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L’Eglise et l’apostasie du ralliement «infaillible» à la Révolution !

8 avril 2015

GADLU

Pius_VII

Droits de l'homme

La politique « infaillible » de ralliement et de réconciliation avec la République –

régime naturaliste, athée, anticatholique et maçonnique -,

suivie par l’Eglise depuis la Révolution Française,

mise en œuvre par les papes Pie VII, Léon XIII, Benoît XV et Pie XI,

est une désorientation majeure, une authentique « apostasie »,

qui enfanta le concile Vatican II, ses erreurs et ses hérésies.

 

Comment se peut-il donc, si l’Eglise bénéficie d’une promesse d’assistance constante du Christ, accompagnée de la certitude que « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle» (Matthieu XXVIII, 20), qu’elle ait pu porter, le 28 octobre 1958, sur le trône de Saint Pierre un moderniste, Jean XXIII [1], qui permit le triomphe des idées libérales en prenant l’initiative de convoquer un nouveau concile lors duquel toute la religion a été changée ?

Comment est-il possible qu’une Eglise, en théorie, assistée de « l’Esprit-Saint », et à cette époque considérée comme parfaitement « en ordre », ait pu proclamer officiellement de la chaire de Saint-Pierre une doctrine hérétique, contradictoire d’avec l’enseignement constant et permanent des vingt siècles qui précédèrent Vatican II ?

Le Christ aurait-il failli à ses promesses, serait-il trompeur et menteur ? C’est impossible !

Il nous faut donc admettre, que nous sommes en présence d’un « mystère » d’ordre surnaturel, dont les racines plongent dans la « métahistoire », c’est-à-dire une Histoire qui a son origine dans le Ciel, au niveau surnaturel [2].

I. La responsabilité de l’Eglise de par sa trahison face à l’esprit du monde »

Nous sommes donc conscients que se livre en ce monde, l’éternel combat entre les deux « Cités », dont la résolution n’adviendra qu’à la fin des temps, lorsque les puissances ténébreuses seront définitivement vaincues. Mais avant ce moment, attendu, se déroule devant nos yeux une lutte qui n’est pas « extérieure » à l’Eglise, et dont nous pouvons aisément identifier les signes dans les événements que traverse la société, divine et humaine, fondée par Jésus-Christ, qui est parfois « plus ou moins forte ou plus ou moins faible« , à l’égard des séductions de l’adversaire dans son cheminement en ce monde.

V2

POPE JOHN XXIII LEADS OPENING SESSION OF SECOND VATICAN COUNCIL

Vatican II n’est pas arrivé soudainement,

mais une sorte de progressive conciliation avec l’erreur

s’était développée, depuis de longues décennies avant le concile.

De ce point de vue, la situation que connaît l’Eglise depuis le dernier concile, nous montre, de façon assez troublante, que Vatican II n’est pas arrivé soudainement, mais qu’une sorte de progressive conciliation avec l’erreur s’est développée, depuis de longues décennies antérieurement au concile, de par l’attitude de bienveillance, pour ne pas dire plus, de certains papes avec les idées révolutionnaires, dont on sait qu’elles sont placées sous la domination des puissances occultes sataniques.

Le complot, les manœuvres des sociétés secrètes, les forces occultes instrumentalisant l’Histoire et les institutions politiques et religieuses, n’expliquent pas tout. Il faut également avoir le courage de considérer la faiblesse, les trahisons et les reniements de l’Eglise, qui ont joué un rôle déterminant dans le chaos actuel que traverse la religion. Ceci d’autant, comme le vit très bien Joseph de Maistre (1753-1821), que le but de la République, dès son origine, ne fut autre que d’éradiquer le christianisme de la Nation, ce qui se traduisit par  la confiscation des biens de L’Eglise, l’interdiction des congrégations, la fermeture des établissements où l’enseignement été dispensé par les prêtres, la destruction des édifices religieux, l’organisation des massacres de religieuses et religieux du seul fiat de leur état, les profanations, etc. : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (…) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. » (Considérations sur la France, ch. V, 1796).

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Le but de la République, dès son origine,

ne fut autre que d’éradiquer le christianisme de la Nation.

Ce projet antichrétien, il ne faut pas l’oublier, est à la base de la République, c’est son objet premier, permanent et la mise en œuvre de ce sinistre but, se poursuit inexorablement depuis 1789.  C’est pourquoi, il est absolument impossible pour l’Eglise, de pouvoir pactiser avec la Révolution, de signer des accords avec elle, de lui reconnaître une légitimité, car cela en revient, objectivement, à  conclure une alliance avec le démon !

II. Le « Concordat », ou la compromission de l’Eglise avec le Gouvernement satanique issu de la Révolution

Pourtant, c’est bien d’une alliance démoniaque qui eut lieu de par la décision du 15 juillet 1801 (26 messidor an IX), où le pape Pie VII, en tant que Vicaire du Christ, signa un « Concordat » avec la Nation française, athée, révolutionnaire et criminelle de 1789, celle-là même qui profana et souilla horriblement par des actes antireligieux abominables les temples chrétiens, se livra à la destruction des édifices sacrés, viola les sépultures, et conduisit des milliers de prêtres, de religieuses et religieux à la mort en raison de leur état ecclésiastique. Et depuis cette date, on ne peut que constater, une sorte de tendance constante de l’Eglise à pactiser avec le monde et ses légions.

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Par le « Concordat » signé par Pie VII,

l’Eglise, institution divine fondée par Dieu,

conférait, « infailliblement », une légitimité à la Révolution

négatrice de la religion et foncièrement antichrétienne.

On ne saurait oublier, que le pape Pie VII, signa l’abominable formule du « Concordat », qui prévoyait en ses articles les dispositions suivantes : « Article 6. Les évêques, avant d’entrer en fonctions, prêteront directement, entre les mains du premier Consul, le serment de fidélité qui était en usage avant le changement de gouvernement, exprimé dans les termes suivants : « Je jure et promets à Dieu, sur les Saints Evangiles, de garder obéissance et fidélité au Gouvernement établi par la Constitution de la République française. Je promets aussi de n’avoir aucune intelligence, de n’assister à aucun conseil, de n’entretenir aucune ligue, soit au dedans, soit au dehors, qui soit contraire à la tranquillité publique; et si, dans mon diocèse ou ailleurs, j’apprends qu’il se trame quelque chose au préjudice de l’Etat, je le ferai savoir au Gouvernement ». Article 7. Les ecclésiastiques du second ordre prêteront le même serment entre les mains des autorités civiles désignées par le Gouvernement. Article 8. La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin, dans toutes les églises catholiques de France : « Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules« . […] Article13. Sa Sainteté, pour le bien de la paix et l’heureux rétablissement de la religion catholique, déclare que ni elle ni ses successeurs ne troubleront en aucune manière les acquéreurs des biens ecclésiastiques aliénés; et qu’en conséquence la propriété de ces biens demeurera incommutable entre leurs mains ou celles de leurs ayants cause. Article 16. Sa Sainteté reconnaît, dans le premier Consul de la République française, les mêmes droits et prérogatives dont jouissait près d’elle l’ancien gouvernement. » (Fait à Paris, le 26 Messidor de l’an IX de la République française -15 juillet 1801).

C’était, évidemment, un renoncement total devant le Gouvernement Républicain, une manière pour l’Eglise, institution divine fondée par Dieu, de conférer, « infailliblement », une légitimité à la Révolution négatrice de la religion et foncièrement antichrétienne, puisque le concordat de 1801 fut signé le 26 messidor an IX à minuit entre Joseph Bonaparte, frère du Premier consul, suivi un mois plus tard, par la ratification du texte le texte par le pape, qui promulguait la bulle Ecclesia Christi (15 août 1801), commençant par ces mots : « Pie VII, par la divine Providence, souverain Pontife, voulant concourir au rétablissement du culte public de la religion catholique, et conserver l’unité de l’Eglise en France, a solennellement confirmé par ses lettres apostoliques scellées en plomb, commençant par ces mots, Ecclesia Christi, et données à Roma à Saint-Marie-Majeure, le 18 des calendes de septembre, l’an de l’Incarnation 1801, le second de son pontificat, la convention conclue entre les plénipotentiaires de sa Sainteté et ceux du Gouvernement français ; et comme dans ces mêmes lettres sa Sainteté a ordonné qu’il serait fait une nouvelle circonscription des diocèses français, elle a enfin voulu procéder à cette nouvelle circonscription par les lettres apostoliques scellées en plomb, dont la teneur suit… » (Pie VII, Bulle Ecclesia Christi,  Rome, à Sainte-Marie-Majeure, l’an de l’Incarnation 1801, le 3 des calendes de décembre, la seconde année de notre pontificat).

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Rome piétinait par cet acte,

la résistance courageuse d’évêques et prêtres

qui s’étaient opposés à la Constitution civile du clergé de 1790,

en le payant souvent de leurs vies.

Par delà le fait que Rome piétinait par cet acte, la résistance courageuse d’évêques et prêtres qui s’étaient opposés à la Constitution civile du clergé de 1790, en le payant souvent de leurs vies, en les obligeant à démissionner de leurs charges pour nommer de nouveaux évêques selon le découpage administratif de diocèses créés par la Révolution [3], le Concordat, qui est « un acte solennel passé de puissance à puissance », en venait pour l’Eglise, à traiter directement avec un pouvoir hérétique et schismatique, ce qui, en théorie, théologiquement, était impossible : «Le Pape ne contracte pas directement avec les pouvoirs hérétiques ou schismatiques (…) mais avec les évêques de ces contrées : ainsi les concordats conclus au commencement de ce siècle [XIXe] en faveur des églises du royaume [hérétique protestant]. C’est de la part du Saint-Siège une question de dignité. Les hérétiques sont envers l’Église des sujets révoltés. Était-il convenable que le chef de l’Église catholique entrât en négociation directe pour les intérêts spirituels avec des sujets rebelles à son autorité ? » [4]

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Article 8. La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin,

dans toutes les églises catholiques de France :

« Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules« .

(Pie VII, Concordat, 26 Messidor de l’an IX de la République -15 juillet 1801).

Ce « Concordat », plus qu’une erreur, fut une haute trahison et une faute gravissime, un péché, tant politique, que moral et spirituel de la part de l’Eglise et de son pape qui, « infailliblement », conféraient une légitimité à la Révolution, puisque la papauté acceptait une situation révolutionnaire, le Saint-Siège entérinant la déchéance des Bourbons, la mort de Louis XVI et approuvait le serment de fidélité des évêques au pouvoir régicide.

Il est vrai que c’est ce même Pie VII, à l’époque évêque-cardinal d’Imola, que l’on avait entendu prononcer ces paroles, la nuit de Noël 1797 à une population devenue républicaine par la force des fusils des armées révolutionnaires : « Oui ! mes chers frères, soyez de bon chrétiens, et vous serez d’excellents démocrates. La forme du gouvernement démocratique adoptée chez nous n’est point en opposition avec les maximes que je viens de vous exposer. Elle ne répugne pas à l’Évangile. Elle exige, au contraire, ces vertus sublimes qui ne s’acquièrent qu’à l’école de Jésus-Christ. Si vous les pratiquez sérieusement, elles seront le gage de votre bonheur, de votre gloire et de la splendeur de notre République. La seule indépendance que donnait aux anciens la forme de gouvernement dont ils jouissaient les avait ornés d’une foule de vertus. Républicains et, de plus, chrétiens, quels modèles de sainteté ne doivent pas être les citoyens....» (Mgr Luigi Barnaba Chiaramonti, Sermon de Noël, 1797).

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«Devenez de parfaits chrétiens et vous serez de bons démocrates »

(Pie VII, 25 décembre 1797).

Bien évidemment, comme il est toujours le cas lorsqu’on négocie avec l’erreur, le Concordat ne fut pas respecté, mais pire, Pie VII fut « convoqué » à Paris pour venir couronner Napoléon avec la « docilité d’un chapelain convoqué par son Seigneur à venir dire la messe au château…», cérémonie parodique où Napoléon se couronna lui-même en retirant la couronne des mains du pape !

Mais nous allons voir, combien funestes seront par la suite, les conséquences d’une telle attitude de renoncement honteux de l’Eglise vis-à-vis de la Révolution.

III. Le « Ralliement » à la République sous Léon XIII, devint la ligne politique « infaillible » de Rome

En effet, le « Concordat » consenti par Pie VII, allait avoir de terribles retombées sur l’orientation de Rome dans ses relations avec les pouvoirs politiques, dont la plus significative sera la décision du « ralliement » entérinée par Léon XIII à la fin du XIXe siècle.

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Par le « ralliement », Léon XIII encouragea les catholiques

et l’ensemble des autorités religieuses,

à la collaboration directe, et à la soumission, pleine et entière,

à l’égard des cadres institutionnels, juridiques et politiques

de l’Etat Français républicain maçonnique !

C’est ainsi que dans la très « infaillible » (sic)  encyclique sur le ralliement à la République de Léon XIII, « Аu milieu des sollicitudes» (1892), va être définie « officiellement » une position qui fut sans aucun doute l’acte le plus saisissant de l’Eglise depuis les premiers siècles, surtout lorsqu’on prend la peine de lire ce que le pape soutint dans ce texte, ventant la nécessité auprès des catholiques français du respect de l’abominable « Concordat » signé par Pie VII, et l’obligation de s’allier à la République : «Une grande union est nécessaire, et si l’on veut y parvenir, еst indispensable de mettre de côté toute préoccupation capable d’en amoindrir 1a force et l’efficacité. – Ici, Nous entendons principalement faire allusion aux divergences politiques des Français, sur la conduite à tenir envers 1a République actuelle (…) Divеrs Gouvernements politiques se succédés en France dans le cours de ce siècle, et chacun avec sa forme distinctive Empires, Monarchies, Républiques. En se renfermant dans les abstractions, on arriverait à définir quelle est la meilleure de ces formes, considérées en elles-mêmes; on peut affirmer également en toute vérité que chacune d’elles est bonne…(…) [la] nécessité sociale justifie. la création et l’existence des nouveaux gouvernements, quelque forme qu’ils prennent (…) une difficulté se présente : «Cette République, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l’accepter.» Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés. On eût évité ces regrettables divergences, si l’on avait su tenir soigneusement compte de la distinction considérable qu’il у a entre Pouvoirs constitués et Législation (…) c’est le Concordat quí, pendant tant d’années, a facilité en France, l’harmonie entre le gouvernement de l’Église et-celui de l’Etat. Sur le maintien de ce Pacte solennel et bilatéral, toujours fidèlement observé de 1a part du Saint-Siège (…) les catholiques français et tous les hommes sеnsés doivent pratiquer l’union et 1a, concorde, pour guérir, autant qu’il est possible encore, les maux dont la France est affligée, et pour relever même sa grandeur morale. Ces points sont, la Religion et la Patrie, les pouvoirs politiques et 1a législation, la conduite à tenir à l’égard ale ces pouvoirs et à l’égard de cette législation, le Соncоrdаt, la séparation de l’Etat et de l’Église. » (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes, Donné à Rome, le 16 Février de l’année 1892).

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L’encyclique « Au Milieu des sollicitude » de Léon XIII,

entérina les pires actions criminelles de la République,

maçonnique et antichrétienne,

allant jusqu’à prôner la « séparation de l’Eglise et de l’Etat ».

Là, il ne s’est plus agi de « traiter » avec un régime hérétique et schismatique révolutionnaire, comme l’avait fait Pie VII en 1801, mais, carrément, d’encourager les catholiques et l’ensemble des autorités religieuses, à la collaboration directe, et à la soumission, pleine et entière, à l’égard des cadres institutionnels, juridiques et politiques de l’Etat Français républicain, en prenant fait et cause pour la « séparation de l’Etat et de l’Église », ce qui aboutira directement à la loi maçonnique dite de « Loi de 1905 », pensée, voulue et votée par le gouvernement anticlérical furieusement anticatholique d’Émile Combes (1835-1921).

Et ce texte aberrant de Léon XIII, qui entérinait les pires actions criminelles de la République maçonnique antichrétienne, allant jusqu’à prôner la « séparation de l’Eglise et de l’Etat », texte encyclique « Au Milieu des sollicitude », qui relève du Magistère infaillible, ceci signifiant qu’il possède, en principe, un pouvoir dogmatique sur le plan de son autorité canonique !

Le choc ressenti par les légitimistes et fidèles partisans du trône et de l’autel, qui conservaient un attachement profond à la Royauté, fut d’une extraordinaire violence, ceci faisant que la grande majorité des catholiques et du clergé refusèrent de s’y conformer (ainsi, par exemple, des députés Sosthène II de La Rochefoucauld (duc de Doudeauville) du comte de Douville-Maillefeu, du comte Bernis, etc.). Mais plus grave encore, on vit le monde catholique français, par obéissance aux décisions pontificales – ce qui n’est pas sans rappeler ce qui s’est produit lors du concile Vatican II, au nom du respect de l’autorité -, entrer dans un processus d’acceptation des principes républicains, acceptation qui se transforma peu à peu, comme il était à prévoir, en une soumission docile, puis, inévitablement en une complète adhésion.

Le catholicisme français, de monarchiste et traditionaliste, attaché à ses traditions, s’était transformé, par les vues faussées de l’Eglise en matière politique, prétendument « infaillibles », en un courant de démocratie-chrétienne dont il ne se départira plus.

IV. Le « ralliement » de Léon XIII, à l’origine de Vatican II

On dira que Léon XIII fut mal conseillé par le cardinal Rampolla (1843-1913), son Secrétaire d’Etat proche de la franc-maçonnerie, que ce bon pape de vit pas les conséquences d’une telle décision de « ralliement » à la ténébreuse République. Certes.

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La politique du « ralliement »,

inspirée à Léon XIII par le cardinal Rampolla,

frappée du sceau de « l’infaillibilité » magistérielle,

allait représenter une faute terrible et catastrophique.

Mais il n’empêche que cette orientation qui était frappée du sceau de « l’infaillibilité » magistérielle en 1892, allait représenter une faute terrible et catastrophique, qui plaçait en une situation de soumission les catholiques face à un pouvoir républicain aux mains des libres-penseurs athées antichrétiens, des israélites et de la franc-maçonnerie. C’était le signal officiel de l’Eglise – et qu’il y a-t-il de plus « officiel » et de plus solennel sur le plan de l’autorité, qu’un acte du « Magistère infaillible » ? -, de la nécessité faite, et ordonnée, aux catholiques, de la compromission, de la soumission et de la communion avec les idées libérales et républicaines.

Comme l’écrit Amé d’Hérival : « Léon XIII précipita et intensifia ses pressions sur le peuple de France, il accorda le 17 février 1892 à un journal non catholique, le plus lu de France (Le Petit Journal) une interview où il réitère sa consigne de ralliement : « Il n’y a que le gouvernement que la France s’est donné ». La veille il avait signé l’encyclique Au milieu des sollicitudes et le 21 la presse l’a faisait connaître au monde. Le Pape faisait  ainsi devoir aux catholiques d’abandonner la tradition catholique, qui fit la France, pour les jeter dans l’aventure de la Révolution, qui va la défaire.» [5]

Ce ralliement, couvert du sceau de « l’infaillibilité », était un ralliement, dans le droit fil de Pie VII et de la bulle Ecclesia Christi (1801), une acceptation de la loi du plus fort, la soumission devant l’adversaire, la lâche faiblesse vis-à-vis de l’ennemi juré de l’Eglise, la compromission et le renoncement face aux idées maçonniques issues de la Révolution.

Il ne manquera plus que de passer à l’étape suivante, c’est-à-dire du ralliement à la démocratie moderne au mondialisme, du respect des valeurs républicaines à la religion des « droits de l’homme », ce qui deviendra d’ailleurs des articles de Foi lors de Vatican II.

V. Pie XI, de la condamnation de « l’Action Française», à la trahison des «Cristeros »

La suite, hélas ! nous la connaissons que trop bien, et c’est avec le seul souci, très mondain, du pragmatisme politique, que l’Eglise aboutira, après le Décret de condamnation de l’Action Française sous Pie XI par le Saint Office, le 29 décembre 1926, ce qui entraîna la démission de sa charge cardinalice de Louis Billot (1846-1931) le 21 octobre 1927, et conduisit à l’interdiction faite aux adhérents de l’Action Française d’accéder aux sacrements, avec pour conséquence notable, en France, la modification d’un clergé et d’un épiscopat, entre 1926 et 1939, au sein duquel les traditionalistes se trouvèrent peu à peu remplacés par des clercs démocrates-sociaux et républicains.

L’Action Française, qui luttait courageusement contre les lois antichrétiennes de la République, bénéficiait pourtant de la sympathie d’une partie importante du clergé et des évêques, ce qui explique que le 10 mars 1925, l’assemblée des cardinaux et archevêques adressa un message à Pie XI, sur « les mesures à prendre pour combattre les lois de laïcité  ». Mais rien n’y fit. La politique de compromis de l’Eglise avec la République maçonnique, mise en œuvre depuis Pie VII, définie par Léon XIII, soutenue par Benoît XV, semblait être irréversible.

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L’Action Française qui luttait

contre les lois antichrétiennes de la République,

bénéficiait de la sympathie du clergé et des évêques,

de l’Eglise de France.

Le projet de Pie XI, est parfaitement résumé par l’Abbé Georges de Nantes (1924-2010), qu’il désigne comme un « crime politique », une sorte de « second ralliement » : « Pie XI résolut de frapper les évêques qui s’opposaient ainsi à la politique de ralliement, c’est-à-dire de collaboration avec la franc-maçonnerie et la démocratie chrétienne, sa politique. L’ignoble Briand voulait lui aussi frapper l’AF qui dénonçait très violemment sa politique de trahison au profit de l’Allemagne. L’obstacle à renverser du point de vue du Vatican, comme du point de vue de Briand, c’était l’AF. Elle remportait trop de victoires : en mai 1925, le gouvernement interdit le cortège de sainte Jeanne d’Arc. Malgré les barrages de police, cinquante mille parisiens défilèrent durant trois heures ! Quelques jours plus tard, Maurras fit cesser la violence en menaçant le ministre de l’Intérieur, Abraham Schrameck, d’être “ tué comme un chien ” si un nouveau militant nationaliste était assassiné. Le 25 juillet, soixante mille catholiques nationaux se rassemblaient en Vendée, au mont des Alouettes. Pour que la politique du Pape puisse prévaloir sans encombre, il fallait abattre Maurras, écraser l’Action française, et d’abord l’isoler. » [6]

Et cette scandaleuse condamnation par un Pape démocrate-chrétien de l’Action-Française en 1926, s’accompagna à la même période, dans le cadre du conflit des Cristeros au Mexique, qui vont va avoir des conséquences désastreuses sur les pieux fidèles du «Cristo Rey », d’une attitude ignoble cette foi-ci, puisqu’elle eut pour conséquence de précipiter des milliers de pieux serviteurs de la Foi catholique à la mort !

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Les Cristeros, par obéissance au pape « infaillible »,

sabordèrent leurs ligues et déposèrent les armes,

et furent éliminés par le Gouvernement maçonnique mexicain,

avec lequel Pie XI avait négocié secrètement.

En effet, on ne saurait oublier, malheureusement, que le pape Pie XI qui condamna l’Action Française, dans le cadre du conflit des « Cristeros », eut des décisions désastreuses au Mexique. Pourtant, les catholiques qui s’étaient rebellés contre le Pouvoir politique persécuteur des chrétiens (fermeture des lieux de culte et des écoles catholiques, interdiction des ordres religieux, blasphèmes, outrages, etc.), et en passant tueur de prêtres (des 4 500 prêtres avant la rébellion, seuls 334 resteront officiellement en 1934), étaient sur le point de l’emporter.

Après avoir, par obéissance au pape « infaillible » en son Magistère, sabordé leurs ligues de résistance et déposé les armes, ces catholiques fidèles – des paysans pour la plupart –, seront systématiquement éliminés de façon méthodique et sans pitié par l’armée fédérale dirigée par un Gouvernement maçonnique profondément anticatholique.

C’est pourtant avec ce Gouvernement athée que Pie XI négocia, sans en avertir les Cristeros, au nom des principes de la politique du ralliement devenue la ligne officielle de l’Eglise depuis Léon XIII. Le clergé, aux ordres du pape, considéré comme « infaillible », cessa alors tout soutien aux rebelles, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication s’ils n’obéissaient pas ! La conséquence d’une telle décision, fut qu’ils moururent tous en martyrs de la foi – 5000 périront ainsi après la fin officielle de la guerre, assassinés –, au cri de « Viva Cristo Rey » / « Vive le Christ Roi » !

Conclusion

Voilà les fruits empoisonnés de la politique « infaillible » du ralliement, suivie par l’Eglise depuis la Révolution Française, mise en œuvre par les papes Pie VII, Léon XIII, Benoît XV et Pie XI, qui assortirent leurs décisions d’actes couverts, en théorie, par « l’infaillibilité » du Magistère : « Bulle », « Décret », « Encyclique », etc. Et il s’agit bien de décisions prises au sein d’une Eglise dite « en ordre », une Eglise qui prit ces décisions bien avant Vatican II.

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Les positions du concile Vatican II,

participent à l’identique d’une vision

qui introduisit les idées de la démocratie-chrétienne

à l’intérieur de l’Eglise

qui a agi en politique depuis 1789

au mépris de tous les principes sacrés.

Tels sont les faits, incontestables, d’une désorientation majeure, qui enfanta le concile Vatican II, ses erreurs et ses hérésies. Car les positions du concile Vatican II, participent à l’identique de cette vision qui introduisit les idées de la démocratie-chrétienne à l’intérieur d’une Eglise – courant au sein duquel se distingua, après Félicité de Lamennais (1782-1854), Marc Sangnier (1873-1950), créateur du « Sillon », mouvement idéologique républicain condamné par la lettre pontificale de saint Pie X du 25 août 1910 « Notre charge apostolique », puis Jacques Maritain (1882-1973) -, qui a souvent agi en politique depuis 1789 au mépris de tous les principes sacrés.

De l’acceptation, puis la soumission, et enfin « l’adhésion » aux thèses de la Révolution, on en est arrivé à « l’adoption » par l’Eglise elle-même, des conceptions révolutionnaires, comme cela se produisit officiellement, et fut proclamé « solennellement » à l’intérieur même de la Basilique Saint-Pierre à Rome lors du concile Vatican II qui, du ralliement à la République, au ralliement à la démocratie, puis au ralliement à l’idéologie mondiale des «droits de l’homme», nous retrace les origines d’un concile dont la source se situe dans le « ralliement à la Révolution », ayant abouti au final, au ralliement avec toutes les religions non-chrétiennes, dont en particulier le judaïsme déicide, acte couronné à Assise sous Jean-Paul II, par le rassemblement interreligieux qui se déroula le 27 octobre 1986 !

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Les papes Pie VII, Léon XIII et Pie XI,

ont assorti leurs actes de ralliement à la Révolution

maçonnique et antichrétienne

du sceau de « l’infaillibilité ».

Voici les sources, objectives, de l’apostasie, dans laquelle l’autorité de l’Eglise est tombée « infailliblement » à Vatican II, après s’y être fourvoyée, de façon tout aussi « infaillible » – et d’ailleurs bien plus, puisque si le dernier concile ne voulut pas faire usage de son pouvoir en matière d’infaillibilité, les papes Pie VII, Léon XIII et Pie XI, eux, ont eux assorti leurs actes de « ralliement » à la Révolution antichrétienne du sceau de « l’infaillibilité ».

Les causes de la crise terrible que connaît l’Eglise depuis le dernier concile, ne sont pas à chercher ailleurs, car c’est la tête, le sommet hiérarchique, c’est-à-dire l’Eglise enseignante elle-même qui a pactisé avec les forces ténébreuses de la Révolution depuis 1789, et ce genre de pacte diabolique se solde toujours par d’effroyables conséquences. L’idéologie mondiale et la religion des « droits de l’homme sans-Dieu », auxquels communie de façon impie et hérétique l’Eglise catholique aujourd’hui, n’ont pas d’autre explication.

Tout ceci nous montre, sur le plan théologique, de sorte d’éviter les pièges conjoints du modernisme et du sédévacantisme, que l’orthodoxie d’une doctrine provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église, de sa fidélité à la Tradition, c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes, ce qui signifie que « l’infaillibilité » n’est point « inconditionnelle » mais « conditionnelle ». [7] Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica », à savoir : l’autorité est au service de la vérité ; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Et lorsque ce n’est plus le cas, lorsque l’autorité s’écarte de la Tradition comme l’Eglise d’aujourd’hui nourrie des thèses du « ralliement » à l’esprit de la Révolution, c’est en vertu du critère objectif qu’est la « Tradition », qu’un catholique – et plus encore une société religieuse –,  a le droit de refuser les documents officiels et les décisions impies qui s’écartent de la Tradition

Lire :

triduo lanzada granada cuaresma 2015 8

L’Église crucifiée par « l’esprit du monde »

Notes.

1. Béatifié par Jean-Paul II à l’occasion du Jubilé de l’an 2000, puis canonisé par le pape François le 27 avril 2014, la « fête » de « saint Jean XXIII » a été placée le 11 octobre, jour de l’ouverture du concile Vatican II, ce dernier ayant été convoqué par le pape dès le 25 janvier 1959, soit 90 jours après son élection au pontificat.

2. Cette « métahistoire », participe de la première Chute, lorsque les anges rebelles se sont révoltés contre Dieu, mystère nous liant au devenir d’une Histoire ultérieure, marquée par la lutte originelle qui est une lutte, comme nous l’apprend saint Augustin (354-430), entre la Cité du Ciel et celle de la Terre, deux « Cités » absolument irréconciliables et antagonistes, deux « Cités » que tout oppose et sépare, fondées sur des principes radicalement divergents, travaillant à des objectifs totalement contraires, poursuivant des buts à tous égards dissemblables.

3. On retiendra que le concordat, en créant des relations officielles entre l’État français et la papauté, nécessita une réorganisation de la hiérarchie catholique en France. En effet, avec la Constitution civile du clergé de 1790, les ecclésiastiques français avaient dû prêter un serment de fidélité à la Constitution. Le pape Pie VI a condamné en avril 1791 ce serment qui faisait des prêtres des quasi-fonctionnaires. Une autre des conséquences de la Constitution civile du clergé était l’élection des évêques par les prêtres de leur diocèse, au lieu du mode antérieur de nomination par le pouvoir politique avec confirmation par le pape. Depuis la Révolution française, il y avait donc un clergé d’Ancien Régime, dont souvent les évêques étaient en exil à l’étranger, et un clergé constitutionnel,remobilisé par le groupe des « Évêques réunis à Paris ». L’exigence formulée par le Premier Consul de composer un épiscopat à sa guise l’oblige à faire céder à la fois les évêques réfractaires en exil et les évêques constitutionnels encore en place. Le 15 août 1801, le pape Pie VII promulgua deux décisions pour permettre cette réorganisation : le brefTam multa exigea la démission des évêques institués par Rome, alors que le bref Post multos labores demanda celle des évêques élus. Sur les 81 évêques réfractaires encore en vie en 1801, 38 refusèrent d’adresser leur démission au pape et donnèrent ainsi naissance à la « Petite Église ».

4. G. Desjardins, Revue Catholique des Institutions et du Droit, Le concordat, Etude théologique, historique et canonique, 1885.

5. Philippe Prévost, dans son ouvrage remarquable, L’église et le ralliement ou l’histoire d’une crise, Centre d’études contemporaines, 2001, relève l’engagement acharné de Léon XIII et de l’Eglise à réaliser ce « ralliement » avec la République, puisque le pape multiplia les pressions, nomma à Paris un nouveau nonce chargé d’orienter plus énergiquement les évêques et les fidèles vers la République. Dès son arrivée Mgr Ferrata fut tellement élogieux à l’égard du Président Carnot que les protestations s’élevèrent un peu partout. Mgr d’Hulst lui-même écrivit au sujet du nonce :« Malgré l’illusion formidable sur laquelle repose la mission qu’il a reçue, il ne tardera pas à s’éclairer »et le recteur de l’Institut Catholique poursuit « le vrai fléau en ce moment, c’est l’africain. A Rome, on dit qu’il hypnotise le Pape ; en France, il nous terrorise… et invente un degré d’obéissance servile qu’aucun siècle chrétien n’a connu… » Amé d’Hérival explique : « Cette obéissance servile, insensée, Léon XIII va en user, en abuser en exploitant le libéralisme des meilleurs. Il appelle à Rome un homme à tout faire, on en trouve toujours en tous les temps, chez les libéraux, de ces hommes bien placés qui se prêtent soit par inconscience, soit par ambition, soit par servilité aux besognes de trahison. L’un de ces hommes choisis par Léon XIII est Monsieur Piou. Qui est Jacques Piou, qui sera pilote de la politique pontificale en France pendant quinze ans ? Un des députés monarchistes et catholiques des plus en vue à la Chambre. Opportuniste, comme la quasi totalité des hommes politiques de tous les temps. Après la monarchie, il essaiera du boulangisme, puis en 1890, il fonde à la Chambre le groupe de la Droite « indépendante » (c’est la pente habituelle !) lorsque le Pape le reçoit le 10 janvier 1891 et le charge de faire le nécessaire en France en amenant d’autres prélats à reprendre à leur compte le toast d’Alger. Il lui rappelle ses directives : « Accepter la constitution, fait accompli, mais pas la législation, fait réformable, et pour cela, par les élections sous étiquette républicaine, s’insérer dans le régime républicain et y faire de bonnes lois. » C’était commettre une grave erreur au plan des principes, comme au plan de la tactique. Descendre sur le terrain de l’adversaire en utilisant sa doctrine ! Un manque de sens politique que l’adversaire va exploiter avec un art consommé. » (A. d’Hérival, Le deuxième Ralliement 1892 – ses moyens, ses agents, n.d.).

6. Abbé G. de Nantes, La Condamnation de l’Action-Française, Il est ressuscité ! n° 14, septembre 2003, p. 13.

7. L’Église en sa « croyance unanime » est infaillible, mais le « Magistère ordinaire » est « conditionnellement infaillible« . Si l’on veut bien considérer comme caractéristique de cet enseignement autorisé, qu’on appelle magistère commun ou ordinaire, d’être en tout l’écho de la tradition unanime de l’Église, il paraît bien qu’il jouit, lui aussi et de ce fait, de l’infaillibilité. En revanche, s’il advient que le Pape ou les Évêques, même dans leur enseignement “authentique”, enseignement donné par eux en vertu de leur fonction, avec l’autorité de leur rang, en viennent à proférer quelque nouveauté ou quelque opinion discutée, pareille doctrine ne peut être considérée comme relevant du Magistère ordinaire. Elle ne présente alors aucune garantie d’infaillibilité. Et c’est la grande infirmité de ce magistère ordinaire de n’être pas séparé par une frontière nette et incontestable du royaume des opinions humaines Seul le « Magistère extraordinaire » ou « solennel » est, de lui-même, strictement et pleinement infaillible. L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel, c’est ce qu’explique le P. Joaquin Salveri de la Torre (1892-1979) : « L’Eglise demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). De la sorte, contre les thèses inexactes : le Magistère ordinaire n’est pas « nécessairement infaillible », il l’est « conditionnellement », ou possiblement, et entre la possibilité et l’acte, est-il besoin de le rappeler à moins d’oublier volontairement toutes les leçons de scolastique, il y a une grande différence.

Concordat_1801

Bibliographie : 

A. Loubier, Légitimisme et papauté, Ed. Sainte Jeanne d’Arc, 2006.

A. Loubier, L’Action Catholique, Cheval de Troie du Modernisme, Ed. Sainte Jeanne d’Arc, 2007.

A. Loubier, Aux portes de l’Enfer : le concordat de 1801, Ed. Sainte Jeanne d’Arc, 2009.

P. Prévost, L‘Eglise et le ralliement, Ed. C.E.C – 2013.

Ouvrages disponibles auprès de : CHIRÉ – DPF

154 commentaires leave one →
  1. Vehementer permalink
    9 avril 2015 00:40

    La conclusion de votre article, fort intéressant et auquel je souscris car nous délivrant, enfin, d’une conception faussée de l’infaillibilité, et osant dire les choses réellement à savoir que la mesure de l’autorité c’est la « Tradition », rejoint les propos de Mgr Faure, récemment consacré par Mgr Williamson.

    Il dit ceci concernant la question de « l’infaillibilité » à la question qui lui est posée par Jérôme Boubon, que l’on sait être sur des positions sédévacantistes :

    • Question : « Vous vous réclamez de la Tradition. Mais qui est l’interprète authentique et le garant de la Tradition sinon le pape, sinon le magistère ? Comment donc pouvez-vous sortir de cette impasse ? »
    • Réponse : « Lisez l’Évangile de Saint Jean. On y trouve une vingtaine de citations selon lesquelles Jésus en tant qu’homme exprime sa soumission absolue à la volonté de son Père, qui est au-dessus de Lui, et qui est absolue. Cette vérité et cette volonté, il les a transmises (tradidit), et voilà l’origine et l’infaillibilité de la Tradition, qui est donc elle aussi au-dessus des papes, a fortiori, ayant été au-dessus de Jésus (en tant qu’homme). Voilà ce que perdent de vue tous les conciliaristes, mais ce que Mgr Lefebvre n’a jamais perdu de vue : bien comprise, la Tradition est la mesure des papes et non les papes la mesure de la Tradition. Elle reste ce qu’elle a toujours été, indépendamment de leurs éventuelles bêtises. »

    RIVAROL daté du jeudi 2 avril 2015.
    http://tradinews.blogspot.fr/2015/03/rivarol-mgr-jean-michel-faure-menzingen.html

  2. Pie permalink
    9 avril 2015 09:30

    Excellente mise au point !

    Tout ceci démontre, s’il en était encore besoin, que l’infaillibilité n’est pas liée à la papauté au niveau de la substance, mais de sa participation à la « Vérité ». L’infaillibilité est un attribut participé, qui est conditionné à la fidélité à la Tradition. Sans quoi, le Magistère authentique, perd sa note « infaillible ».

    Et ici cela apparaît clairement, car tous les actes hérétiques de Pie VII, Léon XIII et Pie XI (Bulle, Encyclique, Décret), relèvent de l’infaillibilité du Magistère. Et ils ont été promulgués ses actes, bien avant Vatican II, dans une Eglise réputée « en ordre » !

    On voit donc en quoi, contrairement à la conception magique et irréelle que s’en font les sédévacantistes, l’infaillibilité n’est pas un « droit divin identique à celui du Christ », mais un droit « participé », contrairement à ce qui fut soutenu de façon profondément erronée : « c’est par un Droit Divin identique à celui du Christ que le Pontife Romain possède son Autorité (…) L’Église est Infaillible dans tous les modes d’expression de son Magistère puisque ce Magistère est en fait celui du Christ et le Christ est Infaillible en ses jugements et en sa motion. » (Inquisidor, CatholicaPedia http://wordpress.catholicapedia.net/loi-divine-et-droit-divin/#comment-62547, mars 2015).

    Comme déjà rappelé à l’intéressé qui persista coupablement dans son erreur, cette conception faussée ne ne respecte pas la distinction entre « droit créé » et « droit incréé », aboutissant à une vision de l’infaillibilité qui relève de l’immanentisme gnostique de tendance panthéiste, empêchant de comprendre convenablement la crise actuelle de l’Église consécutive à cette « vie créée » sujette, parfois dans l’expression du « Magistère conditionnellement infaillible», aux aléas du monde et à ses séductions.

    Et cette conception aberrante et imaginaire de l’infaillibilité, déconnectée de la réalité, se faisant une idée illusoire et fantasmée de la vie de l’Eglise, ne peut qu’aboutir au schisme.

    L’Histoire malheureusement, nous en donne la preuve de manière évidente et incontestable depuis plus de deux siècles…il conviendrait de s’en souvenir.

    • 9 avril 2015 14:31

      Cette conception faussée de « l’infaillibilité », est induite – car tout le discours sédévac fonctionne en effet par « induction » – du fait que pour eux selon un a priori totalement infondé l’Eglise est « éclipsée » depuis 1958, soit l’élection de Jean XXIII.

      Or ce qu’il apparaît, c’est que des décisions, déclarations et promulgations formellement « hérétiques » de papes qui engagèrent leur infaillibilité dans leurs actes officiels, se sont produites bien avant 1958.

      Donc cette foutaise de « l’éclipse », trouve son démenti le plus catégorique par ce qui vient d’être démontré historiquement au sujet de la compromission honteuse de l’Eglise avec la Révolution à partir de Pie VII, par la bulle « Ecclesia Christi » du 15 août 1801, et du Concordat négocié un mois auparavant avec l’Etat criminel, régicide, antichrétien et maçonnique issu de 1789.

    • Gerdil permalink
      9 avril 2015 22:33

      Très juste Pie, sachant que les actes du Magistère dit « ordinaire » de l’Eglise (Mandements, Officialités, Rescrits épiscopaux, Sacrée Pénitencerie, Encycliques, Motu proprio, Brefs pontificaux, etc.), bénéficient tous, en « théorie », de l’infaillibilité.

  3. Kyrie Eleison permalink
    9 avril 2015 11:22

    La froide logique pragmatique de la politique de Rome, qui n’a pas hésité à faire alliance et à traiter de « puissance à puissance », jusqu’à signer des « Concordats » avec les Etats révolutionnaires imprégnés de l’idéologie maçonnique, donne une image effrayante, et pourtant bien réelle de l’Eglise dite « en ordre ».

    A ne pas oublier que ces Etats, étaient par ailleurs, par delà leur idéologie antichrétienne perverse, des entités criminelles ayant envoyé des prêtres, des religieuses et des religieux, ainsi que des laïcs fidèles, à la mort par milliers en martyrs de la Foi !

    Voilà les causes objectives de Vatican II, de son « ouverture » au monde et « conversion » à sa religion universelle fondée sur le libéralisme et les « droits de l’homme-sans Dieu » ; une conversion, comme on le constate, qui ne fut pas une nouveauté car déjà bien engagée depuis la Révolution.

  4. apostolatus specula permalink
    9 avril 2015 22:02

    Celui que Léon Bloy baptisait « Pilate XV » (Benoît XV), n’est pas exempt d’une certaine responsabilité dans le triomphe du progressisme. C’est lui qui prononça en 1921 la dissolution du mouvement anti-moderniste Sodalitium Pianum (« la Sapinière »), et remplaça celui qui était Secrétaire d’Etat de saint Pie X, le cardinal Merry del Val, traditionaliste, par le moderniste cardinal Domenico Ferrata.

  5. Lozère permalink
    9 avril 2015 22:16

    Lorsqu’on pense que ces paroles, sont celles d’un pape « infaillible » s’exprimant dans le cadre d’une Encyclique, encourageant à l’union avec le Gouvernement maçonnique anticatholique, prônant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, dont la conséquence sera en 1905, l’expulsion des Chartreux de la Grande Chartreuse par les gendarmes : « les catholiques français et tous les hommes sеnsés doivent pratiquer l’union (…) à l’égard de cette législation [la République], le Соncоrdаt, la séparation de l’Etat et de l’Église. » (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes,1892).

  6. 9 avril 2015 22:22

    Le projet de loi qui devait aboutir, en 1905, à la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », fut préparé par Emile Combes, président du Conseil. A son programme, surtout une fois entré en loge maçonnique en 1869, il inscrira, en premier, la volonté d’interdire d’enseignement les congrégations. Le jour de son investiture à la Présidence, il dira : « Je n’ai pris le pouvoir que pour cela ».

    A la Chambre, après le débat du 26 mars 1903, cinquante-quatre congrégations furent ainsi frappées d’interdiction et leurs membres jetés sur les routes de l’exil.

    Expulsion des Chartreux

    Le 17 avril 1903, un commissaire de police se présenta au portail de la Grande-Chartreuse afin de procéder à une première approche. Le 20, une forte concentration d’amis des solitaires prirent position autour de la Chartreuse. Face à cette résistance populaire, les autorités décidèrent de faire donner la troupe. Le 29, ce sont donc un bataillon du 140e de ligne de Grenoble et deux escadrons du 4 e dragon de Chambéry, ainsi que des sapeurs et la gendarmerie qui, à 2h40 du matin, prirent position aux abords des murs cartusiens. A cinq heures, les portes furent enfoncées et les religieux expulsés, manu militari, des stalles de l’église où ils étaient réunis. Ils descendirent à pied jusqu’à Saint-Laurent-du-Pont (10 km), sous une pluie battante, accompagnés d’une foule silencieuse et navrée.

    De là, par le train, ils prirent le chemin de Pignerol, en Italie, avant de rejoindre Farneta terme de leur voyage d’exil. A la suite de cet événement, le capitaine Colas des Francs et le colonel Frédéric de Coubertin (frère du baron Pierre) donnaient leur démission de l’armée.

    C’est le ministre Georges Mandel qui signera le décret de réintégration de la Grande-Chartreuse par les religieux, effectivement réalisée le 21 juin 1940.

    Merci Léon XIII !

    • Kyrie Eleison permalink
      16 avril 2015 23:01

      Pour rappel très utile, l’article de M. Adrien Loubier de Bonnet de Viller paru dans « Sous la Bannière » en 2002, analysant le livre de Philippe Prévost (« L’Eglise et le ralliement ») qui démontre la terrible responsabilité des papes qui, trahissant la Foi de toujours, ont pactisé avec la Révolution:

      « L’ÉGLISE ET LE RALLIEMENT, Histoire d’une crise 1892-2000, par PHILIPPE PRÉVOST

      Monsieur Philippe Prévost nous livre ces temps ci un ouvrage remarquable que nous devons saluer, et sur l’intérêt duquel nous attirons l’attention de nos lecteurs.

      La thèse que développe l’auteur dans cet ouvrage rejoint largement celles que nous avons développées notamment dans « Démocratie Cléricale », dans « Échec au Ralliement », et dans de nombreux articles parus dans le présent bulletin (notamment sous le titre « De l’origine des thèses concordataires de Vatican Il », en réponse au factum de deux professeurs d’histoire contre « Démocratie Cléricale »).

      C’est que la Révolution n’a pas trouvé de plus grands alliés depuis deux siècles que les hommes d’Église, y compris certains papes, de par leurs erreurs politiques, et leurs interventions dans ce domaine, concrétisées par des successions de ralliements.

      Nos exposés d’il y a 10 ans avaient fait scandale à l’époque auprès de certains, tant la papôlatrie pratiquée dans nos rangs semblait interdire toute critique envers les hiérarchies ayant régné avant Vatican Il. Mais les idées s’éclairent et se font jour peu à peu, et Monsieur Prévost vient ici à point nommé, nous livrer une véritable somme historique et critique de ce qu’il appelle le dogme du ralliement, ou le dogme de la soumission au pouvoir établi, de ses origines, de ses causes, de ses avancées et de ses reculs, et de ses conséquences.

      Bien qu’en sous-titre, l’auteur précise que son histoire va de 1892 à 2000, et que ce dogme s’est en effet développé à partir de Léon XIII, il n’en indique pas moins ses origines lointaines chez Pie VI et Pie VIl. C’est bien en effet Pie VI qui, le premier, employa le mot dogme à propos de la « soumission au pouvoir établi ». C’était en 1796, dans une première tentative de ralliement au gouvernement du Directoire. Cette théorie, improprement appelée dogme, fut imposée par les hommes d’Église, notamment sous Léon XIII, mise en veilleuse sous saint Pie X, puis reprise sous Benoît XV et Pie XI. Elle subit des avatars sous Pie XII. Mais depuis 1959, nous avons vu où elle a mené l’Église.

      Monsieur Philippe Prévost nous raconte cette histoire dans un style facile à lire, mais très référencé, très démonstratif, et bourré d’enseignements, voire de découvertes de bien des choses ignorées.

      Par exemple on y découvre les efforts de Rome pour chercher l’entente avec les Soviets pendant même les persécutions religieuses les plus monstrueuses.

      L’auteur démontre encore que les seuls pays où les catholiques ont progressé et fait respecter leurs droits, sont ceux qui ont piétiné ce prétendu dogme, désobéi ouvertement aux ordres de Rome, et lutté bannière au vent contre les pouvoirs établis, comme les catholiques allemands sous Bismark, les Belges, les Portugais, les Espagnols…

      Du ralliement à la République au ralliement à la démocratie, puis au ralliement au communisme, nous avons ici le film complet des origines de Vatican II, le ralliement à la révolution, aboutissant aujourd’hui au ralliement à toutes les religions consacré à Assise.

      L’Église et le Ralliement de Philippe Prévost est un livre qui fera date dans l’étude des origines de la révolution actuelle dans l’Église, par laquelle notre Mère est occultée.

      Un livre à lire, à méditer, et à diffuser. »

      Adrien LOUBIER DE BONNET DE VILLER, Sous la Bannière, n° 99, janvier 2002.

    • Kyrie Eleison permalink
      16 avril 2015 23:32

      Louis-Hubert REMY,

      Votre refus d’admettre les évidences est pris en défaut radicalement par l’Histoire, malheureusement.

      Vous écrivez dans votre texte : « Non, la Révolution n’a pas trouvé comme alliés certains Papes »….Or l’examen des conséquences du Concordat de 1801, de la politique du « ralliement » de Léon XIII, jusqu’aux positions de Benoît XV et Pie XI, montrent de façon évidente tout le contraire, et la très lourde responsabilité des papes démocrates dans l’avènement de Vatican II.

      Le poison a donc été introduit dans l’Eglise par cette coupable compromission avec l’erreur, qui fit agir Pie VII (et plusieurs autres après lui), avec une faiblesse, une lâcheté, et osons le mot une « trahison », dont nous payons très chèrement les fruits malsains aujourd’hui.

      Vous aurez beau ne pas vouloir regarder la vérité en face, nier la réalité, tenter d’excuser les papes d’avant Vatican II pour faire tenir debout votre thèse de la « vacance du Saint-Siège » depuis 1958, les faits sont pourtant têtus contre-vous, terriblement.

      Si vous voulez comprendre la crise, vous êtes contraint d’examiner le comportement abominable des papes démocrates (bien décrit dans l’article de La Question d’ailleurs), sinon, vous ne pouvez que vous retrancher derrière de pseudos explications, que l’on qualifiera charitablement de « fantaisistes » et « cosmiques », qui ne tiennent pas un seul instant.

      C’est pourquoi Léon Bloy disait avec raison que ce que promulgua Pie VII lors du Concordat en 1801, était un « énorme sacrilège », une « prévarication » (*)….ce qui signifie en bon français : « un reniement », ce « reniement » qui précède le « ralliement » de Léon XIII, est ainsi décrété : « La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin, dans toutes les églises catholiques de France : « Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules » (Concordat, 1801).

      Et c’est un pape qui écrit ça, et de manière « infaillible » puisque le Concordat est accompagné de la bulle « Ecclesia Christi » …datée, pour rajouter à l’impiété et à l’infamie, du 15 août 1801!

      Vous voyez bien que l’hérésie de « Dignitatis Humanae » et la démocratie religieuse ne datent pas de Jean XXIII, Paul VI, et des papes d’après Vatican II, car l’Eglise a été infectée du venin révolutionnaire depuis 2 siècles !!


      (*) «Remarqué ceci : au lieu de Salvum fac regem qui est le texte sacré [dans le rite liturgique de la messe pour attirer les bénédictions de Dieu sur l’État français, on a de nos jours :] Salvam Rempublicam, conséquence du concordat …. Le concordat eût-il été possible avec un grand pape, un Innocent III par exemple, et cet acte ne serait-il pas un de ces trois reniements de Pierre, après lesquels le coq doit chanter ? (…) Cette substitution du Salvum fac regem par le Salvum fac Rempublicam est une ÉNORMITÉ SACRILÈGE, c’est une suite de l’odieuse prévarication du Concordat qui ressemble tant au reniement de Pierre. «Omnes dii gentium demonia» dit le Ps. 95.» (Léon Bloy, Journal, p. 856).

  7. papy permalink
    10 avril 2015 10:45

    AH ! Quelle merveilleux consensus…revêtus de leurs habits sacerdotaux ou à défaut de leur insupportable et hérétique orgueil….
    Parce Domine….

    • Lagomer permalink
      10 avril 2015 13:20

      Alors….on s’instruit papy ?

      Prenez des notes, si vous voulez comprendre réellement les raisons objectives de ce qui a rendu possible Vatican II au sein de « l’Eglise en ordre ».

      Voilà qui va vous changer du discours fumeux de vos amis sédévacs, qui n’ont toujours pas compris comment a pu se produire le dernier concile au sein de l’Eglise dont ils ont une vision abstraite, et qui ne sont pas prêts de le comprendre, à lire ce qui s’écrit comme énormes absurdités délirantes sur les forums et blogs schismatiques !

  8. Oremus permalink
    10 avril 2015 13:14

    A ne pas mésestimer les terribles effets de « l’Action Catholique » (si peu catholique), structure pilotée par Pie XI qui diffusa auprès de plusieurs générations de fidèles une doctrine laïque, ouvriériste, quasi marxiste.

    C’est de ce catholicisme de gauche présidé par Pie XI, que sortira en 1924, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), qui deviendra la courroie de transmission, plus tard, du syndicalisme type CFDT.

    Et qui furent les animateurs du mouvement en France ?

    Tous les futurs acteurs de Vatican II : Yves Congar, Marie-Dominique Chenu, Emmanuel Mounier et Jacques Maritain, qui s’orientent tous rapidement à gauche de l’échiquier politique !

    • Kyrie Eleison permalink
      10 avril 2015 13:28

      Très juste cette remarque sur « l’Action [anti]catholique », véritable pourvoyeuse de l’idéologie gauchiste qui s’est emparée de l’Eglise de puis Léon XIII et Pie XI !

      On retrouve des jocistes à l’initiative de la fondation du syndicalisme « familial » (logement et cadre de vie) : Confédération syndicale des familles (CSF), Comité national des associations populaires familiales syndicales (future APF), Consommation Logement Cadre de Vie, ainsi que dans les rangs de la CFTC, de la CFDT et de la CGT.

      Un exemple significatif, Emmanuel Mounier, fondateur du personnalisme « chrétien » qui va marquer les théologiens « catholiques » français de la nouvelle religion de Vatican II (Lubac, Chenu, Congar, Léon-Dufour, Maritain, etc.) , est allé jusqu’à proclamer que « le capitalisme doit être supprimé et remplacé par une organisation socialiste de la production et de la consommation » (E. Mounier, Qu’est-ce que le personnalisme ?, 1946).

      C’est du marxisme, dont les sacristies conciliaires de toutes les paroisses de l’Eglise sont aujourd’hui profondément imbibées, avec les organismes bien connus actifs militants au service de la cause du mondialisme (CCFD, etc.)

  9. hannibalgenga permalink
    10 avril 2015 19:57

    Le concordat signé par Pie VII avec la République anticatholique maçonnique en 1801 est une totale infamie en de nombreux points !

    L’article 8 de ce Concordat contient des paroles impies de la part d’un pape : « La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin, dans toutes les églises catholiques de France : « Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules ».

    Voici ce qu’en dira Léon Bloy scandalisé par ce reniement, comparable au reniement de Pierre : «Remarqué ceci : au lieu de Salvum fac regem qui est le texte sacré [dans le rite liturgique de la messe pour attirer les bénédictions de Dieu sur l’État français, on a de nos jours :] Salvam Rempublicam, conséquence du concordat …. Le concordat eût-il été possible avec un grand pape, un Innocent III par exemple, et cet acte ne serait-il pas un de ces trois reniements de Pierre, après lesquels le coq doit chanter ? (…) Cette substitution du Salvum fac regem par le Salvum fac Rempublicam est une ÉNORMITÉ SACRILÈGE, c’est une suite de l’odieuse prévarication du Concordat qui ressemble tant au reniement de Pierre. «Omnes dii gentium demonia» dit le Ps. 95.» (Journal, p. 856).

    • 10 avril 2015 20:13

      Il ne faut pas aller chercher plus loin l’origine du décret « Dignitatis Humanae Personae » sur la Liberté religieuse de Vatican II.

      C’est au nom des principes du Concordat de 1801, que l’Eglise a proclamé : « Ce concile du Vatican scrute la tradition sacrée et la sainte doctrine de l’Église » (Dignitatis humanae, § 1)….et c’était vrai, du moins si on entend cette « tradition » comme remontant au Concordat impie et hérétique de 1801 !

      Dignitatis Humanae

    • Vehementer permalink
      12 avril 2015 13:23

      « Pour reconnaître les cas où l’infaillibilité de l’Église est engagée, il suffit de se rappeler que toute doctrine enseignée universellement par les pasteurs chargés de conduire le troupeau du Christ, et donnée manifestement comme appartenant directement ou indirectement à la Révélation, est infaillible » (Ch.-V. Héris, o.p. L’Église du Christ, Le Cerf 1930, pp. 44-45).

    • hannibalgenga permalink
      13 avril 2015 21:40

      Joseph de Maistre fut tellement scandalisé par le Concordat signé par Pie VII avec l’Etat régicide antichrétien en 1801, lui pourtant très papiste, qu’il sécria : « Je souhaite au pape de tout mon coeur la mort, de la même manière et par la même raison que je la souhaiterais à mon père s’il venait à me déshonorer demain.» (In Jean Tulard, Les révolutions, de 1789 à 1851, p. 206).

    • Oremus permalink
      13 avril 2015 23:25

      « Alors que le Concile se préparait à être une nuée lumineuse dans le monde d’aujourd’hui si l’on avait utilisé les textes préconciliaires dans lesquels on trouvait une profession solennelle de doctrine sûre au regard des problèmes modernes, on peut et on doit malheureusement affirmer que, d’une manière à peu près générale, lorsque le Concile a innové, il a ébranlé la certitude de vérités enseignées par le Magistère authentique de l’Eglise comme appartenant définitivement au trésor de la Tradition. […] Sur ces points fondamentaux, la doctrine traditionnelle était claire et enseignée unanimement dans les universités catholiques. Or, de nombreux textes du Concile sur ces vérités permettent désormais d’en douter. […] Il faut donc, acculé par les faits, conclure que le Concile a favorisé d’une manière inconcevable la diffusion des erreurs libérales.»

      Mgr Lefebvre, « Lettre du 20 décembre 1966 adressée au cardinal Ottaviani » in J’accuse le Concile, Ed. Saint-Gabriel, Martigny, 1976, p. 107-111.

    • Rome permalink
      15 avril 2015 00:08

      L’ultime réaction du clergé réfractaire est celle de trente-six évêques légitimes, réfugiés en Angleterre et en Allemagne, qui refusent de souscrire à la lettre apostolique Tam multa (15 avr. 1801), par laquelle Pie VII demandait à tous les évêques français de l’Ancien Régime leur démission dans les dix jours afin de faciliter le concordat.

      De cette résistance naîtra la « Petite Église » anticoncordataire, sous l’action de Mgr de Coucy, l’évêque de La Rochelle, émigré en Espagne.

    • hannibalgenga permalink
      15 avril 2015 00:32

      En effet, la démission de tout un épiscopat est un événement inouï dans l’histoire de l’Eglise catholique, car selon le droit canon, un évêque est inamovible : seule une faute grave peut entraîner une destitution.

      Il existai 59 évêques constitutionnels et 81 évêques réfractaires (ceux-ci tous exilés).

      Pie VII avait prévenu par son bref Tam multa : «Plus votre sacrifice sera amer, plus il sera agréable à Dieu » menaçant de destituer ceux qui refuseraient : en fait la résistance est considérable, il n’y aura que 45 démissions volontaires dans le clergé réfractaire.

      Deux évêques, suivis par un certain nombre de prêtres, formèrent une Eglise schismatique jansénisante : « la Petite Église ».

    • 15 avril 2015 11:06

      Les dispositions du Code sont formelles ;

      « Un office ecclésiastique est perdu par la renonciation, la privation, le déplacement à un autre office,la translation, et par l’échéance du laps de temps indiqué. » (Can. 183).

      Par ailleurs ;

      « Si l’évêque est gravement en défaut dans l’accomplissement de l’obligation énoncée au Par.1, la prescription du Can. 274 n4-5 doit être observée. » (Can. 343)

      Que dit le Can. 274 n4-5 ?

      Ceci :

      « n4) Veiller à ce que la foi et la discipline ecclésiastique soient exactement conservées, et avertir le Pontife romain des abus.
      n5) Faire la visite canonique, après que le Saint-Siège en aura approuvé le motif, au cas où un évêque suffragant l’aurait négligée; pendant la visite, il peut prêcher, entendre les confessions et absoudre même des cas réservés à l’évêque; s’informer de la vie et des moeurs des clercs; dénoncer à leurs Ordinaires les clercs qui ont encouru la note d’infamie, pour qu’ils les punissent; infliger de justes peines, même des censures, aux crimes notoires, ainsi qu’aux offenses évidentes et notoires qui pourraient être commises contre eux-mêmes ou les leurs. »

      Ainsi donc, les décisions de Pie VII de révoquer les évêques ayant refusé la Constitution civile du clergé, outre le caractère moral abominable face aux souffrances endurées par le clergé français sous la Révolution, étaient arbitraires par rapport au Droit Canon (celui de 1917, cité, reprenant en grande partie les dispositions antérieures du Corpus juris canonici de 1582).

  10. apostolatus specula permalink
    10 avril 2015 23:37

    « Je te le dis en vérité : avant que le coq ne chante, Pierre, tu Me renieras trois fois.»

    Matth. XXVI, 34.

  11. Pie permalink
    12 avril 2015 17:39

    On lira de Mgr Bernard Tissier de Mallerais son étude publiée dans le « Sel de la terre » n°84, Printemps 2013, p.10 à 32 : « Étude critique de Dignitatis humanæ ».

    « La liberté religieuse, droit naturel à la liberté civile, serait limitée par les exigences du bien commun en matière religieuse. Étude critique de cette thèse. Par sa déclaration Dignitatis humanæ promulguée le 7 décembre 1965, le concile Vatican II a enseigné un droit des personnes et des groupes à la liberté religieuse civile. Cette doctrine fut combattue au Concile et a été depuis lors dénoncée sans cesse par des évêques, des théologiens, des philosophes, comme contraire à l’Écriture sainte, à l’entière Tradition divine orale et spécialement au magistère constant de l’Église. »

    Etude disponible en lecture ici : http://vatican2-en-questions.org/etude-critique-de-dignitatis-humanae/

    Critique globale de Vatican II: »Concile ou révolution ? »par le Père Jean-Dominique O.P. : http://vatican2-en-questions.org/concile-ou-revolution/

  12. Lancre permalink
    12 avril 2015 20:00

    La « liberté religieuse » telle que définie dans DH lors de Vatican II, entre en contradiction directe avec le principe auquel l’Eglise s’est tenu depuis des siècles, à savoir que « l’erreur n’a pas de droit »,

    C’est ce qu’exprime Grégoire XVI : « De cette source empoisonnée de l’indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience. »

    Ceci signifie que les religions fausses sont contraires au premier commandement de Dieu ; et qu’elles sont aussi contraires au commandement du Christ, qui a demandé à ses disciples de baptiser au nom des trois Personnes de la Sainte Trinité; ajoutant : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marx XVI, 16).

    • Gerdil permalink
      12 avril 2015 23:27

      « Dignitatis Humane », contredit de façon impressionnante, toutes les propositions condamnées par le Syllabus :

      « LXXVII. A notre époque, il n’est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’État, à l’exclusion de tous les autres cultes.
      LXXVIII. Aussi c’est avec raison que, dans quelques pays catholiques, la loi a pourvu à ce que les étrangers qui s’y rendent y jouissent de l’exercice public de leurs cultes particuliers.
      LXXIX. Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent la peste de l’Indifférentisme.
      LXXX. Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne. »

      Pie IX, Syllabus,1864.

  13. 12 avril 2015 23:13

    Précision historique.

    Grégoire XVI, condamne la « liberté de conscience » – dont Dignitatis Hamanae fit un « droit de l’homme » lors de Vatican II – dans l’encyclique Mirari Vos en ces termes :

    « Nous venons maintenant à une cause, hélas ! trop féconde des maux déplorables qui affligent à présent l’Église. Nous voulons dire l’indifférentisme, ou cette opinion funeste répandue partout par la fourbe des méchants, qu’on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut éternel de l’âme, pourvu qu’on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité. […] De cette source empoisonnée de l’indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. »

    Grégoire XVI, encyclique Mirari Vos, 1832.

    • Moria permalink
      14 avril 2015 12:28

      « Les non Chrétiens ont un profond concept de Dieu …. Les Catholiques et les Protestants peuvent être ensemble missionnaires ….Les Missionnaires doivent s’adapter aux traditions religieuses des non Chrétiens… Les instituts sont invités à fonder des maisons dans les territoires des missions, comme un certain nombre l’ont fait déjà, afin que, y menant leur vie d’une manière adaptée aux traditions authentiquement religieuses des peuples….etc »

      AD GENTES – PAUL, ÉVÊQUE, SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
      AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE, POUR QUE LE SOUVENIR S’EN MAINTIENNE À JAMAIS – DÉCRET SUR L’ACTIVITÉ MISSIONNAIRE DE L’ÉGLISE.
      Rome, à Saint-Pierre, le 7 décembre 1965.

      http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decree_19651207_ad-gentes_fr.html

  14. papy permalink
    13 avril 2015 16:40

    Pie, Lancre, Gerdil et Lagomer me font penser à ces premiers de la classe que tout le monde jalouse, craint et déteste tout à la fois ! Loin de moi ces sentiments peu charitables […] sur ces brillants sujets qui ne sont plus capables que de voir la poutre dans l’oeil de leur voisin…même quand il est Pape de la Sainte Eglise.
    Oremus.

    • 14 avril 2015 10:26

      papy, ne dissipez pas vos camarades s’il-vous-plait😉

      Restez attentif au cours, et continuez à prendre des notes.

      Interrogation écrite prochainement, on verra si vous avez suivi les leçons de La Question sur « l’histoire de la papauté et les causes de Vatican II ».

      Il ne faudra donc pas nous ressortir la blague astronomique et co[s]mique de vos amis sédévacs sur les « éclipses » … autrement, c’est un zéro assuré !

  15. Vehementer permalink
    13 avril 2015 23:13

    La « liberté de conscience » est fermement condamnée par Pie IX :

    « Nous devons de nouveau rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique. (…) Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Eglise catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Eglise, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne. »

    Pie IX, encyclique « Quanto conficiamur mœror », 10 août 1863.

  16. apostolatus specula permalink
    16 avril 2015 22:23

    «Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion» (prop. condamnée N° 16).

    «Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent d’aucune façon dans la véritable église du Christ» (prop. condamnée 17).

    «Le protestantisme n’est rien d’autre qu’une forme différente de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu, aussi bien que dans l’Eglise catholique» (prop. condamnée N° 18).

    « Libéralisme religieux indifférentiste: «Il est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison» (prop. condamnée n° 15 du Syllabus).

    « Cette condamnation est ignorée par Dignitatis humanae du Concile Vatican II stipulant qu’ «en vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, de par leur nature même, et tenus, par une obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion» (DH 2).

    « A la fin du Gorgias, Platon s’écrie (contre le Sophiste Calliclès): «Nous nous laisserons donc guider par le raisonnement qui vient de nous apparaître, puisqu’il nous indique quelle est la meilleure façon de vivre et de pratiquer la justice et toute autre vertu, dans la vie comme dans la mort. Nous suivrons donc cet argument, nous nous en engagerons d’autres à faire comme nous, mais nous n’aurons aucun égard pour le raisonnement auquel tu as donné ta foi et que tu t’engages à suivre. Car ce raisonnement, Calliclès, est sans aucune valeur» (527e).

    « Voilà un zèle pour la vérité qui respecte la liberté des hommes sans accorder pourtant aucune considération ni droit à l’erreur (par quelque artifice de la raison)… Bel équilibre de Socrate (dans ses limites simplement philosophiques), de Grégoire XVI, de Pie IX, de saint Pie X et de tant de papes (dans les Mystères du Royaume de la grâce), équilibre rompu par Vatican II »

    (Sources: Revue FIDELITER, septembre-octobre 2004, N° 161, Le Syllabus ou l’anti-Vatican II, p. 21-22).

  17. ProVeritate permalink
    18 avril 2015 01:18

    Le Concordat couvert par l’infaillibilité ! Mais on nage là dans le grand n’importe quoi. « Vehementer » a laissé quelques messages hélas qui passent inaperçus, comme celui-ci :
    « Pour reconnaître les cas où l’infaillibilité de l’Église est engagée, il suffit de se rappeler que toute doctrine enseignée UNIVERSELLEMENT par les pasteurs chargés de conduire le troupeau du Christ, et donnée manifestement comme appartenant directement ou indirectement à la Révélation, est infaillible » (Ch.-V. Héris, o.p. L’Église du Christ, Le Cerf 1930, pp. 44-45).
    Le Concordat de 1801 était un modus vivendi (évidemment très désolant et critiquable), mais en rien UNIVERSEL, puisqu’il ne concernait que la France. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus d’une doctrine enseignée ou définie, irréformable, puisque le principe même d’un concordat est d’être révisable, annulable, modifiable, selon les circonstances, et qu’il ne s’agissait pas d’une question de FOI. Le mal vient à l’origine de la Révolution Française (lire les deux tomes de Crétineau Joly : « L’ÉGLISE ROMAINE EN FACE DE LA RÉVOLUTION » pour avoir une vue un peu plus large)… et Léon XIII dira lui-même avec ses accords scandaleux, vouloir aller « jusqu’aux portes de l’enfer » (donc bien conscient de son action), pour éviter ce qu’il estimait un plus grand mal encore : un nouveau schisme français… On peut bien évidemment discuter de cette politique, mais où le débat n’est plus légitime est d’écrire que ce texte était INFAILLIBLE et HÉRÉTIQUE à la fois ! Même au niveau du langage, c’est une folie d’écrire une telle sottise. Comme le disait Mgr Lefebvre : « Une hérésie ne saurait être infaillible »… Ca va sans dire…
    Pour redresser cet article qui part de travers, je rappelle à tous ceux qui se disent encore CATHOLIQUES qu’ils ont l’obligation d’adhérer aux dogmes définis infailliblement et universellement par l’Église Catholique en la personne par exemple ici de Pie IX, à Vatican I, et ses constitutions dogmatiques :
    L’un des fondements des définitions dogmatiques de Vatican I (1870, donc APRÈS le Concordat) sur l’infaillibilité pontificale est ce constat (« affirmation qui se vérifie dans les faits »), que… « LA RELIGION CATHOLIQUE a toujours été gardée SANS TACHE dans le Siège apostolique. » (Pastor Aeternus, 1870, ch.4) Émettre l’hypothèse que dès 1801, le Siège Apostolique était entaché d’une énorme hérésie infaillible, ou encore que seulement depuis Vatican II ce n’est plus vrai, c’est faire voler en éclats le dogme même !
    Et surtout, c’est être anathème et c’est perdre la Foi.
    Si vous estimez que dans le cadre infaillible, le Siège Apostolique s’est trompé et a erré dans la Foi ou les mœurs (doctrine), dès 1801, que valent les constitutions dogmatiques de Vatican I (1870) et notamment le dogme de l’infaillibilité Pontificale (1870), doctrine très débattue et contestée par certains évêques ? Certains vont pouvoir dire : « mais il s’agit là d’une doctrine nouvelle, non enseignée auparavant, et nous la contestons comme fausse » !? Si les textes infaillibles sont maintenant soumis au libre examen des fidèles du rang, membres de l’Église enseignée, où va t-on ???
    Donc, que chacun rectifie ses propos dans le sens catholique… ou assume ses propos en sortant du cadre catholique…

    • Pie permalink
      21 avril 2015 15:19

      « Si vous estimez que dans le cadre infaillible, le Siège Apostolique s’est trompé et a erré dans la Foi ou les mœurs (doctrine), dès 1801, que valent les constitutions dogmatiques de Vatican I (1870) et notamment le dogme de l’infaillibilité Pontificale (1870), doctrine très débattue et contestée par certains évêques ? »

      La réponse est très simple : L’orthodoxie d’une doctrine provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église, c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne.

  18. ProVeritate permalink
    18 avril 2015 15:34

    J’ajoute à mon message ci-dessus que ce qui nous permet tous de lutter contre les hérésies de Vatican II et ses doctrines nouvelles, c’est en s’appuyant sur tous les documents du Magistère infaillible précédent, condamnant très explicitement dans des documents de portée universelle (Encycliques avec enseignements sur la Foi et anathèmes) toutes ces erreurs et hérésies (c’est d’ailleurs la grande force des écrits de Mgr Lefebvre) : (lire par exemple les « encycliques de combat »)
    – Le libéralisme ;
    – Le rationalisme ;
    – Le modernisme ;
    – La franc-maçonnerie ;
    – Le communisme ;
    – Le nazisme ;
    – La laïcité ;
    – L’oecuménisme ;
    – La liberté religieuse ;
    – La collégialité, etc.
    OR, TOUS CES DOCUMENTS du Magistère qui nous aident beaucoup aujourd’hui, sous des documents POST-CONCORDATAIRES ! Preuve, s’il était besoin, pour bien montrer par là que le Siège Apostolique a gardé SANS TACHE la religion catholique, même avec le Concordat, qui ne doit donc pas être pris comme un ENSEIGNEMENT irréformable sur la Foi ou les moeurs, mais un document de circonstance, pour la France, un modus vivendi, pour tenter d’éviter un schisme français, une rupture totale avec le Siège Apostolique, péril jugé plus grave encore que les accords boiteux et scandaleux du Concordat. On peut bien sûr en discuter et déplorer cette politique qui avait des effets pervers, évidemment ! mais en ne mélangeant pas l’ENSEIGNEMENT INFAILLIBLE parfaitement clair, et des accords pratiques, franco-français, qui ne reniaient rien de la doctrine, mais l’affaiblissait certes par contre-coup dans la pratique.
    Dans l’encyclique QUANTA CURA (1864) & le SYLLABUS, de Pie IX, que tout le monde connait, il est dressé une liste des enseignements précédents de référence qui appuient ce document important, et notez-le bien : tous ces textes sont quasi tous POST-CONCORDATAIRES (comme quoi le Concordat n’avait pas affaibli la doctrine prêchée par le Siège Apostolique, très clairement et sans ambiguïté pour ceux qui savent lire)…
    Donc, écrire que le concordat de 1801 était déjà un enseignement « infaillible hérétique », c’est scier la branche sur laquelle nous sommes assis par ailleurs, à savoir : le Magistère du Siège Apostolique, gardé SANS TACHE dans ses enseignements universels sur la Foi et les mœurs ! car cela serait donc sous-entendre que dans tous ces textes, il peut aussi y avoir aussi des erreurs (au fidèle d’en juger !?!) Vous estimez que le Concordat était une « hérésie infaillible » ? Mais d’autre jugeront différemment et diront que c’est le Syllabus qui
    comportent des erreurs !

    Enfin, pour ce qui est de Vatican II, il est aussi FAUX ET MENSONGER d’écrire que c’était la suite toute logique du Concordat, en passant sous silence, ce que je viens de rapporter. OR, là encore, chacun sait ou devrait savoir que les schémas préparatoires du concile Vatican II étaient BONS, mais qu’ils ont été renversés par l’aile progressiste et que cette aile qui ne représentait pas la pensée de l’Église précédemment parfaitement bien exprimée (cf. ci-dessus), a « réussi dans ses entreprises » comme l’annonce la Prophétie ! (Mystère d’iniquité : oui, certes !) La pratique concordataire a peut-être eu un rôle (encore qu’il n’y a plus de concordat en vigueur depuis 1905 avec la séparation de l’Église et de l’État !), mais à la marge, car un enseignement magistériel parfaitement clair pour condamner les erreurs qui ont triomphé, était là bien présent sur lequel tous les vrais catholiques devaient s’appuyer. OUI, comme l’a dit un cardinal franc-maçon : « Vatican II, c’est la RÉVOLUTION dans l’Église » et NON, donc, une suite logique qui nous viendrait d’un enseignement magistériel infaillible mais hérétique !?!
    Cette thèse et un mensonge et une contre-vérité historique on ne peut plus évidente !

    « L’histoire de l’Église nous apprend qu’à la veille de Vatican II, celle-ci avait le minimum de pouvoir mais le maximum de définitions doctrinales. Pour bien comprendre l’importance de ces documents, il faut lire ce livre à la lumière de la lutte entre le Bien et le Mal, entre la Révolution et la Contre-Révolution. (…) Une autre idée à bien retenir, c’est que dans la chrétienté du Moyen-âge, l’Église catholique avait atteint le plus haut degré de pouvoir temporel, d’influence sur toute la société, sans avoir pourtant défini la plus grande partie de sa doctrine. La Foi était vécue, sous l’œil vigilant des papes, même au niveau de l’ordre social, sans avoir encore été définie. La Très sainte Trinité, dans sa Providence, a permis la naissance et le développement historique de la Révolution par l’intermédiaire des agents mainte fois dénoncés par le Magistère romain : le démon, les juifs et les francs-maçons. Cette dernière oblige alors l’Église, qui va peu à peu perdre du pouvoir, à définir les vérités qui sont progressivement niées par la Révolution humaniste, protestante, libérale, socialiste, jusqu’à atteindre aujourd’hui cette extrême perte de pouvoir : au concile Vatican II, l’Église catholique est investie par les idées de la Révolution, mais elle détient en revanche le maximum de doctrine définie précédemment par le Magistère romain…” (Abbé Tam, FSSPX).

    • papy permalink
      21 avril 2015 00:13

      Bravo à Pro Veritate de rappeler des évidences et des vérités qui elles sont vraiment catholiques.
      Seulement voilà , Pro Veritate prêche dans le désert , non pas pour toutes ces âmes perdues, enivrées d’orgueil mondain et intellectuel,sacerdotales ou non, mais pour les âmes de bonne volonté connues de Dieu seul et qui cherchent avec un coeuer et une âme d’enfant la vérité de la voix de l’Eglise.
      Parce Domine…..

    • Pie permalink
      21 avril 2015 15:23

      Acclamer la tentative désespérée de la position sédévacantiste de légitimer le Concordat, le ralliement, les actes honteux de Pie XI,allant jusqu’à refuser la note d’infaillibilité à des actes officiels du magistère, tout ceci au prétexte d’une conception fumeuse de l’infaillibilité, est un spectacle relativement triste et désolant.

      Voilà où conduit l’aveuglement sectaire de la position schismatique !

    • Kyrie Eleison permalink
      21 avril 2015 16:38

      Quel diable d’hypocrite que ce ProVeritate !

      Ecrire : « Le Concordat est un document de circonstance, pour la France, un modus vivendi, pour tenter d’éviter un schisme français », sachant que c’est au nom du dit Concordat et de son esprit ténébreux, que Léon XIII justifia les décisions de l’Encyclique « Au milieu des sollicitudes », qui donnaient ordre aux catholiques de pactiser avec la République, est tout simplement la conséquence d’un déni honteux.

      Ce coquin ose affirmer sans honte : ’il n’y a plus de concordat en vigueur depuis 1905 avec la séparation de l’Église et de l’État », alors que la politique concordataire pensée depuis Pie VII a été appliquée dans des dizaines de pays (Italie, Allemagne de Hitler, Mexique, etc…), avec les résultats effrayants que l’on connaît.

      Rappelons à l’amnésique volontaire, que Léon XIII appuya son Encyclique « Au Milieu des sollicitudes », qui relève du « Magistère infaillible », sur le principe du Concordat : « c’est le Concordat quí, pendant tant d’années, a facilité en France, l’harmonie entre le gouvernement de l’Église et-celui de l’Etat » (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes, 1892),

      De ce fait ne pas voir le rôle néfaste de cette politique de soumission face à l’erreur dans le triomphe des idées libérales lors de Vatican II, relève de l’aveuglement, de la schizophrénie idéologique et de la très mauvaise foi !

  19. 21 avril 2015 15:00

    ProVeritate,

    Ah elle est belle votre conception de l’infaillibilité à géométrie variable, félicitations !

    Ainsi donc le « Concordat de 1801 était un modus vivendi (évidemment très désolant et critiquable), mais en rien UNIVERSEL, puisqu’il ne concernait que la France. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus d’une doctrine enseignée ou définie, irréformable, puisque le principe même d’un concordat est d’être révisable, annulable, modifiable, selon les circonstances, et qu’il ne s’agissait pas d’une question de FOI. »

    C’est pas très joli ces petits arrangements avec la vérité pour sauver la thèse fantaisiste de la vacance à partir de 1958. Quel bel exemple de sophisme patenté et très pervers.

    Car quoi de plus « infaillibles » que les acte pontificaux qui, hérétiquement, déterminèrent la politique de ralliement avec l’erreur ? Quoi de plus infaillibles que les décisions des pontifes ayant décidé de pactiser avec la Révolution ?

    Et excusez du peu, il y a la clé bulle, encyclique, décrets etc., tous relevant du Magistère … qui ne serait pas infaillible ?!

    Allons-donc vous vous moquez du monde ou quoi ?!

    On va en citer quelques exemples :

    « Pie VII, par la divine Providence, souverain Pontife, voulant concourir au rétablissement du culte public de la religion catholique, et conserver l’unité de l’Eglise en France, a solennellement confirmé par ses lettres apostoliques scellées en plomb, commençant par ces mots, Ecclesia Christi, et données à Roma à Saint-Marie-Majeure, le 18 des calendes de septembre, l’an de l’Incarnation 1801 , le second de son pontificat, la convention conclue entre les plénipotentiaires de sa Sainteté et ceux du Gouvernement français ; et comme dans ces mêmes lettres sa Sainteté a ordonné qu’il serait fait une nouvelle circonscription des diocèses français, elle a enfin voulu procéder à cette nouvelle circonscription par les lettres apostoliques scellées en plomb, dont la teneur suit :
    Le Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu, doit saisir avidement toutes les occasions qui se présentent, et tout ce qu’elles offrent d’utile et de favorable pour ramener les fidèles dans le sein de l’Eglise, et prévenir les dangers qui pourraient s’élever, afin que l’occasion perdue ne détruise pas la juste espérance de procurer à la religion les avantages qui peuvent contribuer à son triomphe. Tels sont les motifs qui, dans les derniers mois, nous ont engagés à conclure et signer une convention solennelle entre le Saint-Siége et le premier Consul de la République française. Ce sont encore ces mêmes motifs qui nous obligent à prendre maintenant une délibération ultérieure sur ce même objet, qui, si elle était plus long-temps différée, entraînerait après elle de très-grands malheurs pour la religion catholique, et nous ferait perdre cet espoir flatteur que nous n’avons pas témérairement conçu, de conserver l’unité catholique au milieu des Français.
    Etc.
    Pour procurer un aussi grand bien, nous avons, dis-je, résolu de faire une nouvelle circonscription des diocèses français, et d’établir dans les vastes états qui sont aujourd’hui soumis à la République française, dix métropoles et cinquante évêchés. Le premier Consul doit nommer à ces siéges, dans les trois mois qui suivront la publication de nos lettres apostoliques, des hommes capables et dignes de les occuper ; et nous avons promis de leur donner l’institution canonique dans les formes usitées pour la France avant cette époque.

    Mais nous étions bien éloignés de penser que nous fussions pour cela obligés de déroger au consentement des légitimes évêques qui occupaient précédemment ces siéges, vu que leurs diocèses devaient être totalement changés par la nouvelle circonscription, et recevoir de notre part de nouveaux pasteurs. Nous les avions invités d’une manière si pressante, par nos lettres remplies d’affection et de tendresse, à mettre, par ce dernier sacrifice, le comble à leurs mérites précédemment acquis, que nous espérions recevoir de leur part la réponse la plus prompte et la plus satisfaisante ; nous ne doutions pas qu’ils ne remissent librement et de plein gré leurs titres et leurs églises entre nos mains.
    Qu’il ne soit donc permis à aucun homme d’enfreindre ou de contrarier, par une entreprise téméraire, cette bulle de suppression, extinction, érection, établissement, concession, distribution des pouvoirs, commission, mandement, décret, dérogation et volonté. Si quelqu’un entreprend de le faire, qu’il sache qu’il encourra l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul (…) »
    (Pie VII, Bulle Ecclesia Christi, Donné à Rome, à Sainte-Marie-Majeure, l’an de l’Incarnation 1801, le 3 des calendes de décembre, la seconde année de notre pontificat).

    Comme il est écrit dans l’article de La Question, c’était, évidemment, un renoncement total devant le Gouvernement Républicain, une manière pour l’Eglise, institution divine fondée par Dieu, de conférer, « infailliblement », une légitimité à la Révolution négatrice de la religion et foncièrement antichrétienne, puisque le concordat de 1801 fut signé le 26 messidor an IX à minuit entre Joseph Bonaparte, frère du Premier consul, suivi un mois plus tard, par la ratification du texte le texte par le pape, qui promulguait la bulle Ecclesia Christi (15 août 1801).

    Cette bulle – INFAILLIBLE – conférant une légitimité à la Révolution en des termes abominables, est l’acte de naissance – que vous l’acceptiez ou non – d’une politique qui va avoir des conséquences terribles, directement liées à l’avènement de Vatican II et sa conciliation avec le monde.

    Car le Concordat est à la base de la très « infaillible » politique de ralliement de Léon XIII, dont la substance est exprimée dans l’Encyclique Au Milieu des sollicitudes.

    Citons-en de nouveau les passages : «Une grande union est nécessaire, et si l’on veut y parvenir, еst indispensable de mettre de côté toute préoccupation capable d’en amoindrir 1a force et l’efficacité. – Ici, Nous entendons principalement faire allusion aux divergences politiques des Français, sur la conduite à tenir envers 1a République actuelle (…) Divеrs Gouvernements politiques se succédés en France dans le cours de ce siècle, et chacun avec sa forme distinctive Empires, Monarchies, Républiques. En se renfermant dans les abstractions, on arriverait à définir quelle est la meilleure de ces formes, considérées en elles-mêmes; on peut affirmer également en toute vérité que chacune d’elles est bonne…(…) [la] nécessité sociale justifie. la création et l’existence des nouveaux gouvernements, quelque forme qu’ils prennent (…) une difficulté se présente : «Cette République, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l’accepter.» Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés. On eût évité ces regrettables divergences, si l’on avait su tenir soigneusement compte de la distinction considérable qu’il у a entre Pouvoirs constitués et Législation (…) c’est le Concordat quí, pendant tant d’années, a facilité en France, l’harmonie entre le gouvernement de l’Église et-celui de l’Etat. Sur le maintien de ce Pacte solennel et bilatéral, toujours fidèlement observé de 1a part du Saint-Siège (…) les catholiques français et tous les hommes sеnsés doivent pratiquer l’union et 1a, concorde, pour guérir, autant qu’il est possible encore, les maux dont la France est affligée, et pour relever même sa grandeur morale. Ces points sont, la Religion et la Patrie, les pouvoirs politiques et 1a législation, la conduite à tenir à l’égard ale ces pouvoirs et à l’égard de cette législation, le Соncоrdаt, la séparation de l’Etat et de l’Église. » (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes, Donné à Rome, le 16 Février de l’année 1892).

    Est-ce que vous allez nous sortir l’argument grotesque que le pape Léon XIII n’était pas infaillible dans la promulgation de son Encyclique ?!

    Un peu de sérieux voyons !

    Chaque ligne de cette Encyclique INFAILLIBLE, aura des effets terrifiants sur le devenir de l’Eglise, pas seulement en France, mais sur l’Eglise UNIVERSELLE, car ce sont ces principes républicains prônant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui vont justifier l’attitude de Pie XI avec le Gouvernement maçonnique au Mexique, abandonnant les valeureux Cristeros à l’armée antichrétienne qui les massacrera au nom des valeurs du ralliement, et qui surtout aboutiront à Nostra Aetate et la liberté religieuse !

    Non, il faut vous rendre à l’évidence ProVeritate, des papes légitimes, au sein d’une Eglise en « ordre », ont eu des décisions hérétiques qui ont forgé le corpus conceptuel de Vatican II.

    Plusieurs papes, bien avant Vatican II, ont donc pactisé avec l’erreur, et ont invité qui plus est les catholiques à obéir à leurs décisions empoisonnées. Et dans certains cas, de façon criminelle, ont trahi les fidèles pour poursuivre une logique politique de soumission conciliatrice avec les Gouvernements révolutionnaires maçonniques.

    Vous ne pouvez rien contre ces FAITS, aussi cruelle que soit cette VERITE terrible, pas seulement pour vos thèses, mais pour l’Eglise, car ces papes ont enseigné, promulgué, voulu et décidé de l’erreur, pour des raisons inférieures, en se soumettant à de bas intérêts mondains, signant des textes INFAILLIBLES et HÉRÉTIQUES à la fois, en effet, afin de servir une ligne idéologique opportuniste scandaleuse !

    Ceci montre une chose qui est la vérité catholique, à savoir que le « Magistère » est « conditionnellement infaillible », il l’est infaillible lorsqu’il respecte la Tradition, il cesse de l’être lorsque la Tradition est bafouée, oubliée ou niée.

    Le principe catholique c’est que l’autorité est au service de la Vérité, non l’inverse, telle est la règle catholique, pas vos vues irréalistes et abstraites.

    De la sorte, ce qui apparaît à l’évidence, c’est que vous êtes englués, avec vos amis, dans un système faisant de l’infaillibilité une mécanique « sub specie aeternitatis », qui se révèle être une prison conceptuelle catégorique, une logique d’ailleurs prise grossièrement en défaut par l’exemple, tragique et indigne s’il en est, de l’infâme politique du ralliement à qui l’on doit, la fraternisation avec l’erreur, l’ouverture avec le monde, la conciliation criminelle avec la Révolution, la liberté religieuse, la séparation de l’Eglise et de l’Etat …… pour tout dire en un mot résumant l’apostasie : Vatican II !

    • ProVeritate permalink
      21 avril 2015 16:18

      Votre réponse manifeste tellement d’ignorance et d’absurdité que je ne vais pas perdre mon temps à vous répondre en détail. Retournez au catéchisme : c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner ! Ou plongez-vous dans des ouvrages de doctrine CATHOLIQUE.
      Quelques éléments pour vous permettre de rester catholique tout simplement :
      Il existe le Magistère authentique auquel nous devons obéir (discipline, qui peut évoluer et changer selon les circonstances, non infaillible évidemment), et le Magistère infaillible sur des enseignements et des définitions concernant la Foi et les moeurs, qui ne peuvent varier (irréformables), et valables évidemment sur toute la planète et à toute époque, et auquel nous devons adhérer DE FOI, obligatoirement ! Le Concordat appartient au premier, bien évidemment, n’étant pas irréformable (il n’est même plus en vigueur !) et ne concerne que la France. Je vous suggère par exemple d’aller vivre à MONACO : cette principauté est une royauté de droit divin avec la religion catholique comme religion d’État. Il n’y a pas l’ombre du Concordat Français sur ce territoire. Autrement dit, vous pouvez mener sur ce territoire très proche une vie catholique sans être à discutailler sur ce fameux Concordat français, avec les textes pontificaux qui lui sont attachés de près ou de loin ! Texte de portée NON UNIVERSELLE, donc NON INFAILLIBLE. C’est le B.A.BA du catéchisme sur l’infaillibilité. Si vous refusez cette évidence, je ne peux plus rien pour vous.
      2°/ Vous nous apprenez, très fier de votre trouvaille (sans aucune référence), qu’ainsi le Magistère infaillible l’est vraiment seulement s’il se conforme à l’enseignement CONSTANT de l’Église (laquelle ? vu que l’infaillibilité se concrétise, est réalisée uniquement dans la personne du pape). Je vous cite : « L’orthodoxie d’une doctrine provient de sa conformité à l’enseignement CONSTANT de l’Église, c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. » ! C’est peut être « très simple » comme réponse, mais aussi très faux. Car lorsque le Pape fait appel à son charisme d’infaillibilité, il définit (pas toujours, mais souvent), une doctrine qui n’était pas un enseignement CONSTANT auparavant, ou pas bien défini. Exemple, récent et surtout POST-CONCORDATAIRE, avec l’Immaculée-Conception 1854, doctrine très débattue dans l’Église, que certains saints et Pères combattaient !, et qui est devenu un dogme, non pas parce qu’ils s’agissait d’un enseignement CONSTANT mais parce que le Pape a fait usage de son charisme d’infaillibilité auquel nous devons nous soumettre ou sortir de l’Église (comme par exemple les vieux-catholiques qui ont rejeté le dogme de l’infaillibilité 1870, là aussi d’ailleurs, doctrine débattue… au nom de leur libre examen et au motif sans doute comme vous qu’il ne s’agissait pas d’un enseignement CONSTANT dans l’Église !?)
      Bref, je vous redis pour la dernière fois, que vous devez vous soumettre DE FOI à cette constitution dogmatique de Vatican I, que cela vous plaise ou non ; à défaut vous n’êtes plus catholique, et avec pertinacité, et je ne vous répondrai plus :
      L’un des fondements des définitions dogmatiques de Vatican I (1870, donc APRÈS le Concordat) sur l’infaillibilité pontificale est ce constat (« affirmation qui se vérifie dans les faits »), que… « LA RELIGION CATHOLIQUE a toujours été gardée SANS TACHE dans le Siège apostolique. » (Pastor Aeternus, 1870, ch.4) Émettre l’hypothèse que dès 1801, le Siège Apostolique était entaché d’une énorme hérésie infaillible, ou encore que seulement depuis Vatican II ce n’est plus vrai, c’est faire voler en éclats le dogme même ! Et surtout, c’est être anathème et c’est perdre la Foi.

      P.S. : Je ne suis pas sedevacantiste, mais simplement catholique… Donc, il faudrait peut-être arrêter vos querelles de cour de récréation sur ce sujet. La doctrine catholique mérite un peu plus de sérieux…

  20. 21 avril 2015 22:46

    Vous vous enfoncez ProVeritate, vous êtes coincé et vous le savez !

    Vous êtes pris au piège de votre logique infaillibiliste absolutiste, ce qui vous empêche de pouvoir admettre que l’Eglise, par ses papes, s’est sévèrement fourvoyée dans la politique concordataire, ayant abouti à celle du « ralliement », papes qui ont ouvert grandes les portes de la désorientation de Vatican II.

    Vous êtes donc à la peine pour faire concilier l’idée que le Magistère est infaillible en ses modes ordinaires et extraordinaires et que l’Eglise ne peut enseigner l’erreur, avec les actes monstrueux – sans même parler des abominables conséquences directes sur les fidèles – décrétés par les papes démocrates et républicains.

    Car ces actes relèvent bel et bien du Magistère infaillible, pas de votre sophisme ridicule à propos de la « discipline » évolutive.

    Le Concordat et le ralliement ne sont pas des domaines disciplinaires, mais définissent des attitudes touchant la Foi et les mœurs, car le domaine concerné est celui du rapport à l’erreur, de l’attitude à observer vis-à-vis de la Révolution et du mensonge maçonnique.

    Et cette attitude de Rome est imprégnée d’une volonté de conciliation, d’un souhait de soumission et de collaboration avec le monde. C’est incontestable.

    A tel point d’ailleurs que l’on insuffla cet esprit pervers de toutes parts dans l’Eglise : « Les prédicateurs de retraite dans les réunions d’Enfants de Marie, comme dans les séminaires tonnaient contre l’insoumission (aux directives romaines). Ce n’étaient plus les passions mauvaises qu’ils s’appliquaient à extirper des cœurs, leur mission semblait n’être plus que d’en arracher le sentiment monarchique... » (Abbé Emmanuel Barbier in Rome et l’Action libérale Populaire – p.69-70 – Paris 1906).

    Le Magistère a donc erré, et grandement, dans son enseignement touchant à la politique du ralliement, favorisant la bienveillance et la concorde avec l’hérésie maçonnique et républicaine, encourageant les consciences catholiques à abdiquer devant l’erreur.

    Cette bienveillance se nomme le « libéralisme », un libéralisme certes condamné par Pie IX et saint Pie X, mais prôné par Léon XIII, Benoît XV et Pie XI.

    Si donc le Magistère agissant ainsi, en bénissant la Révolution et lui conférant une légitimité, à engagé l’Eglise dans un compromis abominable avec l’erreur et la Révolution, le Magistère est devenu FAUTIF, il s’est fourvoyé, il est tombé, ce qui signifie qu’il y a bien eu APOSTASIE !

    Et une APOSTASIE consommée bien des décennies avant Vatican II.

    Si l’on admet que « l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur », alors nous sommes en présence, bien avant les hérésies du dernier concile, d’une désorientation manifeste :

    « Il en est qui, soit ignorance, soit plutôt malice, prétendent que le magistère de l’Église n’est infaillible que lorsqu’il définit les dogmes révélés par Dieu ; ils disent que l’Église s’acquitte de ce magistère uniquement lorsque, par un jugement solennel, elle définit un point de foi ou de morale, soit au sein des Conciles, soit dans les décrets pontificaux. Ces affirmations sont toutes deux contraires à la vérité. D’abord le magistère de l’Église est double : l’un extraordinaire, l’autre ordinaire. Le premier est uniquement celui qui s’exerce par un jugement solennel, quand certains doutes ont surgi par rapport à l’intelligence des dogmes, ou bien encore à raison de quelque erreur pernicieuse menaçant la pureté de la croyance ou des mœurs. Mais le magistère ordinaire est celui qui s’exerce, sous la vigilance du Pape, par les pasteurs sacrés répandus dans le monde entier, soit par la parole écrite ou parlée dans les prédications et dans les catéchismes, soit par l’exercice du culte et des rites sacrés, soit par l’administration des sacrements et toutes les autres pratiques et manifestations de l’Église. Ces deux genres de magistères sont affirmés en termes exprès par le Concile du Vatican [Vatican I] : « On est tenu de croire, de foi divine et catholique, tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par un enseignement ordinaire et universel, propose à notre croyance comme révélé de Dieu. » Prétendre que le fidèle n’est obligé de croire que ces vérités qui ont été l’objet d’une définition solennelle de l’Église, ce serait aboutir à dire qu’avant le Concile de Nicée il n’y avait pas d’obligation de croire à la divinité du Verbe ; ni à la présence réelle de Jésus-Christ en la sainte Eucharistie, avant la condamnation de Béranger. En second lieu, l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur. Sans cela, Dieu n’aurait pas pris des mesures suffisantes pour que les pasteurs sacrés fussent à même de préserver les fidèles contre les sources empoisonnées, il ne les aurait pas pourvus des moyens nécessaires pour garantir efficacement le dépôt de la foi qui leur est confié. » (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888, p. 113 et ss.)

    Ou encore :

    « Il y a, dans l’Église, un double mode d’infaillibilité: le premier s’exerce par le magistère ordinaire. (…) C’est pourquoi, de même que le Saint-Esprit, l’Esprit de Vérité demeure TOUS LES JOURS dans l’Église, l’Église aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l’assistance du Saint-Esprit. Elle enseigne toutes les vérités soit déjà définies, soit explicitement contenues dans le dépôt de la révélation, mais non définies encore, soit enfin celles qui font l’objet d’une foi implicite. Ces vérités, l’Eglise les enseigne QUOTIDIENNEMENT, TANT PRINCIPALEMENT PAR LE PAPE, que par chacun des évêques en communion avec lui. Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l’infaillibilité même de l’Église. Ils diffèrent seulement en ceci: les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape qui les confirme mais LE PAPE, LUI N’A BESOIN DE RIEN D’AUTRE QUE DE L’ASSISTANCE DU SAINT-ESPRIT, QUI LUI A ETE PROMISE. Ainsi il enseigne et n’est pas enseigné, il confirme et n’est pas, confirmé. » (intervention officielle de Mgr d’Avanzo, rapporteur de la Députation de la Foi, devant les Pères du Vatican, in: Dom Paul Nau « Le magistère pontifical ordinaire, lieu théologique. Essai sur l’autorité des enseignements du souverain pontife », in: Revue thomiste, 1956, p. 389 – 412, tiré à part Neubourg 1962, p. 15).

    Et enfin :

    « Il est nécessaire de s’en tenir avec une adhésion inébranlable à TOUT ce que les pontifes romains ont enseigné ou enseigneront, et, toutes les fois que les circonstances l’exigeront, d’en faire profession publique. » (Léon XIII: encyclique Immortale dei, novembre 1885).

    Le pape ne fait aucun distinguo entre magistère extraordinaire ou ordinaire: « Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. » (Léon XIII: encyclique, Satis cognitum, 29 juin 1896).

    De la sorte, vous n’avez plus d’échappatoire vous le voyez, et le malaise perceptible de votre message le montre éloquemment.

    Émettre l’hypothèse « que dès 1801, le Siège Apostolique était entaché d’une énorme hérésie infaillible, ce n’est donc pas faire voler en éclats le dogme même, et surtout être anathème », c’est comprendre les sources de Vatican II, et admettre le mystère d’iniquité en œuvre non pas « extérieurement» à l’Eglise, mais en son sein même.

    A mon tour donc de vous renvoyer, et de façon pressante, non pas seulement à votre catéchisme dont vous avez oublié les leçons, mais également à votre missel, et de vous inviter à en méditer très sérieusement les termes : «Depuis les fêtes de la Pentecôte, où elle prit naissance, l’Église reproduit au cours des siècles toute la vie du Christ, dont elle est le corps mystique (…) Jésus termine sa vie par le sacrifice du Golgotha bientôt suivi par le triomphe de sa résurrection. Et l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue, mais ce sera elle qui remportera la victoire. « Le corps du Christ qui est l’Église, dit Saint Augustin, à l’instar du corps humain, fut d’abord jeune, et voilà qu’à la fin du monde il aura une apparence de caducité ». » (Dom Gaspar Lefebvre, Missel Quotidien et Vesperal, Paris, 1937, p. 930).


    NB. A propos du caractère « conditionnel » du Magistère authentique, sachez que l’Eglise, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : «demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi.» (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658).

    • Pie permalink
      22 avril 2015 10:02

      Ces paroles de Léon XIII, sont la signature de l’erreur proclamée à Vatican II sur la liberté religieuse :  » Les catholiques français et tous les hommes sеnsés doivent pratiquer l’union et la, concorde, pour guérir, autant qu’il est possible encore, les maux dont la France est affligée, et pour relever même sa grandeur morale. Ces points sont, la Religion et la Patrie, les pouvoirs politiques et la législation, la conduite à tenir à l’égard ale ces pouvoirs et à l’égard de cette législation, le Соncоrdаt, la séparation de l’Etat et de l’Église. » (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes, Donné à Rome, le 16 Février de l’année 1892).

      En quelques phrases, nous avons toute la nouvelle religion hérétique de Vatican II !

  21. Rome permalink
    22 avril 2015 01:05

    Lorsqu’on soutient que la déclaration sur la liberté religieuse est hérétique, il convient d’avoir à l’esprit que l’origine de Dignitatis Humanae Personae proclamée lors de Vatican II, est celle du Concordat de 1801 et de la politique du ralliement de Léon XIII.

    Et ce n’est pas seulement le concept de liberté religieuse mais le nom même qui figure quasi en toutes lettres dans les documents antérieurs à Vatican II promulgués par les papes anté-conciliaires.

    Si donc on admet que l’hérésie est patente dans Dignitatis Humanae (1965), elle l’est donc tout autant dans Ecclesia Christi (1801) et Au milieu des sollicitudes (1892). C’est une logique incontestable.

    • papy permalink
      22 avril 2015 10:29

      Tous ces gens sont des politiques car pour eux la religion est avant tout un moyen d’assurer une société en ordre! Ils défendent LEUR église du passé.

      Ainsi les voies de Dieu, Sa Justice et le monde surnaturel leur échappent complètement…Les liens qu’ils forgent faussement entre le dogme de la foi, l’infaillibilité pontificale et magistérielle ET des choix et événements survenus et pris au cours des siècles par des hommes d’Eglise, sont des liens blasphématoires et attentatoires à une juste appréciation de ce qu’est réellement l’Eglise.
      Parler comme le fait Lagomer de papes « démocrates et républicains », relève de l’infâmie et de la haute trahison!

    • 22 avril 2015 20:52

      papy reposez-vous, l’Eglise – qui doit se prémunir de pactiser avec l’erreur, quoiqu’en ces derniers temps elle est parfois plus ou moins forte ou plus ou moins faible face au monde et à l’hérésie et c’est pourquoi il faut beaucoup prier pour elle – n’est ni du passé, ni du présent ou du futur, elle doit durer éternellement jusqu’au retour de son Divin fondateur Jésus-Christ🙂

      Le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique, bien que conciliaire et publié en 2005 par Benoît XVI, en donne une définition très traditionnelle, ne boudons donc pas notre plaisir en le citant :

      • « 149. Quel est le commencement et l’achèvement de l’Église?

      L’Église a son commencement et son achèvement dans le dessein éternel de Dieu. Elle a été préparée dans l’Ancienne Alliance par l’élection d’Israël, signe du rassemblement futur de toutes les nations. Fondée sur la parole et sur l’action de Jésus Christ, elle s’est accomplie surtout par sa mort rédemptrice et sa résurrection. Elle s’est manifestée ensuite comme mystère de salut par l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Elle aura son achèvement à la fin des temps comme assemblée céleste de tous les rachetés.« 

  22. ProVeritate permalink
    22 avril 2015 04:02

    LA QUESTION écrit : « Là, il ne s’est plus agi de « traiter » avec un régime hérétique et schismatique révolutionnaire, comme l’avait fait Pie VII en 1801, mais, carrément, d’encourager les catholiques et l’ensemble des autorités religieuses, à la collaboration directe, et à la soumission, pleine et entière, à l’égard des cadres institutionnels, juridiques et politiques de l’Etat Français républicain, en prenant FAIT ET CAUSE POUR LA « séparation de l’Etat et de l’Église », ce qui aboutira directement à la loi maçonnique dite de « Loi de 1905 », pensée, voulue et votée par le gouvernement anticlérical furieusement anticatholique d’Émile Combes (1835-1921). Et ce texte aberrant de Léon XIII, qui entérinait les pires actions criminelles de la République maçonnique antichrétienne, allant jusqu’à prôner la « séparation de l’Eglise et de l’Etat », texte encyclique « Au Milieu des sollicitude ».

    OR, voici ce que dit ce texte encyclique, destinée exclusivement aux français, en rien infaillible du reste :
    « Nous ne tiendrons pas le même langage sur l’autre point, concernant le principe de la séparation de l’État et de l’Église, ce qui équivaut à séparer la législation humaine de la législation chrétienne et divine. Nous ne voulons pas nous arrêter à démontrer ici tout ce qu’a d’ABSURDE la théorie de cette séparation ; chacun le comprendra de lui-même. Dès que l’État refuse de donner à Dieu ce qui est à Dieu, il refuse, par une conséquence nécessaire, de donner aux citoyens ce à quoi ils ont droit comme hommes ; car, qu’on le veuille ou non, les vrais droits de l’homme naissent précisément de ses devoirs envers Dieu. D’où il suit que l’État, en manquant, sous ce rapport, le but principal de son institution, aboutit en réalité à se renier lui-même et à démentir ce qui est la raison de la propre existence. Ces vérités supérieures sont si clairement proclamées par la voie même de la raison naturelle, qu’elles s’imposent à tout homme que n’aveugle pas la violence de la passion. LES CATHOLIQUES, en conséquence, ne sauraient trop SE GARDER DE SOUTENIR UNE TELLE SÉPARATION. En effet, vouloir que l’État se sépare de l’Église, ce serait vouloir, par une conséquence logique, que l’Église fût réduite à la liberté de vivre selon le droit commun à tous les citoyens. […]
    «…en France, nation catholique par ses traditions et par la foi présente de la grande majorité de ses fils, l’Église ne doit pas être mise dans la situation précaire qu’elle subit chez d’autres peuples. Les catholiques peuvent d’autant moins préconiser la séparation, qu’ils connaissent mieux les intentions des ennemis qui la désirent. Pour ces derniers, et ils le disent assez clairement, cette séparation, c’est l’indépendance entière de la législation politique envers la législation religieuse ; il y a plus, c’est l’indifférence absolue du pouvoir à l’égard des intérêts de la société chrétienne, c’est-à-dire de l’Église, et la négation même de son existence. – Ils font cependant une réserve qui se formule ainsi : Dès que l’Église, utilisant les ressources que le droit commun laisse aux moindres des Français, saura, par un redoublement de son activité native, faire prospérer son œuvre, aussitôt l’État intervenant pourra et devra mettre les catholiques français hors du droit commun lui-même. Pour tout dire, en un mot, l’idéal de ces hommes serait le retour au paganisme : l’État ne reconnaît l’Église qu’au jour où il lui plaît de la persécuter. »

    Chacun peut voir ici la grande fiabilité des analyses de LA QUESTION !

    Déplorable habitude qui consiste à parler de sujets graves sans les étudier sérieusement, sans remonter aux sources ou tout au moins à des documents fiables, sans s’efforcer d’aller voir les textes officiels :
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/au-milieu-des-sollicitudes.pdf
    On se contente d’à-peu-près ou d’avis de troisième ou quatrième main, on porte des jugements tranchants à partir d’éléments flous, parfois de simples on-dit ; on prend pour argent comptant l’opinion répandue dans les milieux qu’on fréquente, sans se mettre en peine de rechercher la vérité là où elle se trouve : dans les actes du Magistère de l’Église.
    C’est ainsi que la paresse d’esprit engendre la malhonnêteté intellectuelle, parce que l’habitude est très vite prise ; petit à petit elle devient inconsciente, et c’est là un grand malheur (contre lequel chacun d’entre nous doit se tenir en garde).

    • Pie permalink
      22 avril 2015 12:24

      Vous vous faites berner par votre cécité volontaire ProVeritate !

      C’est typique de l’erreur libérale de mélanger le poison avec le bon breuvage.

      On tente de faire absorber le venin en le dissimulant sous un habillage catholique. Vieille ruse du serpent.

      Léon XIII, comme Pie VII, Benoît XV, Pie XI et tous les papes libéraux et démocrates ont pratiqué de la même façon, dont l’aboutissement est la séparation entre l’Eglise et l’Etat, 1905, l’interdiction des congrégations, l’alliance avec les Gouvernements maçonniques, etc.

      C’est la même méthode mensongère utilisée depuis 1789, et qui triomphe dans l’Eglise depuis Vatican II.

      Réveillez-vous, et ouvrez les yeux mon ami, vous êtes en pleine illusion !

    • Kyrie Eleison permalink
      22 avril 2015 14:43

      Et le voilà, clairement identifié, le poison mortifère, le venin abominable dissimulé sous l’apparence de la piété.

      Et ceci, ne l’oublions-pas, a été prononcé dans le cadre d’une lettre encyclique, ce qui relève bien du magistère infaillible de l’Eglise.

      • 1re Erreur – Indifférentisme en matière sociale :

      « Les catholiques, comme tout citoyen, ont pleine liberté de préférer une forme de gouvernement à l’autre, précisément en vertu de ce qu’aucune de ces formes sociales ne s’oppose, par elle-même, aux données de la saine raison, ni aux maximes de la doctrine chrétienne. (…) chaque forme politique est bonne par elle-même, et peut être appliquée au gouvernement des peuples, en fait, cependant, on ne rencontre pas chez tous les peuples le pouvoir politique sous une même forme ; chacun possède la sienne propre. »

      • 2ème Erreur – Libéralisme politique :

      « Tous les individus sont tenus d’accepter ces gouvernements et de ne rien tenter pour les renverser ou pour en changer la forme. De là vient que l’Église, gardienne de la plus vraie et la plus haute notion sur la souveraineté politique, puisqu’elle la fait dériver de Dieu, a toujours réprouvé les doctrines et toujours condamné les hommes rebelles à l’autorité légitime. (…) la nécessité sociale justifie la création et l’existence des nouveaux gouvernements, quelque forme qu’ils prennent ; puisque, dans l’hypothèse où nous raisonnons, ces nouveaux gouvernements sont nécessairement requis par l’ordre public lorsque les nouveaux gouvernements qui représentent cet immuable pouvoir sont constitués, les accepter n’est pas seulement permis, mais réclamé, voire même imposé par la nécessité du bien social qui les a faits et les maintient. »

      • 3ème Erreur – Soumission et bénédiction de l’erreur révolutionnaire :

      « Mais une difficulté se présente :« Cette république, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l’accepter.» Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés. »

      • Et à présent l’Apostasie justifiée :

      « Le Concordat qui, pendant tant d’années, a facilité en France l’harmonie entre le gouvernement de l’Église et celui de l’État. Sur le maintien de ce pacte solennel et bilatéral, toujours fidèlement observé de la part du Saint-Siège, les adversaires de la religion catholique eux mêmes ne s’accordent pas. [Pour d’autres] le Concordat ne resterait donc que comme une chaîne propre à entraver la liberté de l’Église, cette liberté sainte à laquelle elle a un droit divin et inaliénable. De ces deux opinions, laquelle prévaudra ? Nous l’ignorons. Nous avons voulu seulement le rappeler, pour recommander aux catholiques de ne pas provoquer de scission sur un sujet dont il appartient au Saint-Siège de s’occuper. »

      • ANALYSE : La trahison par Pie VII du clergé qui refusa avec courage la Constitution civile du clergé, qui paya de sa vie les crimes de la Révolution maçonnique, se renouvelle par Léon XIII, qui intime l’ordre aux catholiques français de se taire et de laisser au Saint-Siège le soin de s’occuper de leur éradication et mise en esclavage par les lois de la République satanique et maçonnique !

      C’est tout simplement une honte, un SCANDALE sans nom !

      • Enfin l’ignoble conclusion distillée avec une infâme hypocrisie, toute pontificale et démocratique, c’est du Vatican II avant la lettre :

      « Les catholiques français et tous les hommes sensés doivent pratiquer l’union et la concorde, pour guérir, autant qu’il est possible encore, les maux dont la France est affligée, et pour relever même sa grandeur morale. Ces points sont : la religion et la patrie, les pouvoir s politiques et la législation, la conduite à tenir à l’égard de ces pouvoirs et à l’égard de cette législation, le concordat, la séparation de l’État et de l’Église. Nous nourrissons l’espoir et la confiance que l’éclaircissement de ces points dissipera les préjugés de plusieurs hommes de bonne foi, facilitera la pacification des esprits, et par elle l’union parfaite de tous les catholiques, pour soutenir la grande cause du Christ qui aime les Francs. » (Au milieu des sollicitudes, Donné à Rome, le 16 février de l’année 1892, de Notre Pontificat la quatorzième, Léon XIII, Pape).

      Honte à ceux qui justifient un pareil discours ignoble et indigne, leur jugement est déjà consommé. Qu’ils ne viennent plus parler de l’hérésie de Vatican II, et se couvrent la tête de cendres !

  23. Lancre permalink
    22 avril 2015 08:34

    La politique concordataire mise en vigueur par Pie VII, d’entente de «puissance à puissance» avec les Etats non chrétiens, maçonniques et révolutionnaires, a bien une portée impliquant l’Eglise universelle.

    La farce d’une dimension spécifique à la France de cette abominable politique qui participe du péché de conciliation avec l’erreur, ne tient pas une seule seconde.

    Voici la liste (non exhaustive), des différents concordats avec des Etats non-catholiques :

    • le concordat de 1801, et le concordat de Fontainebleau de 1813 sous Napoléon Ier ;
    • le concordat en Alsace-Moselle
    • avec le Royaume des Pays-Bas : concordat de 1827 ;
    • avec l’Empire russe : concordat du 3 août 1847; concordat du 23 décembre 1882 ;
    • avec le Costa Rica : concordat de 1852 ; (annulé par la Costa Rica 1884)
    • avec l’Allemagne : concordat du 20 juillet 1933 avec le gouvernement allemand sous Hitler ;
    • avec le Portugal : concordat du 23 juin 1886, concordat du 7 mai 1940 ;
    • avec la Colombie : concordat du 12 juillet 1973 ;
    • avec Israël : accords de 1993 ;
    • avec l’OLP en 2000 ;
    • avec la République fédérative du Brésil, 13 novembre 2008 ;

    • ProVeritate permalink
      22 avril 2015 21:45

      Mille péchés véniels ne créent pas, par multiplication, un péché mortel. Ca ne fonctionne pas comme cela : voyez les catéchismes. Mille actes du Magistère authentique mais non universel, ne créent pas comme cela, par une sorte d’empilement, hop un Enseignement du Magistère universel infaillible ! D’ailleurs, chaque Concordat a un texte différent, spécifique à chaque État. C’est de la théologie d’arrière cuisine, là, votre affaire. Et vous pouvez me dire à partir de combien d’Actes non universels, se crée comme cela tout d’un coup hop un Magistère qui devient universel et du coup infaillible ? (vous pouvez chercher : vous ne trouverez rien, car ce n’est pas comme cela que ça marche). Le Vatican a aussi signé d’ailleurs de BONS CONCORDATS, il faudrait le rappeler, comme celui avec Garcia Moreno, en 1862 ! Et à Monaco, il n’y a jamais eu de concordat et bien d’autres pays également.
      Par ailleurs, je vous re-re-rappelle que les constitutions DOGMATIQUES de Vatican I (Pastor aeternus, ch.4) ont jugé et enseignements cette fois-ci universellement que « LA FOI CATHOLIQUE est demeurée SANS TACHE dans le Siège Apostolique » : ce jugement et ce constat est couvert par l’infaillibilité et date de 1870, donc ENGLOBE la période Concordataire et ses suites. Ca entraine tout un tas de conséquences auxquelles vous devez vous soumettre DE FOI.

    • 23 avril 2015 12:30

      Je crains que vous ne saisissiez pas comment fonctionne la note « d’infaillibilité » du Magistère. L’Eglise peut commettre des péchés véniels en raison de sa nature divino-humaine, mais elle ne peut enseigner et soutenir l’erreur dans le cadre de son action magistérielle. Et les bulles, encycliques, décrets, etc., relèvent du magistère authentique infaillible, même si aucun dogme n’y est défini, ceci montrant en effet que « LA FOI CATHOLIQUE est demeurée SANS TACHE dans le Siège Apostolique » – ce jugement couvert par l’infaillibilité de 1870 englobant la période Concordataire et ses suites – dans la mesure où l’enseignement du magistère authentique touche également à la discipline et les mœurs. C’est une règle intangible.

      Ainsi les décisions concordataires pour la France (1801, 1813, 1892), regardant la discipline et les mœurs, relèvent bel et bien d’un enseignement et de décisions émanant du magistère authentique, et ces décisions doivent être respectées, et le furent, en raison de la note d’infaillibilité qui leur est attachée.

      C’est pourquoi, cette obligation si stricte d’obéir à l’Église implique que l’Église ne peut se tromper ni nous tromper.

      Si Dieu nous oblige à écouter le magistère avec confiance et soumission, c’est bien parce que l’Église romaine est, théoriquement, à l’abri de l’erreur en toutes ces décisions :

      «Jésus-Christ a institué dans l’Église un magistère vivant, authentique et, de plus, perpétuel […], et il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les siens propres. [… si l’enseignement de l’Église] pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes» (Léon XIII : encyclique Salis cognitum, 29 juin 1896).

      Or les actes concordataires, notamment ceux relatifs à la France, mais d’autres pays sont concernés (et ce n’est pas de la « théologie d’arrière-cuisine » que de le soutenir et de mettre en lumière ces faits), sont tous entachés d’une erreur gravissime, la « conciliation avec le crime et l’abomination antichrétienne ».

      Et ça voyez-vous ProVeritate, ça porte un nom : «l’APOSTASIE», car l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, ne peut contracter d’accords avec l’hérésie, et demander aux fidèles de se « réconcilier » avec le démon en se ralliant à un Régime politique maçonnique.

      C’est une impossibilité ABSOLUE !

      Cette impossibilité, étant une loi invariante et fondamentale depuis la primitive Eglise du temps des martyrs qui refusèrent toute alliance ou compromission avec le paganisme.

      C’est ce que rappelle saint Cyprien dans son traité « Sur 1’unité de l’Église » :

      « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie 1’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).

      Et en raison de cette erreur libérale de « conciliation avec le monde », soutenue et promulguée par Pie VII, Léon XIII, Benoît XV et Pie XI, quoique condamnée par d’autres papes (Grégoire XVI, Léon XII, Pie IX, saint Pie X) – ceci montrant que des courants divergents et antagonistes sont à l’œuvre à l’intérieur de l’Eglise depuis la Révolution – « l’hérésie » a été entérinée officiellement lors du Concile de Vatican II (1962-1965).

      Ce fut l’occasion pour l’Eglise catholique de manifester publiquement qu’elle avait opté pour la ligne concordataire des papes démocrates-chrétiens, ceci contre l’attitude de papes traditionalistes fidèles à la position séculaire de Rome. Que le choix désormais était fait, l’Eglise « s’ouvrait au monde » et accueillait et se convertissait à ses principes, au nom précisément des dispositions portant sur la «liberté religieuse» et de la séparation de «l’Eglise et de l’Etat», ceux-là mêmes prônés par le « concordat » de Pie VII et le « ralliement » de Léon XIII.

      Ainsi, si auparavant, la position de l’Eglise avait été celle de la séparation d’avec les autres religions: dès lors son nouveau programme devint un faux oecuménisme, non seulement avec les autres religions du monde, mais, chose significative, plus particulièrement avec les Réformés si actifs dans leur volonté d’abattre la monarchie en 1789. Ceux qui jusque-là avaient été qualifiés d’hérétiques, furent alors appelés depuis “frères séparés” (sic) …

      D’autre part, toujours au nom de la « liberté religieuse » issue des concepts concordataires, l’Eglise de Vatican II déclara (Dignitatis Humanae et Nostra Aetate), folie incroyable prononcée sous les voutes de Saint-Pierre, là où reposent les reliques de tant de saints et de papes ! que les religions païennes comme l’Islam, le Bouddhisme et l’Hindouisme étaient des « chemins » valides pour accéder à Dieu !

      L’Eglise romaine, suivant les thèses de Pie VII, Léon XIII et Pie XI, a donc adopté officiellement, lors de Vatican II, cette nouvelle théologie politique dans le but de se concilier le monde de diverses manières en pactisant, en une forme de fraternité maçonnique, avec ses multiples religions (cf. Assise 1986), mais elle peut à bon droit, et elle ne s’en est pas privé, revendiquer une « tradition » quoique funeste …. remontant au Concordat de Pie VII en 1801 et à l’encyclique sur le « ralliement » de Léon XIII en 1892, une tradition qui pourtant, comme il a été exposé, n’est autre qu’une abominable «APOSTASIE ». CQFD.

    • Lancre permalink
      23 avril 2015 12:53

      Exposé parfait Calixte !

      Je rajoute, que le magistère est dit dans la forme extraordinaire lorsque :

      • adressé à toute l’Eglise, en la personne «des Evêques, Nos Frères dans l’apostolat» et entouré d’une grande solennité pour les définitions dogmatiques touchant à la Foi,
      • ou dans la forme ordinaire, avec la simplicité qui convient à l’enseignement de tous les jours, portant sur la discipline ou les moeurs.

      Mais c’est toujours le même et unique magistère du Christ, confié par lui à ceux qu’il a choisis pour donner en son nom, infailliblement, sa vérité. Car : «A ce qui est enseigné par le magistère ordinaire, s’applique aussi la parole : « Qui vous écoute M’écoute »» (Pie XII, Humani generis).

      De ce fait, dans sa forme « ordinaire » ou « extraordinaire » le magistère ne peut enseigner l’erreur, et encore moins encourager les fidèles à se réconcilier avec elle !

    • Rome permalink
      23 avril 2015 14:06

      Il est en effet tout simplement impossible, stricto sensu, que l’Église infaillible puisse se tromper en induisant les fidèles en erreur. C’est précisément cela que veut dire le mot « infaillible » à propos du magistère ordinaire authentique : infaillible / ne pas faillir.

      A savoir qu’a été formulé un concept à propos du « magistère pontifical ordinaire de manière définitive » (Note de présentation d’Ordinatio sacerdotalis, Doc. Cath. 2096, p. 553)., au sujet de la discipline, dont on retrouve l’expression dans l’Explicitation de la Responsum ad dubium : »Dans ce cas, un acte du Magistère ordinaire pontifical, qui par lui-même n’est pas infaillible, atteste le caractère infaillible de l’enseignement d’une doctrine déjà possédée par l’Église »), alors que selon Vatican I et II il n’existe pas de « magistère ordinaire » du pape, mais seulement un magistère quotidien « authentique » qui n’a pas valeur d’infaillibilité. Un commentaire officiel du Cardinal Ratzinger (D.C. 2097, 1994, p. 613) opère une correction discrète en utilisant l’expression « magistère authentique ordinaire ». Il indique qu’il ne s’agit pas d’une formule dogmatique, mais d’un acte de dogmatisation, non solennel, mais définitif et « donc non réformable ».

    • Kyrie Eleison permalink
      23 avril 2015 19:57

      Que la Foi, de par « Pastor aeternus » (1870), soit « demeurée SANS TACHE dans le Siège Apostolique » lors de la période concordataire est une chose entendue, mais que l’Eglise se soit objectivement compromise coupablement et scandaleusement avec l’erreur maçonnique révolutionnaire par le Concordat de 1801, en est une autre objectivement et historiquement incontestable.

      Par ailleurs, sachant que derrière ce terrible Concordat qui fut promulgué par Pie VII, c’est en réalité un mépris TOTAL pour les milliers de prêtres, de religieux et religieuses, les pieux laïcs qui sont allés jusqu’au martyr pour défendre leur Foi face à la République athée anticatholique, préservant avec un courage et une abnégation admirables le sacerdoce et les sacrements, se sacrifiant et montant à l’échafaud pour maintenir leur fidélité à Rome et au Roi lors de la Terreur, il y a vraiment de quoi frémir de dégoût devant une telle décision de fraternisation avec l’hydre maçonnique, et être profondément choqué par l’attitude de Pie VII qui est bien une authentique APOSTASIE digne de Judas.

      De ce fait, toute tentative de justification par des arguties et des sophismes dialectiques, de cet acte abominablement scandaleux qu’est le Concordat de 1801 consenti par Pie VII, au prétexte de l’infaillibilité et que le « Saint-Siège soit demeuré sans tâche » (sic), se double, humainement et surnaturellement, d’une ignoble infamie !

  24. hannibalgenga permalink
    22 avril 2015 09:56

    Article intéressant :

    « La franc-maçonnerie est la religion de la République elle a toujours eu dans l’idée de remplacer le catholicisme ce qui explique la haine républicaine à l’égard du clergé français. Cela a commencé avec la confiscation des biens de L’Église, continué par l’interdiction des congrégations et de l’enseignement par des religieux et terminé par la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. Ce sont des faits pas des jugements de valeur. La République a souhaité dès sa naissance l’annihilation de la religion catholique en France.

    Face à cela, les différents papes ont fait le choix du ralliement plutôt que celui du combat. (…) les papes, à partir de Léon XIII (fin XIXe siècle), ont ordonné aux catholiques d’accepter le pouvoir en place à savoir la République. Dans son Encyclique « Au milieu des sollicitudes », Léon XIII encourage ses fidèles à se soumettre à la République qui était pourtant profondément anticatholique. Les chrétiens sous l’Empire Romain ont-ils courbé l’échine devant l’Empereur ? Ils ont toujours refusé de lui prêter serment. Sous cet habillage intellectuel qui ne tient pas une seconde la route, Léon XIII avait dans l’idée de récupérer ses États pontificaux. Évidemment, cette stratégie de léchage de bottes n’a pas fonctionné.

    Elle a cependant continué lors de la condamnation par l’Église de l’’Action française’. Ce journal, monarchiste et réactionnaire, luttait contre la République. Il défendait un nationalisme qui ne pouvait s’incarner selon lui à l’époque que dans la monarchie absolue d’essence catholique. Cela ne concordait évidemment pas avec l’idéologie du Vatican. Cette condamnation était justifiée par des pseudo-raisons religieuses alors qu’elle présentait un caractère résolument politique.

    Encore aujourd’hui, le ralliement est toujours visible (…) L’idéologie actuelle prône le mondialisme, et non la mondialisation qui est une des conséquences du libre-échange et du développement des moyens de transport et de communication, c’est-à-dire la volonté d’imposer un gouvernement mondial. Cette idée rappelle la tour de Babel condamnée par l’Ancien testament. Cette tour devait toucher le ciel symbolisant ainsi l’égalité des hommes et de Dieu. En outre, pour les croyants, Dieu a créé un monde divers qui serait forcément détruit par l’avènement d’un gouvernement mondial dont la vocation est bien sûr l’uniformisation économique, culturelle et raciale afin de créer un monde d’ilotes sans racine, un monde de consommateurs, un monde de narcissiques manipulés.

    Benoist XVI, qui aurait dû condamner cette idéologie, l’a au contraire largement promue dans sa dernière Encyclique Caritas in Veritate: « Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour procéder à un souhaitable désarmement intégral, pour arriver à la sécurité alimentaire et à la paix, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII ».

    Pour des raisons bassement politiques, l’ancien cardinal Ratzinger se soumet intégralement à l’idéologie à la mode qu’il aurait dû au contraire qualifier de diabolique. »

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-ralliement-de-l-Eglise-12544.html

    Rajoutons, que pas plus que Benoît XVI, les papes depuis 1801, oscillent entre résistance à l’erreur et compromission honteuse.

    Cette oscillation étant toutefois devenue une constante depuis Vatican II, c’est-à-dire depuis que les thèses hérétiques sur la dignité de la personne humaine et la liberté religieuse ont été officiellement entérinées par Rome.

  25. Pie permalink
    22 avril 2015 12:10

  26. Oremus permalink
    22 avril 2015 19:50

    Très pertinente remarque de Philippe Prevost dans cet entretien, sur laquelle il importe d’insister. En effet, la République en France, n’est absolument pas comparable aux autres systèmes politiques.

    C’est une institution anticatholique dans son essence, car les républicains sont fidèles aux principes vitaux de la laïcité : la haine de Jésus-Christ et de l’Eglise, et l’aspiration à la domination universelle des Droits de l’Homme.

    Il ne peut donc y avoir aucun compromis, ou quelconque « ralliement » avec ce système politique et social démoniaque, contrairement à ce qu’affirmèrent Pie VII, Léon XIII et Pie XI.

    C’est pourquoi le Syllabus de Pie IX se termine par cette proposition condamnable et condamnée : « Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne. »

    La vérité est là, soutenir le contraire est faux, il n’est pas possible de pactiser avec l’erreur.

    Et ceci pour une raison évidente comme le rappelle Pie IX : « La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme. » (Encyclique Noscitis et Nobiscum).

    http://www.virgo-maria.org/references/references_html/Pie_IX/1849-12-08_SS_PIUS_IX_NOSCITIS-ET-NOBISCUM.html

    Ainsi donc, la ligne des papes démocrates qui ont théorisé la réconciliation avec la Révolution, est une apostasie, objective, patente et clairement hérétique qui a rendu possible la désorientation de Vatican II.

  27. papy permalink
    26 avril 2015 13:18

    « L’Eglise peut commettre des péchés véniels en raison de sa nature divino-humaine, mais elle ne peut enseigner et soutenir l’erreur dans le cadre de son action magistérielle. » merci Calixte de ce rappel ! Les âmes lucides en tireront les conséquences…..Dieu aussi est parfois dans les détails……

    Pour finir, je constate avec satisfaction, même si l’usage en est controuvé, que le dénommé Oremus va puiser son inspiration dans Virgo Maria !

    • Pie permalink
      27 avril 2015 21:28

      On note des améliorations dans les contributions de papy …🙂

      Quant aux sources d’Oremus, elles sont celles de Pie IX, signalant que « La Révolution est inspirée par Satan lui-même…», contenues dans son encyclique Noscitis et Nobiscum, dont Virgo Maria n’a pas la propriété.

      Voici un autre lien, plus documenté d’ailleurs, et surtout non schismatique : http://www.intratext.com/IXT/FRA0547/_P1.HTM

      .

  28. papy permalink
    27 avril 2015 19:20

    [… vous usez de ruse afin de faire paraître mes messages comme n’étant pas à décharge, en coupant très malicieusement les passages qui vous dérangent ou qui atteignent les personnes…]

    En effet papy, nous vous l’avions déjà dit et fait remarquer plusieurs fois déjà, les attaques ad hominem ne peuvent pas être tolérées au-delà d’une certaine mesure. Critiquez vos contradicteurs sur leurs idées, opposez-vous à leurs thèses, débattez tant que vous le souhaitez, c’est tout à fait acceptable. Mais les noms d’oiseaux systématiques dont vous usez et abusez (noms parfois assez relevés), à l’encontre des personnes, ne peuvent pas devenir une pratique constante et un usage permanent ; c’est absolument contraire à l’éthique, et en contradiction avec une règle de courtoisie élémentaire qu’il convient de respecter, notamment entre chrétiens. Pax Vobis + LA QUESTION.

    • 30 avril 2015 06:37

      L’impudence du libéral, qui intervient sur le message de  » Papy « , pour lui reprocher des attaques ad-hominem et des noms d’oiseaux à l’encontre des siens, de ses frères en libéralisme … cette impudence est sans limite !

      D’heureuse mémoire, car sans être complètement amnésique nous ne sommes pas rancuniers:

      http://wordpress.catholicapedia.net/la-question-pris-la-main-dans-le-pot-de-confiture-des-mesquineries-politico-religieuses/#comment-20860

       » La Question  » ferait bien de se nettoyer les mains et de se moucher d’abord, parce que leurs attaques ad-hominem à eux, sont plus que relevées … qu’on en juge par ces quelques exemples:

      Semblable à Luther — Retranché de l’Église — Déséquilibré spirituel — A l’identique de Luther, de Calvin et de tous les infects schismatiques…. — Comme des DÉMONS (Calixte)

  29. Rome permalink
    27 avril 2015 22:56

    Beaux passages dans cette encyclique de Pie IX.

    Une parfaite conception théologique :

    « Le bien spirituel par lequel, soustraits à la puissance des ténèbres, nous sommes transportés dans la lumière de Dieu, par lequel la grâce nous justifiant, nous sommes faits les héritiers du Christ dans l’espérance de la vie éternelle, ce bien des âmes, émanant de la sainteté de la religion catholique, est certes d’un tel prix qu’auprès de ce bien toute gloire et tout bonheur de ce monde doivent être regardés comme un pur néant. »

    Et un excellent rappel du droit divin relatif au Pontife Romain :

    « Tous ceux qui coopèrent avec vous dans la défense de la Foi auront spécialement en vue de faire pénétrer, d’affermir, de graver profondément dans l’esprit de vos fidèles la piété, la vénération et le respect envers ce Siège suprême de Pierre, sentiments par lesquels vous vous distinguez éminemment, Vénérables Frères. Que les peuples fidèles se souviennent qu’ici vit et préside, en la personne de ses successeurs, Pierre, le Prince des apôtres (Ex actis Ephesini Concilii, Act. III, et S. Petri Chrysologi Epist. ad Eutychen.), dont la dignité n’est pas séparée de son héritier indigne (Leo M. Serm. in anniv. Assumpt. suæ). Qu’ils se souviennent que Jésus-Christ Notre-Seigneur a placé sur cette Chaire de Pierre l’inexpugnable fondement de son Église (Matth. XVI, 18), et qu’à Pierre il a donné les clefs du royaume des Cieux (Ibid. v. 19), et que pour cela il a prié, afin que la foi de Pierre ne faillît jamais, et ordonné à Pierre de confirmer ses frères dans cette foi (Lucæ, XXVII, 31, 32) ; de sorte que le successeur de Pierre, le Pontife Romain, tenant la Primauté dans tout l’univers, est le vrai Vicaire de Jésus-Christ, le Chef de toute l’Église, le Père et le Docteur de tous les chrétiens (Ex Concilio œcumenico Florentino in Def. Seu Decr. Unionis). »

    (Pie IX, Encyclique Noscitis et Nobiscum, le 8 Décembre de l’an de grâce MDCCCXLIX).

    • papy permalink
      28 avril 2015 19:15

      Rome réveillez-vous!!! On est en 2015!!!! et Rome n’est plus dans Rome………….

    • papy permalink
      28 avril 2015 19:17

      Pie..toujours aussi …aimable…fait de l’esprit sur mes « améliorations »! […]

  30. Deo volente permalink
    28 avril 2015 00:19

    Si l’on voulait résumer en une phrase le Concordat et le ralliement, on pourrait dire, ni plus ni moins, que par ces décisions depuis 1801 : « l’Eglise a passé un accord avec la Franc-maçonnerie ».

  31. Louis-Hubert REMY permalink
    28 avril 2015 11:40

    Conclusion de La Question :
    tous les Papes se sont trompés – tous ils ont fait le jeu de La Révolution – ils sont tous libéraux, hérétiques et responsable de Vatican II.
    Allons au bout de votre raisonnement : NSJC était un incapable : la preuve évidente, irréfutable, c’est Lui qui a choisi Judas !

    Messieurs, je ne suis pas de votre religion.
    Pour moi l’Eglise est sainte et ne peut ni se tromper ni me tromper.
    Je vous soumets trois textes à méditer :

    1° sur Judas :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/Mgr-GAY_election-de-Judas.pdf

    2° sur les Papes, une encyclique mal connue et explicité dans ce texte avec des commentaires gravissimes sur l’Avenir :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/GREGOIRE-XVI_Mirari-vos_+_critiques-L-Avenir.pdf

    3° sur la grille amis-ennemis concernant le concordat, le Ralliement, etc. :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_A_loubier_de_bonnet_de_viller_Au-sujet-du-livre_PIE-VII-PRECURSEUR-DE-VATICAN2.pdf
    à lire avec attention !

    Je vous laisse avec vos amis libéraux – je continue à préférer les antilibéraux.

    Dans un dossier précédent vous nous avez rappelé que nous vivons la Passion de l’Eglise.
    Vous m’avez rajeuni de 50 ans, ayant en mémoire un excellent texte de Pierre Tilloy.
    Ah ! que OUI ! la sainte Eglise vit la passion.
    Mais je ne confonds pas la sainte Eglise avec l’église conciliaire. C’est elle la responsable de la Passion de la sainte Eglise. Là encore vous n’avez pas bien compris et vous inversez les coupables et les victimes.

    La secte conciliaire n’est en aucun cas la sainte Eglise.
    Le dire, le croire c’est un énorme blasphème.

  32. 28 avril 2015 22:15

    Louis-Hubert REMY,

    Tous les papes se sont trompés ? non, certains se sont préservés de l’erreur concordataire et de la séduction du ralliement, et fort heureusement avec une belle fermeté, tels Grégoire XVI, Pie VIII, Léon XII, Pie IX et saint Pie X.

    Mais force est de constater que la série des papes libéraux, de Pie VII à Jean XXIII, pour ne citer que les pontifes anté-conciliaires, épousèrent tous la même attitude de compromission et de faiblesse avec le venin démocratique et républicain.

    Vous concentrez le faisceau de votre critique contre M. de Bonnet de Viller, notamment dans le document que vous avez mis en lien, mais cela ne répond pas au problème posé, à savoir : l’Eglise par ses pontifes, pouvait-elle contracter un accord avec un pourvoir révolutionnaire, maçonnique et antichrétien ?

    A cette question il est impossible, tant en droit canonique que sur le plan théologique, moral et disciplinaire, de répondre par l’affirmative, et vous le savez très bien. Ou alors, pourquoi condamner des décisions prises lors de Vatican II, notamment sur la liberté religieuse et l’oecuménisme, qui sont un parfait copier / coller, des décisions concordataires ou du ralliement ?

    Votre position offre donc la possibilité aux modernistes de vous rappeler qu’ils sont en parfaite continuité d’une tradition de conciliation avec le monde qui remonte à Pie VII et au Concordat. Et vous voilà réduit au silence si vous acceptez comme légitimes les actes contractés en 1801. Tel est le piège mortifère dans lequel on a enfermé des générations de catholiques fidèles à Rome et au Roi, et dans lequel on les tient d’ailleurs toujours emprisonnés ; piège dans lequel vous tombez également, vous et vos amis, tête la première.

    Lorsque vous citez les auteurs antilibéraux (Mgr Gaume, le cardinal Pie, etc), que vous préférez, à juste titre, à Charles Maurras, soyez cependant attentif à ce qu’ils nous disent concernant le pouvoir révolutionnaire « intrinsèquement pervers », tout ceci résumé par Pie IX : « L’idéologie des Droits de l’Homme, le libéralisme, n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. (…) On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle “l’homme de péché”, il prépare les voies à l’Antéchrist. “Suivre le courant”, c’est à quoi se résument ces fameuses inventions et ces grandes fiertés du Libéralisme catholique. Le libéralisme “catholique” n’est autre chose, en effet, que l’esprit révolutionnaire cherchant à s’introduire dans l’Eglise elle-même.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871).

    Ainsi donc, selon-vous, l’Eglise pourrait établir un « Concordat », au nom de l’infaillibilité et l‘impeccabilité des papes d’avant Vatican II, avec «l’hérésie propre, personnelle de Satan » ? Vous voyez bien que cela n’a aucun sens ! D’autant que le pouvoir de la République en France, n’est absolument pas comparable aux autres systèmes politiques. C’est une institution anticatholique et satanique dans son essence.

    C’est pourtant ce qui a été fait, légitimant par cet acte impie et blasphématoire qu’est le Concordat, la Constitution civile du clergé, le massacre des prêtres, des religieuses et religieux, les profanations des églises et des saintes espèces, celles également des tombeaux des souverains, et autres actes immondes inspirés du démon !

    On ne se risque pas à ce jeu dangereux, peccamineux et profondément immoral, sans d’immenses risques pour le devenir de la sainte institution fondée par Jésus-Christ qui a donc, en apposant sa signature sur un acte solennel au côté des autorités maçonniques révolutionnaires – ceci accompagné de la promulgation d’une bulle (Ecclesia Christi) dont les termes qui invitent à prier pour le régime républicain «Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules » sont à frémir –, objectivement accompli un acte « d’APOSTASIE » !

    Nous ne nous trompons pas de coupable en soutenant cette responsabilité, bien au contraire, car l’Eglise est attaquée depuis sa fondation, ce n’est pas un phénomène nouveau, mais jamais Vatican II n’aurait pu se produire si les germes de la corruption, qui participent d’une perte de la force de résistance face au monde, n’avaient pas opéré de « l’intérieur ».

    Ce qui est donc nouveau pour l’Eglise, et c’est ce qui a rendu possible le concile, c’est qu’elle ait pu pactiser avec l’erreur, se reniant elle et son Histoire fondée sur le sang des martyrs, allant même jusqu’à inviter les fidèles à se « rallier » à l’erreur par des bulles, décrets ou encycliques. Et ça voyez-vous, ce germe corrupteur infect et ignoble, date du Concordat, d’où son immense responsabilité dans la crise que nous connaissons – qui est la crise de l’EGLISE, pas d’un « astre autre » (sic) surgi d’on ne sait où, car cette crise a été engendrée, provoquée et rendue possible par une perte du sens catholique des pontifes romains. C’est pourquoi il ne sert à rien de clamer : «Non, ce n’est pas 200 ans après que l’on découvre les vrais complices de la Révolution. Non, la Révolution n’a pas trouvé comme plus grands alliés certains Papes. Non, la secte conciliaire et ses « papes conciliaires », qui, eux, sont révolutionnaires, n’a rien à voir avec l’Eglise Catholique et ses Papes Catholiques. Ce sont mêmes les pires ennemis », alors que OUI, tout démontre l’écrasante responsabilité des plus hautes autorités de l’Eglise dans la crise actuelle, OUI, à cause de la faiblesse coupable de certains papes à l’égard de la Révolution l’Eglise a été investie par la désorientation, Oui, de par l’idéologie du « ralliement » prônée, encouragée et définie par le Magistère sous Léon XIII, l’Eglise a abandonné la lutte contre le monde et ses légions, et est allée même jusqu’à soutenir qu’il convenait de s’y soumettre en plaidant pour que les «les catholiques français et tous les hommes sensés pratiquent l’union et la concorde« (Au milieu des sollicitudes, 1892) avec la République athée, révolutionnaire et antichrétienne !

    De ce fait, comme déjà écrit : De l’acceptation, puis la soumission, et enfin « l’adhésion » aux thèses de la Révolution, on en est arrivé à «l’adoption » par l’Eglise elle-même, des conceptions révolutionnaires, comme cela se produisit officiellement, et fut proclamé « solennellement » à l’intérieur même de la Basilique Saint-Pierre à Rome lors du concile Vatican II qui, du ralliement à la République, au ralliement à la démocratie, puis au ralliement à l’idéologie mondiale des «droits de l’homme», nous retrace les origines d’un concile dont la source se situe dans le « ralliement à la Révolution » et à l’idéologie maçonnique lors du Concordat de 1801, ayant abouti au final, au ralliement avec toutes les religions non-chrétiennes, dont en particulier le judaïsme déicide, acte couronné à Assise sous Jean-Paul II, par le rassemblement interreligieux qui se déroula le 27 octobre 1986 !

    Identifier les causes véritables et ne pas fuir ses responsabilités, c’est penser en catholique, ceci étant valable pour l’Eglise elle-même, en état de « péché matériel » depuis la Révolution. Ceci vous explique ce que déclarait Mgr Gaume : « avant de jouir de son dernier triomphe, le plus éclatant de tous, l’Eglise subira des épreuves proportionnées… » (Mgr Gaume, Où allons-nous ?, coup d’œil sur les tendances de l’époque actuelle, Gaume Frère, 1844). Et dans le temps de son épreuve, il ne s’agit pas de déserter l’épouse de Jésus-Christ en la déclarant, de façon schismatique, « éclipsée » (sic), mais de prier, veiller et résister pour que subsistent les éléments de la Tradition et de la Foi. C’est cela le devoir catholique.

    Rappelons-nous et soyons-en constamment conscients :

    « Le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle “l’homme de péché”, il prépare les voies à l’Antéchrist. “Suivre le courant”, c’est à quoi se résument ces fameuses inventions et ces grandes fiertés du Libéralisme catholique. Le libéralisme “catholique” n’est autre chose, en effet, que l’esprit révolutionnaire cherchant à s’introduire dans l’Eglise elle-même.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871).

    Pax Vobis +

  33. Kyrie Eleison permalink
    29 avril 2015 00:10

    Votre réponse est très juste.

    Cette idée « l’Eglise est attaquée », pour justifier le triomphe du modernisme et de Vatican II, ne tient pas, ou du moins ne tient pas toute seule. Car pour faillir, il a fallu une cause interne, car depuis toujours l’Eglise est attaquée et il n’y avait aucune raison que les forces ténébreuses triomphent au XXe siècle et fassent sombrer 2500 évêques dans l’hérésie, alors qu’elles n’y étaient pas parvenues lors des premiers siècles du christianisme, au moment où la primitive Eglise était encore faible et fragile.

    Cette idée « d’attaque » n’explique donc pas l’apostasie.

    Etre attaquée est même normal pour l’Eglise.

    C’est même ce que déclare le Christ :

    • « Et vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » (Marc XIII,13)
    • « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. » (Jean XV, 18-19).

    Il y a donc une situation nouvelle, et cette situation c’est la conciliation (« ralliement ») avec une institution, la République Française, qui n’est en rien comparable à d’autres régimes politiques, car cette République régicide professe le naturalisme maçonnique, c’est-à-dire qu’elle nie la sur-nature faisant d’elle une République laïque, athée et anticatholique !

    En demandant aux catholiques français de se faire républicains, et ce dès le Concordat en 1801, en oubliant la nature perverse de la République et en la considérant comme un régime parmi d’autres (erreur fatale), l’Eglise a donc commis un péché « contre l’Esprit » car on ne contracte pas d’alliance avec le démon.

    L’Eglise s’est ainsi rendue coupable d’une Apostasie, dont l’aboutissement logique et quasi inévitable, a été Vatican II !

  34. Pie permalink
    29 avril 2015 11:59

    L’Eglise qui plus est, n’a pas seulement ordonné le ralliement et la soumission envers l’autorité démoniaque de la République régicide, maçonnique et anticatholique.

    Elle a en plus demandé de prier pour ce régime naturaliste athée à la fin de chaque messe célébrée dans toutes les églises de France !!

    Et c’est une déclaration signée d’un « pape », Pie VII…..et on est 160 ans avant Vatican II !

    Si ça ce n’est pas de l’APOSTASIE, je ne sais plus ce que ce nom signifie !!

    « Article 8. La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin, dans toutes les églises catholiques de France :

    « Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules » .

    (Pie VII, Concordat, 26 Messidor de l’an IX de la République -15 juillet 1801).

  35. Louis-Hubert REMY permalink
    29 avril 2015 12:43

    Qui de nous ne bénirait ce précieux concordat, qui a été, pour tout un demi-siècle déjà, le point de départ de tout ce travail, de tout ce mouvement religieux dont s étonnera la postérité ! s exclamait Monseigneur Pie, un demi-siècle après la signature :

    http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id= 135

  36. Louis-Hubert REMY permalink
    29 avril 2015 12:47

    LE CONCORDAT DE 1801

    M.
    Joël MORIN

    Volume : 1

    Nombre de pages : 215

    Format : 14,5×20

    Qualité : 3

    Langue : Français

    Prix : 16.00€

  37. Kyrie Eleison permalink
    29 avril 2015 14:14

    « Pie VII a trahi les principes de la saine doctrine et vendu la vérité sainte.. » Adrien Loubier

    http://ladernierebataille.hautetfort.com/loubier-adrien/

  38. Kyrie Eleison permalink
    29 avril 2015 14:19

    LE CONCORDAT DE 1801

    AUX PORTES DE L´ENFER LE CONCORDAT DE 1801
    LOUBIER (Adrien)

    Editeur: SAINTE JEANNE D’ARC (EDITIONS) (ESJA)

    Nb de pages: 192

    18.00 €

    La Révolution bouleverse l’Europe chrétienne. La France prend un bain de sang ; le clergé et les fidèles sont persécutés. Devant ce chaos, les hommes d’Eglise, désorientés, et appâtés par les hommes de la révolution, vont accepter un rapprochement avec celle-ci. C’est un concordat conclu entre Bonaparte premier consul et le pape Pie VII. Concordat cahotique, mais qui apporte à Napoléon et son empire une apparence de légitimité. D’autres fausses légitimités seront le fruit de la pérennité du même concordat pour la restauration, la monarchie de Juillet, le second empire, et la république.
    Comment s’est formé et comment s’est perpétré cet esprit concordataire, et les séries de ralliement des hommes d’Eglise à la révolution qu’il a engendrés jusqu’à nos jours ? Tel est l’axe général de ce livre, dont le titre est repris d’une phrase du pape Pie VII au cours des tractations du Concordat de 1801 :
    « Je veux bien aller jusq’aux portes de l’enfer, mais pas au-delà » !  »

    http://www.chire.fr/A-137758-aux-portes-de-l-enfer-le-concordat-de-1801.aspx

  39. Louis-Hubert REMY permalink
    29 avril 2015 23:29

    Il y a bien deux écoles concernant le concordat et le ralliement.
    Celle de l’AF, des maurassiens c’est-à-dire aujourd’hui Adrien Loubier de Bonnet de Viller (accessoirement Philippe Prévost) et l’école antilibérale recherchée, redécouverte et diffusée par L-H Remy.

    Lire d’abord ce qu’il faut penser de Maurras :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Maurras_tourner_page.pdf
    http://www.a-c-r-f.com/documents/R_P_AYROLES_Jeanne-d-Arc-et-l-Action-Francaise.pdf

    Lire ce que mon ami Joël Morin dont je viens de mettre disponibles les pages importantes sur http://www.a-c-r-f.com/documents/MORIN_Le-concordat-et-les-antiliberaux.pdf
    a écrit sur les opposants au Concordat. Il répond à toutes les objections du blog La Question.
    Vous verrez ce que Pie IX et saint Pie X ont écrit sur le concordat. Il n’y a aucun désaccord entre Pie VII et ses sucesseurs.

    Lire aussi ce que le cardinal Pie écrit sur la Petite Eglise les opposés au Concordat :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/Cardinal_PIE-Petite_Eglise_et_Concordat.pdf

    Lire pour comprendre la nocivité de Loubier ce que Pradel de Lamase écrit :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/PRADEL_de_LAMASE_Legitimisme-et-Papaute.pdf
    et accessoirement :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/PRADEL_de_LAMASE-Cloaque_impurete.pdf

    et lire enfin ce que je pense d’Adrien Loubier de Bonnet de Viller
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_A_loubier_de_bonnet_de_viller_Au-sujet-du-livre_PIE-VII-PRECURSEUR-DE-VATICAN2.pdf

    Nous étions amis, nous nous tutoyons, et j’ai écrit plusieurs années dans Sous la Bannière.
    A la fin nous nous disputions sans cesse moi contre Maurras, lui contre « ta théocratie ».

    Oui je crois avec saint Pie X, avec Mgr Delassus, avec le cardinal Pie, avec le P. Ayroles, et tant d’autres ; je crois au Christ roi de France.

  40. Remy Louis-Hubert permalink
    30 avril 2015 13:54

    Et je rajoute ces pages si claires du RP Ayroles et de saint Pie X :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LA-MONARCHIE-FRANCAISE_Jeanne-d-Arc-et-l-AF-et-saint-Pie-X.pdf

    L’ennemi n° 1 des intelligences catholiques depuis plus de 100 ans est Maurras et ses successeurs, laïques ou clercs !

  41. papy permalink
    30 avril 2015 18:14

    Ces « belles intelligences » de La Question, négatrices du « mysterium fidei » de l’apostasie des hommes d’Eglise et de l’éclipse de celle-ci,, ne tireront aucun profit de toutes vos belles et remarquables références, car leur aveuglement et leur entêtement est tel que cela ne servira que les âmes de bonne volonté soucieuses de trouver la vérité….ce qui me fait dire ici pour la dernière fois que vous avez bien fait de mettre toutes ces références à leur disposition! Nous prêchons ici dans le désert…..mais seul Dieu connait le désert…..

  42. 30 avril 2015 22:45

    Belle sollicitude à notre égard papy, mais voyez-vous, en matière d’égarement, lorsqu’on bafoue le droit divin en se séparant du Siège pontifical par le schisme, il est préférable de se faire discret et de ne pas trop la ramener en se posant en donneur de leçon.

    Je rajoute, qu’il est bien beau d’invectiver à longueur de commentaires les prétendus « hérétiques » de La Question, cependant si l’on se penche sur votre légitimité à pérorer comme un prédicateur anglican sur son tonneau londonien, on est surpris de découvrir à la source du schismatisme sédévac, un moderniste de premier plan en la personne de Mgr Ngô Đình Thục, excommunié par Paul VI pour ses sacres à l’égard de francs-maçons, d’occultistes, de détraqués sexuels et pour finir des fous de l’église de Palmar de Troya.

    De plus Thuc se distingua lors de Vatican II…en trouvant rien mieux que de proclamer que le concile était trop timoré dans sa volonté d’oeucuménisme vis-à-vis des religions non-chrétiennes, et qu’il convenait par ailleurs d’ordonner les femmes au nom de l’égalité des sexes !!

    Et ce discours d’hérésiarque fut proclamé sous les voûtes de Saint-Pierre à Rome lors de Vatican II !!

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/06/26/les-antipapes-sedevacantistes/

    Donc un peu de modestie et de réserve s’il vous plait, et priez surtout le ciel, au moment de vos repas schismatiques lors desquels vous partagez fraternellement avec vos amis luthériens et hussites du pain de boulangerie et du jus de raisin, de vous ramener à la Foi catholique.

  43. 1 mai 2015 19:37

    Louis-Hubert REMY,

    Nous avons lu avec grande attention l’ensemble des textes mis en référence de votre message, et nous vous en remercions.

    Tout d’abord un point afin de bien préciser notre position. Nous partageons avec vous, un immense respect envers les auteurs antilibéraux du XIXe (Mgr Pie, Mgr Gaume, Mgr Delassus, Dom Prosper Guéranger, Louis Veuillot, etc.), et nous ne faisons pas mystère de notre admiration à l’égard de Joseph de Maistre, à l’école duquel nous nous situons, notamment en matière de conception pontificale et théocratique.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/la-politique-%C2%AB-religieuse-%C2%BB-de-la-question/

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/orientations-doctrinales/

    C’est pourquoi, vos critiques vis-à-vis de Charles Maurras, loin de nous choquer, nous les soutenons pour les avoir formulées depuis longtemps.

    Voici ce que nous avons écrit à propos des orientations naturalistes de Maurras : « D’essence profondément monarchiste, le providentialisme maistrien est cependant très éloigné des conceptions de Charles Maurras, agnostique, marqué par le positivisme philosophique d’Auguste Comte, s’appuyant sur une analyse tirée de la raison naturelle, car il participe d’un constat simple, mais cependant obligeant du point de vue doctrinal, c’est qu’il ne peut plus être question, en toute logique, d’envisager, pour les sociétés humaines, une « politique » basée sur l’expérience, ou de se référer à la validité d’une prétendue « loi » organique qui viendrait légitimer, aidée par la raison empirique, c’est-à-dire pervertie et obscurcie puisque l’ordre naturel a été souillé par le péché, une constitution ou un régime. Ainsi Joseph de Maistre, loin d’être le théoricien de la « politique expérimentale » fut, bien au contraire, celui par excellence du caractère rigoureusement irrationnel de la science politique. La valeur de l’expérience, la logique empirique et la force de la démonstration sur ces sujets, constatera-t-il, ne comptent absolument pas ; le monde est agi par des forces d’une « autre » nature, il est soumis à des lois inaccessibles à l’entendement classique, guidé, entraîné malgré lui, vers des destinations imprévisibles sous la conduite de la Divine Providence. Maistre, et c’est là un aspect important de sa pensée, ne fonde pas sa doctrine de la légitimité politique, contrairement à Maurras, sur la « naturalité » ou la raison, mais sur le caractère sacré et religieux du pouvoir dans son lien à l’Eglise. S’il eut recourt, de rares fois, aux leçons de la politique expérimentale pour renforcer son discours, il ne se laissa jamais abuser par les leçons qu’elle donne, comme il le mit en lumière par cette courte sentence : « Le réel est traversé par tant d’irrationalité qu’on trouve presque toujours la théorie la plus plausible contredite et annulée par l’expérience. » (La théocratie pontificale selon Joseph de Maistre, 2010).

    http://www.la-question.net/archive/2010/07/30/la-doctrine-du-saint-empire.html

    Ceci étant posé, il n’en demeure pas moins que nous ne partageons pas votre analyse à propos du Concordat de 1801, directement impliqué dans le «ralliement » promulgué et défendu par Léon XIII, suivi par Benoît XV et Pie XI.

    Et lorsque nous disons « votre analyse », nous pensons bien évidemment aux arguments exposés par Joël Morin et Emmanuel Vicart dans leur ouvrage – fort bien documenté au demeurant – « LE CONCORDAT DE 1801 ».

    Pourquoi notre désaccord ?

    Tout simplement pour un « FAIT » terrible qui est advenu dans l’Eglise, que ne pouvaient imaginer, ni même soupçonner un seul instant les auteurs antilibéraux et les papes du XIXe, mais que nous connaissons et avons vécu. Ce « FAIT » c’est le concile Vatican II !

    Lorsque Morin et Vicart écrivent : « le concordat a résisté, jamais remis en cause par les successeurs de Pie VII, qu’ils s’appellent Grégoire XVI ou Pie IX », ils oublient dans leur raisonnement que ces papes, en toute logique infaillibiliste, ne pouvaient critiquer leur prédécesseur, mais en plus ne pouvaient supposer un seul instant les décisions de Léon XIII et de ses successeurs qui, de l’esprit du Concordat de 1801 conférant une légitimité au pouvoir régicide, allaient aboutir à l’alliance, puis l’adoption des thèses maçonniques de la République par l’Eglise et les pontifes eux-mêmes !

    Ainsi écrire : « la cinquième colonne de la Révolution durant ce XIXe siècle n’est ni la papauté ni le clergé dans son ensemble », est en partie vrai, mais en partie faux également, car le poison introduit dans l’Eglise à partir de 1801 va avoir des conséquences palpables et immédiates sur nombre de clercs situés au sommet de la hiérarchie catholique.

    Si le XIXe siècle sut réagir contre les tendances républicaines et libérales à l’intérieur de l’Eglise – Pie IX demeure sur ce point un exemple – il n’en sera pas à l’identique au XXe. Et l’on sait comment, du « ralliement » de Léon XIII contraignant une large frange des fidèles attachés à la royauté, aux décisions désastreuses de Pie XI, pape démocrate-chrétien encourageant l’Action Catholique et les mouvements de gauche dans l’Eglise, ceci en s’appuyant sur les conceptions concordataires, on parviendra à faire adopter lors de Vatican II par 2500 évêques à Rome, l’hérésie libérale.

    Pie IX avait portant prévenu, le libéralisme est « l’hérésie propre, personnelle de Satan », ce qui implique une conséquence :

    « Le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l’a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché.» (Pie IX, Déclaration du 18 juin 1871).

    Et le propre du péché inspiré du démon c’est qu’il est trompeur, le démon est menteur par excellence.

    Dom Guéranger et Mgr Pie, de pieuse mémoire, ont beau avoir tenté d’absoudre le Concordat, s’ils avaient pu prévoir ce qu’il adviendrait, au nom des principes de cet acte scandaleux (nous ne revenons pas sur l’abominable mépris à l’égard des souffrances consenties par les prêtres et religieux qui résistèrent à la Révolution, ni l’honteuse obligation du clergé à devoir prêter serment au pouvoir maçonnique en pleine cathédrale Notre-Dame !), ils auraient été les premiers à s’élever contre cette alliance avec la République maçonnique.

    Serment clergé
    Le clergé catholique prête serment d’allégeance à la République !
    Article 8. La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l’office divin, dans toutes les églises catholiques de France :
    « Domine, salvam fac Republicam; Domine, salvos fac Consules« .
    (Pie VII, Concordat, 26 Messidor de l’an IX de la République -15 juillet 1801).

    Joseph de Maistre l’a dit est répété : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (…) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. » (Considérations sur la France, 1795).

    http://www.la-question.net/archive/2009/04/22/l-essence-satanique-de-la-revolution-francaise.html

    Or, cet « autre monde », c’est un monde « contre-naturel », démoniaque, satanique, c’est le monde qui définit l’essence perverse de la République, et c’est ce qui fait que l’Eglise ne pouvait pas passer d’alliance avec un tel régime !

    C’est une impossibilité formelle, objective, théologique et canonique.

    On peut convoquer tous les auteurs du XIXe qui se firent les avocats du Concordat, ils ont à leur décharge leur ignorance des conséquences au XXe de cette décision abominable. Mais nous, qui savons ce qui s’est produit, au nom de la « liberté religieuse », de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, de l’oeucuménisme, etc., il ne nous est plus possible de soutenir les «bienfaits» (sic), de cette dramatique erreur commise par l’Eglise qu’est le Concordat, comme le faisaient les auteurs du XIXe.

    Une règle s’impose en ces domaines :

    « Chaque arbre se connaît à son fruit. » (Luc VI, 44).

    De la sorte, pour reprendre votre conclusion, c’est parce que nous croyons avec saint Pie X, avec Mgr Delassus, avec le cardinal Pie, avec le P. Ayroles, et tant d’autres au Christ roi de France, que nous disons et réaffirmons avec fermeté, dans l’esprit des penseurs antilibéraux théoriciens de la théocratie pontificale : Que de l’acceptation, puis la soumission, et enfin «l’adhésion » aux thèses de la Révolution, on en est arrivé à «l’adoption » par l’Eglise elle-même, des conceptions révolutionnaires, comme cela se produisit officiellement, et fut proclamé «solennellement » à l’intérieur même de la Basilique Saint-Pierre à Rome lors du concile Vatican II qui, du ralliement à la République, au ralliement à la démocratie, puis au ralliement à l’idéologie mondiale des «droits de l’homme», nous retrace les origines d’un concile dont la source se situe dans le « ralliement à la Révolution » et à l’idéologie maçonnique lors du Concordat de 1801.

    Telle est la terrible vérité qu’il est nécessaire d’admettre, d’une part pour nous prémunir de l’erreur libérale qui est un poison dont il importe d’identifier les sources, l’origine et surtout les raisons de son triomphe au sein même de l’Eglise – qui n’a pas été vaincue par une « force extérieure », ce qui ne se peut en vertu des promesses du Christ comme l’avait bien vu Joseph de Maistre dans sa critique de l’abbé Barruel, mais bien de « l’intérieur » par ses membres les plus éminents qui, gagnés à l’hérésie libérale, ont commis ce qu’il faut bien désigner sous son nom : une « APOSTASIE » -, et d’autre part, pour éviter les mauvaises réponses face à cette crise, consistant à s’éloigner de l’Eglise au risque du schisme, comme en témoignent les différentes et tristes dérives des chapelles sédévacantistes, désertant l’épouse de Jésus-Christ et ne tentant plus d’y défendre et conserver la bonne doctrine et la Foi catholique.

    Pax Vobis +

  44. Louis-Hubert REMY permalink
    1 mai 2015 22:23

    Tout d’abord réponse à Lagomer,

    Avez-vous oublié que tous les sacres français au XIXè ont pour consécrateur premier Mgr Talleyrand. Oubliez-vous qui est Mgr Talleyrand ?
    Avez-vous pensé aux sacres faits par Liénart. J’ai eu les confidences, du temps de l’abbé Coache, à la maison Lacordaire, de l’épouse du sacristain de la cathédrale de Lille, à l’époque de l’enterrement de Liénart : après l’enterrement catholique, le corps fut posé dans une petite chapelle et les maçons en tenue firent un enterrement maçonnique.

    Alors taisez-vous sur Mgr Thuc.
    Â la demande de Mgr Guérard, j’ai visité les évêques sacrés en France par Mgr Thuc : je suis parti en courant. Je connais quelques évêques Thuc vivants : je suis très très réservé.
    Un seul est au-dessus de tous Mgr Guérard, nommé cardinal par Pie XII.
    J’ai rencontré en mars à Paris sa nièce qui m’a raconté comment et pourquoi de Gaulle a fait barrage à cette nomination.
    Je vénère Mgr Guérard et accuse l’abbé Ricossa d’avoir trahi son combat et stérilisé la croisade de l’oblation pure, vrai besoin.


    A La Question,

    Merci d’apprendre vos positions sur Maurras.
    Nos milieux sont peu informés sur ce sinistre personnage. Mgr Jouin parle plus de trois fois de son ésotérisme.
    Son dernier biographe, Stéphane Giocanti, cite ses nombreuses maîtresses (p. 113, p. 208, p. 250, p. 345), en particulier avec sa secrétaire Rachel Stefani avec qui il ne rompt qu’a la veille de son mariage (p. 363) et à qui il laisse les droits du Dictionnaire politique et critique en cadeau de mariage ; il raconte p. 79 ses visites dans des maisons closes, sa liaison avec Mme de Dreux-Brézé, le poème dédié a sa gorge dans le portefeuille de Maurras mort (p. 499), etc.
    Et son naturalisme et son apostasie (car il n’est pas agnostique mais apostat) et sa méconnaissance de l’ennemi, etc. etc.
    Tout est faux et dramatique dans Maurras. Et les maurassiens sont tordus sur de nombreux points à tel point que j’ai connu peu de Maurassiens convertissables.

    Jean Vaquié m’avait dit : on ne pourra jamais rien faire en France tant qu’il y aura des Maurassiens. Ma génération n’a rien pu faire à cause d’eux. Ce sera à votre génération de tuer Maurras. J’ai réussi à le faire avec mon ami La Franquerie qui après avoir été anti-maurassien avait été récupéré par eux et qui après avoir entendu ma conférence contre Maurras a fait une déclaration publique, dont j’ai l’enregistrement, pour dénoncer Maurras.

    Je ne suis pas d’accord avec vous pour remonter Vatican II aux papes du XIXè. On pourrait alors remonter aux Papes responsables de la Renaissance et de la Réforme. Seul saint Pie V serait inattaquable, lui qui a payé le camp français qui à la bataille de Moncontour (la plus grande bataille de l’ancien régime) a sauvé la France. Ce n’est pas pour rien que sur sa tombe à Sainte-Marie Majeure il est gravé : Sauveur de la France.
    On pourrait ainsi remonter de Papes en Papes, jusqu’à saint Pierre pour défendre votre thèse que les Papes sont responsables de nos malheurs. Je ne marche pas. C’est ignoble.

    Le Concordat a protégé la sainte Eglise pour cent ans. Et saint Pie X pour cinquante ans.

    Relisez dans ma brochure Chrétiens ou Marranes :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_Chretiens-ou-Marranes.pdf
    ce passage de l’histoire des ennemis de l’Eglise :

    « C’est en 1546, au fameux conciliabule de Vicence que la destruction du christianisme fut résolue (TRAITE DU SAINT-ESPRIT de Mgr Gaume, p. 53).
    « Mgr Fava, dans LE SECRET DE LA FRANC-MAÇONNERIE, p. 5 (édition Oudin, 1883), précise qu’à partir de 1545, la question devient plus claire, et les documents historiques s’offrent nombreux pour fixer définitivement le berceau de la Franc-Maçonnerie à Vicence, près Venise ; p. 9 : Lœlius Socin, l’oncle, auteur de la secte socinienne fut le restaurateur de la secte arienne, concentra ses efforts à saper la religion par ses fondements, en attaquant la Trinité et l’Incarnation ; Fauste Socin, le neveu, fut le fondateur de la Franc-Maçonnerie. Voir aussi Le voile levé de l’abbé Lefranc, édition 1791, p. 31 et sv. Ce complot de Vicence, qui aboutira à Vatican II, sera repris de siècles en siècles.
    « Dans REALITE DU PROJET DE BOURG-FONTAINE DEMONTRE PAR SON EXECUTION, (1764), Filleau, avocat, cite le projet janséniste élaboré à Villers-Cauteret en 1621, où est demandé un futur concile dont le programme kabbaliste est cité, et c’est Vatican II.
    « Dans LES VERITABLES AUTEURS DE LA REVOLUTION FRANÇAISE, Neuchâtel, 1797, Nicolas Sourdat cite le projet calviniste qui demande un futur concile dont le programme kabbaliste est cité, et c’est Vatican II.
    « Dans GLORIEUX CENTENAIRE 1889, MONDE NOUVEAU, NOUVEAUX CIEUX, NOUVELLE TERRE, le chanoine Rocca, kabbaliste, demande un futur concile dont le programme kabbaliste est cité, et c’est Vatican II ».

    Ce sont les papes qui ont sauvé la chrétienté de ces complots.

    Et ne confondons pas avec Vatican II.
    Aucun des Papes précédents n’a changé le dogme, ou surtout les rituels sacramentaux, ou le droit canon et demain la théologie morale.
    La sainte Eglise est occultée par des usurpateurs qui en aucun cas ne sont catholiques et qui sont surtout des destructeurs de notre sainte religion et des assassins des âmes.

    Demander au Saint-Esprit de vous ouvrir les yeux.
    La sainte Eglise de Dieu ne peut ni se tromper ni nous tromper.

    • 2 mai 2015 15:55

      Louis-Hubert REMY,

      Puisque vous m’interpellez sur le cas Thuc, j’y réponds volontiers.

      Je crois peu heureuse la défense que vous faites de Ngô-Dinh-Thuc, par l’exemple d’Achille Liénart, l’évêque « rouge » de Lille, créé cardinal par Pie XI à un moment où celui-ci souhaitait renouveler profondément l’épiscopat français en favorisant un clergé de «gauche », et mettait tout en œuvre pour promouvoir, grâce à l’Action Catholique, les thèses libérales dans l’Eglise.

      En citant ce cas, vous nous donnez raison !

      En effet, car vous faites la démonstration de ce que soutient La Question, à savoir ce qu’a eu de profondément perverse l’attitude d’un Pie XI, digne héritier de Léon XIII et Pie VII, qui travailla à dynamiter le corps épiscopal et clérical français, pour le remplacer par des clercs acquis à la cause du ralliement et de la conciliation avec la République, une, laïque, maçonnique et satanique.

      Il n’en reste pas moins, que si Liénart fut l’un des plus zélés acteurs de Vatican II, et se distingua par un progressisme constant, lors du sacre de Mgr Lefebvre, le 18 septembre 1947, Liénart était un évêque – cardinal – tout à fait authentique et légitime de l’Eglise (même si pèse sur lui des soupçons de lien avec la franc-maçonnerie mais qui n’ont jamais été prouvés), on était encore loin à cette époque de Vatican II et de ses hérésies.

      En revanche, le cas Ngô-Dinh-Thuc est beaucoup plus problématique.

      Il fut excommunié par Paul VI en 1976 à cause de son sacre de l’espagnol complètement dérangé Clemente Domínguez y Gomez (soi-disant Grégoire XVII !), et de quatre autres cinglés en plus de ce dernier, le tristement célèbre fondateur de la secte de Palmar de Troya.

      Par ailleurs, Thuc se distingua par deux interventions « ultras progressistes » lors du concile de Vatican II, en demandant officiellement lors des débats ce qui dans l’Ecriture pourrait bien interdire l’ordination des femmes, puis en se plaignant qu’il y ait dans l’Eglise : «une injuste discrimination entre hommes et femmes et une discrimination très odieuse entre Religions et Religions»!!

      Ces déclarations hérétiques sont disponibles dans les Acta Synodalia Vaticani II, vol. 2, part 1, pp. 358-359, et vol. 2, part 3, pp. 513 ss.

      Ngô-Dinh-Thuc était donc hérétique, il l’était depuis 1965 date de ses déclarations lors de Vatican II, souhaitant que Vatican II aille encore plus loin dans les folies modernistes, se réjouissant de la participation des protestants et des non-chrétiens à VATICAN II, il les reconnaissait ainsi, ayant signé la constitution conciliaire : « unis à l’Eglise et inspirés du Saint-Esprit » (Cf. Lumen Gentium, 15).

      Et s’il était hérétique, n’étant plus catholique, ses ordinations sont sans valeur.

      La conséquence, c’est que tous les clercs sédévacantistes issus de la lignée Thuc, confèrent des sacrements vidés de substance surnaturelle, car lors des sacres des clercs à l’origine des lignées sédévacantiste Ngô-Dinh-Thuc était un hérétique excommunié !

      C’est pourquoi toutes les lignées successorales, sont entachées d’un vice substantiel (sans même parler de la forme du sacrement parfois célébré contre monnaie sonnante et trébuchante…), rédhibitoire.

      Voici pour mémoire cette liste Dihn-Thuc, qui a consacré évêques des prêtres qui eux-mêmes ont consacré d’autres évêques, ce qui donne l’arbre de consécration suivant arrêté à 1995 (il doit y avoir du nouveau depuis….hélas !) :

      • Clemente Dominguez y Gomez (le 12 janvier 1976 à Palmar de Troya)
      • Manuel Alonso Corral (le 12 janvier 1976 à Palmar de Troya)
      • le bénédictin Francis Bernard Fulgencio Sandler (le 12 janvier 1976 à Palmar de Troya)
      • Camilo Leandro Estevez Puga de Maside (+1999) (le 12 janvier 1976 à Palmar de Troya)
      • Michael Thomas Donnelly (+1982) (le 12 janvier 1976 à Palmar de Troya)
      • Jean Laborie (8 février 1977)
      • Lucien-Cyriel Strymeersch (14 mai 1995)
      • Andre père Xavier du Rosaire (14 mai 1995)
      • M.-L. Guérard des Lauriers (consacré le 7 mai 1981), qui a consacré
      • Gunter Storck (30 avril 1984)
      • le dominicain Robert McKenna (22 août 1986) qui a lui-même ensuite consacré
      • Vida Elmer (2 juillet 1987)
      • Richard Bedingfeld (17 décembre 1987) qui consacra
      • Edward Peterson (7 juillet 1994)
      • Oliver Oravec (21 octobre 1988) qui conféra l’ordination épiscopale à
      • John E. Hesson (6 juin 1991)
      • Raphaël Cloquell (24 octobre 1996)
      • Francis Slupski (20 mai 1999)2
      • Paul Petko (11 mai 2011)
      • Robert Dymek
      • Markus Ramolla (23 mai 2012)3
      • Donald J. Sanborn (19 juin 2002)
      • Geert Jan Stuyver (16 janvier 2002)
      • Robert L. Neville (28 avril 2005)2 qui consacra
      • Andrés Morello (30 novembre 2006)4
      • Moises Carmona (consacré le 17 octobre 1981) qui a également consacré
      • Georges Musey (consacré le 1er avril 1982) qui conféra le sacre épiscopal à
      • Louis Vezelis (24 août 1982)
      • Conrad Altenbach (1910-1986)
      • Ralph Siebert (+1986)
      • Philippe Miguet (2 décembre 1987)
      • Michel F. Main (8 décembre 1987)
      • Benigno Bravo (consacré 18 juin 1982)
      • Jose de Jesus Martinez(consacré le 18 juin 1982)
      • Mark Pivarunas (consacré le 24 septembre 1991) qui a consacré :
      • Daniel Lytle Dolan (le 30 novembre 1993)
      • Martin Davila (11 mai 1999)
      • Adolfo Zamora (1910-1987) (consacré le 17 octobre 1981)
      • Christian Datessen (consacré le 25 septembre 1982), qui consacra
      • Pierre Salle (27 juin 1983)qui a consacré par la suite :
      • Peter Hillebrand (27 juillet 1984)
      • Jean Oliveres de Mamistra (28 mars 1987)
      • André Enos (14 octobre 1988) qui a lui-même consacré par la suite
      • Alain-Marie Fraysse (4 mars 1989)
      • Christian Lenoir (20 octobre 1991)
      • Jean-Didier Forget (4 juillet 1993)
      • Jean-Bernard de Cazenave (25 juin 1995)

      Il y a là-dedans, un multitude de lignées épiscopales suspectes et hérétiques ayant des liens étroits avec les Vieux Catholiques et avec toutes sortes de sectes et de sectaires puisque, si l’on examine les rapports directs ou indirects avec des illuminés « sacrés » et «reconsacrés » par les « sacrés » ou « reconsacrés » de Mgr Ngô-Dinh-Thuc, on passe vite des « Vieux Catholiques » et des sectes d’ « ordonnés » ou « consacrés » mariés ou concubinaires, aux sectes qui s’affublent du titre d’Eglise soit « Orthodoxe occidentale », soit « Gallicane », soit « Catholique libérale », soit « Celtique », soit « Gnostique », soit « Théosophique », et dont plusieurs sont même directement liées aux sociétés occultistes ou maçonniques !

      Voyez-vous Louis-Hubert REMY, lorsqu’on constate les fruits du sédévacantisme, très sincèrement, ce n’est pas ce devenir abominable que l’on espère pour l’Eglise, conjuguant anarchie, déviances en tous genres (sexuelles, doctrinales, psychiatriques, etc.), folies sectaires, franc-maçonnerie, occultisme, etc.

      C’est pourquoi, nous en tenant à la discipline catholique, et selon ce que Mgr Lefebvre nous a enseigné y joignant les amis de la CRC, il convient d’attendre que Dieu agisse à l’égard des papes et de l’Eglise.

      Et en priant pour que cette action advienne, il faut conserver la Foi et résister à l’erreur selon ce que nous demandent saint Thomas et saint Robert Bellarmin, en évitant l’attitude luthérienne schismatique, consistant à déclarer en for interne dans son petit tribunal privé en se substituant à Jésus-Christ, qui est pape ou ne l’est pas.

      Telle est la position séculaire et traditionnelle qui fut celle de tous les saints et docteurs de l’Eglise.

    • Rome permalink
      2 mai 2015 16:03

      L’abbé Belmont explique : « À supposer que Monseigneur Liénart fût réellement franc-maçon – ce qui reste à prouver – il n’en découle pas du tout que les ordinations conférées par lui sont invalides. En effet aucune sentence publique de suspense n’a été déclarée contre lui (cela se saurait), et l’excommunication qu’il aurait encourue « ipso facto » n’empêche pas la validité de ses ordinations (cf. can. 2261). Et quand bien même la sentence de suspense eût été déclarée, elle n’eût pas non plus empêché la validité de ces ordinations (cf. can. 2284). Nulle part dans le droit de l’Église la validité des sacrements d’un franc-maçon ou d’un excommunié est mise en doute. »

      http://www.quicumque.com/article-du-cardinal-achille-lienart-a-mgr-marcel-lefebvre-114158626.html

      En revanche, le cas Ngô-Dinh-Thuc comme l’écrit Lagomer, est beaucoup plus problématique, car ses positions hérétiques, qui vont plus loin que les décrets – eux-mêmes hérétiques – de Vatican II, invalide ses sacres célébrés par un hérésiarque … !

    • Pélikan permalink
      2 mai 2015 16:15

      La Question,ce me semble, et c’est tout à son honneur, n’a jamais caché son respect à l’égard de Mgr Guérard des Lauriers, son cas est donc tout à fait à part dans cette liste, je crois que cela mérite d’être signalé.

      Je me rappelle les lignes publiées ici, empreintes de dignité : « nous partageons sa piété [celle de l’abbé Belmont] à l’égard du R.P. Guérard des Lauriers que nous admirons également, reconnaissant en lui l’excellent professeur qu’il fut, le théologien remarquable et le brillant commentateur de saint Thomas, comprenant parfaitement ces lignes de l’abbé Belmont : «Au beau milieu de ces tourments, une parole de lumière se fit entendre un jour dans un cours du Père Guérard des Lauriers (professeur hors pair d’une difficulté hors pair, mais dont la puissance intellectuelle et la profondeur de vie intérieure fulguraient). Paul VI est pape materialiter, il ne l’est pas formaliter. Ô paix de l’âme, soulagement immense, lumière intense. Dès lors, tout fut transfiguré. » (Abbé Belmont, Dossier « Sédévacantisme » — Section G — Document 1).

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/06/le-testament-%C2%AB-problematique-%C2%BB-de-l%E2%80%99abbe-belmont/

      Je dois dire, pour ce qui me concerne, que c’est à partir de cet article, que mon opinion vis-à-vis de La Question a changé, voyant son adoption de la thèse de Mgr Guérard touchant à la distinction entre « forme » et « matière » dans le pontife.

    • REMY Louis-Hubert permalink
      2 mai 2015 17:40

      Que de choses à dire !

      1° Palmar et Mgr Thuc.

      Savez-vous que Palmar, devenu l’horrible ʺsatanique Palmarʺ depuis Clemente.
      a eu un « avant Clemente ».

      Palmar était le principal lieu de résistance catholique de l’Espagne après Vatican II. Beaucoup de ʺLefebvristesʺ fréquentaient Palmar.

      Quand, en 1968, après Pontificalis Romani, les Espagnols comprirent les problèmes soulevés par les nouveaux rituels d’ordination et de sacre épiscopal, ils s’inquiétèrent pour les ordinations et les sacres.

      C’est ce qui amena quatre prêtres (dont Clemente) à aller demander à Mgr Lefebvre, à Ecône, de les sacrer.

      Mgr refusa et leur conseilla d’aller chez Mgr Thuc.

      Fort de ce conseil ils allèrent à Rome voir Mgr Thuc qui, trompé par la recommandation de Mgr Lefebvre, les suivit jusqu’à Palmar pour les sacrer.

      Très vite Mgr Thuc comprit à qui il avait à faire et pris ses distances vis-à-vis de Palmar.
      2° Vous reconnaissez le sacre de Mgr Guérard par Mgr Thuc.

      Et vous avez raison. Tous les sacres de Talleyrand, de Mgr Lienard, de Mgr Thuc sont valides et les évêques consacrés sont de vrais évêques.

      Il est exact et je suis le premier à le déplorer que Mgr Thuc, dramatisé par la crise de l’Eglise, a sacré n’importe qui.

      J’étais au sacre de Mgr MaKenna par Mgr Guérard. J’ai beaucoup apprécié le consacré.
      J’ai été invité au sacre de Mgr Munari, j’ai refusé d’y aller, expliquant à Mgr Guérard que je comprenais son souci de transmettre, que je comprenais son choix car il n’y avait pas d’autre solution, mais que je n’irai pas car je n’avais pas confiance envers le consacré. Un an environ après les évènements me donnaient raison.

      3° La « thèse » !
      oui le matérialiter et le formaliter sont distincts. MAIS ILS NE PEUVENT PAS ETRE SEPARES. Un pape simplement materialiter çà n’existe pas, çà n’existe pas…
      C’est comme le corps et l’âme : c’est distinct, mais un corps sans âme, c’est …un cadavre.

      4° Thuc hérétique ! Mais pas Liénart ? ? Mais pas Talleyrand ? ?
      Au premier sacre fait par Talleyrand Monsieur Olier envoya un observateur compétent pour vérifier que les rituels avaient été suivis scrupuleusement. A son rapport M. Olier confirma que les consacrés étaient bien évêques. Seul l’observance du rituel et le pouvoir réel du consécrateur permettent que le sacre soit assuré, quel que soit l’indignité du consécrateur.

      5° Oui il y a un problème chez les sédévacantistes : peu, très peu de fruits, des groupes de fidèles mal formés et s’amenuisant.
      Il en est de même chez les Lefebvristes et attendons la suite ! On aura des surprises.
      Pendant plus de quinze ans j’ai annoncé l’excommunication de Mgr Lefebvre. Je l’ai écris dans Sous la Bannière, un an avant.
      Depuis vingt ans j’annonce la trahison de Mgr Fellay. Dans les 2 cas j’ai été violemment attaqué. On a vu qui avait raison, on verra qui a raison.

      6° Vous en revenez toujours au pb du Pape : « qui ne doit être jugé par personne ». Mais ce n’est pas le pb du Pape. C’est un pb beaucoup plus grave, beaucoup plus général : une autre église, une secte, a envahi les sièges de la sainte Eglise et ces « papes » non catholiques ne sont en aucun cas papes de la sainte Eglise. C’est un blasphème de le croitre.

      7° Je fatigue. On verra plus tard pour la suite.

    • 2 mai 2015 19:23

      1°) Ngô-Dinh-Thuc n’est pas un pécheur comme Talleyrand (ou Liénart en 1947) comme vous voudriez nous en convaincre, c’est un « hérétique » au sens où ses déclarations, en plein Vatican II, ont été prononcées sous la voûte de Saint-Pierre, et figurent dans les Actes officiels du concile !

      On ne voit donc pas pourquoi les déclarations hérétiques de Thuc seraient tout à coup absoutes – au prétexte qu’il est à la source des ordres sédévacantistes – alors qu’on ne reconnaît plus tel ou tel épiscope pour parfois des opinions bien moins exagérées.

      2°) Quant à la FSSPX….et son actuelle direction, .je ne vous cache pas que nous sommes clairement du côté de Mgr Williamson.

      En accord avec vous sur vos autres points.

      3°) Pour le reste, oui on en revient au problème du pape…..car tout nous ramène au pape dans l’Eglise; et c’est ce qui nous évite l’erreur du jugement privé.

      Pour le reste je souscris, notamment pour Mgr Guérard des Lauriers; et je rajoute que considérer avec lui qu’il y a bien une distinction réelle entre « forme » et « matière » dans le pontife, est un enseignement traditionnel soutenu par la plupart des docteurs.

      Affirmer que cette « forme » et cette « matière » ne peuvent être séparées – ceci pour nous prouver que l’Eglise a été « éclipsée » – n’est pas soutenable.

      Cette distinction est ce sur quoi insiste avec force le cardinal Cajetan :

      « Puisqu’il est donc certain qu’un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué et doit être destitué par l’Eglise et que l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, et que l’Eglise a puissance au-dessus de l’union de Pierre avec la Papauté, en tant qu’elle est son œuvre, il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté [MATIERE] et Pierre [FORME]. » (Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511).

      La conclusion, canonique, s’impose d’elle-même :

      « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. »

      (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 11).

    • REMY Louis-Hubert permalink
      2 mai 2015 21:37

      Concernant « La Thèse », je rappelle que demandant à Mgr Guérard : quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ? il me répondit : nulle.
      Lui ayant alors dit : donc la thèse s’éteint dans le temps, il conclut : assurément.
      La thèse est éteinte depuis longtemps.

      2 documents à lire :
      http://www.a-c-r-f.com/documents/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf

      et http://www.a-c-r-f.com/documents/Mgr_GUERARD_des_LAURIERS_dernier-sermon_plus-2-articles.pdf

    • Pélikan permalink
      2 mai 2015 22:04

      Absolument pas d’accord, la thèse ne s’est pas éteinte !

      Et ceci pour une bonne raison, c’est que la distinction « materialiter » / « formaliter », est intrinsèque à la papauté depuis Jésus-Christ, et elle le restera éternellement, jusqu’à la fin des siècles.

      C’est une distinction ontologique, non pas une distinction historique valable pour un temps déterminé. Elle est constitutive du pontificat et ne peut s’éteindre – Eglise en ordre ou pas.

      Comme de plus cette thèse a été définie par nombre de docteurs de l’Eglise, elle est d’ordre dogmatique.

      Cette vérité nous est d’ailleurs confirmée par les termes du Traité de Droit Canonique qui stipule que si : « le pouvoir du pape cesserait par suite de démence perpétuelle ou d’hérésie formelle. […] Étant donné que le Siège suprême n’est jugé par personne (can. 1556), il faudrait conclure que, par le fait même et sans sentence déclaratoire, le pape serait déchu.» (Naz, Traité de Droit Canonique, t, I, p.376-377), ceci montrant bien que perdre une charge sans « sentence déclaratoire » c’est en réalité, pour une institution comme l’Eglise, ne pas la perdre « matériellement » puisque aucune structure ecclésiastique connue, ni n’existe et ni n’a la moindre autorité pour proclamer, décider, affirmer, soutenir et donc, moins encore exécuter une telle impensable et inapplicable sentence de déchéance !

      Et c’était bien la pensée de Mgr Guérard des Lauriers de pieuse mémoire, je peux en attester.

    • REMY Louis-Hubert permalink
      2 mai 2015 23:40

      A Pelikan (ou à J-P ?)

      distinct oui – comme précisé par des théologiens
      mais aucun, aucun, aucun de ces théologiens ne parle de « séparé » et d’un pape « seulement materialiter »…
      c’est une invention de Mgr Guérard !
      un pape seulement materialiter cela n’existe pas.

    • Pélikan permalink
      3 mai 2015 17:13

      Vous soutenez des absurdités LHR, et vous faites affront à la mémoire de Mgr Guérard des Lauriers !

      Je m’insurge en faux contre vos assertions, tout cela au simple motif d’accréditer votre « thèse » personnelle de « l’éclipse » et du sédévacantisme complet.

      Voici ce que soutenait Mgr Guérard : « La distinction FORMALITER – MATERIALITER entendue comme on vient de l’exposer a été utilisée par St Robert Bellarmin. Cette distinction, et les deux conditions sine qua non qu’on vient de préciser [Le rapport qui existe entre la personne physique du Pape et le charisme papal], s’imposent d’ailleurs, de par la métaphysique du « sens commun », et en vertu du DROIT NATUREL fondé sur cette métaphysique, exigé par elle ; et, par conséquent sous-jacent même au droit divin, a fortiori au droit canonique et au droit purement ecclésial. » (Extrait du fascicule LE PROBLEME DE L’AUTORITE ET DE L’EPISCOPAT DANS L’EGLISE, Centro Librario Sodalitium, Loc. Carbignano 36 – 10020 Verrua Savoia (TO) Italie. Pp. 31 sq.)

      Ne venait donc pas affirmer de grossières contre-vérités s’il-vous-plait pour justifier vos positions !

  45. Edouard-Marie Laugier permalink
    2 mai 2015 01:22

    Un tradi-libéral (pléonasme), una-cum Bergoglio (sacrilège), qui tient pour  » pape Catholique  » (sic) un ultramoderniste conciliaire, chef de l’église conciliaire qui n’a plus rien à voir avec l’Église Catholique, tout en lui désobéissant, à SON « pape » puisqu’il refuse de suivre le « concile » que ce dernier enseigne, de manière obligatoire.

    Ce tradi-libéral, vous en l’occurrence, en rupture complète avec les autorités qu’il tient pour légitimes, vient nous reprocher à nous, Catholiques Semper Idem, Catholique tout simplement, d’être des schismatiques, amis des luthériens.

    Alors même que précisément, croyant ce qui a toujours été cru et enseigné par l’Église Catholique, nous refusons TOUTES les hérésies de ce pseudo concile, et tout ces renégats qui en sont à l’origine.

    Autrement dit c’est le(s) désobéissant(s) qui vient faire la leçon à ceux qui maintiennent le lien de l’obéissance à l’Église Catholique et à ses pasteurs légitimes, par la profession de la Vraie Foi (Morale, liturgie, discipline, sacrement etc etc) , intégrale, et sans concession … en les traitant de schismatiques.
    Un désobéissant à celui qu’il tient pour Pape, vient nous traiter de schismatique.

    Bientôt les gens de La Question diront de nous que nous sommes les parfaits suppôts des modernistes, et ils penseront avoir fait acte de vertu en disant cela.

    • papy permalink
      3 mai 2015 01:53

      Il y a un intéressant parallèle à faire entre les deux réponses de Pélikan d’une part et de LHR d’autre part.
      LHR et Mgr GUérard nous disent:la valeur des actes d’un « pape materialiter » est nulle.
      Pélikan dit: 1/ la thèse n’est pas éteinte
      2/ la distinction est constitutive du pontificat
      3/ elle est d’ordre dogmatique

      Alors!? Imagine-t-on un seul instant que Mgr G. niait cela? Faut-il en conclure qu’il y a donc un, voire deux menteurs? LHR et /ou Mgr?
      Ou alors ne serait-ce pas le Pelikan qui dogmatise en appliquant sa sentence à un « sujet » qui ne peut la recevoir puisque parfaitement étranger à l’état que suppose la sentence elle-même? Car enfin son « pape, qu’il soit « materialiter » ou formaliter » est toujours « pape » puisque Pelikan nous dit que c’est constitutif du pontificat….
      Quid alors du cas d’un clerc qui ne serait pas ontologiquement apte au pontificat? La fumeuse et fameuse distinction n’a plus lieu d’être! Ces sectaires nous égarent vers de s chemins tortueux qui n’ont toujours qu’un seul but ultime: nous faire croire que ces apostats possèdent une quelconque autorité dans l’Eglise Catholique alors qu’ils n’en possèdent que dans leur misérable secte………et qu’ils seraient dignes de « retrouver » leur statut d’autorité à la moindre « conversion » de leur part!!!! Quelle dérision! Quel blasphème contre l’Esprit Saint! Quel manque de respect pour la sainteté de l’Eglise!

  46. Pie permalink
    2 mai 2015 16:46

    Edouard-Marie Laugier – vous oubliez un point important en écrivant : « nous refusons TOUTES les hérésies de ce pseudo concile, et tout ces renégats qui en sont à l’origine », c’est que si ce refus est légitime, il vous est interdit cependant d’aller plus loin et de juger en for interne, qui est pape ou ne l’est pas.

    C’est en cela que réside votre attitude schismatique très coupable, qui vous ramène à une position comparable à celle de Luther, et de tous ceux qui se sont séparés de l’Eglise en portant un jugement sur le pape.

    Vous qualifiez, non sans rire, notre position de désobéissance « tradi-libérale », alors que vous relevez du plus grossier luthérianisme utilisant le for interne et le jugement privé pour décider tout seul dans votre coin qu’il n’y a plus de pape à Rome ….incohérence totale de votre raisonnement bancal😦

    Mgr Williamson, vient de répondre à vos arguments erronés dans son dernier Commentaire Eleison :

    • Mais si un hérétique n’est plus membre de l’Église, comment peut-il en être la tête, le membre le plus important de tous ?

    Parce qu’être membre personnel et chef officiel, cela fait deux. En tant que membre personnel, il reçoit de l’Église la sanctification, en tant que son dirigeant officiel il lui donne le gouvernement. Or, recevoir, ce n’est pas donner. Il est vrai qu’en tombant dans l’hérésie il cesse d’être un membre vivant de l’Église, mais ce n’est pas pour autant qu’il cesse d’être capable de la gouverner. Etre membre de l’Église par la foi et la charité est incompatible avec l’hérésie, mais de gouverner l’Église par la juridiction officielle ne requiert ni la foi ni la charité, et donc c’est compatible avec l’hérésie.

    • Mais par son hérésie un ancien Pape a jeté sa papauté !

    Pour la personne privée cela est vrai, mais pour la personne ayant une charge officielle et publique cela n’est pas vrai tant qu’un Concile de l’Église n’a pas rendu son hérésie, outre publique, officielle. Jusque-là il faut traiter le Pape de Pape, parce que pour la tranquillité et le bien commun, le Christ maintient sa juridiction.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/01/23/mgr-williamson-un-eveque-heroique/#comment-51787

    • Edouard-Marie Laugier permalink
      3 mai 2015 00:19

      Justement ça tombe bien, je ne parle pas du for interne, mais du for externe …

    • Pie permalink
      3 mai 2015 16:17

      « Interne » ou « externe », désolé d’avoir à vous le rappeler, votre « for » personnel consistant à déclarer qui est pape ou ne l’est pas, n’a strictement aucune valeur sur le plan canonique et disciplinaire. C’est du vent !

      En tant que fidèle de l’Eglise, votre devoir est d’en respecter les règles contraignantes. Un point c’est tout.

      Le reste c’est de la vulgaire anarchie luthérienne, camouflée sous une prétendue défense de la Foi.

      Le même discours que Luther d’ailleurs, et de tous les hérésiarques abominables à la suite desquels vous vous placez par vos blasphèmes !

  47. apostolatus specula permalink
    2 mai 2015 16:57

    « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants :avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »
    Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

  48. Gerdil permalink
    2 mai 2015 16:59

    Comme d’habitude les amnésiques donneurs de leçons sédévacs, oublient un principe simple relevant du « droit divin » entourant tout ce qui touche à la papauté, qu’ils ont complètement oublié dans leur délire luthérien, et qu’ils piétinent et bafouent quotidiennement depuis plusieurs décennies de façon scandaleuse et peccamineuse :

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne » (Canon, 1556).

  49. 2 mai 2015 17:40

    Bellarmin propose il est vrai une solution radicale, mais inapplicable :

    « Un Pape manifestement hérétique a cessé de lui-même d’être le Pape et la Tête, de la même façon qu’il a cessé d’être Chrétien et membre du Corps de l’Eglise ; et pour cette raison il peut être jugé et puni par l’Eglise. C’est la sentence de tous les anciens Pères….» (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice 2,30)

    Il faut remarquer qu’il propose cette solution sans réelle conviction parce qu’il considère pareil cas comme irréel et pratiquement impossible. « Un pape hérétique est déposé ».

    La raison en est simple. L’hérésie étant une mort spirituelle, un abandon de l’Église, tout pape qui tombe dans l’hérésie se trouve spirituellement mort et retranché ipso facto de l’Église. Il est, de ce fait même, déposé ; il a cessé de son propre chef d’occuper le Siège Apostolique. Cette solution, excellente en théorie, ignore délibérément l’aspect concret de la question.

    Admettre l’idée d’une déposition du pape automatiquement provoquée par son erreur manifeste aurait deux conséquences pastorales, l’une fâcheuse, l’autre burlesque.

    • Fâcheuse : une telle réaction n’arrivera jamais, fût-ce aux jours de l’Antéchrist. La masse suivra toujours le Pontife régnant.
    • Burlesque : n’importe quel mécontent pourra déclarer, n’importe quand, pour n’importe quel motif, que le pape est hérétique et donc qu’il n’est plus pape. Tandis que les masses ne bougeront pas d’une fidélité de charbonnier, les excentriques contesteront tout pape quel qu’il soit et, au nom de Bellarmin, le déclareront déposé !

    Cajetan propose l’autre branche du dilemme, suivi par Jean de Saint Thomas et d’autres, où nous nous rangeons nous-mêmes : « Un pape hérétique doit être déposé ».

    Par ailleurs il rajoute ceci qui est fondamental, à savoir que nul n’a autorité pour déposé le Pape hérétique, puisque le Pape n’a pas de supérieur sur la terre :

    « Puisqu’il est donc certain qu’un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué et doit être destitué par l’Eglise et que l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, et que l’Eglise a puissance au-dessus de l’union de Pierre avec la Papauté, en tant qu’elle est son œuvre, il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre. » Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511-

    Ce qui veut dire deux choses également importantes : s’il arrive qu’un pape soit hérétique, il faudrait procéder à sa déposition pour qu’il cesse d’être pape, mais, et ce rappel est fondamental :

    « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (Can. 1556)

    De ce fait, comme personne ne peut réaliser ni un jugement du Siège suprême, ni encore moins réaliser sa déposition, le Pape reste donc dans sa charge, et doit être reconnu comme Pape. Puisque l’Église n’est pas supérieure au pape, et que lui-même n’a aucun supérieur en ce monde, n’est jamais déposé :

    « De droit divin, l’Église doit être unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10).

    • REMY Louis-Hubert permalink
      2 mai 2015 18:50

      Oui à tous ces textes dans l’Eglise en ordre.

      Ces textes se retournent contre nous quand on confond la secte en place avec la sainte Eglise.

      Rappel : http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_abbe_Le_Gal,_Belmont,_Grossin.pdf

      Que faisiez-vous en 1987 ? Dans quel camp ?

    • Edouard-Marie Laugier permalink
      2 mai 2015 21:36

      Contrairement à ce que beaucoup de commentateurs de saint Bellarmin soutiennent, le saint cardinal ne croit aucunement à la possibilité d’un pape hérétique. Il adhère, en effet, à la thèse de Pighius.
      Ce n’est qu’à titre de spéculation intellectuelle purement hypothétique qu’il étudie l’éventualité d’un « pape hérétique ».

      Citons le passage où il adhère à la thèse de Pighius, tout en annonçant qu’il étudiera les opinions contraires: « Il y à cinq opinions autour de cette question.
      La première est celle d’Albert Pighius (Hierarchiae ecclesiasticae assertio, livre IV, ch. 8), pour qui le pape ne peut pas être hérétique et ne peut donc être déposé en aucun cas. Cette opinion est probable et facile à défendre, comme nous le verrons plus loin en temps opportun.
      Cependant, étant donné que cela n’est pas certain et que l’opinion commune est à l’opposé, il est utile d’examiner la solution à donner à cette question, dans l’hypothèse que le pape puisse être hérétique » De romano pontifice, livre II, ch. 30 .

      Après avoir ainsi annonçé qu'il adhère à la première opinion, le saint cardinal présente ensuite les quatre autres opinions.  Puis, une fois cette présentation des cinq hypothèses faites, saint Bellarmin démontre que la thèse de Pighius est la seule vraie: 1. par la suave disposition de la providence de Dieu ; 2. de par l'événement (livre IV, ch. 6; voir texte cité plus haut).
      
    • 3 mai 2015 05:42

      REMY Louis-Hubert,

      A votre remarque : « Oui à tous ces textes dans l’Eglise en ordre. Ces textes se retournent contre nous quand on confond la secte en place avec la sainte Eglise », une réponse simple : l’Eglise, fondée par Jésus-Christ, est perpétuelle, elle traverse des épreuves, nous présente un visage plus ou moins parfait selon les époques, mais elle reste en vertu de sa « perpétuité » – note fondamentale imprescriptible – inchangée et inchangeable quant à sa nature.

      Lisez Mgr Gousset (*), qui vous sera d’un bon secours pour vous guérir de cette illusion de « l’éclipse de l’Eglise » par un « astre autre » :

      «La religion chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381 : ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » (Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, pp. 495-496).

      Il n’y a donc pas « d’Eglise en ordre », car il n’y a pas « d’Eglise en désordre (sic !) », il y a uniquement, depuis la Pentecôte et jusqu’à la consommation des siècles : «une religion divine fondée par le Christ l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. »

      Voilà la vérité catholique, et il s’agit de s’y soumettre, pas d’ergoter par des sophismes ou des théories d’une très douteuse théologie-cosmogonique, pour tenter d’y échapper !

      (*) Mgr Thomas Gousset (1792-1866) fut cardinal-archevêque de Reims, et a su rappeler en son temps les principes fondateurs du droit divin.

    • 3 mai 2015 05:49

      Edouard-Marie Laugier,

      Il est aisé de répondre à votre objection qui n’en est pas une en réalité, en précisant que :

      1° Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tombé dans l’erreur, tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’hérésie, le pape reste pape :

      – « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. » (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29).

      – « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.» (Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511).

      2° Que le contexte contemporain soit différent de l’époque où ces textes furent rédigés, ne change rien à l’affaire. Les erreurs des XVIe et XVIIe siècles relèvent, comme le modernisme, d’une même propension à l’hérésie, et cette dernière, on serait surpris du contraire, reste fausse par delà les époques.

      3° Cette résistance de rois ou de prélats peut, sans difficulté aucune, être étendue à l’ensemble des fidèles, comme le soutient saint Thomas :

      « Si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » (Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

      4°) La perte de l’autorité évoquée par Bellarmin, mais c’est là une erreur sédévacantiste classique, doit donc s’entendre selon la « forme », non selon la « matière » (cf. 1°), faisant qu’hérétique ou non, le Pontife ne perd jamais sa charge.

      C’est pourquoi, une nouvelle fois, selon saint Robert Bellarmin :

      – « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union … et pour cette raison LUI SEUL peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.» (De Romano Pontifice, II, 29).

      Et ces vérités dogmatiques, essentielles et fondamentales, sont valables pour toutes les périodes de la vie temporelle et terrestre de l’Eglise.

      S’en écarter, c’est donc se séparer de la vérité catholique et se retrancher par le schisme de l’Eglise !

  50. Louis-Hubert REMY permalink
    3 mai 2015 07:52

    Pelikan, Lagomer, La Question, répondez-moi clairement et individuellement à la question suivante :
    Quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ?

    • Pélikan permalink
      3 mai 2015 16:31

      Louis-Hubert REMY, je vous redis ce que qui fut précisé des dizaines de fois, à savoir que le débat du « materialiter » ne change en rien le fait que nous sommes en accord sur l’essentiel, les papes actuels ne sont pas, selon la « forme », des papes catholiques quant à la Foi, mais ils sont « papes » quant à la « matière ».

      D’ailleurs Mgr Guérard des Lauriers reconnaissait lui-même que « la portée objective de la question : « l’occupant du Siège apostolique est-il ou non « pape » MATERIALITER ? » est tellement hors de nos prises, que concrètement et réellement, la réponse à cette question n’a guère d’impact sur le comportement effectivement possible d’un fidèle attaché à la Tradition.»

      les hiérarques actuels n’ont aucune Autorité de l’Eglise.

      Une « Autorité materialiter » n’existe pas car comme l’écrivait lui-même Mgr Guerard des Lauriers « EST, NON, tertium non datur ». A tel instant, l’Autorité est ou n’est pas». (Cahiers de Cassiciacum, n° 1, p. 59).

      La distinction du materialiter s’applique donc pour la Thèse, dans le cas de la papauté, pas dans le cas de l’Autorité.

      La thèse, ceci de nouveau rappelé, touche à la PAPAUTE, c’est-à-dire à l’institution, pas à l’AUTORITE, que nous ne reconnaissons pas.

    • 3 mai 2015 16:43

      J’abonde dans le sens de Pélikan, à la différence près – mais elle a son importance – que je ne nous crois pas autorisés, je veux dire aucun fidèle ni aucun membre de la hiérarchie de l’Eglise, à déclarer si le pape n’est plus qu’un pape « matérialiter » ou « formaliter ».

      La décision de séparer la « forme » de la « matière » dans le pontife, appartient à CELUI qui a fondé l’Eglise et remis les clés à Pierre, c’est-à-dire Jésus-Christ.

      Et cette décision reste, et doit demeurer pour nous un « mystère » qui nous échappe, du moins tant que le pape élu par le conclave est conservé et maintenu sur le trône de Saint-Pierre.

      Se substituer à Jésus-Christ pour décider en son NOM et à sa PLACE, et déclarer qui est pape ou ne l’est pas, est un blasphème !

      Ainsi donc, en attendant que le Ciel intervienne, et dans les circonstances actuelles de crise comme jamais l’Eglise n’en avait connue, l’attitude catholique est celle définie par Mgr Lefebvre :

      «Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles. « S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1, 8.) N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. » (Mgr Lefebvre, Déclaration, 21 novembre 1974).

  51. papy permalink
    3 mai 2015 22:12

    Simple question à PELIKAN-le-fort-en-thème: « les hiérarques actuels n’ont aucune autorité de l’Eglise » dites-vous…..
    Voudriez-vous me dire alors par quelle vertu ces soi-disant « hiérarques » le sont? Et, subséquemment, si une « autorité materialiter n’existe pas » et si les actes d’un « pape materialiter » sont nuls, quel est alors l’intérêt catholique de dire ces faux pontifes « papes materialiter »??? Allez jusqu’au bout de votre logique infernale Pelikan! Cette dogmatisation très suspecte du materialiter à tout prix cache sans doute un lourd secret qu’on ne dit qu’aux initiés de votre petite secte….Votre connivence avec les « autres » montrent d’ailleurs que vous n’êtes pas du camp de la vérité mais du mensonge et de la dissimulation.Votre non unacumisme n’est que de façade…
    Quant à vos arguties de partages-bidons avec les dits « sédévacantistes » ce ne sont que de la poudre aux yeux et des leurres pour mieux tromper les naïfs….
    Vous avez pour la secte et son « pontife » l’oeil de Chimène et le regard fixé sur une chimère….
    Quant à séparer comme vous le faites la papauté de son autorité relève de la fantaisie la plus éhontée…Vous reconnaissez l’institution (que vous semblez confondre à dessein avec l’Eglise) mais vous ne reconnaissez pas son autorité!!!…. Quel beau catholique vous faites là PELIKAN!!!! Je vous plains car je suis persuadé que vous ne vous êtes même jamais posé la question de savoir si, avec votre esprit sectaire, vous avez toujours droit en conscience de vous appeler catholique! Moi je vous dis que NON! La théologie (corrompue par votre attachement sectaire à une thèse) ne contribuera pas à votre salut. Mais il est encore temps pour vous de le reconnaître…si l’Esprit saint ne vous a pas déjà abandonné.

  52. 3 mai 2015 22:21

    Louis-Hubert REMY,

    Réponse à votre message : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2015/04/08/leglise-et-lapostasie-du-ralliement-infaillible-a-la-revolution/#comment-51777

    Concernant Charles Maurras, nous vous avons dit notre distance critique d’avec ses positions et ses analyses. Il a méconnu ce qu’était la doctrine de la contre-révolution, et conçu la perspective monarchiste, de par son agnosticisme, à partir des seules lumières de la raison naturelle. Faute théorique gravissime, qui fit de l’Action Française, malgré bien des qualités, un mouvement qui vassalisa la question religieuse à la perspective politique. Le trop fameux slogan « Politique d’abord », si peu conforme à la pensée des grands auteurs monarchistes contre-révolutionnaires (Maistre, Bonald, etc.), en témoigne, malheureusement, éloquemment.

    Sans doute serions-nous moins sévère que vous à propos des « maurassiens », certains furent, et demeurent, de vrais et sincères catholiques, qui purent même accéder, grâce à Maurras et au mouvement d’Action-Française, paradoxalement, aux thèses des grands maîtres historiques de la pensée contre-révolutionnaire. Et c’est une reconnaissance que nous devons respecter.

    Les héritiers du maurassisme (sans même parler de la sympathie du clergé – Louis Billot, le P. Le Floch), représentent tout de même des esprits possédant de grandes qualités : Barrès, Bernanos, Bainville, Lemaître, Paul Bourget, Pierre Boutang, Dumézil, Léon de Montesquiou, Bernard de Vesins, Robert de Boisfleury, Thierry Maulnier, Gustave Thibon, etc. Sans parler de l’abbé Georges de Nantes, qui joua avec les « Lettres à mes amis » à partir de 1956 – avant que ce courant ne devienne la Contre-Réforme-Catholique en 1970 – le rôle que l’on sait.

    Revenons au débat.

    Vous nous dites : « Je ne suis pas d’accord avec vous pour remonter Vatican II aux papes du XIXè. On pourrait alors remonter aux Papes responsables de la Renaissance et de la Réforme. (…) On pourrait ainsi remonter de Papes en Papes, jusqu’à saint Pierre pour défendre votre thèse que les Papes sont responsables de nos malheurs. Je ne marche pas. C’est ignoble. »

    Il ne s’agit absolument pas, encore une fois, de dénoncer « tous » les papes, ce que nous disons c’est que certains papes depuis 1789, portent une très lourde responsabilité dans l’actuelle situation de l’Eglise. Le dire n’est pas attentatoire à la dignité de la fonction pontificale, mais relève de la vérité objective.

    Nous n’allons pas reprendre l’argumentaire que nous avons déjà longuement exposé dans nos précédents messages (1) ; (2), mais il importe d’insister sur le fait, que le Concordat de 1801 fut un acte terrifiant, car consentir une alliance avec la République maçonnique et « satanique en son essence » (cf. Joseph de Maistre), n’avait rien à voir avec l’ensemble des Concordats antérieurs signés par l’Eglise.

    Par ailleurs, nul des auteurs traditionnels antilibéraux du XIXe ne pouvait imaginer qu’allait advenir une révolution dans l’Eglise – Vatican II – révolution fondée, inspirée et tirant sa légitimité, des décisions concordataires et du ralliement.

    Ce point, il vous faut l’intégrer sérieusement si vous ne voulez pas passer complètement à côté des causes objectives de la désorientation. Car nous le réaffirmons avec force, ce ne sont pas les attaques extérieures qui ont permis l’apostasie de 2500 évêques dans la basilique Saint-Pierre à Rome lors du dernier concile – ça jamais aucune secte, aucune société occulte, aucune force ésotérique n’aurait pu l’obtenir -, c’est un venin, un poison mortel qui s’appelle le libéralisme idéologique clérical, issu directement des vues concordataires qui en est à l’origine !

    Bien évidemment que Pie VII, Léon XIII ou Pie XI n’ont pas changé le « dogme », ils ont tout simplement, ce qui est peut être plus dangereux car moins visible, transformé le paradigme doctrinal en matière de relation avec le monde. Ils ont rendu possible, la « conciliation » avec l’hérésie, car la République – contrairement aux affirmation naïves et insensées de Pie VII et Léon XIII – n’est pas un « régime » comme les autres, c’est une entreprise « satanique », c’est l’œuvre du démon, c’est pourquoi elle est d’abord et avant tout, anticatholique et antichrétienne.

    Ne pas l’avoir vu, ou avoir fait semblant de l’ignorer, fut une faute considérable, dont nous payons tous très cher le prix !

    Si vous voulez réellement comprendre pourquoi il aura fallu moins d’un siècle entre la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale par l’encyclique Pastor Æternus, le 18 juillet 1870, lors du concile de Vatican I, et la promulgation des principales encycliques révolutionnaires et modernistes de Vatican II – (Lumen Gentium, Constitution dogmatique sur l’Église, 21 novembre 1964, Nostra Aetate, Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes, 28 octobre 1965, Dignitatis humanae, Déclaration sur la liberté religieuse, 7 décembre 1965, Gaudium et spes, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965) -, vous devez vous pencher sur l’action terrifiante des thèses concordataires et du ralliement à la République sur des franges extrêmement larges du clergé, un clergé qui est passé peu à peu, entre 1892 et 1958, de positions légitimistes traditionnelles, au libéralisme démocratique.

    Telle est la réalité ; si vous préférez vous bercer d’illusions en rejetant la faute sur tous ces courants mortifères occultistes face auquel l’Eglise a toujours su résister depuis les premiers siècles où le paganisme luciférien tentait de l’anéantir, libre à vous. Mais sachez alors, que niant les causes réelles, vous vous rendez impuissant face à l’erreur, et vous vous rendez incapable, un jour, de vous débarrasser des effets. Ainsi, inévitablement, vous reproduirez, avec toutes les chapelles schismatiques sédévacantistes, pétries de l’esprit de secte et de division, ad nauseam, les mêmes sophismes inopérants déconnectés de la vérité historique et théologique.

    Vous pouvez donc écrire, à longueur de journée, et répéter comme un disque rayé : « La sainte Eglise est occultée par des usurpateurs qui en aucun cas ne sont catholiques et qui sont surtout des destructeurs de notre sainte religion et des assassins des âmes », vous ne changerez rien à rien, car l’Eglise n’est pas « occulté » (sic), elle est « occupée » – ce qui est bien différent – par des usurpateurs en effet, qui en aucun cas ne sont catholiques et qui sont surtout des destructeurs de notre sainte religion et des assassins des âmes, parce que nourris, imbibés de l’idéologie libérale, « concordataire » et « ralliée », qui leur a été donnée, infusée, imprimée dans la tête dans les SEMINAIRES de l’Eglise depuis 150 ans !

    Tous les acteurs de Vatican II viennent de là et pas d’ailleurs, les Rhaner, de Lubac, Maritain, Chenu, Daniélou, Ratzinger, Küng, Schillebeeckx, etc, sont le pur produit de l’idéologie enseignée dans les séminaires, et c’est dans les séminaires (nous pouvons en témoigner d’expérience sur ce point) – pas dans les loges ! – qu’ils ont baigné dans le poison qui a logiquement triomphé lors de Vatican II.

    Nous vous renvoyons donc vos propres aimables prières, en demandant au Saint-Esprit de vous ouvrir les yeux, de vous sortir et libérer de vos vues fantasmagoriques, « cosmo-théologiques » soutenant, de façon absurde et contradictoire d’avec les positions de tous les docteurs de l’Eglise, une « éclipse par un astre autre » (sic !), vues qui plaquent un discours abstrait, irréel et illusoire sur une réalité bien concrète : la désorientation venue de « l’intérieur de l’Eglise » ayant, hélas ! abouti à l’APOSTASIE.

    Dieu vous bénisse.

    Pax Vobis +

    • Pie permalink
      3 mai 2015 22:49

      Heureuse, que dis-je, bienheureuse réponse d’une très grande profondeur théologique et doctrinale.

      Quoi de plus vrai, de plus exact pour ceux qui ont pu fréquenter les institutions de l’Eglise, parfois même bien des années avant le concile (séminaires, monastères, etc), que cette vérité que vous nous rappelez : « les destructeurs de notre sainte religion et des assassins des âmes, ont été nourris, imbibés de l’idéologie libérale, « concordataire » et « ralliée », qui leur a été donnée, infusée, imprimée dans la tête dans les SEMINAIRES de l’Eglise depuis 150 ans ».

      C’est absolument exact. Il faut être aveugle ou de très mauvaise foi pour le nier.

      Telle est l’origine du mal dont souffre l’Eglise, c’est l’évidence même !

    • apostolatus specula permalink
      3 mai 2015 22:54

      « En niant les causes réelles, vous vous rendez impuissant face à l’erreur, et vous vous rendez incapable, un jour, de vous débarrasser des effets…. » sentence on ne peut plus pertinente, rappelant la sévère mise en garde de l’évêque de Meaux au XVIIe siècle : «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.» Jacques-Bénigne Bossuet.


      Citation originale :

      «Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit.» ( Bossuet, livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes, oeuvres complètes, éd. Vivès, p. 145).

    • papy permalink
      3 mai 2015 22:56

      Lorsque je lis ces paroles empreintes de gravité et ces commentaires si sérieux de LA Question, je suis frappé de STUPEUR….au sens étymologique du terme.
      Comment? Ces beaux messieurs et/ou clercs aussi capables de voir si clair dans les erreurs des papes et de l’institution religieuse humaine en sont réduits à blasphémer dès qu’il s’agit de reconnaître que l’Eglise est sainte? Quel démon puissant d’aveuglement se cache sous ces apparences si pures, si catholiques, si intègres? Quel maléfice et quel péché leur fait proférer d’étonnants blasphèmes?Le diable ne se cacherait-il pas , espiègle qu’il est, dans toutes leurs belles illustrations???
      Ils persistent et signent en déclarant le plus doctement du monde que cette désorientation vient de l’intérieur de l’Eglise, comme par je ne sais quel abandon provisoire de Son Eglise par Notre-Seigneur….
      Ils disent que nous nions les causes réelles mais eux que font-ils en reconnaissant ces hommes d’église-apparente comme appartenant à la Sainte Eglise Catholique? Ils font ainsi mille fois pire , en admettant que nous nions les causes réelles ce que je conteste absolument. Leur seule recette-magique: dire que tous ces hiérarques sont l’Eglise…tout en leur refusant l’autorité sacrée – s’ils sont d’Eglise – à laquelle ils ont droit!!! Attitude parfaitement anticatholique, s’il en est!
      Ils ont de très belles sentences sur la nature intrinsèquement diabolique de la République française…mais ils oublient que le rôle de l’Eglise est aussi de rendre à César ce qui appartient à César…et ce domaine politique revient d’abord aux catholiques en tant qu’habitants de la Cité et ensuite aux forces contre-révolutionnaires dont le statut et la compétence sont le reflet de l’état surnaturel et moral d’un pays et d’un peuple.
      Ergoter sur l' »occupation » de l’Eglise en lieu et place d’une « occultation » déplace le problème en lui donnant une coloration politique qu’il ne doit pas avoir…tout en taisant pieusement la nature éminemment surnaturelle de la Révolution qui est d’abord et avant tout un châtiment pour tous les péchés commis en amont…
      Enfin, pour faire court, LA QUESTION nous parle sans rire des « usurpateurs », des « destructeurs » et des « assassins » (et nous ne dirons pas le contraire!) tout en refusant d’une part de leur obéir (logique….on n’obéit pas à un usurpateur assasin et destructeur!!!)) mais en ajoutant sous le même rapport que ces assassins, ces destructeurs et ces usurpateurs sont d’Eglise et donc toujours catholiques!!!
      LA QUESTION marche sur la tête et elle aime ça!!! A rendre jaloux les plus grands funambules des plus célèbres cirques du monde!…………..
      Allez Messieurs! Votre tarte à la crème concordataire me fait bien sourire…pour rester courtois. Décidément vous appartenez à une autre église…carrément révolue……
      Dieu se conjugue uniquement au présent…..

    • ProVeritate permalink
      4 mai 2015 19:11

      C’est vrai que, suivant le précédent article sur la Passion de l’Église (dont les commentaires ont été fermés manu-militari pour m’empêcher de continuer la discussion), c’est vrai donc que l’ÉGLISE SAINTE DOIT APOSTASIER selon LA QUESTION, pour suivre en cela son divin Chef lors de la Passion qui, comme chacun sait, ou devrait savoir, a apostasié durant cette Passion (puisque la Passion de l’Église est la réplique de la Passion du Christ)……..
      Je ne fais pas plus de commentaires car tout le monde reste dans SES IDÉES même si elles sont en porte à faux très manifestement avec la doctrine et la vérité évangélique.
      C’est vraiment lumineux comme analyse ce Concordat couvert par l’infaillibilité, mais hérétique. Depuis plus de 200 ans, personne n’avait encore pensé à cela. Bref, il fallait vraiment l’inventer, au nom de la mystique (débridée) de la Passion… Je trouve qu’elle a bon dos la Passion du Christ…
      En ce qui concerne les racines de Vatican II, je conseille cette étude remarquable, basée aux meilleures sources : (désolé, il n’est pas fait mention du Concordat franco-français)
      http://www.a-c-r-f.com/documents/WILTGEN_Le-Rhin-se-Jette-dans-le-Tibre
      (La meilleure étude sur le concile Vatican II et ses conséquences. Le livre de référence que tout le monde devrait avoir lu pour comprendre le Concile et son influence.)

    • 5 mai 2015 16:43

      @ papy

      Comme à votre habitude, vous ne savez que répéter comme un perroquet la même et identique litanie (je résume pour faire court) : « les blasphémateurs de La Question qui reconnaissentt les papes de Rome », etc., etc., etc.

      Eh bien oui, contrairement à vos folies démentielles, nous respectons la règle catholique édictée par saint Pie X, qui fait obligation à chaque fidèle, et même à tout membre de la hiérarchie, de ne point juger du Siège-Suprême :

      « Le Siège Suprême n’est jugé par personne .» (Can. 1556).

      Vous faites preuve d’une mauvaise foi hallucinante par ailleurs, lorsque vous refusez les causes réelles en vous accrochant à votre délirante thèse co[s]mique de « l’occultation» de l’Eglise, qualifiant l’analyse montrant les causes intérieures de la désorientation comme « donnant une coloration politique ».

      Il faut vous réveiller mon petit père, et oser regarder la vérité en face, il serait temps, vous croyez-pas ?

      Décidemment vos grossières éructations ne prouvent qu’une chose, vous préférez vous bercer d’illusions fantaisistes et magiques … alors continuez dans vos rêveries en allant baiser les anneaux plaqués or de vos ridicules pseudos clercs thucistes en imaginant conserver la foi de l’Eglise si ça vous fait plaisir, mais il est clair que vous êtes en plein délire !

      @ ProVeritate

      Au-delà de la médiocrité de votre commentaire, relevons cette contre-vérité assez basse : « [sur] le précédent article sur la Passion de l’Église… les commentaires ont été fermés manu-militari pour m’empêcher de continuer la discussion… »

      Lorsqu’on prétend se désigner comme « ProVeritate », on a au moins l’honnêteté de la respecter cette dite «vérité » que vous piétinez allègrement comme un petit menteur de bas étage.

      Alors pour vous rafraîchir la mémoire (et rétablir les faits auprès des lecteurs), signalons la « vérité » :

      Libre à vous de raconter n’importe quoi et de vous considérer – sans honte et assez vaniteusement, mais au regard de votre ignorance théologique comment s’en étonner ? – au-dessus des règles disciplinaires liturgiques participant de la solennité de la Semaine-Sainte, mais éviter dorénavant de venir le faire en ces lieux s.v.p.

    • Kyrie Eleison permalink
      7 mai 2015 09:03

      Quelques précisions sur les derniers jours de Charles Maurras …qui d’agnostique, termina ses jours en paix avec le ciel :

      Après sept ans et sept mois de réclusion, le 19 mars 1952, soit quelques mois avant sa mort, Charles Maurras, âgé de 83 ans, bénéficia d’une « grâce médicale ». « La liberté était toute relative puisqu’il était assigné à résidence dans une clinique de Saint-Symphorien-les-Tours et qu’il ne pouvait quitter le département d’Indre-et-Loire. Paris et Martigues lui étaient interdits. »1

      L’archevêque de Tours chargea alors l’abbé Cormier, professeur au grand séminaire, de lui rendre visite. Sa première visite eut lieu le 1er avril et fut suivie de nombreuses autres2. « Le 13 novembre, Maurras appela le chanoine Cormier. « Il est temps que vous m’aidiez à accomplir ce qu’il faut que je fasse… » lui dit-il. Il se confessa, récita le Confiteor et reçut l’absolution puis l’extrême-onction. Il avait tenu à recevoir les derniers sacrements alors qu’il était encore conscient.

      Dans la soirée du 15, une néphrite aiguë se déclara. François Daudet veilla d’abord le malade. Vers vingt-trois heures trente, Maurras demanda : « mon chapelet ». Puis vers trois heures du matin, Jacques Maurras succéda à François Daudet au chevet du malade et, à cinq heures cinquante, c’est dans ses bras que Maurras s’éteignit. »1

      1. Yves Chiron : La vie de Maurras, Perrin, 1991.

      2. Le chanoine Aristide Cormier a rapporté ces rencontres dans Mes entretiens de prêtre avec Charles Maurras, Plon, 1953. Ami de longue date de René Benjamin, il avait également assisté celui-ci à ses derniers moments.

  53. Kyrie Eleison permalink
    3 mai 2015 22:25

    L’action « intérieure » de destruction de l’Eglise entreprise par les autorités se constate sur plusieurs domaines :

    • La destruction de la liturgie ;
    • La modification des règles conventuelles ;
    • L’abandon de l’habit ecclésiastique ;
    • Le rejet de la théologie traditionnelle au profit des vues modernistes ;

    • La chute des vocations (entraînant la fermeture des séminaires et des paroisses rurales) ;

    • L’ouverture aux religions non-chrétiennes ;

    • La fraternisation avec le monde et ses valeurs ;

    • La participation à des mouvements tiers-mondistes, ou politiques de gauche;

    • Etc.

    Tout cela jamais une force extérieure n’aurait pu le réaliser.

    Pour ce faire, il a fallu que les idées diffusées en boucle dans les cours et enseignées dans les séminaires, s’imposent auprès du clergé, pour que la révolution triomphe dans l’Eglise.

    Et cette domination de l’erreur, il faut en remercier l’Action catholique et Pie XI qui théorisa ainsi sa vision en 1927, Pie XI, parlant du domaine politique comme « le champ le plus vaste de la charité, de la charité politique, dont on peut dire qu’aucun autre ne lui est supérieur, sauf celui de la religion.» (Pie XI, « L’action catholique et la politique. Discours à la Fédération universitaire italienne », 18 décembre 1927, la Documentation catholique, tome 23, n° 506, 8 février 1930, col. 357-358).

  54. hector permalink
    4 mai 2015 13:57

    « Dieu souffre dans des multitudes d’âmes auxquelles sa parole sacrée ne peut pas descendre; la vérité religieuse est captive dans un petit nombre de livres manuscrits qui garde le trésor commun, au lieu de le répandre. Brisons le sceau qui scelle les choses saintes, donnons des ailes à la vérité, et qu’au moyen de la parole, non plus écrite a grand frais par la main qui se lasse, mais multipliée comme l’air par une machine infatigable, elle aille chercher toute âme venant en ce monde18 ! »
    — Gutenberg, 1455 (traduction d’Alphonse de Lamartine)

    Depuis cinquante ans ,du baby-boom ,de Vatican II au transistor ,
    nous vivons l’explosion des moyens de communications ,
    nous vivons la seconde incarnation du Christ .
    Voici,ce que révèle une analyse objective.
    Cordialement.

  55. Louis-Hubert REMY permalink
    5 mai 2015 05:39

    Et donc ni Peluikan ni Lagomer ne répondent à ma question :
    Quelle est la valeur des actes d’un pape materialiter ?

    On remarquera le délire de Lagomer !

    Mais pourquoi tiennent-ils tellement à la thèse ?
    Pour une seule raison : ne pas reconnaître que toute cette secte conciliaire est à VOMIR.

    Comme hier il fallait plier le genoux, ou consacrer un grain d’encens, etc.

    A ces hommes s’appliquent une seule consigne : Je vomirais les tièdes !

  56. Louis-Hubert REMY permalink
    5 mai 2015 05:43

    Pour info :

    CATHOLIQUES ET LUTHÉRIENS, FRÈRES DANS LA FOI

    Ce matin, le Pape a reçu l’Archevêque luthérienne d’Upsala (Suède), Mme.Antje Jackelén, venue avec une délégation de l’Église évangélique-luthérienne suédoise. Il les a salué cordialement, soulignant que l’an passé on a célébré le 50 anniversaire du décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II, Unitatis Redintegratio, qui constitue la référence de l’engagement œcuménique de l’Église catholique. Il invitait tous les fidèles catholiques à entreprendre le chemin de l’unité pour dépasser la division entre les chrétiens, qui non seulement s’oppose ouvertement à la volonté du Christ, mais qui est aussi un scandale pour le monde et porte préjudice à la plus sainte des causes, la prédication de l’Évangile à toute créature ».

    Ce décret « exprime un profond respect et la reconnaissance à l’égard de ces frères et sœurs séparés envers qui au quotidien on risque parfois de s’adresser avec peu de considération. En réalité, ils ne doivent pas être perçus comme des adversaires ou des concurrents, mais reconnus pour ce qu’ils sont, des frères et des sœurs dans la foi. Catholiques et luthériens doivent rechercher et encourager l’unité dans les diocèses, les paroisses, les communautés du monde entier », a souligné le Pape, évoquant le récent document: Du conflit à la communion. La commémoration conjointe luthérienne-catholique de la Réforme en 2017, publié par la Commission luthérienne-catholique pour l’unité. « Nous espérons sincèrement que cette initiative permettra, avec l’aide de Dieu et notre collaboration avec lui et entre nous, des avancées sur le chemin de l’unité ».

    L’appel à l’unité exige aussi « un fort encouragement à un engagement commun caritatif, en faveur de tous ceux qui souffrent dans le monde à cause de la misère et de la violence, et qui ont besoin tout particulièrement de notre miséricorde; en particulier le témoignage de nos frères et sœurs persécutés doit nous encourager à grandir dans la communion fraternelle. La question de la dignité de la vie humaine qui doit toujours être protégée, est de grande actualité, ainsi que les questions concernant la famille, le mariage et la sexualité qui ne peuvent être tues ou ignorées de peur de mettre en danger l’accord œcuménique déjà atteint. Il serait un péché, sur des questions aussi importantes, de voir apparaître de nouvelles différences confessionnelles ». Le Pape a conclu son discours en remerciant pour deux choses. « Je voudrais d’abord remercier l’église luthérienne suédoise pour son accueil des nombreux immigrés sud-américains à l’époque de la dictature, un accueil fraternel qui a fait grandir les familles. En second lieu, je voudrais remercier la délicatesse que vous, chère sœur, avez eu avec la nomination de mon grand ami, le pasteur Anders Root, avec qui j’ai partagé la chaire de théologie spirituelle et qui m’a beaucoup aidé dans ma vie spirituelle ». Cité du Vatican, 4 mai 2015 (VIS).

  57. Louis-Hubert REMY permalink
    5 mai 2015 05:53

    LE PROTESTANTISME ET L’ÉGLISE CATHOLIQUE, CONTROVERSES A L’USAGE DU PEUPLE,
    PAR LE R.P. JEAN PERRONE :

    http://www.a-c-r-f.com/documents/R-P-JEAN-PERRONE_Protestantisme.pdf
    page 15, 15è leçon :

    QUINZIÈME LEÇON. DE LA DAMNATION CERTAINE DES APOSTATS CATHOLIQUES.

    D. Est-il vrai que tous les Protestants se damnent ?
    R. La damnation est certaine pour tous ces protestants que l’on appelle protestants formels, c’est-à-dire, pour tous ceux qui savent qu’ils sont hors de l’unique et véritable Eglise qui est l’Eglise catholique, pour ceux qui la combattent, qui la calomnient, qui cherchent à lui ravir ses enfants. Je dis : que tous ceux-là se damnent, parce que c’est un dogme ou un article de foi que : Hors de l’Eglise il n’y a point de salut. Il n’y a que l’ignorance invincible qui puisse excuser devant Dieu.

    On n’est pas de la même religion !
    Votre pape n’est pas catholique. Les conciliaires ne sont pas catholiques.

    Que pense Mgr Williamson, votre référence de ce texte du RP Perrone.
    Qu’a-t-il enseigné à tous ses proches anglicans ?
    A-t-il le souci de leur éviter la damnation éternelle ?

  58. 5 mai 2015 17:32

    Vous tournez en rond LHR … le problème, mille fois expliqué, n’est pas de savoir si nous adhérons au modernisme de Vatican II et à ses dérives car reconnaissant comme papes les pontifes post-conciliaires, au minimum papes « matériels » de l’Eglise.

    Il s’agit, si nous voulons participer de la vérité, de comprendre quelles sont les causes qui ont rendu possible une telle situation, et permis le triomphe de l’idéologie révolutionnaire à Rome. Un point c’est tout.

    Tout ça vous a été expliqué de façon détaillée, argumentée et précise.

    Mais visiblement, ces causes vous les fuyez et les refusez, préférant vos fantasmagories personnelles, théologico-co[s]miques sur la théorie des éclipses !

    • ProVeritate permalink
      5 mai 2015 18:40

      L’histoire du Concile, elle a été rédigée par des historiens, et vous l’avez avec le livre LE RHIN SE JETTE DANS LE TIBRE (cf. mon précédent message). « En 1967 le Père Wiltgen voulait exprimer le fait qu’avec Vatican II les doctrines libérales et protestantes des pays du Rhin s’étaient déversées dans les eaux romaines et catholiques du Tibre. Cette expression revient à l’esprit non seulement parce que Joseph Ratzinger est originaire de l’un des pays baignés par le Rhin, l’Allemagne, et qu’il fut, au Concile, le théologien du cardinal Frings et l’éminent représentant de l’aile moderniste… »
      La nouvelle Messe, voyez-vous, ne vient pas du Concordat ou du ralliement ! Le triomphe du modernisme, ne peut non plus venir des papes puisque condamné fermement par St Pie X, le triomphe de l’oecuménisme ne peut venir de Pie XI qui l’a fermement condamné dans Mortalium animos, le triomphe du libéralisme et justement de la liberté religieuse ne peut venir des papes qui l’ont fermement condamné avec QUANTA CURA & le Syllabus, voir aussi Humani Generis de Pie XII, etc, etc. ! Aucun évêque au Concile n’a pris appui sur le Concordat pour justifier la Liberté religieuse, ou alors, dites-nous qui , quand et comment (des textes, des sources, SVP. et non des approximations ou des interprétations mensongères). Votre analyse, en plus d’être très fausse et en rien confirmé par des historiens du Concile, est en plus blasphématoire quand on ose ajouter que se trouve l’hérésie dans des domaines couverts par l’infaillibilité !!! Même au niveau du langage, il faut être tombé sur la tête puisqu’une erreur ne saurait être infaillible, et que Dieu ne peut nous tromper dans une telle matière à travers un vrai Pape. Devoir écrire de telles évidences est stupéfiant.
      Par ailleurs, le Concordat, le ralliement ou la politique de Pie XI, ne sont en rien couverts par l’infaillibilité, pour des raisons là aussi maintes fois rappelées qui tiennent en fait que ces préconisations politiques n’étaient pas à tenir par toute l’Église, n’étaient pas irréformables, et se trouvaient d’ailleurs contredites par l’enseignement ferme de la Foi contre les erreurs révolutionnaires, maintes fois rappelé dans des textes, eux, de portée universelle, avec anathèmes (cf. Quanta Cura & Syllabus par exemple). Des accords pratiques boiteux certes, mais pour éviter (dans l’esprit des papes) plus de dégats encore, ne sont pas à comparer avec un enseignement universel sur la foi et les moeurs, par définition irréformable. L’obéissance et l’infaillibilité ne vont pas toujours ensemble. Voyez par exemple le Portugal qui n’a pas suivi les préconisations du Pape et a fait « échec au ralliement » pour reprendre le titre d’un ouvrage sur le sujet : ce pays est-il devenu schismatique pour autant ?? Bien-sûr que non ! Voyez encore le cardinal Billot, fermement opposé à la politique de Pie XI et qui a démissionné de son titre de Cardinal : a t-il été excommunié pour autant, suspens a divinis ? Bien sûr que non ! Le pape peut se tromper dans ces domaines sans remettre en cause les dogmes.

    • 6 mai 2015 11:31

      Comme d’habitude ProVeritate, vous vous enfoncez dans une série de contradictions, plus énormes les unes que les autres !

      L’histoire du concile du Père Wiltgen est intéressante, mais elle n’explique pas comment, les thèses luthériennes et réformées, ont pu s’introduire avec une aisance stupéfiante, et surtout être adoptées, par les évêques de l’Eglise réunis sous les voûtes de Saint-Pierre.

      Cette explication participe d’une évidente logique.

      Les esprits de tous les clercs acteurs du concile, en grande majorité, étaient depuis longtemps acquis aux idées réformées, modernistes et libérales.

      C’est cela la réalité.

      Et cette « acquisition », a été obtenue par l’enseignement reçu dans les séminaires depuis des décennies, globalement du moment où, après le ralliement, sous l’influence de Léon XIII, Benoît XV et surtout Pie XI, a été mise en œuvre une volonté systématique de remplacement des clercs traditionnels – et des idées qu’ils défendaient en effet issues de Pie IX et de saint Pie X et des positions du Syllabus et de Quanta Cura – par des professeurs libéraux véhiculant des concepts gauchisants et révolutionnaires.

      Le grand virage fut l’après-guerre, où tout le clergé en France et en Allemagne, a été remplacé à cause de prétendues « compromissions » avec les anciens pouvoirs politiques vaincus, par des hommes ultras libéraux, theillardiens, ouvriéristes, oeucuménistes, etc.

      Le résultat ne s’est pas fait attendre. A peine 20 ans plus tard, s’ouvrait Vatican II avec les résultats que l’on connaît.

      Quant à la possibilité d’une telle transformation, les libéraux n’ont pas eu à trop se fatiguer, les documents participant du magistère authentique étaient sous leurs mains : (Pie VII, Bulle Ecclesia Christi, 1801) – (Léon XIII, Encyclique Au Milieu des sollicitudes, 1892) – (Pie XI, Décret de condamnation de l’Action Française, le 29 décembre 1926) – etc., etc.

      Quant à votre ridicule défense des papes de « l’Eglise en ordre », vous ramez dans le vide mon pauvre ami, car prétendre que leurs actes, relevant du Magistère authentique n’étaient pas «infaillibles », est soit l’effet d’une nouvelle ignorance dont vous êtes coutumier, soit d’une très mauvaise foi…..voire les deux conjuguées, ce qui est fort probable.

      L’autorité de ces actes (bulle, encyclique, décret), est incontestable car l’Église, « qui ne peut ni se tromper ni nous tromper » est infaillible dans tous les modes d’expression de son Magistère. Donc les décisions relatives au « Concordat » et au « Ralliement », participent de l’infaillibilité.

      Vous êtes donc coincé, comme tous ceux qui nient l’évidence, et c’est d’ailleurs sous ce prétexte de l’infaillibilité du magistère ordinaire, qu’on a fait obéir les fidèles pour les contraindre à devenir républicains et libéraux.

      Un conseil s’impose, révisez votre histoire et acceptez la vérité, ça vous changera de vos arguties habituelles, aussi stériles que faussées, et surtout vous permettra d’apporter des réponses cohérentes à la crise que traverse l’Eglise.

    • Pie permalink
      6 mai 2015 13:43

      Que les sectaires schismatiques, illuminés par leur thèse de « l’éclipse de l’Eglise », aient l’honnêteté de se mettre en cohérence avec eux-mêmes : « L’Eglise est Infaillible dans tous les modes d’expression de son Magistère, puisque ce Magistère est en fait celui du Christ et le Christ est Infaillible en ses jugements et en sa motion. » (Inquisidor, CatholicaPediahttp://wordpress.catholicapedia.net/loi-divine-et-droit-divin/#comment-62547, mars 2015).

      CQFD !

  59. Pie permalink
    5 mai 2015 19:29

    Toutes les explications concernant les causes de la crise de l’Eglise, ont été données et fournies depuis plusieurs années.

    Mais nul n’est plus sourd que celui qui l’est volontairement et ne veut rien entendre.

    On préfère ressortir, pour l’énième fois, les dossiers achis usés sur Mgr Williamson, qualifié de « Rose-Croix », « d’anglican infiltré », et autres délires du même tonneau.

    Ce petit groupe de sédévacs, réunis entre les habitués de CatholicaPedia et les Amis du Christ Roi de France, fonctionne en vase clos, s’enivrant de fantasmagories délirantes sur « l’éclipse » de l’Eglise.

    Cette thèse fonctionne d’ailleurs comme une sorte de drogue, mettant sous emprise d’hallucinations théologiques les toxicomanes du sédévacantisme.

    C’est pourquoi ils ne discutent pas en venant sur La Question, ils sont dans une logique de secte, et se considèrent en « mission » pour nous convaincre.

    J’en ai fait personnellement l’expérience en tentant d’engager parfois le dialogue avec eux sur leur espace virtuel. Peine perdue.😦

    Ce sont des autistes profonds persuadés de leur vérité toute subjective.

    Mais surtout ils fonctionnent comme des sortes d’authentiques drogués (papy étant un bon spécimen d’observation comme troll régulier sur tous les fils de discussion de La Question), imbibés, mais on devrait plutôt dire « intoxiqués », du concept de « l’éclipse » de l’Eglise dont ils sont incapables de se sortir.

    • ProVeritate permalink
      7 mai 2015 03:24

      C’est bien ce que je disais : il faut être tombé sur la tête pour venir nous dire que des actes prétendument infaillibles sont néanmoins hérétiques ! Je cite :
      « Donc les décisions relatives au « Concordat » et au « Ralliement », [gravement erronées voire hérétiques nous dit-il par ailleurs] participent de l’infaillibilité. » écrit doctement « Lagomer » très sûr de ses « définitions » !? (contredites d’ailleurs par l’abbé Bernard Lucien, spécialiste de la question de l’infaillibilité)
      Donc, donc, donc, selon vous, LA SAINTE ÉGLISE CATHOLIQUE, à partir du pape Pie VII a donc cessé d’être infaillible dans les faits ? : c’est bien cela ??? Ou est-ce un nouveau charisme d’infaillibilité enseignant l’erreur, décrété par ce Lagomer ?
      Infaillibilité, pour revenir dans le monde du réel (et catholique !), veut dire, « qui ne peut se tromper »… Donc, une « erreur infaillible », ça fait rigoler… On se demande même si nous ne sommes pas dans un asile d’aliénés…
      Pouvez-vous me confirmer donc que depuis Pie VII, selon vos définitions, l’Église catholique a cessé d’être infaillible dans les faits ? Et par la même occasion, pouvez-vous me dire comment vous avez la certitude avec une telle analyse que les dogmes de l’Immaculée-Conception (1854) et même l’Infaillibilité Pontificale (Vatican I 1870), POST-CONCORDATAIRES, sont certainement un enseignement véridique « qui ne peut se tromper », puisque selon vous même les actes « qui participent de l’infaillibilité » peuvent être hérétiques depuis le Concordat et même peut-être avant avec la BULLE de Paul IV ? (je rappelle qu’ici il ne s’agissait pas, avant la définition de ces nouveaux dogmes d’un enseignement constant dans l’Église)
      Mais je suppose que Vatican I doit aussi être jugé par vous comme erroné, puisque Pastor Aeternus ose écrire en 1870 que « la Foi catholique est demeurée SANS TACHE dans le Siège Apostolique »…………

    • Pie permalink
      7 mai 2015 21:34

      Nul besoin de « tomber sur la tête », mais d’observer, ouvrir les yeux et faire fonctionner son intelligence.

      Si des actes, en théorie « infaillibles » – et ils l’étaient puisque tous relevaient du Magistère authentique (bulle, encyclique, décret), ont pu s’avérer être des erreurs graves, c’est que tout simplement l’infaillibilité ne fonctionne pas comme une mécanique (ceci contrairement à la conception faussée développée par celui qui signa un article caractéristique de l’infaillibilisme mécanique, sous le pseudonyme d’Inquisidor, article hautement critiquable et totalement aberrant, laissant même passer des conceptions qui nient la distinction entre « droit créé » et « droit incréé » aboutissant à de l’immanentisme gnostique de tendance panthéiste : « Loi Divine et Droit Divin », résumant les vues partagées par les illuminés de la secte astronomique, de « l’éclipse «).

      Je rappelle ce qu’a fort bien expliqué La Question sur le sujet, et il suffit de lire attentivement plutôt que de fonctionner comme un perroquet recrachant sans réflexion un discours incapable de comprendre la période que traverse l’Eglise.

      Voici l’explication : L’Église en sa « croyance unanime » est infaillible, mais le « Magistère ordinaire » est « conditionnellement infaillible ». Si l’on veut bien considérer comme caractéristique de cet enseignement autorisé, qu’on appelle magistère commun ou ordinaire, d’être en tout l’écho de la tradition unanime de l’Église, il paraît bien qu’il jouit, lui aussi et de ce fait, de l’infaillibilité. En revanche, s’il advient que le Pape ou les Évêques, même dans leur enseignement “authentique”, enseignement donné par eux en vertu de leur fonction, avec l’autorité de leur rang, en viennent à proférer quelque nouveauté ou quelque opinion discutée, pareille doctrine ne peut être considérée comme relevant du Magistère ordinaire. Elle ne présente alors aucune garantie d’infaillibilité. Et c’est la grande infirmité de ce magistère ordinaire de n’être pas séparé par une frontière nette et incontestable du royaume des opinions humaines. Seul le « Magistère extraordinaire » ou « solennel » est, de lui-même, strictement et pleinement infaillible. L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel, c’est ce qu’explique le P. Joaquin Salveri de la Torre (1892-1979) : «L’Eglise demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). De la sorte, contre les thèses inexactes : le Magistère ordinaire n’est pas « nécessairement infaillible », il l’est « conditionnellement », ou possiblement, et entre la possibilité et l’acte, est-il besoin de le rappeler à moins d’oublier volontairement toutes les leçons de scolastique, il y a une grande différence. »

      Ainsi donc, dans leurs actes entachés de l’erreur, les papes démocrates et libéraux qui firent alliance avec la Révolution en ne respectant pas la Tradition, ne bénéficièrent pas pleinement de « l’infaillibilité ». Voilà pourquoi, de Pie VII à Pie XI, toutes ces décisions qui participent de faiblesses et de compromissions à l’égard de l’esprit révolutionnaire, sont sujettes à caution.

      Cessez donc de vous agiter comme un cabri en formulant des stupidités grossières, qui vous font écrire d’énormes imbécilités, du type : « depuis Pie VII l’Église catholique a cessé d’être infaillible dans les faits »… montrant, précisément, votre incapacité à comprendre ce qu’est la doctrine catholique de l’infaillibilité.

    • ProVeritate permalink
      8 mai 2015 01:51

      Comme je m’y attendais, vous ne répondez pas à la question que je vous posais pourtant précisément : le Concordat est-il oui ou non couvert par l’infaillibilité ? De plus, dès votre première phrase, vous affirmez une chose et son contraire : « Si des actes, EN THÉORIE « infaillibles » et ils L’ÉTAIENT (???) puisque tous relevaient du Magistère authentique (bulle, encyclique, décret), ont pu s’avérer être des erreurs graves, c’est que tout simplement l’infaillibilité ne fonctionne pas comme une mécanique… » !!! et vous ajoutez des citations ensuite qui viennent contredire votre discours, puisque ces citations expliquent en effet que le Magistère authentique n’est pas systématiquement infaillible (évidemment !).

      Il n’existe pas d’actes « en théorie infaillibles » : il y a des actes infaillibles et d’autres qui ne le sont pas s’ils n’ont pas les conditions de l’acte infaillible, rappelées d’ailleurs sommairement dans les citations que vous recopiez, sans manifestement les comprendre hélas. Tous les théologiens vous diront que le Magistère ordinaire ou le Magistère authentique n’est pas systématiquement infaillible loin de là. Et l’une des premières conditions déjà pour être infaillible, c’est d’être UNIVERSEL, ce que n’était pas le Concordat puisqu’il s’agissait là de préconisations réservées à la France exclusivement, en plus d’être réformables.
      Lisez ces différents articles qui l’exposent très clairement (ce sont des articles de l’abbé Berto, de l’abbé Barthe, Mgr Gherardini, l’abbé Bernard Lucien, etc…)

      http://www.salve-regina.com/salve/L%27encyclique_Humanae_vitae_et_la_conscience
      « Mais il y a aussi des cas où le Magistère ordinaire de l’Eglise, sans déclaration en forme, sans définition promulguée, est INFAILLIBLE : c’est quand il est CONSTANT, quand il est UNIVERSEL, quand enfin il donne le contenu de son enseignement comme OBJET DE FOI, ou en connexion nécessaire avec la foi. »

      http://disputationes.over-blog.com/article-32797752.html
       » Il convient assurément de rappeler les divers degrés d’engagement de l’enseignement suprême du pape seul ou du pape et des évêques unis à lui. Il importe spécialement de préciser que le magistère le plus élevé peut se placer à deux degrés d’autorité :

      1°/ Celui des doctrines irréformables du pape seul ou bien du collège des évêques (Lumen gentium n. 25 § 2 et 3). Ce magistère infaillible, auquel il faut « adhérer dans l’obéissance de la foi », peut lui-même être proposé sous deux formes :

      a) les jugements solennels du pape seul ou du pape et des évêques réunis en concile ;

      b) le magistère ordinaire et universel (Dz 3011).

      2°/ Et d’autre part, celui des enseignements du pape ou du collège des évêques avec le pape, sans intention de les proposer de manière définitive, auxquels est dû « un assentiment religieux de la volonté et de l’esprit » (Lumen gentium n. 25 § 1). On parle généralement de « magistère authentique », bien que le vocabulaire ne soit pas absolument fixé.

      L’objectant, comme l’avait fait l’abbé Bernard Lucien dans son livre Les degrés d’autorité du Magistère défend le magistère ordinaire et universel, magistère infaillible méconnu, écrasé, si l’on peut s’exprimer ainsi, entre le magistère solennel infaillible et le magistère authentique non infaillible. »

      DONC, bref, arrêtez de nous parler d’un « Concordat infaillible » : ça devient ridicule et grotesque.

      Même un écrit célèbre contre le schisme anti-concordataire de la Petite-Église, prenant pourtant tous les arguments possibles pour convaincre de schisme ceux qui résistaient ou critiquaient le Concordat, ne va pas jusqu’à dire que ce texte était infaillible :
      « …mais le Concordat n’est pas un jugement dogmatique ; c’est un acte de juridiction seulement, et une règle de discipline impérieusement prescrite par de fâcheuses circonstances : nous ne vous avons point dit que vous soyez obligés de croire comme article de foi ce qu’il prescrit par le Concordat , mais seulement que vous devez vous y soumettre et le respecter. Cette soumission ne présuppose point l’infaillibililé , mais l’autorité ; le Pape est le Pasteur des Pasteurs, de droit divin le supériehr de tous: tous lui doivent donc l‘obéissance de droit divin. »
      (« La secte connue sous le nom de Petite église, convaincue de schisme, d’erreur, de calomnie, et de mauvaise foi », par M. Chevalier, chanoine du Mans, 1816, pp. 34-35)

      LISEZ ce texte en entier ici :
      https://play.google.com/store/books/details?id=x8nuvy284rYC&rdid=book-x8nuvy284rYC&rdot=1

    • Pie permalink
      8 mai 2015 14:16

      Vous déployez beaucoup d’énergie, et beaucoup de mauvaise foi très vulgaire et grossière, pour un piètre résultat.

      Votre méthode argumentaire, tentant d’échapper à la logique contraignante des décisions concordataires, est assez pitoyable pour un catholique. Car certes le Concordat n’est pas un acte « dogmatique », mais c’est un acte relevant de la discipline et des mœurs, participant du magistère authentique

      De sorte de fuir l’évidence, vous esquivez assez maladroitement un point fondamental que vous devriez savoir : « L’Eglise ne peut se tromper ni nous tromper ».

      Je vous renvoie à l’étude des bases de cette vérité qui semble vous échapper, par ignorance volontaire ou positive :

      « C’est Dieu, c’est Jésus-Christ qui a fondé sur la terre et constitué l’Église; et c’est lui qui a divisé l’Église en deux parties, unies mais distinctes, l’Église enseignante et l’Église enseignée. L’Église enseignée est formée des laïques et des simples prêtres, lesquels ne sont, en aucun cas, juges de la foi. L’Église enseignante, par laquelle Dieu enseigne et gouverne les fidèles répandus sur toute la terre, est composée du Pape et des Évêques; et comme c’est Dieu lui-même qui parle par elle, qui, par elle, enseigne, commande, condamne, pardonne, tout ce que l’Église enseignante lie ou délie sur la terre, est en même temps infailliblement lié et délié dans les cieux. En d’autres termes, l’Eglise enseignante est infaillible; elle ne peut se tromper ni nous tromper; elle est immédiatement assistée de Dieu. » (Mgr Louis-. Gaston de Ségur (1820-1881) Le Pape est infaillible. Opuscule populaire. Paris, Tolra et Haton, 1870).

      Dans le même ouvrage Mgr de Ségur ajoute :

      « En définissant, comme il l’a fait, que le Chef de l’Église est infaillible dans son enseignement, le Concile a donc parlé au nom de Dieu même; c’est l’Esprit-Saint qui, pour le bien de nos âmes et pour le salut du monde; a parlé par la grande voix du Concile, et nous a dit, entre autres vérités salutaires: « Le Pape, Chef de l’Église infaillible, est infaillible lui-même; et jamais les Évêques, les prêtres et les fidèles ne peuvent se tromper lorsqu’ils écoutent sa parole. » (Ibid.).

      De plus :

      « La foi nous apprend que chaque Évêque, chaque prêtre, chaque fidèle est obligé en conscience, sous peine de révolte et de schisme, de soumettre son esprit à l’enseignement du Pape, de croire du fond du cœur tout ce qu’il dit; le silence respectueux ne suffit pas: c’est la foi qu’il faut, la foi proprement dite, la soumission pleine et entière de l’esprit, du jugement et du cœur. Dès lors, n’est-il pas évident que si le Pape pouvait se tromper, toute l’Église se tromperait nécessairement avec lui? Or, il est également de foi que l’Église catholique ne peut sortir des voies de la vérité, qu’elle possède et possédera toujours la vraie foi, en un mot, qu’elle est infaillible. » (Ibid.).

      Ce rappel vous permet de comprendre que votre façon d’ergoter sur une décision concordataire qui n’aurait pas la note de l’infaillibilité, ne tient pas la route un seul instant. Tout simplement en raison de ce qui est exposé par Mgr de Ségur : «l’Eglise enseignante est infaillible; elle ne peut se tromper ni nous tromper; elle est immédiatement assistée de Dieu. »

      Or les actes officiels de Pie VII, signant un Concordat avec la République maçonnique, athée et anticatholique engageaient bel et bien l’Eglise et son autorité, actes assortis d’une bulle !

      Mais au fait, savez-vous seulement ce qu’est une « bulle pontificale » ?

      A vous lire on en doute.

      Pour vous rafraîchir la mémoire :

      « Une bulle (que l’on appelle pontificale, papale ou apostolique) est un document, originellement scellé (du latin bulla, le sceau), par lequel le pape pose un acte juridique important tel que l’indiction d’une année sainte, une nomination épiscopale ou une définition dogmatique, la convocation d’un concile, une canonisation, etc. Le document relève habituellement du gouvernement pastoral de l’Église, et présente un intérêt pour l’ensemble des fidèles ou peut s’adresser aux païens. Elle est ordinairement désignée par son incipit. Par son universalité, elle se distingue de la décrétale qui concerne généralement l’administration ecclésiale et s’adresse principalement au clergé, une décrétale pouvant devenir une bulle lorsque son sujet prend de l’importance. »

      « Le sceau de plomb utilisé pour sceller les bulles est un sceau personnel, le nom du pape y est gravé. Il comporte également les effigies de saint Pierre et saint Paul. La bulle peut-être également scellée avec un cachet de cire et l’empreinte de l’anneau du Pêcheur, symbole de saint Pierre. Le sceau et l’anneau sont tous deux conservés, depuis 1973 (motu proprio Quo aptius de Paul VI) par la Secrétairerie d’État, anciennement par la Chancellerie apostolique. »

      Et la bulle Ecllesia Christi de Pie VII, confirmant, approuvant et faisant demande expresse d’obligation du Concordat consenti et signé par le pape au nom de l’Eglise catholique avec la République régicide, ne serait pas un acte relevant de l’infaillibilité du magistère authentique ?

      Arrêtez donc vos sottises s’il vous plait, sous peine de vous ridiculiser !

      La structure hiérarchique des documents papaux : bref pastoral et rescrit, décret et décrétale, lettre apostolique, exhortation apostolique et motu proprio, encyclique, bulle, constitution apostolique, constitution dogmatique, constitution pastorale…participe des magistères extraordinaire, ordinaire universel et authentique, placés sous la note de l’infaillibilité.

      Pour quelle raison ?

      Celle-ci, qui n’est pas réservée au dogme : « Le Pontife Romain, dit le concile du Vatican, lorsqu’il parle ex cathedra, est doué, par l’assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Église fût pourvue, lorsqu’elle définit une doctrine sur la foi ou les mœurs ; et par conséquent de telles définitions sont irréformables par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l’Église. D’après ces paroles du Concile, l’Église est infaillible, et le Pape jouit de la même prérogative. L’infaillibilité consiste dans une assistance surnaturelle de l’Esprit-Saint, en vertu de laquelle l’Église est absolument incapable de se tromper, lorsqu’elle définit une vérité touchant la foi ou la morale. » (L. Choupin, Valeur des décisions doctrinales et disciplinaires du Saint-Siège, 1907).

      Le grotesque et le ridicule sont donc clairement de votre côté !

      Pour finir, méditez ceci et soyez au moins respectueux de l’enseignement de l’Eglise :

      « Jésus-Christ, sur le point de retourner à son Père Céleste, promit d’être avec son Eglise militante sur la terre TOUS LES JOURS, jusqu’à la consommation des siècles. Aussi n’a-t-il pas manqué EN AUCUN TEMPS (nullo unquam tempore) de soutenir son épouse bien aimée,  DE L’ASSISTER DANS SON ENSEIGNEMENT, de bénir ses œuvres et de la secourir dans les périls » (Vatican I : Dei Filius, Prologue)
      
    • Vehementer permalink
      8 mai 2015 15:28

      Ceci est très exact, est représente la pure vérité : « L’Eglise enseignante est infaillible; elle ne peut se tromper ni nous tromper; elle est immédiatement assistée de Dieu. » (Mgr de Ségur).

      C’est pourquoi la stratégie consistant à dénier la valeur d’infaillibilité d’une bulle (encyclique, décret, etc.), n’est pas du tout un bon angle d’attaque en effet.

      il n’y a que deux solutions possibles :

      • 1°) Soit considérer que le Concordat ne fut pas une erreur, ligne que suivirent Dom Guéranger, Mgr Pie,etc. – attitude que Louis-Hubert Rémy est venu rappeler ici – sachant cependant que se faire l’avocat du Concordat de Pie VII ou de la politique du « ralliement » de Léon XIII présente une difficulté lorsqu’on désigne comme des « hérésies » les mêmes conceptions proclamées lors du Vatican II relatives à la liberté religieuse :

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2015/04/08/leglise-et-lapostasie-du-ralliement-infaillible-a-la-revolution/#comment-51726

      • 2° Ou admettre, comme le soutient La Question, que l’Eglise a apostasié dès Pie VII … ce qui oblige à considérer la situation présente de l’Eglise comme participant d’une dimension eschatologique.
    • apostolatus specula permalink
      8 mai 2015 15:39

      « Le magistère de l’Eglise – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent PERPÉTUELLEMENT et qu’elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes – s’exerce CHAQUE JOUR par le pontife romain et par les évêques » (Pie XI: encyclique Mortalium animos, 6 janvier 1928).

      « L’Eglise enseigne la vérité tous les jours » (prologue de Dei Filius).

      « Cette infaillibilité quotidienne de l’Eglise enseignante repose sur la foi indestructible du pape » (prologue de Pastor aeternus).

      Donc le pape prêche la vérité tous les jours ainsi que les évêques en communion avec lui.

    • Kyrie Eleison permalink
      8 mai 2015 16:10

      Pour sa triste besogne et son action dans la ratification du Concordat, Giovanni Battista Caprara, cardinal italien, nommé en 1801 par Pie VII légat a latere auprès du gouvernement français, fut le premier étranger à être inhumé au Panthéon, ex-église Sainte-Geneviève, par décision de la République maçonnique !

    • ProVeritate permalink
      8 mai 2015 16:29

      [Pie],

      Votre réponse du 8 mai à 14h16 confirme donc votre pensée profonde : oui le Concordat est donc INFAILLIBLE et HÉRÉTIQUE à la foi ! Bravo ! Donc, c’est bien ce que je vous disais : vous supposez donc que depuis le Concordat, l’Église a cessé d’être infaillible dans les faits… Je n’ai pas de commentaire supplémentaire à faire tellement c’est ubuesque !
      Vous faites toute une série de citations qui confirme en fait mon précédent propos et infirme le vôtre, mais manifestement vous ne vous en rendez même pas compte…
      VOS citations disent en effet à plusieurs endroits que oui l’Église est infaillible seulement lorsqu’elle ENSEIGNE, DÉFINIT UNE VÉRITÉ TOUCHANT à la Foi ou la morale, et ce, à toute l’Église. Dans ce cas, l’Église ne peut se tromper, ni nous tromper. Mais, comme je l’ai déjà écris maintes fois, le Concordat n’est pas un ENSEIGNEMENT ou une DÉFINITION sur la Foi et la morale, encore moins à tenir par toute l’Église (portée universelle) ni irrévocable évidemment. La Petite Église attendait d’ailleurs que le Pape révoque ce Concordat et reconnaisse ses erreurs. Néanmoins, s’agissant d’une véritable Autorité légitime en la personne du pape Pie VII, nous devions obéir et nous soumettre à ses préconisations pratiques « d’entente » avec les autorités constituées en France. Mais ce Magistère authentique n’était pas infaillible, pour les raisons déjà indiquées. La « structure hiérarchique » du document (encyclique ou Bulle) pour reprendre vos termes ne suffit pas pour parler de document infaillible ! Une encyclique uniquement destinée à la France, n’enseignant pas ou ne définissant pas la Foi et la morale, ne peut en aucun cas être infaillible. C’est un acte du gouvernement authentique de l’Église, auquel nous devons obéir, sans y adhérer de Foi (adhésion seulement de la volonté et de l’esprit). Si nous désobéissons, nous sommes insoumis (comme l’a été le Portugal en suivant pas la politique du ralliement préconisé par le Pape) mais non pas hérétiques, puisque la Foi n’est pas en jeu ici. L’Église peut tout à fait se tromper dans des condamnations injustes, les annuler ensuite, et dans ses préconisations politiques pratiques « dans de fâcheuses circonstances » comme l’écrit très justement le texte rapporté sur mon précédent message (1816).
      Encore une fois, c’est ce qu’affirment tous les meilleurs auteurs catholiques sur la question, et c’est d’une évidence tellement criante que je suis stupéfait de devoir l’écrire ici…

    • Pie permalink
      8 mai 2015 18:46

      Vous tournez en rond en vous frappant la tête contre les murs tout seul ProVeritate !

      Il convient de se demander si vous n’êtes pas un peu dérangé, tout au moins sur le plan de votre vision et capacité de lecture car vous écrivez une fois de plus : « oui le Concordat est donc INFAILLIBLE et HÉRÉTIQUE à la foi ! Bravo ! Donc, c’est bien ce que je vous disais : vous supposez donc que depuis le Concordat, l’Église a cessé d’être infaillible dans les faits ».

      • Je vous répète donc : « Ainsi donc, dans leurs actes entachés de l’erreur, les papes démocrates et libéraux qui firent alliance avec la Révolution en ne respectant pas la Tradition, ne bénéficièrent pas pleinement de « l’infaillibilité ».

        Voilà pourquoi, de Pie VII à Pie XI, toutes ces décisions qui participent de faiblesses et de compromissions graves à l’égard de l’esprit révolutionnaire, sont sujettes à caution.
        Et c’est un signe de contradiction, car le pape et l’Eglise ne peuvent errer en quelques matières touchant à la Foi, la discipline et les mœurs.

      Vous écrivez de nouveau : « comme je l’ai déjà écris maintes fois, le Concordat n’est pas un ENSEIGNEMENT ou une DÉFINITION sur la Foi et la morale, encore moins à tenir par toute l’Église (portée universelle) ni irrévocable évidemment. »

      • Je vous réitère : «l’Eglise enseignante est infaillible; elle ne peut se tromper ni nous tromper; elle est immédiatement assistée de Dieu. » Or les actes officiels de Pie VII, signant un Concordat avec la République maçonnique, athée et anticatholique engageaient bel et bien l’Eglise et son autorité, actes assortis d’une bulle ».

        Que cette bulle ne relève pas de l’enseignement extraordinaire n’infirme en rien son autorité, car le Concordat (ce sera vrai également pour le « Ralliement » en 1892 accompagné d’une lettre encyclique), relève de l’infaillibilité QUOTIDIENNE car participant du magistère authentique, magistère préservé en théorie de l’erreur, qui ne touche pas seulement à «l’’ENSEIGNEMENT ou une DÉFINITION sur la Foi et la morale », affirmer ceci est une vérité de base de la doctrine catholique.

      C’est ce qui est ici précisé : « les actes du Saint-Siège ne sont pas tous des définitions ex cathedra, ils n’en sont pas moins des documents infaillibles (…) L’infaillibilité du Pape et celle de l’Église ont identiquement le même objet, la même étendue, et le degré de certitude avec lequel on attribue tel ou tel objet à l’infaillibilité de l’Église, est exactement le même pour le Pape. » (L. Choupin, Valeur des décisions doctrinales et disciplinaires du Saint-Siège, 1907, p. 16).

      C’est la conséquence de cette vérité : « l’Eglise enseignante est infaillible; elle ne peut se tromper ni nous tromper; elle est immédiatement assistée de Dieu. » (Mgr Louis-. Gaston de Ségur (1820-1881) Le Pape est infaillible. Opuscule populaire. Paris, Tolra et Haton, 1870).

      Le Concordat – qui a bien une portée universelle, puisque c’est cette ligne de conduite qui devint celle de l’Eglise jusqu’à son triomphe lors de Vatican II, a été conclu au nom de l’Eglise et au titre de l’autorité pontificale UNIVERSELLE de Pie VII :

      « Qui Christi Domini vices in terris gerere, atque Ecclesiam Dei regere constitutus est, omnes occasiones arripere, omnique opportunitate quæ ei offeratur, uti debet, quâ possit et fideles ad Ecclesiæ sinum adducere, et omnia quæcumque timentur pericula evitare, ne, occasione amissâ, spes amittatur etiam ea bona ampliùs assequendi quibus catholica religio juvari possit / Le Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu, doit saisir avidement toutes les occasions qui se présentent, et tout ce qu’elles offrent d’utile et de favorable pour ramener les fidèles dans le sein de l’Eglise, et prévenir les dangers qui pourraient s’élever, afin que l’occasion perdue ne détruise pas la juste espérance de procurer à la religion les avantages qui peuvent contribuer à son triomphe. » (Bulle Ecclesia Christ, 1801).

      Si ces paroles : «Le Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu », n’ont pas une portée UNIVERSELLE, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

      Sachant par ailleurs que des Concordats de ce type, pour les mêmes motifs, seront signés avec d’autres Etats non-chrétiens par la suite dans un esprit de « conciliation » avec le monde, la portée de cet acte décisif que fut le Concordat de 1801, est bien UNIVERSELLE.

      Quel genre d’adhésion devons-nous à ces sortes de décisions doctrinales, authentiques, mais non « infaillibles » du point vue du magistère extraordinaire [cad qui ne sont pas des définitions de « Foi »] ?

      « C’est, répond Franzelin, l’assentiment religieux fondé sur l’autorité du gouvernement de l’Eglise universelle : un assentiment d’ordre religieux, qui n’est pas la foi, mais qui relève pourtant de la vertu de foi. L’autorité du magistère suprême et universel est si sainte, si sacrée, que lorsqu’elle prend une décision, nous ordonne, par exemple, de suivre ou de rejeter telle doctrine, nous lui devons respect et obéissance, non seulement le silence respectueux, mais l’assentiment intérieur de l’esprit, même lorsque cette décision n’est pas garantie par le charisme de l’infaillibilité. L’autorité sacrée de l’Eglise motive notre adhésion. » (L. Choupin, Valeur des décisions doctrinales et disciplinaires du Saint-Siège, 1907, p. 53).

      Comme on le voit, le caractère d’éminence de telles décisions disciplinaires, oblige les fidèles au « respect, l’obéissance, et non seulement le silence respectueux, mais l’assentiment intérieur de l’esprit » !

      C’est pourquoi, l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, ce qui signifie que le cadre « disciplinaire » participe bien d’une infaillibilité de dépendance ou d’interrelation, car le pontife et l’Eglise, ne peuvent par leur attitude contredire ou menacer la sauvegarde du dogme, ce à quoi abouti une « conciliation » avec l’erreur révolutionnaire.

      En voici la définition : « L’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur. Sans cela, Dieu n’aurait pas pris des mesures suffisantes pour que les pasteurs sacrés fussent à même de préserver les fidèles contre les sources empoisonnées, il ne les aurait pas pourvus des moyens nécessaires pour garantir efficacement le dépôt de la foi qui leur est confié. » (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888, p. 113 et ss.)

      Le Concordat, piétinant la règle prudentielle, montrant un exemple terrifiant de faiblesse et de compromission à l’égard d’un Etat criminel révolutionnaire secrètement dirigé par une puissance maçonnique, démoniaque et antichrétienne, a engagé en utilisant, au minimum par « induction », bien que Pie VII déclare parler au nom : «[Du] Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu », la note « d’infaillibilité » attachée aux actes et décisions de l’Eglise et du pape en leur mode de gouvernement relevant du magistère authentique, et c’est un péché extrêmement coupable qui relève, en effet, de l’APOSTASIE.

    • ProVeritate permalink
      13 mai 2015 13:27

      Réponse au message de PIE du 8 mai 2015 à 18h46

      Quand on parle de Magistère UNIVERSEL, cela veut dire que l’enseignement délivré dans ce cadre est « valable partout et de tout temps : semper et ubique (canon de Saint Vincent de Lérins), » et non parce que le Pape qui parle a un pouvoir universel !…
      Il est donc évident que le Concordat n’entre pas dans ce cadre là, ne s’agissant pas d’un enseignement doctrinal d’une part et étant réformable d’autre part, et enfin et surtout parce qu’il ne s’adresse qu’aux français. (certains membres de la Petite-Église s’exilaient d’ailleurs hors des frontières pour ne pas avoir à vivre avec ce fameux Concordat de 1801). Monaco par exemple n’a pas de Concordat.
      Ce concordat ne définit pas les relations idéales entre l’Église et l’État, mais établit un modus vivendi qui est à la fois une loi de l’Église et une loi de l’État.
      Comme vous reconnaissez enfin que le Concordat (avec sa Bulle) n’est pas dogmatique ou doctrinal, il entre donc dans la catégorie des Lois de l’Église et de la discipline.
      Serait-il donc concerné par l’infaillibilité des lois disciplinaires générales ?
      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/La-foi-est-infrangible/A-2-Infaillibilites-des-lois-disciplinaires.pdf
      Non plus, car le Concordat n’est pas une loi disciplinaire GÉNÉRALE à tenir par tous les fidèles sur la planète, mais c’est une Loi particulière, propre à la France, et réformable selon les circonstances. De toute manière, même si on lui reconnaissait une infaillibilité comme Loi disciplinaire, ce n’est qu’une infaillibilité PRATIQUE, « qui garantit (seulement) que la loi n’est ni mauvaise, ni nocive, ni insupportable ; autrement dit, qui garantit que celui qui s’y conforme est (en cela) dans la voie du salut éternel » … « Cette infaillibilité ne garantit pas que la loi est la meilleure en soi, elle garantit que la loi est bonne (pour le salut éternel et en fonction des circonstances du pays dans lequel elle s’applique seulement). » (cf. lien ci-dessus). Ce qui est confirmé par les faits pendant cent ans puisque de nombreux saints ont vécu avec cette loi en France et également de nombreux ordres religieux. Saint Pie X lui-même n’a pas revu le concordat de 1801.

      Que d’autres concordats avec d’autres pays aient été signés ne change rien, puisque chaque concordat a un texte différent, évidemment non universel, plus ou moins bon, et de nombreux autres pays ne vivent pas avec un Concordat, comme la Principauté de Monaco par exemple ; donc encore une fois, l’universalité de la loi ou sa généralité à toute l’Église n’est pas présente, et on ne peut donc pas parler d’infaillibilité dans ce cas de figure.
      Vous semblez croire que le Magistère authentique est systématiquement infaillible !? Mais c’est très faux ! L’autorité de ce magistère est très variable, selon ce que le pape dit dans ce document et du caractère même du document.
      Vous reparlez d’une infaillibilité engagée « en théorie » !?. Mais c’est quoi ce nouveau concept ? L’infaillibilité EST engagée, avec les conséquences que cela comporte en toute logique (=pas d’erreur dans ce cadre là), ou elle ne l’est pas parce que les conditions nécessaires ne sont pas présentes. Ou alors, on ne croit plus véritablement aux dogmes de l’Église catholique : Est, est ; Non, non !
      Quant à l’APOSTASIE, je vous rappelle que le cardinal Journet enseigne avec justesse que « jamais l’Église n’apostasiera » (on parle là évidemment de la sainte Église et non de ses membres véreux, c’e-à-d. du Pape avec son charisme d’infaillibilité). Sinon, les portes de l’enfer auraient prévalu contre l’Église de toute évidence. Le Christ n’a pas apostasié durant sa Passion : ça tombe sous le sens !

      P.S. :
      La situation des catholiques qui, à bon droit aujourd’hui, refusent l’enseignement de Vatican II et les réformes qui en sont issues, est fondamentalement différente de celle des membres de la Petite-Église (qui contestèrent et refusèrent le concordat) : c’est pour des raisons de foi, NON SELON UN JUGEMENT PROPRE, mais selon l’enseignement même de l’Église, que Vatican II est irrecevable ; son enseignement, prétendument fondé sur la révélation divine, est incompatible avec l’enseignement antérieur, certain et définitif du Magistère catholique. C’est la seule démarche acceptable pour un catholique, et c’est celle qu’a suivi Mgr Lefebvre.
      Il n’en était pas ainsi pour le concordat, puisqu’il n’était que l’établissement d’un modus vivendi, fort imparfait en raison des circonstances, avec le gouvernement de fait d’un pays qui fut catholique. Donc, contester ou accuser aujourd’hui le concordat comme hérétique vient d’un jugement personnel qui conteste donc que le Magistère authentique ait bien agit dans ces circonstances difficiles et particulières. Cette démarche n’est pas recevable quand on ose écrire dans le même temps que le concordat rentrait dans un cadre infaillible !
      Vous pouvez m’expliquer de quel droit, vous simple fidèle de l’Église enseignée, vous osez juger et accuser d’apostasie un acte du Magistère authentique que vous déclarez pourtant par ailleurs faire partie du Magistère infaillible « en théorie » !? C’est une attitude digne de Luther, mais non de véritables catholiques. (il faudrait quand même se rappeler que les protestants ont été condamnés comme hérétiques, eux qui accusaient d’erreur l’enseignement du magistère ordinaire de l’Église…)

    • Pie permalink
      14 mai 2015 16:53

      Votre nouveau message, n’apporte rien de bien nouveau dans vos arguments.

      Après vous être violemment frappé la tête contre les murs, voilà à présent que vous tournez en rond comme un automate autour de votre place en réitérant votre sempiternelle litanie. A croire que vous ne lisez pas ce qui vous est répondu et qui vous a été exposé amplement de nombreuses fois ?

      Mais examinons donc, puisque cela semble nécessaire, vos principales affirmations :

      ProVeritate : «Ce concordat ne définit pas les relations idéales entre l’Église et l’État, mais établit un modus vivendi qui est à la fois une loi de l’Église et une loi de l’État.»

      • REPONSE : Ce que vous écrivez est en partie vrai, mais également en partie faux. Je vous l’ai déjà dit et vous le rappelle, ce Concordat s’il pouvait s’appuyer sur bien d’autres actes contractés par l’Eglise depuis des siècles, créait toutefois une situation novatrice en raison de la nature de l’Etat avec lequel l’Eglise cette fois-ci allait signer. Car la République consulaire n’était pas un Etat chrétien, pire, elle représentait une nouvelle «religion» : la Révolution, dotée d’une «église» : la franc-maçonnerie, et d’un «clergé» : les francs-maçons. Signer «de puissance à puissance», avec cette religion satanique fut de ce fait, non pas un « modus-vivendi », mais un abandon de tous les principes antérieurs de l’Eglise. Un renoncement et un péché grave.

      ProVeritate : «Le Concordat n’est pas une loi disciplinaire GÉNÉRALE à tenir par tous les fidèles sur la planète, mais c’est une Loi particulière, propre à la France, et réformable selon les circonstances.»

      • REPONSE : C’est faux et archi-faux. Le Concordat est devenu le modèle dont s’est servi l’Eglise pour établir des traités semblables avec l’Italie républicaine (1804), la Prusse luthérienne, l’Allemagne hitlérienne, le Mexique révolutionnaire, etc., etc. Il est même devenu avec le temps, la règle GENERALE observée par l’Eglise dans son rapport avec les Etats, posant comme principe la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la liberté de culte. C’est la ligne OFFICIELLE, non pas depuis Vatican II, mais depuis Pie VII, Léon XIII, Benoît XIV et Pie XI (saint Pie X marqua une distance d’avec cette ligne, mais ce fut pour une brève période), et c’est d’ailleurs ce qui explique les décisions de Vatican II.

      ProVeritate : «L’universalité de la loi ou sa généralité à toute l’Église n’est pas présente, et on ne peut donc pas parler d’infaillibilité dans ce cas de figure

      • REPONSE : Totalement faux encore une fois. En voulez-vous un exemple frappant ? Quand Léon XIII s’engagea dans la politique du Ralliement, à qui en attribua t-il le mérite ?…à Mgr Ketteler, qu’il désigna comme « son grand prédécesseur », c’est-à-dire l’évêque de Mayence, fer de lance du catholicisme libéral, disciple de Lamennais et admirateur de «l’esprit du Concordat de 1801» ! Et l’action de Léon XIII en 1892, par sa lettre encyclique, participe bel et bien de l’infaillibilité du magistère authentique ordinaire qui en théorie, est «infaillible». Et c’est bien au nom de cette «infaillibilité», que l’on va contraindre les catholiques français légitimistes, à se rallier à la République maçonnique, athée et antichrétienne, nouvelle religion d’essence satanique.

      ProVeritate : «L’autorité de ce magistère [Magistère authentique] est très variable, selon ce que le pape dit dans ce document et du caractère même du document.»

      • REPONSE : Nous sommes bien d’accord, et c’est ce que je ne cesse de vous dire. L’infaillibilité ne fonctionne pas comme une mécanique. Elle est dépendante de son respect de la tradition. Car l’autorité n’est pas au-dessus de la vérité, elle la sert. Si elle vient à manquer à son respect de la tradition, elle n’est plus « infaillible ». C’est ce qu’on appelle une «infaillibilité conditionnelle». Je n’insiste pas plus tout cela est développé suffisamment dans les articles de La Question, qui d’ailleurs se fonde sur de nombreux théologiens, dont le cardinal Charles Journet.

      ProVeritate : «Quant à l’APOSTASIE, je vous rappelle que le cardinal Journet enseigne avec justesse que « jamais l’Église n’apostasiera » (on parle là évidemment de la sainte Église et non de ses membres véreux, c’e-à-d. du Pape avec son charisme d’infaillibilité). Sinon, les portes de l’enfer auraient prévalu contre l’Église de toute évidence. Le Christ n’a pas apostasié durant sa Passion : ça tombe sous le sens !»

      • REPONSE : Vous tentez, vainement, de vouloir refaire le débat où vous vous êtes honteusement ridiculisé par une remarque effrayante (un MERCREDI SAINT !) : «Ah, ah, ah ! Voilà maintenant le Christ qui se fait PÉCHEUR pour notre salut ! Qui dit mieux ? Oui, ça vire au comique en effet « si le sujet n’était pas si solennel » (ProVeritate – 1 avril 2015 05:03). Je vous renvoie de ce fait à ce que je vous ai répondu : «Apprenez que le Christ en effet, s’est fait pécheur sur la Croix pour obtenir notre salut, qu’il a endossé, sur lui, la condition d’esclave. Il vous est impossible de comprendre, à la fois la nature réelle de la Passion du Christ et celle de la Passion de l’Eglise, car vous méconnaissez entièrement le sens effectif de ce que signifie la «mort mystique» du Golgotha où sur le gibet Jésus a été fait «péché», est devenu un objet d’abomination pour son Père en endossant, lui Saint et sans tâche, la pire condition de la créature pécheresse d’Adam. Il a douté, été angoissé, souhaité que le calice s’éloigne de Lui, et même a vu le Père l’abandonner en le regardant sur la Croix comme un vil pécheur dont il avait endossé les fautes. Mais votre incapacité à imaginer une configuration de l’Eglise au Christ, une vocation à vivre à son tour la Passion et connaître le péché, s’explique. En fait, vous en restez comme beaucoup, en-deçà du «mystère» de la religion, vous la contemplez dans un cadre mural comme une chose figée, immobile, vous avez peur de sa terrible vérité religieuse qui est un drame mystique.» Quant à la possibilité de l’Apostasie, méditez le sens et à la raison de l’Oraison de Léon XIII suite à sa terrible vision du 13 octobre 1884 :

      – Satan : « 75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service ».
      – Notre Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux »».
      – 75 ans après 1884 … cela nous donne exactement 1959 année de la décision par Jean XXIII (le 25 janvier), élu 90 jours plus tôt, de convoquer le concile Vatican II !!

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2015/03/29/la-passion-et-la-mort-mystique-de-leglise/#comment-51248

      ProVeritate : «Pour des raisons de foi, NON SELON UN JUGEMENT PROPRE, mais selon l’enseignement même de l’Église, que Vatican II est irrecevable ; son enseignement, prétendument fondé sur la révélation divine, est incompatible avec l’enseignement antérieur, certain et définitif du Magistère catholique. C’est la seule démarche acceptable pour un catholique, et c’est celle qu’a suivi Mgr Lefebvre.»

      • REPONSE : Nous sommes sur ce point en accord. A une simple nuance, quoique fondamentale : Vatican II peut à bon droit, et ne s’en est pas privé, pour légitimer certaines de ses constitutions principales et actes officiels (Liberté religieuse, oeucuménisme, séparation de l’Eglise et de l’Etat, etc.), se revendiquer des décisions du Concordat de Pie VII et du Ralliement de Léon XIII. Ceci expliquant que Vatican II, à savoir 1789 dans l’Eglise – la Révolution triomphant dans Rome – a été rendu possible, par une action de subversion provenant de l’intérieur même de l’Eglise. Ce qui oblige à regarder objectivement les «causes» réelles qui permirent la consécration « infaillible » lors d’un concile général de l’Eglise, des thèses libérales. Se refuser à cet examen, ou le fuir en ne voulant pas voir la vérité en face en se cachant derrière des pseudos théories fantaisistes sur «l’éclipse de l’Eglise» et autres propositions cosmiques illusoires, est une grave erreur.

      ProVeritate : «Contester ou accuser aujourd’hui le concordat comme hérétique vient d’un jugement personnel qui conteste donc que le Magistère authentique ait bien agit dans ces circonstances difficiles et particulières. Cette démarche n’est pas recevable quand on ose écrire dans le même temps que le concordat rentrait dans un cadre infaillible !»

      • REPONSE : Exerçons-nous un instant à la paraphrase, la méthode est souvent profitable : Contester ou accuser aujourd’hui le concile Vatican II comme hérétique vient d’un jugement personnel qui conteste donc que le Magistère authentique ait bien agit dans ces circonstances difficiles et particulières. Cette démarche n’est pas recevable quand on ose écrire dans le même temps que le concile rentrait dans un cadre infaillible ! … Intéressant non ? Et pourtant si frappant parallèle, car parallèle il y a. En effet, si vous voulez être en mesure de qualifier le concile « d’hérésie », il vous faut alors désigner comme telles, les décisions de Pie VII, Léon XIII et Pie XI. Vous ne pouvez y échapper. C’est la même doctrine, le même enseignement, la même logique – certes avec des périodes d’avancées et de reculs selon la sensibilité des pontifes – qui traverse l’Eglise de 1801 à 1962.

      ProVeritate : «Vous pouvez m’expliquer de quel droit, vous simple fidèle de l’Église enseignée, vous osez juger et accuser d’apostasie un acte du Magistère authentique que vous déclarez pourtant par ailleurs faire partie du Magistère infaillible « en théorie » !? C’est une attitude digne de Luther, mais non de véritables catholiques.»

      • REPONSE : Poursuivons cet exercice de paraphrase fort intéressant : Vous pouvez m’expliquer de quel droit, vous simple fidèle de l’Église enseignée, vous osez juger et accuser d’apostasie un acte du Magistère authentique [le concile Vatican II] que vous déclarez pourtant par ailleurs faire partie du Magistère infaillible « en théorie » !? C’est une attitude digne de Luther, mais non de véritables catholiques.
      • CONCLUSION : Vous faites la démonstration probante ProVeritate, que refuser le dernier concile en le qualifiant «d’hérétique» au nom du rejet de la liberté religieuse, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, de l’oeucuménisme, etc., en évitant de se confronter à ce que contiennent, en effet comme positions hérétiques et apostates – le Concordat de Pie VII et la politique du Ralliement de Léon XIII, est une entreprise vouée à l’échec ! Je rajoute que pour ce qui concerne le risque de luthéranisme, une chose nous en préserve radicalement, je parle au nom des catholiques de tradition opposés au sédévacantisme à l’exemple de Mgr Lefebvre, soit le refus de juger du pape et de respecter le «droit divin» qui entoure, encadre et protège l’institution pontificale depuis sa fondation par le Christ (can. 1556). Mais au fait, pouvez-vous en dire autant ? Une question s’impose d’ailleurs : reconnaissez-vous les papes depuis Jean XXIII comme pontifes authentiques de l’Eglise catholique ? Ayez s’il vous plaît, en étayant votre argumentaire et en ne tentant pas d’esquiver le sujet, l’amabilité de nous préciser votre position sur ce point à l’occasion. Merci par avance.
  60. 6 mai 2015 05:42

     » l’Eglise sera éclipsée et le Monde sera dans la consternation  »

    C’est quand même assez clair !

    Les cieux parlent suffisamment pour que les croyants comprennent
    et insuffisamment pour que les incroyants ne comprennent pas. Pascal

    • papy permalink
      6 mai 2015 15:06

      NON…Edouard ce n’est jamais assez clair pour ceux que Dieu a frappé d’aveuglement pertinace et d’une mauvaise foi à toute épreuve …..

  61. 6 mai 2015 11:52

    Edouard-Marie Laugier & papy,

    Il n’y a pas à dire, Pie a raison, vous êtes des drogués toxicomanes complètement aveuglés par votre thèse « co[s]mique » de l’éclipse.

    Pour le rappeler une nouvelle fois, cette idée singulièrement aberrante et ridicule d’une « éclipse » de l’Eglise, ne se trouve chez aucun docteur, aucun théologien, aucune autorité relevant du Magistère.

    Elle apparaît uniquement sous la plume de Mélanie Calvat en 1879, plus de 30 ans après l’apparition de La Salette (1846), où sous l’influence des thèses millénaristes en vogue à l’époque dans les cercles légitimistes, la voyante rédigea un prétendu « secret » qui fut immédiatement mis à l’Index par le Saint-Office !

    Ce qui d’ailleurs signifie que votre version du « secret », que vous nous repassez en boucles continues de façon mécanique, là où se trouve le passage : « l’Eglise sera éclipsée et le Monde sera dans la consternation », a été frappé d’interdit par l’Eglise « en ordre » (sic !).

    Le cardinal Prospero Caterini, secrétaire du Saint-Office, répondit publiquement après cette publication – très éloignée de la version remise en 1851 à Pie IX : « Le Saint-Office est mécontent de la publication de ce livre. Sa volonté expresse est que chaque exemplaire, qui a été mis en circulation soit, dans la mesure du possible, retiré des mains des fidèles ».

    Voici la déclaration officielle émanant de Rome :

    « Très Révérend Père, Votre lettre du 23 Juillet dernier relative à la vulgarisation de l’opuscule intitulé «L’Apparition de la Très Sainte Vierge sur la Montagne de La Salette», a été remise aux Éminentissimes Pères ensemble avec moi Inquisiteurs, lesquels ont trouvé bon de faire répondre à votre Paternité, qu’il n’a pas plu au Saint-Siège, que l’opuscule susdit ait été livré au public, et que, par conséquent c’est sa volonté que, là où ils ont été répandus, les exemplaires en soient, autant que possible, retirés des mains des fidèles. P. Card. CATERINI, Rome, le 8 Août 1880. »

    Alors un peu de cohérence les hallucinés par la thèse « co[s]mique« , objectifs schismatiques et hérésiarques sectaires, illuminés par l’idée condamnée sous Léon XIII de l’éclipse« , et respectez les décisions de l’Eglise qui a demandé officiellement à ce que cette version contestée et contestable du « secret » soit interdite et retirée des mains des fidèles !!

    • 6 mai 2015 14:56

      Nous vivons une époque fabuleuse !

      La Très Sainte Vierge Marie est envoyée par son Fils, NSJC sur la Terre, pour nous délivrer des enseignements et avertissements pour notre temps… quelle grâce !!

      Les « évêques noirs » qui ont combattu le Secret de La Salette ont tous très mal fini …
      quel avertissement terrible !!

      L’Église Catholique vis une situation terrible, une crise, avec l’émergence d’une nouvelle religion qui prétend remplacer la nouvelle, en changeant TOUT,, ce qui correspond à une éclipse.

      La réalité est donc là pour confirmer les prophéties … quelle grâce !!

      Mais il se trouve des libéraux, le mot est faibles, qui nient la réalité même, arguent que cette éclipse n’est pas définie dans le Magistère, comme si pareille situation était normale et prévisible, et qui combattent ce Secret.
      Et pour cela, ils usent des vieux arguments miteux sur le soit disant interdit … la vieille manip encore et toujours resservie.

      Pour le lecteur (car les gens de la Question sont hélas perdus, au for externe tout le moins):

      http://wordpress.catholicapedia.net/la-salette-verites-et-mensonges-consequences-contemporaines/

      Toute les réfutations sur les soit-disant « condamnations » du secret, mensonges et calomnies odieuses.

      Mais il est vrai que parfois, il vaut mieux passer pour fou.
      Alors oui Edouard-Marie Laugier, c’est un débile, il ose croire à ce que prophétise Notre Dame.
      Je préfère être un débile fidèle à Notre Dame qu’une ponte de La Question, éminent intellectuel grand théologien , comme les 2500 évêques qui ont apostasié à vatican II.

    • Pélikan permalink
      6 mai 2015 20:36

      « Le texte du Secret [publié en 1879 par Mélanie Calvat] n’a pas été approuvé par l’Eglise comme l’a été l’apparition de 1846; qui plus est, le Saint-Office en a interdit la diffusion sous peine de lourdes sanctions (1915), il en a interdit la possession et la lecture (192[3]) et il en a condamné le contenu (1957). Certes, les décrets de la Sacrée Congrégation ne sont pas irréformables; cependant, ceux qui ne tiennent aucun compte des condamnations émanant de la Sacrée Congrégation de l’Index ou d’autres congrégations romaines se rendent coupables de faute (cf. proposition 8 des modernistes condamnée par le décret Lamentabili, DS 3408). » (M. l’abbé Francesco Ricossa, Sodalitium, n° 48, avril 1999, p. 59).

    • 6 mai 2015 21:12

      Edouard-Marie Laugier,

      Continuez dans vos chimères si ça vous chante, c’est votre droit, non pas de fidèle catholique, mais d’hérésiarque schismatique, aveuglé par les illusions de votre secte qui sont, il est vrai, des « folies » insensées.

      Il se trouve que la question de La Salette, et du fameux « secret » de Mélanie, a été définitivement tranchée, grâce à une récente découverte inattendue effectuée à Rome le 2 octobre 1999.

      En effet, les « secrets » révélés par la Vierge Marie aux deux bergers de La Salette remis au pape Pie IX le 18 juillet 1851 mais considérés comme perdus, ont été miraculeusement retrouvés dans les archives de l’ex-Saint-Office par l’abbé Michel Corteville.

      Or, après examen, les choses sont absolument claires montrant que les deux versions du secret révélé à Mélanie, celle rédigé en 1851 et celle de 1873, cette dernière publiée en 1879, avec l’imprimatur de Mgr Zola, évêque de Lecce, présentent des différences tout à fait notables, puisque les paroles que la Sainte Vierge aurait dites à Mélanie en 1846 : «Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise », paroles qui font l’objet d’une reconnaissance et d’un respect quasi dévotionnel par les courants sédévacantistes en raison de leur caractère de « prophétie » qui aurait vocation à exposer la situation actuelle de l’Eglise, ne figurent absolument pas dans le texte initial et originel du secret révélé à Mélanie en 1846, comme on le constate aisément par le document remis à Pie IX en 1851, ci-dessous reproduit :

      Secret de Mélanie Calvat - 1851
      Secret rédigé par Mélanie Calvat le 6 juillet 1851, remis à Pie IX dès le 18 juillet, tel que retrouvé miraculeusement à Rome le 2 octobre 1999.

      Le sujet est donc clos, vous vous accrochez, pour justifier une fou-thèse « co[s]mique« , à un texte qui n’est pas celui confié par la Sainte Vierge aux petits bergers, lors de l’apparition du 19 septembre 1946, de plus condamné officiellement à de nombreuses reprises par « l’Eglise en ordre » (sic!).

      Ainsi, la valeur du « secret » – texte tardif publié par Mélanie Calvat en 1879 – outre la condamnation et l’interdit du Saint-Office par le cardinal Caterini en date du 8 août 1880 sous Léon XIII, de nouveau condamné par le Saint-Office le 9 mai 1923, avec approbation de Pie XI, il est assorti de cet ordre formel : « ordonnant à qui de droit d’ôter des mains des fidèles l’opuscule condamné. »

      RAPPEL :

      Condamnation de l’opuscule: ‘L’Apparition de la sainte Vierge de La Salette’.

      DECRET

      Mercredi 9 mai 1923

      Dans l’assemblée générale de la Congrégation du Saint-Office, les Eminentissimes et Révérendissimes Cardinaux préposés à la sauvegarde de la foi et des mœurs ont proscrit et condamné l’opuscule ‘L’apparition de la très Sainte Vierge sur la sainte montagne de La Salette le samedi 19 septembre 1845 – Simple réimpression du texte intégral publié par Mélanie, etc. Société Saint-Augustin, Paris-Rome-Bruges, 1922’ ordonnant à qui de droit d’ôter des mains des fidèles l’opuscule condamné.

      Le même jour Sa Sainteté le Pape Pie XI, dans l’audience ordinaire accordée au Révérend assesseur du Saint-Office, a approuvé la décision prise par les Eminentissimes Cardinaux.

      Donné à Rome, du Palais du Saint-Office,
      le 10 mai 1923.
      Luigi Castellano, Notaire du Saint-Office.

      Votre irrespect de la discipline de l’Eglise – attitude coupable et très pécheresse – ne se limite donc pas aux décisions de l’après concile, puisque, en vous accrochant à un texte condamné dont l’Eglise demande qu’il soit « ôté des mains des fidèles », vous nous faites la démonstration de votre résistance téméraire, audacieuse, notoire et rebelle, à des ordres formels émanant du Magistère authentique agissant du temps de Léon XIII et Pie XI.

      Votre désorientation schismatique sectaire apparaît ainsi au grand jour !

    • papy permalink
      7 mai 2015 11:49

      LAGOMER,

      En réalité, l’opuscule de Mélanie n’a jamais été mis à l’Index : on manifesta seulement la volonté de ne pas le voir entre les mains des fidèles, précisément à cause de la partie concernant le clergé ; mais il n’y eut dans cette lettre pas un mot qui pût infirmer l’authenticité de ce même Secret ni la valeur des prophéties qu’il renfermait.
      Voilà la vraie vérité (!) ……..

    • 7 mai 2015 21:48

      papy,

      Lorsque vous serez en mesure d’admettre la vérité des faits, la discussion pourra reprendre … pour l’heure les délires des illuminés de la « secte co[s]mique de l’éclipse », vous privent de discernement et vous font écrire des sottises dignes d’un âne !

      papy : « l’opuscule de Mélanie n’a jamais été mis à l’Index... »

      L’Eglise : « Les Eminentissimes et Révérendissimes Cardinaux préposés à la sauvegarde de la foi et des mœurs ont proscrit et condamné l’opuscule ‘L’apparition de la très Sainte Vierge sur la sainte montagne de La Salette le samedi 19 septembre 1845 – Simple réimpression du texte intégral publié par Mélanie, etc. Société Saint-Augustin, Paris-Rome-Bruges, 1922’, ordonnant à qui de droit d’ôter des mains des fidèles l’opuscule condamné. » (Saint-Office, le 10 mai 1923).

      Décret St. Office 1923
      Décret condamnant l’ouvrage de Mélanie Calvat, « L’Apparition de la Très Sainte Vierge de La .Salette », Paris-Rome-Bruges, Société Saint-Augustin, 1922 (1ère éd. en ltalie, Lecce, G. Spacciante, 1879), daté de 1923, sous Pie XI.

    • Lagomer permalink
      7 mai 2015 22:11

      COMPLEMENT :

      L’Eglise s’est prononcée sur le Secret lui-même, du moins pour ce qui regarde sa divulgation. Le 14 août 1880 (l’année suivant la publication du Secret avec l’imprimatur de la Curie de Lecce) le cardinal Caterini, préfet de la S.C. de l’Inquisition, écrivait à l’Evêque de Troyes, Mgr Cortet : “…cette publication n’a pas plu du tout au Saint-Siège, aussi sa volonté est-elle que les exemplaires de ladite brochure – partout où ils ont été mis en circulation – soient retirés des mains des fidèles”.

      Ce qui n’empêcha pas le Secret d’être diffusé ultérieurement, avec la circonstance aggravante ci-dessus ; d’où la promulgation, le 21 décembre 1915, par la S.C. du Saint-Office du Décret concernant ce qu’on appelle vulgairement “Le Secret de La Salette” (A.A.S. 7 [1915], p. 594) :

      Décret concernant ce qu’on appelle vulgairement “Le Secret de La Salette”

      « Il est parvenu à la connaissance de cette Suprême Congrégation qu’il ne manque pas de gens, même appartenant à l’ordre ecclésiastique, qui, en dépit des réponses et des décisions de la Sacrée Congrégation elle-même, continuent – par des livres, brochures et articles publiés dans des revues périodiques, soit signés soit anonymes – à traiter et discuter la question dite du “Secret de La Salette”, de ses différents textes et de ses adaptations aux temps présents ou aux temps à venir ; et cela non seulement sans l’autorisation des Ordinaires, mais même contrairement à leur défense.

      Pour que ces abus, qui nuisent à la vraie piété et portent une grave atteinte à l’autorité ecclésiastique, soient réprimés, la même Sacrée Congrégation ordonne à tous les fidèles, à quelque pays qu’ils appartiennent de s’abstenir de traiter et de discuter le sujet dont il s’agit, sous quelque prétexte et sous quelque forme que ce soit, tels que livres, brochures ou articles signés ou anonymes, ou de toute autre manière.

      Que tous ceux qui viendraient à transgresser cet ordre du Saint-Office soient privés, s’ils sont prêtres, de toute dignité qu’ils pourraient avoir, et frappés de suspens par l’Ordinaire du lieu, soit pour entendre les confessions, soit pour célébrer la messe ; et s’ils sont laïcs, qu’il ne soient pas admis aux sacrements avant d’être venus à résipiscence. (..). Au reste, ce décret n’est pas contraire à la dévotion à la Très Sainte Vierge, invoquée et connue sous le titre de “Réconciliatrice de La Salette”. » (Donné à Rome, au Palais du Saint-Office, le 21 Décembre 1915).

      Décret 1915
      Décret 1915
      Décret, le 21 décembre 1915, par la S.C. du Saint-Office, concernant ce qu’on appelle vulgairement “Le Secret de La Salette”.

    • 7 mai 2015 22:25

      ENFIN :

      Dernière intervention du Saint-Office, celle du 8 janvier 1957 ; elle consiste en une lettre du cardinal Pizzardo au Père Francesco Molinari, procureur général de la Congrégation des Missionnaires de La Salette, lettre qui mettait fin au doute :

      “En conséquence, je me fais un devoir de vous faire connaître que cette Suprême Congrégation a examiné et condamné, par le Décret cité, l’opuscule susdit édité et diffusé par la Société Saint-Augustin, même sans la lettre du docteur Mariavé”. (lettre du cardinal Pizzardo, 8 janvier 1957).

      Cardinal Pizzardo
      Giuseppe Pizzardo (13 juillet 1877 – 1er août 1970) exerça la fonction de secrétaire du Saint-Office de 1951 à 1959. Il fut élevé au cardinalat en 1937.

      De tout ce qui précède on peut tirer la conclusion suivante : le texte du Secret n’a pas été approuvé par l’Eglise comme l’a été l’apparition de 1846 ; qui plus est, le Saint-Office en a interdit la diffusion sous peine de lourdes sanctions (1915), il en a interdit la possession et la lecture (1922) et il en a condamné le contenu (1957).

      CONCLUSION : ceux qui ne tiennent aucun compte des condamnations émanant de la Sacrée Congrégation de l’Index ou d’autres congrégations romaines se rendent coupables de faute (cf. proposition 8 des modernistes condamnée par le décret Lamentabili, DS 3408).

  62. 6 mai 2015 13:26

    Ainsi, ce qui est vrai, c’est que l’Eglise n’a point été « éclipsée », ce qui n’a aucun sens et relève de fantasmagories illusoires, trompeuses et délirantes, la structure visible et hiérarchique de Rome conservant l’héritage authentique de la catholicité, et les papes qui se succèdent depuis Vatican II, bien qu’imprégnés d’idées modernistes – et pour plusieurs successeurs de Pierre depuis la Révolution, de thèses libérales démocratiques ceci bien avant le dernier concile, c’est-à-dire, comme il apparaît à l’évidence, depuis Pie VII et le Concordat avec toutes les conséquences abominables que l’on constate suite à cette terrible décision de « conciliation » avec l’erreur -, sont cependant des pontifes de la « vraie et éternelle Eglise visible».

    Et c’est d’ailleurs de cette lignée successorale éternelle, de «droit divin », que surgira, un jour, un pape traditionnel, lorsque le Ciel en décidera, car il ne peut en surgir que de cette succession romaine, sacrée, ininterrompue, qui ne doit jamais l’être, sous peine de destruction de l’Eglise, ceci étant l’objet d’une assurance formelle et dogmatique, ainsi formulée lors du concile Vatican I :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. » (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

  63. Kyrie Eleison permalink
    8 mai 2015 22:10

    La réconciliation avec la République, voulue, acceptée et paraphée par Pie VII, c’est-à-dire avec un régime maçonnique, démoniaque et athée, aura des conséquences terribles, dont la première sera celle de créer un précédent qui conduira à la politique du « ralliement » de Léon XIII, puis du ralliement à la démocratie-chrétienne sous Pie XI, et de cette démocratie chrétienne à la « religion des droits de l’homme » de Vatican II.

    Cette logique inexorable explique ce qui est advenu dans l’Eglise lors du dernier concile, et montre que la corruption des principes catholiques s’est produite de « l’intérieur », aboutissant à la Révolution qui a triomphé en 1962.

    Dans « Ecclesia Christi », Rome acceptait de soumettre tous les nouveaux évêques au pouvoir de la République, pouvoir auprès duquel ils devaient prêter serment de fidélité. Cet acte fut donc celui d’un affreux renoncement, dont il convient de mesurer pleinement le sens et la portée véritable.

    On perçoit à la lecture, que la Bulle Ecclesia Christi de Pie VII est absolument scandaleuse, tant dans ses termes, que dans ses décisions indignes à l’égard des évêques et du clergé qui, courageusement, s’étaient opposés à la Révolution depuis 1789 par fidélité au trône et à l’autel, et ce jusqu’au sacrifice de leur vie.

    Il faut donc prendre connaissance attentivement de cette bulle, rédigée au nom du « Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu », pour en mesurer le caractère absolument terrifiant et singulièrement impie :

    Ecclesia Christi
    ARRÊTÉ qui ordonne la publication d’une Bulle contenant la nouvelle circonscription des Diocèses français, du 29 Germinal.

    LES CONSULS DE LA RÉPUBLIQUE, sur le rapport du conseiller d’état chargé de toutes les affaires concernant les cultes ; le conseil d’état entendu,
    ARRÊTENT :
    ART. I.er La bulle donnée à Rome le 3 des calendes de décembre 1801, contenant la nouvelle circonscription des diocèses français, sera publiée, sans approbation des clauses, formules ou expressions qu’elle renferme, et qui sont ou pourraient être contraires aux lois de la République, aux libertés, franchises et maximes de l’Eglise gallicane.
    II. Ladite bulle sera transcrite, en latin et en français, sur les registres du conseil d’état, et mention en sera faite sur l’original par le secrétaire du conseil : elle sera insérée au Bulletin des lois.
    Le premier Consul, signé BONAPARTE. Par le premier Consul : le secrétaire d’état, signé HUGUES B. MARET. Le conseiller d’état chargé de toutes les affaires concernant les cultes, signé PORTALIS.

    «Pie VII, par la divine Providence, souverain Pontife, voulant concourir au rétablissement du culte public de la religion catholique, et conserver l’unité de l’Eglise en France, a solennellement confirmé par ses lettres apostoliques scellées en plomb, commençant par ces mots, Ecclesia Christi, et données à Roma à Saint-Marie-Majeure, le 18 des calendes de septembre, l’an de l’Incarnation 1801, le second de son pontificat, la convention conclue entre les plénipotentiaires de sa Sainteté et ceux du Gouvernement français ; et comme dans ces mêmes lettres sa Sainteté a ordonné qu’il serait fait une nouvelle circonscription des diocèses français, elle a enfin voulu procéder à cette nouvelle circonscription par les lettres apostoliques scellées en plomb, dont la teneur suit :

    Le Pontife qui remplit sur la terre les fonctions de représentant de J.C., et qui est établi pour gouverner l’Eglise de Dieu, doit saisir avidement toutes les occasions qui se présentent, et tout ce qu’elles offrent d’utile et de favorable pour ramener les fidèles dans le sein de l’Eglise, et prévenir les dangers qui pourraient s’élever, afin que l’occasion perdue ne détruise pas la juste espérance de procurer à la religion les avantages qui peuvent contribuer à son triomphe.

    Tels sont les motifs qui, dans les derniers mois, nous ont engagés à conclure et signer une convention solennelle entre le Saint-Siége et le premier Consul de la République française. Ce sont encore ces mêmes motifs qui nous obligent à prendre maintenant une délibération ultérieure sur ce même objet, qui, si elle était plus longtemps différée, entraînerait après elle de très-grands malheurs pour la religion catholique, et nous ferait perdre cet espoir flatteur que nous n’avons pas témérairement conçu, de conserver l’unité catholique au milieu des Français.

    Pour procurer un aussi grand bien, nous avons, dis-je, résolu de faire une nouvelle circonscription des diocèses français, et d’établir dans les vastes états qui sont aujourd’hui soumis à la République française, dix métropoles et cinquante évêchés. Le premier Consul doit nommer à ces siéges, dans les trois mois qui suivront la publication de nos lettres apostoliques, des hommes capables et dignes de les occuper ; et nous avons promis de leur donner l’institution canonique dans les formes usitées pour la France avant cette époque. Mais nous étions bien éloignés de penser que nous fussions pour cela obligés de déroger au consentement des légitimes évêques qui occupaient précédemment ces siéges, vu que leurs diocèses devaient être totalement changés par la nouvelle circonscription, et recevoir de notre part de nouveaux pasteurs. Nous les avions invités d’une manière si pressante, par nos lettres remplies d’affection et de tendresse, à mettre, par ce dernier sacrifice, le comble à leurs mérites précédemment acquis, que nous espérions recevoir de leur part la réponse la plus prompte et la plus satisfaisante ; nous ne doutions pas qu’ils ne remissent librement et de plein gré leurs titres et leurs églises entre nos mains.

    Cependant nous voyons avec la plus vive amertume, que si, d’un côté, les libres démissions d’un grand nombre d’évêques nous sont parvenues, d’un autre côté celles de plusieurs autres évêques ont éprouvé du retard, ou leurs lettres n’ont eu pour objet que de développer les motifs qui tendent à retarder leur sacrifice. Vouloir adopter ces délais, ce serait exposer la France, dépouillée de ses pasteurs, à de nouveaux périls : non-seulement le rétablissement de la religion catholique serait retardé, mais, ce qui est surtout à craindre, sa position deviendrait de jour en jour plus critique et plus dangereuse, et nos espérances s’évanouiraient insensiblement. Dans cet état de choses, c’est pour nous un devoir, non-seulement d’écarter les dangers qui pourraient s’élever, mais encore de préférer à toute considération, quelque grave qu’elle puisse être, la conservation de l’unité catholique et celle de la religion, et de faire sans délai tout ce qui est nécessaire pour consommer l’utile et glorieux ouvrage de sa restauration.

    C’est pourquoi, de l’avis de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine, nous dérogeons à tout consentement des archevêques et des évêques légitimes, des chapitres, et des différentes églises et de tous autres ordinaires. Nous leur interdisons l’exercice de toute juridiction ecclésiastique, quelle qu’elle soit. Nous déclarons nul et invalide tout ce qu’aucun d’eux pourrait faire dans la suite en vertu de cette juridiction ; en sorte que les différentes églises archiépiscopales, épiscopales et cathédrales, et les diocèses qui en dépendent, soit en totalité, soit en partie, suivant la nouvelle circonscription qui va être établie, doivent être regardés, et sont dans la réalité, libres et vacans, de telle sorte que l’on puisse en disposer de la manière qui sera ci-dessous indiquée.

    Considérant donc comme exprimé de droit, dans les présentes lettres apostoliques, tout ce qui doit y être nécessairement contenu, nous déclarons annuller, supprimer et eteindre à perpétuité tout l’état présent des églises archiépiscopales et épiscopales ci-après désignées, avec leurs chapitres, droits, priviléges et prérogatives, de quelque nature qu’ils soient ; savoir : [suit la liste des diocèses français].

    En sorte que, sans en excepter le droit des métropolitains, quels qu’ils soient, et quelque part qu’ils soient, tous les susdits archevêchés, évêchés, abbayes mêmes indépendantes, et dont le territoire n’appartiendrait à aucun évêché, doivent être considérés, avec leur territoire et leur juridiction, comme n’existant plus dans leur premier état, parce que ces titres ou sont éteints, ou vont être érigés sous une nouvelle forme.

    Nous dérogeons en outre à tout consentement des archevêques, évêques, chapitres et autres ordinaires qui ont une partie de leur territoire sous la domination française. Nous déclarons cette partie du territoire ; à dater de ce jour, exempte de leur juridiction à perpétuité, et séparée de tout droit, autorité ou prérogative exercés par lesdits archevêques, évêques, chapitres et autres ordinaires, en sorte qu’elle puisse être remise et incorporée aux églises et diocèses qui vont être érigés en vertu de la nouvelle circonscription, comme il sera expliqué ci-dessous ; sauf néanmoins la juridiction, les droits et prérogatives des mêmes archevêques, évêques, chapitres et autres ordinaires, pour cette partie de leur diocèse, qui n’est pas soumise à la domination française. Nous nous réservons de pourvoir dans la suite, tant au gouvernement de la partie de ces diocèses qui était ci-devant régie par des évêques français, et qui maintenant dépend d’un prince étranger, qu’à celui des églises cathédrales qui, situées au-delà du territoire français, étaient autrefois suffragantes des anciens archevêques français, et se trouvent, par le nouvel état de choses, privées de leur métropolitain.

    Notre dessein étant de terminer, suivant les desirs que nous a exprimés le premier Consul de la République française, l’établissement du régime ecclésiastique dans tout ce qui est urgent et nécessaire, nous déclarons établir, et par les présentes lettres nous érigeons de nouveau en France, dix églises métropolitaines et cinquante sièges épiscopaux, savoir :

    [suit la liste des nouveaux diocèses français].

    Nous mandons en conséquence et nous ordonnons à notre cher fils Jean-Baptiste Caprara, cardinal prêtre de la sainte Eglise romaine, notre légat à latere, et celui du Saint-Siége près de notre très-cher fils en J.C. Napoléon Bonaparte, premier Consul de la République française, et près du peuple français qu’il ait à procéder de suite à l’établissement des églises archiépiscopales et épiscopales que nous venons d’ériger, suivant la forme que nous avons adoptée dans cette érection, en assignant à chacun des archevêques et évêques ce qui doit lui appartenir ; en assignant le patron ou titulaire spécial de chaque diocèse sous l’invocation duquel la principale église est consacrée à Dieu, les dignités et membres de chaque chapitre, qui doit être formé suivant les règles prescrites par les saints conciles ; l’arrondissement et les limites précises de chacun des diocèses : le tout expliqué par lui de la manière la plus claire et la plus distincte, dans tous les décrets ou actes qu’il fera pour l’établissement desdits archevêchés, au nombre de dix, et des cinquante autres évêchés.

    Qu’il ne soit donc permis à aucun homme d’enfreindre ou de contrarier, par une entreprise téméraire, cette bulle de suppression, extinction, érection, établissement, concession, distribution des pouvoirs, commission, mandement, décret, dérogation et volonté. Si quelqu’un entreprend de le faire, qu’il sache qu’il encourra l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul.»

    Donné à Rome, à Sainte-Marie-Majeure, l’an de l’Incarnation 1801, le 3 des calendes de décembre, la seconde année de notre pontificat.

    Voilà l’origine de l’APOSTASIE !

  64. Luso permalink
    12 mai 2015 02:42

    Soyons clairs et nets:

    Le Concile Vatican I a défini que le Pape est le « perpétuel principe et fondement visible de l’unité de l’Église » (Denz-Scho 3051), en anathématisant ceux qui diraient que Saint Pierre n’aurait pas des perpétuels successeurs dans la primauté sur toute l’Église (Denz-Sho 3058).

    Dans le droit commun la succesion suit des formalités par lesquelles on déclare qui sont les héritiers du défunct. Dans l’ Eglise, de même (sauf qu’ il n y a pas de déclaration mais élection suivie de l’ acceptation, ce qui est constitutive de la charge).

    Il y a (il est nécessaire qu’ il y ait) donc dans l’ Eglise -en dehors de la vacance lors de la « succession »- une Tête visible qui n’ est pas seulement « matérielle » puisqu’ elle s’ agit de la succession dans la primauté de « juridiction » (selon le Concile Vatican I).

    Suppossons maintenant qu’ il ya eu une quelconque nullité dans l’ eléction: comment peut on dire que l’ élu est vraie Tête visible dans la primauté de juridiction?

    On a argumenté: de par l’ acceptation de l’ Eglise universelle qui convalide l’ élection. Mais dans la réalité des choses on ne pourrait pas faire que quelque chose qui n’ existe pas vienne à exister.

    La solution -qui ne contredit pas la réalité des choses- en est l’ « erreur commun de fait ou de droit » valable non seulement dans le pouvoir d’ ordre mais aussi dans le pouvoir de juridiction. Dans ce cas, l Eglise supplée le pouvoir executif de gouvernement (can 144.1).

    Le fondement de la suppléance reviendrait à la nécessité de pourvoir à la continuité de la charge et à l’ accomplissement de la promesse divine.

    Mais la suppléance s’ exerce sur le Pape putatif, qui est véritable Tête visible de juridiction (supplée par l’ Eglise), tout de même (dans ce point de l’ autorité) que Saint Joseph (Père putatif de Notre Seigneur) était vraie Tête de la divine famille et que tant Jésus comme Marie leur étaient « soumis » (Lc 2, 51)

  65. Vehementer permalink
    19 mai 2015 18:46

    Un pape est infaillible dans son magistère extraordinaire et ordinaire : «Quant au magistère établi par Jésus-Christ dans son Eglise, il est manifeste que l’infaillibilité dont il a été divinement pourvu, n’est pas une simple inerrance de fait, même perpétuellement réalisée; c’est une inerrance de droit, en vertu de laquelle l’autorité enseignante dans l’Eglise est préservée de toute erreur, par l’assistance surnaturelle qu’elle reçoit du Saint-Esprit.» (Dublanchy, Dictionnaire de Théologie Catholique, IV, col. 2175).

    «II y a, dans l’Eglise, un double mode d’infaillibilité : le premier s’exerce par le magistère ordinaire… C’est pourquoi, de même que le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité demeure tous les jours dans l’Eglise, l’Eglise aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l’assistance du Saint-Esprit. Elle enseigne toutes les vérités soit déjà définies, soit explicitement contenues dans le dépôt de la révélation, mais non définies encore, soit enfin
    celles qui font l’objet d’une foi implicite. Ces vérités, l’Eglise les enseigne quotidiennement, tant principalement par le Pape, que par chacun des évêques en communion avec lui. Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l’infaillibilité même de l’Eglise. Ils diffèrent seulement en ceci : les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape, qui les confirme, mais le pape, lui, n’a besoin de rien d’autre que de l’assistance du Saint-Esprit qui lui a été promise. Ainsi il enseigne et n’est pas enseigné, il confirme et n’est pas confirmé.» (Dom Nau, O.c. p. 15).

  66. Rome permalink
    23 mai 2015 10:49

    Mgr Williamson analyse finement la question des papes conciliaires dans son dernier « Commentaire » : « Le monde a toujours fait de mauvais Papes, mais jamais aussi mauvais que dans le monde actuel, qui est d’une corruption sans précédent. »

    Par ailleurs, concernant Mgr Lefebvre, il cite la réflexion d’un ami : « En ce qui concerne Monseigneur Lefebvre, étant donné qu’il a grandi dans une Église bien différente de celle d’aujourd’hui, je peux seulement conclure que pour lui il était impossible qu’un Catholique servant d’instrument de la subversion ne pût avoir conscience de ce qu’il faisait. Encore moins un Pape ne pouvait-il pas s’en rendre compte. Lisant entre les lignes de certains écrits de Monseigneur, je crois que, bien que sa vision du monde inclût certainement le fait d’une dégénération continue jusqu’à la fin du monde, cette vision n’a pas envisagé que ce processus pût clairement affecter l’Église elle-même. »

    http://stmarcelinitiative.com/des-papes-conciliaires-i/?lang=fr

    Il faut admettre que c’est très juste !

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