations respectueuses, et de mes
    humbles prières aux pieds du Christ Roi pour que la fidélité à l’oeuvre de Monseigneur
    Lefebvre perdure en pleine lumière. ”
    J’avais assorti cette lettre d’un PS ainsi conçu :
    PS : Ceci est une lettre personnelle, que je crois cependant devoir communiquer
    aux trois autres évêques sacrés par Monseigneur Lefebvre.
    Cependant, si la situation de trouble actuelle se prolonge, je me verrai dans
    l’obligation de la rendre publique.
    SUR LE SECRET
    Comme je dois rendre publique cette lettre, il me semble utile d’y ajouter
    quelques explications pour ceux de mes frères chrétiens dont la culture n’est pas forcément
    équivalente à celle d’un évêque.
    Saint Ignace de Loyola, dans les exercices spirituels, expose une règle du discernement
    des esprits, propre à reconnaître l’action du mauvais esprit, c’est-à-dire
    du diable et de ses légions. C’est la treizième.
    Il y explique que “ Sa conduite (du mauvais ange) est celle d’un séducteur ; il
    demande le secret et ne redoute rien tant que d’être découvert ”. Suit la description
    de la tactique du séducteur envers la fille ou la femme d’un honnête homme.
    Le secret est son arme principale. L’image est assez claire pour se passer de
    commentaires.
    Et de même, ajoute Saint Ignace, quand l’ennemi de la nature humaine veut
    tromper une âme juste par ses ruses et ses artifices, il désire, il veut qu’elle l’écoute
    et qu’elle garde le secret.
    En 1988, Monseigneur Lefebvre a échappé de justesse à la trahison et au ralliement
    que le cardinal Ratzinger lui avait fait signer un soir, et que sa lucidité et son
    courage lui ont fait déchirer le lendemain matin.
    Aujourd’hui, en 2011, après 23 ans de fidélité au même refus de la même apostasie,
    le même Ratzinger espère obtenir de Monseigneur Fellay la même trahison,
    le même ralliement, qu’il n’a pas obtenu de Monseigneur Lefebvre en 1988.
    Quel moyen emploie-t-il ?
    Le moyen du diable : LE SECRET !
    Un “ préambule ” secret… qui cache peut-être des magouilles, tractations et
    combines fort avantageuses pour les deux parties.
    – 2 –
    Et voilà que la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, fondée par Monseigneur
    Lefebvre, est en train de devenir une SOCIÉTÉ SECRÈTE.
    C’est-à-dire une société dans laquelle les buts et les “ préambules ” doctrinaux
    ne sont connus des affidés (les fidèles) que par grades initiatiques.
    Si vous êtes simple fidèle, vous n’avez que des droits limités : mettre vos
    enfants dans nos écoles, payer vos pensions, mettre de l’argent dans nos quêtes, et
    dans notre denier du culte… et vous taire !
    Si vous êtes prêtre dans la FSSPX, vous devez absolument vous taire. Et si
    vous avez le malheur de parler un peu trop fort, vous serez sanctionné, renvoyé aux
    antipodes, mis hors d’état de nuire, ou exclus !
    Et me voici, pauvre et simple laïc, mais grâce à Dieu, en complète indépendance
    hiérarchique envers vous, dont ma seule arme est ma plume, et mon seul
    appui ma Foi et ma fidélité envers Monseigneur Lefebvre, me voici devant vous.
    Devant la couverture de Fideliter, où vous êtes représenté dans un triangle en
    dessous de Monseigneur Lefebvre et aux côtés de Benoît XVI, l’apostat d’Assise,
    des temples, des synagogues et des mosquées, je vous pose la question suivante :
    Qui êtes-vous ?
    L’égal de Benoît XVI ? Prêt à vous rallier à son concile, à son n.o.m., et à son
    Assise ?
    Ou le successeur de Monseigneur Lefebvre, en charge de son héritage spirituel…
    et temporel ? S’il en est ainsi, comme je l’espère, alors parlez ! parlez fort
    et clair ! Et faites éclater l’indigne secret derrière lequel vous semblez vous cacher !
    Si vous ne le faites pas, la situation actuelle continuera à se pourrir, la trahison
    latente deviendra évidente, les réactions se durciront, et l’implosion de la Fraternité
    ne pourra plus être évitée !
    Nous prions tous pour que l’Immaculée veille sur vous et sur nous.
    Sous le signe de la fête de l’Immaculée Conception
    A.-M. Bonnet de Viller
    – 3 –

  58. Charles permalink
    30 novembre 2011 14:27

    J’ajoute – ce qui ne surprendra personne – que je ne suis pas en totale communion de pensée avec Monsieur de Viller…qui se fait encore quelques illusions sur la FSSPX, plus particulièrement sur ses dirigeants.
    Eviter l’ « implosion  » de la FSSPX me paraît en effet être un mauvais service à rendre à toutes les âmes de bonne volonté, trompées depuis si longtemps sur la vraie nature de ce groupe sectaire, car infidèle à l’enseignement véritable de l’Eglise…comme le fut en son temps, malgré des qualités intellectuelles exceptionnelles, un autre groupe sectaire dont le grand gourou fut l’Abbé Georges de Nantes(paix à son âme!), que j’ai connu de près sous le « pontificat » de Jean-Paul Premier.

    Vais-je être censuré cette fois?Vous pariez? (oh! que j’aimerais perdre mon pari!)

  59. lève-toi permalink
    1 décembre 2011 21:23

    Charles

    Si vous êtres prêtre, qui vous a ordonné ?

    (Allez-vous censurer votre réponse ? vous pariez ?)

    • Charles permalink
      1 décembre 2011 23:05

      Je ne suis ni prêtre ni diacre ni sous-diacre ni exorciste ni portier ni acolyte….
      Je fus un temps « lecteur »..dans ma jeunesse….
      Désolé..je ne suis donc qu’un simple laïc, baptisé et confirmé dans l’Eglise en ordre.

  60. Calixte permalink
    2 décembre 2011 00:54

    Espada,

    Réponse, à votre précédent message :
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-23023

    Vous prétendez, mais ces propos ressemblent à de la pure bravade afin de vous donner du courage dans votre entreprise désespérée de justifier vos erreurs, vouloir « décortiquer comme une noix» (sic), l’exposé qui vous a été fait de vos gravissimes fautes, ceci, dites-vous témérairement, « pour bien montrer à vous-même et à ceux qui nous lisent ce que votre doctrine vaut et si on peut la qualifier encore de catholique ». Or, vous ayant lu, et m’être penché attentivement sur votre laborieux exercice de « décorticage », il faut convenir, préalablement, d’un fait évident, vos efforts ont été stériles et inutiles, votre prétention anéantie, votre ambition pathétique apparaissant finalement pour ce qu’elle est : un illusoire procédé d’autosuggestion.

    D’ailleurs, comme si vous redoutiez de voir vos chers arguments schismatiques être renversés un à un, et tomber rapidement en chaîne à l’image des fragiles dominos alignés, vous prévenez, étrange méthode révélant votre crainte peureuse : « je ne continuerai donc point une polémique où la dialectique pure et les subtilités remplaceront peu à peu à son dépend, la simplicité et la clarté de la Vérité ». Quel manque de force, quelle absence de volonté ; on ne saurait mieux définir en peu de mots ce que signifie la fuite et la lâcheté dans le combat intellectuel ! auriez-vous à ce point si peu de confiance en vos thèses pour vous comporter de la sorte ?

    Ceci dit, votre crainte peu être assimilée à de la prudence car en effet, vos idées, comme il apparaîtra, ont une force de résistance égale à celle de la neige au soleil, nous voulons parler, mais vous l’aviez compris, du soleil de la Vérité catholique.

    1°) Le Magistère ordinaire authentique est « possiblement » infaillible

    Votre amusante image sur la « cuisson des pommes de terre » dans le cadre d’une tentative de nous définir le rôle du Magistère universel ordinaire, vaut ce que valent vos thèses : des recettes culinaires incapables de nourrir théologiquement l’esprit mais aptes à le désorienter grandement, ceci expliquant pourquoi votre souhait de nous servir un plat digeste s’avère si peu concluant.

    Vous demandez : « Quelle est la condition de l’infaillibilité ou de la non Infaillibilité de ce Magistère ? Vous vous gardez bien de nous le préciser !… » Lisez mieux, non avec vos lunettes inadaptées, car la précision vous a été donnée longuement bien que vous vous refusiez à l’admettre, lorsque vous fut rappelée cette vérité : les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible.

    De la sorte, l’orthodoxie d’une doctrine, que vous le vouliez ou non, et de nombreux enseignements furent formulés qui n’étaient pas une simple répétition ou un approfondissement des vérités de la Révélation au cours des siècles, provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église ; c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire après d’autres qui furent non moins inquiétantes.
    Vous ne voulez pas l’entendre, mais il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

    Entendez-vous ce que dit Mgr Journet qui contredit absolument vos affirmations ?

    « Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. »

    Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité. A cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs,Vatican II est un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

    b) La règle de l’infaillibilité c’est la Tradition

    Le fondement sacré de l’Autorité catholique et la règle de l’infaillibilité, c’est la Tradition. Ce qui lui est étranger demeure suspect, ce qui lui est contraire est faux. Dans le Magistère infaillible, sujet et objet de la Tradition restent distincts : le Magistère infaillible n’est pas source, il a, à son tour, sa source dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition ; nous puisons comme à une source prochaine, au Magistère infaillible de l’Eglise, et le Magistère infaillible, à son tour, puise aux sources lointaines et dernières de la Révélation. Le titre de « Tradition vivante » ne peut donc en aucune façon être attribué au Magistère authentique non infaillible ; l’examen de l’objet proposé par ce dernier à notre croyance est non seulement licite, mais peut même devenir nécessaire. L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). Et ceci est parfaitement logique : «l’ordre de croire fermement sans examiner l’objet ne peut obliger vraiment que si l’autorité est infaillible » (Cf. Billot, De Ecclesia, t. XVII), et l’Eglise n’a jamais attribué au faillible les droits de l’infaillibilité.

    De la sorte Espada, et tous les docteurs le soulignent, contre vous et vos thèses inexactes : le Magistère ordinaire n’est pas nécessairement Infaillible, il l’est « conditionnellement », ou possiblement, et entre la possibilité et l’acte, est-il besoin de vous le rappeler à moins que vous ayez oublié volontairement toutes vos leçons de scolastique afin de mieux justifier votre position de rupture d’avec l’Eglise, il y a une grande différence.
    Ainsi, encore une fois, et contrairement à votre obstination et l’endurcissement qui en refusent l’application de droit, l’intention de Vatican II, telle que soulignée par Jean XXIII dans le discours d’ouverture Gaudet mater Ecclesia, du 11 octobre 1962, puis Paul VI, est formelle : « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité…» (Paul VI, discours du 12 janvier 1966).

    Exiger pour Vatican II, Magistère authentique non infaillible, la nature du Magistère infaillible, constitue une imposture que partagent modernistes et sédévacantistes. C’est attribué au dernier Concile une autorité qu’il n’a pas.

    Et si cette note de l’infaillibilité est absente par déclaration positive de ceux qui avait autorité pour la lui donner, prétendrez-vous, par l’effet de quel pouvoir, la lui conférer cette infaillibilité en vous substituant à l’autorité de l’Eglise, voire à l’Eglise elle-même ?
    Quelle audacieuse prétention !

    Votre attitude est donc fautive, coupable et condamnable, et comment ne pas extrêmement surpris de vous voir écrire une telle énormité : « C’est donc une évidence que, en sens contraire, pour que le Magistère ne soit pas infaillible, il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique (…), ou bien il faudrait qu’il ne soit pas Authentique mais alors il ne pourrait pas être catholique non plus car un vrai Magistère est forcément catholique et la question est réglée aussi ». Eh bien ! c’est une manière bien fautive de considérer qu’une question est réglée en procédant comme vous le faites. Car vous voilà prêchant une conception erronée, mécanique et automatique de l’infaillibilité du Magistère – en contradiction d’avec l’enseignement de l’Eglise – afin de justifier votre coupable sédévacantisme. C’est pourquoi, à une logique profondément perverse répond une erreur théologique gigantesque vous entraînant dans le piège catégorique du schisme. Terrible impasse qui vous place dans la pire des situations de rupture en raison d’une simple absence d’adhésion à la conception catholique de l’exercice de l’infaillibilité par le Magistère.

    Votre folie théorique produit un péché mortel conduisant à l’abomination schismatique.

    2°) La sainteté de l’Eglise malgré ses péchés

    On comprend bien mieux, à vous lire, comment se creuse sous vos pieds le terrible piège schismatique, lorsque vous formulez : « Votre position qui dit que le Magistère, tant du Pape que celui du M.O.U., peut faillir, qu’il est conditionnellement faillible, est donc une position HERETIQUE car elle remet en cause la permanence et l’indéfectibilité de cette Infaillibilité de l’Eglise en matière de Foi et de Mœurs ». Or non Espada, cette éventuelle défaillance du Magistère ordinaire sur le plan disciplinaire n’est pas une position HERETIQUE (sic), c’est une position catholique rappelée par les plus grands docteurs de l’Eglise, dont les sentences gênantes sont écartées par vos soins d’un revers de la main de la sorte : «tout votre discours avec vos citations d’auteurs divers et d’ailleurs fort respectables sur les papes et leur possibilité d’hérésie me font l’effet d’une discussion sans intérêt et me laisse songeur.. » Mais ces auteurs qui vous laissent « songeur » sont le plus grands docteurs de l’Eglise ! Saint Thomas d’Aquin, saint Robert Bellarmin, le cardinal Cajetan et tant d’autres, vous font l’effet d’une « discussion sans intérêt » (sic) ! Mais il est incroyable de lire de tels propos sous une plume qui se veut catholique.

    Et pour quelle raison sérieuse ce songe et ces discours sans intérêt selon vous ? Parce que l’enseignement des saints docteurs «problèmes théoriques, purement théoriques » (sic) selon votre délicieuse expression qui méritera de figurer au rang des savoureuses perles écolâtres, s’adressait à une Eglise, «en Ordre ». Ah bon, vous le croyez vraiment ? C’est la plus fumeuse affirmation jamais entendue en matière d’histoire de la théologie. Donc pour vous Espada, les courants hérétiques des siècles précédents, qui niaient et s’attaquaient à des points importants du Credo tout en menaçant de renverser et détruire l’Eglise (manichéens, gnostiques, ariens, donatistes, cathares, bogomiles, fraticelles, vaudois, modalistes, unitaristes, etc.), étaient sans danger, c’étaient des petites histoires anodines qui s’attaquait à une Eglise en ordre ! Votre conviction sédévacantiste vous fait déraisonner totalement et oublier la leçon des siècles que vous feriez bien de révisez au plus vite.

    Sachez-le Espada, de tout temps, et constamment, l’Eglise a eu à lutter contre des ennemis impitoyables, des sectes terribles, des courants terrifiants qui s’attaquèrent à elle, notamment en des périodes difficiles de son histoire, histoire qui n’a jamais été irénique (Grand schisme d’Occident, Pornocratie, le siècle de fer, etc.). Car, faut-il vous le remettre à l’esprit, l’Eglise est divino-humaine. Divine et sainte, mais également humaine, faible et pécheresse dans ses hommes.

    3°) La résistance face à la nouveauté est un devoir

    Cette situation de sainteté mais également de souillure des membres du Corps mystique, fait qu’en dehors de son enseignement ex cathedra, et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie.

    Cette possibilité – sans laquelle il serait comme Dieu – est depuis toujours connue et professée par l’Église.

    Encore une fois, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le pape reste pape :

    – « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

    Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

    – « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.»

    Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

    Cette résistance est étendue à l’ensemble des fidèles, comme le soutient saint Thomas : « si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2.

    4°) Réformer l’Eglise pour la ramener à la foi

    Remettre l’Eglise en forme donc, tel est le sens premier du mot. Et c’est justement la grâce qui est demandée dans l’oraison de la fête du 13 janvier, la fête du baptême de Notre-Seigneur. Le mot s’y trouve : « reformari = reformer, réformer ». Nous demandons la grâce d’être intérieurement réformés. Et l’épisode que la liturgie célèbre en ce jour constitue à lui seul tout un symbole : l’Agneau sans tache, sans péché reçoit le baptême qui efface les péchés. Et donc aussi (c’est le sens de cette image) il y a une Eglise qui se réforme et qui pourtant reste une Eglise sainte ; c’est une Eglise dont il faut sans cesse extirper le péché et qui pourtant n’est pas pécheresse.

    Comment peut-on affirmer les deux : l’Eglise se purifie du péché et pourtant l’Eglise est sainte, l’Eglise n’est pas pécheresse ?

    Il y a la sainte Réforme, la vraie Réforme : réforme au sens du pape saint Grégoire VII, réforme grégorienne des XIe et XIIe siècles. Réforme qui n’entame pas la sainteté de l’Eglise. Et il y a aussi la prétendue réforme des réformateurs du XVIe siècle, la Réformation, la fausse Réforme : réforme au sens révolutionnaire et protestant. Fausse réforme qui prétend rejeter une Eglise pécheresse en faisant le procès d’une institution purement humaine et défaillante, voire la réforme schismatique des disciples de Photius, ou ddes modernes sédévacantistes. Fausse Réforme à laquelle va s’opposer l’œuvre du concile de Trente, œuvre qui justement voudra se présenter comme une Contre-Réforme.

    Le point de vue qui en commande la sainteté, c’est bien sûr celui de la cause qui l’a produite dans l’être. L’Eglise est sainte parce que c’est Dieu qui a produit l’Eglise : elle est l’œuvre surnaturelle qui est sortie de ses mains. C’est une institution divine, c’est une fondation de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Et ce point de vue en commande un autre : l’Eglise est sainte d’une deuxième manière, parce que Jésus-Christ l’a établie comme le moyen dont il allait désormais se servir pour communiquer la sainteté.

    L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.

    Notre-Seigneur lui-même nous en a assurés : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Eglise.

    5°) Le droit divin fonde l’Eglise

    Les mots que vous croyez utile d’utiliser pour achever votre réponse suffiraient seuls à montrer la désorientation du cœur et de l’esprit à laquelle aboutit la thèse de la vacance du saint Siège, et surtout votre oubli catégorique du seul droit qui fonde l’Eglise, qui est un droit divin.

    Vous jugez que Pie XII n’a pas décidé, fort heureusement, de mettre fin aux dispositions de la bulle de Paul IV écrivant : « Je nie les deux propositions ensemble pour des raisons de cohérence doctrinale. Il est IMPOSSIBLE que des décisions pontificales s’opposent entre elles quand elles concernent des décisions en rapport immédiat et direct avec le Dogme, OU des décisions qui découlent immédiatement du dogme, exactement de la même façon que l’on compare l’essence et les propriétés de l’essence qui découlent directement de l’essence en tant que principe. En effet la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles. »

    Eh bien sachez Espada, que le vénérable Pie XII jugea pourtant bien nécessaire, pour de sages motifs, de modifier les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, de suspendre l’effet des censures disciplinaires de Paul IV. En effet Espada, « la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles », et Pie XII a parfaitement vu ce qui dans la bulle de Paul IV contredisait le « droit divin » qui caractérise la nature de l’élection pontificale, et qui est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. Pie XII a donc corrigé l’erreur de Paul IV.

    De la sorte, si nous nous demandons de quel droit le Pape est-il le successeur de Pierre, la réponse est immédiate : de droit divin.

    Conclusion

    Vous osez écrire dans votre conclusion : « je crois fondamentalement que nous n’appartenons plus à la même religion, même si 99 % de notre doctrine nous est commune. Le 1% qui nous sépare est le 1% qui tue. Vous reconnaissez une fausse autorité comme l’autorité légitime tout en refusant de lui obéir ». A l’évidence ces mots vous sont dictés par l’esprit de secte qui s’est emparé du sédévacantisme, car reconnaître le Saint Père, que vous qualifiez coupablement en vous appuyant sur votre libre examen de « fausse autorité », comme l’autorité légitime, tout en refusant de lui obéir en certains points, ceci conformément aux demandes formelles des docteurs de l’Eglise, est une attitude catholique qui seule préserve l’indivisibilité et l’unité de l’épouse de Jésus-Christ.

    Ce à quoi vous aspirez Espada, ce à quoi aboutit fatalement votre sédévacantisme ce n’est pas une réforme, mais c’est plutôt une révolution, une destruction, une division mortelle de l’Eglise.

    Dieu nous l’indique – cette situation exceptionnelle que nous traversons, et dont le sens ne doit pas nous échapper est intervenue comme une épreuve que la Divine Providence a permise pour des raisons qui lui appartiennent pour éprouver notre foi, un siècle seulement après Vatican I – il est vital de conserver la Foi et la Doctrine de l’Eglise en résistant à l’autorité lorsqu’elle s’égare, en ces temps de terrible confusion.

    Cette épreuve extrêmement dure, est un temps de pénitence envoyé par le Ciel, une période d’obscurité pour l’épouse de Jésus-Christ, de sorte de nous permettre, par l’esprit de fidélité et de conservation du dépôt sacré en fuyant le schisme et la logique perverse de la division sédévacantiste, de la sortie de l’Eglise à cause de la tragique désespérance dont on sait qu’elle fera surgir des églises séparées, des épiscopats aux sources douteuses, des chapelles hostiles, des évêchés ennemis, des antipapes déments, des structures néo-catholiques sectaires, de nous attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, c’est-à-dire au Saint-Père, en oeuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

    Que Dieu éclaire votre intelligence, purifie votre esprit en apaisant votre âme, et qu’il vous bénisse et vous garde en vous ramenant à la foi catholique.

    • Charles permalink
      5 décembre 2011 15:28

      Avec Calixte c’est vraiment l’hopital qui se fout de la charité!!! A lire son long et suffisant factum nous serions voués à l’enfer , désespérés que nous sommes en état de schisme et d’excitation perverse, diviseurs de l’Eglise et hérétiques pertinaces puisque générant une division mortelle…
      Ce serait un immense éclat de rire qui répondrait à toutes ces affirmations calomnieuses si le sujet n’était aussi grave et ne mettait en cause le salut éternel de beaucoup et plus particulièrement celui des clercs…dont c’est le chatiment très spécial.
      Calixte, jouissant de sa propre certitude d’être (dans) l’Eglise,nous balance très adroitement et avec autorité tous les poncifs et contre-vérités du faux traditionalisme qui n’est et ne représente que l’aile droite et ultra-conservatrice de la secte conciilaire qui n’est intéressée que par une seule chose: que l’on reconnaisse son autorité c’est à dire son existence .
      Nul doute que Espada saura réduire à néant les prétentions de Calixte à donner des leçons aux catholiques fidèles à la doctrine de l’Eglise.
      Nous ne serions nous laisser plus longtemps impressionner par de faux semblants qui ont toutes les apparences de la vérité pour des fidèles ayant peu réfléchi au problème de l’infaillibilité dans l’Eglise.
      L’Eglise, de par son éclipse totale, est en total désordre…ce qui peut se constater chaque jour même par le plus simple des fidèles.C’est pourquoi les prétentions des clercs, si haut soient-ils placés dans la hiérarchie, ne sauraient supplanter celles des laïcs à partir du moment où ces derniers restent intégralement fidèles à la doctrine catholique et à la Tradition.En enseignant l’erreur et en puisant une partie de leurs sources dans des auteurs modernistes et/ou concilaires, ces clercs sortent de l’Eglise sans autre forme de déclaration.N’étant donc plus catholiques, ils seraient mal venus de nous faire la leçon!

  61. 2 décembre 2011 11:51

    Nous informons nos lecteurs, afin de donner une suite beaucoup plus étendue à l’échange théorique qui s’est déroulé entre Espada et Calixte, que nous avons enrichi et développé la dernière réponse de Calixte, ci-dessus, pour lui conférer la dimension d’une note générale portant sur la nature de l’Eglise :

    « L’Eglise Catholique est l’Eglise du Christ »

    Nous revenons, une fois encore, mais le sujet est fondamental, sur la question de la nature de l’Eglise et la manière dont s’exerce l’infaillibilité en son sein, tant ces points conditionnent chez les fidèles la possibilité d’observer une juste positon dans la période de crise que traverse la sainte institution fondée par Jésus-Christ, ou de s’engager, hélas ! dans une voie schismatique dramatique, voie qui les éloigne de la foi catholique, et qui de plus divise, disperse et conduit l’Eglise à sa ruine.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/02/leglise-catholique-est-leglise-du-christ/

  62. Charles permalink
    5 décembre 2011 19:20

    AVIS AUX LECTEURS DE CE BLOG:

    Nous pouvons , sans sectarisme aucun, faire nôtres les paroles de Mgr Lefevbre dans « J’accuse le concile! » de 1976:

    … « De cette
    Eglise conciliaire nous ne voulons pas faire
    partie… Cette Eglise conciliaire n’est pas
    catholique. Dans la mesure où le pape, les
    évêques, prêtres ou fidèles adhèrent à cette
    nouvelle Eglise, ils se séparent de l’Eglise
    catholique et entrent dans le schisme »

    Voilà qui a le mérite d’être clair et INVALIDE totalement et radicalement les déclarations, affirmations et élucubrations non catholiques (Ah! « apparences » que de crimes en ton nom….) des Calixte et consorts….qui seront prochainement réfutés comme il se doit.
    AMGD.
    Les intelligences et âmes droites jugeront.Les autres s’enfonceront encore davantage dans leurs prétentions et leur haine de tout ce qui sent, de près ou de loin, le « sédévacantisme » comme ils disent…………

  63. Lagomer permalink
    6 décembre 2011 10:49

    Charles

    Les lecteurs de ce blog se souviennent également de l’avertissement ferme de Mgr Lefebvre qui fut d’une rigoureuse intransigeance à l’égard des sédévacantistes qu’il pria de quitter Ecône :

    « Ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Pape simplifient trop les problèmes. La
    réalité est plus complexe. Si l’on se penche sur la question de savoir si un pape peut être
    hérétique on s’aperçoit que le problème n’est pas aussi simple qu’on le croirait. L’étude très objective sur ce sujet, montre qu’un bon nombre de théologiens pensent que le Pape peut être hérétique comme docteur privé mais non comme docteur de l’Église universelle. Il faudrait donc examiner dans quelle mesure le Pape Paul VI a voulu engager son infaillibilité dans ces divers cas où il a signé des textes proches de l’hérésie sinon
    hérétiques. »

    Mgr. Lefebvre, La Nouvelle Messe et le Pape, 8 novembre 1979.

    Quant aux évêques sacrés en juin 1988, il leur dira lors du Sermon :

    « Surtout, jamais il ne faudra vous séparer de Rome… »

  64. lève-toi permalink
    7 décembre 2011 22:05

    OU EST LA VERITE ? PERSONNE NE PEUT REPONDRE, C’ EST LA QU’EST LE MAL.

    Monseigneur Lefebvre disait :  » Nous ne savons plus si….. », il était très ami du Cardinal Siri.

  65. Espada permalink
    10 décembre 2011 14:20
    Réponse à Calixte, 1ère Partie. Calixte, J’ai bien lu en détail votre dernière message et j’y réponds donc malgré tout, après quelques temps de réflexion et après un certain temps de latence, car j’ai aussi d’autres choses à faire, et malgré mon intention contraire précédente qui n’était d’ailleurs qu’une intention motivée par la volonté, sinon d’apaiser un débat qui ne me semble pas hélas proche de l’être, mais du moins de savoir arrêter un débat qui ne mériterait pas par lui-même de s’engager dans une dialectique qui ne rechercherait in fine que le fait d’avoir absolument raison contre l’autre et ce aux dépends de la vérité elle-même. Pour ma part ce qui m’intéresse ce n’est pas de vous combattre, sinon en tant que vous êtes un porte-parole d’erreurs qui sont partagées hélas par bien d’autres, mais c’est de faire voir la Vérité, c’est de rechercher le Bien de l’Eglise, c’est d’œuvrer et de contribuer au salut de tous en restant à mon humble place que Dieu m’a assignée en ce monde, ce qui me semble l’obligation de tout baptisé ayant la vraie Foi. Le reste n’a réellement pour moi AUCUN INTERET. Aussi je ne répondrai pas à vos attaques ad hominem plus ou moins larvées qui ne salissent que vous-même, qui ne mettent en évidence que le feu des passions de votre âme au dépend de l’exercice pur des vertus intellectuelles, attaques dont je vous le répète vous rendrez compte un jour à Celui qui doit tous nous juger, et c’est pour ces raisons que je me contenterai de réfuter une nouvelle fois, avec patience et persévérance, vos nombreuses erreurs et hérésies, dont la pertinacité m’inquiète. De plus comme sur le plan de la polémique, vous êtes un peu comme le nourrisson qui pleure parce qu’il a faim et qui attend en trépignant le sein qui va le nourrir, je me ferai un plaisir d’être pour vous comme une mère qui prend soin de ses petits, car si vous aimez la polémique, sachez que probablement je l’aime encore plus que vous… Ayant lu tout votre argumentaire au ton arrogant et péremptoire, je n’ai vu aucune réfutation sur le fond et bien au contraire je m’aperçois que vous m’attaquez à coup de slogans et d’arguments d’autorité dont je vous montrerai l’absence de valeur intrinsèque, en vous voyant répéter comme un disque rayé toujours la même chose, ce qui est une façon habituelle de faire pour tout esprit sectaire et hermétique à toute réelle argumentation. Aussi pour se faire je ne me contenterai pas de décortiquer vos dires comme une noix, le processus est maintenant bien trop grossier, mais mieux encore, j’ai l’intention formelle d’en disséquer certaines parties comme on dissèque un organe pour mieux le curer de ses parties malades et corrompues. A/ Je commencerai cet exposé par la critique de deux notions qui paraissent aller de soi mais qui en vérité sous-tendent des erreurs et des sophismes sans nombre, mais dont l’importance dans votre système est cruciale car sinon tout votre édifice s’écroule comme un château de cartes. Ces deux notions sont celles : – du Magistère Authentique « conditionnellement infaillible », – de la possibilité d’un Concile purement pastoral. Je montrerai que ces deux notions telles qu’entendues dans la théologie néo-conciliaire et moderniste, mais hélas par vous-même et dans beaucoup de milieux traditionnalistes qui s’en servent comme d’une arme contre les vilains méchants sédévacantistes, les seuls vrais ennemis en réalité, et pour se rassurer quant au fait que l’église conciliaire est toujours l’Eglise du Christ, je montrerai dis-je que ces notions sont des pseudos concepts, vides de sens et opposés à la Tradition de l’Eglise, qu’elles sont en soi des inventions de toute pièce créées uniquement pour les besoins de la cause à savoir : a) Par les conciliaires, pour faire avaler toutes les erreurs modernes à la Chrétienté entière, mais en dédouanant de toute responsabilité cette pauvre Eglise Conciliaire puisque son Magistère s’est bien gardé d’engager son autorité infaillible comme ils disent ! Mais qui ne voit ici le piège satanique inventé pour propager l’erreur sans permettre de désigner le coupable ! Il faudra donc, nous disent-ils encore, réinterpréter ce Concile à la lumière de la Tradition et tout le blabla menteur et sulfureux que l’on connait depuis 50 ans…car de fait rien ne change et rien ne changera, c’est clair ! b) Par hélas une grande partie des traditionnalistes qui ont vu là une aubaine historique, à savoir que ces erreurs étaient réellement incompatibles avec la Tradition, mais puisque le Magistère n’avait pas voulu trancher et que les Papes Conciliaires n’avaient voulu voir en ce Concile qu’un Concile pastoral, on ne pouvait faire grief à l’Eglise Conciliaire en tant que telle de l’introduction dans les constitutions de ces graves erreurs et il suffisait à eux les preux défenseurs de la vraie Foi, eux l’Eglise véritable en quelque sorte, de reconvertir ou de chasser les vilains modernistes introduits dans cette pauvre Eglise Conciliaire qui restait cependant bien l’Eglise. On attend toujours de voir leur éventuelle efficacité ! Comme on le voit, UNE MEME ERREUR POUR SERVIR DEUX CAUSES OPPOSEES ! mais qui se rejoignent en cette erreur au seul point où le Diable veut à tout prix les amener, A SAVOIR QUE QUOI QU’IL ARRIVE, L’EGLISE CONCILIAIRE EST LA VRAIE EGLISE DU CHRIST MEME SI PAR SON SOIT-DISANT MAGISTERE ELLE PROFERE DE FACON HABITUELLE DEPUIS BIENTÔT 50 ANS DES ERREURS ET DES HERESIES MANIFESTES. Voilà LA GRANDE ARNAQUE DIABOLIQUE, la Grande Hérésie des temps modernes, où la plupart sont tombés, pour les uns exaltés par leurs erreurs avec ce sentiment d’être libérés de cette Eglise autoritariste et quelle horreur ! Infaillible, car il y a longtemps qu’ils avaient perdus la Foi Catholique, et pour les autres, exaltés par l’image du preux chevalier défenseur de la seule vraie Foi, qui tel un Saint Athanase va pourfendre l’hérésie à lui tout seul et sans l’aide de personne!…Malheureusement n’est pas Saint Athanase qui veut ! On a vu comment s’est terminée l’aventure d’un Abbé Georges de Nantes que j’ai d’ailleurs bien connu à une certaine époque, et qui, paix a son âme, doit encore attendre dans l’autre monde le Concile Vatican III !… Il y aurait de quoi bien rire de tout cela si la matière n’était aussi grave ! En tout cela il faut bien le dire, probablement pour beaucoup une seule racine, celle de l’orgueil, de la vanité et de la vaine gloire qui croit pouvoir se passer de Dieu et SURTOUT se passer de la Vérité sans laquelle aucune œuvre et aucune intention, si bonnes soient-elles, ne peuvent fructifier à long terme. On le voit bien maintenant avec la récupération insensible de la plupart des courants traditionalistes par l’Eglise Conciliaire, la mise en place de ce que l’on peut nommer les magouilles obscures d’une FSSPX avec cette Rome hérétique à tel point que certains se demandent si la FSSPX n’est pas devenue une société secrète ou un loge maçonnique, la récupération de tous ces courants dis-je par cette Eglise Conciliaire dirigée d’une main de fer et il faut le reconnaître de main de maître par un rusé filou de Ratzinger, ce Goupil germanique infesté de philosophie allemande, qui va tous les pigeonner les uns après les autres ! Pour certains c’est déjà fait, pour d’autres, cela ne saurait attendre encore bien longtemps. Stérilisation inéluctable même des meilleures volontés et des meilleures intentions… Il est vrai, de la part de l’Ennemi, qu’il était de bonne guerre de rassembler en un tas relativement homogène tous les défenseurs de la vraie Foi pour mieux ensuite les exterminer d’un seul coup de talon. Comme on le voit, on aurait vraiment tort de sous-estimer le Démon dont les filets pervers ne sont vus souvent qu’après qu’on s’y soit fait prendre ! Mais tous ces bons « tradis », il fallait surtout les exterminer en douceur, à la façon hégélienne, par une sorte de « solve et coagula » quasi initiatique, non par l’annihilation pure et simple, car il serait sans doute contre productif pour le Diable de faire des martyrs et le Démon déteste les martyrs, mais bien mieux productif de nuire par ce mouvement typiquement hégélien de la Thèse (on enseigne les erreurs et les nouveautés conciliaires et on les imposent avec force et agressivité), Antithèse (on critique les excès du Concile et les nouveautés comme plus ou moins incompatibles avec l’expression traditionnelle de la Foi), Synthèse (on met tout le monde d’accord en réinterprétant le Concile à la lumière de la Tradition tout en laissant inchangé le Concile, sauvé par la Nouvelle Herméneutique tel Moïse sauvé des eaux !) Nous sommes donc un peu maintenant à l’aire napoléonienne de la Révolution dans l’Eglise, où tout va s’apaiser tranquillement par une synthèse où chacun y trouvera son mauvais blé à moudre. Oui, nous sommes arrivés à l’ère de la Synthèse au delà de l’Etre et du Néant, au-delà du Vrai et du faux, que dis-je, à l’ère de la Grande Synthèse Initiatique et Syncrétiste prélude évident des temps de l’Antéchrist. LE SEUL PETIT PROBLEME DANS CETTE BELLE HISTOIRE, C’EST QUE DE SOI L’ERREUR EST INCOMPATIBLE AVEC LA VERITE ET TOUTE HERMENEUTIQUE TENDANT A NOUS LE FAIRE CROIRE NE POURRA JAMAIS ETRE PLUS QU’UN PIEGE DIABOLIQUE DESTINE A DETRUIRE TOUT RESTE DE LA VRAIE FOI EN CE BAS MONDE. « SANS MOI VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE » a dit Notre Seigneur ! Examinons donc maintenant ce que valent ces notions susdites. 1° La notion de Magistère Authentique « conditionnellement infaillible » est-elle une notion recevable ? Absolument pas, et je vais vous le démontrer ici clairement. a) De par la nature même du Magistère. Le Magistère de l’Eglise a été établi par Notre Seigneur Jésus-Christ pour transmettre ET défendre le Dépôt Révélé, celui qui constitue l’essence même de notre Foi, et il a été donné à Pierre, et aux Apôtres en communion avec Pierre, les pouvoirs nécessaires et suffisants, pour qu’ils transmettent ce dépôt sacré de la Foi dans son intégrité, sans jamais défaillir dans sa transmission. Et pour bien montrer que ce pouvoir était absolu, sans faille possible QUAND IL SE PRONONCE SUR SON OBJET PROPRE, le Christ a donné le pouvoir des clefs, a promis son assistance permanente par l’Esprit saint à l’Eglise qu’il a lui-même fondée. L’Ecriture Sainte est claire et nette en ce domaine : – Quant à Pierre seul: Mt 16:19 17 Jésus lui répondit: Tu es bienheureux, Simon, fils de Jonas, parce que ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais Mon Père qui est dans les Cieux. 18 Et Moi, Je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre Je bâtirai Mon église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. 19 Et Je te donnerai les clefs du royaume des Cieux; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aussi dans les Cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aussi dans les Cieux. Jn 21:15-17 15 Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre: Simon, fils de Jean, M’aimes-tu plus que ceux-ci? Il Lui répondit: Oui, Seigneur, Vous savez que je Vous aime. Jésus lui dit: Pais Mes agneaux. 16 Il lui dit de nouveau: Simon, fils de Jean, M’aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, Vous savez que je Vous aime. Jésus lui dit: Pais Mes agneaux. 17 Il lui dit pour la troisième fois: Simon fils de Jean, M’aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’Il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu? Et il Lui répondit: Seigneur, Vous savez toutes choses; Vous savez que je Vous aime. Jésus lui dit: Pais Mes brebis. Luc 22 : 31-32 31 Le Seigneur dit encore: Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment; 32 mais J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, lorsque tu seras converti, affermis tes frères. – Quant aux apôtres et à Pierre réunis. Mat 28 :18-20 18 Et Jésus, S’approchant, leur parla ainsi: Toute puissance M’a été donnée dans le Ciel et sur la terre. 19 Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, 20 et leur enseignant à observer tout ce que Je vous ai commandé. Et voici que Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles. Mt 18:18 En vérité, Je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié aussi dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié aussi dans le Ciel. Mt 28 :20 Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Actes 1 :8 Vous recevrez la force du Saint-Esprit qui descendra sur vous. Luc 12 :12 L’Esprit-Saint vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra que vous disiez. De toutes ces citations de l’Ecriture Sainte il est évident que le pouvoir des clefs est seulement donné à St Pierre, et à lui seul est donné comme personne individuelle, le pouvoir de lier et de délier sur la terre. CE QUI SIGNIFIE SIMPLEMENT QUE CONCERNANT PIERRE, CE POUVOIR DE LIER ET DE DELIER N’EST SOUMIS A AUCUNE AUTRE AUTORITE SINON CELLE DE DIEU LUI-MEME. Comme l’Un est la raison du Multiple, il est évident que le Corps Apostolique n’aura d’autorité et le pouvoir de lier et de délier que d’en son unité de Foi avec Pierre, tête et fondement de l’Eglise et de plus seul détenteur des clefs du Royaume des Cieux ! DE PLUS, PIERRE EST LA SOURCE D’INDEFECTIBILITE DE L’EGLISE PUISQUE LE CHRIST A PRIE POUR QUE SA FOI NE DEFAILLE POINT. On ne peut douter que la prière du Christ n’entraîne une certitude morale telle qu’elle ne puisse entraîner infailliblement son effet, car de soi, AUCUNE PRIERE DU CHRIST NE PEUT ETRE INEFFICACE, car double selon la nature mais un selon l’hypostase, c’est-à-dire en une seule Personne Divine, le Christ englobe de fait par sa Divinité tout ce qui est inclus sous la Puissance Infinie de la Providence Divine dont je le rappelle ici, les Décrets sont Eternels et Infaillibles. Or le vouloir se rapporte à la Personne et donc la Prière du Christ vue sous le rapport même de son humanité est avant tout la Prière de la Personne Divine, et donc par concomitance, objet de la Volonté Divine puisque le Christ est Dieu. Qui aurait l’audace de prétendre que la Volonté de Dieu n’est pas Infaillible dans ses effets ? J’en appelle ici à l’Autorité pour confirmer mes dires : « QUELQU’UN SERA-T-IL DONC ASSEZ FOU POUR OSER PENSER QUE LA PRIERE DE CELUI POUR QUI VOULOIR C’EST POUVOIR, PUISSE ETRE SANS EFFET SUR UN POINT? LE SIEGE DU PRINCE DES APOTRES DE L’EGLISE ROMAINE, N’A-T-IL PAS, SOIT PAR PIERRE LUI-MEME, SOIT PAR SES SUCCESSEURS, CONDAMNE, REFUTE ET VAINCU TOUTES LES ERREURS DES HERETIQUES? N’A-T-IL PAS CONFIRME LES CŒURS DES FRERES DANS LA FOI DE PIERRE, QUI JUSQU’A MAINTENANT N’A PAS FAILLI ET QUI, JUSQU’A LA FIN NE FAILLIRA PAS? » (Saint Léon X, Lettre In terra pax du 2 septembre 1053) « L’ÉVANGILE NOUS APPREND QUE LE SEIGNEUR A PRIE POUR PIERRE, LORSQU’IL A DIT AU MOMENT DE SA PASSION : J’AI PRIE POUR TOI, AFIN QUE TA FOI NE DEFAILLE POINT; A TON TOUR, CONFIRME TES FRERES. PAR LA IL INSINUAIT MANIFESTEMENT QUE LES SUCCESSEURS DE PIERRE NE DEVIERAIENT PAS UN SEUL INSTANT DE LA FOI CATHOLIQUE, MAIS QUE BIEN PLUTOT ILS Y RAMENERAIENT LES AUTRES, QU’ILS Y AFFERMIRAIENT LES ESPRITS VACILLANTS ; ET EN LUI ACCORDANT AINSI LA PUISSANCE DE CONFIRMER SES FRERES, IL IMPOSAIT A CEUX-CI L’OBLIGATION D’OBEIR A PIERRE. » (Saint Grégoire VII, ad Patriarcham Constantinopolitanum) « AU COURS DE TANT DE SIECLES, AUCUNE HERESIE NE POUVAIT SOUILLER CEUX QUI ETAIENT ASSIS SUR LA CHAIRE DE PIERRE, CAR C’EST LE SAINT-ESPRIT QUI LES ENSEIGNE. » (Saint Léon Ier, sermon 98) « IL NE FAUT PAS QUE L’ON PUISSE REPROCHER AU PONTIFE ROMAIN DE DEVIER DANS LA FOI. IL EST SUR TERRE LE VICAIRE DE DIEU ET DE NOTRE SEI¬GNEUR JESUS-CHRIST; IL A LA PLENITUDE DE L’AUTORITE SUR LES NATIONS ET LES ROYAUMES. » (Paul IV, constitution apostolique cum ex Apostolatus) De toutes ces citations du Magistère, que l’on pourrait multiplier ainsi longtemps, on en conclut facilement qu’il est impossible qu’un vrai Pontife Romain dévie de la vraie Foi et tombe dans l’erreur et l’hérésie. Si on soutient le contraire, on s’attaque aux Paroles mêmes de Notre Seigneur. Cette promesse comme on le voit, n’est pas donnée au Corps des Apôtres pris comme un tout considéré indépendamment de Pierre, n’est pas faite à chacun des Apôtres pris individuellement, mais seulement dans leur union au principe unique d’Autorité et de Vérité qu’est Pierre. On voit ici le principe fondamental qui va diriger la nature même de tout Magistère dans l’Eglise. La plénitude de l’Autorité est donc entre les mains de Pierre, plénitude reçue directement de Notre Seigneur à l’exclusion des autres. Cette plénitude concerne tout ce qui a rapport aux fins propres de l’Eglise, à savoir la Gloire de Dieu et le salut des âmes, lesquelles âmes, ainsi enfantées à la vie divine peuvent jouir éternellement du ce pourquoi elles ont été crées, c’est-à-dire Dieu lui-même. C’est ce que confirme d’ailleurs S. Thomas, Somme Théologique, II-IIae, article 2, ad tertium. « Comme le dit S. Augustin et comme il est marqué dans les Décrétales, « s’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et vicieuse sans y mettre aucune opiniâtreté, mais en cherchant la vérité avec soin, prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques « , parce qu’effectivement ils ne choisissent pas d’être en contradiction avec l’enseignement de l’Église. C’est ainsi que quelques Pères semblent n’avoir pas été du même avis, soit dans un domaine où il n’importe pas à la foi qu’on tienne pour vrai ceci ou autre chose, soit même dans certaines choses relatives à la foi, mais qui n’avaient pas encore été définies par l’Église. Au contraire, après que les choses ont été définies PAR L’AUTORITE DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE, si quelqu’un refusait opiniâtrement un tel arrêt, il serait censé être hérétique. CETTE AUTORITE RESIDE PRINCIPALEMENT DANS LE SOUVERAIN PONTIFE, CAR IL EST DIT DANS UNE DECRETALE:  » AUSSI SOUVENT QU’UN PROBLEME DE FOI EST AGITE, J’ESTIME QUE TOUS NOS FRERES ET COEVEQUES NE DOIVENT SE REFERER QU’A PIERRE C’EST-A-DIRE A L’AUTORITE QUI EST SOUS SON NOM. OR NI S. JEROME, NI S. AUGUSTIN, NI AUCUN DES SAINTS PERES N’A DEFENDU SA MANIERE PERSONNELLE DE PENSER CONTRE L’AUTORITE DE PIERRE. D’OU CETTE DECLARATION DE S. JEROME AU PAPE DAMASE:  » TELLE EST, TRES SAINT-PERE, LA FOI QUE NOUS AVONS APPRISE DANS L’ÉGLISE CATHOLIQUE. SI PAR HASARD IL Y A DANS CETTE FOI QUELQUE POSITION QUI SOIT MALADROITE OU IMPRUDENTE, NOUS DESIRONS ETRE AMENDES PAR TOI, QUI TIENS LA FOI DE PIERRE AVEC LE SIEGE DE PIERRE. SI AU CONTRAIRE NOTRE CONFESSION EST APPROUVEE PAR LE JUGEMENT DE TON AUTORITE APOSTOLIQUE, ALORS QUICONQUE VOUDRA ME DONNER TORT FERA LA PREUVE QUE LUI-MEME EST IGNORANT OU MALVEILLANT, OU MEME QU’IL N’EST PLUS CATHOLIQUE MAIS HERETIQUE.  » De plus et comme on le voit par les paroles mêmes du Christ, IL N’Y A AUCUNE LIMITATION PAR NATURE DE CETTE AUTORITE QUAND ELLE CONCERNE ET S’APPLIQUE, IMMEDIATEMENT OU MEDIATEMENT, A TOUT CE QUI A RAPPORT AU SALUT ET A LA GLOIRE DE DIEU. PRETENDRE LE CONTRAIRE EST NON SEULEMENT UNE HERESIE, MAIS EN PLUS UN BLASPHEME CAR IL S’ATTAQUE AUX PAROLES MEMES DE NOTRE SEIGNEUR QUE L’ON FAIT ALORS PASSER POUR UN MENTEUR, et on s’oppose de la même façon à la clarté et à la limpidité des Paroles du Christ qui sont particulièrement fortes et qui fondent la nature même de cette Autorité et les limites exactes de SON POUVOIR EFFECTIF. Notre Seigneur dit bien : TOUT ce que tu lieras (ou délieras) sur cette terre sera lié (ou délié) au Ciel. NOTRE SEIGNEUR NE RESTREINT PAS LE CHAMP D’APPLICATION DE CE POUVOIR. Les seules limites sont celles imposées par le ce pourquoi l’Eglise existe, le ce pourquoi cette Autorité a été instituée, c’est-à-dire par les fins naturelles de l’Eglise, à savoir la Gloire de Dieu et le salut des âmes. Donc, par nature, le Pontife Romain PEUT et DOIT juger de TOUT, ABSOLUMENT DE TOUT ce qui est en son pouvoir, c’est-à-dire de tout ce qui concerne immédiatement ou médiatement les fins naturelles de l’Eglise dont il est le Chef. Or ces fins naturelles pour l’Eglise comme Corps Mystique du Christ, sont justement SURNATURELLES « IN SE » comme chacun le sait et l’importance de l’enjeu montre L’IMPORTANCE ET LE POIDS DES PROMESSES DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST SUR L’INDEFECTIBILITE DE LA FOI DE PIERRE ET DONC DE L’EGLISE QUI REPOSE SUR PIERRE COMME SUR UN ROC. Ainsi, que ce soit dans le domaine de la Révélation et de son interprétation, dans celui de la Foi pure ou celui des Mœurs, et dans celui de l’exercice même de l’Autorité en tant que pouvoir judicaire qui condamne afin de défendre la vraie Foi et la Morale et qui punit ceux qui s’y opposent, CETTE AUTORITE DOIT ETRE RESPECTEE, ENTENDUE ET OBEIE QUAND ELLE SE PRONONCE ET ORDONNE, CAR ELLE NE PEUT ERRER « IN SE ». Si on nie ce principe fondamental de la nature même de l’Autorité dans l’Eglise, si on introduit un élément de relativisme à ce principe, ON SAPE A LA BASE LA CERTITUDE MORALE QUE L’EGLISE EST LE PRINCIPE UNIQUE DU SALUT, qu’elle est le principe unique et permanent de Vérité et de fidélité dans la transmission du Donné Révélé et de ce qui en découle, car on laisse entendre que ce pouvoir exercé peut faillir comme Magistère et donc dans son rôle d’enseignement de la Vérité tout autant que dans son pouvoir judiciaire. Cette possibilité pour l’Autorité de faillir QUAND ELLE REMPLIT SA CHARGE EN TANT QUE TELLE, est une opinion, que dis-je une hérésie, QUI S’OPPOSE DIRECTEMENT A L’ECRITURE SAINTE ET A LA TRADITION ET QUI LAISSE ENTENDRE QUE L’INDEFECTIBILITE DU POUVOIR DE PIERRE ET DE L’EGLISE N’EST PAS FONDEE ONTOLOGIQUEMENT ET SCRIPTURAIREMENT. Les conséquences sont graves pour le salut des âmes car Saint Jean nous dit : 2Jn 1:9 Quiconque s’éloigne et ne demeure point dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine, celui-là a le Père et le Fils. Si donc cette Autorité créée pour procurer à tous ses enfants le salut et la participation à la vie même de Dieu pouvait faillir ne serait-ce qu’un seul instant, les promesses de Notre Seigneur seraient vaines et mensongères, et s’introduirait alors le doute sur la véracité de cette Autorité, sur la permanence de son indéfectibilité à nous transmettre la vraie Foi. CAR QUI PEUT DEFAILLIR UNE FOIS LE PEUT EGALEMENT PLUSIEURS, ET NUL NE PEUT PRESAGER ALORS DE LA VERACITE ABSOLUE DE CETTE AUTORITE! MAIS QUI NE VOIT DE L’ŒIL DE LA FOI ET DE LA RAISON QUE SI CETTE AUTORITE EST INDEFECTIBLE C’EST QU’ELLE EST EGALEMENT INFAILLIBLE EN SES JUGEMENTS ? Qui ne voit que cette liaison au Ciel N’EST PAS CONDITIONNELLE, quelle englobe tout le champ d’exercice possible de cette Autorité et qu’elle n’est pas limitée à des jugements solennels ? Le Christ a-t-il dit que cette Autorité ne serait infaillible que seulement si le Pape parlait solennellement comme on l’entend maintenant de manière si fallacieuse? Les papes n’étaient-ils pas convaincus d’être infaillibles avant Vatican I tant dans leur Magistère Ordinaire que dans leur Magistère Extraordinaire ? D’ailleurs le premier Concile du Vatican, définissant l’Infaillibilité pontificale pour imposer de manière extraordinaire ce qui était cru et enseigné depuis toujours de manière ordinaire, n’a fait qu’entériner de manière solennelle, face aux erreurs modernes et aux ennemis de tout poil de cette Infaillibilité, une doctrine connue, habituelle, et acceptée, à savoir qu’un Pontife Romain qui exerce sa charge de Pasteur Universel est Infaillible dans son enseignement et ses jugements. COMME SUR LE PLAN DE LA DOCTRINE DE LA FOI ET DES MŒURS IL NE PEUT Y AVOIR DE NOUVEAUTES DANS L’EGLISE, LE SAINT CONCILE A SIMPLEMENT AFFIRME AVEC SOLENNITE ET COMME UN DOGME DE FOI, UNE VERITE NECESSAIREMENT CONNUE, ACCEPTEE DEPUIS TOUJOURS, MAIS QUI EN CES TEMPS TROUBLES NECESSITAIT JUSTEMENT QU’ELLE SOIT SOLENNELLEMENT PROCLAMEE. L’Eglise n’invente pas de nouvelles vérités car la Révélation est close, elle les proclame de manière solennelle, ce qui n’est pas la même chose, soit pour les mettre mieux en évidence contre les erreurs contraires, soit pour expliciter ce qui n’était qu’implicitement contenu dans la Révélation. Mgr d’Avanzo, autorité en la matière puisque rapporteur de la Députation de la Foi, lors du Concile Vatican I nous dit ceci : « Le Saint-Esprit, l’Esprit de Vérité demeure TOUS LES JOURS dans l’Église, l’Église aussi enseigne TOUS LES JOURS LES VERITES DE LA FOI, AVEC L’ASSISTANCE DU SAINT-ESPRIT. Elle enseigne TOUTES LES VERITES SOIT DEJA DEFINIES, SOIT EXPLICITEMENT CONTENUES DANS LE DEPOT DE LA REVELATION, MAIS NON DEFINIES ENCORE, SOIT ENFIN CELLES QUI FONT L’OBJET D’UNE FOI IMPLICITE. Ces vérités, l’Eglise les enseigne QUOTIDIENNEMENT, TANT PRINCIPALEMENT PAR LE PAPE, QUE PAR CHACUN DES EVEQUES EN COMMUNION AVEC LUI. Tous, et le Pape et les évêques, DANS CET ENSEIGNEMENT ORDINAIRE, SONT INFAILLIBLES DE L’INFAILLIBILITE MEME DE L’ÉGLISE. Ils diffèrent seulement en ceci: LES EVEQUES NE SONT PAS INFAILLIBLES PAR EUX-MEMES, MAIS ONT BESOIN DE LA COMMUNION AVEC LE PAPE QUI LES CONFIRME MAIS LE PAPE, LUI N’A BESOIN DE RIEN D’AUTRE QUE DE L’ASSISTANCE DU SAINT-ESPRIT. AINSI IL ENSEIGNE ET N’EST PAS ENSEIGNE, IL CONFIRME ET N’EST PAS CONFIRME. » D’autre part, pourquoi expliciter ce qui n’est que contenu implicitement? Parce que toute vérité signifie l’adéquation de l’intelligence à l’être et non l’inverse ! Si donc l’intelligence ne perçoit pas toute vérité de façon claire c’est seulement parce que ce qui est pourtant en acte dans l’être, n’est encore qu’en puissance pour l’intellect qui ne pense que par composition et division. Ainsi connaître un tout en ses parties essentielles, c’est-à-dire selon sa quiddité et sa définition, et je rappelle ici que la quiddité est l’essence prise comme principe de définition, n’est pas forcément connaître ce tout en ce qui concerne ses parties actuelles, parties qui soit découlent des principes même de l’essence, soit se résolvent en parties accidentelles. Ce que je veux expliquer ici c’est que connaître la définition de l’homme comme « animal raisonnable » ne dit pas tout ce qu’est Pierre ou Paul en tant qu’individu, car l’espèce n’est pas l’individu, l’espèce joue ici le rôle de principe universel en puissance à la détermination individuelle et par conséquent à l’esse propre, de la même façon que le genre est en puissance à l’espèce et la différence spécifique le fera passer à l’acte. AINSI LA REVELATION CONNUE NE DIT PAS DE MANIERE EXPLICITE A L’INTELLIGENCE TOUT DE SES IMPLICATIONS INTELLECTUELLES ET MORALES QUI SONT POURTANT BIEN DES REALITES, ET C’EST AU MAGISTERE ENSEIGNANT DE NOUS LES FAIRE CONNAITRE, C’EST-A-DIRE DE LES FAIRE PASSER A L’ACTE POUR NOTRE INTELLECT. De plus, il faut préciser et affirmer avec force que pour un Pontife Romain parler ex-cathedra, n’en déplaise à tous les menteurs, à tous les gallicans, à tous les libéraux, à tous les pseudos traditionnalistes, et à tous les hérétiques qui tentent de diminuer l’Autorité du Saint Siège, n’est pas seulement engager une Infaillibilité qui s’exprime dans des jugements solennels, mais aussi dans les jugements et les enseignements de tous les jours quand cette Autorité s’adresse à toute la Chrétienté. Parler ex-cathedra, c’est parler en tant que Pontife Romain exerçant sa charge suprême de Pasteur Universel de l’Eglise, un point c’est tout ! Cela implique et suppose donc un Magistère Ordinaire et un Magistère Extraordinaire qui soient tous les deux infaillibles puisqu’ils procèdent d’une même Autorité. C’EST D’AILLEURS SUR CETTE NECESSAIRE INFAILLIBILITE DU MAGISTERE DU PONTIFE ROMAIN QUE SE FONDE L’INFAILLIBILITE DU MAGISTERE ORDINAIRE ET UNIVERSEL, INFAILLIBILITE QUI EST UN ARTICLE DE FOI COMME JE LE RAPPELLE. En effet, si ce Magistère Ordinaire et Universel n’avait pas son fondement dans l’Autorité du Pontife Romain et dans l’Infaillibilité de celui-ci qui s’exerce TOUS LES JOURS PAR SON MAGISTERE ORDINAIRE, et s’il ne trouvait pas en cette même Autorité le principe unique et actuel de son Infaillibilité, d’où donc la tiendrait-il ? Puisque TOUTE autorité dans l’Eglise découle après celle de Dieu, de celle du Pontife Romain !… Où seraient donc les promesses de Notre Seigneur concernant Pierre ? Où serait cette primauté absolue du Siège Apostolique comme Autorité Suprême tant dans l’Ordre de la Foi et des Mœurs quand dans l’ordre de la Discipline ? Si on objecte que le Christ a aussi donné le pouvoir de lier et de délier au Corps des Apôtres pris en son entier et que ce corps peut donc se passer de l’Autorité de Pierre, puisque ce corps, pris comme collégialité, a reçu le pouvoir de lier et de délier, je dis qu’on s’abuse et qu’on tombe dans le sophisme et pire encore dans l’hérésie. Ici, malgré l’évidence de la chose, tant par l’usage constant de l’Eglise et l’enseignement du Magistère lui-même, il est cependant bon, pour convaincre certains esprits plus sensibles à l’argumentation rationnelle pure, de démontrer philosophiquement la chose et de la rendre ainsi claire à la raison et de démontrer aussi le bien fondé de la Doctrine Catholique en la matière. En effet seul Pierre possède par lui-même (et quand je dis « par lui-même » je ne signifie pas pour autant « sans cause ») le pouvoir de lier et de délier. Or ce qui possède en propre quelque chose, ne participe pas de cette propriété comme des parties incluses dans un tout peuvent participer à une propriété commune dont le tout est le principe. Mais cependant, Pierre appartient aussi au Corps des Apôtres qui a le pouvoir de lier et de délier pris en tant que tout. Si donc cette faculté de Pierre de lier et de délier était le résultat de la propriété du tout qu’est le Corps Apostolique, il s’ensuivrait que Pierre ne pourrait pas l’avoir par lui-même, ce qui est faux. De plus sans Pierre, le corps des Apôtres n’est plus un tout intègre puisqu’il lui manque un élément le composant nécessairement pour qu’il soit en acte. Il n’est alors qu’un Corps Apostolique en puissance en ce qui concerne le pouvoir de lier et de délier. Il ne peut donc pas avoir le pouvoir de lier et de délier en acte, puisque cette propriété ne repose que sur le corps des Apôtres pris dans son tout. Ainsi un tout dont la propriété formelle est partagée au même niveau ontologique avec une partie qui possède cette propriété formelle par soi, ce tout dis-je possède cette propriété par participation à celle de la partie qui joue alors sous ce rapport particulier le rôle de principe. Ainsi Pierre, du fait qu’il possède par soi le pouvoir de délier par lui-même, du fait qu’il est partie intégrante du tout qu’est le Corps Apostolique, du fait que chaque membre du corps apostolique ne possède pas par lui-même ce pouvoir de lier et de délier hormis Pierre, ON EN CONCLUT FACILEMENT QUE CE CORPS APOSTOLIQUE POSSEDE CE POUVOIR UNIQUEMENT PAR PARTICIPATION A CELUI DE PIERRE. Comme cette Autorité du Pontife Romain est garante de la Vérité, qu’elle est pour cette raison en soi infaillible, qu’elle fonde toute autre autorité et infaillibilité dans l’Eglise, et ce par participation comme on l’a vu, il est clair que les critères de Saint Vincent de Lérins ne se rapportent pas à la Tradition comme à leur unique principe mais bien aussi à l’Autorité Suprême du Pontife Romain qui la fonde. Car s’il y a Tradition c’est d’abord parce qu’il y a un principe qui en fait la stabilité et l’unité, et ce principe c’est la Chaire de Saint Pierre et par participation, le Magistère Ordinaire Universel. La Tradition n’est pas une entité abstraite, comme chapeautant toute l’Eglise, mais c’est UNE REGLE PERMANENTE ET INFAILLIBLE DE FOI QUI EN SON PRINCIPE REPOSE EN L’EGLISE ENSEIGNANTE EN ACTE, ENSEIGNEMENT QUI S’EXERCE PAR SON MAGISTERE INFAILLIBLE. La Tradition formellement dite, est l’ensemble des Vérités de la Foi transmises comme vérités absolues, vérités garanties de par l’infaillibilité même du Magistère et pour cette raison ce sont des vérités crues en tout lieu et en tout temps. Ce qui signifie qu’il ne peut y avoir de Tradition s’il n’y a pas de Magistère Infaillible qui la soutient, qui la transmet et qui en garantit la véracité par son Autorité et son Infaillibilité. Donc la Tradition dans l’Eglise a son fondement dans la source de l’Autorité et de L’Infaillibilité, c’est-à-dire premièrement en Dieu lui-même qui fonde toute vérité et autorité, mais aussi et comme CAUSE INSTRUMENTALE IMMEDIATE ET PREMIERE, en son Pontife institué par Notre seigneur comme Souverain Absolu de l’Eglise militante et par participation, en tous les successeurs des Apôtres unis par la même Foi au Pontife Romain. Pour se convaincre de ce que je viens de dire il suffit de lire les autorités en la matière comme par exemple Perrone, ou Franzelin dans son traité « De Divina Traditio et Scriptura ». Ne pouvant ici m’étendre je ne ferai que redire ce qui est écrit dans le DTC à l’article « tradition », colonne 1343, relatant ce que dit Billot dans son ouvrage « De Immutabilitate Traditionis », C.I : «… Cela dit, il reste que LA REGLE PROCHAINE [de la Foi] ne peut être que l’enseignement actuel du Magistère, qui nous livre hic et nunc les vérités héritées des ancêtres. Et cette REGLE de Foi s’identifie par conséquent, d’une façon adéquate et complète, avec le Magistère de l’Eglise NOUS PROPOSANT, NOUS EXPLIQUANT, NOUS IMPOSANT LES VERITES A CROIRE, si nous voulons nous en tenir à la doctrine révélée transmise par le Christ et les Apôtres … Il faut donc que la règle de Foi soit constituée par une tradition POSSEDANT LA GARANTIE DE L’ASSISTANCE DIVINE : ce qui n’empêche pas d’ailleurs dans l’intelligence des vérités révélées, de faire appel aux efforts de la science humaine, l’action de la cause première n’excluant pas la coopération naturelle des causes secondes. » Ainsi, avoir une tradition n’est pas un critère suffisant de vérité d’une religion. En effet beaucoup de fausses religions se réclament elles-mêmes d’une tradition. Ainsi toute tradition n’a de valeur que par les VERITES QU’ELLE TRANSMET et ces vérités en elles-mêmes ne sont transmises et garanties telles, QUE PAR UNE AUTORITE HABILITEE A LE FAIRE. Et dans l’Eglise Catholique, cette Autorité est Infaillible. Cela peut sembler évident, mais il était bon ici de le rappeler. Maintenant, il est bon de préciser la différence qui notionnellement existe entre autorité et infaillibilité. L’autorité est le principe qui exerce un pouvoir coercitif sur ceux qui le supportent. C’est une faculté opérative, un pouvoir qui permet de commander les actes de ceux qui y sont soumis et de les y obliger moralement. Il ne peut y avoir d’autorité réelle sans obligation morale d’y obéir si cette autorité est légitime, juste, c’est à dire agissant en vue du bien et selon les règles de la raison. L’Autorité s’adresse donc d’abord à la volonté de ceux qui y sont soumis et ensuite par concomitance à leur intelligence qui y voit les motifs de l’obligation. Ce qui veut dire simplement que l’on n’oblige pas sans raison. L’infaillibilité quant à elle correspond à la qualité qui permet à cette Autorité de ne pas errer quand à son objet formel propre et d’ainsi avoir la capacité de l’imposer comme vérité. C’est en quelque sorte une vision infaillible du Vrai et par conséquent du Bien qui en découle par la conversion même entre le Vrai et le Bien puisque les deux sont de même convertibles avec l’Etre. Mais l’objet propre de l’Infaillibilité est le Vrai et ensuite le Bien par concomitance. Si on rapporte ceci au Pontife Romain, on s’aperçoit que le charisme d’Infaillibilité lui donne une vision infaillible de la Vérité à enseigner ET donc à défendre en condamnant l’erreur contraire, et par suite du Bien maximum à défendre (Je rappelle ici que en bonne métaphysique, toute Vérité est aussi conçue comme un Bien de par la convertibilité qui existe entre l’Etre, le Vrai et le Bien). Il y a donc en cette personne du Pontife une perfection maximale dans la saisie du Vrai et dans la saisie concomitante du Bien à atteindre quand il exerce son rôle propre de Pontife. Et comme il a tout pouvoir pour juger parce qu’il connait parfaitement où se trouve la Vérité par cette lumière même de l’intelligence qui résulte de l’Assistance permanente de l’Esprit-Saint, son Autorité ne peut subir de réel degré dans l’exercice propre de sa charge, et est ontologiquement un absolu dans son ordre quand le Pontife exerce cette charge de Pasteur Universel de l’Eglise. En effet c’est par sa faculté de juger qu’il exerce son Infaillibilité, et non seulement par sa faculté de voir le Vrai, et en ce domaine le jugement est Infaillible quel que soit le niveau ontologique de l’objet jugé, à la condition que celui-ci entre dans le cadre des choses où s’exerce ce Magistère Infaillible. On voit donc par les promesses mêmes de Notre Seigneur que le Magistère du Pape est Infaillible quelque soit son mode d’expression, car LES MODES D’EXPRESSION SONT CEUX D’UNE SEULE ET UNIQUE AUTORITE, et que de cette Infaillibilité découle TOUTE AUTRE INFAILLIBILITE en suivant par là ce que peut en dire la doctrine de la participation comme nous l’avons vu, à savoir que tout être et degré d’être se réfère à l’être qui en tant que principe, le fonde soit en terme de cause efficiente et finale, soit en terme de cause formelle et exemplaire, considérant que Dieu en tant que premier principe fonde sous tous les rapports ce qui s’y rapporte. C’est donc une nécessité ONTOLOGIQUE ET C’EST UNE NECESSITE DE FOI que le Magistère Ordinaire et Universel se fonde en son principe même dans le Magistère du Pontife Romain car ce dernier est le seul à détenir en soi, pour lui propre et de Droit Divin, le Pouvoir de paitre les Brebis, le Pouvoir de lier et de délier, le Pouvoir de posséder les Clefs du Royaume des Cieux. Les autres ne l’ont qu’à titre de participation. Ce fut toujours la Foi constante de l’Eglise. C’est aussi la raison qui nous l’impose, car il ne peut y avoir de contradiction entre la Foi et la raison même si la raison n’épuise pas le donné de la Foi. Après tout ce qui vient d’être dit, il faut maintenant tordre le cou à cette opinion libérale, gallicane, puant l’hérésie, mais fort répandue de nos jours qui précise qu’il n’en demeure pas moins que le Magistère est réputé Infaillible uniquement dans la mesure et dans l’hypothèse où il exprime son intention d’être tel et donc dans la mesure où il veut engager son Infaillibilité. Ce qui veut dire que pour les tenants de cette thèse, sera seulement infaillible ce qui sera déclaré tel HAUT ET FORT et qu’ainsi on pourra discerner un tas de vérités déclarées comme vérités, certes, mais qui seront laissées à l’arbitraire du libre examen, laissant à chacun le choix de penser ce qu’il veut des conséquences morales et fidéiques de ces vérités puisqu’elles pourront ne pas être réputées vérités de Foi ou immédiatement en rapport avec la Foi en l’absence de déclaration explicite du Magistère. Voilà une nouvelle et belle imposture que la logique élémentaire détruit en un instant. Voilà une belle introduction et un bel exemple du relativisme philosophique appliqué à la théologie ! TOUT D’ABORD, IL FAUT RAPPELER QU’AUCUNE VERITE EN SOI N’EST RELATIVE, CAR TOUTE VERITE REPOSE SUR L’ETRE QUI LA FONDE, ce qui signifie que la vérité est l’adéquation de l’intelligence à l’Etre. C’est un principe fondamental de la Philosophie Scolastique qui en particulier en son expression purement thomiste, je le rappelle ici bien haut, EST la Philosophie de l’Eglise. Et selon le principe de non-contradiction, il est impossible qu’une chose soit ceci et cela sous le même rapport, et pour cette raison, la vérité qui en découle est une vérité absolue quand elle est adéquate à son objet non seulement HIC ET NUNC mais en soi, et malgré la contingence de l’être dont elle est l’adéquation. Ainsi, si je dis que le ciel est bleu parce qu’il est réellement bleu à ce moment précis, ma proposition est vraie et sera vraie pour toujours si on prend en compte les conditions d’expression de cette vérité HINC ET NUNC. Car de fait, le ciel peut devenir gris plus tard s’il se couvre de nuage. C’est donc l’être et non la vérité, qui par sa contingence peut être relatif comme de fait il l’est vis-à-vis de sa cause prochaine, vis-à-vis de ses puissances opératives, vis-à-vis de ses principes mêmes qui le constituent, le tout étant relatif « in fine » à la Cause Première qu’est Dieu bien évidemment. Ainsi quand on se réfère à des Vérités bien plus hautes, celles qui se réfèrent à la Révélation, celles qui concernent le Salut, celles qui en fin de compte signifient la Nature de Dieu et de sa Providence, celles qui concernent les rapports de l’homme avec Dieu, VERITES EN SOI ETERNELLES PAR L’IMMOBILITE MÊME DE LEUR OBJET ET DE LEURS RELATIONS, COMMENT POURRAIT-ON ENVISAGER UNE SEULE SECONDE QU’ELLES PUISSENT ETRE DES VERITES QUI N’ENGAGENT PAS DE SOI, DE FAIT ET PAR NATURE, L’INFAILLIBILITE DU MAGISTERE ?!… Est-il besoin que l’autorité déclare toutes les cinq minutes dès qu’elle se prononce SUR SON OBJET PROPRE qu’elle engage son Infaillibilité puisque de soi elle est toujours en possession de SON OBJET PROPRE QUI ENGAGE PAR NATURE ET PAR PRINCIPE SON INFAILLIBILITE ?!…Alors Calixte vous pouvez vous gaussez à bon compte de mon exemple « de la cuisson des pommes de terre », mais qui ne voit que je ne voulais par ce simple exemple certes un peu provocateur, simplement montrer que le Magistère n’est faillible que dans la mesure où il s’occupe de ce qui ne le regarde pas ! Mais que le Magistère s’occupe de ce qui ne le regarde pas est une chose de soi impossible, car dans ce cas EN TANT QUE MAGISTERE, IL NE S’EXERCE PAS DU TOUT, PUISQU’Il EST EVIDENT QU’IL NE S’EXERCE QUE QUAND IL EST EN ACTE, ET IL N’EST EN ACTE QUE DANS SA RELATION A SON OBJET PROPRE, CELUI POUR LEQUEL NOTRE SEIGNEUR L’A ETABLI AVEC LES PLEINS POUVOIRS!… C’est un peu comme la vue qui n’est EN ACTE que parce que la vision s’exerce sur un objet qui lui est adéquat. La vue n’est pas EN ACTE avec les sons ! Il n’y a pas de vision des sons ! Ainsi il est évident que le Magistère dès qu’il est dans son rôle de Magistère EN ACTE, doit alors être réputé infaillible, PUISQUE NECESSAIREMENT en possession de son OBJET PROPRE, et par conséquent il n’est pas nécessaire qu’il proclame A TOUT INSTANT cette Infaillibilité qui IPSO FACTO s’y rattache. On voit donc que toute vérité enseignée par le Magistère oblige en conscience, qu’elle ait pour objet immédiat le Donné Révélé ou qu’elle ne concerne que des vérités connexes à ce Donné Révélé. C’est pourquoi il ne peut y avoir de soi d’interprétation relativiste et subjective quand le Magistère s’est prononcé sur une vérité à croire. Il faut attendre le subjectivisme et le relativisme des temps modernes, avec l’hystérie du libéralisme et du modernisme lui-même, pour voir cette vérité évidente battue en brèche, voir l’autorité pontificale diminuée, voir des vérités essentielles et fondamentales pour la Foi mises sous le boisseau alors qu’elles ne faisaient pourtant jadis aucun doute !… Le Pontife Romain dans son rôle de Pasteur Universel ou de Juge avait parlé ? Le Magistère avait tranché ? Tout le monde s’inclinait, et ceux qui ne le faisaient pas étaient réputés schismatiques ou hérétiques et on avait bien raison de le croire ! Ah il est certain que pour les esprits rétifs à l’autorité, rationalistes, orgueilleux et de peu de foi des temps modernes, il est dur de croire en cette Infaillibilité permanente de l’Eglise, reposant fondamentalement sur un seul homme, et qui s’exerce de façon tout autant permanente par son Magistère Ordinaire! Grande preuve de l’état de corruption morale, intellectuelle et même affective, où se trouve cette humanité agonisante! b) De par la nature même de l’objet sur lequel se prononce le Magistère. Il est un fait indéniable c’est que l’on confond souvent l’infaillibilité du Magistère dans l’expression d’une vérité, et la nature même de cette vérité en tant que vérité. Ce qui est infaillible dans sa faculté de juger, ce n’est pas la vérité, mais c’est le Magistère qui l’enseigne comme vérité ! Il existe des vérités qui touchent directement la Vérité Révélée, comme par exemple le fait qu’il n’y a qu’un seul Dieu en trois Personnes, comme le fait qu’il y a deux natures et deux volontés dans le Christ mais une seule Personne, etc. D’autres vérités, sans liaison immédiate avec le Donné Révélé, s’y rattachent cependant d’une façon plus ou moins implicite, de façon plus ou moins immédiate, en puissance peut-on dire pour l’intellect, mais en acte dans la chose, et enfin il existe des vérités de tout autre ordre et qui n’ont aucune liaison avec le Donné Révélé mais qui sont cependant des vérités de la raison, comme certaines vérités mathématiques et scientifiques par exemple. Il est certain que ce qui sera l’objet de l’Infaillibilité du Magistère ce sont toutes les vérités qui touchent le Donné Révélé ou qui sont connexes à ce donné, et toutes les vérités dont la négation entraine de fait une atteinte, une altération de ce même Donné Révélé. Ainsi, toute vérité qui entre dans ce cadre peut et doit être l’objet d’un jugement infaillible du Magistère si la nécessité s’en fait sentir, car comme on l’a vu, c’est son objet propre. Pour appuyer cette thèse sur une autorité indéniable, je citerai ici S. Thomas (qui devrait être le maître à penser de tout catholique) et qui exprime en termes clairs dans la Somme Théologique ce que je viens de dire quant au champ d’application éventuel du Jugement Magistériel. C’est dans la II-IIae, Question 11, article 2, conclusion. Cette question concerne l’hérésie. « Nous parlons en ce moment de l’hérésie en tant qu’elle implique corruption de la foi chrétienne. Or ce n’est pas une corruption de la foi chrétienne, d’avoir une fausse opinion dans ce qui n’est pas de foi, par exemple en géométrie ou en d’autres choses de même sorte, qui ne peuvent absolument pas appartenir à la foi. Il y a corruption de la foi uniquement quand quelqu’un A UNE FAUSSE OPINION DANS CE QUI SE RAPPORTE A LA FOI. DE DEUX MANIERES, AVONS-NOUS DIT PLUS HAUT, UNE CHOSE SE RAPPORTE A LA FOI: TANTOT DIRECTEMENT ET A TITRE PRINCIPAL, COMME LES ARTICLES DE LA FOI; TANTOT INDIRECTEMENT ET SECONDAIREMENT, COMME LES CHOSES QUI ENTRAINENT LA CORRUPTION D’UN ARTICLE. ET L’HERESIE PEUT S’ETENDRE A CE DOUBLE DOMAINE, COMME AUSSI LA FOI. » Il est clair qu’ici S. Thomas parle de l’hérésie qui peut s‘étendre non seulement aux choses qui concernent directement le Donné Révélé, mais également aux choses connexes au Donné Révélé et il ne parle pas en ce cas là simplement de la simple erreur, même grave ! IL EST DONC EVIDENT QUE LE CHAMP D’APPLICATION DU MAGISTERE S’ETEND DANS SON INFAILLIBILITE JUSQU’AUX VERITES CONNEXES QUI SE RAPPORTENT DE QUELQUE FAÇON A LA FOI ET A LEUR NEGATION PUISQUE LEUR NEGATION MÊME PEUT ETRE TAXEE D’HERESIE ! On voit par cela LE MENSONGE de ceux qui soutiennent que le Magistère de soi Infaillible ne pourrait s’exprimer que concernant des objets directement en rapport avec la Foi. D’autre part, il est de raison simple et de bon sens de voir que « qui peut le plus peut aussi le moins ». Si donc le Magistère peut engager son infaillibilité en matières graves, bien tout autant le pourra-t-il en matières plus légères ! C’est en effet comme si on soutenait que le pouvoir d’un Juge qui peut faire mettre à mort n’aurait aucun pouvoir pour faire mettre en prison ! Quelle absurdité, quelle sottise ! Et il faut vraiment avoir l’esprit tordu des modernes pour ne pas comprendre cela ! EN EFFET, CE QUI EST EN QUESTION ICI, CE N’EST PAS LE NIVEAU ONTOLOGIQUE DE L’ERREUR DANS SA NEGATION D’UNE VERITE, MAIS BIEN LA VERACITE DU JUGEMENT QUE PEUT EN DONNER L’AUTORITE COMPETENTE ! Or j’aimerais bien qu’on me démontre que l’on peut être véridique quand on juge des erreurs qui touchent directement la Foi et qu’on ne pourrait point l’être quand on juge de ce qui ne s’y rapporte qu’indirectement !… LE PROBLEME N’EST DONC PAS JE LE REPETE DANS LE NIVEAU ONTOLOGIQUE DE L’ERREUR JUGEE, MAIS BIEN DANS LE POUVOIR DE VERACITE DE CELUI QUI EXERCE CE POUVOIR DE JUGER. C’est pour n’avoir pas compris cela qu’on entend toutes ces sottises sur ces soi-disant niveaux d’infaillibilité du Magistère dont l’Infaillibilité serait à géométrie variable, selon les humeurs du moment de ce même Magistère, sottises qui proviennent du RELATIVISME ET DU SUBJECTIVISME AMBIANT et qui ne résistent pas un seul instant à l’analyse métaphysique du problème. Et qu’on n’objecte pas que l’engagement infaillible du Magistère est affaire de volonté de ce même Magistère et que pour certaines erreurs connexes à la Foi il n’a pas d’obligation morale de l’engager. Voilà encore un beau sophisme teinté de volontarisme qui plierait la vérité et l’erreur à son bon plaisir arbitraire ! Car soit il y a erreur effectivement et ce Magistère doit se prononcer vis-à-vis de cette erreur puisqu’elle rentre IPSO FACTO dans le champ de son objet propre, ou bien le Magistère ne se prononce pas parce que cette erreur ne rentre pas dans le champ de son objet propre. Le Magistère ne se prononce évidemment pas de fait et à tout instant sur tout ce qui repose sous sa puissance de Jugement, soit que la Tradition transmet déjà infailliblement ces vérités de façon habituelle, et ces vérités sont admises par tous, depuis toujours et en tout lieu, et elles relèvent donc du Magistère Ordinaire du Pape et du Magistère Ordinaire et Universel, infaillibles par eux-mêmes, soit que la nécessité d’enseigner cette vérité n’est pas encore motivée par la réfutation de l’erreur contraire, soit enfin par le fait que la vérité implicitement contenue dans le Donné Révélé n’a pas encore été vue de façon suffisamment satisfaisante pour que le Magistère y engage son Autorité. Un bon exemple est la façon dont a réagit le Magistère de l’Eglise dans son expression pontificale face à la querelle entre Thomisme et Molinisme. Il va de soi que l’erreur, quand elle est manifestement en opposition à la vérité révélée, SOIT DE FAÇON IMMEDIATE, SOIT DE FAÇON MEDIATE, PEUT ET DOIT ETRE UNE OCCASION DE L’ENGAGEMENT DE L’AUTORITE CAR CETTE ERREUR ATTEINT LA FOI DE L’EGLISE EN SON INTEGRITE. Ainsi il est nécessaire que le Magistère par exemple condamne une proposition qui soutiendrait que la doctrine de l’assomption de la nature humaine du Christ est tout à fait compatible avec la proposition visiblement hérétique que le Christ s’est incarné de quelque façon en tout homme comme l’a soutenu un certain Karol Wojtila (lequel a d’ailleurs été déclaré récemment Bienheureux par l’Eglise Conciliaire…il y a de quoi bien sourire..). En effet, sans rentrer dans le débat théologique sur ce sujet, on ne voit pas trop comment associer ces deux doctrines dont la véracité de l’une exclue comme son contradictoire la fausseté de l’autre. Il est certain que le Magistère sera infaillible dans les raisons qui motivent son jugement pour condamner ce type de proposition, car ce type d’erreur touche directement le Donné Révélé. On pourra cependant encore objecter, en insistant et en prouvant qu’on n’a rien compris à ce qui a été dit plus haut, que le type d’erreur touchant directement la Vérité Révélée est certes l’objet immédiat et propre du Magistère Infaillible et meut ce Magistère à condamner ce type d’erreur de par son Autorité, mais qu’il n’en est pas de même pour des vérités qui ne touchent pas directement le Donné Révélé, qui ne sont donc pas des hérésies, mais seulement des erreurs plus ou moins graves et qui n’excluent pas de l’Eglise si on les soutient. Le jugement du Magistère condamnant ce type d’erreurs ne rentre donc pas dans le cadre strict de ce qui engage NECESSAIREMENT l’Infaillibilité. Qui ne voit déjà ici la pétition de principe évidente qui suppose vérifié avant de le démontrer le fait que l’Infaillibilité ne peut s’engager qu’à propos de ce qui touche directement la Vérité Révélée. On a vu déjà que cette position n’a aucun fondement scripturaire, qu’elle ne tient pas un seul moment devant le sens commun, que le pouvoir de délier englobe nécessairement tout ce qui touche à la Révélation de façon immédiate OU de façon médiate, mais on peut en plus y apporter ici une autre démonstration encore plus philosophique. En effet, la négation de toute vérité connexe et découlant de la Révélation a forcément quelque rapport EN ACTE avec cette Révélation sous le rapport même de la propriété niée dans l’objet, et c’est seulement sous le rapport de la connaissance qu’on peut en avoir que cette erreur connexe est EN PUISSANCE à l’intelligence. Mais une fois cette erreur connue EN ACTE par l’intelligence, connue comme PRIVATION ET COMME INADEQUATION DE L’INTELLIGENCE A L’ETRE, et comme elle touche nécessairement le Donné Révélé EN L’ALTERANT DE QUELQUE FAÇON puisque toute privation altère ce dont elle est la privation, il est certain que cette erreur entre alors dans L’OBJET PROPRE du Magistère qui dés qu’il s’engage en jugeant et en condamnant, engage alors son Autorité Infaillible. Voilà pourquoi un Magistère authentique ne peut pas ne pas condamner ce type d’erreur et son jugement est juste sans condition puisque la saisie de la vérité qui motive ce jugement ne peut errer. C’est pourquoi on parle de la Chaire de Saint Pierre comme de la Chaire de Vérité, car quand elle exerce son Magistère elle ne peut errer. IL SERA DONC TOTALEMENT IMPOSSIBLE QU’UN REEL MAGISTERE AUTHENTIQUE PUISSE DE LUI-MEME PROFERER OU AVALISER DES ERREURS, OU PIRE ENCORE DES HERESIES DE QUELQUE NATURE QUE CE SOIT, IL SERA TOUT A FAIT IMPOSSIBLE QU’IL LAISSE DE FACON HABITUELLE SANS LES CONDAMNER CES MEMES ERREURS, CAR CELA VOUDRAIT DIRE QUE SON INFAILLIBILITE EN MATIERE DE FOI ET DE MŒURS N’EST QU’UNE ILLUSION, ET C’EST JUSTEMENT ICI UNE HERESIE DE LE SOUTENIR. Ainsi donc, on peut en conclure facilement qu’il est faux de soutenir qu’un Magistère Authentique puisse être « conditionnellement infaillible » dans ses jugements quand il est EN ACTE ET EN POSSESSION DE SON OBJET PROPRE qui comme on l’a vu ne se réduit pas aux vérités révélées, mais aussi à ce qui en découle d’une façon ou d’une autre. COMME ON LE VOIT, LA SEULE CONDITION POUR QU’IL NE SOIT PAS INFAILLIBLE EST SIMPLEMENT QU’IL NE SOIT PAS EN POSSESSION DE SON OBJET PROPRE, ET DONC QU’IL NE SOIT PAS EN ACTE EN TANT QUE MAGISTERE. LA NOTION DE MAGISTERE AUTHENTIQUE « CONDITIONNELLEMENT » INFAILLIBLE, A GEOMETRIE VARIABLE, EST DONC NON SEULEMENT UNE ABSURDITE SUR LE PLAN PHILOSOPHIQUE, MAIS DE PLUS UNE GRAVE ERREUR DOCTRINALE QUI SAPE LA NATURE REELLE DE CE MEME MAGISTERE, ET DONC QUI SAPE L’EGLISE EN SA NATURE PROFONDE. c) De par la nature nouvelle de cette conception. Comme par hasard cette notion de Magistère Authentique « conditionnellement infaillible » est une nouveauté totalement hétérodoxe, post Vatican II !…Elle a été créée pour les besoins de la cause, à savoir pour faire passer les erreurs dans les têtes, tout en faisant croire qu’elles ne nécessitaient pas l’engagement Infaillible du Magistère, alors que la vérité est toute autre. Ce sophisme a berné des générations entières car en effet, on veut nous faire avaler le fait que ces erreurs PEUVENT COEXISTER AVEC UN VERITABLE MAGISTERE alors que la présence de ces erreurs signifie clairement qu’il n’y avait pas de Magistère du tout à Vatican II et qu’il n’y an a plus depuis, CAR IL EST IMPOSSIBLE QU’UN VRAI MAGISTERE PROMULGUE COMME VERITES DES ERREURS MANIFESTES CONTRE LA FOI OU QUI ALTERENT DE QUELQUE MANIERE CETTE FOI ! L’erreur n’étant l’objet propre du magistère qu’en tant qu’elle est condamnable comme négation de la vérité qui lui est opposée, il est clair que ces erreurs ne pouvaient de soi être acceptées et promulguées comme vérités, même en tant que vérités simplement connexes au Donné Révélé, par un Magistère réel et authentique qui de soi engage dès qu’il est en possession de son objet propre son Infaillibilité et ne peut pas errer comme on l’a vu !… OR JE LE REPETE, PAUL VI A SIGNE ET ACCEPTE DE PAR SON AUTORITE APOSTOLIQUE TOUTES LES CONSTITUTIONS, DECRETS ET DECLARATIONS DE CE CONCILE, DONT LE FOURMILLEMENT D’ERREURS EVIDENTES CONTRAIRES A L’ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL DE L’EGLISE DEVAIT DE FACON NECESSAIRE ENGAGER SON AUTORITE APOSTOLIQUE INFAILLIBLE POUR LES CONDAMNER! OR IL A SIGNE CES CONSTITUTIONS COMME DES VERITES EN ENGAGEANT SON AUTORITE APOSTOLIQUE ET DONC SON INFAILLIBILITE. MAIS COMME CES VERITES NE SONT EN FAIT QUE DES ERREURS LA PLUPART DU TEMPS DEJA CONDAMNEES, IL EST CERTAIN QUE LE MAGISTERE DE PAUL VI N’EXISTAIT PAS ET QUE PAUL VI N’ETAIT PAS UN PONTIFE ROMAIN DE L’EGLISE UNE, SAINTE, CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAINE…PAR CONSEQUENT, VATICAN II NE SE REDUIT LUI-MÊME QU’A UN PUR CONCILIABULE ! Pour bien prouver en plus, selon le droit, que le Pape Paul VI engageait sa réelle autorité en signat les décrets et cosntitutions de Vatican II, il suffit de voir ce que nous dit le Droit Canon : Canon 227 : « les décrets des Conciles Œcuméniques n’ont par eux-mêmes aucune force définitivement obligatoire ; ils doivent être confirmés par le Pape et promulgués par son ordre » Ce qui fut fait ! Donc les décrets sont obligatoires ! Donc les erreurs de Vatican II et ses hérésies sont obligatoires ! Et depuis Vatican II, que voit-on répondre à toutes ces erreurs ? Simplement qu’on doit les accepter selon les uns, et selon les autres, qu’on doit réinterpréter le Concile à la lumière d’une nouvelle herméneutique, c’est-à-dire à la sauce kantienne ou hégélienne ! Preuve s’il était encore besoin d’en rajouter que cette Eglise Conciliaire post Vatican II N’EST PAS l’EGLISE CATHOLIQUE !… 2° La notion de Concile Œcuménique purement pastoral est-elle une notion recevable ? Clairement non ! Cette notion est une pure invention des temps modernes, une nouveauté sans fondement, un moyen de faire passer les erreurs de Vatican II comme une lettre à la poste, et pour beaucoup, de leur permettre de moudre le vilain grain qu’ils ont envie de moudre. Qu’est-ce qu’être Pasteur en effet dans l’Eglise ? Est-ce simplement avoir un rôle de pédagogue lors de l’enseignement des vérités de la Foi ? Un Concile de l’Eglise Catholique ne peut-il que raconter de jolies choses sur la manière d’enseigner les vérités de la Foi, en les enseignant et les mettant bien sûr au goût du jour par un « aggiornamento » dont on voit aujourd’hui les tristes résultats ? A-t-on déjà vu dans l’Histoire de l’Eglise un Concile Œcuménique purement pastoral ? Il est clair que cela ne peut exister puisque le Magistère premièrement n’a pas à se mettre au goût du jour car le monde n’a pas autorité pour commander l’Eglise, et le relativisme n’a pas à commander la Vérité Immuable. D’autre part, parce que la Vérité étant immuable et étant une simple adéquation de l’intelligence à l’être, il n’y a pas 36 pédagogies pour transmettre les Vérités de la Foi mais une seule, celle de la Tradition, des Pères et du magistère Infaillible qui s’exprime par la voix du Pape, des Conciles, et du Magistère Ordinaire et Universel. D’ailleurs à bien y regarder, le Concile Vatican II dont on nous rabat les oreilles sur sa soi-disant nature purement pastorale est truffé comme une dinde pour la Noël de propositions qui concernent directement la Foi, truffé de nouveautés contraire à la saine Doctrine, toutes choses qui ne pouvaient pas de soi ne générer qu’un Concile pastoral, mais bien au contraire ne générer que L’ENGAGEMENT INFAILLIBLE DU MAGISTERE POUR CONDAMNER ET ANATHEMATISER TOUTES CES HORREURS CONTRAIRES A LA FOI !… Cela fut-il fait ? Non ! AU CONTRAIRE NOUS AVONS VU UN PARFAIT ENSEMBLE DES VOLONTES PARTICULIERES UNIES DANS UN CONSENSUS HERETIQUE ET SCHISMATIQUE DESTRUCTEUR DE LA VRAIE FOI, SIGNANT AINSI L’APOSTASIE GENERALE COMME LE DISAIT L’ABBE COACHE DE TOUS CEUX QUI Y PARTICIPERENT ! PIRE ENCORE, NOUS AVONS VU L’AUTORITE DU PONTIFE ROMAIN AVALISER, RATIFIER, POSER AU NIVEAU DE LA VERITE DES ERREURS GROSSIERES CONTRE LA FOI, ERREURS POUR LA PLUPART DEJA CONDAMNEES ET ANATHEMATISEES DEPUIS LONGTEMPS ! EST-CE ICI LA MANIERE DE FAIRE D’UN MAGISTERE AUTHENTIQUE ET INFAILLIBLE QUI POSSEDE L’ASSISTANCE DE L’ESPRIT-SAINT ? C’EST IMPOSSIBLE DE LE CROIRE !…MENTEURS SONT CEUX QUI LE SOUTIENNENT !…. Et quand on pense qu’une certaine élite intellectuelle dont le rôle était de dénoncer avec force toutes ces horreurs, s’est laissée elle-même endormir, démotiver, anesthésier, annihiler et tromper, par les vapeurs diaboliques et mondaines de cette Révolution Conciliaire, de ce que certains ont appelé à juste titre, la Révolution Copernicienne dans l’Eglise ! PAR QUEL AVEUGLEMENT les catholiques sincères, fiers de leur Foi, aimant leur Dieu plus que tout, PEUVENT-ILS ENCORE APRES 50 ANS D’ERREURS ET DE DESTRUCTION DE L’EGLISE, CROIRE UNE SEULE SECONDE QUE CETTE EGLISE CONCILIAIRE EST ENCORE L’EGLISE DU CHRIST ? Comment peuvent-ils croire que cette Eglise qui prêche la liberté religieuse, qui prêche le salut dans toutes les religions, qui prêche l’œcuménisme, qui enseigne que de toute façon tout le monde sera sauvé, qui prêche le culte de l’homme etc. et on pourrait en écrire dix volumes comme cela, COMMENT PEUVENT-ILS CROIRE QUE CETTE IMMENSE MACHINE A PRODUIRE L’ERREUR ET L’HERESIE EST LA VRAIE EGLISE DU CHRIST ? Pour ma part jamais, et ce par ma foi, par ma raison, et par devant Dieu, jamais je ne pourrai accepter de reconnaître CETTE ABOMINATION comme la véritable Eglise du Christ ! Fin de la première partie.
  66. Espada permalink
    10 décembre 2011 14:22

    Réponse à Calixte 2ème Partie.

    B/ Passons maintenant à l’examen proprement dit de votre réponse et examinons votre prose d’un peu plus près pour en voir la soi-disant consistance. Ne pouvant tout commenter, ne pouvant écrire ici une encyclopédie de toutes les erreurs et les approximations qui y sont contenues en acte comme en puissance, vous me permettrez de focaliser mon attention sur les points qui me paraissent les plus importants et qui nécessitent une réfutation spéciale.

    Vous me dîtes d’abord :

    « Or, vous ayant lu, et m’être penché attentivement sur votre laborieux exercice de « décorticage », il faut convenir, préalablement, d’un fait évident, vos efforts ont été stériles et inutiles, votre prétention anéantie, votre ambition pathétique apparaissant finalement pour ce qu’elle est : un illusoire procédé d’autosuggestion. »

    Calixte, sachez qu’avec moi la guerre psychologique ne fonctionne pas, car par la discussion de quelques années sur des forums de philosophie, j’ai eu à affronter des adversaires un peu plus coriaces que vous et dont l’argumentation était un peu plus serrée que la vôtre. Ils avaient souvent tort, mais on ne pouvait pas leur reprocher de savoir manier l’argument. Ceci m’a donné un certain habitus à ne pas me laisser démonter par un blabla tape à l’œil qui n’impressionne que ceux qui ne savent rien démontrer, mais seulement invectiver et étaler comme le beurre sur une tartine leurs connaissances encyclopédiques ou soi-disant telles, afin de masquer par cela leur faiblesse de raisonnement. Je connais la technique, je l’ai éprouvée plus d’une fois et elle ne m’impressionne pas.

    Mais passons aux choses sérieuses. Vous me dîtes :

    « Les canons de Saint Vincent de Lérins précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention «depuis toujours» exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, postconciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. »

    Il va de soi que cet enseignement nouveau n’est pas un enseignement infaillible PUISQUE CE N’EST PAS DU TOUT UN ENSEIGNEMENT DU MAGISTERE, qui comme on l’a vu ne peut pas enseigner l’erreur et la propager. Vous apportez donc de l’eau à mon moulin sans même vous en apercevoir, car vous me dîtes que le Magistère Ordinaire est infaillible et ensuite que les nouveautés ne sont pas celles d’un enseignement infaillible. On en conclut donc en bonne logique que ces erreurs n’engagent en rien le Magistère Ordinaire que vous déclarez vous-même infaillible! Mais alors quel Magistère s’engage ici ? Celui de Mars ou de Pluton ? Encore une de vos nouveautés magistérielles du moment ? Quel nouveau type de Magistère allez-vous nous inventer encore pour étayer votre thèse insoutenable ? De plus, vous me parlez de Magistère Ordinaire infaillible. Comme vous ne précisez pas, je vous demande de qui ? Du Pape ? Si oui, alors vous dites comme moi, que le magistère Ordinaire du pape est infaillible et je m’en réjouis ! Mais c’est très curieux car avant vous me disiez que le Magistère Authentique est « conditionnellement infaillible ». Or, votre Magistère en question « conditionnellement infaillible » n’inclut-t-il pas celui du Pape dans son enseignement ordinaire ? Ce ne peut être celui du M.O.U puisque par le Concile Vatican I il est réputé TOUJOURS infaillible dès qu’il s’engage et vous savez que je vais vous taxer à juste titre d’hérésie si vous le niez. Ce serait donc plutôt celui qu’a utilisé par exemple Paul VI pendant le Concile ? Mais alors il n’est pas infaillible selon vous puisque Paul VI l’a déclaré tel!… Pourtant c’est bien le Magistère ordinaire du Pape qui s’exerçait au Concile Vatican II et infaillible en soi, et qui lui a fait signer tous les documents conciliaires, sinon ce serait quel Magistère? Alors comment se fait-il qu’il ne fût point infaillible alors que vous me dîtes plus haut que le Magistère Ordinaire sous-entendu du Pape est infaillible ? Vous êtes en pleine confusion, VOUS ETES UN SPECIALISTE DU MAGISTERE A GEOMETRIE VARIABLE ! ET VOUS AIMEZ CELA JUSTE POUR NOUS FAIRE CROIRE QUE LA SECTE CONCILAIRE EST L’EGLISE CATHOLIQUE !
    Et dîtes-moi donc, par quel miracle cet enseignement serait celui du Magistère Ordinaire Infaillible quand il dit vrai et ne serait plus celui du Magistère Ordinaire Infaillible quand il dit faux alors que visiblement C’EST LA MEME AUTORITE QUI S’ENGAGE ET QUI PARLE, ET QU’ELLE NE S’EXPRIME PAS DE FAÇON DIFFERENTE ? Aurions-nous la possibilité de voir des Papes en pleine schizophrénie nécessitant une bonne dose de neuroleptiques? Si vous me dîtes que ce n’est pas LE MEME TYPE D’AUTORITE QUI S’ENGAGE PARCE QU’ELLE SE DECLARE elle-même NON-INFAILLIBLE, en particulier quand elle profère des erreurs, comme au Concile Vatican II, qui ne voit le sophisme d’une telle affirmation !
    En effet, si cette autorité se déclare non-infaillible, c’est qu’elle se déclare déjà l’Autorité, apte ou non à juger d’une chose, mais aussi c’est qu’elle n’est donc pas compétente pour juger de la chose dans le cas présent, sinon elle s’engagerait, jugerait, et serait alors infailliblement vraie puisqu’adéquate à son objet ! CAR EN MATIERE DE VRAI ET DE FAUX il n’y a PAS DE MOYEN TERME ! Et si elle n’est pas compétente, elle ne doit donc pas en bonne logique, se prononcer sur l’objet en question. Mais alors, POURQUOI SIGNE-T-ELLE DES DECRETS, CONSTITUTIONS DOGMATIQUES, DECLARATIONS ET AUTRES DOCUMENTS DE PAR SON AUTORITE alors qu’elle s’affirme elle-même NON COMPETENTE POUR SAVOIR SI C’EST L’EXACTE VERITE DE LA CHOSE ET POUR EN JUGER ? LES TERMES «ENGAGER SON AUTORITE » ont-ils encore un sens ? Un Concile Œcuménique est-il un jeu de cour de récréation ? Car ENFIN, QUELLE AUTORITE A UTILISE PAUL VI POUR AVALISER TOUT LE CONCILE VATICAN II ? VOILA LA CONTRADICTION PARFAITE qui montre que cette autorité est CONTRADICTOIRE et qui montre que tout cela n’arrive que PARCE QU’IL Y A en vérité ABSENCE DE MAGISTERE EN ACTE. Et ce n’est pas par l’effet d’un Magistère à géométrie variable comme vous le dîtes, ce qui est une absurdité sans nom!
    De plus prétendre que les canons de St Vincent de Lérins, bien qu’ils soient nécessaires, sont une règle suffisante du Magistère Infaillible est une absurdité car c’est placer l’effet à la place de la cause, car s’il y a des choses crues dans l’Eglise depuis toujours, par tous et en tout lieu, c’est bien parce qu’il y a dès l’origine un Magistère EN ACTE qui nous transmet infailliblement ces vérités ! De plus stricto sensu, ils empêcheraient toute nouvelle décision du Magistère Infaillible en matière de Foi et de Mœurs, et tout passage de l’implicite à l’explicite serait impossible, puisqu’on nous dirait que cette nouvelle décision du Magistère n’était pas EXPLICITEMENT crue par tous depuis toujours et en tout lieu.
    Enfin quant aux Canons de Saint Vincent de Lérins, il est clair que l’on ne peut les appliquer à l’Eglise actuelle car il y manque la possibilité d’y appliquer le « depuis toujours ». Mais d’autre part, comme la nouvelle doctrine est crue par tout ce qui fait fonction de Magistère Ordinaire Universel de l’Eglise Conciliaire, qu’elle est maintenant la norme issue du Concile Vatican II, qu’elle est affirmée par le Pontife de cette Eglise Conciliaire et donc qu’il y a UNANIMITE DANS L’AFFIRMATION DE CETTE NOUVELLE DOCTRINE (et ne me dîtes pas qu’il n’y a pas unanimité car même ceux qui râlent mais qui rejoignent quand même cette Eglise, sont bien obligés d’accepter AU MOINS la nouvelle herméneutique qui doit mettre tout le monde d’accord, herméneutique qui soutient que ce n’est qu’une question d’interprétation des textes conciliaires s’il y a des divergences et non un problème doctrinal de fond, ce qui est justement l’enjeu actuel des « conciliabules » de la FSSPX avec cette Eglise Conciliaire), cette nouvelle doctrine dis-je, étant MATERIELLEMENT l’expression d’un Magistère Ordinaire Universel, on se trouve devant la bizarrerie d’un Magistère Ordinaire Universel en théorie infaillible, mais qui ne répond pas aux Canons de Saint Vincent de Lérins, ET QUI DEVRAIT POURTANT ENSEIGNER CE QUI A ETE CRU « DEPUIS TOUJOURS ». Ce qui prouve bien que ce Magistère NE PEUT PAS ETRE FORMELLEMENT un Magistère Ordinaire Universel puisqu’il n’en porte pas les caractéristiques essentielles.

    Vous me dîtes ensuite :

    « Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire après d’autres qui furent non moins inquiétantes »

    La défaillance de l’Autorité en matière de Foi et de mœurs n’est pas inhabituelle comme vous le dîtes péremptoirement, mais elle est impossible comme on l’a vu, et vos « rares précédents » que vous citez sont tous des cas dont l’interprétation historique est largement sujette à caution, que vous les utilisez seulement pour servir votre thèse, et vous en avez tellement besoin pour défendre cette thèse que vous seriez prêt à nous inventer un bon paquet de Papes hérétiques rien que pour nous la confirmer ! D’autres plus savants que moi en Histoire de l’Eglise on largement réfuté les mensonges que l’on voit étalés sans vergogne par certains dans ce blog et certains autres de la toile. De plus, la situation générée par Vatican II n’a rien de comparable avec une défaillance hypothétique et ponctuelle de l’Autorité, C’EST UNE APOSTASIE GENERALE dont il n’y a guère que la crise arienne, et encore pas totalement, qui puisse y être comparée ! Même la Réforme Protestante n’a pas généré une telle Apostasie générale et grâce à Dieu elle ne détruisit pas tout, n’a pas atteint la Chaire de Vérité qui resta intacte, et elle fut l’occasion de la Contre-réforme et du Concile de Trente !…
    Ensuite,
    « Vous ne voulez pas l’entendre, mais il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. »

    C’est vous qui n’entendez rien ! Il est évident que l’Intention du Magistère est importante, mais quand son intention s’engage et s’exerce par un jugement, elle oblige par définition ! Puisque l’objet propre du Magistère est TOUJOURS LA FOI ET LES MŒURS ET CE QUI EN DECOULE directement ou indirectement, SON INTENTION DE S’ENGAGER et le jugement qui en découle, PAR LUI-MEME ET PAR NATURE OBLIGE NECESSAIREMENT ! C’est encore une invention moderniste de nous faire croire le contraire ! Ce qui va changer c’est la qualification soit d’erreur soit d’hérésie, de l’erreur jugée selon qu’elle atteint immédiatement le donné de la Foi ou bien seulement médiatement ce donné. D’autre part le Magistère peut très bien concernant un sujet suspendre son jugement en attendant l’avis des théologiens, ou pour toute autre raison, en cas de guerre et de troubles graves de la société civile, et en ce cas ce qu’il dit de la chose n’oblige pas dans la mesure où par définition il n’y a pas encore de jugement. Mais quand il y a jugement il y a obligation, au moins de certitude de raison (quand ce sont des erreurs), sinon toujours de Foi (quand ce sont des hérésies), de croire en ce que dit et juge le Magistère. Votre interprétation LIBERALE ET RELATIVISTE de la phrase « dépend et est proportionnée à » signifie simplement LA LIAISON LOGIQUE ENTRE L’INTENTION ET L’OBEISSANCE, ET NON PAS QUE CELLE-CI SOIT SUJETTE A DEGRES D’ETRE. ON NE DIT PAS A MOITIE VRAI ET A MOITIE FAUX ! EST EST, NON NON !
    Voilà la manière typique de faire des libéraux !… Vous prenez un membre de phrase et vous le sortez de son contexte pour appuyer votre thèse ou bien vous en tordez le sens pour en relativiser le contenu!
    Mais le meilleur, que dis-je, le succulent est à suivre :
    C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

    Réellement vous ne manquez pas de souffle de m’opposer comme argument d’autorité une autorité…conciliaire! Voilà une jolie pétition de principe supplémentaire que le lecteur jugera à sa juste valeur ! De plus ce que nous dit le pseudo-cardinal Journet fait cardinal par une fausse autorité, faisant partie de la bande à Paul VI, Maritain et consorts, tous moderno-progressistes éprouvés, est une belle HERESIE qui contredit directement les constitutions de Vatican I à savoir qu’il est IMPOSSIBLE QUE LE MAGISTERE EXTRAORDINAIRE NE COÏNCIDE PAS AVEC L’INFAILLIBILITE, Concile Vatican I contredisant Journet directement, puisque ce Concile Vatican I nous dit justement le contraire ! Vous participez bien de l’hérésie de Journet et de ceux qui pensent comme lui ! De plus il faut bien remarquer le mot savoureux de « définitive » appliqué à la coïncidence, jargon typiquement moderniste qui ne signifie rien et qui laisse dans le flou relativiste celui qui tente d’y voir un contenu intellectuel ! C’est vraiment n’importe quoi ! En tout cas ce n’est pas catholique !
    Vous ajoutez de façon aberrante et dans la confusion totale comme chacun pourra en juger,
    « Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels [pourquoi exceptionnels?], et Vatican II en est un [on aimerait bien savoir pourquoi !], où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité. »

    Attendez là ! Vous nous parlez de cette jolie hérésie « qu’il n’y a pas coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible » et vous nous appliquez cela maintenant au Magistère Ordinaire que vous nous disiez infaillible un peu plus haut ? Mais c’est quoi ce raisonnement de gribouille ? Vous ne dîtes rien, sinon des absurdités intellectuelles qui ne démontrent qu’une seule chose, à savoir votre confusion totale ! De plus j’ai suffisamment réfuté cette notion de Magistère Authentique dont l’Infaillibilité serait à géométrie variable !
    Ensuite, vous nous exposez une belle et grave erreur, que dis-je une quasi hérésie, hélas bien commune et bien dévastatrice :
    « La règle de l’infaillibilité c’est la Tradition »
    C’est inexact ! Et vous confondez ici la Tradition comme règle de Foi et l’Infaillibilité comme Charisme du Pontife Romain qui en soi détient le pouvoir de dire et de juger de la vérité sans erreur possible et de communiquer par participation cette Infaillibilité à toute l’Eglise. Le christ a-t-il dit que c’est par la Tradition que Pierre détient le pouvoir des clefs et le pouvoir de lier et de délier ? Alors il est évident que la Tradition comme le dit Jean de St Thomas est règle éloignée de la Foi (comme l’Ecriture Sainte) et LE MAGISTERE INFAILLIBLE EST LA REGLE DE FOI PROCHAINE (avec les Conciles), car en fait c’est ce Magistère qui par ces actes enrichit cette Tradition transmise par les Apôtres dès l’origine et est garant de sa véracité. Si les Apôtres et avec eux tout le Magistère constant, n’avaient pas transmis INFAILLIBLEMENT et donc sans erreur possible l’Ecriture Sainte et tout ce qui constitue le Donné Révélé, il n’y aurait pas plus de Tradition que de beurre en broche.
    « Le Magistère infaillible n’est pas source, il a à son tour sa source dans la Tradition et l’Ecriture Sainte »
    Il est faux de soutenir que le Magistère n’est pas source également! En effet, qui donc transmet l’Ecriture sainte sinon le Magistère Infaillible seul apte à EN DETERMINER LES CANONS DE FAÇON CERTAINE ET INFAILLIBLE, ET A EN IMPOSER L’INTERPRETATION? DE PLUS, QUI FAIT LA TRADITION EN ACTE ? SINON LE MAGISTERE VIVANT ET INFAILLIBLE QUI SEUL DETIENT LE POUVOIR DE LIER ET DE DELIER ? Qui ne voit que la Tradition est le résultat de l’activité incessante de ce Magistère Vivant et Infaillible qui seul a le pouvoir de lier et de délier depuis les commencements de l’Eglise, que c’est lui qui nous a transmis les Ecritures Saintes, et qui enrichit à toute époque ainsi la Tradition par ses jugements au cours des Siècles ? Et c’est par ce Magistère que la Tradition elle-même devient règle de Foi car la Tradition est l’expression au cours des siècles de CETTE FOI TRANSMISE, EXPLIQUEE, COMMENTEE PAR CE MEME MAGISTERE ET CE, DE FAÇON INFAILLIBLE ! Et si la Révélation est close à la mort du dernier Apôtre, il n’en demeure pas moins QUE TOUTES LES VERITES NE SONT PAS EN ACTE DANS L’ECRITURE SAINTE ET QUE L’INTERPRETATION MEME DU DONNE REVELE REVIENT DE DROIT DIVIN AU MAGISTERE INFAILLIBLE. Il y a donc intercompénétration entre la Tradition et le Magistère dans le sens où le Magistère enrichit la Tradition et dans le sens où la Tradition est une règle de Foi pour l’Eglise qui par son Magistère ne peut se contredire au cours des siècles sans se détruire lui-même. En d’autres termes, l’Ecriture et la Tradition constituent la source première de la Révélation: c’est là que le Magistère puise avant de se prononcer. Mais une fois que ce Magistère s’est prononcé, et comme il est la règle prochaine de la Foi, nous devons croire ce qu’il dit et obéir à ses jugements. Lui seul peut nous dire ce que nous DEVONS croire ! Sinon nous devenons comme les protestants, soumis au libre examen des Ecritures et rien de plus.

    Vous voulez une preuve supplémentaire de ce que je vous dis, une bonne preuve tirée de l’Autorité elle-même ?
    Eh bien la voici :
    « « Comme tous les fauteurs d’hérésie et de schisme, [certains fidèles] se vantent faussement d’avoir conservé l’ancienne foi catholique, alors qu’ils renversent le principal fondement même de cette foi et de la doctrine catholique. Ils reconnaissent bien dans l’Ecriture et la Tradition la source de la Révélation divine; MAIS ILS REFUSENT D’ECOUTER LE MAGISTERE TOUJOURS VIVANT DE L’EGLISE, BIEN QUE RESSORTANT CLAIREMENT DE L’ECRITURE ET DE LA TRADITION, ET INSTITUE PAR DIEU COMME UN GARDIEN PERPETUEL DE L’EXPOSITION ET DE L’EXPLICATION INFAILLIBLES DES DOGMES TRANSMIS PAR CES DEUX SOURCES. Par suite, avec leur science fausse et bornée, indépendamment et même à l’encontre de l’autorité de ce magistère divinement institué, ils s’établissent eux-mêmes juges des dogmes contenus dans ces sources de la Révélation. Car font-ils autre chose, lorsqu’à propos d’un dogme de foi DEFINI PAR NOUS, avec l’approbation du Saint Concile, ILS NIENT QUE CE SOIT UNE VERITE REVELEE PAR DIEU ET EXIGEANT UN ASSENTIMENT DE FOI CATHOLIQUE, TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’A LEUR AVIS CE DOGME NE SE TROUVE PAS DANS L’ECRITURE ET LA TRADITION ? Comme s’il n’y avait pas un ordre dans la Foi, institué par notre Rédempteur dans son Eglise et toujours conservé, selon LEQUEL LA DEFINITION MEME D’UN DOGME DOIT ETRE TENUE A ELLE SEULE POUR UNE DEMONSTRATION SUFFISANTE, TRES SURE ET ADAPTEE A TOUS LES FIDELES, QUE LA DOCTRINE DEFINIE EST CONTENUE DANS LE DOUBLE DEPOT DE LA REVELATION, ECRIT ET ORAL. C’est d’ailleurs pourquoi de telles définitions dogmatiques ont toujours été et sont nécessairement UNE REGLE IMMUABLE POUR LA FOI COMME POUR LA THEOLOGIE CATHOLIQUE, à laquelle revient la très noble mission de montrer COMMENT LA DOCTRINE, AU SENS MEME DE LA DEFINITION, EST CONTENUE DANS LE DEPOT REVELE”.
    (Pie IX cf. Lettre Inter Gravissimas du 28 octobre 1870).
    Donc le Magistère est bien source de la Tradition laquelle devient ensuite règle de Foi pour l’Eglise toute entière. La Tradition ne descend pas du Ciel comme une entité abstraite mais est l’expression du Magistère vivant et constant de l’Eglise au cours des siècles.
    Ensuite, vous me dîtes :
    « L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christi in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658).

    Là encore, pour qu’il y ait fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi il faut que Le Magistère soit celui de l’Eglise, et donc Infaillible par nature, et non l’enseignement seulement du théologien du coin ! Et qui donc va décider de la fidélité de l’enseignement proposé sinon ce magistère lui-même infaillible comme le définit le Concile Vatican I dans son expression universelle, c’est-à-dire dans son Magistère Ordinaire et Universel ou bien dans son expression pontificale par le moyen du Magistère Ordinaire du Pape ? C’est justement parce que cette infaillibilité S’EXERCE EN CHAQUE MOMENT DE LA VIE DE L’EGLISE QUE LE MAGISTERE PEUT ENSEIGNER AVEC FIDELITE LE CONTENU DU DEPOT DE LA FOI ET DE CE QUI S’Y RAPPORTE.

    Ensuite,

    « Le titre de ‘Tradition Vivante’ ne peut donc en aucune façon être attribué au Magistère authentique non infaillible »

    C’est clair puisque ce Magistère est une pure invention des modernistes ! N’existant pas, il ne saurait se prononcer et ne saurait se prévaloir de ‘Tradition vivante’ !

    Vous ajoutez,
    « Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité…» (Paul VI, discours du 12 janvier 1966). Exiger pour Vatican II, Magistère authentique non infaillible, la nature du Magistère infaillible, constitue une imposture que partagent modernistes et sédévacantistes. C’est attribué au dernier Concile une autorité qu’il n’a pas. »

    On a vu plus haut ce qu’il fallait penser de tout cela !… IL N’Y A PAS EU DE CONCILE PASTORAL ET IL N’Y A PAS EU DE MAGISTERE EN ACTE A VATICAN II …IL N’Y A JUSTE EU QU’UN TRES MECHANT CONCILIABULE DESTRUCTEUR DE LA FOI CATHOLIQUE ET QUI A MIS EN PLACE LA FUNESTE SECTE CONCILIAIRE QUE L’ON CONNAIT !

    Vous continuez dans votre incohérence,

    « Or non Espada, cette éventuelle défaillance du Magistère ordinaire sur le plan disciplinaire n’est pas une position HERETIQUE (sic), c’est une position catholique rappelée par les plus grands docteurs de l’Eglise, dont les sentences gênantes sont écartées par vos soins … »

    Calixte, êtes vous honnête intellectuellement ou êtes-vous totalement perdu? Je commence à me le demander réellement, car JAMAIS AUPARAVANT VOUS N’AVEZ PARLE DE PUR ‘PLAN DISCIPLINAIRE’ ET MOI-MEME DEPUIS LE DEBUT DE MES INTERVENTIONS, PARLANT DU MAGISTERE ORDINAIRE, J’AI TOUJOURS PARLE DE SON INFAILLIBILITE EN MATIERE DE DOCTRINE ! Comment pouvez-vous avoir cette audace en vue de tromper et de noyer le poisson, de passer dialectiquement et insensiblement du plan doctrinal au plan disciplinaire ? Et je dis bien et je confirme que votre doctrine qui soutient qu’un Magistère de l’Eglise peut errer en matière de doctrine est une HERESIE, non une erreur, mais bien UNE HERESIE, car ce qui vous condamne ce n’est pas moi, mais le Concile Vatican I ! Ah vous devez le maudire quelque part ce Concile de Vatican I ! Quant aux Docteurs Catholiques dont vous m’envoyez l’autorité à travers la figure de façon arrogante et d’ailleurs fort fallacieuse, vous seriez bien en peine de m’en citer un seul qui parle de « Magistère Authentique conditionnellement infaillible » puisque cette expression est une invention conciliaire et moderniste pour les raisons que j’ai expliquées plus haut ! De plus sur le plan disciplinaire en quoi le Magistère peut-il être défaillant ? N’A-T-IL POINT LE POUVOIR DE LIER ET DE DELIER SANS EXCLUSIVE, Y COMPRIS SUR LE PLAN DISCIPLINAIRE et nous le droit de simplement y obéir? C’est vous qui allez juger de la valeur d’une excommunication ou d’une censure ecclésiastique ? Mais grand Dieu, pour qui vous prenez-vous ? Vous êtes l’Eglise à vous tout seul peut-être ? Vous vous posez en Grand Inquisiteur, Juge suprême du Magistère ? Il y a vraiment de quoi sourire…

    Continuons votre prose :
    « Donc pour vous Espada, les courants hérétiques des siècles précédents, qui niaient et s’attaquaient à des points importants du Credo tout en menaçant de renverser et détruire l’Eglise (manichéens, gnostiques, ariens, donatistes, cathares, bogomiles, fraticelles, vaudois, modalistes, unitaristes, etc.), étaient sans danger, c’étaient des petites histoires anodines qui s’attaquaient à une Eglise en ordre ! Votre conviction sédévacantiste vous fait déraisonner totalement et oublier la leçon des siècles que vous feriez bien de révisez au plus vite. »

    Voilà le passage type de celui qui polémique pour polémiquer, qui fait des procès d’intention en utilisant des attaques « ad hominem » ET QUI NE CROIT PAS UN MOT DE CE QU’IL RACONTE MAIS QUI UTILISE UNE METHODE DE PAÏEN, JE DIS BIEN DE PAÏEN, pour abaisser son interlocuteur en se gardant bien de le réfuter sur le fond et surtout en déformant sa pensée. Vieille méthode dialectique qui ne m’impressionne en rien. Je ne relèverai donc pas vos dires tellement ils sont honteux, tellement ils vous abaissent, et tellement ils montrent un visage que chacun pourra juger en toute objectivité… Calixte vous ne cherchez pas la Vérité, vous ne l’aimez pas, vous cherchez simplement à avoir raison. Ce qui signe bien ici un esprit purement sectaire.
    Ensuite, vous ajouter :
    « … en dehors de son enseignement ex cathedra, et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie. »

    Dîtes moi Calixte, vous faîtes du copier-coller ou quoi ? Maintenant vous nous parler de théologien privé qui peut tomber dans l’hérésie, et puis vous en excluez (de cette possibilité d’hérésie) l’enseignement ordinaire dont vous disiez qu’il était plus haut faillible dans son « Magistère Authentique conditionnellement infaillible »? C’est quoi ce galimatias, cette bouillie pour les chats ? Avez-vous une doctrine un tant soi peu construite et cohérente par vous-même ? On peut en douter ! Vous êtes prompt à l’anathème mais lent à la cohérence et à la démonstration !

    Vient après encore une belle erreur :
    « …encore une fois, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant a le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le Pape reste Pape »

    Calixte, soit vous mentez, soit vous êtes mal renseigné, car voici ce que dit Saint Bellarmin, s’opposant à Cajetan
    « La quatrième opinion est celle de Cajetan, selon laquelle le Pape manifestement hérétique n’est pas déposé ipso facto, mais peut et doit être déposé par l’Eglise. À MON AVIS, CETTE OPINION NE PEUT SE DEFENDRE. Puisqu’à prime abord, il est prouvé, avec arguments d’autorité et de raison, que L’HERETIQUE MANIFESTE EST DEPOSE IPSO FACTO. L’argument d’autorité est tiré de Saint Paul (Tite, c. 3), lequel ordonne que soit évité l’hérétique après deux avertissements, c’est-à-dire après qu’il se soit manifesté obstiné, et donc avant toute excommunication ou sentence juridique. Et c’est ce que Saint Jérôme écrit, en ajoutant que tous les autres pécheurs sont exclus de l’Eglise par sentence d’excommunication, tandis que l’hérétique, de par son propre mouvement, s’exile de lui-même et se sépare de lui-même du Corps du Christ. Maintenant, un Pape demeurant Pape ne peut être évité, alors comment donc serions-nous tenus d’éviter notre propre tête ? Comment pourrions-nous nous séparer nous-mêmes d’un membre qui nous est uni ? (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, livre II, chap. 30)
    De plus, lu dans le DTC :
    «Résumons en guise de conclusion, l’explication que les meilleurs théologiens et canonistes ont donnée à cette difficulté (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129). Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et à rectification. Dans L’HYPOTHESE, INVRAISEMBLABLE D’AILLEURS, OU LE PAPE TOMBERAIT DANS L’HERESIE PUBLIQUE ET FORMELLE, IL NE SERAIT PAS PRIVÉ DE SA CHARGE PAR UN JUGEMENT DES HOMMES, MAIS PAR SON PROPRE FAIT, PUISQUE L’ADHÉSION FORMELLE À UNE HÉRÉSIE L’EXCLUERAIT DU SEIN DE L’ÉGLISE. » (R. NAZ, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)
    Nous sommes bien dans une hypothèse d’Ecole car même le DTC nous dit que L’HYPOTHESE D’UN PAPE TOMBANT DANS L’HERESIE EST INVRAISEMBLABLE. Or ce qui est invraisemblable ne peut arriver et ne correspond donc à aucune vérité.
    Que nous dit en plus S. Thomas de l’hérésie? Il est bon ici de le rappeler ! Voir Somme Théologique II-IIae, Q5, article 3, Respondeo :
    « L’hérétique qui refuse de croire à un seul article de foi NE GARDE PAS L’HABITUS DE FOI, NI DE FOI FORMEE, NI DE FOI INFORME. Cela vient de ce que, dans un habitus quel qu’il soit, l’espèce dépend de ce qu’il y a de formel dans l’objet; cela enlevé, l’habitus ne peut demeurer dans son espèce. OR, CE QU’IL Y A DE FORMEL EN L’OBJET DE FOI, C’EST LA VERITE PREMIERE TELLE QU’ELLE EST REVELEE DANS LES SAINTES ÉCRITURES ET DANS L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE, QUI PROCEDE DE LA VERITE PREMIERE. Par suite, celui qui n’adhère pas, COMME A UNE REGLE INFAILLIBLE ET DIVINE, A L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE QUI PROCEDE DE LA VERITE PREMIERE REVELEE DANS LES SAINTES ÉCRITURES, CELUI-LA N’A PAS L’HABITUS DE LA FOI. S’il admet des vérités de foi, c’est autrement que par la foi. Comme si quelqu’un garde en son esprit une conclusion sans connaître le moyen qui sert à la démontrer, il est clair qu’il n’en a pas la science, mais seulement une opinion. En revanche, il est clair aussi que celui qui adhère à l’enseignement de l’Église comme à une règle infaillible, DONNE SON ASSENTIMENT A TOUT CE QUE L’ÉGLISE ENSEIGNE. Autrement, s’il admet ce qu’il veut de ce que l’Église enseigne, et n’admet pas ce qu’il ne veut pas admettre, à partir de ce moment-là IL N’ADHERE PLUS A L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE COMME A UNE REGLE INFAILLIBLE, MAIS A SA PROPRE VOLONTE. Ainsi est-il évident que l’hérétique qui refuse opiniâtrement de croire à un seul article n’est pas prêt à suivre en tout l’enseignement de l’Église; car s’il n’a pas cette opiniâtreté, il n’est pas déjà hérétique, il est seulement dans l’erreur. Par là il est clair que celui qui est un hérétique opiniâtre à propos d’un seul article, n’a pas la foi à propos des autres articles, mais une certaine opinion dépendant de sa volonté propre. »
    Somme Théologique, II-IIae, Q11, art.3. sed contra et respondeo :
    « Sed Contra : l’Apôtre écrit (Tt 3, 12) L’homme hérétique, après un premier et second avertissement, évite-le, sachant qu’il est un dévoyé. Respondeo dicendum: En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église. De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés du monde par la mort. EN EFFET, IL EST BEAUCOUP PLUS GRAVE DE CORROMPRE LA FOI QUI ASSURE LA VIE DE L’AME QUE DE FALSIFIER LA MONNAIE QUI SERT A LA VIE TEMPORELLE. Par conséquent, si les faux monnayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien davantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort. Du côté de l’Église, au contraire, il y a une miséricorde en vue de la conversion des égarés. C’est pourquoi elle ne condamne pas tout de suite, mais  » après un premier et un second avertissement « , comme l’enseigne l’Apôtre. Après cela, en revanche, s’il se trouve que l’hérétique s’obstine encore, l’Église n’espérant plus qu’il se convertisse pourvoit au salut des autres en le séparant d’elle par une sentence d’excommunication; et ultérieurement elle l’abandonne au jugement séculier pour qu’il soit retranché du monde par la mort. S. Jérôme dit en effet ceci, qu’on trouve dans les Décrétales: « Il faut couper les chairs pourries et chasser de la bergerie la brebis galeuse, de peur que tout le troupeau ne souffre, ne se corrompe, ne pourrisse et périsse. Arius dans Alexandrie fut une étincelle; mais, parce qu’il n’a pas été aussitôt étouffé, son incendie a tout ravagé » »
    Vous me dîtes ensuite,
    « L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’ils doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. »

    Je vous ferais remarquer que si l’Eglise possède les Clefs du Royaume des Cieux, c’est parce que c’est Pierre (et ses successeurs) qui les détient. Alors il est certain que si les successeurs de Saint Pierre ne sont pas tous des saints ils se doivent d’être AU MINIMUM FIDELES A LA SAINE DOCTRINE QU’ILS ONT LA CHARGE DE TRANSMETTRE ET QUE POUR CETTE RAISON LEUR FIDELITE DOCTRINALE DANS L’EXERCICE DE LEUR CHARGE, EST UNE CHOSE QU’ON NE PEUT METTRE EN DOUTE. Donc ce que vous me dîtes « ils pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’ils doivent transmettre », je dis que c’est faux quand ils sont dans l’exercice de leur charge, et ce pour toutes les raisons exposées plus haut. Si ce que vous me dîtes était vrai où en serait donc l’Infaillibilité de l’Eglise ? Juste dans ses jugements extraordinaires ? Et dont l’hérétique de Journet nous dit en bon conciliaire qu’il n’y a même pas de lien permanent entre le Magistère Extraordinaire et son Infaillibilité ? Alors en ce cas comment pour toute la Catholicité comment pourrait-il y avoir certitude morale absolue que le Magistère nous enseigne la Vérité ? On ne peut être catholique sans cette certitude morale que l’Autorité légitime nous enseigne toujours la Vérité quelques soient par ailleurs les vertus personnelles de ceux qui composent ce Magistère. JE DIRAIS QUE NOUS N’AVONS MEME PAS A NOUS POSER LA QUESTION CAR SINON NOUS ENTRONS DIRECTEMENT EN UN TERRAIN DANGEREUX OU LE LIBRE EXAMEN PREND LE PAS SUR L’ADHESION A LA FOI DONT LE MAGISTERE EST LE SEUL A AVOIR, DE DROIT DIVIN, LE POUVOIR DE NOUS LA TRANSMETTRE ET DE NOUS L’IMPOSER. Comment le Christ aurait-il pu fonder une Eglise moyen unique du salut éternel des âmes sans cette certitude ? Le Salut n’est pas une affaire de jeu de l’esprit, c’est notre éternité que nous engageons !

    Vous ajoutez ensuite,
    « Pie XII a parfaitement vu ce qui dans la bulle de Paul IV contredisait le «droit divin » qui caractérise la nature de l’élection pontificale, et qui est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. Pie XII a donc corrigé l’erreur de Paul IV. »

    Vous croyez vraiment à ce que vous me dites là ? Honnêtement j’en doute ! Quand on lit ce passage je ressens comme une mauvaise foi totale, je suis vraiment navré de vous le dire ! Qu’est-ce qui contredit le droit divin dans la Bulle de Paul IV ? C’est que les hérétiques ne puissent pas participer à l’élection des Pontifes Romains ? Parce que vous trouvez, VOUS, que c’est NORMAL que les hérétiques participent à l’élection de celui qui aura la Charge Suprême dans l’Eglise ? Avez-vous lu un peu de doctrine catholique dans votre vie ? N’avez-vous jamais lu un tant soit peu que les hérétiques ne SONT PAS dans l’Eglise, qu’ils n’y appartiennent pas ? S. Thomas ne dit-il que des sottises ? Toute la Tradition et les Pères de l’Eglise aussi ? Ne connaissez vous pas le Principe de Catholicité ? Et EN QUOI la Bulle de Paul IV que visiblement vous détestez parce qu’elle contredit vos thèses fausses et mortifères pour la Foi, serait-elle un sous-document du Magistère ? Parce qu’elle vous dérange ? Alors qu’elle porte justement TOUS LES SIGNES de la plus haute Autorité, avec perpétuité et anathème, et qu’elle est EN TOUT conforme à la saine doctrine ! Et vous avez le toupet de parler de « l’erreur de Paul IV » ? Qui êtes vous pour le faire ? Je crois à vous lire que vous êtes vraiment un sectaire ! Vous prenez ce qu’il vous plait et quand cela vous dérange vous dénigrez l’Autorité et ses décisions ! De plus, j’ai prouvé dans ma lettre précédente que la Constitution de Pie XII ne pouvait pas invalider la Bulle de Paul IV, puisque de soi il n’est pas possible de voir un hérétique QUI N’A NI LE PERE NI LE FILS comme le dit S. Jean, participer à la Vie de l’Eglise dans ce qu’elle a de plus important, à savoir la désignation de son Chef ! Vous avez réellement une drôle de conception de l’Eglise et de l’Autorité, permettez moi de vous le dire, et votre foi n’est pas vraiment orthodoxe ! Vous me semblez avoir le cœur bien plus proche de ceux qui détruisent l’Eglise avec acharnement depuis 50 ans comme ils ont détruit la Société Civile depuis encore bien plus longtemps, et pour moi c’est un symptôme très grave de votre dérive doctrinale en matières graves.
    De plus, voici ce qu’on peut ajouter :
    « Une bulle pontificale n’a aucunement besoin d’être confirmée par le successeur du pape défunt pour demeurer en vigueur. Voici ce qu’en dit Léon XIII: « Le bruit s’était répandu que Clément XII étant mort, la peine d’excommunication portée par sa bulle « In eminenti » du 4 mai 1738, contre les francs-maçons, serait sans effet, puisque cette bulle n’avait pas été expressément confirmée par son successeur. Assurément il était ABSURDE de prétendre que les bulles des anciens pontifes dussent tomber en désuétude si elles n’étaient pas expressément approuvées par leurs successeurs » (Dixit Léon XIII: Lettre apostolique Quo graviora, du 13 mars 1826).Donc, la bulle de Paul IV, « valide à perpétuité » n’a point besoin d’être confirmée par qui que ce soit. Si elle fut toutefois confirmée par Saint Pie V et Saint Pie X, c’était tout simplement pour quelle ne tombât point dans l’oubli et quelle fût scrupuleusement observée. De plus, cette Bulle signifiant plus que le Droit Ecclésiastique pur, MAIS BIEN LE DROIT DIVIN, A SAVOIR QU’AUCUN HERETIQUE NE PEUT PRETENDRE ETRE DANS L’EGLISE, IL EST EVIDENT QU’ELLE NE PEUT ETRE ABROGEE PAR QUICONQUE. Ajoutons que le texte de Paul IV est non seulement contenu implicitement, mais même cité explicitement dans le Codex Iuris Ca¬nonici, et ce non pas une fois, mais en quinze endroits différents. « Pour qu’une loi dans l’Église soit supprimée, il faut qu’un document le déclare expressément. Cela ressort des 30 premiers chapitres du code publié par Benoît XV. Or, aucun document officiel ne supprima la bulle de Paul IV, rangée au contraire officiellement dans le corps des lieux canoniques » (Abbé Mouraux, Bonum Certamen, n° 80).

    De plus, la Bulle de Paul IV étant de caractère non seulement disciplinaire, mais aussi doctrinal, car le fait que les hérétiques soient en dehors de l’Eglise est un problème de DOCTRINE et non de discipline, étant revêtue de tous les attributs de la plus haute Autorité, est une Bulle qui ne peut être abrogée par le principe même de l’unité morale et doctrinale de la Papauté au cours des siècles et il me semble que vous avez quelques difficultés à comprendre cela. Cette Bulle est donc valable à perpétuité, et garde toute sa force au cours des temps comme elle même le souligne d’ailleurs ! Si tout cela ne vous convainc pas, alors je crois honnêtement qu’il n’y a plus rien à faire pour vous convaincre et toute discussion est vaine car votre intelligence est totalement obscurcie et incapable de voir des choses évidentes et qui relèvent même du simple bon sens !

    Vous me dîtes pour finir :

    « Que Dieu éclaire votre intelligence, purifie votre esprit en apaisant votre âme, et qu’il vous bénisse et vous garde en vous ramenant à la foi catholique »

    Eh bien j’en dirai exactement la même chose à votre sujet ! Dans ces temps troublés où la Révolution a détruit et pollué jusqu’aux racines même de la Foi et de la Société humaine, où l’erreur multiforme semble définitivement remporter la victoire et où on la voit se poser comme l’égale de la Vérité, ce n’est plus le temps des compromis même s’ils partent subjectivement d’une bonne intention, car tout compromis en ce domaine travaille uniquement pour l’erreur en relativisant la Vérité et donc en la détruisant. Est est, non non. J’ajouterai qu’il est une faute grave que le Bon Dieu ne pardonne pas, c’est le Péché contre l’Esprit Saint car il signe l’endurcissement irréversible du cœur. Ne soyez donc pas comme Pharaon, participant avec lui à ce péché irrémissible et acceptez de voir la vérité en face même si elle vous dérange. Si Dieu est lent à la colère il est prompt à la miséricorde. L’unique chose importante n’est-elle pas notre salut et qu’avons-nous à faire de la gloire du Monde qui passe ? Mais comment pouvons-nous aimez Dieu si nous n’aimons pas la Vérité ?

    Espalda.

  67. Espada permalink
    10 décembre 2011 14:27

    Je souligne ici que les commentaires que j’adresse ce jour à Calixte sont applicables à ce qu’en dit « La Question ». Merci de le prendre en note.

    • 12 décembre 2011 11:14

      Espada,

      Nous ne faisons pas mystère de nos positions, en ne cachant pas, ce dont témoignent nos textes et analyses, notre accord avec l’œuvre magnifique de préservation du sacerdoce catholique entreprise par Mgr Lefebvre, ainsi que notre adhésion à la perspective de Contre-réforme précédée d’une critique rigoureuse des actes de Vatican II et du modernisme, dont l’abbé de Nantes, dès les années 50, sut, et avec quelle remarquable énergie, instruire le procès, ceci sans pour autant que nous parlions au nom d’une quelconque structure, en nous plaçant uniquement, et volontairement, sous le seul étendard de la Tradition.

      Cependant nous avons pour principe, sauf lorsqu’il est nécessaire de rappeler certains intervenants à l’ordre afin qu’ils évitent, à l’occasion de quelques sujets passionnés, les propos déplacés, les grossièretés, les injures ou les blasphèmes, de laisser débattre ceux qui le souhaitent en offrant une grande liberté d’expression (comme vous pouvez vous-même le constater), afin que de ces échanges puisse jaillir la lumière de la Vérité catholique.

      C’est pourquoi notre règle est de pas intervenir directement dans le fil de la controverse de sorte de maintenir un certain équilibre entre les tendances et les contributeurs, équilibre qui serait singulièrement faussé si nous ne respections pas cette réserve dont nous avons fait un principe, nous plaçant, d’autorité, à la fois comme juges et parties, contrairement à ce qui se pratique sur certains forums que vous connaissez sans doute, où ceux qui ne sont pas en accord avec les orientations officielles du site sont l’objet d’un injuste traitement leur interdisant toute latitude pour pouvoir s’exprimer.

      Ce n’est pas notre façon de concevoir les choses, ayant trop de respect pour l’esprit de la « disputatio » si chère à la scolastique, une des principales méthodes d’enseignement et de recherche dans les universités médiévales.

      Vous voyez d’ailleurs en quoi ce respect nous rend attentifs à la complémentarité entre la quaestio, et la disputatio (qui n’est en réalité qu’une expression de la question disputée), en évitant la confusion entre les deux ce qui serait, de notre point de vue, très regrettable et surtout une faute, en situant notre action dans l’esprit de ce que Léon XIII dans l’encyclique Aeterni Patris, le 4 août 1879 soulignait : « Soutenue par les promesses, imitant la charité de son divin Auteur, l’Eglise a fidèlement accompli l’ordre reçu, ne perdant jamais de vue, poursuivant de toute son énergie ce dessein: enseigner la religion, combattre sans relâche l’erreur. »

      Merci donc, par avance, de prendre bonne note de ces précisions.

      Pax Vobis +

  68. lève-toi permalink
    12 décembre 2011 22:32

    Espada

    Saint Paul annonce la grande apostasie.

  69. Espada permalink
    14 décembre 2011 18:09

    Question à la Question ! Pourquoi les commentaires ne se mettent-ils pas selon un ordre purement chronologique ? Il est parfois difficile de retrouver la réponse d’un interlocuteur et curieux de voir notre propre réponse se retrouver bien avant dans le fil de la discussion. Je trouve cela vraiment curieux et en tout cas pas très facile d’emploi. Merci de votre réponse.

    • 14 décembre 2011 22:46

      Espada

      C’est un simple problème technique, que nous essayons de résoudre (votre dernière réponse à Antoine a d’ailleurs été placée, comme il se devait, à la suite de son message), problème dont l’explication se trouve sans doute dans le fait que ce fil est à présent à 136 commentaires, ce qui est assez conséquent, et peut provoquer quelques erreurs du logiciel de gestion.

      Pour éviter ce genre de désagrément, il convient, en général, de bien penser à cliquer sur l’onglet [réponse] du message auquel on souhaite, précisément, donner une réponse.

      Pax Vobis +

Trackbacks

  1. intéressante at Le CatholicaPedia Blog
  2. Suite de la Polémique Calixte contre Espada at Le CatholicaPedia Blog

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :