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L’Eglise est fondée sur le droit divin

10 octobre 2016

Saint Pierre au ciel.jpg

« L’Eglise est constituée de telle manière

qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables

ses pontifes légitimes,

qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre… »

L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme, est sans conteste l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du droit divin ecclésial les fausses lumières du raisonnement privé, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en ces matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire au mépris de toutes les lois traditionnelles de l’Eglise catholique.

Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un droit lui-même fondateur : le « droit divin » par lequel Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16), ce qui explique pourquoi tout est soumis au droit divin dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, et en premier lieu  l’élection pontificale elle-même, ceci signifiant que toute expression de la foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie par le droit divin qui est la source ontologique de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave, du haut d’un imaginaire tribunal individuel, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles sans contredire coupablement le principe sacré d’autorité.

I. L’Eglise est une monarchie de droit divin

« La fonction juridique et la mission du Saint-Esprit

se complètent et s’achèvent mutuellement,

elles proviennent d’un seul et même Sauveur. »

Pie XII, Mystici Corporis, 1943.

Mgr Thomas Gousset (1792-1866) qui fut cardinal-archevêque de Reims, de pieuse mémoire, a su rappeler en son temps les principes fondateurs du droit divin : «La religion chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381 : ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » [1]

 St. Pierre Jésus.jpg

« La visibilité et la perpétuité sont donc,

comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. »

– Mgr Thomas Gousset –

Mais de quelle forme de gouvernement Jésus a-t-il souhaité pour son Eglise ? La réponse tout fidèle catholique devrait la connaître : le Christ, dans sa sagesse, en confiant à Pierre l’autorité (Matthieu XVI, 17-19), a institué une monarchie absolue comme forme de gouvernement de son Eglise, et cette monarchie établie par Jésus-Christ, nul ne peut la contester ou s’y opposer sous aucun prétexte, c’est une loi sacrée instituée divinement. C’est ce que rappellera le cardinal Cajetan (1469-1534), héritier d’une longue tradition de théoriciens du « droit divin », face à Martin Luther (1483-1546) qui, méprisant la tradition établie par le Christ, voulut s’écarter de Rome en allant jusqu’au schisme.

L’Abbé Boulanger l’exprime ainsi : « Jésus-Christ a fondé une Église monarchique en conférant à saint Pierre une primauté de juridiction sur toute l’Église. Jésus-Christ avait constitué à la tête de son Église un chef suprême, saint Pierre, que l’Évêque de Rome, c’est-à-dire le Pape, était le successeur de saint Pierre dans la primauté et que, de ce fait, il avait la plénitude des pouvoirs conférés par Jésus -Christ à son Église. » [2]

De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Eglise ?

La réponse est évidente :

« Pierre, et tous ses successeurs représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses successeurs président l’Eglise universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Eglise, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Eglise ne serait pas le seul royaume visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde. » [3]

II. Le droit divin est la source de tout pouvoir dans l’Eglise

 Ceci exposé, comment s’établit la source de la légitimité juridique au sein de l’Eglise, permettant de légiférer, décider, ordonner et gouverner ?

 De nouveau Mgr Gousset nous l’explique : « La puissance spirituelle du pape vient de Jésus-Christ ; c’est l’Esprit-Saint qui a établi le pape pour gouverner l’Eglise de Dieu. Or, c’est un dogme catholique que le pape, une fois légitimement élu, reçoit immédiatement de Jésus-Christ, avec le titre de successeur de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux, avec le plein pouvoir de paître les agneaux et les brebis, de régir et de gouverner, non une partie de l’Eglise ou une Eglise particulière, mais toutes les Eglises ou l’Eglise universelle. […] L’Eglise, dont le pape est le chef, est une vraie monarchie. Gerson n’hésite point à déclarer hérétique et schismatique quiconque nierait que le pape a été institué de Dieu surnaturellement et immédiatement, et qu’il possède une primauté monarchique et royale dans la hiérarchie ecclésiastique. Il enseigne que l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ sur un seul monarque suprême ; que la puissance ecclésiastique dans sa plénitude est formellement et subjectivement dans le seul pontife romain, et qu’elle a été donnée surnaturellement par Jésus-Christ à Pierre comme vicaire et au souverain monarque, pour lui et pour ses successeurs, jusqu’à la fin des siècles (De potestate ecclesiastica, consid. X.). » [4]

 De son côté Cajetan écrit :

« Pour comprendre la nature du régime de l’Eglise, il n’y a qu’à regarder ses commencements. Elle n’a point débuté par quelques individus ni par une communauté quelconque. Elle s’est groupée autour de Jésus-Christ, son chef, sa tête, de même nature qu’elle, d’où lui venaient la vie, la perfection, la puissance. Ce n’est pas vous, dit-il, qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. Dès la naissance de l’Église, son régime apparaît donc nettement. L’autorité ne réside point dans la communauté, on ne la voit point se transporter, comme dans l’ordre civil, de la communauté jusqu’à un ou jusqu’à plusieurs chefs. Par nature et primordialement, elle réside dans un seul prince reconnaissable. Comme ce prince est le Seigneur Jésus, qui hier, aujourd’hui et dans tous les siècles doit vivre et régner, il résulte qu’en droit naturel c’était à lui, et pas à la communauté ecclésiastique, qu’il appartiendrait au moment de l’Ascension de se choisir un vicaire, dont le rôle serait non pas de représenter la communauté ecclésiastique née pour obéir, non pour commander, mais de représenter un prince dominateur par nature de la communauté ecclésiastique. Voilà donc ce qu’a daigné faire notre Sauveur lui-même lorsque, après être ressuscité, avant de s’en retourner dans les cieux, il élut, comme le marque saint Jean, l’unique apôtre Pierre pour son vicaire. Et de même qu’en droit naturel le prince de l’Église ne tient pas son autorité de l’Église; pas davantage son vicaire, qui relève de lui, non de l’Église. » (Apologia de comparata auctoritate papce et concil11, cap. I, n 450- 452).

  Saint Pierre Rome.jpg

« Le gouvernement de l’Eglise est monarchique

en vertu même de sa constitution, qui est divine… »

Conclusion

 Quelle est la conséquence d’une telle origine surnaturelle de l’Eglise ?

Tout simplement que l’Eglise, fondée sur le « droit divin », obéit à des principes monarchiques lui conférant un caractère invariable, permanent, intangible et constant : « Il faut donc reconnaître que l’Eglise est, de droit divin, une vraie monarchie ; que le pape en est le chef suprême et le souverain, duquel découle tout pouvoir spirituel. (…) Le gouvernement de l’Eglise étant, comme l’Eglise elle-même, essentiellement un, perpétuel, invariable, est nécessairement toujours le même, c’est-à-dire toujours et nécessairement monarchique ; car il est monarchique en vertu même de sa constitution, qui est divine…Il est aujourd’hui ce qu’il était hier, et sera, jusqu’à la consommation des siècles, et ce qu’il a toujours été depuis le commencement, depuis le jour où Jésus-Christ a fait de saint Pierre le fondement de son Eglise, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront point, en même temps qu’il lui a confié les clefs du royaume des cieux, c’est-à-dire, le gouvernement de son Eglise. L’autorité vivante et infaillible ne se trouve que dans cette Eglise que Jésus-Christ a établie sur Pierre, le chef, le prince et le pasteur de toute l’Eglise. » [5]

Ceci implique nécessairement une vérité essentielle :

« L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre, étant héritiers de la même doctrine, de la même dignité, du même rang et de la même puissance.  Où est Pierre, là est l’Eglise. Pierre parle par la bouche du pontife romain ; il vit toujours dans ses successeurs. C’est dans la chaire du bienheureux Pierre que Jésus-Christ a placé l’indestructible fondement de son Eglise. » [6]

Armes-Pontificales.jpg

Lire :

L’Eglise et la doctrine catholique du droit divin

Notes.

1. Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, pp. 495-496.

2. Abbé A. BOULENGER, Manuel d’Apologétique : Introduction à la doctrine catholique, éd. Emmanuel Vitte, Paris Lyon, 1937.

3. Abbé Barbier, Les trésors de Cornelius a Lapide, commentaires sur l’Ecriture Sainte, Julien, Lanier, 1836, vol. I, p. 693 ; 695.

4. Cardinal Gousset, op. cit., pp. 594-595.

5. Ibid., pp. 723-724.

6. Ibid.

45 commentaires leave one →
  1. Deo Gratias permalink
    20 mai 2012 23:20

    La Question soutiendrait-elle la politique de ralliement de Mr Fellay ?

    Craignant une scission entre les évêques qu’il n’aurait jamais cru possible, un communiqué dans lequel l’abbé de Cacqueray insiste sur l’unité au sein de la FSSPX est particulièrement pathétique : « Implorons le Ciel pour notre Supérieur Général, pour ses Assistants, pour nos évêques afin que leur soient accordées les grâces de lumière et de force dont ils ont besoin pour demeurer fermes dans le bon combat de la Foi, en ces circonstances si difficiles. Nous devons une immense reconnaissance à nos quatre évêques et nous supplions le Bon Dieu, le 30 juin 2013, de nous donner la joie de leur fêter le beau jubilé d’argent de leur épiscopat ».

    http://wwwlaportelatine.org/district/france/bo/appelapriercacqueray120517/appelapriercacqueray120517.php

    L’unité semble d’ailleurs pour lui plus importante que la vérité. Comme les modernistes, il préfère défendre une fausse unité plutôt que la vérité sur les sujets essentiels qu’il n’évoque même pas !

    Lire plus d’informations :
    http://resistance-catholique.org/documents/2012/RC_2012-05-19_QUELQUES-INFORMATIONS-ET-CONSIDERATIONS-SUR-LE-RALLIEMENT-EN-COURS.pdf

    • Pie permalink
      20 mai 2012 23:35

      « Si Rome nous rappelle aujourd’hui de l’exil où nous avons été forcés en 1975 avec l’abrogation de l’approbation canonique de la Fraternité,… et encore plus en 1988 avec le décret d’excommunication des évêques consacrant et consacrés, alors il s’agit d’un acte de justice et sans aucun doute d’un acte de soucis pastoral authentique du pape Benoît XVI ».

      Abbé Franz SCHMIDBERGER, ancien supérieur de la FSSPX.

  2. Medinacelli permalink
    20 mai 2012 23:31

    Mgr Fellay a décidé d’annuler le chapitre général extraordinaire de juillet 2012 !

    Mgr Fellay a également obligé l’abbé Morgan, supérieur de Grande-Bretagne, à retirer les critiques d’Assise III de son site internet, car elles déplaisent au « cardinal » Levada, avec qui il négocie l’accord pratique ! … la recherche de l’accord doctrinal apparaît désormais comme une tromperie et une farce …

    Un site anglophone de sauvegarde de la FSSPX est apparu et ouvre une pétition en ligne pour fédérer les protestations de tous ceux qui refusent le ralliement de la FSSPX :

    http://www.savesspx.com/

  3. Charles permalink
    20 mai 2012 23:45

    Comme c’est étrange cette insistance à nous parler du droit divin alors que l’Eglise Catholique est éclipsée!!! Il est vrai que les puissances des Ténèbres sont non seulement déchainées mais possèdent, par une juste permission de Dieu, une force invincible de séduction ,d’abord sur les clercs (encore) consacrés, ensuite sur tout le reste du troupeau!
    Satan étant le singe de Dieu, et connaissant mieux que vous et moi la parfaite doctrine catholique, s’épuise à force de vouloir prendre dans ses filets le plus grand nombre d’âmes possible….
    Nous, chrétiens, avons une arme absolue: la Sainte patience, cette vertu d’attente dans la paix de l’âme que procurent les certitudes immuables de la foi car Dieu ne peut tromper ceux pour lesquels il est venu s’incarner et se livrer en rémission de nos péchés.
    Sûrs de la victoire finale de Notre-Seigneur et de son Sacré-Coeur sur toutes les tromperies et illusions de Lucifer, nous cheminons, sereins, acceptant de bon coeur l’infâmie et la vocable accusatoire de « sédévacantisme »!
    La ficelle est trop grosse pour rester éternellement invisible…….
    Encore une fois ce blog n’a qu’un seul et unique but que je dénonce en prenant tous les saints et martyrs du Ciel à témoin: orienter les intégristes de toutes sensibilités à reconnaitre l’autorité de la Rome apostate et de son « pape » qui lui est bien Pape , réel et visible bien campé sur son trône mais qui en réalité est celui de Lucifer.
    Catholiques! cette ultime mise en garde s’adresse à vous avec douceur mais avec force: la Rome conciliaire, ses agents occultes et/ou infiltrés , ses agents visibles, ses clercs idiots utiles, ont absolument envahi, pourri de l’intérieur tout ce qui sent de près ou de loin l’intégrisme, le traditionalisme, le conservatisme, le royalisme….. Seuls les tenants du « sédévacantisme », par une logique invincible, échappent encore à leurs séductions infernales…..
    Notez bien amis lecteurs que ces démons de l’enfer mélangent subtilement (car leur Père est le Diable) les catholiques qui pensent que l’Eglise Catholique, Sainte et Apostolique ne peut être -sous peine de blasphème – confondue avec la secte conciliaire , la Grande Prostituée de Babylone et les sédévacantistes qui proclament que le siège de Pierre est vacant. En réalité il l’est d’un point de vue strictement catholqiue, mais il faut reconnaitre que sous un autre rapport il est bien occupé, physiquement occupé par un « pape » vicaire de la secte conciliaire, de ses pompes et de ses oeuvres…
    Certes ils nous débitent une partie de la doctrine comme cela les arrange mais il ne sort de leur plume ou de leur pensée que mensonges hypocrites et vaines pensées de gloire.Ce sont des loups rapaces et féroces, déguisés en intégristes purs et durs….
    Lucifer veut régner malgré ses opposants et il est prêt à tout!
    En vérité ces démons vous conduiront en enfer et au dernier moment , lorsque vous vous réveillerez il sera peut-être trop tard!
    Veillez et priez car les châtimenst sont proches!
    Pax vobis.

  4. Koopa Troopa permalink
    21 mai 2012 10:29

    Voici une parabole… Il y avait un jour une rencontre de football opposant une prestigieuse équipe de niveau international et un petit club amateur. A la 32e minute, l’ailier droit des amateurs remarqua que le gardien était légèrement avancé. Lui-même était démarqué sur l’aile droite et assez loin des buts. Il se posa la question : je tente le coup ou pas ? Peut-être serait-je ultérieurement en meilleur position ? Il décida alors de frapper comme une mule et le ballon entra dans le but. Les amateurs gagnèrent 1 à 0… Pour la petite histoire, notre n°7 ne fut plus jamais en position de tir de tout le match…
    Le train de l’histoire ne passe parfois qu’une seule fois…

    • Charles permalink
      22 mai 2012 00:24

      Koopa…êtes-vous Montpelliérin? Bref…il faut arrêter de fumer mon vieux! ce n’est pas bon pour la santé!!!!

    • Koopa Troopa permalink
      22 mai 2012 10:50

      Pas d’insultes, merci… Ceci dit, cette petite parabole explique qu’il faut savoir saisir des opportunités qui ne se représenterons peut-être jamais.
      By the way, un certain Jésus a déclaré que JAMAIS l’enfer ne prévaudrait sur l’Eglise…

  5. Eloi permalink
    21 mai 2012 11:30

    La Question écrit : « cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples… »

    A partir de là il est facile de comprendre ce que chaque catholique se doit de faire.

    Merci pour vos textes instructifs.

  6. bbb22 permalink
    21 mai 2012 13:26

    Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, annoncée par le prophète Daniel, établie EN LIEU SAINT, que celui qui lit, entende, alors que ceux qui sont dans la Judée s’enfuient dans les montagnes ; (St Mat. 24 : 15-16).

    Comment interpréter cela, est-il possible que cela corresponde au contexte actuel ?

  7. bbruno permalink
    21 mai 2012 14:28

    Hérèsie le sedevacantisme???? Une des erreurs contemporaines des plus graves??? une triomphe du subjectivisme??? Et alors tenez vous bien à un (soi-disant) pape qui ne croit pas en Dieu ( “il n’y a pas de preuves de l’ existence de Dieu: y-croire est seulement une option”: omelie du votre pretendue pape aux jeunes de la diocése de Rome le 6 avril 2006 – et adieu à Rom 1 et S. Thomas d’ Aquin et ses 5 Voies)…. qui ne croit pas au Christ Messie , s’il dit que il est legitime de ne pas y croire, et toujours sur la base de la lecture qu’on fait de l’A. T., et adieu à Jesus Christ qui dit aux Juifs: Moise meme vous comdamne, ecc, ( je cite en italien: ‘Il popolo ebraico e le sue sacre Scritture nella Bibbia Cristiana’. 2000, prefazione card. Ratzinger )… s’il ne croit pas vraiment à la Redempion du Christ s’il y croit à la maniére d’un Luther, en niant la valeur d’expiation/ propitiation du Sacrifice du Christ qui vient offert par l’Eglise à Dieu dans la (vraie) Messe Catholique…Et ce serait – celui-ci des sedevacantistes – une maniére de se tenir au subjectivisme croire à la verité telle quelle nous a été tradie dans la (vrai) Eglise de Dieu??? Et se tenir aux caprices subjectives d’un (soi-disant/cru pape ) ce serait rendre omage à l’obectivité de la Foi, qui ne dépend pas des hommes, fussent-ils des papes [mais un vrai pape ne démentira jamais la foi ] – mais doit etre reconnue de la part des hommes et servie et defendue et ‘custodita’ de la part d’un (vrai) pape, – et jamais manipulée or re-‘interpretée’ pour “etre à la hauteur des temps””??? ( et quelle deviendra -t-elle dans, mettons, cinquante ans?????)

    • IHSV permalink
      21 mai 2012 18:43

      J’ai bien peur que vous ne commettiez une erreur de catégorie. Le fait que la fonction du pape soit de droit divin, c’est à dire que sa présence au plus haut degré hiérarchique dépende de Dieu, ce qui confirme l’infaillibilité pontificale que tout fidèle catholique confesse nécessairement, ne présage en rien de l’adhésion ou non des laïcs ou des prêtres à ses considérations sur le sacré, et globalement sur l’institution qu’est l’Eglise. De cette façon, vous pouvez contester les politiques modernistes (ce que bon nombre de traditionalistes font, ne serait-ce que par leur appellation rappelant la seule et unique Tradition), mais pas contester le droit divin conféré au pape lors de son élection (ce que font les sédévacantistes). Il y a là une distinction importante qui répond à votre étonnement – légitime – quant à certaines déclaration de Jean Paul II.

    • 21 mai 2012 21:42

      Monsieur «IHSV», que feriez-vous sans votre «droit divin»?!
      «JEAN XXIII & VATICAN II SOUS LES FEUX DE LA PENTECOTE LUCIFERIENNE» (cf. http://www.a-c-r-f.com/documents/JEAN_XXIII_et_VATICAN_II_Sous_feux_Pentecote_luciferienne.pdf) est plus actuel que jamais!

  8. bbruno permalink
    21 mai 2012 20:43

    IHSV- je ne conteste pas du tout le droit divin conféré au pape lors de sa élection… mais si le ‘pape’ qui sort de cette élection SE DEMONTRE hors de la ligne de la FOI – meme le simple chrétien doit connaitre la raison de sa foi (S.Pierre )…- alors ça veut dire qu’il y a eu quelque chose qui n’a pas fonctionné dans cette ‘élection’…- et qui est sorti d’elle comme ‘pape’ n’est vraiment pas pape.. ( revoir le principe de non contradiction…)

    • Charles permalink
      22 mai 2012 00:22

      Lu et approuvé pour Bbruno et Yves Weinachter!!!!
      Je conseille la récitation du Grand Exorcisme de Leon XIII à chaque fois que vous viendrez sur ce blog! Seule notre Mère l’Eglise a les remèdes surnaturels pour repousser les démons en enfer et toutes les créatures infestées….
      De nos jours pratiquement tout le traditionalisme catholique est en état d’infestation…

    • IHSV permalink
      22 mai 2012 08:49

      « Je ne conteste pas du tout le droit divin conféré au pape lors de sa élection…  »
      (…)
      « qui est sorti d’elle comme ‘pape’ n’est vraiment pas pape »

      Et vous parlez de non-contradiction ?

      Vous n’êtes pas le premier à penser qu’un fidèle peut se soustraire de l’autorité ecclésiastique, et à comprendre par ses propres lumières ce qui est bon et ce qui est mauvais. Heureusement pour vous il y a de nombreux temples protestants en France, et la conversion est très rapide.

      Le seul argumentaire du sédévacantisme provient du contexte temporel de l’Eglise, et non d’un appui spirituel, sur ce point il n’est pas en accord avec la théologie de la Tradition, Tradition que pourtant vous prétendez défendre : contradiction à nouveau.

    • Lagomer permalink
      22 mai 2012 14:41

      Toujours et encore les mêmes confusions produites par l’erreur sédévacantiste, faisant imaginer faussement qu’un fidèle puisse juger tout seul dans sa conscience érigée pour l’occasion en tribunal privé, de qui est pape ou non selon sa fantaisie personnelle.

      Cette méthode n’est pas autre chose que le vieux refrain du libre examen luthérien mis à la sauce catholique….mais ça reste, et pas qu’un peu, du pur luthéranisme !

      Et d’ailleurs les effets sont absolument comparables :

      1°) non reconnaissance de l’autorité pontificale et séparation d’avec l’Eglise ;

      2°) explosion de l’Eglise en une myriade de micro-sectes (dans le cas qui nous occupe de micro-chapelles sectaires), s’imaginant détenir seules la vérité conduisant fatalement à terme au conclavisme.

      Résultat….une catastrophe totale sur le plan ecclésial et spirituel !

    • 22 mai 2012 19:49

      Voyons, Lagomer!
      Nous, nous ne jugeons point seul!
      Vous non plus!
      «L’unique Dieu de miséricorde et de paix qui est le même pour tous» (cf. http://www.resistance-catholique.org/documents/2009/RC_2009-12-01_Benoit-XVI-promoteur-de-la-religion-mondiale-noachide.pdf) est votre soutien.

    • Lagomer permalink
      24 mai 2012 09:36

      Un acte d’examen en for interne des papes conciliaires, suivi d’une déclaration publique de leur déposition entraînant un refus de les reconnaître comme vrais et authentiques pontifes de l’Eglise catholique, s’appelle précisément un JUGEMENT PRIVE !

      Or un catholique, quel que soit son rang au sein de l’Eglise, ne peut juger un pape car le Siège suprême n’est jugé par personne en ce monde (can 1556), ceci faisant que nul n’est autorisé en s’octroyant un droit qui appartient à Dieu seul, à affirmer la déposition de celui qui occupe la chaire de s. Pierre.

      Conformez-vous au droit divin si vous voulez rester catholique !

    • 24 mai 2012 13:06

      Lagomer, quelle est votre base pour voir un siège apostolique?
      La couleur blanche des habits de Joseph Alois Ratzinger? Wikipédia?
      Un catholique est tenu de professer la foi catholique. Joseph Alois Ratzinger ne professe pas la foi catholique. Il n’est pas évêque.
      Où voyez-vous un siège apostolique?
      Vous tournez en rond. Vous racontez n’importe quoi!
      Les hommes qui ont élu le non-évêque Joseph Alois Ratzinger ne professent pas la Foi. Même s’ils portent tous des habits rouges.
      Joseph Alois Ratzinger et ceux qui l’ont élu célèbrent tous ou autorisent ce qui est connu comme office de Satan.
      Mgr Marcel Lefebvre donnait le surnom «Le serpent» à celui que vous appelez peut-être «Saint-Père».
      La base de votre foi est une confusion totale.
      La Foi ne se base pas sur les couleurs que portent certains individus.
      La Foi ne peut pas changer.
      Votre seule base sont certaines couleurs présentes à des endroits qui furent jadis occupés par des membres de l’Eglise.

  9. Charles permalink
    22 mai 2012 00:34

    Conseil de lecture à toutes les âmes de bonne volonté et non encore infestées:

    PÈRE DE CLORIVIÈRE (1735-1820), S.J.
    Ad Majorem Dei Gloriam

    Ce texte, inédit, est tiré du travail du R. P. de Clorivière sur l’Apocalypse, 3458 pages manuscrites, 2360 traitées à ce jour.

    Dans cette longue méditation, le R. P. de Clorivière, annonce, dès 1800, longuement (plus de 50 pages sur la question), l’apostasie de l’Eglise et ce PAR LES CLERCS.

    MOYENS DONT LES FIDÈLES DU SIXIÈME ÂGE POURRONT FAIRE USAGE, POUR SE PRÉMUNIR CONTRE LES DANGERS AUXQUELS LE SALUT SERA PLUS EXPOSÉ DANS CET ÂGE QUE DANS LES ÂGES PRÉCÉDENTS.

    GRANDS DANGERS AUXQUELS LES FIDÈLES SERONT EXPOSÉS DANS LE 6ÈME ÂGE :

    http://www.catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C415_P.de-Clorivieres_moyens-6e-age_32p.pdf

  10. 22 mai 2012 14:46

    Bref rappel :

    « Ce qu’il est interdit de juger pour un fidèle c’est la réalité, ou non, de la validité de la charge pontificale. Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise, comme pour un membre éminent, de décider de qui est pape ou ne l’est pas du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave.

    A partir du moment où il y a eu désignation dans les règles d’un pontife, ce dernier est pape infailliblement, nul ne peut plus lui contester l’effective réalité de sa charge en raison du droit divin attaché à l’élection lors du Conclave.

    Ce point est très important, personne, absolument personne en ce monde ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe :

    « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

    Ceci étant confirmé par le dictionnaire de droit canonique :

    « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159). »

    ******************************

    Lire :

    L’absence de Pape est impossible !
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/08/02/labsence-de-pape-est-impossible/

  11. Charles permalink
    23 mai 2012 18:07

    La phase matérialiste n’aura qu’un temps.

    L’extirpation des anciennes élites une fois réalisée et le collectivisme économique bien installé, une phase spiritualiste viendra forcément. Car le démon, qui est le véritable « pouvoir occulte », ne veut pas seulement gouverner le monde temporellement, il veut aussi se l’assujettir religieusement. Il fera de l’Antéchrist à la fois le « Roi du Monde » et le « Pontife » de sa religion. Il faut donc que les fondements philosophiques de la cité universelle comportent une composante spirituelle et religieuse, ce qui n’est pas le cas du matérialisme historique de Marx et Lénine, qui exclut au contraire toute religion au for externe et même au for interne.

    Nous en venons donc tout naturellement à prévoir une nouvelle phase de la révolution universelle où le socialisme matérialiste, désormais installé, sera complété par un système religieux universel.

    Qui va être chargé d’élaborer ce système religieux ?

    Réponse dans :
    RÉFLEXIONS SUR LES ENNEMIS ET LA MANOEUVRE
    par JEAN VAQUIE

    http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C101_Reflexions-ennemis-manoeuvre_Vaquie_28p.pdf

  12. 23 mai 2012 23:35

    Ces papes sont bien papes,
    mais papes conciliaires de la secte conciliaire
    en aucun cas papes catholiques de la sainte Eglise catholique.
    Ce sont des usurpateurs.

  13. Gerdil permalink
    24 mai 2012 09:29

    Secte conciliaire ou pas Louis-Hubert REMY, les papes sont papes et vous ne pouvez dans votre for interne, comme le ferait un vulgaire disciple de Luther, refuser de les reconnaître….sous peine de cesser d’être catholique pour devenir un protestant schismatique. C’est comme ça !

    Le schisme ne fut, n’est pas et ne sera jamais une solution pour soigner l’hérésie…qui reste d’ailleurs encore à démontrer…

    • 24 mai 2012 12:49

      C’est comme ça pour vous qui êtes sous le phénomène du délire sacré! Pour vous qui n’avez pas la Foi! Pour vous qui ne savez pas raisonner! Pour vous qui ne pouvez pas sortir de votre cercle vicieux!

    • Charles permalink
      24 mai 2012 21:49

      Gerdil, qui décidément est sous « acide traditionaliste, » nie l’évidence!!! Il n’y a pas pire dérèglement de l’esprit. Ce dérèglement est un châtiment. Cherchez bien Gerdil et vous trouverez en vous ce qui mérite un tel châtiment…enfin peut-être car il n’est même pas sûr que vous trouviez quoi que ce soit à cause précisément de cet aveuglement…

  14. 24 mai 2012 12:59

    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Ils_ont.pdf

    Ils ont tout changé, mais surtout ils ont tout détruit…

    Et vous osez confondre ces destructeurs avec l’Eglise Catholique ?

  15. Gerdil permalink
    27 mai 2012 00:17

    Yves, Charles, Hubert-Rémy,

    Il y a une chose qui ne change pas, c’est la règle catholique, et cette règle nous indique depuis des siècles que nul n’est qualifié, du simple fidèle au plus élevè des cardinaux, en ce monde pour juger en for interne du pape. Cet acte est interdit par le droit canon, défendu sous les motifs les plus graves (excommunication, schisme, etc) par tous les docteurs de l’Eglise. Le sédévacantisme est donc IMPOSSIBLE si on veut rester catholique.

    Vouloir aller plus loin dans les arguties, contester et remettre en cause la légitimité du Saint Père c’est sortir de la discipline catholique et se faire protestant.

    « Que votre oui soit oui, que votre non soit non » (Mt 5,37), ne cherchez pas au-delà …tenez vous-en à la règle sacrée de l’Eglise si vous voulez rester catholiques !

  16. Charles permalink
    27 mai 2012 21:13

    Pauvre Gerdil! Il n’y a plus rien à faire pour lui….Enfin si: je peux le rassurer….il y a bien un « pape » (sorte d’antipape) au Vatican…..le siège n’est pas vacant….Il ne peut donc pas prétendre que nous proclamons le sédévacantisme……NOus sommes même comme lui très respectueux de la règle catholique et donc du pape…pourvu qu’il soit catholique…bien entendu!!! mais je le mets au défi de me démontrer que son « pape » du Vatican est catholique ( de même que ses quatre prédécesseurs) et donc vrai Vicaire du Christ…..C’est là où ce pauvre Gerdil a l’esprit obscurci par les forces de ténèbres: on ne lui a jamais expliqué qu’un non-catholique ne peut devenir pape de la Sainte Eglise……..
    C’est pourquoi nous disons que l’église de Gerdil a éclipsé la vraie; l’Eglise Catholique. C’est le mystère d’iniquité de notre fin des temps….Mais ce pauvre Gerdil est bien trop aveuglé pour ne voir que ce qui dans l’institution flatte uniquement son amour de la lettre (et de la règle!) avant celle de l’esprit de la foi….On aura beau lui démontrer que la foi ne peut subsister sans le respect absolu du principe de non-contradiction, notre pauvre Gerdil ne voudra rien savoir car sa confiance en l’homme( et en l’institution, ravalée ainsi à une sorte d’idole) l’aveugle à tel point qu’il ne peut même pas imaginer l’apostasie d’un clerc même élevé au souverain pontificat! Pauvre Gerdil! prions pour qu’il soit vraimen et réellement bête et borné, car ainsi il échappera sans doute à la damnation éternelle. Dans le cas inverse, on sait ce que mérite le péché contre l’Esprit saint……
    Reprenez-vous Gerdil! Invoquez l’Esprit Saint et laissez-vous guider! Il n’est pas trop tard……!La T.Ste Vierge vous tend sa main maternelle……..Saisissez-la!
    Et que la paix soit avec vous…

  17. Gerdil permalink
    30 mai 2012 12:01

    Yves et Charles,

    Que vous répondre ? Vous ne raisonnez plus avec les critères catholiques mais discutez en n’en plus finir et inlassablement en utilisant vos propres boussoles personnelles….pour l’un l’Eglise est éclipsée, pour l’autre elle est sans pape depuis Jean XXIII, mettez-vous d’abord d’accord entre vous !

    Moi je ne prétends pas être plus savant que le droit canon auquel, si vous voulez demeurer catholiques, vous devez vous soumettre et en respecter les termes. Il ne s’agit pas d’ergoter, de mesurer – en regardant le problème avec des lunettes fabriquées dans les chapelles sédévacs – si le pape est ou n’est pas hérétique à l’aide de vos petites lanternes individuelles car vous n’avez, personne n’a, le pouvoir d’en décider.

    Résistez à l’erreur est nécessaire, comme le firent les plus grands saints dans les périodes difficiles de l’Eglise, mais Il faut laisser faire le ciel pour tout ce qui touche à la Papauté…c’est un principe sacré !

    Pour le reste faites votre devoir, suivez les prescriptions de notre sainte religion, soyez fidèles dans votre vie sacramentaire priez beaucoup et vous sauverez vos âmes.

    Sinon…vous vous retranchez vous-mêmes de l’Eglise de Jésus-Christ hors de laquelle il n’y a point de Salut !

  18. Emmanuel:. permalink
    30 mai 2012 13:50

    Vous croyez que les vaticanesques scandales à répétitionauxquels doit faire face le pape sont d’inspiration divine???

  19. 31 mai 2012 17:41

    Gerdil, aucun droit aucun (ni celui de l’Eglise, ni surtout celui du «Bugnini Shop», de la secte du Vatican II) ne pourra jamais faire pape quelqu’un qui n’est pas catholique. C’est aussi simple que cela!
    Selon vous personne n’a le pouvoir de décider si quelqu’un qui est habillé en blanc est pape ou pas?
    Le ciel a parlé depuis longtemps. L’apostasie de l’abbé Joseph Alois Ratzinger est documentée depuis des décennies.
    Gerdil, vous ne savez pas de quoi vous parlez!
    Ce n’est pas parce que l’on porte du blanc, que l’on se trouve au Vatican et qu’un certain nombre de gens disent: «Oui, c’est le pape! Et tous les gens qui l’ont élu sont des catholiques!» que l’on est automatiquement le vicaire du Christ!

  20. Jean-Baptiste TOURNAIRE permalink
    1 juin 2012 23:21

    La Question en ses deux « articles de fond » sur ce problème, s’est cantonnée à paraphraser Mgr Gousset et à le délayer en des périphrases et quelques tautologies. Et elle prétend ainsi discréditer quelques unes de mes formules qu’elle cite en contrepoint (2e article).

    Mais où le cardinal Gousset enseignerait-il que d’un côté le Droit divin, l’Autorité divine, et de l’autre, le Dogme et le droit canon, continueraient de régir, contre leur gré, des peuples et un clergé qui n’en veulent plus ?

    Or c’est un fait attesté par tous les sociologues, historiens et philosophes, impartiaux, contemporains qu’une majorité des baptisés et de la hiérarchie
    – affichent ostensiblement leur refus d’être les sujets du droit divin et de l’autorité divine de l’Eglise,
    – et en même temps, renient l’objet même du Dogme et du droit canon.

    Par analogie, elle se complaît dans l’élément légal, et elle oublie l’élément matériel, et évacue l’élément intentionnel.

    En fait, c’est cela « l’ontologie »,- ou la nature et surnature, – distinguée de la « norme », et de l’Autorité. La distinction ,théorisée tardivement entre l’ordre et la juridiction, ne fait qu’écho à cette différence de rapports.

    Depuis près de deux ans, et en pure perte, je n’interviens sur ce blogue que pour rappeler cela:
    L’ontologie surnaturelle et juridique, distinguée de l’autorité dogmatique et juridique.

    Où Cajetan enseignerait-il que sa solution afférente à l’accident du pape hérétique serait un principe universel et général concernant la substance même du pape, lorsque l’immense majorité des évêques contemporains et les papes conciliaires :

    – affirment eux-mêmes ne plus être les sujets du Droit divin et de l’Autorité au sens où l’illustre le cardinal Gousset par exemple, d’une part,

    – et ne plus juger comme pertinent l’objet du Dépôt de la Foi et du droit canon d’autre part.

    Voilà des faits contre lesquels la Question ne peut rien.

    Le laborieux rappel de la doctrine ne peut les effacer. L’argument d’autorité n’y peut rien quand bien même un ange descendu du Ciel contredirait l’Enseignement les miracles et la Résurrection. Une seule autorité subsiste, celle de raisonnements soumis à la Foi, et non point celle des sophismes fidéistes.

    Le Vatican et les sièges épiscopaux sont occupés comme le sont les villes palestiniennes.
    Rien n’est vacant ! Les occupants ne sont pas rien ; ils sont des titulaires apparents ; la Succession Apostolique continue sous cette double modalité : d’un côté, elle est apparente, et d’un autre côté, elle est voulue et attendue par ceux qui dénoncent la voie de fait.

    Dans une occupation, l’on identifie les persécutés qui ne risquent rien; en revanche, on dénonce les persécuteurs, et pire, leurs collaborateurs objectifs.
    Or il est fort probable que le Bon Dieu ait donné à ces derniers dix fois plus de talents à rendre qu’ il n’en a donné aux persécutés…
    Jean Baptiste Tournaire.

  21. Emmanuel:. permalink
    2 juin 2012 23:32

    Bonsoir Mr Tournaire.

    Vous avez écrit : « …/… – et ne plus juger comme pertinent l’objet du Dépôt de la Foi et du droit canon d’autre part…./… ».

    Pouvez-vous expliquer à l’ignorant que je suis cette formulation, pour le moins surprenante. Que mettez-vous derrière « l’objet du dépôt de la foi »?
    Merci.

  22. Jean-Baptiste TOURNAIRE permalink
    4 juin 2012 20:05

    Bonsoir Emmanuel,

    L’objet du Dépôt de la Foi est ce qui est représenté derrière le « discours » ou le langage dogmatique.

    Le discours théologique, en tant qu’il constitue un corps de vérités qu’on appelle « le Dogme », décrit, affirme, et explique, dans l’ordre de la LOGIQUE, cette réalité représentée.

    Or cette réalité, c’est un événement extérieur, singulier, miraculeux, dû à une initiative
    exceptionnelle de Dieu dans un temps précis de l’histoire. Elle correspond quant à elle, à l’ordre de l’ONTOLOGIE, et revêt deux essences, naturelle et surnaturelle, non confondues ni séparées l’une de l’autre.

    C’est d’elle que découle donc la doctrine de la Foi, qui est en mesure d’être présentée à l’assentiment du Fidèle; en étant appropriée à la raison de ce dernier, à sa volonté, et à ses facultés, elle communique l’objet de la Révélation, cette fois dans l’ordre de la PSYCHOLOGIE, au fidèle.
    D’ailleurs sur cette communication naturelle, ne se greffe pas simplement la communication surnaturelle par le don de la Foi, cette communication surnaturelle lui est unie sans confusion ni séparation, par la « Grâce nécessaire » que l’on peut métaphysiquement comprendre par la catégorie de la « relation »

    Le propre de l’idéologie du Modernisme qui a été magistralement disséquée par Saint Pie X en son encylique « Pascendi », est d’ignorer précisément cet objet, onto-logiquement surnaturel qui ne serait plus « pertinent »,
    la doctrine – dans l’ordre logique logique- se résorbant alors dans la seule psychologie, à la fois:

    – du côté du fidèle, qui soit épanche son coeur, ou manifeste une opinion peu assurée,
    – mais aussi du côté de l’objet évoqué par les « dogmes »: ce ne sont plus que des représentations imaginaires, ou des modèles sociologiques, etc.

    Par exemple des symboles parmi d’autre, du modèle de l’autorité dans la société hiérarchique traditionelle décrite avec résignation convaincue par Tocqueville ou au contraire par nostalgie irrationnelle par Joseph de Maistre.

    Jean-Bapstiste Tournaire

  23. 5 juin 2012 11:10

    Jean Baptiste Tournaire,

    Charitablement La Question a consenti à mettre en ligne vos critiques certes partiales, mais surtout fort partielles et extrêmement lacunaires, et leur donne une réponse, même si nous savons parfaitement que l’obstination sédévacantiste est profondément pervertie par un puissant poison mortel idéologique qui enténèbre l’entendement de ceux qui, tragiquement, adhèrent à sa malfaisante logique diabolique.

    Vous ignorez, comme beaucoup venus la contredire repartis honteusement, la doctrine du « droit divin » de l’Eglise, et sur cette ignorance vous cherchez à bâtir des réfutations aussi vaines qu’erronées.

    Ce que vous considérez, avec une mauvaise foi relativement grotesque, devenue cependant coutumière des manières schismatiques, comme une « paraphrase » de Mgr Gousset, est l’exposé clair, démonstratif et précis de la conception à la fois ontologique et juridique du droit à l’intérieur de l’Eglise. Cette conception s’appuie sur l’ensemble des docteurs et théologiens qui étudièrent ce sujet et les déclarations pontificales qui arrêtèrent l’enseignement du Magistère à son égard (Grégoire VII, Innocent III, Boniface VIII, Pie VI, Léon XIII, Pie XI, Pie XII pour n’évoquer que les principaux pontifes qui écrivirent sur le droit divin), déclarations citées ne pouvant faire l’objet d’aucune contestation, sauf évidemment pour un esprit troublé par le venin de l’idéologie sédévacantiste dont les vues sectaires éloignent tragiquement de l’authentique vérité catholique.

    Mgr Sauvé, dans Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, explique ce qui vous gêne tant et contredit radicalement vos thèses sédévacantistes :

    – « La papauté, telle que Dieu a voulu qu’elle soit, et telle qu’il la conserve en fait, n’est pas une institution humaine, abandonnée à ses propres caprices et pouvant faire tout ce qui lui plaît, sans règle aucune, sans limites de quelque nature qu’elles soient. (…) Le droit divin, naturel ou positif, dont la papauté est la gardienne et l’interprète légitime [la dirige] (…) le collège des cardinaux qui, suivant la belle et juste pensée de Sixte V, représentent les personnes des apôtres, « quand ils prêtaient leur ministère au Christ Sauveur prêchant le royaume de Dieu et opérant le mystère du salut de l’homme » (In Uonsf. Poslquam verum) et qui, après l’Ascension de Jésus-Christ, assistaient Pierre dans son office de Pasteur universel de l’Eglise. » (Mgr Sauvé, Le Pape et le concile du Vatican, 1890, pp. 426-430).

    Nulle complaisance de « l’élément légal » comme vous le dénommez sottement, faisant preuve d’une incroyable distance d’avec les critères fondamentaux de l’Eglise.

    Saint Thomas d’Aquin, depuis longtemps, a répondu aux thèses que vous véhiculez à la suite de tous les hérésiarques qui forment l’immense cohorte de vos sources infectées du poison schismatique :

    – « A la base de tout dans l’Eglise, il y a le droit divin et la loi éternelle. Le droit divin se confond avec la loi éternelle. D’après Saint Augustin (Lib. XXII, Contra Faustum) il est la raison divine, c’est-à-dire la volonté de Dieu, qui commande de conserver l’ordre naturel. Puisque Dieu est le principe de tout être, tout part de lui et tout revient à lui. Le droit divin embrasse tout l’ordre créé, et de lui découlent toutes les autres lois : les lois naturelles et les lois humaines. Le droit naturel issu de la loi éternelle doit avoir une influence déterminante sur tous les droits positifs qui en dehors de lui ne peuvent être que sans valeur. Le droit naturel est donc gravé dans la conscience de chaque individu et s’impose à l’ensemble de l’humanité. Il ne peut souffrir aucune dispense car étant l’œuvre de Dieu, nulle autorité humaine laïque ne peut le supprimer ou le faire oublier. On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin. » (St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad I, 2, 3. q.60, a. 5, ad 1, 2).

    La conception thomiste insiste donc sur la primauté fondatrice du droit divin dans l’Eglise, établissant son lien avec la Loi éternelle.

    Or ce lien, réduit en poussière vos fallacieux arguments relatifs à un prétendu refus « ostensible de certains baptisé d’être les sujets du droit divin et de l’autorité divine de l’Eglise,- et en même temps, renient l’objet même du Dogme et du droit canon », refus qui prendrait, selon vos vues subjectives, force d’autorité pour modifier la nature de l’Eglise. Nous retrouvons bien la méthode schismatique dans vos propos : partir d’un fait sociologique pour lui imputer une valeur ontologique.

    La valeur ontologique qui fonde l’Eglise, apprenez-le, ne dépend pas de ce que les fidèles croient ou ne croient pas, elle est d’essence surnaturelle puisque provenant directement de Jésus-Christ ! Et cette valeur est une essence donnée, conférée ETERNELLEMENT !

    Vous pouvez faire fonctionner vos petits jugements personnels pour nous comparer le Vatican à la Palestine en nous parlant d’une occupation par des étrangers, il n’en reste pas moins que le Vatican reste le Siège de l’Eglise du Christ et que la Palestine demeure la Terre Sainte !

    Encore une fois, il vous est impossible d’utiliser vos analyses pour leur conférer une valeur décisionnelle ayant force d’autorité pour tout ce qui concerne le pape et l’Eglise. Agir comme vous le faites n’est, ni plus ni moins, que l’emploi du jugement privé pour juger d’un fait surnaturel. C’est typiquement l’attitude de Luther et de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles, et dont vous venez grossir la longue liste des âmes perdues et retranchées du Corps mystique du Christ.

    Pie XII lors d’une allocution le 2 octobre 1945 déclarait :

    – «La fondation de l’Église comme société s’est effectuée, contrairement à la formation de l’État, non de bas en haut, mais de haut en bas », déclaration à laquelle se rattache comme ontologiquement et substantiellement la révélation du Christ à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis.» (Jean XV, 16). De la sorte, afin de prévenir toutes les erreurs subjectives surgissant des ténébreuses illusions de l’esprit moderne enivré de ses lumières individuelles, faisant du jugement privé et du libre examen la source de la vérité de l’autorité et du droit, le pape Pie XII prévenait ainsi les membres de l’Eglise : «Que, parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du “libre examen” qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.» (Pie XII, Vosomnes, 10. IX. 1957).

    Conservez donc ceci en mémoire si vous voulez demeurer catholique et faire le salut de votre âme :

    « C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ,
    il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain,
    Vicaire du Christ sur terre. »

    (Pie XII, Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867).

    Pax Vobis +

    ****************************
    L’Eglise et la doctrine catholique du droit divin

    http://www.la-question.net/archive/2012/01/05/l-eglise-et-la-theologie-du-droit-divin.html

    • Jean-Baptiste TOURNAIRE permalink
      25 juin 2012 15:21

      La Question, la charité est l’Amour de la Vérité et vous la devez à vos lecteurs, et non à moi. Si vous y aspiriez, vous auriez répondu depuis longtemps à cette question élémentaire: « que signifient les mots – jusque là vides de sens chez vous: « essence surnaturelle »?

      Sous votre article « le vrai secret de N.-D. de La Salette », nous avons défini ce qu’était l’Eglise d’une part, et d’autre part ce qu’était la secte concilaire qui en forme son cancer. Si vous en aviez tenu compte, et comme cette définition considérait l’Eglise en tant qu’entité d’Autorité divine et canonique, vous auriez compris moins stupidement que l’Eglise possède une âme d’un côté, et de l’autre ces trois éléments: un corps composé de fidèles, une finalité, et une constitution.

      « L’Eglise n’est point une sorte de cadavre : elle est le corps du Christ, animé de Sa vie surnaturelle. Le Christ Lui-même, chef et modèle de l’Eglise, n’est pas entier, si on regarde en Lui, soit (…), soit uniquement la nature divine et invisible, comme font les Monophysites ; mais le Christ est un par l’union des deux natures, visible et invisible, et Il est un dans toutes les deux; de la même façon, Son corps mystique n’est la véritable Eglise qu’à cette condition, que SES PARTIES VISIBLES TIRENT LEUR FORCE ET LEUR VIE DES DONS SURNATURELS et des autres éléments invisibles ; et c’est de cette union que résulte la nature propre des parties extérieures elles-mêmes. » (Léon XIII, Satis Cognitum).

      En regard, nous avions aussi souligné non pas un commun fidéisme, mais l’irrationalité même de votre opinion de caractère syncrétique, relative à un pape docteur-pontife-gouverneur, qui demeurerait une institution « catholique », alors même qu’il serait celui d’une doctrine, de « fidèles » et d’une religion, participant en réalité d’une institution anticatholique. Alors que l’Eglise « a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine » (Léon XIII, ibid.), vous prétendez superstitieusement qu’un Arius-Eutychès-Montanus-Philon d’Alexandrie tous réunis, serait, sans condition préalable, l’Evêque de Rome promis par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

      Nous avons compris votre conception du Pape, digne de la fable « des grenouilles qui demandent un roi » de La Fontaine ; mais serait-elle devenue catholique ? Vous professez que tous les évêques actuels seraient « catholiques » par le fait qu’ils appartiennent apparemment à la Hiérarchie; et sachant que ces « évêques » seraient donc les successeurs légitimes des Apôtres, vous prétendez dès lors que Notre-Seigneur aurait pu composer « divinement » les « Douze » avec d’authentique talmudistes, millénaristes, mer-kabba-listes, etc…car les doctrines impies qu’ils auraient propagées, du sein de l’Eglise, n’auraient eu aucune incidence sur la survie de l’Eglise.

      L’exemplaire Mgr Tissier de Mallerais vient de rappeler que « Mgr Lefebvre il y a trente ans avait déjà parlé de cette union adultère accomplie par le Concile entre l’Eglise et la Révolution, engendrant une »nouvelle Eglise ». Espérons qu’un jour, vous parviendrez à dépasser votre conception syncrétique, à l’analyser avec compétence, et à la synthétiser avec une capacité religieuse, en une définition véritable de l’Eglise Catholique occupée par cette « Nouvelle Eglise »; en somme à imiter, dans le camp de la Vérité surnaturelle, ce que réussissent de leur côté, et à votre grande confusion, tant de modernistes intelligents et cohérents dans leur camp de la Rébellion à Dieu.

      Ce jour-là, nous nous rangerons à votre définition et nous abjurerons « notre luthéranisme »…

      Jean-Baptiste Tournaire.

  24. 28 juin 2012 19:59

    Jean-Baptiste Tournaire,

    Vous tournez en rond, et vos amis avec vous, ne vous rendant pas compte de l’énormité de vos propos qui conjuguent les affirmations scandaleuses avec les jugements définitifs issus de votre petit tribunal privé, vous autorisant à agir et décider en des domaines où vous n’avez – pas plus que n’importe quel fidèle catholique, voire les membres les plus élevés de la hiérarchie romaine – absolument aucune autorité.

    Votre attitude entêtée, insoumise et téméraire relève donc positivement du luthéranisme, de l’anarchisme individualiste et du démocratisme qui sont des poisons mortels violents que vous entretenez coupablement et horriblement en votre sein par vos déclarations schismatiques réitérées, jugeant du Souverain Pontife comme s’il s’agissait du moindre petit clerc nouvellement ordonné de votre paroisse.

    Vous prétendez avoir défini ce qu’est l’Eglise ? vaste plaisanterie !

    Vos définitions communes à celles de tous les membres de votre secte folle sont des définitions terriblement fragmentaires, lacunaires et inexactes car oublieuses du Principe éternel qui fonde l’Eglise : « Le Droit Divin » !

    Et ce droit n’est pas la création de notre part d’une « idée irrationnelle » plaquant sur une institution mondaine, profane une conception idéalisée « syncrétique », comme si l’Eglise, par l’effet du dernier concile, avait cessé d’être la divine institution fondée par Jésus-Christ. (1)

    Pour que la divine institution fondée par Jésus-Christ devinsse une institution « anticatholique », il aurait fallu que les puissances démoniaques triomphassent de l’Epouse du Christ, ce qui ne se peut ! Et cela ne se peut en raison d’une loi divine formelle : « Ego dico tibi quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversum eam.” (Matthieu XVI, 18-19).

    Est-ce à dire que Notre Seigneur serait un menteur ?!

    C’est pourtant bien ce qu’implique votre position sédévacantiste impie !

    Le droit divin conserve donc entièrement son autorité sur l’Eglise qui ne peut cesser d’être ce que le Christ voulut qu’elle soit. Dès lors le droit, qui est en effet un « droit divin », s’impose et tous doivent s’y soumettre car ce « droit divin » est identique, plus même il se « CONFOND » avec la LOI ETERNELLE selon st. Thomas :

    « A la base de tout dans l’Eglise, il y a le droit divin et la loi éternelle. Le droit divin se confond avec la loi éternelle… » ((St Thomas, Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad I, 2, 3. q.60, a. 5, ad 1, 2).

    Et ce droit explicite et impératif, qui s’applique à la vie de toute l’Eglise, implique des lois contraignantes auxquelles vous refusez de vous soumettre, ce en quoi tombent, uns à uns et sont dispersés comme la vulgaire poussière par le vent, tous vous arguments fallacieux et mensongers.

    Qu’un puissant courant moderniste se soit infiltré lors du concile de Vatican II, ce que nul ne conteste, ne signifie en rien que la dogmatique fondamentale ait été changée et encore moins que l’institution pontificale soit abolie. De ce fait le rôle de tous les membres de l’Eglise est d’œuvrer à la défense de la Tradition séculaire dans l’Eglise qui reste une institution divine par la foi du « Credo » et le Pontificat. Fuir l’Eglise en la désignant comme la prostituée de l’Apocalypse, assimile donc les discours de vos micro-chapelles sédévacantistes aux pires groupuscules réformés, entre adventistes du 7e jour et Témoins de Jéhovah !

    Au lieu de citer sans le comprendre Léon XIII soyez attentif à ce qu’il écrit :

    “l’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps, sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace.” (Léon XIII, Satis Cognitum).

    Non fondée pour un temps limité l’Eglise est préparée pour l’éternité, elle est amenée à traverser des périodes difficiles, ce qui est déjà advenu de nombreuses fois dans l’Histoire, mais Jésus-Christ ne permettra jamais qu’elle soit abattue et vaincue.

    Si vous ne croyez pas à cette vérité vous n’êtes plus catholique. Telle est la vérité.

    C’est ce que rappelle Amerio :« L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.» (Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58).

    Revenez à la doctrine des Pères, revenez à la foi en l’Eglise et vous serez de nouveau catholique, sans quoi vous tomberez fatalement sous le coup de l’anathème :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, ou que le Pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté: qu’il soit anathème. » Pastor Aeternus, Vatican I.

    Que le Seigneur vous éclaire, vous donne de quitter votre position luthérienne et vous délivre des ténèbres du sédévacantisme !

    Pax Vobis +

    « Le Pasteur éternel et l’évêque de nos âmes (I Pierre II, 25), afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifier la Sainte Église en laquelle, comme dans la maison du Dieu vivant, tous les fidèles se¬raient unis par le lien d’une même foi et d’une même charité… De même donc qu’il a envoyé les Apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jn XV, 19), comme Lui-même avait été envoyé par le Père (Jn XX, 21), de même il a voulu des pasteurs et des docteurs dans son Église « jusqu’à la consommation des siècles » (Matth. XXVIII, 20). »(Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).

    ***********************************************

    1. Pour la réfutation des arguties canoniques sédévacantistes voyez ici :
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12586

  25. David Bilger permalink
    10 octobre 2013 13:52

    J’ai déjà lu ce genre d’article et je vous cache pas que dans la catégorie c’est le pire qu’il m’ait été donné de lire, pour deux raisons, un parce que les arguments présentés sont totalement fallacieux et deux parce que comme d’habitude il y a toute une partie des enseignements qui est soigneusement cachée.

    « Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. »

    L’Église, la vraie, celle des dit « traditionalistes » est elle invisible ? Non elle est seulement méconnu à cause des imposteurs de Vatican II mais nous sommes là, à la vue de tous et n’importe qui peut venir dans les églises de ceux qui ont la vraie foi Catholique.
    De plus utiliser cette citation est un argument à double tranchant et très mal choisi pour défendre la secte Vatican II, en effet la secte Vatican II professe t’elle l’unité de l’Église, la sainteté, la catholicité ?

    Jugez en par vous même:

    _Dans un paragraphe consacré aux juifs, le pape relève que « dans les terribles épreuves subies au fil des siècles », ces derniers « ont gardé leur foi en Dieu, et pour cela, nous ne leur serons jamais suffisamment
    reconnaissants, en tant qu’Église mais aussi en tant qu’humanité ». (http://www.tribunejuive.info/religion/le-pape-les-juifsnous-ne-leur-serons-jamais-suffisamment-reconnaissants).
    _ http://www.youtube.com/watch?v=fb48CAbsGJI (catéchisme de Saint Pie X chapitre 4: « Que devrait faire un chrétien à qui une Bible serait offerte par un protestant ou un émissaire des protestants?
    Un chrétien à qui une Bible serait offerte par un protestant ou un émissaire des protestants devrait la rejeter avec horreur, parce qu’elle est interdite par l’Église. S’il l’avait reçue sans y faire attention, il devrait au plus tôt la jeter au feu ou la remettre à son curé. »)
    _« BENOÎT XVI , AUDIENCE GÉNÉRALE, Mercredi 24 août 2005 » : « ainsi que d’estime pour les autres grandes traditions religieuses. Parmi celles-ci, une place particulière est occupée par l’islam, dont les fidèles adorent l’unique Dieu » (Benoît 16 déclare estimé de manière particulière l’Islam et que le Dieu qu’ils vénèrent est identique au nôtre : apostasie)
    _ »Les principes de la théologie catholique », Joseph Ratzinger, page 426-427 : « Si l’on cherche un diagnostic global du texte [gaudum et spes], on pourrait dire qu’il est une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus. » (Syllabus pourtant couvert par l’infaillibilité)
    _http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://traditioninaction.org/RevolutionPhotos/Images/055_popekissesKoran.jpg&imgrefurl=http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-32851059.html&h=264&w=400&sz=27&tbnid=DdkR0l845F-mbM:&tbnh=90&tbnw=136&zoom=1&usg=__9ZQfJ40I0w1nS1x8RM-ExMLmWmc=&docid=c4FavQ2k2Sv8sM&sa=X&ei=GHFWUr2ECYmK7AbyiYDgBg&ved=0CDwQ9QEwAQ&dur=479
    _Jean-Paul 2, Discours sur les racines de l’antijudaïsme en milieu chrétien, 1997 : « Ce peuple [ le peuple juif ] est convoqué et conduit par Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Son existence n’est donc pas un pur fait de nature ni de culture … Elle est un fait surnaturel. Ce peuple persévère envers et contre tout du fait qu’il est le peuple de l’Alliance…» (Pape Benoît 14, A Quo Primum 14 Juin 1751: « Assurément, ce n’est pas en vain que l’Église ait instauré la prière universelle offerte aux Juifs infidèles, du lever du soleil jusqu’à son couchant, afin qu’ils puissent être sauvés, de leurs ténèbres à la lumière de la vérité »).

    (Ça c’est que 10% des exemples en stock des antipapes de la secte Vatican II mais je vais pas m’amuser à dresser une liste.)

    Rien que là l’article est réfuté, mais je vais finir ce que j’ai commencé.

    « De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Église ?

    La réponse est évidente :

    « Pierre, et tous ses successeurs représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses successeurs président l’Église universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Église, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Église ne serait pas le seul royaume visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde. »  »

    Certes je ne contredis pas la définition apporté ici seulement c’est clairement incomplet, pareil pour ce qui est cité dans le chapitre II où il manque toujours l’essentiel comme par hasard… Car ces aspects essentiels permettent aux fidèles de se poser les vraies questions et de chercher les vraies réponses.

    Le Magistère de l’Église nous enseigne que le pape est :

    – représentant de Notre Seigneur,
    – successeur de saint Pierre,
    – il garde le dépôt de la Foi, dépôt clôt à la mort de saint Jean, dernier des Apôtres
    – il est assisté du Saint Esprit par le don d’infaillibilité dans les matières de foi et de morale quand il parle ex cathedra dans son magistère ordinaire et extraordinaire.

    Se basant là dessus il faut donc être aveugle pour ne pas constater que ceux qui occupent la chaire de saint Pierre depuis la mort du pape Pie XII (1958) ne gardent plus le dépôt de la Foi Catholique et ne suivent plus l’enseignement de l’Église Catholique. Ils distillent le modernisme et détruisent la foi des fidèles. Ils envoient des milliers d’âmes en Enfer. Ils ne remplissent donc pas les fonctions de Vicaire du Christ sur la terre et ne peuvent donc pas être des papes valides.

    « Ceci implique nécessairement une vérité essentielle :

    « L’Église est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre, étant héritiers de la même doctrine, de la même dignité, du même rang et de la même puissance. Où est Pierre, là est l’Église. Pierre parle par la bouche du pontife romain ; il vit toujours dans ses successeurs. C’est dans la chaire du bienheureux Pierre que Jésus-Christ a placé l’indestructible fondement de son Église. » »

    Complètement faux, l’Église a déjà connu de nombreux antipapes et de longues périodes de sede vacante, certes pas aussi longue qu’à l’heure d’aujourd’hui mais c’est pas comme si on avait pas été prévenu à Fatima et à la Salette.

    En plus c’est « amusant » de voir que l’article ne comporte PAS UNE SEULE CITATION de Magistère pour étayer ses arguments totalement ridicules, et on vient nous parler de raisonnement privé et de libéralisme pour qualifier le sédévacantisme.
    Pourtant moi je suis capable de citer du Magistère (et même les Écritures mais je me suis contenté du minimum) pour étayer ma position contrairement à l’auteur de cette article, et là où ce dernier veut vainement nous faire croire que François est un authentique pape et que Pierre parle par sa bouche je lui apprendrai que le pape ne peut pas être un hérétique manifeste qui détruit la foi catholique et oser dire que Pierre soutient les paroles des antipapes Vatican II est un blasphème des plus abominables.

    Pape Léon 13, Satis Cognitum (# 9), 29 Juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique. »

    On peut aussi citer la bulle cum ex apostolatus Officio du pape Paul IV et plus précisément les chapitres 1,6 et 10 qui traitent de manière on ne peut plus explicite le sujet.

    Pour finir je terminerai ma réfutation par un texte du Magistère.

    Pape Pie 11, Mortalium Animos ; 6 janvier 1928 : « Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : ‘L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer’. »

  26. 11 octobre 2013 14:16

    David Bilger,

    Personne ne prétend, ni ne dit ici, que tout va bien dans l’Eglise, que tout est parfait, que les modernistes sont soumis, contraints de se taire et d’obéir aux ordres d’un pape vraiment catholique. Nous connaissons la situation – elle est terriblement éprouvante, attristante, parfois même en certaines paroisses, pitoyable.

    Il n’en reste pas moins, que l’Eglise reste l’Eglise et que vous ne pouvez, en tant que simple fidèle, et même seriez-vous un cardinal éminent de la curie, juger de qui est pape ou ne l’est pas.

    Et moins encore de déclarer urbi et orbi, ce qui est très coupable et un grave péché, en vous arrogeant un droit que vous n’avez pas et n’aurez jamais ni vous ni personne, que le pape est déposé, ou pire, comme vous en donnez le triste exemple dans votre message, décréter qu’il n’y a plus de pape de puis Pie XII !

    En écrivant cela, et le proclamant de votre salon, vous en revenez à l’attitude de Luther ou Calvin, vous participez de la même façon du Prostestantisme, et par cette participation, vous ramenez votre défense de la Tradition à une position luthérienne réformée, vous octroyant le droit de juger en votre for interne, par un examen privé à pouvoir exécutoire, de la légitimité de celui qui occupe la chaire de Pierre.

    Tel est le vrai poison du diable David Bilger, notamment en temps de crise de l’Eglise, vous avoir convaincu que l’Eglise n’est plus l’Eglise, et avoir réussi à vous en faire sortir pour laisser la maison aux ennemis de la Tradition, et justifier votre sortie par des arguments schismatiques syllogistiques (voir point 2), qui vous réduisent et rabaissent au rang d’un vulgaire Luther, même si vous entourez votre attitude de dentelles, du latin, de l’encens et de la liturgie de s. Pie V., car objectivement, malheureusement, vous n’êtes qu’un triste disciple de Luther travaillant à la destruction de l’épouse de Jésus-Christ avec les conséquences inévitables que l’on connait, aboutissant au conclavisme et à l’anarchie généralisée.

    Voyez le résultat :

    « Les antipapes sédévacantistes »
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/06/26/les-antipapes-sedevacantistes/

    ***************************************

    Résumons :

    1 – Oui l’Eglise est occupée par la contre-église comme l’a très bien vu et exposé Mgr Lefebvre :

    « Or je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. Pourquoi ? Parce-ce qu’ils n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Non seulement ils n’enseignent plus la foi catholique et ne défendent plus la foi catholique, mais ils enseignent autre chose, ils entraînent l’Église dans autre chose que l’Église catholique. »

    (Conférence donnée aux séminaristes d’Écône, le 8 juin 1978)

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2013/09/28/mgr-lefebvre-leglise-est-occupee-par-la-contre-eglise/

    2 – Seul Dieu cependant, malgré cette occupation, est maître de décider si le pape doit rester pape à Rome, et surtout seul Lui, Dieu, peut savoir si le pape est oui, ou non, réellement pape, et PERSONNE d’autre à sa place !

    Pour quelle raison ?

    Tout simplement parce que la papauté est régie par le Droit Divin, et non par la volonté des hommes, ce qu’oublient complètement les sédévacantistes schismatiques.

    C’est le fondement même de l’Eglise et de son droit positif, que le le sédévacantisme luthérien foule aux pieds d’une manière scandaleuse par ce type de raisonnement digne des pires hérétiques, qui relève d’un pur syllogisme démentiel directement issu de l’hérésie de Huss, reproduit à merveille par tous les sédévacantistes selon leurs différents chapelles divisées entre elles, et sur lequel repose la conviction des partisans de la vacance du Saint-Siège :

    a) Le Pape est hérétique ;

    b) Les hérétique ne peuvent être Papes ;

    c) Donc les Papes depuis Vatican II ne sont pas Papes.

    Ainsi à des prémisses inexactes, arbitraires, et dont la preuve manque (le Pape est hérétique), on aboutit inévitablement à une conclusion fausse. On en revient toujours à cette évidence : les sédévacantistes affirment ce qui reste à démontrer, à savoir que le Pape ait perdu sa charge pour cause d’hérésie.

    3 – Pourquoi le pape ne peut-il cessé d’être, au minimum matériellement pape ?

    Parque le Droit Divin s’applique à lui, comme à toute l’Eglise en vertu des lois dictées par le Ciel, car personne ABSOLUMENT, ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe, ceci stipulé clairement et explicitement par le Droit Canon :

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (can. 1556).

    Sentence confirmée par le dictionnaire de droit canonique :

    « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. »

    (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2012/06/26/le-pape-est-de-droit-divin/

    ************************************************

    4 – En conséquence, il faut et l’on doit :

    I. rester fidèle à l’enseignement de l’Eglise de toujours en observant les décisions de Vatican I :

    « Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église. […] Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. C’est pourquoi ceux qui affirment qu’il est permis d’en appeler des jugements du Pontife romain au concile œcuménique comme à une autorité supérieure à ce Pontife, s’écartent du chemin de la vérité. »

    (Pastor Aeternus, 1870).

    II. Résister à l’erreur selon la doctrine séculaire de l’Eglise, enseignée par tous les Pères et docteurs, qui jamais, pas une seule fois en vingt siècles, n’encouragèrent au schisme et au sédévacantisme en temps d’épreuve, ce que rappelle saint Robert Bellarmin :

    « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. »

    (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

    Le supérieur en question, dans cet extrait de saint Robert Bellarmin, étant évidemment le Christ !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2012/09/16/le-combat-de-la-tradition-catholique/

    *******************************************

    En conclusion rappelons la vérité catholique, éternelle, invariante et dogmatique :

    La charge pontificale relève du Droit Divin, s’y opposer, le contester, ne pas se soumettre à cette loi par des positions induisant que l’Eglise n’a plus de Pontife, c’est être formellement anathème selon les déclarations de Vatican I :

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » (Pastor Aeternus, Vatican I).

    Vous savez à présent ce qu’il vous convient d’observer pour rester fidèle à l’Eglise et ainsi faire le salut de votre âme !

    Pax Vobis +

    « Et portae inferi non paraevalebunt adversus eam » (Matthieu XVI, 18).

    ***************************************************

    Lire : LE SEDEVACANTISME EST UN PECHE MORTEL !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/

  27. Hector permalink
    11 octobre 2016 19:22

    « Décision officielle de la Sainte-Communauté du Mont-Athos au sujet de la réunion de la communion mixte du dialogue entre l’Église orthodoxe et les catholiques romains.
    La Sainte-Communauté a pris la décision suivante :

    À travers les siècles, la Sainte Montagne reste, par la grâce du Christ, la fidèle gardienne de la sainte foi orthodoxe, que les apôtres prédicateurs de Dieu ont transmis à l’Église et que nos Pères théophores avec les saints conciles œcuméniques ont préservée intacte. Cette tradition a été fidèlement par les pères athonites qui nous ont précédés.
    Ayant été informés que la réunion de la commission mixte internationale de dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et les catholiques-romains, va examiner la question du “rôle de l’évêque de Rome dans la communion des Églises durant le premier millénaire”, notre sainte communauté, ignorant l’ordre du jour exact du dialogue concerné, exprime sa vive inquiétude et sa perplexité, car la primauté papale est discutée sans que le papisme ait préalablement renoncé à ses dogmes hérétiques et son caractère séculier (cf. l’État du Vatican).

    Permettez-moi de vous rappeler cette indiscutable vérité : à aucun moment, au cours du premier millénaire, l’Église n’a reconnu dans la personne du pape de Rome la primauté d’autorité et de pouvoir à un niveau global. L’autorité suprême sur l’Église œcuménique (l’Église dans sa totalité) a toujours et seulement été exercée par les conciles œcuméniques.»

    http://orthodoxologie.blogspot.fr/search?q=+papisme+primaut%C3%A9

  28. 14 octobre 2016 12:56

    Hector,

    Vous écrivez : « Permettez-moi de vous rappeler cette indiscutable vérité : à aucun moment, au cours du premier millénaire, l’Église n’a reconnu dans la personne du pape de Rome la primauté d’autorité et de pouvoir à un niveau global. L’autorité suprême sur l’Église œcuménique (l’Église dans sa totalité) a toujours et seulement été exercée par les conciles œcuméniques

    Permettez-nous, à notre tour, de vous rappeler quelques vérités oubliées par les églises schismatiques.

    Lorsque le Christ a institué les Douze, Pierre est à la fois membre des Douze et chef de ce collège apostolique. Les promesses de la vie éternelle, le pouvoir de lier et délier, sont donnés aux apôtres unis à leur chef. Mais l’originalité du ministère de Pierre, c’est que ce dernier reçoit, à titre personnel, les mêmes pouvoirs, les mêmes missions. Cependant, il a aussi une mission supplémentaire : celle d’affermir la foi de ses frères. On peut donc dire que le ministère que Pierre transmet à ses successeurs a un triple aspect.

    D’abord, c’est celui d’évêque de Rome, où son action est identique à celle de tous les autres membres du corps épiscopal. Ensuite, c’est un ministère d’unité. La communion concrète dans l’Église n’existe que si les évêques sont unis entre eux, et le critère de cette union, c’est la communion de chacun d’entre eux avec l’évêque de Rome. Cette communion se manifeste d’une manière plus solennelle dans les conciles, ou les synodes, dans lesquels les évêques sont réunis autour de leur chef.

    Enfin, en période difficile, il peut intervenir personnellement pour proclamer une vérité délaissée ou déformée dans une partie de l’Église, ou pour soutenir et affermir une église locale en difficulté. Ces ministères propres à Rome ont été exercés depuis la plus haute antiquité. L’exemple connu le plus ancien est la Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens. De plus, ces fonctions particulières, propres à l’Église de Rome, seront de plus en plus justifiées au cours des âges par le fait que le Pape est le successeur de Pierre, et seulement le successeur de Pierre. Bien que l’Église de Rome ait toujours revendiqué sa fondation par les apôtres Pierre et Paul, tous les deux jouissant d’une grande autorité scellée par le martyre, jamais l’action et l’autorité de Rome ne s’appuient sur l’héritage de Paul, mais uniquement sur celui de Pierre.

    La mission de l’Évêque de Rome au sein du groupe de tous les pasteurs consiste précisément à « veiller » (episkopein), comme une sentinelle, de sorte que, grâce aux pasteurs, on entende dans toutes les Églises particulières la voix véritable du Christ-Pasteur. Ainsi, se réalise, dans chacune des Églises particulières qui leur sont confiées, l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Toutes les Églises sont en pleine et visible communion, parce que les Pasteurs sont en communion avec Pierre et sont ainsi dans l’unité du Christ.

    Il revient au Successeur d’avertir, de mettre en garde, de déclarer parfois inconciliable avec l’unité de la foi telle ou telle opinion qui se répand. Lorsque les circonstances l’exigent, il parle au nom de tous les Pasteurs en communion avec lui. Il peut aussi — dans des conditions bien précises exposées par le Concile Vatican I — déclarer ex cathedra qu’une doctrine appartient au dépôt de la foi. Rendant ainsi témoignage à la vérité, il sert l’unité.

    L’institution de la papauté se dessine dès le début de l’Eglise, précisément à Rome à partir du sacerdoce apostolique de Calixte Ier (vers 217). Puis à partir de Damase Ier (366 – 384), où s’esquisse définitivement l’affirmation de l’autorité de l’évêque de Rome comme successeur de Pierre, ainsi que le démontrent les derniers documents mis à jour. (Cf. Yves-Marie Hilaire, Histoire de la papauté : 2000 ans de missions et de tribulations, Folio, coll. « histoire », 2003).

    Par ailleurs, voici un passage fort intéressant « Du Pape », livre publié en 1819 pat le comte Joseph de Maistre :

    « Saint François de Sales eut jadis l’ingénieuse idée de réunir les différents titres que l’antiquité ecclésiastique a donnés aux Souverains Pontifes et à leur siège. Ce tableau est piquant, et ne peut manquer de faire une grande impression sur les bons esprits.

    Le pape est donc appelé :
    Le Patriarche universel.
    Le Chef de l’Eglise du monde.
    L’Evêque élevé au faite apostolique.
    Le Père des Pères.
    Le Souverain Pontife des Evêques.
    Le Souverain Prêtre.
    Le Prince des Prêtres.
    Le Préfet de la maison de Dien, et le Gardien de la Vigne du Seigneur.
    Le Vicaire de J. C, le Confirmateur de l’a Foi des Chrétiens.
    Le Grand-Prêtre.
    Le Souverain Pontife.
    Le Prince des Evêques.
    L’Héritier des Apôtres.
    Abraham par le patriarcat.
    Melchisédech par l’ordre.
    Moïse par l’autorité.
    Samuel par la juridiction.
    Pierre par la puissance.
    Christ par l’onction.
    Le Pasteur de la Bergerie de J. Ç.
    Le Porte-Clef de la Maison de Dieu.
    Le Pasteur de tous les Pasteurs.
    Le Pontife appelé à la plénitude de la Puissance.
    S. Pierre fut la Bouche de J. C. La Bouche et le Chef de l’Apostolat.
    La Chaire et l’Eglise principale.
    L’Origine de l’unité sacerdotale.
    Le Lieu de l’unité.
    L’Eglise ou réside la puissance principale ( potenlior Principalitas. )
    L’Eglise, Racine, Matrice de toutes les autres.
    Le Siége sur lequel le Seigneur a construit l’Eglise universelle.
    Le Point cardinal et le Chef de S. Marcellin, P. Epist. ad Episc. toutes les Eglises. Antioch.
    Le Refuge des Evêques. Concile d’Alex. Epist. ad Felie. P.
    Le Siége suprême apostolique. S. Athanase.
    L’Eglise présidente. ‘ L’emper. Justin, in l. 8, cod. de
    sun. Trinit.
    Le Siége suprême qui ne peut être jugé par aucun autre. S. Léon, in nat. SS. Apost.
    L’Eglise préposée et préférée à Victor d’Utique, in lib. De Partoutes les autres. fect.
    Le premier de tous les Siéges. S. Protper, in lib. De Ingrat.
    La Fontaine apostolique. S. Ignace, Epist. ad Rom. in subscript.
    Le port très-sûr de toute Commuté. Concile de Rome, sous S. Gènion catholique. lase.
    [Epîtres spirituelles de S. François de Sales. Lyon, 1634, liv. VII, ep. XLIX]

    La réunion de ces différentes expressions est tout à fait digne de l’esprit lumineux qui distinguait le grand évêque de Genève. Méditant sur les analogies multipliées des deux Testaments, il insistait sur l’autorité du grand prêtre des Hébreux. « Le nôtre, dit saint François de » Sales, porte aussi sur sa poitrine VUrim et le Thummim, » c’est-à-dire la doctrine et la vérité. »

    Du Pape, ch. VII

    Enfin, rappelons que l’église russe, qui ne reconnaît pas le pape ni l’autorité du successeur de Saint Pierre, chante pourtant l’hymne suivante dans sa liturgie :

    « 0 saint Pierre , prince des apôtres ! primat apostolique ! pierre inamovible de la foi, en récompense de ta confession, éternel fondement de l’Eglise, pasteur du troupeau parlant ; porteur des clefs du ciel, élu entre tous les apôtres pour être, après Jésus-Christ, le premier fondement de la sainte Eglise, réjouis-toil réjouis-toi ! — colonne inébranlable de » la foi orthodoxe, chef du collège apostolique. »

    Elle ajoute : « Prince des apôtres, tu as tout quitté et tu as suivi le Maître en lui disant : Je mourrai avec toi ; avec toi je vivrai d’une vie heureuse : tu as été le premier Evêque de Rome, l’honneur et la gloire de la très-grande ville : sur toi s’est affermie l’Eglise. »

    [Akaphisti Sedmitcnhh (Prières hebdomadaires), office du jeudi, dans l’octave de la fête des Apôtres.]

    Et la même Eglise schismatique, qui n’en est plus à une incohérence près, répète de même dans un de ses offices ces paroles saint Jean Chrysostome :

    « Dieu dit à Pierre : Vous êtes Pierre, et il lui donna ce nom parce que sur lui, comme sur la pierre solide, Jésus-Christ fonda son Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ; car le Créateur lui-même en ayant posé le fondement qu’il affermit par la foi, quelle force pourrait s’opposer à lui ? Que pourrai-je donc ajouter aux louanges de cet apôtre, et que peut-on imaginer au delà du discours du Sauveur, qui appelle Pierre heureux, qui l’appelle Pierre et qui déclare que sur cette pierre il bâtira son Eglise ? Pierre est la pierre et le fondement de la foi ; c’est à ce Pierre, l’apôtre suprême, que le Seigneur lui-même a donné l’autorité, en lui disant : Je te donne les clefs du ciel. Que dirons-nous donc à Pierre? 0 Pierre, objet des complaisances de l’Eglise, lumière de l’univers, colombe immaculée, prince des apôtres, source de l’orthodoxie. »

    [Saint Jean Chrysostôme, Prolog. Moscou, 1677, in-fol. Office du 29 juin, III0 sermon de saint Chrysostôme, pour la fête des Apôtres saint Pierre et saint Paul].

    Enfin, l’église russe évoquée dit au Pape saint Sylvestre : « Tu es le chef du sacré concile ; tu as illustré le trône du prince des apôtres divin chef des saints Evêques, tu as confirmé la doctrine divine, tu as fermé la bouche impie des hérétiques. »

    MINEIA MESATCHNAIA. Office du 18 janvier. Kondah (hymne), Stroph. II.

    Elle dit à saint Léon, pape et martyr : « Quel nom te donnerai-je aujourd’hui ? Te nommerai-je le héraut merveilleux et le ferme appui de la vérité, le vénérable chef du suprême concile, le successeur au trône suprême de saint Pierre, l’héritier de l’invincible Pierre et le successeur de son empire ? »

    MINEI TCHETIIKH. 25 novembre.

    Elle dit également à saint Martin, pape : « Tu honoras le trône divin de Pierre, et c’est en maintenant l’Église sur cette pierre inébranlable, que tu as illustré ton nom ; très-glorieux maître de toute doctrine orthodoxe, organe véridique des préceptes sacrés, Chef unique autour duquel se réunirent tout le sacerdoce et toute l’orthodoxie, pour anathématiser l’hérésie

    MINEIA MESATCHNAIA. 29 novembre. Hymne VIII.

    Comment une Eglise, qui récite tous les jours de pareils témoignages dans ses hymnes, peut-elle nier cependant avec obstination la suprématie du Pape, sinon en se mentant à elle-même ?

    Le stupide entêtement des schismatiques ne reconnaissant pas la primauté de Pierre sur le collèges des apôtres et la divine institution de la Papauté, relève donc de la maladie spirituelle sur le plan théologique.

    Pax Vobis +

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