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Intronisation du pape François pour sauver Vatican II !

19 mars 2013

[youtube.com/watch?v=LT6QCgV9fVQ]

Le pape François va suivre fidèlement une partition écrite

par celui qui l’a précédé dans sa charge,

et qui s’est retiré pour que quelqu’un, selon ses vues,

mette en musique et accomplisse, avant qu’il ne soit trop tard,

le projet moderniste du concile de Vatican II !

L’élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio, né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, fils d’immigrants italiens modestes venus du Piémont, n’est une surprise que pour ceux qui sont éloignés des questions vaticanes. S’il n’a pas assisté au dernier concile de Vatican II (1962-1965), puisque trop jeune à l’époque, il en est cependant le pur produit et l’héritier direct.

 Mais c’est cependant un héritier de Vatican II venu des Amériques, et plus particulièrement de l’Amérique latine – là où réside près de la moitié de la population catholique du monde, soit environ 500 millions de fidèles, pratiquant une religiosité expressive, populaire, sentimentale, émotive, dévotionnelle, dont le pape François participe entièrement. Ce qui signifie qu’il est l’expression d’un esprit conciliaire certes, mais non totalement désacralisé, sécularisé ou sèchement « laïcisé » comme on le rencontre en Europe et dont souffre toute la chrétienté continentale, notamment nord-européenne.

I. Un pape latino-américain

NUOVO PAPA

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Le pape François est un jésuite

participant d’un catholicisme qui est en contact

avec les immenses foules d’Amérique du sud,

nourri d’une ferveur dévotionnelle toute latine.

  Le style du pape François – que Jean-Paul II, lors du consistoire du 21 février 2001, décida de créer cardinal au titre cardinalice de San Roberto Bellarmino [1] – n’est ni plus ni moins que celui du catholicisme latino-américain, témoignant de cette exubérance démonstrative et cette foi priante teintée de charité active pour les pauvres et les déshérités, qui en sont les signes marquants. On est donc très loin du catholicisme parfois mondain, introverti, mesuré et compassé qu’on rencontre si souvent sur le vieux continent.

Nous sommes ainsi en présence, avec le pape François qui est un jésuite, d’un catholicisme qui est en contact avec les immenses foules des jungles urbaines, nourri d’une ferveur dévotionnelle toute latine, d’autant plus renforcée qu’elle est directement concurrencée par les prédicateurs évangéliques qui recrutent énormément au sein des populations pauvres, appuyés sur la Bible et les invocations, promettant la guérison des âmes et des corps. Ceci sans oublier que c’est en Amérique latine que les mouvements d’Eglise comme l’Opus Dei, les Légionnaires du Christ, Communion et libération (dont est proche le nouveau pape), possèdent leurs troupes les plus nombreuses, troupes soutenues par des évêques nouvellement nommés se signalant par un attachement inconditionnel à Rome, sans mésestimer non plus l’influence considérable exercée par des prêtres du Renouveau charismatique, comme le brésilien Marcelo Rossi qui, à la mode pentecôtiste, remplit les stades au Brésil.

Voilà d’où vient le pape François, ce qui veut dire que tenter de le faire rentrer d’un bloc dans le cadre de la critique de Vatican II, avec les simples arguments classiques utilisés pour dénoncer la perte du sens de la foi des théologiens modernistes européens, risque de présenter, dans un premier temps tout au moins, une légère difficulté, car ce pape est animé d’une vraie foi en Jésus-Christ, dont ses tous premiers discours témoignent éloquemment.

 

« Le coeur de l’Eglise c’est lui, le Christ.

Sans lui l’Eglise n’existerait pas,

n’aurait pas de raison d’être… »

 Ainsi s’adressant aux milliers de journalistes et opérateurs des media venus à Rome pour couvrir l’actualité du Saint-Siège, a-t-il dit :

« Le Christ est le pasteur de l’Eglise, et sa présence se manifeste au travers de la liberté des hommes dont un est choisi pour être son vicaire en tant que successeur de l’apôtre Pierre. Mais le coeur de l’Eglise c’est lui, le Christ. Sans lui l’Eglise n’existerait pas, n’aurait pas de raison d’être. Comme l’a souvent dit Benoît XVI, le Christ est présent et il guide l’Eglise. Dans tout ce qui s’est produit c’est l’Esprit qui a agi, qui a inspiré la décision que Benoît XVI a prise pour le bien de l’Eglise. Et c’est lui qui a orienté dans la prière le choix des cardinaux. Il faut tenir compte de cette perspective, de cette herméneutique, pour percer le sens des récents événements… l’Eglise existe pour communiquer la vérité, la bonté et la beauté en la personne du Christ. De fait nous ne devons pas communiquer nous mêmes mais ces trois valeurs divines ». (Pape François, Cité du Vatican, 16 mars 2013).

II. Le pur produit de Vatican II

Toutefois, il ne faut pas s’y tromper, si François va sans doute parler et témoigner du Christ et d’un Christ Sauveur et Rédempteur, ce qui est une bonne chose, il va le faire dans l’esprit moderniste de Vatican II, en étant plus que jamais arc-bouté sur les thématiques du dernier concile (liberté religieuse, droits de l’homme, collégialité, dialogue interreligieux, œucuménisme [2], etc.), dont tous les indicateurs sont déjà plus que présents dans ses discours antérieurs, comme dans ses récentes déclarations en tant que pape fraîchement élu.

 

François va témoigner du Christ,

mais dans l’esprit moderniste de Vatican II,

en étant plus que jamais arc-bouté

sur les thématiques du dernier concile.

 

  A cet égard, si le choix de vouloir se nommer « François », en dehors de toute lignée pontificale est déjà plus que discutable [3], on se rappellera surtout que le cardinal Bergoglio a des liens étroits avec la communauté juive, n’ayant pas hésité à participer à des offices de Hanoucca ou de Seli’hot, ayant même  coécrit un ouvrage dénommé À propos du ciel et de la terre avec le rabbin Abraham Skorka, dans lequel sont abordées, outre les  problèmes de l’homosexualité ou du capitalisme, mais aussi les questions du fondamentalisme et, évidemment de la Shoah. D’ailleurs quelques heures à peine après son élection, le pape François a adressé un message au grand rabbin de Rome Riccardo Di Segni dans lequel il annonçait son intention de contribuer au dialogue avec les juifs, dans un esprit de « collaboration renouvelée ». Tout un programme lorsqu’on sait jusqu’où sont déjà allés, en terme de renoncement et de rupture avec la position ancestrale de l’Eglise vis-à-vis des juifs, les prédécesseurs de François.

[youtube.com/watch?v=BkeaWNH2kCE]

Le cardinal Bergoglio avait des liens étroits

avec la communauté juive,

n’ayant pas hésité à participer

 à des offices de Hanoucca ou de Seli’hot !

Quant à la liturgie, là on peut s’attendre à du très folklorique, frisant même avec les pires aberrations conciliaires, et l’on risque sans aucun doute d’assister à des cérémonies qui nous rappelleront les plus extravagantes audaces, et les grandes heures carnavalesques, de Jean-Paul II ou de Paul VI.

III. Un pape choisi pour sauver Vatican II !

Il convient de voir le contexte pour comprendre la logique qui a conduit le pape François jusqu’au trône de Pierre. En effet cette élection survient après la déception des fruits attendus du concile qui se sont avérés une catastrophe, et une série continue de scandales en tous domaines (chute des vocations, corruption, pédophilie, homosexualité, lutte entre les cardinaux, etc.), qui se sont amplifiés depuis 1965, et ont été constamment au cœur du pontificat de Benoît XVI.

Déçus des perspectives du concile, ceux qui en furent les concepteurs directs, c’est-à-dire la plupart des cardinaux actuels, et en particulier Joseph Ratzinger, ne peuvent se résoudre à accepter l’échec de leur projet. Dès lors la renonciation de Benoît XVI pourrait très bien se révéler comme un plan parfaitement orchestré, de façon à ce que soit évitée absolument une rupture tant redoutée avec Vatican II, après la disparition du pontife qui succéda à Jean-Paul II.

L’élection du pape François survient

après l’immense déception des fruits attendus du concile

qui se sont avérés une catastrophe.

La réflexion d’un spécialiste du Vatican prend tout son sens : « Ceux qui le connaissent personnellement ne peuvent imaginer un instant que Benoît XVI aurait démissionné pour mieux contrôler sa succession. » (Jean-Marie Guénois, Le Figaro du 13 février 2013).

C’est pourquoi, comme l’écrit avec pertinence Frère Bruno de Jésus :

« Il y a en effet tout lieu de penser que Benoît XVI a conçu que son devoir de « père et défenseur du Concile » était de sacrifier la gloire et les honneurs de la charge pontificale pour mieux assurer la fidélité de l’Église au Concile. Lui, affaibli par l’âge, mais toujours présent, dans l’ombre du conclave puis à l’ombre du dôme de Saint-Pierre, n’est-ce pas la meilleure manière de s’assurer de la “ continuité ” de son successeur, d’empêcher la “ rupture ” redoutée d’une remise en cause de ce qu’il appelle maintenant « le Concile réel » ? (…) C’est à quoi il s’est attaché tout particulièrement dans les derniers mois de son pontificat, en préparant sa retraite et en créant les conditions adéquates à la fidélité au Concile de l’élu du conclave(Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle, n°126, mars 2013). [4]

Pour les modernistes Vatican II doit rester

la « boussole » de l’Église, un « fondement » (sic)

« constitué par les documents du concile…»

Plus que jamais le sauvetage de Vatican II est la préoccupation principale de l’Eglise actuelle, ce qui explique les incessants rappels de Benoît XVI, comme lors du dernier Synode des évêques, qui insista sur ce concile regardé comme la « boussole » de l’Église, un « fondement » (sic) «constitué par les documents du concile Vatican II…» On se souviendra par ailleurs, qu’au micro de Radio-Vatican Benoît XVI, questionné au sujet des négociations avec la Fraternité Sacerdotale saint-Pie X, avait tenu à préciser : « On ne peut être catholique que si l’on reconnaît pleinement la foi de l’Église ; celle-ci inclut le magistère dans lequel le concile Vatican II joue un rôle particulièrement important…»

Conclusion

Comment donc s’étonner que l’ultra moderniste Hans Küng, qui est pour le sacerdoce des femmes, les prêtres mariés, etc., décrive le pape François comme « le meilleur choix» pour l’Eglise » [5], au moment où le biographe de Joseph Ratzinger, Peter Seewald, affirme : «Le pape Benoît a préparé le terrain et ouvert la route. François va continuer à la suivre, en donnant la priorité à la nouvelle évangélisation, à la révélation du message de l’amour et de la fraternité. On pourrait peut-être dire que Jean-Paul II a maintenu et stabilisé dans la tempête le navire de l’Eglise. Benoît XVI a purifié ce navire, il a instruit l’équipage et l’a ramené sur la bonne route. François va mettre en marche les moteurs et mener le navire dans la mer de notre temps. Ce ne sera pas facile. » [6].


François a été élu pour mettre en marche

les « moteurs » du projet moderniste de Vatican II,

et « mener le navire » de l’Eglise « dans la mer de notre temps ».

 

 La nomination du pape François ne s’est pas improvisée, elle répond à un ordonnancement méthodique et calculé de près :

« Le 7 décembre, Benoît XVI nommait son secrétaire particulier, Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison pontificale. Sachant que cette fonction donne la haute main sur l’organisation de l’agenda du Pape et sur ses audiences, on ne peut que s’étonner de voir Benoît XVI l’imposer à son successeur. D’autant que Mgr Gänswein reste le secrétaire particulier de Benoît XVI, après sa démission. Il cumule donc les deux fonctions. Le Pape a en effet élu comme lieu de résidence pour sa retraite le couvent Mater Ecclesiæ, aménagé par Jean-Paul II dans les jardins du Vatican pour recevoir une dizaine de religieuses de nationalités différentes se relayant de cinq ans en cinq ans, avec la mission de soutenir le travail du Pape par leur prière. Désaffecté, le couvent a été réaménagé pour recevoir le Pape démissionnaire, son secrétaire et quelques familiers. C’est donc sans aucune concertation avec son successeur que Benoît XVI a choisi son lieu de résidence, agissant comme s’il était encore souverain. « Décidé à vivre caché du monde, il n’entend pas vivre en reclus », a précisé le porte-parole du Vatican. Et de toute manière, il sera tenu au courant de toutes les activités du nouveau pape… par Mgr Gänswein. » [7]

De ce fait, n’en doutons pas un seul instant, le jésuite Jorge Mario Bergoglio, devenu le pape François, va suivre fidèlement une partition écrite et établie, selon un tempo de « renouvellement » tracé par celui qui l’a précédé dans sa charge, et qui s’est précisément retiré pour que quelqu’un, selon ses vues, mette en musique et accomplisse, avant qu’il ne soit trop tard, le projet moderniste du concile de Vatican II !

Reste que la charge pontificale relève d’un mystère particulier, par le fait qu’elle participe du droit divin, où l’élu peut être bénéficiaire d’une grâce secrète capable de transformer son intelligence de la foi, et le ramener ainsi entièrement vers la Tradition catholique.

Pour cela il faudra beaucoup prier, et placer comme toujours notre espérance en Dieu seul…

Le-pape-Francois-

Le pape François a choisi de conserver les armoiries

et la devise de son épiscopat.

Comme l’avait fait Benoît XVI, ces armoiries seront surmontées

non de la tiare mais d’une mitre épiscopale.

Notes.

1. Lors de sa nomination, il refusa que ses compatriotes se rendent à Rome pour assister aux  festivités qui accompagnent généralement la remise de ces dignités ecclésiastiques, et demanda à ce que le produit de la quête pour payer les billets d’avion soit redistribué aux pauvres. Pour manifester de son souci des malheureux et des malades, le Jeudi saint de l’année de sa nomination, on le vit laver les pieds de douze personnes atteintes du SIDA à l’hôpital Francisco Muniz de Buenos Aires.

2. Au titre des innovations œcuméniques, et pour la  première fois  depuis le schisme, le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier assistera à la messe inaugurale du pontificat du pape François, accompagné du métropolite Zizoulias, co-président de la Commission pour le dialogue théologique entre l’Eglise romaine et l’Eglise orthodoxe, du métropolite d’Argentine et du métropolite d’Italie.

3. Son nom de règne indique à présent le bureau du Saint-Siège, est « simplement » François. Mais si les médias l’ont désigné dans un premier temps sous le nom de François Ier, c’est que Radio Vatican, « de manière anachronique et trop hâtive » (sic) selon le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Mgr Frederico Lombardi, l’a désigné comme tel. Le Saint-Siège a depuis fait savoir que le pape ne serait appelé officiellement — et rétrospectivement — François Ier que le jour où l’un de ses successeurs choisira le nom de François II (cf. AFP).

4. Le 2 juillet 2012, précise Frère Bruno de Jésus : « Benoît XVI accepta la démission du cardinal Levada, qui lui avait succédé à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Se sachant près de démissionner, il aurait été normal qu’il la refuse pour laisser au nouveau Pape le choix du successeur pour ce poste si important. Au contraire, il y nomma un ami et homme de confiance : l’évêque de Ratisbonne, Mgr Gerhard Ludwig Müller, théologien allemand prolixe, à qui Benoît XVI avait confié personnellement le soin de la publication de ses œuvres complètes. Ancien élève de Gustavo Guttierez, le fondateur de la “ théologie de la libération ”, et n’ayant rien renié de ses convictions à ce sujet, d’ailleurs partagées par le cardinal Ratzinger, comme notre Père l’avait remarqué, on peut compter sur le nouveau Préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi pour faire obstacle à toute remise en cause de l’orthodoxie du Concile ! »

5. La Repubblica, 14 Mars, 2013.

6. Corriere della Sera, 17 mars 2013. Dans cet entretien, le biographe de Joseph Ratzinger,  Peter Seewald, rajoute : «Benoît XVI s’est imaginé comme la fin de l’ancien et le début du nouveau. Pour ainsi dire, il a construit un pont. Ce ne sera pas un retraité qui se consacre au jardinage. « Je ne suis pas descendu de la croix« , furent ses paroles. Avec la foi, la méditation et la prière, il nous donnera un exemple de ce qui nous manque tellement aujourd’hui, à l’Eglise et à nous. Et si à présent il restera silencieux, n’oublions pas que, parfois, le silence peut faire beaucoup de bruit».

7. La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle, n°126 – Mars 2013.

40 commentaires leave one →
  1. Pélikan permalink
    19 mars 2013 00:54

    Jorge M. Bergoglio n’a pas objectivement l’intention de gouverner l’Église en acceptant le Souverain Pontificat, au point que le soir de l’élection il s’est lui-même présenté, non comme Pape, mais comme “l’évêque de Rome”.

    Voici un extrait du Communiqué de l’Institut Mater Boni Consilii concernant l’élection de Jorge M. Bergoglio

    « Si le Grand Orient d’Italie, et même plus cette organisation maçonnique très particulière qu’est le B’naï B’rith (Fils de l’Alliance), se sont vivement réjouis du choix fait en la personne de Jorge Mario Bergoglio, le monde catholique au contraire pleure non seulement parce qu’il est encore privé d’un vrai, authentique et légitime successeur de Pierre et vicaire du Christ, mais aussi parce que – en châtiment pour nos péchés et pour d’autres motifs insondables – celui qui occupe le Siège Apostolique est un véritable ennemi intérieur de l’Église catholique. »

    http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=news&op=news_show_category&idc=1

  2. Xavier permalink
    19 mars 2013 10:38

    Vous avez raison la renonciation de Benoît XVI qui a surpris tout le monde, n’est sans doute qu’un plan orchestré de façon à ce que soit évitée la rupture avec Vatican II…..

    Les choses s’éclairent !

  3. Charles permalink
    19 mars 2013 10:51

    Le Siège de Pierre est toujours vacant! Le réveil va être plus que douloureux…..
    Et la Question nous en délivre quelques prémisses…….
    Comprendront-ils un jour que l’Eglise de Notre-Seigneur est complètement éclipsée par un ennemi puissant, rusé et redoutable???? Pas si sûr…..

  4. Vehementer permalink
    19 mars 2013 11:35

    L’Eglise moderne ne lâchera jamais les erreurs de Vatican II, ou alors il faudra un bouleversement terrible capable de lui faire abandonner les folies idéologiques du dernier concile.

    Pour l’heure François a été nommé (et la ficelle est grosse…) pour que la partition ne soit pas changée…c’est évident !

  5. 19 mars 2013 12:43

    Chers frères et sœurs !

    Je remercie le Seigneur de pouvoir célébrer cette Messe de l’inauguration de mon ministère pétrinien en la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie et Patron de l’Église universelle : c’est une coïncidence très riche de signification, et c’est aussi la fête de mon vénéré Prédécesseur : nous lui sommes proches par la prière, pleins d’affection et de reconnaissance.

    Je salue avec affection les Frères Cardinaux et Évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses et tous les fidèles laïcs. Je remercie de leur présence les représentants des autres Églises et Communautés ecclésiales, de même que les représentants de la communauté juive et d’autres communautés religieuses. J’adresse mon cordial salut aux Chefs d’État et de Gouvernement, aux Délégations officielles de nombreux pays du monde et au Corps diplomatique.

    Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné le bienheureux Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle » (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1).

    Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus.

    Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait

    prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création !

    La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu !

    Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme.

    Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse ! Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !

    Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits, ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25, 31-46). Seul celui qui sert avec amour sait garder !

    Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4, 18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous- mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu.

    Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné !

    Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.

    http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/l-homelie-de-l-intronisation-du-pape-francois-19-03-2013-37977_16.php

    • Sulpice permalink
      19 mars 2013 21:38

      C’est un discours de moralité édifiante, certes beau et respectable, mais c’est un peu juste pour un Pape sur le plan doctrinal……il y manque toute la dimension théologique que l’on est en droit d’attendre du chef de l’Eglise….

      Quant à cette précision : « nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre…. », une fois encore on a l’impression que ce François a peur du mot « PAPE »…..qu’on ne l’a pas entendu prononcer une seule fois depuis son élection !

    • Franck permalink
      19 mars 2013 22:51

      @Sulpice

      Un peu court.. peut-être pour vous, mais accessible à de nombreux cœurs. C’est un langage qui peut-être entendu par beaucoup de monde y compris en dehors de l’Eglise. N’oublions pas que dans sa première homélie, le pape François a parlé d’évangélisation et de témoignage du christ en action. Déjà deux homélies et il ne craint pas de mettre le christ au centre. De même, deux fois qu’il rapproche Marie et l’Eglise « son image et son modèle ».
      Les travers que l’homme doit s’efforcer de combattre: « Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! » et les sentiments qu’il doit promouvoir:  » de la bonté, de la tendresse ! »

    • Calixte permalink
      20 mars 2013 11:12

      Sulpice,

      Il est normal que François, premier de ce nom quoi qu’en dise de façon embrouillée le bureau du Saint-Siège, ne rentre pas dans de grands développements doctrinaux, son rôle n’est pas, et ne sera pas celui-là. Il est installé pour « incarner » l’esprit du concile et le mettre en musique. La partition est pré-écrite, sa fonction est d’être un interprète en y mettant une touche appuyée de tendresse, de bonté et d’amour des pauvres, à mi-chemin entre Soeur Emmanuelle et l’abbé Pierre, tout ce qu’adorent les paroissiens conciliaires et les médias de notre société du spectacle caritatif.

      Contrairement à ses prédécesseurs, théologiens modernistes de haut vol, qui furent les idéologues de Vatican II, notamment Jean-Paul II et Benoît XVI, François n’a même pas assisté au concile, il en a vécu les fruits empoisonnés dans sa lointaine Argentine, et en a appliqué, avec un grand zèle, toutes les vues modernistes.

      Ce pape sera une « image » active de la pensée de Benoît XVI, qui va continuer dans les coulisses de son prétendu « retrait », à manoeuvrer et indiquer la ligne à suivre au sein même du Vatican.

      Retenez bien ceci : « Décidé à vivre caché du monde, il n’entend pas vivre en reclus » a précisé le porte-parole du Vatican….sans compter qu’il sera tenu au courant de toutes les activités du nouveau pape par Mgr Gänswein, secrétaire particulier de Benoît XVI, que ce dernier a nommé avant sa renonciation…. préfet de la Maison pontificale !

  6. 19 mars 2013 12:50

    Paul VI dernier Pape à avoir été couronné !

    • Gerdil permalink
      19 mars 2013 23:25

      L’appellation officielle de la cérémonie d’intronisation du pape est :

      « Cérémonie d’ouverture du ministère pétrinien de l’évêque de Rome ».

    • Lozère permalink
      19 mars 2013 23:28

      A signaler que le cérémonial traditionnel organisait le « couronnement » du pape sur les marches de la basilique puis à la loggia qui surmonte l’atrium de Saint-Pierre.

      Interrompu avec la chute du pouvoir temporel du pape, en 1870, l’usage fut restauré après les accords du Latran (1929) pour les couronnements de Pie XII et de Jean XXIII.

      Paul VI, dernier pape couronné comme on le voit dans cette vidéo, reçut la tiare sur les marches de la basilique vaticane, où avait été dressé son trône pour la messe célébrée en plein air.

  7. Medina Celli permalink
    19 mars 2013 22:20

    « L’Esprit-Saint n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine, mis pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le Dépôt de la Foi. » (Constitution Pastor Aeternus)

  8. Pie permalink
    19 mars 2013 22:49

    Rappelons tout de même, que Mgr Lefebvre mit fin aux relations avec Rome en ces termes en 1988, en décidant de procéder au sacre des évêques de la Fraternité :

    « Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de réformer le concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. » (Fideliter sept.-oct. 1988).

  9. Daniel permalink
    20 mars 2013 08:53

    Pour le coup, ce texteMarcelo Gonzalez, du « Panorama Catolico Internacional», qui connaît bien l’Église d’Argentine nous parle du nouveau pape :

    Une horreur !

    De tous les cardinaux impensables, Jorge Mario Bergoglio est peut-être le pire. Non seulement parce qu’il professe des doctrines contre la foi et la morale, mais parce que, à en juger par son travail comme archevêque de Buenos Aires, la foi et la morale ne le concernent pas.

    Ennemi juré de la Messe Traditionnelle, il a seulement autorisé des imitations de celle-ci et l’a mise entre les mains d’ennemis de l’ancienne liturgie. Il a persécuté tout prêtre qui faisait un effort pour porter la soutane, prêcher avec fermeté, ou qui était simplement intéressé par Summorum Pontificum.

    Célèbre pour son inconsistance (et à certains moments pour l’obscurité de ses discours et de ses homélies), accoutumé à utiliser des expressions triviales (le mot anglais est « coarse » qui veut dire grossier), démagogiques et ambigües, on ne peut dire que son magistère est hétérodoxe mais plutôt inexistant tant il est confus.

    Son entourage à l’évêché de Buenos Aires, à l’exception de quelques prêtres, n’a pas été caractérisé par la vertu de leurs actions. Plusieurs sont sérieusement suspectés de comportements immoraux.

    Il n’a manqué aucune occasion pour prêter sa cathédrale aux protestants, Musulmans, Juifs et même à des groupes partisans au nom d’un impossible et inutile dialogue interreligieux. Il est célèbre pour ses rencontres avec des protestants, au stade (ou arène) Luna Park, avec le père Cantalamessa, prédicateur de la Maison Apostolique, il a été « béni » par des ministres Protestants, dans un acte d’adoration commun par lequel il a , dans la pratique, accepté la validité des « pouvoirs » des télépasteurs.

    Cette élection est incompréhensible ; il n’est pas polyglotte, il n’a aucune expérience de la curie.
    Il est relâché dans sa doctrine et en matière liturgique, il n’a pas lutté contre l’avortement et seulement très faiblement contre le mariage homosexuel (approuvé sans pratiquement aucune opposition de la part de l’épiscopat), il n’a pas la classe pour honorer le trône pontifical. Il n’a jamais lutté pour rien d’autre que pour rester en position de pouvoir.

    Cela ne peut pas être ce que Benoît voulait pour l’Église. Et il ne semble avoir aucune des conditions requises pour continuer son travail.

    Puisse Dieu aider son Église. On ne peut jamais écarter, aussi humainement difficile que cela paraisse, la possibilité d’une conversion… mais cependant l’avenir nous terrifie

  10. Charles permalink
    20 mars 2013 20:01

    CALIXTE, en peu de mots, nous livre quelques clés de « l’innommable » qui usurpe le trône de Pierre:
    1/Bergoglio incarneet e interprète le « Concile » V.II
    2/ Bergoglio applique avec zèle les vues modernistes!
    3/ Bergoglio est une « IMAGE ACTIVE » (sic!) de la pensée de Benoit XVI…autrement dit un pantin ou un homme de paille….
    4/Bergoglio va recevoir ses ordres et manoeuvrer selon la ligne qui lui sera dictée.

    Fermons le ban!!!! Non seulement le siège de Pierre est plus que vacant mais c’est un affidé de la secte conciliaire démoniaque qui usurpe ce siège en utilisant l’illusion diabolique de la « tendresse » (SIC!!!) et de la fausse charité et pauvreté!
    Craignons le pire!!!
    Prions et faisons pénitence!

  11. Gerdil permalink
    20 mars 2013 21:48

    Je suis pas certain Charles…..que Calixte aboutisse à la même conclusion que vous, surtout la première proposition : « le siège de Pierre est plus que vacant »…

    Pour le second point, là je crois qu’on peut être en accord : « c’est un affidé de la secte conciliaire démoniaque qui usurpe ce siège… »

    Quoique « usurper » soit un peu fort….disons que le Siège de Pierre devrait normalement, si les choses étaient en conformité avec la foi, être occupé par un bon pape attaché à la Tradition de l’Eglise…

  12. Vehementer permalink
    20 mars 2013 22:02

    Sage avertissement :

    « Chers prêtres de la FSSPX, si vous ne voulez pas être avalés vivants par la Rome du Nouvel Ordre, je vous conseille en toute douceur de réagir. Faites savoir à vos Supérieurs, aussi discrètement que vous le souhaitez mais en termes clairs, que vous ne voulez n’avoir rien, mais vraiment rien, à faire avec la Rome Conciliaire, tant qu’elle n’abandonne pas clairement le mortel Concile. »

    Kyrie eleison +

    Mgr Williamson, Commentaire Eleison du 16/02/2013

    http://ripoublik.com/2013/02/lultime-main-tendue-de-la-commission-ecclesia-dei-a-la-fsspx-avant-le-depart-de-benoit-xvi/

  13. Charles permalink
    21 mars 2013 00:26

    Gerdil aime les paroles édulcorées et prudentes…..Je maintiens plus que jamais les miennes!
    Quant à Vehementer qui cite Mgr Williamson, il eut mieux valu formuler de cette manière le « sage avertissement  » en question:

    « Chers prêtres de la FSSPX, si vous ne voulez pas être avalés vivants et vous damner par la grâce de la Rome apostate, je vous conseille de réagir avec violence et de quitter la fascination que vous avez encore pour elle car cela vous rappelle la Sainte Eglise catholique dont vous ne voulez pas voir qu’elle est éclipsée et sera bientôt conduite au sépulchre.
    Faites savoir à vos supérieurs, en le criant s’il le faut sur les toits, que vous n’avez plus rien de commun avec cette rome apostate, ce pontife de la secte conciliaire, antre de Satan, qui a commis le péché contre l’Esprit saint, péché irrémissible et que vous renoncez en tous points aux erreurs, hérésies et esprit schismatique de la Fraternité qui neutralise la grâce sanctifiante dont vous devriez bénéficier en raison même de votre sacerdoce et/ou de votre consécration épiscopale. Kyrie Eleison! car les châtiments sont au-dessus de nos têtes et le bras de Notre-Seigneur se fait de plus en plus lourd. »
    Mgr Williamson, catholique et évêque repenti.

  14. Gerdil permalink
    21 mars 2013 10:56

    Eh bien Charles, vous voilà inspiré…on dirait le prophète Jérémie ! 😦

    Reste que ce qui sous-tend votre thèse et celle de vos amis, à savoir que « la Sainte Eglise catholique est éclipsée et sera bientôt conduite au sépulcre… » contredit absolument les promesses du Christ, qui ne l’oublions-pas est le fondateur de l’Eglise et veille sur elle du haut du ciel, ce qui doit nous encourager à ne pas désespérer et tenir bon en croyant en la force de la Divine Providence : “Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.” (Mt. XVI, 18).

    Hors de l’Eglise point de salut !

  15. Providas Romanorum permalink
    21 mars 2013 11:11

    Les douze coups de minuit ont sonné, pour reprendre le titre de l’article de grand poids de Jean-Marie Guénois, publié dans son blogue du Figaro, appelant Mgr Fellay à sa responsabilité devant l’histoire.

    Rome, d’ailleurs avait déjà pris acte de l’échec réciproque. Après une dernière tentative pour que le pape « sortant » puisse concéder à Mgr Fellay une Prélature personnelle universelle (lettre du 8 janvier lui laissant un délai de 6 semaines, soit jusqu’au 22 février, restée en vigueur après la démission de Benoît XVI), la Commission Ecclesia Dei a fini par jeter l’éponge : « Nous n’attendons pas de réponse ; le futur pape verra ce qu’il veut faire ». Quant il en aura le loisir. Et s’il en a l’envie.

    http://www.riposte-catholique.fr/summorum-pontificum-blog/enquete-et-analyse/mgr-bernard-fellay-le-rendez-vous-manque-avec-lhistoire#.UUrcRRy_WZ8

  16. Daniel permalink
    21 mars 2013 13:43

    Pape, évêques, curie. Les réformes à venir
    Un « conseil de la couronne » autour du pape, composé de cardinaux provenant des cinq continents. Une cure d’amaigrissement drastique pour les services. Un tournant pour l’IOR. Les nouveautés et les inconnues du pontificat de François

    par Sandro Magister

    http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350472?fr=y

  17. 22 mars 2013 20:38

    Son tableau préféré?

    La Crucifixion blanche de Chagall, «l’une des plus belles qu’on ait peintes à son goût» (dixit Le Père Ricardo Crisólogo) parce que la Passion y est sereine et nimbée d’espérance.»

    Voilà à quoi ça ressemble :

    • Charles permalink
      23 mars 2013 01:06

      C’est édifiant, effectivement! La Synagogue de Satan y est très présente….Tout autre commentaire devient superfétatoire!!!

    • Vehementer permalink
      24 mars 2013 17:12

      Oeuvre abominable, et injurieuse pour Notre Seigneur !

  18. 22 mars 2013 21:23

    Le pape François a fixé vendredi comme priorité de son pontificat la lutte contre les pauvretés matérielle et spirituelle, et déclaré vouloir intensifier le dialogue avec l’islam et les non-croyants, dans son premier discours devant le corps diplomatique.

    Dans ce discours prononcé dans la salle royale du palais pontifical, l’ancien cardinal Jorge Bergoglio a choisi de parler en italien, délaissant le français, langue diplomatique dans laquelle ses prédécesseurs s’exprimaient, marquant ainsi une nouvelle rupture avec les traditions.

    Devant les représentants des 180 pays accrédités auprès du Saint-Siège, François n’a pas évoqué les crises internationales ou un problème en particulier. Mais il a indiqué sa priorité : il faut « lutter contre la pauvreté soit matérielle, soit spirituelle », a-t-il insisté, se référant de nouveau à saint François d’Assise.

    « Il y a encore tant de pauvres dans le monde, et ces personnes rencontrent tant de souffrances », a-t-il dit, en demandant aux Etats de reconnaître « l’œuvre généreuse des chrétiens » qui sont engagés dans le monde pour alléger ces souffrances. Il a également dit vouloir lutter contre « la dictature du relativisme », une formule du « cher et vénéré » Benoît XVI, « qui laisse chacun comme mesure de lui-même et met en péril la convivialité entre les hommes »

    François a affirmé par ailleurs vouloir « intensifier le dialogue avec l’islam » et les non-croyants et « construire des ponts », en soulignant le sens du terme « pontife », « constructeur de ponts avec Dieu et entre les hommes ».

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/22/la-lutte-contre-la-pauvrete-priorite-du-pape-francois_1852689_3214.html

  19. 27 mars 2013 01:24

    DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
    AUX REPRÉSENTANTS DES ÉGLISES ET DES COMMUNAUTÉS ECCLÉSIALES,
    ET DES DIFFÉRENTES RELIGIONS

    Salle Clémentine
    Mercredi 20 mars 2013

    Extraits :

    « Ensemble avec vous, je ne peux oublier tout ce que ce Concile a signifié pour le cheminement œcuménique. Il me plaît de rappeler les paroles que le bienheureux Jean XXIII a prononcées, lui dont nous nous rappellerons dans peu de temps le 50ème anniversaire de son décès. Il a dit dans son discours inoubliable d’ouverture : « L’Église catholique estime que son devoir est de faire tous ses efforts pour que s’accomplisse le grand mystère de cette unité que Jésus-Christ, à l’approche de son sacrifice, a demandée à son Père dans une ardente prière; et elle éprouve une douce paix à savoir qu’elle est étroitement unie à ces prières du Christ » (AAS 54 (1962), 793). Ce Pape Jean !

    Et maintenant, je m’adresse à vous, distingués représentants du peuple juif, auquel un lien spirituel très spécial nous unit puisque, comme l’affirme le Concile Vatican II : « L’Église du Christ reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent déjà, selon le mystère divin du salut, dans les patriarches, Moïse et les prophètes » (Décl. Nostra aetate, 4). Je vous remercie pour votre présence et j’ai confiance qu’avec l’aide du Très-Haut, nous pourrons poursuivre avec profit ce dialogue fraternel que le Concile a souhaité (cf. ibid.) et qui s’est effectivement réalisé, portant des fruits non négligeables, spécialement au cours des dernières décennies. »

    http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2013/march/documents/papa-francesco_20130320_delegati-fraterni_fr.html

  20. Medina Celli : La Fausse Humilité de l’Hérésie ! permalink
    2 avril 2013 12:54

    La Fausse Humilité de l’Hérésie !

    « laver les pieds à des personnes qui n’ont pas foi dans le christ, y compris au cours des cérémonies solennelles du jeudi saint, est une aberration liturgique.

    répéter cette action prophétique et sacrée de notre seigneur sur des personnes qui, en outre, professent une religion fausse et blasphématoire est une bouffonnerie et un sacrilège.

    la prétendue humilité que l’on entend afficher ainsi est absolument fausse.

    L’humilité, cela consiste en fait à s’agenouiller devant la Vérité et à enseigner qu’en dehors d’elle, nul ne peut faire son salut ; ce n’est pas confirmer des infidèles dans leurs fausses croyances pour complaire aux sensibilités dévoyées des foules en accomplissant des gestes démagogiques.

    Peut-on penser qu’il est catholique et conforme à la volonté de Jésus-Christ de présenter cette dernière, parmi les solennités de la Semaine Sainte, vidée de son contenu chrétien et au comble de la pusillanimité mondaine et hérétique, en mettant de jeunes musulmans à la place qui fut celle des Apôtres ?

    Le dessein de Bergoglio n’est autre que d’évacuer la substance catholique et de la remplacer par une autre substance, syncrétiste, mondaine, maçonnique et, de plus, éloignée de la véritable humilité, le tout dans le cadre d’une des solennités liturgiques les plus majestueuses et les plus importantes de l’Église catholique. »

    http://wordpress.catholicapedia.net/?p=7142

  21. FemaleTemplarWarrior permalink
    5 avril 2013 15:08

    Le pape François est à l’image de la véritable église et de Jésus. Puisse t’il construire une église d’amour et de paix!
    Vive Jésus-Christ, vive le pape François,!

    • Coeur de maman permalink
      7 avril 2013 21:24

      Merci beaucoup pour ce dernier message inspiré de l’Esprit Saint !

    • 8 avril 2013 21:24

      Coeur de maman, oui le pape François est très saint. Que dis-je?! Il est d’une sainteté infinie. Il n’est pas évêque. Il n’est même pas prêtre. Il célèbre depuis plus de 40 ans l’office de Satan, la nouvelle messe. Etc.
      Et son «église d’amour et de paix», aussi connue comme LA NOUVELLE EGLISE DES TENEBRES (http://resistance-catholique.org/articles_html/2013/MGR-DELASSUS_ch.-64-et-65.html), va disparaître pendant la première moitié de ce siècle.

  22. 9 avril 2013 00:04

    Pour Michael Brendan Dougherty, correspondant pour The American Conservative (en anglais) et auteur d’un éditorial publié par Slate, « il s’agit sans doute du pire choix possible, pour tous ceux qui voient dans la nouvelle liturgie une atteinte à la profondeur théologique et à la beauté rituelle de la messe tridentine. » Autrement dit, François n’a que faire du retour aux sources qu’ils prônent. « Quelques petits accrocs dans la tradition liturgique opérés lors de l’annonce de son élection pourraient aussi annoncer un pontificat à la Jean-Paul II, fait d’indiscipline et de tâtonnements ; un reproche tacite fait à Benoît XVI », décrypte-t-il.

    Ainsi, parce qu’il s’inscrit dans la continuité de Jean-Paul II, puis de Benoît XVI, François est rebaptisé « Jean-Paul IV » par un autre internaute. Pas franchement un compliment : « On a vu apparaître ‘Jean-Paul IV’ en simple soutane blanche, pourtant entouré de cardinaux en mozette [courte pèlerine portée par certains ecclésiastiques] », relève-t-il. Et quand il s’incline, demandant à la foule sa bénédiction ? « C’est exactement comme si ‘Jean-Paul IV’ avait demandé au ‘peuple de Dieu’ son investiture avant de prendre l’étole pastorale symbole d’autorité, une fois l’investiture reçue. Voilà qui promet… »

    « La libération de la messe traditionnelle en latin, voulue par Benoît XVI, et les révisions faites à la nouvelle messe vernaculaire, n’ont absolument pas été appliquées dans le propre diocèse du cardinal Bergoglio », accuse à son tour Michael Brendan Dougherty.

    http://www.francetvinfo.fr/francois-alias-jean-paul-iv-le-pape-qui-exaspere-deja-les-tradis_281453.html

  23. lydiane permalink
    26 avril 2013 19:53

    Je suis catholique , baptisee et communiee et je vous ecris pour vous dire au secour! Muchas gracias

  24. Turbato corde permalink
    24 janvier 2014 17:07

    Frère Bruno de la CRC nous communique son enthousiasme pour notre bon pape François. Cette analyse, étayée sur les faits et les textes, montre que le Pape réoriente prudemment l’Église dans les voies d’une salutaire Contre-Réforme, sous le couvert de saint François et saint Ignace. La pensée politique du pape François, frère Bruno est le premier à le démontrer, est empreinte d’un nationalisme religieux proche de celui de l’abbé de Nantes, en vigoureuse réaction contre le mondialisme anglo-saxon.

  25. 11 novembre 2014 11:47

    Le pape François a limogé le cardinal Raymond Leo Burke, chef de file des conservateurs, de ses fonctions de préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la cour de cassation du Vatican.

    Au Vatican, la vengeance est un plat qui se mange… chaud. Moins d’un mois après la clôture du synode sur la famille, le pape François a limogé le cardinal Raymond Leo Burke, chef de file des conservateurs, de ses fonctions de préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la cour de cassation du Vatican. Sa nomination au poste de cardinal patron de l’ordre souverain de Malte ne trompe personne, puisqu’il s’agit d’un titre honorifique qui le met totalement à l’écart de la curie romaine.

    Âgé de 66 ans – la force de l’âge pour un cardinal -, nommé archevêque de Saint-Louis du Missouri par Jean-Paul II, Raymond Leo Burke est considéré comme un proche de Joseph Ratzinger et il est très populaire parmi les traditionalistes.

    Ardent défenseur de la messe tridentine, il collectionne les « galero », le chapeau cardinalice rouge aboli par le concile Vatican II.

    Durant le synode, le cardinal américain s’était opposé à toute évolution de la morale sexuelle de l’Église. Mais au-delà de ses opinions, partagées par de nombreux autres prélats, il n’avait pas craint de s’en prendre directement au pape François. « Le pape a fait beaucoup de mal au synode en ne disant pas ouvertement quelle est sa position. Comme pasteur universel, il doit servir la vérité. Le pape n’est pas libre de changer la doctrine sur l’immoralité des actes homosexuels, l’indissolubilité du mariage ou toute autre doctrine de la foi. »

    Évoquant « une Église sans gouvernail », il n’avait pas écarté un risque de schisme « si le synode allait contre l’enseignement de l’Église ». Un combat dont il connaissait les dangers. Il avait d’ailleurs lui-même évoqué le risque de son limogeage. Raymond Leo Burke a été remplacé par l’évêque français Dominique Mamberti.

    Et la purge n’est pas terminée !

    S’il est le plus en vue, Raymond Leo Burke n’est pas le premier prélat conservateur limogé par l’évêque de Rome après le synode. Le 5 novembre dernier, les deux secrétaires de la Congrégation du culte divin, Anthony Ward et Juan-Miguel Ferrer Grenesche, ont été remerciés. Et la purge n’est pas terminée. Pourtant nommé par le pape François préfet du secrétariat pour l’Économie et membre du Conseil de la Couronne – les neuf cardinaux chargés d’étudier la réforme de la curie -, le cardinal George Pell est tombé en disgrâce pour des choix liturgiques préconciliaires et pour s’être prononcé contre la communion aux divorcés remariés. Le maroquin du ministre de l’Économie du Vatican est menacé.

    Désormais, l’ultime représentant des conservateurs dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane est le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation de la foi. Si sa voix est isolée, elle est néanmoins capitale, car c’est en « gardien du dogme » que le patron de l’ancien Saint-Office s’est prononcé contre les ouvertures en faveur des homosexuels ou de la communion des divorcés remariés.

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