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Pourquoi faut-il une théocratie catholique ?

3 juillet 2012

Seul importe aujourd’hui,

dans un mode en ruine livré au chaos,

le rayonnement de l’Eglise

et le triomphe de la Croix !

Nous sommes plongés, de gré ou de force, dans l’atmosphère quotidienne de l’agitation politique républicaine en raison des échéances électorales qui s’annoncent en France. De la sorte, plus que jamais tous les candidats du champ démocratique, sans exception aucune, en quête des suffrages, redoublent d’énergie afin de convaincre  les électeurs de la nécessité de leur accorder leur confiance. Or, pour un catholique, nulle confiance ne peut être accordée, en dehors de celle que lui demande l’Eglise, à un système politique qui tire son origine de la Révolution française et des principes de 1789.

Ainsi donc, il ne peut y avoir, pour la perspective contre-révolutionnaire théocratique , alors que l’ensemble des structures anciennes se sont effondrées, de politique autre que religieuse, ceci impliquant que toutes les autres préoccupations qui ne concernent pas directement le rayonnement de l’Eglise et le triomphe de la Croix, aussi légitimes soient-elles – et même nécessaires selon les circonstances si elles relèvent d’impératifs vitaux immédiats – ne présentent en réalité aujourd’hui que des objectifs périphériques et subordonnés. De par l’absolue suprématie du spirituel sur le temporel, le seul élément sacré véritable dont tout dépend du point de vue de l’avenir européen comme de celui de la France, conditionnant toute possibilité de « Reconquista » à l’échelle du continent, est la Papauté.

 I. L’essence satanique de la République

 L’esprit de la Révolution a aujourd’hui pénétré l’ensemble de la nation, et s’est répandu dans tous les Etats européens. A plus de deux siècles de distance de la Révolution, son esprit infect n’épargne plus rien – pas même l’Eglise qui vécut un profond bouleversement lors du concile Vatican II. La France persiste donc plus que jamais dans son erreur républicaine et, comme il est aisé de le constater, ne s’est absolument pas repentie de ses horribles péchés.

Cependant l’esprit de la Révolution fut d’essence satanique :

« Je demande la permission de le répéter : la révolution française ne ressemble à rien de ce qu’on a vu dans les temps passés. Elle est sataniquedans son essence. Jamais elle ne sera totalement éteinte que par le principe contraire, et jamais les Français ne reprendront leur place jusqu’à ce qu’ils aient reconnu cette vérité. Le sacerdoce doit être l’objet principal de la pensée souveraine. » [1]

Cette dernière phrase, après l’affirmation de la déchéance dela Francetant qu’elle ne se sera pas purgée de l’esprit satanique qu’elle a généré depuis des siècles, est de la plus haute importance car elle signifie que l’éventuelle perspective de rétablissement de l’Ordre traditionnel, en France et en Europe, relève à présent, en raison de la situation, d’un mouvement porté par une action de nature étroitement et exclusivement religieuse.

II. Les principes de la théocratie

Saint Pierre Rome.jpg

L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire,

ne demeure que la papauté

pour restaurer l’archétype éternel du Saint Empire !

 

 Cette position originale, qui tranche d’avec toutes les autres théories politiques, est une « métapolitique », c’est-à-dire une métaphysique de la souveraineté dans la mesure où celle-ci s’exprime par l’intermédiaire de Dieu au cœur de l’Histoire ; Dieu dont le Pape est le représentant en ce monde, le « Vicaire » par excellence, et le Saint Empire l’incarnation organique la plus aboutie du point de vue politique.

St Empire

  Le seul horizon politique véritable

c’est la chrétienté !

 Le seul horizon politique véritable pour un membre de l’Eglise c’est la chrétienté, c’est-à-dire « l’Unité spirituelle des nations européennes » à laquelle il convient de travailler, et que les monarques français, pas plus que le empereurs germaniques, n’ont ni su ni voulu édifier. Cette unité doit être préparée, construite, élaborée par une bénéfique union des différents pouvoirs nationaux – bienfaisante et souveraine harmonie unificatrice qui ne peut être exercée que par l’autorité suprême du sacerdoce : la Papauté. [2]

 En effet, le Pape est le seul qui possède encore l’autorité nécessaire capable de restaurer, dans une Europe livrée au chaos des égoïsmes nationaux et au venin révolutionnaire, l’unité du Saint Empire. L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire, ne demeure que le Sacerdoce Suprême pour se voir dévolu l’archétype éternel du Saint Empire et le restaurer.

 Cela signifie que la source du droit c’est Dieu, la source de toute légitimité vient d’en haut ; le pouvoir ne reçoit son mandat que du Ciel par l’intermédiaire du Pape. La politique, de ce fait : « Est donc avant tout révélation de l’insondabilité du divin, préludant moins à la science qu’à l’étonnement métaphysique. »  [3] Les lois du Ciel trouveront alors inévitablement, si ces principes sont revivifiés, une nécessaire transposition dans les formes temporelles qui, normalement, travailleront à incarner  demain dans une chrétienté restaurée les bienheureuses et universelles lois régulatrices.

 III. La papauté doit restaurer l’Empire

Joseph deMaistre expliqua fort bien l’avantage d’un gouvernement de la chrétienté placé sous l’autorité directe du Pape :

« La puissance pontificale est par essence la moins sujette aux caprices de la politique. Celui qui l’exerce est de plus toujours vieux, célibataire et prêtre; ce qui exclut les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des erreurs et des passions qui troublent les États. Enfin, comme il est éloigné, que sa puissance est d’une autre nature que celle des souverains temporels, et qu’il ne demande jamais rien pour lui, on pourrait croire assez légitimement que si tous les inconvénients ne sont pas levés, ce qui est impossible, il en resterait du moins aussi peu qu’il est permis de l’espérer.» [4]

Le Pape doit dominer sur les puissances régnantes

qui lui manifesteront soumission et obéissance 

Le Pape doit-il régner lui-même ? Evidemment non. Mais en revanche il doit dominer sur les puissances régnantes qui lui manifesteront soumission et obéissance : « Il parait donc que, pour retenir les souverainetés dans leurs bornes légitimes, c’est-à-dire pour empêcher de violer les lois fondamentales de l’État, dont la religion est la première, l’intervention, plus ou moins puissante, plus ou moins active de la suprématie spirituelle, serait un moyen pour le moins aussi plausible que tout autre. » [5] Faute de ce contrôle spirituel régulateur indispensable, condition formelle de l’unité, il s’ensuit toujours, dans des nations désorientées peu à peu livrées aux caprices des souverains et à l’aveuglement des peuples, des trouble et une désorganisation morale, sociale et spirituelle que nul ne peut plus, à terme, maîtriser et qui, inévitablement, conduit aux révolutions, à la haine du christianisme et dela Papauté, et ensuite à la ruine pure et simple, comme il est advenu aujourd’hui en France et en Europe.

Joseph de Maistre fait d’ailleurs justement observer, dans son traité Du Pape, après avoir montré l’importance du rôle civilisateur du Pontife romain, que les attaques les plus vives des révolutionnaires, et cela n’est pas surprenant, ont toutes été dirigées contrela Papauté :

« La rage antireligieuse du dernier siècle contre toutes les vérités et toutes les institutions chrétiennes, s’est tournée surtout contre le Saint-Siège. Les conjurés savaient assez, et le savaient malheureusement bien mieux que la foule des hommes bien intentionnés, que le « christianisme repose entièrement sur le Souverain Pontife. C’est donc de ce côté qu’ils tournèrent tous leurs efforts. Ils leur présentèrent le Saint-Siège comme l’ennemi naturel de tous les trônes; ils l’environnèrent de calomnies, de défiances de toute espèce; ils tâchèrent de le brouiller avec la raison d’État; ils n’oublièrent rien pour attacher l’idée de la dignité à celle de l’indépendance. » [6]

Conclusion

 

Il ne peut plus y avoir de politique aujourd’hui

que religieuse et continentale,

s’exerçant par un pouvoir reçu

de l’autorité spirituelle.

 La perspective de restauration contre-révolutionnaire théocratique, est traversée par une vision : le Pape est le seul garant, de par l’évidente supériorité de sa fonction et sa dimension d’infaillibilité, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel, entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur de la chrétienté.

Si l’autorité spirituelle de la papauté redevient un jour, et il faut l’espérer, témoigner, œuvrer et prier en ce sens, la source de toute souveraineté en Europe, il en résultera une solide et salvatrice cohésion politique, une unité durable où les différentes nations, et leurs Souverains, participant enfin d’un projet commun sous les bannières frappées du signe de la Croix de la Rome catholique et éternelle, donneront naissance à une nouvelle chrétienté rayonnant sur le monde, par le rétablissement du Saint Empire, des Lumières de l’Evangile et des Vérités de la sainte religion du Christ.

Lire :

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE

Notes.

 1. J. de Maistre, Du Pape, livre premier, ch. II, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 1928

2. Les pontifes romains furent d’ailleurs toujours attachés à la dignité de l’Empire, et n’hésitèrent pas, tel s. Pie V, à reprendre vertement les empereurs ou les monarques français lorsqu’ils oublièrent la valeur du titre d’Empereur. En effet, lorsque Charles IX donna, dans une lettre envoyée à Rome, le titre d’Empereur au chef des turcs, le Pape lui répondit ceci : « Celui qui ne connaît pas le Vrai Dieu ne peut jamais être Empereur ! Donner le titre d’Empereur à un tyran et à un infidèle, ce n’est pas autre chose que d’appeler le mal, bien, et le bien, mal. »

 3. J-Y. Pranchère, Qu’est-ce que la royauté ? Vrin, 1992, p. 65.

4. Du Pape, op.cit., ch. IV.

5. Ibid.

6. Ibid.

71 commentaires leave one →
  1. Lapide permalink
    11 mars 2012 22:26

    Très juste : « le Pape est le seul qui possède encore l’autorité nécessaire capable de restaurer, dans une Europe livrée au chaos des égoïsmes nationaux et au venin révolutionnaire, l’unité du Saint Empire… » Mais il faut que ce pape soit un pape de tradition, pas un démocrate-chrétien comme tous les pontifes depuis vatican II !

  2. Pie permalink
    11 mars 2012 23:26

    C’est vrai, il vaut mieux que le pape soit un homme de tradition, mais il faut avoir confiance au fait que la fonction dépasse l’homme.

    Le pape c’est d’abord le Souverain Pontife…après sa sensibilité personnelle, quelle qu’elle soit, passe au second plan.

  3. Charles permalink
    12 mars 2012 07:01

    « Errare humanum est, perseverare diabolicum »

    L’augustinisme politique, revu et corrigé par La Question!!!!…..qui a beaucoup de suite dans les idées (car le but ultime à atteindre reste inchangé!)

    Lire: http://acrh.revues.org/313#ftn49

  4. Charles permalink
    12 mars 2012 07:11

    Un avatar de la pensée augustinienne
    l’augustinisme politique

    En 1934, le P. Henri-Xavier Arquillière publiait un ouvrage intitulé L’augustinisme politique, essai sur la formation des théories politiques au Moyen Age. Cette notion d’augustinisme politique allait connaître une riche postérité. Elle veut désigner la tendance « à effacer la séparation formelle de la nature et de la grâce » qui affecterait la pensée politique d’Augustin et qui aurait eu pour conséquence l’absorption de l’ordre naturel dans l’ordre surnaturel, du droit naturel dans la justice surnaturelle, du droit de l’Etat dans celui de l’Eglise. En adossant le qualificatif politique à l’augustinisme, Arquillière ne faisait qu’étendre au domaine politique la doctrine de l’augustinisme définie par le R.P. Pierre Mandonnet comme « l’absence d’une distinction formelle entre le domaine de la philosophie et de la théologie, c’est-à-dire entre l’ordre des vérités rationnelles et celui des vérités révélées ». En d’autres termes, l’augustinisme politique ne serait pas respectueux de l’autonomie de l’ordre temporel. L’augustinisme politique serait donc à mettre au passif d’Augustin et, selon Arquillière et ses disciples, il aura fallu le génie de Thomas d’Aquin pour sortir l’Eglise des ornières dans laquelle l’auteur de la Cité de Dieu l’aurait fourvoyée. Mais la thèse est sérieusement contestée, notamment par Henri de Lubac. Nous nous proposons de l’examiner de plus près et d’entendre les critiques qui lui ont été adressées. Nous pourrons au terme du parcours nous demander quelle peut être l’actualité de la pensée augustinienne pour une théologie du politique.

    http://www.assomption.org/Ressources/ItinerairesAugustiniens/IA32/Greine.htm

    • Lagomer permalink
      12 mars 2012 11:28

      Bravo Charles, vous vous appuyez maintenant sur les auteurs modernistes admirateurs de Vatican II !

      Dominique Greiner auquel vous vous référez, qui déteste l’augustinisme politique et évidemmet toute idée de théocratie, est le Rédacteur en chef religieux du journal ultra moderniste et conciliaire «La Croix» !

      Grenier qui est enseignant de théologie morale à l’Institut catholique de Paris et chercheur au Centre de recherches en éthique économique de l’universié catholique de Lille, vomit la Tradition et se fait le promoteur pour l’Eglise d’une laïcité selon les principes révolutionnaires de 1789 !

      Charles votre haine de l’Eglise vous aveugle !

      Laïcité, par Dominique Greiner

      « les religions apparaissent encore comme les meilleures garantes de la laïcité par l’attention qu’elles portent au respect de la liberté de conscience en toute chose… »

      http://www.la-croix.com/Debats/Opinions/Editos/Laicite-par-Dominique-Greiner-_EP_-2012-03-07-776021

  5. Emmanuel:. permalink
    12 mars 2012 09:52

    Au cas où vous l’auriez oublié « Mon royaume n’est pas de ce monde…. ».

    • 17 décembre 2012 22:54

      « Mon royaume n’est pas de ce monde…. »
      Cette expression est presque toujours comprise à contre-sens.
      En fait elle veut dire: « Ma souveraineté, ce n’est pas ce monde qui me l’a donnée, c’est mon Père. »
      Autrement dit: « Ce n’est pas ce monde qui m’a fait Roi, c’est mon Père. »
      Ce que confirme saint Paul quand il dit: « Il faut qu’Il règne ».
      Il faut qu’Il règne parce qu’Il est Roi, de par la volonté de Dieu, parce que « Dieu le veult », selon la belle formule de Jeanne d’Arc.
      Quand l’Église chante : « De l’Univers sois Roi », elle ne fait qu’exprimer, avec toute la tradition de l’Église, la volonté du Père.

  6. Lagomer permalink
    12 mars 2012 11:19

    Quel tableau !

    Les sédévacs et les francs-macs main dans la main pour s’opposer à l’augustinisme politique !! On ne peut imaginer collusion plus perverse afin de combattre la Sainte Eglise de Jésus-Christ !

  7. Gerdil permalink
    12 mars 2012 11:36

    Le très moderniste « dominicain » Grenier, cité par Charles qui rejoint bien son compère sédévac Espada en matière de laïcité, s’appuie sur les thèses du moderniste Henri de Lubac dont on sait le rôle pernicieux lors du dernier concile.

    De Lubac avait publié en 1946 « Surnaturel », etude qui fit scandale, soupçonné par le Saint Office de modernisme, l’encyclique Humani Generis de Pie XII le visait directement.

    Il sera interdit d’enseignement par le général des jésuites, et ses livres retirés des écoles et instituts de formation.

    Ce n’est qu’en 1958 qu’il est autorisé à reprendre ses cours. En 1960, il sera nommé par Jean XXIII consultant (peritus) de la Commission théologique préparatoire à Vatican II. Puis expert lors du concile.

    On connaît la suite….

    Il a résumé sa pensée dans un ouvrage :

    Augustinisme et théologie moderne, Aubier-Montaigne, 1965.

    lire de même en complément :

    « Augustinisme politique ? », in : Théologies d’occasion, Desclée de Brouwer, Paris, 1984.

  8. Actualité : une théocratie catholique ? permalink
    12 mars 2012 12:04

    Il y a quelque mois, un lecteur qui me demandait : « Quel serait pour vous le gouvernement idéal ? » Je lui répondis : « un gouvernement sacerdotal ». Un gouvernement composé de ministres-prêtres sous l’entière autorité du Pape. Je ne vois que la vertu radicale dans le don de sa vie à Dieu pour le servir dignement et servir le peuple en le portant vers Dieu. Je vois un Pape roi des nations et des princes Apôtres du Christ sans autre filiation que celle de Dieu le Père et de Marie, Mère des hommes. L’Esprit-Saint règnerait alors dans tous les coeurs. Mon ami lecteur a bien ri…

    http://www.chretiente.info/201203114837/pourquoi-faut-il-une-theocratie-catholique/

    • Organiste39 permalink
      12 mars 2012 13:25

      Bonjour!
      Je prends enfin le temps de réécrire après une longue absence due à un emploi du temps assez lourd, mais je n’ai jamais cessé de lire attentivement tous vos beaux articles.

      Cette dernière idée de gouvernement avec des ministres-prêtres sous l’autorité du Pape me plaît bien aussi. Mais je pense comme Lapide que tant que Vatican II existera dans l’Eglise, ce ne sera hélas guère possible…
      Et quand on voit la tournure que prennent les présidentielles, et les programmes des candidats, tout a l’air de prendre le chemin totalement inverse de cette belle théocratie catholique.

      Alors prions plus que jamais, la victoire nous a été promise par Dieu, et même si tout semble noir actuellement, pas de découragement…

    • Actualité : une théocratie catholique ? permalink
      12 mars 2012 21:07

      Nephtar & Nephtali

      Pourquoi faut-il une théocratie catholique ?

      http://jesusfilsdedieu.blogspot.com/2012/03/pourquoi-faut-il-une-theocratie.html

  9. 12 mars 2012 13:51

    Lagomer,

    Vous écrivez :

    « Quel tableau !
    Les sédévacs et les francs-macs main dans la main pour s’opposer à l’augustinisme politique !! On ne peut imaginer collusion plus perverse afin de combattre la Sainte Eglise de Jésus-Christ ! »
    Vous allez un peu vite en besogne.
    Emmanuel a écrit un commentaire tout simple :
    «Au cas où vous l’auriez oublié “Mon royaume n’est pas de ce monde….”. »
    Or, ce que sous-entend ce commentaire est clairement réfuté sur un fil d’un forum sédévacantiste dont voici le lien :
    http://foicatholique.cultureforum.net/t2168-mon-royaume-n-est-pas-de-ce-monde
    Comment donc pouvez-vous dire que les sédévacantistes et les francs-maçons sont « main dans la main pour s’opposer à l’augustinisme politique… afin de combattre la Sainte Eglise de Jésus-Christ !» ?

    • Lagomer permalink
      13 mars 2012 00:48

      de la Panouse Vivien

      Ne vous laissez pas abuser. Emmanuel n’écrit pas des « commentaire tout simples… », c’est un franc-maçon travaillant à un projet de société antagoniste de celui de l’Eglise. Son attaque de la conception de l’augustinisme politique relève d’une idéologie bien établie – la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la lutte contre le catholcisme.C’est une orientation dangereuse condamnée par Rome et que saint Pie X dénoncera vigoureusement dans « Vehementer Nos » en 1906.

      Quant à la collusion, patente et visible, il se trouve que les sédévacantistes Charles et son comparse Espada, proclament eux aussi une identique conception laîcarde en contradiction complète d’avec la bulle « Cum ex Apostolatus » de Boniface VIII :

      « Espada en effet, par son refus d’admettre que l’autorité pontificale était également en possession du pouvoir politique, n’a pas vu que les deux glaives, sacerdotal et temporel, exercent leur action sous deux formes différentes, leur distinction n’est que contingente,
      « CES DEUX GLAIVES N’EN SONT QU’UN ! ».

      Voyez l’analyse de Lancre :

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/02/leglise-catholique-est-leglise-du-christ/#comment-24064

      Il est donc logique d’écrire : Les sédévacs et les francs-macs main dans la main pour s’opposer à l’augustinisme politique !! On ne peut imaginer collusion plus perverse afin de combattre la Sainte Eglise de Jésus-Christ !

      Et tel est bien le cas, même si fort heureusement, quelques sédévacs qui n’ont pas oublié les leçons de l’histoire, maintiennent encore un ferme attachement à la théorie des deux glaives.

  10. Charles permalink
    12 mars 2012 15:11

    AH!!! Je remercie LAGOMER de re-sortir de son bois pour nous montrer le petit bout rouge (comme le fil!) de sa queue….
    Comme il a raison d’user de qualificatifs aimables à notre encontre! En effet nous ne souhaiterions le moins du monde être confondu avec un personnage qui, tel le serpent qui se mord la queue, est capable de sortir de ses gonds au moindre petit texte comportant des avis…conciliaires! Avec son compère GERDIL il n’entend pas que l’on discute un instant cette invention qui n’a rien à voir avec une saine doctrine catholique.Les autres sites ou blogs ne s’y trompent d’ailleurs pas, qui accompagnent ce chapitre de la « théocratie politique » du portrait de ce brave BENOIT…surmonté d’une tiare papale rutilante….
    Chers amis lecteurs, vous allez assister à la montée en puissance de la rage de ces « ultramontains tradimodernistes » d’un nouveau genre….BIentôt ils ne se contiendront plus car leur « invention » démoniaque est absolument indispensable, vitale même, au but qu’ils se sont assigné!
    Le fil rouge sera suivi sans faille jusqu’à la limite extrême de ses conséquences!
    Nous allons vivre une période très excitante dans les mois qui viennent….
    Pax vobis…mais restez très vigilants.

  11. PEB permalink
    12 mars 2012 15:21

    L’éclairage du RP Dominique Greiner est intéressant.

    Saint Augustin vécut à l’époque où la cité terrestre, identifiée à l’Empire par Caracalla, était en voie de délitement total. La cité de Dieu représentait l’espoir d’un monde meilleur ordonné par la charité chrétienne. Tout le problème est de savoir comment et où placer le curseur.

    En pratique, les deux cités sont indiscernables: l’idée de martyr est présent dans le patriotisme stoïque des anciens Romains. La cité de Dieu, des suites du péché, ne peut pas se construire tout à fait dans ce bas monde.

    Retenons que le Pape et les pasteurs forment une autorité spirituelle garante de l’intégrité des âmes tandis que les princes défendent le corps social.
    Quel est donc le rôle des uns et des autres? De quelle nature est la magistrature pontificale suprême? Une lecture moderne tient à l’articulation au plan moral des sphères religieuses et politiques.

    Les dits de saint Grégoire VII sont surtout ecclésiastiques mais en matière temporelle, il faut surtout retenir ces deux points:
    « §24. Quod illius precepto et licentia subiectis liceat accusare. »: Avec le consentement du Pontife, les sujets peuvent se pouvoir devant lui.
    « §27. Quod a fidelitate iniquorum subiectos potest absolvere. »: Le Pape peut délier les sujets de l’accomplissement d’ordres iniques.

    Le pouvoir papal théocratique n’est pas une charge politique au sens classique. Le Pape est, avant tout, la juridiction internationale suprême de la Chrétienté. Son rôle est de sanctionner l’injustice et de promouvoir la paix. Il ne substitue pas en première instances aux autorités civiles mais fixent des bornes à leur pouvoir. C’est ainsi qu’elles doivent laisser une liberté certaine à la Religion, respecter la puissance naturelle des familles en matière d’éducation et d’exploitation des biens &c. De la même manière, elle rappelle qu’il n’y a pas de justice sans défense des droits légitimes du plus faible.

    Dignatatis Humanae est, en ce sens, un dictatus Papae pour notre époque de matérialisme totalitaire radical moderne. Il ne faut pas le lire comme la promotion de la propagation de l’erreur mais comme le droit aux familles et à l’Eglise d’exister en autonomie réelle face aux pouvoirs publics sans se laisser ni asservir ni subvertir.

  12. Charles permalink
    12 mars 2012 21:29

    Julien Théry
    Le gouvernement romain de la Chrétienté autour de 1206 :
    Innocent III et les débuts de la théocratie pontificale

    Paru dans les actes du colloque international Dominique avant les dominicains 8e centenaire
    de la rencontre de Castelnau-Montpellier, dans Mémoire dominicaine, 21, 2007.

    http://hal.inria.fr/docs/00/20/26/37/PDF/Innocent_III_et_les_debuts_de_la_theocratie_pontificale.pdf

  13. Charles permalink
    12 mars 2012 21:33

    Hérésie et théocratie politique vont de pair! Paradoxalement, dans leur lutte à mort, elles se suscitent, se justifient et se renforcent mutuellement…

  14. 12 mars 2012 22:51

    «La réponse est facile et je la formule ainsi. Non, Jésus-Christ n’est pas venu fonder la théocratie sur la terre, puisqu’il est venu au contraire mettre fin au régime plus ou moins théocratique qui faisait toujours le fond du mosaïsme, encore que ce régime ait été notablement modifié par la substitution des rois aux anciens juges d’Israël. Mais
    pour que cette réponse soit comprise de nos contradicteurs, il faut avant tout, que le mot même dont il s’agit soit défini la polémique exploite trop souvent avec succès, auprès des hommes de notre temps, des locutions dont le sens est indéterminé. Qu’est-ce donc que la théocratie ? La théocratie c’est le gouvernement temporel d’une société humaine par une loi politique divinement révélée et par une autorité politique surnaturellement constituée. Or, cela étant, comme Jésus-Christ n’a point imposé de code politique aux nations chrétiennes, et comme il ne s’est pas chargé de désigner lui-même les juges et les rois des peuples de la nouvelle alliance, il en résulte que le Christianisme n’offre pas de théocratie. L’Église, il est vrai, a des bénédictions puissantes, des consécrations solennelles pour les princes chrétiens, pour les dynasties chrétiennes qui veulent gouverner chrétiennement les peuples. Mais, nonobstant cette consécration des pouvoirs humains par l’Église, je répète, il n’y a plus, depuis Jésus-Christ, de théocratie légitime sur la terre. Lors même que l’autorité temporelle est exercée par un ministre de la religion, cette autorité n’a rien de théocratique, puisqu’elle ne s’exerce pas en vertu du caractère sacré, ni conformément à un code inspiré. Trêve donc, par égard pour la langue française et pour les notions les plus élémentaires du droit, trêve à cette accusation de théocratie qui se retournerait en accusation d’ignorance ou de mauvaise foi contre ceux qui persisteraient à la répéter». (trouvé dans http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C078_Theotime_La-royaute_56p.pdf)

    «Se dévouer jusqu’au total oubli de soi, c’est l’esprit de la théocratie ; mépriser et fouler aux pieds le genre humain, l’esprit de la satanocratie.»

    «Ou la théocratie, Jésus-Christ roi, donnant la loi au monde par Son Vicaire ; ou la satanocratie, c’est-à-dire le fort ayant repris sa proie, et la piétinant, la dévorant, par un seul homme, dans lequel il sera comme incarné.»

    http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C404_Ayroles_Jeanne-sur-les-autels_118p.pdf ne fait pas l’éloge d’un serpent, le fichier PDF en question contient la solution pour ceux qui veulent la trouver.

    • PEB permalink
      13 mars 2012 10:26

      Yves, je souscris tout à fait à votre thèse d’abolition de la théocratie comme régime politique par la prédication évangélique: « Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? » » (Lc 12, 13-14)

      L’autorité du Pape sur la Chrétienté n’est pas de la même nature que celle des pouvoirs publics. Il n’appartient pas à la première de s’occuper du trafic routier, de faire des alliances ou de promulguer des lois. En revanche, le Souverain Pontife est l’autorité religieuse donc morale suprême. Elle a la même fonction que le prophète Nathan qui révéla au Roi David sa faute inexcusable et homicide d’abus de pouvoir.

      En matière de droit des gens, les cours internationales jouent le rôle jadis dévolu à la juridiction romaine dans l’ancienne Chrétienté à savoir la défense de l’étranger, de la veuve et de l’orphelin ou de ce qui en tient lieu.

      Mais le Pape et les pasteurs ne peuvent rien dans une société qui refuse le label de chrétien. C’est une évidence. La théocratie pontificale ne peut, en tous cas, que prendre la forme d’un tribunal de cassation suprême et d’arbitrage souverain en appel mais point de gouvernement direct des peuples.

      Sans jouer les Montesquieu de pacotille, au Pape l’autorité juridique, à l’Empereur la puissance publique.

    • 14 mars 2012 00:28

      Je ne voulais pas trop avancer «ma» position, je voulais avant tout faire de la publicité pour http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C404_Ayroles_Jeanne-sur-les-autels_118p.pdf, pas seulement pour le chapitre 5: Je lis très rarement les articles de certains, pour moi certaines choses ne sont pas importantes…

  15. Emmanuel:. permalink
    13 mars 2012 11:36

    « Mon royaume n’est pas de ce monde… » ou… propager l’évangile n’est pas imposer la foi de quelques-uns à tous.

    En ce sens oui l’Evangile est antinomique du mot « catholique » au sens où vous l’entendez ici qui se rapproche plus de « cathoclique ».

    • glaive du Christ permalink
      13 mars 2012 18:51

      décidemment ,le diable est bavard ……… la lèpre maçonnique dans toute sa splendeur crachant son venin sur l’ institution fondée par le Christ pour nous empêcher d’ errer

    • Emmanuel:. permalink
      14 mars 2012 00:22

      glaive du Christ 13 mars 2012 18:51
      “…/… décidemment ,le diable est bavard ……… la lèpre maçonnique dans toute sa splendeur crachant son venin sur l’ institution fondée par le Christ pour nous empêcher d’ errer…/…”.

      Eh oui mon cher la maçonnerie est bien là pour vous empêcher d’errer.
      Si, si c’est possible,

  16. Lancre permalink
    13 mars 2012 11:37

    Je constate qu’il faut une nouvelle fois préciser les choses à propos de ce qu’est la théocratie défendue par les auteurs contre-révolutionnaires comme Maistre, Bonald, Dom Guéranger, Donosos Cortes et bien d’autres encore.

    Contrairement à ce qui s’écrit, le Pape n’est pas appelé à se substituer au pouvoir politique pour administrer la chose publique selon la doctrine théocratique. Ce que cette doctrine souligne et ce sur quoi elle insiste, c’est que l’origine de tous les pouvoirs provient du Pontife romain auquel tous les souverains temporels doivent être soumis.

    C’est tout à fait autre chose que de voir le pape s’occuper de l’administration des lois des nations ou de légiférer sur des questions relatives à la vie des peuples.

    La théocratie, qui reprend la théorie des deux glaives de saint Augustin et s’appuie sur la bulle « Unam Sanctam » de Boniface VIII, signifie que le Pape est dépositaire de tous pouvoirs sur la terre, nous indiquant que le pouvoir politique n’est pas « indépendant » car possédant un glaive qui soit autonome ou différent du pouvoir religieux.

    Cette opinion de l’indépendance du pouvoir politique par rapport à la religion c’est du libéralisme, de la pure théorie libérale laïque si chère aux modernistes et condamnée par tous les papes, dont saint Pie X au XXe siècle dans « Vehementer Nos » (1906).

    Dans la société traditionnelle, qu’il nous faut hélas reconstruire en Europe sous peine de disparaître de la scène de l’Histoire, le pouvoir politique reçoit son autorité DU PAPE. Le Pape, le « Pontife romain », garant du dogme et de la Tradition, est l’arbitre ultime, celui qui, au-dessus des Rois, des Princes et Empereurs chrétiens,

    Le Pape détient l’autorité suprême de par le Christ et le droit divin qui préside à sa charge pastorale, et veille au respect du droit en œuvrant pour la paix universelle. Il est donc DEPOSITAIRE DES DEUX GLAIVES ! (« dans l’Eglise et dans la puissance de l’Eglise il y a deux glaives : le spirituel et le temporel… » Boniface VIII, Unam Sanctam, 1302).

    Grégoire VII par exemple, face aux velléités de l’empereur Henri IV qu’il obligea à s’amender à Canossa, affirmera que la plénitude de tous les pouvoirs (plenitudo potestatis) est en possession du souverain pontife. En 27 points précis, le pape expliquera en quoi, dans la société chrétienne fondée sur la foi de l’Eglise, tout le pouvoir est détenu en propre par le sacerdoce auquel est soumis toute autre forme de pouvoir temporel. Là ce trouve l’essence du principe théocratique.

    Grégoire VII affirme donc que le pape est, de par le Christ dont il est le représentant sur cette terre, le seul et unique à détenir un pouvoir universel, incomparablement supérieur à celui des souverains, qu’il couronne, mais qu’il peut également déposer ou excommunier si nécessaire : « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. » (Dictatus Papae, 1075).

    Voilà ce qu’est la doctrine théocratique dite des « deux glaives », dont les penseurs contre-révolutionnaires, reprenant l’enseignement des papes du moyen âge, théorisèrent au XIXe la nécessaire application pour répondre à la destruction opérée par les principes sataniques de la Révolution de 1789, ceci dans le but de réédifier sur des bases catholiques la chrétienté en ruine.

  17. 13 mars 2012 20:36

    l’éminent Père Ayroles, méditant sur Jeanne d’Arc dit tout sur la théocratie :

    http://www.a-c-r-f.com/documents/R_P_AYROLES_Jeanne-d-Arc-sur-les-autels.pdf
    au chapitre V, page 92.

  18. Eloi permalink
    13 mars 2012 23:01

    Merci Louis-Hubert REMY pour ce texte du Père Ayrolles.

    Sélection de bien beaux passages :

    « La théocratie dans le sens que nous venons de l’expliquer est le fond même du Christianisme…Il n’y a d’ordre possible dans le monde que par le sacerdoce. Le mépris du prêtre, c’est le mépris de l’ordre ; la perversion du prêtre, la perversion de l’ordre. »

    « La hiérarchie existe en enfer. La hiérarchie infernale est passée sur la terre ; elle s’est incarnée dans les grades maçonniques pour savamment enténébrer, détruire et sataniser l’espèce humaine. »

    « Se dévouer jusqu’au total oubli de soi, c’est l’esprit de la théocratie ; mépriser et fouler aux pieds le genre humain, l’esprit de la satanocratie. Fondre le genre humain dans l’unité du Christ, le plonger dans l’océan de la charité de son coeur, c’est le terme final poursuivi par la théocratie. »

    En résumé le choix est clair pour le monde :

    « Ou la théocratie, Jésus-Christ roi, donnant la loi au monde par Son Vicaire ; ou la satanocratie, c’est-à-dire le fort ayant repris sa proie, et la piétinant, la dévorant, par un seul homme, dans lequel il sera comme incarné. »

  19. Lozère permalink
    14 mars 2012 10:50

    Cet article nous montre amplement pourquoi tous les candidats à l’élection présidentielle sans aucune exception, précisément ne sont pas « élus » de Dieu mais attendent leur désignation du suffrage du peuple, c’est-à-dire d’un système né des principes sataniques de 1789.

    Notre XXe siècle s’est ouvert sur ce cri de Charles Maurras qu’on répétera inlassablement à l’annonce de tous les épouvantables malheurs français: « La démocratie, c’est le mal, la démocratie, c’est la mort ! »

  20. 16 mars 2012 10:03

    Notre attitude vis-à-vis de l’élection présidentielle sera bien différente selon que l’on se trouve dans des circonstances habituelles d’un scrutin ou dans des circonstances exceptionnelles. Mon propos sera d’emblée de montrer que l’on se trouve, à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, dans un contexte de circonstances exceptionnelles.

    En cas de situation habituelle, nous aurions à nous demander s’il existe un candidat dont le programme politique respecte la doctrine traditionnelle de l’Eglise catholique. Et, au vu du paysage politique actuel, nous aurions vite fait de tirer comme conclusion qu’aucun candidat parmi ceux les plus probablement assurés de disposer des 500 signatures nécessaires pour participer à cette élection ne rencontre nos attentes. Sans être tout à fait pareille, la politique des uns ne nous enthousiasmerait guère plus que celle des autres.

    http://www.civitas-institut.com/content/view/761/1/

  21. 22 avril 2012 13:00

    « Les dix candidats en lice qui ont été présélectionnés (ce n’est pas un hasard que Poutou, Arthaud et Cheminade aient eu leurs signatures au contraire de Carl Lang !) sont tous pour la déesse laïcité, les valeurs de la République, le droit à l’avortement, le Pacs. Tous sont soumis au lobby gay et au lobby juif. L’affaire Vanneste et la mort de Raymond Samuel-Aubrac l’ont amplement montré.

    Si le Front national était resté fidèle à ce qu’il fut naguère nous l’aurions évidemment soutenu, fût-ce de manière critique, mais le Front mariniste n’a plus à rien à voir avec le FN canal historique que nous avons aimé, soutenu, servi avec sincérité et enthousiasme, même si en quarante ans d’existence force est de reconnaître qu’il n’a rien pu empêcher, ni l’invasion de notre pays, ni le démembrement de notre souveraineté, ni le délitement de notre civilisation. Une dernière preuve parmi tant d’autres de la triste mutation de ce parti : Marine Le Pen a exigé de Bruno Gollnisch qu’il retire immédiatement l’éloge de François Brigneau que ce dernier avait posté sur son blog à l’annonce de sa disparition. En revanche, la présidente du FN a rendu un vibrant hommage à Raymond Aubrac, « un grand homme et un grand résistant » tandis qu’elle compare l’islamisme à « un fascisme vert » (sic !)

    Par fidélité à François Brigneau qui fut le plus talentueux journaliste de l’équipe fondatrice de RIVAROL, qui ne renia jamais aucune de ses convictions, qui n’était pas homme à mettre de l’eau dans son vin, il nous est impossible aujourd’hui de soutenir publiquement Mme Le Pen qui a abandonné les fondamentaux du nationalisme (renonciation au chèque scolaire qui permettait aux parents de choisir l’école de leurs enfants, refus de la pourtant nécessaire inversion des flux migratoires, abandon de la suppression de l’impôt sur le revenu et des droits de succession, fin d’une politique familiale et d’accueil de la vie, soumission au sionisme international, condamnation du révisionnisme, etc.).

    Appuyer sa candidature, ce serait cautionner ses purges, ses reniements, ses trahisons, son effrayant vide moral et doctrinal, les poursuites judiciaires qu’elle intente contre tous les nationalistes qui ne lui font pas allégeance. Chacun agira selon son bon vouloir mais pour notre part nous ne participerons pas à ce système frelaté dont rien de bon ne peut sortir. Restons résolument et plus que jamais nationalistes ! »

    http://www.contre-info.com/restons-nationalistes#more-19262

  22. 26 avril 2012 10:29

    Toujours absolument pas d’accord comme deux ans auparavant, mais cela reste comme on dit en ce moment un moindre mal ^^

  23. 27 avril 2012 10:54

    Depuis quelques semaines, Franck Abed a lancé une campagne nationale qui appelle à l’abstention lors de ces élections présidentielles 2012.

    Devant le succès de cette campagne ( d’après les sondages officiels, il y aurait eu près de 30% d’abstention ), Ripoublik propose la dernière affiche de cette campagne, qui convaincra à coup sûr les derniers indécis…

    http://ripoublik.com/2012/04/franck-abed-appel-a-labstention/

  24. Organiste39 permalink
    1 mai 2012 14:08

    De retour de Paris, je voudrais vous conter un incident qu’il m’est arrivé :
    En discussion sur les élections, et défendant la Théocratie catholique, je me suis entendue répondre qu’il…fallait ELIMINER les gens dangereux pensant comme moi…

  25. lève-toi permalink
    1 mai 2012 21:59

    Organiste 39

    « Vous serez haïs de tous à cause de mon Nom « 

  26. Lagomer permalink
    1 mai 2012 22:28

    Organiste39

    Si ça peut vous rassurer, enfin presque, la propagande républicaine et l’épidémie idéologique qui va avec s’étendant dans les milieux nationaux, il n’est plus rare d’entendre des professions de foi délirantes à propos des vertus de l’élection, du miracle de la démocratie, ou de la capacité de transformation des choses par l’application des principes de la laïcité…

    Voilà à quoi ont conduit les décennies d’activisme derrière le FN pour de nombreux patriotes de droite de conviction, aujourd’hui passés à la conception politique qui, précisément, est la cause de la ruine de la France depuis 1789.

    Il va donc falloir tout reconstruire, tout réédifier, et le retour aux fondements doctrinaux de la contre-révolution va exiger un travail patient et en profondeur, tant les esprits ont été pervertis par le poison républicain.

    Il faut vraiment prier et mettre uniquement notre confiance dans la religion et la Tradition catholique….et Dieu donnera la Victoire !

  27. 4 mai 2012 21:58

    Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, analyse les raisons du piège dans lequel se trouve la France.

    http://www.politiquemagazine.fr/accueil.html

  28. 4 mai 2012 22:37

    « Barrer la route » à Hollande ? C’est l’argument ressassé et répété en boucles ces jours-ci sur certains blogs et sites « catholiques » qui nous rabattent les oreilles sur la nécessité de voter Sarkozy au second tour de la présidentielle pour « barrer la route à Hollande et à la gauche »… Honni soit qui ne votera pas Sarkozy !

    De qui se moque-t-on ?

    Des blogs, sites « catholiques » (Le Salon beige rapportant « bien volontiers » un communiqué de « Résistance éthique » appelant à voter « Nicolas Sarkozy … la candidature qui respecte le mieux nos convictions morales comme notre raison ». Sic …), des journalistes, Yves Daoudal, Guillaume de Thieulloy, des clercs, abbé de Tanoüarn, et d’autres personnalités, Bernard Antony, Carl Lang et Bruno Gollnisch, Jacques Bompard, maire d’Orange, Hubert Savon, Secrétaire général du MNR, endossent l’habit de 2007, lorsqu’au second tour il nous fut demandé à grands cris de « barrer la route » à Ségolène Royal et de voter Sarkozy. Ils oublient qu’en 2007, s’ils ont barré la route à Ségolène Royal, ils ont voté pour le gouvernement Sarkozy qui fit aussitôt une « ouverture à gauche »… Pas très logique tout ça, mais bon passons.

    Le plus grave, les points non négociables, si importants jusque-là sont mis de côté, oubliés, effacés. Il devient tout d’un coup licite de voter pour un candidat qui rejette la loi naturelle et les points non négociables ! Au motif qu’il faudrait voter pour le moindre mal. Mis à part que voter pour « un moindre mal » reste voter pour un mal, comment justifient-ils cette acrobatie intellectuelle ? Ils la justifient en avançant qu’il faudait refuser la « politique du pire » incarnée par la gauche et François Hollande. Sarkozy serait le candidat du « moindre mal » et Hollande le candidat du « pire ».

    De qui se moque-t-on ? à part les discours et déclarations qui n’engagent que ceux qui y croient, rien, absolument rien dans les faits ne prouve que Sarkozy ne sera pas pire que Hollande et que Sarkozy ne fera pas dans les faits l’exact contraire de ce qu’il a promis (lutte contre l’immigration, discours sur l’importance des frontières, etc.) Sarkozy est même passé dans les faits comme le roi du retournement de veste et (avec Mittérand) le roi des promesses électorales non tenues.

    Quelques rappels.

    Lire :

    http://christroi.over-blog.com/article-les-cocus-de-2007-en-veulent-encore-104436951.html

  29. 4 mai 2012 23:23

    Des docteurs de la foi et des adeptes du « vote utile » nous disent qu’il faudrait choisir le «mal » pour éviter le « pire » !

    Cela, la « majorité silencieuse » le fait docilement depuis trente ans, avec le succès que l’on sait ! Et le mal devient le pire.

    Car si le mieux est l’ennemi du bien, le mal est l’ami du pire. Le 6 mai prochain, « faire son devoir électoral » reviendrait donc à cautionner une tromperie.

    En s’abstenant, on refuse d’apporter la légitimité de notre vote à des candidats dont les priorités réelles sont nuisibles aux intérêts du peuple français, à sa substance, à son identité et à sa dignité.

    Comme dit l’adage scolastique, il est impossible de discuter avec quelqu’un qui nie les principes, il ne convient pas de discuter !

    ——————————————————————————–

    Il est urgent que les catholiques ouvrent les yeux, que les catholiques constatent que les préposés de la mafia juive proposés par le système travaillent à la destruction de la France pour le compte de la synagogue de Satan à qui ils ont fait allégeance…

    N’oublions jamais la phrase bien à propos d’Henri V, Comte de Chambord :
    « Sachons que l’abandon des principes est la vraie cause de nos désastres »

    L’électeur n’est pas là pour choisir le président de la République. Il a simplement pour rôle d’apporter une légitimité démocratique à un candidat jugé acceptable par la superclasse mondiale pour représenter ses intérêts en France. Il y avait de vrais choix au premier tour. Il n’y en a plus au second tour.

    Nicolas Sarkozy et François Hollande sont d’accord sur l’essentiel : sur les règles bureaucratiques de l’Europe de Bruxelles, sur la soumission des lois françaises aux juges des Cours européennes de Strasbourg et de Luxembourg, sur l’intégration militaire à l’OTAN, sur l’acceptation des règles du libre-échangisme mondial voulu par l’OMC, sur l’abandon de la souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne. Sur tout cela, Hollande ou Sarkozy, quelle marge de manœuvre ? A part les coups de gueule de l’un et les postures de l’autre, quelle différence ?

    Sarkozy et Hollande sont interchangeables !

    http://semperfidelis.over-blog.fr/article-pour-qui-voter-au-second-tour-104074715.html

  30. Emmanuel:. permalink
    6 mai 2012 22:55

    J’espère que vous avez préparé les sacs de cendres????

  31. Lagomer permalink
    7 mai 2012 10:27

    Emmanuel

    Ce vote n’a strictement aucune importance ! Sarkozy et Hollande sont totalement interchangeables, peu importe qui est le visage de la politique mondialiste à la tête du Frankistan….

    Demain le réveil sera rude pour les dupes de droite comme de gauche !

    Pour nous la France, l’Europe doivent être unies et placées sous les bannières de la chrétienté….sinon c’est la fin du destin historique de la civilisation occidentale.

    • Emmanuel:. permalink
      8 mai 2012 10:47

      « …/…. Pour nous la France, l’Europe doivent être unies et placées sous les bannières de la chrétienté…/… »

      Dieu ou le Grand Architecte nous en préservent au vu des idéologies que vous développez sur ce site.

  32. Organiste39 permalink
    8 mai 2012 08:50

    Merci lève-toi et Lagomer. Vous avez raison. Mais c’est étrange de prendre cette haine de plein fouet, je n’y étais pas habituée. Cela prouve en effet que tout cela provient du prince de ce monde.
    La France telle qu’elle se profile après ces élections me fait peur…

  33. Charles permalink
    10 mai 2012 23:53

    Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l’Évêque de Poitiers, Tome V, Troisième instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent, juillet 1862 et août 1863, Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, p.186-187, note 1 :

     » Mais je vois venir l’objection triviale, et j’entends élever contre ma doctrine une accusation aujourd’hui à la mode [Ecclésiaste, I, 9 : ‘ Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.’]. La thèse que vous développez, me crie-t-on, c’est celle de la théocratie toute pure. La réponse est facile, et je la formule ainsi : Non, Jésus-Christ n’est pas venu fonder la théocratie sur la terre, puisqu’au contraire il est venu mettre fin au régime plus ou moins théocratique qui faisait toujours le fond du mosaïsme, encore que ce régime eût été notablement modifié par la substitution des rois aux anciens juges d’Israël. Mais, pour que cette réponse soit comprise de nos contradicteurs, il faut, avant tout, que le mot même dont il s’agit soit défini : la polémique exploite trop souvent avec succès, auprès des hommes de notre temps, des locutions dont le sens est indéterminé. Qu’est-ce donc que la théocratie ? La théocratie, c’est le gouvernement temporel d’une société humaine par une loi politique divinement révélée et par une autorité politique surnaturellement constituée. Or, cela étant, comme Jésus-Christ n’a point imposé de code politique aux nations chrétiennes, et comme il ne s’est pas chargé de désigner lui-même les juges et les rois des peuples de la nouvelle alliance, il en résulte que le christianisme n’offre pas trace de théocratie (1). L’Église, il est vrai, a des bénédictions puissantes, des consécrations solennelles pour les princes chrétiens, pour les dynasties chrétiennes qui veulent gouverner chrétiennement les peuples. Mais nonobstant cette consécration des pouvoirs humains par l’Église, je le répète, il n’y a plus, depuis Jésus-Christ, de théocratie légitime sur la terre. Lors même que l’autorité temporelle est exercée par un ministre de la religion, cette autorité n’a rien de théocratique [comme ne l’a jamais été celle de saint Louis], puisqu’elle ne s’exerce pas en vertu du caractère sacré, ni conformément à un code inspiré. Trêve donc, par égard pour la langue française et pour les notions les plus élémentaires du droit, trêve donc à cette accusation qui se retournerait en accusation d’ignorance ou de mauvaise foi contre ceux qui persisteraient à la répéter  » (Discours prononcé à Nantes, le 8 novembre 1859, voir tome III, p. 514).

    1) Raoul Auclair, Prix Victor-Emile Michelet de littérature ésotérique, Les Centuries de Nostradamus, Éditions des Deux-Rives, Paris, 1958, pages 161 et 162 :

     » Louis XVI ne sut pas concilier son amour ardent du peuple avec l’instinct du pouvoir et les devoirs de la Monarchie absolue. Mais qui donc, à ce propos, sait encore aujourd’hui ce qu’est la monarchie absolue ? Une autorité qui jouit d’un pouvoir sans limité ? Non point. C’était l’apanage des potentats antiques et ce l’est devenu des Dictateurs du XXe siècle. La monarchie est absolue pour autant qu’elle détient absolument son pouvoir ; donc de Dieu, cet unique ABSOLU [et non l’Etat démocratique qui n’est pas la source de la moralité, ni le peuple le détenteur du pouvoir – à moins de faire de l’autorité une ombre, un mythe (cf. Lettre sur le  » Sillon  » du pape S. Pie X)]. […] « 

  34. 14 mai 2012 13:27

    Excellente analyse :

    « Personne parmi nous n’a de solution.

    C’est même pour ça qu’on s’étripote en fouassiers.

    Le désarroi est tel chez les patriotes que l’on assiste à une dispersion psychologique et politique insensée.

    Voir des Nationaux appeler à voter Sarkozy pour ” faire barrage à Hollande “, je l’aurais jamais soupçonné dans mes insomnies.

    D’autres, extrapoler sur des Législatives qui ramèneront un député et demi du F.N au Parlement, est proprement ( salement ) insensé.

    ” Les parents ont mangé des raisins et les enfants ont eu les dents agacées “.

    Nous en sommes là.

    C’est l’Heure de Dieu.

    Tout le Reste n’est que fariboles démoneuses de sacristies de parloirs électoraux.

    Si nous sommes éveillés , nous entendrons l’Appel.

    D’ici là, que tout le monde reste en Paix le plus possible et prenne des forces dans Les Sacrements.

    Sainte Jehanne d’ Arc, priez pour nous. »

    Prieur de Sombreval

    Article complet :

    http://ripoublik.com/2012/05/lheure-de-dieu/

  35. Theokratia permalink
    29 août 2012 14:48

    La France a besoin de sa propre révolution théocratique, comme l’Iran l’a fait en 1979. La Révolution Iranienne fut la plus grande et la plus véritable révolution de l’histoire en refusant le satanisme contemporain et en rétablissant Dieu ( Allah ) dans toute sa gloire.

    • Emmanuel:. permalink
      30 août 2012 10:38

      Vous sortez d’où???

    • IHSV permalink
      1 septembre 2012 11:21

      Bonne démonstration de l’accueil humaniste maçonnique. Malgré tout, à titre d’information :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution_iranienne.

      Les points à retenir étant que le pouvoir contesté avant la révolution a demandé de l’aide aux USA pour s’en sortir, et que le pouvoir entrant était mené par un ayatollah (cela résume bien la différence pré/post révolutionnaire de ce pays).

    • Charles permalink
      17 octobre 2012 13:58

      Theokratia, une question:
      quel est votre Dieu? Allah ou le Dieu-Trine des chrétiens? Et si vous pensez que les deux sont semblables merci de nous le faire savoir…

  36. snakeBZH permalink
    17 octobre 2012 12:26

    Même avec un couteau sous la gorge ou un fusil sur la tempe, jamais au grand jamais, je ne permettrais sans combattre à un état théocratique niant la liberté religieuse (de croire en n’importe quel dieu ou de ne pas croire) et les autres libertés individuelles (sexualité, opinion,…). Si une théocratie devait s’imposer en France ou en Europe, je la combattrais de toute mes forces, dussé-je en mourir. Mais je sais que ça n’arrivera pas car les religions n’ont même pas besoin de notre aide pour disparaître. Elles le font d’elles-mêmes depuis un moment.
    J’ajouterai, je suppose qu’une théocratie chrétienne imposerait la religion catholique et le baptême religieux aux citoyens. Plutôt mourir que de m’agenouiller devant une croix.

    Comme le dit la devise de ma Bretagne natale : Kentoc’h mervel eget bezañ saotret (Plutôt mourir qu’être souillé).

    LIBERTE TOLERANCE RESPECT HONNEUR

    Jamais à genoux. Toujours debout.

    • Charles permalink
      18 octobre 2012 09:27

      Voilà qui a le mérite d’être clair « SnaekBZH » et votre pseudo lui-même indique clairement à quel camp vous appartenez….celui de l’antique serpent, Prince de ce monde et père du mensonge.Nous combattons donc tous deux ce concept pervers de théocratie mais pour des raisons diamétralement opposées! Et si vous pensez être « souillé » par le bien alors c’est que vous avez choisi volontairement le mal…Vous en assumerez toutes les conséquences dans cette vie terrestre…et dans l’autre! Vous n’aurez pas voulu de la CRoix d’un dieu fait homme, vous subirez la multitude de croix de ceux qui se sont révoltés contre Dieu, mais c’est l’absence totale de Dieu qui vous fera le plus souffrir!
      Pensez-y!
      E.C.D.F.P.A.V.L.D.T.J.R.D.A. + Amen

    • Organiste39 permalink
      18 octobre 2012 15:20

      Orgueil, quand tu nous tiens…

    • snakeBZH permalink
      19 octobre 2012 11:57

      Mon pseudo ne vient pas d’une quelconque référence religieuse mais vidéoludique. Et si ça devait une référence culturelle à consonance religieuse, je préfère la vision amérindienne du serpent qui y représente la sagesse.
      Je ne pense pas être souillé par quoi que ce soit, heureusement pour moi. Mais je me tourne vers les autres plutôt que vers un ciel vide. Car rien ne m’a jamais prouvé l’existence d’un quelconque dieu. Qu’il s’appelle Yahvé, Jéhovah, Allah our Raël, tous pareil pour moi, inexistant. Je vis très bien l’absence de religion dans ma vie. Merci de vous en inquiéter et je ne pense pas en souffrir un jour. Au moins, je ne me prive de rien tant que c’est légal.
      Orgueil ? Je ne pense pas faire plus preuve d’orgueil que les religieux qui pensent tout savoir et doivent guider le monde. Au contraire, tout ce que je sais c’est que je sais peu de choses et que je cherche à apprendre. Et ce n’est pas en priant qu’on apprend.

  37. Charles permalink
    17 octobre 2012 13:56

    http://www.a-c-r-f.com/documents/Abbe_RICOSSA_Le-Pape-du-Concile.pdf

    …pour comprendre la genèse des choses….tout le reste n’est que vain bavardages…théocratiques!!!!

  38. UnVraiChrétien permalink
    26 novembre 2012 20:03

    Pourquoi vous êtes des partisans de l’antéchrist ? Car vous réclamez une théocratie, alors que Jésus a bien dit « Mon royaume n’est pas de ce monde »
    La vocation du croyant, c’est de s’occuper du spirituel, pas du temporel. L’église l’a oublié pendant des siècles, obnubilée par le pouvoir temporel, et vous continuez cette hérésie.

    Bravo, Satan est fier de vous.

    • Organiste39 permalink
      29 novembre 2012 16:42

      Le croyant doit s’occuper du spirituel ET du temporel. Car…

      Le Christ doit régner PARTOUT : dans les familles, à l’école, dans la politique et l’économie ,la culture, bref, dans la société entière…

  39. Vehementer permalink
    27 novembre 2012 22:08

    Le pape possède la triple couronne en raison de son autorité sur le spirituel et le temporel, car toute autorité a été donnée à Pierre et à ses successeurs par le Christ !

    Mais la réponse au pourquoi faut-il une théocratie catholique ? est simple, elle nous est donnée par Joseph de Maistre, à savoir qu’il n’y a qu’une solution après l’effroyable séisme de la Révolution : « l’Eglise catholique doit redevenir la matrice d’une civilisation européenne dont le pape constituera la clef de voûte. »

    Ainsi Maistre veut faire du catholicisme, ce qu’il aurait dû être si les souverains avaient été fidèles aux directives de Boniface VIII, la religion de l’Europe et son ciment politique et spirituel, à ce titre sa critique du protestantisme est féroce et son rejet sans appel : « Le plus grand ennemi de l’Europe, qu’il importe d’étouffer par tous les moyens qui ne sont pas des crimes, l’ulcère funeste qui s’attache à toutes les souverainetés et qui les rongent sans relâche, le fils de l’orgueil, le père de l’anarchie, le dissolvant universel, c’est le protestantisme. » (Du Pape).

    • UnVraiChrétien permalink
      10 décembre 2012 07:09

      1) La triple couronne est une INVENTION des papes qui se sont immiscés dans les affaires temporelles. Le Christ a donné à Pierre toute autorité SUR L’EGLISES uniquement, pas sur le onde (« Mon royaume n’est pas de ce monde »). D’ailleurs, il a aussi précisé que Pierre et ses successeurs devaient être au service des autres, pas les commander (« Que celui qui veut être à la tête de tous, qu’il se fasse le serviteur de tous »)

      Conclusion : vous déformez les propos de Jésus selon VOS intérêts, vous déformez le message du Christ, donc vous n’êtes pas des chrétiens.

    • Vehementer permalink
      10 décembre 2012 11:52

      UnVrai(Faux)Chrétien

      Votre haine de l’Eglise vous fait raconter n’importe quoi !

      Les Papes se sont fondés sur les paroles du Christ Lui-même pour édifier l’Eglise et agir dans le monde, ils n’ont rien « inventé », mais cette vérité vous dérange, comme il est normal selon votre vision sectaire.

      Lisez :

      « Notre-Seigneur a préféré pour son Eglise la forme monarchique aux autres formes de gouvernement. Tant qu’il est resté sur cette terre, le Christ a été le chef unique, le monarque visible, comme homme, et invisible, comme Dieu, de l’Eglise fondée par lui. Depuis sa glorieuse ascension, il n’a pas cessé d’en être le roi invisible et de verser sur elle ses célestes influences; mais en emportant au ciel sa chair glorifiée, il a dû laisser à sa place quelqu’un qui tînt les rênes du gouvernement visible de la société chrétienne.

      Ce quelqu’un, qui est son lieutenant, son vicaire, c’est le Pape, fondement, tête et centre de l’Eglise. Le Pape est donc le dépositaire visible de la puissance spirituelle du Christ : c’est lui que le divin Sauveur a établi, dans la personne de saint Pierre, le fondement, la base, la pierre angulaire de la société des croyants; c’est à lui que Notre-Seigneur a donné les clefs de son royaume, c’est-à-dire la souveraine puissance; c’est lui qu’il a établi le pasteur suprême de son troupeau.

      (…)…Monarque suprême et n’ayant ni égal, ni associé dans sa souveraineté, le Pape donc est le suprême monarque de l’Eglise, investi par Dieu du droit de la gouverner d’une façon souveraine et indépendante de qui que ce soit ici-bas. »

      (Mgr Sauvé, Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, Chailland, Berche & Tralin, 1890, pp. IV-VI).

    • UnVraiChrétien permalink
      10 décembre 2012 18:54

      Ben voyons… Moi, je regarde juste les paroles de Jésus dans la bible, et bizarrement, je ne vois rien de tel… D’ailleurs, la seule mention d’une royauté par Jésus, c’est quand il dit : « mon royaume n’est pas de ce monde ». Et quand il envoie les disciples, il les envoie pauvres de tout, prêcher. pas conquérir ni règner.

    • Vehementer permalink
      11 décembre 2012 00:20

      L’Abbé Boulanger s’exprime ainsi : « Jésus-Christ a fondé une Église monarchique en conférant à saint Pierre une primauté de juridiction sur toute l’Église. Jésus-Christ avait constitué à la tête de son Église un chef suprême, saint Pierre, que l’Évêque de Rome, c’est-à-dire le Pape, était le successeur de saint Pierre dans la primauté et que, de ce fait, il avait la plénitude des pouvoirs conférés par Jésus -Christ à son Église. » (Abbé A. BOULENGER, Manuel d’Apologétique : Introduction à la doctrine catholique, éd. Emmanuel Vitte, Paris Lyon, 1937).

      De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Eglise ?

      La réponse est évidente : « Pierre, et tous ses successeurs représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses successeurs président l’Eglise universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Eglise, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Eglise ne serait pas le seul royaume visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde. » (Abbé Barbier, Les trésors de Cornelius a Lapide, commentaires sur l’Ecriture Sainte, Julien, Lanier, 1836, vol. I, p. 693 ; 695).

      Mais puisque vous voulez des preuves scripturaires le rôle de l’apôtre Pierre de présider à l’unité de l’Église en tant que chef a été énoncé par le Christ, ce qui s’exprime dans l’évangile de Matthieu : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église… je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16. 18-19) et dans l’évangile de Jean, par les paroles : « Simon [Pierre], (…) Pais mes agneaux… Pais mes brebis » (Jn 21. 15,16,17).

      Ainsi, c’est Jésus-Christ qui a fait de Pierre le chef des apôtres et de l’Eglise (Matthieu 16:18-19). En donnant à Pierre les “clés du royaume,” le Christ a non seulement fait de lui le chef, mais l’a également rendu infaillible lorsqu’il agissait et parlait en tant que le représentant du Christ sur terre (en parlant du haut de la chaire avec autorité, ou “ex cathedra”).

      Cette capacité à agir au nom de l’Eglise de manière infaillible en parlant “ex cathedra” a été ensuite transmise aux successeurs de Pierre, donnant ainsi à l’Eglise un guide infaillible sur terre. La mission de la papauté, selon le commandement du Christ, est donc de conduire l’Eglise dans la vérité.

    • UnVraiChrétien permalink
      11 décembre 2012 07:17

      Sauf que les clefs du royaume, c’est le royaume CELESTE ! Car je le redis : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Et les paroles d’un abbé quelconque du XIXème siècle n’ont pas valeur de paroles de Jésus. Et je reprends ce que Jésus à dit aux disciples en les envoyant prêcher : ils les envoie pauvres de tout, se mettre au service des autres, accepter les dons, et ne rester que si on les écoute. C’est difficilement compatible avec une royauté qui s’impose, comme celle que vous et votre « abbé » prêchez.

    • Vehementer permalink
      11 décembre 2012 12:20

      Vous vous trompez complètement, tordant le cou à l’Ecriture que vous interprétez faussement.

      Jésus-Christ donne à Ses apôtres la mission officielle de prêcher son règne temporel, bien plus, Il veut que ce règne soit proclamé par tous les fidèles.

      De quelle manière ?

      Il le fera demander chaque jour par tout chrétien dans la prière du Pater !

      « Jamais, nous dit l’évêque de Poitiers, Mgr Pie, le divin fondateur du Christianisme n’a mieux révélé à la terre ce que doit être un chrétien, que quand il a enseigné à Ses disciples la façon dont ils devaient prier. En effet, la prière étant comme la respiration religieuse de l’âme, c’est dans la formule élémentaire qu’en a donnée Jésus-Christ qu’il faut chercher tout le programme et tout l’esprit du christianisme. Écoutons donc la leçon actuelle du Maître. Vous prierez donc ainsi, dit Jésus. Sic ergo vos orabitis. Notre Père qui êtes dans les cieux, que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne arrive, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». (Mgr Pie, t.III, 497-498).

      Mgr Pie, reprenant le Pater, démontre que ces trois demandes se résument et se condensent en une, celle du règne public, social, car, explique-t-il, le nom de Dieu ne peut être sanctifié pleinement et totalement s’il n’est reconnu publiquement, la volonté divine n’est pas faite sur la terre comme au ciel si elle n’est pas accomplie publiquement et socialement.

      Et il conclut :

      « Le chrétien, ce n’est donc pas comme semble le croire et comme l’affirme tous les jours et sur tous les tons un certain monde contemporain, ce n’est donc pas un être qui s’isole en lui-même, qui se séquestre dans un oratoire indistinctement fermé à tous les bruits du siècle et qui, satisfait pourvu qu’il sauve son âme, ne prend aucun souci du mouvement des affaires d’ici-bas. Le chrétien, c’est le contre-pied de cela. Le chrétien, c’est un homme public et social par excellence, son surnom l’indique : il est catholique, ce qui signifie universel. Jésus-Christ, en traçant l’oraison dominicale, a mis ordre à ce qu’aucun des siens ne pût accomplir le premier acte de la religion qui est la prière, sans se mettre en rapport, selon son degré d’intelligence et selon l’étendue de l’horizon ouvert devant lui, avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou empêcher le règne de Dieu sur la terre. Et comme assurément les œuvres de l’homme doivent être coordonnées avec sa prière, il n’est pas un chrétien digne de ce nom qui ne s’emploie activement dans la mesure de ses forces, à procurer ce règne temporel de Dieu et à renverser ce qui lui fait obstacle ». (Mgr Pie, t.III, 500-501).

      Jésus-Christ est Roi des nations. !

    • UnVraiChretien permalink
      11 décembre 2012 12:59

      Dans le Pater, c’est le règne du PERE qui doit arriver, pas celui d’un groupuscule d’homme prétendant agir en Son nom. Encore raté… D’ailleurs, il est écrit dans les Saintes Ecritures que ce règne arrivera après l’Armaggeddon, la grande bataille finale du Bien contre le Mal. Pas avant…

  40. Sulpice permalink
    27 novembre 2012 22:15

    Grégoire VII dans les Dictatus papae en 1075 :

    « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. »

    (Grégoire VII, Dictatus papae, 1075).

  41. Lagomer permalink
    11 décembre 2012 01:31

    UnVraiChrétien

    Qu’est-ce qui faut pas lire comme sottises !

    « Moi, je regarde juste les paroles de Jésus dans la bible, et bizarrement, je ne vois rien de tel… D’ailleurs, la seule mention d’une royauté par Jésus, c’est quand il dit : « mon royaume n’est pas de ce monde ».  »

    Eh bien ouvrez votre Bible et lisez plutôt que de raconter n’importe quoi :

    – Ezéchiel 34, 11-12 ; 15-17 : Dieu, roi et berger d’Israël, jugera son peuple
    – Psaume 23, 1 : Le Seigneur est mon Berger, rien ne saurait me manquer
    – 1 Corinthiens 15, 20-26 ; 28 : La Royauté Universelle du Fils Jésus-Christ
    – Matthieu 25, 31-46 : La venue du Fils de l’Homme, Pasteur, Roi et Juge

    – Daniel 7, 13-14 : Vision de Daniel de la Royauté du Fils de l’Homme
    – Psaume 93, 1 : Jésus-Christ, Seigneur, Tu règnes dans la gloire
    – Apocalypse 1, 5-8 : Le Sacerdoce Royal des fidèles sauvés par le Baptême
    – Jean 18, 33-37 : Je suis Roi et Je suis venu pour rendre témoignage à la Vérité

    – 2 Samuel 5, 1-3 : David reçoit l’onction royale comme roi d’Israël
    – Psaume 122, 1 : Ton Règne Seigneur, est un règne de paix
    – Colossiens 1, 12-20 : Dieu nous a fait entrer dans le Royaume de Son Fils
    – Luc 23, 35-43 : Notre Roi Jésus-Christ crucifié, raillé et outragé par le peuple juif

    Se mettre au service de notre Roi-Jésus, c’est accepter de travailler chaque jour à l’avancement de Son Règne social et eschatologique… et cela ne se fait pas sans combat : oui, notre Roi nous demande de prendre part au terrible combat qu’Il a mené, pour nous, contre « les puissances des ténèbres » (Colossiens 1, 13). Avec Lui, nous sommes assurés de la victoire (Jn 16, 33) !

  42. Sulpice permalink
    11 décembre 2012 12:27

    S. Pie X s’exclamait avec force :

    “Dieu n’est pas seulement le Seigneur et Maître des hommes considérés individuellement, mais Il l’est aussi des nations et des États : il faut donc que ces nations et ceux qui les gouvernent Le reconnaissent, Le respectent et Le vénèrent publiquement… La force des sociétés est dans la reconnaissance pleine et entière de la royauté sociale de Notre-Seigneur et dans l’acceptation sans réserve de la suprématie doctrinale de son Église.”

  43. Lagomer permalink
    11 décembre 2012 12:31

    À la question de Pilate : “Tu es donc roi ?” Jésus répondit “Tu le dis : Je suis Roi”, et l’apôtre Paul explique aux Philippiens : “C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et Lui a donné un Nom qui est au dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et dans les enfers…”

    Léon XIII, le 8 février 1884, affirmait cette royauté, et pouvait dire avec force que l’on ne saurait réduire ou ignorer les droits imprescriptibles de Dieu :

    “Les hommes unis par les liens d’une société commune, ne dépendent pas moins de Dieu que pris isolément. Les chefs d’État doivent donc tenir pour saint le nom de Dieu et mettre au nombre de leurs principaux devoirs celui de favoriser la religion, de la protéger de leur bienveillance, de a couvrir de l’autorité tutélaire des lois… La loi du Christ, dans la société et les relations humaines, doit donc être en telle faveur qu’elle soit la règle et la maîtresse non seulement de la vie privée, mais de la vie publique…Ce qui est vrai des individus l’est presque autant pour les nations : elles aussi courent forcément à leur perte en s’écartant de la voie…”

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