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Le caractère destructeur de la renonciation de Benoît XVI !

20 février 2013

pierre_tiare

La décision de Benoît XVI

frappe symboliquement l’institution pontificale,

 en projetant sur elle un détestable sentiment de relativisme

et de temporalité mondaine,

qui ne sont pas conformes au caractère « divin » de la charge.

  Il ne faut pas se le cacher, le geste de Benoît XVI qui, le 11 février dernier, a décidé de renoncer à l’exercice de sa charge pontificale, est d’une portée absolument considérable pour l’histoire de l’Eglise.

Certes la renonciation, comme il fut dit et écrit par les observateurs, est un acte prévu par le droit canonique promulgué en 1917 par Benoît XV au canon 221, et au canon 322 par celui de Jean-Paul II en 1983, ce qui n’en fait pas une décision qui frapperait, ou atteindrait dans sa légitimité la papauté. Ainsi donc, lorsque le pape Benoît XVI a déclaré, arguant du motif de « l’ingravescentem ætatem », c’est-à-dire l’avancement de l’âge, qu’il renonçait « au ministère d’Évêque de Rome, successeur de saint Pierre », en ajoutant que le Saint Siège serait vacant à partir du 28 février à vingt heures, il était tout à fait autorisé à la faire. [1]

I. La renonciation est un acte rarissime dans l’histoire de la papauté

Dépouille de Pierre de Morrone,

plus connu comme Pape  saint Célestin V,

dans son mausolée de Girolamo de Vicenza.

 Ermite, élu le 5 juillet 1294 après un conclave de plus de 2 ans,

saint Célestin V renonça à sa charge  le 13 décembre 1294 ;

il convoqua un conclave où fut lu l’acte de renonciation

et où il se dépouilla de ses insignes pontificaux.

Bien évidemment, la renonciation du pape n’est pas une innovation puisqu’il ‘y en a déjà eu quatre nettement identifiées au cours des siècles : Benoît IX (1012-1055) renonça en 1045, car il souhaitait se marier, et son oncle, Grégoire VI, en 1046, fut lui, contraint à la renonciation lorsqu’on apprit qu’il avait « acheté » les cardinaux afin d’accéder à la charge pontificale. Puis Célestin V, également renonça de par sa propre volonté, cinq mois seulement après son élection, en 1294, se sentant dépassé par la mission qu’il s’était fixé, soit réformer l’Eglise et la ramener vers plus de rigueur morale et spirituelle (Célestin V fut canonisé en 1313 sous le nom de saint Pierre Célestin). Enfin, le dernier pape de cette liste, est Grégoire XII, qui en 1415, de manière à mettre un terme au grand schisme d’Occident qui divisait profondément l’Eglise la plongeant dans une situation de rupture tragique entre deux, puis trois sources d’autorité, se démit de sa fonction. Benoît XVI devient donc, de par sa décision du 11 février 2013, historiquement, le cinquième pape à renoncer à sa charge.

 

La renonciation de Benoît XVI

relève d’un acte tout aussi significatif que celui de Paul VI,

 qui déposa symboliquement sa tiare

en refusant d’être coiffé de ce qui manifeste

 aux yeux du monde la triple puissance du pontife de Rome

  Si, le 13 novembre 1964, Paul VI déposait symboliquement sa tiare en refusant d’être coiffé de ce qui manifeste aux yeux du monde la triple puissance du pontife de Rome, la renonciation de Benoît XVI relève d’un acte tout aussi significatif.

Nous ne voulons pas juger si le pape est, oui ou non pape, selon ses positions théologiques – et d’ailleurs absolument aucun tribunal humain ne peut, ni n’est autorisé à le faire, le pape ne possédant son pouvoir que de Dieu, et n’ayant de compte à rendre qu’à Dieu et uniquement à Dieu, seul Dieu peut le juger à propos de sa foi  [2] –   mais il est parfaitement admissible, en revanche, de porter une analyse sur une décision disciplinaire touchant au droit, comme celle actuelle, en constatant ce que cette renonciation peut entraîner comme conséquences, et d’observer ce qu’elle signifie pour la fonction pontificale.

II. Benoît XVI bouleverse une règle sacrée

 Ce geste de Benoît XVI, il est à remarquer, personne dans l’Eglise moderne ne s’y était risqué. On était pape jusqu’à la mort, malgré la vieillesse et la maladie, et cette dimension de charge ad vitam, était, malgré les temps modernes et le dangereux « esprit du concile Vatican II », malgré tout respectée.

En renonçant ainsi à sa fonction, Benoît XVI,

engage une authentique « révolution » du rapport à la charge pontificale,

agissant comme si le principe de l’élection à vie était négociable.

 

En renonçant ainsi à sa fonction, Benoît XVI, loué, félicité et louangé par les modernistes et les chantres du progrès qui voient dans son acte une décision novatrice incitant au respect, n’hésite pas, il faut bien le dire, à renverser brutalement une loi ancestrale, une règle sacrée dans l’Eglise, à savoir : le principe de l’élection du pape à vie (ad vitam). Nous sommes donc bien en présence, on ne peut se le cacher, d’une authentique « révolution » du rapport à la fonction pontificale, et de celui qui en exerce la responsabilité agissant, vis-à-vis de sa charge, comme si le principe de l’élection à vie était négociable, ou tout au moins comme s’il y avait moyen d’en négocier les termes.

Ainsi que l’écrit fort justement dans son Communiqué l’Institut Mater Boni Consilii, avec lequel nous partageons la thèse dite de Cassiciacum du Père M.-L. Guérard des Lauriers o.p., quoiqu’en différant toutefois sur son interprétation en nous gardant de nous substituer à Dieu dans les affaires qui touchent au mystère du droit divin :

« Il s’agit – comme le suggèrent les paroles utilisées, ingravescente ætate – de la volonté d’appliquer y compris à la charge papale ce que déjà le concile Vatican II (par le décret Christus Dominus) et Paul VI (Motu proprio Ecclesiæ Sanctæ du 6 août 1966 et Motu proprio Ingravescentem ætatem du 21 novembre 1970) avaient décidé pour les curés, les évêques et les cardinaux (démission dès l’âge de soixante-quinze ans ; exclusion du conclave dès l’âge de quatre-vingts ans pour les cardinaux). » [3]

« Aujourd’hui Joseph Ratzinger parachève la réforme conciliaire

en appliquant également à la dignité sacrée du Souverain Pontificat

les modernes catégories mondaines et séculière,

comparant aussi en cela la Papauté Romaine

à l’épiscopat subalterne. »

Ce à quoi, logiquement, fait suite ce raisonnement à propos des décisions du concile Vatican II :

« Ces décisions conciliaires et montiniennes n’avaient pas seulement comme but pastoral déclaré d’éviter d’avoir des pasteurs inaptes au ministère du fait d’un âge avancé (et celui non déclaré d’éloigner d’éventuels opposants aux réformes), mais celui de transformer – au moins de fait et aux yeux du monde – une hiérarchie sacrée en une administration bureaucratique semblable aux administrations de gouvernement des états démocratiques modernes, ou aux ministères pastoraux synodaux des sectes protestantes. Aujourd’hui Joseph Ratzinger parachève la réforme conciliaire en appliquant également à la dignité sacrée du Souverain Pontificat les modernes catégories mondaines et séculières ci-dessus évoquées, comparant aussi en cela la Papauté Romaine à l’épiscopat subalterne. Il est très probable, en effet, que la décision d’aujourd’hui devienne comme moralement obligatoire pour ses successeurs, faisant de la Papauté une charge ad tempus et provisoire de président du collège épiscopal ou, pourquoi pas, du conseil œcuménique des églises. » [4]

III. Benoît XVI parachève la réforme du concile Vatican II

Benoît XVI, par certains aspects, fut un pape qui chercha à réconcilier l’Eglise avec la Tradition. C’est un fait.

Elu le 19 avril 2005, Benoît XVI a tenté de ramener au sein de l’Eglise la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, fondée par Mgr Lefebvre, ayant reçu Mgr Fellay, en tant que Supérieur Général de l’œuvre traditionaliste, à Castel Gandolfo, dès le mois d’août 2005. A ce premier mouvement, il faut incontestablement adjoindre celui du mois de juillet 2007, lors de la promulgation du Motu Proprio « Summorum Pontificum », accordant à la messe tridentine un statut, tout à fait appréciable et heureux, de «forme extraordinaire» du rite romain. Enfin comment ne pas insister sur la décision de levée des excommunications en janvier 2009, excommunications qui frappaient les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988, levée qui fut suivie de colloques doctrinaux sous les auspices de la commission Ecclesia Dei, jusqu’en 2011 avec les représentants d’Ecône, Benoît XVI ayant même proposé la signature d’un préambule doctrinal en date du 13 juin 2012, en échange de l’octroi d’une prélature personnelle pour Mgr Fellay.

Tout ceci est à mettre au crédit de Benoît XVI.

La renonciation de Benoît XVI est très  mal venue,

car elle augure une menace directe sur le devenir de la Papauté,

institution qui était, et demeure,

l’ultime chance de sauvegarde de l’Eglise.

Mais on ne peut nier ce que cette renonciation est très  mal venue en nos temps de grandes confusions, car elle augure une menace directe sur le devenir de la Papauté, institution qui était et demeure l’ultime chance de sauvegarde de l’Eglise, et que la décision de Benoît XVI affaiblit en effet, en lui donnant un caractère de normalité collégiale qui n’est en rien conforme à sa nature, puisque la charge pontificale relève uniquement du droit divin, droit divin bien oublié par tous les commentateurs et observateurs de la vie de l’Eglise qui se sont faits entendre depuis le 11 février dernier.

Conclusion : Benoît XVI frappe symboliquement l’institution pontificale

Nous le redisons solennellement, l’origine du pouvoir pontifical vient directement de Dieu qui a donné au Pape la souveraineté universelle, absolue ; la suprême puissance non seulement dans l’ordre spirituel, mais encore dans l’ordre temporel, soumettant les princes de ce monde à l’autorité de celui qui est le Vicaire de Jésus-Christ, Roi spirituel et successeur de saint Pierre, faisant de l’Eglise une vraie et pure monarchie d’origine divine.

Si l’on ne se contente pas d’une ecclésiologie étroitement limitée au droit canonique disciplinaire, mais que l’on examine véritablement, et avec une attention exigeante, la nature du principe de la souveraineté pontificale, on perçoit en quoi l’Eglise tout entière est fondée, constituée, édifiée sur le « droit divin » du Pape, droit devant lequel tous les autres droits, sans exception aucune, et notamment le droit disciplinaire, s’effacent absolument.


Saint Pierre Royauté

L’origine du pouvoir pontifical vient directement de Dieu

qui a donné au Pape la souveraineté universelle, absolue,

il est le Vicaire de Jésus-Christ,

Roi spirituel et successeur de saint Pierre,

faisant de l’Eglise une vraie et pure monarchie d’origine divine.

 Notre conviction profonde est donc celle-ci : La monarchie romaine fonde, fait et établit l’Eglise,  monarchie qui est une donnée révélée à laquelle aucun fidèle ne peut s’opposer. Or, cette monarchie, à la faveur du dernier concile, n’a été ni abrogée, ni détruite ou modifié, puisque par miracle Vatican II n’a pas touché à la Papauté.

Or la décision de Benoît XVI frappe symboliquement l’institution pontificale, elle projette sur elle un détestable sentiment de relativisme et de temporalité mondaine qui ne sont pas conformes au caractère « divin » de la charge, contribuant à la ramener à une fonction comme une autre, à en banaliser la nature, d’une certaine manière à la rendre « profane » par cette normalisation temporelle qui n’est pas en rapport avec la dimension surnaturelle de la charge du Pontife confiée par Dieu au successeur de saint Pierre.

Prions donc pour que, comme successeur de Benoît XVI, surgisse un bon Pape qui redonne à la charge Pontificale son authentique caractère de « droit divin », et en convoquant un Vatican III de Tradition, travaille à restaurer la foi de l’Eglise.

Lire :

L’ABSENCE DE PAPE EST IMPOSSIBLE !

« Si donc quelqu’un dit  que ce n’est pas de droit divin

que saint Pierre a, et pour toujours,

des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle,

qu’il soit anathème. »  

Pastor Aeternus, Vatican I.

Notes.

1. « Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire. » (Benoît XVI, Consistoire, Cité du Vatican, 11 février 2013.

2. Pourquoi cette impossibilité de jugement à l’égard de Benoît XVI ? Tout simplement parce que personne ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe : « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556). Ceci confirmé par le dictionnaire de droit canonique : « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)  Le Pape reste donc dans sa charge, même si soutenant l’erreur. Telle est la position de l’Eglise. Et il doit être reconnu comme Pape, quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de sa conduite, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un Pontife dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que du Christ. De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au Pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou déclaré tel. C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, comme celles que nous connaissons depuis 1962 : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10).

3. Cf. Communiqué de l’Institut Mater Boni Consilii, à propos de la renonciation de Benoît XVI, 11 février 2013.

4. Ibid.

27 commentaires leave one →
  1. Jacqueline Jolu permalink
    20 février 2013 09:37

    l’Eglise possède un »Vicaire invisible » : Saint Michel Archange(Robert Bellarmin) prions le de toutes nos âmes

  2. Emmanuel:. permalink
    20 février 2013 10:14

    J’aime bien la première photo de Pierre portant la tiare (en tête d’article).
    On voit clairement qu’elle est trop grande pour lui….
    Tout un symbole.

    • Gerdil permalink
      20 février 2013 11:36

      Ce qui est symbolique également c’est votre remarque Emmanuel….mais la tiare pontificale, manifestant le droit divin, sera toujours moins grande à porter que les ridicules immenses tabliers de vos hiérarques maçonniques !

  3. Pie permalink
    20 février 2013 11:29

    Cette renonciation en un temps de démission de toutes les valeurs, est en effet tout un symbole. Mais un triste symbole, qui peut agir de façon destructrice pour la foi, je suis bien d’accord avec vous.

  4. Xavier permalink
    20 février 2013 11:32

    Très juste remarque…les décisions conciliaires n’avaient pas seulement comme but d’éviter d’avoir des pasteurs inaptes au ministère du fait d’un âge avancé…. mais clairement celui de transformer une hiérarchie sacrée en une administration bureaucratique…..Eh bien on est en plein dans l’application des vues de Vatican II avec cette renonciation surprise de Benoît XVI !

  5. Pélikan permalink
    20 février 2013 11:42

    Ce qui est significatif, c’est que toutes les renonciations antérieures à celle de l’actuel pape, ont toutes étaient faites en période de grands troubles pour l’Eglise…..

    Les précédents papes ayant démissionné ne sont pas légion et l’ont fait pour des raisons diverses, mais généralement dans des périodes où dominée la confusion…

  6. Emmanuel:. permalink
    20 février 2013 15:20

    Pour Gerdil…

    Pas concerné par la taille du tablier de ce comique. D’ailleurs, en effet et comme on l’a vu, trop grand pour lui.Et on a vu où ça a entrainé son obédience.

    Et c’est ce qui rend intelligente la démission de BXVI.

    • Gerdil permalink
      21 février 2013 11:37

      Le comique en question Emmanuel, a été débarqué de son obédience en effet.

      Mais un autre a pris sa place costumé de la même manière….

      Et les africains adorent ça…les déguisements !

      Reportage significatif !

  7. 20 février 2013 22:58

    Est-il opportun, est-il décent d’ « exprimer sa gratitude » à un pape qui a visité tant de synagogues, de mosquées et de temples ? à un pape qui a « béatifié » son prédécesseur de triste mémoire, et renouvelé l’abomination d’Assise (mais on sait que le supérieur général a relativisé la gravité de ces deux faits devant les prieurs réunis à Flavigny en février 2012) ? à un pape qui a manœuvré si habilement ces dernières années que notre Fraternité traverse aujourd’hui la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis son origine, et dont on se demande comment elle pourra s’en remettre ?

    Benoit XVI peut être considéré objectivement, quelles que soient ses intentions, comme notre ennemi numéro 1 : nous connaissant de longue date, il a su exploiter la naïveté et l’imprudence des supérieurs « avec force et constance ».

    Un prêtre

    http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2013/02/reflexion-sur-un-communique-de-menzingen.html

  8. Sulpice permalink
    20 février 2013 23:06

    Catéchisme de la crise dans la Fraternité

    Catéchisme de la crise dans la Fraternité
    Par un prêtre du District de France de la FSSPX.

    Quel fut le résultat de ces discussions avec Rome ?

    « Les discussions ont manifesté un désaccord profond sur presque tous les points abordés. » (Mgr Fellay, Cor unum mars 2012)

    http://www.lasapiniere.info/catechisme-de-la-crise-dans-la-fraternite/

  9. Pélikan permalink
    20 février 2013 23:18

    N’y aurait-il pas quelque chose derrière tout cela ?

    Pour des raisons inexpliquées, quelques semaines après le renvoi du président de la banque du Vatican (photo) en mai 2012, tous les paiements bancaires étaient suspendus depuis début janvier 2013 ce qui non seulement entrainait l’asphyxie économique du Saint Siège mais gênaient considérablement les touristes sur place. Le Vatican ét ait déconnecté du système Swift (comme l’a été l’Iran suite aux sanctions internationales), ce qui lui a fait perdre 1 170 000 euros entre le début et la fin de cette histoire, c’est à dire 39 jours.

    – or fait incroyable le 12 février ! Le lendemain même de l’annonce de la démission de Benoit XVI, le paiement par carte bancaire est à nouveau possible dans le périmètre du Vatican de même que le réseau Swift fonctionne à nouveau, voila qui ressemble fort à une levée de sanction !

    – le surlendemain, le 13, un nouveau banquier est nommé à la tête de la banque vaticane (L’Institut pour les Oeuvres de Religion) : L’Allemand Ernst von Freyberg, un avocat membre de l’Ordre de Malte, a été nommé vendredi à la tête de l’IOR, l’Institut pour les Oeuvres de Religion, privée de président depuis le limogeage d’Ettore Gotti Tesdechi en mai 2012.

    http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-ce-qui-se-cache-derriere-le-depart-de-joseph-ratzinger-115428002.html

  10. 22 février 2013 21:56

    La démission du pape pourrait être liée à la découverte d’un réseau d’évêques « gays », au Vatican, rapporte le quotidien italien, « La Repubblica ».

    Un « lobby gay », au sein du Vatican ? Selon un article, publié en Une du quotidien italien, « La Repubblica », la décision de Benoît XVI de renoncer à son poste pourrait être liée à un rapport – potentiellement explosif – sur l’existence d’un réseau « gay », au sein des cardinaux du Vatican. La démission surprise du souverain pontife coïnciderait, en effet, avec la remise d’un dossier de « deux volumes de près de 300 pages » compilé par trois cardinaux chargés d’examiner l’affaire du Vatileaks, avance le quotidien.

    D’après « La Repubblica », ce fameux rapport, remis au pape, le 17 décembre dernier, révèlerait, entre autre, l’existence d’un réseau, au sein de la Curie, dont les membres seraient « unis par leur orientation sexuelle ». Certains cardinaux auraient fait l’objet de chantage exercé par des personnes « extérieures » au Vatican.

    http://french.irib.ir/info/international/item/243894-un-r%C3%A9seau-d-%C3%A9v%C3%AAques-gays-derri%C3%A8re-la-d%C3%A9mission-de-benoit-xvi

  11. Rémy permalink
    23 février 2013 17:28

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556) Pourquoi encore dans cet article jugez-vous en la critiquant la décision de Benoît XVI que vous considérez comme Pape ? C’est incohérent

    • Lagomer permalink
      24 février 2013 23:25

      Lisez mieux l’article Rémy, aucun jugement n’est porté sur la validité du Pontife,seule la renonciation en tant qu’acte est constatée comme nocive pour la papauté, et ça c’est autorisé pour tout membre de l’Eglise :

      « Nous ne voulons pas juger si le pape est, oui ou non pape, selon ses positions théologiques – et d’ailleurs absolument aucun tribunal humain ne peut, ni n’est autorisé à le faire, le pape ne possédant son pouvoir que de Dieu, et n’ayant de compte à rendre qu’à Dieu et uniquement à Dieu, seul Dieu peut le juger à propos de sa foi – mais il est parfaitement admissible, en revanche, de porter une analyse sur une décision disciplinaire touchant au droit, comme celle actuelle, en constatant ce que cette renonciation peut entraîner comme conséquences, et d’observer ce qu’elle signifie pour la fonction pontificale. »

  12. Charles permalink
    24 février 2013 12:00

    Caractère destructeur…nous dit La Question…Oui mais pas destructeur de ce que l’on pense généralement de manière parfaitement blasphématoire…
    Si destruction il doit y avoir obligatoirement ,ce sera celle de cette caricature diabolique d’église: la secte conciliaire.
    Alors l’on peut gloser à l’infini sur ses problématiques mondaines et cléricales…on ne fera pas avancer d’un millimètre le schmilblick!!!
    Les maux, bouleversements et châtiments qui nous attendent sont sans commune mesure avec cette peur bon chic bon genre qui saisit d’ici de là tout ce petit monde de la tradition dont le voile très épais n’a rien à envier à celui de la Synagogue…
    NOTRE ESPERANCE N’EST PAS HUMAINE!
    Oremus.

  13. 24 février 2013 17:37

    En démissionnant, Benoît XVI renonce à mener à son terme ladite “ année de la foi ” et la béatification de Paul VI, dont il s’est montré le digne successeur et émule dans le « culte de l’homme ».

    Quant à l’encyclique sur la foi, qu’il devait publier au printemps, elle ne paraîtra pas. C’est un “ signe ” fort !

    http://www.crc-resurrection.org/2247-la-demission-du-pape-preuve-de-la-divinite-de-l-eglise.html

  14. 24 février 2013 17:39

    Le pape Benoît XVI, visiblement très ému, a déclaré dimanche que Dieu lui avait demandé de «se dédier à la prière et la méditation», ce qui ne signifie pas «abandonner l’Eglise». Il célébrait son ultime prière de l’Angelus avant sa démission historique, dimanche sur une Place Saint-Pierre.

    Fait exceptionnel avant une démission quasi unique au cours des 2.000 ans d’histoire de l’Eglise catholique, le pape a évoqué sa propre personne et «ce moment de sa vie» lors de sa prière avant l’Angelus. «Le Seigneur m’a appelé à monter sur la montagne, à me dédier encore plus à la prière et à la méditation», a-t-il dit, interrompu à plusieurs reprises par les chaleureux applaudissements de la foule qui brandissait des banderoles «Saint-Père nous t’aimons», «merci sa Sainteté», «fidèle aux papes, les papa boys».

    «Nous serons toujours proches!»

    «Mais ceci ne signifie pas abandonner l’Eglise, au contraire, Si Dieu me demande celà c’est justement pour que je puisse continuer à la servir avec la même intensité et le même amour, comme je l’ai fait jusqu’à présent, mais désormais d’une façon plus adaptée à mon âge à mes forces», a-t-il poursuivi, louant le ciel avec un grand sourire pour le retour d’un grand soleil à Rome après plusieurs jours de pluie.

    Comme à l’accoutumée, Joseph Ratzinger a ensuite salué les fidèles dans plusieurs langues. A la surprise générale, il a conclu par un message personnel improvisé : «Nous serons toujours proches !».

    «Je vous demande de prier pour moi»

    Ce lien spirituel qu’il souhaite conserver avec ses fidèles passe aussi par le virtuel. A l’issue de l’Angelus, le pape s’est adressé à eux sur Twitter, via son compte officiel @pontifex. «Je vous demande de prier pour moi et pour l’Église», a-t-il écrit. C’est l’un de ses derniers tweets, car son compte fermera jeudi 28 février, à 19 heures, au moment où sonnera la fin de son pontificat.

    https://twitter.com/intent/user?screen_name=Pontifex_fr&tw_i=305638454040076288&tw_p=tweetembed

    Il sera suspendu pendant toute la période du siège vacant et ce sera au prochain souverain pontife de décider de le réactiver ou non.

    Source : http://www.leparisien.fr/societe/dernier-angelus-du-pape-dieu-m-a-demande-de-me-dedier-a-la-priere-24-02-2013-2594019.php

  15. petittroupeau permalink
    25 février 2013 00:16

    sans doute qu’une démission réduise la grandeur monarchique de cette charge mais peut on néanmoins lui reprocher puisque l’Eglise par son droit canon le permet quand même (et ce même avant Vatican II)? IL aurait fallu supprimer cette règle car la faiblesse qui caractérise quoi qu’il en soit l’homme n’aurait pas été permise. A partir de là puisque le droit canon le permet on ne peut pas non plus le reprocher outre mesure à la personne qui utilise ce droit.

  16. Lagomer permalink
    25 février 2013 13:55

    C’est exact, le droit canon le permet, donc Benoît XVI n’enfreint aucune règle en renonçant à sa charge. Mais de par le côté rarissime et exceptionnel de cet acte qui fut utilisé 5 fois seulement en 20 siècles, et dans le climat moderniste de l’Eglise post Vatican II,on ne peut pas ne pas y voir une menace sur la conception même de la charge pontificale, et de son caractère frappé du droit divin.

  17. Actualités : Mgr Fellay : « J’ai pensé que Benoît XVI ferait un dernier geste envers nous » permalink
    25 février 2013 15:50

    Monseigneur Fellay est le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fondée par Monseigneur Lefebvre. Il revient, pour Nouvelles de France, sur les tentatives de rapprochement de la FSSPX avec Rome qui ont marqué le pontificat de Benoît XVI.
    Nouvelles de France « se revendique comme libéral-conservateur ».

    Analyse de l’entretien par La Sapinière –

    Site antimoderniste, antilibéral et antimaçonnique, ayant reçu l’aval des prêtres antiralliement de la Fraternité Saint Pie X

    Lire :

    http://www.lasapiniere.info/jai-pense-que-benoit-xvi-ferait-un-dernier-geste-envers-nous-mgr-fellay/

  18. 26 février 2013 11:32

    C’est un Français, Jean-Louis Tauran, membre de la curie romaine en charge du dialogue interreligieux, qui aura la tâche, en sa qualité de cardinal protodiacre, de révéler au monde le nom du futur pape. En attendant qu’il prononce le fameux « habemus papam » depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, les cardinaux de Paris, Lyon et Bordeaux ont insisté, lors de conférences de presse distinctes, sur les qualités nécessaires au futur chef de l’Église catholique.

    Le pape idéal pour les quatre cardinaux français qui participeront à l’élection du successeur de Benoît XVI :

    http://www.lepoint.fr/societe/vatican-les-cardinaux-francais-dressent-le-portrait-robot-ideal-du-pape-26-02-2013-1632552_23.php

  19. 26 février 2013 11:42

    Des affaires pas très catholiques auraient-elles fait vaciller le Saint-Père de son trône ?

    Les derniers moments de Benoît XVI à la tête de l’Eglise auront en tout cas été à l’image de ses huit années de règne : émaillées par le scandale.

    Les journaux italiens ont révélé la semaine dernière qu’un rapport secret mettant à jour l’existence d’un « lobby gay » à la Curie serait la véritable cause de son renoncement.

    Officiellement, pourtant, l’homme de 85 ans est à bout de forces. De façon inhabituelle, le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a violemment dénoncé samedi des allégations « calomnieuses ». Selon lui, « certains cherchent à profiter du mouvement de surprise et de désorientation » après l’annonce de cette démission « pour semer la confusion et jeter le discrédit sur l’Eglise et son gouvernement ».

    Ces révélations interviennent en pleine polémique sur le conclave qui doit élire le nouveau pape. Depuis plusieurs jours, des associations de victimes d’abus pédophiles du clergé sont en effet vent debout contre les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles), Sean Brady (Irlande) et Godfried Daneels (Belgique). Tous soupçonnés d’avoir couvert les crimes sexuels de religieux de leurs diocèses.

    A cette liste s’est ajouté dimanche le chef de l’Eglise catholique d’Ecosse, Mgr Keith O’Brien.

    Source : http://www.metrofrance.com/info/entre-lobby-gay-et-scandales-sexuels-le-vatican-dans-la-tourmente/mmbx!OhQn4EOUknW1E/

  20. 27 février 2013 12:25

    Le pape, à la veille de sa renonciation officielle, a tenu un discours d’une dizaine de minutes ce matin sur la place Saint-Pierre à Rome. Une allocution au ton plus personnel qu’escompté.

    Plus de 100 000 personnes auraient fait, selon les premières estimations, le déplacement jusqu’à la place Saint-Pierre, à Rome, pour assister à l’ultime discours du pape Benoît XVI, tenu ce mercredi matin. Ce jeudi, à 20h00, il renoncera officiellement à ses fonctions.

    Il est revenu sur les raisons de cette décision : « J’ai senti mes forces me quitter. J’ai demandé à Dieu de m’aider à prendre la meilleure décision, non pas pour moi-même mais pour l’Eglise » a-t-il expliqué. « Je n’ai plus la charge de l’Eglise mais je reste au service de la prière » a-t-il notamment déclaré : après sa renonciation, il se retirera dans un monastère au Vatican pour se consacrer à la prière.

    « Il y a eu des moments difficiles, les eaux étaient agitées et le vent contraire » a-t-il reconnu, avant de dire que « Dieu ne laissera pas couler son Eglise » à une foule qui l’a longuement acclamé à la fin de son allocution, d’une dizaine de minutes.

    « Je prie pour les cardinaux qui devront désigner mon successeur », en préambule du conclave qui s’annonce pour désigner son successeur. Il a finalement quitté la place vers 11h30, le sourire sur le visage.

    http://www.atlantico.fr/pepites/renonciation-benoit-xvi-dernier-discours-652566.html

  21. Charles permalink
    4 mars 2013 09:21

    Trouvé pour vous sur le net! Gardons néanmoins notre esprit critique en éveil!

    Avec le prochain pape commencera le mystère d’iniquité
    La démission de Benoît XVI confirme qu’il reste maintenant peu de temps au calendrier satanique pour s’accomplir. J’ai déjà expliqué, à plusieurs reprises, que lorsque commenceront les événements, ceux-ci s’enchaîneront à grande vitesse. Nous allons être estomaqués par la tournure des événements, par leur nature et leur ampleur.

    Dans mon article précédent, j’ai expliqué que le futur pape serait probablement le faux prophète, la bête qui s’élève de la terre (Apocalypse XIII, 11-12) et qui prépare le terrain à la venue de l’Antéchrist.

    Avec les nouveaux indices que je vais développer ci-après, je le confirme : attention danger, le successeur de Benoît XVI ne peut être que le faux prophète.

    Nous sommes bel et bien au milieu de l’Apocalypse, au 6ème ou au 7ème sceau et le mystère d’iniquité va se réaliser sous nos yeux.

    Pour comprendre la tournure des événements, il n’est pas nécessaire pour le moment de pronostiquer qui sera le nouvel élu, de Mgr Bertone ou de Mgr Turkson, mais d’étudier plutôt ce qui va se passer ensuite. Car cela a déjà été prédit.

    Je vais mêler volontairement les prophéties dignes de foi et considérées comme sérieuses, et celles, plus douteuses, qui proviennent probablement de Satan. Même si ces dernières contribuent à la grande confusion ambiante, elles ont aussi pour avantage de faire connaître le plan de Satan. Car celui-ci prend un malin plaisir à annoncer aussi ce qu’il a prévu. Il imite Dieu en tout, la consécration suprême (qui ne durera pas longtemps) étant qu’il se fasse adorer en lieu et place du Dieu créateur.
    Mais vous allez voir, après tri, que les prophéties d’origine divine et celles d’origine satanique se rejoignent souvent.
    Ce n’est pas un hasard, car Satan est « lié » en quelque sorte au plan divin et il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.

    Pax vobis!

  22. 17 mars 2013 13:16

    Mgr Patrick Valdrini, canoniste et pro-recteur de l’Université du Latran, s’est exprimé dans le quotidien italien Avvenire du 14 février et a rappelé sur KTO qu’en renonçant à sa charge Benoît XVI devenait évêque émérite de Rome et renonçait à la chaire de Pierre. Aussi, selon lui, le titre le plus juste aurait été « évêque émérite de Rome ».

    De même, le Père jésuite Gianfranco Ghirlanda, canoniste, expliquait dans La Civiltà cattolica que « celui qui met fin à son ministère pétrinien (…), tout en restant évidement évêque, n´est plus pape ». (Sources : apic/imedia/KTO – DICI n°272 du 15/03/13)

    http://www.dici.org/actualites/soutane-blanche-et-pape-emerite-suscitent-des-commentaires/

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  1. Rencontre entre Benoît XVI et François : une première dans l’histoire de l’Eglise ! | La Question : Actualité Religieuse

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