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Le sédévacantisme talmudique démasqué !

26 mars 2014
 Armoiries II

Perpétuité des successeurs de Saint-Pierre,

« droit divin » et Loi éternelle de l’Eglise

HERODES

« Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites !

Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis

qui paraissent beaux au dehors, et qui au dedans

sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impureté.

Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes

mais au dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’iniquité.

Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites !

Parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes

et ornez les tombeaux des justes (…) 

Serpents, race de vipères !

Comment fuirez–vous la condamnation de la géhenne ? » 

 (Matthieu XXIII, 27-29 ; 33)

 

Depuis plusieurs années, lors desquelles nous avons rappelé en quoi les positions sédévacantistes sont absolument inacceptables au regard de la Tradition constante de l’Eglise, certains schismatiques téméraires se sont risqués à tenter de contredire nos mises en lumière de la doctrine éternelle par divers procédés, mais dont un fut toujours utilisé, après que les échanges, lors de disputatio, eussent tourné à la confusion de nos adversaires théoriques, réduits au silence, leurs erreurs gravissimes démontrées, leurs thèses absurdes effondrées et leurs prétentions ruinées.

Ce procédé, assez ridicule mais relativement classique lorsqu’on cherche à dissimuler ses fautes et cacher sa défaite, montrant l’importance de la désorientation spirituelle qui frappe ce courant schismatique, ressemble étonnement aux méthodes judaïques en vogue chez les rabbins, qui passent des heures, tels des « sépulcres blanchis » comme les désigne Notre Seigneur (Matthieu XXIII, 27 ss.), à discuter sur des virgules, à se déchirer pour des éléments de ponctuation, ou encore à chicaner tant et plus, et indéfiniment, sur des problèmes d’interprétations.

Nous avons donc été, par ces esprits talmudiques dont chacun appréciera la richesse du vocabulaire, tour à tour dénoncés en tant que « filière de la secte conciliaire déguisé en  »tradouillerie » (sic), comme de « Faux-traditionnalistes dans la Grande Apostasie » (re-sic), des « menteurs », des « délirants », des « persécuteurs de l’Eglise » (rien que ça), puis, tout récemment encore, après le débat qui eut lieu les semaines précédentes, qualifiés de « faussaires », et pour faire bonne mesure, d’ « ennemis de la Vérité ».

Sachant que tout ce qui est excessif est insignifiant, et de ce fait vain et sans intérêt, nous ne conférons depuis toujours, aucune importance à ces sottes invectives et autres trépignements enfantins, qui témoignent surtout chez leurs auteurs, actifs sur les blogues et forums sédévacantistes, de leur dépit,  car ayant été rudement secoués, contredits et renversés théoriquement. Mais puisque, de nouveau, nous voyons les mêmes et sempiternels arguments utilisés jusqu’à plus soif et reproduits en boucles lassantes, il nous apparaît utile, afin d’éclairer leur tromperie et de démasquer leurs procédés, de mettre dans le présent article, une bonne fois pour toutes, en évidence les méthodes pharisaïques talmudiques des milieux schismatiques.

I. « Perpétuité » de la primauté de Saint Pierre « dans » les Pontifes de Rome

Nous le savons, l’esprit de secte depuis quelques décennies suite au concile Vatican II, s’est emparé du sédévacantisme – courant profondément divisé, dont certaines tendances conclavistes sont allées jusqu’à élire des antipapes, réunissant de maigres troupes – mais dont le développement des réseaux et d’internet lui a donné une vitrine inespérée, permettant une relative diffusion de thèses profondément erronées que l’on voit reprises par différents espaces virtuels qui, en s’appuyant sur le libre examen, à l’image de Luther, s’autorisent à ne plus reconnaître le pape comme vrai successeur de saint Pierre, le qualifiant horriblement, le flétrissant par des noms abominables, l’injuriant grossièrement, le représentant en des caricatures abjectes, tout ceci faisant la preuve d’une totale désolation spirituelle.

Une toute dernière confrontation, alors que l’on nous reprochait d’avoir, en une synthèse, pris la liberté de réunir dans une citation de Pastor Æternus, la pensée de S.S. Pie IX, nous a même permis de démontrer qu’en réalité, si l’on se penchait sur l’original latin de la Constitution Dogmatique votée le 18 juillet 1870 lors de la 4e session du concile Vatican I, le sens était encore bien plus fort que celui que nous indiquions par l’expression «pour  toujours » – à propos de la permanence des successeurs de Saint Pierre.

Déconvenue humiliante pour les sédévacantistes schismatiques, qui croyaient tenir un argument avec la citation reproduite par La Question, et qui se sont retrouvés avec le texte complet sous les yeux, renforçant le caractère « perpétuel » du Siège de Pierre, qui ne saurait souffrir aucune interruption dans la succession, ceci contrairement à leurs thèses mensongères.

a) C’est par l’institution du Christ, ou de « droit divin » (iure divino), que Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores)

Saint Pierre Royauté

« Le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres,

colonne de la foi, fondement de l’Église catholique,

a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ,

Sauveur et Rédempteur du genre humain :

jusqu’à maintenant et toujours,

c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome,

fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « ,

préside  » et exerce le pouvoir de juger «  (…) »

(Pastor Æternus, 1870).

Et cette vérité réaffirmée, est une vérité dogmatique, une vérité infaillible définie par Pastor Æternus, assortie d’anathèmes envers ceux qui nient que de « droit divin » – jusqu’à maintenant (ad hoc usque tempus) – et pour toujours (et semper) :

« Le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l’Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , préside  » et exerce le pouvoir de juger «  (…) / quod sanctus beatissimusque Petrus, Apostolorum princeps et caput fideique columna et Ecclesiae catholicae fundamentum, a Domino nostro Iesu Christo, Salvatore humani generis ac Redemptore, claves regni accepit: qui ad hoc usque tempus et semper in suis successoribus’, episcopis sanctae Romanae Sedis, ab ipso fundatae eiusque consecratae sanguine ‘vivit’ et praesidet et ‘iudicium exercet’. » (Pastor Æternus, Vatican I, 18 juillet 1870).

Et il convient de noter la précision de la définition de Vatican I, qui insiste sur le fait que c’est dans «LA PERSONNE DES SUCCESSEURS», c’est-à-dire les évêques du Saint-Siège de Rome (in suis successoribus, episcopis sanctae Romanae Sedis), que le bienheureux Pierre a reçu les clés du Royaume de la part de Jésus-Christ (claves regni accepit), c’est-à-dire dans la visibilité de la lignée corporelle, matérielle et charnelle des papes depuis Saint-Pierre – Saint-Siège fondé par Jésus-Christ, et consacré par le sang de Saint Pierre (ab ipso fundatae eiusque consecratae sanguine) – «ceci jusqu’à maintenant» (qui ad hoc usque tempus) – ce qui implique une temporalité permanente – « et toujours » (et semper) – ce qui ordonne une éternelle perpétuité !

C’est pourquoi :

Piu IX

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème / Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores: aut Romanum Pontificem non esse beati Petri in eodem primatu successorem: anathema sit. »(Constitutio dogmatica ‘Pastor aeternus’ de Ecclesia Christi, § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

C’est ce que nous ne cessons de rappeler et dire aux aveugles volontaires : la primauté de Saint Pierre s’exerce dans les Pontifes de Rome – « pour quiconque succède à Pierre en cette chaire » – et elle est PERPETUELLE !

Et il s’agit bien d’une succession perpétuelle « dans » la personne des évêques qui occupent le Siège de Rome : « Et semper  »in suis successoribus’’, episcopis sanctae Romanae Sedis », d’où les termes objectifs de la définition : « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successoresSi donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores). »

Ceci est défini, arrêté et fixé définitivement par proclamation dogmatique Pastor Æternus lors du concile Vatican I, constitution pourvue du caractère d’infaillibilité, assortie d’une peine d’anathème pour ceux qui le nieraient, avec cet avertissement de conclusion : « Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème…. »

C’est incontestable, la définition dogmatique ne laisse donc place à aucune contestation pour la plus grande honte, confusion et totale déroute des sédévacantistes schismatiques !

II. « Droit divin » et « Loi éternelle »

Comme il était normal sur ce sujet, de sorte de permettre sa compréhension à l’ensemble des fidèles catholiques, il nous a semblé nécessaire de montrer que saint Thomas d’Aquin avait insisté sur la primauté fondatrice du « droit divin » dans l’Eglise, établissant son lien avec la « Loi éternelle » car, en effet, à la base de tout dans l’Eglise – c’est-à-dire en son fondement le plus essentiel -, il y a le « droit divin » et la « Loi éternelle », le droit divin se confondant intrinsèquement, ontologiquement avec la Loi éternelle, selon ce que soutient saint Augustin : « La loi éternelle est la raison divine ou la volonté de Dieu.» (St. Augustin, Contra Faustum, Liv. XXII, Ch. XXVII), ceci découlant du fait que  «l’on peut à bon droit donner au Christ le titre de tête de l’Église » :

La Question de l’islam !

« De même que l’on donne à toute l’Église le nom de corps mystique par analogie avec le corps naturel de l’homme, dont les divers membres ont des actes divers, ainsi que l’enseigne l’Apôtre (Rm 12, 4 ; 1 Co 12, 12), de même on appelle le Christ tête de l’Église par analogie avec la tête humaine / quod, sicut tota Ecclesia dicitur unum corpus mysticum per similitudinem ad naturale corpus hominis, quod secundum diversa membra habet diversos actus, ut apostolus docet, Rom. XII et I Cor. XII; ita Christus dicitur caput Ecclesiae secundum similitudinem humani capitis.  (Somme théologique, IIIa, q. 8, a 1). [1].

Ce principe fait l’objet de plusieurs développements chez saint Thomas d’Aquin :

« La loi éternelle est la raison, le plan, du gouvernement divin. Donc, tout ce qui est soumis au gouvernement divin est soumis aussi à la loi éternelle; et ce qui échappe au gouvernement éternel, échappe aussi à la loi éternelle. »  (St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 93, a. 4.).

Ou encore :

 « Puisque la raison divine ne conçoit rien dans le temps mais a une conception éternelle, comme disent les Proverbes (8, 23), il s’ensuit que cette loi doit être déclarée éternelle.(…) la conception éternelle de la loi divine a raison de loi éternelle, parce qu’elle est ordonnée par Dieu au gouvernement des choses qu’il connaît d’avance. La promulgation peut se faire par parole et par écrit. Des deux façons, la loi éternelle reçoit sa promulgation : d’abord de Dieu son promulgateur ; car le Verbe divin est éternel, et ce qui est écrit au livre de vie est éternel. (…) S. Augustin écrit en effet : ‘‘La loi éternelle est celle par laquelle il est juste que toutes choses soient parfaitement ordonnées.’’ » (Somme théologique, I, II, q. 91, a. 1.).

C’est la raison pour laquelle Mgr Lefebvre y insista, lorsqu’il souhaita rappeler les critères de la conception traditionnelle de l’Eglise : « Toute la philosophie chrétienne affirmait pourtant avec saint Thomas d’Aquin, l’unité de la loi divine éternelle et de la loi humaine naturelle : ‘‘La loi naturelle n’est rien d’autre qu’une participation de la loi éternelle dans la créature raisonnable’’, écrit le Docteur Angélique (I II 91,2). » [2]

III. Une prétendue « falsification »

Ainsi donc, lorsque nous avons souhaité présenter les « fondements théologiques du droit divin », nous avions signalé – en prenant appui sur  l’excellent article de Civitas : « Loi de Dieu et lois des hommes » (in, La loi, le droit, la justice, Revue Civitas, n°9,  juin 2003)  -, que saint Thomas d’Aquin insistait sur la primauté fondatrice du droit divin dans l’Eglise, établissant son lien avec la Loi éternelle, en reprenant cette analyse : « A la base de tout dans l’Eglise, il y a le droit divin et la loi éternelle. Le droit divin se confond avec la loi éternelle. D’après Saint Augustin (Lib. XXII, Contra Faustum) il est la raison divine, c’est-à-dire la volonté de Dieu, qui commande de conserver l’ordre naturel. Puisque Dieu est le principe de tout être, tout part de lui et tout revient à lui. Le droit divin embrasse tout l’ordre créé, et de lui découlent toutes les autres lois : les lois naturelles et les lois humaines. Le droit naturel issu de la loi éternelle doit avoir une influence déterminante sur tous les droits positifs qui en dehors de lui ne peuvent être que sans valeur. Le droit naturel est donc gravé dans la conscience de chaque individu et s’impose à l’ensemble de l’humanité. Il ne peut souffrir aucune dispense car étant l’œuvre de Dieu, nulle autorité humaine laïque ne peut le supprimer ou le faire oublier. On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin. » (St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad I, 2, 3. q.60, a. 5, ad 1, 2).»  [3]

a) Une simple différence de placement des guillemets

Ce passage est tout à fait conforme à la pensée de saint Thomas et à celle des docteurs de l’Eglise, il n’y avait qu’une différence avec la Somme théologique dans l’article de La Question, différence qui ne tenait pas au sens du texte bien évidemment, mais simplement au placement de l’ouverture des guillemets à propos de la citation qui aurait dû commencer à cet endroit : « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin / Quod ius divinum dicitur quod divinitus promulgatur. Et hoc quidem partim est de his quae sunt naturaliter iusta, sed tamen eorum iustitia homines latet, partim autem est de his quae fiunt iusta institutione divina. » (St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 3).

b) Conformité avec la pensée de saint Thomas

Toutefois, ce placement des guillemets, qui relevait d’une erreur bénigne de rédaction au sein d’un texte, au milieu de ceux extrêmement étendus et développés qui comportent, afin de pouvoir exposer pleinement les arguments catholiques et faire valoir la doctrine éternelle de l’Eglise, le plus souvent jusqu’à plus de vingt, trente ou cinquante références et citations par article, était assez secondaire du point de vue de notre sujet – qui ne consistait pas en soi, en un commentaire savant de la pensée de saint Thomas, mais en une analyse générale d’ailleurs assez vaste, historiquement et doctrinalement, sur le « droit divin » dans l’Eglise, intégrant de très nombreux auteurs cités, interdisant que l’on puisse parler à son endroit de « falsification », ce qui laisserait supposer une idée de travestissement ou une volonté de modification des thèses du docteur angélique de notre part, d’autant, la preuve étant faite comme nous le voyons à présent, que telle est bien en réalité la pensée positive et formelle de saint Thomas sur cette question, telle qu’exprimée dans la Somme théologique.

C’est donc d’un vil procès rabbinique dont il s’agit, et de rien d’autre, au sujet de cette citation, l’intention polémique prenant évidemment le pas sur la vérité comme il est aisé de le constater, de sorte de chercher à masquer, chez ceux qui se livrent à ce type d’exercice, leurs propres incohérences et graves erreurs théoriques.

IV. Le Christ et le « droit divin », à la tête de toute l’Eglise

Mais il y a quelque chose de plus.

En effet, cette précision nous donne de pouvoir porter à la connaissance des lecteurs un exposé en tous points conforme à celui de La Question sur ce thème.

Voici le texte, dont on constatera aisément que nous nous nous trouvons en parfaite adéquation avec ses affirmations :

« Que l’Eglise soit un corps, la Sainte Ecriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Eglise (Col. I, 18). (…) dans le Corps mystique dont Nous parlons, au contraire, à cette commune poursuite s’ajoute un autre principe intérieur qui, existant vraiment dans tout l’organisme aussi bien que dans chacune des parties, et y exerçant son activité, est d’une telle excellence que, par lui-même, il l’emporte sans aucune mesure sur tous les liens d’unité qui font la cohésion d’un corps physique ou social. Ce principe, Nous l’avons dit, n’est pas de l’ordre naturel, mais surnaturel ; bien mieux, c’est en lui-même quelque chose d’absolument infini et incréé, à savoir l’Esprit de Dieu qui, selon saint Thomas, «  un et unique, remplit toute l’Eglise et en fait l’unité » (S. THOMAS, De Veritate, q. 29, art. 4, c). […] Lors donc que nous nommons «  mystique «  le Corps du Christ, le sens même de ce mot nous donne une grave leçon. C’est, en somme, l’avertissement qui résonne dans ces paroles de saint Léon : « Reconnais, ô chrétien, ta dignité ; et, entré en participation de la nature divine, veille à ne pas retomber par une conduite indigne dans ton ancienne bassesse : souviens-toi de quelle Tête et de quel Corps tu es le membre ! »  (S. LÉON LE GRAND, Sermo XXI, 3. PL 54, 192-193). Nous désirons maintenant, Vénérables Frères, parler très spécialement de notre union avec le Christ dans le Corps de l’Eglise. Si cette union, comme l’a fort bien dit saint Augustin (Cf. S. AUGUSTIN, Contra Faustum, 21, 8. PL 42, 392), est une chose grande, mystérieuse et divine, c’est précisément pour cela que, trop souvent, elle est mal comprise et mal expliquée. Il est évident, tout d’abord, que cette union est très étroite : car, dans les Saintes Ecritures, non seulement elle est comparée au lien du chaste mariage, à l’unité vitale de la vigne et de ses sarments et à la solidarité organique de notre corps (Cf. Eph. V, 22-23 ; S. JEAN XV, 1-5 ; Eph. IV, 16) ; mais elle nous est révélée comme si intime que – selon cette expression de l’Apôtre : Lui, le Christ, il est la Tête du Corps qui est l’Eglise (Col. I, 18) – la doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. AUGUSTIN, Enarr. In Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159). Bien plus, notre Sauveur lui-même, dans sa prière sacerdotale, n’a pas hésité à comparer cet organisme à cette sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils (Cf. S. JEAN XVII, 21-23.). Notre union, donc, avec et dans le Christ vient d’abord de ce que la société chrétienne [l’Eglise i.e.], de par la volonté de son Fondateur, formant un corps social parfait, il y faut une union de tous les membres qui leur permette de conspirer à une même fin. Or, plus noble est la fin à laquelle tend cet accord, plus divine est la source d’où elle procède, plus sublime est aussi l’unité qui en résulte. »

Mettons en regard ce texte – sachant que le Verbe divin, considéré en tant que « principe », ne fait qu’un avec la Loi éternelle dont l’expression en ce monde, dans l’Eglise, est désignée sous le nom de « droit divin » – en procédant ainsi :

a) – Texte ci-dessus cité,

b) – Texte cité par La Question.

V. La preuve, par les faits, des mensonges sédévacantistes

EXAMEN :

a)      « Le Christ (…) est la Tête du Corps qu’est l’Eglise (Col. I, 18)… dans tout l’organisme aussi bien que dans chacune des parties… Ce principe, Nous l’avons dit, n’est pas de l’ordre naturel, mais surnaturel ; bien mieux, c’est en lui-même quelque chose d’absolument infini et incréé, à savoir l’Esprit de Dieu qui, selon saint Thomas, ‘‘un et unique, remplit toute l’Eglise et en fait l’unité’’  (S. THOMAS, De Veritate, q. 29, art. 4, c). dans tout l’organisme aussi bien que dans chacune des parties, et y exerçant son activité, est d’une telle excellence que, par lui-même, il l’emporte sans aucune mesure sur tous les liens d’unité qui font la cohésion d’un corps physique ou social. Ce principe, Nous l’avons dit, n’est pas de l’ordre naturel, mais surnaturel.(…) cette union, comme l’a fort bien dit saint Augustin (Cf. S. AUGUSTIN, Contra Faustum, 21, 8. PL 42, 392), est une chose grande, mystérieuse et divine…»

b)      « A la base de tout dans l’Eglise, il y a le « droit divin » et la « Loi éternelle. Le droit divin se confond avec la loi éternelle. D’après Saint Augustin (Lib. XXII, Contra Faustum) il est la raison divine, c’est-à-dire la volonté de Dieu (…) Puisque Dieu est le principe de tout être, tout part de lui et tout revient à lui. Le droit divin embrasse tout l’ordre créé, et de lui découlent toutes les autres lois... « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin ». » (St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 1, 2, 3). »

Question : Où se trouve la différence ?

Réponse : Il n’y en a pas, le sens des deux textes est absolument identique.

JUGEMENT :

Nous retrouvons bien dans ce texte l’idée que :

1°) Le Christ est la tête de l’Eglise ;

2°) Que l’union entre le Christ et l’Eglise est de nature divine (« droit divin »), et qu’elle est fondée sur un principe surnaturel (« Loi éternelle ») – et ce en utilisant la référence à saint Augustin (Cf. S. AUGUSTIN, Contra Faustum, 21, 8. PL 42, 392), reproduite dans le texte cité de La Question : (Lib. XXII, Contra Faustum) ;

3°) Que le Christ ne forme qu’une seule personne avec son Eglise ;

4°) Que l’unité entre le Christ et l’Eglise est éternelle, comme est éternelle l’unité entre les trois Personnes de la Très Sainte Trinité.

DÉCISION :

Mais, s’interrogera alors notre lecteur, de qui est le texte mis en regard de celui cité par La Question ?

La réponse la voici :

PIO XII: GUMPEL, PER BEATIFICAZIONE DOSSIER DI 3000 PAGINE

Ce texte est de S.S. Pie XII !

Il s’agit en effet – dans ce passage qui développe en tous points, exactement ce que La Question avait écrit et soutenu – de la lettre encyclique « Mystici Corporis Christi », donnée à Rome, près St-Pierre, en la fête des saints Apôtres Pierre et Paul, le 29 juin de l’an 1943.

La cause est entendue !

VI. Stratégie rabbinique des schismatiques ennemis de l’Eglise

Dès lors, réfléchissons un instant. Avons-nous, comme le laissaient suggérer mensongèrement les sédévacantistes schismatiques – évidemment gênés par de telles affirmations qui établissent formellement le lien éternel du Christ et de son Eglise, interdisant cette idée chimérique et singulièrement spécieuse, que son épouse puisse être, même un instant, séparée de Lui, ou qu’elle soit « éclipsée » -, induit en erreur les lecteurs ?

Evidemment non.

DÉMONSTRATION :

On peut donc constater sans aucune difficulté, qu’à la suite de Pie XII, de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, nous sommes tout à fait fondés à pouvoir dire ceci qui, désormais, sera inséré dans notre texte :

Jesus-Christ

« A la base de tout dans l’Eglise, il y a le « droit divin » et la « Loi éternelle », car Celui qui se trouve à la tête de l’Eglise c’est le Christ : « De même que l’on donne à toute l’Église le nom de corps mystique par analogie avec le corps naturel de l’homme, dont les divers membres ont des actes divers, ainsi que l’enseigne l’Apôtre (Rm 12, 4 ; 1 Co 12, 12), de même on appelle le Christ tête de l’Église par analogie avec la tête humaine. » (Somme théologique, IIIa, q. 8, a 1). Et cette loi divine est éternelle, elle relève du « droit divin » car elle est ordonnée par Dieu : « Puisque la raison divine ne conçoit rien dans le temps mais a une conception éternelle, comme disent les Proverbes (8, 23), il s’ensuit que cette loi doit être déclarée éternelle (…) la conception éternelle de la loi divine a raison de loi éternelle, parce qu’elle est ordonnée par Dieu au gouvernement des choses qu’il connaît d’avance. La promulgation peut se faire par parole et par écrit. Des deux façons, la loi éternelle reçoit sa promulgation : d’abord de Dieu son promulgateur ; car le Verbe divin est éternel, et ce qui est écrit au livre de vie est éternel. (…) S. Augustin écrit en effet : ‘‘La loi éternelle est celle par laquelle il est juste que toutes choses soient parfaitement ordonnées.’’ » (Somme théologique, I, II, q. 91, a. 1.). C’est pourquoi le rappellera Pie XII : « Le Christ, est la Tête du Corps qu’est l’Eglise, ce principe n’est pas de l’ordre naturel, mais surnaturel, c’est une chose grande, mystérieuse et divine, le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils.» (Mystici Corporis Christi, 1943).  Qu’est-ce que le « droit divin » exactement ? Saint Thomas nous répond : « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin.» (Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 3). Le droit divin se confondant intrinsèquement, ontologiquement avec la Loi éternelle, puisque  le divin Rédempteur avec son Corps social [l’Eglise] constitue une seule personne mystique (….) sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils », ceci nous permet donc de comprendre ce que dit solennellement saint Augustin : « La loi éternelle est la raison divine ou la volonté de Dieu.»  (St. Augustin, Contra Faustum, Liv. XXII, ch. XXVII)

VI. Le Christ interdit tout jugement sur les choses divines

On rappellera cependant, à propos du « droit divin » entourant l’Eglise, notre plein accord avec saint Thomas qui insiste sur l’impossibilité de juger une réalité divine, ce qu’est l’Eglise de par son origine céleste, instituée, de « droit divin », en tant que société surnaturelle par le Christ, comme le souligne S.S. Pie XII, impossibilité de jugement qui est même une interdiction formelle :

« On appelle droit divin ce qui est promulgué par Dieu, qu’il s’agisse de choses naturellement justes, mais dont la justice est cachée aux hommes, ou de choses qui deviennent justes par institution divine (…) Le Christ interdit par ces paroles le jugement téméraire qui porte sur quelque intention secrète du cœur ou sur d’autres objets incertains, selon S. Augustin – ou encore il interdit tout jugement sur les choses divines : parce qu’elles nous sont supérieures, nous ne devons pas les juger mais simplement les croire, dit S. Hilaire- ou enfin, le Christ interdit tout jugement inspiré non par la bienveillance, mais par l’aigreur, selon S. Chrysostome. » (Saint Thomas, II, II q. 57, a. 2, ad 3 ; q. 60, a.2, ad 1, 2, 3).

a) L’Eglise est d’origine divine

Ainsi, si l’on veut bien considérer que l’Eglise est d’origine divine, puisque fondée par Jésus-Christ, comme le rappelle  Mgr Thomas Gousset (1792-1866) :

«La religion chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381 : ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » [4] 

Ce à quoi s’ajoute le fait que la succession dans la chaire de Saint Pierre se fait « dans » les Pontifes romains, mais qu’elle est – ceci proclamé infailliblement – « Perpétuelle » :

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème / Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores: aut Romanum Pontificem non esse beati Petri in eodem primatu successorem: anathema sit. » (D.S. 3058, Const. Dogm. Pastor Æternus, canon du chap. 2 ‘‘De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus’’ ).

b) Il est absolument interdit à quiconque de juger des « choses divines 

Alors, insistons avec saint Thomas pour affirmer, qu’il est non seulement impossible, mais absolument interdit à quiconque, et encore moins à un simple fidèle, ou même à un clerc quelle que soit sa position hiérarchique, de juger de ce qui relève des « choses divines », ce qu’est l’Eglise, en la déclarant « éclipsée », privée de pape, remplacée par une contre-église, et autres diverses folies délirantes et mensongères, sorties du même tonneau ténébreux de l’esprit schismatique :

Coeur de Jésus

« Le Christ interdit par ces paroles le jugement téméraire qui porte sur quelque intention secrète du cœur ou sur d’autres objets incertains, selon S. Augustin – ou encore il interdit tout jugement sur les choses divines : parce qu’elles nous sont supérieures, nous ne devons pas les juger mais simplement les croire, dit S. Hilaire- ou enfin, le Christ interdit tout jugement inspiré non par la bienveillance, mais par l’aigreur, selon S. Chrysostome. » (Saint Thomas, II, II q. 60, a.2, ad 1, 2, 3).

Conclusion

On l’aura compris, acculés face aux évidences, contredits, réduits et humiliés doctrinalement, les adversaires de la doctrine de l’Eglise, préfèrent depuis longtemps déjà, car ce procédé n’est pas nouveau et a été plusieurs fois utilisé contre La Question ces dernières années, chercher leur hypothétique salut dans quelques détails auxiliaires et dilatoires, préférant se précipiter sur de ridicules placements de guillemets, des défauts de ponctuation, de légères différences de positionnement d’un mot au sein d’une phrase, afin d’essayer, à l’image des rabbins talmudistes dont ils ont emprunté l’art, la manière, les méthodes et les attitudes, de tromper les âmes, comme à leur habitude, en utilisant de très usées et passablement misérables manœuvres, afin de faire diversion, de sorte de répandre un  rideau de fumée sur leurs graves mensonges et leurs coupables affirmations pécheresses, en bon hérésiarques qu’ils sont.

Ainsi donc, si les sédévacantistes schismatiques – dont l’intelligence désorientée est aveuglée par des principes profondément fallacieux, les porte vers d’inutiles et très funestes activités rabbiniques, visant au final à déverser des abominations sur l’Eglise – plus prompts à s’occuper stérilement, par l’effet de leur esprit pharisaïque et talmudique, des virgules, des apostrophes et des guillemets, se souciaient un peu plus de la volonté de Jésus-Christ, ils ne seraient pas ressemblants aux Pharisiens hypocrites « qui retiennent au filtre le moucheron et qui avalent le chameau » (Matthieu XXIII, 24), tristes « sépulcres blanchis » qui feraient bien de se conformer à la Loi divine qui elle, contrairement à le « lettre qui tue », relève d’un principe véritable, à savoir celui de « l’Esprit qui vivifie » (2 Corinthiens III, 6) !

ihs

Notes.

1. Saint Thomas développe ainsi cette idée du Christ « tête de l’Eglise » : « Or ces trois fonctions de la tête appartiennent spirituellement au Christ. En raison de sa proximité avec Dieu, sa grâce est en effet la plus élevée et la première, sinon chronologiquement, du moins en ce sens que tous ont reçu la grâce en relation avec la sienne, selon cette parole (Rm 8, 29) :  » Ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né parmi un grand nombre de frères. «  De même, sous le rapport de la perfection, le Christ possède la plénitude de toutes les grâces, selon cette parole (Jn 1, 14) :  » Nous l’avons vu plein de grâce et de vérité.  » – Enfin pour ce qui est de la puissance, le Christ peut communiquer la grâce à tous les membres de l’Église, ainsi qu’il est dit encore (Jn 1, 16)  » De sa plénitude nous avons tous reçu. » apparaît donc avec évidence que l’on peut à bon droit donner au Christ le titre de tête de l’Église / Haec autem tria competunt Christo spiritualiter. Primo enim, secundum propinquitatem ad Deum gratia eius altior et prior est, etsi non tempore, quia omnes alii acceperunt gratiam per respectum ad gratiam ipsius, secundum illud Rom. VIII, quos praescivit, hos et praedestinavit conformes fieri imaginis filii sui, ut sit ipse primogenitus in multis fratribus. Secundo vero, perfectionem habet quantum ad plenitudinem omnium gratiarum, secundum illud Ioan. I, vidimus eum plenum gratiae et veritatis, ut supra ostensum est. Tertio, virtutem habuit influendi gratiam in omnia membra Ecclesiae, secundum illud Ioan. I, de plenitudine eius omnes accepimus. Et sic patet quod convenienter dicitur Christus caput Ecclesiae. » (Somme théologique, IIIa, q. 8, a 1).

2. Mgr Lefebvre, Ils l’ont découronné, Editions Fideliter, 1987.

3. Cf. Loi de Dieu et lois des hommes, in, La loi, le droit, la justice, Revue Civitas, n°9,  juin 2003.

4. Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, pp. 495-496.

Lire :

La bulle de Paul IV « Cum ex Apostolatus Officio » n'a plus de valeur

L’Eglise est une monarchie de droit divin

57 commentaires leave one →
  1. Luso permalink
    26 mars 2014 02:17

    Excellent article pour démontrer la perversité du « sedévacantisme ». Il faut ajouter a la pérpetuité dans la chaire de Pierre, la visibilité de la Tête (le Pape). On évoque souvent la « visibilité de l’ Eglise », mais celle-ci découle de la « Tête visible » : « Si quelqu’un donc dit que le bienheureux Apôtre Pierre n’a pas été établi par le Christ notre Seigneur chef de tous les Apôtres et tête visible de toute l’Église militante ; ou que ce même Apôtre n’a reçu directement et immédiatement du Christ notre Seigneur qu’une primauté d’honneur et non une primauté de juridiction véritable et proprement dite, qu’il soit anathème. » (Pastor Aeternus du 18 juillet 1870 Seconde constitution dogmatique sur l’infaillibilité pontificale et la primauté du pape)

    • 26 mars 2014 13:06

      Tout à fait exact Luso, il convient d’insister sur les deux aspects constamment : perpétuité et visibilité, l’un et l’autre étant d’ailleurs intrinsèquement liés et quasi sous-entendus dans la définition dogmatique de Vatican I :

      « Le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l’Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , « préside «  et exerce le pouvoir de juger  » (…) »

      (Pastor Æternus, 1870).

  2. Lozère permalink
    26 mars 2014 08:53

    Ce n’est pas pour rien que La Question est l’objet de ces attaques des plus virulentes de la part des milieux sédévacantistes, vos textes étant non pas passés à la loupe mais au « microscope » de ces messieurs, car vous représentez une menace très sérieuse contre le discours schismatique.

    Vous avez rappelé à ces ignorants qui imaginaient pouvoir décider en for interne, de qui est pape ou non, et s’autoriser à juger de son hérésie en le faisant savoir publiquement, que le Pontife romain et l’Eglise en son ensemble, sont placés « intégralement » sous le « droit divin », de par leur divin fondateur Jésus-Christ, de sorte que tout ce qui touche au pape et à l’Eglise, doit être impérativement regardé en fonction de ce droit.

    Cette vérité du « droit divin », qui ruine la thèse de la vacance du Saint-Siège, est l’arme la plus puissante contre les mensonges schismatiques.

    Les réactions à l’encontre des évidences de la Foi catholique rappelées par La Question ne sont donc pas surprenantes, mais malheureusement fort logiques.

  3. 26 mars 2014 12:54

    Merci infiniment à La Question pour ce magnifique article éclairant les méthodes judaïques talmudistes des sédévécantistes !

    C’est à ces mises en lumière que l’on prend conscience de qui se cache réellement derrière les visages des schismatiques et de leurs discours empoisonnés empli de venin démoniaque.

    Je le dis et le répète avec force, le sédévacantisme est l’oeuvre de rats, de rongeurs, de nuisibles, qui agissent comme de véritables parasites de la Tradition, n’hésitant pas à employer des méthodes infâmes tout à fait comparables à celles utilisées dans les milieux d’extrême-gauche, dénonçant à la vindicte publique les clercs de la FSSPX, comme tous ceux de l’ensemble du courant traditionaliste, puisque toutes les sensibilités de la Tradition sont vomies sans distinction aucune par ces suppôts de Belzébuth en des termes absolument ignobles !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43193

    Vous avez donc entièrement raison – et il convient de les dénoncer comme tels – ce sont des rabbins talmudiques, des sépulcres blanchis, des pharisiens immondes qui tombent directement sous le coup des menaces du Christ : « Serpents, race de vipères ! Comment fuirez–vous la condamnation de la géhenne ? »

    (Matthieu XXIII, 27-29 ; 33)

    • 26 mars 2014 15:59

      Votre «Je le dis et le répète avec force, le sédévacantisme est l’oeuvre de rats, de rongeurs, de nuisibles,» m’a rappelé un bout de phrase et deux phrases entières que j’avais entendues… il y a des années…

      Vous n’auriez pas trop regardé un film interdit dans plusieurs Etats talmudiques ?

      « Wo Ratten auch auftauchen, tragen sie Vernichtung ins Land… Sie sind hinterlistig, feige und grausam und treten meist in großen Scharen auf. Sie stellen unter den Tieren das Element der heimtückischen, unterirdischen Zerstörung dar… »

      (Lorsque les rats apparaissent, ils portent la destruction dans le pays… Ils sont rusés, lâches et cruels, ils se produisent dans les lieux insalubres, ils représentent, chez les animaux, l’élément de la destruction malicieuse, souterraine…).

    • 26 mars 2014 16:09

      Connaissez-vous l’étymologie de «Ratzinger»?!
      Qu’est-ce que «Ratz» veut dire en allemand?
      Si le mot Ratzinger est un diminutif de «Ratz-Zwinger», n’avez-vous pas une belle définition de géhenne?!
      Ratz peut signifier rat, loir, moufette. Je trouve que prison de moufettes est un bon synonyme pour enfer.
      En allemand loir veut dire «Siebenschläfer». Normalement un «Siebenschläfer» est censé dormir pendant 7 mois, mais un «Siebenschläfer» peut aussi être quelqu’un qui ignore tout du système sacramental…

  4. Alexandre permalink
    26 mars 2014 14:07

    Cet article arrive à point nommé…..voir nos prêtres, nos évêques, traînés dans la boue par les sédévacs est une honte. Vous rétablissez la vérité, et c’est une très bonne chose. Félicitations !

  5. Abenader permalink
    26 mars 2014 14:25

    La secte conciliaire de laquelle vous vous réclamez n’est pas catholique, ni dans ses ministres, ni dans sa doctrine, ni dans ses sacrements, ni dans sa foi; actuellement, vous avez deux papes, l’un émérite, l’autre pas – tiens, comme les protestants !… C’est d’ailleurs le propre des monstres d’avoir deux têtes.
    Votre pape non émérite, Bergie premier, passe son temps à lécher les kippas et les schtreimels de tous les juifs du monde, et à leur dire que l’Ancienne alliance est tout sauf abolie. Vous avez dit talmudique ?

    • 27 mars 2014 16:52

      Abenader,
      Les deux “papes” de l’église Conciliaire (Bénoïte et Franzozo) sont les Anne & Caïphe de la secte conciliaire, les ennemis de Jésus… pour La PASSION de L’ÉGLISE…

  6. 26 mars 2014 15:42

    Et moi, je croyais que Sa Laïcité François 1er était un des «talmudiques» les plus démasqués du monde!

    Heureusement que nous avons l’abattage rituel pour échapper à la «géhenne»!

  7. Pie permalink
    26 mars 2014 22:13

    Je dois avouer que votre éclairage sur Pastor Aeternus, d’une certaine manière consécutif à la remarque d’un « disciple pénitent », est assez convaincant.

    La mise en regard de la traduction et de l’original latin de la Constitution dogmatique, est un exercice profitable.

    N’en privons pas,les lecteurs de La Question : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »

    ==============================

    « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores: aut Romanum Pontificem non esse beati Petri in eodem primatu successorem: anathema sit. »

    (Constitutio dogmatica ‘Pastor aeternus’ de Ecclesia Christi, § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

  8. Pie permalink
    26 mars 2014 22:36

    Une précision grammaticale :

    Dans la définition de Pastor Aeternus : « qui ad hoc usque tempus et semper » (in suis successoribus episcopis sanctae Romanae Sedis), signifie : « et jusqu’à maintenant et toujours ».

    Mais on peut aussi traduire par : « jusqu’à présent et pour toujours », comme vous l’aviez fait dans vos précédents articles, c’est tout à fait convenable sur le plan du sens, car la précision « habeat perpetuos successores » à l’intérieur du texte de Pastor Aeternus, indique bien la notion de « permanente perpétuité », équivalente à l’expression que vous aviez retenue « pour toujours » :

    ——— > « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, ou que le Pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté: qu’il soit anathème. » (Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).- Traduction antérieure de La Question dans ses articles.

    ———-> « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a des successeurs perpétuels dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème.»(‘Pastor aeternus, 1870). Traduction actuelle mise en ligne, à partir de la translittération du texte latin.

    Il fallait avoir l’esprit tordu des sédévacantistes pour vous en faire le reproche.

  9. 27 mars 2014 10:16

    Excellent article: votre blog m’a convaincu que le sédévacantisme est une hérésie !

    • 27 mars 2014 16:56

      Sur votre blogue, vous parlez de « piège à cons… »

      …et vous ne voyez pas celui-ci !!!

    • 27 mars 2014 22:22

      C’est un reblog d’un ensemble de textes sur la démocratie paru sur  » bibliothèque de combat », ce n’est pas de moi. La FSSPX regroupe environ 40 000 personnes en France de tous milieux, toutes ces personnes seraient des « c** ». Le sedevacantisme n’est qu’une forme de plus de protestantisme par son caractère schismatique. Je suis étudiante et non théologienne donc je ne vais pas me risquer à entrer dans les détails

  10. Le disciple pénitent permalink
    27 mars 2014 11:52

    Bonjour,

    Et ça continue… Vous n’avez définitivement pas compris (ou vous ne voulez pas comprendre), ce que l’Eglise entend par « perpétuel »…

    Le Cardinal Billot répond à vos inepties :

    “Lorsqu’on dit que cette succession a toujours duré sans jamais s’interrompre, on ne veut pas dire qu’aucun intervalle de temps ne se serait écoulé entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur, ni qu’il n’y en ait absolument aucun dans toute la généalogie dont la légitimité serait douteuse. On veut dire que les pasteurs se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement à travers les droits de ce siège qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus, et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude. C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue : à condition de nier l’interruption dans la mesure où celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession et correspond au mode humain de la succession, dans un gouvernement où le sujet du pouvoir est désigné par une élection, comme le Christ l’a voulu lorsqu’il a institué son Eglise.”

    Card. Billot, Traité de l’Eglise du Christ, tome Ier, n° 373, note 54 (traduction Abbé Gleize)

    http://www.leforumcatholique.org/printFC.php?num=746989

    A bon entendeur

    • Pélikan permalink
      27 mars 2014 13:57

      Le cardinal Billot confirme en tous points la thèse de Mgr Guerard des Lauriers, sur la nécessité de la permanence « matérielle » du Pontife romain à la tête de l’Eglise, et même d’une façon remarquablement explicite : « Les pasteurs se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement à travers les droits de ce siège qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus, et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude »

      Pour désigner un successeur en toute certitude, l’Eglise conserve donc même un « titulaire douteux », l’affirmation est importante. Quant à la vacance, elle ne signifie pas qu’il n’y ait plus de pape, mais que le précédent, défunt, est en attente de son successeur. On est très loin d’un sédévacantisme plénier rendant impossible une élection valide à Rome, menant tout droit au conclavisme.

      D’où la suite du cardinal Billot : « C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue : à condition de nier l’interruption dans la mesure où celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession et correspond au mode humain de la succession, dans un gouvernement où le sujet du pouvoir est désigné par une élection, comme le Christ l’a voulu lorsqu’il a institué son Eglise. »

      En réalité ce que précise Billot est fondamental, ”C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue…..celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession… »

      Démonstration parfaite du maintien de la succession matérielle, indispensable pour que le Siège Suprême ne cesse jamais d’être occupé : «De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » (Cajetan, De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521),

    • Le disciple pénitent permalink
      27 mars 2014 14:54

      Nous ne disons pas qu’il n’y aura plus aucun successeur sur le Siège de Rome…

      Et vous aussi vous vous amusez bien avec les citations : « ”C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue…..celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession… » n’a pas le même sens que : « C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue : à condition de nier l’interruption dans la mesure où celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession et correspond au mode humain de la succession dans un gouvernement où le sujet du pouvoir est désigné par une élection, comme le Christ l’a voulu lorsqu’il a institué son Eglise. » ! Voilà donc un nouveau spécialiste des pseudo-citations pour en éliminer le sens !

      « celle-ci » ne se rapporte pas à la succession ! Mais à l’interruption ! En gros, il dit que la succession ne s’interrompt pas à condition de nier l’interruption (vacance) qui se fait avec le sujet matériel de la succession (le Pontife Romain) ce qui correspond au mode humain de la succession (non au mode divin qui assure une succession sans interruption), car le sujet du pouvoir (toujours le Pontife Romain), doit être désigné par une élection.

      Et cela doit être une élection valide ! Pour faire court : il existe une interruption physique réelle du Pontife Romain mais il n’y a pas d’interruption divine du Saint Siège. Le gouvernement du Pape défunt étant toujours présent jusqu’au prochain gouvernement.

      De plus, vous me dites que quand le Pape meurt, le Siège est vacant mais il y a toujours un Pape ? Comment raisonnez-vous ? Quand Saint Pie X est décédé, je suis désolé mais il n’y avait pas de Pontife Romain, pas de Pape jusqu’à la prochaine élection. Par contre le gouvernement de Saint Pie X demeurait dans l’attente de l’élection, les droits du Saint Siège subsistaient, ce qui a été conféré à Saint Pierre n’a pas été supprimé etc —> c’est dans ce sens qu’il n’y a pas d’interruption !

      Quant au titulaire douteux, c’est quelqu’un qui s’arroge le titre de Pontife Romain mais qui n’incarne pas la fonction, et ne possède donc pas l’infaillibilité. C’est un antipape. Malgré cette personne indigne dont on ne doit rien reconnaître, le Saint Siège demeure, et la possibilité d’un successeur subsiste. Notons bien : « on gardait toujours le soucis de désigner un successeur en toute certitude ». En toute certitude ! Donc de manière non douteuse. Un homme élevé au Souverain Pontificat de façon douteuse, qui plus est hérétique, ne peut pas posséder la juridiction (cf Paul IV « Cum ex apostolatus Officio »). Rajoutons que nous gardons ce soucis de désigner un successeur à Rome, nous ne tombons pas dans le conclavisme.

  11. 27 mars 2014 13:29

    Au lieu de reproduire mécaniquement, comme un perroquet, les échanges au demeurant fort intéressants du Forum catholique, vous devriez bien plutôt lire, disciple pénitent – quoique nous nous sommes aperçus récemment que vous aviez de sérieux problèmes en ces domaines -, plus attentivement le cardinal Billot, ce qui non seulement vous instruirait, mais de plus vous permettrait de comprendre la doctrine de l’Eglise catholique en matière de succession perpétuelle des pontifes sur le Siège de Saint Pierre, en vous évitant également, de soutenir et professer, très coupablement, des hérésies schismatiques :

    « Dans toute société, la forme du régime est de soi perpétuelle, stable et permanente. On doit donc dire qu’en instituant son Eglise le Christ prévoyait que saint Pierre aurait toujours des successeurs dans le primat. En ce sens, on peut même dire que les clefs ont été données à saint Pierre dans la personne de l’Eglise, puisque le Christ ne les donna pas à une personne qui finirait par mourir, mais les attacha à une fonction qui devait durer à tout jamais. En effet, la fonction de Saint Pierre est celle d’un chef qui doit exercer son influence sur tout le reste du corps et donc, si les clefs sont attachées à la fonction du chef, cela veut dire qu’elles sont données au corps entier, puisque le corps ne saurait en demeurer privé du moment que le chef demeure toujours et accomplit sans cesse sa fonction. Voilà pourquoi Léon le Grand s’exprime ainsi : ‘‘De même que demeure ce que saint Pierre a cru dans le Christ, ainsi demeure ce que le Christ a établi en saint Pierre.[…] La disposition voulue par la Vérité demeure donc et, saint Pierre persévérant dans cette solidité qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Eglise.…La fermeté qu’il reçut de la pierre qui est le Christ, lui, devenu également pierre, il l’a transmet aussi à ses héritiers.’’ (Saint Léon le Grand, Sermon 3 & 5 sur sa consécration, ch. 2, in PL, 54/146 – 54/154-155). La voix de saint Léon est ici celle de toute la Tradition. » (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Q. 13, IIIe part. de la thèse 25, § 826-827, Courrier de Rome, 2010, pp. 376-377).

    Ainsi donc, comme la désigne le cardinal Louis Billot de pieuse mémoire, la « voix de la Tradition » vous ordonne de croire :

    « Le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l’Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , préside  » et exerce le pouvoir de juger  » (…) » (Pastor Æternus, 1870).

    Pax Vobis +

    • Le disciple pénitent permalink
      27 mars 2014 13:59

      Belle esquive…

      Sauf que le Cardinal Billot différencie Saint Pierre du Pontife Romain, comme dans « Pastor aeternus ». Il ne peut se contredire avec ce que j’ai cité juste avant de lui. Saint Pierre représente la fonction qui demeure perpétuellement dans le Saint Siège, la personne morale. Le Pontife romain (personne physique) est celui qui incarne cette fonction lorsque son élection est valide. Sinon il meurt moralement (comme avec l’hérésie) et il est antipape. Le Pontife Romain élu validement n’est pas Saint Pierre, mais il incarne tout ce que Dieu a accordé à Saint Pierre, il en incarne tous les « statuts ». Avec l’élection invalide, la fonction ne peut lui être attachée.

      Je répète le Cardinal Billot : « On veut dire que les pasteurs se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux. » Le Saint Siège a toujours été occupé même lorsqu’il était vacant. Je répète : le Saint Siège a toujours été occupé même lorsqu’il était vacant. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? S’il est vacant, il n’est pas occupé physiquement par un Pontife Romain. Mais alors par qui ? Par Saint Pierre qui demeure toujours avec l’Eglise, qui en est le principe et le fondement. Les droits du Saint Siège demeurent toujours malgré une absence physique d’un Pontife Romain : « ‘De même que demeure ce que saint Pierre a cru dans le Christ, ainsi demeure ce que le Christ a établi en saint Pierre.[…] La disposition voulue par la Vérité demeure donc et, saint Pierre persévérant dans cette solidité qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Eglise…La fermeté qu’il reçut de la pierre qui est le Christ, lui, devenu également pierre, il l’a transmet aussi à ses héritiers.’ » (citation de saint Léon par le Cardinal Billot)

      Rappelons ce que disait l’abbé Coache : « Le Pape, lui, de droit divin aussi, peut mourir (il y en a 264 qui sont morts !) ou mourir moralement (démission, folie, hérésie). L’autorité du Saint-Siège ne meurt pas. Le Pontife romain, incarnant le Saint-Siège avec son pouvoir monarchique, discrétionnaire, personnel, universel et immédiat, est tenu, comme tout chef de personne morale, par les « statuts » de celle-ci, in casu, le Droit divin et la Foi ; il est limité par eux ; s’il s’en écarte, il défaille à sa fonction. On peut donc être séparé de la personne physique sans se séparer de la personne morale (le 9 octobre 1958, nous avons été séparés de la personne du Pape Pie XII, mais sommes restés unis au Saint-Siège). Comprenons bien : « séparés de la personne physique » parce qu’elle défaille, disparaît physiquement ou canoniquement. Mais si l’on se sépare par rébellion, par cassure volontaire, de la personne physique toujours unie à l’Église, en tant qu’incarnant l’unité, sur une question de Foi, de Morale, il y a, dans ce cas, séparation nécessairement de la personne morale et donc de toute l’Église. Il y a schisme. »

      En bref : confusion Saint Pierre (fonction) / Pontife Romain (personne humaine incarnant la fonction) —> Mauvaise foi évidente.

  12. Papy permalink
    27 mars 2014 16:17

    PELIKAN!! Auriez-vous par hasard adopté la devise de Voltaire « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose » ???? Je trouve qu’elle vous va assez bien et qu’à travers elle on reconnait qui est votre maitre véritable….
    Cela étant dit, il faut absolument que vous appreniez à lire et non à inventer, en vous faisant le clone-perroquet des sectaires de La Question et de tous leurs affidés et courtisans (ils pullulent en ce moment sur ce blogue comme les sauterelles dans le désert!).
    Que dit le Cardinal Billot?
    « Les pasteurs (catholiques donc élus validement) se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant(ça ne vous choque pas, Pelikan, cette apparente contradiction entre deux termes « occupé » et « vacant »?Cela détruit votre théorie du pape materialiter pour des esprits qui ont gardé toute leur raison!) ou lorsque son titulaire était douteux. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement(vous avez bien lu Pélikan? si les mots ont encore un sens vous devriez comprendre ce que cela veut dire…) à travers les droits de ce siège (tiens! tiens! les » droits de ce siège », cela désigne-t-il un individu en chair et en os?il faut être dyslexique pour ne pas le comprendre…) qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus en effet la personne morale du Saint Siège n’est autre que Pierre,le seul à avoir été directement institué par le Christ…) et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude » (CQFD cher Pélikan)
    Vous confondez ensuite frauduleusement un « titulaire douteux », supposé avoir été validement ordonné, avec un antipape qui, non catholique avant l’élection, n’a pu être élu pape malgré l’unanimité des Pères, la régularité de l’élection et le consensus du peuple de Dieu (voir Paul IV!); Vous faites cette confusion volontaire afin d’asseoir votre théorie fumeuse et blasphématoire de « pape materialiter »! C’est bien joué, mais vous êtes démasqué! Reprenez-vous Pelikan et changez de lunettes afin de ne pas persister à ne voir qu’un seul ennemi: le « sédévacantisme plénier », comme vous dites!!
    Au passage, admirons votre joli coup de pied de l’âne puisque vous ne pouvez vous empêcher, mû par je ne sais quel réflexe sectaire (vous êtes ici à bonne école!) d’ajouter:  » menant tout droit au conclavisme »…On connait ce lamentable et misérable refrain de nos ennemis les plus féroces que vous reprenez allègrement! Devrai-je en conclure que vous êtes plus un ennemi qu’un ami malgré nos graves divergences sur votre fameuse thèse?J’aimerais bien vous entendre là-dessus!…..
    Enfin vous interprétez selon vos thèses le malheureux Cardinal en faisant du « sujet matériel » une sorte de garant de la succession ininterrompue, alors que ce sujet n’est en réalité que le support humain, à travers l’élection, de la personne morale du Saint Siège, personne morale soutenue et actualisée en permanence par St Pierre, à travers tous ses successeurs valides, c’est à dire répondant aux conditions qu’il faut pour être Pape de la Sainte Eglise Catholique.
    En un raccourci téméraire, vous confondez à dessein la « succession matérielle » avec un soi-disant personnage materialiter « sujet matériel de la succession », qui , bien que non pape (car dans l’impossibilité de l’être), remplirait certains critères disciplinaires et d’autorité d’un vrai pape! Avec vous on marche sur la tête!
    Vous faites dire au pauvre Cardinal n’importe quoi! Un non catholique ne peut avoir aucun pouvoir dans l’Eglise! Il en aura dans sa secte, misérable « succession matérielle visible » sur le mode usurpatoire (d’où le leurre institutionnel diabolique permis par Dieu pour notre châtiment) , mais n’en n’aura jamais aucun aux yeux de Dieu. Ainsi TOUS les canaux de la grâce seront, dans cette secte là , coupés à la racine! Dire autre chose est un épouvantable blasphème!
    Et, dans cette perspective, Dieu permet qu’un usurpateur non catholique, occupe visiblement le Trône de Pierre, afin d’éprouver la foi des vrais fidèles et de leur faire prendre conscience au fil du temps, qu’une telle idole ne peut en aucune manière être le successeur véritable de St Pierre.
    M’est avis qu’à force d’avoir de telles mauvaises fréquentations, cher Pélikan, vous allez assurément perdre ce qui vous reste de foi, déjà bien corrompue par une thèse qui n’est qu’une fou-thèse et qui vous retranche de plus en plus du corps mystique de l’Eglise.
    Reprenez-vous Pelikan: il n’est pas trop tard et à Dieu rien d’impossible! (voyez qu’avec vous je suis plutôt « verre à moitié plein » -contrairement à vos bons amis – mais méfiez-vous ça risque de ne pas durer!!!)
    Bonne fin de Carême quand même!

  13. Abenader permalink
    27 mars 2014 19:33

    Je note, encore une fois, que votre passe-temps favori est de caviarder les textes pour les forcer dans le sens qui vous arrange.

    Que vous trafiquiez mes messages passe encore, mais votre traduction de ceci:

    « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam HABEAT perpetuos successores »

    en ceci:

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre A des successeurs perpétuels »

    est erronée, car vous traduisez le subjonctif « habeat » (ait) par le présent (a). D’où, question:

    Pourquoi tenez-vous tant à traduire le subjonctif : habeat, ait, par le présent : a ? Maintenant que cette erreur de traduction vous a été indiquée, voulez-vous bien la corriger en votre texte ? Ou bien maintiendrez-vous volontairement cette traduction faussée ? Si oui, dans quel but ?

    • 27 mars 2014 23:12

      C’était bien d’essayer Abenader, mais c’est raté, il faudra trouver autre chose la prochaine fois…. la démonstration a été déjà faite sur ce point.

      Voici la conclusion de Simplicius, qui est tout à fait convaincante :

      « L’emploi du subjonctif n’est pas identique en latin et en français ; il faut considérer les constructions qui utilisent le subjonctif sans impliquer le mode conditionnel.

      De ce fait le subjonctif « habeat » n’est pas hypothétique comme en français, il exprime seulement la fonction de résultat de la subordonnée. De plus la subordonnée infinitive ne peut être prise dans un sens conditionnel car cette tournure utiliserait soit un infinitif futur (fore), soit un participe futur (futurum esse).

      Ainsi, habeat se traduit « a » – à cause de la concordance des temps (présent) et de la fonction de la proposition dans laquelle il se trouve. »

      http://messe.forumactif.org/t4976-petit-exercice-de-version-latine-sur-pastor-aeternus

      Rajoutons que le Dezinger, dans l’Enchiridion Symbolorum et Definitionum, va également dans ce sens :

      ======> 3058 (Canon.) Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores: aut Romanum Pontificem non esse beati Petri in eodem primatu successorem: anathema sit.

      ======= > 3058
      (Canon) Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre « a », et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, ou que le pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté : qu’il soit anathème.

      Cf. Symboles et définitions de la foi catholique, Enchiridion Symbolorum, ou Denzinger, Edition 37.

  14. Gérard Laurençon permalink
    27 mars 2014 19:42

    Puisque je suis ce juif perfide talmudiste, je ne vais pas donner mon opinion sur cette question de peur de vous importuner.

    Je vais seulement vous demander de m’éclairer sur ce bon antisedevacantisme de Mgr Lefèbvre :

    Dans son homélie des sacres Mgr Lefèbvre a dit :

    « Vous savez bien, mes bien chers frères, car on a dû vous le dire, que Léon XIII dans les visions prophétiques qu’il a eues a dit qu’un jour le siège de Pierre serait celui de l’iniquité. Il l’a dit dans l’un de ses exorcismes. »

    Alors d’après Mgr Lefèbvre il nous assure que Léon XIII a dit qu’un jour le Siège de Pierre serait celui de l’iniquité.

    Alors je vous demande de vérifier si Léon XIII a bien dit cela :

    Citation véridique de Léon XIII qui semble ne pas avoir été rapporté dans le même sens par Mgr Lefèbvre :

    «là où fut institué le Siège du bienheureux Pierre et la chaire de Vérité, là (des ennemis très rusés) ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété».

    Il y a, vous en conviendrez avec moi, une différence d’appréciation.
    En effet Léon XIII, dans son exorcisme, prophétise que Là où fut institué le Siège du Bienheux Pierre, c’est à dire à Rome, des ennemis poseraont le trône de leur abomination.

    Et pour Mgr Lefèbvre c’est le Siège de Pierre lui-même qui est devenu le trône de l’abomination.

    Toujours dans la même homélie Mgr Lefèbvre se réfère aux apparitions de La Salette et dit :

    Et puis, vous connaissez bien les apparitions de La Salette, où Notre Dame a dit que Rome perdra la foi, qu’il y aura une éclipse à Rome. Eclipse, vous voyez ce que cela peut signifier de la part de la Très Sainte Vierge.

    La Citation véridique est la suivante :

    « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.
    L’Eglise sera éclipsée. »

    Donc pour la Vierge Marie :
    Rome perdra la foi (et en conséquence) Rome deviendra le Siège de l’Antechrist.

    Pour Mgr Lefèbvre, Rome perdra la foi, mais il ne dit pas que Rome deviendra le Siège de l’Antechrist et nous savons que Pour Mgr Lefèbvre, le fait que Rome ait perdu la foi, il le constate sans problème mais il refuse la conséquence prévue par La Vierge Marie qui est la suivante :
    « Rome deviendra le Siège de l’Antechrist »
    et pour lui la solution c’est que lorsque on aura constaté que Rome a perdu foi comme il n’a cessé de le constater, Rome restera le Siège du Bienheureux Pierre.

    Au lieu de diaboliser les sedevacantistes, vous devriez comprendre qu’il n’est pas du tout étonnant qu’ils existent parce que l’Eglise que Mgr Lefèbvre nous propose nous pose A TOUS, que vous le vouliez ou non, un ENORME problème.

  15. 27 mars 2014 23:50

    Pour ce qui concerne le fameux secret de La Salette, voyez ceci Gérard Laurençon, qui éclaire d’un jour nouveau les paroles de Mélanie Calvat, car Le secret révélé par la Vierge Marie à La Salette, remis au pape Pie IX le 18 juillet 1851, a été retrouvé dans les archives de l’ex-Saint-Office, et il réserve bien des surprises !

    La vérité est la suivante à propos de ces paroles « Rome deviendra le Siège de l’Antéchrist…etc…. » :

    Grâce à la récente découverte effectuée à Rome par l’abbé Corteville, qui est d’une importance considérable pour la connaissance de l’histoire de La Salette, les choses sont absolument claires montrant que les deux versions du secret révélé à Mélanie, celle rédigé en 1851 et celle de 1873, cette dernière publiée en 1879, avec l’imprimatur de Mgr Zola, évêque de Lecce, présentent des différences tout à fait notables, puisque les paroles que la Sainte Vierge aurait dites à Mélanie en 1846 : « Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise », paroles qui font l’objet d’une reconnaissance et d’un respect quasi dévotionnel par les courants sédévacantistes en raison de leur caractère de « prophétie » qui aurait vocation à exposer la situation actuelle de l’Eglise, ne figurent absolument pas dans le texte initial et originel du secret révélé à Mélanie en 1846 ! »

    Le secret authentique de La Salette :
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/09/19/le-secret-authentique-de-la-salette/

    Quant à l’exorcisme de Léon XIII, il comporte en effet, comme le rappelait justement Mgr Lefebvre, une indication, non de la victoire, mais de la tentative du démon de s’emparer de l’Eglise en frappant son pasteur, à savoir le pape.

    Mais si Léon XIII écrivit cet exorcisme après que le 13 octobre 1884, alors qu’il venait de terminer de célébrer la Messe dans la chapelle vaticane, il eut une vision, il composa la prière à Saint Michel avec instructions pour qu’elle soit dite partout après chaque Messe basse.

    En voici un extrait, récitons cet exorcisme, sans pour autant en conclure trop rapidement, que le démon aurait vaincu le Christ en lui ravissant l’Eglise :

    « L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. Soyez donc là, Chef invincible, auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal, et donnez-lui la victoire ! C’est vous que la Sainte Eglise vénère comme son gardien et son patron. Vous qu’elle se fait gloire d’avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l’enfer. C’est à vous que le Seigneur a confié les âmes rachetées pour les introduire dans la céleste félicité. Conjurez le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds, afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes, et nuire à l’Église. »

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/11/26/leon-xiii-contre-la-secte-des-francs-macons/

  16. 28 mars 2014 02:08

    disciple pénitent,

    Réponse à votre commentaire du 27 mars 2014 13:59 :
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/26/le-sedevacantisme-talmudique-demasque/#comment-43541


    Vous dites, disciple pénitent, suivant vos opinions aprioriques et faisant fi de la vérité – vous fixant sur cette obsession de la vacance du Saint Siège, ce dernier considéré comme un « principe » qui pourrait, presque (et on en est pas loin à vous lire), se passer de sa réalité charnelle, matérielle et concrète : « Sauf que le Cardinal Billot différencie Saint Pierre du Pontife Romain, comme dans « Pastor aeternus ». Il ne peut se contredire avec ce que j’ai cité juste avant de lui… »

    De ce fait, pour vous sortir de votre aveuglement volontaire et « impénitente » obstination, continuons notre examen de ce qu’expose le cardinal Billot, en vous permettant de découvrir ce qui vient après ce § 373, dans le Traité de l’Eglise, extrait du § 373 – qui fut cité dans les échanges du Forum catholique, par un rusé personnage qui se garda bien de signaler ce qui lui fait suite -, et que vous tournez ridiculement en boucle en vous accrochant à ces lignes désespérément, tel un naufragé rageusement crispé sur sa bouée au milieu de l’océan, alors qu’il ne trouve son sens ce « § 373 », que dans les précisions et développements effectués plus loin dans son Traité de l’Eglise par Louis Billot.

    Et vous allez avoir une SURPRISE, et de taille même, pour votre totale et plus grande confusion.

    Soyez attentif :

    « En instituant le primat dans la personne de saint Pierre, Notre Seigneur Jésus-Christ voulait dire que les souverains pontifes se succéderaient à tout jamais et sans que rien ne pût s’y opposer. Car c’est avec cette succession que le pouvoir suprême de l’Eglise subsisterait toujours dans sa force, comme la racine vivante de la religion et la vigueur persistante de l’Eglise. […] la chaire de Rome est la seule dont on puisse établir la suite certaine et ininterrompue des occupants, en remontant jusqu’aux apôtres. Et on n’aurait pas tort de voir dans cette succession restée ininterrompue jusqu’à nos jours, une sorte de miracle. […] Définition dans le concile du Vatican : ‘‘Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème’’ (Concile du Vatican, session 4 du 18 juillet 1870, constitution dogmatique Pastor aeternus, canon du chapitre 2 dans DS 3058). Est donc de foi divine et catholique et doit être crue comme telle non seulement la vérité du primat du siège de Rome, mais aussi l’autre vérité qui est la condition de cette première, celle où on affirme que la succession de saint Pierre est attachée ou dévolue à ce siège. […] les pères du concile …commencent par rappeler que l’on a reconnu durant tous les siècles passés la vérité qu’ils définissent en disant que saint Pierre a reçu les clefs du royaume : ‘‘Saint Pierre vit et gouverne jusqu’à ce temps présent et toujours, dans la personne de ses successeurs, les évêques du Saint Siège de Rome. C’est pourquoi, quiconque succède à Pierre dans cette chaire, celui-là obtient, selon ce que le Christ a lui-même établi, le primat de Pierre sur l’Eglise universelle.’’ (Concile du Vatican, session 4 du 18 juillet 1870, constitution dogmatiqur Pastor aeternus, canon du chapitre 2 dans DS 3056-3057). Il est clair que l’on affirme ici un lien nécessaire et perpétuel entre la succession dans la chaire de Rome et la succession dans le primat. Car le concile emploie des termes universels, en disant « toujours » ; « quiconque », de sorte que, si on considère cette succession dans la chaire de Rome à l’état pur, on ne peut pas ne pas y rencontrer par le fait même la succession dans le primat. » (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Q. 14, Ire part. de la thèse 27, § 903-904 ; IIe part. de la thèse 28, § 909 ; § 915, Courrier de Rome, 2010, pp. 427-428 ; 430 ; 434).

    Le texte du cardinal Billot est d’une prodigieuse clarté, oui, « c’est avec cette succession que le pouvoir suprême de l’Eglise subsistera toujours dans sa force, comme la racine vivante de la religion et la vigueur persistante de l’Eglise», car cette succession matérielle, « dans la personne » du primat, « succession restée ininterrompue jusqu’à nos jours », est « une sorte de miracle ».

    Ainsi, « Est donc de foi divine et catholique et doit crue comme telle non seulement la vérité du primat du siège de Rome, mais aussi l’autre vérité qui est la condition de cette première, celle où on affirme que la succession de saint Pierre est attachée ou dévolue à ce siège. »

    D’où la définition dogmatique : « Saint Pierre vit et gouverne jusqu’à ce temps présent et toujours, « dans la personne de ses successeurs », les évêques du Saint Siège de Rome. »

    Et que soit anathème celui qui nierait le contraire ! car, est « affirmé ici, un lien nécessaire et perpétuel entre la succession dans la chaire de Rome et la succession dans le primat », en raison du fait que « cette succession dans la chaire de Rome à l’état pur, on ne peut pas ne pas y rencontrer par le fait même la succession « dans le primat »» !

    Roma locuta est causa finita est, la cause est entendue !


    Mais il y a un autre aspect très savoureux dans cet extrait du Traité de l’Eglise du cardinal Billot, qui ne vous aura pas échappé.

    Le voici, il s’agit de sa citation de Pastor Aeternus :

    ‘‘Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, ET POUR TOUJOURS, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème’’ (Concile du Vatican, session 4 du 18 juillet 1870, constitution dogmatique Pastor aeternus, canon du chapitre 2 dans DS 3058).

    (in Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Q. 14, IIe part. de la thèse 28, § 909, Courrier de Rome, 2010, p.430).

    Oui, vous avez bien lu disciple pénitent, le cardinal Louis Billot (1846-1931), parfait latiniste, créé cardinal par le pape saint Pie X en 1911, consulteur au Saint-Office, celui qui rédigea en grande partie l’encyclique Pascendi qui condamnait le modernisme, électeur aux conclaves de 1914 et 1922, président de l’Académie pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, membre de la Commission biblique pontificale, traduit ainsi Pastor Aeternus dan son Traité de l’Eglise :

    ‘‘Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, « ET POUR TOUJOURS », des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème’’

    Ces lignes ne vous rappellent rien ?

    Mais si, bien évidemment, c’est exactement la version mise en ligne, et reproduite dans ses différents articles, par La Question, version qui avait provoqué chez vous vos cris d’orfraie, votre réaction hystérique totalement déplacée, exagérée et singulièrement artificielle !

    Rappelez-vous :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43186

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43204

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43205

    Ceci valant pour « Inquisidor » (sic), le mal nommé :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43200

    Comme pour Cave Ne Cadas :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43229

    ————————–

    Alors, soyez honnête, qu’en est-il disciple pénitent, le cardinal Louis Billot est-il un « ennemi de la Vérité » ?

      – A-t-il «rajouté « ET POUR TOUJOURS » ! Qui change tout !» ?

      – Aurait-il « modifié un anathème de Pastor Aerternus » ?

      – Serait-il un « Faussaire » ?

      – Un «falsificateur de la Vérité pour accréditer une thèse mensongère » ?

      – De « mauvaise foi au point de modifier les textes sacrés de l’Eglise » ?

      – Tronque-t-il des « textes pour leur faire dire ce qu’il veut » ?

      – Son Traité est-il « rempli de contre-vérités qui trompent les âmes » ?

      – Pour cela « le Seigneur doit avoir pitié de lui » ?

      – Devait-il « détruire le Traité de l’Eglise pour faire son salut » ?

    Que de propos dénués de sens ! trop rapidement écrits et proférés sans discernement, comme toutes les propositions de votre thèse sédévacantiste fallacieuse que vous ne cessez de répandre follement.

    Mais dites-nous un peu disciple pénitent, le cardinal Billot serait-il lui aussi, selon vos jugements désorientés et vos méthodes pharisaïques et rabbiniques, un « schismatique et Faussaire pris la main dans le pot de confiture » (sic) ?!

    http://wordpress.catholicapedia.net/?p=13339&cpage=1#

    Honte à vous ! vous devriez vous couvrir de cendres et demander pardon publiquement pour vos propos, vous repentir pour vos aberrations proclamées de façon insensée, publier une rétractation sur votre blogue en gros caractères en annonçant que vous cessez vos activités mensongères en mettant fin à votre sédévacantisme en fermant votre site ! car démonstration est faite, ici, de combien sont surfaites et surjouées vos réactions, grotesques vos déclarations, pitoyables vos procédés talmudiques, ainsi que délirantes, profondément erronées et singulièrement étrangères à la foi catholique, vos positions et analyses.

    Par ce petit épisode humiliant, qui vous servira de sévère et rigoureuse leçon, et qui sera votre pénitence de Carême, vous vous êtes donc publiquement ridiculisé, et avec vous vos manoeuvres misérables, mais surtout et en premier lieu, votre thèse sédévacantiste schismatique, si radicalement contraire et opposée à la doctrine éternelle de l’Eglise.

    Que le Seigneur ait pitié de vous et qu’il vous fasse Miséricorde,

    Pax Vobis +

  17. Le disciple pénitent permalink
    28 mars 2014 12:25

    Bonjour,

    Excusez-moi mais il est impossible que cette citation soit totalement du Cardinal Louis Billot…

    ‘‘Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème’’ (Concile du Vatican, session 4 du 18 juillet 1870, constitution dogmatique Pastor aeternus, canon du chapitre 2 dans DS 3058)

    Ceci a été ajouté et ne fait pas partie de la citation du Cardinal Billot, puisque la référence est « DS » (Denzinger – Schönmetzer)…

    L’édition DS est celle de 1963 faite par l’allemand Schönmetzer, en plein Vatican II. Louis Billot est décédé en 1931… Il y a comme un anachronisme ne trouvez-vous pas ? Tout ceci est bien comique. Le mieux est de chercher les vieilles éditions, que ce soit pour ‘l’Enchiridion » ou le « Traité de l’Eglise ». Je vais me renseigner.

    Et ce « et pour toujours » n’est aucunement présent dans la version latine… Il prête à confusion.

    Concernant le Saint Siège, voilà ce que dit le canon 100 du code de droit canonique de 1914 : « 100
    p.1 L’Eglise catholique et le Siège apostolique ont qualité de personnes morales par l’effet de l’ordonnance divine; les autres personnes morales inférieures ont cette qualité dans l’Eglise soit par l’effet d’une prescription du droit, soit par une concession donnée par décret formel du supérieur ecclésiastique compétent, dans un but de religion ou de charité. »

    Puis le canon 102 : « p.1 Une personne morale, par sa nature, est perpétuelle, elle s’éteint par l’acte de l’autorité légitime qui la supprime, ou si, pendant l’espace de cent ans, elle a cessé d’exister. » (mais comme l’Eglise Catholique et le Siège apostolique sont des personnes morales par l’effet de l’ordonnance divine et non humaine, ils ne peuvent cesser d’exister).

    La perpétuité est dans ce sens là. On peut dire qu’il y aura toujours des successeurs car le Saint Siège ne peut pas mourir. Mais vous, vous voulez qu’il y ait toujours une fusion entre la personne morale et la personne physique du Saint Siège, ce qui est impossible. Nous vous avons déjà montré que la vacance du Saint Siège a déjà duré 4 ans maximum avant Vatican II. On ne peut donc pas dire que le Saint Siège sera toujours occupé physiquement par un Pontife Romain…

    Abbé Coache, docteur en droit canonique : « Le Siège apostolique, distinct de l’Église universelle, distinct juridiquement de la personne du Pape, représente la permanence de l’Autorité pontificale romaine : Il est la permanence de l’autorité centrale dans l’Église, quels que soient les changements susceptibles de se produire dans les personnes qui l’exercent. Le pouvoir en effet, est attaché à la FONCTION, non à l’individualité du fonctionnaire. D’où il suit que l’autorité souveraine est attachée à la dignité pontificale et survit à la disparition des personnes qui en sont revêtues. »

    Pour le reste, il n’y a aucune contradiction avec ce que nous disons. Nous n’avons jamais dit que la succession s’est interrompue, nous disons que pour le moment il n’y a pas de successeur mais qu’il y en aura dans l’avenir. Vous par contre vous niez complètement la possibilité d’une élection invalide au souverain pontificat. Et vous vous complaisez à penser que vous avez un vrai Pape à la tête de l’Eglise que vous devez éviter pour ne tomber dans des péchés contre la Foi… Ce qui est contre la promesse du Christ envers Saint Pierre, je n’y reviens pas.

    Au fait, votre « pape » hérétique souhaite le miracle de l’unité avec tous, ce qui implique de renier certains points de la Foi, car sinon il n’y aura jamais d’unité. Il le dit lui-même dans une vidéo destinée à des protestants « Pentecôtistes » et charismatiques :

    « On y voit donc le pape se présenter « comme un frère » et affirmer vouloir parler « avec le cœur : c’est une langue plus simple et plus authentique » qui ne comprendrait « que deux règles de grammaire » : aimer Dieu, et aimer son prochain. Il déclare également adresser une salutation « joyeuse et nostalgique », « car nous sommes en quelque sorte – si vous me permettez l’expression – séparés. »

    Et pour François, les torts des divisions entre chrétiens sont clairement partagés : « Nous sommes séparés parce que le péché nous a séparés, tous nos péchés. C’est un long chemin de péchés que nous avons parcouru ensemble. Mais à qui la faute ? À nous tous, c’est notre faute à tous. Nous sommes tous des pécheurs… »

    À partir de ce constat, le pape exprime son désir de voir l’unité des chrétiens se concrétiser : « Nous devons aller au devant les uns des autres comme des frères. Nous devons pleurer ensemble… ces larmes nous réuniront, ces larmes d’amour. (…) Laissons grandir en nous la nostalgie [de l’unité], car c’est elle qui nous poussera à nous retrouver, à nous embrasser les uns les autres, et à louer ensemble Jésus Christ comme le seul Seigneur. »

    « Allons, nous sommes frères ! lance-t-il encore à la fin du message. Donnons-nous une accolade spirituelle et laissons le Seigneur achever l’œuvre qu’il a commencée. C’est un miracle : le miracle de l’unité a déjà commencé ! Et comme le dit un célèbre auteur italien [Alessandro Manzoni] dans l’un de ses romans : “Je n’ai jamais vu le Seigneur commencer un miracle et ne pas le terminer.” Il achèvera le miracle de l’unité. » »

    http://wordpress.catholicapedia.net/?p=13433

    Et pour votre gouverne, je ne suis nullement humilié. Par contre votre anachronisme n’est pas bien glorieux. Vous êtes encore et toujours pris la main dans le pot de confiture.

    Que le Seigneur vous ouvre les yeux.

    • Le disciple pénitent permalink
      29 mars 2014 06:40

      Le Cardinal Billot n’a pas écrit son oeuvre en Français, mais en latin. « Ses œuvres publiées entre 1892 et 1912 sont des traités de théologie écrits en latin : ils sont fondés sur des commentaires de la Somme Théologique. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Billot

      Ce que vous m’avez cité n’est que la traduction du passage de « Pastor aeternus » donnée dans le Denzinger de 1963 (DS) et non pas ce qu’a écrit le Cardinal. Lui il a cité le passage en latin.

  18. Papy permalink
    28 mars 2014 14:10

    Messieurs! Vous devriez faire du théâtre!!! C’est excellent!!! Quel panache! A faire rougir de honte la plupart des sociétaires de la Comédie Française!!! Votre talent n’a d’égal que votre dyslexie croissante…avec l’âge sans doute….!
    La seule différence avec cette illustre maison, c’est que nos sociétaires savent lire…..eux!
    La vacance du Saint Siège vous gêne car vous avez fait de son occupation plénière un dogme (de droit divin!!!) qui ne tient pas et appelez à la rescousse le Cardinal Billot qui ne s’attendait pas à tant d’honneur posthume…Il ne faudra donc pas s’étonner si l’on perçoit de plus en plus un courant d’air violent du côté de sa tombe!…
    Vous serez réfutés pour le plus grand bien de votre âme et l’honneur de la doctrine éternelle de l’Eglise…!
    Pax vobis +

    • Lancre permalink
      31 mars 2014 15:42

      On se calme Papy……et on lit avec attention le cardinal Billot 😉

      « En instituant le primat dans la personne de saint Pierre, Notre Seigneur Jésus-Christ voulait dire que les souverains pontifes se succéderaient à tout jamais et sans que rien ne pût s’y opposer. Car c’est avec cette succession que le pouvoir suprême de l’Eglise subsisterait toujours dans toute sa force, comme la racine vivante de la religion et la vigueur persistante de l’Eglise. »

      (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Question 14, Ire part. de la thèse 28, § 903, Courrier de Rome, 2010, p. 427).

      La succession des papes est « prédite » (praedicebat), pour un « FUTUR ETERNEL » (perennem futuram), cette succession relève…….. dans ce « FUTUR ETERNEL », d’une nature « INDESTRUCTIBLE » : « successionem pontificum praedicebat perennem futuram atque indestructibilem » !!

      Inutile d’insister……Pastor Aeternus et Billot disent la même chose !

  19. Abenader permalink
    28 mars 2014 15:23

    Réponse au message de Lagomer du 27 mars 2014 23:12:

    C’est là une échappatoire qui s’écarte du sens précis de cet anathème, dont voici la traduction exacte :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est point par l’institution du Christ-Seigneur lui-même ou de droit divin que le bienheureux Pierre ait de perpétuels successeurs dans la primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife Romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette même primauté : qu’il soit anathème. »

    Il ne s’agit point là d’un sens qui serait « hypothétique », comme vous ne le dites que pour mieux écarter le subjonctif qui vous gêne, mais d’une institution divine perpétuelle (et non éternelle : car la fin du monde doit y mettre fin) en droit, même si pas réalisée en fait à tel moment, notamment à chaque vacance du Saint-Siège.

    Il est donc à présent démontré que c’est sciemment que vous opérez cette importante transformation et falsification de la traduction juste de ce verbe, et par là du sens réel, précis et exact de ce canon.

  20. Gérard Laurençon permalink
    28 mars 2014 22:49

    Réponse à Gerdil :

    Vous dites que ce qu’a dit Mélanie Calvat à une certaine date n’est pas dit plus tard. Très bien!
    Cependant, il n’est pas dit quelque chose qui contredise ce qu’elle a dit.
    Etonnant aussi que nous n’ayons pas l’orignal complet de nouveau message découvert !

    Ce qui me paraît très curieux, c’est que Pie IX dans son exorcisme dit EXACTEMENT la même chose que Mélanie !

    Donc si Mélanie ne l’a pas dit, Léon XIII l’a dit et de plus il l’a dit dans un exorcisme, c’est à dire une prière qui touche au culte et qui se trouve ainsi sous le coup de l’infaillibilité.
    Vous accomodez vos épinards en disant que Pie IX a dit cela sans qu’il soit nécessaire que ce soit réalisé mais là c’est vous qui vous vous emparez d’une interprétation qui laisse entendre que Pie IX a parlé pour ne rien dire ou seulement pour faire peur aux méchants loups !

    PIe IX prophétise que le Trône de l’abomination sera installé à Rome par de terribles ennemis.
    C’est tout simplement ce que nous croyons ! Et nous le croyons parce que cela s’est réalisé sous nos yeux à Vatican II et que tout ce qui a été vécu depuis est de la même fournée !

    Les sedévacs ne sont pas les seuls puisque les tradilefèbvristes croient la même chose sauf qu’ils continuent à croire que ce Trone de l’abomination, c’est toujours le Siège de Pierre.
    Lefèbvre n’a-t-il pas lui-même martelé que Romé était dirigée par des « antechrists » ?

    L’avantage se trouve donc du côté des sedevacs talmudistes comme vous les appelez car, curieusement, malgré l’étiquette épouvantable que vous leur collez, ils ne font pas le sacrilège d’identifier le Siège de Pierre à celui du Trône de l’abomination.

    Mais allons plus loin ! Allons au jugement dernier. OUI ! Je vous donne ce rendez-vous que je prends avec TOUS les tradis lefèbvristes.

    Que demandera J-C à ces tradis ? Comme à tous le monde et à chacun de nous, il leur demandera de s’expliquer sur leurs oeuvres.
    Que dirons alors ces traditionalistes ?

    « Nous avons appartenu à une église qui rassemblait en son sein toutes les religions. Oui, nous avons cru en cette église et nous avons dit qu’elle était l’Eglise fondée par J-C. Mais comme beaucoup de choses nous déplaisaient dans cette église nous n’avons pas adopté sa doctrine ni son culte et nous avons tenu pour rien la juridiction de son pape que nous avons cependant reconnu comme successeur de Saint Pierre. »

    Si donc dans la prévision de ce jugement qui est ineluctable, vous pensez pouvoir vous justifier ainsi, alors continuer à croire ce que vous croyez aujourd’hui.

    En considérant, même sommairement, votre argumentation, vous devez comprendre qu’un catholique ne peut y tenir. Il se sauve en courant et crie  » au fou » « au fou » !

    • 1 avril 2014 00:23

      Gérard Laurençon

      Vous faites d’une révélation privée une autorité supérieure à celle de Jésus-Christ qui a affirmé : « les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. » (Mt XVI, 18).

      Le seul Chef de l’Eglise, qui la gouverne et la dirige dans la tempête, c’est-à-dire Jésus-Christ, serait donc un menteur, un faux prophète ?!

      Le démon se serait donc emparé de l’Eglise, il gouvernerait sur le trône de Saint Pierre !

      Ce que vous dites n’a aucun sens, et en conduisant à faire du Christ un menteur, un fabulateur et un ignorant, en méprisant la Sainte Ecriture, vous en arrivez à proclamer, à l’exemple des différentes sectes Protestantes qui se sont séparées de l’Eglise, que les forces de l’Enfer ont triomphé de l’épouse du Christ depuis Vatican II en considérant qu’il n’y plus de successeur sur le trône de l’apôtre Pierre à Rome et que son siège est vacant !

      Beau travail de destruction, Belzébuth peut vous remercier chaleureusement !

      Concernant le secret de La Salette, un événement, inattendu et extraordinaire, est venu apporter une lumière nouvelle sur ce débat, puisque effectuant des recherches à Rome le 2 octobre 1999, les « secrets » révélés par la Vierge Marie aux deux bergers de La Salette remis au pape Pie IX le 18 juillet 1851 mais considérés comme perdus, ont été miraculeusement retrouvés dans les archives de l’ex-Saint-Office par l’abbé Michel Corteville.

      On connaît ce texte à présent :

      TEXTE DU SECRET REDIGE PAR MELANIE EN 1851 (ch. V).
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/09/19/le-secret-authentique-de-la-salette/

      Or, les paroles que la Sainte Vierge aurait dites à Mélanie en 1846 : « Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise », paroles qui font l’objet d’une reconnaissance et d’un respect quasi dévotionnel par les courants sédévacantistes en raison de leur caractère de « prophétie » qui aurait vocation à exposer la situation actuelle de l’Eglise, ne figurent absolument pas dans le texte initial et originel du secret révélé à Mélanie en 1846 !

      Mais ça va même plus loin, Dans la version du secret transmise à Pie IX, la Vierge Marie rappelle que malgré la situation tragique : on ne pourra rien contre le Pape :

      « Le pape sera persécuté de toutes parts: on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera… » (Mélanie Mathieu, bergère de La Salette
      Grenoble 6 juillet 1851).

      Voilà la vérité catholique….et je vous rappelle que ce sont les paroles de la Sainte Vierge à Mélanie, que vous devez croire de Foi certaine de par ordre de l’Eglise !

    • Gérard Laurençon permalink
      1 avril 2014 09:13

      Réponse à Gerdil :

      Vous faites d’une révélation privée une autorité supérieure à celle de Jésus-Christ qui a affirmé : « les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. » (Mt XVI, 18).
      Pourquoi ne vous vous en tenez pas à ce que je vous ai dit ? Je vous ai dit que peu importe si Mélanie a dit ou pas dit ce qu’elle a dit, je vous ai fait remarquer que PIe IX dit la même chose dans son exorcisme.
      …et à cela vous ne répondez rien !
      Vous dites :
      « Le démon se serait donc emparé de l’Eglise, il gouvernerait sur le trône de Saint Pierre ! »
      Si vous ne voyez pas que le démon s’est emparé de l’église concliaire, c’est que vous êtes aveugle. Le problème c’est que l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique parce qu’elle n’a ni sa foi ni son culte ni sa morale et ni sont identité (une, sainte, catholique et apostolique)
      Et cela a été prophétisé par Pie IX :
      « Là où fut institué le Siège du Bienheureux Pierre, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété »
      Sommes-nous impies, sommes nous des juifs talmudistes par le seul fait que nous reconnaissons, FAITS A L’APPUI que la prophétie de Pie IX s’est réalisée?
      Si vous ne saviez pas ce que c’est  » le trône de leur abomination dans l’impiété » c’est tout simplement le synchrétisme, le fait que l’église concilaire notamment dans Lumen Gentium reconnait que toutes les religions sont des moyens de saluts et que avec les infidèles nous adorons le même dieu.
      Toutes les fausses religions, tous les hérétiques juqu’à Vatican II niaient une ou plusieurs vérités de la foi pour croire AUTRE CHOSE !
      La particularité des nouveaux hérétiques ne consistent plus à croire ou à ne pas croire telle ou telle chose.
      Ils croient à tout et à rien et ce à quoi ils croient, c’est à l’homme-dieu qui transforme automatiquement en vérité ce qu’il croit et qui devient automatiquement profitable pour lui. Ce n’est plus J-C le Verbe, c’est chaque homme qui peut dire : « Je suis la Vérité » et J-C n’est autre qu’un de ses hommes dont un des papes conciliaires a parlé en ces termes pour montrer sa non divinité supérieure aux autres hommes:
      « Le Dieu de J-C »
      BENOÎT XVI
      AUDIENCE GÉNÉRALE
      Salle Paul VI
      Mercredi 28 novembre 2012
      Extrait :
      « ….Parler de Dieu veut dire tout d’abord avoir bien clair ce que nous devons apporter aux hommes et aux femmes de notre temps ; non pas un Dieu abstrait, une hypothèse, mais un Dieu concret, un Dieu qui existe, qui est entré dans l’histoire et qui est présent dans l’histoire ; le Dieu de Jésus Christ comme réponse à la question fondamentale du pourquoi et du comment vivre…. »

    • 2 avril 2014 13:00

      Gérard Laurençon

      Vous soutenez, comme tous les schismatiques, des folies, qui se résument à une seule : le Christ « Tête et Chef de l’Eglise » (Pie XII, Mystici Corporis Christi, 1943), aurait été vaincu par Satan alors qu’il a triomphé de lui, définitivement, sur la Croix le jour de la Passion !

      Or cette proposition n’a aucun sens, le Christ ne peut être vaincu et son Eglise « éclipsée », et il importe au contraire de savoir ce que Mélanie Calvat a véritablement dit ou non, selon ce que la Sainte Vierge lui a déclaré en 1846 à la Salette, ce point est fondamental !

      Et il se trouve, que la Sainte Vierge a formellement souligné, et ce sont des paroles divines, que l’on ne pourra rien, sous-entendu le démon ne pourra rien et avec lui les légions infernales, contre le pape au sens de la charge pontificale éternelle, signalée par le titre de « Vicaire de Dieu ».

      Le texte de l’apparition est on ne peut plus clair :

      TEXTE DU SECRET REDIGE PAR MELANIE EN 1851 (ch. V).
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/09/19/le-secret-authentique-de-la-salette/
      « Le pape sera persécuté de toutes parts: on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera… » (Mélanie Mathieu, bergère de La Salette
      Grenoble 6 juillet 1851).

      Votre sédévacantisme va donc, non seuleument jusqu’à soutenir que Satan a réussi à vaincre le Christ en lui ravissant – en «l’ éclipsant », son Eglise et en installant à la place du successeur de Saint Pierre l’antéchrist à Rome, mais en plus vous vous posez en négation des promesses de la Sainte Vierge : « Le pape (…) on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera… »

      Revenez rapidement à la Foi catholique, en vous séparant au plus vite des thèses schismatiques, qui font de vous un négateur des affirmations du Christ et des promesses de Notre Dame !

      « Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ,et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » (St. Matthieu Chap. XVI, 18.)

  21. dztoxik permalink
    29 mars 2014 09:20

    Jésus ! Marie !

    Je rends grâce à Dieu Tout-Puissant de me permettre de me conforter dans ma foi en voyant combien cette même foi est attaquée, injuriée pour des raisons qui restent bien obscures.

    Oui, je parle de foi parce que cela touche aux dogmes,

    Vous niez le Magistère Ordinaire Universel :

    Pie IX : « Quiconque ne croit pas en infaillibilité du magistrat solennel et ordinaire est hérétique »

    Vous refusez la soumission à votre « Pape », vous déclarez ses actes nuls et sans valeurs « à la lumière de la Tradition », si ça, ce n’est pas du subjectivisme…

    Pape Boniface 8, Unam Sanctam ; 18 novembre 1302 : « En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain »

    Vous êtes anathémisez encore une fois par Pastor Aeternus :

    Pastor Aeternus Chap.3

    « Si donc quelqu’un dit que le Pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème. »

    J’aimerai vous poser la question, a-t-il (François) la plénitude totale de son pouvoir suprême ou vous, simples laïcs ou clercs, vous pouvez décider que ses actes sur la Foi sont bons ou mauvais ?

    A mourir de rire!

    vous dîtes que le Pape hérétique resterait Pape :

    « Ce principe est des plus certains. Le non-chrétien ne peut, en aucune manière, être Pape, tel que Cajetan l’admet lui-même (lib. c. 26). La raison en est qu’un individu ne peut être la tête de ce qu’il n’est pas membre; alors celui qui n’est pas chrétien n’est pas membre de l’Eglise, et un hérétique manifeste n’est pas un chrétien, tel que clairement enseigné par Saint Cyprien (lib. 4, epist. 2), Saint Athanase (Scr. 2 cont. Arian.) Saint Augustin (lib. de great. Christ. cap. 20), Saint Jérôme (contra Lucifer) et autres; conséquemment, l’hérétique manifeste ne peut être Pape. »
    (St. Robert Bellarmin ; De Romano Pontifice, livre II, chap. 30)

    C’est comme cela que vous comptez sortir les gens du sédévacantisme, Messieurs les animateurs de LaQuestion en étant aussi grossiers, vulgaires, hautains ? Que Notre-Dame vous guide !

    Maintenant, parlons de la succession ininterrompue écrites dans Pastor Aeternus.

    Commençons par citer le R.P Goupil :

    « Remarquons que cette succession formelle ininterrompue doit s’entendre moralement et telle que le comporte la nature des choses : succession de personnes, mode électif, comme l’a voulue le Christ et l’a comprise toute l’antiquité chrétienne. Cette perpétuité n’exige donc pas qu’entre la mort du prédécesseur et l’élection du successeur il n’y ait aucun intervalle, ni même que dans toute la série des pasteurs aucun ne puisse avoir été trouvé douteux ; mais “on entend par là une succession de pasteurs légitimes telle que jamais le siège pastoral, même vacant, même occupé par un titulaire douteux, ne puisse réellement être réputé tombé en déshérence ; c’est-à-dire encore que le gouvernement des prédécesseurs persévère virtuellement dans le droit du siège toujours en vigueur et toujours reconnu, et que toujours aussi ait persévéré le souci d’élire un successeur.” (Ch. Antoine, “De Ecclesia”).

    Continuons :

    R.P. Zapelena : « Il s’agit d’une succession qui doit durer continuellement jusqu’à la fin des siècles. Il suffit, évidemment, d’une continuité morale, qui n’est pas interrompue durant le temps pendant lequel est élu le nouveau successeur. » (De Ecclesia Christi, pars apologetica, Roma, Universita Gregoriana, 1955, p. 315)

    Ensuite, avec le Cardinal BIllot cité plus haut :

    “Lorsqu’on dit que cette succession a toujours duré sans jamais s’interrompre, on ne veut pas dire qu’aucun intervalle de temps ne se serait écoulé entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur, ni qu’il n’y en ait absolument aucun dans toute la généalogie dont la légitimité serait douteuse. On veut dire que les pasteurs se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement à travers les droits de ce siège qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus, et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude. C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue : à condition de nier l’interruption dans la mesure où celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession et correspond au mode humain de la succession, dans un gouvernement où le sujet du pouvoir est désigné par une élection, comme le Christ l’a voulu lorsqu’il a institué son Eglise.”

    Card. Billot, Traité de l’Eglise du Christ, tome Ier, n° 373, note 54 (traduction Abbé Gleize)

    Canon 100

    « L’Église catholique et le Siège apostolique sont des personnes morales »

    Canon 102

    « Une personne morale de droit ecclésiastique est de nature perpétuelle »

    Donc à partir de là, nous avons 2 chemins qui se séparent,

    LaQuestion dit ( et je ne pense pas caricaturer ) : Saint Pierre a des successeurs et pour toujours dans sa personne physique, qu’importe sa personne morale!

    Les catholiques répondent : Saint Pierre a des successeurs jusqu’à maintenant et pour toujours dans sa fonction (ou personne morale) ou alors Pastor Aeternus s’est trompé plus de 250 fois du fait des vacances de sièges.

    Les délires de LaQuestion prêteraient à sourire si ce n’était pas soutenu par des gens qui se prétendent catholiques. Ces mêmes personnes qui écrivent des pamphlets injurieux contre les catholiques non una cum à 2h du matin ou plus en plein Carême à plusieurs reprises (est-ce là un comportement catholique ?). Ça ressemble plus à un orgueil démesuré.

    Je redonne une définition qui n’est pas de moi mais qui résume magnifiquement le lefebvrisme : « Très Saint-Père, vous êtes un antichrist! »

  22. Papy permalink
    30 mars 2014 00:40

    Apparemment, la » modération », c’est bon pour les courtisans du blogue et les affidés de la secte du « droit divin »…..!!!
    Serions-nous à présent frappés d’ « interdit »…comme votre cher Père le fut en son temps!!!????

  23. 31 mars 2014 00:36

    EXAMEN DU TEXTE ORIGINAL DU TRAITÉ DE L’ÉGLISE

    I. ANALYSE :

    L’examen du texte original du Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato du cardinal Louis Billot, dans son édition de 1910, traduit par l’abbé Jean-Michel Gleize en 2010, met en lumière ceci :

    – 1. La succession de Pierre, comme il apparaît, est incontestablement désignée par Louis Billot dans son Traité, comme étant instituée et devant subsister « à tout jamais », ou « POUR TOUJOURS » : « semper exstitura ».

    – 2. Par ailleurs, c’est avec cette succession précise Billot, que le pouvoir suprême de l’Eglise doit subsister à « tout jamais », et qu’il doit l’être, de plus, « dans toute sa force », de sorte qu’il soit « comme la racine vivante de la religion », et la « vigueur persistante de l’Eglise » : « in qua scilicet vigeret potestas semper exstitura vivax religionis radix, et tenax Ecclesiae vigor ».

    – 3. Mais il se trouve que Louis Billot, dans son texte original, va beaucoup plus loin encore dans l’idée de perpétuité, que ce que transpose, dans sa traduction, l’abbé Jean-Michel Gleize, puisqu’il parle d’une succession des papes comme étant « prédite » (praedicebat), pour un « FUTUR ETERNEL » (perennem futuram), cette succession relevant qui plus est, dans ce « FUTUR ETERNEL », d’une nature « INDESTRUCTIBLE » : « successionem pontificum praedicebat perennem futuram atque indestructibilem ».

    Texte original du cardinal Billot :

    « Certe, cum primatum in Beato Petro instituebat Dominus lesus Christus, successionem pontificum praedicebat perennem futuram atque indestructibilem, in qua scilicet vigeret potestas semper exstitura vivax religionis radix, et tenax Ecclesiae vigor. »

    (Cf. Ludovico Billot, s.j., Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato, tomus secundus, Prati, ex officina libraria Giachetti, 1910, Quaestio XIV, argumentum quintum, p. 594).

    Traduction de l’abbé Jean-Michel Gleize :

    « En instituant le primat dans la personne de saint Pierre, Notre Seigneur Jésus-Christ voulait dire que les souverains pontifes se succéderaient à tout jamais et sans que rien ne pût s’y opposer. Car c’est avec cette succession que le pouvoir suprême de l’Eglise subsisterait toujours dans toute sa force, comme la racine vivante de la religion et la vigueur persistante de l’Eglise. »

    (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Question 14, Ire part. de la thèse 28, § 903, Courrier de Rome, 2010, p. 427).



    II. JUGEMENT :

    Ainsi donc, fort de ce qui précède, lorsque traduisant ce passage, l’abbé Gleize a souhaité, dans son choix de traducteur, insister sur le caractère « ETERNEL » (perennem futuram) de la succession, il a, pour l’expression « Saint Pierre a des successeurs perpétuels », opté pour cette version : « saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs », ce qui, sachant les caractères « d’ÉTERNITÉ » et « d’INDESTRUCTIBILITÉ » employés par le cardinal Billot était tout à fait en harmonie avec la pensée du cardinal Billot, qui n’est d’ailleurs point la sienne, mais celle de la Constitution dogmatique Pastor Æternus :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a des successeurs perpétuels dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème.»(‘Pastor aeternus, 1870).


    Texte original du cardinal Billot :

    « Similiter Vaticanum, Sess. IV, cap. 2 : « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione, seu iure divino, ut Beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores, aut Romanum Pontificem non esse Beati Petri in eodem primati successorem, anathema sit » [*]. Ergo fide divina catholica credibilis et credenda est non modo veritas primatus Romanae Sedis, verum etiam veritas alia quae se habet ut praerequisita conditio, id est veritas devolutionis sive applicationis haereditatis Petri ad Sedem praedictam. »

    (Ludovico Billot, s.j., Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato, tomus secundus, Prati, ex officina libraria Giachetti, 1910, Quaestio XIV, argumentum quintum, § 2, pp. 596-597).

    (*) Citation fidèle au Dezinger : « 3058 (Canon.) Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores: aut Romanum Pontificem non esse beati Petri in eodem primatu successorem: anathema sit. »

    Traduction de l’abbé Jean-Michel Gleize :

    « Définition dans le concile du Vatican : ‘‘Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur de saint Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème’’ (*). Est donc de foi divine et catholique et doit être crue comme telle, non seulement la vérité du primat du siège de Rome, mais aussi l’autre vérité qui est la condition de cette première, celle où on affirme que la succession de saint Pierre (haereditatis Petri) est attachée ou dévolue à ce siège. »

    (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Question 14, Ire part. de la thèse 28, § 909, Courrier de Rome, 2010, p. 430).

    (*) Concile du Vatican, session 4 du 18 juillet 1870, constitution dogmatique Pastor aeternus, canon du chapitre 2 dans DS 3058 :

    « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione, seu iure divino, ut Beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores, aut Romamim Pontificem non esse Beati Petri in eodem primati successorem, anathema sit »


    III. DÉCISION :

    Il ressort donc, que le choix de faire figurer dans la traduction de la Constitution dogmatique de Vatican I : « POUR TOUJOURS », lorsque cette traduction a été précédée par les lignes du cardinal Billot dans lesquelles il insiste sur « L’ÉTERNITÉ » et « L’INDESTRUCTIBILITÉ » de la succession, est absolument légitime, et elle ne trahit en rien, ni la pensée du cardinal Billot, ni évidemment l’intention dogmatique de Pastor Aeternus.

    D’où la définition dogmatique : « Saint Pierre vit et gouverne jusqu’à ce temps présent et toujours, « dans la personne de ses successeurs », les évêques du Saint Siège de Rome. »

    Et que soit anathème celui qui nierait le contraire ! car, est « affirmé ici, un lien nécessaire et perpétuel entre la succession dans la chaire de Rome et la succession dans le primat », en raison du fait que « cette succession dans la chaire de Rome à l’état pur, on ne peut pas ne pas y rencontrer par le fait même la succession « dans le primat »» !

    Ainsi, la voix de la Tradition ordonne de croire :

    « Le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l’Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , préside  » et exerce le pouvoir de juger  » (…) » (Pastor Æternus, 1870).

    Ce qui fit dire au cardinal Billot :

    « En instituant le primat dans la personne de saint Pierre, Notre Seigneur Jésus-Christ voulait dire que les souverains pontifes se succéderaient à tout jamais et sans que rien ne pût s’y opposer. Car c’est

    avec cette succession que le pouvoir suprême de l’Eglise subsisterait ÉTERNELLEMENT dans toute sa force, comme la racine vivante de la religion et la vigueur INDESTRUCTIBLE de l’Eglise. »

    (Cardinal Louis Billot, Traité de l’Eglise, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Question 14, Ire part. de la thèse 28, § 903, Courrier de Rome, 2010, p. 427).

    Et anathèmes sont ceux qui le nient !

    *** *** ***

    CONCLUSION :

    De ce fait, Vatican I nous ordonne de croire que la papauté relève d’une succession perpétuelle – dont il est arrêté dogmatiquement qu’elle doit subsister ETERNELLEMENT et qu’elle est INDESTRUCTIBLE -, ce qui signifie donc bien que Pierre a des successeurs « POUR TOUJOURS« , « dans » la personne des évêques qui occupent le Siège de Rome : « Et semper « in suis successoribus’’, episcopis sanctae Romanae Sedis », d’où les termes objectifs de la définition : « Si quis ergo dixerit, non esse ex ipsius Christi Domini institutione seu iure divino, ut beatus Petrus in primatu super universam Ecclesiam habeat perpetuos successores / Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino) que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores). »(Constitutio dogmatica ‘Pastor aeternus’ de Ecclesia Christi, § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

    La définition dogmatique ne laisse donc place à aucune contestation possible pour la plus grande honte, confusion et totale déroute des thèses sédévacantistes schismatiques !

    Pax Vobis +

  24. 31 mars 2014 13:45

    Bonjour,

    Nous ne nions pas du tout cela, la succession est en effet perpétuelle, mais… nous attendons toujours un digne successeur ! Vous, tout comme les conclavistes, il vous faut à tout prix un Pape, quel qu’il soit, et tant qu’à faire autant avoir un (anti) »pape » hérétique moderno-luthérien comme François !

    Bref, merci pour cette analyse. Le « et pour toujours » (pas présent dans la version latine) est cependant mal interprété par vous, et vous l’utilisez dans un sens biaisé, comme si le pontife romain (personne physique), devait toujours subsister sur le Saint Siège (personne morale). Il faut reconnaître qu’il y aura toujours des successeurs mais il existe une intervalle de temps entre deux successeurs :

    “Lorsqu’on dit que cette succession a toujours duré sans jamais s’interrompre, on ne veut pas dire qu’aucun intervalle de temps ne se serait écoulé entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur, ni qu’il n’y en ait absolument aucun dans toute la généalogie dont la légitimité serait douteuse. On veut dire que les pasteurs se sont succédés les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement à travers les droits de ce siège qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus, et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude. C’est en ce sens que la succession n’a pas été interrompue : à condition de nier l’interruption dans la mesure où celle-ci est compatible avec le sujet matériel de la succession et correspond au mode humain de la succession, dans un gouvernement où le sujet du pouvoir est désigné par une élection, comme le Christ l’a voulu lorsqu’il a institué son Eglise.”(Card. Billot, Traité de l’Eglise du Christ, tome Ier, n° 373, note 54 (traduction Abbé Gleize) )

    De plus, il ne faut pas accepter n’importe qui… Un hérétique ne peut pas être Pape, point. Un conclave peut être invalide.

    Une analyse qui n’apporte donc rien de nouveau, à part déferler une énième fois sa haine dans le but d' »anathémiser » des personnes qui souhaitent garder la Foi de toujours, ce qui est un comble…

    Vous feriez mieux de vous occuper du modernisme dans vos articles,ici est le vrai danger…
    Là, vous perdez votre temps. Vous pourriez faire un bilan des un an du « pontificat » de François par exemple. Mais non, il vaut mieux taper sur les horribles « schismatiques » luthériens/pharisiens/cathares que sont les sédévacantistes. Sédévacantistes qui ne sont pas autre chose que des Catholiques se défendant contre l’hérésie moderniste en n’acceptant rien de ce qui vient d’elle. Comme l’a fait l’Eglise vis à vis du protestantisme, ou l’Islam. Ces deux religions peuvent enseigner des choses vraies mais mélangées à des erreurs, et la prudence fut donc de tout rejeter et de combattre.

  25. Pélikan permalink
    31 mars 2014 14:33

    Merci à La Question pour cet examen des textes, ce qui est vraiment très intéressant, car là on est en présence des éléments tangibles de la réflexion.

    Et il faut reconnaître la parfaite honnêteté de La Question, qui n’hésite pas à aller au fond des problèmes en s’appuyant sur les sources.

    Quelles que soient les tendances qui divisent les catholiques attachés à la Foi de toujours, on doit au moins reconnaître ce point.

    Maintenant cet examen, à partir des sources, c’est-à-dire le Traité de l’Eglise en latin du cardinal Billot, l’un des meilleurs et plus autorisés interprètes de Pastor Aeternus, révèle deux choses principales :

    • a) La Question n’est donc pas à l’origine de l’introduction de l’expression « A ET POUR TOUJOURS », dans la citation de Pastor Aeternus, et sur ce point, les critiques qui lui avaient été adressées (et je pense particulièrement aux animateurs du CatholicaPedia blog – disciple pénitent, Cave ne Cadas, etc), sont infondées.

    La réalité, c’est que la version utilisée par La Question, n’est pas entachée d’un vice visant à tromper ou d’une volonté de « trafiquer Pastor Aetertnus », c’est celle de la traduction de l’abbé Jean-Michel Gleize effectuée en 2010.

    Les propos de disciple pénitent, désignant La Question comme
    – « ennemis de la Vérité » ;
    – «ayant rajouté « ET POUR TOUJOURS » ! Qui change tout !» ;
    – « modifié un anathème de Pastor Aerternus » ;
    – « Faussaires » ;
    – «falsificateurs de la Vérité pour accréditer une thèse mensongère » ;
    – De « mauvaise foi au point de modifier les textes sacrés de l’Eglise » ;
    – Tronqués « textes pour leur faire dire ce qu’ils veulent »;
    – « remplis de contre-vérités qui trompent les âmes » ;
    etc…..sont mensongers et diffamatoires.

    Ce point mériterait au minimum une correction de la part du CatholicaPedia blog, qui ne peut laisser subsister sur ces pages des affirmations calomnieuses.

    La Question n’a pas, comme il est maintenant démontré, « trafiquée » une citation…..

    Ce point est réglé et entraîne obligatoirement deux conséquences :

    1) Le CatholicaPedia blog est donc tenu de corriger ses propos ;

    2) Quant au disciple pénitent, il se doit de faire amende honorable, sinon sa moralité, sa probité et son honnêteté seront gravement mises en cause !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43186

    Une réparation s’exige de par la gravité des accusations proférées.

    2e point important :

    • b) L’idée de PERPETUITE, et même comme on le découvre d’ETERNITE, sont attachées à la lignée des successeurs. C’est incontestable.

    Pas simplement à la personne morale, comme on le lit dans tous les commentaires des partisans d’un sédévacantisme complet ……mais bien « DANS » la PERSONNE « MATERIELLE » des SUCCESSEURS……

    Pastor Aeternus est formel : « (Saint-Pierre) jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , préside  » et exerce le pouvoir de juger  » (…) » (Pastor Æternus, 1870).

    Et le caractère obligatoire de cette succession matérielle « dans » la Personne des Pontifes, confirme la nécessité de distinguer dans les successeurs perpétuels de Pierre, la forme de la matière, de sorte que, si la forme venait à faire défaut pour quel que motif que ce soit, la matière subsisterait afin de rendre possible – ce que détruit objectivement l’idée d’une vacance complète qui pour guérir une situation, apporte un remède plus grave encore qui met fin à la lignée des successeurs de Pierre et conduit au chaos et à l’anarchie – la continuité de la succession qui est, DOGMATIQUEMENT : ETERNELLE et INDESTRUCTIBLE (« praedicebat perennem futuram atque indestructibilem ») !

    • Papy permalink
      1 avril 2014 19:06

      Vous avez le « triomphe » orgueilleux Pelikan! Que ne feriez-vous pas , non seulement pour « cirer les pompes rouges des séides de La Question » mais encore pour mettre en avant votre fou-thèse qui vient , comme par hasard, au secours (?) de nos plus fervents exterminateurs!!!!Nous savons déjà depuis un bon moment de quel camp vous êtes en réalité, vous et tous vos comparses guérardiens. IL vous faut à tout prix INVENTER une éternité qui viendrait comme absoudre tout pontife même non catholique! La fonction pontificale incarnée passant pour vous avant son enracinement de droit divin.
      Je nie que la personne matérielle des successeurs sur le trône de Saint Pierre puisse être une personne non catholique! Vous les reconnaitrez à leurs œuvres et à leurs fruits! Ou alors vous devez ABSOLUMENT absoudre tout ce qui vient du conciliabule Vatican II et déclarer que l’obéissance à une autorité catholique est absolument nécessaire au SALUT!
      Vous n’en sortirez pas car c’est le démon lui-même qui vous souffle ces accommodements avec votre prétendu droit divin que vous avez l’audace sacrilège d’appliquer à des non-catholiques!
      Or nous savons depuis belle lurette que le blasphème « pieux » ne vous fait pas peur, à vous et à tous les autres…et que vous savez l’enrober, le travestir, le dissimuler dans une gestuelle, une stratégie, une syntaxe,une réthorique, une dialectique ,etc…plus » catholique » que nature! Ce qui est pour moi la preuve absolue de votre ténébreuse inspiration… ».Il ne peut y avoir aucun rapport entre les ténèbres avec la lumière! » L’auriez-vous oublié…pour votre condamnation?
      Je sais que je ne vous convaincrai pas…seul l’Esprit Saint aurait ce pouvoir si vous Le lui demandiez en toute humilité…Mais vous ne Lui demanderez pas car le diable a mis en vous le germe mortel de la certitude sectaire et sophistique, rendant vos sentences dogmatiques inébranlables comme les certitudes de la foi!…Le diable a ses raisons que je ne connais pas..et , en ce qui me concerne, je laisse au jugement de Dieu, votre for interne!
      Mais il y a bien mieux à faire que de chercher à convaincre et à faire boire des gens qui n’ont pas soif de vérité: s’instruire soi-même toujours davantage en priant Dieu de nous permettre d’avancer en grâce et en connaissance, et par là-même aider toutes les âmes de bonne volonté qui cherchent la vérité et que Dieu met sur notre chemin par une providence toute particulière…
      Pax vobis…

    • Pélikan permalink
      2 avril 2014 12:35

      J’écarte volontiers vos propos calomnieux à l’égard des partisans de la thèse de Mgr Guerard des Lauriers, pour me centrer sur le cœur de votre argument : « Je nie que la personne matérielle des successeurs sur le trône de Saint Pierre puisse être une personne non catholique ! »

      Lisez simplement ce que l’Eglise enseigne au lieu de vous prendre pour un docteur de l’Eglise et vous fier à vos « négations » subjectives : « Afin que [la succession Apostolique] soit légitime il est nécessaire qu’il y ait une succession formelle et non seulement une succession matérielle. En effet la succession formelle se fonde sur les préceptes du Christ, la succession matérielle, la règle du Christ étant délaissée, consiste dans la pure et simple occupation du siège pastoral. Dans la succession formelle il y a le droit et il y a la mission légitime; si celle-ci fait défaut, il n’existe aucun pouvoir de juridiction. La mission légitime dans l’Eglise n’est pas possible s’il n’y a pas la succession légitime. » (J. V. DE GROOT O.P. Summa Apologetica de Ecclesia Catholica, Ratisbona, Institutum Librarium pridem G.J. Manz., 1906, p. 184).

      Par ailleurs j’ajoute, en insistant, ce que vous esquivez mais qui est déontologiquement important dans le cadre de nos échanges, que si le disciple pénitent et le CatholicaPedia blog, ne font pas amende honorable de leurs propos diffamatoires, ils sont moralement disqualifiés.

      Car La Question n’a pas, comme il est maintenant démontré, « trafiquée » (sic) aucune citation….en «ayant rajouté « ET POUR TOUJOURS » ! Qui change tout !», elle n’a donc pas « modifié un anathème de Pastor Aerternus », les animateurs de La Question ne sont donc pas des «falsificateurs de la Vérité pour accréditer une thèse mensongère », et de « mauvaise foi au point de modifier les textes sacrés de l’Eglise », etc.

      Le silence règne de votre côté, et il est assourdissant !

    • 3 avril 2014 12:20

      Ce silence assourdissant Pélikan, et qui vous choque légitimement car les sédévacantistes sont pris la main dans le sac de leur forfaiture avec cette affaire de citation de Pastor Aeternus, ne témoigne que d’une chose de leur part : les schismatiques sont non seulement de mauvaise foi utilisant des méthodes judaïques talmudiques, mais de plus ils ne cherchent qu’à nuire par la calomnie et le mensonge. Leur action n’a pas d’autre motif.

      Je l’ai déjà dit, ce sont des parasites nuisibles dénués de tout principe de moralité, ils sont au service de leur cause, et tous les moyens sont bons pour y parvenir, même les plus malhonnêtes.

      Et lorsqu’ils sont mis face à leurs mensonges, coincés comme des rats, acculés et au pied du mur, leur seule attitude c’est la fuite et la dérobade devant leurs responsabilités.

      Alors qu’ils devraient reconnaître leurs torts – et en particulier le disciple pénitent le si mal nommé – en avouant avoir proféré des mensonges à l’égard de La Question qui n’a évidemment pas « modifié un anathème de Pastor Aerternus », leur seule réponse : SILENCE TOTAL !

      Mais ceci participe de la même logique que leur attitude à l’égard de l’Eglise depuis plusieurs décennies : vomir des abominations et travailler à abattre l’épouse de Jésus-Christ.

      Leur péché est donc immense !

      Ils conjuguent l’absence de courage et la lâcheté, car ils ont fait de la fuite leur stratégie en tous les domaines.

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43151

      Abandonnant l’Eglise pour s’enivrer de leur logique sophistique schismatique, ils en goûtent déjà les fruits amers en ce monde : l’isolement, l’anarchie, la déviance, la confusion et la division poussées à l’extrême.

      Mais dans l’au-delà, cette désertion de leurs devoirs, et plus encore l’abandon de l’Eglise, risque de leur coûter bien plus cher !

  26. 31 mars 2014 17:36

    disciple pénitent,

    Il n’y a pas de « pape quel qu’il soit », cette expression abominable est dénuée de sens. Le seul vrai et légitime pape, est celui issu, 266e de la lignée successorale allant de saint Pierre à S.S. François, en passant, pour les XXe et XXIe siècles, par :

    1. 1903 – 1914 : Pie X
    2. 1914 – 1922 : Benoît XV
    3. 1922 – 1939 : Pie XI
    4. 1939 – 1958 : Pie XII
    5. 1958 – 1963 : Jean XXIII
    6. 1963 – 1978 : Paul VI
    7. 1978 – 1978 : Jean-Paul Ier
    8. 1978 – 2005 : Jean-Paul II
    9. 2005 – 2013 : Benoît XVI (renonciation)
    10. Depuis 2013 : François

      Votre jugement sur les thèses, idées ou hérésies supposées des 261e au 266e (5e à 10e de cette liste), ne sont que des « jugements privés », dénués de validité et sans force légale sur la succession, car l’Eglise ce n’est pas seulement la Foi, réelle ou supposée, des pontifes, c’est également une société divine fondée par le Christ, dont Lui SEUL est le chef. C’est donc à lui, en vertu de ce « droit divin » devant lequel vous devez vous agenouiller et vous soumettre, s’il le souhaite de conserver dans leur charge ou la leur retirer -, ceux qui ont été désignés pour succéder à saint Pierre.

    Ainsi, le « ET POUR TOUJOURS » (semper exstitura), dont parle le cardinal Billot, concerne bien une succession des papes étant « prédite » (praedicebat), pour un « FUTUR ETERNEL » (perennem futuram), cette succession relevant qui plus est, dans ce « FUTUR ETERNEL », d’une nature « INDESTRUCTIBLE » : « successionem pontificum praedicebat perennem futuram atque indestructibilem » (Ludovico Billot, s.j., Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato, tomus secundus, Prati, ex officina libraria Giachetti, 1910, Quaestio XIV, argumentum quintum, p. 594).

    De la sorte, au lieu de revenir en arrière dans l’ouvrage du cardinal Billot, en ruminant le même et identique passage – note 54 n° 373 selon la traduction de l’abbé Gleize -, qui d’ailleurs ne porte qu’incidemment sur le Pontife, puisque le thème est abordé bien plus loin dans l’immense Traité de l’Eglise du Christ, t. II, L’Eglise et sa constitution intime, Question 12, Question 13, Question 14), vous devriez bien plutôt, toutes affaires cessantes, en vous soumettant aux affirmations formelles d’un texte que, visiblement, vous ne connaissez pas, lire ce qu’explique très précisément le cardinal Billot au sujet du « futur éternel » et la « perpétuité indestructible » de la succession qui doit demeurer « DANS » la « PERSONNE DES SUCCESSEURS » :

    « Quod petra Ecdesiae et regni laviger et oecumenicus pastor est Petrus prout « in successoribus suis » ad finem « usque saeculorum pennansurus ». »

    « Saint Pierre est la pierre sur laquelle est bâtie l’Eglise, le portier du royaume et le pasteur universel dans la mesure où il doit demeurer jusqu’à la fin des siècles dans la personne de ses successeurs. »

    (Ludovico Billot, s.j., Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato, tomus secundus, Prati, ex officina libraria Giachetti, 1910, Quaestio XIII, § 3 argumentum quintum, p. 549).

    Avez-vous bien lu ?

    Saint Pierre demeure jusqu’à la fin des siècles dans la personne de ses successeurs / in successoribus suis ad finem usque saeculorum pennansurus. »

    Vous ne pouvez tergiverser, ou user de sophismes pour échapper à cette vérité.

    Soyez attentif à la suite :

    « Huius assertionis veritas patet primo ex verbis Domini loan. XXI. Nam ut Bellarminus dicit L. 2 de Rom. Pont. c. 12, officium pascendi est ex natura sua ordinarium et perpetuum. Tamdiu enim durare debet quamdiu manet ovile : ovile autem manet et manebit usque ad finem mundi. Igitur eousque Petrus in summo illo pastorali officio maneat necesse est. Item, cum Dominus ait: Pasce oves meas, omnes oves suas commisit, ut supra ostensum est; neque solum omnes ratione locorum, sed omnes etiam ratione temporum, cum non minus nobis quam antiquis Christus providerit. Petrus autem non semper victurus erat in carne. Igitur Dominus in Petro omnes eius successores est allocutus. »

    (Ludovico Billot, s.j., Tractatus de Ecclesia Christi sive continuatio theologiae de verbo incarnato, tomus secundus, Prati, ex officina libraria Giachetti, 1910, Quaestio XIII, § 3 argumentum quintum, p. 549).

    « La vérité de cette conclusion s’impose premièrement en raison des paroles que Notre Seigneur adresse à saint Pierre dans l’Evangile de saint Jean, au chapitre 21. En effet, comme le remarque saint Robert Bellarmin (Rom. Pont. L. 2., ch. 12), par nature, l’office du pasteur correspond à une fonction ordinaire et perpétuelle (officium pascendi est ex natura sua ordinarium et perpetuum). Car il doit durer tant qu’il y a un troupeau (Tamdiu enim durare debet quamdiu manet ovile) ; or, le troupeau demeure et demeurera jusqu’à la fin du monde (ovile autem manet et manebit usque ad finem mundi). Il est donc nécessaire que saint Pierre demeure aussi jusque-là [jusqu’à la fin du monde] dans cet office du pasteur suprême (Igitur eousque Petrus in summo illo pastorali officio maneat necesse est). De plus en disant : ‘‘Pais mes brebis’’, Notre Seigneur confie à saint Pierre toutes ses brebis, comme nous l’avons expliqué plus haut, toutes non seulement selon le lieu, mais aussi selon le temps ou [tous les temps] (sed omnes etiam ratione temporum), puisque le Christ ne s’est pas moins intéressé à nous qu’aux hommes du passé. Or, saint Pierre ne devait pas toujours vivre ici-bas. C’est pourquoi, en adressant la parole à saint Pierre, Notre Seigneur s’est aussi adressé à tous ses successeurs. »

    Si vous dissociez votre combat contre le modernisme, de votre attachement à la succession charnelle et matérielle de saint Pierre, vous sortez de l’Eglise et devenez schismatique.

    Voilà pourquoi, la lutte contre le modernisme, doit être tout autant une lutte vigoureuse et intransigeante contre le danger du sédévacantisme plénier, car votre thèse conduit à une catastrophe totale qui aurait pour effet la destruction de l’institution ecclésiale si vous étiez, vous et vos amis, écoutés, ce qu’à Dieu ne plaise, puisque nous le savons bien – nous en avons le triste spectacle sous les yeux depuis 30 ans -, se séparer de l’unité en déclarant « vacant » le Siège de Pierre, produit immédiatement l’éclatement en une myriade infinie de groupuscules hostiles et de chapelles profondément ennemies, tournant la tête à des fous illuminés, développant l’esprit de secte qui pousse la division à l’extrême, tout le monde s’excommuniant à tour de bras, se lançant des anathèmes – en vertu d’une autorité autoproclamée imaginaire, du matin au soir pour de minuscules divergences, tout ceci ayant pour résultat objectif de concourir à ce quoi travail le démon depuis la venue du Christ : la mort de l’Eglise !

    Si vous voulez vraiment défendre l’Eglise, et vous engager dans un combat authentique au service de la Vérité catholique, tenez ferme sur la doctrine, mais fuyez également le poison du schisme en demeurant, sans faillir, attaché à la Rome éternelle, car « l’office du pasteur correspond à une fonction perpétuelle (officium pascendi est ex …. perpetuum). Car il doit durer tant qu’il y a un troupeau (Tamdiu enim durare debet quamdiu manet ovile) ; or, le troupeau demeure et demeurera jusqu’à la fin du monde (ovile autem manet et manebit usque ad finem mundi). Il est donc nécessaire que saint Pierre demeure aussi jusque-là [jusqu’à la fin du monde] dans cet office du pasteur suprême (Igitur eousque Petrus in summo illo pastorali officio maneat necesse est). »

    Vous ferez alors, dans cette fidélité, votre devoir catholique, et le Salut de votre âme.

    Pax Vobis +

    « Comment peut-on croire que l’on garde la foi, sans garder cette unité de l’Eglise ? […] Comment croire que l’on est dans l’Eglise, si l’on se sépare de la chaire de Pierre, sur laquelle l’Eglise est fondée ? » (Saint Cyprien, De l’unité de l’Eglise, n°4, PL., 4/500-501).

    • 1 avril 2014 09:54

      Vous ne pouvez pas me convaincre, car je ne peux pas voir l’Esprit Saint agir sur des Pontifes qui promeuvent le modernisme, qui est une hérésie conduisant à l’apostasie. Or cet Esprit Saint doit toujours agir sur de véritables pontifes, les rendant infaillibles sur leur enseignement doctrinal. Nous tournons en rond.

    • 2 avril 2014 12:17

      C’est vous qui tournez et retournez en rond dans votre tête avec vos sophismes issus d’une logique démoniaque !

      Car la solution simpliste d’une absence de pape, qui semble résoudre la question du modernisme, en fait surgir une autre, bien plus inquiétante et abominable.

      A savoir comment faire, après une éclipse de près de 70 ans !! (si on en reste à 2014…sachant qu’il se pourrait que la situation dure encore un bon moment), et une destruction de la lignée successorale matérielle, pour que l’Eglise se donne un nouveau pape, dans la mesure où on ne reconnait plus aucune validité aux cardinaux de la curie (éventuellement même plus prêtres ni évêques s’il faut admettre que le nouveau rite de consécration est invalide….cf. Rore Sanctifica), tous nommés par des antipapes ??!!!

      Dans ces conditions, comme le dit La Question : l’ABSENCE DE PAPE EST IMPOSSIBLE !
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/02/labsence-de-pape-est-impossible/

    • Pélikan permalink
      8 avril 2014 21:54

      Il n’est pas possible en effet, comme le souligne Tertiaire franciscain de la Sainte-Croix, que la lignée successorale matérielle puisse s’interrompre.

      En voici la raison :

      « La succession matérielle est indispensable, car si jamais l’Eglise, comme unique corps légal fondé par Notre-Seigneur Jésus-Christ et continué par les Apôtres jusqu’à aujourd’hui finissait, personne ne pourrait la rétablir.

      Dans ce cas, c’est-à-dire si elle était rétablie après la cessation de la série matérielle des pasteurs, il s’agirait d’une nouvelle église, parce que le principe de l’unité – l’identification même matérielle avec l’Eglise fondée par Jésus-Christ – ferait défaut. La cessation de la ligne matérielle est analogique à l’annihilation du corps dans un être physique, de manière que rien ne subsiste, ni même une partie de la substance qui puisse recevoir la forme.

      Ainsi l’identité de l’Eglise exige qu’elle maintienne une seule forme comme constitutif formel de la personnalité morale pour tous les siècles, et ceci est l’autorité même du Christ qui est transmise à tout pape qui a une élection valide et indubitable et n’oppose aucun obstacle à recevoir l’autorité.

      En outre, l’essence de l’Eglise exige qu’en tant que corps moral cette unique autorité soit reçue dans une matière moralement unique, c’est-à-dire dans une unique série de pasteurs constituée légalement et non interrompue. »

      LA PAPAUTE MATERIELLE, Par M. l’abbé Donald J. Sanborn, Sodalitium n° 46, 1998, p. 68.

  27. 1 avril 2014 12:05

    Il s’agit uniquement pour nous, disciple pénitent – notre intention n’étant pas de « vous convaincre » -, mais de se borner, et c’est le devoir que nous nous sommes fixés et rien d’autre en nous effaçant individuellement devant cette mission lors de la création de La Question, de rappeler la doctrine éternelle de l’Eglise en matière de papauté dans cette période difficile de l’Histoire.

    Ce qui donc est en jeu, c’est uniquement votre ouverture à la grâce de Jésus-Christ par son Esprit-Saint, précisément, concernant le mystère de son Eglise, et qu’il vous donne de comprendre, par ses dons, que c’est LUI le CHRIST , et LUI SEUL, qui en est le FONDATEUR, et en demeure jusqu’à la consommation des siècles, l’unique CHEF !

    Et s’il en est le CHEF, c’est à lui de décider, et non à nous – car tel est le principe, ainsi que la règle, du « droit divin » -, ce qui est bon ou pas pour son Eglise, sachant que rien ni personne ne peut se substituer au Christ pour décider de qui est pape ou non, ou se prétendre plus savant que LUI en ces domaines pour légiférer à sa place.

    Nous ne disons pas que la situation est facile, elle est même humiliante pour chaque chrétien aimant l’Eglise, mais c’est ainsi, et il nous faut sans doute réfléchir à ce que signifie ce terrible temps d’épreuve et de pénitence pour en comprendre le sens spirituel.

    Mais par delà les épreuves, une vérité s’impose pour le croyant : l’Eglise est, et demeurera jusqu’à la fin des temps « Le Corps Mystique du Christ » (Mystici Corporis Christi), et cette unité est aussi indissociable que celle unissant la Sainte Trinité : « qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils ».

    Telle est la vérité catholique :

    « Lui, le Christ, il est la Tête du Corps qui est l’Eglise (Col. I, 18) – la doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. AUGUSTIN, Enarr. In Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159). Bien plus, notre Sauveur lui-même, dans sa prière sacerdotale, n’a pas hésité à comparer cet organisme à cette sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils (Cf. S. JEAN XVII, 21-23.). Notre union, donc, avec et dans le Christ vient d’abord de ce que la société chrétienne [l’Eglise i.e.], de par la volonté de son Fondateur, formant un corps social parfait, il y faut une union de tous les membres qui leur permette de conspirer à une même fin. Or, plus noble est la fin à laquelle tend cet accord, plus divine est la source d’où elle procède, plus sublime est aussi l’unité qui en résulte. » (Pie XII, Mystici Corporis Christi, 1943).

    Demeurez en cette pensée : « Lui, le Christ, il est la Tête du Corps qui est l’Eglise (Col. I, 18) », et vous ferez le Salut de votre âme.

    Que l’Esprit-Saint vous accorde ses lumières.

    Pax Vobis +

    • 1 avril 2014 16:16

      Et c’est l’Esprit Saint qui a conseillé à [François] d’aller prier à la synagogue ?
      J’aimerais votre réponse : qui a-t-il prié à la synagogue ? Jésus-Christ, c’est ça ?

      [Petros – nous corrigeons, pour la dernière fois, vos messages, avant blocage. Veuillez dorénavant, lorsque évoquant sa S.S. François, 266e pape de l’Eglise catholique, le désigner par son nom de Pontife, et non par des diminutifs déplacés, vous n’êtes pas ici sur un forum schismatique. Merci de votre compréhension. LA QUESTION].

    • 1 avril 2014 23:54

      Merci pour l’information Abenader.

      Mais « Si vis pacem », qui monologue en boucle sur le trop bien connu forum « Mi ca El !? », illustre à merveille le pharisaïsme talmudique dénoncé dans l’article de La Question.

      Ainsi donc, longue et lassante litanie, d’ailleurs « hors sujet », visant à – soi-disant – expliquer (sic), « la méthode observée par La Question dans ses polémiques »….

      On est très très loin des problèmes sérieux qu’il faudrait impérativement se poser, si vraiment, comme le soutiennent les personnages qui peuplent ces espaces schismatiques en racontant des fantaisies, il n’y avait plus de pape à la tête de l’Eglise !

      Par exemple : Comment le Christ, qui est le Chef permanent de l’Eglise depuis sa fondation – (« Lui, le Christ, il est la Tête du Corps qui est l’Eglise (Col. I, 18) », Pie XII, Mystici Corporis Christi, 1943) – a pu être vaincu par Satan en 1965 et voir son Eglise « éclipsée » pour que s’en substitue une autre dirigée par le démon (l’antéchrist) ?!!

  28. 1 avril 2014 16:08

    On n’est pas obligé de devenir sedevacantiste pur et dur voire d’élire un autre pape pour quitter la FSSPX => http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=17

    Il n’y a pas non plus besoin de croire en une thèse comme dogme de foi. En tant que « simple fidèle », force est de reconnaître que [François] n’est pas catholique, ni Benoît XVI avant lui. C’est tout. Et ça pour le coup c’est bien expliqué par la frat’. Mais s’ils ne sont pas catholiques (dans le sens que dans leur dires et gestes ils n’enseignent pas la doctrine catholique).
    Et désormais avec les canonisations, la position de la FSSPX devient intenable.

    Léon XIII l’a dit clairement : « Dans l’Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L’union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l’Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
    L’obéissance doit être parfaite, parce qu’elle appartient à l’essence de la foi. »

    Avec [François], ça crève les yeux que le pape n’a pas l’autorité.
    Mais si ce que je dis fais de moi un horrible schismatique pas gentil, alors priez Saint Jean-Paul II pour votre salut ! Bonne chance ! :-p

  29. 2 avril 2014 01:04

    Hérésie, mille fois combattue que celle de Petros !

    Rien de bien original, le vieux sophisme archiconnu : « Le pape est hérétique, un hérétique ne peut pas être pape, donc le pape n’est pas pape »….

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43119

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/03/12/mgr-lefebvre-un-adversaire-resolu-du-sedevacantisme/#comment-43125

    Rappel de Mgr Lefebvre :

    « La question de la visibilité de l’Eglise est trop nécessaire à son existence pour que Dieu puisse l’omettre durant des décades ; le raisonnement de ceux qui affirment l’inexistence du pape met l’Eglise dans une situation inextricable. » (Mgr Lefebvre, Conférence à Ecône, 5 octobre 1978).

    Les protestants ont proposé différents états de l’Eglise « en disant qu’à la vérité l’Eglise n’était pas toujours dans l’éclat, mais qu’il y avait du moins dans tous les temps quelque petite assemblée où la vérité se faisait entendre. A la fin comme on a bien vu qu’on n’en pouvait montrer dans l’histoire ni petite ni grande, ni obscure ni éclatante qui fut de la croyance protestante, le refuge d’Eglise invisible s’est présenté très à-propos »

    http://tradinews.blogspot.fr/2013/06/abbe-jean-michel-gleize-fsspx-le.html

  30. Luso permalink
    3 avril 2014 16:27

    Le sophisme « Le pape est hérétique, un hérétique ne peut pas être pape, donc le pape n’est pas pape »….est détruit aisement en raisonant de la sorte: le Cdc prévois que quelqu’ un qui n’ a pas la foi cesse dans ses fonctions MAIS que cette cessation ne peut pas s’ effectiviser que s’ il y a une déclaration de l’ autorité. Donc, l’ herétique RESTE dans ses fonctions. Les schismatiques peuvent alléguer que cela n’ est pas catholique. Néanmoins, en plus de garantir une certitude juridique et de fonctionnement, la prévision relève d’ une explication théologique: le fondement de la juridiction. A nouveau, le Cdc dit que celui-lá réside dans le sacrement de l’ Ordre, et mème si on le discute, on devrait retrouver le fondement dans l’ élection papale (des qu’ il est élu le candidat reçoit la plénitude de la juridicition selon les vues du Cardinal Ottaviani). La Tradition dit que pour être candidat il suffit d’ être un laic baptisé. La question -ma thèse- est que tant le Sacrement de l’ Ordre comme le Baptême impriment un caractère qui ne s’ efface jamais et donc demeure dans les herétiques et schismatiques.

  31. 5 avril 2014 01:05

    Extrait fondamental d’un texte de M. l’abbé Dominique Boulet, de la FSSPX :

    « La difficulté majeure du sédévacantisme est de pouvoir expliquer comment l’Église peut continuer d’exister d’une manière visible, alors qu’elle a été dépouillée de sa tête. St. Robert Bellarmin expose la croyance universelle et constante dans la visibilité de l’Église. Il dit que c’est prouvé par la nécessité d’obéir à la tête visible de l’Église, sous peine de damnation éternelle (1).

    La visibilité de l’Église est directement liée au Pontife Romain. Le Concile Vatican I a enseigné que la permanence et la source de l’unité de l’Église dépendent de l’existence perpétuelle du Pontife Romain:

    « Pour que l’épiscopat fût un et non-divisé, pour que, grâce à l’union étroite et réciproque des pontifes, la multitude entière des croyants soit gardée dans l’unité de la foi et de la communion, plaçant le bienheureux Pierre au-dessus des autres Apôtres, Il établit en sa personne le principe durable et le fondement visible de cette double unité (…) Parce que les portes de l’enfer se dressent de toutes parts avec une haine de jour en jour croissante contre ce fondement établi par Dieu, pour renverser, s’il se pouvait, l’Église, Nous jugeons nécessaire pour la protection, la sauvegarde et l’accroissement du troupeau catholique, avec l’approbation du saint concile, de proposer à tous les fidèles la doctrine qu’ils doivent croire et tenir sur l’institution, la perpétuité et la nature de la primauté du Siège apostolique, sur lequel reposent la force et la solidité de l’Église, conformément à la foi antique et constante de l’Église universelle, et aussi de proscrire et de condamner les erreurs contraires, si pernicieuses pour le troupeau du Seigneur. » (2)

    Dom Gréa utilise des termes très forts pour expliquer la perpétuité du Siège de Pierre: « Si l’institution de Saint Pierre est telle que par lui, et par lui seulement, Jésus-Christ, chef de l’Église, soit rendu visible…. Il est manifeste qu’une pareille institution doit durer autant que l’Église, puisque l’Église ne peut être un seul instant privée de la communication de vie qui lui vient de son chef. Si donc l’Église ne peut se passer un seul jour de la présence manifestée et du gouvernement extérieur et visible de son divin époux, il a bien fallu pourvoir à la succession de Saint Pierre. » (3)

    Cette citation de Dom Gréa doit être comprise correctement.

    Entre la mort d’un pape et l’élection du suivant, il y a une période d’interrègne où le gouvernement visible de l’Église au jour le jour est assuré par les offices du Saint Siège. Voici comment la permanence de l’institution de St. Pierre se continue d’un pape à son successeur. Les Papes St. Pie X, Pie XI, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II établirent des règles précises pour le temps de la vacance du Siège Apostolique, entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur. Ces règles précisent les pouvoirs de cardinaux et de la curie romaine durant l’interrègne. Le plus long interrègne de l’histoire de l’Église ne fut que de trois ans. Maintenant, pour ceux qui suivent la théorie des sédévacantistes, l’Église serait sans pape pour au moins soixante ans.

    Les sédévacantistes (4) prétendent qu’ils ne rejettent pas la papauté, la primauté et l’indéfectibilité de l’Église, mais c’est un fait qu’ils ne peuvent pas nous dire de façon objective qui sera le prochain pape, et par qui il sera élu. Voilà la difficulté principale de leur thèse. »

    Ce Siège Est-Il Vacant
    Par M. l’abbé Dominique Boulet, FSSPX
    Communicantes, Octobre – Décembre 2004, No. 21
    http://fsspx.com/Communicantes/Dec2004/French/Ce_Siege_Est-Il_Vacant.htm#17B

    Notes.

    1. DTC (Dictionnaire de Théologie Catholique), Dublanchy, article Église, col. 2143.

    2. Constitution Pastor Aeternus, 18 Juillet 1870.

    3. De L’Église et de sa Divine Constitution, Dom Gréa, Paris, 1885, p. 153. Cet ouvrage donne un commentaire de la constitution dogmatique Pastor Aeternus du Concile Vatican I. Il contient aussi une section très intéressante au sujet de « l’action extraordinaire de l’épiscopat », qui donne une justification doctrinale aux actions des évêques Catholiques en temps de crise. Dom Gréa énumère trois raisons: 1. Un état de nécessité tel que l’existence même de la religion serait en danger; 2. Si le ministère des pasteurs ordinaires est annihilé ou est rendu impuissant; 3. Quand il n’y a pas d’espoir de recours possible au Saint Siège.

    4. Sedevacantism, par Mgr. Mark A. Pivarunas, Cmri, op. cit.

  32. lenoir t permalink
    12 octobre 2014 05:46

    Pardon. je suis nouveau sur le forum et également « nouveau dans la foi », je me suis converti à la FSSPX il y a un an ne suis pas encore baptisé. Je suis loin de posséder vos connaissances et justement je me demandais si – pour imager et expliquer de façon simple à mon collègue de travail qui est sédévacantiste l’erreur de cette position- on pouvait dire ceci :
    les catholiques sont les membres du corps mystique du christ et les traditionalistes un anticorps contre ce poison qu’est le modernisme. Or si nous quittons ce corps, qui- ou plutôt que restera t’il au corps pour ce défendre?
    N’est-ce pas une sorte de désertion ?

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