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Le « droit divin » de l’Église catholique vient de Jésus-Christ

15 mai 2016

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Droit Divin Tiare

C’est par le « droit divin »,

que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).

L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme d’essence luthérienne, est, sans conteste aucun, l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du « droit divin » les fausses lumières impies du raisonnement privé, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en des matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire aboutissant à ne plus reconnaître le pape et en faire profession publique en qualifiant les pontifes romains « d’antipapes » ou « d’usurpateurs », ceci au mépris de toutes les lois disciplinaires canoniques traditionnelles de l’Eglise catholique.

Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un « droit » surnaturel : le « droit divin » – qui n’est pas « une entité purement juridique dénuée de fondement, située au-delà de la foi et de la vérité » (sic), comme on peut le lire sous la plume de certains hérésiarques schismatiques sectaires singulièrement égarés, car c’est par ce « droit divin », et par nul autre pouvoir, que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).

I. Le « droit divin » est institué par le Christ

Et si c’est en vertu d’un « droit divin » que le Christ a confié à Pierre et ses successeurs les clés de son Eglise, c’est donc par ce « droit divin » que se conserve la vie de l’Eglise, en la personne physique, matérielle, et de façon « perpétuelle » – et non sur un principe abstrait qui pourrait ne plus avoir de visibilité concrète au motif, aussi absurde que blasphématoire, d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » (sic) -, des pontifes romains, comme le déclare explicitement la Constitution dogmatique du concile Vatican I :

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »  (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

Ceci explique pourquoi, par « l’institution du Christ » et non sous l’effet d’une dialectique « volontariste » (sic !) -, tout est soumis au « droit divin » dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, la hiérarchie,  l’élection pontificale elle-même, et, en premier lieu bien évidemment, la personne du pape, ceci signifiant que toute expression de la Foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie, gouvernée, encadrée et soutenue par le « droit divin », dans la mesure où ce « droit divin » est, en effet, la source ontologique, spirituelle, transcendante et révélée de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave et attitude schismatique profondément hérétique tombant sous les coups de l’anathème de la Constitution dogmatique de Vatican I Pastor Aeternus, du haut d’un imaginaire tribunal individuel en s’appuyant sur une logique sophistique empoisonnée, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles, sauf à contredire volontairement et coupablement le principe sacré d’autorité institué par Jésus-Christ :

« Le Pontife romain légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction. » (Can. 219).

Droit Divin - Saint Pierre

« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église (…) Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. » (Pastor Aeternus, Vatican I, 4e session, 18 juillet 1870).

II. Le pontife romain est au-dessus de tout tribunal humain

Ainsi, ce qu’il est interdit de juger pour un fidèle, c’est la réalité, ou non, de la validité de la charge pontificale. Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise, comme pour un membre éminent, de décider de qui est pape ou ne l’est pas du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave. S’il y a eu désignation dans les règles d’un pontife, suivie de l’acte de «reconnaissance universelle » (cf. Cardinal L. Billot, De Ecclesio, t. XXIX, § 3, p. 621), ce dernier est pape infailliblement, nul ne peut plus lui contester l’effective réalité de sa charge en raison du droit divin attaché à l’élection lors du Conclave.

Entrer ensuite dans des interrogations portant sur la nature d’un « enseignement » dispensé par le Magistère – on retiendra d’ailleurs que la note de l’infaillibilité à propos des actes du Magistère Authentique, n’est pas mécanique, mais « conditionnelle », c’est-à-dire qu’elle est « conditionnée » en fonction de « la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » [1] -, qui comporte, depuis Vatican II, d’évidentes erreurs sur la discipline, la liturgie, les moeurs, la doctrine, etc., pour en conclure que l’Eglise n’est plus l’Eglise et que les papes ne sont plus papes, c’est outrepasser très largement ce qu’il est admis dans les capacités dont dispose un simple fidèle catholique.

Dans un tel cas, si l’erreur est enseignée par un pontife, et les encycliques pontificales depuis Vatican II en contiennent de nombreuses, il convient d’attendre que Jésus-Christ, qui est le Seul à avoir autorité sur le pape, décide de lui retirer sa charge. S’il ne le fait pas, si le pape demeure dans la chaire de Saint-Pierre, alors il faut le reconnaître comme pontife de l’Eglise.

III. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre « Magistère ordinaire » et « Magistère infaillible »

Il importe ainsi d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive – ceci signifiant qu’il n’y a pas de caractère d’automaticité à l’infaillibilité, qui ne s’exerce pas  « univoquement » (sic), par l’effet d’un mode passif d’infusion du « droit divin », mais qui exige, pour son exercice, le préalable de la « volonté » comme il en va de tout acte en ce monde créé soumis aux lois des causes secondes, sachant que le Magistère ne dispose pas d’un pouvoir surnaturel agissant en vertu d’un « d’un Droit Divin identique à celui du Christ » (sic), ce qui sous-entendrait une « communication immédiate des substances » avec Dieu (proposition qui relève de l’hérésie immanentiste condamnée par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi Dominici Gregis, § 21, § 22, § 23, 1907) -, cela veut ainsi dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité.

A cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs (Jean XXIII et Paul VI), Vatican II fut un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

De ce fait, nul n’est contraint d’accepter l’erreur ; et discuter d’un enseignement est parfaitement conforme à la doctrine catholique, saint Thomas d’Aquin nous indiquant que, dans des situations extrêmes, il est même licite de s’opposer publiquement à une décision de l’autorité (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

Saint Robert Bellarmin (1542-1621), de son côté, va jusqu’à affirmer qu’il convient de résister au pontife qui attaque les âmes, détruit l’ordre et tente de « détruire l’Eglise » (sic !) :

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« Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » La suite du texte est essentielle : Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

Le jugement de Dom Guéranger (1805-1875) est, de même, sans appel concernant le devoir de résistance à l’erreur :

Dom Guéranger

« Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord (…) Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

IV. Il est totalement impossible que l’Eglise demeure sans pape

Mais il ne faut pas tout mélanger, à savoir : 1°) le jugement doctrinal à propos d’un enseignement non conforme à la tradition, et 2°) le jugement à propos du pape. Ce n’est pas du tout la même chose, et cette confusion terriblement perverse, démontre la gravité de l’actuelle confusion schismatique !

Car ce qui est totalement impossible, enseignement contestable ou non, c’est que l’Eglise demeure sans pape :

«L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre. Où est Pierre, là est l’Eglise. » (Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, 1866).

Et ce qui est, plus encore, absolument impossible, de foi divine et de droit divin, c’est qu’un membre de l’Eglise catholique juge de qui est pape où ne l’est pas. Ce jugement est INTERDIT à n’importe qui et à quiconque, car c’est le Christ uniquement qui a le pouvoir de retirer son pontificat à l’occupant du Saint-Siège, puisque ce dernier n’est jugé par personne en ce monde : « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (can. 1556). Dès lors, en l’absence de cette action de Jésus-Christ, les fidèles de l’Eglise – sans aucune distinction relative à leur position hiérarchique,  clercs ou laïcs – sont dans l’obligation disciplinaire, formelle et impérative, de reconnaître pour vrai et légitime Pontife celui qui a été désigné par le Conclave, et ceci tant que le Christ le maintient sur le trône de Saint-Pierre.

Telle est la doctrine catholique depuis toujours et pour toujours ; tout le reste, même paré, en un triste théâtre liturgique parodique, de dentelles, latin, encens et chasubles, c’est du vulgaire, odieux et très grossier Protestantisme !


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Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise,

 de décider de qui est pape ou ne l’est pas,

du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave.

V. Le Saint-Siège n’est jugé par personne, car la papauté, telle que Jésus-Christ la conserve, n’est pas une institution humaine

Le point que nous venons d’aborder est très important, personne, absolument personne en ce monde ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe :

 « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

Ceci étant confirmé par le dictionnaire de droit canonique :

« Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159). »

Cette conception s’appuie sur l’ensemble des docteurs et théologiens qui étudièrent ce sujet et les déclarations pontificales qui arrêtèrent l’enseignement du Magistère à son égard (Grégoire VII, Innocent III, Boniface VIII, Pie VI, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, pour n’évoquer que les principaux pontifes qui écrivirent sur le droit divin), déclarations ne pouvant faire l’objet d’aucune contestation, sauf évidemment pour un esprit troublé par le venin de l’idéologie sédévacantiste dont les vues sectaires éloignent tragiquement de l’authentique vérité catholique. [2]

Mgr Sauvé, dans Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, explique ce qui gêne tant et contredit radicalement les thèses sédévacantistes :

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« La papauté, telle que Dieu a voulu qu’elle soit, et telle qu’il la conserve en fait, n’est pas une institution humaine, abandonnée à ses propres caprices et pouvant faire tout ce qui lui plaît, sans règle aucune, sans limites de quelque nature qu’elles soient. (…) Le droit divin, naturel ou positif, dont la papauté est la gardienne et l’interprète légitime [la dirige] (…) le collège des cardinaux qui, suivant la belle et juste pensée de Sixte V, représentent les personnes des apôtres, « quand ils prêtaient leur ministère au Christ Sauveur prêchant le royaume de Dieu et opérant le mystère du salut de l’homme » (In Uonsf. Poslquam verum) et qui, après l’Ascension de Jésus-Christ, assistaient Pierre dans son office de Pasteur universel de l’Eglise. » (Mgr Sauvé, Le Pape et le concile du Vatican, 1890, pp. 426-430).

D’ailleurs saint Thomas d’Aquin, depuis longtemps, a répondu aux thèses véhiculées à la suite de tous les hérésiarques qui forment l’immense cohorte des sources infectées du poison schismatique. Qu’est-ce que le « droit divin » exactement ? Saint Thomas nous répond : « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin.» (Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 3). Le droit divin se confondant intrinsèquement, ontologiquement avec la Loi éternelle, puisque  le divin Rédempteur avec son Corps social [l’Eglise] constitue une seule personne mystique (….) sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils », ceci nous permet donc de comprendre ce que dit solennellement saint Augustin : « La loi éternelle est la raison divine ou la volonté de Dieu.»  (St. Augustin, Contra Faustum, Liv. XXII, ch. XXVII)

La conception thomiste insiste ainsi sur la primauté fondatrice du droit divin dans l’Eglise, établissant son lien avec la Loi éternelle. La valeur ontologique qui fonde l’Eglise, ne dépend pas de ce fait de ce que les fidèles croient ou ne croient pas, elle est d’essence surnaturelle puisque provenant directement de Jésus-Christ. Et cette valeur est une essence donnée, conférée éternellement.

VI. Les sédévacantistes sont les héritiers de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles !

Chacun peut faire fonctionner ses petits jugements personnels en for interne, pour regarder le Vatican comme étranger à la Foi catholique depuis le dernier concile, il n’en reste pas moins que Rome reste le Siège de l’Eglise du Christ !

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Les actuels schismatiques sédévacantistes,

héritiers des hérésiarques schismatiques

viennent grossir la longue liste des âmes perdues

et retranchées du Corps mystique du Christ.

Encore une fois, redisons-le, il est impossible d’utiliser des analyses « privées » pour leur conférer une valeur décisionnelle ayant force d’autorité pour tout ce qui concerne le pape et l’Eglise. Agir comme le fait le courant sédévacantiste n’est, ni plus ni moins, que l’emploi du raisonnement individuel pour juger d’un fait surnaturel. C’est typiquement l’attitude de Martin Luther et de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles, dont les actuels schismatiques viennent grossir la longue liste des âmes perdues et retranchées du Corps mystique du Christ.

Pie XII lors d’une allocution le 2 octobre 1945 déclarait,  de sorte de prévenir d’ailleurs les erreurs subjectives surgissant des ténébreuses illusions de l’esprit moderne enivré de ses lumières individuelles :

«La fondation de l’Église comme société s’est effectuée, contrairement à la formation de l’État, non de bas en haut, mais de haut en bas », déclaration à laquelle se rattache comme ontologiquement et substantiellement la révélation du Christ à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis.» (Jean XV, 16). Que, parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du “libre examen” qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.» (Pie XII, Vosomnes, 10. IX. 1957).

Que ceux qui veulent rester catholiques conservent ceci en mémoire, s’ils aspirent, du moins, au salut de leur âme :

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« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre. » (Pie XII, Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867).

VII. Le « droit divin » se confond avec la « Loi éternelle »

Le « droit divin » n’est donc pas la création de notre part d’une « idée irrationnelle » plaquant sur une institution étrangère, une conception idéalisée, comme si l’Eglise, par l’effet du dernier concile, avait cessé d’être la divine institution fondée par Jésus-Christ. Pour que la divine institution fondée par Jésus-Christ devinsse une institution «anticatholique», il aurait fallu que les puissances démoniaques triomphassent de l’Epouse du Christ, ce qui ne se peut !

Et cela ne se peut en raison d’une loi divine formelle :

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« Ego dico tibi quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversum eam. » (Matthieu XVI, 18-19).

Est-ce à dire que Notre Seigneur serait un menteur ?!

C’est pourtant bien ce qu’implique, implicitement et explicitement, la position sédévacantiste impie !

Le  Christ ne pouvant s’être trompé, ni nous tromper, le « droit divin » régissant l’institution qu’il a fondée, conserve donc entièrement son autorité sur l’Eglise qui ne peut cesser d’être ce que le Christ voulut qu’elle soit.

Dès lors le droit, qui est en effet un « droit divin », s’impose et tous doivent s’y soumettre car ce « droit divin », est un droit explicite et impératif, qui s’applique à la vie de toute l’Eglise, impliquant des lois contraignantes auxquelles on ne peut refuser d’obéir, ceci expliquant pourquoi tombent, uns à uns et sont dispersés comme la vulgaire poussière par le vent, tous les arguments schismatiques fallacieux et mensongers.

Conclusion

Qu’un puissant courant moderniste se soit infiltré lors du concile de Vatican II, ce que nul ne conteste, introduisant des thèses étrangères à la doctrine éternelle de l’Eglise, ne signifie en rien que la dogmatique fondamentale ait été changée et encore moins que l’institution pontificale soit abolie, ni abandonnée par Jésus-Christ. De ce fait le rôle de tous les membres de l’Eglise est d’œuvrer à la défense de la papauté et de la Tradition séculaire dans l’Eglise, qui reste une institution divine de par la foi du « Credo ».

Fuir l’Eglise, en la désignant comme la « prostituée de l’Apocalypse », assimile donc les discours des micro-chapelles sédévacantistes aux pires groupuscules réformés du type Témoins de Jéhovah, dont ils partagent les mêmes vues apocalyptiques !

Pour demeurer catholiques, soyons donc attentifs à ce qu’écrit Léon XIII  :

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« l’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps, sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace. » (Léon XIII, Satis Cognitum).

Effectivement, non fondée pour un temps limité l’Eglise est préparée pour l’éternité, elle est amenée à traverser des périodes difficiles, ce qui est déjà advenu de nombreuses fois dans l’Histoire, car elle est à la fois humaine et divine, mais Jésus-Christ ne permettra jamais qu’elle soit abattue et vaincue, car il en a fait la promesse formelle à Saint Pierre. [3]

Si on ne croit pas fermement à cette vérité on n’est plus catholique. Telle est la vérité !

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 Notes.

1.  « L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christi in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658).

2. « Le Pasteur éternel et l’évêque de nos âmes (I Pierre II, 25), afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifier la Sainte Église en laquelle, comme dans la maison du Dieu vivant, tous les fidèles seraient unis par le lien d’une même foi et d’une même charité… De même donc qu’il a envoyé les Apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jn XV, 19), comme Lui-même avait été envoyé par le Père (Jn XX, 21), de même il a voulu des pasteurs et des docteurs dans son Église « jusqu’à la consommation des siècles » (Matth. XXVIII, 20). »(Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).

3. C’est ce que rappelle Romano Amerio : « L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.» (Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58).

Lire :

papal Divider - Roman Catholic

 La Papauté de droit divin

La Monarchie pontificale et la Royauté éternelle

48 commentaires leave one →
  1. Henri L. permalink
    11 mars 2015 20:10

    Troublé par l’Eglise depuis ces dernières années, je vous dois, de m’avoir libéré de la séduction sédévacantiste.

    Vos explications, et votre rappel du droit divin, m’ont ouvert les yeux sur la réalité de l’Eglise. Merci.

  2. Oremus permalink
    11 mars 2015 21:08

    L’oubli tragique du sédévacantisme,c’est celui portant sur la nature de l’Eglise

    Car en effet, l’Eglise n’est pas une démocratie.Elle a un fondateur, divin, qui lui a donné un droit…… »divin ».

    Si l’on veut être fidèle à Jésus-Christ, il faut respecter la loi qu’il a donnée à son Eglise. Autrement on se comporte comme des démocrates-sociaux.

    On commence par contester l’enseignement, puis on en vient à rejeter l’autorité des papes.

  3. Pie permalink
    11 mars 2015 21:38

    Le « droit divin », comme lu et affirmé de façon erronée en d’autres lieux où l’on fait preuve d’une mauvaise foi impressionnante, n’est pas du « volontarisme », le placage d’une dialectique hégélienne sur la vie interne de l’Eglise, comme vous le démontrez parfaitement.

    Ce droit divin, c’est l’expression de ce que Jésus-Christ a fondé, c’est-à-dire le principe sur lequel il a posé les bases de son Eglise.

    Vous avez donc raison d’insister sur ce point : « Qu’un puissant courant moderniste se soit infiltré lors du concile de Vatican II, ne signifie en rien que la dogmatique fondamentale ait été changée et encore moins que l’institution pontificale soit abolie, ni abandonnée par Jésus-Christ. »

    Je souscris absolument !

    On ne sait que trop où conduit la position sédévacantiste, lorsqu’on observe la situation de toutes les chapelles rongées par un puissant ferment de division.

    Rien n’est plus précieux que l’Unité de l’Eglise.

    Et tant que le pape sera là, cette Unité sera possible. Imparfaite peut-être, mais rendue possible, et cette possibilité est notre unique espérance en tant que catholiques.

    • Rome permalink
      12 mars 2015 12:14

      Comment peut-on qualifier le droit divin de l’Eglise de dialectique hégélienne ?

      Je ne sais quelle est la chapelle sédévacantiste qui soutient une telle position, mais on mesure à ces propos leur degré d’éloignement du sens catholique !

    • Oremus permalink
      12 mars 2015 12:23

      Entièrement d’accord avec vous Pie, j’ai fait l’expérience de l’esprit de division permanent de ces milieux ces dernières années.

      Contrairement à Luis L., je suis tombé dans la séduction de l’apparente logique du sédévacantisme après lecture de plusieurs ouvrages (Mystère d’iniquité, etc.) et fréquentations de leurs forums.

      Il m’a fallu un certain temps pour me réveiller du sortilège de cette logique qui a toute l’apparence de la vérité. Mais l’apparence seulement !

      C’est par la constatation des mauvais fruits, les entretiens avec des prêtres (dont quelques uns m’ont dit être en total accord avec les analyses de La Question), que j’ai pu m’extraire de l’impasse que constitue le sédévacantisme.

  4. Lozère permalink
    11 mars 2015 21:53

    Félicitations à La Question, voilà qui est bien dit : « Les actuels schismatiques sédévacantistes, héritiers des hérésiarques schismatiques viennent grossir la longue liste des âmes perdues et retranchées du Corps mystique du Christ » !

    Il y a longtemps qu’on aurait dû le faire savoir et le proclamer avec plus de force encore, tant ce courant s’active pour flétrir la Tradition et ceux qui, courageusement, résistent au modernisme.

  5. 12 mars 2015 11:18

    D’une certaine manière, le sédévacantisme est une sorte de virus, le virus de la tradition. Il en prend la forme extérieure, tout en adhérant à la position luthérienne du jugement privé afin de décider si le pape n’est plus le pape.

    C’est donc un dangereux pourvoyeur d’anarchie et de démocratie de par ce qu’il favorise le développement de l’opinion personnelle en des matières couvertes de façon canonique par le « droit divin ».

    C’est pourquoi, ce courant schismatique tend grandement à aggraver plus encore la crise que traverse l’Eglise.

    La solution catholique face à l’éventuelle corruption de l’autorité est simple et évidente, pour tout tout dire « sainte ».

    Elle a été exposée clairement par le cardinal Cajetan, il suffit d’y être attentif, et la résolution du problème est acquise selon la doctrine catholique, sans schisme ni hérésie :

    « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.»

    Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

    • Pélikan permalink
      12 mars 2015 15:16

      Jean de Saint Sulpice,

      L’analyse du cardinal Cajetan, grand commentateur de saint Thomas aux XVIe siècle, que vous rappelez avec justesse, démontre la parfaite validité de la thèse de Cassiciacum, exposée en son temps par le P. Guérard des Lauriers.

      Cette thèse, qui pose la distinction entre « forme » et « matière » dans la papauté, permet de résoudre heureusement la situation difficile que nous connaissons, sans pour autant détruire la continuité de la chaire de Pierre comme le fait le sédévacantisme complet.

      Saint Robert Bellarmin fera sienne la position de Cajetan en affirmant, qu’on peut exercer un état ou une charge « matériellement » mais non pas « formellement » si jamais celui qui a été désigné à une fonction dévie, ce qu’à Dieu ne plaise, de la foi catholique.

      Mais cette distinction, pour autant qu’elle soit l’expression de la doctrine scolastique la plus fondée en validité, ce n’est pas aux fidèles d’en décider, car seul Jésus-Christ a autorité sur le pape.

      Chacun, examinant les déclarations de l’autorité depuis Vatican II, peut la supposer réalisée cette séparation entre « forme » et « matière » dans les papes modernes (modernistes), cependant cette supposition doit rester une hypothèse et non devenir le prétexte à ne plus voir dans les pontifes romains des papes de l’Eglise.

      Ceci pour une raison simple, car dans l’hypothèse où cette séparation a été effectuée par le Christ à cause des erreurs professées par la secte moderniste,la part matérielle du pontificat en eux ne disparaît pas.

      Et cette part « matérielle » ce n’est pas rien d’un pape, tout au contraire. C’est elle qui permet la continuité de la succession, et c’est bien là ce qui est essentiel.

      Voilà la solution catholique dont je sais, ce dont je me félicite, qu’elle est admise par La Question.

    • papy permalink
      13 mars 2015 11:05

      Merci à PELIKAN de nous démontrer magistralement la collusion extraordinaire entre sa fouthèse materaliter et la théorie infernale d’un droit divin conditionnellement infaillible des sbires encagoulés de LA QUESTION , la bien nommée…!

      Cela restera sans aucun doute dans les annales des aberrations génésiques de la secte moderniste et des ses alliés aux petits pieds pour donner le résultat que nous savons!…Une hérésie traditionaliste monstrueuse, à la fois déni du véritable état de l’Eglise, du châtiment des clercs et schizophrénie à usage multiple…..
      Je ne retiendrai que trois passages, expressions de votre folie Pelikan: « ce qu’à Dieu ne plaise… » et « cette supposition doit rester une HYPOTHESE..; » et encore » et c’est bien là ce qui est essentiel »…

      Je laisse les lecteurs que n’aurait pas encore complètement déserté le sens commun, de méditer sur ces passages….Ils en seront certainement très édifiés…avec l’aide de l’Esprit Saint!!!!

    • Pélikan permalink
      14 mars 2015 11:28

      La thèse de Cassiciacum participe en effet d’une proximité avec le « droit divin » papy. Cette proximité est d’ordre canonique et théologique, il ne s’agit en rien d’une « collusion » comme vous l’écrivez avec une passion qui égare votre jugement et vous aveugle, mais d’un respect des critères doctrinaux traditionnels de la sainte Eglise.

      La distinction entre « matière » et « forme » dans le pontife fait l’objet de démonstrations tellement étayées et développées chez les plus grands docteurs de l’Eglise, que vos propos sectaires en deviennent ridicules, l’excès de votre langage rendant sans objet vos vitupérations hystériques.

      Nous pourrions citer des dizaines d’extraits des docteurs expliquant la distinction « materialiter » / « formaliter », en lien précisément avec le fameux « droit divin » dont il faut se louer de le voir rappeler avec l’insistance qu’on lui connait par La Question, c’est-à-dire le rappel que c’est le Christ et nul autre que LUI qui détient le pouvoir sur le pontife et que personne, ABSOLUMENT PERSONNE, ne peut se substituer à LUI, pour déclarer que le pape n’est plus pape, qu’il n’y a plus du tout de pape à Rome, que depuis 1962 le Saint-Siège est entièrement vacant, et autre propositions trop extrêmes dénuées de sens relevant du sédévacantisme plénier dont vous faites profession privée et publique.

      Ainsi, contentons-nous de saint Robert Bellarmin, qui expose clairement ce lien relevant du « droit divin », en quoi consiste l’union entre « matière » (la personne), et la « forme » (le pontificat) dans le pape :

      « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments: Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme: la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat) et l’union de l’un avec l’autre.

      De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ; la personne au contraire en tant que telle procède sans doute de ses causes naturelles, mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs; il leur appartient de désigner la personne: mais l’union elle-même procède du Christ, par le moyen (ou en le présupposant) l’acte humain des électeurs…

      On dit donc en vérité que les électeurs créent le Pontife et sont la cause qu’un tel soit Pontife… toutefois ce ne sont pas les électeurs qui donnent l’autorité ni ne sont cause de l’autorité. De même que dans la génération des hommes l’âme est infuse seulement par Dieu et cependant, puisque le père qui engendre en disposant la matière est cause de l’union de l’âme avec le corps, on dit que c’est un homme qui engendre un autre homme mais on ne dit pas que l’homme crée l’âme de l’homme. »

      SAINT ROBERT BELLARMIN S.J. De Romano Pontefice I. 2, c. 17.

  6. papy permalink
    12 mars 2015 11:56

    Ils sont tous rameutés nos mondains-courtisans!!! Quel délicieux spectacle!!!! Pas un pour relever l’autre!!! Chacun y va de son petit couplet fielleux sur les prétendus dangers du « sédévacantisme »!!! A vomir…..Comme si chez eux ne régnait aucune division…tant que la soupe *** liturgique est bonne et suffisante….tout va bien Madame la Marquise!
    En matière de virus, le leur est bien pire que le sida!!!!
    Ils seront ridiculisés dans leur droit divin gnostique et confondus dans leurs oeuvres de mort car stériles et n’apportant plus la vraie foi de l’Eglise…..
    Laissons-les à leurs délires…définitivement……..

    • 12 mars 2015 12:40

      Alors papy, on enrage ? Le rappel de la vérité catholique agiterait-elle les forces ténébreuses – de par la séduction de la logique sédévacantiste empoisonnée – qui se sont emparées de votre esprit ?

      Vous aurez beau trépigner et vous écrier tant que vous voudrez papy, qualifier la tradition catholique de tous les noms d’oiseaux, vous ne pourrez empêcher la sainte doctrine et la vérité de triompher de vos vues schismatiques mensongères, dont nous savons parfaitement là où elles conduisent et à quoi elles aboutissent, à savoir, inévitablement, au conclavisme.

      Car l’Eglise ne pouvant rester sans pape indéfiniment (selon vos vues faussées depuis 1962 !!), chacune de vos chapelles, après avoir épuisé leur venin d’exécration à s’auto-anathémiser, se mettra en tête de désigner un pontife suite sans doute à une « révélation » privée d’une none schismatique, et ça sera le chaos généralisé, la destruction de l’unité catholique.

      Vous rejoindrez alors avec vos amis, la longue cohorte abominable des schismatiques depuis Photius, et vous vous constituerez en petites églises parallèles sectaires, recroquevillées autour de vos pseudos évêques – qui tiennent leurs prétendus ordres de la lignée de l’hérétique ultra-moderniste Ngô-Dinh-Thuc – et qui s’autoproclameront devant vos yeux extasiés en consacrant du pain de boulangerie et du jus de raisin – nouveaux pontifes de « l’église éclipsée » (sic) !

      Ce scénario, très sincèrement, gardez-le !

  7. 12 mars 2015 20:15

    La constitution dogmatique de Vatican I, « Pastor Aeternus », ne laisse place à aucune contestation concernant le caractère perpétuel de la papauté, et ce jusqu’à la « consommation des siècles. Les termes sont clairs et incontestables. Il n’y est pas question d’une quelconque « éclipse » de l’institution pontificale et encore moins de l’Eglise.

    Cela réduit donc à néant les arguments sédévacantistes : « Le Pasteur éternel et l’évêque de nos âmes (I Pierre II, 25), afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifier la Sainte Église (…) De même donc qu’il a envoyé les Apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jn XV, 19), comme Lui-même avait été envoyé par le Père (Jn XX, 21), de même il a voulu des pasteurs et des docteurs dans son Église « jusqu’à la consommation des siècles » (Matth. XXVIII, 20). »(Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).

    • papy permalink
      13 mars 2015 09:08

      Cela réduit surtout à néant votre prétention à l’intelligence des textes Charles Démia!!! Où avez-vous vu qu’une constitution dogmatique doit être aussi une prophétie de la fin des temps??? Vous dites vraiment n’importe quoi!!!

    • 13 mars 2015 14:59

      Ce qui réduit à néant la capacité à comprendre la signification d’un texte M. papy, c’est de se refuser à admettre ce qu’il déclare explicitement.

      Lorsque la Constitution dogmatique Pastor Aeternus évoque la « perpétuité » et « l’éternité » dans les intentions fondatrices de l’Eglise, en rajoutant « jusqu’à la fin des siècles », les mots ne sont pas employés impunément, ils ont un sens, et ce sens est à croire puisque Pastor Aeternus est une Constitution dogmatique couverte par l’infaillibilité.

      La perpétuité et l’éternité sont ainsi des « notes » de l’Eglise selon la Constitution dogmatique de Vatican I, c’est-à-dire des principes constitutifs qui ont à demeurer et « subsister ferme jusqu’à la fin des siècles », c’est-à-dire sans aucun changement, et en particulier la visibilité successorale des pontifes « perpétuels » depuis Saint-Pierre :

      « Ce que le Christ notre Seigneur, chef des pasteurs, pasteur suprême des brebis, a institué pour le salut éternel et le bien perpétuel de l’Église doit nécessairement, par cette même autorité, durer toujours dans l’Église, qui, fondée sur la pierre, subsistera ferme jusqu’à la fin des siècles.  » Personne ne doute, et tous les siècles savent que le saint et très bienheureux Pierre, chef et tête des Apôtres, colonne de la foi, fondement de l’Église catholique, a reçu les clés du Royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain : jusqu’à maintenant et toujours, c’est lui qui, dans la personne de ses successeurs « , les évêques du Saint-Siège de Rome, fondé par lui et consacré par son sang,  » vit « , préside  » et exerce le pouvoir de juger « . (PASTOR AETERNUS PREMIÈRE CONSTITUTION DOGMATIQUE CONCILE DU VATICAN I, 4e session,18 juillet 1870).

      Je vous fais remarquer que la note de « perpétuité » fait l’objet du titre même du second chapitre de la Constitution dogmatique : « 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus ».

      Tout ceci est très clair et ne souffre aucune contestation possible : « Quod autem in beato Apostolo Petro princeps pastorum et pastor magnus ovium Dominus Christus in perpetuam salutem ac perenne bonum Ecclesiae instituit, id eodem auctore in Ecclesia, quae fundata super petram ad finem saeculorum usque firma stabit, iugiter durare necesse est. / « Ce que le Christ notre Seigneur, chef des pasteurs, pasteur suprême des brebis, a institué pour le salut éternel et le bien perpétuel de l’Église doit nécessairement, par cette même autorité, durer toujours dans l’Église, qui, fondée sur la pierre, subsistera ferme jusqu’à la fin des siècles. »

      On le constate ainsi aisément, Il n’est pas question une seule seconde dans Pastor Aeternus, infailliblement, d’une quelconque « éclipse » de l’institution pontificale et encore moins, bien évidemment, de l’Eglise fondée par Jésus-Christ.

    • Rome permalink
      13 mars 2015 16:12

      Ce qui est ahurissant avec les sédévacantistes, c’est qu’une constitution dogmatique qui affirme infailliblement que la papauté est instituée « pour le salut éternel et le bien perpétuel de l’Église et doit nécessairement, par cette même autorité, durer toujours dans l’Église, qui, fondée sur la pierre, subsistera ferme jusqu’à la fin des siècles»….n’est pas une « prophétie qui doit s’appliquer jusqu’à la fin des temps ».

      Comprenne qui pourra….durer jusqu’à « la fin des siècles « , ou durer jusqu’à « la fin des temps », ça veut pourtant bien dire la même chose … sauf sans doute dans la mauvaise foi sectaire des schismatiques !

  8. papy permalink
    13 mars 2015 09:04

    Quand pourra-t-on vous enfoncer dans le crâne que L’UNIQUE INTERPRÈTE DE LA VÉRITÉ, C’EST LE PAPE .

    L’unique interprète de la Vérité, c’est le Pape; c’est pourquoi il est continuellement assisté de l’ESPRIT- SAINT. (Notez en lettres d’OR ces 11 derniers mots dans votre Missel!)

    Si tout le monde pouvait interpréter la Véritê à sa façon, qu’aurait à faire l’Esprit Saint? Et la Vierge, qui est Mère et Éducatrice de l’Église, quelle tâche aurait-Elle? Il est vrai que vous dites: «Autant de têtes, autant de façons de penser». Mais si chacun était maître de penser et d’interpréter les doctrines et la Vérité comme il l’entend, il y aurait autant de religions que d’hommes. Si d’autres sciences, en particulier les mathématiques, ont un seul maître que tout le monde suit, comment la Science des sciences,la Religion, qui est une Science Divine, pourrait-elle être interprétée et abimée par le libre arbitre?

    Je vous le répète: «L’Unique Maître de Vérité est le Pape, parce qu’Il est continuellement assisté de l’Esprit Saint; et quiconque est en désaccord avec ce qu’Il commande et décide en matière de Vérité, est dans l’hérésie et dans l’erreur». (Ce sont les vérités fondamentales du Credo et les principes moraux essentiels)

    Voyez-vous combien de sectes protestantes se sont formées dans le monde, surtout dans votre Europe? C’est l’orgueil de l’intelligence des hommes qui ne veut pas se soumettre et veut s’ériger en professeur, alors que sa position est celle de l’élève. Soyez humbles et il vous sera facile d’obéir, il vous sera facile de croire; et avec sérénité et joie, vous accepterez les enseignements de Notre-Seigneur qui viendront à vous par l’Intermédiaire de Son Vicaire sur la terre, le Pape, et vous les mettrez en pratique. Il est Sa Voix, Il est Son Écho qui, grâce à lui, se répand à travers le monde entier. Il est l’Echo de la Vérité qui vous libère de l’erreur et du mensonge dont le chef est le Malin. »

    Si vous choisissez délibérément de rester dans le schisme, l’erreur et l’hérésie, vous vous assurerez une éternité de douleur…..Pensez-y et cessez de donner des leçons de dogme alors que vous n’êtes pas capables vou-même d’y adhérer en esprit de Justice et de Vérité!

    Je n’interviendrai plus sur ce blog, conglomérat d’esprits obtus , égarés et aveuglés par un faux traditionalisme volontariste.

  9. 13 mars 2015 12:48

    papy,

    Vous enfoncez avec une certaine grossièreté pour ne pas dire une grossièreté certaine, comme à votre habitude, des portes ouvertes en proférant maladroitement des évidences, mais en le faisant avec cet esprit dénué de toute nuance théologique et canonique qui aboutit à vous aveugler entièrement.

    En effet le pape est assisté de l’Esprit-Saint, mais non « continuellement » comme vous l’écrivez faussement, mais « conditionnellement« , car il n’est pas toujours éclairé par l’Esprit de la même manière et de la même façon en chacun de ses actes.

    En cela, dans ce manque de discernement, réside votre gravissime erreur.

    En effet, l’infaillibilité du pape n’est pas automatique, le pape n’est pas une mécanique qui génère de l’infaillibilité en permanence, qui serait « continuellement assisté de l’ESPRIT- SAINT» comme vous l’affirmez selon votre conception erronée oublieuse des « conditions » précises qui rendent possible l’infaillibilité.

    C’est pourquoi, comme l’avait fort bien exposé Calixte dans un précédent débat avec un de vos champions qui se fit sévèrement corriger en ces lieux : «Le disciple pénitent », je vous rappelle ce qu’est la doctrine catholique qui observe cette distinction sage entre l’enseignement infaillible et l’enseignement conditionnellement infaillible :

    « L’enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531). La distinction est donc capitale : certains de ces pouvoirs sont infaillibles, les autres ne le sont pas ; ils sont donc… faillibles. Seul le Magistère extraordinaire ou solennel est, de lui-même, strictement et pleinement infaillible (…) Le fondement sacré de l’Autorité catholique et la règle de l’infaillibilité, c’est la Tradition. Ce qui lui est étranger demeure suspect, ce qui lui est contraire est faux. » https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/02/13/mgr-williamson-reponses-aux-erreurs-des-sedevacantistes/#comment-42877

    Dira t-on que le cardinal Journet, de pieuse mémoire, est un « esprit obtus, égaré et aveuglé par un faux traditionalisme volontariste », pour soutenir, en parfaite orthodoxie théologique : « il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible » ?

    Chacun pourra juger donc qui relève de « l’esprit obtus, égaré et aveuglé » !

    C’est bien plutôt vous comme il apparaît, en ne respectant pas cette distinction entre « Magistère extraordinaire » et « Magistère infaillible », qui faites du pape dans votre conception folle et illusoire une sorte de demi-dieu, lui attribuant en tout temps un pouvoir d’infaillibilité.

    Et là est votre dangereuse méprise qui aboutit à vous écarter de l’Eglise dès qu’un enseignement du Magistère Ordinaire vous semble non-conforme à la doctrine de toujours.

    Vous forgez ainsi vous-même, par cette incompréhension radicale de la façon dont s’exerce l’infaillibilité – ce à quoi se rajoute l’oubli terrible du « droit divin » qui entoure et conserve la papauté en tant qu’instition fondée par Jésus-Christ allant jusqu’à vous autoriser à juger de qui est pape ou ne l’est pas – le piège qui vous entraîne fatalement vers le schismatisme !

    Je cite de nouveau Calixte :

    « Votre interrogation est absolument légitime, à savoir comment l’Eglise, société surnaturelle fondée par Jésus-Christ, a-t-elle pu s’égarer à ce point, jusqu’à promulguer dans ses actes officiels, quoique dans l’exercice d’un Magistère conditionnellement infaillible, lors du concile Vatican II, des déclarations positivement erronées ? Il y a là un mystère, humiliant, montrant que l’épouse de Jésus-Christ, qui est divine et humaine (cette double nature est fatalement oubliée par certains de ceux qui analysent cette crise, dont les partisans de la vacance du Saint Siège), n’est pas exempte de péché, et qu’elle peut, également, si elle n’y prend garde, être infidèle temporairement à certaines périodes de son histoire. Cela ne signifie pourtant pas que Satan soit devenu le maître absolu de Rome ! Il existe encore, fort heureusement, une capacité de redressement car il serait fou d’imaginer que la Divine Providence a définitivement abandonné l’Eglise, la parole du Seigneur étant pour tout catholique une certitude : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu XVI, 18). » https://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/02/13/mgr-williamson-reponses-aux-erreurs-des-sedevacantistes/#comment-42881

    Votre drame théorique clairement entrevu, que vous partagez avec tous vos semblables enténébrés par l’esprit du schisme en autant d’individus pétris d’orgueilleuses illusions puissamment hérétiques vous amenant à proférer des abominables blasphèmes, c’est de désespérer de l’Eglise – voilà votre « volontarisme » peccamineux, un « volontarisme » gnostique, car votre sédévacantisme participe à y bien regarder d’une gnose nihiliste – qui a pour effet de rejeter l’espérance en l’assistance de l’Esprit.

    En réalité, et ce constat s’impose comme une triste vérité, vous ne croyez plus à la possibilité de « redressement » à l’intérieur du parcours terrestre de l’Eglise, vous avez perdu la FOI. La FOI en la capacité divine à conduire l’Eglise jusqu’à la consommation des siècles.

    Tel est l’impardonnable péché du sédévacantisme….un péché, issu du « nihilisme talmudique gnostique », contre la FOI en l’assistance de l’ESPRIT !

  10. papy permalink
    14 mars 2015 00:15

    « Jusqu’alors, dans certaines questions, on voyait d’abord le principe surnaturel ; désormais, on a affecté de ne plus traiter que le côté humain et terrestre, passant sous un silence prudent tout ce qui semblerait réclamer trop haut en faveur des idées de foi. Un certain respect humain a préparé cette voie ; à force de concessions, on en est venu à
    croire qu’une alliance était possible ; bientôt l’enthousiasme s’en est mêlé, et on a vu naître des théories aussi serviles en présence du naturalisme qu’elles sont dédaigneuses pour tout ce qu’ont pensé et pratiqué nos pères.

    S’il existe de notre temps des hommes assez aveugles pour ressusciter des erreurs qui ont si longtemps fatigué l’Église, je serais tenté de l’attribuer à la même cause qui fait pulluler parmi nous le naturalisme : le manque d’études théologiques suffisantes.

    Notre société en dissolution appelle un remède énergique ; le christianisme est cet
    unique remède, et vous en venez tempérer la force par d’imprudents mélanges qui absorbent son efficacité.
    Aussi voit-on peu de lecteurs assidus de certaines revues, de certains journaux, de certains livres, résister longtemps à cette sorte d’enchantement ; au bout de quelques années, la foi qui était en eux, un peu vague malheureusement, a fait place insensiblement à un informe alliage d’idées chrétiennes et anti-chrétiennes ; les questions de
    personnes se sont substituées aux questions de doctrine ; et, par-dessus tout, on est devenu ďune tolérance qui rend de mauvaise humeur contre tous ceux qui persistent à prétendre que, dans le christianisme, dogme, morale, pratiques, appréciations, tout est positif et doit l’être. » (Abbé Rohrbacher – 1789-1856)

  11. Pie permalink
    14 mars 2015 12:06

    Un certain morin, dans un commentaire sur le CatholicaPedia Blog que je consulte parfois, écrit ceci que je trouve pertinent : « Quand le grand bazar Romain actuel sera terminé il faudra reconstruire, et vous pensez peut être que tout recommencera exactement comme avant V II ? Certainement pas …!!! C’est ce qui s’est passé bien avant V II qui a conduit à V II, les avertissements de la Vierge à La Salette en attestent. V II n’est pas un accident de parcours, c’est une plus ou moins longue descente aux enfers. Et pour ne pas rebâtir sur du sable il faudra éplucher tous les dysfonctionnements qui nous ont conduits à la catastrophe. (…) Pour mettre sur le trône de Pierre un Jean XXIII ? il a quand même bien fallu une majorité de cardinaux soit mal formés, soit ignares,soit infestés par le démon. Alors les guéguerres pape ou pas pape, surtout chez les« semper idem », ça m’affole un peu. »

    La pensée est confuse, mais une intuition me semble très juste dans ce commentaire.

    Je lui ai donc fait cette réponse :


    Morin, Je souscris entièrement à votre réflexion à quelques nuances près, mais en effet Jean XXIII n’est pas tombé du ciel en 1958, il a été élu par une « Eglise en ordre », au sein d’un conclave comportant des cardinaux que l’on peut considérer comme des hommes de tradition : Benedetto Aloisi Masella, Alfredo Ottaviani, Giuseppe Siri, Ernesto Ruffini, Valerio Valeri, Giacomo Lercaro, etc….
    Il convient donc de pousser plus loin l’interrogation et de se demander qu’est-ce qui a pu rendre possible l’arrivée de Jean XXIII et la dérive moderniste de Vatican II ?
    Et la réponse, risque fort de nous surprendre, nous montrant que le vrai problème n’est sans doute pas là où nous le croyons … c’est-à-dire sur le sujet du pape … mais pour l’aborder ce problème, je veux dire sérieusement, il faut s’ouvrir à certaines notions doctrinales touchant à la nature de l’Eglise.

    Je n’ai pas besoin d’insister pour préciser qu’à mon sens, il faut chercher du côté de l’origine divino-humaine de l’Eglise (et donc approfondir ce qui définit sa nature), non se focaliser sur la question du pape …


    Je précise ici, sur La Question, que ce qui définit la nature de l’Eglise, c’est évidemment son droit, et que ce droit est divin en raison de qui fut son fondateur Notre Seigneur le Christ.

    Et si, au cœur même de ce droit divin et du cadre de « l’Eglise en ordre », il a pu se produire les événements que nous savons depuis la mort de Pie XII, alors il convient en effet de pousser assez loin notre réflexion … car il se pourrait que nous assistions depuis bien des décennies à un mystère, une sorte de « Vendredi Saint », au sein même de la divine institution.

    • Oremus permalink
      14 mars 2015 14:44

      Lire la très intéressante réflexion de Mgr Williamson, qui semble répondre directement à cette troublante interrogation « comment dans une Eglise en ordre, a-t-il pu se produire l’élection de Jean XXIII et l’ouverture du concile V II ? » :

      « Dans le livre Iota Unum, écrit par le laïc italien Romano Amerio et très admiré par Monseigneur Lefebvre, un paragraphe fascinant a déjà été cité dans ces « Commentaires ». Ce livre d’Amerio démonte magistralement toutes les erreurs doctrinales de Vatican II. Dans la section # 319 il écrit : (1) Si la crise actuelle tend à subvertir l’essence de l’Église, et (2) cette tendance est interne à l’Église, sans provenir comme en d’autres occasions d’une agression externe, alors (3) la prospective du monde est un abîme monocolore qui rend impossible le diagnostic et le pronostic, et (4) face auquel l’unique refuge de l’homme est le silence (édition française, p. 579 ; édition anglaise p.713 ; édition espagnole, p. 560).

      Voilà des paroles fortes, pour peu que l’on y pense. Amerio dit qu’on est au bord du chaos parce que, bien sûr, (1) la présente crise, à la fois tend à subvertir la nature de l’Église et (2) est interne à l’Église puisque c’est le Pape lui-même qui fait des déclarations comme « il n’y a pas de Dieu catholique » et « les homosexuels doivent être réévalués », déclarations dont l’ambiguïté voulue ouvre la porte grand’ ouverte à la subversion de tous les dogmes et de toute la morale catholiques. Mais pourquoi donc (3) le diagnostic et le pronostic catholiques devraient-ils devenir impossibles, et comment (4) pourrait-il n’y avoir rien d’autre à dire ? Comment Amerio en est-il arrivé à une conclusion si sombre ? »

      La réponse ici : http://stmarcelinitiative.com/eleison-comments/?lang=fr

    • Pie permalink
      14 mars 2015 15:01

      Merci Oremus pour ce lien très intéressant.

      La citation de Romano Amerio, qu’évoque Mgr Williamson dans son commentaire de ce samedi, est d’une prodigieuse pertinence : « Si la crise actuelle tend à subvertir l’essence de l’Église, et cette tendance est interne à l’Église, sans provenir comme en d’autres occasions d’une agression externe, alors la prospective du monde est un abîme monocolore qui rend impossible le diagnostic et le pronostic… »

      Pourquoi cette impossibilité ?

      Tout simplement parce que ce que traverse l’Eglise relève d’un drame intérieur de nature spirituelle, une sorte de nuit obscure, de « Vendredi Saint », qui n’est pas la perte par l’Eglise de son être ni de son origine, remplacée par une « contre-église » qui aurait pu se substituer à la véritable Eglise en l’éclipsant, ce qui est une proposition insensée qui rend menteur Notre Seigneur qui a affirmé : « les portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise ».

      Ce qui se déroule sous nos yeux c’est un drame propre à l’épouse de Jésus-Christ, qui revit, à son tour, les mystères douloureux du Golgotha.

    • Lozère permalink
      14 mars 2015 22:17

      Un « drame » traversé par l’Eglise. Ceci n’est point faux Pie au regard de ce que nous voyons depuis le dernier concile. La situation est assez impressionnante à simple vue humaine.

      Mais pourquoi ce drame est-il possible au sein de l’Eglise, pourquoi un tel état de chose a-t-il pu se produire dans l’Eglise fondée par Jésus-Christ ?

    • Deo volente permalink
      14 mars 2015 23:47

      « Causa latet, vis est notissima »

  12. 15 mars 2015 00:06

    Chers Amis,

    Vos interrogations sont singulièrement légitimes et relèvent d’un raisonnement très pertinent, en effet, comment donc, dans une dite «Eglise en ordre» (sic), c’est-à-dire une Eglise bénéficiant de l’assistance pleine et entière de l’Esprit-Saint, un tel triomphe des idées modernistes a-t-il pu se produire à partir de 1958, aboutissant, dès 1962, à la tenue du concile de Vatican II avec les conséquences terribles que nous savons ?

    C’est sans doute l’une des questions les plus délicates touchant à la vie de l’Eglise, et il faut reconnaître que si les plumes diverses sont promptes à parler de l’infiltration de l’Eglise par les courants modernistes, quasi personne n’arrive à expliquer les raisons réelles de cette lente pénétration de l’institution par les forces ténébreuses révolutionnaires véhiculant les conceptions panthéistes de la franc-maçonnerie.

    Les auteurs traditionnels s’accordent sur ce point : « Depuis 1958 Rome prend le contre-pied de ce que la papauté a toujours enseigné ».

    Mais à partir de là, les avis diffèrent radicalement, et c’est le grand jeu hasardeux des suppositions vagues.

    L’idée admise par les partisans de la vacance du Siège de Pierre, n’est au fond que la reprise et l’adhésion à une proposition de Pierre le vénérable formulée ainsi : « Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist – tête de tous les schismatiques – siègerait dans le Temple de Dieu, que les siens [= les chrétiens] seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le Siège de Pierre » (Sanctus Petrus Venerabilis : De miraculis libri duo, livre II, ch. 16).

    Pierre le vénérable, qui fut abbé de Cluny au XIIe s. et fit traduire le Coran en latin, ne s’exprime pas en docteur de l’Eglise, son opinion est une opinion personnelle, une conviction issue d’un point de vue subjectif. Ce qu’il soutient n’a aucun caractère d’infaillibilité, c’est ce que l’on désigne sous le nom de pure et libre « hypothèse » de théologien privé.

    Il n’en reste pas moins que cette opinion constitue un véritable article de foi pour les sédévacantistes, car pour eux l’Eglise a été remplacée par une « contre-église » qui aurait « éclipsé » l’Eglise authentique.

    Pour y parvenir, les forces séditieuses seraient parvenues, par de multiples manœuvres obscures, à s’emparer du pouvoir et à prendre, à Rome, la tête du Vatican.

    Pourtant lorsqu’on se penche sur la littérature sédévacantiste, si les descriptions de la sédition abondent (Rampolla le franc-maçon, Roncalli le moderniste, Montini le démocrate onusien, Wojtyla l’oeucuméniste, Ratzinger nourri de philosophie hégélienne, etc.) – l’ouvrage le plus documenté est l’un des plus complets sur le sujet est « l’Eglise éclipsée« , préfacé en 1997 par le Rd Père Vinson – il n’est jamais expliqué pourquoi l’hypothèse d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » a pu se réaliser. Il est d’ailleurs frappant sur ce point de constater que le principal libelle sédévacantiste largement diffusé « Le Mystère d’iniquité » rédigé par un collectif d’auteurs, est singulièrement muet sur les causes, la PARTIE 3 : « ENQUÊTE HISTORIQUE : INFILTRATIONS ANCIENNES ET MODERNES » (pp. 68-71), expose des faits, les uns après les autres en une longue litanie, mais ne donne aucune explication des causes.

    Le seul auteur cité en référence pour expliquer la réalisation d’un plan ayant abouti à l’éclipse de l’Eglise est celui-ci, qui soutient : « Si l’on arrive à démontrer que toutes les « nouveautés » qui troublent aujourd’hui l’Église ne sont que des erreurs anciennes, constamment condamnées par Rome, on pourra conclure que l’Église, en cette fin du XXe siècle, est occupée par une secte étrangère, exactement comme un pays peut être occupé par une armée étrangère » (Jacques Ploncard d’Assac : L’Église occupée, Chiré-en-Montreuil 1975, deuxième édition 1983, p. 7).

    Oui, on a bien lu, il s’agit de Jacques Ploncard, dit Jacques Ploncard d’Assac, écrivain essayiste disparu en 2005, qui, sous le pseudonyme de La Vouldie, fit paraître en 1955 un essai intitulé : « Mme Simone de Beauvoir et ses mandarins »…

    On est loin d’être en présence d’un théologien, encore moins un docteur de l’Eglise ! Et c’est pourtant sur son opinion journalistique que le sédévacantisme fait reposer sa croyance en « l’éclipse de l’Eglise », en y rajoutant la partie contestée du secret de Mélanie Calvat, partie rajoutée et publiée en 1879 par une Mélanie inspirée des thèses apocalyptiques qui circulaient à l’époque dans les milieux catholiques légitimistes : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/09/19/le-secret-authentique-de-la-salette/

    Pourtant, si l’on se tourne en revanche vers des théologiens et docteurs instruits de la doctrine de l’Eglise, que nous disent-ils à propos de l’épouse de Jésus-Christ ?

    Ceci, à savoir que le Christ, par son Saint-Esprit, assiste depuis son Ascension en permanence l’Eglise, au point que Jésus-Christ « maintient l’Eglise liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités ».

    Lisons avec attention :

    « L’Église est ainsi comme un épanchement de la vie trinitaire au sein du temps. Depuis la venue du Christ, le Fils et l’Esprit continuent à chaque instant de visiter invisiblement l’Église. C’est donc l’Esprit saint qui, à travers l’humanité de Jésus, forme l’Église et l’introduit dans le monde. Mais après lui avoir donné tout ce qu’il lui faut pour subsister en elle-même, comme une vraie personne morale, ou sociale, et par conséquent pour agir à l’égard du monde avec indépendance, il ne l’a pas détachée de lui. Il la maintient liée à lui par une providence si particulière, une sollicitude si constante, un amour si jaloux qu’il est lui-même le sujet responsable de ses activités. (…) L’Église jamais n’apostasiera ni ne perdra l’amour. Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, l’assistance divine la soutiendra tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957).

    Comment donc, si l’Eglise bénéficie d’une promesse d’assistance constante du Christ, accompagnée de la certitude que « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, l’assistance divine la soutiendra tous les jours jusqu’à la fin des temps », aurait-elle pu en 1958 porter sur le trône de Saint Pierre un moderniste, soupçonné de collusions avec la franc-maçonnerie qui permit le triomphe des idées libérales en prenant l’initiative de convoquer un nouveau concile ?

    Le Christ aurait-il failli à ses promesses, serait-il trompeur et menteur ?

    C’est impossible !

    Le cardinal Journet, cardinal-diacre de S. Maria in Portico Campitelli, rappelle : « Le Christ, écrit saint Paul, « est la Tête du Corps, c’est-à-dire de l’Église, lui qui est le principe, le premier-né d’entre les morts, (il fallait qu’il obtînt en tout la primauté), car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col.,18-20). » (Le Traité de l’Eglise).

    Nous sommes donc en présence d’un « mystère » en effet, non pas un « mystère d’iniquité », mais un mystère intérieur à l’Eglise elle-même ; nous ne sommes pas confrontés au triomphe d’une « autre entité » qui aurait remplacé la véritable Eglise – ce qui ne se peut aucunement, sous peine de souscrire à l’idée d’un abandon de l’Eglise par le Christ, proposition impie et blasphématoire à laquelle souscrivent implicitement et explicitement les schismatiques sédévacantistes qui imaginent la fin des temps déjà arrivée alors que « nul ne sait, pas même les anges dans le Ciel ni même le Fils, le jour et l’heure » (Marc 13, 32)– mais devant un combat qui se déroule dans l’Eglise, comme dans toute la Création depuis la Chute.

    Ce combat à l’intérieur de l’Eglise – pas plus que le Ciel où les anges se sont révoltés – est un combat qui se déroule en-dehors et au sein de l’Eglise, comme il s’est déroulé originellement dans le Ciel.

    Mais pas plus que le Ciel n’a été « éclipsé » (sic !) et conquis par Satan et ses légions lors de la révolte des anges rebelles, de même « L’Eglise », en laquelle « la charité du Christ est indéfectible, car L’Église est le Corps du Christ, l’Épouse du Christ, le troupeau des brebis du Christ, l’Évangile continué, le lieu de l’habitation de l’Esprit Saint et de la sainte Trinité ; la maison, le tabernacle, la cité, le peuple, le royaume de Dieu » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957), ne peut être « éclipsée » et remplacée si ce n’est, par supposition impossible et abominablement hérétique, en considérant que le Christ a été vaincu. Idée délirante qui fait la joie de la littérature fantaisiste apocalyptique et millénariste dont sont friands les sédévacantistes, mais qui est sans aucun fondement théologique.

    La seule chose vraie, métaphysiquement, c’est que la lutte contre Bélial est intrinsèque à la vie de l’Eglise, puisque les deux cités s’affrontent en une lutte permanente, et ce combat – qui est un « drame » en effet, dont le Golgotha fut à la fois le lieu par excellence où il se déroula le « Vendredi Saint », mais aussi le signe de sa fin par la victoire du Christ sur le bois sacré de la Croix et sa divine Résurrection le dimanche de Pâques – ne cessera qu’à la fin des siècles :

    « Dieu laisse subsister en face de son Église, selon une loi non plus de distinction cette fois mais d’opposition, la cité du mal, le dragon qui la chasse au désert. Cette opposition de la lumière et des ténèbres, du Christ et de Bélial (II Cor., VI, 15), se produira non seulement entre les chrétiens et leurs adversaires, mais à l’intérieur même de chaque chrétien, entre ce qui relève en lui du ciel et ce qui relève encore de l’enfer. Oublier cette loi, plus intérieure et plus crucifiante que la précédente, ce serait rejoindre les erreurs millénaristes qui annoncent pour ici-bas l’avènement d’un royaume qui parviendrait à balayer de la surface de la terre les ténèbres du malheur et du péché. » (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957).

    Mais cette lutte, qui permet parfois à ce que certaines forces parviennent pour un temps limité à une prétendue « autorité », ne signifie pas que tout soit perdu dès que la situation semble pencher en faveur des ténèbres. Ces « pseudos victoires » temporaires ne sont accordées qu’à titre de leçons et de pénitences humiliantes pour les disciples du Christ, elles ne veulent pas dire que l’Eglise a été conquise et sa nature transformée et modifiée, car cette nature, de « droit divin« , est immuable et éternelle.

    Et c’est une nature, indéfectiblement et éternellement : «UNIQUE», «SAINTE», «CATHOLIQUE» et «APOSTOLIQUE».

    Le Christ ne peut être vaincu, il ne peut abandonner son Eglise qui n’a pas été « éclipsée » et « remplacée » bien évidemment, mais qui traverse une épreuve momentanée, dont nous avons la certitude absolue et évangélique, qu’elle permettra à l’Eglise de se relever, lorsque le Christ en décidera, plus belle, plus lumineuse et sainte.

    Il n’est de la sorte pas catholique de sombrer dans cette « gnose nihiliste, désespérante, millénariste et apocalyptique », qui est devenue le nouveau Credo des schismatiques sédévacantistes, qui ont perdu le sensus fidei et ne savent plus reconnaître l’Eglise du Christ là où elle se trouve, jusqu’à considérer les successeurs légitimes de Saint Pierre comme des antipapes et des usurpateurs, en n’hésitant pas à encourir l’anathème de la Constitution dogmatique « Pastor Aeternus » :

    Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème.» (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

    Soyons donc certain que « La charité de l’Église du Christ est orientée, en ce sens qu’elle n’est point déviée hors de sa voie, ni entravée dans son élan, par des erreurs. La révélation de la Trinité, notamment, est toujours pure à l’intérieur de l’Église…». (Charles Journet, Le Traité de l’Eglise, 1957).

    Bon Carême à tous +

  13. Deo volente permalink
    15 mars 2015 15:20

    Merci infiniment pour ces explications, la thèse sédévacantiste affirmant que l’abomination de la désolation est advenue, se révèle en fait une « hypothèse » illuministe millénariste.

    Tout le problème, après maints débats, aboutit donc à cette interrogation cruciale : l’Antichrist, sous la forme d’antipapes a-t-il oui ou non triomphé dans l’Eglise, s’est-il installé à Rome et la fin des temps est-elle arrivée ?

    «St Bernard parle de l’Antipape [en tant que Bête de l’Apocalypse]. »(The Catholic Encyclopedia, Vol. 1, Antichrist, Robert Appleton Co., 1907, p. 561).

  14. Pie permalink
    15 mars 2015 18:48

    La position sédévacantiste n’est pas une « thèse », mais une pure « hypothèse » hautement discutable, précisément en raison de ce point : elle participe d’un présupposé soutenant la croyance apocalyptique en la fin des temps déjà arrivée.

    Voilà pourquoi selon eux, dans une « Eglise en ordre », la Bête de l’Apocalypse par de multiples manoeuvres judéo-maçonniques modernistes, s’est introduite au coeur du temple chrétien depuis Vatican II.

    • papy permalink
      16 mars 2015 15:29

      Ésaïe 44:18
      « Ils n’ont ni intelligence, ni entendement, Car on leur a fermé les yeux pour qu’ils ne voient point, Et le coeur pour qu’ils ne comprennent point. »

  15. Rome permalink
    15 mars 2015 22:55

    Plusieurs signes montrent qu’un retour à la Tradition est en oeuvre dans l’Eglise.

    Cela va prendre du temps, mais il est évident que la politique du « non unacumisme » est le meilleur cadeau à faire aux franges modernistes qui ne souhaitent qu’une chose, qu’on les laisse seuls propriétaires de l’Eglise. Il ne convient surtout pas de déserter le combat !

  16. Moria permalink
    16 mars 2015 22:21

    Ce qu’écrit Joaquin Salveri, qui fut professeur de patrologie et d’histoire des dogmes à la Grégorienne à Rome(1932-1940), est extrêmement important, car en effet, comme le précise La Question, l’exercice de l’autorité infaillible par le Magistère, n’est pas le résultat d’une application mécanique, mais de sa volonté explicite d’en faire usage.

    De ce fait, l’infaillibilité dans l’Eglise « dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578).

    Il n’y a nul volontarisme à l’écrire, mais simplement reconnaissance du mode spécifique dont participe l’infaillibilité du Magistère.

    Et cette reconnaissance, permet d’éviter bien des confusions surtout lorsqu’on examine d’un peu plus près l’histoire de l’Eglise, où l’on pourrait trouver bien des épisodes où « l’infaillibilité » fut loin d’être évidente en certaines décisions et déclarations du Magistère ordinaire universel.

  17. Pie permalink
    17 mars 2015 11:15

    Vous avez raison d’insister sur ce point Moria en citant Salveri : « l’infaillibilité est proportionnée à l’intention ».

    Cette absence de caractère automatique de l’infaillibilité du Magistère ordinaire authentique, qui est pourtant un point fondamental pour éviter l’erreur schismatique, est celui sur lequel buttent tous ceux séduits par les thèses sédévacantistes.

    Si les papes affirment des erreurs depuis Vatican II dans l’exercice du Magistère ordinaire disent-ils, alors c’est que Rome n’est plus l’Eglise car l’Eglise ne peut enseigner l’erreur.

    Cette logique a toute l’apparence de la vérité….mais « l’apparence » seulement !

    Car ce Magistère, contrairement à ce qu’on peut lire sous la plume des partisans de la vacance du Saint Siège, pour s’exercer doit faire l’objet d’une volonté de la part de l’autorité, qui n’est pas infaillible par essence, mais par puissance, et en cela réside toute la différence.

    En effet l’autorité suprême, c’est-à-dire le pape, est POSSIBLEMENT infaillible, précisément lorsqu’il décide d’agir en accord avec la doctrine de toujours.

    Si cette volonté fait défaut, alors nous sommes dans le cadre des « pouvoirs FAILLIBLES de l’Eglise », cette expression étant l’objet d’une définition étendue de la part du cardinal Journet, et ces pouvoirs faillibles peuvent même – « INDUIRE EN ERREUR » :

    « Les pouvoirs faillibles de l’Église ne peuvent jamais me fourvoyer en m’imposant de pécher malgré moi: pour que je pèche, il faut que je le veuille. Ils peuvent m’induire en erreur. L’erreur peut être spéculative (…) Dès que la défaillance des directives juridictionnelles faillibles est découverte, ces directives sont invalides et d’avance désavouées et annulées. Si ce qu’elles prescrivent apparaît comme un péché, une injustice à commettre, il est de plus interdit d’obéir. Mais tant que la défaillance des directives juridictionnelles faillibles reste encore cachée, ces directives relèvent provisoire ment, conditionnellement, du message juridictionnel de l’Église. Elles n’apparaissent pas, à ce moment, comme scandaleuses. Elles sont de l’humain qui n’est pas encore évangélisé. Elles sont, dans le Nouveau Testament, comme un poids lourd, une réplique atténuée de ces erreurs et de ces iniquités, qui, dans l’Ancien Testament, n’apparaissaient pas alors comme telles, et que Dieu, pour cette raison, tolérait qu’Israël lui imputât. Dès que le progrès de la vérité et de la charité aura révélé leur vice, elles seront répudiées. Si nombreuses soient-elles, ces défaillances sont, dans la Loi nouvelle, partielles et précaires, et les principes capables de les réduire et de les évacuer un jour demeurent dans l’Église constamment actifs. » (CARDINAL CHARLES JOURNET, LE TRAITÉ DE L’EGLISE, CHAPITRE VII: La sainteté de l’Église, 1957).

    L’Église n’est donc pas Infaillible « dans tous les modes d’expression de son Magistère » (sic), comme on peut le lire dans une étude publiée par un certain  » Inquisidor » pour « prétendument » montrer l’erreur du sédiplénisme de La Question.

    C’est d’ailleurs une étude qui comporte une définition profondément erronée de « l’univocité » de l’exercice de l’infaillibilité du Magistère ordinaire universel, ainsi formulée : « L’Église est Infaillible dans tous les modes d’expression de son Magistère…..»

    C’est typiquement la conception « magique » de l’infaillibilité du Magistère propre aux sédévacantistes, une conception imprégnée « d’immanentisme gnostique de tendance panthéiste » comme l’avait désignée Calixte dans de précédents débats, ne respectant pas la distinction entre « droit créé » et « droit incréé ».

    Or il y a bien des domaines qui relèvent des pouvoirs faillibles qui comportent, possiblement, des lacunes, des faiblesses et même des ERREURS !

    C’est pourquoi lorsque l’engagement infaillible fait défaut, le Magistère n’est plus infaillible, car l’infaillibilité n’est pas un attribut d’essence, pour ce qui concerne le Magistère, mais de puissance, ce qui réduit à néant cette définition de « l’univocité » ainsi formulée dans l’étude imprégnée de l’erreur évoquée publiée sur le CatholicaPedia Blog : « c’est par un Droit Divin identique à celui du Christ que le Pontife Romain possède son Autorité (…) L’Église est Infaillible dans tous les modes d’expression de son Magistère puisque ce Magistère est en fait celui du Christ et le Christ est Infaillible en ses jugements et en sa motion. » (Inquisidor, Loi Divine et Droit Divin, 15 mars 2015).

    Ce discours est directement celui réfuté par les docteurs de l’Eglise et théologiens qui se sont exprimés sur le sujet, mais c’est également celui qui conduit à l’impasse tragique schismatique pour ceux qui s’y laissent prendre….

  18. Lagomer permalink
    17 mars 2015 12:47

    Leur conception « magique » de l’infaillibilité, ramène les sédévacantistes au niveau des peuplades primitives devant les pouvoirs du grand sorcier !

    Ils ont une vision totalement gnostique de l’infaillibilité et c’est un piège qui leur est fatal, mentalement et spirituellement.

    L’étude d’Inquisidor à laquelle vous faites allusion, Pie – assez laborieuse et accouchant péniblement par un discours d’écolâtre d’une vérité évangélique simple sur laquelle on insiste ici depuis des années sur La Question à savoir : « Le Christ c’est l’Eglise, et l’Eglise procède, par le Christ, d’un droit d’origine divine, donc tout ce qui touche à l’Eglise doit être regardé, pensé et vécu en fonction du droit divin » – est symptomatique de ce dérèglement du sens catholique

    Vous avez donc raison de dénoncer, comme vous l’avez fait, l’erreur de leur thèse lacunaire imprégnée d’immanentisme gnostique, car l’infaillibilité pontificale n’est pas un attribut possédé par « essence », ce qui supposerait une identité substantielle entre le pape et Dieu ; proposition implicite de leur vision schismatique qui est à la source de leur pure folie doctrinale !

    L’infaillibilité du Magistère, qui est un pouvoir participé, est conditionnée à l’intention du pontife et des évêques unis à lui. Ce point est essentiel.

    C’est ce que confirme le cardinal Journet :

    « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

    • papy permalink
      18 mars 2015 04:59

      Lagomer, PIE…[et] l’hérésie traditionaliste du droit div’hein, vous ne démontrez rien et vous éructez dans le vide,et votre dérèglement à vous du sens catholique montre à l’envie que vous ne voulez rien comprendre car vous vous accrochez à votre blasphème comme le principe et fondement de toute votre théorie qui est aussi celle de La Question et de tous vos amis…
      J’attends que vous me démontriez que depuis un demi-siècle aucun des soi-disant « pontifes » de la secte moderniste n’a jamais eu la volonté et ni l’intention d’exprimer , ne serait-ce qu’une seule fois, l’infaillibilité du magistère……Là voilà donc votre folie doctrinale!!! Et vous osez parler de « peuplade primitive »!!? L’orgueil vous égare……
      Vous serez réfuté, si nécessaire, en temps et en heure…

    • Lagomer permalink
      19 mars 2015 12:11

      papy, que les pontifes aient eu ou non la volonté et l’intention de faire usage de l’infaillibilité du Magistère, ne change rien au fait qu’étant en rupture d’avec la tradition, leur volonté n’est pas adéquate avec la discipline constante de l’Eglise.

      Et en ce cas, lorsque l’amour et la fidélité viennent à faire défaut, l’Esprit-Saint fait perdre aux déclarations modernistes le caractère d’infaillibilité généralement accordé au Magistère ordinaire.

      Révisez vos classiques avant que d’écrire des sottises :

      «Si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

      Soyez donc gentil de nous prévenir lorsqu’un de vos « écolâtres » schismatiques aura réfuté le « Dictionnaire de Théologie Catholique » ….. histoire de nous donner quelques motifs d’amusements doctrinaux lors des veillées de prière en temps de Carême.

  19. Eloi permalink
    18 mars 2015 23:23

    Bien évidemment que le pape peut parfois se tromper dans l’exercice de son Magistère ordinaire.

    La condamnation de l’Action Française par Pie XI en 1926 en est un exemple frappant !

    D’ailleurs le cardinal Billot critiqua sévèrement la conduite du pape Pie XI vis-à-vis de l’Action française.

    Le 13 septembre 1927 que Pie XI le reçut en audience. Les collaborateurs de la Curie s’attendaient à entendre des cris et des paroles enflammées à travers la porte du bureau du pape, mais l’audience du cardinal Louis Billot fut étrangement brève et silencieuse. Quand Billot sortit de chez le pape, il n’était plus cardinal : il s’était sans cérémonie dépouillé de ses insignes et de son titre cardinalice, indigné de la prise de position du souverain pontife et du Secrétariat d’État contre le mouvement fondé par Charles Maurras.

    Tous les insignes de l’ex-cardinal Louis Billot restèrent dans le bureau du pape, qui accepta officiellement sa démission le 21 octobre. Son geste sera expliqué publiquement, mais après sa mort, par la publication d’une de ses lettres datée du 2 mars 1928 à Études :

    « (…) J’ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu’il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d’insoumission ou de révolte mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle… »

    H. du Passage, « Réponse à une calomnie », in Etvdes, 1932, p.491-492

  20. Deo volente permalink
    19 mars 2015 00:01

    « Nous sommes scandalisés, oui vraiment scandalisés de la situation de l’Église. Nous pensions que l’Église était vraiment divine, qu’elle ne pouvait jamais se tromper et qu’elle ne pourrait jamais nous tromper. Oui, c’est vrai, l’Église est divine, l’Église ne peut pas perdre la vérité, l’Église gardera la vérité éternelle. Mais elle est humaine, et bien plus humaine que ne l’était Notre-Seigneur Jésus-Christ. Elle est supportée par des hommes qui peuvent être, eux, des pécheurs, qui sont des pécheurs et qui, s’ils participent dans une certaine manière à la divinité de l’Église dans une certaine mesure (comme le pape par exemple, par son infaillibilité), ils restent pécheurs. En-dehors de ces cas où le pape use de son charisme d’infaillibilité, il peut errer, il peut pécher. »

    (Abbé de Cacqueray, La lettre aux Amis et Bienfaiteurs, n° 72 de mai 2008).

  21. Kyrie Eleison permalink
    19 mars 2015 00:29

    Dans le cadre des errances romaines, on rappellera la décision abominable du 15 juillet 1801 (26 messidor an IX), où le pape Pie VII, le vicaire du Christ, Souverain pontife de l’Église catholique, a signé un Concordat avec la France révolutionnaire de 1789…..une Nation impie, criminelle et régicide, horriblement souillée par la Terreur, les massacres de religieux et religieuses, des prêtres, etc. …

    Ce pape « infaillible » dans son Magistère ordinaire authentique s’il faut en croire les sédévacantistes ! osa invoquer de façon scandaleuse le « bien supérieur de l’Église» …..

    Et la liste est longue depuis 1789, Léon XIII ne faisant pas exception à la règle des papes « infaillibles », avec sa terrible politique du « ralliement » à la République laïque, athée antichrétienne !!

    la Révolution n’a pas trouvé de plus grands alliés depuis deux siècles que les hommes d’Église, y compris plusieurs papes, de par leurs erreurs politiques.

    Du ralliement à la République au ralliement à la démocratie, puis au ralliement au communisme, nous avons le film complet des origines de Vatican II, le ralliement à la révolution, aboutissant aujourd’hui au ralliement à toutes les religions consacré à Assise !

  22. papy permalink
    19 mars 2015 19:41

    […] Toutes ces interventions…. les bras m’en tombent et les forces me manquent……

    KYRIE ELEISON!!!!!!!!!

  23. Lancre permalink
    19 mars 2015 22:24

    Tous de « vrais papes », ces démocrates-sociaux pangermanistes du XIXe et XXe siècles….selon la formule des schismatiques !

    Merci à eux d’avoir « infailliblement »….conduit l’Eglise à sa ruine en rendant possible Vatican II …..😦

  24. Kyrie Eleison permalink
    19 mars 2015 22:58

    Il faudrait rappeler également, pour redonner des forces aux infaillibilistes naïfs et surtout ignorants de l’Histoire dont les bras ont tendance à tomber en nous lisant, que le pape démocrate qui condamna « infailliblement » l’Action Française en 1926, Pie XI, dans le cadre du conflit des Cristeros, va aussi avoir des décisions désastreuses au Mexique.

    En effet les catholiques qui s’étaient rebellés contre le Pouvoir politique persécuteur des chrétiens (fermeture des lieux de culte et des écoles catholiques, expulsion des religieux ), et en passant tueur de prêtres (4 500 prêtres avant la rébellion, seuls 334 resteront officiellement en 1934), étaient pourtant sur le point de l’emporter.

    Après avoir, par obéissance au pape « infaillible » en son Magistère ordinaire, sabordé leurs ligues de résistance et déposé les armes, ces catholiques fidèles – des paysans pour la plupart – vont être systématiquement éliminés de façon méthodique et sans pitié par l’armée fédérale dirigé par un gouvernement maçonnique profondément anticatholique.

    C’est pourtant avec ce gouvernement athée maçonnique que Pie XI souhaitait négocier au nom des principes de la politique du ralliement devenue ligne officielle de l’Eglise depuis Léon XIII.

    Le clergé aux ordres du pape « infaillible », cessa alors tout soutien aux rebelles, allant jusqu’à les menacer d’excommunication !

    Ils mourront tous en martyrs de la foi – 5000 périront ainsi après la fin officielle de la guerre, assassinés – avec leur fameux cri « Viva Cristo Rey » / « Vive le Christ Roi ».

    Les Cristeros…….. sont les victimes objectives de « l’infaillibilité » pontificale !

    • papy permalink
      20 mars 2015 09:36

      KYRIE Eleison qui portez bien votre nom (une fois n’est pas coutume!!!) vous n’en avez pas assez de proférer des blasphèmes gros comme une maison ou comme votre aveuglement (au choix!)?
      du style: « les victimes objectives de l’infaillibilité pontificale »……..

      Vos propos s’autoréfutent d’eux-mêmes!!!!!!!!!!!!!

      KYRIE ELEISON!

    • Kyrie Eleison permalink
      20 mars 2015 14:10

      Ce qui s’auto-réfute d’elle-même, c’est la prétendue « infaillibilité » inconditionnelle du magistère ordinaire.

      Les exemples cités, démontrent plus que de longs discours, que les papes peuvent errer grandement dans l’exercice de leur charge, lorsqu’ils traitent de sujets relatifs à la discipline, la morale, les moeurs, la politique, etc.

      Le triste fin des Cristeros au Mexique, abandonnés par un pape qui négocia avec le gouvernement maçonnique révolutionnaire sans même daigner avertir les chefs du mouvement de résistance à la persécution anticatholique, témoigne des limites d’une infaillibilité que l’on veut étendre à un champ trop large de compétences.

      Prions donc pour les « Cristeros », martyrs de la Foi, sacrifiés injustement par Rome sur l’autel de l’infaillibilité de la politique du ralliement !

  25. Lancre permalink
    20 mars 2015 11:13

    Une question se pose alors Kyrie Eleison, à propos des Cristeros, martyrs des décisions « infaillibles » du magistère ordinaire d’un pape démocrate-chrétien, adepte de la politique de ralliement avec la Révolution satanique anticatholique …..

    Les Cristeros désarmés par décision de la hiérarchie catholique, puis massacrés par le gouvernement maçonnique mexicain à cause de leur Foi, ont-ils été « infailliblement » sauvés….. ?

    Ou bien, si le Magistère ordinaire est « conditionnellement infaillible »…..n’ont-ils été que possiblement sauvés ?

  26. Lagomer permalink
    20 mars 2015 14:35

    On mesure par les exemples cités, en quoi l’imbécile obstination de ceux qui soutiennent absolument que le l’Église est Infaillible « dans tous les modes d’expression de son Magistère en tant que Magistère » – comme l’écrit un écolâtre schismatique dans un ridicule pensum englué d’une scolastique besogneuse – est une vue totalement faussée, une énorme et grossière sottise non conforme à la réalité.

    C’est par de tels raisonnements erronés, que l’on a abouti à Vatican II, et que d’ailleurs les réformes modernistes du concile furent accueillies passivement et sans réaction aucune, ou presque, il y a 50 ans, par la majorité des catholiques, en France et dans le monde.

    Il aura fallu la force de dire « non », et la volonté de résistance de Mgr Lefebvre et de quelques autres évêques et prêtres, pour oser s’affronter à l’autorité « infaillible » du Magistère, au nom de la tradition catholique, pour sauver le sacerdoce et la liturgie d’une destruction programmée.

    On se souviendra qu’à l’époque, nul ne pensait une seule seconde que le Siège de Pierre fut vacant….Mgr Thuc en premier, fervent admirateur des réformes du concile qu’il jugeait même « trop timides » (sic!).

    En fait l’idée, fumeuse s’il en est, de la vacance du pape, germa dans les cerveaux dérangés de certains qu’au début des années 70, lorsque les fruits de Vatican II s’avérèrent empoisonnés.


    NB. Lancre, selon que l’on soutient l’infaillibilité du magistère ordinaire, ou son aspect conditionnel, de toute façon, mourir en martyr pour la Foi au cri de « Viva Cristo Rey », fait acquérir l’auréole de bienheureux à tous les Cristeros abandonnés par Rome au nom de la scandaleuse politique « infaillible » (sic!) du ralliement.

  27. 26 mars 2015 10:50

    Bonjour,
    J’écris un mot parce que vos disputes ne laissent de m’étonner: pour ma part et pas par choix comme la plupart des catholiques d’aujourd’hui, je ne connais que la messe de Paul VI en français, et comme toute personne de bonne volonté qui s’intéresse à la religion, je constate que rien ne va plus, que tout est brouillé, je me demande aussi si le Synode prochain n’augure pas d’un nouveau schisme, tout simplement.
    S’il est évident que l’Église est bâtie sur Jésus-Christ et qu’elle a les clefs du Royaume, les papes actuels sont aussi un Mystère, spécialement , à mon humble avis, les 2 papes du Concile V.II et ledit pape François.
    Vous citez toujours les mêmes paroles de l’Évangile, mais le Christ lui-même a demandé: « Quand le Christ reviendra sur terre, trouvera-t-il encore la Foi? » Donc…
    La Bible selon la Vulgate donne au chapitre XIII l’explication que l’antéchrist sera un intrus s’élevant par ruse jusqu’à la Papauté: hors, cette Bible traduite est la seule à avoir reçu l’approbation de l’Église, et les notes participent de cette approbation.
    Dans la prière de St Michel (exorcisme intégral) qui se disait autrefois à la fin de chaque Messe, à ce que j’ai pu lire, est écrit:
     » Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité,
    Là, ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété,
    En sorte que, le Pasteur étant frappé,
    Le troupeau puisse être dispersé. »
    On ne dit plus cette prière, mais cela ressemble à la situation actuelle, non?

    Sur le sujet, il me paraît aussi opportun de citer MJ Jahenny, à qui le Christ a dit au XIXe siècle: « L’Église s’éteindra, mais elle ressuscitera. Ce serait m’offenser que d’en douter.
    On peut citer aussi soeur Beghe:
    Quand les hommes d’Église ont commencé à louvoyer avec avec la Loyauté et la Droiture et qu’ils ont perdu leur Sincérité et leur Bonté, non seulement envers les leurs, mais aussi et surtout envers DIEU, alors SATAN EST ENTRÉ DANS L’ÉGLISE ET IL LA METTRA À MORT…
    LES HOMMES SE TROMPENT LORSQU’ILS CROIENT QUE L’INSTITUTION HUMAINE DE LÉGLISE EST INVINCIBLE ».

    Si l’on se réfère à l’Évangile, le Christ dit encore: » Ma Coupe, vous la boirez ».
    On peut donc penser que l’Église tout entière doit suivre le Christ dans la Mort et la Résurrection.
    Et si l’Unité voulue par le Christ doit évidemment se faire autour du Pape, elle doit certainement impliquer une recherche de l’Unité entre chrétiens. Les problèmes sont flagrants et nous dépassent largement, je pense.
    Il nous reste la prière.
    Dieu vous bénisse

  28. 28 mars 2015 14:40

    Marie-Marie,

    Votre témoignage est tout à fait intéressant, et nous souscrivons à de nombreux égards à vos analyses.

    En effet, l’Eglise possède les clés du Royaume et relève d’un « Mystère », un « Mystère » qui semble dépasser les papes depuis le concile Vatican II, qui filtrent toute la perspective de l’Evangile par le prisme d’une mensongère « religion de l’homme ». C’est toute la thématique du dernier concile, la mise en « dignité » de la personne humaine (cf. « Dignitatis humanae » – « La dignité de la personne humaine est, en notre temps, l’objet d’une conscience toujours plus vive.. »), d’où découle le concept hérétique de « liberté religieuse », soit d’accorder les mêmes droits à la vérité et à l’erreur au sein de la société humaine, thèse qui est en contradiction directe et frontale d’avec l’ensemble des déclarations et positions de l’Eglise catholique depuis des siècles.

    Vous avez donc raison de vous interroger pour savoir si Notre Seigneur, lors de son retour, trouvera encore la Foi dans son Eglise, en rappelant que la Vulgate précise bien que l’Antéchrist s’introduira par ruse jusqu’à la papauté pour tenter de la corrompre : « Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre, il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, peuple, langue et nation. Ils se prosterneront devant elle, tous ceux qui habitent sur la terre, et dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé, depuis la fondation du monde. » (Ap. XIII, 8-9).

    Et il se trouve, que la question se pose bien pour « Son Eglise », pour l’Eglise du Christ, pas pour un résidu marginalisé, une Eglise « éclipsée » (sic) par une « contrefaçon » qui aurait pris place dans les murs du Vatican lors de l’élection de Jean XXIII ….ça c’est du délire de « science-fiction », et de très mauvais goût théologique qui plus est.

    Ap. III,1 : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: ‘Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. »

    L’Eglise de Sardes correspond à notre période, et comme l’écrivent nos amis du blog « Avec l’Immaculée » : « Les papes de l’Eglise de Sardes sont de mauvais papes mais restent des papes quand même et donc les sédévacantistes se trompent. C’est une des raisons pour lesquelles il faut étudier ce chapitre de l’Apocalypse maintenant. Cela peut aider à voir plus clair sur la théorie du sédévacantisme ».

    « Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu, garde-le et repens-toi. Car si tu ne veilles, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. » (Ap. III,3) .

    Commentaire :

    « Dieu reproche aux papes de l’Eglise de Sardes de ne pas se souvenir de l’enseignement qu’ils ont entendu et reçu. Cette phrase nous semble un écho à la devise de Mgr Lefebvre : tradidi quod et accepi. Mgr Lefebvre, lui, a transmis ce qu’il a reçu. Les papes de Sardes, eux, onttous reçu un bon enseignement, mais ils ne l’ont pas gardé. Or c’est le cas de tous les papes conciliaires depuis Jean XXIII. François a plusieurs reprises s’est plaint de l’enseignement trop strict de sa jeunesse et des conceptions étriquées (selon lui) que l’Eglise avait autrefois dans son enfance. Benoît XVI a parlé de la répugnance qu’il avait pour saint Thomas d’Aquin au séminaire… Dieu demande aux papes de Sardes de se repentir de n’avoir pas gardé l’enseignement reçu, c’est donc qu’ils ont dévié de la bonne doctrine mais qu’ils la connaissent et qu’ils l’ont reçue. Les papes de Sardes ont donc un problème doctrinal et un problème d’infidélité à l’enseignement entendu. Or, ces caractéristiques ne correspondent pas aux papes d’avant Vatican II qui ont tous gardé l’enseignement reçu. Par contre, elles correspondent à nos papes actuels. Dieu leur parle de l’enseignement qu’ils ont entendu : il fait donc allusion à la Tradition. Il ne leur reproche pas de n’avoir pas gardé l’enseignement qu’il ont lu. Donc l’attachement à l’Ecriture sainte ne semble pas en cause, mais bien plutôt l’attachement à la Tradition.»

    http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2013/08/apocalypse-sommes-nous-dans-leglise-de.html

    Ainsi donc, et vous avez entièrement raison, il doit advenir un temps de désolation, une « Passion de l’Eglise », comme vous l’écrivez avec pertinence : « l’Église tout entière doit suivre le Christ dans la Mort et la Résurrection ».

    Et lors de ces moments terribles, où l’Eglise « souffre sa Passion », il nous faut lui être fidèle, et veiller et prier auprès d’elle et non la fuir comme le font coupablement les schismatiques, et attendre « en son unité » sa victoire sur la mort, et le jour glorieux de sa « divine résurrection« .

    Dieu vous bénisse également.

    Pax Vobis +

  29. Hector permalink
    16 mai 2016 10:35

    http://www.delitdimages.org/no-coment/

    « Les choses que les nations sacrifient elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. » (I Corinthiens 1X, 20-21).

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