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Attendons que la lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle

1 octobre 2015

A l’Automne 1974, Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991) [1], ancien archevêque de Dakar, ancien Supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit, fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et du Séminaire international d’Écône (Suisse), lançait un cri d’alarme sur la situation de l’Église, ceci neuf ans seulement après la fin du Concile Vatican II, un cri qui provoqua de nombreuses réactions, bien au-delà du monde catholique. Ce cri admirable de courage et de vérité, n’a pas perdu de son actualité, bien au contraire, et nous croyons utile – notamment en cette période où règnent de nombreuses confusions à propos de l’Eglise, au sujet de sa nature et son indéfectible perpétuité, une Eglise qui ne peut être ni « éclipsée » (sic !), ni évidemment disparaître ou détruite en raison des promesses formelles de Jésus-Christ faites à Saint-Pierre (Matthieu XVI, 17-19) [2] -, de le rappeler, tant les termes de cette déclaration conservent leur pertinence et leur impérative nécessité pour la conservation de la Foi catholique.
ihs Frise

Déclaration de Mgr Lefebvre

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.

« S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1:8)

N’est-ce par ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.

On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.

Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.

C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les ‘‘fidèles dispensateurs des mystères de Notre Seigneur Jésus-Christ’’ dans le Saint-Esprit. Amen ». (Déclaration de Mgr Marcel Lefebvre, le 21 novembre 1974, in «Marcel Lefebvre, une vie», Mgr Bernard Tissier de Mallerais, Clovis, pp. 654- 655).

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Notes.
1. Mgr Marcel Lefebvre, né le 29 novembre 1905 à Tourcoing (Nord). fut Archevêque catholique de Dakar et délégué apostolique pour l’Afrique française, il devint, en 1962, évêque de Tulle puis Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit. Grande figure de l’opposition au concile de Vatican II, il fonda en 1970 la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X dont la finalité est de préserver le sacerdoce catholique. Il quitta ce monde le 25 mars 1991 en la fête de l’Annonciation.
2. « Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.» (Matthieu XVI, 17-19).
22 commentaires leave one →
  1. Vehementer permalink
    1 octobre 2015 20:08

    Jésus-Christ est Roi des nations. Mgr Pie l’a prouvé par l’Écriture.

    Mais quels sont ses titres à la Royauté ? L’importance de ces titres ne lui a pas échappé. Il les indique dans son panégyrique de saint Émilien, où parlant de cette royauté il dit :

    «Elle date de loin et elle remonte haut cette universelle royauté du Sauveur. En tant que Dieu, Jésus-Christ était roi de toute éternité ; par conséquent, en entrant dans le monde, il apportait avec Lui déjà la royauté. Mais ce même Jésus-Christ, en tant qu’homme, a conquis Sa royauté à la sueur de Son front, au prix de Son sang »

    La soumission et l’hommage de toute créature : telle est la conséquence de la Royauté de Jésus-Christ. Nous avons tous la rigoureuse obligation de reconnaître notre Roi Jésus-Christ et de nous soumettre à ses lois.

    La raison nous apprend que Dieu est l’auteur de la société, non pas seulement en ce sens qu’Il a tiré du néant les individus qui la composent, mais encore parce qu’Il lui a donné la vie propre qui la caractérise : la vie sociale. L’homme, en effet, s’épanouit en famille et la famille en nation, en vertu d’une tendance et suivant des lois qu’il a reçues du Créateur. Et après les avoir fondées, Dieu fait vivre les nations et les gouverne ; Il leur envoie la richesse ou la pauvreté, les victoires ou les défaites, les bénédictions ou les châtiments, suivant qu’elles sont fidèles ou rebelles à sa loi.

    Puisque les peuples, en tant que peuples, dépendent ainsi du Créateur, ils doivent, en tant que peuples, reconnaître son autorité. Ils doivent à Dieu un hommage public, social, national.

    http://www.christ-roi.net/index.php/La_Royaut%C3%A9_sociale_de_Notre_Seigneur_J%C3%A9sus-Christ_%28Cardinal_Pie%29_01#CHAPITRE_UNIQUE_:_EXPOS.C3.89_DE_LA_DOCTRINE.

  2. Hilaire permalink
    1 octobre 2015 20:30

    Dans le combat contre l’humanisme athée, il faut oeuvrer pour la restauration de l’ordre intellectuel, social, politique et moral de Dieu, et pour le rétablissement de la primauté de notre Seigneur Jésus-Christ et de ses lois, sur les coeurs, les intelligences et les volontés de tous les hommes.

  3. sand permalink
    1 octobre 2015 21:02

    Souhaitons que le Règne social de Notre Seigneur ne tarde pas trop, car la situation est vraiment inquiétante. Jamais les peuples, depuis l’avènement du Christ, n’avaient connu un temps de domination si puissant de la Bête.

  4. Moria permalink
    1 octobre 2015 21:36

    Déclaration de Mgr Lefebvre qui conserve une grande actualité, car non seulement les fruits de Vatican II depuis 1974 se sont avérés des fruits empoisonnés, mais ils ont en plus engendrés des réactions déviantes dont le sédévacantisme est l’illustration la plus perverse.

    • Papy permalink
      5 octobre 2015 22:00

      Moria! ….vous allez vous gâter le teint !

  5. Christophe permalink
    2 octobre 2015 11:51

    Pour ceux qui confondent l’église conciliaire avec l’Église catholique, ce problème est très clairement abordée dans l’apocalypse, chapitre 18. Le verset 7 s’applique à votre discours…

    02 Il s’écria d’une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande [i.e. la Rome apostate et œcuménique] ! La voilà devenue tanière de démons, repaire de tous les esprits impurs, repaire de tous les oiseaux impurs, repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes !
    03 Car toutes les nations ont bu du vin de sa fureur, de sa prostitution ; les rois de la terre se sont prostitués avec elle, et les marchands de la terre se sont enrichis de son luxe insolent. »
    04 Et j’entendis une autre voix venant du ciel qui disait : « Sortez de la ville, vous mon peuple, pour ne pas prendre part à ses péchés et ne rien subir des fléaux qui l’affligent.
    05 Car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et, de ses injustices, Dieu s’est souvenu.
    06 Traitez-la comme elle vous a traités, rendez-lui au double selon ses actes ; dans la coupe qu’elle a préparée, préparez-lui le double.
    07 À la mesure de la gloire et du luxe qu’elle a étalés, donnez-lui torture et deuil. Car elle dit dans son cœur : “Je trône, je suis reine, je ne suis pas veuve, je ne verrai jamais le deuil.
    08 C’est pourquoi des fléaux, en un seul jour, viendront sur elle : mort, deuil, famine, et elle sera brûlée au feu, car il est fort, le Seigneur Dieu qui l’a jugée. »…

    • 2 octobre 2015 17:52

      L’Eglise, conciliaire ou non, reste et demeure indéfectiblement l’Eglise catholique. Il n’y a pas « plusieurs églises », l’une fausse éclipsant la vraie. Ce type de discours est complètement mensonger !

      Quant à utiliser des passages de l’Ecriture pour valider des propos sur une prétendue « éclipse » de l’Eglise, c’est une pratique luthérienne digne des pires vices du protestantisme.

      Qu’une chose soit claire donc : ce qui est de Foi, c’est que Dieu Lui-même dirige Son Église ; que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » ; que c’est Lui-même – ce qui signifie que cela relève du « droit divin » puisque c’est Jésus-Christ qui a confié à Pierre son Eglise – c’est Lui qui a institué une Hiérarchie sacramentelle et juridictionnelle par la papauté qui ne peut disparaître et doit durer jusqu’à la fin des temps !

      Ainsi, non seulement l’Eglise n’est pas « éclipsée » selon certains délires astronomiques millénaristes, mais elle ne l’a jamais été dans l’Histoire, même aux périodes les plus sombres.

      Fondée par Jésus-Christ, il l’a protège du démon. Lorsqu’elle s’égare c’est à cause de ses péchés humains, mais sa nature divine reste inchangée.

      De la sorte, tant qu’à faire de lire l’Ecriture, gravez-vous ceci dans l’esprit plutôt que de vous laisser infesté l’intelligence par les libelles hérétiques de la secte sédévacantiste :

      « les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. »

      (Matthieu XVI, 18)

    • secotin permalink
      5 octobre 2015 16:15

      à lagomer

      Vous dites :L’Eglise, conciliaire ou non, reste et demeure indéfectiblement l’Eglise catholique

      alors pourquoi se battre contre l’église conciliaire

    • Christophe permalink
      6 octobre 2015 15:15

      @Lagomer,

      J’ai une question alors : est-ce que les hérétiques font partie de l’Église catholique ?

    • 8 octobre 2015 11:48

      secotin,
      Christophe,

      Vos deux questions n’en font qu’une : Pourquoi, lorsque l’Eglise traverse des périodes difficiles, où la visibilité de l’autorité est troublée, son enseignement inclinant vers l’erreur, voire l’hérésie ce qui est le cas de nos jours, faut-il résister, tout en reconnaissant cette autorité comme étant la légitime Eglise catholique, apostolique et romaine ?

      La réponse est simple, elle n’est pas de mon invention, ni de celle d’un quelconque théologien traditionaliste, elle émane des plus grands docteurs et saints qui sont sur les autels.

      La voici :

      L’autorité est au service de la vérité. Il n’est donc en aucune façon possible d’exiger l’obéissance lorsque l’enseignement proposé est contraire à la vérité. L’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin. Ainsi saint Thomas d’Aquin enseigne que, dans des situations extrêmes, il est licite de s’opposer publiquement aux décisions papales, comme St. Paul résista à St. Pierre (Galates II, 14) :

      « Cependant, on doit observer que, si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. C’est ainsi que Paul, qui était sujet de Pierre, réprimanda celui-ci en public suite au danger imminent de scandale concernant la foi et, comme le dit St. Augustin dans son commentaire sur Gal II, 11: « Pierre donna un exemple à ses supérieurs que, si à n’importe quel moment, ils devaient sortir de la voie droite, ils devraient s’attendre à être repris par leurs sujets. » (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

      St. Robert Bellarmin dit également :

      « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

      Quant à Dom Guéranger, son jugement est sans appel :

      « Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord. Régulièrement sans doute la doctrine descend des évêques au peuple fidèle, et les sujets, dans l’ordre de la foi, n’ont point à juger leurs chefs.Mais il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée. Le principe ne change pas, qu’il s’agisse de croyance ou de conduite, de morale ou de dogme. Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

      C’est ce qui fit dire à Mgr Lefebvre :

      « Nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. Le mauvais usage de la vertu d’obéissance est le coup de maître de Satan » (Mgr Lefebvre, 1974).

      Pour le reste, l’Eglise, quoique traversée par des crises, et son histoire en est emplie, parfois gravissimes, et plus encore troublantes qu’à notre période, comme lors du Grand Schisme d’Occident (1378-1417), où l’on vit deux papes ! prétendre à la succession légitime de Saint-Pierre, nous savons de Foi certaine, qu’elle relève du « droit divin« , ce qui signifie qu’elle est placée, surnaturellement, sous la protection et l’unique autorité de son divin fondateur, Jésus-Christ, qui déclara :

      « Les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. »
      (Matthieu XVI, 18)

      Voilà ce qu’est la doctrine catholique, y être fidèle, c’est faire son salut, s’en détourner, c’est rejoindre les schismatiques et hérésiarques de tous les temps et se retrancher soi-même de l’Eglise, une Eglise hors de laquelle, point de salut selon la sentence solennelle dont la vérité est éternelle :

      « Extra Ecclesiam nulla salus ! »
      (Saint Cyprien de Carthage, Epistula 73, 21,2).

    • Christophe permalink
      13 octobre 2015 13:49

      @Lagomer.
      Merci, mais vous ne répondez pas à ma question. Elle est assez simple et un mot suffit : est-ce que les hérétiques font partie de l’Église ?
      Vous critiquez le discours sur une « éclipse » qui renvoie pourtant à peu près à quelque chose de cohérent : un astre qui se superpose à un autre dans le champ de vue et cache la source de lumière, une disparition qui n’est qu’apparente et temporaire.
      Vous dites que transposer cette image à l’Église catholique pour décrire ce qui se passe actuellement relève « d’un discours complètement mensonger ».
      Pourtant le titre de l’article est : « Attendons que la lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle ».
      Donc, selon vous, il y a pourtant bien des ténèbres qui obscurcissent actuellement la Tradition non ?
      Enfin vous citez Saint Robert Bellarmin. C’est dommage que vous coupiez juste le texte avant le paragraphe qui ruine votre argumentation : De Romano Pontifice, Lib. II, c.30 : « Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (per se) d’être le pape et la tête, de la même façon qu’il cesse automatiquement d’être un chrétien et un membre de l’Église. C’est pourquoi il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères, qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction.
      Car, en premier lieu, il est prouvé avec des arguments d’autorité et de raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déposé. L’argument d’autorité se fonde sur saint Paul (Tite 3:10), qui stipule que l’hérétique doit être évité après deux avertissements, c’est-à-dire, après s’être montré manifestement obstiné – ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et c’est ce qu’écrit saint Jérôme, ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’exilent et se séparent eux-mêmes, par leur propre acte, du corps du Christ. »

    • 14 octobre 2015 15:51

      Christophe,

      Répéter des erreurs en boucles infinies – grand exercice de funambulisme dialectique sur internet de la secte sédévacantiste et des rigolos qui s’agitent stérilement derrière cette appellation – ne les transforme pas en vérités.

      L’interrogation consistant à savoir si un « hérétique » est membre de l’Eglise est simple : celui qui professe l’hérésie, se retranche de lui-même de l’Eglise (« Car toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Eglise. » (Pie XII, Mystici Corporis Christi ; 29 juin 1943).

      Toutefois vous oubliez un point fondamental qui relève du « droit divin » entourant la fonction pontificale, car si ce retranchement « ipso facto », intervient de façon directe pour n’importe quel membre de l’Eglise, bien qu’il doive être suivi cependant par une procédure d’instruction longue et attentive de la part des tribunaux compétents avant d’être annoncé par une déclaration officielle, cela ne s’applique pas pour un seul qui n’est jugé que par Dieu : le Pape !

      En effet le pape, en vertu de son statut spécifique, n’est jugé par personne :

      « Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église. […] Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. C’est pourquoi ceux qui affirment qu’il est permis d’en appeler des jugements du Pontife romain au concile œcuménique commeà une autorité supérieure à ce Pontife, s’écartent du chemin de la vérité. » (Pastor Aeternus, 1870).

      Ceci implique nécessairement une vérité essentielle :

      « L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre, étant héritiers de la même doctrine, de la même dignité, du même rang et de la même puissance. Où est Pierre, là est l’Eglise. Pierre parle par la bouche du pontife romain ; il vit toujours dans ses successeurs. C’est dans la chaire du bienheureux Pierre que Jésus-Christ a placé l’indestructible fondement de son Eglise. » ( Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, pp. 723-724).

      Tout le reste, à propos d’une soi-disant « éclipse » de l’Eglise et fantaisies délirantes relevant de la littérature millénariste farfelue, n’est que du verbiage schismatique.

      Car qu’il y ait des périodes plus ou moins glorieuses, saintes et pures dans l’Eglise, c’est une évidence indéniable, mais en tirer la conclusion personnelle, que Rome n’est plus dans Rome, que le pape est un antipape, un imposteur déguisé en successeur de Saint-Pierre et autres dingueries de ce type, fait franchir une frontière interdite à tout catholique : l’impossibilité de juger l’occupant du Saint-Siège en rejoignant la longue liste des schismatiques et hérésiarques de tous les temps !

      Et puisque vous aimez citer saint Robert Bellarmin, n’oubliez pas l’essentiel de ses conclusions, où il insiste sur la distinction de la « forme » et de la « matière » dans le Pape, montrant que cette différence est placée sur l’autorité unique du Christ qui en commande l’union et en réalise la communion chez le Pontife :

      « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments: Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme : la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat « matériel ») et l’union de l’un avec l’autre. De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ; la personne au contraire en tant que telle procède sans doute de ses causes naturelles, mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs; il leur appartient de désigner la personne: mais l’union elle-même procède du Christ, par le moyen (ou en le présupposant) l’acte humain des électeurs… On dit donc en vérité que les électeurs créent le Pontife et sont la cause qu’un tel soit Pontife… toutefois ce ne sont pas les électeurs qui donnent l’autorité ni ne sont cause de l’autorité. De même que dans la génération des hommes l’âme est infuse seulement par Dieu et cependant, puisque le père qui engendre en disposant la matière est cause de l’union de l’âme avec le corps, on dit que c’est un homme qui engendre un autre homme mais on ne dit pas que l’homme crée l’âme de l’homme. » (Saint Robert Bellarmin, s.j., De Romano Pontefice I. 2, c. 17).

      Ainsi, la déposition du pape hérétique consiste en réalité, non pas dans une perte concrète de son Siège, ou en une coupable et inacceptable non reconnaissance de la part de catholiques produite par leur jugement privé – jugement comparable dans son principe au « libre examen » de Luther ou de Calvin, que s’autorisent, pour la perte définitive de leur âme, les fidèles ou les clercs sédévacantistes – mais en la séparation invisible exécutée en lui par le Christ (la Puissance supérieure), entre la Papauté et Pierre, c’est-à-dire entre la « matière » et la « forme » du pontificat, conservant donc visiblement pour ne point troubler les cœurs et éviter le schisme et le scandale, le pape dans sa chaire du point de vue « matériel », qui devrait de ce fait toujours être considéré, respecté et révéré comme tel par tous les membres de l’Eglise, en attendant que le Seul qui a autorité sur le Saint Père, soit le Christ, décide d’agir.

      Allez plus loin, considérer qu’il y a déjà eu déposition, proclamer que le pape n’est plus pape en raison de ses hérésies (supposées ou réelles), le désigner comme un « antipape », etc., c’est tomber dans une hérésie plus grande encore que celle, éventuelle, proférée par le Pontife en titre, et se substituer à Jésus-Christ en sombrant dans l’hérésie schismatique négatrice du « droit divin » entourant le Siège Suprême !

      Voilà la Vérité catholique, il n’y en a point d’autre, sauf pour les esprits obstinés, enivrés pas des logiques perverses, mortifères et mensongères !

    • Christophe permalink
      19 octobre 2015 10:59

      @Lagomer

      Triste satisfaction ce matin : je finis juste de lire le discours du samedi 17 octobre de celui que vous reconnaissez comme Pape pour commémorer les 50 ans du Synode des Évêques.
      Rien que dans ce dernier discours, il nie au moins trois fois Vatican I, je vous invite à le lire.
      Mais j’ai vraiment pensé à vous en lisant la fin par rapport à votre dernier message. Je cite :
      « Le Pape n’est pas, par lui-même, au-dessus de l’Église ; mais à l’intérieur tel un baptisé parmi les baptisés ; […] »
      En plus il explique pourquoi redéfinir le rôle de la papauté permettra de faire un pas vers les « Orthodoxes » : « Je réitère le besoin et l’urgence de réfléchir à « une conversion de la papauté » »…
      Tout un programme…

    • 19 octobre 2015 21:34

      Christophe,

      Croyez-vous que ces menaces nous les ignorons ? Croyez-vous que nous rêvions d’une papauté conforme à ce qu’elle fut à travers les siècles ? Croyez-vous que nous nous leurrions sur la réalité de ce qu’est le puissant poison moderniste infiltré dans la Rome conciliaire ?

      Loin de nous ces attitudes utopiques propres aux catholiques libéraux !

      Bien au contraire, nous savons qu’il y a un combat engagé au sein même de l’Eglise, et que ce combat fait rage de façon violente et terrible en particulier à notre époque.

      Que le pape, soit le premier visé par les idées folles corruptrices, cela n’est pas nouveau, ni depuis Vatican II, ni dans l’Histoire non plus (voyez les différentes périodes sombres de l’Eglise qui sont nombreuses).

      Il n’est pas nouveau non plus, qu’un pape puisse se laisser séduire par les idées libérales (Pie VII, Benoît XV et Pie XI en sont des exemples saisissants).

      Mais croyez-vous pour autant que nous devions nous séparer de Rome ? Croyez-vous qu’il soit catholique de décréter qui est pape ou non ? Croyez-vous qu’il soit catholique de se faire luthérien en jugeant en for interne de l’hypothétique déposition du Pontife ?

      Notre principe doit rester intangible : aucun compromis avec l’erreur, qu’elle soit moderniste ou schismatique !

      Ainsi donc, ayant lu comme vous les déclarations de François avec la même désaprobation, et comme le dit M. l’abbé Beauvais : « En aucun cas nous n’écouterons sa voix [celle du pape] en ce domaine et les arguments fallacieux de ceux qui ont déjà détruit tant de vérités et qui entament désormais une destruction complète de la morale chrétienne et même naturelle. Il n’est pas possible de jeter un voile pudique sur la révolution en marche, une révolution qui s’évertue à calmer les craintes pour amenuiser les réactions et lui permettre de poursuivre tranquillement un travail de sape. »

      Il en explique la source de cette révolution :

      « Au concile Vatican II on a ouvert les fenêtres par lesquelles tant d’erreurs se sont engouffrées. Les fruits sont terriblement amers. Mais, de même qu’un autre sinistre personnage du nom de Peillon a pu dire en son temps que 1789 n’était pas terminé, de même Vatican II qui fut, aux dires du cardinal Suenens, 1789 dans l’Eglise, Vatican II n’a pas terminé ses ravages. Après avoir laissé les portes ouvertes à toutes sortes d’hérésies et de pratiques insensées du point de vue doctrinal, voilà qu’on continue cette œuvre de destruction en touchant à la morale. Et c’est ainsi que le pape François continue 1789. C’est qu’en effet la révolution ne s’arrête pas tant qu’elle n’a pas atteint ses objectifs. La révolution copernicienne dans l’Eglise, c’est la pastorale se substituant au dogme. »


      Vous pouvez accéder à l’intégralité du discours de M. l’abbé Beauvais prononcé devant la nonciature apostolique à Paris le 10 octobre ici :

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2015/10/01/attendons-que-la-lumiere-de-la-tradition-dissipe-les-tenebres/#comment-54733


      Ainsi, face à cela, le repli en forme de fuite dans de petites chapelles « non una cum » est une désertion objective, un abandon du juste combat.

      Notre devoir catholique, ce qu’exige de nous la Vérité de toujours, c’est de lutter à l’intérieur de l’Eglise pour que triomphe la Foi !

      La fidélité à la Foi catholique, c’est de suivre ce que nous demande Dom Guéranger :

      « Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre (…) Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite…. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

  6. 2 octobre 2015 18:01

    L’enseignement constant de la Sainte Eglise est pourtant incontestable, fondé en autorité et invariant depuis toujours et pour toujours :

    « L’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps,sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace : double conclusion contraire à la vérité. Il est donc certain que cette réunion d’éléments visibles et invisibles étant, par la volonté de Dieu, dans la nature et la constitution intime de l’Église, elle doit nécessairement durer autant que durera l’Église elle-même. »

    (Léon XIII, Encyclique Satis Cognitum, 29 juin 1896).

    Rappelons-nous églament les paroles de saint Jean Chrysostome citées par Léon XIII dans son Encyclique :

    « Ne te sépare point de l’Eglise ; rien n’est plus fort que l’Eglise.Ton espérance, c’est l’Eglise;ton salut, c’est l’Eglise; ton refuge, c’est l’Eglise. Elle est plus haute que le ciel et plus large que la terre. Elle ne vieillit jamais, sa vigueur est éternelle. Aussi l’Ecriture, pour nous montrer sa solidité inébranlable, l’appelle une montagne.»
    (Hom. de capte Eutropio,n°6)

    Enfin, pour nous préserver de l’erreur, gardons en mémoire, ces autres paroles également citées par Léon XIII, sous la forme d’un ferme avertissement de saint Augustin :

    « Les infidèles croient que la religion chrétienne doit durer un certain temps dans le monde, puis disparaître. Or elle durera autant que le soleil : tant que le soleil continuera à se lever et à se coucher, c’est-à-dire tant que durera le cours même des temps, l’Église de Dieu, c’est-à-dire le Corps du Christ, ne disparaîtra pas du monde ». (In Ps. lxxi).

    Et le même Père dit ailleurs :

    « L’Église chancellera si son fondement chancelle ; mais comment pourrait chanceler le Christ ? Tant que le Christ ne chancellera pas, l’Église ne fléchira jamais jusqu’à la suite des temps. Où sont ceux qui disent : L’Église a disparu du monde, puisqu’elle ne peut pas même fléchir ? » (Enarratio in Ps. cii, sermo ii, n. 5).

    Tout ceci est à méditer très sérieusement pour ceux qui souhaitent conserver la Foi catholique !

  7. 10 octobre 2015 11:43

    D’où l’erreur aussi des sédévacantistes.

    « Cette erreur est grave, car la plupart de ceux-ci considèrent que l’Eglise issue de Vatican II n’est plus valide, et que les prêtres ordonnés à partir du nouveau rite institué en 1968 ne sont pas valides.

    Donc plus de sacrements valides, et de messes valides, y compris chez les traditionalistes si on suit leur raisonnement, depuis Vatican II.

    Mais cela pose trois problèmes.

    – D’abord, ils font mentir le Christ qui a dit qu’il resterait avec nous jusqu’à la fin des temps ; or le Christ ne peut rester avec nous que par l’intermédiaire de l’Eucharistie puisque, on l’a vu, ce sacrement est le seul élément vraiment différentiateur du christianisme.
    – Ensuite cela voudrait dire que depuis près de 50 ans, nous sommes coupés de la messe : plus de messe valide implique plus de messe du tout. Mais, on vient de le voir aussi, la messe est la cérémonie par laquelle le Saint Sacrement existe et diffuse ses grâces en nous.
    – Enfin, nous serions aussi coupés de la grâce sanctifiante, puisque celle-ci s’obtient principalement par les sacrements de la pénitence et de l’Eucharistie ; or messe non valide et prêtres non valides = sacrements non valides.

    Comment obtient-on alors cette grâce sanctifiante nécessaire à notre salut ?

    Par la prière ? Mais les païens en font autant ; les protestants aussi; ils n’obtiennent pas la grâce pour autant.

    Donc, si on suit la plupart des thèses sédévacantistes, le Christ nous aurait complètement abandonnés depuis Vatican II et aurait supprimé les sacrements qui seuls nous permettent d’obtenir les forces nécessaires pour combattre le mal.

    Ils nous aurait laissé seulement les mêmes moyens que ceux donnés aux impies et aux hérétiques, sans plus aucune différentiation.

    Ca ne tient pas debout, est contraire aux promesses de Notre Seigneur, et prive les hommes de la plus élémentaire des charités.

    Et d’ailleurs, le Ciel nous a donné les preuves du contraire.

    La preuve par Fatima

    Parmi les prières transmises par le Ciel aux enfants de Fatima, il y en a une qui doit attirer notre attention pour son contenu bien spécifique.

    C’est celle apprise par l’ange aux enfants en 1916, avant les apparitions de la Vierge Marie :
    Très Sainte Trinité,
    Père, Fils et Saint-Esprit,
    je Vous adore profondément
    et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ
    présent dans tous les tabernacles du monde,
    en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences
    par lesquels il est Lui-même offensé.
    Par les mérites infinis de Son Très Saint-Cœur
    et du Cœur Immaculé de Marie,
    je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

    Fatima est reconnue comme étant l’apparition emblématique de la fin des temps, sœur Lucie l’a assez répété.

    Pourquoi à votre avis le Ciel insiste-t-il tant sur la nécessité de réparer les offenses au Saint Sacrement présent dans tous les tabernacles du monde ?

    Parce qu’il savait très bien qu’allait venir une période d’apostasie où même les prêtres perdraient la foi et se laisseraient séduire par Babylone.

    Parce qu’il savait qu’il y aurait le funeste concile Vatican II, si dangereux pour la conservation de la doctrine, des dogmes et de la foi.

    Mais aussi parce qu’il savait que malgré tout cela, Notre Seigneur serait pourtant toujours présent dans le Saint Sacrement, même (surtout !) entre les mains de prêtres indignes.
    Sinon, il n’y aurait pas eu besoin de recommander au monde entier par le biais des trois voyants, une telle prière de réparation. Surtout à une époque où la foi était encore vive et où il n’y avait pas de problème d’offense particulière du Saint Sacrement.

    Cette prière ne se conçoit qu’en prévision d’un temps d’apostasie et de malheurs sur l’Eglise, et confirme donc la validité des sacrements jusqu’au bout, même si leur efficacité est amoindrie par les nouveaux rites d’ordination. » (Extrait de « La seule vraie et unique religion », 8 MARS 2015).

    Lire l’article entier :
    « La seule vraie et unique religion »
    https://legrandreveil.wordpress.com/2015/03/08/la-seule-vraie-et-unique-religion/

    • Egalement sur « Bibliothèque de combat » :

    « Comment la Sainte Eucharistie balaie les erreurs protestantes et sédévacantistes »
    https://bibliothequedecombat.wordpress.com/2015/10/10/comment-la-sainte-eucharistie-balaie-les-erreurs-protestantes-et-sedevacantistes/

  8. 19 octobre 2015 19:53

    L’abbé Xavier Beauvais, ancien curé de St Nicolas du Chardonnet, aujourd’hui Prieur à Marseille et conseiller doctrinal de Civitas, s’adressait le samedi 10 octobre 2015 à une délégation de militants de Civitas réunis devant la nonciature apostolique à Paris pour manifester leur inquiétude au sujet du Synode sur la famille organisé par le Pape François.

    Lire le discours de M. l’abbé Beauvais :
    http://www.medias-presse.info/francois-cest-par-toi-que-je-meurs-abbe-xavier-beauvais/40702

  9. charles permalink
    22 octobre 2015 23:21

    (…) Les traditionalistes du « droit divin » s’épuisent, sous le fallacieux prétexte de combattre la perversité d’un sédévacantisme plus fantasmé que réel, à confondre la Sainte Eglise et une misérable secte qui a détruit de fond en comble tout ce qu’il y avait de saint et de surnaturel dans l’Epouse du Christ.

    Leurs sophistiques arguments s’épuisent à démontrer l’indémontrable à savoir que les hérétiques ne peuvent faire partie de l’Eglise, puisque l’âme ne suit pas le membre coupé!

    […]

    L’orgueil de la caste intégriste et cléricale veut tout faire plier à son délire de chimère et s’approprier les rêves fantasmatiques d’une conversion à venir des suppôts modernistes.

    Elle risque d’être déçue….et pour très longtemps!

    Son langage ultraconservateur et ses citations catholiques ne tromperont personne.D’autant qu’elle affirme contre toute raison que les palinodies eucharistiques de la synaxe de Caïn puissent être valides!!!

    Quelle insulte à la Sainteté de l’Eglise! L’âme ne suit point le membre amputé, nous répète Léon XIII: qui ne comprendra que cette contrefaçon d’église ne peut produire aucun sacrement valide et encore moins la grâce sanctifiante? mais la notion même de châtiment échappe à nos bons sectaires du droit divin!

    Quant à l’invalidité radicale des nouveaux rites d’ordination, là aussi on recouvre d’un voile pudique et offusqué les études jamais réfutées en la matière!

    Pas étonnant que tous ceux qui sont en dehors de l’Eglise perdent par le fait même l’intelligence de la parole divine.

    « Quiconque se rend coupable en un seul point, devient transgresseur de tous » (Jacques II,10)

  10. charles permalink
    22 octobre 2015 23:41

    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/46/19/78/Divers/RP_BARBARA_Loup_dans_bergerie.pdf

    …pour les lecteurs de bonne volonté!

  11. 30 octobre 2015 18:07

    La Bienheureuse Anna Maria Taigi

    Anna Maria Taïgi est née en 1769. L’Esprit Saint lui confie au moment de la communion qu’elle reçoit chaque matin :  » Je te destine à convertir des âmes et à consoler toutes les catégories de personnes : prêtres, frères, moines, prélats, cardinaux, et même mon Vicaire. »

    Anna Maria Taïgi est morte le 9 juin 1837 et son corps, non corrompu, repose à l’Eglise Saint Chrysogone de Rome.

    Déclarée Vénérable le 4 mars 1906, Anne-Marie Taïgi, fut béatifiée par le Pape Benoît XV le 30 mai 1920.

    Lors d’une vision dont elle fut favorisée, elle rapporte une déclaration qui montre le caractère totalement absurde du sédévacantisme, car si une «Grande lumière doit aller se déposer un jour prochain sur un «cardinal » comme elle nous l’explique, ….il faut bien qu’il y ait une Eglise visible qui se soit perpétuée avec sa hiérarchie et son collège cardinalice pour que cela se produise….et non que l’Eglise soit soi-disant « éclipsée » par un astre autre comme le soutiennent les sectaires schismatiques, en étant dépourvue de cardinaux !

    Voici la prédiction de la bienheureuse Anna Maria Taïgi :

    « Après les ténèbres, saint Pierre et saint Paul descendront des cieux, prêcheront dans tout l’univers et désigneront le Pape. Une grande lumière, jaillissant de leurs personnes, ira se déposer sur le cardinal futur Pape. »

    (« Voix prophétiques ou signes, apparitions et prédictions modernes », l’abbé J.M Curique, édition Victor Palmé, 1872).

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  2. L’Eglise a besoin de saints prêtres et du renouveau des ordres religieux | La Question : Actualité Religieuse

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