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L’Eglise a besoin de saints prêtres et du renouveau des ordres religieux

31 janvier 2016

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L’Eglise a besoin de saints prêtres

qui refassent l’Europe chrétienne !

I- Le Prêtre un autre Christ

Mais qui sont-ils, ces hommes vêtus de noir, vivant dans l’austérité, la piété fervente, le renoncement aux plaisirs du siècle et portant dans le monde la soutane comme signe de leur appartenance à Dieu ? D’où viennent-ils, avec leur état sacerdotal qui respire l’éternité ? Que disent-ils au monde de demain, qui fasse que chacun se sente concerné et interrogé en son existence par ces êtres qui ont tout abandonné pour suivre le Christ ?

Ils incarnent en réalité, concrètement, dans leurs vies si étrangères aux valeurs désorientées de nos temps ténébreux, l’appel du Seigneur, et témoignent, de façon admirable, du caractère permanent et actuel de cette déclaration de l’Evangile :  « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Évangile selon Jean, XV, 16-17). [1]

 L’Eglise vit de l’Eucharistie et du Sacerdoce

II – L’état sacerdotal est nécessaire à la vie de l’Eglise

L’Eglise, qui traverse une crise sans précédent dans son histoire, a en effet grand besoin de saints prêtres !  C’est par eux, soyons-en certains, que reviendra la foi, la vie sacramentaire dans les paroisses, la ferveur spirituelle au cœur de la cité et des nations pour que demain, si Dieu le veut, soit réédifiée la chrétienté.

L’Eglise, bien évidemment, vit de l’Eucharistie et de la célébration du culte divin, mais elle vit également aussi du Sacerdoce, car sans prêtres point de vie ecclésiale. De ce fait, même si nous pouvons avoir un regard sévère, et singulièrement critique, face à un ralliement sans condition vis-à-vis de l’Eglise issue de Vatican II qui ne fait que poursuivre la même erreur de pactisation avec les forces obscures qui advint lors du Concordat en 1804, néanmoins nous croyons juste, et de notre devoir catholique, de défendre et soutenir un appel vers la prêtrise, car cet appel vers le sacerdoce, s’il est un gage de renouveau pour l’Eglise  – qui demeure malgré ses péchés et son égarement, l’épouse de Jésus-Christ –, et surtout vital pour elle, d’autant plus en un temps où l’image du prêtre a tellement été noircie dans les médias.

Le sacerdoce, participe du Sacré-coeur de Jésus

Aujourd’hui où bien des voix s’élèvent pour remettre en cause l’identité profonde du prêtre, son état de vie, sa raison d’être et sa nécessité, il importe de réentendre sur ce sujet l’enseignement constant de l’Église, enraciné dans l’Ecriture et la Tradition ininterrompue. Le prêtre, sacrement du Christ-Sauveur, est, avec Jésus et en sa dépendance, médiateur de Dieu auprès des hommes, et des hommes auprès de Dieu.

Configuré dans son être même au Christ, le prêtre se donne tout entier à Dieu. L’Église catholique, consciente de la grâce prodigieuse du sacerdoce ministériel, dans sa prière ardente, demande à son Époux de lui donner des pasteurs selon son cœur, car le sacerdoce, participe du Sacré-coeur de Jésus.

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Ce sont des ordres religieux que surgiront les âmes éprises

du feu dévorant de la mystique chrétienne,

capables de transformer les coeurs

et de ramener les foules vers le Christ !

III – Pour un renouveau mystique et religieux en Europe

Loyola MartyriumPar ailleurs, car il convient de regarder loin à l’horizon du destin historial des peuples, ce sont des paroisses revenues à la Tradition catholique, que la France et l’Europe se réarmeront moralement et spirituellement de sorte de faire face à la grande menace que constituent tout à la fois le libéralisme mondialiste et l’activité militante d’un un islam conquérant sur le sol national, mais aussi que naîtront les vocations, non seulement pour le ministère de la prêtrise, mais pour la vie religieuse régulière.

Or, ce sont précisément des ordres religieux, comme depuis les débuts du christianisme en Europe, que surgiront les âmes éprises du feu dévorant de la mystique chrétienne, capable de transformer les coeurs et de ramener les foules vers le Christ et l’Evangile !

Car c’est d’une grande entreprise de conversion dont a besoin l’Occident qui fut autrefois « chrétien », et qui ne cesse, depuis la Révolution, de sombrer dans l’athéisme et le matérialisme destructeurs. Il convient donc que des générations entières rejoignent les rangs des ordres, et prennent l’habit religieux pour répandre de nouveau la lumière de la civilisation chrétienne en ce monde perdu. Et que ces générations d’âmes consacrées, s’engagent  dans un vaste mouvement d’évangélisation, sans crainte des épreuves, avec constance et courage, sans peur de l’adversité [2].

Dieu nous l’indique – cette situation exceptionnelle que nous traversons, et dont le sens ne doit pas nous échapper est intervenue comme une épreuve que la Divine Providence a permise pour des raisons qui lui appartiennent pour éprouver notre foi, un siècle seulement après Vatican I.

MonasteryGarments

Il convient que des générations entières rejoignent les ordres,

et prennent l’habit religieux

pour répandre de nouveau les lumières de la chrétienté !

Conclusion

Cette épreuve extrêmement dure, est un temps de pénitence envoyé par le Ciel, une période d’obscurité pour l’épouse de Jésus-Christ, de sorte de nous permettre, par l’esprit de fidélité et de conservation du dépôt sacré, tout en fuyant le schisme et la logique perverse de la division, de la rupture d’avec l’Eglise à cause de la tragique désespérance dont on sait qu’elle fera surgir des contre-églises séparées, des épiscopats aux sources douteuses, des chapelles hostiles, des évêchés ennemis, des antipapes déments, des structures néo-catholiques sectaires – de nous attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, en oeuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

Sancta_Clara

Chevalier-à-genoux-épée-autel

« Auf, auf ihr Christen ! »

D’autant qu’il pourrait y avoir, qui plus est, dans ce grand mouvement de retour des populations à la religion, des ponts surprenants établis entre les ordres religieux et les ordres militaires qui firent, jadis, la grandeur du monde médiéval, et qui sait, un jour prochain, faire que l’on assiste, enfin, au « re-surgissement » des antiques ordres de la chevalerie chrétienne qui combattirent, armes à la main, « Ad Majorem Dei Gloriam » !

$T2eC16VHJHYFFkPR9-)-BR8ZJpekZ!--60_35L’expérience de notre confrontation avec le nihilisme contemporain sous ses diverses formes, et dont la société d’aujourd’hui hideusement désacralisée offre le pénible spectacle, nous a appris à ne pas interpréter la situation présente uniquement en termes de deuil circonstanciel, de néant relatif à une période déterminée. Nous le savons, le nihilisme n’est pas un phénomène historique, il traverse et commande la totalité de l’Histoire, car, ainsi que le soulignait Joseph de Maistre : « Le mal a tout souillé, et dans un sens très vrai tout est mal puisque rien n’est à sa place. (…) Tout les êtres gémissent et tendent avec effort vers un autre ordre des choses. » [3]

A chaque période de l’Histoire, doit donc se lever les énergies nécessaires au rétablissement des bases fondamentales de la Vérité transcendante, qui chaque fois, exige des hommes, un nouvel élan en fidélité avec l’essence profonde qui est en lien avec le Ciel, faute de quoi, les forces liguées de la corruption qui dominent en ce monde depuis la rupture adamique – et même avant dès la révolte des anges rebelles -, poussent inévitablement vers le chaos et les ténèbres. Et à cet égard, comme le comprit très bien Joseph de Maistre déjà cité, si c’est « contre la religion et contre l’Eglise » que la Révolution a combattu pour porter à la victoire sa vision d’une société athée, laïque et antichrétienne, c’est « par la religion et par l’Eglise », que pourra être réédifiée la civilisation chrétienne.

C’est pourquoi, afin que la lumière sans déclin règne de nouveau dans la Cité terrestre, avant qu’elle ne triomphe éternellement dans la Cité céleste, reprenons l’injonction que fit Abraham a Sancta Clara (1644-1709), né comme le philosophe Martin Heidegger (1889-1976) à Messkirch, à ses contemporains au moment où les Turcs menaçaient Vienne en 1683, en publiant un ouvrage intitulé sous la forme d’un cri que nous reprenons volontiers à notre tour tant il s’impose par son actualité :

« Auf, auf ihr Christen ! »

La Croix mission

(Levez-vous ô Chrétiens) [4].

Lire 

Le Christ Roi

Consécration au Sacré-Cœur de Jésus

 

Notes.

1. Pie XII se désolait déjà en 1954, alors que la modernité ne faisait que d’entrer dans une phase très inquiétante, de la raréfaction des vocations, insistant sur la grandeur et la dignité de l’état sacerdotal :« Nous ne nions cependant pas que notre joie se voile d’une certaine tristesse en voyant que, dans plusieurs pays, le nombre de ceux qui répondent à l’appel de Dieu et embrassent l’état de virginité diminue de jour en jour. Nous en avons déjà montré les principales causes et Nous n’avons pas à y revenir. Nous exprimons plutôt Notre confiance que les éducateurs de la jeunesse qui sont tombés dans ces erreurs en reviennent au plus vite et les répudient, qu’ils aient à cœur de les réparer, et qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour que ceux qui se sentent appelés par une force surnaturelle au sacerdoce et à la vie religieuse et s’en confient à eux, soient aidés de toutes manières pour atteindre ce noble idéal. Et souhaitons que de nouvelles et plus nombreuses légions de prêtres, de religieux et de religieuses répondant en nombre et en qualité aux besoins actuels de l’Église, s’avancent au plus tôt pour cultiver la vigne du Seigneur. Nous exhortons en outre — comme la conscience de Notre charge apostolique Nous en fait un devoir — les pères et les mères de famille pour qu’ils consentent volontiers à offrir au service du Seigneur ceux de leurs enfants qui s’y sentent appelés. Si cela leur coûte, s’ils en éprouvent de la tristesse ou de l’amertume, qu’ils méditent attentivement ces paroles que saint Ambroise adressait aux mères de Milan : « J’ai connu des jeunes filles qui voulaient se consacrer à Dieu et qui en ont été empêchées par leur mère… Si c’était un homme que vos filles voulaient aimer, les lois leur permettraient de choisir celui qu’elles désirent. S’il leur est permis de choisir un homme, ne leur est-il pas permis de choisir Dieu ? » Que les parents pensent au grand honneur qui rejaillit sur eux avec un fils qui reçoit la prêtrise ou un fille qui consacre sa virginité au divin Époux. Parlant des vierges sacrées, le même évêque de Milan disait : « Parents, vous avez entendu… la vierge est un don de Dieu, une oblation de son père, le sacerdoce de la chasteté. La vierge est l’hostie de sa mère, dont le sacrifice quotidien apaise la colère de Dieu » (Pie XII, Lettre encyclique Sacra Virginitatis du 25 mars 1954).

2. Le pape Pie XII écrivait également fort justement à propos des âmes consacrées : « Que tous persévèrent fermement dans leur sainte résolution de servir Dieu « jusqu’à la mort » ; qu’ils pensent à la grande valeur que représentent devant Dieu leurs angoisses, leurs souffrances et leurs prières, pour instaurer son règne dans leurs pays et dans toute l’Église ; qu’ils soient aussi certains que ceux qui « suivent l’Agneau partout où il va », chanteront éternellement le « cantique nouveau » que personne d’autre ne peut chanter. Notre cœur paternel et compatissant se tourne avec émotion vers ces prêtres, ces religieux et ces religieuses qui, courageusement, confessent leur foi jusqu’au martyre ; Nous prions pour eux comme aussi pour toutes les âmes consacrées au service divin dans toutes les parties du monde pour que Dieu les confirme, les fortifie, les console ; et Nous vous invitons ardemment, Vénérables Frères, ainsi que vos fidèles, à prier en union avec Nous afin d’implorer pour eux tous les consolations célestes ainsi que les dons et les secours divins qui leur sont nécessaires. » (Pie XII, ibid.). 

3. J. de Maistre, Oeuvres Complètes, t. I, 1854, p. 39.

4. De son vrai nom Ulrich Megerle, Abraham a Sancta Clara est né le 02 juin 1644 à Kreenheinstetten près de Messkirch en pays de Bade. Entré en 1662 dans le couvent des Augustins déchaussés (Barfüsser-Augustiner), et après avoir vécu sept ans à Graz, il commence sa carrière de prédicateur à la chaire de l’église des Augustins de Vienne en 1669 et la continue sans interruption jusqu’à sa mort le 1er décembre 1709. En plus de ses sermons il a publié plusieurs ouvrages dont le principal est : Judas der Erzschelm (Judas, l’infâme), publié entre 1686. Au moment où les Turcs menacent directement Vienne en 1683 il publie : Auf, auf ihr Christen ! (Levez-vous ô Chrétiens). Cet écrit a servi de base à la Kapuzinerpredigt (le sermon du Capucin) inclus dans la pièce Wallensteins Lager de Schiller.

24 commentaires leave one →
  1. Louis permalink
    12 novembre 2010 11:40

    Merci pour votre bel article, sachant plutôt vos sympathies pour la FSSPX, vous démontrez ainsi la vérité de votre engagement au service de l’Eglise.

    La Fraternité a été fondée le 18 Juillet 1988 à l’Abbaye de Hauterive (près de Fribourg, Suisse) par une douzaine de prêtres et quelques séminaristes. Peu de temps après sa fondation et grâce à l’aide du Cardinal Ratzinger, elle a été accueillie par Mgr Joseph Stimpfle, évêque d’Augsbourg (Allemagne) à Wigratzbad, sanctuaire marial bavarois. C’est là que se trouve aujourd’hui le séminaire européen de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Celle-ci compte maintenant environ 200 prêtres et 110 séminaristes.

    http://www.fssp.org/fr/presentation.htm

  2. Vehementer permalink
    12 novembre 2010 11:51

    Ce sont les sacres voulus par Mgr Lefebvre, pourtant si nécessaires comme on peut le constater à présent au moment où s’engagent des discussions doctrinales touchant aux positions de Vatican II, qui décidèrent certains prêtres à s’éloigner de la FSSPX pour constituer la FSSP.

    Voici la déclaration telle que formulée par les fondateurs :

    « Pour l’honneur de la Sainte Eglise Catholique, pour la consolation de nombreux fidèles troublés et l’apaisement de leur conscience, les soussignés, membres jusqu’ici de la Fraternité sacerdotale St. Pie X, déclarent qu’ils restent, dans le regret profond des consécrations sacerdotales illicites du 30 juin, comme « pars sanior » de cette Fraternité dans l’Eglise catholique, et n’ont qu’un seul désir, de pouvoir vivre dans l’Eglise comme société religieuse de cette Eglise en soumission comme il va de soi à son chef et de pouvoir œuvrer pour l’Eglise. »

    Documents Déclaration d’intention des fondateurs, 2 juillet 1988
    http://www.fssp.org/fr/declfond.htm

    La FSSPX, qui entend défendre la Tradition de l’Eglise, refuse l’aggiornamento accepté par les ralliés, et s’oppose avec force aux positions libérales et modernistes du concile Vatican II, notamment :

    * la liberté religieuse qui s’oppose à la doctrine de la royauté sociale du Christ ;
    * la collégialité, qui dilue et lie l’autorité pontificale en accordant trop de pouvoir aux conférences épiscopales ;
    * l’œcuménisme avec son corollaire, l’abandon du prosélytisme et de la mission ;
    * les modifications dans la liturgie.

  3. avouedusaintsepulcre permalink
    12 novembre 2010 12:14

    Le « ralliement » est plus compliqué qu’il n’y parait. Beaucoup de prêtres de la FSSP critiquent le principe de la liberté religieuse de façon non officielle. C’est leur façon à eux de préserver l’Eglise de la division. Leur soumission aux papes est à leurs yeux plus importante et ils payent le prix fort de leur ralliement puisqu’ils sont détestés dans de nombreux diocèses.

    J’ai toujours pensé que FSSP et FSSPX se complétaient utilement dans le plan de Dieu pour restaurer son Eglise. Il devrait y avoir davantage de passerelles entre ces deux fraternités.

    • Vehementer permalink
      12 novembre 2010 19:36

      avouedusaintsepulcre

      Je vous rejoins, les choses, du moins dans les consciences, sont plus compliquées qu’il n’y parait, et beaucoup de « ralliés », selon la formule, sont en réalité sur les positions de la FSSPX. Il y a donc bien une complémentarité de la famille « tradi » dans ses diverses composantes, afin de faire progresser la cause de la foi catholique au sein de l’Eglise.

      D’ailleurs, et vous le soulignez à juste titre, l’hostilité des modernistes à l’égard des prêtres de la FSSP ou de l’Institut du Christ-Roi, démontre que les deux modes d’action : en gros l’intransigeance des disciples de Mgr Lefebvre qui n’acceptent aucun compromis avec les thèses de Vatican II et la nouvelle messe de Paul VI, et l’attitude plus conciliante des « ralliés » (acceptons l’adjectif puisqu’il existe), ouverts à la discussion et à l’interprétation traditionnelle du concile, se complètent utilement.

      C’est une histoire, celle du rétablissement de la foi catholique au sein de l’Eglise, qui ne fait que commencer, le chemin sera long, soyons donc fermes sur nos convictions et prions Dieu.

  4. Amédée permalink
    13 novembre 2010 17:49

    C’est des vrais prêtres , validement ordonnés , et qui disent la vraie messe qu’il faut, pas des laïcs déguisés

    • Robert permalink
      5 mars 2016 19:41

      Amédée , vous parlez de qu’elle vrais messe exactement ?
      Car la seul vrais messe Catholique est valide et licite !
      il y a pas un souci de Licéité de vos messes dit  » tradits  » ?

  5. Charles permalink
    13 novembre 2010 23:13

    Des désaccords se sont faits jour entre les prêtres membres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre au sujet de la meilleure attitude pastorale à adopter.

    Le plus grand nombre, à commencer par les supérieurs, pensent que la plus grande urgence est de maintenir la tradition liturgique de l’Église dans toute sa richesse, partout où cela est possible. Pour cela, il est important de maintenir, dans les statuts de la Fraternité comme dans sa pratique quotidienne, le fait que ses prêtres célèbrent exclusivement dans l’ancien Rite : ils peuvent ainsi opposer les règlements de leur Fraternité à toute pression exercée en sens contraire.

    Une minorité agissante, essentiellement composée de prêtres français, pensent au contraire que, pour augmenter le rayonnement de la Tradition, il ne faut pas hésiter à adopter des compromis.

  6. hannibalgenga permalink
    13 novembre 2010 23:18

    .

    Motu proprio « ECCLESIAE UNITATEM » du Pape Benoît XVI réorganisant la Commission pontificale Ecclesia Dei :

    « Le Successeur de l’Apôtre Pierre a le devoir de veiller à l’unité de l’Eglise, en soutenant de manière opportune les vocations que la grâce a accordées aux uns et aux autres.
    Il est la référence visible permanente et le fondement de l’unité des pasteurs comme des fidèles.

    De tout temps la priorité de l’Eglise est de conduire vers Dieu les hommes, vers une rencontre qui doit être facilitée par un témoignage de foi commun à tous les chrétiens.
    En fidélité à ce mandat, après l’ordination épiscopale conférée illicitement par Mgr.Marcel Lefebvre à quatre prêtres le 30 juin 1988, Jean-Paul II institua le 2 juillet suivant la Commission pontificale Ecclesia Dei.

    […]

    Dans le même esprit et avec le même engagement à favoriser le dépassement des fractures et des divisions au sein de l’Eglise, en l’occurrence de guérir une blessure infectée du tissu ecclésial, j’ai levé l’excommunication qui frappait les évêques ordonnés illicitement par Mgr. Lefebvre.

    J’ai ainsi voulu lever un obstacle à l’ouverture du dialogue et inviter les évêques de la Fraternité St. Pie X a reprendre le chemin de la pleine communion avec l’Eglise.
    Comme je l’ai expliqué dans ma lettre du 10 mars dernier à l’épiscopat catholique, la levée des excommunications constitue une mesure disciplinaire destinée à libérer les personnes du poids de cette grave sanction.

    Ceci étant, les questions doctrinales demeurent et, tant qu’elles ne seront pas résolues, la Fraternité St. Pie X ne jouira d’aucun statut canonique dans l’Eglise. Ses ministres exercent illégitimement leurs ministères ».

    « Les questions devant désormais être traitées avec la Fraternité étant essentiellement doctrinales, j’ai décidé, 20 ans après le Motu Proprio Ecclesia Dei et comme je m’étais réservé de le faire, de refondre la Commission Ecclesia Dei en la reliant étroitement à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Elle se composera désormais d’un Président en la personne du Préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, assisté d’un Secrétaire et d’Officials. Secondé par le Secrétaire, le Président soumettra les cas et sujets éminemment doctrinaux à l’étude et au jugement des instances ordinaires de la Congrégation, avant d’en soumettre les résultats aux dispositions du Souverain Pontife ».

    « Par cette mesure, j’entends en particulier montrer ma paternelle sollicitude envers la Fraternité St. Pie X, dans la perspective de son retour à la pleine communion avec l’Eglise.
    J’invite vivement tous les fidèles à prier le Seigneur, par l’intercession de Marie, afin que Ut Unum Sint ».

    http://www.diocese-bayonne.org/spip.php?article1513

    • apostolatus specula permalink
      13 novembre 2010 23:54

      Danger et problèmes des instituts « Ecclesia Dei » !

      « Monseigneur Fellay, après le décret de « la levée » de l’excommunication avait déclaré qu’une période de troubles et de confusion allait en découler.

      Le motu proprio libéralisant la messe de Saint Pie V avait déjà pu amener une certaine confusion : des prêtres de l’église conciliaire reprenant, volontairement ou non, le rit ancien de temps en temps, souvent d’ailleurs à proximité de nos centres de messes ; une FSSPX considérée comme n’étant plus excommuniée mais pas en totale communion avec Rome ; des instituts Ecclesia Dei qui se félicitent de cette levée ; des prêtres diocésains qui s’intéressent à l’ancienne messe et pour certains qui découvrent avec joie la doctrine traditionnelle de l’Eglise ; une FSSP qui est remise entre les mains de prêtres semblant plus solides doctrinalement et refusant la nouvelle messe. Tout cela, bien chers fidèles, peut être source de troubles et de confusion, même s’il ne remet pas en cause le bien fondé de la demande des deux préalables à toute discussion théologiques.

      […]

      Or dans le brouillard, il est nécessaire de reprendre la boussole, de rechercher un guide sûr qui nous fera sortir de ce brouillard pour se retrouver en pleine clarté et ne plus douter d’être dans la bonne direction.

      Cette boussole, cela ne peut pas être le concile Vatican II ! car bien évidement nous ne partageons aucunement l’idée de Benoît XVI que la boussole que doive suivre l’Eglise soit le concile Vatican II qui aurait été mal appliqué.

      Cette boussole n’est pas non plus la messe de Saint Pie V à tout prix, quelle que soit le « milieu » dirons-nous dans lequel elle est dite : ce n’est pas suffisant. Reportons-nous tout simplement même si la situation n’est pas exactement la même, à l’époque de la Révolution française. Les prêtres assermentés, ceux qui avaient signé le décret de « soumission » aux idées nouvelles et révolutionnaires, disaient la messe de Saint Pie V, donnaient les sacrements de façon traditionnelle. Or il était interdit et peccamineux d’y assister.

      Non, bien chers fidèles, cette boussole, c’est la lumière de la Tradition, c’est la conservation intégrale de la Foi catholique et le rejet des nouveautés, et pas uniquement la conservation de la Messe de saint Pie V. »

      http://www.laportelatine.org/communication/sermonsecrits/legrandVersailles091115/legrand091115.php

  7. Aloïs permalink
    13 novembre 2010 23:50

    Analyse intéressante :

    « Le ni oui ni non de la FSSP est très grave, Marcel Lefebvre, le « saint d’Econe » nous disait qu’il pensait que nous devions faire une croisade, la Fraternité Saint Pierre n’est pas dans cette optique, on peut même dire que la Fraternité saint Pierre refuse cette voie, par leur philoconciliarisme révulsant et apeurant, ils en arrivent à oublier que dans le concile les ennemis de l’Eglise se sont infiltrés, et que ces ennemis ont démoli la messe pour que la croix ne triomphe plus, ainsi par leur relativisme liturgique et dogmatique, tant sur le jeûne eucharistique, sur le confiteor avant la sainte communion, sur le baisement des burettes et sur tant de choses essentielles dont le Père Lebrun nous a expliqué l’importance capitale.

    Mais après sur quoi allons nous encore relativiser, et bien nous relativiserons sur le caractère sacré et unique de la messe de toujours ! Et c’est comme cela qu’on vit des prêtres de la FSSP concélébrés dans des messes modernes, qu’on voit ces mêmes prêtres dire des messes modernes en remplacement de diocésains, colportant en conséquence bon gré mal gré la perte de l’esprit du sacrifice, et il n’est pas surprenant que par cette perte de sacrifice, les hommes perdent le sens de l’esprit chrétien, et s’embourbent dans de fausses idoles bourgeoises, dans l’apparence, dans le conformisme, dans le centrisme et a terme dans la tiédeur mamelle de beaucoup de maux.  »

    La suite :
    http://semperfidelis.over-blog.fr/article-de-la-frat-st-pierre-58187920.html

  8. avouedusaintsepulcre permalink
    16 novembre 2010 19:38

    Je persiste à dire que les contacts doivent être multipliés avec les prêtres de la FSSP qui ont opéré un « ralliement » par fidélité à Rome sans pour autant accepter dans leur coeur le caractère satanique du Concile de Vatican II. Et ils sont nombreux !

    Bien entendu, il faut beaucoup de garde-fous mais leur amour indéfectible de l’Eglise ne peut pas être condamné de façon péremptoire. L’avenir de l’Eglise se situe dans la collaboration des Ecclesia Deistes avec la FSSPX. De bons fruits sont portés par les deux courants, cela est manifeste. Ce sont les fruits d’un amour manifeste de l’Eglise, l’un pour sa hiérarchie, l’autre pour sa doctrine. Comme si les deux formes d’amour étaient nécessaires l’une à l’autre.

    A bien des égards ce sont les fidèles eux-mêmes qui réconcilient les deux courants en passant d’une chapelle à l’autre sans s’inquiéter de l’identité de la fraternité considérée.

  9. Aloïs permalink
    17 novembre 2010 11:31

    Oui, la solution viendra sans doute avec le temps du lien renforcé entre les fidèles de la FSSPX et FSSP. Mais des difficultés demeurent qui sont problématiques.

    Je reprends les termes de l’abbé Thierry Legrand à Versailles :

    « Ces instituts Ecclesia Dei sont devenus entre les mains de nombreux évêques. Cette image c’est celle du sas. Un sas est fait pour passer d’un milieu dans un autre, incompatibles l’un envers l’autre, ainsi que, parfois, pour décontaminer ceux qui y passent. Eh bien, les autorités officielles se servent des instituts Ecclesia Dei, et pour certains sans leur accord, comme d’un sas pour faire passer les fidèles de la FSSPX dans l’église conciliaire, tout en les décontaminant du virus de la tradition. S’il est vrai qu’un sas fonctionne dans les deux sens, et que certains découvrent le vrai problème de la crise dans l’Eglise, qui est un problème de Foi, ce n’est pas une raison pour nous introduire nous-mêmes dans ces sas, au risque de, petit à petit, perdre le sens de la Foi et de la Tradition… Il existe sûrement de bons prêtres dans les rangs de ces instituts mais, de par la position de leurs instituts, ils sont quasi obligés au silence face aux erreurs, certains vont faiblir dans la proclamation de la Foi ; et dans tous les cas, ils sont instrumentalisés par ceux qui refusent de voir le salut de l’Eglise dans le retour à la Tradition intégrale. »

    Or perdre le sens de la Foi et de la Tradition serait une catastrophe pour notre combat au service de l’Eglise de toujours, et c’est bien ce sur quoi comptent secrètement les conciliaires dans leur stratégie afin de nous faire admettre, à terme, les erreurs modernistes de Vatican II. La vigilance s’impose donc plus que jamais car n’oublions pas que nous entrons, depuis la levée des excommunications, dans une période d’affrontement doctrinal. Et la partie va donc être très serrée, car nous sommes en face d’un adversaire redoutable qui aujourd’hui possède le pouvoir dans l’Eglise.

    Toute faiblesse de notre part pourrait avoir des conséquences importantes.

  10. Michel permalink
    14 décembre 2010 13:52

    Il m`est pénible de voir un certain extrémisme sur ce site catholique.

    Bien sur l`Église est mal en point apres les violentes attaques du marxisme et autre idéologies destructrices créés par Satan dans sa guerre millénaire contre l`Église du Christ.

    L`Église a besoin de bons pretres mais il faut surtout évangéliser et expliquer de facon ferme mais modérée. Ces attaques contre le judaisme sont contre-productives et déplacées alors que c`est l`islam qui menace nos pays et cela est le résultat des manoeuvre de la Franc-maconnerie qui a ouver le voie par le déchristianisation. Le vide est rempli par l`immigration islamique qui est aussi une punition divine a cause de la tiédeur et de l`erreur des chrétiens et de l`Église.

    Vous feriez mieux de passer votre temps a définir si l`islam est une création humaine ou une des création de l`ange déchu dans sa guerre totale.

  11. 14 décembre 2010 14:44

    Michel

    Nul extrémisme sur La Question, mais un rappel des bases traditionnelles de la doctrine catholique, et une insistance particulière en effet, car elle est nécessaire, sur l’antijudaïsme théologique, en un temps où la désorientation dans ce domaine atteint des degrés inquiétants, au point que le dernier concile a même transformé l’enseignement à propos des juifs de tous les pères, théologiens et docteurs de la Foi depuis des siècles dans la déclaration Nostra Aetate.

    Certes l’islam est une menace sérieuse pour le devenir de l’Europe qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère.

    Mais demandez-vous qui sont ceux qui ont permis, encouragé et organisé l’immigration massive des populations musulmanes en terre chrétienne depuis des décennies ?

    Et de même, auxiliairement, quelle est leur idéologie et où est sa source première, originelle sur le plan politique et spirituel ?

    Quant à l’islam, nous considérons, à présent que les musulmans sont chez nous, qu’ils doivent pratiquer leur religion et ne pas être entravés dans leur culte, respectés dans leur croyance.

    Dans un deuxième temps, lorsque la chrétienté sera de nouveau réédifiée, ils devront être convertis afin qu’ils reçoivent le baptême chrétien.

    Cependant, en attendant ce jour, il faut d’abord et avant tout, effectuer une critique théologique de la religion prêchée par Mahomet, de sorte d’en montrer le caractère mensonger, et c’est ce à quoi nous nous employons.

    *****************************

    Lire :

    L’ISLAM : UNE HÉRÉSIE BLASPHÉMATOIRE
    http://www.la-question.net/archive/2009/02/20/l-islam-une-heresie-blasphematoire.html

  12. Michel permalink
    14 décembre 2010 14:54

    Et a quoi servira votre exégese sous la menace du sabre et de l`égorgement.

    Il fallait y penser avant.

    La religion des juifs a fait l`erreur de ne pas reconnaitre son Créateur – mais tout cela n`était-il pas écrit et prévu pour glorifier le Christ a la fin des temps.

    La religion juive ne s`impose pas par le terreur et le sabre et elle est ultra-minoritaire. La révélation a été recue par les Juifs bien avant le début du Christianisme.

    Pourquoi Dieu ordonne t`il au chrétien d`etre doux et pacifique comme le Christ et en meme temps il créé une religion belliqueuse autorisant le mensonge, la tuerie, le massacre des chrétiens et des juifs. Cela fait-il du sens…..

    • wendrock permalink
      14 décembre 2010 15:32

      Michel précisément, l’exégèse préserve du danger de confusion et d’assimilation qui naît de la destruction des distinctions protectrices et de la perte des repères au niveau religieux.

      La seule manière de préserver la substance chrétienne de l’Europe est de faire à l’identique des espagnols qui vécurent sept siècles sous la férule de l’islam. A savoir maintenir fermement chacun – chrétiens et musulmans – dans les cadres étroits de sa propre religion.

      Cela a de nombreux mérites :

      – Conserver l’essence religieuse des peuples.

      – Maintenir avec une certaine efficacité leur composante ethnique.

      Et enfin, ce qui n’est pas négligeable, permettre si possible une reconquête générale le jour venu.

  13. Michel permalink
    14 décembre 2010 16:01

    Mon exégese me dit que l`islam est une erreur doctrinale grave ou une création de l`ange déchu.

    Il faut donc convertir et évangéliser. Exactement comme les rois d`Espagne. D`abord par les lois et la douceur. Pour ceux qui refusent la conversion ils devront quitter pour les terres du dar-el-islam.

    La libanisation de l`Europe est commencée. Du jamais vu du point de vue historique et religieux en 2,000 ans.

    La conquete de l`Espagne par 200,000 maures est une farce par rapport a l`avenir qui se dessine en Europe.

    Quand l`Évangélisation s`arrete….la vague du paganisme revient pour détruire ce qui a été consruit.

    L`église n`a plus grand chose sur quoi s`appuyer.

    L`épee du Prince est en mousse et celui-ci est devenu un athé franc-macon. Il est le premier a contribuer a la destruction et a la libanisation et surtout il n`a pas de conseillé chrétien.

    La population est un produit du systeme d`éducation athée – indifférente, inconsciente du danger qui menace et elle ne connait meme plus sa foi et ses racines.

    Le vide est rempli par l`islam. Eux ne connaissent que leur foi mais ils la connaissent et il avancent dans le vide.

    Le Christ a dit: Allez par toutes les nations et faites des disciples au nom du Pere, du fils et du St-Esprit!

    Il n`a pas dit: Allez dans toutes les nation au nom d`Allah et coranisé..

    Le Christ a averti a propos des faux-prophetes qui viennent en loup vorace sous une peau de mouton…

    Paul a averti que si un autre Évangile était dévoilé meme par un ange…il serait anatheme et le Coran a été dévoilé par un ange et est donc anatheme.

    Selon Holzhauser nous arrivons a la fin du cinquieme age de l`Église (Sardes) et la situation ressemble beaucoup a celle de son Interprétation de l`Apocalypse.

    • wendrock permalink
      14 décembre 2010 16:32

      « Il faut donc convertir et évangéliser. Exactement comme les rois d`Espagne (…) La population est un produit du systeme d`éducation athée – indifférente, inconsciente du danger qui menace et elle ne connait meme plus sa foi et ses racines », nous donc voilà sur les mêmes analyses.

      Mais observez que la politique des rois espagnols pendant plusieurs siècles, avec prudence et intelligence, tant que les temps n’étaient pas suffisamment mûrs pour organiser la Reconquête (ce qui est bien le cas de notre situation actuelle), fut de privilégier une modèle de développement séparé entre chrétiens et musulmans, modèle social fondé sur les principes religieux.

      C’est exactement ce que nous préconisons.

    • josé permalink
      13 février 2016 10:59

      Michel! Je trouve votre analyse pertinente et en adéquation avec la réalité vécue de notre régime démoniaque (la République dite française).Mias , l’Eglise étant éclipsée (TSVierge dixit) , je ne vois pas comment on peut efficacement continuer à convertir et évangéliser surtout avec des pseudo évêques qui n’ont à la bouche que l’accueil des migrants….

  14. créole permalink
    28 décembre 2010 00:05

    Pourquoi les « vieux » prêtres ne reviennent-ils pas aux Traditions ?
    Celà encouragerait les jeunes gens…

  15. raymond permalink
    3 février 2016 23:12

    Bonne question créole…!

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