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La Gnose au nom menteur !

16 novembre 2012

«La Gnose incarne l’hérésieprotéiforme et éternelle

qui traverse les siècles 

et véhicule la pensée ténébreuse de la Contre-Eglise. »

 

 

 

Aborder la question de la « Gnose », en écho à nos précédents articles portant sur les poisons violents que sont l’ésotérisme, l’occultisme ou la franc-maçonnerie, c’est, incontestablement, aborder un concept central placé au cœur d’un débat qui défraya le milieu traditionaliste ces dernières années, milieu qui se divisa profondément en deux camps irréductibles qui n’ont d’ailleurs, depuis, pas varié quant à leurs positions respectives.

Il convenait donc que nous nous exprimions, d’autant que La Question – dont le sens de son combat se définit clairement comme étant une œuvre de défense de la doctrine, hélas fort oubliée, de la théocratie et du droit divin pontifical , a évidemment une position déterminée sur ce sujet et ne cherche pas à dissimuler ses analyses, acquises de longue date, qui pour nous se résument à ceci : toutes les luttes spirituelles qui se déroulent en ce monde depuis l’origine, sont une forme, en permanence actualisée, de la lutte éternelle engagée depuis la chute des anges dans le Ciel entre les « deux cités ».

I. Les deux postérités antagonistes

Posons tout d’abord un point essentiel afin d’aborder notre sujet, car si nous voulons bien comprendre le problème de la « gnose », il convient, en premier de lieu, de faire appel à une notion centrale qui permet de situer l’enjeu du problème : la Tradition. En effet, c’est à partir de cette notion, et uniquement à partir d’elle, qu’il est possible de savoir si l’Histoire est ou non traversée par un projet ténébreux antagoniste au projet divin, ces deux projets participant d’un combat de nature surnaturelle ?

La postérité de la femme c’est le Christ

et la postérité du serpent, c’est l’Antéchrist !

Dans ce qu’on l’appelle le « Protévangile », pièce maîtresse de la Tradition primitive, Dieu s’adressa au serpent après l’épisode de la tentation originelle en ces termes : «Je mettrai des inimitiés (au pluriel dans le texte : inimicitias) entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; elle te brisera la tête et tu la mordras au talon.» (Genèse, III, 15). Aujourd’hui, cette prophétie s’est réalisée en partie ; nous savons, par l’expérience et le témoignage des Pères de l’Eglise, que la postérité de la femme c’est le Christ et nous en déduisons que la postérité du serpent, c’est l’Antéchrist.

Dans les temps anciens, cette prophétie alimenta beaucoup les méditations des hommes qui « marchaient avec Dieu », parce qu’elle résumait l’histoire du monde ; beaucoup d’exégètes disaient que cette prophétie avait été donnée par Dieu pour soutenir l’espérance des premiers hommes, car elle formule l’espérance de la Rédemption. Les hommes justes espéraient dans brisement de tête, et redoutaient cette morsure au talon.

II. Division en deux formes distinctes de la Tradition

De ce fait, à la source de l’Histoire, il y a bien placées et définies par l’Ecriture Sainte, deux postérités qui représentent deux cités, deux camps, pour tout dire deux traditions. Pourtant si les deux traditions portent le même nom mais elles n’ont pas le même contenu. Il faut donc discerner, entre les deux, laquelle contient véritablement la Tradition primitive et laquelle est un rameau dévié.

   La Tradition première, qui contenait oralement toute la Révélation, a été l’objet de très graves altérations au cours des temps. Il s’y est mêlé des traditions profanes, non révélées par conséquent, lesquelles ont fini par envahir, étouffer et effacer toute trace de vraie Tradition, c’est-à-dire de la vraie Révélation divine. Et l’Histoire dela Religion sur la terre, jusqu’à Abraham, n’est autre chose que celle des altérations successives dela Tradition primitive, altérations qui produisirent les cultes païens, les sectes, les idoles, les courants déviants, les religions adorant de faux dieux à qui étaient offerts des encens et des sacrifices impurs.

A ceci correspond une conséquence : s’il est au monde, aujourd’hui, une religion capable précisément de parler de la Tradition originelle divine non souillée et d’en présenter le contenu, c’est le christianisme. Il n’y en a pas d’autres. Lorsqu’un ésotériste contemporain comme René Guénon (1886-1951) dit : «Le christianisme a oublié la Tradition, c’est l’Inde qui l’a conservée», il se trompe [1]. C’est exactement le contraire car toutes les religions païennes (et pas seulement l’hindouisme), ont quitté la ligne droite des jalons traditionnels avant Abraham et avant l’Ecriture. Elles ne possèdent donc, de la Tradition, que la version babélienne dont, justement, Dieu écarta la descendance et les fruits impies.

III. Altération de la Tradition

 

Toutes les religions païennes

ne possèdent de la Tradition,

que la version babélienne dont Dieu n’a pas voulu.

Le corollaire obligé de la confusion et de la dispersion après l’épisode de la tour de Babel, c’est la vocation d’Abraham. Il n’y a plus d’autre moyen pour Dieu, afin de perpétuer la Vraie Religion, que de constituer un « peuple-citadelle » qui en soit le gardien. Mais de quoi ce peuple serait-il le gardien, s’il n’y a plus rien à garder ? Or, l’apostasie était générale et irréversible, il n’y avait plus rien à garder. Il fallait donc que Dieu reconstitue, en même temps,la Tradition première (ou sacerdotale primitive) ; il fallait procéder à une nouvelle Révélation qui serait évidemment la répétition de la première, il fallait tout refaire de rien.

Ainsi, patiemment Dieu, de nouveau, se révéla à Abraham, Isaac et Jacob, en vue de reconstituer la Traditionperdue. C’est donc Moïse, après l’élection d’Abraham, qui fut chargé de recueillirla Révélation nouvelle par laquelle Dieu reconstituait la Tradition primitive oubliée. Mais, cette fois,la Révélation fut consignée par écrit : l’Ecriture Sainte.

En même temps, une organisation sacerdotale fut créée, qui veillera entre autres fonctions, à la conservation littérale de l’Ecriture. Et les générations futures n’auront qu’à se louer de la rigueur avec laquelle cette conservation sera réalisée. Nous connaissons donc aujourd’hui la Tradition Patriarcale, non pas directement et oralement, mais par l’Ecriture.

Comment savons-nous ce que Dieu a dit à Adam, puis à Noé ? Ce n’est certes pas par la Tradition puisqu’elle a été altérée et même oubliée. C’est pas l’Ecriture. Ceux donc qui n’adhèrent pas à l’Ecriture, comme c’est le cas des hindous, bouddhistes, taoïstes, polythéistes, etc., ne connaissent de la Tradition que ce qui en subsistait à Babel, c’est-à-dire la partie profane, cosmologique et récente ; la partie qui est sans valeur pour le Salut ; c’est d’ailleurs pour cela qu’ils ignorent le Salut et qu’ils le remplacent par la « délivrance », terminologie si prisée par René Guénon et l’ésotérisme.

Dès l’origine il y a deux « traditions », deux cultes,

ce qui signifie deux religions.

Dès l’origine il y a donc, non pas une Tradition, mais deux « traditions », deux cultes, ce qui signifie deux religions, l’une naturelle reposant uniquement sur l’homme, l’autre surnaturelle plaçant toutes ses espérances en Dieu seul et en sa Divine Providence. La suite des événements n’aura de cesse de confirmer ce constant antagonisme, cette rivalité et séparation entre deux « voies » dissemblables que tout va en permanence opposer, les rendant rigoureusement étrangères et inconciliables.

Il n’est pas indifférent de relever l’analyse pertinente de saint Augustin (324-385) au sujet de ces « deux postérités » engendrant deux traditions et donc « deux Cités » absolument irréconciliables et antagonistes, deux « Cités » que tout oppose et sépare, fondées sur des principes radicalement divergents, travaillant à des objectifs totalement contraires, poursuivant des buts à tous égards dissemblables [2]

IV. La « Gnose » au nom menteur

Qu’elle est la conséquence de cette division fondatrice ?

Elle s’impose aisément : S’il y a deux cités, deux postérités et deux traditions, il y a donc deux mystiques, deux cultes, deux « connaissances » !

 Et comment se dénomme en grec la connaissance ? « Gnosis » (γνώσις), en français « Gnose ». Il ya donc, en effet, deux gnoses, l’une authentique l’autre mensongère, et c’est cette dernière que saint Irénée de Lyon (IIe s.) qualifia de « gnose au nom menteur »  dans son ouvrage fondamentalAdversus haereses (Contre les hérésies).

Face aux hérétiques saint Irénée insistera avec force sur l’Écriture et la Tradition : l’Église est une Tradition (traditio = transmission), une lignée sainte, une postérité divine. L’hérésie est la postérité du serpent, une postérité protéiforme, multiple, possédant d’innombrables visages et ayant eu différents noms des origines jusqu’à nos jours dans les erreurs contemporaines que sont le panthéisme, le naturalisme ou le modernisme condamnées par l’Eglise, erreurs qui sont les ultime expressions d’un même courant.

L’abbé Julio Meinvielle (1905-1973) écrivait donc avec pertinence :

« Dans toute l’histoire humaine, la pensée et la vie n’ont que deux formes fondamentales : la catholique et la gnostique ». (Abbé Julio Meinvielle De la Cabale au progressisme p. 357).

« Dans toute l’histoire humaine,

la pensée et la vie n’ont que deux formes fondamentales :

la catholique et la gnostique ».

(Abbé Julio Meinvielle De la Cabale au progressisme p. 357).

E. Couvert, J. Vaquié et l’équipe des Cahiers Augustin Barruel, qui font l’objet de tant d’injustes reproches, ont-ils inventé, forgé, créé, sous forme d’un mythe, historiquement faux et intellectuellement absurde, le concept de « gnose universelle » entendu comme expression doctrinale de la postérité du serpent traversant les temps, les âges et les périodes de l’Histoire ?

La réponse s’impose d’elle-même : évidemment non ! [3]

V. La gnose du modernisme

Les ennemis de l’Eglise et les hérésies, nourris par le poison de la gnose antique, attaquent toutes les institutions, matérielles et spirituelles : dogme, hiérarchie, sacrements, implantation territoriale, tout ce qui incarne la réalité de la présence de la société spirituelle fondée par Jésus-Christ.

La Tradition que protège l’Eglise est, de ce fait, l’objet d’attaques particulières animées par une féroce hostilité.

  Les modernistes, perfidement, faussement catholiques, défendent une tradition mouvante, évolutive, changeante, alors que du point de vue dogmatique,la Traditionne possède pas de véritable variabilité, car le changement ne peut avoir lieu que dans le sens de l’enrichissement : un enrichissement c’est-à-dire un processus qui ne comporte par d’éliminations. Quand une notion aura été une fois réputée traditionnelle par les autorités de droit avec les preuves d’apostolicité qui s’imposent, personne ne lui retirera plus jamais sa « traditionnalité ». Il s’agit donc d’un épanouissement de la même nature que celui du dogme avec lequel d’ailleurs il chevauche. Il n’y a pas d’épanouissement sans stabilité. Certains, qualifient donc la Tradition de « vivante », la soumettant à un processus naturel vital, c’est-à-dire à une alternance d’assimilations et d’éliminations, les unes provoquant les autres, tolérant d’elle qu’elle se débarrasse périodiquement d’un certain nombre d’éléments qui « ont fait leur temps » et qui seront remplacés par les nouveaux [4].

Voilà la Tradition, selon les modernistes, devenue évolutive et le tour est joué. Il ne s’agira plus d’un épanouissement mais d’un tourbillon !

Redisons avec  force, que la Tradition des Apôtres forme, avec celle des Patriarches, un ensemble homogène qui constitue précisément cette vraie « Tradition » dont l’Eglise est la détentrice.

VI. La gnose du courant « pseudotraditionnel »

Parallèlement à ce courant novateur  moderniste profondément hétérodoxe qui triompha lors de Vatican II, il s’est créé un autre courant que l’on devrait appeler« pseudotraditionnel » et qui en diffère, évidemment, dans son contenu et dans son mode de constitution. Le contenu de la « pseudo-tradition » n’est pas homogène ; on y trouve des vestiges déformés de la Révélation divine, comme par exemple des conceptions panthéistes. On y trouve des élucubrations humanitaires comme celles de la Tourde Babel. Et l’on y trouve des produits de la fausse mystique, c’est-à-dire de la mystique démoniaque qui est la source de la mythologie polythéiste.

La « tradition ésotérique » est sans fondement pour l’Eglise

qui est gardienne d’une Tradition antagoniste.

Bref, cette pseudo-tradition véhicule, mêlées ensemble, toutes les productions de la religiosité naturelle qui se pare du nom « d’ésotérisme », et qui n’est en réalité qu’un des visages modernes de la gnose.

De son mode de constitution, on peut dire que la pseudo-tradition est dans son droit quand elle prétend à la même ancienneté que la Vraie. Elles ont toutes les deux le même point de départ qui est le jugement de Dieu sur les sacrifices d’Abel et de Caïn. La pseudo-tradition est aujourd’hui défendue, sous le nom de « tradition ésotérique », par des penseurs qui en font la source commune  fondée pour les religions non-chrétiennes, ceci soutenu y compris par certains auteurs « catholiques » complaisants vis-à-vis de l’ésotérisme et de la franc-maçonnerie, et dont le représentant par excellence fut René Guénon (1886-1951).

« La Gnose, a dit le T. Illustre F. Albert Pike, est l’essence et la moelle de la Franc-Maçonnerie. Ce qu’il faut entendre ici par gnose, c’est la connaissance traditionnelle qui constitue le fonds commun de toutes les initiations, et dont les doctrines et les symboles se sont transmis, depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours, à travers les Fraternités secrètes dont la longue chaîne n’a jamais été interrompueOccultistes, Gnostiques, Théosophes, Kabbalistes, Martinistes et Rose-Croix se donnent la main. En étudiant plus à fond ces systèmes, on découvrirait probablement qu’ils dérivent d’une même source première, la Kabbale, et que le Juif est leur commun inspirateur (…),  la Kabbale théorique nous ramène à l’occultisme, à la théosophie et à la Gnose qui en sont probablement des dérivés.» (Abbé E. Barbier, Les infiltrations maçonniques dans l’Eglise, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, 1910, pp. 110 ; 112).

Mais cette « tradition ésotérique » est sans fondement pour l’Eglise, laquelle est gardienne d’une Tradition essentiellement antagoniste de celle-là. C’est même un des traits particuliers de l’Eglise, à toutes les époques, que d’avoir été maintenue séparée de la souche commune des fausses religions.

VII. La fallacieuse idée de l’évolution de la Tradition

S’il était absolument nécessaire de rappeler ces définitions, c’est que nous assistons à une manœuvre de grande ampleur qui tend à dénaturer et à transformer la vraie Tradition, en lui faisant perdre sa rigueur et en la rendant évolutive afin d’y introduire des éléments notionnels hétérodoxes. Or la Vérité ne change pas, son expression, les modes de sa formulation peuvent sensiblement varier avec les époques, mais rien, absolument rien ne peut être modifié de l’essence sacrée et éternelle du saint et vénérable dépôt de la Foi, c’est pourquoi le Saint-Office le 3 juillet 1907, par le Décret Lamentabili, réprouva et condamna comme erronée, fallacieuse et hérétique la proposition : « La vérité n’est pas plus immuable que l’homme, elle évolue avec lui, en lui et par lui. » [5]

L’Encyclique Pascendi dominici gregisparut deux mois plus tard, le 8 septembre 1907 ; elle condamnait le modernisme comme le renouvellement de nombreuses hérésies. Elle repoussait sa conception de l’expérience religieuse substituée à ces preuves, conception dans laquelle se confondent l’ordre de la nature et celui de la grâce.

« Toutes les hérésies et les erreurs qui, contraires à notre Foi divine,

à la doctrine de l’Église Catholique, sont condamnées.»

– Pie IX –

De ce fait, souvenons-nous de ce qu’écrivait avec tant de justesse le pape Pie IX dans l’encyclique Quanta cura, déclarant en préambule, alors que les pernicieuses idées révolutionnaire menaçaient la Tradition de l’Eglise, en attaquant ses fondements, niant son authenticité et lançant les pires attaques à son encontre soutenant le caractère évolutif et progressif des dogmes et de la Foi :

« Nos Prédécesseurs se montrèrent les défenseurs et les vengeurs de l’auguste religion catholique, de la vérité et de la justice : soucieux, avant tout, du salut des âmes, ils n’ont jamais rien eu de plus à cœur que de découvrir et de condamner par leurs très sages Lettres et Constitutions toutes les hérésies et les erreurs qui, contraires à notre Foi divine, à la doctrine de l’Église Catholique, à l’honnêteté des mœurs et au salut éternel des hommes, ont fréquemment soulevé de violentes tempêtes et lamentablement souillé l’Église et la Cité. C’est pourquoi Nos mêmes Prédécesseurs ont constamment opposé la fermeté Apostolique aux machinations criminelles d’hommes iniques, qui projettent l’écume de leurs désordres comme les vagues d’une mer en furie et promettent la liberté, eux, les esclaves de la corruption : ébranler les fondements de la religion catholique […] corrompre les âmes et les esprits, détourner des justes principes de la morale ceux qui ne sont pas sur leurs gardes, en particulier la jeunesse inexpérimentée, la dépraver pitoyablement, l’entraîner dans les pièges de l’erreur, et enfin l’arracher du sein de l’Église catholique, voilà le sens de tous leurs efforts. » (Quanta cura, Lettre encyclique de sa sainteté le Pape Pie IX, 8 décembre 1864)

Conclusion

Ceci explique pourquoi, alors que l’objet de la foi catholique s’appuie uniquement sur le dépôt contenu dans l’Ecriture et la Tradition confiée à l’interprétation de la Sainte Eglise, c’est positivement le péché des insoumis, c’est-à-dire l’orgueil, rejetant volontairement Dieu parce qu’ils ne veulent pas de maître [6], que reproduisent les gnostiques, les ésotéristes et les francs-maçons qui, par leur stupide attitude, s’identifient au péché de Lucifer en voulant être autonome et refusant de se soumettre à Dieu.

Comme nos premiers parents, qui désirant être comme des dieux voulurent connaître par eux-mêmes le bien et le mal, les hérétiques refusent de s’incliner devant l’autorité du Magistère et l’Eglise établie par Dieu. Nous rejoignons donc ainsi entièrement la thèse des Pères Humbert Cornélis, o.p., docteur en théologie, professeur à l’université de Nimègue et Augustin Léonard, o.p. qui écrivirent un ouvrage essentiel : La Gnose éternelle [7], dans lequel ils affirmaient : « La gnose est de tous les temps elle possède une continuité historique réelle».

« Le genre humain est séparé en deux camps ennemis,

lesquels ne cessent pas de combattre,

l’un pour la vérité, l’autre pour tout ce qui lui est contraire»

– Léon XIII –

Plus que jamais, et notamment dans la période que nous traversons, il convient de maintenir à l’esprit ces lignes de Léon XIII :

« Depuis que, par la jalousie du démon, le genre humain s’est misérablement séparé de Dieu auquel il était redevable de son appel à l’existence et des dons surnaturels, il s’est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l’un pour la vérité et la vertu, l’autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité. Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Église de Jésus Christ, dont les membres, s’ils veulent lui appartenir du fond du coeur et de manière à opérer le salut, doivent nécessairement servir Dieu et son Fils unique, de toute leur âme, de toute leur volonté. Le second est le royaume de Satan. Sous son empire et en sa puissance se trouvent tous ceux qui, suivant les funestes exemples de leur chef et de nos premiers parents, refusent d’obéir à la loi divine et multiplient leurs efforts, ici, pour se passer de Dieu, là pour agir directement contre Dieu.» Léon XIII, Humanum Genus, 20 avril 1884.

« La Gnose est  la doctrine perverse du Corps Mystique de l’Antéchrist !»

Telle est l’identité réelle, quoique cachée, de l’Histoire, soit le combat « en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l’un pour la vérité, l’autre pour tout ce qui lui est contraire», la gnose incarnant, pour le camp ténébreux, l’hérésieprotéiforme et éternelle qui, traversant les sièclesvéhicule l’idée d’une glorification de l’homme souhaitant détruire et se substituer à Dieu pour lui ravir sa divinité. C’est le projet luciférien mis en œuvre, « la clé qui permet d’ouvrir les portes hermétiquement closes des “sanctuaires” de la Contre-Eglise », la doctrine perverse du Corps Mystique de l’Antéchrist !

Notes.

1. Pour René Guénon, l’essence de la Tradition primordiale se retrouve de façon privilégiée dans la tradition hindoue qui est détentrice d’une source directe d’une incomparable pureté à l’égard des fondements premiers de la « Science Sacrée » d’origine non-humaine selon-lui, plaçant les autres traditions dans une sorte de situation de dépendance à son égard, comme il le déclare de manière catégorique et stupéfiante en affirmant  :« La situation vraie de l’Occident par rapport à l’Orient n’est, au fond, que celle d’un rameau détaché du tronc .» (R. Guénon, Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, 1è partie, chapitre 1.)

2. C’est sans doute dans le livre XV de son ouvragela Cité de Dieu, que saint Augustin, Père et docteur de l’Eglise, développera le plus complètement l’exposé de sa doctrine qui deviendra l’une des colonnes fondatrices de la théologie chrétienne.

3. Nous avons, pour notre part, deux réserves principales à l’égard de la thèse des Cahiers Augustin Barruel et de M. Etienne Couvert :

1°) La première remarque porte sur l’attribution de la kabbale à la formulation historique du gnosticisme des premiers siècles, alors que c’est la gnose des premiers siècles qui provient de la kabbale sur le plan des influences. Etienne Couvert écrit : « La kabbale, forme juive de la gnose. Les Gnostiques se sont efforcés, des les premiers siècles, de pénétrer dans le Judaïsme de la diaspora demanière a amener les rabbins, fidèles a la Révélation de l’Ancien Testament, a renier le vrai Dieu, Yahvé. […]Le résultat de cette pénétration gnostique en Israël fut, au cours du Moyen-Age, l’apparition de la kabbale ou « Tradition ». […]Comme nous le voyons, la kabbale n’est pas autre chose que la Gnose traduite en hébreu. » (E. Couvert, La gnose contre la foi, p. 45). Or, il est évident que les choses sont absolument inverses, comme le précisa Mgr Meurin, soulignant dans La Franc-maçonnerie, synagogue de Satan : « La gnose, c’est du christianisme kabbalisé. » Et en effet, les racines de la kabbale relèvent de la doctrine secrète juive, de la littérature talmudique, de la théurgie divinatoire et des traditions rabbiniques qui véhiculent une théorie panthéiste, immanentiste puissamment luciférienne, qui a inspiré, depuis Simon le magicien, toutes les hérésies et notamment à partir du XVIIIe siècle l’ésotérisme illuministe et maçonnique composé des thèses juives, judaïsantes et hautement kabbalistiques de Jacob Boehme, Martinez de Pasqually ou Swedenborg : « Le Gnosticisme était la Kabbale juive adaptée à une fin spéciale, celle de s’infiltrer dans le christianisme naissant pour le détruire. Écraser l’infâme hérésie du Nazaréen a toujours été le plus ardent et haineux désir des Juifs déchus. Saint Paul, en se défendant contre les Juifs devant le gouverneur Félix, dit : « Je confesse devant vous que, suivant la secte qu’ils appellent hérésie, je sers mon Père et mon Dieu.»  (Actes, XXIV, 14). Comme leurs pères avaient déchiré le corps de Jésus-Christ avec leurs fouets sanglants, ainsi les Juifs des premiers siècles ont taché, par la Gnose, de mettre en lambeaux sa personne et sa nature divines, en les divisant entre ces êtres imaginaires qu’ils ont créés à cette fin et nommés éons masculins et féminins. N’ayant pas réussi du premier coup dans cette oeuvre diabolique, nonobstant l’alliance de leur Synagogue avec l’hérésie, ils persévérèrent avec une ténacité inouïe à attaquer le dogme chrétien en créant toujours de nouvelles sectes, filles de la Kabbale; et ils finirent par associer au venin dissolvant de leur doctrine kabbalistique, la ruse et la violence des passions humaines : ils créèrent la franc-maçonnerie, l’alliance de la Synagogue déchue avec un Ordre déchu de chevalerie religieuse. À la haine de Satan et du Juif se joignit celle de l’Apostat, « Un triple lien se rompt difficilement. » (Eccl. IV, 12 ). L’enfer, la Synagogue et l’Apostasie, ligués ensemble contre le Seigneur et son Christ, voilà l’histoire du monde depuis des siècles et des siècles. » (Mgr Léon Meurin, La Franc-maçonnerie Synagogue de Satan, Victor Retaux et Fils, 1893, p. 122).

2°) Notre seconde réserve concerne Joseph de Maistre (1753-1821), car nous ne pensons pas que la pensée du génie de la contre-révolution, qui conceptualisa de façon exceptionnelle la doctrine de la théocratie pontificale, puisse se réduire à ce qu’en disent des commentateurs Martinistes du XIXe siècle ou des biographes francs-maçons ésotéristes amis des loges, parfois des admirateurs déclarés de René Guénon comme Emile Dermenghem (1892-1971), chez qui sont puisées toutes les sources utilisées par Etienne Couvert dans le texte critique qu’il consacra en 1987 à l’auteur « du Pape » dans les Cahiers Augustin Barruel, auteur foncièrement catholique qui inspira tout de même nombre d’ecclésiastiques ultramontains éminents, et non des moindres (Cardinal Pitra, Dom Guéranger, Mgr Gaume, Mgr Louis Parisis, Mgr Thomas-Marie-Joseph Gousset, Abbé Carret, etc.), et que Pie XII cita dans une allocution  le 16 avril 1949, montrant son respect et la grande révérence qu’il observait à l’égard du comte savoisien. Ainsi lorsqu’on lit : « Joseph de MAISTRE, le premier maître de la pensée contre-révolutionnaire fut un franc-maçon convaincu et passionné presque toute sa vie et il n’a jamais renié son appartenance à la Secte. Cette fréquentation assidue des Loges a laissé dans son esprit une imprégnation gnostique qui transpire à toutes les pages de ses écrits » (Société Augustin Barruel, n° 16, 1987,  p. 30), c’est, selon-nous, aller vraiment beaucoup trop vite en besogne et faire des raccourcis excessivement rapides. Rappelons que Joseph de Maistre, attaché au royaume de Savoie lié au Saint Empire Romain Germanique, n’a eu qu’une appartenance fort brève dans ses jeunes années, de 1774 à la Révolution, au sein d’une organisation superficiellement maçonnique, mais en réalité d’essence chevaleresque et chrétienne en sa structure, connue sous le nom « d’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte ». Cet Ordre aristocratique d’origine allemande dit de la « Stricte Observance », qui fut très différent de la franc-maçonnerie républicaine, laïque et antireligieuse qui se développait en France à cette époque, et d’ailleurs la combattait tant dans ses thèses que ses objectifs, s’il put éventuellement influencer Joseph de Maistre, ce n’est sans doute pas pour lui avoir transmis la haine du trône et de l’autel. Quant à lui faire reproche – comme aux autres penseurs contre-révolutionnaires partisans de la théocratie pontificale que sont Louis de Bonald (1754-1840) et Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880) – de n’être que faiblement thomiste, ce qui fut le cas, il convient de se remémorer que l’on était encore loin en ce début du XIXe siècle lorsque Maistre écrivait, des dispositions de Léon XIII dans l’Encyclique Æterni Patris (1879) et du Motu proprio du 29 Juin 1914 de saint Pie X prescrivant que dans tous les cours de philosophie seraient enseignés les principia et pronuntiatà maiora doctrinae S. Thomaen, de même que de la promulgation par Benoît XV en 1917 du Code de droit canonique exposant can. 1366, § 2 c : « Philo-sophiae rationalis ac theologiae studia et alumnorum in his disciplinis institutionem professores omnino pertractent ad Angelici Doctoris rationem, doctrinam et principia, eaque sancte teneant ». La méthode, les principes et la doctrine de saint Thomas doivent être religieusement suivis. Parmi les sources qu’il indique, le Code signale le décret de la S. Congrégation approuvant les XXIV thèses comme pronuntiata maiora doctrinae sancti Thornae. » Quant à critiquer Maistre pour avoir fondé sa philosophie sur certains Pères canonisés par l’Eglise qui inspirèrent les plus grands théologiens : «Ces textes, il les a trouvés dans Saint Clément d’Alexandrie, encore un écrivain ecclésiastique imprégné de Gnose… » (op. cit.,p. 31), autant critiquer saint Thomas pour avoir été admiratif de saint Denys l’aréopagite, qui puisa aux même sources que saint Clément d’Alexandrie (dont Mgr Freppel (1827-1891) exposa la pensée en Sorbonne pendant l’année 1864-1865), au point que le docteur commun recopia des passages entiers de la « Théologie mystique » pour les glisser dans les poches de sa bure monastique ! Rappelons-nous que Joseph de Maistre, qui se fit le chantre et le théoricien de la papauté, eut droit, chose tout à fait exceptionnelle et quasi unique pour un laïc, à des funérailles religieuses à Turin en 1821, et fut inhumé en grandes pompes dans la crypte des Jésuites. Si Pie IX, lors du concile Vatican I en 1870, put proclamer le dogme de l’Infaillibilité Pontificale, il n’est pas interdit de penser que Joseph de Maistre, par son oeuvre et son action, ne fut pas pour rien dans l’acceptation pacifique et bienveillante de l’opinion catholique à l’égard de cette décision : « que les vérités théologiques ne sont que des vérités générales, manifestées et divinisées, dans le cercle religieux, de manière qu’on ne saurait en attaquer une sans attaquer une loi du monde.L’infaillibilité dans l’ordre spirituel, et la souveraineté dans l’ordre temporel, sont deux mots parfaitement synonymes. L’un et l’autre expriment cette haute puissance qui les domine toutes, dont toutes les autres dérivent, qui gouverne et n’est pas gouvernée, qui juge et n’est pas jugée. » (J. de Maistre, Du Pape, 1819).

4. La grande argumentation des hautes instances vaticanes lors du dernier concile, était de poser un principe fallacieux, mais qui semblait qui aller de soi, à savoir que la quintessence de la Tradition, dans l’Église, était d’évoluer et de s’adapter toujours et toujours… sans doute comme les volutes de la fumée dans le vent de l’histoire ! Reconnaissons toutefois, malgré l’état d’esprit moderniste de certains passages contestables, l’excellence de ces lignes de la Constitution DogmatiqueDei Verbum : « La sainte Tradition et la Sainte Ecriture sont reliées et communiquent  étroitement entre elles, car toutes deux jaillissant d’une source divine identique, ne forment pour ainsi dire qu’un tout et tendent à une même fin… La sainte Tradition, porte la Parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l’Esprit Saint aux apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs… La sainte Tradition et la Sainte Ecriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Eglise. » (Constitution Dogmatique Dei Verbum, § 9,v.10).

5. « Veritas non est immutabilis plus quam ipse homo, quippe quae cum ipso, in ipso et per ipsum evolvitur ». DENZINGER, n° 2058,  Décret Lamentabili, 3 juillet 1907.

6. C’est d’eux que parle le Psalmiste quand il dit : « L’insensé a dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu » (Ps. XIII, 1).

7. Pères Humbert Cornéliset Augustin Léonard, La Gnose éternelle,  Librairie Arthème Fayard, 1959.

 

Lire : 

Qu’est-ce que la Tradition ?

47 commentaires leave one →
  1. Sulpice permalink
    20 janvier 2012 07:14

    Il y a bien deux Cités: celle de Dieu et celle de Satan. La victoire est accordée de toute éternité à un doux enfant qui est porté dans les bras de sa mère: l’Enfant-Dieu et la Vierge Marie, celle qui, de son talon, écrasera la tête du serpent !

  2. Pie permalink
    20 janvier 2012 09:20

    En effet il y a un fond gnostique dans le modernisme, et La Question a raison d’y insister dans son analyse – cette hérésie s’est introduite dans l’Eglise par le biais de la philosophie qui a obscurci les intelligences et la foi catholique. Cependant comme le dit saint Pie X : « Toutes les hérésies et les erreurs qui, contraires à notre Foi divine, à la doctrine de l’Église Catholique, sont condamnées.»

    • Synésius permalink
      20 janvier 2012 23:21

      La Gnose une hérésie originelle, c’est-à-dire une hérésie qui serait antérieure au dogme ? Bizarre…

      « L’hérésie est toujours postérieure à l’orthodoxie » – TERTULLIEN, Apologia.

  3. Charles permalink
    20 janvier 2012 10:57

    « La Gnose au nom menteur »…c’est très malin….Le blog « LA QUESTION » est une sorte d’énorme « HOPITAL qui se fout de la CHARITE »!!!…..eux qui identifient, dans une théocratie dévoyée, le Christ à l’Eglise!!!(voir les réponses argumentées d’ESPADA).

    Bravo…c’est très fort (en apparence(s)…)…mais hélas pour eux cela ne trompera personne sauf les aveugles volontaires ou invincibles, les courtisans patentés et les sectaires(clercs, francs-maçons d’extrême-droite,moines d’Avrillé ou de CRC,etc…) de tous poils qui hantent ou gravitent autour de ce site-blog trompeur…

    • Gerdil permalink
      22 janvier 2012 11:31

      Curieuse manie des francs-macs et des sédévacs, qui font bon ménage grâce aux lignées de mgr Thuc, de toujours désigner leurs adversaires traditionalistes comme des : « sectaires(clercs, francs-maçons d’extrême-droite,moines d’Avrillé ou de CRC,etc…)…. » (sic)

      Il faudrait penser à renouveler un peu le catalogue des formules, ça devient lassant à force.

  4. Lagomer permalink
    20 janvier 2012 11:47

    Charles

    Votre Espada schismatique s’est pris une terrible veste, pour ne pas dire une humiliante correction en forme de déculottée sur La Question.

    Incapable de répondre aux questions posées par Calixte, se trompant avec Lancre sur le sujet des deux glaives et du triple pouvoir pontifical, incohérent dans son ontologisme infaillibiliste avec Antoine, montrant sa totale ignorance dans son débat avec Sixte à propos de la nature du droit divin amalgamé par ses soins à du juridisme, etc, etc., etc !

    Comme vous avez la mémoire vacillante :

    FIN DE LA DISPUTATIO ENTRE ESPADA ET SIXTE
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/19/la-bulle-de-paul-iv-cum-ex-apostolatus-officio-na-plus-de-valeur/#comment-24159

    A lire également la magistrale réponse de Sixte à Espada rétablissant la doctrine du droit divin :

    « Sincèrement Espada, pour que vous retrouviez un jour le chemin de réconciliation avec ce que représente l’Eglise et pour le Salut de votre âme, il faudra vraiment prier pour que vous soyez définitivement libéré de ces thèses mortifères que votre secte schismatique a gravées dans votre intelligence au mépris de la Vérité catholique. »

    Sixte : la méconnaissance schismatique du Droit Divin !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/19/la-bulle-de-paul-iv-cum-ex-apostolatus-officio-na-plus-de-valeur/#comment-24156

    A titre personnel j’ai fait un constat évident : les idées d’Espada et de ses semblables correspondent exactement au catalogue des erreurs dénoncées dans le Syllabus par Pie IX, erreurs condamnées par la doctrine qui a été exposée et soutenue sur le principat civil du Pontife Romain, que tous les catholiques doivent fermement professer. Cette doctrine est clairement enseignée dans l’Allocution Quibus quantisque, du 20 avril 1849 ; dans l’Allocution Si semper antea, du 20 mai 1850 ; dans la Lettre Apostolique, Cum catholica Ecclesia, du 26 mars 1860 ; dans l’Allocution Novos, du 28 septembre 1860 ; dans l’Allocution Jamdudum, du 18 mars 1861 ; dans l’Allocution Maxima quidem, du 9 juin 1862.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/02/leglise-catholique-est-leglise-du-christ/#comment-24069

    Vous voyez Charles, la vérité catholique obéit à des principes, les nier ou les refuser c’est se retrancher, en effet, de la sainte Eglise, ce que font les « les aveugles volontaires de tous poils qui hantent ou gravitent autour du sédévacantisme »….

  5. PEB permalink
    20 janvier 2012 15:41

    Vatican II est, en effet, dans ses textes et non dans son soi-disant esprit, plus traditionnel qu’on ne le croit.

    Dans le concept de Tradition, on mélange souvent deux choses: la transmission naturelle d’une culture religieuse et le don surnaturel de la Révélation dont le dépôt est le trésor apostolique: « ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. » (2 Co 4, 7).
    Ce qui est enrichi sans cesse et embelli, parfois retaillé au cour des âges, c’est bien le coffret orné de la guirlande des Apôtres, des Pères et des docteurs. Le trésor, qui est le coeur même de la Tradition, reste immuable car c’est Jésus-Christ, incarné, mort et ressuscité, Verbe céleste, en personne et majesté.
    La Tradition peut être appelée vivante car son vase d’argile, qui est la Sainte Eglise, est, dans la communion des saints, le Peuple des vivants. Ceux qui affirment que le dépôt de la Foi est à géométrie variable se leurre totalement: comme on dit en Chine, on leur montre la Lune, ils regardent le doigt.

    Pour en revenir à la guerre de la Gnose au nom menteur et la Tradition donnée par la Sagesse éternelle du Père, il me semble qu’elle remonte à nos premiers parents. Le Serpent a suggéré à Ève et, par ricochet, à Adam de s’approprier la connaissance du Bien et du Mal pour se faire dieu à la place du Créateur. La Gnose n’agit pas autrement. La connaissance tient lieu de déification idolâtrique alors que la divinisation ne s’opère que dans l’obéissance à la vrai lumière. A force de chercher les soi-disant mystère au plus profond des montagnes, comme Gollum, on se retrouve entouré de ténèbres.

    L’écrivain libertin Cyrano de Bergerac (1619-1655) l’avait bien compris. Dans son Histoire comique des États et Empires de la Lune (1657), il rencontre un maître qui lui explique comment Dieu avait barbouillé de l’écorce de l’ignorance la bouche d’Adam pour qu’il perdît le bénéfice de la manducation du fruit défendu. La quête gnostique consiste donc à en retrouver le suc. Ce texte est à lui seul un aveu en bon et due forme de l’origine luciférienne de la Gnose.

  6. PEB permalink
    20 janvier 2012 15:45

    PS: Merci aux amis de La Question d’avoir écouté ma suggestion. On en apprend, grâce à eux, un peu chaque jour.

  7. Thesaurus permalink
    20 janvier 2012 22:18

    Merci à La Question pour cette clarification au sujet de la gnose, montrant une approche subtile et documentée du sujet tout en manifestant plus que des nuances, pour qui sait lire, avec la thèse des Cahiers Barruel, quoique votre vision d’une gnose protéiforme traversant les siècles ayant son origine avant même le péché originel confère une dimension ontologique au concept ce qui l’amplifie plus encore.

    Cependant je retiens volontiers votre distinction irénéenne entre vraie et fausse gnose, et surtout vos deux remarques importantes signalées en note 3.

    Pour ce qui est de votre seconde remarque, il est clair que l’école des Cahiers Barruel est incohérente.

    D’un côté elle fait reproche à Joseph de Maistre et à toute l’école traditionaliste (Bonald, Saint-Bonnet) son manque d’accord avec le thomisme, ce qui d’ailleurs pourrait se discuter, et de l’autre Monsieur Jean Vaquié fit une critique assez vive de ce qu’il appelait l’hyper-thomisme de l’entre-deux-guerres, auquel il reprochait d’avoir rationalisé le raisonnement théologique et d’avoir sous-estimé la théologie mystique et le symbolisme traditionnel. Or, cette affirmation est fausse : monsieur Vaquié n’avait pas étudié sérieusement ce dont il parlait, tandis que les ouvrages de ces dits • hyperthomistes • traînent encore aujourd’hui dans chaque salle d’étude d’un séminaire traditionnel comme à Ecône.

    Il serait difficile de trouver plus • thomistes • que ces auteurs de l’entre-deux-guerres (R.P. Gardeil, Etienne Gilson, R.P. Garrigou-Lagrance, etc.), en même temps qu’hommes plus préoccupés de la vie intérieure et de la mystique. Malheureusement, monsieur Vaquié l’ignorait, parce qu’il était un autodidacte, tandis que le moindre séminariste de deuxième année le sait, parce qu’on le lui a enseigné.

    Quelle différence avec la revue Itinéraires, qui a eu une si grande influence dans la résistance catholique aux erreurs post-conciliaires. Il n’y aucune parité entre les Cahiers Barruel et Itinéraires. Jean Madiran, directeur d’Itinéraires a reçu une formation universitaire en philosophie et il avait su s’entourer, à la grande époque, d’une pléiade de professionnels de la philosophie et de la théologie. Citer les noms de dom Aubourg, de l’abbé Berto, du père Calmel, de Marcel De Corte, de Charles De Koninck, de l’abbé Dulac, du père Guérard des Lauriers, de dom Guillou, de Louis Jugnet, de Gustave Thibon, du chanoine Vancourt, tous collaborateurs d’Itinéraires, c’est manifester l’immense différence de niveau entre les deux revues.

    Contrairement aux Cahiers Barruel, Itinéraires (ce qui semble également être le cas des responsables de La Question), n’était pas rédigée, dans ces matières difficiles, par des autodidactes, c’est le moins qu’on puisse dire. Et cela se ressent.

    • Charles permalink
      21 janvier 2012 14:42

      THESAURUS…vous citez, entre autres, Jean MADIRAN….alors moi je vous dis que le ridicule ne tue plus..;sinon il y aurait un mort de plus parmi les EX-phares du traditionalisme français! Pauvre Madiran!!! il ne comprendra jamais rien…….C’est au-delà du gâtisme: c’est de la sénilité furieuse!!!!!!!! Lisez plutôt et amusez-vous bien quand même!:
      20 décembre 2011
      [Jean Madiran – Présent] – Le problème, ce n’est pas la Fraternité Saint-Pie X (……rires!)
      SOURCE – Jean Madiran – Présent – 20 décembre 2011

      ——————————————————————————–
      Avec une humilité qui va loin(sic!!!), ou plutôt qui va au fond des choses(resic!!!), Mgr Fellay a dit le mot juste, le 8 décembre, en la fête de l’Immaculée-Conception :
      « Il y a un problème dans l’Eglise, mais ce n’est pas la Fraternité ; nous ne sommes un problème que parce que nous disons qu’il y a un problème. »
      (ça, c’est vraiment une perle à mettre en lettres d’or au-dessus du tabernacle de St Nicolas du C.)Ce problème existerait, il serait le même si la FSSPX n’existait pas. (non???!!! vraiment!!!)

      Si elle n’existait pas, la voix de ceux qui ont parlé du problème conciliaire avant la FSSPX et de ceux qui en parlent en dehors de la FSSPX risquerait d’être moins entendue, ou pas du tout. ( à mourir de rire!!!)

      Le problème dans l’Eglise, le problème du Concile, consiste dans une situation trop différente (sic!!!) de la « nouvelle Pentecôte » et du « nouveau printemps de l’Eglise » annoncés depuis quarante-cinq ans comme les fruits(pourris) certains de Vatican II.

      On a vu, on voit au contraire une chute verticale des vocations sacerdotales entraînant un galopant rétrécissement du clergé ; on voit un recul épouvantable des mariages, des baptêmes, des catéchismes et de la célébration des dimanches. (mais c’est affreux tout ça!!!!!!!!!!)

      C’est là le problème que Mgr Gherardini (Madiran a de bonnes fréquentations!!!)expose dans ses deux derniers ouvrages et dans son émouvante(sic!!!) « Supplique au Saint-Père », qui date maintenant de deux années. L’essentiel en a été repris le 24 septembre dernier par une cinquantaine de personnalités catholiques italiennes dans leur « Supplique au pape Benoît XVI pour un examen approfondi du concile œcuménique Vatican II ». Tout ce vaste énoncé du problème conciliaire dans l’Eglise existerait identique si la Fraternité Saint-Pie X n’existait pas.(resic!)

      Naturellement(ah?…vous croyez?!), il y a aussi un problème de la Fraternité ; mais c’est un problème particulier(OUF! nous voilà rassurés…), qui d’ailleurs n’est pas de la « ramener » dans l’Eglise, elle y est, et visiblement puisque l’excommunication a été levée.(vaut-il mieux lire cela que d’être aveugle?!…)

      Le problème particulier de la FSSPX est, comme y tient Benoît XVI, de régulariser la situation canonique(ah…serait-ce la seule ambition de cette Fraternité???!!) de ses quatre évêques et de l’institution elle-même. Ils ont le même Credo que le Pape et ils reconnaissent la structure hiérarchique de l’Eglise(pauvre Madiran! mais que fait-il depuis 40 ans??? on dirait qu’il n’a pas pensé sérieusement un seul instant au problème…!) : on ne saurait en dire autant d’une grande partie (de ce qui reste) du clergé actuel. Un seul exemple, suffisamment catastrophique : Benoît XVI sait très bien, il l’a publiquement dit le 4 octobre 2008, que le courant principal de l’exégèse nie que le Seigneur ait institué la Sainte Eucharistie et déclare que le corps de Jésus serait resté dans le tombeau. Pour beaucoup de prêtres catholiques(affirmation sauvage!!!! pauvre madiran il est plus que gateux: INSENSé!), victimes de cette exégèse, la Présence réelle n’est plus une certitude de foi mais une incertitude discutée.

      Pour parler concrètement, le sort de la messe traditionnelle n’est réglé qu’en principe(ah…vous voulez dire le sort du rite « EXTRAORDINAIRE »?!!! ). Certes c’est l’essentiel : sa primauté d’honneur et sa parfaite liberté.(poil au nez!!!) Une grande partie de l’épiscopat traîne les pieds(les pauvres…ils vont attraper des ongles incarnés!) ou même résiste : c’est un drame incroyable, un drame terrible, ce refus épiscopal( tu l’as dit bouffi!!!) qui exerce une pression menaçante sur le Pape lui-même.(pauvre bête…oh pardon! pauvre Benoit…il faut vite le défendre: Aux armes citoyens…) Simultanément l’Eglise n’a plus, depuis cinquante ans, de petit catéchisme pour enfants baptisés.(Ah…la pauvre…mais comment cela est-il possible? Vite il faut faire quelque chose malgré les méchants évêques…) Quant à l’Ecriture sainte, les traducteurs-commentateurs de la Bible en langue française estiment que toutes les paroles de Jésus dans les évangiles ont été inventées longtemps après sa mort : le label épiscopal de la « Bible Bayard » n’a, que l’on sache, toujours pas été retiré.
      (mais c’est un scandale ! Sus au chevalier Bayard!!!)
      Les fidèles ne comprennent pas tous(AH! ça c’est le moins qu’on puisse dire! On a les tradis les plus bêtes du monde….C’est une gloire française label rouge!!!) la théologie (nécessaire)(tu l’as dit bouffi!!!) d’un Gherardini, mais ils peuvent très bien comprendre(vous croyez??? si c’est comme VOUS il y a du souci à se faire!….) que ces choses-là sont gravement anormales.(N’est-ce pas Mame Michu…c’est pas normal tout ça non?!!!)

      JEAN MADIRAN (Sénile gâteux et nuisible…à enfermer de suite au fin fond d’un couvent trappiste et à mettre au SILENCE et au pain sec et à l’eau!)

    • Thesaurus permalink
      22 janvier 2012 12:06

      Charles lorsqu’on veut critiquer un opposant on se penche sur ses thèses.

      La méthode consistant à faire de la paraphrase à prétention humoristique qui ne fait rire personne, en désignant son adversaire par différents noms d’oiseaux est toujours la preuve d’une dramatique absence d’argument et l’aveu d’une faiblesse.

      Lorsque vous pourrez faire valoir autant que M. Madiran fit pour la cause de la tradition catholique par ses ouvrages, son travail, l’exellence de la revue Itinéraires, nous pourrons reparler sérieusement.

      Pour l’heure vos gesticulations sont stériles.

      A lire pour votre documentation :

      Jean Madiran : « Je suis un témoin à charge contre mon temps »
      http://certitudes.free.fr/nrc11/nrc11002.htm

  8. 21 janvier 2012 02:51

    Merci à Charles pour son intervention!
    Lire les autres commentaires, c’est une perte de temps.
    La secte juive du Vatican II va tomber. Tôt ou tard.

    • Charles permalink
      22 janvier 2012 19:35

      Lu et approuvé! Yves vous avez raison, tous ces gens vont inéluctablement tomber…et de très haut!
      A l’heure de Dieu…..

  9. Charles permalink
    21 janvier 2012 12:19

    ESPADA me prie de bien vouloir transmettre aux vigilants,responsables, doctrinaires, sectataires, polémistes, lecteurs (réguliers ou intermittants) et intervenants de ce blog le COMMUNIQUE suivant:

    « ESPADA, bien conscient que ses responsabilités et occupations, tant civiles que religieuses, ne lui permettent pas d’intervenir à tout bout de champ dans des polémiques au demeurant stériles et profondément malhonnêtes intellectuellement, prie les responsables et lecteurs du Blog LA QUESTION de bien vouloir prendre bonne note que d’ici trois ou quatre mois il fera paraître une plaquette dans laquelle il réfutera définitivement la doctrine nouvelle et hérétique du droit divin exposée sur ce Blog.
    Cette plaquette, libre de tout droit d’auteur et paraissant sous ce même pseudonyme, sera mise, pour étude, à la disposition des lecteurs potentiels sur des sites choisis dont ESPADA communiquera, en temps utile, les liens pour y accéder.
    Les clercs ou laïcs intéressés auront tout loisir de lui répondre sur ce blog, à charge pour eux de réfuter uniquement sur le fond ses argumentations et démonstrations. »

    FIN DU COMMUNIQUE D’ESPADA.

  10. Lancre permalink
    21 janvier 2012 23:13

    Alors Charles on fait le facteur pour ESPADA ? C’est gentil d’acheminer le courrier pour ses amis.

    Mais enfin il est vraiment trop comique votre ESPADA !

    Le voilà donc réduit à s’exprimer par le biais d’un intermédiaire après la fessée doctrinale qui lui fut administrée en ces lieux, aujourd’hui rasant les murs sans doute trop honteux pour venir se représenter en personne sur LA QUESTION.

    Qu’il se replonge donc au plus vite dans l’étude et les livres pour écrire sa petite plaquette, ça lui fera le plus grand bien tant son ignorance est profonde en bien des domaines comme cela fut mis en lumière de façon démonstrative pour la plus grande confusion d’ESPADA et la ruine totale de ses thèses.

    On pourra ainsi sourire en constatant que celui qui était arrivé en se présentant comme un athlète de la controverse sur LA QUESTION en disant qu’on allait voir qui il était, prétendant faire la preuve de la force incontestable de ses analyses, s’est retrouvé rapidement renversé brutalement, puis projeté à terre, ses idées brisées puis définitivement anéanties, au point que celui qui s’est révélé être un laïciste doublé d’un ignorantin sur le plan du droit divin, s’est transformé en un adepte de la fuite et un expert du mutisme à présent contraint de se cacher pour ne pas risquer l’humiliation définitive.

    Quelle pathétique déroute de l’erreur schismatique…

    Amitiés à votre héros de pacotille 😦

  11. Thesaurus permalink
    22 janvier 2012 12:08

    A notre avis, la cause de ce succès relatif de l’ésotérisme n’est nullement la subtilité de la doctrine occultiste ou de sa propagande, bien au contraire : les ouvrages présentés dans les librairies occultistes sont, pour la plupart, navrants de bêtise et d’obscurantisme. Ce succès provient principalement de la crise de l’Église, du recul impressionnant de l’affirmation catholique.

    Maurice Barrès l’a dit dans une page très éclairante. « Écoutez ce que vous disent le prêtre, le pasteur et le médecin de campagne. Ils s’accordent pour affirmer, pour constater que le terrain perdu par le christianisme, ce n’est pas la culture rationaliste qui le gagne, mais le paganisme dans ses formes les plus basses : c’est la magie, la sorcellerie, les aberrations théosophiques, le charlatanisme des spirites « .

    Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est au resurgissement en force, sur le terrain laissé à l’abandon par les anciennes Églises, du merveilleux, de l’irrationnel, du fantastique, du magique plus ou moins frelaté, dans la prolifération des sectes, des ésotérismes et des franc-maçonneries.

    Nous le voyons à travers le phénomène du new age, dont le contenu conceptuel est d’une indigence à faire pleurer, mais qui profite du vide spirituel laissé par le reflux de la vraie foi.

    Nous le voyons dans les progrès (qu’il ne faut pas hypertrophier) de l’ésotérisme le plus intellectualisant, qui attire certains esprits avides d’une synthèse religieuse de haut niveau, que l’Église ne propose malheureusement plus.

    Nous ne croyons donc pas à la thérapeutique proposée par les Cahiers Barruel, qui consisterait en une dénonciation permanente, obsédante, sans cesse renouvelée de cette • invasion ésotérique •. A notre avis, on ne fait disparaître que ce que l’on remplace, et la dénonciation n’y fait pas grand-chose. L’ésotérisme gagne du terrain quand la synthèse intellectuelle du catholicisme en perd : il en perdra seulement quand cette synthèse en gagnera.

    • Charles permalink
      22 janvier 2012 19:48

      Et pour que la « synthèse » en gagne, cher Thesaurus, il faudrait que nous ayons une Eglise en ordre qui soit en mesure de fournir ce travail…..
      C’est donc simple comme bonjour. Merci de vos observations pertinentes.

  12. Pélikan permalink
    22 janvier 2012 19:59

    Thesaurus

    Vous oubliez qu’il y a concrètement une lutte engagée entre deux courants antagonistes, ce que rappelle fort justement La Question, et que le visage contemporain des ténèbres est celui de l’ésotérisme maçonnique. Ce qui est qualifié de « pseudo-tradition » qui véhicule, mêlées ensemble, toutes les productions de la religiosité naturelle qui se pare du nom «d’ésotérisme ».

    Et cet ésotérisme, très dangereux capable de prendre bien des masques et s’introduire de partout, « n’est en réalité qu’un des visages modernes de la gnose ».

    Que l’Eglise ne soit plus capable de s’opposer à cet envahissement nous le savons que trop bien. Ceci-dit, le combat n’est pas nouveau.

    Ce qui l’est en revanche, c’est la désorientation de l’Eglise qui ne possède plus qu’une forme « matérielle » de l’autorité par son pape moderniste et sa hiérarchie.

  13. Charles permalink
    23 janvier 2012 10:23

    JP…,alias Pelikan, me met toujours en « triste joie » lorsqu’il nous parle très doctement de la » forme matérielle de l’autorité »!!!…selon la bien connue et la bien-nommée « fou-thèse »…
    On amuse la galerie depuis des années avec cette pantalonnade de théologiens à courte vue et de clercs en mal d’Eglise, alors que précisément, comme le dit si bien JP alias Pelikan, l’ésotérisme à prétention gnostique s’infiltre partout et garde le même visage hideux à travers les siècles…
    On comprend que les hommes d’Eglise, et non pas l’Eglise, soient désorientés et je remercie JP d’intervenir (de temps en temps!) sur ce blog pour nous faire rire ou sourire…entre deux larmes!
    Grand gourou officieux et théologien « extraordinaire » de sa minimini secte sédématérialoprivatiste, JP, alias Pélikan, se pavane désormais dans la nouvelle chapelle parisienne des adorateurs du « pape matérialiter », répandant la bonne nouvelle d’un pape apostat et néanmoins matériellement catholique et nous apportant ainsi une détente nerveuse entre deux tensions dans le combat tous azimuts qui est à présent celui des derniers catholiques de la fin des temps…
    Mais…j’entends de loin hurler ce brave JP (alias Pelikan) et me dire d’une voix obsédée par sa thèse: « Vous perdez votre temps, Charles, etc etc…. »
    Pardon à mes lecteurs mais je suis en train d’essuyer une larme qui perle à ma paupière….je sais…c’est nerveux et les personnages comiques m’ont toujours fait cete effet là!
    Bonne journée cher JP!!!!et encore merci….revenez plus souvent sur ce triste blog pour nous mettre en (triste) joie!

    • Pélikan permalink
      23 janvier 2012 23:58

      Charles, non content de vous faire devin (quoique myope), vous prétendez être plus savant que les docteurs de l’Eglise qui n’ont pas considéré l’hypothèse d’un pape materialiter comme une « foutaise » mais une vérité doctrinale digne de grand respect :

      « La succession formelle, est distincte de la succession purement matérielle qui est compatible avec l’absence de l’apostolicité. La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques. La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans, l’attribution de l’autorité (CARD. LUDOVICUS BILLOT, S.J. De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927, p. 262).

      Il existe donc une distinction réelle entre la simple occupation du siège et la possession de l’autorité et ces deux réalités, ainsi que le soutiennent et l’expliquent les docteurs de l’Eglise, sont et peuvent être séparées si la situation a rendu nécessaire cette opération de distinction dans le pape.

      Et il se trouve que la situation présente pourrait trouver sa seule justification en raison de la réalisation « possible » ou éventuelle de cette opération (éventualité qu’acceptent – ce qui montre leur cohérence théologique bien qu’affichant des positions FSSPX-CRC – les administrateurs de La Question).

      Faute de quoi, refusant cette éventualité, vous et vos amis vous vous substituez au Christ pour décider de qui est pape ou ne l’est pas, attitude absurde de votre stérile sédévacantisme complet qui ruine la question de la succession, et vous rend incapables de savoir comment demain pourra surgir un pape pour l’Eglise : « jamais le siège pastoral, même vacant, même occupé par un titulaire douteux, ne [peut] réellement être réputé tombé en déshérence ; c’est-à-dire encore que le gouvernement des prédécesseurs persévère virtuellement dans le droit du siège toujours en vigueur et toujours reconnu, et que toujours aussi ait persévéré le souci d’élire un successeur.” (Ch. Antoine, De Eccl.)

      Méditez ceci :

      Le Sacerdoce catholique est-il nécessaire dans l’Eglise ?

      Le Sacerdoce catholique est nécessaire dans l’Eglise parce que, sans lui,
      les fidèles seraient privés du saint sacrifice de la Messe et de la plus
      grande partie des sacrements ; ils n’auraient personne pour les
      instruire dans la foi, ils resteraient comme des brebis sans pasteur à la
      merci des loups, en un mot l’Eglise n’existerait plus comme Jésus-Christ
      l’a instituée.

      Le Sacerdoce catholique ne cessera donc jamais sur la terre ?

      Le Sacerdoce catholique, malgré la guerre que lui fait l’enfer, durera
      jusqu’à la fin des siècles, car Jésus-Christ a promis que les
      puissances de l’enfer ne prévaudraient jamais contre son Eglise.

      Catéchisme de Saint Pie X, « des Sacrements, de l’ordre » – 821-822.

      http://grand-catechisme-saint-pie-x.blogspot.com/2009/04/iv-8.html

  14. Vehementer permalink
    23 janvier 2012 11:39

    CORRESPONDANCE D’ETIENNE COUVERT AVEC DEUX ÉVÊQUES DE LA FSSPX

    Lyon, le 21 mars 2004

    Monseigneur,
    Deux prêtres de votre Fraternité se sont cru le droit de publier 200 pages d’insultes et de crachats sur ma personne et mes écrits. Un seul prêtre de votre Fraternité a eu le courage de prendre publiquement ma défense. Tous les autres se sont couchés comme des lâches.
    J’ai attendu plusieurs mois le rétablissement de mon honneur et de la vérité. En vain. Je ne pense pas que le Seigneur puisse bénir une Institution religieuse qui se comporte ainsi.
    Evêque, c’est par vous que je suis déshonoré. Je vous crie ma tristesse et mon indignation.
    Etienne COUVERT

    REPONSE DE MGR TISSIER DE MALLERAIS

    Ecône, le 25 mars 2004
    Cher Monsieur,
    Votre lettre du 21 mars m’est parvenue ce matin.
    Votre honneur ne me semble pas atteint par le livre de Paul Sernine, lequel ne s’est certes pas grandi en écrivant son ouvrage. J’ai lu et relu La paille et le sycomore, et je dois avouer, malgré mon estime pour mon confrère, que c’est vous qui sortez grandi de cette dispute.
    Il me semble que la réponse que vous avez apportée à Paul Sernine dans le numéro de LECTURES FRANCAISES, que j’ai lu attentivement et intégralement, rétablit parfaitement la vérité.
    Regrettant de n’être pas un lecteur de vos ouvrages, je ne puis me prononcer moi-même sur l’idée de Gnose que vous avez dénoncée ; mais l’ouvrage de Paul Sernine ne m’a ni convaincu ni enthousiasmé ; il ne construit rien.
    Veuillez…
    Bernard TISSIER DE MALLERAIS

    • Charles permalink
      23 janvier 2012 15:08

      VEHEMENTER… merci de mettre sous le regard de tous les écrits peu édifiants de nos évêques traditionalistes!
      Ils sont , en général, très instructifs…
      Mgr Tissier, en bon Pilate miniature, se défosse de sa responsabilité d’évêque, non pas seulement par l’aveu de son inculture voulue et choisie( il n’a pas lu les ouvrages d’Etienne Couvert car il lui préfère la lecture de Sernine….c’est tout dire!!!), mais en outre renvoie DOS à DOS Sernine et Couvert….en refusant tout simplement de se prononcer!
      Les catholiques actuels ont les évêques qu’ils méritent!

    • Eloi permalink
      25 janvier 2012 10:30

      Mgr Tissier de Mallerais ne fait pas une réponse à la Ponce Pilate face à la lettre de M. Couvert, il lui indique clairement où va sa sensibilité en considérant le livre de Sernine/Cellier comme un mauvais livre.

      C’est la réponse d’un évêque droit et juste, conscient des enjeux de sa charge.

      Il faut donc vraiment avoir l’esprit tordu comme celui de Charles pour trouver à redire et voir un refus de se prononcer sur les questions de l’ésotérisme et de la gnose.

  15. Espada permalink
    23 janvier 2012 12:06

    A tous les sectateurs de la question. Comme je suis l’objet de toutes les attaques (ce qui est fort bon pour mon humilité, merci à tous car il est toujours bon de progresser en ce domaine) mais qu’il suffit une bonne fois pour toutes que je sois traîné dans la boue de ceux qui se complaisent habituellement dans ce type d’élément, je me dois de répondre directement pour faire une petite mise au point. Mon silence a ses raisons et mes raisons ne sont pas celles que vous croyez. Je suis bien vivant, combatif, et je ne rase pas les murs, ce n’est pas mon genre…Il n’y a que changement de stratégie. Le combat doctrinal ne fait que commencer, soyez-en certains et il sera à outrance car l’honneur du Christ et de l’Eglise sont en jeu, et ma soi-disant « déroute doctrinale », ce qui me fait vraiment bien rire, n’est perçue telle que pour les sectaires de la Question qui de toute façon comme tous bons sectaires seront toujours imperméables et hermétiques à la compréhension de toute véritable argumentation et qui crient victoire là où il n’y en a pas ou seulement en…apparence. Rien n’a été répondu sur le fond à mes argumentations comme tout esprit honnête pourra l’analyser facilement, et je maintiens mes positions quant à la nature fallacieuse et totalement hérétique des conceptions défendues par certains (en particulier sur le Droit Divin et l’identification du Christ avec l’Eglise, etc..), conceptions qui expriment également celle de la Question sur le sujet qui les reprend, et donc des « esprits » qui l’animent comme j’ai pu le constater. J’accuse donc devant Dieu tous ces sectateurs, je les accuse d’hérésie, de schisme, et surtout de dérive sectaire et gnostique comme je l’ai déjà souligné dans mes courriers précédents et je les convie solennellement au Tribunal de Dieu ! J’aurais pu facilement continuer la polémique sur ce blog, en répondant à Calixte et à Sixte et en perdant ainsi mon temps qui m’est fort précieux pour d’autres tâches, car ces Messieurs ont l’art parfait du Serpent, à savoir éviter de répondre sur le fond mais aussi parce qu’ils travaillent en meute et à plein temps. Et donc devant la mauvaise foi évidente de mes interlocuteurs et face aux techniques subversives de ce blog, le silence apparent est meilleur que la vaine polémique qui disperse les énergies, et l’attaque comme la contre-attaque doivent donc s’exercer en sortant du piège dialectique et diabolique dans lequel on tombe en acceptant en ce blog les règles internes du jeu qu’on vous impose, c’est-à-dire la réfutation sans fin de sophismes permanents sans cesse réinventés. Rassurez-vous chers sectateurs, les chiens aboient, mais ils ne mordront pas, et la caravane passera ! Réponse synthétique sera donc donnée à cette nouvelle et première tentative doctrinale, inspirée directement par l’Enfer et pourrissant maintenant de l’intérieur toute la Tradition, pour justifier de façon théorique que la Véritable Eglise du Christ peut enseigner de façon habituelle l’erreur et donc que la Secte Conciliaire est toujours l’Eglise du Christ. Ma plus grande satisfaction je dois le dire, fut de faire sortir le loup du bois et de mettre au jour cette nouvelle hérésie des plus pernicieuses. Réfutation globale sera donc faite dans le futur, achevant celle commencée, et vous en serez avertis et chacun pourra lire ce qui y est dit.

    • Sixte permalink
      23 janvier 2012 23:07

      « Tamen quoniam scis quantum nostris temporibus dialectici certent de quaestione a te proposita, nolo te sic iis quae diximus inhaerere, ut ea pertinaciter teneas, si quis validioribus argumentis haec destruere et diversa valuerit astruere. Quod si contigerit: saltem ad exercitationem disputandi nobis haec profecisse non negabis. »

      Anselmus Cantuariensis

      De grammatico (1080), « Quomodo grammaticus sit substantia et qualitas »Anselmi opera omnia d. F. S. Schmidt, Seckau/Edinburgh 1938-61.

  16. Emmanuel:. permalink
    23 janvier 2012 17:37

    A vous lire vous me faites penser à ces gamins qui se croyant abandonnés par leurs vrais parents, et simplement adoptés par leurs parents visibles, en sont à s’inventer des origines éblouissantes avec, pour ce qui vous concerne, une lignée remontant à Dieu lui-même et une autre qui lui serait putassière issue de Satan.

    Ainsi, à la suite des papes et des clercs ignares et étroitement dogmatisants des temps passés, vos fantasmes vous amènent à confondre Gnose et gnoses, ésotérisme et occultisme, la modulation porteuse et les modulations portées (nous somme en effet dans le domaine de la (des) transmission(s).

    Comme le disait un de vos scripteurs « l’hérésie est toujours postérieure à l’orthodoxie » et ce n’est que pour masquer l’ascendance putative de vos théories que vous mettez en avant une gnose issue de l’origine divine du monde et connue de nos premiers parents avant leur pseudo chute.

    Or qu’est-ce que la Gnose (onde porteuses)? Et en quoi se différencie-t-elle des gnoses (ondes portées).

    La Gnose est par définition « Connaissance ». Et connaître n’est possible que par transgression des savoirs, connaissances, ordres antérieurs. Tout comme la marche ne s’obtient chez l’enfant que par dépassement du point d’équilibre.

    Le monde, tel qu’aujourd’hui nous pouvons l’appréhender aurait entre 15 et 17 milliards d’années d’existence, la vie n’y serait apparue que depuis 1,5 milliard d’années, les premières formes « humaines » vers 1,5 million d’années, nos ancêtres 300 000 ans environ, les premières sépultures vers 150 000 ans, les premiers cultes vers 100 000 avec émergence de l’idée de transcendance vers 50 000 ans, les premières cités vers 10 000 ans, le monothéisme vers 5 000 ans, la Bible (les plus anciens textes de Tanak) vers la même époque, le Christianisme environ 2 000 ans et l’église romaine vers 1 500 ans (sur les décombres de l’empire constantinien). Soit il y a moins d’une infime fraction de seconde sur une échelle de temps de 24 heures.

    Il s’en suit que la prise de conscience (au sens où on l’entend aujourd’hui) de son état d’homme par l’homme peut être daté aux environs de – 100 000 ans avec prise de conscience d’une transcendance au delà de l’immanence. Prise de conscience qui conduira au monothéisme. S’il y a péché c’est dans le refus de l’homme d’assumer (et d’assurer) la mission à lui confiée par le Créateur. C’est le choix fait, de la puissance, de la richesse, des plaisirs… Et ce péché là chacun de nous le commet chaque jour et même plusieurs fois par jour.

    Mais admettons le mythe d’Adam et Eve (qui ne sont, si on lit bien le BeReASiYT, que des principes d’humanité au sein du Principe) et posons-nous la question de savoir « pourquoi Dieu crée-t-il? ». Dieu crée par nécessité. Et cela se démontre par l’analogie (et non par l’affirmation d’un Amour pour sa créature qui n’existe pas encore). Imaginons un grand peintre qui a réalisé la plus belle toile jamais réalisée (la création) mais qui l’aurait enfermée dans une cave profonde (le néant, les ténèbres, l’enfer…). Cette toile existe-t-elle réellement? Non puisque personne sauf le peintre ne l’a jamais vue. Et donc personne, sauf le peintre, ne peut louer le talent de l’artiste ni la beauté de l’œuvre. Conséquence le peintre doit créer une fonction « voir », analyser, comprendre, dire… afin que son talent soit reconnu ainsi que la qualité de son œuvre (et ce n’est pas par hasard que les Francs-Maçons se réunissent « A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers »).

    On peut déduire de cette analogie que cette fonction « voir » c’est l’homme (importe peu ici la forme corporelle) avec toutes ses facultés. On peut également déduire que la mission de l’homme c’est de chanter la gloire de son créateur. Encore faut-il que l’homme connaisse l’œuvre (la création), qu’il en prenne possession, qu’il se l’approprie. Qu’il dépasse les limites de son horizon premier (le paradis). Il ne peut le faire que par transgression de l’ordre (au sens d’ordo) divin. Entrer dans la matérialité de l’œuvre ne peut se faire que par l’abandon de l’ancien statut = principe d’humanité au profit d’un nouveau statut endossant les caractéristiques matérielles de la création (temporalité, finitude…) soumises aux lois de la mort et de la renaissance (rien à voir ici avec les doctrines de la réintégration ou de la migration). Tout comme le passage de Jésus (homme dieu) à l’état de Christ (dieu homme) ne peut se faire que par la montée au Calvaire, tombant trois fois et faisant le sacrifice volontaire de soi (égo) sur la croix (tripalium = moyen du sacrifice, voire aussi les liens de ce mot avec le treuil et le travail).

    On peut donc déduire de ça que « la chute » (passage de l’état adamique (principiel) à l’état humain « conscient » (de plus en plus) est indissociable de la « Révélation ».

    C’est donc la recherche des origines, du sens et des conséquences qui constitue la Gnose. Alors que les gnoses ne sont que les différentes interprétations +- figées données aux origines, au sens et aux conséquences. A ce titre la doctrine chrétienne n’est qu’une gnose parmi d’autres qui a eu les moyens et la force de s’imposer aux autres qu’elle a largement persécutées. Quant au soi-disant « catholicisme »… on a vu au cours des temps ce qu’a fait du Christianisme (qualifié par les Maçons « de plus belle religion du monde ») l’église romaine.

    Quant à l’ésotérisme c’est la recherche du vrai sous le symbole (au passage Jésus ne s’exprime pratiquement jamais de façon directe mais presque toujours de manière allusive (paraboles)). Ça n’a rien à voir avec des pratiques genre devination, tables tournantes et autre spiritisme…

    En fait vous n’êtes que des gnostiques parmi d’autres… et en plus même pas fichus d’être en accord entre-vous ni avec l’église dont vous revendiquez si fort et la « catholicité » et l’authenticité.

    • Charles permalink
      23 janvier 2012 23:06

      EMMANUEL…que vous portez mal votre nom!!! Mais passons!…..
      Après ce morceau choisi de littérature ésotéricodingo que vous nous servez sur ce blog, j’entends au loin la voix de votre vénérable qui vous rappelle à l’ordre, incorrigible que vous êtes:

      « Emmanuel….Emmanuel….rejoignez vite vos frères en tenue fermée et arrêtez d’être un peu trop bavard chez les intégristes du blog La Question…tous ne sont pas des initiés et vous allez les fatiguer avec nos théories secrètes….Souvenez-vous Emmanuel qu’on ne peut donner des perles à des pourceaux!! »

      Alors EMMANUEL enfilez vite votre tablier pur porc et filez vite à votre tenue fermée….vos frères vous y attendent! Bon vent!

    • Mario permalink
      24 janvier 2012 18:53

      @ Emmanuel

      « C’est donc la recherche des origines, du sens et des conséquences qui constitue la Gnose. Alors que les gnoses ne sont que les différentes interprétations +- figées données aux origines,… »

      Je vous rejoins parfaitement sur les derniers points (sic) que vous évoquez.
      Il y a plusieurs gnoses, la Kabale en est +ou- une mais elle allie aussi la sorcellerie, elle est tardive au regard de la Gnose orientale.

      Le Christianisme des origines était éminemment gnostique, la gnose pénétrait littéralement le mouvement Chrétien, c’est ce qui lui a permis, sans coup férir, de convertir tout les païens d’Europe en en trois cent ans. Le pont était évident, le Christianisme n’a rien détruit il a complèté la Révélation dont on ne trouvait que des bribes épars. Les Roi-Mages, des maitres gnostiques, attendaient eux aussi le Christ, envoyé du Vrai Dieu, les gnostiques ont d’ailleurs largement adhéré au Christianisme.
      Le Gnostisme Chrétien existe toujours, en Orthodoxie surtout, chez les Eglises autocéphales d’Asie Mineure, chez les Coptes.
      La Gnose est surtout une cosmogonie plus qu’une source spirituelle concrète, il ne faut point en tirer des principes philosophiques et ainsi dédouaner Lucifer de son crime, et de vouloir l’imiter comme vous semblez nous l’indiquez, Emmanuel.

  17. PEB permalink
    24 janvier 2012 14:28

    Les thèses proférées par Emmanuel sont bien connues et ont été réfutés dès la troisième génération de l’Eglise par saint Irénée de Lyon, disciple de saint Polycarpe, compagnon personnel de saint Jean l’Apôtre et Évangéliste.

    Ces fables collent tout à fait avec la descente des éons émanations du plérôme dont sont issus le Démiurge, le Christ, le Verbe &c. du sein du Pro-Père. C’est la fausse prédication de Manès et des sombres cathares. Votre appel à la transgression est proprement luciférien. Vous avouez clairement que votre maître et seigneur n’est pas le Grand Architecte mais Satan, homicide et menteur depuis la fondation du Monde.

    La théologie catholique pose que le Cosmos est une création divine dans toute sa diversité et son évolution. Le Saint-Esprit fut insufflé par le Père au moyen du Verbe qui était déjà Jésus-Christ, pour faire d’une glaise animale un être animé à l’image et ressemblance de la Trinité dans l’unité de la chair et de l’esprit. La vie humaine ne résulte donc pas d’une chute d’hypothétiques éons mais de l’unité de la personne créée corps et âme pour créer et procréer (le croître et multiplier de l’Ecriture).

    La corporalité n’est pas mauvaise car c’est dans la chair que s’opère le salut et que la Résurrection est tout autant charnelle que spirituelle. En tant que promesse de Vie Éternelle, elle est, sans aller jusqu’aux idées hétérodoxes de Jean XXII, la Résurrection est la justification de l’immortalité de l’âme.

  18. Emmanuel permalink
    25 janvier 2012 10:50

    A Mario : Mon post qui commence par « Et comme disait l’artiste… » et qui suit désormais le vôtre ne s’adresse pas à vous mais à ce rigolo de Charles.
    [Ce post a été retiré des commentaires. LA QUESTION]

    Ceci étant ce qui « dédouane » la Gnose et/ou Lucifer pour reprendre votre expression c’est que outre Jérôme, Pierre et Jean voient dans Jésus « l’étoile du matin » = Lucifer (qu’il ne faut pas confondre avec Satan auquel il a été abusivement lié au moyen âge et surtout au 16ème siècle).

    A PEB… du grand n’importe quoi… Il fait jour éteignez vos « n-éons ». Où ais-je écrit que « la corporalité serait mauvaise »? Où ais-je écrit que « le monde n’est pas une création divine »? Où ais-je mis en cause quoi que ce soit de la Tri-unité? Etc…
    Ceci étant libre à vous de croire, contre la science, que Dieu a créé l’homme à partir d’un peu de poussière. De même que vous êtes libre de fonctionner en perroquet de « papegay » ou de ne vivre que dans le champ de vos lumières néoniques.

    Mais je vous rappelle quand même cete formulation trinitaire « Pater non est filius, spiritus non est pater, filius non est pater… Deus est pater, spiritus, filius »… que je sache l’église romaine ne l’a pas encore reniée.

  19. Charles permalink
    25 janvier 2012 21:59

    Ce cher PELIKAN ferait perdre patience à un saint!Mais je le remercie de son mot car à présent j’ai la certitude qu’il fait partie du camp de l’ennemi!!!(même s’il n’en a pas une claire conscience).
    Il est bon de rappeler quelques fondamentaux aux lecteurs , trompés en permanence, de ce blog: http://www.a-c-r-f.com/documents/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf

  20. lève-toi permalink
    26 janvier 2012 20:49

    Emmanuel

    Lucifer qu’il ne faut pas confondre avec Satan, dites -vous,mais Lucifer signifie ( ce que chacun sait) Porte-lumières, quand il était encore un Archange de la familles des Séraphins, titre qu’il a perdu au sens réel, mais conservé pour son humiliation avec désormais un sens péjoratif, o combien.
    Satan vient de l’hébreu et signifie : l’adversaire : titre qui colle à tous les démons qui rodent pour notre perte: « Satan sors de ce corps » disait le Christ à un démon.
    Lucifer-Satan, ou Asmodée -Satan, ne change rien à la chose.

    • Emmanuel:. permalink
      31 janvier 2012 21:43

      Restez allongé

      Lucifer = Jésus dixit Pierre et Jean.

      Lucifer = Satan et donc = Jésus est une égalité qu’aucun maçon n’oserait formuler. Ce qui n’est pas votre cas manifestement . Mais vous ne faites en cela que suivre les enseignements romains depuis le moyen-âge (pour le coup bien obscurçi) et surtout depuis les 14-15èmes siècles.
      Les écritures nous disent encore que Jésus lui-même aurait dit « Je ne suis pas venu pour apporter la paix mais le glaive. J’opposerait le père aux enfants…  » (ou qq chose d’approchant). Il se pose donc lui-même « en diviseur » ce qui est aussi la définition de Satan.

  21. Charles permalink
    26 janvier 2012 21:52

    Cher JPB (alias Pelikan) je respecte votre anonymat mais je ne puis plus respecter l’individu qui se dévoile et devient, de par ses affirmations graves, un ennemi objectif de toute forme de vacance du siège et d’éclipse de l’Eglise.
    quelques commentaires et citations pour répondre à votre email au sujet de l’impossible thèse de Cassiciacum que je considère comme dépassée et absolument inappropriée (une ignoratio elenchi) au regard des événements que nous traversons.

    Platon (428 – 348 av. J.-C.), Cratyle, 436 b :

    « C’est donc, en toute entreprise, sur le point de départ qu’on doit toujours porter le plus de réflexion et le plus d’attention afin de s’assurer si le principe posé est juste ou non ; quand il a été bien éprouvé, on voit le reste s’y accommoder. »

    Aristote, Traité du Ciel (Caeli et Mundi), 271 b :

    « Il en a été ainsi et il ne pouvait qu’en être ainsi, puisqu’un faible écart initial prend, à mesure qu’on s’éloigne de la vérité, mille fois plus d’ampleur. […] La cause en est que l’importance d’un principe tient plus à sa puissance de développement qu’à son développement même : c’est pourquoi ce qui était insignifiant au début finit par devenir d’une grandeur immense. »

    S. Thomas d’Aquin, L’être et l’essence, Introduction :

    « Quia parvus error in principio magnus est in fine, secundun Philosophum, primo libro Caeli et Mundi  » :  » Parce qu’une petite erreur au commencement est grande à la fin, selon le Philosophe, au premier livre Du Ciel et du Monde. »

    M.-D. Philippe, Professeur de Philosophie à l’Université de Fribourg (Suisse), L’Être, vol. I, Recherche d’une Philosophie première, chapitre III, Première analyse de ce-qui-est : découverte de l’ousia (la substance), (N.B., I. Peut-on préciser avec exactitude où il y a véritablement substance individuelle ? Où y a-t-il des individus substantiels dans le monde physique, en dehors de l’homme et des animaux ?), Éditions Téqui, 1072 (Achevé d’imprimer sur les Presses de l’Imprimerie S-Michel, 53150 6 Saint Cénéré), 461 :

    « L’analyse du P. Guérard des Lauriers est certainement très intéressante, mais elle ne nous satisfait pas ; peut-on vraiment, en effet, réduire la substance à ces deux aspects : substance-sujet des accidents et substance-tout indivisible ? N’est-ce pas là, en réalité, l’aspect phénoménal de la substance, sa fonction propre et son effet propre ? La substance du point de vue métaphysique, est autre chose ; c’est seulement par rapport à l’être qu’on peut la définir.
    Certes, l’effort fait par le P. Guérard des Lauriers est extrêmement instructif. Pour essayer de rejoindre la pensée des physiciens [et quels physiciens ?], ne faut-il pas nécessairement se placer à leur niveau ? Or ils ne considèrent plus laz réalité dans ce qu’elle est [voir Les principes de la réalité naturelle de S. Thomas d’Aquin], mais telle qu’elle apparaît [et encore !], telle qu’elle peut être décrite et reproduite. C’est alors un aspect phénoménal de la réalité que l’on saisit. Mais, précisément, la substance ne peut être saisie à ce niveau ; car elle se situe au niveau trans-phénoménal, méta-sensible et méta-physique. »

    Mgr Guérard des Lauriers, durant ses études supérieures qu’il à faites à Normale, a été fortement marqué par le naturalisme ambiant et la physique moderne où les 3 D ont été remplacées par un espace einsténien à n dimensions (ce que la cristallographie dément absolument. — Voir « Physique moderne et Réalité » de Maurice Ollivier, Ancien élève de l’École Polytechnique). Dans ces conditions, je me demande bien quelle crédibilité nous pouvons accorder aux écrits de Mgr Guérard des Lauriers sur des questions inhérentes à la réalité naturelle ? Avec de telles théories que devient le mystère de la transsubstantiation ? Certes, il est logique, mais que devient sa logique sans le fondement de l’être ou de l’étant (ens) ? Une telle pensée nous conduit inéluctablement à soutenir qu’aucune de ses conclusions ne mérite d’être prise en considération.

    – – – – – –

    CONTRE LA THÈSE DE CASSICIACUM DE MGR GUÉRARD DES LAURIERS (II)

    Notre note

    Gérard Tronche
    http://pagesperso-orange.fr/thomiste/

    – – – – – –

    Quant à répondre au Pélikan, j’y réponds brièvement :

    « Nous nous substituons au Christ pour décider de qui est pape » ? Il ne croit donc pas que depuis Jean XXIII jusqu’à Benoît XVI nous avons des antipapes pour cause d’hérésies dûment constatées. Je le taxe donc d’aveuglement et le renvoie au verset 11 du chapitre II de la IIe Épître aux Corinthiens. Nous sommes par conséquent en droit de conclure que le siège de Pierre est occupé par des antichrists, précurseurs de l’Antichrist, et que nous sommes parvenus à la fin des temps, à « la fin des fins ». La question de la succession apostolique ne se pose donc plus ipso facto, le Christ ayant permis à ses ennemis d’occuper l’Église. Par la grâce de Dieu, « réjouissons-nous, nous, qui voyons », car « l’Église est éclipsée et Rome a perdu la foi », étant devenue manifestement « le siège de l’Antéchrist ».

    « Contra factum non valet argumentum » : Contre un fait l’argument ne vaut pas.

    • Pélikan permalink
      2 février 2012 21:47

      Charles vous dites : « thèse de Cassiciacum que je considère comme dépassée et absolument inappropriée (une ignoratio elenchi) au regard des événements que nous traversons. »

      Vous considérez mal Charles, comme toujours !

      Vous n’êtes pas d’accord avec la Thèse et les raisons que vous présentez sont bien connues, il n’y a rien de nouveau là-dessus.

      Votre raisonnement ne fait pas état de thèses théologiques (sur le cas du Pape hérétique ou
      schismatique) qui, si vraies et vénérables qu’elles soient, ne sont que des enseignements permis. Comme ces thèses ne sont pas assumées par l’Église, elles n’ont pas titre à normer nécessairement l’intelligence catholique, et les mettre en oeuvre ne maintiendrait pas une certitude relevant de la foi catholique.

      C’est pourquoi, vis-à-vis de votre sédévacantisme de papier, seule la thèse de Cassiciacum (que La Question partage et a l’intelligence de défendre contrairement à vous), possède une validité certaine, laissant à Dieu le soin de juger de la situation.

      Le raisonnement, votre raisosonnement sédévacantiste, ne fait pas état, et ne peut pas le faire, de l’état de conscience de Paul VI ni d’un de ses successeurs, il fait abstraction des péchés d’hérésie ou de schisme qu’ils auraient commis et qui les mettraient personnellement hors de l’Église. En dehors de l’intervention de l’autorité légitime qui a pouvoir d’impérer l’acte de foi, on ne peut catégoriquement affirmer la formalité des hérésies éventuellement proférées. Or sans cette possibilité il convient d’admettre que nous sommes dépourvus de pouvoir émettre un jugement en constat d’hérésie, ce qui rend caduque et surtout coupable votre position affirmant l’absence de pape.

      De ce fait les papes depuis Paul VI demeurent papes materialiter.

      L’affirmation de cette permanence du materialiter dans les occupants de fait du Siège
      apostolique répond à un triple souci :

      – la nécessaire adéquation à la preuve. Puisque celle-ci ne dit rien de la situation personnelle de Paul VI et de ses successeurs quant à la possession (ou non) de la foi théologale, il faut que la conclusion n’aille pas au-delà ;
      – la prise en compte du fait d’une occupation pacifique du Siège apostolique.
      – l’apostolicité de l’Église, qui nécessite une continuité telle que le prochain vrai Pape apparaisse comme le successeur du dernier et donc comme le successeur de saint Pierre – et ainsi le soit en réalité.

  22. PEB permalink
    31 janvier 2012 17:45

    La Gnose fait encore des ravages. J’en veux pour preuve le dernier spectacle de Pascal Obispo « Adam & Eve, La seconde chance. »

    Outre les rôles-titres, mariage de la « diversité » et de la « pureté », il y a Snake (le Serpent) et Solus dans les rôles principaux.

    En voici la présentation dans la presse gratuite:
    « Chef de file des révoltés, Snake est capable de soulever le peuple de «L’Autre côté». Son leitmotiv : combattre pacifiquement les souffrances et les injustices
    Personnage créé de toutes pièces, Solus est le guide assoiffé de pouvoir de la Cité
    d’Eden »

    Solus est le Verbe divin coupé en deux. Selon la grande doxologie, Jésus est « Solus Sanctus Solus Dominus », le Seul Saint et le Seul Seigneur.

    Ce scénario est donc une inversion gnostique et menteuse de la Genèse. Le Fils éternel du Père, Torah véritable, est présenté comme l’oppresseur, exactement comme le dit le Serpent homicide et dissimulateur dans l’Ecriture. De la même façon, le Serpent est présenté, fallacieusement, comme un libérateur.

    Je laisse les amis de la Question juge de cet oeuvre hérétique, apostate et luciférienne. Toute la troupe, malgré la belle gueule des chanteurs, mériteraient – et c’est leur faire miséricorde – l’application des justes peines encourues devant la Sainte Inquisition.

    http://directmatin.directmedia.fr/Pages-Presse/Telechargement.aspx?id=850ef68e-d528-4cc7-be61-a97e52622de4

  23. lève-toi permalink
    31 janvier 2012 20:20

    PEB

    Vous avez vu juste, et Etienne Couvert avait dit à un interlocuteur, pensant voir la Gnose un peu partout, qu’en réalité il la voyait là où elle était.
    Elle est multiforme, protéiforme et subtile, mais elle elle la Gnose ancienne qui se pare de nouveaux oripeaux, le Serpent s’y cache.
    Monseigneur Lefebvre regrettait de n’avoir pu l’étudier aussi profondément que Couvert, il l’avait d’ailleurs félicité pour son travail.
    Alain PASCAL a écrit des ouvrages sur cette Peste, son premier :  » La trahison des initiés » s’est vendu comme des petits pains, des FM ont reconnu la pertinence de ses analyses, il est bon de le lire aussi, même si certains ici détestent les zautodidactes qui en savent davantage qu’eux-mêmes qui n’ont pas étudié ce poison ou qui le protègent…allez savoir pourquoi.

  24. 1 février 2012 13:14

    PEB

    Je viens de trouver quelque chose de pire encore que ça sur un site tenu par une ancienne juive nommée Dana Goldstein.En effet, cette dame, née dans une riche et grande famille juive installée en France depuis les années 1920 et dont de nombreux membres ont été déportés pendant la seconde guerre mondiale, est aujourd’hui antijuive et…PAIENNE. Car voyez-vous, sortie du judaïsme, elle combat tout ce qui s’y rapporte, y compris le Dieu d’Israël , « Yahvé/Jéhovah », dont elle dit qu’il suffit simplement de lire l’Ancien Testament (et le Talmud) pour se rendre compte que c’est un dieu de haine de l’humanité, de terreur et de massacre ,bref le meilleur déguisement de qui vous savez…
    Et Jésus et le christianisme sont LOGES A LA MEME ENSEIGNE !

  25. 1 février 2012 13:58

    A l’opposé, voilà ce que cette ancienne juive sortie du judaïsme et tombée dans le paganisme dit de… Satan :

    « ‘Satan est le Dieu Créateur de la Race Humaine… Il combat ses ennemis qui sont aussi les vôtres depuis maintenant quelques milliers d’années.Il est connu également sous le nom d’ENKI, le Dieu Sumérien. Il est votre PÈRE, VOTRE VÉRITABLE DIEU. Dans le jardin d’Eden de la bible (livre de la Genèse), le Serpent est identifié à Satan. Il est Celui qui apporte la Connaissance à Adam et Eve parce qu’Il est Lui-même cette Connaissance. Cette Connaissance si dangereuse que Dieu en interdit formellement l’accès à Adam et Eve qu’il chasse, du reste, du jardin et décide d’en faire garder l’accès physiquement par les chérubim.
    Quant à Satan, il est exilé.
    Il faut bien comprendre que tout ceci, sous forme d’allégorie renferme une autre compréhension plus ésotérique, plus spirituelle, plus alchimique. Il s’agit encore et toujours du fameux Serpent/ Kundalini qui symbolise tout simplement votre Père, votre Véritable Dieu, la Connaissance transmise pour votre évolution, pour accéder à l’Immortalité.
    Dieu ne veut pas en entendre parler et prend des mesures draconiennes à cet égard. Les chérubim ont donc la responsabilité d’interdire l’accès de l’Arbre de Vie aux Hommes.
    Cela symbolise tout simplement le scellement des premiers chakras afin de rendre impossible la montée de Kundalini.
    Aussi la malveillance de Dieu à l’égard des Hommes est on ne peut plus flagrante: Dieu veut les Hommes soumis et ignorants. ».
    Le message est CLAIR : une fois sortie du judaïsme, Dana Goldstein, haïssant son ancien monde, a radicalement inversé dans sa tête le message de la Bible à propos de Dieu et de Satan. Elle s’est imaginé que c’était en réalité le premier qui nous voulait du BIEN, et le second qui nous voulait du MAL.

    Et Dana Goldstein souligne :
     » L’Ancien Testament a pour but de planter le décor du seul et véritable objectif de Dieu : soumettre et exterminer l’Humanité. Par conséquent et dans cette logique, l’Ancien Testament nous conte l’histoire d’une création falsifiée, dans laquelle Dieu est le Dieu des Juifs et surtout permet d’introduire la fable du peuple élu, désignant ceux qui sont choisis pour mener cette extermination à son terme. Le ton de cette première partie de la bible est limpide : meurtres, massacres, sang qui coule à toutes les pages, suprématie des juifs qui induit donc automatiquement la soumission des non juifs. »
    Puis elle poursuit en expliquant :
    « Dès lors, on comprend bien pourquoi Satan va devenir aussi l’ennemi dans le Nouveau Testament. (…)Tous ces ingrédients ont pour but de préparer le Nouveau Testament qui, à l’opposé, prône l’amour béat et passif. Les juifs qui sont les seuls auteurs de la bible dans sa totalité, c’est à dire Ancien et Nouveau Testaments nous expliquent qu’ils durent les séparer en deux livres puisque leurs enseignements étaient fondamentalement contradictoires. Et les enseignements du Nouveau Testament ont été créés en conformité avec les capacités mentales et psychologiques des Gentils, futurs chrétiens.

    Donc nous avons des juifs cruels, sans coeur qui ne pensent qu’à tuer, massacrer sous ordre de leur Dieu et nous avons des chrétiens béats d’amour, à qui Dieu, devenu Jésus entre temps, intime aux chrétiens de rester dans une totale passivité et où la seule chose importante est la PRIÈRE.
    Celui qui ne voit pas l’énorme manipulation, la gigantesque imposture, c’est tout simplement parce qu’il refuse de voir. Point.
    Tout dans l’Ancien Testament a été pensé et calculé pour le Nouveau Testament, qui est le but ultime écrit noir sur blanc de ce qui a été concocté pour l’Humanité via la religion chrétienne.
    Par conséquent, la création du personnage fictif de Jésus n’a qu’un but : vous garder sous contrôle via des enseignements mortifères qui vous enjoignent à ÊTRE PASSIF, à CROIRE, à PRIER. Oui, Jesus s’occupe de tout pour vous à partir du moment où vous suivez bien ses conseils, ses enseignements. Vous n’avez pas besoin d’agir, il agit pour vous, vous avez juste besoin de PRIER. Et surtout NE VOUS BATTEZ PAS, AIMEZ VOTRE ENNEMI et TENDEZ L’AUTRE JOUE!!
    Quiconque est intellectuellement honnête ne peut que constater l’impact de tels enseignements sur l’Humanité. Ils ont tout simplement saper corps et esprits et affaiblis considérablement votre force d’âme.
    Tandis que chez les juifs, nous sommes éduqués à nous battre, à ne jamais baisser les bras, à être constamment dans l’action, finalement à être actifs, agressifs, l’absolu contraire de la passivité.
    Aussi le personnage de Jésus en lui même est dissuasif de tout travail spirituel. Il a pour rôle et fonction de maintenir les chrétiens dans une vie totalement matérialiste où la seule spiritualité consiste à PRIER. (…) En fait, Jésus a joué le rôle du flic de la pensée afin de vous soumettre à son contrôle pour l’avènement du régime judéo-communiste.
    Et dans ce contexte, Satan est l’adversaire, l’ennemi. Par conséquent le Nouveau Testament nous explique que la venue du Christ est vue comme la bataille avec Satan. Le christ a pour but de protéger les chrétiens du soi-disant mal, du soi-disant diable qu’est Satan. »

    Mais pour Dana Goldstein, c’est le contraire :
    « Satan et Dieu ont été inversés pour les Chrétiens.
    Le dieu que l’on vous fait prier (jésus fils de Dieu) est votre véritable diable dans le sens ENNEMI.
    Votre VÉRITABLE DIEU est SATAN. ». …

    Pire que ce spectacle de Pascal Obispo, n’est-ce pas ?
    Pour connaître l’article où on peut lire tout ceci , voir ICI : http://laveritablenaturedujudaisme.blogspot.com/search/label/Part%202%20-%20Ch%20032%20-%20Satan%20Dieu%20Cr%C3%A9ateur%20de%20la%20Race%20Humaine

    • Charles permalink
      2 février 2012 11:46

      Et vous dites, Monseigneur, que cette dame Goldstein est sortie du judaïsme ou du moins qu’elle prétend en être sortie…..?
      mais c’est tout le contraire! Cette dame est bien dedans et ses thèses sont celles-là mêmes de la Synagogue de Satan!!!
      Elle travaille pour elle, c’est évident!
      Daigne, votre Seigneurie, agréer mes hommages respectueux.

    • Vent Couvert permalink
      22 novembre 2012 17:23

      Je n’aurais jamais cru que les thèses de Dana Goldstein sortiraient un jour sur La Question, même dans les commentaires. Bon, j’ai à peu près tout lu de son site (enfin jusqu’à un certain point parce qu’il y a toujours un moment où la coupe est pleine), et il ne faut pas oublier une chose : pour elle, les juifs sont des reptiliens venus d’une autre planète pour détruire l’humanité. Il parait qu’ils font ça souvent. C’est des spécialistes. Bon bien sûr, pas une seule photo de reptilien jusqu’à présent, pas même d’elle-même! Dommage, ça aurait été intéressant pour valider les thèses « Parko-Ikeïstes ».

  26. lève-toi permalink
    1 février 2012 21:38

    De La Panouse Vivien

    Votre dernier texte sur Satan créateur..etc…n’est que la reprise dénoncée avec précision, entre autres par Etienne Couvert, du Manichéisme d’où sont sortis Bogomiles, Bulgares, Cathares et autres bidules empoisonnés, St Dominique prêchera chez les Cathares avec succès.
    Le diable a bien fait comprendre au jardin d’Eden à nos premiers parents, son propre péché en leur disant vous serez « comme des dieux », indiquant par là son orgueil , lui misérable créature ayant même la prétention d’escalader les cieux pour aller s’asseoir sur le trône de Dieu. Pas besoin de longs discours pour comprendre sa haine des hommes qu’il veut perdre, sachant qu’ils sont appelés à remplacer les anges déchus dans le Ciel..

  27. PEB permalink
    2 février 2012 01:03

    Pour mettre de l’eau au moulin, voici quelques précisions:

    Voilà le synopsis: http://adameteve-lespectacle.com/spectacle/lhistoire avec mes commentaires.

    – Solus, le Guide de l’étincelante Cité d’Eden, s’apprête à célébrer le mariage de sa fille unique Lilith avec Adam, le général en chef des Soldiers, quand une bande de protestataires fait irruption au milieu de la cérémonie.
    + Le début est particulièrement troublant. La divinité est présentée comme celui qui unit sa créature avec une démone bien connue des gnostiques au nom menteur. Cela renverse la perspective de la Genèse où Dieu unit l’homme à sa semblable. Les fiançailles sont une contrainte et non pas un temps d’illumination où Adam se découvre une épouse en faisant d’Eve sa véritable compagne.

    – Snake, leur porte drapeau, dénonce la misère qui règne au-delà des murs dorés de la Cité, de « l’autre côté ».
    + Le Serpent dénonce la situation d’esclavage provoqué par la désobéissance des anges déchus. On est encore à rebours de la Genèse. Cette misère est celle de l’homme de péché, du fils prodigue dont le ventre crie famine loin de son Père.

    – Au milieu de cette foule en colère, une jeune métisse à la beauté solaire, Eve, sourit à Adam.
    + Eve, mère de toute chair, semble venir du peuple des diablesses alors que c’est Lilith qui en sort en réalité.
    Le regard d’Eve subjugue Adam.
    Un moment de grande sensualité si on en croit les vidéos !

    – Eve va entraîner Adam hors des murs de la Cité et lui faire découvrir un monde dont il ignorait tout, un monde de labeur, de souffrance mais aussi de fraternité, de tolérance et de partage. De « l’autre côté », Adam & Eve découvrent leur amour.
    + Effectivement, Eve entraine Adam au péché et à la mort. Ce n’est pas la fraternité, qui ne se vit que dans la reconnaissance d’un unique Père de tous dont nous partageons la gloire, que nos premiers parents ont découverts mais le meurtre fratricide de leur fils par un autre fils ainsi que le cycle de la vengeance sans fin et de l’oppression véritable.

    – Avec ces gens qui n’aspirent qu’à un monde meilleur, Adam se rend compte que ses certitudes basculent… avec Eve une autre vie est possible.
    + La nature humaine, blessée radicalement par le péché de nos premiers parents, n’en finit pas de pleurer dans cette vallée de larmes.

    – Ensemble, forts de leur amour, portés par ceux de « l’autre côté », ils vont se battre et donner une seconde chance à l’humanité.
    + Portés par ceux de l’Enfer, nos premiers parents et nous-mêmes endurons le mystère d’iniquité. La seconde chance est celle donnée par Notre Dame qui est la Nouvelle Eve et son divin Fils, Notre Seigneur qui est le Nouvel Adam Solus Sanctus Solus Dominus Solus Altissimus.
    L’appui d’un théologien plus chevronné que votre humble serviteur serait le bienvenu.

    En voyant les deux mots de la presse gratuite, j’ai compris que se proclamer un contre-catéchisme plus dangereux que les torrents de merde déversée sur un public d’initiés en mal de sensations spirituelles un peu fortes.

    En revanche, Pascal Obispo et sa mièvrerie sont capables d’enseigner aux familles le contraire exact de la Tradition sur le drame originel que le mystère pascal a transfiguré en felix culpa.

    En union de pensées et, vous qui êtes si élevés spirituellement, daignez prier pour ma pauvre âme pécheresse qui en a bien besoin à force de goûter aux poisons spirituels de ce bas monde.

  28. Vehementer permalink
    2 avril 2012 12:15

    LA QUESTION serait-elle l’héritière de La Sapinière ?

    La « Sapinière » (Sodalitium Pianum en latin) est un réseau de renseignement du Vatican, mis en place par Mgr Umberto Benigni en 1909, pendant le pontificat de Pie X (1903-1914). Le nom latin, Sodalitium Pianum (c’est-à-dire la « Compagnie de Pie »), se référait à saint Pie V. Ce réseau secret, étudié par l’historien Émile Poulat1, avait pour but principalement l’expression d’un courant « intégriste » au sein de l’Église catholique, expressément opposé au « modernisme ». Il fut officiellement dissous en 1921.

    http://semperfidelis.over-blog.fr/article-la-sapiniere-102457052.html

  29. papy permalink
    16 novembre 2012 10:46

    JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible. Le sort de l’un, c’est le sort de l’autre ; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. JÉSUS-CHRIST est ressuscité et a triomphé miraculeusement de la mort : l’Église ressuscitera, elle aussi, et triomphera de Satan et du monde, par le plus grand et le plus prodigieux de tous les miracles : celui de la résurrection instantanée de tous les élus, au moment même où Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, entrouvrant les cieux, en redescendra plein de gloire avec sa sainte Mère et tous ses Anges. Enfin, JÉSUS-CHRIST, Chef de l’Église, est monté corporellement au ciel le jour de l’Ascension : à son tour, l’Église ressuscitée et triomphante montera au ciel avec JÉSUS, pour jouir avec lui, dans le sein de DIEU, de la béatitude éternelle.

    Nous ne connaissons d’une manière certaine « ni le jour ni l’heure (Ev.Matth., XXV, 13.) » où se passeront ces grandes choses. Ce que nous savons, d’une manière générale mais infaillible, parce que cela est révélé de DIEU, c’est que « la consommation viendra lorsque l’Évangile aura été prêché dans le monde entier, à la face de tous les peuples (Ibid., XXIV. 14.) ». Ce que nous savons, c’est qu’avant ces suprêmes et épouvantables secousses qui constitueront la Passion de l’Église et le règne de l’Antéchrist, il y aura, dit saint Paul, l’apostasie (II ad Thess., II, 3.), l’apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine (Corn. a Lap., in loc.cit.). Enfin, ce que nous savons, c’est qu’à cette redoutable époque le caractère général de la maladie des âmes sera « l’affaiblissement universel de la foi et le refroidissement de l’amour divin, par suite de la surabondance des iniquités (Ev.Matth., XXIV, 12) ».

    Les Apôtres ayant demandé un jour à Notre-Seigneur à quels signes les fidèles pourraient reconnaître l’approche des derniers temps, il leur répondit : d’abord qu’il y aurait de grandes séductions, et que beaucoup de faux docteurs, beaucoup de semeurs de fausses doctrines rempliraient le monde d’erreurs et en séduiraient un grand nombre (Ibid., 10, 11.) ; – puis, qu’il y aurait de grandes guerres et qu’on n’entendrait parler que de combats ; que les peuples se jetteraient les uns sur les autres, et que les royaumes s’élèveraient contre les royaumes (Ibid., 6, 7.) ; – qu’il y aurait de tous côtés des fléaux extraordinaires, des maladies contagieuses, des pestes, des famines, et de grandes tremblements de terre (Ibid., 7.). « Et tout cela, ajouta le Sauveur, ce ne sera encore que le commencement des douleurs (Ibid., 8.) » Satan et tous les démons en seront la cause. Sachant qu’il ne leur reste plus que peu de temps, ils redoubleront de fureur contre la sainte Église ; ils feront un dernier effort pour l’anéantir, pour détruire la foi et toute l’œuvre de DIEU. La rage de leur chute ébranlera la nature (Apoc., XII, 9, 12.), dont les éléments, comme nous l’avons dit, resteront jusqu’à la fin sous les influences malfaisantes des mauvais esprits.

    Alors commencera la plus terrible persécution que l’Église ait jamais connue ; digne pendant des atroces souffrances que son divin Chef eut à souffrir en son corps très-sacré, à partir de la trahison de Judas. Dans l’Église aussi il y aura des trahisons scandaleuses, de lamentables et immenses défections ; devant l’astuce des persécuteurs et l’horreur des supplices, beaucoup tomberont, même des prêtres, même des Évêques ; « les étoiles des cieux tomberont », dit l’Évangile. Et les catholiques fidèles seront haïs de tous, à cause de cette fidélité même (Ev. Matth., XXIV, 5, 9.).

    Alors celui que saint Paul appelle « l’homme du péché et le fils de perdition (II ad Thess., II, 3.) », l’Antéchrist commencera son règne satanique et dominera tout l’univers. Il sera investi de la puissance et de la malice de Satan (Apoc. XIII. 2.). Il se fera passer pour le Christ, pour le Fils de DIEU ; il se fera adorer comme DIEU, et sa religion, qui ne sera autre chose que le culte de Satan et des sens, s’élèvera sur les ruines de l’Église et sur les débris de toutes les fausses religions qui couvriront alors la terre (II ad Thess. II, 4.).

    L’Antéchrist sera une sorte de César universel, qui étendra son empire sur tous les rois, sur tous les peuples de la terre ; ce sera une infâme parodie du royaume universel de JÉSUS-CHRIST. Satan lui suscitera un grand-prêtre, parodie sacrilège du Pape ; et ce grand-prêtre fera prêcher et adorer l’Antéchrist par toute la terre. Par la vertu de Satan, il fera de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel en présence des hommes ; et, au moyen de ces prestiges, il séduira l’univers. Il fera adorer, sous peine de mort, l’image de l’Antéchrist ; et cette image paraîtra vivre et parler ; également sous peine de mort, il commandera que tous, sans exception, portent au front ou sur la main droite le signe de la bête, c’est-à-dire le caractère de l’Antéchrist. Quiconque ne portera point ce signe, ne pourra ni vendre ni acheter quoique ce soit (Apoc. XIII, II-17.). Autour des images de l’Antéchrist, les prestiges de Satan seront tels, que presque tout le monde les prendra pour de vrais miracles ; et les élus eux-mêmes auraient pu être séduits à la longue ; mais, à cause d’eux, le Seigneur abrégera ces jours (Ev. Matth., XXIV, 22, 24.).

    « L’abomination de la désolation régnera dans le lieu saint (Ibid., 15.) », pendant « trois ans et demi, pendant quarante-deux mois (Apoc., XIII, 5.) », correspondant aux quarante-deux heures qui se sont écoulées, comme nous l’avons dit déjà, depuis le commencement des ténèbres du crucifiement de JÉSUS, le Vendredi-Saint, jusqu’à l’heure de la résurrection, le dimanche de Pâques, au lever du soleil.

    Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l’Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie.

    Il sera donné à l’Antéchrist de vaincre les serviteurs de Dieu, et de faire plier sous son joug tous les peuples, et toutes les nations de la terre ; et, sauf un petit nombre d’élus, tous les habitants de la terre l’adoreront, en même temps qu’ils adoreront Satan, auteur de sa puissance (Ibid., 7, 8, 4.). Si jadis le féroce Dioclétien a pu croire un instant qu’il avait définitivement détruit le nom chrétien, que sera-ce en ces temps-là, dont ceux de Dioclétien de Néron n’ont été qu’un pâle symbole ? L’Antéchrist proclamera orgueilleusement la déchéance du christianisme, et Satan, maître du monde, se croira un instant vainqueur.

    Mais en ces temps-là, comme nous l’apprennent et l’Écriture et la Tradition, s’élèveront contre l’Antéchrist « les deux grands témoins (Ibid., XI, 3.) » de JÉSUS-CHRIST, réservés pour ces derniers jours, à savoir le Patriarche Hénoch et le Prophète Élie, qui ne sont pas morts, comme l’enseigne expressément l’Écriture. Ils viendront prêcher les voies du Seigneur. Ils prêcheront JÉSUS-CHRIST et le règne de DIEU pendant douze cent soixante jours, c’est-à-dire pendant la durée presque entière du règne de l’Antéchrist. La vertu de DIEU les protégera et les gardera. Ils auront le pouvoir de fermer le ciel et d’arrêter la pluie pendant tout le temps de leur mission. Ils auront le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toutes sortes de plaies (Ibid., 3, 4, 5, 6.). Ils feront des miracles sans nombres, semblables à ceux de Moïse et d’Aaron (« On peut en voir le récit prophétique en plusieurs passages de l’Apocalypse, laquelle comme chacun sait, est la grande prophétie des derniers temps de l’Église »), lorsque ceux-ci combattirent en Égypte l’impie Pharaon et préparèrent la délivrance du peuple de DIEU. Comme Moïse et Aaron, les deux témoins de JÉSUS-CHRIST ébranleront l’empire et le prestige du Maudit.

    Celui-ci néanmoins parviendra à s’emparer d’eux, et ils subiront le martyre, « là où leur Seigneur a été crucifié (Apoc., XI, 8.) », c’est-à-dire à Jérusalem ; ou bien peut-être à Rome, où le dernier Pape aura été crucifié par l’Antéchrist, suivant une tradition immémoriale.

    Après trois jours et demie, les deux grands précurseurs du Roi de gloire ressusciteront à la face de tout le peuple ; et ils monteront au ciel, sur une nuée, pendant qu’un terrible tremblement de terre jettera partout l’épouvante (Ibid., 11, 12, 13.).

    Pour relever sa puissance, l’Antéchrist, singeant la triomphale ascension du Fils de DIEU et des deux grands Prophètes, tentera, lui aussi, de monter au ciel, en présence de l’élite de ses adeptes. Et c’est alors que Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, « semblable à la foudre qui de l’orient à l’occident déchire le ciel, apparaîtra tout à coup sur les nuées, dans toute la majesté de sa puissance (Ev. Matth., XXIV, 27, 30.) », frappant de son souffle et l’Antéchrist (II ad Thess., II, 8.) et Satan et les pécheurs. Tout ceci est prédit en termes formels (I ad Thess., IV, 15.). Comme nous l’avons dit, l’Archange Michel, le Prince de la milice céleste, fera retentir toute la terre du cri de triomphe qui ressuscitera tous les élus (Ev. Matth., XXIV. 31.). Ce sera le Consummatum est de l’Église militante, entrant pour toujours dans la joie du Seigneur.

    Cette « voix de l’Archange » sera accompagnée d’une combustion universelle, qui purifiera et renouvellera toutes les créatures profanées par Satan, par le monde et par les pécheurs. La foi nous apprend, en effet, qu’au dernier jour, JÉSUS-CHRIST doit venir juger le monde par le feu (Rit.Rom.). Ce feu vengeur et sanctificateur renouvellera la face de la terre et fera « une nouvelle terre et des nouveaux cieux (Psal., CIII, 30.), (Apoc. XXI, 1.) ». Comme au Sinaï, comme au Cénacle, l’Esprit-Saint se manifestera ainsi par le feu, en ce jour redoutable entre tous.

    Telle sera la fin terrible et glorieuse de l’Église militante ; telle sera, autant du moins que la lumière toujours un peu voilée des prophéties nous permet de l’entrevoir, telle sera la Passion de l’Église ; telle sera sa résurrection suivie de son triomphe. Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu’au Calvaire, jusqu’au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jamais. »

  30. 14 janvier 2013 16:53

    LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ
    LE PAPE LÉON XIII
    SUR LA PHILOSOPHIE CHRÉTIENNE

    Le Fils unique du Père éternel, après avoir apparu sur la terre pour apporter au genre humain le salut ainsi que la lumière de la divine sagesse, procura au monde un immense et admirable bienfait quand, sur le point de remonter aux cieux, il enjoignit aux Apôtres d’aller et d’enseigner toutes les nations (1), et laissa, pour commune et suprême maîtresse de tous les peuples, l’Eglise qu’il avait fondée. Car les hommes que la vérité avait délivrés, la vérité devait les garder: et les fruits des célestes doctrines, qui ont été pour l’humanité des fruits de salut, n’eussent point été durables, si le Christ Notre Seigneur n’avait constitué, pour instruire les esprits dans la foi, un magistère perpétuel. Soutenue par les promesses, imitant la charité de son divin Auteur, l’Eglise a fidèlement accompli l’ordre reçu, ne perdant jamais de vue, poursuivant de toute son énergie ce dessein: enseigner la religion, combattre sans relâche l’erreur. C’est là que tendent les labeurs et les veilles de l’Episcopat tout entier ; c’est à ce but qu’aboutissent les lois et les décrets des conciles, et c’est beaucoup plus encore l’objet de la sollicitude quotidienne des Pontifes romains, lesquels, successeurs de la primauté du bienheureux Pierre, le prince des Apôtres, ont le droit et le devoir d’enseigner leurs frères et de les confirmer dans la foi.

    Suite :

    http://ripoublik.com/2012/01/aeterni-patris-leon-xiii/

  31. bbb22 permalink
    8 mai 2013 18:04

    Hier était diffusé sur france 2 un reportage sur jésus, un passage à 56min30 nous montre un rabbin attribuant les guérison miraculeuse à un effet psychologique, de sauvetage de l’homme par la foi en lui même.
    Ce qui nous montre clairement que les juifs sont les inspirateurs du gnosticisme !
    http://www.france2.fr/emissions/secrets-d-histoire/diffusions/07-05-2013_53553

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