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Mgr Lefebvre : pourquoi on ne peut se rallier à la Rome moderniste ?

21 novembre 2014

« , même si vous nous accordez toute la liturgie de 1962, si vous nous accordez de continuer les séminaires et la Fraternité, comme nous le faisons maintenant, nous ne pourrons pas collaborer, c’est impossible, impossible, parce que nous travaillons dans des directions diamétralement opposées. Vous, vous travaillez à la déchristianisation de la société, de la personne humaine et de l’Église, et nous, nous travaillons à la christianisation. On ne peut pas s’entendre ! Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église, Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr.» (Mgr Lefebvre, le 4 octobre 1987).

71 commentaires leave one →
  1. Telplit permalink
    10 juin 2013 15:54

    Bonjour,

    Je suis un jeune lecteur de La Question. Je crois commencer à cerner l’orientation générale du blog.
    J’aimerais savoir ce qui distingue précisément ces propos d’un sédévacantisme clair et tranché. N’est ce pas une preuve de « perte » de Foi d’affirmer que l’Eglise romaine, le Saint-Siège n’a plus la Foi? Le « les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Elle (l’Eglise) ne vient-il pas s’opposer radicalement à ce refus obstiné de se « rallier » au Saint-Siège, en dépit de la crise actuelle de l’Eglise?

  2. 10 juin 2013 23:02

    elplit ,

    L’orthodoxie d’une doctrine provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église, c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée.

    L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que l’actuelle défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire.

    De la sorte, pour se protéger du modernisme, nous devons résister aux autorités ecclésiastiques quand elles s’écartent de la Tradition.

    Soyons clairs : ce n’est pas par un jugement particulier que nous choisissons de ne pas suivre les enseignements de l’Eglise conciliaire, mais c’est en vertu du critère objectif qu’est la Tradition ; et un catholique – plus encore une société religieuse – a le droit de refuser les documents officiels du concile et ses décisions qui s’écartent de la Tradition.

    La résistance à l’erreur est donc non seulement juste, mais de plus nécessaire afin de sauvegarder la sainte doctrine menacée par les enseignements faussés par l’idéologie moderniste de Vatican II.

    Le sédévacantisme en revanche est fautif, excédant le droit de résistance à l’erreur que rappellent s. Thomas ou s. Robert Bellarmin :

    « Il est licite de résister au Pontife qui… essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29)

    Le sédévacantisme prétend ainsi décider à la place de Dieu, et s’arroge le droit de juger qui est Pape ou ne l’est pas. Or, aucune autorité humaine ne peut démettre un Pape, voire le déclarer démis de sa charge. De par le droit divin qui entoure le successeur de saint Pierre, nul n’a le droit, c’est-à-dire aucun catholique, même très élevé dans la hiérarchie de l’Eglise, n’est autorisé à déclarer que le Pape n’est plus Pape. Ceci est impossible !

    Pourquoi cette impossibilité ? Tout simplement parce que personne ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe :

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (can. 1556).

    Le Pape reste donc dans sa charge, même si soutenant l’erreur. Telle est la position de l’Eglise. Et il doit être reconnu comme Pape, quelles que soient ses positions aventureuses. Cependant, il est du devoir catholique de résister à l’erreur et de ne pas suivre l’autorité lorsqu’elle n’enseigne plus la foi de toujours.

    Voilà la position catholique, la seule et unique en vertu du principe :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème.» Pastor Aeternus, Vatican I.

    Pax Vobis +

    ****************************************************************

    Lire :

    L’absence de Pape est impossible !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/02/labsence-de-pape-est-impossible/

    Le devoir de résistance de la Tradition catholique !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2012/09/16/le-combat-de-la-tradition-catholique/

    • 18 juin 2013 13:19

      « il prétend décider à la place de Dieu, et s’arroge le droit de juger qui est Pape ou ne l’est pas. Or, aucune autorité humaine ne peut démettre un Pape, voire le déclarer démis de sa charge.  »

      Question, dans ce cas quid des antipapes officiels ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Antipape) dans l’histoire de l’Eglise ?

      Il a bien fallut trancher pour ceux là non ? En matière de vérité, Notre Seigneur ne nous dit-il pas :  » Je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée » ?

      Question subsidiaire :
      Poussons votre logique jusqu’au bout « quoiqu’ enseigne le pape, quand bien même il est dans l’hérésie manifeste, il reste pape »
      Donc si je comprend bien selon, si demain le pape enseigne le vol, l’homicide et l’adultère, selon vous il demeure pape ?

      Merci pour vos réponses.

    • Petrus permalink
      22 novembre 2014 19:53

      Pour en finir avec 40 ans de lefebvrisme !

      Quarante ans. Voilà tout juste quarante ans que Mgr Lefebvre publiait sa célèbre déclaration du 21 novembre 2014. Dans Itinéraires, Jean Madiran était allé jusqu’à écrire qu’elle était « la charte de l’Eglise militante ». Elle est en réalité le principal acte fondateur du lefebvrisme et tous ceux qui se réclament du fondateur d’Ecône aujourd’hui encore font totalement leur cette déclaration. C’est le cas de Suresnes et de Menzingen qui ont commémoré le quarantième anniversaire de cette déclaration en la relayant sur les sites Internet de La Porte latine et de Dici. Les dissidents anti-fellaysiens de l’Union sacerdotale Marcel Lefebvre (USML) se réclament, eux aussi, ouvertement, de cette déclaration. Le Père Bruno, coordinateur national de l’USML, a placé ce même texte sur le site officiel de l’Union, France fidèle, et écrit que « ce texte magnifique est la charte de notre combat. (…) Nous faisons nôtre (cette déclaration) ».
      De prime abord l’on pourrait s’étonner : comment se fait-il que des frères ennemis qui ont une vision diamétralement opposée sur le principe d’un accord avec la « Rome moderniste » puissent se réclamer, avec un même enthousiasme et une belle unanimité, de la déclaration du 21 novembre 1974 ? La réponse est simple : c’est que dans cette déclaration, acte fondateur du lefebvrisme, on trouve résumée, concentrée toute l’incohérence fondamentale du mouvement et de la pensée lefebvristes. Dans ce document Mgr Lefebvre reconnaît en Paul VI et dans ceux qui l’entourent au Vatican à la fois la Rome moderniste (à laquelle il faut désobéir) et la Rome éternelle (à laquelle il faut être fidèle). On ne peut en effet comprendre autrement cette déclaration car ceux qui pensaient et disaient que la Rome moderniste n’était en rien la Rome éternelle et qu’elle était donc illégitime, hérétique, apostate et sans aucune autorité ont été systématiquement chassés de la FSSPX. Cela vaut toujours aujourd’hui car expulser tous les prêtres ou séminaristes convaincus de sédévacantisme est vite devenu un sport national (et même international) au sein de ladite Fraternité. Au reste, dans cette déclaration que les esprits superficiels et faux jugent magnifique alors qu’elle est théologiquement nulle et absurde, tout à fait à l’image de son auteur, Mgr Lefebvre reconnaît publiquement l’autorité de Paul VI qu’il qualifie de « saint Père » , de « Souverain Pontife » de « successeur de Pierre » Par trois fois, dans cette déclaration, le fondateur de la FSSPX reconnaît publiquement en Montini le vicaire du Christ. Chapeau bas ! Pis (si l’on puit dire), dans ce texte, Mgr Lefebvre introduit le principe du libre-examen protestant consistant à trier dans les discours et les actes de celui qu’il reconnaît comme successeur de Pierre : « si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes (ceux de Paul VI reconnu par lui comme pape) ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. » Autrement dit Mgr Lefebvre s’érige en magistère parallèle tout en reconnaissant l’autorité de Paul VI. C’est à lui que revient désormais le soin de trier (au nom de quelle autorité ? de quelle infaillibilité ? de quelle légitimité ?) ce qui est catholique, ce qui est acceptable, ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas dans les paroles et les actes de ceux qu’il reconnaît comme vicaires du Christ. Il s’agit là d’une revendication exorbitante car quel est le garant infaillible de la Tradition sinon le magistère, sinon le pape qui est, rappelons-le, la règle vivante et prochaine de la foi. C’est au pape qu’il appartient de dire avec autorité ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas, ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Si l’on pense et agit autrement, on n’est plus catholique. Là où est Pierre, là est l’Eglise.
      On voit donc que le lefebvrisme s’en prend aux fondements mêmes de l’Eglise, vicie gravement l’acte de foi. Car si nous croyons les vérités de foi (objet de la révélation), c’est parce que Dieu les a révélées (auteur de la révélation) et que l’Eglise nous les enseigne (règle de la foi). L’Eglise jouit donc d’une infaillibilité doctrinale. Faire sien le discours lefebvriste, ce n’est rien moins que s’en prendre à la pierre sur laquelle repose l’Eglise. Il faut vraiment que les traditionalistes soient relativistes et se désintéressent complètement des questions doctrinales pour avoir sans cesse à la bouche du saint Marcel par-ci, du saint Marcel par-là (rappelons d’ailleurs que Mgr Williamson a fondé une initiative Saint Marcel, que l’abbé Philippe Laguérie, une fois exclu de la FSSPX en 2004 et auquel Suresnes avait envoyé des vigiles et des chiens pour le chasser du prieuré de Bruges, avait fondé une cultuelle saint Marcel, que ses partisans avaient animé un site nommé Fraternité canal historique et que ceux qui entourent aujourd’hui Richard Williamson sont regroupés dans l’Union sacerdotale Marcel Lefebvre. Comme s’il s’agissait déjà d’un saint canonisé par la sainte Eglise ! Même l’abbé Abrahamowicz a créé en Italie une Domus Marcel Lefebvre. Décidément on n’en sort pas ! ) Comme me le confiait plaisamment un vieux prêtre sédévacantiste, il ne faut pas trop attendre des prêtres qui quittent aujourd’hui la FSSPX (ou qui en ont été chassés) car après avoir été 10, 20, 30 ou 40 ans dans une fosse septique ou une fosse à purin, c’est normal qu’ils sentent mauvais ! Ou, comme me le disait pareillement une dame à la pointe du combat sédévacantiste ultra depuis un demi-siècle « que vouliez-vous qu’il sortît de bon d’une source empoisonnée comme Lefebvre ? » Difficile de lui donner tort.
      Nous l’avons déjà souvent écrit : Monseigneur Lefebvre, c’est comme le Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris : on y trouve tout… et son contraire ! C’est pourquoi, dans les divisions actuelles de la FSSPX et des communautés amies, l’on se lance à la figure des déclarations contradictoires, mais toutes parfaitement authentiques, de Mgr Lefebvre pour justifier sa position. Chacun s’érige ainsi en disciple authentique du défunt fondateur de la FSSPX, en gardien de l’Ordre du temple lefebvrien sans jamais se poser la question de savoir si ces divisions fratricides n’ont précisément pas pour origine les incohérences, les atermoiements et, disons-le, la duplicité de Mgr Lefebvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas un modèle d’invariance. En avril 2012 les évêques de la FSSPX se sont envoyés sans aménité des lettres cinglantes avec des citations contradictoires mais authentiques de Mgr Lefebvre. Les accordistes mettent en avant les nombreuses déclarations et prises de position du fondateur d’Ecône en faveur des accords avec les occupants du Vatican, les anti-accordistes mettent en exergue les déclarations, aussi nombreuses, du même Mgr Lefebvre contre les accords. Mais tous restent inconditionnellement lefebvristes sans se poser de questions ! C’est t’y pas beau !
      Si Mgr Lefebvre a dit tout et son contraire, c’est qu’il n’a pas osé franchir le Rubicon. Par tempérament diplomate, libéral et consensuel, par lâcheté, par crainte des conséquences, bref pour des raisons essentiellement mondaines. Or il n’est rien de pire que ceux qui ne vont pas au bout de leur combat. Dieu vomit les tièdes. La tiédeur, c’est déjà une forme de trahison, peut-être la pire qui soit. Il faut rappeler que Mgr Lefebvre n’a réagi que très tardivement à la révolution dans l’Eglise. Il a ainsi refusé d’apposer sa signature au Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci (en fait le texte avait été rédigé par le père Guérard des Lauriers autrement plus doctrinal que le fondateur de la FSSPX, même si sa thèse ne nous convainc nullement !), il a signé tous les textes de Vatican II contrairement à ce qu’il avait affirmé mensongèrement pendant des années (il a fallu attendre la biographie de Mgr Tissier de Mallerais pour mettre fin à cette légende) et il a demandé (et obtenu) les autorisations nécessaires à de (pseudo-) autorités conciliaires pour la création de la Fraternité et du séminaire en 1970. Mgr Lefebvre n’était donc pas un briseur de barrage, un valeureux combattant de la foi. Là où nous aurions eu besoin d’un athlète de la foi, nous avons eu un diplomate. Là où il aurait fallu un confesseur de la foi, nous avons eu un prélat pragmatique et naviguant à vue. Là où il aurait fallu un pourfendeur infatigable de l’hérésie et de l’apostasie, nous avons eu un politicien essayant de négocier une place au sein de l’église conciliaire. Là où il aurait fallu former des âmes de feu, des âmes qui brûlent, prêtes à tous les sacrifices, toutes les persécutions, n’ont été promues que des lavettes énamourées devant Monseigneur (Mgr a dit, Mgr a fait, Mgr pense…), des tartuffes, des hommes sans consistance, sans conviction, sans colonne vertébrale, des Lorans, des Schmidberger, des Simoulin, des Bouchacourt, des de La Rocque, digne héritier du défunt colonel de La Rocque connu pour son modérantisme et son strict légalisme à l’égard de la IIIe République maçonnique, des Fellay qui, dans le civil, n’aurait pas pu espérer mieux qu’être chef de rayon à la Migros !
      Si tous ces gens n’étaient pas aveuglés par le culte sectaire qu’ils vouent à un simple évêque sans juridiction et qu’ils étaient un tant soit peu capables d’esprit critique, de distance critique à l’égard de leur maître à penser, ils auraient compris que les crises à répétition de la FSSPX depuis quarante ans n’ont d’autre origine que les incohérences doctrinales de Mgr Lefebvre, que sa versatilité. Selon ses intérêts du moment, selon ses interlocuteurs, selon ses auditeurs, il était capable de dire tout et son contraire. Y compris à l’intérieur d’un même discours, d’une même homélie. Il serait d’ailleurs instructif de faire un livre sur les contradictions permanentes du ci-devant archevêque de Dakar. Sur la page de droite on mettrait les déclarations de rupture avec le modernisme et avec le Vatican, sur la page de gauche celles en faveur d’un accord pratique. Le résultat serait édifiant. Et il est faux de dire que ces contradictions ne seraient que l’effet d’un retard à l’allumage, de l’obscurité de la situation et qu’elles se seraient dissipées peu à peu, le temps l’aidant à voir plus clair. En septembre 1987 il déclare que Rome est dans l’apostasie, que tous ces gens ont quitté ou quittent l’Eglise, qu’on ne peut pas collaborer avec eux, même s’ils donnent un évêque, même s’ils lèvent les sanctions contre la FSSPX. Et presque aussitôt après cette déclaration apparemment très ferme, il s’engage dans des discussions avec le Vatican qui aboutissent à la signature du protocole d’accord le 5 mai 1988. Lequel n’est guère moins lamentable que le protocole signé 24 ans plus tard par Mgr Fellay.
      Dans les deux déclarations on reconnaît et on approuve explicitement le nouveau code de droit canon de 1983, la validité de la nouvelle messe et de tous les nouveaux sacrements, l’autorité de l’occupant du siège de Pierre et même Vatican II. Dans le document signé par Mgr Lefebvre, il est ainsi écrit : « Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due ». Dans la déclaration de Mgr Fellay, on peut lire : « le concile Vatican II à son tour éclaire — c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement — certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement. » Certes Mgr Lefebvre a retiré sa signature dès le lendemain (6 mai 1988) mais, comme Mgr Fellay après lui, il ne s’est jamais vraiment rétracté sur le fond. Il aura même plusieurs déclarations ultérieures où il affirme que ce préambule n’était pas vraiment mauvais ni inacceptable car sinon il ne l’aurait pas signé. Ce qui a finalement empêché l’accord à l’époque, c’est le manque de confiance envers ses interlocuteurs romains et nullement la doctrine, la foi, les principes intangibles. Le désaccord s’est fait sur la composition des membres de la commission romaine qui devait être chargée de la « tradition » et à cause des doutes qu’avait Mgr Lefebvre dans la volonté de ses interlocuteurs de lui accorder un évêque issu de la FSSPX pour assurer la survie de son œuvre. Pour justifier qu’il soit quand même passé à l’acte en faisant des sacres sans mandat tout en reconnaissant publiquement l’autorité de Jean Paul II et en se disant en communion avec lui au canon de la messe, c’est-à-dire dans la partie la plus importante, la plus sacrée du saint sacrifice, et alors même qu’un an plus tôt il confiait dans un entretien avec Michel Reboul dans Monde et vie que s’il sacrait des évêques sans mandat pontifical il serait schismatique, Mgr Lefebvre eut une argumentation lamentable digne de sa personnalité : « les tentes sont louées », « les gens ont payé l’hôtel », bref on ne peut plus faire marche arrière.
      Le jour des sacres, dans son homélie, Mgr Lefebvre avait demandé que soient gravés sur sa tombe ces fameux mots de saint Paul : « Tradidi quod et accepi » J’ai transmis ce que j’ai reçu. Ses disciples ont évidemment obéi à sa recommandation. Et ses sectateurs encore aujourd’hui se pâment devant cette déclaration. Or là encore il s’agit d’une imposture : où Mgr Lefebvre a-t-il appris qu’un concile œcuménique promulgué par un vrai pape pouvait être faillible et seulement pastoral ? Où a-t-il lu que l’on pouvait sacrer des évêques contre la volonté explicite et publique de celui que l’on reconnaît comme le vicaire du Christ ? Où a-t-il appris que le magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’était pas nécessairement infaillible ou que, pour qu’il le soit, il faut un consensus non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ? Où a-t-il appris que l’on pouvait maintenir un séminaire, former et ordonner des prêtres contre l’ordre formel de l’autorité que l’on considère comme légitime ? Où a-t-il appris que l’on pouvait conférer le sacrement de confirmation dans n’importe quel diocèse du monde sans même en référer à ceux que l’on reconnaît comme évêques résidentiels légitimes ? Où a-t-il appris que l’on pouvait se dire catholique et désobéir en tout à celui que l’on reconnaît publiquement comme vicaire du Christ ? Dans quel manuel de théologie catholique a-t-il appris que les canonisations faites par un vrai pape pouvaient ne pas être infaillibles, qu’une messe, qu’un code de droit canon, qu’un catéchisme, qu’un rituel de sacrements promulgués par le pape pour l’Eglise universelle pouvaient être nocifs et dangereux pour la foi ? Où a-t-il appris que l’on pouvait chasser à vie de sa prétendue fraternité et sans aucune hésitation des prêtres, des diacres que l’on a soi-même ordonnés au seul motif qu’en conscience ils ne peuvent se dire en communion au canon de la messe avec des occupants du siège de Pierre qui détruisent l’Eglise ? Où a-t-il appris que l’on pouvait sans aucun problème de conscience les jeter à la rue sans se soucier de leur survie, de leur couverture sociale, de leur détresse, de leur déréliction ? En cela, soit dit en passant, Mgr Fellay est un digne héritier de Mgr Lefebvre. Et c’est cet homme misérable que l’on présente comme un saint, comme un héros et un athlète de la foi, comme le sauveur de l’Eglise et de la Tradition. Alors qu’il en a été le plus redoutable et efficace fossoyeur.
      Comme l’écrivait avec sévérité mais avec justesse feu le père Barbara : après Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II (et, ajouterions-nous aujourd’hui, Benoît XVI et François), Mgr Lefebvre a été l’un des principaux destructeurs de l’Eglise militante, le plus redoutable adversaire du sédévacantisme et donc de la vérité catholique. Combien de prêtres et de laïcs m’ont déclaré qu’ils seraient devenus sédévacantistes sans Mgr Lefebvre auquel ils faisaient, à tort, toute confiance ? Il n’y a certes pas de quoi se vanter de ce bilan calamiteux. Chaque fois qu’il fallait faire un choix crucial, Lefebvre fit le mauvais : sur la validité de la messe et des nouveaux sacrements, sur l’autorité des occupants illégitimes du siège de Pierre, sur l’acceptation de la liturgie et du bréviaire de Jean XXIII, sur le choix des hommes aux postes-clés.
      La Fraternité Saint-Pie X, c’est un peu comme le Parti communiste de la grande époque. Il faut suivre inconditionnellement la ligne du parti, même quand celle-ci change (et elle change souvent). Si l’on n’obéit pas, on est expulsé sans pitié. Faire l’histoire de la Fraternité depuis quarante ans, c’est écrire l’histoire de ses purges, de ses exclusions. Il n’est donc pas étonnant que tout ce milieu soit de moins en moins crédible sur le plan humain, intellectuel et doctrinal. Un édifice ainsi construit sur du sable ne peut donner de bons fruits. Ce qui maintient encore en vie la FSSPX, c’est la force de la structure et la tyrannie de sa direction. De sorte qu’elle peut durer encore un certain temps : après tout, les partis politiques eux-mêmes, malgré leurs trahisons, leurs crimes, les scandales multiples qui les éclaboussent, se maintiennent durablement en vie et traversent les décennies. Mais si la structure demeure sur le plan légal, on peut s’interroger : que restera-t-il dans vingt ou trente ans du lefebvrisme, une fois que la FSSPX et les communautés amies auront été complètement absorbées par l’église conciliaire, lorsque ce seront les faux prélats conciliaires qui conféreront les ordinations, les confirmations ? Rien probablement. Ou si peu. Mgr Lefebvre n’aura rien sauvé du tout. Pas même la messe puisque ce seront des « évêques » conciliaires invalides qui assureront demain les ordinations au sein de la FSSPX. Et même s’ils utilisent le rite traditionnel, cela ne sera d’aucun effet puisque ces “évêques” conciliaires ne sont ni prêtres ni évêques ayant été ordonnés et sacrés dans le cadre du nouveau rituel des ordinations et des sacres du 18 juin 1968 de Montini.

      Un certain nombre de prêtres à la base ne sont pas en phase avec l’actuelle politique de Menzingen mais ils suivent quand même car ils ne savent pas où aller. Ils sont perdus et le courage n’est pas leur vertu première. Il faut dire qu’avec un tel fondateur ils ont été, si j’ose dire, à bonne école. Et que dire des quatre évêques, plus lamentables les uns que les autres, y compris Richard Williamson qui accorde le plus grand crédit à de pseudo-apparitions mariales à une fidèle illuminée de la FSSPX et qui multiplie dans ses Kyrie eleison les attaques stupides et absurdes contre le sédévacantisme montrant ainsi une fois de plus que s’engager à ses côtés est une totale impasse. Mgr Lefebvre, c’est clair, a bien choisi ses évêques. Ils sont et mourront lefebvristes, qu’on se le dise, même s’ils se détestent entre eux ! Quant aux prêtres hostiles à la politique de Menzingen, ils préfèrent se soumettre à la terreur plutôt que de subir les simulacres de procès qu’a ainsi connu un abbé Pinaud ou un abbé Salenave. Comme dans les procès staliniens il fallait que le “coupable” reconnût sa faute, demandât pardon au tyran de Menzingen, à l’associé de l’affairiste milliardiaire et sioniste Maximilien Krah. On n’essaie pas de convaincre l’accusé qu’il se trompe, qu’il a tort sur le plan doctrinal, qu’il est dans l’erreur. Non, il doit confesser sa faute, demander publiquement pardon au grand timonier, promettre de ne plus recommencer et obéir en tous points à la ligne du parti. C’est ainsi que Mgr Lefebvre procédait à son époque : il refusait de rencontrer ceux qui l’avaient quitté ou qu’il avait exclu avant qu’ils ne fassent repentance et lui demandent pardon. L’abbé Seuillot nous a affirmé par exemple que c’est ainsi que Mgr Lefebvre avait procédé dans son cas. De sorte que l’entretien n’eut jamais lieu. Avec l’abbé Zins c’est encore pire : il avait fait croire à ce dernier qu’il accepterait de le rencontrer ; l’abbé Zins, désargenté, avait fait un long voyage pour le voir et finalement il s’est arrangé pour ne jamais le rencontrer, le faisant longuement poireauter. Mais à part ça, c’est sûr, Marcel Lefebvre est un saint qui est au paradis !
      On notera d’ailleurs que dans la si mal nommée Fraternité les procédés sont les mêmes à gauche qu’à droite : on a chassé sans ménagement l’abbé Aulagnier en 2003 (par un simple fax, difficile d’aller plus loin dans la sécheresse administrative) parce qu’il approuvait les accords de Campos. C’est d’autant plus un comble que c’est Menzingen qui a demandé aux prêtres de Campos de s’asseoir à ses côtés à la table des négociations avec le Vatican en 2000-2001. Et l’accord que l’abbé Aulagnier voulait faire sincèrement avec le Vatican, tout le monde sait aujourd’hui que Mgr Fellay y travaillait déjà à l’époque. Mais Paul Aulagnier avait simplement eu le tort de se déclarer trop tôt et trop ouvertement accordiste. Mgr Fellay, lui, voulait arriver au même objectif par la ruse, le mensonge et la duplicité. D’où l’orchestration pendant quinze ans d’un double discours : un discours ad intra contre les accords dans ses homélies, ses conférences, dans Cor unum. Et un discours ad extra (à travers notamment sa discrète et efficace courroie de transmission, le GREC) en faveur d’un rapprochement et d’un accord avec la “Rome moderniste”. Il est difficile d’aller plus loin dans la manipulation. Naturellement, pendant de longues années, les troupes lefebvristes n’y ont vu que du feu. Et maintenant que Fellay est débarrassé de Mgr Williamson, des dominicains d’Avrillé, des bénédictins de Nova Friburgo et des prêtres les plus remuants contre toute perspective d’accord, tout indique que la FSSPX va se rallier dans les mois ou, plus probablement, dans les quelques années qui viennent à la secte conciliaire.
      On le voit : la Fraternité Saint-Pie X n’aura servi historiquement qu’à canaliser et à neutraliser la résistance catholique à Vatican II et aux détestables réformes qui en sont issues. Comme le Front national aura réussi à neutraliser la résistance française au mondialisme et à la destruction de la France. Il faut vraiment avoir une cervelle de colibri pour ne pas le voir.
      Que faut-il donc faire pour ceux qui veulent rester intégralement catholiques dans les ténèbres actuelles ? Prier, se sanctifier, garder la foi dans toute son intégrité, voir clair sur l’hérésie moderniste et sur l’imposture du lefebvrisme. En résumé l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique, les occupants du siège de Pierre depuis Jean XXIII ne sont pas les vicaires du Christ, Mgr Lefebvre n’est pas le sauveur de la tradition mais son fossoyeur. Tout le reste n’est que balivernes.
      Petrus.

    • 25 novembre 2014 10:26

      La diatribe contre Mgr Lefebvre par un sédévacantiste forcené (l’anonyme Petrus) ne mériterait aucune réponse si ce n’est que c’est peut-être l’occasion de tirer le bien du mal, et de réaffirmer quelques principes importants.

      Tout d’abord, en remplaçant le nom de Mgr Lefebvre par Jésus Christ, on croirait lire la diatribe typique d’un athée contre Notre Seigneur Jésus Christ, montrant les différentes lectures de ses paroles par Catholiques, Protestants, et tutti quanti, les apparentes contradictions, etc. Une telle diatribe ne prouve qu’une chose : que celui qui la fait n’a rien compris à ce qu’il critique.

      Pour bien comprendre Notre Seigneur Jésus Christ, il ne suffit pas d’écouter ses paroles, il faut encore suivre son exemple, spécialement quant aux vertus telles que l’humilité, qui ouvrent le cœur à la grâce. De même, ceux-là comprennent mieux Mgr Lefebvre, qui s’efforcent de suivre son exemple.

      L’unité de la vie de Mgr Lefebvre peut se résumer en un mot : fidélité, au service du Christ-Roi. Sa déclaration du 21 novembre 1974 n’est qu’une charte de fidélité. Fidélité à la Foi de toujours, fidélité à la morale de toujours, fidélité à liturgie de toujours, ET fidélité à l’unique Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, la sainte Eglise Catholique.

      Une telle fidélité est mise à l’épreuve par la recrudescence des maux, mais la foi Catholique n’est pas cathare et reconnaît qu’il y a dans l’Eglise un mélange de bons et de méchants (« bonos et malos » Mt. 22:10) : ce dogme est inséparable de la grande vérité enseignée par St Augustin : «les mauvais dans l’Eglise […] ne peuvent pas nuire aux bons qui ne consentent pas avec eux au mal.» (Breviculus Collationis cum Donatistas, 1:10). En d’autres termes, la communion avec les mauvais dans l’Eglise ne nuit pas aux bons, car elle est essentiellement une communion au Christ dans son Corps Mystique ; mais pour cela, il faut ne pas consentir au mal ! D’où les deux aspects que Petrus n’arrive pas à comprendre chez Mgr Lefebvre : et le rejet de toute compromission avec l’erreur, et le maintien d’une communion avec les membres de la hiérarchie de l’Eglise, malgré leurs maux. Ces deux aspects ne sont que l’unique fidélité à Notre Seigneur Jésus Christ, Tête et Corps!

      Il y a dans la position sédévacantiste une hypocrisie détestable, qui consiste à exagérer les prérogatives du Pape… pour mieux rejeter le Pape ! Il fait du pape « la règle vivante et prochaine de la Foi » sans restriction ; mais ne croyez-pas qu’il suit cette règle ; ce n’est que pour mieux rejeter le Pape qu’il affirme cela. Il est vrai que le Pape est le juge ultime (ici-bas) de ce qui appartient à la Tradition Catholique ; mais ce pouvoir il ne l’exerce précisément que dans son magistère ex cathedra, quand il juge d’une manière ultime et définitive en matière de foi. Il ne faudrait pas penser que les fidèles ne peuvent pas connaître le contenu de la tradition si ce n’est en écoutant le magistère ordinaire du pape d’aujourd’hui, comme s’ils avaient tous été frappés d’amnésie et ne pouvaient se rappeler le magistère d’hier ! Loin de cela, St Paul enseigne clairement qu’on doit rejeter les nouveautés d’aujourd’hui si elles s’opposent à « ce qui a été reçu » (Gal. 1:8-10). C’est encore par fidélité au magistère des Papes depuis St Pierre, qu’on doit rejeter les nouveautés des papes récents, dans la mesure où elles s’opposent à ce magistère passé et constant. Et cette référence au magistère passé est explicitement enseignée par St Vincent de Lérins : « Que faire, si une nouvelle contagion essaye d’infecter non seulement une partie de l’Eglise, mais le tout? C’est alors qu’il faut s’attacher à l’antiquité, qui ne peut plus être séduites par les fraudes et nouveautés d’aujourd’hui. » (Commonitorium, 3).

      Nous prions avec confiance pour qu’il ait entendu ces paroles : « C’est bien, serviteur bon et fidèle… entre dans la joie de ton seigneur ! » (Mt. 25:21).

      Vierge Fidèle, priez pour nous !

      Abbé François Laisney, fsspx

      http://tradinews.blogspot.fr/2014/11/abbe-francois-laisney-fsspx-apres-la.html

  3. charles permalink
    11 juin 2013 16:53

    Inutile de vous dire, cher Telplit, que vous frappez à la porte de bien mauvais maîtres!!!!
    Pertinaces dans leurs erreurs, ce qu’ils ne vous disent pas les condamne absolument et leurs raisonnements sophistiques et spécieux ne s’appliquent pas à la secte conciliaire et ne le peuvent qu’à une Eglise en ordre, une Eglise du passé!
    Voici donc pour vous , âme de bonne volonté, un petit contre-poison immédiat:

    Absence de pape

    ——————————————————————————–

    http://www.virgo-maria.org/mystere-iniquite/documents/chapters/documents_published/doc3/node76.html

    • Lagomer permalink
      12 juin 2013 22:37

      Charles, toujours aussi aimable à l’égard de La Question, qui vous offre tout de même la possibilité de vous exprimer et de dire ce que vous pensez.

      Vous pourriez écrire « à mon avis La Question se trompe »….ou bien « à mon sens je pense que La Question est dans l’erreur… » ça serait plus courtois et beaucoup plus civil.

    • petittroupeau permalink
      23 novembre 2014 18:45

      vous y allez un peu fort, il est possible que mgr Lefebvre ait eu des ambivalences mais qui n’en aurait pas eu aussi en ces temps de ténèbres qui touchaient son époque. Il vivait à une époque où les certitudes n’étaient plus aussi assumées et on ne pouvait pas voir comme aujourd’hui les fruits pourris issus de ce « concile » apostat. Il faut aussi se situer dans le contexte de l’époque. Après n’a t il pas eu des pressions pour ne pas aller là où il aurait voulu vraiment aller? Pas simple de juger après coup.

      Mgr Lefebvre s’est pris tout de même pas mal de contrariétés et de choses désagréables dans la figure parce qu’il voulait entre autre sauver la Tradition et je ne suis pas certain que si il n’avait pas initié ce mouvement de défense de la Tradition, celle-ci subsisterait aujourd’hui.

      Sans Mgr Lefebvre tout de même, l’esprit tradi aurait été totalement englouti, personne ne l’aurait fait perdurer. Donc bien sûr que Mgr Lefebvre n’a sans doute pas été parfait, c’est normal il n’est qu’un homme aussi mais c’était quelqu’un tout de même attaché à l’amour de NSJC ,il faisait de tout son possible justement pour le faire aimer autour de lui et c’est tout à son honneur.

      D’ailleurs à la fin de sa vie, il avait bien réalisé alors que peut être en effet il n’avait pas orienté ses séminaires comme il aurait fallu, peut-être vers plus de rigueur voire de sédévacantisme mais il faut considérer aussi le « peu » qu’il a accompli avec l’aide du Seigneur et c’est déjà beaucoup car si ce « peu » n’avait pas été lancé, initié par lui aujourd’hui on ne parlerait même plus de tradition. On doit le considérer cela aussi. Malgré ses probables déficiences, il a sauvé la Tradition, il faut être honnête et le reconnaître cela.

  4. 12 juin 2013 14:19

    Vous pourrez aussi consulter http://virgo-maria.org/articles_HTML/2010/006_2010/VM-2010-06-15/VM-2010-06-15-A-00-Sedevacantisme_Arguments-v1.html (vous préférez peut-être un PDF: http://virgo-maria.org/articles/2010/VM-2010-06-15-A-00-Sedevacantisme_Arguments-v1.pdf). Mais ATTENTION! Les «Frères Dimmond» ne sont ni franciscains, ni plus suspectés de «Feeneyisme» que saint Léon le Grand lui-même. http://la-foi.fr/doctrine/hors_de_eglise.aspx pourra complémenter votre lecture.

  5. 13 juin 2013 02:49

    Très bonne réponse de La Question. De mon côté, j’ ai même conclu qu ‘ un Pape qui au cours de son pontificat aurait pu tomber en hérésie (cela dit comme hypothèse), soit comme théologue particulier soit en dehors du magistère infaillible, et qui en conséquence serait tombé « ipso facto » en excommunication « latae sententiae », garde néanmoins la puissance de juridiction du fait que le baptême et le sacrement de l’ ordre qui en sont le fondement sont irrémissibles (caractère) et en vertu de l’ erreur commun de fait ou de droit (L’ Eglise supplée dans ce cas là).

  6. Pélikan permalink
    13 juin 2013 11:44

    Entièrement d’accord avec Lhd (et La Question), le pape reste pape, mais seulement sur le plan de sa juridiction puisque son hérésie lui interdit d’être pleinement pontife.

    Il faut considérer sur ce sujet que la succession apostolique peut être matérielle ou formelle.

    La première est la possession nue du siège, c’est-à-dire la possession du siège sans l’autorité, la seconde est la possession du siège avec l’autorité.

    Cette distinction est très connue, reconnue de tous les docteurs, elle est antérieure à la présente question de la vacance du siège et montre comment l’Eglise ne peut demeurer comme unique corps moral (faute du sédévacantisme absolu dont Charles et Y.W. se font ici les avocats), si la lignée matérielle légale ne continue pas sans interruption à partir de Saint Pierre lui-même.

    « La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques. La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans, l’attribution de l’autorité. » (CARD. LUDOVICUS BILLOT, S.J. De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927, p. 262).

    Voilà ce qui explique pourquoi, la désignation à recevoir l’autorité n’implique pas nécessairement la possession de l’autorité si la personne désignée pose un quelconque obstacle à recevoir cette autorité.

    Le pape hérétique, ou qui soutient l’hérésie moderniste comme de nos jours, n’est plus pape formellement, mais il reste cependant dans l’état purement matériel de pontife quant à l’autorité, et ne brise pas la succession pontificale depuis Saint Pierre, ce qui de toute manière est impossible.

    C’est ce que rappelle Vatican I, frappant d’anathème ceux qui nient cette vérité catholique : « Saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle.» (Pastor Aeternus, Vatican I).

  7. papy permalink
    14 juin 2013 19:01

    Pelikan..vous déraillez complètement! Vous tordez à contre-sens les paroles du Cardinal Billot!!! Que ne feriez-vous pour défendre la fameuse fou-thèse!!!!
    Pour être désigné il faut être catholique…pour posséder l’autorité de la succession apostolique, il faut également être catholique!!!
    J’en conclus que vos « papes » (materialiter ou non,on s’en moque!)) sont catholiques à 100 pour cent! Allez vite rejoignez la secte conciliaire…pour mieux la convertir!
    Pauvre Pélikan!

  8. Gerdil permalink
    15 juin 2013 15:52

    @papy

    Mais pourquoi voulez-vous que Pélikan « déraille » ?

    Pour être désigné, dites-vous : « il faut être catholique…pour posséder l’autorité de la succession apostolique, il faut également être catholique »……fort bien…..

    Donc qui sont les hindous, bouddhistes, musulmans ou adeptes des religions païennes qui ont été désignés selon-vous ?

    Mais au fait….si ce n’est le cas, et il y a de fortes chances pour qu’il en soit ainsi, de quel droit, et à partir de quelle autorité jugez-vous de qui est ou n’est pas catholique ?

    Auriez-vous un mandat du Saint Office ? Etes-vous l’objet d’une révélation privée ?

    Ainsi donc, si votre jugement ne possède pas le pouvoir de décréter qui est pape ou non, vous devez reconnaître l’élu du Conclave comme Pontife si vous vous dites catholique.

    En vertu de ceci :

    Can. 219 :
    « Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction. »

    • 16 juin 2013 13:16

      Si nous ne sommes par exemple pas capables de déterminer que Ben Laden a été assassiné en 2001, a été ressuscité pour être abattu plus tard, alors nous ne sommes par exemple pas capables non plus de déterminer si le noir est blanc.

      Cher Gerdil, est-ce que vous avez compris?!😉

      Connaissez-vous «Révolution»? Le mot «Révolution».

      Ben Laden n’est pas le pape, est-ce que vous en convenez?

      François Hollande, serait-ce lui le pape?!

      Moi, je n’ai reçu aucun mandat de la «Congrégation pour la doctrine du Serpent» (vous vous rappelez peut-être comment un certain Joseph Ratzinger fut surnommé par Mgr Lefebvre…). Des hindous, bouddhistes, musulmans pourraient vous dire que pour être catholique il faut professer la foi catholique. Or, la foi catholique ne consiste pas en: «Quelqu’un qui a été vu parmi des gens portant du rouge porte du blanc. Tous ces gens s’étaient réunis sous un certain toit. Il y avait de la fumée blanche à un certain moment.»

      Vous arrivez à me suivre?!😉

      Auriez-vous été privé de certaines «révélations»?

      Comment un certain Jorge Bergoglio (oui, le même qui d’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_(pape) est le 266ème pape de l’Eglise catholique) pourrait-il professer la foi catholique et comment pourrait-il être le pape?

    • petittroupeau permalink
      19 juin 2013 12:35

      pas besoin de mandat particulier, un catholique a le devoir de défendre sa foi et il le fait par son devoir aussi de s’instruire car si Dieu « s’exprime » dans les sacrements Il « s’exprime » aussi dans les livres, les livres de doctrine, de théologie souvent reconnus d’ailleurs par l’index et autres commissions catholiques avant vatican II , ces garde fous étant désormais supprimés aujourd’hui, hélas. Il y avait toujours avant vatican II cette volonté au sein de l’Eglise de dire, de suivre, d’enseigner la vérité au monde comme aux fidèles c’est pourquoi ces derniers n’avaient pas de difficultés à défendre leur foi quand elle était attaquée, ce qui est moins le cas aujourd’hui car par paresse, par facilité, par ignorance (un mal extrême selon Pie IX et st Pie X) le catholique n’est plus en mesure de défendre la foi qu’il doit chérir. Ce qui pousse parfois de manière présomptueuse d’ailleurs (et j’espère que vous n’en faites pas partie) certains, certains cathos, certains cathos dits modernistes à dénoncer ceux qui veulent défendre leur foi avec amour tellement il est plus facile de verser dans le sentimentalisme à deux euros au lieu de faire effort pour mieux connaitre sa foi pour la défendre ensuite contre ses ennemis, en cela vatican II a instillé une mentalité auprès des fidèles catholiques qui n’est pas prête d’être arrachée et pourtant notre seigneur nous demande de nous détacher de cet esprit du monde. Donc outre les sacrements et la prière attachez vous à la lecture, à la connaissance avec amour de votre foi en lisant des livres et en méditant surtout, c’est de cela dont a besoin notre époque. Cet effort de travail de connaissance sera récompensé par notre seigneur car IL voit notre volonté aussi de nous écarter de ce péché qu’est l’ignorance, et Il nous donnera ses lumières pour éclairer notre intelligence afin de mieux défendre notre foi face à l’esprit du monde si vorace en âmes et énergies.

  9. 16 juin 2013 08:24

     » Lhd permalien
    13 juin 2013 02:49
    Très bonne réponse de La Question. De mon côté, j’ ai même conclu qu ‘ un Pape qui au cours de son pontificat aurait pu « tomber en hérésie « (cela dit comme hypothèse), soit comme théologue particulier soit en dehors du magistère infaillible, et qui en conséquence serait tombé « ipso facto » en excommunication « latae sententiae », garde néanmoins la puissance de juridiction du fait que le baptême et le sacrement de l’ ordre qui en sont le fondement sont irrémissibles (caractère) et en vertu de l’ erreur commun de fait ou de droit (L’ Eglise supplée dans ce cas là). »

    « tomber en hérésie  »

    la Parole de Dieu fait seule foi :

    « Mais si nous même, ou si un ange du ciel devait vous annoncer comme bonne nouvelle quelque chose qui aille au delà de ce que nous vous avons annoncé comme bonne nouvelle, qu’il soit maudit!. »
    Paul aux Galates chp.1 vt. 8
    Bis répétita au vt 9

     » Nul ne peut poser un autre fondement que celui qui est posé et qui est Jésus Christ »
    Paul 1 ère aux Corinthiens chp. 3 vt; 11

    « Je vous ai écrit, dans ma lettre de cesser de féquenter les fornicateurs (…) Mais maintenant je vous écris de cesser de fréquenter quelqu’un qui porte le nom de frère et qui est fornicateur, ou ivrogne, ou extorqueur, et de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ais-je à faire en effet de juger ceux du dehors? Ceux du dedans n’est-ce pas vous qui les jugez, tandis que Dieu juge ceux du dehor? « Otez le méchant du milieu de vous »
    Paul 1ère aux Corinthiens chp. 5 vts. 9, 11 à 13

    • 16 juin 2013 12:45

      Gravez-vous ceci dans l’esprit pour faire taire les doutes produits par une logique trompeuse :

      « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème.»

      Pastor Aeternus, Vatican I.

      Voilà la position catholique, la seule et unique.

      Tout le reste est un poison violent pour la foi.

    • 16 juin 2013 13:38

      «6ème Objection : Les définitions de Vatican I sur la perpétuité de l’office papal contredisent les assertions des sédévacantistes.»
      Saint-Sulpice, http://virgo-maria.org/articles_HTML/2010/006_2010/VM-2010-06-15/VM-2010-06-15-A-00-Sedevacantisme_Arguments-v1.html est un Spécial ABSURDITÉ DE L’ATTITUDE D’UN « PAPE » QUI NE CROIT PAS À VATICAN I pour vous!

    • Saint-Sulpice permalink
      16 juin 2013 21:38

      Tous les théologiens et canonistes (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129, etc.), assurent qu’il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots.

      Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine !

      Son juge direct et immédiat est Dieu seul.

      « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (Can. 1556)

      Ainsi donc, et encore une fois : « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. »

      (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

    • petittroupeau permalink
      21 juin 2013 22:34

      à saint sulpice,

      encore faut il que les papes depuis jean 23 soient reconnus comme tels et Dieu seul le sait et donc votre argumentation est valable en effet mais pour un pape vraiment pape et eu égard à la tournure qu’ont pris ces papes on peut en douter fort car vous nous donnez une définition d’un pape mais il y en a une autre qui dit que le pape est le garant du dépôt de la foi c’est à dire qu’il est au plus haut de la hiérarchie ecclesiastique et doit rendre des comptes à Dieu seul c’est entendu mais cela ne l’exempte pas de son devoir de garantir le dépôt de la foi en se conformant au magistère, à la tradition de l’Eglise, il ne peut donc pas faire n’importe quoi et surtout pas se servir de son « pouvoir » pour promulguer des idées nouvelles , principes qui caractérisent pourtant tous les papes à partir de Jean 23. L’eglise n’est pas le corps mystique du pape mais il est bien le corps mystique du Christ et le pape comme tout homme reste pécheur et c’est peut être aussi pour cela que le Bon Dieu permet cette épreuve qui touche la tête de l’Eglise pour nous signifier que tout homme si bien placé qu’il soit reste pécheur, donc faillible, pape ou pas pape donc en conclusion attention aussi à la papolâtrie chaque fidèle a la possibilité et le devoir de garder son bon sens et quand l’élite déraille en quelque sorte, chaque fidèle est en droit de réagir comme il se doit.

  10. papy permalink
    16 juin 2013 15:17

    Qu’un pape ne puisse en aucune façon dévier de la foi ressort clairement de la profession de foi du pape St. Hormisdas, qu fut intégrée (en abrégé) dans le texte même de Pastor aeternus. Le 11 août 515, le pape St. Hormisdas publia son Libellus fidei (littéralement, cela se traduit: « programme ou opuscule de la foi » ; mais ce texte est plus connu sous la dénomination de Formulaire d’Hormisdas). Le pape Adrien II imposa le Formulaire d’Hormisdas, lors du VIIIe concile oecuménique «Constantinople IV) à tous les évêques d’Orient et d’Occident. Le concile oecuménique de Vatican I intégra une citation abrégée du Formulaire au chapitre 4 de Pastor aeternus « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu XVI,18); ce qui a été dit et prouvé par les faits; car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté (…) Nous espérons mériter de rester dans la communion avec vous que prêche le Siège apostolique, communion dans laquelle réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne ». Ce formulaire n’est-il pas clair comme l’eau de roche?

    D’après le Formulaire d’Hormisdas, le dogme de l’infaillibilité pontifical « s’est vérifié dans les faits ». Les Pères du Vatican commentent : « Ceci doit être entendu non seulement comme un simple fait (facto) mais aussi comme un droit (jure) constant et immuable, en [… vertu] des paroles du Christ [« Tu es Pierre etc.»], qui demeurent immuables. Aussi longtemps que durera la pierre sur laquelle le Christ fonda l’Église, aussi longtemps la religion catholique et la doctrine sainte seront gardées immaculées dans le Siège apostolique, et ce de par le droit divin.

    […L’infaillibilité pontificale] est parfaitement contenue dans le Formulaire d’Hormisdas (avec l’ajout d’Adrien II), qui dit: en vertu des paroles du Christ «Tu es Pierre etc.,», dans le Siège apostolique, c’est-à-dire par Pierre et par ceux qui lui succèdent en cette chaire, la religion et la doctrine ont toujours été gardées immaculées, et comme cela a été montré plus haut), de droit divin, elles seront toujours gardées [à l’avenir]. Ceci équivaut certainement à la proposition qui dit: les évêques romains qui occupent le Siège de Pierre sont, par rapport à la religion et à la doctrine, IMMUNISÉS contre l’erreur » (Relatio de observationibus Reverendissimorum concilii Patrum in schema de romani pontificis primatu, in: Schneemann: Acta…, col. 281 – 284).

  11. charles permalink
    16 juin 2013 15:26

    A tous les faussaires…tous les menteurs…et tous les ignorants de ce blog:

    Répliques aux objections élevées
    le plus communément contre le sédévacantisme

    (traduction de l’original anglais)

    http://www.mostholyfamilymonastery.com/21_Objections.pdf

    Bien des objections sont élevées contre le point de vue sédévacantiste, que nous exposons dans le présent ouvrage et selon lequel le Siège de saint Pierre est vacant, parce que les « papes » d’après le concile Vatican II sont des antipapes non catholiques, et non de vrais papes. Or, nous entendons réfuter ci-dessous toutes les principales objections opposées au point de vue en question :

    Répliques aux objections élevées le plus communément contre le sédévacantisme

    http://www.virgo-maria.org/Documents/VM_MHFM_Repliques-aux-objections-contre-le-sedevacantisme.pdf

  12. Pélikan permalink
    16 juin 2013 21:33

    Les 19 objections s’écroulent comme un château de sable balayé par les vagues de la mer à cette seule sentence :

    « Puisqu’il est donc certain qu’un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué et doit être destitué par l’Eglise et que l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, et que l’Eglise a puissance au-dessus de l’union de Pierre avec la Papauté, en tant qu’elle est son œuvre, il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté [MATIERE] et Pierre [FORME]. »

    – Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511-

    Mais comme SEUL le Christ, qui a institué la Papauté, sait si l’occupant du Saint Siège est déposé ou non, il nous faut, tant que cet occupant est sur le trône de Saint Pierre et que la mort ne l’a pas frappé, le reconnaître comme Pape au moins « matériellement » de l’Eglise.

    • 16 juin 2013 23:39

      Cher Pélikan, le simple laïque Jorge Bergoglio est-il devenu hérétique après son élection?
      Joseph Alois Ratzinger (lui, c’est un «pape matériel » aussi, n’est-ce pas?!) est-il devenu hérétique après son élection?
      Tous les gens qui ont élu Ratzinger et Bergoglio sont-ils devenus hérétiques après les élections respectives?

    • Jean- Paul Bontemps permalink
      22 juin 2013 21:57

      Un blog qui ne sera pas cité en raison de ses insultes et ses excès, notamment ceux de Edouard Marie Laugier, associe le pseudonyme de Pélikan aux initiales de « JP B ».

      Jean- Paul Bontemps fait savoir qu’il n’a aucun lien avec Pélikan, du moins aucun lien connu, et qu’il ignore totalement l’identité de celui-ci.

      Quand jadis Jean- Paul Bontemps a cru de son devoir d’intervenir sur le site LaQuestion, il l’a toujours fait sous son propre nom ou ses initiales.
      Les interventions sur ledit site s’étant avérées inutiles en raison de l’esprit partisan de ses administrateurs, Jean- Paul Bontemps n’y participe plus jamais.

  13. Calixte permalink
    16 juin 2013 21:42

    Relisons le cardinal Pie, qui montre que le Pape peut parfois faillir dans ses jugements :

    « Jésus- Christ a promis à ses apôtres, et par dessus tout au chef des apôtres, d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles. Toutefois, les successeurs des apôtres (les évêques) n’ont point hérité de l’infaillibilité, ni surtout de l’impeccabilité ; et le successeur de Pierre lui-même, infaillible dans la doctrine, peut se montrer plus ou moins sage, plus ou moins fort en face des difficultés qui surgissent, des solutions qui sont proposées, des déterminations qui doivent être prises. » (Mgr Pie, œuvres de Mgr de Poitiers, Tome IV, p. 270).

    Le problème, terrible s’il en est du sédévacantisme, c’est qu’il oublie que l’Eglise, divine et humaine, en la personne du Pontife, peut parfois, comme l’écrit Mgr Pie, se montrer « plus ou moins sage, plus ou moins forte ».

    Or les fidèles séduits par les fumées illusoires d’un discours prônant la vacance du Saint-Sège, érigent leur jugement personnel en décision universellement, immédiatement exécutoire, et finalement, croyant demeurer catholiques, sombrent dans le schisme et l’hérésie.

    Le Libellus fidei adressé par Adrien II au VIIIe Concile de Constantinople (Mansi XVI, col. 126) nous maintient donc sur la bonne voie. Évoquant à propos d’Honorius le droit des fidèles à résister au pape prévaricateur, il rappelle qu’il est “ licite ” aux inférieurs de résister aux directives de leurs supérieurs et de rejeter leurs erreurs, dans le seul cas d’hérésie. Il ajoute que pourtant aucun patriarche ni aucun évêque n’aurait, même dans ce cas, le droit de proférer une sentence d’anathème si ce n’est du consentement préalable du Souverain Pontife Lui-même.

    Chacun doit donc résister à l’hérésie et la combattre, même venant d’un pape. Mais pour juger le pape et prononcer une sentence de condamnation contre lui, nul n’est qualifié pour le faire.

    • petittroupeau permalink
      21 juin 2013 22:42

      oui et c’est d’autant plus difficile pour les inférieurs que bien souvent et c’est ce qu’affirmait il me semble à juste titre mgr Lefebvre ce ne sont pas les inférieurs qui changent les supérieurs, les réformes qui doivent s’accomplir doivent venir du haut. Si seulement les supérieurs avaient un peu plus d’humilité aussi et considéraient les arguments des sonneurs d’alerte comme mgr Lefebvre, combien de fois il a insisté de par ses positions, ses prêches, ses exemples sur la nécessité de revenir à l’esprit de l’Eglise tel qu’il a été pratiqué depuis des siècles mais non les supérieurs n’ont rien considéré et se sont laissés enfermés dans leurs nouveautés, c’est terrible que le déclic n’ait pas eu lieu c’est le mystère d’iniquité certainement, terrible situation.

  14. 17 juin 2013 22:11

    Comme toujours le blogue LA QUESTION a un raisonnement FAUX avec des arguments (citations) vrais (réelles)… Ces messieurs résonnent Église (en ordre) — tous leur exemples et toutes leur citations concernent l’Église catholique, bien que certaines sont des suppositions * — alors que la situation actuelle, depuis octobre 1958, concerne une autre “église” qui n’est plus catholique mais Conciliaire !!! « L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. » (Notre-Dame à La Salette)

    Le problème majeur EST que nous ne parlons pas de la même “église” : l’église Conciliaire N’EST PAS l’Église catholique ! Cf. “ILS ONT… TOUT DÉTRUIT” : http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Ils_ont.pdf

    * : Supposition : n. f. Proposition que l’on suppose comme vraie ou comme possible, afin d’en tirer quelque induction. (Dictionnaire de L’Académie française 8e édition (1932-1935))

    • Calixte permalink
      23 juin 2013 11:02

      Cave Na Cadas

      Il n’y a que dans votre esprit dérangé que l’Eglise catholique n’est plus l’Eglise du Christ !

      Qui vous autorise à déclarer avec un incroyable culot luthérien : « la situation actuelle, depuis octobre 1958, concerne une autre “église” … » ?

      Vous vous arrogez arbitrairement, et de façon éminemment pécheresse, un pouvoir décisionnaire qui ne vous appartient pas, et qui n’appartient à personne, ni à aucun tribunal humain en ce monde. Aucun catholique, même le plus élevé dans la hiérarchie, ne peut décider de qui est pape ou ne l’est plus, ou encore si l’Eglise n’est plus l’Eglise, assis tranquillement dans son bureau ou dans son salon en tapotant sur son ordinateur.

      Votre attitude c’est donc du Luther purement et simplement, dont vous reproduisez la méthode de libre-examen !

      Vous en revenez, objectivement, aux positions de Huss, de Calvin et de tous les réformés schismatiques qui se sont séparés de l’Eglise depuis des siècles, pour sombrer dans le sectarisme et la désorientation suicidaire sur le plan spirituel.

      « Le pape pécheur et hérétique cesse d’être pape ». Cf Dz 1212, 1213, 1220, 1222, 1224, 1230 : proposition condamnée de Jean Huss par le Concile de Constance (Session 15 du 6 juillet 1415) et par le Pape Martin V (Décret du 22 février 1418). »

      Sachez que l’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs n’a jamais dépendu de la fidélité personnelle de celui qui est amené à l’exercer.

      Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils ont à exercer leur autorité, peuvent ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise n’est menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. Notre-Seigneur lui-même nous en a assurés : « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre mon Eglise ».

      Apprenez donc que l’Eglise, de par son origine divine puisque fondée par Jésus-Christ, quels que soient ses péchés, et ils furent nombreux au cours de l’Histoire, est indéfectiblement sainte, et restera éternellement l’épouse de Notre Seigneur.

      «Si l’Eglise manifeste des traces évidentes de la condition de notre humaine faiblesse, il ne faut pas l’attribuer à sa constitution juridique mais plutôt à ce lamentable penchant pour le mal des individus que son divin Fondateur souffre jusque dans les membres les plus élevés de son Corps mystique ».

      (Pie XII Encyclique Mystici corporis).

      « Malgré les faiblesses de ses pontifes, l’Eglise reste sainte. »

      (Saint Léon IX, Congratulamur vehementer)

    • petittroupeau permalink
      23 juin 2013 11:28

      le problème tout de même de l’église actuelle c’est le 2 poids 2 mesures, elle « joue » à la gardienne de la foi intransigeante en excommuniant des personnes comme mgr Thuc parce que quelque part il a voulu quand même préserver la foi et il en avait le pouvoir étant évêque (il faut tout de même rappeler le massacre de ses parents par les communistes au vietnam pendant qu’il était au concile et son impossibilité pour lui de revenir chez lui et qu’ont fait les prélats de l’eglise pour l’aider à l’époque? Rien que je sache, il a été obligé de se réfugier en france auprès de la communauté vietnamienne elle même persécutée par les communistes, communistes que les autoristé romaines voulaient surtout préserver. ON cite cet exemple mais ce fut aussi le cas à l’est où paul VI a bien laissé tomber les cathos et leurs prélats qui souffraient des persécutions communistes, encore un fois « on » a sacrifié nos frères pour sauver une paix factice, celle du monde au lieu de les soutenir), et à côté elle ouvre grandes ses portes pour des célébrations interreligieuses ou bien souvent d’ailleurs des pasteurs protestants communient le pain eucharistique avec les prêtres cathos et cela en toute impunité, et cela devrait soulever l’écoeurement des cathos fidèles mais non, il semble qu’il soit plus grave d’ordonner de nouveaux évêques dans l’esprit de l’eglise de toujours que de condamner avec fermeté, avec excommunication ceux qui s’adonnent aux cultes interreligieux. Pour moi là ce n’est même pas question de sedevacantisme ou pas mais c’est une question de bon sens tout court.

    • Calixte permalink
      26 juin 2013 12:26

      petittroupeau,

      Vous êtes bien aimable, mais les positions de Thuc, au moment où Mgr Lefebvre luttait avec détermination contre la désorientation moderniste de l’Eglise en s’opposant au concile Vatican II, relèvent de l’hérésie formelle.

      Et son hérésie, patente et officielle puisque enregistrée lors des séances du concile, porte sur des points gravissimes qui permettent de douter sérieusement de sa foi catholique.

      Car prôner, non seulement comme il le fit, la nécessité du sacerdoce pour les femmes, mais pire encore, l’obligation de mettre toutes les religions sur le même pied d’égalité, sont des positions absolument contraires à l’enseignement constant de l’Eglise.

      Que vaut donc l’épiscopat d’un homme qui est hérétique sur des points centraux de la foi ?

      Que vaut l’épiscopat d’un homme qui sacra des fous, des illuminés, des déviants sexuels, des occultistes et des francs-maçons ?!

      Que vaut l’épiscopat d’un homme qui adopta la liturgie de Paul VI, l’utilisa pour ses messes, et la pratiqua pour ses ordinations ?

      Que vaut l’épiscopat d’un homme qui parfois se fit rétribuer pour ses cérémonies !!

      La question va au-delà de ses péchés personnels ou des faiblesses de Ngô-Dinh-Thuc, elle porte sur la validité de l’ordre, qui est objectivement nulle et souillé issu de sa transmission.

      Et si l’épiscopat de Thuc est nul, invalidé, souillé par son hérésie effective et formelle, alors sa transmission elle-même est rendue nulle et sans objet.

      Je vous laisse donc réfléchir très sérieusement, à ce que valent les actes produits lors des cérémonies présidées aujourd’hui par des hommes issus de la lignée Thuc.

      Voilà donc le fruit objectif du schisme sédévacantiste qui est allé chercher chez un hérétique excommunié sa source de transmission, et qui demain, par le conclavisme inévitable auquel mènera des positions absolument faussées sur le plan ecclésial, fera proclamer de prétendus « papes », des hommes désignés par des assemblées de laïcs.

  15. charles permalink
    19 juin 2013 10:48

    Approbation totale de l’intervention de Cave Ne Cadas!
    Malheureusement, les clercs et laïcs de ce blog ont un problème qui se décline en plusieurs rubriques:
    – un problème surnaturel
    – un problème moral
    – un problème ecclesial
    – un problème intellectuel
    – un problème psycho-affectif

    je laisse à ceux que ça intéresse, le plaisir de fouiller la question (sans jeu de mot!!!).
    PAX VOBIS!

    • Calixte permalink
      23 juin 2013 11:20

      Charles,

      Les clercs et laïcs liés à La Question savent :

      – Que sur le plan moral, l’esprit de secte qui s’est emparé du sédévacantisme – car, en s’appuyant sur le libre examen à l’image des luthériens, ne plus reconnaître le Saint Père comme vrai successeur de saint Pierre, le qualifier horriblement, le flétrir par des noms abominables, l’injurier grossièrement – montre la totale désorientation de ce courant mortifère.

      – Ils savent aussi que du point de vue ecclésial, ce à quoi aboutit fatalement le sédévacantisme ce n’est pas à une réforme, mais c’est bien plutôt à une révolution satanique, une destruction, une division mortelle de l’Eglise la fracturant en des centaines d’églises autocéphales sectaires.

      – Il sont persuadés que dans le cadre intellectuel, il convient de s’attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, en oeuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

      – Ils ont la certitude enfin, selon les critères surnaturels, que l’esprit de fidélité est la conservation du dépôt sacré en fuyant le schisme et la logique perverse de la division, de la rupture d’avec l’Eglise à cause de la tragique désespérance dont on sait qu’elle fera surgir des églises séparées, des épiscopats aux sources douteuses, des chapelles hostiles, des évêchés ennemis, des antipapes déments, des structures néo-catholiques sectaires.

      Ainsi donc, votre position de distance par rapport à l’Église vous met en état formel de schisme, vous retranche des fruits du Salut, et vous fait nier et rejeter les lois de la Sainte Église fondée par Jésus-Christ !

      Que Dieu vous guérisse de vos illusions, et sauve votre âme.

  16. 19 juin 2013 12:39

    Quelques réflexions à l’attention des schismatiques sédévacantistes….

    Nous voyons donc de nouveau, par les quelques déclarations oiseuses publiées par « Le CatholicaPedia Blog » : http://wordpress.catholicapedia.net/?p=7977, que le problème du sédévacantisme, terrible s’il en est, c’est qu’il oublie en effet que l’Eglise, divine et humaine, en la personne du Pontife, peut parfois, comme l’écrit Mgr Pie, se montrer « plus ou moins sage, plus ou moins forte », mais jamais être séparée de son Pontife, car c’est le Christ en personne qui a remis les clés à saint Pierre, et nul ne peut les lui enlever, ou affirmer du haut de son tribunal personnel comme un parfait disciple de Luther, ce que sont objectivement les partisans de la thèse de la vacance du Saint-Siège, qu’elles lui ont été retirées.

    En érigeant un jugement personnel en décision universellement et immédiatement accomplie («l’église Conciliaire N’EST PAS l’Église catholique / il n’y a plus aucun pape à la tête de l’Eglise depuis Pie XII, l’Eglise est éclipsée, etc. »), et croyant en cela demeurer catholiques, les sédévacantistes sombrent inévitablement dans le schisme.

    Ils rejoignent en cela les thèses de Luther, Jean Huss ou de Savonarole !

    La charge pontificale relève du droit divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de Pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » (Pastor Aeternus, Vatican I).

    Nous y rajouterons volontiers cette remarque essentielle du cardinal Cajetan :

    « Pierre a bénéficié d’une révélation divine, il a été proclamé bienheureux, il a été surnaturellement affermi dans sa foi; et c’est grâce à tout cela que le Christ l’a choisi comme chef de son Eglise. Le Christ ne dit pas qu’il édifiera son Eglise sur Pierre [super Te, mais super hanc petram], donc sur Pierre divinement qualifié selon un droit surnaturel. D’où nous devons conclure, que la défaillance de Pierre n’entraîne pas nécessairement la capacité d’être fondement, et le droit d’être considéré comme chef [tamquam virtus, glutinum quoddam sit jungens homini pontificatum], car l’évêque de Rome est le successeur de Pierre de droit divin… De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » (De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521).

    Il y a donc toujours un pape sur le trône de saint Pierre, et ce pape est le chef de l’Eglise du Christ, fondée par le Christ, instituée par le Christ !

    Vatican II fut certes une catastrophe pour la Tradition, mais Vatican II, ne l’oublions-pas, n’est pas un concile infaillible puisque, tout simplement, il a renoncé à l’exercice de son pouvoir !

    Le Pape Jean XXIII le voulu ainsi. Cette surprenante décision, sans doute obscurément préparée et « inspirée » au Souverain Pontife, a été imposée à l’assemblée conciliaire, le 11 octobre 1962, dans son discours d’ouverture. Les Pères y apprirent qu’ils ne devraient pas y faire œuvre dogmatique, définir des vérités divines ni dénoncer les erreurs de ce temps, et surtout ne condamner personne.

    Or, ce sont précisément les caractéristiques nécessaires pour qu’il y ait acte infaillible du magistère extraordinaire.

    Cette décision de Jean XXIII a été de plus confirmée par son successeur, le Pape Paul VI, dans son discours d’ouverture de la seconde session.

    À la question : théologiquement, les Actes du concile sont-ils infaillibles ? il faut donc répondre : NON, parce que, contrairement à son droit, et semble-t-il à son devoir, le Concile en tant que tel n’a pas voulu et donc n’a pas pu exercer son pouvoir de juridiction sous la forme « solennelle et extraordinaire » propre à cette Instance suprême. Ses actes ne sont donc absolument pas garantis par l’assistance infaillible absolue du Saint-Esprit.

    De ce fait, il est un principe fondamental pour rester catholique :

    « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

    Le Pape reste donc dans sa charge, même si soutenant l’erreur. Telle est la position de l’Eglise.

    Et le Pontife doit être reconnu comme Pape, quelles que soient ses positions aventureuses, voire les reproches ou critiques que l’on puisse exprimer vis-à-vis de sa conduite ou de ses idées, car nul en ce monde n’a autorité pour déposer un Pontife dont la charge ne dépend, du point de vue de l’autorité, que de Jésus-Christ.

    De ce fait, puisque l’Église, ni quiconque ici-bas n’est supérieur au Pape, et que lui-même n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, il n’est, et ne peut jamais être déposé ou déclaré tel.

    C’est pourquoi, et malgré les circonstances fussent-elles tragiques, comme celles que nous connaissons depuis 1962 : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10).

    Ainsi donc, l’Eglise reste bien l’Eglise, elle n’est pas « éclipsée », car le Christ ne peut abandonner son épouse, nier ceci c’est cesser d’être catholique pour rejoindre le schisme luthérien, même avec encens, latin et chasubles !

    Pax Vobis +

    *******************************

    Sur ce sujet lire nos études :

    – L’absence de Pape est impossible !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/02/labsence-de-pape-est-impossible/

    – Le sédévacantisme est luthérien !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/

    – Le sédévacantisme est une hérésie !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/14/le-sedevacantisme-est-une-heresie/

    – Le concile Vatican II n’est pas dogmatique !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%E2%80%99est-pas-dogmatique/

  17. charles permalink
    19 juin 2013 12:45

    Qu’entend-on par « pastoral »? Serait-ce synonyme de « disciplinaire »?
    http://www.virgo-maria.org/mystere-iniquite/documents/chapters/documents_published/doc2/node41.html

  18. charles permalink
    19 juin 2013 12:55

    Parmi les charges principales des évêques, la prédication de l’Evangile est la première. Les évêques sont, en effet, les hérauts de la foi, qui amènent au Christ de nouveaux disciples ; et les docteurs authentiques, c’est-à-dire pourvus de l’autorité du Christ, qui prêchent, au peuple à eux confié, la foi qui doit régler leur pensée et leur conduite, faisant rayonner cette foi sous la lumière de l’Esprit-Saint, dégageant du trésor de la Révélation le neuf et l’ancien (cf. Mt 13,52), faisant fructifier la foi, attentifs à écarter toutes les erreurs qui menacent leur troupeau( cf. 2Tm 4,1-4).

    http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html

  19. charles permalink
    19 juin 2013 13:02

    On lira aussi avec intérêt , l’avis de l’Abbé Belmont:

    Le concile Vatican II est-il infaillible ?

    « Une erreur et un mensonge
    qu’on ne prend point la peine de démasquer
    acquièrent peu à peu l’autorité du vrai. »

    Charles Maurras

    Il faut toujours prier et ne jamais se lasser, nous a enseigné Notre-Seigneur Jésus-Christ (Luc. XVIII, 1).

    http://www.quicumque.com/article-le-concile-vatican-ii-est-il-infaillible-64823341.html

  20. charles permalink
    19 juin 2013 13:06

    Un avis conciliaire! Remarquez bien la dernière phrase…….:

    http://vatican-integristes.blogs.la-croix.com/?p=57

    « On peut toujours discuter de son interprétation – Benoît XVI lui-même ne s’en prive pas – et c’est là un exercice nécessaire pour assurer sa bonne réception. Mais sur le fond, sur ce qui constitue la foi de l’Église, il n’est pas question de remettre en cause l’autorité du concile. Ce serait remettre en cause celle du pape. »

  21. charles permalink
    19 juin 2013 13:11

    Et aussi le point de vue de Mgr Gherardini:

    http://disputationes.over-blog.com/article-31133534.html

  22. charles permalink
    19 juin 2013 13:43

    Et voici ce que disait Paul VI:

    Le concile, soulignait Paul VI, « a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document ».14 Paul VI utilise aussi l’expression « magistère solennel de l’Église ».

    • petittroupeau permalink
      21 juin 2013 22:58

      ce que vous écrivez concernant l’acceptation du concile vatican 2 est clair même si c’est accompli de façon progressive et sournoise pour ne pas éveiller les résistances (et un seul a su s’éveiller c’est mgr Lefebvre) que passant à un concile qui devait être accepté docilement par tous avec un esprit ouvert on est passé à une obligation pressante sans contestation devant être appliquée pour tous, cette méthode me rappelle celle des francs maçons qui font souvent passer la pilule , si je puis dire les concernant, tout doucement auprès des esprits sinon cela se verrait trop et les gens réagiraient immédiatement, c’est la technique de l’endormissement. Pour vatican II le slogan socialiste « le changement c’est maintenant » aurait bien correspondu.

  23. charles permalink
    19 juin 2013 23:52

    MISE EN GARDE: L’IGNORANCE INVINCIBLE

    2 Corinthiens 4:3-4 – « Que si notre Evangile aussi est voilé, c’est pour ceux qui périssent qu’il est voilé ; pour les infidèles, dont le dieu de ce siècle [ Satan ] a aveuglé l’esprit, afin que ne brille pas pour eux la lumière de l’ Evangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu. »

    Pape Paul 3, Concile de Trente, session 6, sur la justification, chapitre 15 : «…il faut affirmer que la grâce de la justification, qui a été reçue, se perd non seulement par l’infidélité, par laquelle se perd aussi la foi elle- même, mais aussi par n’importe quel péché mortel, bien qu’alors ne se perde pas la foi. On défend ainsi la doctrine de la Loi divine qui exclut du Royaume de Dieu non seulement les infidèles, mais aussi les fidèles fornicateurs, adultères, efféminés, sodomites, voleurs, avares, ivrognes, médisants, rapaces (1Cor 6:9) et tous les autres qui commettent des péchés mortels… »

    Le dogme ‘Hors de l’Église catholique pas de salut’ fut solennellement défini sept fois par les papes parlant depuis la Chaire de St Pierre. Il n’y a jamais eu d’ exception faite sur une quelconque ‘ignorance invincible’. En fait, c’est tout le contraire : toute exception a toujours été exclue.

    Pape Innocent 3, Concile de Latran 4, Constitution 1, 1215, ex-cathedra : « Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé, et dans laquelle le Christ est lui-même à la fois le prêtre et le sacrifice.»

    http://www.la-foi.fr/savoir/partie-II/I/ignorance.aspx

  24. Saint-Sulpice permalink
    20 juin 2013 01:04

    Les sédévacantistes ignorent tout du droit divin qui regarde absolument tout ce qui touche à la papauté, C’est là l’origine de leur erreur, et de cette erreur découle l’ensemble des raisonnements qu’ils portent sur l’Eglise.

    Comme l’écrit fort justement La Question : « l’Eglise a été fondée sur un droit lui-même fondateur et constitutif : le « droit divin » par lequel Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16), ce qui explique pourquoi tout est soumis au droit divin dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, et en premier lieu l’élection pontificale elle-même, ceci signifiant que toute expression de la foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie par le droit divin qui est la source ontologique de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave, du haut d’un imaginaire tribunal individuel, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles sans contredire coupablement le principe sacré d’autorité. » (L’Eglise est une monarchie de droit divin).

    http://www.la-question.net/archive/2012/01/05/l-eglise-est-une-monarchie-de-droit-divin1.html

    Ceci implique nécessairement une vérité essentielle :

    « L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre (…) Où est Pierre, là est l’Eglise (…) C’est dans la chaire du bienheureux Pierre que Jésus-Christ a placé l’indestructible fondement de son Eglise. » (Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, p. 496).

  25. charles permalink
    20 juin 2013 09:00

    Cher (Saint) Sulpice vous parlez d’or!!!Et tout ce que vous rappelez s’applique en effet à une église EN ORDRE, c’est à dire à l’Eglise Catholique dont la foi s’exprime et s’est exprimée au cours des siècles par tous les canaux bien connus des catholiques…même de base!
    Le droit divin que vous évoquez condamne sans appel cette secte hérétique et apostate que l’on nomme « église conciliaire » et dont elle a l’audace de se nommer elle-même ainsi!
    Le problème avec des gens tels que vous, c’est que vous vous arrêtez aux apparences trompeuses qui sont en fait autant de leurres démoniaques mis en place par Lucifer et ses suppôts afin de mieux établir « son église » (le singe de Dieu!) et faire croire au plus grand nombre d’âmes possible que la secte conciliaire EST l’Eglise Catholique…et que c’est en fait la même chose!!! La preuve, direz-vous, c’est qu’elle a un « pape » en bonne et due forme!!!!
    Je sais que vous comprenez mes paroles Sulpice mais je sais aussi que vous n’en démordrez pas: il vous faut des coupables, des hérésiarques à brûler sur le bûcher de vos prétentions ecclésiales et à la hauteur de votre prodigieux aveuglement!
    Comme toujours, ce n’est pas vous que je cherche à convaincre..mais toutes les âmes de bonne volonté qui viendraient à passer sur ce site!
    A elles, je dis: PAX VOBIS!

  26. Edouard Marie Laugier permalink
    20 juin 2013 15:17

    Pélikan, citant le Cardinal Billot:

    « La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques.

    >>> Stop !!!

    Premier point capital le Cardinal Billot parle d’évêques.

    Or aujourd’hui les directeurs-généraux du vatican, vaguement habillé en évêques ne sont que des laïcs !!
    De part leur pseudo sacre, ontologiquement invalide, ils ne sont pas sacramentellement évêques, ils ne sont que prêtres ou laïcs !!

    Dès lors les propos du Cardinal Billot ne s’appliquent pas à ces messieurs.

    Enfin les évêques d’hier, validement sacrés, n’ont eux, plus la Foi Catholique.
    Et si ils n’ont pas perdu la Foi comme le prétend Mr Pélikan et d’autres, alors qu’attends notre Pélikan pour se déclarer una cum avec eux ?
    Le ridicule ne tuant pas, Pélikna ne craint rien.

    Ah tout ces thésards qui s’affirment non una cum mais qui considèrent que les conciliaires n’ont pas apostasié … et qui partagent donc la même religion, la même foi….

    Et Pélikan de continuer:

    « La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans, l’attribution de l’autorité. » (CARD. LUDOVICUS BILLOT, S.J. De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927, p. 262). »

    >>> Non monsieur le thomiste à deux balles et 50 cents.
    Un objet (ici un évêque ou un pape prétendu) ne peut pas être une chose et son contraire sous un même rapport.
    C’est une violation du principe de non contradiction.

    Une personne ne peut pas à a foi être l’objet de désignation à une dignité Catholique et ensuite ne pas pouvoir exercer la charge qui correspond à cette dignité par un quelconque obstacle. (En réalité une apostasie ne vous en déplaise)
    Sur le plan humain c’est un peu comme si on désignait un incompétent à la fonction de P-DG …

    Et Pélikan de finir:

    Voilà ce qui explique pourquoi, la désignation à recevoir l’autorité n’implique pas nécessairement la possession de l’autorité si la personne désignée pose un quelconque obstacle à recevoir cette autorité.

    >>> Absolument pas.

    La désignation à recevoir l’autorité n’est possible que pour un sujet Catholique, apte de par sa foi et son caractère d’évêque valide à recevoir la pleine possession de l’autorité.

    La distinction matérialiter/formaliter ne vaut que pour un sujet pleinement Catholique qui est « désigné à » puis « possesseur de ».

    Pélikan vous êtes nul.

  27. charles permalink
    21 juin 2013 01:02

    Bravo Edouard! Mais vous verrez que Pelikan ne sera nullement convaincu car le démon qui l’habite est de nature sectaire…Et ce démon là est un des plus coriaces à déloger d’une cervelle obnubilée, prétentieuse et aveuglée…..

  28. charles permalink
    21 juin 2013 11:54

    Je voudrai en outre faire remarquer une chose très importante au sujet des guérardiens à toutes les âmes de bonne volonté (s’il en reste!) qui passeraient sur ce blog:

    Les partisans de la (fou)-thèse s’obnubilent sur le problème du Pape alors que le véritable problème concerne l’institution écclesiastique tout entière qui a apostasié avec le conciliabule de Vatican II.
    Ce qui explique l’attitude étrange et contradictoire des prêtres et doctrinaires de l’IMBC qui continuent, dans leurs actes et dans les faits, à considérer les clercs et fidèles de la secte conciliaire comme des vrais et bons catholiques …puisqu’ils vont même jusqu’à leur donner, sans absolution et sans abjuration, la communion !!!
    Comme ils ont réponse à tout, ils nous mettront en avant mille mauvaises raisons autant pastorales qu’affectives pour nous démontrer que nous sommes pour eux des affreux sectaires qui ostracisons le fidèle catholique en lui refusant les sacrements. Alliés objectifs et subjectifs du traditionalisme una cum et des conciliaires « conservateurs », ces catholiques non una cum forment un groupe particulièrement sectaire dont l’une des caractéristiques principales est d’être si proche de la vérité et – en apparence – de nos positions que l’arbre en vient à cacher la monstrueuse forêt à laquelle aboutit en réalité leur thèse.
    Ceux qui ont peur (et ils sont légion!) des conséquences de la division n’aiment pas l’expression de la foi en esprit et en vérité.

    • Pélikan permalink
      6 juillet 2013 00:23

      Edouard Marie Laugier et Charles,

      Vous errez gravement et proférez des propositions non catholiques.

      Les normes qui découlent du Droit canon ayant cours dans l’« Église en ordre », ces lois, même purement ecclésiastiques, sont l’ex­pression de la Sagesse.

      Elles conservent donc toujours leur valeur directive, même si, per accidens, elles aliènent leur force exécutoire dans une « Église non en ordre ».

      Il faut donc veiller à ne poser aucun acte qui contreviendrait à la Sagesse inspira­trice de ces lois en refusant d’admettre le pape materialiter.

      Ce refus, très coupable que vous commettez et encouragez à commettre ce qui aggrave notoirement votre faute, c’est se substituer à Dieu même.

    • plumedefou permalink
      6 juillet 2013 09:44

      Pélikan a répondu sur Mgr Lefebvre : pourquoi on ne peut se rallier à la Rome moderniste ?.

      En réponse à charles:

      Je voudrai en outre faire remarquer une chose très importante au sujet des guérardiens à toutes les âmes de bonne volonté (s’il en reste!) qui passeraient sur ce blog: Les partisans de la (fou)-thèse s’obnubilent sur le problème du Pape alors que le véritable problème concerne l’institution écclesiastique tout entière qui a apostasié avec le […]

      Edouard Marie Laugier et Charles,

      Vous errez gravement et proférez des propositions non catholiques.

      Les normes qui découlent du Droit canon ayant cours dans l’« Église en ordre », ces lois, même purement ecclésiastiques, sont l’ex­pression de la Sagesse.

      Elles conservent donc toujours leur valeur directive, même si, per accidens, elles aliènent leur force exécutoire dans une « Église non en ordre ».

      Il faut donc veiller à ne poser aucun acte qui contreviendrait à la Sagesse inspira­trice de ces lois en refusant d’admettre le pape materialiter.

      Ce refus, très coupable que vous commettez et encouragez à commettre ce qui aggrave notoirement votre faute, c’est se substituer à Dieu même.

      plumedefou à Pélikan

      « c’est se substituer à Dieu même »

      L’Eglise Catholique ne s’est-elle pas substituée à Dieu en ne se conformant pas à l’écriture sainte ?

      Paul dans sa 2ème épitre à Timothée au chp 3 Vt 16 :

      « Toutes écritures est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice ‘…)

      Jésus n’a-t-il pas fustigé les chefs religieux de son époque à propos de leurs traditions? Evangile de Mathieu chp 15 Vt 3 ; Marc chp 7 Vt 13?

      Et toujours l’apôtre Paul en son épitre aux Colossiens chp 2 vt 8 :

       » Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un qui vous emporte comme une proie au moyen de la philosophie et de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les choses élémentaires du monde et non selon Christ! »

      L

  29. Lagomer permalink
    22 juin 2013 09:51

    Pour moi, loin des arguties inutiles, un seul critère : les fruits du sédévacantisme !

    Et que sont-ils ses fruits ?

    L’anarchie, l’ouverture à des lignées sacerdotales compromises avec l’occultisme, la franc-maçonnerie, la démence comme l’église palmarienne, etc., en bref : LE CONCLAVISME !

    Si les thèses sédévacantistes triomphaient, ce qu’à Dieu ne plaise, il en serait fini de l’Eglise. Le Christ devrait refaire une autre lignée pontificale qui remplacerait celle de Saint Pierre !

    On voit donc que tout ceci n’a aucun sens ! et tout le reste est du bavardage stérile, les fruits du sédévacantisme sont simplement le bruit d’internet, l’agitation d’illuminés derrière leurs ordinateurs, mais en terme de prêtres, d’institutions religieuses, vocations, etc….le néant ou pire l’illuminisme conclaviste !

    Toutes les lignées épiscopales sédévacantistes, issues de Ngô-Dinh-Thuc excommunié en 1976 qui se distingua par deux interventions « ultras progressistes » lors du concile de Vatican II, sont entachées des pires déviances, remplies de fous démentiels se prenant pour des papes dans leurs cuisines, de déviances sexuelles, de contre-églises sectaires…..

    Non franchement, tout ceci, s’il n’y avait pas un réel danger pour la foi catholique, ne relèverait que de la dinguerie pathologique !

    ****************

    Lire :

    Les antipapes sédévacantistes

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/

  30. papy permalink
    22 juin 2013 10:32

    Ce cher Lagomer reprend du service! Sa rage exclusive etsectaire envers le sédévacantisme en fait le petit porte-flingue des grands gourous de ce blog. Pauvre Lagomer! Il nous ressort son artillerie usagée pour mieux impressionner les gogos!
    Pour lui et ses suppôts les fruits doivent être avant tout semblables à ceux de l’Eglise catholique…comme jadis! Il n’a rien compris et nous balance le conclavisme qui n’a rien à voir avec tout cela! C’est misérable et lamentable!Je ne vais pas perdre mon temps avec un aussi triste personnage et je l’incite à aller s’instruire chez les meilleurs auteurs antilibéraux et les meilleurs sites sédévacantistes.
    Question: quels sont les beaux fruits du traditionalisme una cum?
    Chers lecteurs fouillez la question (sans jeu de mot!) et vous verrez que ce n’est pas triste.
    Lagomer est un mondain, un orgueilleux et un schismatique!
    Passons à autre chose….

    • Lagomer permalink
      23 juin 2013 09:30

      papy

      Avant de débiter des sornettes il faudrait réajuster vos lunettes de myope profon, car le conclavisme est une forme bien réelle du sédévacantisme dont il est même l’aboutissement logique, car au bout d’un certain temps de vacance il faut bien que surgisse un occupant sur le trône de Pierre (le temps le plus long de vacance de l’histoire n’excéda pas 3 ans 1/2 et là on en serait, selon les thèses sédévacantistes, à plus de quarante ans !). Donc ce pape à surgir il viendra forcément d’un conclave que vous et vos amis seraient contraints d’organiser.

      Petit résumé des principales tendances du schisme sédévacantiste que sont les sédévacantistes complets, les sédéprivatistes et les conclavistes.

      1, Tendances non conclavistes :
      – Les Papes actuellement régnant ne sont que matériellement Papes (Thèse de Cassissiacum).
      – Les Papes actuellement régnant ne le sont ni formellement ni matériellement (Tendance abbés Zins et Grossin).

      2, Tendances conclavistes.:
      – Pas de Pape actuellement régnant et nécessité de convoquer un Concile composé d’Evêques sédévacantistes.
      – Suite à la vacance, élection prétendument valide d’un « Pape » (de fait un anti-pape).
      – Suite à la vacance, institution divine d’un nouveau Pape.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9d%C3%A9vacantisme

      Le conclavisme est donc bien non seulement une composante importante, et pas la moindre, du sédévacantisme, mais il est la conséquence logique et inévitable !

      Cessez donc de prendre les gens pour des imbéciles, et annoncez aux naïfs qui vous suivent, ce à quoi aboutira vos thèses délirantes sur l’éclipse de l’Eglise : l’anarchie généralisée et l’éclatement de l’Eglise catholique en des myriades de groupuscules sectaires dirigés par des, fous illuminés se prenant pour des Papes !!!

  31. Edouard Marie Laugier permalink
    22 juin 2013 13:12

    Les fruits de l’una cum ?

    Apostasies progressives des membres vers la secte conciliaire ou vers des instituts ralliés aux tabernacles vides.

  32. Pie permalink
    23 juin 2013 09:08

    Parlons-en des fruits du « non una-cum » !

    Les lignées épiscopales sédévacantistes viennent toutes de Ngô-Dinh-Thuc (en effet Lagomer), et ce qu’oublient de dire les schismatiques qui ne le crient pas sur les toits (et on peut les comprendre…), c’est que Thuc fut excommunié par Paul VI en 1976 pour avoir sacré évêque ce fou démentiel de Clemente Domínguez, dérangé totalement, déviant sexuel, etc, fondateur de l’église de Palma de Troya, se proclamant ensuite Grégoire XVII !!

    • Gerdil permalink
      23 juin 2013 09:47

      L’affaire de l’église de Palma de Troya est abominable à propos des fruits pourris du « non una cum », car ce groupe sectaire est une horrible caricature de ce à quoi aboutit le sédévacantisme, ayant été traversé depuis sa création par des scandales de tous ordres (sexe, argent, folie, etc.).

      Mais les aberrations de Ngô-Dinh Thuc ne s »arrêtent pas là.

      Il a aussi consacré des occultistes notoires liés aux sociétés maçonniques, tel Jean Laborie en février 1977 dit « Père Jean » mort en 1996, qui avait derrière lui un long parcours ésotérique, gnostique et maçonnique (il avait été consacré en octobre 1966 par Jean Pierre Danyel, un évêque de « l’Église Celtique » (sic), puis de nouveau consacré en août, 1968 par Louis Jean Stanislas Canivet, connu sous le nom de Patriarche Aloysius Basilius III du « Patriarcat latin orthodoxe de l’Europe » (re-sic !)….

      http://en.wikipedia.org/wiki/Jean_Laborie

      Thuc a donc prostitué son épiscopat, il a souillé sa transmission par des actes inqualifiables en parfaite conscience de ce qu’il faisait , et c’est en ayant demandé une consécration à Dinh Thuc – qui d’ailleurs n’était pas avare pour la donner et qu’il a peut être même vendue parfois à certains – que les actuels clercs sédévacantistes, comme l’abbé Dolan et bien d’autres, prétendent détenir leur sacerdoce ?

      C’est tout simplement pitoyable et significatif de la désorientation à laquelle conduit le sédévacantisme !

  33. Lagomer permalink
    23 juin 2013 09:21

    L’ENORME FOLIE, et vous avez bien raison d’y insister Pie, c’est que Ngô-Dinh-Thuc qui est à l’origine de toutes les lignées des différentes chapelles sédévacantistes schismatiques et de leurs gourous d’opérette, se distingua par deux interventions « ultras progressistes » lors du concile de Vatican II.

    Et par n’importe lesquelles !

    Ecoutez bien :

    En plein concile Vatican II, dont Ngô-Dinh-Thuc trouvait qu’il n’allait pas assez loin dans le modernisme et le progressisme, tenez-vous bien, il demanda officiellement « ce qui dans l’Ecriture pourrait bien interdire l’ordination des femmes » !

    Puis il reprit de nouveau la parole en se plaignant qu’il y ait dans l’Eglise : «une injuste discrimination entre hommes et femmes.» !

    Mais ce ne fut pas tout.

    Le bouquet final de sa dernière intervention annonçait le dialogue inter-religieux, l’ouverture à la Synagogue, les prières avec les musulmans et l’apostasie d’Assise.

    Voici ce qu’il dit : :

    «II y a une injuste et très odieuse discrimination entre les Religions .» !

    Voilà la réalité de la source corrompue de toutes les ordinations des chapelles sédévacantistes !

    • petittroupeau permalink
      23 juin 2013 11:03

      en effet les positions de mgr thuc lors du concile sont invraisemblables et pas du tout cathos mais est ce complètement sa faute? Est ce aussi complètement sa faute si le sédévacantisme fait des émules? Beaucoup d’évêques ont aussi été chamboulés dans leur esprit par la tournure que prenait le concile et ont pu à un moment donné faiblir dans la foi tellement les exigences du concile sous l’égide de ces papes modernistes sont allées loin, et justement la position de thuc démontre à l’instar de saint pierre, de judas, des autres apôtres leur faillibililté puisqu’ils sont des hommes l’important à un moment donné étant de s’en rendre compte et de se ressaisir, ce qu’a n’a pas fait JUdas et ne font surtout pas les papes modernistes actuels et leurs fidèles tant adonnés à faire plaisir à l’esprit du monde. Malgré les défaillances d’un mgr Thuc celui-ci a pu se ressaisir, peut être pas complètement par exemple avec palma de troya je vous l’accorde mais les temps étaient aussi à la confusion donc mgr Thuc est il complètement responsable de ses actes? Vous sous entendriez une part de malice chez lui? Difficile à juger , en tout cas il a été lui même validement ordonné évêque et donc si il a transmis à certains ordinands l’ordre d’évêque en voulant réaliser ce que l’Eglise a toujours voulu réaliser, ces sacres seraient donc valides. Dieu peut se servir aussi des êtres les plus faibles (et c’est souvent d’ailleurs comme cela qu’Il agit) pour continuer son oeuvre, la vie sacerdotale.

  34. Lagomer permalink
    23 juin 2013 09:59

    Pour en finir avec les dingueries destructrices auxquelles conduit le sédévacantisme, relisons ce qu’écrivait notre ami Sixte :

    « La transmission de Ngô-Dinh Thuc, les sédévacantistes comme Dolan, la partagent avec l’église palmarienne et l’église celtique occultiste ce qui montre le caractère singulièrement ridicule des fumeuses prétentions schismatiques à incarner le maintien du sacerdoce et de la foi catholique.

    Lorsqu’on pense qu’avec la transmission souillées de Thuc qui aujourd’hui se retrouve derrière toutes les chapelles sédévacantistes, Clemente Dominguez, fermement dénoncé par le très traditionnel Cardinal Bueno y Monreal, archevêque de Séville http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bbuemon.html, ordonna des dizaines de prétendus évêques dont l’un d’eux âgé de seulement quinze ans !

    Accusé d’abus sexuels en tous genres, dont la décence interdit d’y insister, à l’encontre des prêtres et des religieuses de son Ordre, Clemente Dominguez fut reconnu coupable de ces horribles abus par la justice et déclara lui-même que les actes étaient effectifs.

    http://www.hemerosectas.org/abundantes-psicopatias-de-caracter-grave-entre-los-clerigos-y-religiosas-de-el-palmar/

    C’est pourquoi la validité de toutes les transmissions de Ngô-Dinh-Thuc est en effet des plus douteuse, car au-delà des formes extérieures, la transmission suppose que le rite du sacrement ait été administré dans la ferme intention de faire ce que veulent le Christ et l’Eglise. En dépit des formes, qui d’ailleurs étaient loin d’être rigoureuses lorsqu’on sait comment Thuc célébrait, l’intention apparaît absolument déficiente à tous égards.

    On est vraiment avec Dinh Thuc, en présence d’une transmission parodique et illusoire, qui plus est polluée par des influences ténébreuses. »

    Sixte – 17 octobre 2011 : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/#comment-22170

    ********************************

    La transmission de Ngô-Dinh Thuc est donc suspecte au plus haut point, malsaine, douteuse, salie, compromise avec les milieux occultistes, gnostiques, maçonniques, les sectes d’illuminés et de dégénérés sexuels, et c’est avec ces branches pourries et infectées au dernier degré que les sédévacantistes partagent leurs lignées sacerdotales.

    Tout un symbole !!

  35. papy permalink
    23 juin 2013 19:59

    Confondre en cœur comme tous ces beaux messieurs les clercs de La Question les effets avec les causes relève de la perversion de l’intelligence…..Je pense que leurs amis guéardiens non una cum apprécieront….N’est-ce pas Pélikan?!…..
    Tournons la page! On ne répond pas à la mauvaise foi: on prie Dieu de la confondre et la détruire!

  36. Edouard Marie Laugier permalink
    24 juin 2013 01:36

    Tout ce bavardage zélé contre le sédévacantisme est mignon tout plein.

    Et l’apostasie du clergé depuis Vatican II pour aboutir à une secte conciliaire qui n’a plus rien de Catholique, hormis de très vague apparence …

    C’est un « point de détail » ?

    La Foi ? La Foi qu’ils n’ont plus à Rome (Dixit Notre Dame) ? Pas important ?
    Les rituels invalides ? Un détail ?

    Ah les ravages du légalisme imbécile et obstiné !!

    • Lagomer permalink
      26 juin 2013 11:59

      papy / Edouard Marie Laugier

      Ah la belle incohérence des sédévacs !

      Pour des faits parfois infiniment moins pécamineux, les clercs conciliaires sont vomis par vos milieux comme hérétiques et apostats, et Ngô-Dinh-Thuc, excommunié, professant en plein concile dont il a voté toutes les décisions modernistes, des idées ultra progressistes, devrait être absout de ses péchés….tout simplement parce qu’il est à la source de toutes les ordinations de vos chapelles schismatiques !

      Alors un petit rappel…selon vos critères : un évêque qui abjure la foi catholique en raison de son hérésie – et les positions OFFICIELLES de Thuc enregistrées lors des cessions de Vatican II, sur l’ordination des femmes et l’égalité entre toutes les religions sont des hérésies positives – lui fait perdre sa qualité de membre de l’Eglise puisqu’il ne professe plus la foi catholique.

      Or que peut transmettre un non catholique s’il célèbre des messes, des ordinations de clercs et des sacres d’évêques ??!!

      Réponse : RIEN DU TOUT !

      Donc toutes vos transmissions et vos sacrements sont vides, ils sont du vent, des illusions, des simulacres.

      Vos clercs, tous issus de la lignée de l’hérétique Thuc, sont donc des laïcs faisant des parodies sacramentelles, donnant du pain de boulangerie et du jus de raisin lors de vos liturgies !!!

      VOILA LA REALITE !

    • 26 juin 2013 17:09

      Mon cher Lagomer,

      J’ai trouvé de véritables mots dans votre texte.

      http://www.tcwblog.com/182861438/1155722/posting/sanborn-sin%C3%A9ad-with-thucite-sect-all-bets-are-off%22: C’est un texte (que j’ai seulement survolé, mon devoir d’état ne me permet pas de lire beaucoup de David Hobson) où l’on peut trouver «Thuc
      church».

      La «Thuc church» transmet à mon avis certaines choses. Un enfant de 10 jours baptisé par l’hérétique Anthony Cekada dans une chapelle de la «Thuc church» ira droit au ciel s’il meurt à l’âge de 11 jours.

      http://la-foi.fr/contact.aspx: Messieurs (je fais ça exprès, sachant pertinemment qu’il y a aussi des demoiselles!) les théologiens de l’«Eglise soutano-baptiste», avez-vous déjà fait preuve d’un peu de courage?!

      Charles, Edouard Marie Laugier, combien de papes l’«Eglise soutano-baptiste» aura-t-elle après «Le retour du Pape Paul VI au Vatican»?

      http://www.marie-julie-jahenny.fr/conferences.htm: «E = Le Sauveur a révélé à une âme privilégiée que le Pape Paul VI apparaîtrait quand tout brûlera à Rome.»

      E = «Esel»? E = En soutane?

      «D = Oui (il crie)… elle n’a pas tort, celle-là… Il devra bien se montrer à Rome. Les Cardinaux qui alors seront encore bons, le verront et croiront, s’ils ne sont pas déjà trop allés dans les filets du modernisme. Les prêtres et les fidèles qui sont encore bons, spécialement ceux qui ont toujours espéré en lui et en sa réapparition, croiront alors en lui et espéreront…»

      Messieurs de l’«Eglise soutano-baptiste» qui comprenez assez l’anglais, avez-vous déjà écouté «St. Malachy’s Prophecy of the Popes and Antipopes (2nd edition)», avez-vous déjà visité http://www.youtube.com/watch?v=mw0nVEGzCXk&list=PLD841087C099E5B90?

      Messieurs de l’«Eglise soutano-baptiste» qui à un certain moment aurez osé visiter http://la-foi.fr/contact.aspx, est-ce que la question QU’EST-CE QUE LES VERITABLES PAPES DE L’EGLISE CATHOLIQUE ONT DIT vous fait peur?

      «Messieurs ! De grâce !!! ne faisons pas du baptême un objet de dérision, de détestation ou de futilité pour les païens !»: http://proposition.hautetfort.com/files/FireShot%20Screen%20Capture%20%23021%20-%20%27Courrier%20des%20Lecteurs%20_%20Manipulations%20et%20Faux-Semblants%E2%80%A6%20I%20Le%20CatholicaPedia%20Blog%27%20-%20wordpress_catholicapedia_net__p%3D7664%26cpage%3D1%23comment-9268.jpg

      http://wordpress.catholicapedia.net/?p=7664: «Le débat sur le baptême, d’eau, de feu ou de désir est clôt !»

      Ha! ha! ha!

      Cher Lagomer, Edouard Marie Laugier et Charles font-ils partie de la même «Eglise» que vous?

      Votre «Eglise» = «Eglise IMPRIMI POTEST»?

      Allons, chevaliers de l’«IMPRIMI POTEST», vous êtes beaucoup plus nombreux que d’aucuns parmi vous sont prêts à admettre, un peu de courage!

      Et… Lagomer, n’hésitez surtout pas à contacter tous les clercs «issus de la lignée de l’hérétique Thuc» que vous pourrez rejoindre!

      Peut-être La Question pourra-t-elle même organiser un meeting où chacun pourra apporter son livre de référence.

      Imaginez un peu Joseph Alois Ratzinger, Jorge Mario Bergoglio à côté de Donald J. Sanborn, de Daniel Lytle Dolan!

      Imaginez Charles et Edouard Marie Laugier entourant Francesco Ricossa et Jocelyn Le Gal pour affronter la voix française de MHFM!

      Vous pourrez aussi inviter Gabriele Amorth! Qui sait?! Peut-être que «le Pape Paul VI» fera alors son retour au Vatican!

  37. 24 juin 2013 14:49

    Je suis habitué à du lourd, à du très lourd, à de l’extrêmement lourd.

    Souvent je me dis: «Comment est-ce possible?!»

    C’est un mystère. Oui, c’est un mystère.

    C’est tout simplement «mind-boggling»! Epoustouflant!

    C’est tellement incroyable!

    Comment est-ce possible?!

    «Votre attitude c’est donc du Luther purement et simplement, dont vous reproduisez la méthode de libre-examen !»: Est-ce que Calixte écrit pour inciter les gens à la rélexion? Est-ce que Calixte écrit pour provoquer?

    Je lis régulièrement du dérangeant, mais il faut avoir du talent pour produire
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/06/10/mgr-lefebvre-pourquoi-on-ne-peut-se-rallier-a-la-rome-moderniste/#comment-37366!

    Il faudra peut-être retenir des choses comme ça. On pourrait faire un recueil des plus grandes sottises jamais écrites.

    C’est presque insupportable de se voir confronté à des énormités pareilles!

    Oh! Il y a encore https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/06/10/mgr-lefebvre-pourquoi-on-ne-peut-se-rallier-a-la-rome-moderniste/#comment-37368!

    Quelle douleur de voir: «le libre examen à l’image des luthériens»! Quelle douleur de devoir admettre que Calixte n’a RIEN compris! RIEN! Ni du «libre examen», ni de Luther! Quelle douleur de n’avoir pas assez d’indices pour pouvoir affirmer: «Calixte est un provocateur! Calixte ne croit pas ce qu’il écrit!» Quelle douleur de devoir constater qu’il y a absence de
    bon sens totale!

    Calixte fait partie de l’Eglise des Ténèbres.

    Je ne prends pas la défense de Cave Ne Cadas. Qui a peur de la lettre dogmatique de saint Léon le Grand. Qui trouve dérangeantes certaines citations de Pie XII.

    «Mais seuls font réellement partie des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professant la vraie foi.»

    http://la-foi.fr/contact.aspx: Quelqu’un aurait-il le courage de proposer un débat à MHFM?!

    Allons! Messieurs les théologiens de l’«Eglise soutano-baptiste», un peu de courage! Vous pourrez peut-être dire que vous avez seulement voulu faire réfléchir les gens! Ha! ha!

  38. Superpapy permalink
    22 novembre 2014 22:59

    Le texte de Petrus « Pour en finir avec 40 ans de lefebvrisme ! » (sic), qui relève beaucoup plus du pamphlet – style littéraire si prisé du courant sédévacantiste et dont ledit « Petrus » est coutumier -, que de l’analyse impartiale, empli d’aigreur et de jugements autant hâtifs qu’approximatifs témoignant d’une profonde carence théologique, ayant été cependant posté ce samedi 22 novembre 2014 par l’auteur, nous validons de préférence son message.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/11/21/mgr-lefebvre-pourquoi-on-ne-peut-se-rallier-a-la-rome-moderniste/#comment-47986

    Merci de votre compréhension.

    LA QUESTION
    Pax Vobis +

    • tradi NUC permalink
      26 novembre 2014 20:29

      …et, pour faire bonne mesure, voici la réponse d’un blog à l’Abbé Laisney:

      Un digne Fils de ses Pairs…

      Ou la folie furieuse n’est pas là où l’on croit…

      Ce qui est formidable et passionnant avec les tradis una cum, c’est qu’on ne s’ennuie jamais et que leurs frasques hilarantes réveilleraient même un mort si cela s’avérait nécessaire. Un clerc, fidèle commis de la Frat’, vient de nous pondre un petit articulet en prose ecclésiastique pleine d’alacrité moralisante comme savent si bien faire ceux qui se sentent morveux et protégés par leur statut sacerdotal !

      Pensez donc ! Une diatribe !!! Notre ami Jérôme B., alias Petrus, a osé commettre un « écrit, discours violent et injurieux …une critique amère » (Littré) tout simplement parce qu’il y a un culte de « latrie » initiatique et mystérieux qui donne force de sa loi au crime de lèse-majesté dès qu’on s’avise d’émettre la moindre critique ou objection à l’attitude du fondateur durant ces quarante dernières années. Petrus est donc infâme pour l’avoir commis ! En outre cet abominable cuistre de Petrus a l’impudeur de rester anonyme – ne riez pas ! – et – ô sacrilège suprême ! – s’avère être un forcené de la pire espèce !!!

      Ainsi notre malheureux sédévacantiste serait frappé de cette folie qui rend « furieux…hors de sens…comme un cheval emporté » (Littré) autrement dire, qu’en bon français, cet individu est dingue et devrait être dirigé vers ces établissements que l’on appelait jadis « asiles » afin d’être reconditionné dans un sens plus respectueux de la « cléritude »…

      Aussitôt dit, aussitôt fait ! Notre inquisiteur d’opérette, après avoir brandi la menace de la question extraordinaire, supplice raffiné qui consiste à ignorer le coupable et ne lui donner aucune réponse, se reprend en une pirouette ensoutanée, pour nous déclarer tout bonnement qu’on va pouvoir de ce crime (le Mal !) tirer un Bien et réaffirmer « quelques principes importants ». Rien que ça ! Quel beau programme ! M. l’Abbé ne se prendrait-il pas pour Dieu le Père par moments ??? C’est à croire !…

      Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Nous autres catholiques semper idem avons été habitués, depuis quelques années, à sucer le lait amer des noms d’oiseaux divers et variés que de pieux catholiques tradis de droit divin s’évertuaient à nous attribuer dans un grand renfort de prose à saveur de scandale et d’indignation ! Qu’apprend-on alors – ô divine surprise ! – que notre ami Petrus est Athée ou tout comme…qu’en tout cas il se comporte comme tel !!! Mais il est vrai, ajoute notre bon Abbé que ce pauvre bougre a des circonstances atténuantes très valables puisqu’en réalité… Il n’a Rien Compris !!!!!!!

      On tremble à lire une telle révélation !!! Bigre ! Le fleuron, porte-parole anonyme du sédévacantisme, est athée et blasphémateur de Notre-Seigneur ! Étonnant, non ? Qui l’eut cru ? Bon ! C’est vrai, qu’à ce stade on peut se poser la question de savoir s’il n’est pas plus bête ou stupide, que méchant ! N’est-ce pas ?

      D’aucuns, cherchant la petite bête cléricale, se surprendront à dire que c’est l’hôpital qui se fout de la charité…mais l’Abbé leur répondra sans doute que Petrus y étant déjà – à l’hôpital psychiatrique – la question ne se pose plus en ces termes…et que la charité n’a plus rien à faire ici…

      Pour faire bonne mesure, et entrer dans le vif du sujet, l’Abbé nous parle ensuite avec conviction de la fameuse fidélité qui a été la substance même de la vie et de la devise de Mgr Lefebvre. Personne ici ne le contredira stricto sensu.

      Seulement voilà ! Dans un galimatias pseudo-théologique, l’Abbé nous entraine dans des considérations oiseuses sur le caractère double de la fidélité ! Nos lecteurs se muniront préventivement de quelques cachets d’aspirine, au cas où…

      Nous lisons ainsi que la communion avec les mauvais ne nuit pas aux bons et que Petrus n’arrive pas à comprendre (rappel : il est stupide, athée et sacrilège !) « le maintien d’une communion avec les membres de la hiérarchie de l’Église, malgré leurs maux ». Ouf ! mais bien sûr !!! Qu’il est bête ce Petrus ! Il ne veut voir qu’un aspect alors qu’il y en a deux !!!

      Entre nous : qu’attendre d’autre d’un athée sacrilège ? et qui ose vivre en plus dans le présent et refuse de prendre exemple sur le clergé tradi qui lui vit essentiellement dans le passé de l’Église et fait comme si…… Avouez que ce Petrus est en plus bien insolent !!!

      Comme si cela ne suffisait pas, notre Abbé enfonce le clou et découvre un nouveau vice chez notre détestable Petrus. Jugez plutôt : ce pauvre hère est tellement détestable qu’il en devient Hypocrite à l’instar des pharisiens du temps de Notre-Seigneur.

      Non seulement il a l’audace inouïe de « rejeter » le Pape mais il aggrave prodigieusement son cas en exagérant les prérogatives du Pontife ! Vous vous rendez compte !!! On atteint le comble de l’insoutenable !!!… Être plus papiste que le Pape, pour ensuite le rejeter !!! C’est sûr, sûr, sûr, ce malheureux homme est fou…et pire encore…il ne suit même pas ses propres règles !!! C’est sans doute ce qu’on peut appeler de la Folie Furieuse… N’est-ce pas Monsieur l’Abbé ?

      Comme vous avez raison de maintenir ce dogme tarte à la crème du « ex cathedra » qui vous aide à maintenir vos ouailles dans une soumission respectueuse aux dictats théologico-hérétiques de ceux qui ont le vrai pouvoir d’influence dans l’Église : les prêtres.

      Où irait-on si les fidèles se mettaient à suivre les divagations d’un fou furieux ? Non mais……

      L’ordre règne à Menzingen et donc dans la Fraternité. Tout est bien dans le meilleur des mondes religieux.

      Restez dans le passé chers fidèles et ne prêtez aucune attention au magistère ordinaire d’aujourd’hui…et les vaches…euh….vos âmes seront bien gardées !

      D’ailleurs, Monsieur l’Abbé invite courageusement les fidèles à rejeter sans cesse et sans se lasser toutes les nouveautés du magistère ! Contrairement à ce fou de Petrus qui viole toutes les règles de la bienséance cléricale… Quelle pitié !

      Rejeter, rejeter, telle doit être la nouvelle devise de tous les catholiques. Cela doit nous réconforter de voir qu’il y a encore des prêtres cohérents en harmonie avec eux-mêmes !!! ça réchauffe le cœur, faute de réchauffer les âmes !

      Mais M. l’Abbé aurait un peu raté son apostolat auprès de tous ceux que guette la folie petrusienne, s’il avait omis d’introduire, jaillis tout frais de sa pensée théologique singulière, ce concept extraordinaire de « papes récents » par opposition sans doute, bien qu’il ne les désigne pas comme cela, à des « papes anciens ».

      Au moins aurons-nous appris, grâce à M. l’Abbé qu’il y avait dans l’Église catholique deux sortes de papes qu’il faut bien distinguer pour ne surtout pas les confondre : les « récents » et les « anciens ». (Défense de rire !)

      M. l’Abbé nous avait caché ses talents d’humoriste : quelle sublime humilité !!!

      Hélas ! Hélas ! Hélas ! je crains, que, comme tous les relapses, notre Petrus fasse la sourde oreille aux prières confiantes (?) de notre bon Abbé et que ne puisse lui être appliquées ces paroles de St Matthieu : « C’est bien, serviteur bon et fidèle… entre dans la joie de ton seigneur ! »

      Au fait…et si Petrus faisait partie des « imbéciles heureux » n’aurait-il pas, lui aussi, droit à un peu de cette joie promise par le Christ ?

      En tout cas, je suis au moins sûr d’une chose : c’est qu’en lisant ces lignes, Petrus sera en joie…même si cette dernière est un peu moins surnaturelle mais d’ordre beaucoup plus…viscérale !

  39. 17 mai 2016 00:22

    Mgr Athanase Schneider a donné une interview au blog rorate-coeli dans laquelle il livre quelques informations.

    On y apprend tout d’abord que le Saint Siège lui a demandé de visiter les deux séminaires de la FSSPX, et que outre les discussions qui y ont eu lieu, cette mission avait visiblement une valeur d’évaluation :

    « Le Saint Siège m’a demandé de visiter les deux [séminaires] de la FSSPX, en vue de mener une discussion sur un sujet théologique spécifique, avec un groupe de théologiens de la FSSPX et avec Son Excellence Mgr Fellay. Pour moi, cela montre que le Saint Siège ne tient pas la FSSPX pour une réalité ecclesiale négligeable, mais qu’elle doit être prise au sérieux. Je garde une bonne impression de mes visites. J’ai pu observer une réalité saine dans ces deux [séminaires], aussi bien théologique, spirituelle, qu’humaine. Le “sentire cum ecclesia” de la FSSPX est illustré par le fait que j’ai été reçu avec un vrai respect, et cordialement, en tant qu’envoyé du Saint Siège. De plus, j’ai vu avec plaisir que dans les deux endroits, il y avait à l’entrée une photo du pape François, le Pontife régnant. Dans les sacristies, il y avait des plaques avec le nom du pape François et de l’évêque diocésain de lieu. J’ai été touché d’assister au chant traditionnel pour le pape (“Oremus pro pontifice nostro Francisco…”) lors de l’exposition solennelle du Saint Sacrement. »

    Or il n’y a là rien de nouveau sous le soleil. La situation est la même depuis 40 ans sans que les autorités romaines n’en n’ignorent rien. Vient ensuite la problématique théologique, qui ne serait que pastorale selon Mgr Schneider :

    « Il n’y a pas, à ma connaissance, de raisons majeures pour refuser la reconnaissance canonique officielle au clergé et aux fidèles de la FSSPX, en même temps qu’ils devraient être acceptés tels qu’ils sont. C’était du reste la demande de l’archevêque Lefebvre au Saint Siège: « Acceptez-nous tels que nous sommes ».

    Je crois que la question de Vatican II ne doit pas être une “conditio sine qua non”, dans la mesure où c’était une assemblée de caractère pastoral, à visée pastorale. Une partie des déclarations conciliaires ne reflète que leur époque, et leur valeur est temporaire, comme pour tout document pastoral ou disciplinaire. Au regard de la perspective bi-millénaire de l’Eglise, on peut dire que les deux parties (le Saint Siège et la FSSPX) sur-évaluent et sur-estiment une réalité pastorale de l’Eglise, qui est Vatican II. »

    Il y a donc une exclusion de la FSSPX depuis 40 ans mais sans raison nous dit-on. De tels propos sont sans doute bienveillants vis-à-vis de la FSSPX et visent à la faire reconnaître pleinement catholique, mais il faut bien admettre que ces aimables pensées ne sont pas conformes à la réalité. La réalité est que le concile Vatican II a introduit des nouveautés dans l’Eglise au niveau théologique, nouveautés en opposition avec le Magistère de l’Eglise. Et cela Mgr Schneider n’en parle pas ; ce n’est pas parce qu’un concile se veut pastoral qu’il peut se permettre d’être en contradiction avec la doctrine. Cette Eglise conciliaire applique ce changement de doctrine voulu par le concile :

    – Jean XXIII qui anathémisa les prophètes de malheur pour mieux ouvrir les fenêtres de l’Eglise sur un monde qu’il faut regarder avec complaisance

    – Paul VI qui sacrifia des pans entiers de Tradition pour une meilleure adaptation à une humanité devenue adulte capable d’expérimenter par elle-même sa rencontre avec Dieu

    – Jean-Paul II, chantre de la liberté religieuse et du dialogue interreligieux à qui nous devons Assise, le baiser du Coran et la participation aux cultes hérétiques et païens

    – Benoît XVI qui souhaitant proposer une herméneutique moins dévastatrice du Concile, proposa de distinguer le Concile des médias, progressiste et sécularisant, avec le vrai Concile qui se serait un peu perdu et conforme avec la Tradition de l’Eglise.

    – Et maintenant le pape François, qui fait de la notion du bien et du mal une appréciation subjective de la conscience de chaque homme et qui à l’intention de donner la communion aux divorcés-remariés et que les homosexuels ne soient plus « discriminés » par l’Eglise.

    Le Synode catastrophique qui s’est déroulé à Rome en octobre 2014 et qui doit se poursuivre en 2015 applique aux mœurs la révolution voulue par le Concile au niveau de la Foi. Les attaques récurrentes contre le mariage par des cardinaux de premier plan qui veulent modifier la doctrine de l’Eglise se font dans l’impunité la plus totale.

    Et Mgr Schneider de lâcher :

    « Sinon, l’ouverture pastorale et œcuménique de l’Eglise contemporaine, qui a été maintes fois répétée, perdra manifestement sa crédibilité, et l’histoire reprochera un jour aux autorités actuelles d’avoir « imposé à ses frères plus de charge que nécessaire » (cf Actes 15:28), ce qui est contraire à la méthode des Apôtres. »

    Le voilà donc le but avoué : l’objectif n’est pas de lever le cordon sanitaire autour de la FSSPX pour que celle-ci puisse participer au renouveau de l’Eglise, mais l’incorporer au sein de cette nouvelle Eglise issue du concile Vatican II au nom de œcuménisme. Il y aurait là un piège très mortel.

    Mgr Lefebvre d’ailleurs en son temps, quand il vit qu’il n’y avait aucune volonté de Rome de revenir à la Tradition refusa toute collaboration avec les autorités modernistes :

    « Même si vous nous accordez un évêque, même si vous nous accordez une certaine autonomie par rapport aux évêques, même si vous nous accordez toute la liturgie de 1962, si vous nous accordez de continuer les séminaires et la Fraternité, comme nous le faisons maintenant, nous ne pourrons pas collaborer, c’est impossible, impossible, parce que nous travaillons dans des directions diamétralement opposées. Vous, vous travaillez à la déchristianisation de la société, de la personne humaine et de l’Église, et nous, nous travaillons à la christianisation. On ne peut pas s’entendre ! Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église, Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr.» Mgr Lefebvre, le 4 octobre 1987

    Le dernier texte publié par le Vatican en vue du Synode, Instumentum laboris, le montre à l’envie.

    En réalité la question n’est pas celle de la FSSPX ; regarder les choses sous cet angle c’est se détourner du véritable problème : celui du concile Vatican II. Ses fruits « miraculeux » sont désormais connus, visibles pour tous : liturgie anthropocentrique, Eglise sécularisée, relativisme, abandon de la pratique, séminaires vides et vocations détruites, dogmes niés et oubliés…A quand la remise en cause de ce Concile pour le véritable bien de l’Eglise ? Et d’ailleurs si ce concile n’est que pastoral comme le prétend Mgr Schneider, qu’est-ce qui empêche de le remettre en cause ? A moins qu’il ne soit pastoral que lorsqu’il s’agit d’obtenir un accord suicidaire pour la FSSPX…

    Xavier Celtillos

    http://www.medias-presse.info/mgr-athanase-schneider-demande-la-reconnaissance-canonique-de-la-fsspx/36831

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