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L’homélie censurée de l’Abbé Eric Iborra

3 février 2014

Requiem-Louis-XVI- IILouis XVI

Messe solennelle de Requiem pour le Roi Louis XVI

Le 21 janvier 2013, voyait le 220e anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI, et le 20e anniversaire de la célébration du requiem pour le Roi à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX). La Schola Sainte Cécile  interprétait à cette occasion la messe de Requiem de Cherubini, commandée en 1816 par Louis XVIII en la mémoire du Roi-Martyr.

La messe fut célébrée par l’abbé Eric Iborra, qui prononça l’an dernier, une homélie, avant que ne soit lu le testament du roi martyr. Cette homélie avait été ensuite publiée, comme de coutume, sur le site de la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile. Or, Mgr Renaud de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, d’autorité, demanda le retrait pur et simple de cette homélie remarquable en bien des aspects, mettant en lumière l’état de profonde corruption des institutions républicaines, et l’évidente désorientation de la société contemporaine, livrée aux funestes poisons de l’antichristianisme, destructeur de la famille.

Nous reproduisons donc, dans son intégralité, l’homélie de M. l’abbé Eric Iborra qui fut censurée, de sorte que chacun puisse en méditer utilement les analyses :

abbé éric iborra

« Contre la destruction programmée et progressive

des institutions du droit naturel. »

Abbé Iborra (au centre) – paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile,

Ve dimanche après Pâques, 2013.

« J’imagine que vous étiez nombreux, il y a huit jours, à piétiner les pelouses du Champ-de-Mars. Nombreux aussi peut-être, il y a vingt ans, en un autre lieu emblématique de l’ancienne France, sur la place de la Concorde. Pour commémorer, avec émotion et recueillement, le bicentenaire de la mort du Roi, cette montée à l’échafaud que Jean Raspail nous avait rappelée, pas à pas, avec tout son talent de conteur, dans un article du Figaro-Magazine qui m’avait arraché des larmes. Et je me souviens, tandis que je déposai une fleur blanche – les lis étant devenus introuvables ce jour-là – du regard narquois de certains passants. Ce qui m’avait marqué à l’époque, c’était la division des Français. Les uns vivaient un deuil, un deuil qu’ils ressentaient comme national. Les autres s’en moquaient, et parfois avec la dernière des vulgarités.

Ce sentiment de division que j’ai alors éprouvé, n’est pas, je crois, quelque chose d’accessoire, lié à un fait divers de l’histoire. C’est l’expression d’un événement fondateur. La mort du Roi fut le principe durable de la division des Français. D’une France qui ne s’en est, à vrai dire, jamais complètement remise comme en témoigne l’instabilité institutionnelle, sociale et politique qui depuis la caractérise. Une division, donc, qui marque non seulement ceux qui en déplorent la cause, mais aussi, volens nolens, tous ceux qui s’en réjouissent ou qui lui sont devenus indifférents. Une division qui nous touche tous parce que la mort du Roi fut un parricide, un parricide qui alimente la mauvaise conscience comme on le voit par l’acharnement des oligarchies au pouvoir à nier les valeurs de l’ancienne France en cherchant à leur substituer, par mode d’incantation, les prétendues « valeurs républicaines » et leur douteuse esthétique.

execution-de-louis-xvi

La mort du Roi fut le principe durable de la division des Français.

Cette division opère à deux niveaux. D’abord au niveau politique, où elle a été pérennisée par les institutions. Vous le savez, depuis deux cents ans, les révolutionnaires n’ont eu de cesse d’abattre toute résurgence du principe monarchique sous quelque forme qu’il pût se présenter. Pour imposer un régime incapable, structurellement, de réconcilier les Français puisque fondé sur le principe majoritaire qui ostracise nécessairement la minorité. Comment un chef de parti peut-il soudain se déclarer président de tous les Français ? Par quelle magie peut-il incarner, lui, sorti du nombre, c’est-à-dire du même, quelque chose qui est au-dessus du nombre, qui relève de l’autre, de la transcendance ? Si d’aventure il s’essaie à vouloir tout embrasser, il mécontente les uns sans satisfaire les autres. Ce fut le sort pitoyable du précédent hôte de l’Elysée. Non, la division des Français ne peut se résorber en rendant un culte au Nombre, divinité capricieuse et funeste car, en évinçant la vérité, elle réduit tout l’ordre politique à ce qui est instantané, sans épaisseur, bref à ce qui est périssable et matériel, donc indigne de l’humanité de l’homme.

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En frappant le Roi, on frappait avec lui la famille.

La famille et le roi sont en effet indissolublement liés.

Cette division opère ensuite au niveau anthropologique, où elle est sans cesse élargie par les coups répétés portés contre le socle de la loi naturelle que la civilisation chrétienne avait heureusement remise à l’honneur. Les auteurs de ce bouleversement ? Le cardinal Ratzinger les identifiait en 1985 dans son Entretien sur la foi : « une classe moyenne supérieure, la nouvelle bourgeoisie du tertiaire, avec son idéologie libéralo-radicale, de type individualiste, rationaliste, hédoniste ». Les causes de ce mouvement, où la France s’est malheureusement illustrée, sont à chercher, là aussi, sur la place de la Concorde. Car en frappant le Roi, on frappait avec lui la famille. La famille et le roi sont en effet indissolublement liés : le roi – à la différence de la république, pure abstraction – est un être de chair, sexué, situé dans une filiation, fruit d’un passé, ouvert sur une descendance. Il n’y a pas de roi s’il n’y a pas de famille royale. Et parce que le roi est à chercher au sein d’une famille, il est aussi le garant de ce dont toutes les familles témoignent : la continuité dans l’histoire et la relation tant horizontale au niveau conjugal que verticale au niveau filial, relation qui porte le beau nom d’amour. Mise un jour à la tête d’un peuple par les circonstances, la famille royale représente à chaque moment du temps la nation, avec cette hauteur de vue propre à l’institution qui par essence transcende l’instant. Elle représente le peuple, qui se comprend alors comme famille de familles, partageant le même enracinement – souvent par le sang versé – et tourné vers le même destin. La transcendance symbolique de la famille royale fait ressortir la transcendance de la nation, sa profonde unité, dans la diversité des individus et des communautés qui la constituent, dont la plus importante, la plus fondamentale, est la société familiale, matrice de tout l’ordre social par les valeurs propres qu’elles véhiculent et dont la première est la charité, société antérieure même à l’Etat qui se doit d’être au service de la communauté que forment toutes les familles d’une nation.

En frappant le Roi, on a frappé la famille à sa tête, et depuis on s’acharne sur ses membres. L’indifférenciation sexuelle véhiculée par la théorie du genre en est le dernier avatar, avec ses conséquences monstrueuses que sont déjà la PMA et bientôt la GPA.

Ce nouveau projet s’inscrit en effet dans un ensemble qui dure depuis des décennies, voire depuis le début pour certains de ses éléments : fragilisation de la famille par le divorce, par la diffusion de la contraception, par un féminisme idéologique ; agression contre ses membres par le culte de la drogue, par l’avortement, par l’eugénisme et par l’euthanasie. Chaque jour davantage – et nous constatons l’accélération du processus au cours de ce quinquennat – la dignité et l’indisponibilité de la personne se voient bafouées. La destruction de la famille et le renvoi de l’individu à ses instincts constituent-t-ils un progrès ? On peut en douter en voyant monter le mal-être de tant de nos concitoyens, profondément perturbés dans leur identité d’homme ou de femme, renvoyés à leur solitude et bientôt à leur précarité, tandis que les liens du corps social ne cessent de se distendre et de perdre en gratuité. Car en frappant la famille, on a frappé le principe de l’inconditionnalité de l’amour, du pardon, de la réconciliation, de la solidarité, du sacrifice. De tout ce qui, rayonnant du foyer qu’est la famille, fortifie la société et la rend prospère.

Cette destruction programmée et progressive des institutions du droit naturel suscite des résistances. Bien vite chloroformées par l’intelligentsia au pouvoir qui pratique la manipulation des esprits et ce bientôt dès le berceau. Mainmise de l’Etat sur l’école par un ministère de l’Education nationale qui ressemble de plus en plus à celui de la Propagande et de la Formation du Peuple dirigé naguère chez nos voisins par le Dr Goebbels.

Mais à la différence des régimes totalitaires d’autrefois, le nôtre ajoute sa note sournoise et hypocrite. En promouvant les instincts les plus élémentaires, en niant qu’ils puissent être normés pour être humanisés, il les rend vulgaires et destructeurs. Il en fait surtout le meilleur camp d’internement possible : celui où l’on ne s’aperçoit plus qu’on est surveillé d’un mirador et entouré de barbelés. « Flatter l’égocentrisme et laisser libre cours aux passions donne cette illusion de liberté sans responsabilité que l’Etat accorde d’autant plus volontiers qu’il acquiert un pouvoir illimité, tout en gratifiant chacun du sentiment de mener sa vie comme il l’entend et d’être le seul maître de lui-même » ai-je lu récemment (La Nef, janv. 2013, p. 14). Parfaite image du bobo dénoncée tout à l’heure par Benoît XVI, artisan en même temps que victime de ce qu’il faut bien appeler, avec Jean-Paul II, un nouveau totalitarisme. Dans son encyclique Veritatis splendor, le Pape qui avait béatifié l’Empereur Charles d’Autriche disait en effet :

« Quand il n’existe aucune vérité ultime qui guide et oriente l’action politique, alors les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs, sans vérité, se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l’histoire ».

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Les catholiques, en s’opposant à ces multiples dénaturations,

connaissent déjà aujourd’hui l’ostracisme

et connaîtront demain peut-être la persécution.

Je parlais de division toujours accrue. C’est bien ce que nous constatons aujourd’hui : les vérités anthropologiques hier encore incontestées deviennent le lieu d’affrontements toujours plus violents, où la haine provient le plus souvent de ceux qui font profession de tolérance. Comme l’écrivait il y a peu le clergé anglais dans le Daily Telegraph, les catholiques, en s’opposant à ces multiples dénaturations, connaissent déjà aujourd’hui l’ostracisme et connaîtront demain peut-être la persécution. Et ils ne font ici que défendre des vérités universelles, accessibles de soi à la conscience de tout homme !

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Le combat que nous avons à mener est spirituel avant tout.

Car la cause de cette dénaturation est profonde.

Fondamentalement, elle est diabolique.

Mais ne nous y trompons pas : le combat que nous avons à mener est spirituel avant tout. Car la cause de cette dénaturation est profonde. Fondamentalement, elle est diabolique. Derrière Sanson, derrière Robespierre, se tenait Satan, comme il se tient aujourd’hui derrière les associations qui ont pris en otage des politiciens décervelés, avides de pouvoir, indifférents à la vérité et au bien. Satan l’Accusateur, qui à travers les Fouquier-Tinville, les Vychinski, les Freisner de l’histoire, s’acharne sur les justes. Satan le Diviseur, qui promeut l’amour de soi jusqu’au mépris des autres. Satan le Mensonger, qui fait de la liberté, de l’égalité et de la fraternité des sophismes dissimulant une entreprise d’asservissement, de discrimination et de haine. Satan l’Homicide, qui non content de tuer les corps cherche aussi à tuer les âmes en les recourbant sur elles-mêmes.

Louis-XVI testament

Testament de Louis XVI.

Requiem-Louis-XVI-

Le cordon de l’Ordre du Saint-Esprit,

sur le catafalque représentant le Roi.

Le 21 janvier 1793 ses séides ont décapité le Roi : ils ont séparé la tête du corps. Acte doublement symbolique : la tête de la nation du corps de son peuple, mais plus profondément : la tête (le Christ) de son corps mystique (l’Église).

En découronnant le Roi, ils cherchaient à découronner le Christ. En tuant Louis, celui qui les manipulait visait Jésus. Jésus qui vivait en Louis, comme nous l’a rappelé si admirablement son Testament. Ces nains – et ceux qui prétendent nous gouverner après eux – n’étaient pas à la hauteur de ce géant. Avec Jésus, Louis pouvait leur dire : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Comme Jésus face à Pilate, Louis ne faisait pas nombre avec eux, il était au-dessus. C’est pourquoi nous sommes ici, ce soir, à honorer sa mémoire. »

Source : Corrispondenza Romana

Photos : Liturgia

Le Christ triomphera !

« En découronnant le Roi, ils cherchaient à découronner le Christ.

En tuant Louis, celui qui les manipulait visait Jésus.

Jésus qui vivait en Louis,

comme nous l’a rappelé si admirablement son Testament. »

Lire :

Croix Jésus

L’essence satanique de la Révolution française

ou les fondements nihilistes de la modernité

18 commentaires leave one →
  1. 5 février 2014 00:35

    Il semblerait, par divers messages reçus – que nous ne publions pas pour préserver la discrétion des expéditeurs – que notre décision de diffusion de l’excellent texte de l’homélie prononcée par l’abbé Eric Iborra en janvier 2013, soit une source de quelques inquiétudes, voire de réserves.

    Nous pouvons comprendre le souci, légitime au demeurant selon les situations, tendant à éviter que ne s’enveniment plus encore des relations avec la hiérarchie conciliaire, la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile participant de cette configuration.

    Toutefois ce souci, nous parait cependant participer d’une surprenante logique dans le cas présent.

    En effet, dans la mesure où si le combat catholique, notamment dans le cadre de nos temps de profonde désorientation, oblige à des prises de position par lesquelles se fait entendre un discours non consensuel disant clairement quelles sont les racines du mal qui ronge notre société, et que ce discours fait ensuite l’objet d’une diffusion publique – ce qui fut bien souhaité pour l’homélie en question publiée par libre décision sur le site de la paroisse à la rubrique « Les Homélies » – on ne voit pas pourquoi, parce que de telles positions choquent les autorités conciliaires, ceux qui précisément ne se reconnaissent pas dans l’actuelle hiérarchie de l’Eglise, devraient se soumettre aux impératifs de cette dite hiérarchie moderniste.

    D’ailleurs, l’homélie, ainsi que l’action scandaleuse de censure, ont été signalées à l’époque par de nombreux espaces traditionnels :

    Riposte catholique (dont la page a été ensuite supprimée) : http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/mgr-de-dinechin-censure-une-homelie?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+p

    Liturgia : Sermon pour le requiem à l’occasion du 220ème anniversaire de la mort du roi Louis XVI (accompagné d’un reportage photo de la messe de Requiem).
    http://www.schola-sainte-cecile.com/2013/01/22/sermon-pour-le-requiem-a-loccasion-du-220eme-anniversaire-de-la-mort-du-roi-louis-xvi/

    L’information fut reprise par la Charte de Fontrevault sous le titre : « Un des EVEQUES AUXILLIAIRES de Paris, Mgr de Dinechin, CENSURE sur le site de la PAROISSE Saint-Eugène Sainte Cécile l’homélie de la MESSE DU 21 JANVIER 2013.. »
    http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-un-des-eveques-auxilliaires-de-paris-mgr-de-dinechin-censure-sur-le-site-de-la-paroisse-saint-euge-114843009.html

    Puis par des initiatives libres, comme celle-ci :

    – Merci à Riposte Catholique d’avoir déniché cette homélie, qui est à mettre dans une niche de chaque maison catho-royco !
    http://cril17.info/category/regence-royaliste-sur-internet/page/10/

    Et enfin, d’où nous avons repris le texte de l’homélie, par nos amis de Corrispondenza Romana :

    – Mgr de Dinechin censure une homélie
    http://www.corrispondenzaromana.it/mgr-de-dinechin-censure-une-homelie/

    Nous croyons donc important – sauf si l’abbé Iborra venait à renier les analyses soutenues dans son homélie du 21 janvier 2013, ou s’il nous déclarait positivement et faisait savoir clairement que sa diffusion le met dans une situation de menace personnelle vis-à-vis de sa hiérarchie, ce que nous ne manquerions pas de prendre acte et signaler – de faire connaître et participer à la diffusion de textes de cette nature, relevant d’une juste doctrine et saine vision catholique, d’autant, fait encourageant et participant par ailleurs d’un courage que nous tenons à saluer, que ces propos proviennent d’un prêtre rattaché à une paroisse placée sous l’autorité conciliaire.

    Dans cet esprit, nous maintenons donc, après certains correctifs effectués, notre décision de mise en ligne de cette homélie.

    Pax Vobis +

  2. Pie permalink
    5 février 2014 12:39

    Ces inquiétudes exprimées à La Question, prouvent s’il en était encore besoin, la position intenable des ralliés, coincés entre une hiérarchie hostile, et leurs idées qui relèvent de la Tradition catholique.

    Ces situations sont invivables. Les prêtres et laïcs ralliés, rasent les murs, dissimulent leurs idées, et vivent leur foi dans un état d’esprit de clandestinité au sein même de leurs paroisses.

    Triste situation…

    • Pélikan permalink
      6 février 2014 01:14

      L’abbé Iborra est un conciliaire !

      C’est un admirateur de Ratzinger…il se laisse décrire comme spécialiste de l’oeuvre du cardinal Ratzinger, dont il a publié les textes sur le Concile Vatican II dans un recueil intitulé Mon Concile Vatican II (Artège, 2011).

      La thèse d’Iborra est celle de Ratzinger……. replacer le Concile dans la tradition de l’Église, Vatican II pour eux n’est pas une rupture et se place donc une continuité historique et ecclésiologique !

      Ce discours relève du modernisme.

  3. Lagomer permalink
    5 février 2014 15:46

    Toutes les congrégations ralliées (IBP, Fraternité St. Pierre, Christ Roi, etc.), connaissent la même situation.

    Idées souvent excellentes, thèses comparables à celles de la Tradition, mais obligation leur est faite de se taire et de dissimuler leurs convictions.

    Leur vie est celles des habitants des pays ex-soviétiques : inquiétude permanente, crainte de la dénonciation, paranoïa et soumission tremblante aux autorités, comme il en allait dans les régimes totalitaires !

  4. Lozère permalink
    5 février 2014 17:52

    L’abbé Eric Iborra, est un prêtre du diocèse de Paris, vicaire à Saint-Eugène où il célèbre la messe dans les deux formes du rite romain, l’une dite « extraordinaire », c’est-à-dire la messe de l’ancien Ordo d’avant Vatican II, et la messe de Paul VI. Ordonné prêtre en juin 1989 par le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, il est enseignant au Collège des Bernardins et au Séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre.

    Souvenirs du séminaire du père Eric Iborra : http://www.ainsisoientils.com/souvenirs-du-seminaire-du-pere-eric-iborra/

  5. Alex permalink
    6 février 2014 01:02

    Abbé Eric Iborra : « Les veilleurs à genoux »

    Dans son dernier éditorial, que nous publions en avant première, l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse st Eugène-ste Cécile, à Paris, nous invite instamment à porter dans la prière l’avenir de notre pays et propose d’associer aux « veilleurs assis » et « debout » les veilleurs « à genoux »…

    http://www.france-histoire-esperance.com/le-billet-les-veilleurs-a-genoux-par-labbe-eric-iborra/

  6. zind permalink
    6 février 2014 01:19

    Tous les conciliaires fonctionnent de la même manière, ce sont des traditionalistes honteux. Faute d’avoir le courage d’assumer leurs idées, ils font les caméléons devant la hiérarchie moderniste. Cette attitude hypocrite en arrive à devenir une seconde nature.

  7. bbruno permalink
    6 février 2014 12:25

    mais le Ratzinger Bened. 16 ici cité n’est pas le meme qui a declaré la prééminence de la conscience individuelle devant l’Eglise et son Chef visible et Dieu meme??? N’est-ce pas celui qui a dit: « au-dessus du Pape, en tant qu’expression de ‘authorité ecclesiastique, reste quand meme la conscience de chacun, qui doit etre obéite avant tout autre chose, si nécessaire meme contre les demandes de l’autorités ecclesiastique. L’emphase sur l’ individue, à qui la conscience se présente comme au supreme et ultime tribunal, et qui en dernier ressort est au-delà de toute prétention de la part des groups sociaux, y comprise l’Eglise Catholique, établit un principe qui s’oppose au montant totalitarisme » (c’est ma pauvre traduction ). Le meme enseignement qui a été repris par son jumeau le Bergoglio Georg- François dans son entretien avec Scalfari:  » l’homme est sauve quand il suivit sa conscience… ». Meme quand elle crie à Dieu: non serviam??? Et alors purquoi pas les regicides, quand ils ont tué le père de la Patrie???
    A part ça, l’homélie est parfaite!

  8. Eloi permalink
    6 février 2014 13:06

    Mgr Renauld de Dinechin le censeur de l’abbé Iborra…….dans une conférence à Notre-Dame…..sur le thème « les chrétiens dans le monde….. ».

  9. Vehementer permalink
    6 février 2014 13:36

    A 27mns et 30ss dans cet enregistrement…..Renauld de Dinechin réitère en plein Notre-Dame (convenant d’ailleurs que c’est une audace de le déclarer !), l’hérésie personnelle gnostique de Jean-Paul II qui est aussi celle de Vatican II : « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. ”

    Cette thèse naturaliste hérétique de Wojtyla porte sur une abusive « communication des idiomes » entre le Verbe incarné, Dieu fait homme, et tout homme ; comme si, du seul fait que Dieu s’est fait homme, l’homme était devenu Dieu !

    Comment l’abbé Iborra et les prêtres ralliés, peuvent-ils encore accepter une dépendance hiérarchique à l’égard de tels modernistes ?!

  10. bbruno permalink
    6 février 2014 18:57

    et alors vous l’ecoutez ici aussi la meme pensée des ces nouveaux pasteurs de l’ Eglise nouvelle, la vaticansecondière, à propos de la conscienxe et de sa prééminence :  » tout homme a le devoir d’agir selon sa conscience…le monde va d’autant mieux qu’un plus grande nombre de personne se conduit dans la vie selon conscience » (à la 18mn… ). Voilà la bonne nouvelle annonncée par la nouvelle eglise, qui coule exactemet du fait que – selon elle – chaque homme en tant que homme est déjà dieu, et chacun en tant que dieu, dieu, createur de son propre monde! ( et le monde va de bien en mieux pour ça, selon ce déguisé-ci en éveque!). Naturellement pas un moment pour se souvenir d’une parole déjà dite il y a quelque temps selon la quelle devoir de tout homme c’est de reconnaitre- par la libre decision de sa conscience – Dieu et Celui qui ‘il a envoyé, si l’homme veut se sauver! Vraiment une église batarde ! Vivons-nous dans un temps où nous devons reconnaitre devant nous réalisé l’ annoncée « abomination de la désolation, établie en lieu saint »? Que Dieu ait pitié de nous!

  11. Papy permalink
    8 février 2014 10:56

    …et voilà où nous mène cette incroyable apostasie pratique de nos clercs ou de ce qu’il en reste pour ceux validement ordonnés! Nous sommes là dans le coup de maître de Satan…qui aurait pu lui-même écrire un tel sermon…car lui connait parfaitement la doctrine catholique et les ressorts cachés de l’histoire de France!
    Je dis, au risque d’en choquer plus d’un, qu’il s’agit là d’un leurre éminemment diabolique car pour l’Enfer il s’agit bien avant tout de neutraliser et tenir le dernier carré plus ou moins mondain des cathos réacs, royalistes et légalistes…qui ne sont pas prêts de sortir de leurs contradictions…
    Nul ne peut servir deux maîtres…paroles de Notre-Seigneur!

  12. 13 février 2014 19:28

    « Nous vivons en France un temps de ténèbres »…

    • Papy permalink
      14 février 2014 00:27

      Oui chère » La femme catholique » vous ne croyez pas si bien dire…ou alors vous le dites parfaitement bien!

  13. 13 février 2014 19:29

    « Nous vivons en France un temps de ténèbres »…

    • Papy permalink
      14 février 2014 00:44

      Jean-Paul II….Mère Thérésa………..
      Prions pour ce prêtre!

Trackbacks

  1. La monarchie très chrétienne fait encore peur. Une homélie de la Messe pour le roi Louis XVI censurée sur un site ecclésiastique. | conseil dans l'espérance du roi

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