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L’Eglise Catholique est l’Eglise du Christ

3 juillet 2014

« les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. »

 (Matthieu XVI, 18)

  Nous revenons, une fois encore, mais le sujet est fondamental, sur la question de la nature de l’Eglise et  la manière dont s’exerce l’infaillibilité en son sein, tant ces points conditionnent chez les fidèles la possibilité d’observer une juste positon dans la période de crise que traverse la sainte institution fondée par Jésus-Christ, ou de s’engager, hélas ! dans une voie schismatique dramatique, voie qui les éloigne de la foi catholique, et qui de plus divise, disperse et conduit l’Eglise à sa ruine.

Il est donc vital, pour le salut des âmes, de préciser les critères qui fondent en doctrine une attitude conforme à ce qui fut depuis toujours enseigné par les saints et les docteurs, et ce qui, au contraire, relève des aberrations subjectivistes absolument fautives, erronées et inexactes, qui prospèrent comme une véritable maladie mortelle et qui après avoir fait surgir au cours des siècles une infinité de sectes diverses devenues les ennemis furieuses de Rome, dominent aujourd’hui au sein des diverses chapelles sédévacantistes.

I. Le Magistère ordinaire authentique n’a pas « nécessairement » mais « possiblement » infaillible

S’enfermant dans une folle logique perverse, la thèse sédévacantiste considère que chaque fois que Rome s’exprime, en matière de foi, de mœurs ou de discipline, elle est automatiquement, pleinement et toujours infaillible. Cette conception, qui fait dire aux partisans de la vacance du Saint-Siège qu’il est donc impossible à l’Eglise d’avoir pu soutenir des propositions contestables, audacieuses ou modernistes lors du dernier concile de Vatican II, sous peine de ne plus pouvoir être l’Eglise, est fausse car elle relève d’une conception très imparfaite et entièrement inexacte de la manière dont s’exerce l’infaillibilité. Ainsi on argue dans ces milieux schismatiques, de façon erronée, que pour que le Magistère ne soit pas infaillible il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique ou bien qu’il ne soit pas authentique. Or les deux affirmations sont gravement partielles, aboutissant pour ceux qui s’y laissent prendre à ce qu’ils ne reconnaissent plus l’Eglise et la déclare, avec une ahurissante conviction, « éclipsée ».

Pourquoi cette erreur est-elle si répandue ? Parce que ce raisonnement trompeur ne respecte pas la distinction nécessaire entre le Magistère ordinaire conditionnellement infaillible et le Magistère extraordinaire pleinement infaillible.

Le Magistère ordinaire est « conditionnellement » infaillible

a) La non coïncidence entre Magistère ordinaire et Magistère infaillible

 Les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. De la sorte, l’orthodoxie d’une doctrine, et de nombreux enseignements furent formulés qui n’étaient pas une simple répétition ou un approfondissement des vérités de la Révélation au cours des siècles, provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église ; c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire, après d’autres qui furent non moins inquiétantes [1].

Il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

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« Il n’y a pas de coïncidence définitive

entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. »

Cardinal Charles Journet (1891-1975)

Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité. A cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs (Jean XXIII et Paul VI),Vatican II est un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

II.  La règle de l’infaillibilité c’est la Tradition

Or voici une distinction capitale : certains de ces pouvoirs sont infaillibles, les autres ne le sont pas ; ils sont donc… faillibles. Pour que l’Église ait une base certaine, une continuité et une perpétuelle unité dans la fidélité au Seigneur Jésus-Christ, il faut que les actes essentiels des Pasteurs de l’Église soient nécessairement et indubitablement efficaces, suivis de leurs effets divins. Ces actes relèvent de Pouvoirs infaillibles, assistés inconditionnellement par l’Esprit-Saint. Les autres présentent une grande contingence et dépendent aussi bien de la fragilité de l’homme que de l’assistance de l’Esprit de Dieu ; ils émanent de Pouvoirs moindres, où doit s’opérer un discernement.

Seul le Magistère extraordinaire ou solennel est,

strictement et pleinement infaillible.

L’Église en sa croyance unanime est infaillible, mais le Magistère ordinaire est conditionnellement infaillible. Si l’on veut bien considérer comme caractéristique de cet enseignement autorisé, qu’on appelle magistère commun ou ordinaire, d’être en tout l’écho de la tradition unanime de l’Église, il paraît bien qu’il jouit, lui aussi et de ce fait, de l’infaillibilité. En revanche, s’il advient que le Pape ou les Évêques, même dans leur enseignement “authentique”, enseignement donné par eux en vertu de leur fonction, avec l’autorité de leur rang, en viennent à proférer quelque nouveauté ou quelque opinion discutée, pareille doctrine ne peut être considérée comme relevant du Magistère ordinaire. Elle ne présente alors aucune garantie d’infaillibilité. Et c’est la grande infirmité de ce magistère ordinaire de n’être pas séparé par une frontière nette et incontestable du royaume des opinions humaines.

Seul le Magistère extraordinaire ou solennel est, de lui-même, strictement et pleinement infaillible. Et c’est une nécessité pour l’Église. S’il advient que sur tel point de doctrine la tradition ne soit pas claire ni unanime, si une croyance commune est soudain contestée ou même rejetée par certains, alors ceux qui ont tout pouvoir pour conserver et défendre la dépôt dela Révélation seront amenés à trancher la question définitivement par une proclamation en forme indiscutable dela Vérité. L’assistance du Saint-Esprit leur est promise pour de telles décisions. C’est l’infaillibilité du Pape et du Concile dite solennelle, ou encore “ ex cathedra ”. Il faut donc distinguer des degrés dans l’exercice des pouvoirs hiérarchiques. En certains domaines, à certaines conditions précises, l’infaillibilité du Magistère est sûre et entière : c’est pour ainsi dire Dieu même qui parle par le Pape, par le Concile. En d’autres domaines, ou faute de certaines conditions, la défectibilité humaine l’emporte sur l’assistance divine. Même alors, il serait bon et prudent de croire et d’obéir à ceux que l’Esprit-Saint assiste pour qu’ils n’errent pas et procurent le bien des âmes. Cependant, une certaine possibilité subsiste pour les Pasteurs de trahir leurs fonctions et de se tromper eux-mêmes par ignorance, ou de nous tromper et de nous égarer par malice. Pourquoi le taire ?

  Le fondement sacré de l’Autorité catholique et la règle de l’infaillibilité, c’est la Tradition. Ce qui lui est étranger demeure suspect, ce qui lui est contraire est faux. Dans le Magistère infaillible, sujet et objet de la Tradition restent distincts : le Magistère infaillible n’est pas source, il a, à son tour, sa source dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition ; nous puisons comme à une source prochaine, au Magistère infaillible de l’Eglise, et le Magistère infaillible, à son tour, puise aux sources lointaines et dernières de la Révélation. Le titre de « Tradition vivante » ne peut donc en aucune façon être attribué au Magistère authentique non infaillible ; l’examen de l’objet proposé par ce dernier à notre croyance est non seulement licite, mais peut même devenir nécessaire. L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). Et ceci est parfaitement logique : «l’ordre de croire fermement sans examiner l’objet ne peut obliger vraiment que si l’autorité est infaillible » (Cf. Billot, De Ecclesia, t. XVII), et l’Eglise n’a jamais attribué au faillible les droits de l’infaillibilité.

De la sorte, et tous les docteurs le soulignent, contre les thèses inexactes : le Magistère ordinaire n’est pas nécessairement Infaillible, il l’est « conditionnellement », ou possiblement, et entre la possibilité et l’acte, est-il besoin de le rappeler à moins que les schismatiques aient oublié volontairement toutes leurs leçons de scolastique afin de mieux justifier leur position de rupture d’avec l’Eglise, il y a une grande différence.

Ainsi, et contrairement à l’obstination et l’endurcissement de ceux qui en refusent l’application de droit, l’intention de Vatican II, telle que soulignée par Jean XXIII dans le discours d’ouverture Gaudet mater Ecclesia, du 11 octobre 1962, puis Paul VI, est formelle : « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité…» (Paul VI, discours du 12 janvier 1966)  [2].

Exiger pour Vatican II, Magistère authentique non infaillible, la nature du Magistère infaillible, constitue une imposture que partagent modernistes et sédévacantistes. C’est attribuer au dernier Concile une autorité qu’il n’a pas. Et si cette note de l’infaillibilité est absente par déclaration positive de ceux qui avait autorité pour la lui donner, par l’effet de quel pouvoir les sédévacantistes comme les modernistes, prétendent-ils la lui conférer cette infaillibilité, ceci en se substituant à l’autorité de l’Eglise, voire à l’Eglise elle-même ? Quelle audacieuse prétention !

Cette attitude est donc fautive, coupable et condamnable, prêchant une conception erronée, mécanique et automatique de l’infaillibilité du Magistère – en contradiction d’avec l’enseignement de l’Eglise – afin de justifier un coupable sédévacantisme. C’est pourquoi, à une logique profondément perverse répond une erreur théologique gigantesque entraînant les partisans de cette conception imparfaite de l’infaillibilité dans le piège catégorique du schisme. Terrible impasse qui les place dans la pire des situations de rupture en raison d’une simple absence d’adhésion à la conception catholique de l’exercice de l’infaillibilité par le Magistère. Leur folie théorique produit un péché mortel conduisant à l’abomination schismatique.

II. La sainteté de l’Eglise malgré ses péchés

Affirmer l’éventuelle possibilité de défaillance du Magistère ordinaire sur le plan disciplinaire, en des cas exceptionnels évidemment mais cependant déjà advenus, n’est pas une position qui serait de nature « hérétique », c’est une position catholique rappelée par les plus grands docteurs de l’Eglise, dont les sentences gênantes sont écartées par les sédévacantistes qui ne veulent pas s’y soumettre, auteurs qui sont pourtant le plus grands docteurs de l’Eglise tels saint Thomas d’Aquin, saint Robert Bellarmin et le cardinal Cajetan.

Leur enseignement est précieux pour nous, car de tout temps et constamment, l’Eglise a eu à lutter contre des ennemis impitoyables, des sectes terribles, des courants hérétiques qui niaient et s’attaquaient à des points importants du Credo tout en menaçant de renverser et détruire l’Eglise (manichéens, gnostiques, ariens, donatistes, cathares, bogomiles, fraticelles, vaudois, modalistes, unitaristes, etc.), et qui oeuvrèrent contre elle, notamment en des périodes difficiles de son histoire qui jamais ne fut en ordre, paisible et irénique (Grand schisme d’Occident, Pornocratie, le siècle de fer,  etc.).

a) L’Eglise est divino-humaine.

Divine et sainte, mais également humaine, faible et pécheresse dans ses hommes, l’Eglise, et ceci mérite d’être très sérieusement intégré dans l’esprit possède, comme le Christ, une « double nature ».

 

« Malgré les faiblesses de ses pontifes, l’Eglise reste sainte. »

(Saint Léon IX, Congratulamur vehementer)

Le pape saint Léon IX, en 1059, dans sa lettre Congratulamur vehementer, après le Xe siècle, siècle de faiblesses humaines et de désordres s’il en fut, un siècle qui probablement a vu la papauté descendre à son niveau le plus bas, à tel point que les historiens lui ont accolé cette épithète qui en dit long : le siècle de fer, dans le contexte de la lutte entre le sacerdoce et l’Empire, le pape saint Léon IX réaffirmera cette donnée de l’Evangile : malgré les faiblesses de ses pontifes, l’Eglise reste sainte. 150 ans plus tard, en 1208, le pape Innocent III dans sa lettre Ejus exemplo contre les hérétiques vaudois le redira également; vaudois qui sont les premiers réformateurs de l’histoire, ancêtres des protestants et des sédévacantistes en ce qu’ils se sont scandalisés trop vite et ont trop rapidement considéré que Rome était le siège de l’Antichrist [3].

 

Pie IV

« Le Siège de Pierre est saint,

la hiérarchie de l’Eglise catholique est une institution divine,

elle est sainte parce que son fondateur est saint. »

(Pie IV, Profession de foi)

 

Vers la fin du siècle, c’est le second concile de Lyon, en 1274, qui sous le pape Grégoire X, face aux Grecs schismatiques de Byzance, proclamera cette vérité de la sainteté de l’Eglise catholique. Le concile précisa que la sainteté ne pouvait pas se trouver ailleurs que dans la véritable Eglise, l’Eglise catholique ; et donc elle ne pouvait pas se trouver dans le schisme. Le concile de Trente avecla Profession de foi publiée par le pape Pie IV en 1564, alors que Luther avait injurié les catholiques en disant que le Siège de Pierre, le Siège de l’évêque de Rome était le siège de l’Antéchrist, le pape répondit en maintenant cette affirmation : le Siège de Pierre est saint, la hiérarchie de l’Eglise catholique est une institution divine, elle est sainte parce que son fondateur est saint. Et elle a les promesses de la vie éternelle. De même le concile Vatican I sous le pape Pie IX en 1870, face au péril grandissant du rationalisme et de l’immanentisme, réaffirma lui aussi cette donnée essentielle : Il y a deux ordres essentiellement distincts, l’ordre naturel et l’ordre surnaturel. Et au sein de ce deuxième ordre, c’est l’Eglise qui constitue l’intermédiaire obligé pour qui veut entrer en relation avec Dieu.

« Le Christ lui-même qui fut celui qui t’a formée

est aussi celui qui va te réformer, il est ton réformateur ».

(Saint Augustin, Enarratio in Psalmum 103, sermo 1, § 4).

Saint Augustin affectionnait cette idée que l’Eglise – comme l’âme individuelle – est par elle-même laide et pécheresse. Dès qu’elle confesse ses péchés, elle commence à devenir belle par l’action de Celui qui est la Beautémême. Nous avons même un texte de saint Augustin (cf. 1er discours sur le psaume 103) où il est dit explicitement que le Christ qui a fondé l’Eglise est sans cesse en train de réformer l’Eglise ; c’est en quelque sorte l’idée d’une réforme permanente qui est suggérée par saint Augustin : « Ipse enim reformator tuus qui fuit formator tuus – le Christ lui-même qui fut celui qui t’a formée est aussi celui qui va te réformer, il est ton réformateur ». (Enarratio in Psalmum 103, sermo 1, § 4).

III. L’Eglise pécheresse est purifiée par l’action incessante du Christ

La Bible nous présente un certain nombre d’exemples de femmes vivant dans l’impureté mais qui ont été choisies par Dieu et qui ont été purifiées à la suite de ce choix. Les Pères de l’Eglise vont y voir la figure de l’Eglise, Eglise pécheresse et purifiée de son péché par l’action incessante du Christ.

• Rahab, la femme de mauvaise vie de Jéricho qui reçut et sauva les éclaireurs d’Israël dépêchés par Josué et qui mérita à cause de cela d’être elle-même sauvée de l’anathème et justifiée : pour Origène, c’est l’image de l’Eglise qui comme Rahab a été tirée du paganisme et de l’idolâtrie.

• La fille des Philistins, Dalila, elle aussi idolâtre et pour autant courtisane que Samson va prendre pour épouse : saint Augustiny discerne un symbole, et c’est celui de l’Eglise.

• Thamar dont l’histoire est si étrange pour nous, voici cette épouse de péché, cette femme pécheresse ; le prophète Osée reçoit l’ordre de la prendre pour femme, et l’ordre vient de la part de Dieu : saint Jérômedit que cette femme annonce l’Eglise.

• Enfin, sainte Marie-Madeleine : saint Ambroise y voit le type de l’Eglise, l’Eglise qui à travers la figure de sainte Marie-Madeleine a bien pu prendre les dehors d’une pécheresse, tout comme le Christ a pris les dehors d’un pécheur.

Et finalement, l’idée qui ressort en clair de tous ces symboles, c’est bien l’idée que saint Paul exprime dans le chapitre 5e de l’épître aux Ephésiens :

  

« L’Eglise a été choisie pécheresse,

et c’est le Christ son Epoux qui la purifie de ses souillures ». [4]

« Je suis venu appeler les pécheurs et non les justes »

(Luc V, 32)

Il y a donc une tradition ininterrompue : un enseignement constant au cours des siècles qui sans cesse rappelle cette vérité de foi : la sainteté de l’Eglise. Et même le très problématique concile Vatican II, lui aussi, va réaffirmer cette idée : l’Eglise est indéfectiblement sainte, cela est affirmé en particulier dans Lumen gentium dès le début du chapitre V. [5]

« Toute l’Eglise est l’Eglise des pénitents,

toute l’Eglise est l’Eglise de ceux qui périssent ».

(Saint Ephrem,Paraenetica 38)

 

En 1537, une commission de cardinaux et de prélats adressant au pape Paul III un mémoire sur la réforme de l’Eglise reprit également les expressions de l’Ecriture pour dénoncer la responsabilité des membres de la hiérarchie : « C’est par nous que le nom du Christ est blasphémé parmi les Nations ». Plus près de nous, les papes de ces deux derniers siècles n’ont pas hésité à rappeler cette même idée de la présence du péché dans l’Eglise. Le pape Pie IX soulignera la présence de nombreux membres qui ne sont pas saints dans l’Eglise. Pie XI dans l’encyclique Mit brennender Sorge de 1937 écrivait : « La mission divine de l’Eglise qui s’exerce par des hommes et doit s’exercer par des hommes peut être douloureusement obscurcie par l’humain, trop humain, qui par moments foisonne et revient sans cesse comme de la mauvaise herbe dans le froment du Royaume de Dieu ». Enfin, Pie XII lui aussi rappellera à plusieurs reprises cette vérité : « les pécheurs font partie de l’Eglise et le péché en quelque sorte souille malheureusement les membres de ce Corps mystique; il projette comme des zones d’ombre parmi les fils de lumière. » (Mystici corporis, § 1024 ; Radio-message de Pâques aux fidèles du monde entier, 6 avril 1958).

IV. La résistance face à la nouveauté est un devoir

Cette situation de souillure des membres du Corps mystique, fait qu’en dehors de son enseignement ex cathedra, et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie.

 Cette possibilité – sans laquelle il serait comme Dieu – est depuis toujours connue et professée par l’Église. Un canon du Décret de Gratien en fait mention explicite. Or, si le Décret est une compilation de formules canoniques datée de 1119, ce canon remonte à une beaucoup plus haute antiquité ; il sera sans cesse confirmé par un usage constant dans la suite des temps. Chose curieuse, et il fut citer cent fois ces dernières années, mais toujours amputé de ses derniers mots, qui en limitent la portée et en changent précisément tout le sens : « Que nul mortel n’ait l’audace de faire remontrance au pape pour ses fautes ; car il ne peut être jugé par personne celui qui doit juger tous les hommes, EXCEPTÉ S’IL EST REPRIS POUR AVOIR DÉVIÉ DE LA FOI. » (…) Or l’affirmation claire que le Pape peut être repris par quiconque dans ce seul et unique cas, à savoir quand il est suspecté d’avoir « dévié de la foi », cette affirmation est corroborée par Innocent III, Innocent IV, Grégoire IX, etc.

Et cette reprise, autorisée par le Décret Gratien, est exercée par les tenants dela Tradition.Voilàpourquoi ce réalisme à propos des possibles errances des pontifes, a conduit les saints docteurs à encourager les fidèles à la résistance face à l’erreur. En ces périodes pénibles, il convient que ceux attachés à la foi authentique ne se soumettent pas à l’autorité qui ne soutient pas les vérités anciennes. Et cette résistance est un devoir.

Encore une fois, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le pape reste pape [6] :

« L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. » (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29). « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.» (Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511).

Cette résistance est étendue à l’ensemble des fidèles, comme le soutient saint Thomas :

« Si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » (Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

V. Réformer l’Eglise pour la ramener à la foi

 

L’oraison de la fête du 13 janvier, la fête du baptême de Notre-Seigneur,

demande la grâce de la « Réforme »

  Remettre l’Eglise en forme donc, tel est le sens premier du mot. Et c’est justement la grâce qui est demandée dans l’oraison de la fête du 13 janvier, la fête du baptême de Notre-Seigneur. Le mot s’y trouve : « reformari = reformer, réformer ». Nous demandons la grâce d’être intérieurement réformés. Et l’épisode que la liturgie célèbre en ce jour constitue à lui seul tout un symbole : l’Agneau sans tache, sans péché reçoit le baptême qui efface les péchés. Et donc aussi (c’est le sens de cette image) il y a une Eglise qui se réforme et qui pourtant reste une Eglise sainte ; c’est une Eglise dont il faut sans cesse extirper le péché et qui pourtant n’est pas pécheresse.

Comment peut-on affirmer les deux : l’Eglise se purifie du péché et pourtant l’Eglise est sainte, l’Eglise n’est pas pécheresse ? Ces deux affirmations ne sont pas contradictoires, elles sont vraies unies, non séparées, elles forment une semblable vérité.

  Il y a la sainte Réforme, la vraie Réforme : réforme au sens du pape saint Grégoire VII, réforme grégorienne des XIe et XIIe siècles. Réforme qui n’entame pas la sainteté de l’Eglise. Et il y a aussi la prétendue réforme des réformateurs du XVIe siècle, la Réformation, la fausse Réforme : réforme au sens révolutionnaire et protestant. Fausse réforme qui prétend rejeter une Eglise pécheresse en faisant le procès d’une institution purement humaine et défaillante, voire la réforme schismatique des disciples de Photius, ou des modernes sédévacantistes. Fausse Réforme à laquelle va s’opposer l’œuvre du concile de Trente, œuvre qui justement voudra se présenter comme une Contre-Réforme Catholique, comme aujourd’hui est à sa manière une Contre-réforme le mouvement dela Tradition catholique.

  Le point de vue qui en commande la sainteté, c’est bien sûr celui de la cause qui l’a produite dans l’être. L’Eglise est sainte parce que c’est Dieu qui a produit l’Eglise : elle est l’œuvre surnaturelle qui est sortie de ses mains. C’est une institution divine, c’est une fondation de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Et ce point de vue en commande un autre : l’Eglise est sainte d’une deuxième manière, parce que Jésus-Christ l’a établie comme le moyen dont il allait désormais se servir pour communiquer la sainteté.

la réponse du cardinal de Noailles, archevêque de Paris, aux objections que lui adressait le protestant Zinzendorf : « Vous attribuez à cette Eglise qui est l’Epouse de Jésus-Christ toujours pure, toujours sainte par elle-même les fautes de ses ministres : elle en gémit, elle les châtie, mais elle n’en est pas coupable … Condamnez tant qu’il vous plaira la mauvaise conduite des évêques, des cardinaux, des papes, même quand leurs actions ne répondent pas à la sainteté de leur caractère, mais respectez l’Eglise qui leur a donné des règles saintes et qui est conduite par l’Esprit de sainteté et de vérité. »[7]

Pie XII dit de même dans l’encyclique Mystici corporis :

« Que si l’Eglise manifeste des traces évidentes de la condition de notre humaine faiblesse, il ne faut pas l’attribuer à sa constitution juridique mais plutôt à ce lamentable penchant pour le mal des individus que son divin Fondateur souffre jusque dans les membres les plus élevés de son Corps mystique ». (Pie XII Encyclique Mystici corporis).

L’Eglise possédera donc toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. Notre-Seigneur lui-même nous en a assurés : « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Eglise ».

VI. Le droit divin fonde l’Eglise

Les mots utilisés par les schismatiques égarés suffiraient seuls à montrer la désorientation du cœur et de l’esprit à laquelle aboutit la thèse de la vacance du saint Siège, et font voir surtout leur oubli catégorique du seul droit qui fonde l’Eglise, qui est le « droit divin ».

a)       La bulle de Paul IV a été annulée par Pie XII

Le vénérable Pie XII jugea nécessaire, pour de sages motifs, de modifier les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, de suspendre l’effet des censures disciplinaires de Paul IV [8].

Or, cette décision est extrêmement importante, et l’on s’étonnera d’ailleurs que l’on n’y insiste pas comme il se devrait au lieu de s’épuiser dans des débats qui n’ont plus d’objet, puisque les termes, objectifs et positifs, de Vacantis Apostolicae Sedis sont de nature à mettre un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion  s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement.

 Voici en effet ce que dit Pie XII :

« Aucun cardinalsous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; elles conserveront leurs effets pour tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).

Le texte de Pie XII est on ne peut plus clair, l’excommunication s’applique en effet à divers délits, mais en vise un plus directement : l’hérésie, comme il est explicite : « Can. 985. Sont irréguliers par délit : 1° Les apostats, les hérétiques, les schismatiques. » Canon précisé par : « Can. 2314. § 1 Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’eux: 1° Encourent par le fait même une excommunication. » Ainsi Pie XII, lorsqu’il écrit : « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife », évoque évidemment d’éventuels faits d’apostasies, d’hérésies ou de schismes, cela ne fait aucun doute. D’ailleurs Pie XII, pour confirmer l’infaillibilité incontestable à l’acte d’élection, précise que dès l’acceptation par l’élu de sa charge, il est immédiatement Pape authentique de droit divin (la référence par Pie XII au Can. 219 est explicite), et toute contestation à son encontre, sous quelque prétexte, concernant « n’importe quelles affaires » avant le couronnement du Pontife, fait encourir à celui qui s’en rendrait coupable, l’excommunication ipso facto :

« § 101. Ce consentement ayant été donné (…), l’élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier. (Code de Droit canon, can. CIS 219). Dès lors, si quelqu’un ose attaquer des lettres ou décisions concernant n’importe quelles affaires, émanant du Pontife romain avant son couronnement, Nous le frappons de la peine d’excommunication à encourir ipso facto. (Clément V, ch. 4, De sent, excomm., 5, 10, in Extravag. comm.). » [9]

b) L’évêque de Rome est le successeur de Pierre de droit divin !

Pie XII a parfaitement vu ce qui dans la bulle de Paul IV contredisait le « droit divin » qui caractérise la nature de l’élection pontificale, et qui est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à  l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. Pie XII a donc corrigé l’erreur de Paul IV.

De la sorte, si nous nous demandons de quel droit le Pape est-il le successeur de Pierre, la réponse est immédiate : de droit divin. Telle est la conclusion à laquelle aboutit une analyse approfondie du sujet, se basant sur les principes dela Révélation mis en lumière par Cajetan :

« Mais de quel droit l’évêque de Rome est-il le successeur de Pierre ? De droit divin ! De droit divin il faut un successeur. Car la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Mais puisqu’il s’est fixé à Rome, cette église lui fut appropriée, et ses successeurs sur ce siège sont héritiers de son pontificat suprême. Du reste cette appropriation fut confirmée par le Christ lui même qui vint à la rencontre de Pierre, lorsqu’il voulu fuir et lui dit: Venio Romam iterum crucifigi ! Le droit de succession est par conséquent un droit divin. »

Conclusion

L’esprit de secte s’est emparé du sédévacantisme, car, en s’appuyant sur le libre examen à l’image des luthériens, ne plus reconnaître le Saint Père comme vrai successeur de saint Pierre, le qualifier horriblement, le flétrir par des noms abominables, l’injurier grossièrement, tout cela montre la totale désorientation de ce courant mortifère.

 Ce à quoi aboutit fatalement le sédévacantisme ce n’est pas à une réforme, mais c’est bien plutôt à une révolution satanique, une destruction, une division mortelle de l’Eglise. Saint Pie X le disait clairement, expliquant où doit se trouver la véritable et sainte Réforme, la réforme catholiquela Contre-réforme, la seule qui soit digne de ce nom. Saint Pie X, en 1910 – trois siècles exactement après la canonisation du saint évêque de Milan – a voulu saisir l’occasion de ce tricentenaire pour adresser un salutaire avertissement à toute la catholicité, définissant le programme de cette réforme à travers l’exemple d’un véritable et saint réformateur, saint Charles Borromée.

 Le Pape Léon XIII, qui sut rappeler en des termes très fermes la visibilité et la perpétuité éternelle de l’Eglise dans son Encyclique Satis Cognitum (1896), écrit de même sur le devoir de désobéissance face à une autorité désorientée :

« Mais, dès que le droit de commander fait défaut, ou que le commandement est contraire à la raison, à la loi éternelle, à l’autorité de Dieu, alors il est légitime de désobéir, nous voulons dire aux hommes, afin d’obéir à Dieu. » (Encyclique Libertas § 13).

 Quant à Dom Guéranger, son jugement est sans appel :

« Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord. Régulièrement sans doute la doctrine descend des évêques au peuple fidèle, et les sujets, dans l’ordre de la foi, n’ont point à juger leurs chefs. Mais il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée.  Le principe ne change pas, qu’il s’agisse de croyance ou de conduite, de morale ou de dogme.  Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

Dieu nous l’indique – cette situation exceptionnelle que nous traversons, et dont le sens ne doit pas nous échapper est intervenue comme une épreuve que la Divine Providencea permise pour des raisons qui lui appartiennent pour éprouver notre foi, un siècle seulement après Vatican I – il est vital de conserver la Foi et la Doctrine de l’Eglise en résistant à l’autorité lorsqu’elle s’égare, en ces temps de terrible confusion.

Cette épreuve extrêmement dure, est un temps de pénitence envoyé par le Ciel, une période d’obscurité pour l’épouse de Jésus-Christ, de sorte de nous permettre, par l’esprit de fidélité et de conservation du dépôt sacré en fuyant le schisme et la logique perverse de la division, de la rupture d’avec l’Eglise à cause de la tragique désespérance dont on sait qu’elle fera surgir des églises séparées, des épiscopats aux sources douteuses, des chapelles hostiles, des évêchés ennemis, des antipapes déments, des structures néo-catholiques sectaires – de nous attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, c’est-à-dire au Saint-Père, en oeuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

Notes

1. Aussi humiliant que cela soit pour l’Eglise, il apparaît manifestement à l’examen que plusieurs papes se sont fourvoyés dans l’erreur en matière de foi, s’y sont obstinés jusqu’à condamner les tenants de l’orthodoxie, parfois avec une certaine solennité. Il suffit d’en dresser la liste pour constater le caractère non exceptionnel de ces tristes déviances :

 – Libère est connu pour sa défaillance coupable de décembre 359, quand il accepte de signer, sous la contrainte de l’Empereur qui le tient prisonnier à Byzance, un formulaire semi-arien que déjà pratiquement tous les Évêques d’Orient réunis à Séleucie, au nombre de 160, et 400 Évêques d’Occident, réunis à Rimini, ont accepté. Tous signèrent, sauf Hilaire, Athanase et quelques rares autres, que le pape Libère ira jusqu’à condamner !

Vigile, en 553, sur la question extraordinairement obscurcie par les byzantins du “Monothélisme”, favorise l’hérésie en refusant de déclarer clairement la doctrine de l’Église qui affirme deux volontés dans le Christ, l’une divine, l’autre humaine ; il ne condamnera plus les hérétiques anciens, monophysites, ni les nouveaux, monothélistes. Le diacre romain Pélage lui en fit grief et le déclara hérétique. Vigile l’excommuniera !

Boniface IV adoptera en 612, toujours sur la même question de plus en plus envenimée, une attitude non moins équivoque, et Saint Colomban la lui reprochera dans une Lettre d’une impressionnante véhémence !

Honorius est, de tous les papes hérétiques, le plus célèbre et sans doute le plus gravement coupable. Pour se justifier de céder devant les hérétiques, il avait eu ce mot qui est d’un moderne étonnant, mais c’était en 634 : « Prenons garde de ressusciter les vieilles querelles !» Moyennant quoi, il ordonna de laisser l’erreur se propager librement et la conséquence fut que la vérité de l’orthodoxie se trouva partout bannie. Presque seul, saint Sophrone de Jérusalem s’insurgea contre Honorius, l’accusant formellement d’hérésie. Le pape enfin reprit conscience de ses devoirs mais il mourut sans avoir réparé l’immense dommage causé à l’Église universelle par ses palinodies. Cela lui valut l’anathème du VIe Concile de Constantinople, en 680, confirmé par le pape Léon II et repris par tous les grands Conciles œcuméniques jusqu’à l’époque moderne. Prodigieuse marque de vérité que donne ainsi l’Église de Rome en maintenant l’un de ses Pontifes sous l’anathème à travers les siècles, pour cause d’hérésie, au moment où elle se déclare sereinement infaillible ! Le Libellus fidei adressé par Adrien II au VIIIe Concile de Constantinople (Mansi XVI, col. 126) évoque d’ailleurs, à propos d’Honorius, le droit des fidèles à résister au pape prévaricateur, il rappelle qu’il est “licite” aux inférieurs de résister aux directives de leurs supérieurs et de rejeter leurs erreurs, dans le seul cas d’hérésie.  Il rajoute, de plus : « pourtant aucun patriarche ni aucun évêque n’aurait, même dans ce cas, le droit de proférer une sentence (d’anathème) si ce n’est du consentement préalable du Souverain Pontife Lui-même. Chacun doit résister à l’hérésie et la combattre, même venant d’un Pape ».

2. À deux reprises, le 6 mars 1964 et le 16 novembre 1964, la Commission doctrinale, à laquelle on demandait quelle devait être la qualification théologique de la doctrine exposée dans le schéma sur l’ Église (la question visait la doctrine de la collégialité), fit cette réponse : « Compte tenu de l’usage des conciles et du but pastoral du Concile actuel, celui-ci ne définit comme devant être tenu par l’ Église que les seules choses concernant la foi et les mœurs que lui-même aura expressément déclarées telles ». Paul VI expliqua que cela n’était jamais arrivé. Le Concile terminé, il revint deux fois sur la question. Une première fois, dans le discours de clôture du 7 décembre 1965 : « Le magistère, bien qu’il n’ait pas voulu définir aucun chapitre doctrinal au moyen de sentences dogmatiques extraordinaires, a cependant proposé sa doctrine avec autorité au sujet de nombreuses questions, à laquelle les hommes sont tenus de conformer aujourd’hui leur conscience et leur action ». Une seconde fois, dans un discours du 12 janvier 1966 : « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles selon l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document ».

3. Le Liber pontificalis, en particulier, cette espèce de chronique de la cour pontificale qui est notre principale source de renseignements pour cette période, le Liber pontificalis enregistre avec une placidité ahurissante les désordres les plus graves.

4. Pour compléter ce que disent les Pères de l’Eglise, il y a aussi la liturgie. Ce n’est pas par hasard que la liturgie catholique assigne comme évangile à la messe de la dédicace d’une église ce passage de saint Luc qui nous relate la conversion de Zachée, le publicain. Zachée est un pécheur, il est exclu du peuple de Dieu, mais un jour le Christ vient à passer sous son toit, et depuis ce jour, Zachée est purifié et lavé de son péché. Là encore, c’est une image, l’image de l’Eglise pécheresse qui sans cesse se purifie des ses fautes.

5. « Bien que l’Eglise catholique ait été enrichie de la vérité révélée par Dieu ainsi que de tous les moyens de grâces, néanmoins ses membres n’en vivent pas avec toute la ferveur qui conviendrait. Il en résulte que le visage de l’Eglise resplendit moins aux yeux de nos frères séparés ainsi que du monde entier, et la croissance du royaume de Dieu est entravée. C’est pourquoi tous les catholiques doivent tendre à la perfection chrétienne ; ils doivent, chacun dans sa sphère, s’efforcer de faire en sorte que l’Eglise, portant dans son corps l’humilité et la mortification de Jésus, se purifie et se renouvelle de jour en jour, jusqu’à ce que le Christ se la présente à lui-même, glorieuse, sans tache ni ride ». (Cf. Lumen Gentium, Chapitre 4, § 6).

6. Le pape pécheur ne cesse pas d’être pape. Cf Dz 1212, 1213, 1220, 1222, 1224, 1230 : propositions condamnées de Jean Huss par le Concile de Constance (Session 15 du 6 juillet 1415) et par le Pape Martin V (Décret du 22 février 1418).

7. ASalmon, La Catholicité du monde chrétien d’après la correspondance inédite du comte Louis de Zinzendorf avec le cardinal de Noailles et les évêques appelants, (1719-1728), 1929, pages 21-22.

8. Un point est à noter, montrant la limite de la bulle de Paul IV et l’incompétence du droit face à l’hérésie d’un Pape, c’est que si cette bulle a été rangée et utilisée comme source (fontes) dans la rédaction de quinze articles du droit canon, aucun de ces canons n’est relatif à la déchéance éventuelle d’un Pape pour cause d’hérésie, ceci faisant que l’invalidation d’une élection pontificale pour cause d’hérésie, voire même de sa déposition après son élévation sur le trône de Pierre – ce que laisse entendre le § 6 de Cum ex Apostolatus – ne se retrouve à aucun endroit du Code de droit canon, chose qui n’est d’ailleurs pas surprenante puisqu’il est évidemment impossible que des règles disciplinaires prennent autorité sur le droit divin, par définition intemporel et universel, dont relève l’élection pontificale.

9. On peut observer que les canonistes ne se sont donc pas trompés, bien au contraire, et ont utilisé, dans les cas où elle pouvait avoir un intérêt, cette bulle disciplinaire, montrant bien, dans leur utilisation limitée au simple droit disciplinaire, qu’elle est sans effet sur le droit divin Il est de ce fait très intéressant de souligner que la seule disposition invalidant l’élection qui pourrait se comprendre car ce crime est impardonnable (même si, une fois encore, il faudrait pouvoir établir la preuve formelle avant toute décision, que l’élection a été obtenue par une méthode faussée ce qui pourrait être un motif réel d’invalidation en effet), énoncée par Jules II, dans sa bulle « Cum tam divino » (14 janvier 1503), concerne le crime de simonie : « 1. Absolument nulle l’élection qui serait faite par simonie – même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux« , cette précision de Jules II : même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux est d’ailleurs fondamentale pour le sujet qui nous occupe car montrant, une fois de plus, la valeur suprême, essentielle et incontestable de l’acte de reconnaissance universelle de l’Eglise lors de l’élection du Pontife. La doctrine de l’Église est de ce fait formelle : un élu qui sort légitimement d’un Conclave valide dont il a accepté l’élection, reconnu comme pape par l’Église Universelle par son acte doté de l’infaillibilité divine, est « vrai pape » (Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis), authentique Vicaire du Christ, récipiendaire capital et immédiat de l’infaillibilité de l’Église.

 

 

 LIRE NOTRE TEXTE 

(fichier pdf téléchargeable de 33 pages) : 

Le sédévacantisme est un péché mortel !

111 commentaires leave one →
  1. 2 décembre 2011 10:21

    Église : assemblée des chrétiens fidèles a Rome!

  2. Pie permalink
    3 décembre 2011 17:21

    Précieux conseil de Dom Guéranger : « Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. »

    Que ne suivons nous pas cette méthode catholique prêchée par les docteurs de l’Eglise en période de trouble : résistance sans rupture !

  3. Lagomer permalink
    3 décembre 2011 17:43

    CatholicaPedia, sous le titre : « Une Polémique intéressante », a publié les échanges entre Espada, Charles et Calixte.

    http://wordpress.catholicapedia.net/?p=2422

    Mais la dernière réponse de Calixte de figure pas dans le fichier qu’ils ont réalisé :

    http://catholicapedia.net/Documents/la_question/2011-11_LA-QUESTION_polemique-Calixte-Charles-Espada.pdf

    En attendant que LA QUESTION en publie un mais complet, la réponse de Calixte à Espada se trouve ici :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-23330

  4. Arminius permalink
    3 décembre 2011 17:54

    On peut ne pas partager les positions de LA QUESTION ou de CatholicaPedia, mais je suis d’accord avec l’avis publié par ce dernier blog : « Le Blog La Question a suscité un un débat clair et intéressant suite à son Post du 23 octobre 2011 : Mgr Fellay : le chemin de restauration de l’Église ».

    Je crois que sur ce point tout le monde sera d’accord.

    A ce sujet, reconnaissons, quoi qu’on en dise ce qui est suffisamment rare pour être signalé, que malgré ses engagements traditionalistes (FSSPX, CRC), LA QUESTION n’hésite pas à donner la parole à tous les intervenants qui désirent s’exprimer.

  5. Thabor permalink
    3 décembre 2011 17:58

    LA QUESTION ne comprend pas que l’expression « l’Eglise éclipsée » ne signifie pas l’Eglise disparue.

    Lors d’une éclipse le soleil est caché mais il n’est pas mort ou anéanti !

    • Charles permalink
      16 décembre 2011 20:41

      Bravo Thabor! mais ne perdez pas votre temps avec tous ces aveugles volontaires……ils ont l’oeil fixé sur une chimère…….
      Ces polémiques s’adressent EN PRIORITE à toutes les âmes de bonne volonté qui venlent y voir un peu plus clair dans la crise effroyable qui secoue l’Eglise depuis CINQUANTE ANS!!!

  6. lève-toi permalink
    3 décembre 2011 21:59

    Thabor

    Vouis rejoignez Notre Dame de La Salette..
    Il nous faudrait le voile de Ste Véronique pour essuyer le visage de l’Eglise.

    • Benoît permalink
      4 décembre 2011 17:31

      Benoît XIV affirme :

      « Que penser des révélations privées approuvées par l’Église, comme, par exemple, celles de sainte Hildegarde, de sainte Brigitte et de sainte Catherine de Sienne?… À ces révélations, mêmes approuvées, on ne doit et on ne peut donner une adhésion de foi catholique, mais seulement un assentiment de foi humaine, comme le dictent les règles de la prudence, selon lesquelles ces révélations sont probables et peuvent faire l’objet d’une croyance pieuse. » (Lambertini, op. cit., 1. III, ch. 53, no 15; voir 1. II, ch. 32, no 11).

      Il faut donc éviter de conférer une force magistérielle aux révélations de La Salette, la forme de divulgation du secret étant même discutable.

    • Valence permalink
      5 décembre 2011 10:02

      Il serait bon que LA QUESTION consacre un article aux révélations de La Salette.

      On ne sait plus quoi penser, entre un secret que certains disent être authentique et un autre considéré comme non approuvé par l’Eglise ?

      Merci.

    • 5 décembre 2011 14:14

      Valence,

      Ce qu’il faut penser au sujet de La Salette, c’est dit e. a. dans http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C208_La-Salette_Lepidi-20p.pdf.

      Je vous fournis un extrait:

      La lettre du Cardinal Caterini était adressée à l’évêque de Troyes, qui, s’étant pourvu auprès de l’Index, avait été renvoyé à l’Inquisition, et avait menacé Rome du retrait du denier de St-Pierre si l’on ne faisait pas quelque chose en sa faveur.
      — A la réception de la lettre du Cardinal Caterini, Mgr de Troyes fut atterré : car, après avoir dit de retirer l’opuscule des mains des fidèles, si, comme affirmait l’Évêque, le Secret causait du trouble en France, le Cardinal ajoutait : «mais maintenez-le entre les mains du Clergé pour qu’il en profite».
      Cette ligne, à elle seule, prouvait la divinité du Secret ; car on ne maintient pas, même pour le bien, entre les mains des prêtres, un opuscule qui ne serait qu’un pamphlet. N’osant donc publier cette lettre, il l’envoie à son collègue de Nîmes. Mgr Besson ne s’embarrasse pas pour si peu : il supprime la ligne, la remplace par un pointillé, et publie le premier ce document, qui n’était pas à son adresse, dans la Semaine Religieuse de Nîmes avec l’ingénieux pointillé.
      Notons encore que la lettre du Cardinal Caterini ne relatait pas du tout la date de la réunion du Saint-Office, ce qui est de rigueur pour tous les actes officiels ; car c’était une lettre privée d’un sous-secrétaire, signée par le Cardinal. Le sous-secrétaire s’en excusa même à Mgr Zola, lui disant qu’il avait eu la main forcée. (Note du traducteur).

      ———

      La Salette dérange les ennemis de l’Eglise. C’est certain.

    • PEB permalink
      6 décembre 2011 19:22

      Attention aux apparitions.

      Lorsque la Très Sainte Vierge (mère mais aussi sujet de l’Eglise) ou un Ange ou même le Christ vient visiter tel ou tel fidèle, il s’agit d’une grâce spéciale mais qui ne retire rien à l’autorité ordinaire et extraordinaire des pasteurs.

      Une apparition peut être un encouragement privé qui est l’affaire du fidèle et de son confesseur. Elle n’a dans ces cas-là pas vocation à devenir publique même si elle peut être rapportée dans un journal intime à des fins de discernement.

      Elle peut encore être un message orientant l’action de toute l’Eglise comme à la rue du Bac et à Lourdes. Ce sont les pasteurs qui ont cependant la responsabilité de veiller à la réception du message dans la stricte orthodoxie de la foi catholique.

      Enfin, elle peut être prédictive. Dans ce cas, le Ciel indique non pas ce qui va nécessairement arriver mais ce qui aurait lieu sous certaines circonstances futures. Destinés aux pasteurs, elles sont une aide à leur discernement. Il faut bénéficier d’une grande sagesse et d’une intelligence des mystères pour en pénétrer le sens parfois obscur.

    • Charles permalink
      16 décembre 2011 20:44

      Oui Lève toi! Et ce sont les traditionalistes eux-mêmes qui , dans leur immense majorité, crucifient l’Eglise….
      Mysterium Iniquitatis…..

  7. Lapide permalink
    4 décembre 2011 17:25

    Que l’Église soit actuellement éclipsée, CELA N’EST PAS DE FOI, même si c’est intégré dans la révélation privée du secret de La Salette, car aucune révélation privée, si digne de dévotion soit-elle, ne peut être déclarée DE FOI.

    De plus, si les apparitions de la Très Sainte Vierge Marie à La Salette sont reconnues par l’Église, la diffusion, la lecture et la discussion de ce qu’on appelle le secret, sont interdites par notre Mère la Sainte Église dans son infinie sagesse qui vient de Dieu Lui-même.

    En revanche, ce qui est de Foi, c’est que Dieu Lui-même dirige Son Église ; que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » ; que c’est Lui-même qui a institué une Hiérarchie sacramentelle et juridictionnelle qui ne peut disparaître.

  8. Xavier permalink
    4 décembre 2011 18:41

    Non seulement l’Eglise n’est pas éclipsée, mais elle ne l’a jamais été dans l’Histoire, même aux périodes les plus sombres. Fondée par Jésus-Christ, il l’a protège du démon. Lorsqu’elle s’égare c’est à cause de ses péchés humains, mais sa nature divine reste inchangée.

  9. Pélikan permalink
    4 décembre 2011 20:15

    Mgr Tissier de Mallerais a conféré le sous-diaconat le samedi 12 novembre à trois frères dominicains du couvent de la Haye-aux-Bonshommes.

    Dans son homélie, le prélat a exhorté les nouveaux sous-diacres à montrer l’exemple d’une vie sainte, et à être des sentinelles dans l’Église, en gardant la pureté de la foi à une heure où « les ténèbres ont envahi le Magistère de l’Église ».

    http://www.laportelatine.org/communication/presse/2011/sousdiacres_avrille111112/avrille111112.php

    Mais si les ténèbres ont vraiment envahi le Magistère de l’Eglise comme le soutient Mgr Tissier de Mallerais, ne peut-on pas dire alors que l’Eglise est éclipsée, car jamais les ténèbres ne pourraient « envahir » le Magistère si l’Eglise était encore réellement l’Eglise ?

    • 4 décembre 2011 23:14

      Pélikan,

      Je vous recommande le livre http://www.chiesaviva.com/vaticano%20II%20dietro%20front%20fr.pdf de l’abbé Luigi Villa que j’ai découvert grâce à http://sedevacantisme.wordpress.com/2011/11/30/vatican-ii-demi-tour/:

    • Charles permalink
      16 décembre 2011 20:50

      Rassurez-vous cher Pelikan! Votre « pape » materialiter va finir par se convertir et tout va s’arranger!!!! Youpiiiiiiiii!!!!!

    • Pélikan permalink
      17 décembre 2011 00:03

      Charles vous péchez contre l’Esprit. Qui vous dit qu’une grâce de conversion ne puisse advenir chez le Saint-Père materialiter ? Vous devez, au minimum en droit, conserver cet espoir tant que celui qui a été désigné pour succéder à saint Pierre est maintenu matériellement sur le trône pontifical par la Divine Providence. C’est une obligation sacrée à laquelle vous contraint la foi catholique.

  10. Lagomer permalink
    4 décembre 2011 20:58

    Pélikan

    Les ténèbres ont envahi le Magistère, mais l’Eglise elle demeure et demeurera toujours, cette idée d’une éclipse n’a aucun sens !

    Relisez Léon XIII :

    « L’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu,elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps,sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours,et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace:double conclusion contraire à la vérité. Il est donc certain que cette réunion d’éléments visibles et invisibles étant, par la volonté de Dieu, dans la nature et la constitution intime de l’Église, elle doit nécessairement durer autant que durera l’Église elle-même. »

    (Encyclique Satis Cognitum)

    Au passage rappelez-vous les paroles de saint Jean Chrysostome citées par Léon XIII dans son Encyclique :

    « Ne te sépare point de l’Eglise;rien n’est plus fort que l’Eglise.Ton espérance,c’est l’Eglise;ton salut, c’est l’Eglise;ton refuge, c’est l’Eglise.
    Elle est plus haute que le ciel et plus large que la terre.Elle ne vieillit jamais,sa vigueur est éternelle.Aussi l’Ecriture, pour nous montrer sa solidité inébranlable, l’appelle une montagne »

    (Hom. de capte Eutropio,n°6)

    Et gardez en mémoire, ces autres paroles également citées par Léon XIII, sous la forme d’un ferme avertissement de saint Augustin :

    « Les infidèles croient que la religion chrétienne doit durer un certain temps dans
    le monde, puis disparaître. Or elle durera autant que le soleil : tant que le soleil continuera à se lever et à se coucher, c’est-à-dire tant que durera le cours même des temps, l’Église de Dieu, c’est-à-dire le Corps du Christ, ne disparaîtra pas du monde ». (In Ps. lxxi).

    Et le même Père dit ailleurs : « L’Église chancellera si son fondement chancelle ; mais comment pourrait chanceler le Christ ? Tant que le Christ ne chancellera pas, l’Église ne fléchira jamais jusqu’à la suite des temps. Où sont ceux qui disent : L’Église a disparu du monde, puisqu’elle ne peut pas même fléchir ? » (Enarratio in Ps. cii, sermo ii, n. 5).

  11. zind permalink
    5 décembre 2011 10:08

    Evènement prédit par Notre Dame à la Salette :

    « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist… L’Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. »

    La secte conciliaire n’est plus catholique !

  12. zind permalink
    5 décembre 2011 10:12

    Si l’on veut comprendre ce qui se passe au Vatican, dans l’Église, et même dans le monde sur le plan religieux, il faut connaître un peu les projets de la subversion dans sa lutte contre l’Église…

    Il faut lire :

    L’Église Éclipsée ?

    http://www.liesi-editions-delacroix.com/legliseclipsee.htm

  13. Fidei permalink
    5 décembre 2011 10:30

    L’église Conciliaire n’est pas l’Église Catholique !

    Une secte s’est emparée de Rome, la secte moderniste. L’Eglise de Rome n’est plus la vraie Eglise.

    Comment LA QUESTION peut soutenir que l’Eglise conciliaire est encore l’Eglise ?!

    • Charles permalink
      16 décembre 2011 21:00

      Réponse à Fidei: nous sommes en plein mystère d’iniquité…..
      De par leur apostasie générale au Concile, les hommes d’Eglise ont perdu la grâce sanctifiante et ont mérité le châtiment d’aveuglement.Ajoutez à cela la vacance du siège et le faux-pasteur qui occupe réellement ce siège et cela vous donnera un petit aperçu de la catastrophe apocalyptique….
      L’abomination de la désolation règne désormais dans le lieu saint et toutes nos églises et cathédrales ont perdu leur consécration.Il est donc inutile d’aller y prier car ces lieux sont devenus des lieux de perdition, de blasphèmes et de sacrilèges permanents.
      Le culte de l’Homme s’y célèbre chaque jour en singeant les rites catholiques:c’est en fait le culte de Cain et de Lucifer!
      Iriez-vous prier dans une synagogue ou un temple protestant? Non! alors voyez-vous même ce qu’il vous reste à faire….
      Quant aux trésors artistiques qui y sont encore, rien ne vous empêche de vous y rendre …en touriste…..respectueux et civilisé pour les admirer..La prière intérieure étant toujours licite mais pas les gestes extérieurs….

    • Charles permalink
      2 janvier 2012 18:46

      Chers ZIND et FIDEI,
      Oui bien sûr vous avez entièrement raison!Mais il faut que vous sachiez que sur ce blog certains n’ont qu’un but et un seul: détruire de fond en comble tout « sedévacantisme »(ou « église éclipsée » ce qui n’est pas tout à fait la même chose…) car pour pouvoir distiller dans les âmes le poison subtil de leur monstrueuse hérésie, « ILS » ont absolument besoin de faire croire aux fidèles encore catholiques que la secte EST l’Eglise catholique, utilisant pour ce faire la corruption très puissante que génère cette hérésie, DESTRUCTRICE RADICALE DU SENSUS FIDEI CATHOLIQUE.

  14. Moria permalink
    5 décembre 2011 11:46

    Fidei

    A question simple, réponse simple :

    « Les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. »

    (Matthieu XVI, 18)

    • 5 décembre 2011 14:09

      Décidément, vous ne comprenez RIEN!

      Pour vous est pape celui que les médias considèrent comme tel.

      Pour vous sont cardinaux des gens qui portent du rouge.

      Etc.

      Vous n’avez pas la FOI!

    • PEB permalink
      6 décembre 2011 19:35

      J’ose dire oui.

      Dans l’élection, il y a le Conclave, l’acceptation et la reconnaissance.

      Le rite de l’Habemus Papam et de l’acclamation du peuple romain au nom de l’Univers confirme, dans une ferveur joyeuse d’heureux avènement, l’inauguration du nouveau pontificat.

      En matière de média, il y a lieu de se mettre à genoux dans l’obéissance devant son poste de télévision pour recevoir ce même Esprit-Saint consolateur duquel le nouveau Pape est revêtu.

      J’ai eu comme pensée spirituelle le jour de l’élection de Benoît XVI: Dieu n’a pas abandonné son Eglise. Jésus-Christ se tient au milieu d’elle par le ministère pétrinien.

      Tout le reste, pourvu que les formes aient été respectés, n’est pas de mon ressort mais de celui de la Providence qui tient nos destinée dans Ses mains.

  15. Moria permalink
    6 décembre 2011 11:46

    Pour nous sont papes ceux qui ont été élus par le Conclave assisté par la présence du Saint-Esprit, et nous avons foi dans les paroles infaillibles et définies solennellement lors du saint concile de Vatican I :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. »

    Pastor Aeternus, Vatican I.

  16. chasseur de juifs permalink
    6 décembre 2011 18:33

    AMERIQUE SIONISTE
    The New Anti-Catholicism: The Last Acceptable Prejudice
    Publisher: Oxford University Press | ISBN: 0195154800 | edition 2003 | PDF | 272 pages | 4,5 mb

    Anti-Catholicism has a long history in America. And as Philip Jenkins argues in The New Anti-Catholicism, this virulent strain of hatred–once thought dead–is alive and well in our nation, but few people seem to notice, or care. A statement that is seen as racist, misogynistic, anti-Semitic, or homophobic can haunt a speaker for years, writes Jenkins, but it is still possible to make hostile and vituperative public statements about Roman
    Catholicism without fear of serious repercussions. Jenkins shines a light on anti-Catholic sentiment in American society and illuminates its causes, looking closely at gay and feminist anti-Catholicism, anti-Catholic rhetoric and imagery in the media, and the anti-Catholicism of the academic world. For newspapers and newsmagazines, for television news and in movies, for major book publishers, the Catholic Church has come to provide a grossly stereotyped public villain.

    download
    http://turbobit.net/tfzn6nfj93oo.html

  17. chasseur de juifs permalink
    6 décembre 2011 18:36

    La guerre contre le catholicisme:
    Dr. Michael B. Gross, « The War against Catholicism: Liberalism and the Anti-Catholic Imagination in Nineteenth-Century Germany (Social History, Popular Culture, and Politics in Germany) »
    Publisher: University of Michigan Press | ISBN: 0472113836 | 2004 | PDF | 354 pages | 8.6 MB

    « A lucid, innovative work of top-flight scholarship. Gross shows us the depths of anti-Catholicism in nineteenth-century Germany; he explains why the German Kulturkampf had such force and why prominent liberals imagined it as a turning point not only in Germany but in world history. »
    —Helmut Walser Smith, Vanderbilt University

    « A marvelously original account of how the Kulturkampf emerged from the cultural, social, and gendered worlds of German liberalism. While not neglecting the 1870s, Gross’s analysis directs historians’ attention to the under-researched 1850s and 1860s-decades in which liberals’ anti-Catholic arguments were formulated against a backdrop of religious revival, democratic innovation, national ambition, and the articulation of new roles for women in society, politics, and the church. The drama of these decades resonates in every chapter of Gross’s fine study. »
    —James Retallack, University of Toronto

    « Michael Gross has put the culture back into the Kulturkampf! Integrating social and political analysis with illuminating interpretations of visual and linguistic evidence, Gross explores the work of religious cleavage in defining German national identity. An emerging women’s movement, liberal virtues, and Catholic difference come together to explain why, in a century of secularization, Germany’s Catholics experienced a religious revival, and why its liberals responded with enmity and frustration. Vividly written and a pleasure to read, this groundbreaking study offers real surprises. »
    —Margaret Lavinia Anderson, University of California, Berkeley

    An innovative study of the relationship between the two most significant, equally powerful, and irreconcilable movements in Germany, Catholicism and liberalism, in the decades following the 1848 Revolution.

    After the defeat of liberalism in the Revolution of 1848, and in the face of the dramatic revival of popular Catholicism, German middle-class liberals used anti-Catholicism to orient themselves culturally in a new age. Michael B. Gross’s study shows how anti-Catholicism and specifically the Kulturkampf, the campaign to break the power of the Catholic Church, were not simply attacks against the church nor were they merely an attempt to secure state autonomy. Gross shows that the liberal attack on Catholicism was actually a complex attempt to preserve moral, social, political, and sexual order during a period of dramatic pressures for change.

    Gross argues that a culture of anti-Catholicism shaped the modern development of Germany including capitalist economics, industrial expansion, national unification, and gender roles. He demonstrates that images of priests, monks, nuns, and Catholics as medieval, backward, and sexually deviant asserted the liberal middle-class claim to social authority after the Revolution of 1848. He pays particular attention to the ways anti-Catholicism, Jesuitphobia, and antimonastic hysteria were laced with misogyny and expressed deeper fears of mass culture and democracy in the liberal imagination. In doing so, he identifies the moral, social, and cultural imperatives behind the Kulturkampf in the 1870s.

    By offering a provocative reinterpretation of liberalism and its relationship to the German anti-Catholic movement, this work ultimately demonstrates that in Germany, liberalism itself contributed to a culture of intolerance that would prove to be a serious liability in the twentieth century. It will be of particular interest to students and scholars of culture, ideology, religion, and politics.
    DOWNLOAD
    http://www.filesonic.com/file/3971647285

  18. lève-toi permalink
    6 décembre 2011 22:36

    Chasseur

    Chassez donc cette langue anglaise, ce site est en Français, qu’avons nous besoin de ce charabia mondialiste, fausse langue universelle, parlez en français par respect pour les personnes qui viennent ici, ou alors allez ailleurs.

  19. chasseur de juifs permalink
    7 décembre 2011 07:46

    @lève-toi
    ALORS Apprenez l’anglais,ces livres sont intéréssants

  20. zind permalink
    7 décembre 2011 21:22

  21. lève-toi permalink
    7 décembre 2011 21:55

    Chasseur

    Si ces livres sont interessants, alors donnez une traduction en Français, vous ferez oeuvre utile, mais personnellement je préfère que l’on enseigne le Grec et le Latin à nos enfants dans les écoles, au lieu de leur faire perdre du temps.
    Nous avons la plus belle langue du monde ( ce que disent tous les étrangers qui la connaissent), la seule façon de la garder intacte, c’est d’en enseigner les sources uniques et inimitables.

  22. 8 décembre 2011 18:49

    @ chasseur de juifs

    Comprenez bien « lève-toi » et d’autres : à leurs yeux, l’anglais, la langue anglaise, est le « véhicule de la domination religieuse, politique et économique par les mondialistes anglo-saxons ». Les « élites mondialistes » lui feraient jouer un rôle CENTRAL . Les groupes euro-atlantistes ou/et « mondialistes » se serviraient de la langue anglaise comme d’un levier pour arriver à leurs fins : en fait, tous les projets « mondialistes » reposeraient sur cette langue. (Voir ici : http://virgo-maria.info/wordpress/2010/09/16/un-lecteur-la-langue-anglaise-vehicule-de-la-domination-religieuse-politique-et-economique-par-les-mondialistes-anglo-saxons/)

    C’est pourquoi « lève-toi » et d’autres, comme catholiques intransigeants antilibéraux etc…lui préfèrent le français, ou bien le grec ou le latin.

  23. Sulpice permalink
    14 décembre 2011 00:08

    On avait annoncé que Vatican II provoquerait un « printemps de l’Eglise », une « nouvelle Pentecôte ». Dans les faits constatables, Vatican II a été suivi du contraire. C’est là une réalité que l’on passe trop souvent sous silence. Que Mgr Fellay en parle, on ne peut lui donner tort.

    La cause la plus générale de cet état des choses, ou du moins l’une des causes, selon Mgr Fellay, est « la stérilité de cinquante ans d’ouverture au monde moderne ». A la suite du concile Vatican II, on a « ouvert l’Eglise sur ce monde en pleine sécularisation », comme si « l’Eglise pouvait s’adapter à ce point à la modernité sans en adopter l’esprit ».

    Considérant « les interprétations évolutives », c’est-à-dire changeantes, qu’à Rome même, semble-t-il, on donne des nouveautés issues de Vatican II, la nouvelle liberté religieuse, le nouvel œcuménisme, la nouvelle collégialité, Mgr Fellay en appelle à « l’impossibilité d’adhérer de façon stable à une doctrine en mouvement ». L’objection n’est pas négligeable.

    http://www.revue-item.com/5422/les-points-forts-de-mgr-fellay/

  24. Moria permalink
    14 décembre 2011 10:51

    Vous avez raison Sulpice. Fort heureusement la FSSPX rappelle que le problème n’est pas celui de la légitimité du Magistère actuel, ce qui ouvre grande la porte au schisme, mais de son retour à la Tradition. C’est l’unique voie de salut pour l’Eglise ce que souligne Léon IX : « Malgré les faiblesses de ses pontifes, l’Eglise reste sainte. » (Saint Léon IX, Congratulamur vehementer)

    • Charles permalink
      15 décembre 2011 17:31

      Moria n’a rien compris! je lui suggère d’aller lire le fil de discussion avec Espada,Calixte, Antoine et consorts.

    • Moria permalink
      15 décembre 2011 18:54

      Moria lit avec beaucoup d’attention ces échanges très intéressants Charles. Mais il lit aussi et prend au sérieux saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – qui parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le pape reste pape.(Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29 et Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511).

      Il n’est donc pas besoin d’ergoter des heures pour savoir ce qu’il faut penser sur ces sujets, et ne pas faire pour obéir à la discipline catholique et éviter l’erreur, lorsque l’avis des docteurs de l’Eglise est formel.

  25. 15 décembre 2011 20:36

    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Ils_ont.pdf

    Moria, si vous lisez ça… Mais… pouvez-vous encore changer d’avis?!

    En ce qui concerne Vatican II, il faut tout rejeter pour pouvoir rester catholique!

    Vous avez un Weishaupt (en allemand Weishaupt, sage, et Weißhaupt, tête blanche, sont phonétiquement la même chose: « Weishaupt » est donc un jeu de mot ironique) qui n’est pas évêque. Un Weishaupt qui célèbre ou laisse célébrer une messe où on ne trouve pas le « mysterium Fidei ». Etc.

    Je n’ai pas besoin d’aller plus dans les détails. Vous êtes au courant d’Assise et de toutes ces choses.

    La religion catholique n’est pas une affaire de « docteurs ». Les docteurs ne sont pas infaillibles. Sauf s’ils sont papes. Et les dogmes ne s’interprètent pas. On les accepte ou on les rejette.

    Pour quelqu’un qui accepte vraiment « Unus Dominus, una fides, unum baptisma » (« Un Seigneur, une foi, un baptême ») il n’y a aucun mystère que Rome a perdu la Foi.

  26. Charles permalink
    16 décembre 2011 00:19

    Commentaire du dernier message d’Antoine.

    in response to Espada:
    Antoine, Vous me dîtes : « Il semble que vous confondiez contradiction visible avec condamnation objective. Qu’il y ait une différence entre le Magistère d’avant Vatican II et celui d’après, cette différence ne supplée strictement en rien à votre incapacité personnelle. » Je ne confonds rien du tout et ce que vous me dîtes relève […]
    Espada Impossible de vous rejoindre dans vos raccourcis.Antoine ne rate pas une occasion de se rendre ridicule ! Il appelle des « raccourcis » les démonstrations évidentes d’Espada !!! C’est se foutre du monde !. Vous conférez une force décisionnelle à vos jugements Non Monsieur ! aux jugements de l’Eglise que tout baptisé se doit de faire siens sous peine de damnation éternelle…, et ça vous le pouvez pas.Si ! Monsieur et c’est même un devoir qui est celui de la charité de la Vérité !Vous devriez retourner au séminaire où apparemment l’on ne vous a rien appris de bon ! Qu’il y ait non différence mais contradiction entre l’enseignement du Magistère d’avant et d’après Vatican II vous donne quelle autorité pour décider que le nouveau fait déchoir de sa fonction le pape ? Aucune.Vous êtes décidément soit un parfait crétin soit un pervers de la plus belle espèce puisque vous savez bien ou devriez savoir que l’Eglise par la bouche de ses pontifes ne peut nous enseigner l’erreur et l’hérésie ! Une condamnation, même « ipso facto », ne vous donne aucun droit de vous écarter de la communion d’avec Rome.Vous jouez ,en pervers idéologique sur les mots car bien entendu votre Rome n’a rien à voir avec la Rome Catholique mère et maîtresse du dépôt sacré de la foi.IL s’agit là de s’écarter des mauvais pasteurs et de tous ceux qui ont apostasié et sont sortis ipso facto, comme vous dites si bien de l’Eglise…Et qui vous donne le droit de nous dire que nous n’avons pas le droit etc…Seriez-vous une quelconque autorité, indépendante de l’Eglise de toujours ?Vous êtes misérable dans vos démonstrations Antoine….Est-ce cela qu’on vous apprend à Rome ? Je plains vos ouailles si vous en avez…. ! C’est à la seule puissance supérieure au Pontife de régler le problème, pas à vous, ni à quiconque.Bougre d’imbécile ! L’Abbé de Nantes résonnait comme vous il y a plus de trente ans et l’on voit où cela l’a mené !Votre » puissance supérieure »(sic !) n’est pas celle que vous croyez…Eux ne sont pas comme vous masochistes…ils ne vont pas se juger et condamner eux-mêmes pour vous faire plaisir !Mon Dieu que vous êtes sot de le penser ! Quant à formuler des erreurs, nul ne le conteste, mais des hérésies c’est autre chose.Ni erreur ni hérésies en ce qui touche à la foi et aux mœurs : vous êtes en train bien tranquillement de nier l’infaillibilité du magistère ordinaire !Vous n’êtes pas catholique Antoine ! On en est loin, de plus pour juger d’une hérésie dans l’Eglise ça ne se règle pas en deux coups de cuillère à pot.Votre pot sent le moisi et votre cuiller ne sera jamais assez longue pour diner avec le diable ! Il faut instruire un procès à charge et à décharge, des commissions, des débats, reconnaître la pertinacité dans la négation d’un dogme.Mais vous savez que vous feriez un excellent syndicaliste Môssieur Antoine !!!Ah ! vous me faites rire et m’attristez tout à la fois ! Où voyez-vous tout cela. ?Antoine a la vue qui baisse…il devrait voir rapidement son ophtalmo ! à moins que ce ne soit plutôt je ne sais trop quelle cécité volontaire…S’il a plus de cinquante ans c’est très grave car cela risque d’être incurable… Une nouvelle fois, et vos énervements ah ! le petit coup de pied de l’âne ! cela caractérise un adversaire aussi faux-jeton que tordu !… n’y changeront rien, vous n’avez aucune autorité (et vous laquelle avez-vous pour nous débiter de telles âneries ???), et celle d’avant Vatican II est précisément celle d’avant Vatican II, elle ne peut exercer aucune action sur le Magistère actuel.Merci de cet aveu monumental !!!Je crois à présent que vous êtes un parfait crétin estampillé par la Rome apostate !Si la Rome catholique n’a AUCUNE autorité sur la Rome concilaire et apostate, c’est que cette dernière n’est plus catholique ! Avec vous tout éclate en mille morceaux !Merci Antoine ! Grâce à des idiots utiles comme vous de nombreuses âmes de bonne volonté vont enfin comprendre où sont ceux qui trompent les fidèles !! merci ! Je dirai un chapelet pour vous et cette énormité vous vaudra certainement une indulgence de trente jours au Purgatoire !!! Sauf à faire jouer un rôle aux tribunaux antérieurs post mortem. C’est un rêve.Non ! Vous ne rêvez pas Antoine mais vous nous faites participer, à notre corps défendant, à un véritable cauchemar qui lui n’est pas catholique du tout !!! Votre position est donc intenable. Vous enfreignez un principe simple dans l’Eglise : aucun fidèle ne peut se faire juge d’un membre de la hiérachie catholique, encore moins du pape.Je nie votre assertion digne d’un malade mental qui n’a jamais rien compris à sa religion ! Et enfreindre ce principe vous ramène à une attitude luthérienne.Encore !!! mais c’est une obsession chez vous de nous traiter de luthériens !Je vais finir par croire que Calixte et Antoine ne sont qu’une seule et MEME personne ! Ouh ! que c’est vilain d’accuser son prochain de luthérianisme à tout bout de champ et sans preuve… C’est simple comme bonjour.ET vous vous êtes tordu comme « Adieu » ! C’est pourquoi je souris(ouh ! qu’il est laid cet Antoine quand il sourit…on dirait Voltaire !) à vous voir clamer que je n’aime pas la Papauté réelle car vous en donnez une démonstration éclatante par votre comportement protestant schismatique.Et il en remet une couche le bougre !!Il est indécrottable ! Vous êtes prêt à faire exploserBOUM !!!! l’Eglise, la diviser en une myriade de chapelles au nom d’une conception mécanique notre Antoine va bientôt nous accuser d’être des robots de la tradition…il est de plus en plus grotesque !En outre il accuse sans démontrer que notre conception de l’infaillibilité est « mécanique » ! de l’infaillibilité et vous osez écrire : « Vous êtes une sorte de platonicien qui s’ignore, noyé dans sa philosophie des essences, alors que la Papauté est quelque chose de concret et de vivant, qui s’incarne en une autorité réelle, c’est à dire dans l’être! » Eh bien soyez cohérent Espada, œuvrez à la conservation de la Papauté en ne détruisant pas ce que Vatican II n’a pas détruit. Alors pour vous, malheureux pédant, la seule chose qui compte c’est la Papauté même si celle-ci proclame l’hérésie depuis plus de quarante ans ?Votre obsession doit vous empêcher de dormir la nuit à moins que vous ne soyez en définitive de ces mondains pour lesquels seules les apparences comptent…Il vaut mieux lire cela que d’être aveugle…quoique… Ce que providentiellement Malheureux ! Ne parlez pas à la légère de la Providence car Elle pourrait bien vous le faire payer au centuple ! le dernier concile n’a pas touché : l’institution de la Papauté, le sédévacantisme contribue à finir le travail de démolition en bon allié du modernisme !Cause toujours mon bonhomme tu m’impressionnes !!! En ce qui concerne votre question : «selon vous, comment un Magistère de soi infaillible dans son enseignement ordinaire peut enseigner des erreurs de façon habituelle dans ce même enseignement ordinaire ? N’est-ce point ici vouloir résoudre une sorte de quadrature du cercle ? » La réponse vous a été donnée par Calixte, qui a parfaitement éclairé ce point : « L’autorité ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle (Non ? vous croyez vraiment à ce que vous dites ?!), de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible(mensonge éhonté qui est un véritable blasphème ! Antoine a du souci à se faire s’il continue dans cette voie de la perdition…mieux vaudrait pour lui qu’il boive un p’tit coup de trop ou aille voir les p… !), et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire(Oh ! quel magnifique exemple ! nous sommes tous en extase !!! Il y en a un qui se réjouit c’est le Malin !) après d’autres qui furent non moins inquiétantes. Vous ne voulez pas l’entendre(Non ! nous avons décidé d’être sourd à la bêtise humaine lorsqu’elle se double d’aveuglement pertinace et mortifère…), mais il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle (alors là cet ANTOINE est vraiment le champion numéro 1 des énormités ecclesiales ! Bravo ! il peut monter à deux pieds joints sur le Podium où l’accueillera avec moult baisers mystiques son cher Benoit XVI !! pauvre Antoine il est d’une bêtise redoutable car il répète les mêmes poncifs qui trainent dans tous les milieux tradimondains….je ne sais si je dois plus le plaindre que l’anathématiser !!! mais il va me dire que je n’ai pour ça aucune autorité !!!): « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention(comme si le magistère pouvait avoir une autre intention que de proclamer la foi catholique !!Antoine est FOU ! il a perdu le sens…catholqiue !))) avec laquelle le Magistère entend engager son autorité.(elle est automatiquement engagée lorsqu’il s’agit de la foi et des mœurs Monsieur le Je-sais-tout ! Arrêtez vos bêtises grosses comme vous !) » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). » La conséquence là voici : « Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un,(AH…il a trouvé ça tout seul notre Antoine de service ??? il devrait à mon humble avis changer de métier et s’il est prêtre aller vite s’enfermer dans un couvent trappiste pour sauver son âme en grand péril de…folie !) où un acte du Magistère ordinaire authentique(terme de l’invention conciliaire !) ne possède pas la note de l’infaillibilité.(blasphème épouvantable !) A cet égard, puisque telle fut la volonté(nulle et non avenue bougre d’imbécille !) de ses promoteurs,Vatican II est un acte du Magistère authentique non infaillible. » Voilà la solution.(IL est tout fier de sa bêtise notre Antoine ! et il s’en glorifie ! à mon avis la tradition française est , avec des gens de cette espèce, quasiment moribonde…) La solution catholique, sage et simple. Non destructrice pour l’Eglise.La votre ! celle de Lucifer et de ses suppôts ! Car vos thèses doivent s’analyser selon les fruits(regardez d’abord ceux pourris de VOTRE eglise-secte !!!) qu’elles engendreraient pour l’épouse du Christ, et ses fruits sur lesquels je vous trouve peu bavard(là Antoine se fout du monde carrément mais ça ne marche pas ! Espada ne croyez-vous pas que cet homme est en pleine folie ?) en rapport à vos longues tirades sur l’absolue impossibilité de contradiction entre les Magistères ante et post conciliaires, nous les connaissons très bien : chapelles ennemies, épiscopes vagants, ordinations aventureuses, sources troublées des ordres issus de la lignée Thuc,(allez ! nous y revoilà encore une fois ! vous vous épuisez en éructations maintes et maintes fois répétées mon pauvre Antoine ! Vous grossissez les dangers pour mieux prendre dans vos filets les catholiques qui ont conservé la vraie doctrine que l’on peut trouver chez tous les bons auteurs à condition de se donner le mal de les découvrir et non d’éructer à l’aide de citations tronquées, déformées,non adéquates au sujet en question …) et pour finir antipapes. Est-ce ce devenir que vous souhaitez pour l’Eglise ? Excusez-moi Espada, mais vous voir écrire « Dieu lui-même pourra TOUJOURS nous donner un vrai Pape quand il le jugera utile, par les moyens qu’il aura choisi, et quand il estimera que le temps du châtiment a assez duré et alors devant cette évidence de l’action divine, toute la Chrétienté ne pourra que s’incliner devant la Puissance de Dieu ! », là c’est de la pure folie(c’est l’hopital qui se fout de la charité avec Antoine sans doute alias Calixte !), car ce que vous écrivez signifie que Dieu devra refaire une nouvelle Eglise, reconstituer une nouvelle lignée autre que celle de Pierre, pour tout dire écrire un nouvel évangile !(vous dites vraiment n’importe quoi ! la folie chez vous s’accompagne de fièvre violente !) Et ça c’est une impossibilité.(Oh que oui ! et c’est bien pourquoi nous n’adhérerons jamais à vos folies blasphématoires de la sainteté et de l’unité de l’Eglise…) Donc votre thèse est fausse, dangereuse, malfaisante pour l’Eglise,(oui…mais pour VOTRE « église » que je suis bien aimable de nommer comme telle…) objectivement liée à l’Adversaire de Dieu qui cherche à détruire, depuis la Croix, l’œuvre du Christ. La méditation des paroles de Léon XIII vous sera utile(Alors là vous atteignez le comble du comble !!! Oser citer Léon XIII, l’auteur de l’exorcisme qui décrit parfaitement l’état de l’Eglise éclipsée et investie par un ennemi très rusé vous met ipso facto en dehors de la communion de l’Eglise puisque vous utilisez des choses saintes pour faire croire aux âmes égarées que votre secte serait l’Eglise Catholqiue ! Vous rendrez compte là-haut de cet épouvantable blasphème !) : « Ceux-là sont dans une grande et pernicieuse erreur, qui, façonnant l’Église au gré de leur fantaisie, se l’imaginent comme cachée et nullement visible ; et ceux-là aussi qui la regardent comme une institution humaine, munie d’une organisation, d’une discipline, de rites extérieurs, mais sans aucune communication permanente des dons de la grâce divine, sans rien qui atteste, par une manifestation quotidienne et évidente, la vie surnaturelle puisée en Dieu. L’une et l’autre de ces deux conceptions sont tout aussi incompatibles avec l’Église de Jésus-Christ que le corps seul ou l’âme seule est incapable de constituer l’homme. L’ensemble et l’union de ces deux éléments est absolument nécessaire à la véritable Église(avez-vous bien lu Antoine ?!), à peu près comme l’intime union de l’âme et du corps est indispensable à la nature humaine. L’Église n’est pas une sorte de cadavre : elle est le Corps du Christ, animé de sa vie surnaturelle(avez-vous bien lu Antoine ?). Le Christ lui-même, chef et modèle de l’Église, n’est pas entier, si on regarde en lui, soit exclusivement la nature humaine et visible, comme font les partisans de Photin et de Nestorius, soit uniquement la nature divine et invisible comme font les Monophysites ; mais le Christ est un par l’union des deux natures, visible et invisible, et il est un dans toutes les deux ; de la même façon, son Corps mystique n’est la véritable Église qu’à cette condition, que ses parties visibles tirent leur force et leur vie des dons surnaturels et des autres éléments invisibles(Avez-vous bien lu Antoine ? ou êtes-vous analphabète ?!) ; et c’est de cette union que résulte la nature propre des parties extérieures elles-mêmes. Mais comme l’Église est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption,(Antoine je vous mets au défi de nous démontrer que nous avons jamais dit le contraire !) jusqu’à la fin des temps, sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace : double conclusion contraire à la vérité. Il est donc certain que cette réunion d’éléments visibles et invisibles étant, par la volonté de Dieu, dans la nature et la constitution intime de l’Église, elle doit nécessairement durer autant que durera l’Église elle-même(Nous sommes bien d’accord avec Leon XIII mais ce misérable d’Antoine en tire argument contre nous : c’est un faussaire sans foi ni loi ou alors il n’a jamais appris à lire ! S’il est clerc c’est plus que dramatique !). C’est pourquoi saint Jean Chrysostome nous dit : « Ne te sépare pas de l’Église ; rien n’est plus fort que l’Église. Ton espérance, c’est l’Église ; ton salut, c’est l’Église ; ton refuge, c’est l’Église. Elle est plus haute que le ciel et plus large que la terre. Elle ne vieillit jamais, sa vigueur est éternelle. Aussi l’Écriture, pour nous montrer sa solidité inébranlable, l’appelle une montagne ». Léon XIII – Satis Cognitum – 1896. Ce misérable Antoine est content ! Il pense avoir exterminé ces ennemis à coup de citations de Léon XIII…qui doit se retourner dans sa tombe !!!C’est vous qui osez citer ces lignes alors que vous méconnaissez volontairement la véritable nature de l’Eglise qui est une société incarnée ET surnaturelle. Le visage défiguré et ensanglanté du Christ, son corps supplicié et crucifié , réduit sur la Croix à l’état de cadavre vous fait honte éternellement .Puissiez-vous n’avoir jamais rien compris au fond au mystère de la Rédemption car ainsi sauverez-vous quand même votre âme…Dans le cas contraire, je ne donne pas cher de la vôtre, surtout si vous êtes –véritable- prêtre !

  27. Charles permalink
    16 décembre 2011 00:33

    A l’adresse de tous les CALIXTE, ANTOINE et Cie: voilà les véritables fruits de VOTRE secte (= « église concilaire »):

    ILS ONT TOUT DETRUIT !

    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Ils_ont.pdf

  28. Vehementer permalink
    16 décembre 2011 11:43

    Ce texte dit : « Ne voit-on pas que se met en place une foi oecuménique, libérale, charismatique, maçonnique, syncrétiste, mondialiste, gnostique, kabbaliste, pour la future religion universelle et pour nous les Romains, la religion noachide ? »

    Les points 256 à 260 sont très justes :

    « Libéralisme et mort du catholicisme
    256.Tout ce qui était condamné par les papes d’avant le concile est devenu l’enseignement obligatoire, particulièrement le libéralisme et l’enseignement des libéraux
    257.Ils enseignent une philosophie moderniste, surtout dans les facultés romaines
    258.Pour eux la Tradition est vivante, évolutive, « élastique » et doit s’adapter au monde moderne
    259.Ils ont vidé les bibliothèques, détruisant plus que les huguenots et la Révolution
    260.Ils reprochent de nombreuses fautes à l’Eglise d’autrefois, faisant un mea culpa pour « ses méthodes d’intolérance et même de violence dans le service de la vérité »

    • Charles permalink
      16 décembre 2011 19:21

      Merci de vos remarques Vehementer! L’Esprit Saint est avec vous car il vous fait voir où se trouve la véritable Eglise et où se trouvent les destructeurs de cette dernière!….
      priez pour moi!

  29. Lagomer permalink
    16 décembre 2011 11:56

    Si on peut tomber d’accord sur le constat, reste que les conclusions de ce texte sont totalement erronées et font passer de la dénonciation du modernisne et de ses mauvais fruits à l’adhésion à l’épouvantable thèse schismatique aux conséquences plus terrifiantes encore.

    Voilà l’opération syllogistique après la longue liste des déviances :

    “Cette église conciliaire est-elle oui ou non l’Eglise Catholique ?
    – Avons-nous le droit de confondre ces deux Eglises ?
    – Avons-nous le droit de respecter de tels destructeurs, quelle que soit leur place dans la hiérarchie ?”

    A ces trois questions, la réponse catholique ne va pas du tout dans le sens des sédévacantistes :

    – L’Eglise, qui n’est ni conciliaire ni autre chose, elle est et demeure éternellement l’Eglise du Christ.
    – Nous avons le devoir de n’établir aucune séparation dans l’Eglise.
    – Nous avons l’obligation de respecter la hiérachie, notamment le premier au sommet de cette dernière à savoir le Saint-Père, tant que le Ciel le maintient à la tête de son Eglise.

    Voilà la position authentiquement catholique : resistance à l’erreur, respect de la Papauté !

    Rappel de la vérité catholique : « Le Siège de Pierre est saint, la hiérarchie de l’Eglise catholique est une institution divine, elle est sainte parce que son fondateur est saint. »

    (Pie IV, Profession de foi)

    • 16 décembre 2011 14:21

      «Le Siège de Pierre est saint, la hiérarchie de l’Eglise catholique est une institution divine, elle est sainte parce que son fondateur est saint. »: Et le siège de leur abomination dans l’impiété (cf. http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C053_Exorcisme-de-Leon-XIII_8p.pdf)?!

      Il est occupé par celui que Mgr Lefebvre qualifiait de serpent! Par celui qui est connu dans certains milieux comme Joséphine!

      Votre pape serait-il donc la Très-Sainte Vipère Joséphine?!

      Votre dieu par conséquent ne serait-il pas celui qui est connu comme l’antique serpent?!

      Sa Sainteté La Montini (cf. http://www.virgo-maria.org/D-Eglise_Conciliaire/le-vatican-homosexuel.html) a-t-elle trouvé par hasard sa perle, la liberté religieuse (que moi, «sédévacantiste», peux voir dans Genèse 3:1-24), le jour du Secretum Sancti Officii (si cela ne vous dit rien, alors jetez un regard sur http://www.fatima.be/fr/fatima/secret/index.php où vous trouverez que le 3ème secret de Fatima arriva au Vatican le jour du 30ème anniversaire de l’abbé Joseph Alois Ratzinger et fut conservé sous la mention Secretum Sancti Officii!), le jour de la dissolution/disparition nominale du Saint-Office, 24 ans après Pearl Harbour, un jour de fête de saint Ambroise (La Montini était archevêque dans la ville du second Ambroise, de saint Charles Borromée…), le 7 décembre 1965?!

      Maintenant je n’ai guère besoin de vous dire que La Montini exigeait la disparition des Etats catholiques au nom de la liberté religieuse.

      Aujourd’hui on est un vendredi des quatre-temps de l’Avent. Il y a 3 ans (c’était le même vendredi) j’ai pris en photo une écraseuse de serpent: http://proposition.hautetfort.com/images/02_Immaculata_20081219_KAHLER_KB.jpg.

      De La Montini on sait qu’il puait horriblement lors de son enterrement. Et on sait qu’il fut enseveli comme un juif. (Je sais cela e. a. grâce à http://www.vaticancatholic.com!)

      La dignité d’un serpent (je sais que le document-clef du Vatican II est abbrévié communément DH – que Grégoire XVI aurait peut-être transcrit comme Delirium Horribile…) ne vaut pas grand chose aux yeux de Notre-Dame de Fatima qui a promis qu’à la fin son Coeur immaculé triomphera: Faites attention à ne pas rejoindre un jour La Montini dans la prison des moufettes – on peut appeler l’enfer aussi Ratz(zw)inger, gêole de moufette!

  30. Espada permalink
    16 décembre 2011 16:09

    En réponse à Antoine, et à sa dernière lettre sur l’ancien fil de discussion « Mgr Fellay, le chemin de restauration de l’Eglise »

    Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Je pense malheureusement qu’il est possible que vous fassiez partie de ces gens là. Je répondrai donc à votre lettre de manière synthétique car j’estime avoir suffisamment réfuté bon nombre de vos objections dans mes réponses à Calixte et si vous ne les entendez pas, je n’y puis rien et vous m’en voyez désolé.

    J’ajouterai simplement, au moins pour ceux qui nous lisent, que contrairement à ce que vous soutenez :
    a) Les condamnations antérieures du Magistère ont force de Loi, parce qu’elles portent sur un contenu doctrinal qui engage la Foi et les Mœurs de façon médiate ou immédiate. J’ai prouvé plus haut avec S. Thomas d’Aquin que l’hérésie peut même se trouver dans ce qui ne concerne que médiatement et de façon connexe, la Foi et les Mœurs. Donc une condamnation « ipso facto » ne nécessite pas de jugement ultérieur quant à l’erreur condamnée. Quant à celui qui défend de façon pertinace une erreur déjà condamnée il encourt « ipso facto » les peines prononcées par le Magistère pour ce type de délit. Et si nous avons la certitude morale et intellectuelle que tel individu profère de façon pertinace des erreurs et des hérésies, nous savons de source sûre et certaine, parce que le Magistère s’est prononcé envers ce type de délit, que cet individu est soumis « ipso facto » aux peines décidées par ce même Magistère. Ce n’est donc pas comme vous le dîtes fallacieusement s’arroger une autorité que nous n’avons pas, mais simplement voir la dépendance entre l’erreur proférée de façon pertinace d’une part, et le jugement de l’Eglise quant à cette erreur d’autre part, ce qui DOIT d’une obligation morale totale, nous imposer des conclusions que notre raison nous montre de façon certaine et nous imposer un comportement cohérent vis à vis de cet individu. Contrairement à ce que vous dîtes, il n’est pas nécessaire de poser des Tribunaux permanents, mais seulement de décisions antérieures de l’Eglise et de son Magistère, comme la Bulle de Paul IV par exemple qui est très claire en ce domaine, décisions qui nous permettent au for externe, d’avoir suffisamment d’arguments pour juger non seulement de la cohérence d’une doctrine avec celle constante de l’Eglise, mais également de l’attitude morale à suivre en pareil cas et surtout de juger si une personne qui soutient de façon pertinace une erreur ou une hérésie peut encore être considérée comme incluse dans cette communauté de Foi qu’est l’Eglise Catholique. Si vous n’acceptez pas ce point de vue, alors il vous faudra en permanence ériger des Tribunaux Ecclésiastiques, 24heures sur 24, pour juger par exemple chaque protestant pour le convaincre d’hérésie, car selon vous ce serait le seul moyen de le considérer non seulement comme hérétique formel mais aussi comme anathème ! C’est vraiment du délire et il y a de quoi bien rire! Ce qui prouve bien que votre vision purement légaliste et judiciaire du problème est complètement fausse, qu’elle ne tient pas une seule seconde devant la réalité non seulement des faits mais de l’étude rationnelle du problème. Mais ceci n’est que l’aspect juridique et moral, car il y a plus important pour résoudre le problème qui nous occupe.
    b) Il me semble que vous avez quelque difficulté à comprendre que dans l’Infaillibilité du Magistère en matière de Foi et de Mœurs, ce qui compte c’est de considérer que cette Infaillibilité n’est pas seulement une puissance indéfectible à voir le Vrai, mais aussi une puissance de le juger tel, et pour cette raison d’y engager par concomitance son Autorité et par suite, d’obliger moralement l’assentiment de ceux qui doivent être soumis à cette Autorité. Or le Magistère voit par sa raison illuminée par l’Esprit Saint, de manière infaillible le Vrai, et le juge infailliblement tel par la faculté de juger qui je le rappelle ici appartient à l’intelligence et par le fait même, il n’y a de jugement authentique que dans la mesure où l’intelligence prononce que ceci est vrai ou que ceci est faux. (il ne faut donc pas confondre « jugement de la raison » et jugement au sens juridique du terme, bien que les deux soient nécessairement liés). Cette faculté de juger n’est pas liée je le répète encore ici, au niveau ontologique et au contenu formel de la vérité perçue, c’est-à-dire à la vérité en tant qu’elle concernerait d’un côté directement la Foi et les Mœurs, et d’un autre côté, seulement indirectement la Foi et les Mœurs, mais en cette capacité de voir le Vrai (par les yeux de la raison) et de le juger comme tel par le jugement de la raison, et ce, infailliblement de par l’Illumination divine permanente de l’intelligence du Magistère! C’est pour cette simple raison, évidente, qu’il ne peut pas y avoir de Magistère à géométrie variable ! C’est pourquoi aussi il n’y a pas de limitation en soi pour l’efficacité infaillible de ce Magistère quant au champ de vision intuitive de la Vérité et dans le jugement de la raison qui en découle, mais seulement quant au fait que l’objet soit bien l’objet adéquat c’est-à-dire qu’il rentre dans le cadre de cette faculté de voir le Vrai et de le juger tel, dans les limites strictes où cette infaillibilité a été promise. C’est pourquoi on ne peut d’aucune façon dire qu’un Magistère sera infaillible par exemple pour ce qui concerne directement la Foi et ne le sera plus quand il ne s’agira que de vérités connexes à cette Foi, car ces deux objets sont en soi objets propres du Magistère. Enfin comme je l’avais déjà fait remarquer, qui peut le plus peut le moins et on ne voit pas pourquoi un magistère serait infaillible pour une chose et non pour cette autre chose si toutes les deux rentrent dans le champ même de sa faculté de juger ! De plus, qui ne voit que ce serait faire dépendre cette Infaillibilité non plus d’une puissance opérative propre de celui qui opère et illuminée d’ailleurs en permanence par l’Esprit Saint qui est cause première en l’occurrence, mais ce serait faire dépendre cette puissance opérative dans son activité infaillible et propre de CONDITIONS EXTRINSÈQUES QUI SERAIENT COMME DES CAUSES EFFICIENTES DE SON ACTIVITÉ INFAILLIBLE PROPRE et qui en quelque sorte créeraient cette Infaillibilité alors qu’elles n’en peuvent être que la cause formelle en tant qu’objet connu, ce qui est alors très différent comme chacun peut le constater. Si on ne voit pas ceci, ce serait alors comme dire par exemple que la faculté intellectuelle en son fonctionnement propre et dans sa faculté vitale d’abstraire l’universel à partir du particulier serait produite par l’objet perçu en tant que tel, pris comme cause efficiente, ce qui est totalement stupide et de fort mauvaise philosophie ! Si certes l’objet connu actue l’intellect agent il n’en détermine cependant pas l’essence comme puissance d’abstraction. Pire ce serait dire que cette Infaillibilité ne serait plus directement produite par Dieu lui-même mais par l’objet perçu, ce qui à y regarder de près est d’ailleurs une véritable hérésie. C’est pour cette raison de saine philosophie et de simple bon sens que LE MAGISTERE DES QU’IL EST EN POSSESSION DE SON OBJET PROPRE, OBJET NATURELLEMENT APTE A LE FAIRE PASSER A L’ACTE, ET C’EST LA SEULE CONDITION QUE L’ON PEUT VOIR RESTRICTIVE, CE MAGISTERE DIS-JE, EST NECESSAIREMENT INFAILLIBLE DANS SA VISION DU VRAI, ET NECESSAIREMENT INFAILLIBLE DANS SES JUGEMENTS LIES A CETTE VISION INFAILLIBLE DU VRAI. Ce qui anéantit toute vision fausse et hérétique, je dis bien hérétique, d’un Magistère à géométrie variable et qui serait comme causé par le niveau d’être de l’objet perçu et non par la puissance opérative de connaître le Vrai et donc de celle de le juger telle.
    c) D’autre part, quant au niveau où l’Autorité prétend et veut s’engager, on a vu l’énorme sophisme de prétendre que c’est l’INTENTION de s’engager qui PRODUIRAIT LE NIVEAU D’INFAILLIBILITE ENGAGEE, alors que le Magistère une fois qu’il s’engage, qu’il juge en acte par sa raison, et qu’il engage son Autorité est par définition et nécessairement infaillible quand il est en possession de son objet propre, C’EST-A-DIRE EN POSSESSION DE TOUT CE QUI CONCERNE DE FAÇON MEDIATE OU IMMEDIATE LA FOI ET LES MŒURS. Je l’ai déjà dit plus haut dans ma réponse à Calixte : le vrai et le faux ne sont pas sujets à plus ou moins et ce n’est pas le niveau d’être des éléments d’une proposition qui décide de la vérité de cette proposition mais bien la nature de la liaison qui relie la copule et le prédicat, liaison qui est licite ou non. Si je dis par exemple, proposition A : « 1+1=7 » et proposition B : « il y a 6 personnes en Dieu », la proposition A n’est pas moins ou plus fausse que la proposition B. Pourtant la proposition A ne concerne pas les mêmes choses que la proposition B car le contenu formel est totalement différent. Mais ces deux propositions sont toutes les deux FAUSSES, ABSOLUMENT FAUSSES, PUREMENT ET SIMPLEMENT FAUSSES, sans niveau possible de plus ou de moins quant au vrai et au faux. IL N’Y A DONC PAS DE NIVEAUX ONTOLOGIQUES DIVERS ENTRE L’ERREUR ET LA VERITE, CAR JUGER DU VRAI ET DU FAUX EST UN ACTE DE L’INTELLIGENCE FONDE SUR LA REALITE ONTOLOGIQUE, ET C’EST POURQUOI IL N’Y A PAS DE MAGISTERE A GEOMETRIE VARIABLE EN MATIERE DE VRAI ET DE FAUX, ET DONC SELON LE FAIT QU’IL PROFÈRE L’ERREUR OU LA VERITE. SI DONC UN VRAI MAGISTERE EST INVESTI DE L’INFAILLIBILITE EN TOUT CE QUI CONCERNE SON OBJET PROPRE, ET IL L’EST COMME ON L’A VU, IL EST FORCEMENT INFAILLIBLE EN TOUT CE QUI CONCERNE CET OBJET PROPRE QUAND IL SE PRONONCE DESSUS! C’est clair et simple à comprendre !
    Prétendre le contraire, c’est ne pas voir la nature du Vrai et du Faux comme résultat du jugement de l’intellect, c’est nier l’étendue réelle de l’Infaillibilité qui doit s’étendre à tout ce dont le Magistère est au moins en puissance apte à juger, c’est en plus FAIRE DU VOLONTARISME PUR ET SIMPLE, car c’est poser comme cause efficiente du Vrai et de la Vérité elle-même, la volonté propre, et c’est poser là encore de façon fallacieuse, comme cause efficiente de l’Infaillibilité ce qui ne peut de soi la causer dans son essence même. L’Infaillibilité, don de Dieu à son Pontife, est dans la raison premièrement comme faculté de distinguer le vrai du faux, raison dont l’objet propre est le Vrai, ici infailliblement perçu comme tel par l’Illumination de l’Esprit Saint donnée à la raison du Pontife légitime. Et ensuite par concomitance, dans la volonté du Magistère actuée par cette raison et dans le sens où le Vrai que propose la raison est considéré comme objet de désir sous la raison de Bien par cette même volonté. Car je le rappelle, ce qui est l’objet propre de la volonté, c’est le Bien, objet de désir, et non le Vrai. Ceci dois-je aussi le rappeler encore une fois, n’est pas ma doctrine mais celle de S. Thomas d’Aquin, celle de la Somme Théologique ou du Contra Gentiles ou des Questions Disputées, dont je souligne là encore l’excellente autorité, ne serait-ce que parce qu’elle est officiellement la doctrine de l’Eglise! Alors, cher Monsieur, toutes ces positions qui nous parlent de Magistère à géométrie variable concernant le Vrai et le Faux, de soi-disant niveau d’engagement du Magistère qui serait par là-même cause du Vrai et du niveau d’Infaillibilité engagé, toutes ces positions ressortent d’une mauvaise et fausse philosophie, influencée par le subjectivisme, le relativisme et le naturalisme moderne, issus eux-mêmes de cette philosophie kantienne et postkantienne, qui dans son application à la Théologie et à la crise actuelle entraîne des effets désastreux comme le voit hélas depuis si longtemps! EN FAIT, POUR RÉSUMER EN QUELQUES MOTS, TOUT CELA C’EST DU MODERNISME ! La Volonté du magistère n’est pas cause du Vrai, mais elle doit simplement s’y soumettre et c’est à la raison du Magistère de dire le Vrai comme tel et ce toujours infailliblement pour les raisons que l’on vient de voir, PARCE QUE C’EST LE CE POURQUOI CE MAGISTERE A ETE CREE par Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même. La Volonté même du Magistère ne crée pas l’Etre, elle doit simplement s’y soumettre dans la soumission à l’adéquation même de l’intelligence de ce Magistère à l’Etre, et cette intelligence doit dégager en toute vérité l’implicite de l’explicite, et elle doit juger en toute Autorité de ce qui est contraire ou non à la Foi et aux Mœurs. Je dirais que c’est ici de la philosophie thomiste élémentaire dont il serait bon que chacun se souvienne dans ses prétentions à résoudre les problèmes actuels.
    d) Ainsi ce que vous m’objectez comme un disque rayé et de façon quasi incantatoire, je suis vraiment navré de vous le dire et en répétant ce que me dit Calixte, n’a en soi aucune force pour contredire ce que j’ai démontré, à savoir qu’un vrai Magistère, en possession de son objet propre, ne peut enseigner ni de façon accidentelle et encore moins de façon habituelle, ni l’erreur, ni l’hérésie, car c’est tout simplement impossible comme on vient encore une fois de plus de le voir. Le Magistère se prononce ou il ne se prononce pas. Un point c’est tout ! Ainsi tout Magistère qui nous enseigne l’erreur ou pire, l’hérésie de façon habituelle et pertinace comme on le voit maintenant, NE PEUT PAS ETRE UN VRAI MAGISTERE DE L’EGLISE CATHOLIQUE, mais seulement un simulacre, une caricature, une monstruosité diabolique. On ne doit donc pas lui obéir, et encore moins le considérer comme une autorité légitime, et on doit le combattre au nom de la Vérité, au nom de notre Foi Catholique, au nom du salut de nos âmes, et au nom de l’honneur de Dieu ici bafoué.
    e) Tout le reste de votre lettre se résout alors simplement avec ces quelques considérations susdites et je ne relèverai pas les choses stupides et aberrantes que vous me reprochez et dont chacun pourra juger de la véracité. Mais vous, oui VOUS, en relativisant le vrai Magistère dans son pouvoir de nous transmettre la Vérité, en lui donnant ce pouvoir incroyable et nouveau de relativiser la Vérité en la posant à géométrie variable selon sa volonté propre, comme s’il était le premier principe et la source unique de la Vérité, comme s’il était le Juge Suprême indépendant de Dieu lui-même dans sa capacité à juger du vrai et du faux, vous le détruisez purement et simplement en lui interdisant d’être une source PARTICIPEE, RELATIVE A DIEU, ET INFAILLIBLE DE PAR L’INFAILLIBILITE MEME DE DIEU, une source pure et sans faille de tout ce que nous a légué le Bon Dieu par son Eglise et que cette même Eglise nous enseigne toujours depuis les origines. Vous introduisez ce relativisme en Dieu lui-même dont on ne sait plus bien quand il doit rendre ou pas infaillible ce Magistère et à quelles occasions ! Une sorte de Dieu hésitant et pusillanime n’osant trop se prononcer sur la vérité qu’il doit nous faire comprendre ! Ce Dieu là n’est pas le mien ! Alors oui, vous êtes, VOUS Antoine, un adepte de ce nouveau Dieu, un adepte du Libre Examen, comme d’ailleurs votre Magistère à géométrie variable d’essence protestante auquel vous adhérez, et vous ne vous en êtes même pas aperçu, ce qui est le pire de tout !

    Espada

    • Antoine permalink
      17 décembre 2011 22:57

      Espada

      Je récuse catégoriquement toutes vos affirmations.

      a) Les condamnations antérieures du Magistère n’ont aucune force de loi actuelle, non pour juger d’une doctrine, mais pour statuer sur la situation canonique de la hiérarchie catholique d’aujourd’hui. Un jugement « ipso facto », qu’il soit réel, supposé ou imaginaire, ne vous confère, en droit, strictement aucune autorité déclarative et surtout exécutoire, pas plus que vos subjectives opinions au sujet de vos certitudes sur les erreurs conciliaires ne vous permettent de soutenir une vacance du Saint-Siège. Affirmer cela c’est vous faire juge à la place de Dieu, c’est une position luthérienne qui instaure à l’anarchie dans l’Eglise en remplacement de la discipline catholique. C’est impossible. Soutenir le contraire vous installe concrètement en pleine attitude réformée.

      b) Votre idée d’utiliser la bulle de Paul IV, à présent caduque depuis Pie XII, est une chimère. Jamais Paul IV, ancien chef de l’Inquisition, n’aurait accepté qu’un fidèle décrète du haut de son tribunal privé qu’un Pape n’est plus Pape ou que l’Eglise est éclipsée. C’est du grand n’importe quoi. Je ne reviens pas sur la démonstration de Calixte concernant l’inanité de l’idée d’utiliser cette bulle pour fonder une déclaration en perte de sa charge du Saint-Père. Continuer à s’en revendiquer relève de l’obstination coupable.

      c) Vous oubliez que votre conception ontologique de l’infaillibilité du Magistère trouve sa contradiction dans le fait que le dit Magistère est impliqué dans l’Histoire, qu’il a mis 19 siècle par exemple pour fixer le dogme de l’infaillibilité, 4 pour arrêter le Credo de Nicée-Constantinople, etc. L’infaillibilité du Magistère s’étend donc au-delà de l’enseignement ex cathedra défini lors du Concile Vatican I, mais dans les conditions rapportées par Billot : « Potestas infallibilis magisterii pro objecto primario habet res fidei et morum quae in deposito catholicae revelationis formaliter explicite vel formaliter implicite continentur ». (L. BILLOT, De Ecclesia Christi, I, th. XVII). Le théologien jésuite considère l’objet (quae continentur in deposito catholicae revelationis), c’est-à-dire tout ce que le Christ a enseigné aux Apôtres et tout ce que ces mêmes Apôtres ont appris de l’Esprit Saint, et qui nous est livré aussi bien par les Écritures que par la Tradition non écrite. Cela signifie qu’à ce niveau, l’infaillibilité du Magistère « s’étend seulement aux vérités révélées par Dieu surnaturellement ». Le point clé, qui implique l’obéissance de la foi, est donc le fait que l’on enseigne quelque chose dans le cas de la foi ecclésiastique, en revanche, il est nécessaire que quelque chose soit défini pour y obéir, le croire ou s’y soumettre.

      d) Contrairement à ce que vous soutenez, l’exercice de l’infaillibilité est donc soumis à la volonté d’en faire usage. Posséder un droit est une chose,
      l’utiliser un autre. Le Magistère infaillible fait donc fonction d’instrument de communication de la vérité révélée ; il est vraie cause seconde, son action ne fonde pas l’infaillibilité du contenu (laquelle est en revanche fondée sur Dieu, qui ne peut ni se tromper ni tromper), mais en quelque sorte la garantit. L’infaillibilité de l’enseignement du Pontife romain quand, ex cathedra, il définit une vérité comme révélée, comme cela a été proclamé par Vatican I s’exerce. En effet, le Pape ne fait pas autre chose que déclarer solennellement ce que Dieu lui-même a révélé par le Christ ou les Apôtres; l’obéissance au Pape est en fait l’obéissance directe à Dieu lui-même, et indirecte au Pape comme son instrument et son intermédiaire. Les problèmes, pour ainsi dire, commencent à un autre niveau, à savoir celui de ce que l’on appelle communément les « vérités spéculatives secondaires ». Ce dernier adjectif peut induire une désagréable équivoque, celle de faire penser que ces vérités n’auraient pas d’importance pour la conservation de la foi. En réalité, il existe de très nombreuses vérités qui, soit n’appartiennent pas au depositum fidei, mais lui sont liées (comme par exemple les vérités philosophiques de la philosophia perennis, qui a trouvé chez saint Thomas sa plus haute expression, et que l’Église a donc maintes fois ordonné d’enseigner et de suivre), soit n’ont pas encore été définies par l’Église de façon irréformable (par exemple les conclusions théologiques universellement enseignées ou crues).
      Ces vérités sont garanties prudentiellement (à la différence de l’autorité absolue, qui concerne les vérités spéculatives primaires) dans la mesure où, à la différence de ce qui a été exposé précédemment au sujet du pouvoir déclaratif du Magistère, l’Église n’est plus une simple intermédiaire des divins enseignements; « elle agit en vertu de son pouvoir canonique, promulgateur de ce qu’il convient ou non d’enseigner et de croire, si l’on veut préserver l’intelligence des fidèles des dangers qui menacent leur foi… À ce moment, l’Église n’intervient pas, comme dans la foi divine, à titre de simple condition de notre assentiment. Elle est elle-même le fondement immédiat d’un assentiment (dont le fondement médiat est Dieu, qui régit l’Église) qu’on peut appeler… obéissance ecclésiastique, foi ecclésiastique, assentiment religieux, pieux assentiment » (L. BILLOT, De Ecclesia Christi, I, th. XVII.) Tout d’abord, il faut souligner que, au sein de ce vaste domaine des vérités qui jouissent d’une assistance prudentielle, il y a une différence décisive. Il existe en effet des enseignements que l’Église a proposés de façon constante et universelle, dans lesquels elle entend user en plénitude de son autorité prudentielle. Dans ce cas, « nous n’hésiterons pas à dire que le Magistère les propose en vertu d’une assistance pratique prudentielle, qui est vraiment et proprement infaillible, en sorte que nous serons sûrs de la prudence de chacun de ces enseignements, et en conséquence pratiquement sûrs de la vérité intrinsèque, spéculative, de chacun d’eux ». Dans ce cas on parle non pas de vérité infaillible, mais de certitude infaillible (infallibilis securitas). Il y a par ailleurs des enseignements dans lesquels l’Église n’entend pas user en plénitude de son autorité prudentielle ; dans ce cas, « nous dirons que le Magistère ne les propose que d’une manière faillible » (L. BILLOT, ibid.)
      De cela, nous pouvons conclure ce qui suit :
      – dans le cas du Magistère déclaratif, par le fait que l’on obéit proprement à Dieu et à l’Église seulement en tant que médiation, l’obéissance due sera d’ordre théologal (propre à la vertu théologale de foi);
      – quant au Magistère prudentiel, en revanche, l’obéissance due dépend du degré avec lequel le Magistère engage son autorité : « Si le Magistère est naturel, l’obéissance sera, de soi, naturelle. Si le magistère se réalise d’une manière analogique et surnaturelle, la vertu de docilité et d’obéissance se réalisera, elle aussi, d’une manière analogique et surnaturelle ». (BILLOt, ibid.)
      Dans le cas de l’assistance prudentielle faillible, il est donc possible que le Pape ou une Congrégation romaine se trompent. Que devra-t-on faire dans ce cas? « Licebit dissentire… licebit dubitare… ; nec tamen pro reverentia auctoritatis sacrae fas erit publice contradicere… ; sed silentium servandum est quod obsequosium vocant ». Toutefois, nous faisons seulement remarquer que, dans le cas de péril proche pour la foi, même la répréhension publique est nécessaire. (Saint Thomas d’Aquin, Summa theologiae, II, II, q. XXXIII, a. 4, et aussi Super Epistolam ad Galatas, lect. II.)

      e) En résumé, vous tombez dans le piège de l’infaillibilisme étroit et mécanique. Vous privant d’une approche plus juste de ce que signifie l’infaillibilité, vous en arrivez à soutenir des positions contraires à la foi catholique qui vous font rejoindre Luther. Le Magistère de l’Église, dont le pouvoir réside soit chez le Pontife seul, soit dans l’épiscopat « cum Petro et sub Petro », ne se prononce pas toujours au même niveau, telle est la vérité constante de L’Eglise.

      Je n’ai pas besoin de préciser que vos amabilités de conclusion seront laissées à leur auteur et vous laisse vous en repaître pour votre confusion.

    • 17 décembre 2011 22:58

      Antoine,

      Paul IV aurait condamné tous vos prétendus papes à mourir au bûcher.

      Votre problème: Wikipédia dit que Joseph Alois Ratzinger est l’évêque de Rome, alors ça doit être comme ça.

      Je n’exagère même pas. Car au fond votre raisonnement se limite à celui d’un perroquet.

      Selon vous Pie XII aurait rendu possible qu’un non-catholique devienne chef de l’Eglise.

      Quel DELIRE!

      «Serviteur des serviteurs de Dieu», ce titre réfute en bloc tout votre culte de serpents!

  31. Charles permalink
    16 décembre 2011 19:42

    pardon Moria…la consonnance féminine de votre nom m’a fait mettre mes observations au féminin! Or je pense que vous êtes un homme (un clerc?!! 😉 )…..Je vous demande donc pardon pour cette erreur qui ne retire en rien ce que je viens de vous dire dans mon précédent message….Je suis parfois abrupt et véhément dans mes propos mais je ne m’attaque pas au « genre » des personnes!!!! Souriez!

  32. Calixte : REFUTATION DES ERREURS SCHISMATIQUES D'ESPADA permalink
    17 décembre 2011 22:59

    Espada,

    Je réponds ici à votre longue épître schismatique en deux parties :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-23547
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-23548

    Vous tentez, avec une ambition démesurée et singulièrement maladroite de placer votre réponse sous les auspices de la « Vérité », vous voyant endosser l’habit comique de la « mère nourricière » (sic) qui est pourtant chez vous une infâme marâtre glissant un poison violent dans le biberon de ses enfants pour les faire passer « ipso facto » de vie à trépas, cachant en réalité une personnalité de pervers carabin prenant plaisir à des exercices dissertation/dissection, mais n’ayant malheureusement que l’art d’appliquer sa fallacieuse médecine que sur des cadavres, ce que sont, sur le plan spirituel, les quelques rares âmes mortes que vous entraînez, par vos sophismes, non pas seulement à rejoindre l’erreur dans vos chapelles désertes mais à se réjouir de l’esprit de désolation dans les abîmes infernaux du schisme en les plaçant, concrètement, hors de l’Eglise.

    Vous dites, dans votre long et interminable préambule, vouloir réfuter deux points :

    – L’idée du Magistère Authentique « conditionnellement infaillible »,
    – La possibilité d’un Concile purement pastoral.

    Très bien. Et vous affirmez, pour vous donner un courage qu’il vous faudra pour compenser le vide argumentaire qui caractérise votre démonstration : « je montrerai que ces notions sont des pseudos concepts, vides de sens et opposés à la Tradition de l’Eglise, qu’elles sont en soi des inventions de toute pièce créées uniquement pour les besoins de la cause… » Quelle prétention de fanfaron !

    Par delà votre littérature et votre goût à noircir à n’en plus finir des pages et des pages pour ne rien dire du tout, ce qui doit avoir sans doute pour objet stratégique d’épuiser de fatigue vos lecteurs, que nous présentez-vous comme arguments nouveaux dans les deux parties de votre longue épître schismatique ?

    Finalement pas grand-chose derrière la masse stérile de vos pages illisibles appuyées sur une scolastique d’écolâtre qui pourrait avoir quelques vertus si elle n’était mise au service d’une bien triste et funeste opinion dangereuse, un « pas grand-chose » qui peut se résumer à ces cinq conclusions erronées :

    1) « Il est impossible qu’un vrai Pontife Romain dévie de la vraie Foi et tombe dans l’erreur et l’hérésie. Si on soutient le contraire, on s’attaque aux Paroles mêmes de Notre Seigneur. »

    2) « Magistère Ordinaire et Magistère Extraordinaire sont tous les deux infaillibles puisqu’ils procèdent d’une même Autorité. »

    3) « La notion de Magistère Authentique « conditionnellement infaillible » est une nouveauté totalement hétérodoxe, post Vatican II. »

    4) « Il ne peut y avoir de Tradition s’il n’y a pas de Magistère Infaillible qui la soutient, qui la transmet et qui en garantit la véracité par son Autorité et son Infaillibilité. »

    5) « L’Eglise conciliaire, qui prêche l’erreur, n’est plus l’Eglise du Christ ».

    **************

    REFUTATION DES CINQ ERREURS SCHISMATIQUES D’ESPADA

    Commençons donc l’examen de vos profondes erreurs sophistiques, sachant que pour réfuter vos postulats désorientés il nous suffira de vous renvoyer simplement aux textes des papes, théologiens et docteurs de l’Eglise, en formulant sous la forme interrogative qu’il aurait fallu que vous leur confériez, vos trop rapides conclusions téméraires, malsonnantes, inexactes, coupables et très fautives au regard de la foi catholique.

    – 1) « Est-il impossible qu’un vrai Pontife Romain dévie de la vraie Foi et tombe dans l’erreur et l’hérésie ? »

    REPONSE : Non, cela est impossible, un vrai Pontife ne peut se tromper, cependant exceptionnellement, il est possible qu’un Pontife puisse, un court instant, avoir une complaisance pour l’erreur, cependant, détenant son pourvoir du Ciel, il reste pape.

    Les papes Espada, sauf dans leur Magistère solennel qui est, lui seul, intrinsèquement infaillible, peuvent en effet parfois tomber dans l’hérésie. Le Concile du Vatican en 1870, que j’ai en grande estime contrairement à vos ridicules allégations qui ne vous grandissent pas et que je m’évite de commenter tant elles sont basses, s’est empressé de délimiter rigoureusement l’aire de l’infaillibilité. Il a dressé la liste exhaustive des conditions précises, déterminantes, de l’enseignement “ ex cathedra ”. Le Concile qui a donc proclamé l’infaillibilité a aussi fortement proclamé qu’en dehors de ses conditions le Pape demeurait capable d’erreur et ne pouvait donc être suivi aveuglément.

    La Constitution Dogmatique sur l’Église Pastor Æternus, que vous citer sans l’avoir lue visiblement, promulguée solennellement par le Pape Pie IX lors du concile Vatican I en 1870, précise nettement les conditions de l’infaillibilité : « Ce pouvoir du Souverain Pontife ne fait nullement obstacle au pouvoir de juridiction épiscopal ordinaire et immédiat, par lequel les évêques, établis par l’Esprit Saint (Ac, 20, 28) successeurs des Apôtres, paissent et gouvernent en vrais pasteurs chacun le troupeau à lui confié […].[…] nous enseignons et proclamons comme un dogme révélé de Dieu : Le pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra , c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l’Église, jouit par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l’Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu’il soit anathème. »

    Le pape invoque donc l’infaillibilité pontificale uniquement lorsqu’il proclame solennellement un dogme, fait qui ne s’est produit qu’une seule fois depuis 1870, lors de la proclamation par le pape Pie XII en 1950 du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie.

    Voici ce qui se passe lorsqu’un pape s’est égaré :

    « Puisqu’il est donc certain qu’un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué et doit être destitué par l’Eglise et que l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, et que l’Eglise a puissance au-dessus de l’union de Pierre avec la Papauté, en tant qu’elle est son œuvre, il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté [MATIERE] et Pierre [FORME]. »

    – Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

    En effet le pape possède son pontificat de « droit divin » : « Les Pontifes qui succèdent à Pierre dans l’épiscopat romain possèdent de droit divin le suprême pouvoir dans l’Église. «Nous définissons que le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur le monde entier, et que le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres, et qu’il est le véritable vicaire de Jésus-Christ, le chef de toute l’Eglise, le Père et le docteur de tous les chrétiens, et qu’à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été donné par Notre-Seigneur Jésus-Christ le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Eglise universelle ; ainsi que cela est contenu aussi dans les actes des Conciles oecuméniques et dans les sacrés canons» (Concilium Florentinum). » (Léon XIII, Satis Cognitum, 1896).

    Vous énoncez donc, comme à plaisir, des affirmations insensées. En effet, perdre son office, de par le droit divin, sans sentence aucune, ni même une sentence déclaratoire, et vous le savez fort bien en faisant semblant de l’ignorer sottement, c’est en réalité ne pas le perdre matériellement puisqu’aucune procédure n’existe pour exécuter une telle sentence, à moins que vous vous imaginiez qualifié et possesseur d’un pouvoir particulier pour vous substituer de votre propre chef au « droit divin » énonçant des sentences non déclaratoires, et que vous vous chargez, en vertu de quoi on se le demande bien, de déclarer ?!

    Redisons-le avec tous les docteurs et théologiens de l’Eglise, la lignée corporelle de l’Eglise, non seulement de ses membres mais encore et surtout de la hiérarchie, ne peut jamais tolérer une interruption physique. Si, par une hypothèse absurde, cette lignée était interrompue même seulement pour un court laps de temps, l’Eglise ferait défaut et ne pourrait pas être rétablie. Cette continuité du corps de l’Eglise, qui est essentiellement hiérarchique, est analogique au feu, qui une fois qu’il a été éteint reste éteint. La raison est que, les successeurs matériels légitimes faisant défaut, il n’y aurait personne qui pourrait légitimement recevoir l’autorité du Christ et gouverner l’Eglise comme son vicaire.

    Ceci nous est expliqué ainsi : « En vérité, 1° la succession matérielle est nécessaire. En effet le Christ institua le ministère apostolique et voulut qu’il fût perpétuel: voici, dit-Il, je suis avec vous tous les jours, etc… Or, il ne serait pas perpétuel si les ministres de l’Eglise n’étaient pas dans une série ininterrompue de successeurs des Apôtres; ergo. Et encore: l’Eglise doit être une seule et toujours égale. Le principe de l’unité de l’Eglise est le ministère institué par le Christ; donc il est nécessaire que dans l’Eglise il y ait toujours un unique ministère: il est nécessaire donc que l’Eglise soit dirigée par ce ministère que dès le commencement le Christ confia aux Apôtres. Et cela ne peut arriver si elle n’est pas toujours dirigée par ceux qui sont issus des Apôtres en une série ininterrompue; si en effet elle est dirigée par d’autres qui ne peuvent pas être mis en relation avec les Apôtres, en substance elle est dirigée par un ministère qui commence par lui-même, et non par celui qu’institua le Christ. Dans ce cas l’autorité serait multiple et l’Eglise cesserait d’être une mais deviendrait multiple, le principe de l’unité se multipliant. C’est pourquoi il est aussi manifeste, que la série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc: mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie. L’Eglise doit toujours être dirigée avec l’autorité instituée par le Christ et avec elle seule; en effet dans l’Eglise l’autorité est surnaturelle, c’est-à-dire qu’elle ne peut venir que de Dieu et afin que l’Eglise soit dirigée à perpétuité avec cette autorité il existe une série perpétuelle de successeurs: il faut donc que les successeurs empruntent cette même autorité que reçurent les Apôtres. Mais afin que celui qui succède obtienne l’autorité, il faut qu’il la reçoive de ceux ou de celui qui obtient en acte l’autorité provenant des Apôtres et peut la transmettre; ni il ne peut l’acquérir de lui-même parce qu’alors il ne succéderait pas, ni il ne peut l’emprunter à celui chez qui elle ne provient pas des Apôtres, parce qu’alors il ne recevrait pas l’autorité apostolique, ni il n’est suffisant que l’on dise qu’il la reçoit de celui qui l’eut un temps parce qu’on peut la perdre, et il n’est pas suffisant que l’on dise qu’il la reçoit de celui qui la possède mais ne peut la transmettre parce qu’alors en ce cas il ne recevrait rien. Ergo. Ceci est la succession formelle. Sans doute, afin que quelqu’un ait l’autorité dans l’Eglise, la mission est demandée (Rom. X, 15, col. I Tim. V, 22, 7: Tim. II. 2; Tit. I, 5): mais il ne peut envoyer que celui qui obtient en acte l’autorité Apostolique et peut la transmettre. Donc, c’est de lui que l’on doit recevoir l’autorité; donc, un successeur doit succéder formellement. Ceux par conséquent qui succèdent de cette manière sont les seuls qui puissent vraiment être dits successeurs des Apôtres; puisqu’eux seuls obtiennent cette autorité que les Apôtres reçurent du Christ.» (DOMENICO PALMIERI, S.J. Tractatus de Romano Pontifice, Prati Giachetti 1891, pp. 286-288).

    – 2) « Magistère Ordinaire et Magistère Extraordinaire sont-ils tous les deux infaillibles puisqu’ils procèdent d’une même Autorité ? »

    REPONSE : Ils sont tous deux infaillibles mais d’une manière différente et selon les circonstances et situations. Leur infaillibilité est donc soumise à « condition », raison pour laquelle on parle d’infaillibilité conditionnelle.

    Le problème initial, et il n’y a nulle conception à « géométrie variable de l’infaillibilité » (sic) en cela, vient de l’orientation pastorale du concile. Certes, « pastoral » ne s’oppose pas à « doctrinal ». Ce concile est authentiquement théologique. Néanmoins, Vatican II n’a pas posé de définition dogmatique nouvelle qui engagerait la foi de façon normative sous la forme d’un dogme, voilà la difficulté que vous ne pouvez nier mais que vous écarter rapidement car elle gêne votre petite démonstration hasardeuse.

    En effet Espada,Vatican II fut un acte du Magistère authentique mais non infaillible, guidé, de surcroît, selon Franzlin, par des évêques non éminents : « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), c’est-à-dire non guidés par l’attachement à la Tradition et l’horreur de toute nouveauté, mais bien plutôt éminents : « amore et studio momnis novitatis ac detestatione doctrinae ab Apostolis traditae », c’est-à-dire par un prurit de nouveautés et par la détestation de la Tradition.

    Il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape ou d’un Concile n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578).

    Certains des pouvoirs du Magistère sont infaillibles, les autres ne le sont pas ; ils sont donc… faillibles. C’est ce que dit Mgr Journet dans l’Eglise du Verbe Incarné dont le texte date de 1941, que vous flétrissez inutilement et bien méchamment, alors que cet homme de Dieu fut un remarquable serviteur de l’Eglise, un professeur de théologie dogmatique de premier ordre et dont la personnalité ne se réduit pas à avoir été un acteur conciliaire comme vous l’écrivez (au fait, puisqu’on touche à ces détails intéressants que vous avez imprudemment soulevés, ce cher Mgr Thuc dont tous les clercs de vos chapelles schismatiques détiennent les ordres, ne serait-il pas également une personnalité conciliaire active lui aussi, et hautement relevées qui plus est dans les positions modernistes et non des moindres ?) : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

    Pour que l’Église ait une base certaine, une continuité et une perpétuelle unité dans la fidélité au Seigneur Jésus-Christ, il fallait que les actes essentiels des Pasteurs de l’Église soient nécessairement et indubitablement efficaces, suivis de leurs effets divins. Ces actes relèvent de pouvoirs infaillibles, assistés inconditionnellement par l’Esprit-Saint. Les autres présentent une grande contingence et dépendent aussi bien de la fragilité de l’homme que de l’assistance de l’Esprit de Dieu ; ils émanent de Pouvoirs moindres, où doit s’opérer un discernement.

    Grégoire XVI dans le bref Quo Graviora, s’interrogeait pour savoir si : “L’Eglise, qui est le fondement et la colonne de la vérité, pourrait-elle donc commander, concéder, permettre, ce qui causerait la ruine des âmes et tournerait au déshonneur et au détriment d’un sacrement institué par le Christ ? ” La réponse est évidemment négative, mais puisque Vatican II s’est mis à soutenir des propositions pastorales, morales et liturgiques insensées, que le poison moderniste s’est diffusé, lors du dernier concile, dans l’Eglise, cela signifie que cette dernière a été privée un instant du discernement de l’Esprit Saint, et pour notre humilité, qu’elle fut un temps l’objet d’une violente attaque organisées par les forces de l’Adversaire. Mais l’édifice ne s’est pas complètement écroulé. Reste le siège de Pierre, intact, non renversé sur le plan institutionnel, et c’est là une immense grâce et la certitude que rien n’est perdu, que tout peut demain ressurgir par un rétablissement de la Tradition.

    3) « La notion de Magistère Authentique « conditionnellement infaillible » est-elle une nouveauté totalement hétérodoxe, post Vatican II ? »

    REPONSE : Absolument pas. La notion de Magistère Authentique « conditionnellement infaillible » est traditionnelle.

    Une loi disciplinaire possède sa validité juridique dans l’Eglise tant qu’elle n’a pas été remplacée par une nouvelle. Elle ne relève pas de l’infaillibilité dogmatique. La conception sédévacantiste d’exercice du magistère authentique infaillible est donc plus que critiquable et insolite. Paradoxalement, elle a été également inventée par les modernistes avec lesquels se retrouvent en étrange compagnie les partisans de la vacance du Saint Siège, pour donner au Concile une prétendue autorité qui ne correspond pas à l’enseignement issu du magistère ordinaire de l’Église et qui était dépourvu pour certaines questions nouvelles (comme la liberté religieuse), de l’infaillibilité issue du Magistère extraordinaire de L’Église.

    Le Magistère ordinaire est ce que l’Église a enseigné depuis toujours et qui est admis par tous (révélation et tradition de l’Eglise). Cet enseignement est infaillible. Il s’agit des vérités contenues dans le Credo. Ne pas adhérer à l’une de ces vérités nous retranche de l’Église.

    Mais le contenu de l’enseignement de l’Église procède également du magistère extraordinaire et concerne les vérités « nouvelles » que l’Église décide un jour d’assortir de l’infaillibilité. Un formalisme extrêmement précis est prévu dans ces cas. Le dernier exemple en date fut la proclamation du dogme de l’Assomption par Pie XII. Même si Pie XII s’est appuyé sur l’infaillibilité du Magistère ordinaire pour conclure « que l’Assomption corporelle au ciel de la bienheureuse Vierge Marie (…) est une vérité révélée par Dieu et, par conséquent, doit être crue fermement et fidèlement par tous les enfants de l’Eglise », en faisant explicitement référence à l’enseignement de Dei Filius (Vatican I) sur l’infaillibilité du magistère ordinaire universel, il n’empêche, et ceci exprimé sans contredire évidemment les affirmations du Saint Père, qu’une formulation explicite de définition doit être, conformément aux usages, présentée comme définition dogmatique pour bénéficier de l’infaillibilité.

    C’est l’usage depuis toujours et Vatican II ne s’y est pas soustrait, ainsi les passages appuyés sur des déclarations papales pour affirmer que le dernier concile n’échappait pas à « l’infaillibilité du magistère ordinaire » ne sont pas empreints, contrairement à vos affirmations péremptoires, de la solennité nécessaire pour en faire des vérités divines de foi catholique au titre du Magistère extraordinaire. Paul VI a explicitement expliqué qu’il n’y avait aucun dogme solennel dans le dernier concile, Benoît XVI également, et Jean Paul II a pu dire de même que seule la tradition était normative pour comprendre Vatican II.

    S’il y avait eu des nouvelles définitions dogmatiques cela ne serait naturellement pas le cas, d’ailleurs le théologien qui fut la véritable cheville ouvrière de tout Vatican II, Yves Congar, l’a également confessé : « Vatican II n’a pas produit de dogme formel. »

    Il importe donc, pour ne pas commettre d’erreur, de bien différencier les trois degrés du Magistère infaillible, nous permettant de comprendre immédiatement de quoi relèvent les actes de Vatican II :

    – 1° Magistère solennel extraordinaire : lorsque l’Eglise définit solennellement un dogme qui ne se trouve pas dans l’Ecriture (Assomption, immaculée conception, royauté de Marie).
    – 2° Magistère solennel : lorsque l’Eglise définit solennellement un dogme qui se trouve dans l’Ecriture (ex : Trinité, divinité du Christ, présence réelle dans l’eucharistie (concile de Trente).
    – 3° Magistère ordinaire : lorsque l’Eglise enseigne voire définit avec un ton neutre (soit par le pape, soit par un concile) des vérités portant sur la liturgie, la morale ou la mission pour prêcher le salut.

    La seule infaillibilité claire, décisive, indiscutable, est donc celle des définitions dogmatiques accompagnées d’anathèmes, promulguées par le Magistère extraordinaire ou solennel que Vatican II se refusa de proclamer. L’infaillibilité diffuse du Magistère ordinaire ne couvre que les enseignements dont il n’est discuté par personne qu’ils ont été et sont ceux de toute l’Église enseignante, toujours et partout, reçus comme tels par le peuple fidèle, selon son “ sens de la foi”, sans contestation ni violence. Pour ce qui concerne Vatican II, sa portée dogmatique étant inexistante les conséquences de ses déclarations ne s’appliquent qu’au domaine pastoral et ne peuvent de ce fait entraîner une mise à l’écart des Pontifes romains qui le soutinrent. De ce fait, absolument rien de toutes les folies modernes déversées sur nous depuis le dernier concile, et même avant, ne relève, évidemment, du Magistère ordinaire. Même si, par une nouvelle imposture, ceux qui les débitent, avec votre aide complaisante, nous le veulent faire croire !

    Conclusion : Vatican II n’est pas un concile dogmatique, et sa nature a-dogmatique lui confère un simple caractère pastoral qui le définit, anéantissant ainsi vos critiques sédévacantistes et de vos alliés objectifs les modernistes, étrangement unis sur ce sujet !

    – 4) « Peut-il n’y avoir pas de Tradition s’il n’y a pas de Magistère Infaillible qui la soutient, qui la transmet et qui en garantit la véracité par son Autorité et son Infaillibilité ? »

    REPONSE : Non, cette proposition est absurde, car la Tradition est fondée sur la conformité avec la Vérité. Si cette conformité vient à manquer, alors la Tradition demeure et est préservée par le Christ qui est la Vérité. L’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin.

    Le Libellus fidei adressé par Adrien II au VIIIe Concile de Constantinople (Mansi XVI, col. 126) nous maintient sur la bonne voie à ce sujet. Évoquant à propos d’Honorius le droit des fidèles à résister au pape prévaricateur, il rappelle qu’il est “ licite ” aux inférieurs de résister aux directives de leurs supérieurs et de rejeter leurs erreurs, dans le seul cas d’hérésie. Il ajoute que pourtant aucun patriarche ni aucun évêque n’aurait, même dans ce cas, le droit de proférer une sentence d’anathème si ce n’est du consentement préalable du Souverain Pontife Lui-même. Chacun doit donc résister à l’hérésie et la combattre, même venant d’un pape. Mais pour juger le pape et prononcer une sentence de condamnation contre lui, nul n’est qualifié pour le faire si ce n’est le Christ.

    Et à ce sujet nul besoin « d’inventer un bon paquet de Papes hérétiques rien que pour nous la confirmer » (sic), car ce paquet, qui précisément n’est pas bon ni trop important, existe cependant que vous le vouliez ou non. L’hérésie d’Honorius par exemple ne fait aucun doute. Sans trop s’étendre sur le sujet, il est intéressant de rappeler que lors du Concile de Constantinople III (680-681) à la 13ème session où 43 évêques étaient présents, on condamna tous les « monothélites » : Sergius, Pyrrhus, Paul, Cyrus et Macaire d’Antioche, ainsi qu’Honorius, le pape qui avait approuvé Sergius ! Aucune protestation ne fut élevée à propos de la condamnation d’Honorius, ni de la part des légats, ni de la part du pape en exercice, Léon II. L’erreur d’Honorius fut donc bien regardée comme une faute personnelle et une hérésie du pape. La 18e session promulgua même un décret dogmatique traitant des deux volontés et des deux activités du Christ. Le pape Léon II approuva les décisions du Concile et les fit souscrire par les évêques d’occident qui le reconnurent comme VIe Concile œcuménique, faisant que le pape Léon II admettra bien « l’hérésie » d’Honorius. A ce titre, Vatican II, qui n’est pas hérétique mais en soutient la possibilité par une pastorale inexacte, une morale faussée et une réforme liturgique douteuse, n’est pas le seul concile à avoir soutenu des erreurs dans l’Histoire. Ainsi à Rimini (359), des centaines d’évêques du monde entier se laissèrent duper par les ariens et si¬gnèrent une formule susceptible d’une interprétation hérétique : « L’univers gémit et s’étonna d’être arien » s’écria terrifié Saint Jérôme. Le concile de Bâle (1431 – 1443), plus tard, fut dissous par le pape, et plus récemment encore, celui de Pistoia (1786) tomba dans de nombreuses erreurs qui ne sont pas sans rappeler celle du dernier concile : démocratisation de l’Église, réforme de la liturgie, critique de la présence des reliques sur l’autel, introduction de la langue vernaculaire dans la liturgie, réforme de la disci¬pline, infaillibilité attribuée au concile national sans le Pape. Il fallut que Pie VI, dans la constitution Auctorem fidei (28 août 1794) condamne pas moins de 85 propositions tirées des actes de ce concile fautif.

    L’autorité est donc au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire.

    La remarque de Mgr de Ségur est utile sur ce point :

    « Si l’esprit de révolte venait à briser quelqu’une des colonnes du temple ; si l’orgueil et la passion venaient à séparer de l’unité catholique quelque prêtre, quelque Evêque, que faudrait-il faire ? Demeurer inébranlable dans la foi de Pierre, dans la foi du Pape infaillible. Là où il est, là est l’Eglise, et là seulement. » (Mgr de Ségur, Le Dogme de l’infaillibilité, 1896).

    Saint Vincent Ferrier nous dit :

    « Nous ne devons pas juger de la légitimité des papes par des prophéties, des miracles et des visions. Le peuple chrétien est gouverné par des lois, contre lesquels les faits extraordinaires ne prouvent rien.»

    Saint Vincent Ferrier, De moderno Ecllesiæ schismate, cité par F. Mourret in Histoire générale de l’Église, tome V (p. 128), Bloud et Gay, 1914.

    Saint Hilaire précise : «Le Christ, se tenant dans la barque pour enseigner, nous fait entendre que ceux qui sont hors de l’Eglise ne peuvent avoir aucune intelligence de la parole divine. Car la barque représente l’Eglise, dans laquelle seule le Verbe de vie réside et Se fait entendre, et ceux qui sont en dehors et qui restent là, stériles et inutiles comme le sable du rivage, ne peuvent point le comprendre» (Cornment. in Matth., XIII, n. 1).

    D’autre part, ce qui ne doit pas être négligé, le rôle de l’Eglise n’est pas simplement d’enseigner la doctrine, il relève également d’une mission bien particulière que l’enseignement n’épuise pas : « C’est donc, sans aucun doute, le devoir de l’Eglise de CONSERVER et de propager la doctrine chrétienne DANS TOUTE SON INTÉGRITÉ ET SA PURETÉ. Mais son rôle ne se borne point là, et la fin même pour laquelle l’Eglise est instituée n’est pas épuisée par cette première obligation. En effet, c’est pour le salut du genre humain que Jésus-Christ S’est sacrifié, c’est à cette fin qu’Il a rapporté tous Ses enseignements et tous Ses préceptes ; et ce qu’Il ordonne à l’Eglise de rechercher dans la vérité de la doctrine, c’est de sanctifier et de sauver les hommes. Mais ce dessein si grand, si excellent, la foi, à elle seule, ne peut aucunement le réaliser ; il faut y ajouter le culte rendu à Dieu, en esprit de justice et de piété et qui comprend surtout le sacrifice divin et la participation aux sacrements ; puis encore la sainteté des lois morales et de la discipline. Tout cela doit donc se rencontrer dans l’Eglise, puisqu’elle est chargée de continuer jusqu’à la fin des temps les fonctions du Sauveur : la religion, qui par la volonté de Dieu a en quelque sorte pris corps en elle, c’est l’Eglise seule qui l’offre au genre humain dans toute sa plénitude et sa perfection ; et de même tous les moyens de salut qui, dans le plan ordinaire de la Providence, sont nécessaires aux hommes, c’est elle seule qui les leur procure. » (Léon XIII, Satis Cognitum, 1896).

    On peut de la sorte participer à la communion des sacrements sans pour autant faire partie de la communion des saints et des justes. L’erreur consiste à confondre les deux. C’est l’erreur du sédévacantisme : la communion des sacrements appelle nécessairement la communion des saints et des parfaits. Cela est évidemment faux. Cajetan a bien vu où se trouvait le danger. Au retour de sa légation en Allemagne, il déclarera que Luther se trompait sur ce point précisément, et c’est pour démasquer cette erreur qu’il composa une étude consacrée à la défense du pouvoir pontifical, exégèse du texte de l’Evangile de saint Matthieu, le « Tu es Petrus » où le Christ institue l’Eglise en confiant le pouvoir des clefs à saint Pierre. Cajetan fait la distinction. Il y a une différence essentielle entre deux saintetés. Sainteté des principes et sainteté des membres. Sainteté du pouvoir, sainteté des offices, donc sainteté des clefs remises par le Christ à saint Pierre. C’est pourquoi le pape pécheur ne cesse pas d’être pape. (Cf Dz 1212, 1213, 1220, 1222, 1224, 1230 : propositions condamnées de Jean Huss par le Concile de Constance (Session 15 du 6 juillet 1415) et par le Pape Martin V (Décret du 22 février 1418).

    5) « L’Eglise conciliaire, qui prêche l’erreur, n’est-elle plus l’Eglise du Christ ? »

    REPONSE : Cette proposition est fausse, téméraire et scandaleuse. L’Eglise reste l’Eglise malgré les erreurs du concile, ceci en vertu des promesses du Christ de ne jamais abandonner son épouse (Matthieu XVI, 18).

    Si Vatican I souligne le risque possible d’erreur lorsque le Pape s’exprime en dehors du cadre de l’infaillibilité ce qui est bien la forme prise par tous les actes de Vatican II et les déclarations des Papes conciliaires, pourquoi vouloir conférer une infaillibilité à des enseignements qui d’eux-mêmes stipulent qu’ils n’ont pas de caractère contraignant sur le plan doctrinal ?

    En toute sagesse, il appartient donc de ne pas imputer à l’Eglise, comme si c’était elle qui en était l’auteur, des attitudes, des actes, des discours qui ne sont que des positions, des opinions exprimées par des dignitaires, fussent les plus élevés hiérarchiquement, de la sainte institution, mais qui n’en restent pas moins relatifs et faillibles.

    Qui plus est, ce qui est consolant, nous savons par s. Thomas, que les sacrements ne sont pas affectés par l’éventuelle perte de la foi des ministres de l’Eglise : « De même que la charité du ministre n’est pas requise pour l’accomplissement du sacrement, puisque les pécheurs peuvent administrer les sacrements … la foi n’est pas davantage requise ; et un infidèle peut procurer un vrai sacrement du moment que toutes les autres conditions nécessaires sont réalisées; (…) il peut donc, en dépit de son incroyance, avoir l’intention de faire ce que fait l’Église, tout en croyant que cela ne sert de rien. Une telle intention suffit pour le sacrement, car, nous l’avons vu le ministre du sacrement agit comme représentant de toute l’Église dont la foi supplée ce qui manque à la sienne. » (St. Thomas, Summa, p. III, qu. 64, art. 9, c. et ad 1).

    Méditons également ces lignes du cardinal Pie, qui montrent que le Pape peut parfois faillir dans ses jugements :

    « Jésus- Christ a promis à ses apôtres, et par dessus tout au chef des apôtres, d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles. Toutefois, les successeurs des apôtres (les évêques) n’ont point hérité de l’infaillibilité, ni surtout de l’impeccabilité ; et le successeur de Pierre lui-même, infaillible dans la doctrine, peut se montrer plus ou moins sage, plus ou moins fort en face des difficultés qui surgissent, des solutions qui sont proposées, des déterminations qui doivent être prises. » (Mgr Pie, œuvres de Mgr de Poitiers, Tome IV, p. 270).

    C’est ce que souligne, de façon essentielle, Cajetan :

    « Pierre a bénéficié d’une révélation divine, il a été proclamé bienheureux, il a été surnaturellement affermi dans sa foi; et c’est grâce à tout cela que le Christ l’a choisi comme chef de son Eglise. Le Christ ne dit pas qu’il édifiera son Eglise sur Pierre [super Te, mais super hanc petram], donc sur Pierre divinement qualifié selon un droit surnaturel. D’où nous devons conclure, que la défaillance de Pierre n’entraîne pas nécessairement la capacité d’être fondement, et le droit d’être considéré comme chef [tamquam virtus, glutinum quoddam sit jungens homini pontificatum], car l’évêque de Rome est le successeur de Pierre de droit divin… De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » (Cajetan, De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521).

    St. Robert Bellarmin expose la croyance universelle et constante dans la visibilité de l’Église. Il dit qu’il est prouvé que pour un catholique il est nécessaire de reconnaître la tête visible de l’Église, fusse-t-elle pécheresse, sous peine de damnation éternelle.

    Or la visibilité de l’Église est directement liée au Pontife Romain et à sa présence. Par ailleurs le Concile Vatican I a enseigné que la permanence et la source de l’unité de l’Église dépendent de l’existence perpétuelle du Pontife Romain ; on ne peut donc en aucun cas s’éloigner du trône de Pierre.
    Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape, et vos longues citations des mêmes auteurs qui vous font vous réjouir trop rapidement confirment amplement, et non n’infirment leur position, tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’hérésie, le pape reste pape :

    « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

    De Romano Pontifice, II, 29.

    « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.»

    Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

    Relisons de ce fait Léon XIII pour bien comprendre la nature éternelle de l’Eglise : « La véritable Sion spirituelle est donc l’Eglise, dans laquelle Jésus-Christ a été établi roi par Dieu le Père, et qui est dans le monde toutentier, ce qui n’est vrai que de la seule Eglise catholique» (De schism. Donatist. lib. III, n° 2). Et voici ce que dit saint Augustin : «Qu’y a-t-il de plus visible qu’une montagne ? Et cependant, il y a des montagnes inconnues, celles qui sont situées dans un coin écarté du globe… Mais, il n’en est pas ainsi de cette montagne, puisqu’elle remplit toute la surface de la terre, et il est écrit d’elle, qu’elle a été préparée sur le sommet des montagnes» (In Epist. Joan, tract. I, n. 13). Il faut ajouter que le Fils de Dieu a décrété que l’Eglise serait Son propre corps mystique, auquel Il s’unirait pour en être la tête, de même que dans le corps humain, qu’Il a pris par l’Incarnation, la tète tient aux membres par une union nécessaire et naturelle. De même donc qu’Il a pris Lui-même un corps mortel unique, qu’Il a voué aux tourments et à la mort pour payer la rançon des hommes, de la même façon, Il a un corps mystique unique, dans lequel et par le moyen duquel Il fait participer les hommes à la sainteté et au salut éternel. «Dieu L’a établi (le Christ) chef sur toute l’Eglise qui est Son corps» (Ephes., I, 22-23). (…) Qu’on cherche donc une autre tête pareille au Christ, qu’on cherche un autre Christ, si l’on veut imaginer une autre Eglise en dehors de celle qui est Son corps…» (Satis Cognitum, 1896).

    Le problème initial vient de l’orientation pastorale du concile. Certes, « pastoral » ne s’oppose pas à « doctrinal ». Ce concile, comme déjà souligné, est authentiquement théologique. Néanmoins, Vatican II n’a pas posé de définition dogmatique nouvelle, qui engagerait la foi de façon normative sous la forme d’un dogme, voilà la difficulté. L’Eglise conciliaire, qui prêche l’erreur, ne serait plus l’Eglise du Christ selon vous ?

    Il y a dans l’Eglise la sainteté personnelle de ses membres et leurs nombreux péché, mais il y a bien plus que cela : il y a une sainteté incorruptible qui vient à l’Eglise de la foi, des sacrements, des pouvoirs hiérarchiques du sacerdoce reçu de Jésus-Christ. Pape hérétique ou pas.

    Nous croyons donc que l’Eglise, quels que soient les hommes qui la dirigent, reste l’Eglise.

    C’est là un point essentiel :

    « L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. » (Romano Amerio : Iota unum, chapitre VI, § 58).

    Tremblez donc à la lecture de ce que dit le Saint-Père Léon XIII :

    «L’Eglise du Christ est donc unique et, de plus, perpétuelle : quiconque se sépare d’elle, s’éloigne de la volonté et de l’ordre de Jésus-Christ Notre-Seigneur, il quitte le chemin du salut, il va à sa perte. «Quiconque se sépare de l’Eglise pour épouse adultère, abdique aussi les promesses faites à l’Eglise. Quiconque abandonne l’Eglise du Christ ne parviendra point aux récompenses du Christ. Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). » (Léon XIII, Ibid.)
    De ce fait Espada, entendez-vous bien, personne, absolument personne ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe : « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

    Ceci confirmé par le dictionnaire de droit canonique : « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159).

    Le Pape reste donc dans sa charge, même si soutenant l’erreur. Telle est la position de l’Eglise. Et il doit être reconnu comme Pape, quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de sa conduite, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un Pontife dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que du Christ.

    De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au Pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou déclaré tel. C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, comme celles que nous connaissons depuis 1962 : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10).
    La charge pontificale relève du droit divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de Pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I : « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » (Pastor Aeternus, Vatican I).

    CONCLUSION

    Ainsi donc, puisque vous méprisez les avertissements formels de Vatican I, et là on sort du verbiage abstrait pour aborder le problème de votre attitude personnelle en tant que membre de l’Eglise, pourriez-vous répondre à ces simples question ?

    – 1°) Un fidèle peut-il décider de son propre chef de ne pas reconnaître le pape élu par le conclave, et si oui pourquoi ?

    – 2°) Comment prétendez-vous constater un prétendu « fait », la perte de la charge pontificale des papes depuis 1962, alors qu’un pape, même hérétique, conserve sa charge ?

    – 3°) S’il n’y a pas d’instance juridique compétente pour juger le pape (can. 1556), qu’est-ce qui vous autorise en tant que simple fidèle, hormis votre opinion privée non qualifiée pour un tel jugement, de déclarer que le pape a perdu sa charge ?

    – 4°) Si aucun tribunal, et encore moins les fidèles ni même un clerc ordonné quel que soit son rang dans la hiérarchie, n’a autorité pour déclarer le pape hérétique, en vertu de quoi exactement pouvez-vous décréter cette hérésie et la vacance de la charge pontificale ?

    – 5°) Subsidiairement, à partir de quelle qualification personnelle particulière vous fondez-vous, en tant que simple fidèle, pour annoncer publiquement que l’Eglise n’est plus l’Eglise et que l’authentique Eglise est éclipsée ?

    Nous allons voir si votre plume bavarde et guillerette, sera aussi loquace sur des aspects beaucoup plus directs et concrets de la discipline catholique, et si elle saura faire preuve de la même verve, quoique volubile mais doctrinalement stérile et spirituellement nocive, que lors de vos précédentes livraisons.

    Afin de vous aider voici un conseil souverain de Léon XIII : «Quiconque se rend coupable en un seul point, devient transgresseur de tous» (II, 10). Cela est même beaucoup plus vrai des erreurs de la pensée. Rien n’est plus juste : car ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth., X, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu. «Vous qui dans l’Evangile croyez ce qui vous plaît et refusez de croire ce qui vous déplaît, vous croyez à vous-mêmes, beaucoup plus qu’à l’Evangile» (S. Augustinus, lib. XVII, Contra Faustum Manichæum, cap. 3). »

    Que Dieu vous vienne en aide Espada en vous préservant de l’erreur schismatique et, guérissant votre âme du poison corrupteur de la logique perverse, du discours mécanique, des sophismes puissants qui enténèbrent votre jugement et enivrent votre esprit de certitudes illusoires, vous ramène dans les bras de sa Saint Eglise.

    Enfin posez-vous sérieusement la question que vous formulez dans votre prière : «Comment puis-je aimez Dieu si je n’aime pas la Vérité ? », et demandez ainsi au Seigneur qu’il vous libère, dans son infinie miséricorde, de votre trompeuse doctrine en vous pardonnant vos péchés.

    • 18 décembre 2011 01:22

      Calixte,

      «Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire.»: Je ne vais pas lire le reste de votre texte (j’attends que d’autres le lisent et réfutent certains points de manière détaillée), qui prouve à nouveau que les «sédévacantistes» ont raison!

      Quand on ne veut pas être le serviteur des serviteurs de Dieu, quand on préfère être le serviteur des ennemis du genre humain, alors il y a défaillance. Rien de plus normal!

      Pour Roncalli c’est archiconnu (cf. http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C388_LE_PAPE_DU_CONCILE_185p.pdf) qu’il ne voulait pas servir le bien des âmes.

      Vous nous voulez faire croire qu’un serviteur malgré-lui (dans la Providence tout concourt toujours au bien des élus) doive être révéré!

      Votre culte est décidément celui du serpent!

  33. joseph permalink
    18 décembre 2011 22:02

    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/La-foi-est-infrangible/A-2-Infaillibilites-des-lois-disciplinaires.pdf
    Comment conciliez vous l’infaillibilité des lois disciplinaires avec la critique du Novus Ordo Missae?
    Comment un vrai pape peut il donner à l’Eglise une Messe à tout le moins nuisible à la Foi?

  34. Charles permalink
    19 décembre 2011 18:33

    Bravo à Yves et à Joseph! La longue , très longue, trop longue réponse de Calixte, qui est sophistique d’un bout à l’autre puisqu’elle raisonne à partir d’une église en ordre QUI A CESSE d’EXISTER et qui brandit des textes que les modernistes eux-mêmes ne reconnaissent pas (ou d’une manière fort controuvée et hypocrite) n’a en fait qu’un seul but: préserver à tout prix la validité apparente d’une église (secte) qui en réalité n’est plus catholique car vidée de sa substance de par son apostasie démontrée.
    Nous en sommes arrivés à un tel déferlement de haine idéologique vis à vis de tout ce qui est soupçonné de près ou de loin d’être sédévacantiste, que j’en appelle à toutes les âmes de bonne volonté qui voudront bien intervenir sur ce site-blog et poursuivre la bataille contre des ennemis très rusés et très subtils.Si elles sont clercs, ce la doit être pour elles un devoir sacré;si elles sont laïques, leur degré de compétence se fera juge de leur pressante obligation. Nous avons trop plié depuis des lustres devant un pouvoir clérical autocrate et suffisant. C’est terminé! L’épée est hors du fourreau et elle n’est pas prête d’en sortir! Il y va du salut de chacun de nous.
    Et pour tous les autres, voici les conseils que je leur donne: s’ils se sentent comme dépassés par l’ampleur et la tournure que prennent ces polémiques sur des POINTS ESSENTIELS de la FOI, ils n’ont qu’à s’en remettre avec confiance à la divine Providence pour les éclairer et surtout leur permettre de JUGER L’ARBRE A SES FRUITS!!!!!
    Une sainte et violente colère me prend lorsque je vois des clercs comme Calixte oueuvrer de toutes leurs forces pour une secte du démon! Leur aveuglement les conduit à présent à confondre la lumière et les ténébres!!! Malheur à eux! Ils n’en sortiront pas vivants.
    Entre eux et nous, il y a du sang, des larmes et toutes les âmes qui vont à la dérive depuis tant d’années.
    Tous ces gens persécutent de nouveau Notre-Seigneur et Son Eglise avec tout le pouvoir, la pompe et la prétention cléricale , sûre d’elle-m^me et dominatrice, dont ils sont capables.
    Je les laisse à leur destin et à leur châtiment.

  35. Pie permalink
    20 décembre 2011 01:41

    Certes, ce n’est pas encore la réponse officielle qui sera remise au Vatican, mais le sermon qu’a prononcé Mgr Fellay à Ecône, lors de la Fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre dernier, en constitue les prémices :

    « Rome a proposé de nous reconnaître, mais le problème c’est qu’il y a toujours une condition, accepter le concile : vous pouvez critiquer le Concile, mais à une condition, il faut d’abord l’accepter » a-t-il déclaré après avoir qualifié Vatican II de « tragédie sans nom ». Et, s’adressant à la hiérarchie romaine il a ajouté : « Ce n’est pas la Fraternité le problème, le problème est dans l’Eglise. Nous ne sommes un problème que parce que nous dénonçons ce problème. »

    Cette prise de position, quasi officielle, est évidemment rassurante et dissipe les inquiétudes de certain d’entre nous, inquiétudes nourries par les « ralliéristes » minoritaires mais tonitruants !

    Le Courrier de Tychique N° 394 :
    http://www.tychique.net/pdf/Courrier_N_394.pdf

  36. Charles permalink
    20 décembre 2011 22:34

    A lire Pie sur son dernier message, je ferai remarquer que la simple critique du Concile vaut acceptation de celui-ci! On ne critique que ce que l’on considère comme valide et licite. Sans déclaration préalable qu’est bien incapable de faire la FSSPX, sans quoi elle professerait officiellement que le siège de Pierre est vacant d’un pape CATHOLIQUE et que la secte conciliaire n’EST PAS et NE PEUT ETRE l’Eglise Catholique, Ces critiques (=condamnations) d’une autorité reconnue par elle la place IPSO FACTO en dehors de la communion avec cette même « église »!
    Voulant réconcilier les inconciliables et voulant à tout prix garder son autorité propre puisqu’elle se prétend être la partie la plus fidèle de l’Eglise, cette même Fraternité et TOUS ceux qui s’agrègent à elle, n’est plus catholique, ayant abdiqué par le fait même ce qui constitue les notes les plus sûres de la catholicité: unité, sainteté et catholicité.
    Il est d’ailleurs symptomatique que Mgr Fellay ose dire et écrire que que ce n’est pas la Fraternité le problème MAIS , en quelque sorte « l’Eglise » (la leur!) puisqu ‘il situe LE PROBLEME à l’intérieur même de « Celle-ci ». Orgueil infernal et Horrible blasphème dont j’ose croire et espérer que cet inconscient évêque ne saisit pas toute la portée sacrilège!!!
    Enfin dans sa dernière phrase, ce même prélat situe ,(sans le vouloir??) le problème à sa bonne place puisqu’il dit que , POUR LA SECTE QUI SE PRETEND EGLISE, dénoncer le problème EST EN SOI un problème, rejoignant en cela , par une sorte de paradoxe infernal, la position sédévacantiste et catholique qui nie que dans une Eglise en ordre il puisse y avoir un magistère qui profère l’hérésie depuis près de cinquante ans!
    En n’acceptant pas le Concile, et en ne cessant pas de le critiquer, les conciliaires rappellent à Mgr Fellay qu’il est en porte à faux complet avec « l’église » qu’il prétend reconnaître pour être la véritable Eglise Catholique.
    Face à cette contradiction absolue et impossible à résoudre, sauf à trahir la foi et les deux églises (la Catholique ET la Secte-concilaire, leurre diabolique de la première), les adeptes de la Fraternité schismatique sont les véritables persécuteurs de l’Eglise.
    Ils sont pires que les modernistes et concilaires, car eux se drapent bien davantage sous les dehors de la véritable Eglise et de la défense de la Tradition, Tradition qu’ils trahissent, corrompent et salissent car tous ces clercs ne croient pas ou plus au surnaturel.
    Les châtiments sont en marche et tous ces corrupteurs auront à payer le prix fort, en attendant de recevoir le salaire de leur forfaiture et de leur égarement.

    • Arminius permalink
      20 décembre 2011 23:07

      Charles tout le monde n’est pas du même avis à la FSSPX. Attention aux généralités. Une majorité des clercs rejettent le ralliement à la Rome moderniste, refusant les bases de Vatican II. Excédés et déterminés, les autres évêques formeraient, selon certaines sources, un front commun contre Mgr Fellay. L’abbé de Cacqueray s’est opposé à Mgr Fellay le 17 novembre 2011 à Saint-Nicolas du Chardonnet, devant les prieurs du District de France de la FSSPX, pour prendre la défense de l’abbé Beauvais.
      Une figure historique, le Père Marziac, ami de Mgr Lefebvre, aurait fermement rejeté devant les participants à cette réunion en novembre le « Préambule doctrinal », ainsi que toute concession doctrinale.

  37. Charles permalink
    20 décembre 2011 23:26

    ARMINIUS! Tout ce que vous me dites ets bien joli, j’en prends acte bien sûr…mais je n’ai qu’une seule question à vous poser:
    pour autant, tous ces « opposants » renonceront-ils comme par miracle et d’un seul coup aux pernicieuses erreurs et hérésiers schismatiques de la Fraternité?
    Une infime minorité peut-être…mais tous les autres? permettez-moi d’en douter fortement!
    je ne vois là aucune « généralisation » de ma part….bien au contraire….
    Enfin, la petite cuisine interne à la Fraternité me laisse de marbre…..Je ne verrai que le résultat final…….
    Souvenez-vous de ce qu’a dit Notre-Seigneur à propos des royaumes divisés contre eux-mêmes………….
    Que Dieu vous garde!

    • Arminius permalink
      21 décembre 2011 10:33

      Charles. Mais quelles sont ces erreurs, selon vous pernicieuses de la FSSPX ? Sans la FSSPX et l’oeuvre de Mgr Lefebvre point de conservation du sacerdoce catholique ne l’oubliez pas, car ce ne sont pas les clercs ordonnés par la lignée Thuc qui représentent vraiment une garantie sérieuse.
      Enfin pour ce qui est de la division, le camp sédévac est assez doué en la matière et l’hostilité entre les diverses chapelles atteint des sommets.
      Donc un minimum d’observation objective de ce que représente la FSSPX dans son refus des erreurs modernistes et son rejet de Vatican II s’impose. Même virgo-maria parle de « la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988 »,

      Pour votre information l’abbé Beauvais a déclaré au journal l’Humanité qu’il ne souhaitait aucun accord avec la Rome moderniste de Benoît XVI :
      « Malgré une position officielle de dialogue, les fidèles de Mgr Lefebvre tendent à exclure toute ouverture. “ Tout dépend du texte, mais si celui-ci indique que l’on doit reconnaître le concile, pas question ! ” prévient l’abbé Beauvais, curé de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, que la fraternité s’est approprié comme principal lieu de culte. L’abbé s’accommode de cette mise à l’écart : “ À qui la faute ? Pas nous. S’il n’y a pas un pape qui revient à la tête de l’Église partageant les positions de saint Pie X, c’est inenvisageable. ” Avant d’avouer “ souhaiter que ça n’aboutisse pas ”, estimant qu’ “ humainement, c’est une impasse ”. Même son de cloche du côté des fidèles. Pour Henri-Claude Malatia, la poursuite du dialogue interreligieux lors des rencontres d’octobre à Assise (Italie) constitue “ un acte grave, scandaleux qui va contre Dieu et Jésus-Christ ”. Cette décision équivaudrait à “ reconnaître les fausses religions ”.
      Selon Philippe Portier, qui dirige le groupe “ sociétés, religions, laïcités ” à l’École pratique des hautes études, deux visions s’opposent. D’un côté, l’approche théologique du pape, qui a pour mission “ d’unir le corps du Christ. Benoît XVI croit aux valeurs intégratives de l’Église et espère que leur affiliation les rendra moins radicaux ”. De l’autre, celle de la Fraternité, forte de 100 000 membres, qui pense que l’intégration “ permettrait d’avoir une influence plus grande ”. Mais une lettre de l’abbé Bouchacourt, supérieur du district d’Amérique du Sud, révélée par l’hebdo catholique La Vie du 18 novembre, montre qu’il existe un noyau dur qui ne souhaite pas réintégrer l’Église : “ Étant donné son contenu, ce préambule ne peut être signé, même si on lui apporte des modifications. (…) Il nous faut demeurer fermes et attendre de Rome qu’elle accomplisse de nouveaux pas. ” »

      http://www.humanitefr/politique/les-integristes-%E2%80%A8de-retour-au-bercail%E2%80%89-484377

  38. Charles permalink
    20 décembre 2011 23:30

    D’OPPORTUNS RAPPELS A TOUS LES LECTEURS DE CE BLOG:

    ——————————————————————————–

    Les évêques sacrés suivant le nouveau rite sont-ils évêques ?
    Par Rama P. Coomaraswami

    Pour qu’une ordination soit valide, il faut qu’elle soit conférée par un évêque validement consacré. Autrement, quelque licite que soit le rite utilisé, cette cérémonie n’est plus qu’un simulacre d’ordination sacerdotale.

    http://www.a-c-r-f.com/documents/COOMARASWAMY-Drame_anglican_clerge_postconciliaire.pdf

  39. Charles permalink
    21 décembre 2011 21:51

    Arminius est un petit marrant! Il nous expose « benoitement » toutes les raisons qu’a la partie la plus dure (sic!) de la Fraternité de ne pas rejoindre le camp des « pourparleurs » avec « Rome »!….
    Tous ces messieurs attendent des petits pas……dans une immense salle des pas perdus, ajouterai-je, car la nébuleuse fraternelle(!) l’oeil fixé sur la chimère de la conversion de la Rome apostate ne sait que s’opposer sans déclarer toutefois l’essentiel: que la secte concilaire n’EST PAS l’Eglise Catholique! Alors je pose la question: ce noyau dur pourquoi ne veut-il pas « réintégrer » (gros mot piégé!) l’église en question??? Tout simplement parce qu’il pense qu’elle n’est pas catholique!Sinon, ils obéiraient comme un seul homme…même à contrecoeur! La vertu d’obéissance n’est pas, pour nos chers tradismondains un concept avec lequel on ne doit pas compter…..Bien au contraire…ils y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux!Quant aux clercs c’est encore pire car en outre ils n’admettent pas dê ne pas être suivis et obéis par tout laïc bien né qui se respecte!
    Les mots ont-ils encore un sens pour tous ces traditionalistes estampillés???On peut en douter puisqu’ils nous serinent avec autorité qu’aucun accord ne peut avoir lieu avec la « Rome moderniste ».mais justement si cette Rome-là est moderniste c’est qu’elle n’est plus catholique!!!!Elle ne peut donc être l’Eglise Catholique. C’est simple comme bonjour mais nos tradis compliquent tout et nous accusent, ce qui est le comble, de manquer d’objectivité dans nos observations!!!! Ce serait à mourir de rire (et de ridicule) si le sujet n’était aussi dramatique et ne mettait en jeu le salut éternel de nombreux fidèles….
    Je remercie Arminius pour ses informations quelque peu forcées…Je me passe aisément de ce genre d’information car je les reçois aussi bien que lui….N’étant pas encore unijambiste je n’ai pas besoin de béquille!!! Je lis Virgo Maria depuis très longtemps et n’ai pas besoin des rappels obséquieusement condescendants d’Arminius….Qu’il s’abstienne donc dorénavant! Je resterai ignare, inculte et subjectif…ad majorem gloria Dei et au grand scandale d’Arminius!!!!!

    • Arminius permalink
      22 décembre 2011 11:33

      Charles

      Vous faites des phrases pour ne rien dire. La FSSPX représente le mouvement qui s’oppose le plus au modernisme de Vatican II, refusant le ralliement ou la soumission, ce qui fait enrager tous ses adversaires, conciliaires et sédévacantistes réunis dans un même écho pour critiquer l’oeuvre fondée par Mgr Lefebvre.

      Sachez, par delà l’action de Mgr Fellay qui est à la tête de la FSSPX et a la responsabilité de son devenir, que pour Mgr Williamson le Concile Vatican II est un gâteau empoisonné qui doit être jeté à la poubelle, que pour Mgr Tissier de Mallerais le Concile doit être annulé, et que pour Mgr Alfonso de Gallareta il n’y a pas grand chose à sauver du Concile.

      Voici un extrait de la lettre du 28 février 2009 de Mgr Tissier de Mallerais à Monsieur l’abbé Schoonbroodt :

      Monsieur le curé,

      Cher Monsieur le Curé, j’admets très bien qu’un prêtre, que des fidèles, aient des doutes sur la validité d’un pape tel que Jean-paul II ou Benoît XVI ; Mgr Lefebvre n’en a-t-il pas eu parfois ? Mais pas plus que notre vénéré fondateur, je ne veux faire de ce doute légitime un cheval de bataille ou une justification de mon action. Mon action se fonde toute entière sur le devoir du combat de la foi, selon saint Paul. Quant à celui qui siège à Rome, puisqu’il y a doute, puisque la présomption est en faveur du possidens, puisque les arguments sédévacantistes ne sont pas admis par la grande majorité des catholiques de tradition, il faut appliquer le canon 209 “in dubio positivo… juridictionem supplet Ecclesia pro fors tum externo tum interno“. C’est pourquoi la FSSPX entretient des relations avec Benoît XVI, certes pas pour embrasser ses erreurs, mais pour le convertir.

      Lettre à Monsieur le curé Paul Schoonbroodt, Responsable du site Virgo-Maria.org

      Directeur de sa rédaction

      A Ecône, le 28 février 2009

      Avez-vous lu ? il faut appliquer le canon 209 !

      Je vous l’indique en français pour votre instruction :

      Can. 209

      « En cas d’erreur commune ou de doute positif et probable, sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne.*

      Il convient donc pour l’heure de s’en tenir à cette règle catholique, et non se mettre à ne plus reconnaître Rome et devenir schismatique !

    • 22 décembre 2011 13:15

      Comment le siège de l’Antéchrist pourrait-il être le siège du bienheureux Pierre?

      Lisez et priez ce qui est disponible dans http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C053_Exorcisme-de-Leon-XIII_8p.pdf.

      Ratzinger est complice de crimes abominables qui se commettent contre des êtres humains, contre des enfants.

      Ratzinger est complice de l’avortement et du viol d’enfants. (Sur http://www.mostholyfamilymonastery.com/e_archive1.php vous trouverez une vidéo en anglais qui prouve assez que Benoît XVI est pour l’avortement.)

      Le Vatican II s’occupe seulement de la dignité du juif!

      Nier la Shoa, c’est un crime impardonnable.

      Ratzinger et son Vatican d’Eux ont un seul but: Détruire la Foi, instaurer une dictature universelle pour damner tout le monde.

  40. Charles permalink
    21 décembre 2011 22:13

    Lancre…votre intervention sur ce blog est NULLE et SANS OBJET! Qu’entendez-vous me démontrer? Quel est le sens caché -s’il y en a un – de votre intervention sur Coomaraswamy fils?
    Il eût mieux valu que vous vous soyez employé à répondre sur le fond aux écrits de ce même Coomasraswamy.
    Ne perdez pas votre temps sur ce blog si telle n’est pas votre intention d’intervenir avec sérieux et un minimum d’argumentation.
    Vous avez sans doute mieux à faire ailleurs…….
    Joyeux Noël!

  41. Lancre permalink
    22 décembre 2011 11:06

    Charles, ce qui est nul et sans objet c’est votre ignorance.

    Ananda Kentish Coomaraswamy (Ānanda Kentish Kumānasvāmī), le père de Rama Coomaraswamy, est le penseur indien représentatif de l’école gnostique traditionaliste. Lié à René Guénon, il en partage toutes les thèses ésotériques et est même considéré comme l’un des fondateurs du courant de la gnose ésotérique, au même titre que René Guénon et Frithjof Schuon.Dès 1932 il publia son premier essai s’inscrivant ouvertement dans la perspective ésotérique (Maha-Pralaya et le jugement final). Coomaraswamy consacra un essai en 1935 à la pensée de l’occultiste René Guénon (Sapienza orientale e cultura occidentale, Rusconi, Milano).

    Les liens entre les deux penseurs ésotériques firent que son fils Rama, aujourd’hui sédévacantiste, se rendit en Egypte en 1947 pour rencontrer l’occultiste René Guénon !

    Et cette influence se retrouve dans ses orientations puisque Rama Coomaraswamy propose de conjuguer la gnose de Guénon avec le sédévacantisme :

    “Il n’y a pas d’autres façons d’expliquer le chaos actuel qui a ses racines à Rome que dans l’absence de contact avec la pensée traditionnelle sapientielle (celle exposée par René Guénon évidemment…). Cependant, ce qui est montré c’est que la position sédévacantiste est à la fois logique et fondée sur de solides principes catholiques….” (Rama P. Coomaraswamy, A Brief for Sedevacantism).

    “Principes catholiques” occultistes et gnostiques sans doute !

    Coomaraswamy, lignée Thuc polluée, vieux-catholiques, église druidique, conclavisme, et compagnie, voilà le beau portrait de votre secte sédévacantiste !

  42. 22 décembre 2011 11:12

    Lire absolument sur ce sujet :

    René Guénon : un ésotériste antichrétien !
    ou la nature ténébreuse et corruptrice de la gnose guénonienne

    http://www.la-question.net/archive/2009/09/04/rene-guenon-un-esoteriste-antichretien.html

    René Guénon (1886-1951), est l’un des plus redoutables adversaires contemporains du christianisme et de l’Eglise. Les chrétiens influencés par Guénon, sont tous des êtres devenus, peu à peu mais inexorablement, étrangers à leur propre Tradition, car infectés par les germes corrupteurs d’une théorie foncièrement mensongère, imprégnée, bien plus qu’on ne l’imagine, d’une gnose occultiste fort éloignée de l’enseignement de la Révélation. En effet, Guénon rejette avec vigueur l’idée que le christianisme puisse représenter l’unique voie de Salut, et subordonne, de façon inacceptable, la Révélation à une fallacieuse « Tradition primordiale » d’origine cosmique et babélienne.

  43. Espada permalink
    22 décembre 2011 20:45

    Dites-donc Lancre, voudriez-vous nous faire le cancre et non le Lancre pour nous raconter des histoires ? Je suis allé vérifier vos dires sur le site où est marqué ce texte de Coomaraswamy et je n’ai pas lu le moins du monde ce que vous nous avez dit et le texte exact est:

    « In the discussion that follows there is no intention of binding anyone’s conscience. Nor is it claimed that there are no other ways of explaining the current chaos that has its roots in Rome. However, what is attempted is to show that the sedevacantist position is both logical and based on sound Catholic principles ».

    Non seulement vous êtes un cancre Lancre mais de plus peut-être un gros menteur, à moins que vos sources ne soient autres et aussi pourries que vos affirmations. Dites moi donc un peu d’où vous nous sortez votre texte ? Ca m’intéresse ! Car en effet ce texte que j’ai lu intégralement, est sur un site qui défend Guénon et sa gnose pourrie, c’est clair, mais est-ce parce que je vais lire du Karl Marx sur un site des pères dominicains que ceux-ci sont immédiatement marxistes ? Vous me faites vraiment bien rire ! Ce site qui défend la Gnose de Guénon doit trouver comme tous les menteurs de gnostiques, un certain grain à moudre avec ce texte, mais est-ce une preuve que Coomaraswamy était gnostique ? Quel raccourci osé !

    Aux lecteurs, je donne la référence:

    http://elkorg-projects.blogspot.com/2006/12/rama-p-coomaraswamy-brief-for.html

    Et chacun pourra constater que ce texte rajouté par Lancre-Cancre n’existe pas !

    De plus tout ce que l’ai lu de cet auteur en particulier sur la Messe, n’est en rien gnostique et c’est plutôt la Secte Concilaire qu’on pourrait à juste titre qualifier de gnostique !

    A bon entendeur !…

    Espada.

  44. Lancre permalink
    22 décembre 2011 21:30

    Espada. Dans le texte « A Brief for Sedevacantism », traduit rapidement par mes soins qui stipule, : « In the discussion that follows there is no intention of binding anyone’s conscience. Nor is it claimed that there are no other ways of explaining the current chaos that has its roots in Rome. However, what is attempted is to show that the sedevacantist position is both logical and based on sound Catholic principles », ce qui est entre parenthèses est bien sûr de moi, il me semble que c’était clair sauf pour vos yeux de bibliothécaire myope.

    Dans “Il n’y a pas d’autres façons d’expliquer le chaos actuel qui a ses racines à Rome que dans l’absence de contact avec la pensée traditionnelle sapientielle (celle exposée par René Guénon évidemment…), j’aurais simplement dû faire commencer la permière parenthèse à cet instant de phrase : « que dans l’absence de contact avec la pensée traditionnelle sapientielle celle exposée par René Guénon évidemment… »

    Mais au fait, je vous trouve moins prompt à contester ce qui est pourtant bien exact : Rama Coomaraswamy, fils d’Ananda Kentish Coomaraswamy penseur indien représentatif de l’école gnostique traditionaliste ami de René Guénon dont il partagea toutes les thèses ésotériques, aujourd’hui sédévacantiste, ne s’est-il pas rendu en Egypte en 1947 pour rencontrer l’occultiste René Guénon ?

    D’autre part, les éléments fétides de la lignée Thuc polluée, liée aux vieux-catholiques, à l’église druidique, à tous les fous conclavistes, ne se trouvent-ils pas chez les clercs ordonnés de votre secte sédévacantiste ?!

    On serait heureux de vous entendre sur ce point….mais il est vrai que le « défilement » face à ce qui gêne, sans doute parce que le « filet d’espada » poisson noir effilé typique des eaux de Madère spécialité que vous appréciez sûrement, est chez vous devenu une attitude habituelle ?

  45. Espada permalink
    22 décembre 2011 21:53

    C’est amusant avec les gens comme vous, les parenthèses sont toujours mal placées…;comme par hasard !…Quant à la pensée gnostique de Rama Coomaraswamy, elle n’est en rien gnostique et je vous mets au défi de me montrer le contraire !…Alors qu’il ait rencontré René Guénon en 1947 ( on peut remonter à Moise aussi non ? ) est-ce une preuve de son gnosticisme supposé ? Moi qui vous parle, j’ai bien rencontré des modernistes dans ma vie, j’en suis pas pour autant devenu moderniste !… De plus, je n’ai rien à voir avec la lignée Thuc, avec les Vieux-Catholiques, ni avec l’Eglise druidique , et encore moins avec les conclavistes…Je suis catholique, un point c’est tout ! Et je signale que je n’appartiens en rien à une secte au pape autoproclamé… Voyez, médisez, médisez, mais avec moi manque de chance, ça fonctionne pas !

  46. Lancre permalink
    22 décembre 2011 22:25

    Ce que je trouve saisissant c’est votre capacité à nier les évidence.

    Rama Coomaraswamy va visiter Guénon au Caire en 1947, le pape de l’occultisme gnostique auprès duquel il reste en se nourrissant de sa pensée mais ça n’a aucune importance. Le même Rama Coomaraswamy devient sédévacantiste ensuite et explique que le pape n’est plus pape, mais tout est normal – circulez y a rien à voir.

    Pareil aves les clercs de vos chapelles (Dolan et Cie), tous ordonnés dans la lignée Thuc, évêque qui s’est compromis de manière ignoble avec le fou Clement Dominguez ex « Grégoire XVII » et a consacré plusieurs membres de la secte de Palma de Troya, a eu des liens avec les ésotéristes maçons de l’église druidique des gaules, s’est prononcé pour l’ordination des femmes, le mariage des prêtres et l’égalité entre les religions lors du Concile Vatican II, mais aucune importance, tout ça ne vous concerne évidemment pas alors que dans le même temps vous appelez à rompre avec Rome en la désignant comme étant occupée par des antipapes et que vous et vos amis assitez à des messes non una cum.

    Vous êtes vraiment un morceau de premier choix dans le filet d’espada !

    • Charles permalink
      22 décembre 2011 23:58

      Petite réponse pour ARMINIUS qui est bien à plaindre! Bien qu’il ne fasse sans doute pas partie des hiérarques cyniques et reptiliens qui sévissent sur ce site et que l’on reconnait d’emblée à leurs plus ou moins longs messages savants, référencés et sophistiquement compliqués (ce qui est la marque de fabrique de bien des clercs aveuglés), ce cher Arminius a eu la bonté de me communiquer, à moi pauvre larve esclave du sédévacantisme le plus abject, le texte de la lettre de Mgr Tissier à l’Abbé Schoonbroodt.
      Le voici pour rappel aux lecteurs de ce blog:
      « Cher Monsieur le Curé, j’admets très bien qu’un prêtre, que des fidèles, aient des doutes sur la validité d’un pape tel que Jean-paul II ou Benoît XVI ; Mgr Lefebvre n’en a-t-il pas eu parfois ? Mais pas plus que notre vénéré fondateur, je ne veux faire de ce doute légitime un cheval de bataille ou une justification de mon action. Mon action se fonde toute entière sur le devoir du combat de la foi, selon saint Paul. Quant à celui qui siège à Rome, puisqu’il y a doute, puisque la présomption est en faveur du possidens, puisque les arguments sédévacantistes ne sont pas admis par la grande majorité des catholiques de tradition, il faut appliquer le canon 209 “in dubio positivo… juridictionem supplet Ecclesia pro fors tum externo tum interno“. C’est pourquoi la FSSPX entretient des relations avec Benoît XVI, certes pas pour embrasser ses erreurs, mais pour le convertir. »

      Je remercie Arminius de me conforter, s’il en est besoin, dans mes convictions catholiques et dans mon pessimisme foncier au sujet des évêques de cette dite Fraternité.
      Mgr Tissier résume à merveille , en neuf lignes l’intenable et aberrante position de cette chapelle schismatique et intolérante.
      Tout d’abord « il semble admettre » et nous parle ensuite de « doute légitime » , préoccupé assurément de ne pas être en contradiction avec son fondateur Mgr Marcel L. qui lui-même a bien souvent douté, laissant les fluctuations de sa pensée prendre trop souvent la place de ses doutes dont on a occulté sur la fin de sa vie qu’ils se sont mués en certitudes, sans pour autant à aucun moment tirer de ces « doutes légitimes »(autrement qu’en paroles, notamment sur la fin de sa vie) une conclusion vraiment catholique qui aurait pu nourrir la foi des fidèles. Il était plus facile, plus confortable et plus commode, et aussi plus valorisant pour l’orgueil et/ou l’amour-propre de ses clercs si sensibles à tout ce qui touche à leurs privilèges d’autorité, de chasser les clercs qui osaient choisir, eux ,en se fondant sur la légitimité en acte des doutes de leur fondateur, une conclusion actée…qui les forçait à quitter ce navire en voie de perdition…La chasse aux sorcières, mais Mgr oublie de le dire et de le rappeler , en a fait peur à plus d’un et beaucoup sont ainsi rentrés dans le rang officiel, gardant en secret au fond de leurs coeur des doutes coupables qui les assimilaient, s’ils étaient dévoilés, au crime irrémissible de sédévacantisme.Ce qui explique, entre parenthèses, que la majorité des prêtres de la FSSPX soient secrètement NON UNA CUM bien qu’ils proclament aux fidèles qu’ils ne le sont point.Et tous les crétins savants de ce site nous renvoient cet état de fait à la face en croyant que cet argument nous est opposé!!!
      Dans une société sacerdotale, l’obéissance et la peur sont les deux mamelles obligées du religieusement correct!Dans une église en ordre la peur cède le pas à l’amour commun de la Vérité, mais lorsque cet amour commun n’est plus possible, lorsque le troupeau est divisé faute de Pasteur à sa tête, alors la peur redevient nécessaire pour maintenir artificiellement le troupeau dans les limites de l’obéissance…Je rappele aux bienheureux lecteurs de bonne volonté que ce que je viens de dire est corroboré par le pernicieux et occulte (bien qu’éventé) serment que la Fraternité oblige tout nouveau prêtre à dire et SIGNER.La nature proprement sectaire de cette manoeuvre séductrice et contraignante est parfaitement évidente.C’est un véritable PACTE de nature démoniaque destiné à lier les consciences et à prémunir les plus pusillanimes et tièdes de toute vélléité de désobéissance.C’est tellement plus rassurant et confortable d’obéir…comme dans notre bonne vieille église d’autrefois…..AH! ce qu’on est bien à la Fraternité! On a toutes les assurances possibles….c’est une véritable SINECURE religieuse!!!
      Mgr se moque ensuite de nous, les fidèles ,et de M. le Curé lorsqu’il nous dit qu’il ne veut faire de ces « doutes » un « cheval de bataille »: ça oui ça se saurait depuis le temps et depuis quarante ans les conciliaires ont pu dormir tranquilles puisque les « doutes » en question n’ont pu se transformer en actes!!!En vrai Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vent, Mgr préfère critiquer des autorités que dans le même temps il re connait comme authentiques et légitimes.Mgr ne craint pas la contradiction!!! Pire encore il s’enfonce davantage dans l’irréel en nous affirmant qu’il ne veut pas faire de ses doutes une justification de son action!!! je savais Mgr beau parleur mais pas équilibriste! De quelle action parle-t-il? Celle qui se fonde sur ses doutes dont il ne veut pas faire un cheval de bataille?ou d’autre chose…..? Sans cheval je ne vois pas comment Mgr pourrait mener ses troupes à la bataille, à moins de jouer les fantassins apeurés et de se camoufler entre deux soldats de grande taille pour ne pas se faire voir et éventuellement se faire trancher le col par une « espada » concilaire (enfrançais: espadon) bien effilée!!!!
      Et une ligne plus loin, Mgr qui ne craint pas le ridicule, nous affirme tout net que sa prétendue action est en fait celle la défense de la foi!!! Mais de qui se moque-t-il?Qu’il défende la messe, les sacrements et tout ce qui tourne autour , je veux bien mais la foi? Quel toupet de nous dire trois lignes plus haut qu’il ne veut pas s’engager pour elle (la bataille de la foi), mais qu’en même temps il trouve légitimes d’avoir des doutes mais pas d’en tirer des conclusions nécessaires et pratiques tout en prônant le combat de la foi!!! Mgr est AUTISTE!!! Ce n’est pas possible autrement, avec en plus un petit brin de schizophrénie et un zeste de dissonnance cognitive qui ne viennent pas arranger les choses.
      Après Mgr , en mauvais démocrate honteux, semble se ranger à l’avis du plus grand nombre qui ne peut admettre qu’on dise que l’individu sur le siège de St Pierre ne peut être pape car tout simplment un non-catholique ne peut être dans l’Eglise…Il nous sort une espèce de canon que je ne commenterai pas tellement cette référence est grotsque et ne s’applique pas à notre objet et encore moins ne le dédouane de critiquer sévèrement et continuellement l’autorité du magistère ordinaire qu’il reconnait, lui en tant qu’évêque comme être celui de l’Eglise, sinon il ne prendrait pas la peine de la critiquer mais il se contenterait de faire son travail d’évêque, à savoir recourir à l’excommunication latae sentenciae et surtout à l’anathème sollennel selon le rituel catholique, rituel qui ne voue pas moins à la damnation celui qui en est l’objet.
      Pour finir, Mgr nous montre le petit bout de sa queue, si j’ose m’exprimer ainsi, lorsqu’il nous dit sans rire que la FFSSPX entretient des « relations » (sic!) avec Rome, non pas pour embrasser leurs erreurs (encore heureux….quoique….) mais POUR LES CONVERTIR!!!!!!!!
      Je pose la question à Mgr avec tout le respect que je lui dois: où a-t-on jamais vu qu’un catholique orthodoxe ait besoin dêtre converti????
      Nous ne devons pas parler de la même église Monseigneur…la vôtre emmène les âmes en enfer…c’est sûr c’est sûr…comme aurait dit Mgr Lefebvre….paix à sa mémoire.

  47. Pie permalink
    23 décembre 2011 01:39

    Une question à Charles, Louis-Hubert Rémy, Yves Weinachter et Espada : est-ce que vous êtes, et vous devriez l’être en toute logique, pour l’application des dispositions disciplinaires d’une autre bulle de Paul IV “Cum nimis Absurdum” décrétée quatre ans avant “Cum es Apostolatus, en 1555 ?

    Cette bulle disciplinaire fait obligations aux Juifs de porter un chapeau jaune à pointe et aux femmes juives un foulard jaune. Les Juifs ont interdiction de posséder des biens immobiliers, de pratiquer la médecine auprès de chrétiens .

    Paul IV écrit : “les Juifs doivent être reconnaissables partout: A cette fin les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, de couleur jaune, qui ne devra pas être caché ou recouvert d’aucune façon, et devra être fermement apposé”.

    Toute promiscuité, même légère ou de nature simplement ludique, est fermement interdite par le pape entre Juifs et chrétiens : “ils ne devront d’aucune façon jouer, manger ou fraterniser avec des Chrétiens”.

    Enfin, pour les Juifs médecins, il leur est impossible de soigner les chrétiens, même s’ils sont appelés auprès d’un malade : “ceux parmi eux qui sont médecins, même si appelés et sommés, ne pourront assister ou prendre part aux soins de Chrétiens.”

    Cette bulle “Cum Nimis Absurdum” de Paul IV, n’a jamais été abrogée et resta en vigueur en Italie jusqu’à la prise de Rome en septembre 1870 et le décret de la fin des États pontificaux.

    « …les Juifs, en raison de leur propre faute,
    ont été condamnés par Dieu à un esclavage perpétuel… »
    – Paul IV – ‘‘Cum Nimis Absurdum’’

    • 23 décembre 2011 01:54

      Comme vous aimez provoquer je vais vous répondre par une autre provocation!

      Si j’étais chef d’Etat, Joseph Alois Ratzinger aurait déjà expiré ou il ferait pénitence dans quelque cloître pour le reste de ses jours.

  48. Espada permalink
    23 décembre 2011 03:14

    Ah? Elle ne fut jamais abolie ? Tiens donc ! Et bien courrez vite à Rome pour en faire la réclamation! Comme cette Bulle est purement disciplinaire je n’y verrai pas obstacle qu’on en adoucisse beaucoup les rugosités qui sont d’un autre temps ! Quant à l’esclavage perpétuel des Juifs, c’est en effet celui de l’erreur, jusqu’à leur prochaine conversion que je souhaite de tout mon coeur !

    Espalda

  49. Charles permalink
    23 décembre 2011 16:12

    Pie……comme PI-TOYABLE! cette intervention révèle un esprit mauvais habité par le démon de l’hérésie…….Le Père du mensonge se réjouit sans doute de vous voir sévir sur ce site, misérable personnage….Tout cela pour détruire un Pape (et sa fameuse bulle Cum ex….) et détruire tout ce qui est bon et saint dans l’Eglise de Dieu!
    Je suggère que dorénavant l’on puisse édicter un décret dans la secte concilaire pour vous forcer à arborer nez rouge et bonnet cramoisi afin que l’on puisse vous voir venir de loin…vous et vos oeuvres mauvaises toutes inspirées par l’Esprit Malin!
    C’est vous en vérité qui êtes bien pire que les fuifs esclaves de la synagogue de Satan! Malheur à vous qui ironisez avec le peuple jadis élu de Dieu…
    Ignoreriez-vous que Ses DONS sont sans repentance? Vous rougirez au jugement dernier de les avoir employé comme arme pour (mais sans succès!) nous détruire!
    Que je vous plains d’avoir l’âme si basse et si peu surnaturelle!!!
    Vous êtes comme vos maîtres sur ce blog: INSENSE!

  50. Pie permalink
    23 décembre 2011 21:51

    Charles et Espada averc vous c’est deux poids deux mesures. Vous voulez appliquer à fond la bulle « Cum ex Apostolatus » qui a été abrogée par Pie XII (même si vous le refusez je sais mais les arguments de La Question sont assez sérieux, et puis il faudrait qu’un éventuel élu ait été condamné avant son élection pour qu’elle s’applique vraiment cette bulle), mais pour la bulle du même Paul IV, « Cum nimis Absurdum » sur les Juifs, elle jamais abrogée et qui relève bien du Magistère ordinaire infaillible, là c’est « faut voir », « pourquoi pas », « éventuellement », « c’est à étudier », etc., etc.

    C’est quoi cette conception de l’infaillibilité, un coup oui un coup non ?

    C’est une infaillibilté avec le hoquet dont vous êtes les partisans les sédévacantistes on dirait.

    Paul IV écrit : “les Juifs doivent être reconnaissables partout: A cette fin les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, de couleur jaune, qui ne devra pas être caché ou recouvert d’aucune façon, et devra être fermement apposé”, et autres precriptions très claires.

    Cette bulle relève du magistère infaillible comme « Cum ex Apostolatus ». Alors êtes-vous pour l’application de « Cum nimis Absurdum » la bulle antijuive de Paul IV oui ou non ?

    C’est pourtant simple comme question !

    • Pélikan permalink
      28 décembre 2011 01:40

      Les Juifs doivent-ils porter un signe qui les distingue des chrétiens ?

      La lettre est une réponse de saint Thomas d’Aquin à des questions concrètes que Marguerite de Constantinople se pose relativement à l’administration de son comté. Ceci explique le sous-titre de regimine subditorum qu’il faut préférer à de Judæis ou de regimine Judæorum, plus répandus mais moins adéquats.

      – [Huitième question] Enfin, vous voulez savoir s’il est bon que les juifs de votre province soient obligés de porter un signe qui les distingue des chrétiens ?

      – [Réponse] La réponse est facile: le Concile de Latran IV, chap. 68., statue que les juifs de l’un et l’autre sexe doivent se distinguer par le vêtement qu’ils portent dans toute province chrétienne et en tout temps. C’est aussi ce que leur demande la Loi, qui leur enjoint de porter des franges aux coins de leurs vêtements, grâce auxquelles ils se distingueront des autres (Nb 15, 38 et Dt 22, 12).

      Sur le gouvernement des sujets
      Lettre à la comtesse de Flandre
      Saint Thomas d’Aquin, Docteur des docteurs de l’Eglise
      Opuscule 21

  51. Lancre permalink
    23 décembre 2011 22:07

    Contrairement à ce qu’affirme Espada Cum nimis absurdum n’est pas que disciplinaire. Il y a des éléments théologiques et doctrinaux à l’intérieur de cette bulle de Paul IV :

    « Les Juifs, qui en raison de leur propre faute, ont été condamnés par Dieu à un esclavage perpétuel, d’avoir accès à notre société et même de vivre parmi nous ; en vérité, ils sont sans gratitude envers les Chrétiens, car, au lieu de nous remercier pour le traitement bienveillant, ils nous retournent des invectives et parmi eux, au lieu de l’esclavage, qu’ils méritent, ils s’arrangent pour clamer leur supériorité…ils reconnaîtront à la fin leur égarement, et qu’ils ne devraient pas perdre de temps pour voir la véritable lumière de la foi catholique, et qu’ils acceptent pendant qu’ils persistent dans leurs erreurs, et qu’ils réalisent qu’ils sont des esclaves en raison de leurs actes, alors que les Chrétiens ont été libérés grâce à notre Seigneur Dieu Jésus Christ, et qu’il est injustifié pour cela que les fils de femmes libres servent les fils d’esclaves. »

    On est dans la pur doctrine lorsque Paul IV s’exprime ainsi.

    Quant aux décisions disciplinaires, elles sont assorties d’une sévère mise en garde et sont décrétées POUR TOUJOURS !

    Ainsi POUR TOUJOURS Paul IV souhaite faire vivre les Juifs dans un ghetto :

    « 1. Désirant tout d’abord, autant que nous le pouvons, avec [l’aide de] Dieu, fournir de façon avantageuse, par ce décret qui sera appliqué pour toujours, nous ordonnons que pour le reste des temps, dans la Ville [de Rome], ainsi que dans tous les autres états, territoires et domaines de l’Église de Rome, tous les Juifs devront habiter dans un seul quartier, qui ne possèdera qu’une seule entrée, et qu’une seule sortie, et que s’il n’y a pas assez de places [dans ce quartier, alors], dans deux ou trois ou le nombre nécessaire; Dans tous les cas, ils devront résider entièrement entre eux dans des rues désignées et être foncièrement séparés des résidences des Chrétiens, [Ceci doit être appliqué] par notre autorité dans la Ville et par celle de nos représentants dans les autres états, terres et domaines mentionnés ci-dessus. »

    Paul IV décide aussi que POUR TOUJOURS les Juifs soient reconnaissables et portent des chapeaux jaunes ou vêtements les identifiant dans la rue :

    « 3. En plus, concernant la question que les Juifs doivent être reconnaissables partout : [A cette fin] les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, de couleur jaune, qui ne devra pas être caché ou recouvert d’aucune façon, et devra être fermement apposé [cousu]; et de plus, ils ne pourront être absous ou excusés de leur obligation de porter le chapeau ou tout autre emblème de ce genre en aucune occasion et sous aucun prétexte, quel que soit leur rang ou importance ou leur capacité à tolérer [cette] adversité, que ce soit par un chambellan de l’Église, des ecclésiastique d’une cour apostolique, ou leurs supérieurs, ou par des légats du Saint-Siège, ou leur subordonnés immédiats. »

    Selon Paul IV les Juifs qui refuseraient ces dispositions doivent être traités, POUR TOUJOURS, comme des criminels et livrés aux autorités :

    « 14.Et, s’ils devaient, de n’importe quelle façon, ne pas se soumettre à ce qui précède, cela devra être traité comme un crime: à Rome, par nous ou par notre clergé, ou par quiconque autorisé par nous, et dans les états, territoires et domaines susmentionnés, par leurs magistrats respectifs, exactement comme s’ils étaient des rebelles ou des criminels selon la juridiction où le délit a été commis; ils seront accusés par tout le peuple chrétien, par nous et par notre clergé, et pourront être punis à la discrétion des autorités et juges appropriés. »

    Paul IV décide enfin qu’il ne pourra y avoir, POUR TOUJOURS, aucune tolérance accordée dans l’exécution des décisions à l’encontre des Juifs, et par aucun pontife :

    « 15.[Ceci prendra effet] indépendamment des décrets et règles apostoliques opposés, et sans tenir compte d’aucune tolérance ou droits spéciaux et dispenses pour ces Juifs, [conférés] par n’importe quel pontife romain avant nous et le Saint-Siège précédemment mentionné, ou par leurs légats, ou par les cours de l’Église de Rome et le clergé des cours apostoliques, ou par d’autres de leurs agents, indépendamment de la forme et de l’importance de ces dérogations, que celles-ci aient été répétées ou jointes à d’autre sous-clauses, ratures ou autres décrets légalement valides, même [celles qui sont] motu proprio et de « validité certaine » et qui ont été approuvées et renouvelées de façon répétitive. »

    Paul IV, Décrété à San Marco de Rome, en l’année mille cinq cent cinquante cinq de l’Incarnation de Notre Seigneur, le 14 juillet, un jour avant les ides de juillet, dans la première année de notre papauté.

    Alors, et Pie a parfaitement raison de poser la question, on fait quoi « amis » infaillibilistes absolus avec « Cum nimis Absurdum » de Paul IV et ses décrets antijuifs arrêtés et fixés POUR TOUJOURS ?

  52. Espada permalink
    24 décembre 2011 08:46

    A Messieurs les nouveaux Scribes et Pharisiens dont le Christ disait:

    « Mt 23:27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous êtes semblables à des sépulcres blanchis, qui, au dehors, paraissent beaux aux hommes, mais qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte de pourriture. »

    Où donc sont les décisions à perpétuité dans ce texte et où donc sont les anathèmes ?

    Je vais vous dire que votre méthode est bien une méthode de Pharisiens et de Scribes car où donc est le seul aspect doctrinal de ceci:

    « les Juifs doivent être reconnaissables partout: A cette fin les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, de couleur jaune, qui ne devra pas être caché ou recouvert d’aucune façon, et devra être fermement apposé”.

    Il est purement disciplinaire ce texte et n’est pas plus doctrinal que  » la dinde sera bonne pour la Noël »!

    Vous délirez Messieurs et dans un texte qui contient des mesures disciplinaires et doctrinales , et si on veut que le tout soit « à perpétuité » il faut le signaler en ce qui concerne ce tout pour qu’y soit inclus ces deux éléments comme irréversibles, c’est à dire doctrine et discipline concomitante qui en découle nécessairement . Mais où donc découle nécessairement du fait de l’infidélité des Juifs la mesure que j’ai cité plus haut ? Quel lien doctrinal certain ? Et là, où donc voyez vous marqué : « Moi Paul IV je décrète à perpétuité que … » ? Allez donc voir la Bulle de Sixte Quint Postquam Verus concernant l’élection des Pontifes Romains et là vous verrez sa perpétuité, son anathème clairement exprimés, et donc sa permanence pour toujours. Mais pour celle-ci, comme par hasard, vous serez moins empressés pour nous dire qu’elle est à perpétuité !!!

    « Mt 7:6 Il leur répondit: Isaïe a bien prophétisé sur vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple M’honore des lèvres, mais leur coeur est loin de Moi;  »

    Votre haine contre nous vous aveugle et ce beau sentiment chrétien (sic) vous condamne et vous met des écailles sur les yeux « à perpétuité » !

  53. Lancre permalink
    24 décembre 2011 18:16

    A ce que je constate Espada l’infaillibilité c’est quand ça vous arrange. Le POUR TOUJOURS de Cum nimis Absurdum n’est pas vraiment pour toujours, en revanche le A PERPETUITE de Cum ex Apostolatusa d’une bulle qui été abrogée par Pie XII… lui l’est, or contrairement à Cum ex Apostolatus, celle contre les Juifs n’a jamais été abrogée et était encore en vigueur dans les Etats pontificaux jusqu’en 1854, et relève bien du Magistère Ordinaire Universel donc Infaillible. Comprenne donc qui pourra votre logique !

    Ou alors vous écrivez n’importe quoi.

    Relisez-vous, vous affirmez :

    « C’EST D’AILLEURS SUR CETTE NECESSAIRE INFAILLIBILITE DU MAGISTERE DU PONTIFE ROMAIN QUE SE FONDE L’INFAILLIBILITE DU MAGISTERE ORDINAIRE ET UNIVERSEL, INFAILLIBILITE QUI EST UN ARTICLE DE FOI COMME JE LE RAPPELLE. »

    « L’objet propre du Magistère est TOUJOURS LA FOI ET LES MŒURS ET CE QUI EN DECOULE directement ou indirectement, SON INTENTION DE S’ENGAGER et le jugement qui en découle, PAR LUI-MEME ET PAR NATURE OBLIGE NECESSAIREMENT ! C’est encore une invention moderniste de nous faire croire le contraire ! »
    (Espada 10 décembre 2011 14:22 / Réponse à Calixte 2ème Partie).
    Autres extraits :

    « l’Infaillibilité comme Charisme du Pontife Romain qui en soi détient le pouvoir de dire et de juger de la vérité sans erreur possible et de communiquer par participation cette Infaillibilité à toute l’Eglise. »

    « l’Infaillibilité du Magistère en matière de Foi et de Mœurs, ce qui compte c’est de considérer que cette Infaillibilité n’est pas seulement une puissance indéfectible à voir le Vrai, mais aussi une puissance de le juger tel, et pour cette raison d’y engager par concomitance son Autorité et par suite, d’obliger moralement l’assentiment de ceux qui doivent être soumis à cette Autorité. Or le Magistère voit par sa raison illuminée par l’Esprit Saint, de manière infaillible le Vrai, et le juge infailliblement tel par la faculté de juger… »

    Il faudrait savoir ce que vous racontez. A moins que cette insistance pour sauver désespérément la bulle de Paul IV de sont incapacxité à juger de la situation actuelle ne participe que de l’idée de faire croire aux naïfs qui vous écoutent que tous les papes depuis Pie XII sont des antipapes et que l’Eglise n’est plus l’Eglise ?

    Alors une question : ne serait-ce pas vous Espada, qui « ETES UN SPECIALISTE DU MAGISTERE A GEOMETRIE VARIABLE !»

  54. Espada permalink
    25 décembre 2011 11:02

    Lancre, vous voulez vraiment vous acharner à faire le Cancre et votre mauvaise foi n’a d’égal que vos sophismes! Vous confondez ou feignez de confondre, le tout et la partie, l’essence et l’accident ! C’est votre problème ! Et répondre à votre objection plus motivée par le fait de me contredire que de chercher la vérité, n’est vraiment pas difficile !
    Premièrement je vous mets au défi de me montrer que cette Bulle est « à perpétuité » pour l’Eglise toute entière comme vous le soutenez fallacieusement et qu’elle porte ces caractères, avec anathème, etc. Je l’ai lu en latin et en français et rien, je dis bien rien, ne confirme ce que vous dites ! Donc, déjà dès le départ vous mentez purement et simplement ou vous êtes un aveugle incurable. En effet lisons la partie importante du texte incriminé :
    « Désirant tout d’abord, autant que nous le pouvons, avec [l’aide de] Dieu, fournir de façon avantageuse, par ce décret qui sera appliqué pour toujours, nous ordonnons que pour le reste des temps, dans la Ville [de Rome], ainsi que dans tous les autres états, territoires et domaines de l’Église de Rome, tous les Juifs devront habiter dans un seul quartier, etc… »
    Il y est parlé seulement des Etats pontificaux et de la Ville de Rome. Visiblement ce texte est un texte qui concerne le GOUVERNEMENT DU PAPE EN TANT QUE CHEF D’ETAT ET NON COMME CHEF DE L’EGLISE ! Votre objection est donc nulle et mensongère, comme c’est d’ailleurs l’habitude chez les membres sectaires de la Question qui soutiennent la même thèse!
    Mais, bon prince, je vais vous faire une fleur dialectique! IMAGINONS PAR L’ABSURDE, je dis bien par L’ABSURDE, qu’elle le soit à perpétuité pour toute la Chrétienté ! Alors vous verrez que cela n’ajoute encore rien à votre thèse et je vous le prouve ! Vous êtes bien la même personne depuis votre enfance et jusqu’à maintenant non ? Mais vous avez aussi changé sous certains rapports non ? Ce qui change en vous ce sont les accidents et ce qui persiste c’est ce qui découle de vos principes essentiels; donc dans un tout composé il ya toujours ce qui relève de l’essence et ce qui relève de l’accident et une propriété du tout en tant que tout relève de l’essence et non de l’accident ! Idem pour la Bulle que vous me citez qui est un tout en son essence et donc en ses parties essentielles mais qui présente comme entité composée, des parties accidentelles, et ce n’est en rien accepter un Magistère à géométrie variable comme vous voulez le faire croire mais simplement voir les choses comme elles sont à savoir distinguer ce qui relève de l’essence et ce qui relève de l’accident.
    Alors pouvez-vous en toute bonne foi (je sais que c’est vous demander un grand effort) relier à la doctrine de la Foi et des Mœurs et donc à l’Infaillibilité, cette partie de la Bulle :
    « Les Juifs doivent être reconnaissables partout: A cette fin les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, de couleur jaune, qui ne devra pas être caché ou recouvert d’aucune façon, et devra être fermement apposé”.
    Vous savez bien que non ! La preuve ? Rien dans ce passage ne peut être relié de prêt ou de loin à la Foi ou aux mœurs ! Changez le mot « Juifs » par « Japonais » ou « Suédois », le sens est le même, et ne concerne pas plus la Foi ou les mœurs des Japonais ou des Suédois en leur rapport avec la Foi Catholique! Nous avons donc une pure mesure disciplinaire que Paul IV a jugé bon d’appliquer en son temps, et que vous feignez hypocritement de croire comme marquée en elle-même et par elle-même du sceau de l’infaillibilité, car de fait, vous savez fort bien comme moi qu’elle ne relève en rien directement ou indirectement d’une vision infaillible du Vrai et du Bien concernant la doctrine de la Foi ou de la doctrine concernant les Mœurs. En bon sectaire que vous êtes, mais surtout en fils spirituel de l’Antique Serpent, vous me faites exactement le coup des Pharisiens avec le Christ, essayant dialectiquement de me coincer alors que vous savez très bien que vous ne pensez pas un mot de ce que vous me dites ! C’est donc vous qui mériteriez quelque part de passer à… La Question ! Et je me ferai un plaisir de faire le Grand Inquisiteur !
    Ce qui relève donc dans la Bulle susdite de Paul IV de l’Infaillibilité (EN SUPPOSANT qu’elle s’adresse à toute la Chrétienté comme expression du Magistère du Pape en tant que Pape, CE QUI EST FAUX COMME ON L’A VU), et est donc « a perpétuité » au sens où vous voulez nous le faire passer, c’est sa partie essentielle au sens philosophique, c’est donc uniquement que pour l’Eglise Catholique les Juifs sont des infidèles et qu’ils encourent, comme d’ailleurs tous les autres infidèles, des sanctions ou des censures qui les empêchent de nuire DANS SA FOI A LA SOCIETE CHRETIENNE CONSTITUEE COMME TELLE. Un point c’est tout ! L’Islam a fait exactement la même chose avec en particulier un impôt spécial imposé aux non-musulmans comme chacun sait! Les sanctions purement disciplinaires en elles-mêmes variant donc beaucoup selon les religions, les temps et les mœurs comme on le voit !
    De plus, ce qui est alors très différent et que bien évidemment vous feignez d’ignorer, c’est que dans la Bulle de Paul IV « Cum ex Apostolatus », LE PAPE AGIT EN TANT QUE PAPE ET NON EN TANT QUE CHEF TEMPOREL D’UN ETAT, et les sanctions et toutes les censures sont en rapport IMMEDIAT avec ce qui concerne l’Hérésie, elles font donc partie de l’essence même de la Bulle car en rapport immédiat avec la Foi qui est directement visée en tant qu’incompatible avec l’hérésie et l’hérétique, et les censures qui en découlent s’appliquent « ipso facto » en tout temps et en tout lieu car l’hérésie est affaire de doctrine et donc de Foi, et ces censures concernent directement le droit éventuel d’un hérétique et de l’Hérésie dans cette même Eglise. Relisez « Cum ex Apostolatus » s’il vous plait !
    JE NE RENIE DONC EN RIEN TOUT CE QUE J’AI DIT DE L’INFAILLIBILITE, DE SON APPLICATION ET DE SON EXTENSION ET DE SES CRITERES DE RECONNAISSANCE ! JE PERSISTE ET SIGNE « A PERPETUITE »!
    Et mon insistance à sauver la Bulle de Paul IV est parfaitement catholique contrairement à vous qui défendez votre Secte qui effectivement n’est pas l’Eglise Catholique malgré tous ses pseudos pontifes mitrés !…
    Espada.

  55. Lancre permalink
    25 décembre 2011 19:37

    Vous êtes un myope Espada, possédant un vice de mauvaise foi.

    Dire à propos des bulles antijuives : « Changez le mot « Juifs » par « Japonais » ou « Suédois », le sens est le même, et ne concerne pas plus la Foi ou les mœurs des Japonais ou des Suédois en leur rapport avec la Foi Catholique! », c’est soit que vous faites le clown, soit que vous avez oublié qui sont ceux qui ont cloué Jésus sur le Golgotha ?

    Paul IV vous le rappelle : « il est absurde et totalement inopportun de se trouver dans une situation, où la piété chrétienne permet aux Juifs, qui en raison de leur propre faute, ont été condamnés par Dieu à un esclavage perpétuel… »

    Que cet esclavage perpétuel « perpetuae servituti submisit », soit la conséquence de leur propre faute n’est pas contestable, mais cette faute contre qui fut-elle commise, qu’elle est sa nature ?

    La réponse est simple : d’avoir mis à mort Jésus-Christ.

    Ainsi, si l’origine de cet esclavage se trouve bien dans l’acte criminel (la faute), l’esclavage est consécutif à une loi divine qui s’applique à présent – de par Dieu – à l’ensemble de ceux, Juifs de la synagogue, qui considèrent que le Christ devait mourir et que le jugement du Sandhérin était juste. Il y a donc une précision sur Celui qui exécute la sentence et la rend applicable à perpétuité.

    Les Juifs selon Paul IV sont « esclaves en raison de leurs actes », c’est-à-dire leur « déicide », et il est anormal qu’en tant qu’esclaves spirituellement en raison de ce péché horrible ils se fassent les maîtres temporels des chrétiens, alors que ces derniers sont libérés, en ce monde et dans l’autre, de par la grâce de Jésus-Christ.

    Maintenant votre myopie vous faites écrire Espada : «je vous mets au défi de me montrer que cette Bulle est « à perpétuité » pour l’Eglise toute entière comme vous le soutenez fallacieusement et qu’elle porte ces caractères, avec anathème, etc. Je l’ai lu en latin et en français et rien, je dis bien rien, ne confirme ce que vous dites ! Donc, déjà dès le départ vous mentez purement et simplement ou vous êtes un aveugle incurable. »

    Alors lisons :

    La bulle de Paul IV, portant sur de nombreux détails précis fut reprise et étendue par le successeur de Paul IV, le pape Pie IV, qui généralisa la création de ghettos dans les grandes villes italiennes, saint Pie V, dans sa bulle Hebraeorum Gens, interdisant quant à lui la présence des Juifs dans tous ses domaines en dehors de Rome et Ancone, et allant jusqu’à inviter les autres provinces de la Péninsule à en faire tout autant, à son exemple.
    La fin de l’Incipit de Hebraeorum gens saint Pie V recommande leur adoption par les peuples plus éloignés (en latin : « nostris vero populis, qui praesertim a nobis aliquanto remotiores sunt, conducibilius fore […] »), c’est-à-dire aux autres états catholiques.

    Les paragraphes §3 et §4 s’occupent de l’application de la bulle de saint Pie V : Il n’est permis à personne (« Nulli ergo hominum liceat ») d’enfreindre le précepte du pape. Si quelqu’un ose le faire, sera frappé par l’indignation divine et apostolique (§5).

    L’interdiction faite aux Juifs de soigner les chrétiens sera par la suite confirmée par le pape Grégoire XIII dans le Motu Proprio Antiqua judaeorum improbitas :
    « L’ancienne méchanceté des juifs reste exécrée dans les fils, d’autant plus qu’ils faillissent gravement pour accumuler la mesure de ses pères qui ont repoussé le fils de Dieu et attenté à sa vie criminellement (en latin: « Antiqua Judaeorum improbitas tanto execratior consistit filiis, quanto ipsi ad cumulandam patrum suorum mensuram in Dei filio repudiando, ejusque in mortem nefarie conspirando, gravius deliquerunt … »). (1581)

    Puis dans sa bulle Alias Piae Memoriae (1581), dans laquelle est recommandée l’application de cette interdiction non seulement dans les États pontificaux, mais aussi, ce qui ne manque pas de donner une certaine ampleur à ces dispositions, sur toutes les terres chrétiennes (« non solum in terris, et dominiis Sanctae Romanae Ecclesiae subjectis, sed etiam ubique locorum »).

    TOUS CES DOCUMENTS SONT ASSORTIS DE L’INFAILLIBILITE !

    ILS PORTENT TOUS LA MENTION DE L’EXECUTION DEFINITIVE.

    Toute la doctrine chrétienne tire son sens de la Croix ce qui explique que Paul IV précise que les règles édictées s’appliquent POUR TOUJOURS ET POUR LE RESTE DES TEMPS(perpetuo valitura constitutione sancimus quod de cetero perpetuis futuris temporibus). (Cum Nimis Absurdum, 1555).

    « Ceci prendra effet] indépendamment des décrets et règles apostoliques opposés, et sans tenir compte d’aucune tolérance ou droits spéciaux et dispenses pour ces Juifs, [conférés] par n’importe quel pontife romain avant nous et le Saint-Siège précédemment mentionné, ou par leurs légats, ou par les cours de l’Église de Rome et le clergé des cours apostoliques, ou par d’autres de leurs agents, indépendamment de la forme et de l’importance de ces dérogations, que celles-ci aient été répétées ou jointes à d’autre sous-clauses, ratures ou autres décrets légalement valides, même [celles qui sont] motu proprio et de « validité certaine » et qui ont été approuvées et renouvelées de façon répétitive. » (Cum Nimis Absurdum, 1555).

    Maintenant renvoyons à vos affirmations :

    « L’objet propre du Magistère est TOUJOURS LA FOI ET LES MŒURS ET CE QUI EN DECOULE directement ou indirectement, SON INTENTION DE S’ENGAGER et le jugement qui en découle, PAR LUI-MEME ET PAR NATURE OBLIGE NECESSAIREMENT ! C’est encore une invention moderniste de nous faire croire le contraire ! » (Espada 10 décembre 2011 14:22 / Réponse à Calixte 2ème Partie).

    Alors infaillibles ou pas Paul IV, Pie IV, saint Pie V, Grégoire XIII, etc. ?

  56. Espada permalink
    25 décembre 2011 22:04

    Lancre votre rage diabolique ne change rien au fait que la Bulle dont vous parlez concerne le gouvernement du Pape en tant que Chef d’Etat, et non en tant que Chef de l’Eglise, sinon il devrait concerner le monde entier et toute la chrétienté et ce texte devrait le spécifier clairement ! Hors son contenu est d’application visiblement et purement locale (Etats Pontificaux et Rome comme il est d’ailleurs précisé, et en effet la bulle impose des restrictions religieuses et économiques aux Juifs DANS les États pontificaux). Alors de quel droit vous l’étendez à toute la chrétienté ? Le texte même ne le dit pas du tout et vous tentez de soutenir le contraire juste pour me contredire et pour me faire passer CE TEXTE comme un texte du Pape en tant que Chef de l’Eglise! C’est une forfaiture que je dénonce !
    Si vous ne voyez pas la différence entre pouvoir temporel et spirituel, alors vous êtes incurable et je ne peux rien pour vous et chacun verra facilement que votre argumentation ne vaut pas tripette ! Votre intention est mauvaise et en tant que mauvaise, elle vous fait dérailler !
    Alors quand je dis: « L’objet propre du Magistère est TOUJOURS LA FOI ET LES MŒURS ET CE QUI EN DECOULE directement ou indirectement, SON INTENTION DE S’ENGAGER et le jugement qui en découle, PAR LUI-MEME ET PAR NATURE OBLIGE NECESSAIREMENT ! C’est encore une invention moderniste de nous faire croire le contraire ! »
    cela concerne les actes du Pape en tant que Chef de l’Eglise et non en tant que Chef d’Etat, c’est une évidence. Que vous confondiez les deux pouvoirs avec une cécité quasi infernale montre simplement que votre raison ne fonctionne plus et que votre esprit sectaire vous aveugle !
    Et quand je dis:
    « Ce qui relève donc dans la Bulle susdite de Paul IV de l’Infaillibilité (EN SUPPOSANT qu’elle s’adresse à toute la Chrétienté comme expression du Magistère du Pape en tant que Pape, CE QUI EST FAUX COMME ON L’A VU), et est donc « a perpétuité » au sens où vous voulez nous le faire passer, c’est sa partie essentielle au sens philosophique, c’est donc uniquement que pour l’Eglise Catholique les Juifs sont des infidèles et qu’ils encourent, comme d’ailleurs tous les autres infidèles, des sanctions ou des censures qui les empêchent de nuire DANS SA FOI A LA SOCIETE CHRETIENNE CONSTITUEE COMME TELLE. »
    je parle seulement au conditionnel car comment d’ailleurs imposer DE DROIT à des princes temporels ce qui relèvent de leur juridiction pure à savoir des sanctions à appliquer en chaque état et que pourraient encourir les Juifs ???! A MOINS DE FAIRE DU PAPE UN CHEF TEMPOREL DU MONDE ENTIER CE QUI EST ABSURDE ! Donc même si par l’absurde le pape avait parlé pour toute la Chrétienté, en tant que les sanctions relèvent du pouvoir temporel, il ne pourrait pas DE DROIT les imposer à toute la chrétienté SINON EN EMPIETANT SUR LE POUVOIR TEMPOREL DE CES ETATS ! On a vu d’ailleurs les résultats des empiétements du spirituel sur le temporel et les résultats de l’inverse aussi !!

    RENDEZ A CESAR CE QUI EST A CESAR ET A DIEU CE QUI EST A DIEU S’IL VOUS PLAIT!

    Vous déraillez donc dans votre rage, je dis bien votre rage anormale et furieuse de me contredire pour conforter votre esprit sectaire et surtout dans votre rage d’être obligé d’accepter la Bulle de Paul IV « Cum ex Apostolatus » comme un document Infaillible et à perpétuité. Le piège est gros, vous faites le pharisien, et cela ne vous honore pas! Et si vous pouvez tromper les hommes vous ne tromperez pas Dieu !
    Donc je maintiens bien que si le pape avait parlé, EN POSANT CETTE HYPOTHESE PAR L’ABSURDE puisque ce ne fut PAS FAIT, à toute la chrétienté avec cette Bulle, alors seulement la partie doctrinale pure pourrait être marquée de l’infaillibilité, à savoir que les juifs de par leur infidélité et de par leur rôle spécial dans la condamnation du Christ, sont esclaves de l’erreur qui leur est particulière, et que la chrétienté doit s’en protéger en tant qu’ils sont infidèles et que comme tous les infidèles ils véhiculent des idées contre la Foi !

    « Alors infaillibles ou pas Paul IV, Pie IV, saint Pie V, Grégoire XIII, etc. ? »

    OUIIIIIII !!!!! Quand ils sont CHEFS DE L’EGLISE, c’est sûr et certain !

    Espada.

  57. Lancre permalink
    26 décembre 2011 11:56

    Belle brochette d’absurdités laïcistes oubliant que le Pape porte la triple couronne, la tiare lui conférant le pouvoir temporel et spirituel.

    Nulle séparation, le Pape est chef sur le plan temporel comme sur le plan spirituel.

    Catalogue de vos erreurs Espada, corrigées par la vérité catholique ainsi signalée [****] :

    « La bulle impose des restrictions religieuses et économiques aux Juifs DANS les États pontificaux). Alors de quel droit vous l’étendez à toute la chrétienté ? Le texte même ne le dit pas du tout et vous tentez de soutenir le contraire juste pour me contredire et pour me faire passer CE TEXTE comme un texte du Pape en tant que Chef de l’Eglise! C’est une forfaiture que je dénonce ! »

    *** Pie IV, généralisa la création de ghettos dans les grandes villes italiennes, saint Pie V, dans sa bulle Hebraeorum Gens, interdisant quant à lui la présence des Juifs dans tous ses domaines en dehors de Rome et Ancone, et invita les autres provinces de la Péninsule à en faire tout autant. Grégoire XIII dans sa bulle Alias Piae Memoriae (1581) recommandée l’application de des interdictions faites aux Juifs non seulement dans les États pontificaux mais aussi dans TOUTES LES TERRES CHRETIENNES (« non solum in terris, et dominiis Sanctae Romanae Ecclesiae subjectis, sed etiam ubique locorum »).

    « A MOINS DE FAIRE DU PAPE UN CHEF TEMPOREL DU MONDE ENTIER CE QUI EST ABSURDE ! Donc même si par l’absurde le pape avait parlé pour toute la Chrétienté, en tant que les sanctions relèvent du pouvoir temporel, il ne pourrait pas DE DROIT les imposer à toute la chrétienté SINON EN EMPIETANT SUR LE POUVOIR TEMPOREL DE CES ETATS ! »

    *** Le « Pontife romain », garant du dogme et de la Tradition, est l’arbitre ultime, celui qui, au-dessus des Rois, des Princes et Empereurs chrétiens, détient l’autorité suprême et veille au respect du droit en œuvrant pour la paix universelle. «« Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. L’infaillibilité dans l’ordre spirituel et la souveraineté dans l’ordre temporel sont deux mots parfaitement synonymes. » Grégoire VII Dictatus papae (1075)

    « votre rage d’être obligé d’accepter la Bulle de Paul IV « Cum ex Apostolatus » comme un document Infaillible et à perpétuité. »

    *** « Aucun cardinal sous aucun prétexte ou raison d’excommunication ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. nous suspendons l’effet de telles censures. » (Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis, 1945).

    « Donc je maintiens bien que si le pape avait parlé, EN POSANT CETTE HYPOTHESE PAR L’ABSURDE puisque ce ne fut PAS FAIT, à toute la chrétienté avec cette Bulle, alors seulement la partie doctrinale pure pourrait être marquée de l’infaillibilité… »

    *** « Nous recommandons l’application de ces interdictions faites aux Juifs non seulement dans les États pontificaux mais aussi dans TOUTES LES TERRES CHRETIENNES (« non solum in terris, et dominiis Sanctae Romanae Ecclesiae subjectis, sed etiam ubique locorum »). (Grégoire XIII, Alias Piae Memoriae, 1581)
    « “Alors infaillibles ou pas Paul IV, Pie IV, saint Pie V, Grégoire XIII, etc. ?” OUIIIIIII !!!!! Quand ils sont CHEFS DE L’EGLISE, c’est sûr et certain ! »

    *** « Devant Dieu, le pape est responsable de l’empereur. » Gélase 1er

    « Dans l’Eglise il y a deux glaives, le spirituel et le temporel. L’un de ces glaives doit être soumis à l’autre, l’autorité temporelle doit s’incliner devant l’autorité spirituelle. » (Boniface VIII, Unam Sanctam, 1302).

    « Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. l’Église est un seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s’écarter sans danger pour sa foi et son salut. » (Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).

    « Rome est à la tête du monde. » (Innocent II, deuxième concile de Latran, 1139).

  58. 26 décembre 2011 13:03

    Ah bon?!
    «Belle brochette d’absurdités laïcistes oubliant que le Pape porte la triple couronne, la tiare lui conférant le pouvoir temporel et spirituel.»
    Et moi, je croyais depuis quelques années que «La Montini» avait déposé la tiare le 13 novembre 1964.
    Quand est-ce que la Question va enfin couronner «Le Serpent» (que moi, «trône de leur abomination dans l’impiété»-«occupéiste» avait couronné dans le passé d’une Tiare de 11 mètres de hauteur, d’une capote anglaise en proportion avec les mérites de Sa Sainteté…) pour lui conférer le pouvoir temportel et spirituel (qu’il n’a pas et n’aura jamais – sauf sur l’Eglise des Ténèbres bien sûr!)?

    • Moria permalink
      28 décembre 2011 00:11

      A Fatima, la Vierge Marie a dit : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé (c’est la première phrase du 3ème secret de Fatima).

      Or l’église du Portugal n’affiche aucune différence substantielle avec les églises catholiques des autres pays de la planète. On ne peut pas dire que les évêques portugais aient dénoncé telle ou telle erreur qui se serait glissée dans le concile Vatican II.

      C’est donc que Notre Dame de Fatima enseigne que l’Eglise Catholique Romaine, présente au Portugal gardera toujours la vraie foi.

      Les sédévacantistes qui citent au tout propos le secret de la Salette, seraient bien inspirés de se demander si Notre Dame de Fatima pouvait faire une telle déclaration la thèse sédévacantiste était vraie ?

  59. Espada permalink
    26 décembre 2011 14:15

    « Belle brochette d’absurdités laïcistes oubliant que le Pape porte la triple couronne, la tiare lui conférant le pouvoir temporel et spirituel. »

    Justement il y a 3 couronnes, ce qui distingue nettement les pouvoirs entre eux !…Quant à vous c’est le bonnet d’âne que vous aller porter !

    « Nulle séparation, le Pape est chef sur le plan temporel comme sur le plan spirituel. »

    Merci pour cette belle leçon de Théocratie Absolue et Universelle qui ne convaincra que vous ! Vous êtes l’Ayatolla du catholicisme ! Et passez un coup de fil au Christ pour lui dire que ce qui est a César est en fait au Pape ! hahahaha !

  60. Lancre permalink
    27 décembre 2011 00:01

    Merci à vous Espada pour cette belle leçon de Laïcisme Absolu et Universel qui ne convaincra que vous et vos amis schismatiques !

    Vous êtes un Républicain sur le plan politique et un schismatique sur le plan religieux, tout ça va bien ensemble !

    Passez un coup de fil au Christ pour lui dire qu’il s’est trompé et que « toute autorité ne vient pas de Dieu » contrairement à ce que dit saint Paul(Romains 13, 1-7), il sera ravi de l’apprendre 😦

    Allez, pour l’ignorantin que vous êtes une petite instruction s’impose :

    « Celui qui nie que le glaive temporel soit en la puissance de Pierre méconnaît la parole du Seigneur, disant : « Remets ton épée au fourreau ». Donc l’un et l’autre glaives sont dans la puissance de l’Eglise, le spirituel et le temporel, mais celui-ci doit être tiré pour l’Eglise, celui-là par l’Eglise, l’un par la main du prêtre, l’autre par la main des rois et des soldats, mais du consentement et au gré du prêtre. Cependant, il faut que le glaive soit subordonné au glaive, l’autorité temporelle à la puissance spirituelle, car l’Apôtre dit : « Il n’y a pas de puissance qui ne vienne de Dieu… En conséquence nous disons, déclarons et définissons que d’être soumis au Pontife romain est pour toute créature humaine de nécessité de salut. »

    Boniface VIII, bulle Unam Sanctam, 1302.

    Cette puissance du Pontife est symbolisée par la Tiare :

    Pouvoir d’Ordre sacré en tant que Vicaire du Christ et successeur de Pierre ;
    Pouvoir de Juridiction en vertu du pouvoir des clefs, celui de lier et délier sur la terre et au ciel ;
    Pouvoir de Magistère en vertu de l’infaillibilité pontificale..

    Ce triple pouvoir est exprimé par les trois titres, qui ont une dimension directement politique :

    Père des rois,
    Régent du monde,
    Vicaire du Christ.

    La théorie des trois ordres et des deux glaives depuis le XIe siècle a été théorisée par saint Bernard, puis enseignée par Huges de Saint Victor, de là découle le principe que le Saint Siège n’est jugé par personne, adage depuis le Pape Symmaque au début du VIe siècle.

    Enfin la définition dogmatique de la bulle Unam Sanctam est une formule de saint Thomas.

    Bonniface VIII déclarait dans « Ausculta, fili » (1301) : « Dieu a établi le Pape sur les rois et sur les royaumes de la terre avec plein pouvoir d’arracher, de détruire, de dissiper et d’édifier. »

    Etrangement, Philippe le Bel, sédévacantiste avant l’heure, répondit au Pape : «Boniface, soi-disant pape, peu ou point de salut. Que ta très grande fatuité sache que nous ne sommes soumis à personne pour le temporel… » Le roi exposait ensuite ses idées, contraires à celles du pape, et concluait par « Ceux qui croient autrement, nous les réputons fous et déments. »

    Puisque vous partagez l’attitude schismatique de l’abominable Philippe le Bel, vous est donc directement destinée l’admonestation de conclusion de la bulle « Ausculta, fili » :

    « Comme l’aspic qui n’entend rien, tu as fermé les oreilles » !

  61. 27 décembre 2011 00:14

    Nous signalons qu’à propos du pouvoir temporel du Pape, les lecteurs intéressés par ce sujet pourront se reporter aux documents suivants :

    Bulle Unam Sanctam du 18 novembre 1302
    Sur la supériorité du spirituel sur le temporel – Boniface VIII

    « La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Eglise catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, elle hors de laquelle il n’y a pas de péchés… ; elle représente l’unique corps mystique corps dont le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a  » un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême  » Ep 4,5. Unique en effet fut l’arche de Noé au temps du déluge, qui préfigurait l’unique Eglise ; achevée à une coudée, elle avait un seul pilote et chef, à savoir Noé, et hors d’elle, nous l’avons lu, tout ce qui subsistait sur terre fut détruit.

    Nous la vénérons également comme l’unique, car le Seigneur dit dans le prophète :  » Dieu, délivre mon âme de l’épée, et des pattes du chien mon unique  » Ps 22,2. Car il a prié à la fois pour l’âme, c’est-à-dire pour lui-même, la tête, et pour le corps, puisque le corps il l’a appelé l’unique, c’est-à-dire l’Eglise, à cause de l’unité de l’époux, de la foi, des sacrements, et de la charité de l’Eglise. Elle est cette  » tunique sans couture  » Jn 19,23 du Seigneur qui n’a pas été déchirée, mais tirée au sort.

    C’est pourquoi cette Eglise une et unique n’a qu’un seul corps, une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre, à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit à Pierre lui- même :  » Pais mes brebis  » Jn 21,17. Il dit  » mes  » en général, et non telle ou telle en particulier, d’où l’on comprend que toutes lui ont été confiées. Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu’ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean :  » il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur  » Jn 10,16. »

    Suite :

    Bulle Unam Sanctam du 18 novembre 1302 – Boniface VIII
    http://www.laportelatine.org/bibliotheque/encycliques/BonifaceVIII/Unam_Sanctam.php

    Pour un développement de la question :

    LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE
    La théocratie pontificale

    « Le Pape est en effet « l’origine de l’unité sacerdotale » selon saint Cyprien, le « Patriarche universel », pour saint Léon, le « Souverain Prêtre » d’après le concile de Chalcédoine, ce qui lui confère, non en tant qu’homme mais en tant que « Vicaire de Jésus-Christ » comme le dira saint Jérôme, certes l’infaillibilité en matière théologique, mais surtout l’autorité supérieure sur le plan temporel et en premier lieu, de manière incontestable, le pouvoir suprême.

    De la sorte, infaillibilité et souveraineté ne vont pas l’une sans l’autre, il s’agit de deux principes parfaitement identiques et équivalents devant exercer une domination totale sur l’ordre politique ici-bas, sachant que c’est l’Eglise, et elle seule, qui détient, maintient et a la possibilité de réveiller lorsque les temps adviendront, le Saint Empire. »

    Suite : La théocratie pontificale selon Joseph de Maistre
    http://www.la-question.net/archive/2010/07/30/la-doctrine-du-saint-empire.html

  62. Espada permalink
    27 décembre 2011 11:24

    Lancre, vous m’avez dit avec votre gentillesse coutumière et votre charité toute chrétienne, m’écrasant comme un vermisseau par votre gigaaaaantesque science encyclopédique et votre sens inné du jugement infaillible:
    « Vous êtes un Républicain sur le plan politique et un schismatique sur le plan religieux, tout ça va bien ensemble ! Passez un coup de fil au Christ pour lui dire qu’il s’est trompé et que “toute autorité ne vient pas de Dieu” contrairement à ce que dit saint Paul (Romains 13, 1-7), il sera ravi de l’apprendre »
    Là je dois dire que vous m’avez vraiment bien fait rire ! Moi, me faire passer pour un Républicain et pourquoi pas pour un marxiste-léniniste pendant que vous y êtes ?! Soyons sérieux un moment svp !
    Quant à la Bulle de Boniface VIII, « Unam Sanctam », il est clair que j’en accepte absolument tous les termes et le contenu, c’est une évidence et je ne suis pas le genre à jeter aux orties une Bulle Pontificale, comme vous vous le faites avec votre secte, quand visiblement elle engage l’Infaillibilité, ce qui est le cas ici. Car en effet, il y a supériorité en soi du spirituel sur le temporel et il n’y a aucun pouvoir temporel qui en soi ne devrait pas être régulé par le pouvoir spirituel qui lui donne sa règle d’agir moralement, qui lui donne sa finalité en tant que pouvoir temporel à savoir de participer au salut des hommes par sa soumission à la Loi de l’Evangile. Et donc tout pouvoir temporel dans l’ordre moral et spirituel se doit d’être soumis à l’Eglise. Ce n’est pas moi qui vais vous dire le contraire.
    Mais parlons de la Tiare papale que d’ailleurs vos pseudo-papes conciliaires ont jetée aux orties, le dernier, votre Benoit XVI se contentant benoitement d’ailleurs d’une simple mitre dans ses armoiries (quel beau symbole que voilà qui en dit long sur leur « papauté » !) Vous me dîtes à son propos:
    « Ce triple pouvoir est exprimé par les trois titres, qui ont une dimension directement politique »

    Que ce triple pouvoir renferme une dimension religieuse et morale qui s’impose au pouvoir civil je l’accorde, qu’il possède en soi une dimension politique je le nie.
    La Bulle « Unam Sanctam » définit la supériorité du spirituel sur le temporel, c’est-à-dire l’ordre, l’ordonnancement par rapport au spirituel et auquel doit obéir le temporel pour fonder et finaliser son action en tant que pouvoir civil et en ce sens il n’y a pas et ne peut pas y avoir séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est la Révolution qui par sa révolte diabolique contre Dieu et contre l’Eglise a imposé de façon illégitime cette séparation. Mais qu’il n’y ait pas séparation ne veut pas dire pour autant qu’il y ait confusion. C’est un peu comme l’âme et le corps. Le pouvoir spirituel est comme l’âme du pouvoir civil et il doit donc l’animer pour que ce pouvoir civil soit réellement vivant et de la vie même de la loi de l’Evangile! Le Politique en soi est le Gouvernement de la Cité et ce Gouvernement de la Cité revient de plein droit au pouvoir civil et il correspond à une entité à part. Mais comme tout pouvoir vient de Dieu, et c’est d’ailleurs ce que dit le Christ à Pilate en Jean 19 :10-11,
    10 Alors Pilate Lui dit: Tu ne me parles pas? Ne sais-Tu pas que j’ai le pouvoir de Te crucifier, et le pouvoir de Te délivrer?
    11 Jésus répondit: Tu n’aurais aucun pouvoir sur Moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui M’a livré à toi est coupable d’un plus grand péché.
    en reconnaissant ainsi la réalité et la légitimité de ce pouvoir temporel, il est nécessaire que ce pouvoir pour qu’il soit un pouvoir ordonné, ait en vue la fin surnaturelle de la société et que son action soit finalisée en ce sens, et que par conséquent en matière de religion et de morale, ce pouvoir soit soumis à l’Eglise. C’est ce que dit la Bulle « Unam Sanctam » et elle le dit infailliblement.
    Ainsi donc le pouvoir temporel est maître du Gouvernement de la Cité et son agir est légitime s’il reste soumis en matière religieuse et morale à la Loi de l’Evangile et donc à l’Eglise car il doit fonder ses Lois et son Droit Positif toujours en harmonie avec la Loi de l’Evangile. MAIS UN PRINCIPE NE S’IDENTIFIE PAS A CE DONT IL EST LE PRINCIPE. Voilà le problème de fond et voilà pourquoi il y aura toujours en soi une distinction entre le Pouvoir Spirituel et le Pouvoir temporel, même si en soi ce dernier est par nature soumis au premier dans les conditions susdites.
    C’est donc ainsi qu’il faut entendre la phrase du Christ :
    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »
    Pourquoi en effet le Christ fait une distinction entre ce qui appartient à Dieu et ce qui appartient à César ? Alors que chacun sait, et le Christ le premier, qu’en définitive TOUT appartient à Dieu ? C’est simplement parce que la société humaine est double : d’une part il y a ce qui concerne sa finalité surnaturelle, et d’autre part ce qui concerne son organisation purement matérielle soumise à la Loi civile, règle de la raison en vue du Bien Commun avec le droit qui en résulte. Il faut donc deux pouvoirs, l’un qui dirige la Société vers sa fin surnaturelle et l’autre qui concerne simplement l’organisation de la Cité sans pour autant entraver la marche de la société vers sa fin surnaturelle. Ces deux pouvoirs ont donc chacun un pouvoir de coercition qui leur est propre et cela est si vrai que la Sainte Inquisition elle-même remettait souvent au pouvoir civil les hérétiques, pouvoir civil qui décidait alors de la sentence à appliquer, montrant ainsi que le pouvoir spirituel était certes premier en matière des jugements concernant la Foi et les Mœurs, mais que la peine temporelle encourue pouvait être soumise à la décision du pouvoir civil en tant que l’hérésie non seulement était un trouble dans le domaine de la Foi mais AUSSI un trouble dans l’ordre de la société civile dans le sens où l’hérésie empêche d’œuvrer pour la finalité surnaturelle de la société humaine
    Passons maintenant au contenu que vous citez de la Bulle « Unam Sanctam »
    « Celui qui nie que le glaive temporel soit en la puissance de Pierre méconnaît la parole du Seigneur, disant : «Remets ton épée au fourreau». Donc l’un et l’autre des glaives sont dans la puissance de l’Eglise, le spirituel et le temporel, mais celui-ci doit être tiré pour l’Eglise, celui-là par l’Eglise, l’un par la main du prêtre, l’autre par la main des rois et des soldats, mais du consentement et au gré du prêtre. Cependant, il faut que le glaive soit subordonné au glaive, l’autorité temporelle à la puissance spirituelle, car l’Apôtre dit : « Il n’y a pas de puissance qui ne vienne de Dieu… En conséquence nous disons, déclarons et définissons que d’être soumis au Pontife romain est pour toute créature humaine de nécessité de salut. »
    Il y est clairement distingué les deux glaives et la soumission du glaive temporel au glaive spirituel. Le pouvoir temporel des Etats possède un seul glaive, mais l’Eglise possède quant à elle les deux glaives car elle possède le Glaive spirituel et le Glaive temporel, ce qui signifie que le Pontife Romain est tout à la fois mais sans confusion, Chef de l’Eglise (glaive spirituel) et Chef temporel (glaive temporel). Et qu’on en me dise pas que ces deux glaives n’en sont qu’un seul, car ils sont nettement distingués et donc les pouvoirs qui y correspondent aussi. Mais ce qu’il faut bien voir, c’est que ces deux glaives ressortent d’un seul suppôt, d’une seule hypostase prise comme PRINCIPE, à savoir la personne du pape, principe d’une double Autorité, à savoir l’Autorité qui s’exerce en tant que le Pape est le chef de l’Eglise et l’Autorité qui s’exerce en tant qu’il est aussi un chef temporel. La distinction des glaives impose donc la distinction des autorités car on juge de la nature de l’autorité en fonction de la nature de son objet.
    Maintenant, relisez bien les termes même de la Bulle :
    « Donc L’UN ET L’AUTRE DES GLAIVES SONT DANS LA PUISSANCE DE L’EGLISE, le spirituel et le temporel, mais celui-ci [le temporel] doit être tiré POUR l’Eglise, celui-là PAR l’Eglise [le spirituel], l’un par la main du prêtre [le spirituel], l’autre par la main des rois et des soldats [le temporel], mais du consentement et au gré du prêtre [soumission du temporel au spirituel] »
    Pourquoi l’Eglise n’utilise pas le glaive temporel qui lui revient de droit et qu’elle pourrait tirer ? TOUT SIMPLEMENT PARCE QUE LE CHRIST A DIT A PIERRE : « REMETS TON EPEE AU FOURREAU ». Ce qui implique que dans l’Eglise, le Glaive spirituel prime absolument sur le glaive temporel au point que ce dernier est remis « au fourreau » par ordre divin, pour qu’il ne soit jamais confondu avec le glaive spirituel d’une part, et que l’on ne puisse jamais faire croire au monde que le spirituel serait en soi insuffisant et comme frappé de débilité pour asseoir la Puissance de l’Eglise dans son rôle d’écrire la Loi Nouvelle dans les cœurs, et que en conséquence on doit faire appel au glaive des «Rois et des soldats » à la condition formelle que ce dernier glaive soit soumis au glaive spirituel, et dans les circonstances particulières où les droits de l’Eglise sont visiblement bafoués. Il y a donc bien distinction formelle entre le glaive temporel du pape (remis au fourreau) et le glaive temporel des rois et des soldats (utilisé et demandé par l’Eglise pour défendre son droit divin d’enseigner les Nations, et donc glaive temporel sorti du fourreau pour défendre la cause du Christ et de son Eglise). Ce qui distingue donc les deux pouvoirs de façon évidente mais en montre aussi la relation de subordination.
    Alors quand vous me dîtes :
    « Boniface VIII déclarait dans « Ausculta, fili » (1301) : « Dieu a établi le Pape sur les rois et sur les royaumes de la terre avec plein pouvoir d’arracher, de détruire, de dissiper et d’édifier. »
    Oui bien sûr ! Mais « les pleins pouvoirs d’arracher, de détruire, de dissiper » dans le sens de réclamer et d’exiger ce qui est dû à l’Eglise quand elle est spoliée et de condamner ceux qui comme Philippe le Bel attentait à ce qui revenait de droit à l’Eglise et les pleins pouvoir « d’édifier » la société chrétienne dans le cadre de sa soumission nécessaire à la Loi de l’Evangile et non que le pouvoir purement temporel du Pape s’étendrait en tant que tel sur l’univers tout entier. Quand on relit la Bulle en question il est évident qu’elle s’adresse au Roi en personne, que le Pontife Romain attaque Philippe le Bel dans le sens où celui-ci spolie l’Eglise de ce qui lui revient de droit et dans le sens où le pouvoir temporel du Roi veut empiéter sur le pouvoir spirituel du Pape. La fourberie de Philippe le Bel est de nier que son action empiète sur le droit de l’Eglise, alors que de fait il l’empiète, en en appelant fallacieusement à un vrai principe à savoir que la puissance purement temporelle du Pape ne doit pas empiéter sur la puissance temporelle de la Royauté de droit divin.
    Enfin, pour finir, nous faire passer Philippe le Bel pour un « sédévacantiste » essayant de faire un parallèle aberrant entre le contexte historique de cette époque et la situation actuelle, c’est une affirmation ridicule qui relève tellement d’un esprit borné et sectaire que je ne relèverai donc pas tout cela tant il serait perdre son temps et stupide de le faire !
    Espada.

  63. Lancre permalink
    27 décembre 2011 22:02

    Alors, on se raccroche comme on peut aux branches Espada ? Après avoir soutenu des thèses horriblement laïcistes, vous vous apercevez, puisqu’on vous a fait sortir le nez de « Cum ex Apostolatus », que Boniface VIII, et bien d’autres ont tous soutenus la soumission du temporel au spirituel, vous obligeant à renégocier rapidement le virage de certaines de vos formulations audacieuses ?

    Amusant spectacle.

    Mais bon vous revenez à résipiscence et confessez votre respect d’Unam Sanctam : «Quant à la Bulle de Boniface VIII, « Unam Sanctam », il est clair que j’en accepte absolument tous les termes et le contenu »

    C’est bien. De toute façon comment pouviez-vous faire autrement sans passer pour un plaisantin ?

    Pourtant tout ça sent le côté contraint et forcé, il y manque quelque chose de plus, une franche adhésion à la doctrine de Boniface VIII. Et on n’a pas besoin d’attendre longtemps pour voir ressurgir votre laïcisme schismatique.

    Le voilà rapidement exprimé avec toute sa franchise. Votre aveu démarre avec la question de la triple couronne (au fait renseignez-vous, la tiare a refait son apparition dans les armes de Benoît XVI – voyez : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/11/02/le-couronnement-de-benoit-xvi/

    « Que ce triple pouvoir renferme une dimension religieuse et morale qui s’impose au pouvoir civil je l’accorde, qu’il possède en soi une dimension politique je le nie. »

    Bravo Espada ! QUELLE IMMENSE DECLARATION ANTICATHOLIQUE : « Que le triple pouvoir pontifical possède en soi une dimension politique je le nie ». VOUS LE NIEZ !! L’aveu est ENORME !!!

    Passons sur votre longue explication scolaire de la traditionnelle soumission de l’autorité temporelle devant l’autorité spirituelle, c’est un point que vous admettez et sur lequel vous vous étendez inutilement, tout le monde, du moins dans le milieu traditionaliste, est d’accord sur ce point. Pas la peine de vous fatiguer.

    Revenons plutôt sur ce qu’insidieusement vous essayez de justifier dans votre discours après l’avoir clairement affirmé par votre NEGATION de la dimension politique du pouvoir pontifical.

    Vous écrivez : « Et qu’on en me dise pas que ces deux glaives n’en sont qu’un seul, car ils sont nettement distingués et donc les pouvoirs qui y correspondent aussi. Mais ce qu’il faut bien voir, c’est que ces deux glaives ressortent d’un seul suppôt, d’une seule hypostase prise comme PRINCIPE, à savoir la personne du pape, principe d’une double Autorité, à savoir l’Autorité qui s’exerce en tant que le Pape est le chef de l’Eglise et l’Autorité qui s’exerce en tant qu’il est aussi un chef temporel. La distinction des glaives impose donc la distinction des autorités car on juge de la nature de l’autorité en fonction de la nature de son objet. »

    Non Espada, si les deux glaives exercent leur action sous deux formes différentes, leur distinction n’est que contingente, CES DEUX GLAIVES N’EN SONT QU’UN !

    En effet le Pape est dépositaire de tous pouvoirs sur la terre, le pouvoir politique n’est pas indépendant car possédant un glaive qui soit autonome ou différent, ça c’est du libéralisme, de la pure théorie libérale laïque si chère à vos amis modernistes.

    Le pouvoir politique reçoit son autorité DU PAPE. Le Pape, le « Pontife romain », garant du dogme et de la Tradition, est l’arbitre ultime, celui qui, au-dessus des Rois, des Princes et Empereurs chrétiens, il détient l’autorité suprême et veille au respect du droit en œuvrant pour la paix universelle. Il est DEPOSITAIRE DES DEUX GLAIVES !

    C’est Grégoire VII, face aux velléités de l’empereur Henri IV qu’il obligea à s’amender à Canossa, qui AFFIRMERA que la plénitude de tous les pouvoirs (plenitudo potestatis) est en possession du souverain pontife.

    En 27 points précis, le pape expliquera en quoi, dans la société chrétienne fondée sur la foi de l’Eglise, tout le pouvoir est détenu en propre par le sacerdoce auquel est soumis toute forme de pouvoir temporel.

    Grégoire VII affirme que le pape est, de par le Christ dont il est le représentant sur cette terre, le seul et unique à détenir un pouvoir universel, incomparablement supérieur à celui des souverains, qu’il couronne, mais qu’il peut également déposer ou excommunier si nécessaire : « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. »

    Alors quand vous dîtes : « Il y a donc bien distinction formelle entre le glaive temporel du pape (remis au fourreau) et le glaive temporel des rois et des soldats (utilisé et demandé par l’Eglise pour défendre son droit divin d’enseigner les Nations, et donc glaive temporel sorti du fourreau pour défendre la cause du Christ et de son Eglise). Ce qui distingue donc les deux pouvoirs de façon évidente mais en montre aussi la relation de subordination. »

    C’est une GIGANTESQUE ERREUR ! LES DEUX POUVOIRS SONT ENTRE LES MAINS DU PAPE ! Il n’y a que remise, délégation de l’autorité temporelle au Prince, et non pas comme vous le soutenez : «distinction formelle entre le glaive temporel du pape et le glaive temporel des rois. »

    Ce que vous écrivez est en contradiction avec la doctrine catholique, ou plus exactement, c’est exactement ce que soutient l’Eglise moderniste. Dans son ouvrage : L’augustinisme politique, essai sur la formation des théories politiques au Moyen-Âge, Vrin, 1934, dont l’intention était d’écarter de l’Église toute prétention théocratique, Henri Xavier Arquillière soutiendra que l’augustinisme politique ne fut pas respectueux de l’autonomie de l’ordre temporel, « erreur caractéristique de s. d’Augustin » d’après-lui. Cette thèse contestable est, hélas ! devenue celle de l’Eglise moderne, qui a abandonné ses conceptions traditionnelles au profit de vues démocrates en contradiction d’avec les principes séculaires qu’elle observa jadis. Et il est à signaler, que parmi les critiques les plus virulents de l’augustinisme politique, on trouve Henri de Lubac, l’artisan par excellence de VATICAN II !

    Ainsi soutenir comme vous le faites cette thèse de la distinction des pouvoirs, vous ramène aux thèses modernistes d’un de Lubac et consorts : « Boniface VIII déclarait dans « Ausculta, fili » (1301) : « Dieu a établi le Pape sur les rois et sur les royaumes de la terre avec plein pouvoir d’arracher, de détruire, de dissiper et d’édifier. » Oui bien sûr ! Mais « les pleins pouvoirs d’arracher, de détruire, de dissiper » dans le sens de réclamer et d’exiger ce qui est dû à l’Eglise quand elle est spoliée et de condamner ceux qui comme Philippe le Bel attentait à ce qui revenait de droit à l’Eglise et les pleins pouvoir « d’édifier » la société chrétienne dans le cadre de sa soumission nécessaire à la Loi de l’Evangile et non que le pouvoir purement temporel du Pape s’étendrait en tant que tel sur l’univers tout entier. »

    DEMENTIEL ! VOILA VOTRE THESE REPUBLICAINE, LAÏCISTE, MODERNISTE MISE A JOUR DANS TOUTE SA CLARTE !!!

    Sachez que le pape, ce que sut marteler Grégoire VII et qui est fondamental, c’est que sur le plan politique, LE PAPE EST L’HERITIER PAR CONSTANTIN DE L’EMPIRE ! Il est l’héritier, par Constantin, du cadre civilisateur de l’Empire romain et par là même, représente le Pontifex maximus, IL EST « l’Empereur suprême », faisant que tous les détenteurs d’un pouvoir temporel qui ne sont à la tête que de charges laïques au sein de la chrétienté, et en premiers les empereurs du Saint Empire qui, comme les Rois de France, péchèrent par orgueil, lui doivent soumission et obéissance CAR C’EST LA PAPE QUI DETIENT LES CLES DE L’EMPIRE.

    Voilà ce qu’écrit Grégoire VII : « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. » (Grégoire VII, Dictatus papae, 1075).

    C’est pourquoi Grégoire VII dira à l’abbé de Cluny : « Nous portons le poids énorme des affaires spirituelles et séculières. »

    De ce fait lorsque vous concluez par ces mots il y a de quoi se demander si vous êtes bien sérieux et connaissez réellement l’histoire des doctrines politiques pontificales (ce qui est en rapport direct avec votre ignorance du « droit divin » régissant la charge du Pape, mais je laisse se sujet à nos amis canonistes), montrant votre confusion : « Enfin, pour finir, nous faire passer Philippe le Bel pour un « sédévacantiste » essayant de faire un parallèle aberrant entre le contexte historique de cette époque et la situation actuelle, c’est une affirmation ridicule qui relève tellement d’un esprit borné et sectaire que je ne relèverai donc pas tout cela tant il serait perdre son temps et stupide de le faire ! »

    Or oui Espada, votre sédévacantisme ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Philippe le Bel car comme lui vous NIEZ L’UNITE DES DEUX GLAIVES QUI SONT ENTRE LES MAINS DU PAPE.

    Sachez, qu’en 1139, Innocent II convoqua le deuxième concile de Latran, faisant valoir le caractère légitime de la domination du sacerdoce sur le pouvoir temporel et de sa revendication de la couronne impériale de Constantin et de la possession, pleine et entière des DEUX GLAIVES, à savoir l’autorité spirituelle et l’autorité temporelle. Le concile proclamera INFAILLIBLEMENT dans ses actes :

    « ROME EST A LA TÊTE DU MONDE »

    (IIe Concile de Latran, 1139).

    Pour votre petite image erronée et inadaptée de « l’âme et du corps », voilà qui devrait être utile à votre instruction :

    « La société religieuse est intérieure et extérieure elle est adoration et culte : considérée de Dieu à l’homme intelligent, elle est adoration ou religion intérieure ; considérée de Dieu à l’homme extérieur ou social, elle est culte on religion extérieure. La réunion de la religion intérieure et extérieure, de l’adoration et du culte, constitue précisément la religion sociale ou publique ; parce que la réunion de l’homme inté¬rieur et de l’homme extérieur, de l’âme et du corps, constitue l’homme social ou politique. Ce n’est donc que par abstraction, qu’on peut séparer, dans la société, la religion intérieure ou l’adoration, de la religion extérieure ou du culte,comme ce n’est que par abstraction, qu’on peut considérer sur la terre l’homme intelligent séparé de l’homme physique. » (Louis de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux dans la société civile, démontrée par le raisonnement et par l’Histoire, 1796).

    Un dernier rappel, l’attitude « sédévacantiste » de Philippe le Bel, aura ensuite des conséquences désastreuses pour la France, puisqu’en revendiquant une fallacieuse indépendance à l’égard de Rome à l’intérieur de son royaume en raison de la NEGATION que « le triple pouvoir pontifical possède en soi une dimension politique », et rentrant en conflit avec le Pape, le Roi de France sera à l’origine du morcellement fratricide et stérile de l’empire chrétien, puis de l’hostilité continuelle du Royaume envers la Papauté ce qui l’aura conduit de la Révolution de 1789 à sa présente ruine.

    Voilà Espada le fruit direct de l’esprit schismatique et de séparation d’avec Rome !

    Enfin pour votre méditation : « Depuis des siècles que l’Église chrétienne subsiste, il s’est élevé un nombre infini de sectes dans son sein, et toutes ces branches séparées ont séché, et l’arbre est demeuré toujours vert, et les orages n’ont fait que l’affermir, et les retranchements que le rendre plus vigoureux. Les branches actuellement séparées sécheront à leur tour, le temps viendra où elles ne seront plus. Non seule¬ment l’Église catholique a un principe de conservation, mais elle a un principe de perfectionnement. » (Louis de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux, op. cit.).

  64. Lagomer permalink
    28 décembre 2011 02:47

    Les idées d’Espada qu’il résume ainsi : « Que ce triple pouvoir renferme une dimension religieuse et morale qui s’impose au pouvoir civil je l’accorde, qu’il possède en soi une dimension politique je le nie », correspondent exactement au catalogue des erreurs dénoncées dans le Syllabus par Pie IX :

    XXIV. L’Église n’a pas le droit d’employer la force ; elle n’a aucun pouvoir temporel direct ou indirect. (Lettre apostolique Ad apostolicae, 22 août 1851)

    XXVII. Les ministres sacrés de l’Église et le Pontife Romain doivent être exclus de toute gestion et possession des choses temporelles. (Allocution consistoriale Maxima quidem, 9 Juin 1862).

    XXXIV. La doctrine de ceux qui comparent le Pontife Romain à un prince libre et exerçant son pouvoir dans l’Église universelle, est une doctrine qui a prévalu au moyen âge (Lettre Eximiam à Son Éminence l’archevêque de Cologne, 15 juin 1857 ).

    LXXV. Les fils de l’Église chrétienne et catholique disputent entre eux sur la compatibilité du pouvoir temporel avec le pouvoir spirituel (Lettre apostolique Ad apostolicae, 22 août 1851 ).

    LXXVI. L’abrogation de la souveraineté civile dont le Saint-Siège est en possession servirait, même beaucoup, à la liberté et au bonheur de l’Église (Allocution Quibus quantisque, 20 avril 1849 ).

    N.B. – Outre ces erreurs explicitement notées, plusieurs autres erreurs sont implicitement condamnées par la doctrine qui a été exposée et soutenue sur le principat civil du Pontife Romain, que tous les catholiques doivent fermement professer. Cette doctrine est clairement enseignée dans l’Allocution Quibus quantisque, du 20 avril 1849 ; dans l’Allocution Si semper antea, du 20 mai 1850 ; dans la Lettre Apostolique, Cum catholica Ecclesia, du 26 mars 1860 ; dans l’Allocution Novos, du 28 septembre 1860 ; dans l’Allocution Jamdudum, du 18 mars 1861 ; dans l’Allocution Maxima quidem, du 9 juin 1862.

  65. Charles permalink
    30 décembre 2011 00:21

    SS PIUS IX QUIBUS QUANTISQUE
    Allocution Quibus Quantisque
    QUIBUS QUANTISQUE
    ALLOCUTION DE N. S. P. LE PAPE PIE IX PRONONCÉE DANS LE CONSISTOIRE SECRET
    DU 20 AVRIL 1849.

    Vénérables Frères,
    Personne assurément n’ignore au milieu de quelles tempêtes et de quelles effroyables perturbations sont jetés, à la profonde douleur de Notre âme, Nos États pontificaux et l’Italie presque tout entière. Et plaise au Ciel que les hommes, instruits un jour par ces lamentables bouleversements, comprennent que rien ne peut leur être plus pernicieux que d’abandonner les sentiers de la vérité, de la justice, de l’honneur et de la Religion, d’écouter les détestables conseils des impies, et de se laisser tromper et enlacer par leurs insidieuses et perfides erreurs ! Tout l’univers sait et atteste combien grande a été la sollicitude de Notre coeur paternel et de Notre ardent amour pour procurer aux peuples de Notre domaine pontifical le bien solide et véritable, la paix et la prospérité ; et quel a été ensuite le prix de tant d’indulgence et de tendresse de Notre part. En condamnant par ces paroles les perfides artisans de tant de malheurs, loin de Nous de vouloir en attribuer aucunement la faute à la plus grande partie de la population. Toutefois, Nous sommes forcé de déplorer que plusieurs parmi le peuple aient été abusés au point de fermer l’oreille à Nos avis et à Nos exhortations, et d’avoir écouté les fallacieuses doctrines de ces maîtres qui, s’écartant du droit chemin et marchant dans les voies ténébreuses, tendaient uniquement à séduire par de fausses et magnifiques promesses, les esprits et les coeurs inexpérimentés, et à les jeter dans l’erreur et le mensonge. Chacun sait parfaitement par quels concerts de louanges a été célébrée partout cette mémorable et si large amnistie accordée par Nous pour la paix, la sécurité et le bonheur des familles ; et personne n’ignore que plusieurs de ceux à qui s’appliquait ce pardon, loin de changer en rien d’esprit, comme Nous l’espérions, ont au contraire, multipliant de jour en jour leurs trames et leurs complots, tout tenté, tout osé pour ébranler et pour renverser de fond en comble, comme ils le méditaient depuis longtemps, la souveraineté temporelle du Pontife Romain, et pour faire en même temps à notre très sainte Religion la guerre la plus acharnée. Afin d’atteindre plus facilement ce but, ils se sont surtout empressés d’abord de convoquer les multitudes, de les enflammer et de les agiter par de grandes et fréquentes manifestations qu’ils s’étudiaient à réitérer et à augmenter sans cesse, en prenant pour prétexte les concessions mêmes que Nous faisions. Aussi, ces concessions que dès l’origine de Notre Pontificat Nous avions librement et volontairement accordées, non seulement ne purent produire les fruits que Nous avions désirés, mais même ne purent jeter aucune racine , puisque ces habiles artisans de fraude n’en usèrent que pour exciter de nouvelles agitations. C’est pourquoi, Vénérables Frères, Nous Nous sommes proposé, dans cette Assemblée, de rappeler brièvement les faits et de les remettre rapidement en votre mémoire, afin que tous les hommes de bonne volonté puissent voir avec évidence ce que veulent les ennemis de Dieu et du genre humain, ce qu’ils souhaitent et ce qui est le but fixe et permanent de leur ambition.

    Suite : http://www.virgo-maria.org/references/references_pdf/Pie_IX/1849-04-20_SS_PIUS_IX_QUIBUS-QUANTISQUE.pdf

  66. 19 mai 2012 12:14

    Communiqué de l’abbé Régis de Cacqueray, 17 mai 2012 :

    «Eux tous persévéraient d’un commun accord dans la prière avec les femmes et Marie, mère de Jésus et ses frères. » Act. I, 14.

    En ce jour de l’Ascension, les apôtres se regroupent docilement autour de la très sainte Vierge Marie pour entrer au Cénacle où ils vont persévérer dans la prière jusqu’à la fête de la Pentecôte. Voilà l’exemple qui nous est laissé par la reine de tous les saints et par ceux qui furent les colonnes de l’Eglise fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ.

    N’est-ce pas ce qu’ils auraient dû faire dès le soir de l’Agonie et le Vendredi Saint pour éviter leur débandade et leur dispersement ?

    J’invite donc tous les membres de la Fraternité qui se trouvent dans le district, tous nos fidèles et tous ceux qui le voudront bien à se placer dans cette même réserve et dans cette même prière, autour de Notre-Dame du Clergé, jusqu’à la fête de la Pentecôte. En ces circonstances si difficiles, la vérité se fait connaître aux âmes qui s’humilient devant Dieu, celles qui font taire leurs passions et leur agitation intérieure pour n’avoir d’autre soif que celle de la vérité de Dieu et d’autre volonté que la sienne.

    Suite :
    http://www.laportelatine.org/district/france/bo/appel_a_prier_cacqueray_120517/appel_a_prier_cacqueray_120517.php

  67. 7 février 2013 02:32

    Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

    Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

    Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Eglise, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Eglise.

    Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles.

    « S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-mêmes ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1:8)

    N’est-ce par ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Eglise.

    Suite :

    http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/02/04/demeurer-fidele-a-leglise-catholique-de-toujours/

  68. LeChercheur permalink
    25 juillet 2014 18:57

    LA BONNE RELIGION EST CELLE QUI ADORE LE VRAI DIEU AVEC VÉRITÉ ET QUI REJETTE TOUT CE QUI EST FAUX.

    NIMROD : LA RACINE DU FAUX CULTE

    Le nom Babylone vient de Babel qui signifie « porte du ciel ». Son nom sumérien et akkadien « porte de dieu » et, en Hébreux « confusion ». Nimrod en fut le fondateur. Cette région antique qui se trouve en Mésopotamie est également appelée Akkad, Sumer ou Chaldée et dans la bible le pays de Shinéar. La domination de Babylone fut d’abord et avant tout celle d’un « centre religieux » idolâtre aux pratiques spirites ouvertes, avant de devenir une puissance politique. On y trouva dans la ville, les vestiges de plus de 50 temples, beaucoup de types Ziggourats. Là, l’adoration des statues des dieux et les arts occultes étaient au centre du culte. On pratiquait l’auto lacération, on faisait des sacrifices humains au dieu-démon-chef de l’enfer Adramelech (Addir-Melek) dont le nom veut dire « le glorieux est roi ». En y ajoutant la croyance en l’âme immortelle babylonienne, l’enfer était un lieu où l’on expie ses fautes, où toutes les formes de torture physique ou psychologique sont représentées. Les Babyloniens adoraient aussi des trinités de dieux et des trinités de démons. De là, ces croyances païennes se sont rependues sur toute la terre.

    La racine hébraïque du nom de Nimrod signifie « se rebeller ». En effet, après le déluge Nimrod un homme violant qui s’opposa à Dieu au point de réorienter le culte du vrai Dieu Jéhovah vers le culte idolâtre de faux dieux et de démons. Depuis, le paganisme babylonien se répandit comme une trainée de poudre. L’antithèse a toujours été le culte minoritaire du seul vrai Dieu. Par exemple, en Babylonie dans la ville chaldéenne d’Ur (Our), le culte d’Abraham contrastait par sa simplicité. D’autre part, l’invention babylonienne de l’âme immortelle a permis d’immortaliser Nimrod sous les noms d’autres dieux. Des spécialistes identifient Nimrod à la divinité en forme de dragon à tête de serpent Mardouk. Mardouk (Bel-Marduk, Bellus-Marduk ou Baal-Marduk) dieu créateur est la principale divinité des Babyloniens. Il est appelé dans la bible Merodak. Le dieu Mardouk était appelé le taureau d’Ur ou d’Our. Là vient le culte du taureau. Mardouk fut remplacé par le titre « Belou » qui veut dire « propriétaire ». Belou finit par être appelé Bel (grand seigneur) en akkadien dont le nom de sa femme est Bêlit signifie « la Dame » par excellence. Il est appelé Baʿalat en Phénicien et Baal en Hébreu. En Égypte, Baal est assimilé aux dieux Seth et à Montou. Donc c’est le culte d’un même dieu sous différents noms.

    En Hébreux Baal veut dire plusieurs choses. L’une des significations, il veut simplement dire propriétaire. Ainsi quand-ton li « mon Baal » cela veux simplement dire « mon propriétaire ». Mais Baal est aussi le nom d’un des faux dieux et déesses du panthéon cananéen. Toujours accompagné de la déesse Astarté (Ashtoreth, Ishtar), le dieu Baal (Mardouk) était androgyne ou bisexué. Il y avait un rapport avec l’astrologie, car on faisait des offrandes aux étoiles. Ce culte était dépravé, car Baal comme sa femme, était un dieu de la fécondité. En certaines occasions, ses adorateurs masculins portaient des vêtements féminins tandis que de leurs côtés, les femmes elles étaient armées vêtues en guerriers. Des prostituées, hommes et femmes, servaient sur les hauts lieux où les Cananéens ne se livraient pas seulement à la prostitution rituelle, mais aussi aux sacrifices d’enfants. Les rites païens en l’honneur de Baal, s’accompagnaient parfois d’autoflagellations et d’automutilations d’où vient l’origine de la mortification de la chair encore pratiquée en secret au sein de l’Église catholique et chez l’hindouisme et le bouddhisme. Le Baal qu’adoraient les Philistins qui étaient des ennemis de longue date des adorateurs de Jéhovah était aussi appelé Béelzéboul et Béézéboul. Or, dans la bible, « Béelzéboub » est un nom appliqué à Satan, le prince, ou chef des démons. La statue de Mardouk, un dragon à tête de serpent, fait penser aux expressions bibliques « Grand Dragon et au serpent originel » qui désigne Satan.

    SÉMIRAMIS FEMME DE NIMROD

    En accord avec la loi sur l’hérédité, sachant que les premiers parents ne pouvaient donner la perfection qu’ils avaient perdue, à leurs futures enfants, Dieu n’avait pas tardé de donner un espoir pour l’humanité, celle d’une semence. « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et sa semence. Il te meurtrira à la tête et tu le meurtriras au talon » Genèse 3:15. Toutefois, Dieu savait que le serpent, l’ange rebelle appelé Satan, allait lui aussi susciter sa propre semence et les deux semences entreront en conflit.

    De son côté, la religion babylonienne, adoratrice de démons et d’art occultes, a présenté son propre moyen de salut. Sémiramis, la reine et femme de Nimrod, a fait déifier son mari décédé, sous la forme d’un dieu-soleil qui donne la vie, Mardouk (Baal). Pour faire renaître Nimrod, ce dernier est réincarné sous la forme d’un enfant du nom de Tammuz ou Dumuzi en sumérien, considéré comme la semence attendue est également un dieu de la fertilité.

    Le culte babylonien présente Jéhovah comme menteur. Le Créateur dit que les morts retournent en poussière, le culte babylonien lui dit « non, tu ne meurs pas », l’âme est immortelle. Le Créateur parle du libre arbitre donner à tous les hommes. Tandis que, l’astrologie affirme que tout est inscrit d’avance dans les astres, minimisant également la responsabilité d’Adam et Ève. Ce n’est pas la semence de Dieu qui apportera le salut, mais celui de Tammuz. Ce sauveur est la 3e personne de la trinité babylonienne; Sémiramis (ou Ishtar), Nimrod (ou Mardouk le dieu principal) Tammuz (ou Nimrod incarné).

    L’initiale ‘T’ du nom de Tammuz le sauveur est devenue le Tau mystique des Chaldéens signe de vie d’où est sorti le culte de la croix. Il est devenu l’un des symboles les plus sacrés du culte babylonien. Ce symbole du dieu Tammouz, c’est-à-dire la croix et le signe de la croix, s’est grandement propagé ailleurs. En Grèce et en Égypte où tous les dieux portaient le signe de la vie (l’union sexuelle d’Isis et d’Osiris), c’est à dire une croix à la main, on faisait le signe de croix. Les dieux Bel, Bacchus (Dionysos), le dieu hindou Ganesh, la croix est l’emblème favori du bouddhisme et même Odin en Norvège ont un symbole en forme de croix également. À Rome, les prêtres païens utilisaient le signe de croix à toutes les sauces et ce symbole (la crux) se trouvait en abondance sur leurs vêtements. Plusieurs grands musé démontrent que la croix était vénérée bien avant la venue du Christ et que le turban autour de la tête du dieu babylonien Tammuz apparaissait une rangée de croix.

    Dans la bible les mots en grec classique traduits par croix sont stauros et xulon. Le premier « stauros », désignait un poteau, un palis ou un pieu dressé. Le second « xulon » était du bois coupé pour le chauffage (bûches) ou pour la construction (poutres), un bâton, ou un poteau servant à exécuter un criminel. Dans l’ancien grec, ces deux mots ne désignaient jamais une pièce de bois en forme de croix. N’ayant aucun fondement biblique pour justifier le culte de la croix, on a falsifié la traduction dans la bible. Le site du Louvre la bible : « Vers le milieu du IIIe siècle, les Églises admettaient en leur sein les païens, et leur permettaient de conserver leurs signes et symboles. D’où le Tau ou T, dans sa forme la plus employée, avec la barre transversale abaissée, qui fut adoptée pour représenter la croix du Christ. (…) Dans l’ancien Israël, les juifs infidèles ont pleuré la mort du dieu babylonien Tammuz, conduite qualifiée de ‘ chose détestable ’. (Ezékiel 8:13,14). La croix était le symbole de ce dieu, que l’on a aussi identifié à Nimrod, le fondateur de Babel ».

    Sémiramis finit par être connue sous le nom de la déesse de la fertilité et de la guerre babylonienne Ishtar ou sous le nom de Bêlit. Donc, Isntar était à la foi l’épouse et la mère de Nimrod, Mardouk ou Tammuz qui sont tous deux, la même personne. Ishtar était MÈRE DE DIEU, et le culte de LA MÈRE ET L’ENFANT, vint à l’existence. Le site musé du Louvre avec la bible : « de Babylone le culte de la “Mère et de l’Enfant” se répandit jusqu’au bout du monde. Les adorateurs d’Ishtar l’appelaient la Sainte Vierge, et ils la priaient d’intercéder auprès des dieux irrités. » La déesse-mère de la fertilité Ishtar, était représenté entre autres, par un poteau sacré ou tenant un enfant et était identifiée à la planète Vénus. Son nom se prononce « Easter » comme le nom anglais qui désigne Pâque. Les vestiges du culte de cette déesse sont toujours présents avec les œufs et les lapins de Pâques.

    Ishtar est constamment associée à Mardouk (Nimrod) son mari. Elle est la « Reine des Cieux » ou « Reine des Cieux et des étoiles » ou « Notre Dame », on l’appelle Inanna chez les Sumériens qui veut dire également « Reine du Ciel », Rê ou Ptah pour les Égyptiens, Aphrodite en Grèce, Ashéra en Hébreu, Tanit chez les Carthaginois, Turan en Étrurie et Vénus pour les Romains. Comme elle est à la fois Lune et Vénus, Vénus est regardée comme une déesse vierge et une déesse mère en même temps. Ce que nous retrouvons dans le culte catholique romain de la vierge Marie. Tous comme pour Mardouk, la déesse Ishtar est également adorée sous différents noms.

    « Ne vois-tu pas ce qu’ils font dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu et les femmes pétrissent de la pâte pour faire des gâteaux sacrificiels à la ‘ reine des cieux ’ ; et l’on verse des libations à d’autres dieux, afin de m’offenser. ‘ Est-ce moi qu’ils offensent ? ’ c’est là ce que déclare Jéhovah. ‘ N’est-ce pas eux-mêmes, pour la honte de leur visage ? ’ C’est pourquoi voici ce qu’a dit le Souverain Seigneur Jéhovah : ‘ Voyez ! Ma colère et ma fureur se déversent sur ce lieu, sur l’humain et sur l’animal domestique, sur l’arbre des champs et sur le fruit du sol ; elle brûlera réellement, elle ne s’éteindra pas. » Jérémie 7:18-20.

    BABYLONE: IDOLATRIE ET PRATIQUES SPIRITES MONDIALE

    On ne peu attribuer au hasard, la ressemblance des divinités des peuples de l’Antiquité. : « Non seulement les Égyptiens, les Chaldéens, les Phéniciens, les Grecs et les Romains, mais encore les hindous, les bouddhistes de Chine et du Tibet, les Goths, les Anglo-Saxons, les druides, les Mexicains et les Péruviens, les aborigènes d’Australie, et même les sauvages des îles des mers du Sud, ont dû tous puiser leurs conceptions religieuses à une source commune et à un centre commun. On relève partout les coïncidences les plus déconcertantes dans les rites, les cérémonies, les coutumes, les traditions, ainsi que dans les noms et les relations entre leurs dieux et déesses respectifs. » — The Worship of the Dead, Londres, 1904, p. 3.

    « Après ces choses j’ai vu un autre ange qui descendait du ciel, avec un grand pouvoir ; et la terre a été illuminée de sa gloire. Et il a crié d’une voix forte, disant : “ Elle est tombée ! Babylone la Grande est tombée, et elle est devenue une demeure de démons, et un repaire de toute émanation impure, et un repaire de tout oiseau impur et haï ! Car à cause du vin de la fureur de sa fornication toutes les nations sont devenues [ses victimes], et les rois de la terre ont commis la fornication avec elle, et les marchands itinérants de la terre se sont enrichis grâce à la puissance de son luxe insolent. ” Et j’ai entendu une autre voix venant du ciel dire : “ Sortez d’elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne voulez pas recevoir [votre part] de ses plaies. Car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est rappelé ses actes d’injustice. Rendez-lui comme elle-même a rendu, et faites-lui deux fois plus, oui deux fois le nombre des choses qu’elle a faites ; dans la coupe où elle a mis un mélange, mettez-lui deux fois plus de ce mélange. Dans la mesure où elle s’est glorifiée et a vécu dans un luxe insolent, dans la même mesure donnez-lui tourment et deuil. Car dans son cœur elle dit sans cesse : ‘ Je suis assise en reine, et je ne suis pas veuve, et je ne verrai jamais le deuil. ’ Voilà pourquoi en un seul jour ses plaies viendront : mort et deuil et famine, et elle sera complètement brûlée par le feu parce que Jéhovah Dieu, qui l’a jugée, est fort. » Apocalypse ou Révélation 18 : 1-8.

    À cause de son culte démoniaque et idolâtre, Jéhovah a dévasté la Babylone antique et jusqu’à ce jour, et selon sa promesse, les efforts de la reconstruire ont été infructueux. En ce qui concerne la Babylone symbolique, le même sort l’attend. Beaucoup de spécialistes pointent du doigt l’Église catholique romaine et orthodoxe. Néanmoins, plusieurs croyances babyloniennes se retrouvent également au sein du reste de la chrétienté et dans les autres grandes religions également. Donc le peuple de Dieu est peu nombreux. Cela ne doit pas nous étonner, les adorateurs du vrai Dieu ont toujours été une petite minorité. En effet, d’après le texte biblique, Dieu demande à SON peuple de sortir de Babylone la Grande, il ne dit pas à SES peuples.

    « Entrez par la porte étroite ; parce que large et spacieuse est la route qui mène à la destruction, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; tandis qu’étroite est la porte et resserrée la route qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui la trouvent. » Matthieu 7 : 13-14.

    « Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. 16 C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne récolte jamais des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons, n’est-ce pas ? 17 De même, tout bon arbre produit de beaux fruits, mais tout arbre pourri produit des fruits sans valeur ; 18 un bon arbre ne peut porter des fruits sans valeur, ni un arbre pourri produire de beaux fruits. 19 Tout arbre qui ne produit pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. 20 Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous reconnaîtrez ces [hommes]. » Matthieu 7 : 15-20.

    Selon l’histoire, les fruits de la fausse religion (le mauvais arbre) sont les fausses croyances véhiculées depuis l’antique Babylone. Ses cruautés comme les croisades, l’inquisition, les guerres de religion, la torture et l’esclavagisme. Ses implications politiques que la bible compare à de la prostitution telle que, ses participations et son support moral pour les deux guerres mondiales. Son support en faveur de divers dictateurs également.

    DEUX CHOIX C’EST TOUT

    « Vois : je mets vraiment aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. 16 [Si tu écoutes les commandements de Jéhovah ton Dieu,] que je te commande aujourd’hui, de manière à aimer Jéhovah ton Dieu, à marcher dans ses voies et à garder ses commandements, ses ordonnances et ses décisions judiciaires, alors, à coup sûr, tu resteras en vie et tu te multiplieras, et Jéhovah ton Dieu devra te bénir dans le pays où tu te rends pour en prendre possession.
    17 “ Mais si ton cœur se détourne et que tu n’écoutes pas, si vraiment tu te laisses séduire, que tu te prosternes devant d’autres dieux et que tu les serves, 18 oui je vous déclare aujourd’hui que vous périrez totalement. Vous ne prolongerez pas vos jours sur le sol vers lequel tu traverses le Jourdain pour aller en prendre possession. 19 Oui, je prends aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre, que j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; et tu dois choisir la vie, afin que tu restes en vie, toi et ta descendance. » Deutéronome 30 : 15-19.

    Voici un point capital. Ce n’est pas l’homme qui choisit. C’est Dieu qui décide comment il veut être adorer. Dans un très proche avenir, Dieu réserve de grandes choses pour ceux qui désirent s’approcher de lui et lui plaire. Pour faire le bon choix, il est obligatoire de se montrer humble, avoir une bonne condition de cœur et disposé à obéir au Souverain Suprême de l’univers. On a tous le libre choix, toutefois, chacun répondra de ses actes.

  69. tchaou permalink
    25 août 2014 12:32

    Avant, dans l’Ancien Testament, dans le temps d’ Abraham, le peuple de Dieu, l’accueillait dans des tentes, ensuite il y a eu l’arche de l’alliance, après, Salomon, construisit un temple, que l’on a gardé comme modèle aujourd’hui !!!
    Mais, Dieu qui a crée les étoiles et l’univers, dont la Terre est son marche-pied, il ne peut habiter dans des ouvrages fait d’homme.
    Jésus est venue mourir à notre place, et Dieu l’a ressuscité le 3 ème jour !
    Depuis ce jour, c’est dans notre cœur, que DIEU, désir résider!!
    Donc c’est dans ton cœur, que commence le culte à Dieu!!
    La bible dit que ceux qui croient de tout leur cœur à Dieu, eux, sont les membres du corps du christ soit de l’Eglise universelle de DIEU.
    Après, le dimanche, on se réunie dans les église, pour la communion fraternelle, et non pour critiquer, ou faire valoir une étiquette religieuse.
    Nous avons le même DIEU, mais ceux qui croit vraiment de tout leur cœur, ceux qui obéissent à la PAROLE du Dieu vivant, et ceux qui la mette en pratique chaque jour de leur vie !!! Ceux la sont appelé fils du DIEU VIVANT, et faisant partie intégrante de l’Eglise universelle !!!!

    Bien à vous!! Que dieu vous bénisse abondamment !!!

    • LeChercheur permalink
      26 août 2014 03:09

      Bonjour Tchaou, dans mon texte du 25 juillet dernier « LA BONNE RELIGION EST CELLE QUI ADORE LE VRAI DIEU AVEC VÉRITÉ ET QUI REJETTE TOUT CE QUI EST FAUX », j’ai donné des exemples des racines du faux culte qui sont confirmées par l’histoire.

      J’ai dénombré les origines babyloniennes et païennes d’un certain nombre de fausses croyances telles que : la trinité, l’âme immortelle, les arts occultes, l’enfer, la pratique de l’autoflagellation, le culte de la fécondité (pâque), l’utilisation de la croix et du signe de croix, le culte de la mère et de l’enfant (la vierge Marie) par exemple.

      Ceci est en opposition à la bible : « Toutefois l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père avec [l’]esprit et [la] vérité ; le Père, en effet, cherche des hommes de ce genre pour l’adorer » Jean 4 : 23. Jean mentionne ici les VRAIS ADORATEURS et LA VÉRITÉ (au singulier). Dieu cherche des adorateurs qui suivent LA VÉRITÉ.

      La prophétie de Genèse 3 : 15 annonça un conflit entre deux semences. La semence de l’ange rebelle Satan qui s’oppose à la semence de Jéhovah. Le livre de Deutéronome 30 : 15-19 ne parle que de deux choix un qui mène à la vie et l’autre à la mort. Matthieu 7 : 13-14 soutient la même idée. Deux chemins c’est tout. Un chemin large qui mène à la destruction, et un étroit emprunté par un petit nombre de gens qui mène à la vie.

      COMMENT RECONNAÎTRE LE BON CHEMIN À PRENDRE?

      Matthieu 7 : 15-20 dit « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

      Pensez-vous que les cruautés perpétrées aux croisades, à l’inquisition, aux diverses guerres de religion, la torture, le soutien à l’esclavagisme et aux nombreux actes de pédophilies sont de bons fruits, digne du véritable christianisme? L’on peu, sans se tromper, qualifier ces crimes ci-dessus mentionnés, comme étant des « crimes contre l’humanité ». Comment peut-on associer le véritable christianisme à ces péchés les plus tragiques qu’a connus l’humanité? Ces gestes ignobles démontrent une DÉSOBÉISSENCE complète de la PAROLE de Dieu ainsi qu’une absence totale de l’amour du prochain que se devaient de manifester les vrais adorateurs du vrai Dieu.

      Le bon chemin passe obligatoirement par le signe distinctif du véritable christianisme. « Par là tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous. » Jean 13 : 35.

      Vous avez écrit : « Nous avons le même DIEU, mais ceux qui croit vraiment de tout leur cœur, ceux qui obéissent à la PAROLE du Dieu vivant, et ceux qui la mette en pratique chaque jour de leur vie !!! »

      LA BIBLE RÉPOND

      Matthieu 7 : 21-23 « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘ Seigneur, Seigneur ’, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : ‘ Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, et en ton nom que nous avons expulsé des démons, et en ton nom que nous avons accompli de nombreuses œuvres de puissance ? ’ Et à eux pourtant je [le] confesserai alors : Je ne vous ai jamais connus ! Éloignez-vous de moi, vous qui pratiquez l’illégalité. »

      « (Dieu) qui veut que toutes sortes d’hommes soient sauvés et parviennent à une connaissance exacte de la vérité. » 1 Timothée 2 : 4.

      « Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais non selon la connaissance exacte ; en effet, ne connaissant pas la justice de Dieu, mais cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. » Romains 10 : 2-3.

      Ces textes démontrent qu’il ne suffit pas de s’appeler chrétien, de croire et de manifester du zèle pour le Dieu de la bible, mais de faire LA VOLONTÉ du père de Jésus, Jéhovah. « LA VOLONTÉ » est au singulier, LA CONNAISSANCE EXACTE et LA VÉRITÉ sont toutes au singulier, il y a là « une étiquette religieuse ». Le peuple du vrai Dieu se devait être différent par leur conduite motivée par l’amour, et leur connaissance exacte de la vérité. Ici encore, on fait référence à un seul chemin. Ceci est en accord avec la prophétie des deux semences de Genèse 3 : 15.

      Je t’invite Tchaou à chercher ce chemin étroit qui mène à la vie. Dans ce chemin, tu devras n’y trouver aucun vestige des croyances babyloniennes. Cherche un culte attaché à la connaissance exacte de la vérité et qui démontre un amour véritable.

      Mes salutations sincères

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