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La douteuse béatification de Jean-Paul II

1 mai 2011

Jean-Paul II, fut le pape des grandes désorientations

théologiques, doctrinales et liturgiques de l’Eglise !

 

Nous exprimons nos plus vives réserves à l’occasion de la décision de béatification en ce dimanche 1er mai 2011, par la Rome conciliaire, de Jean-Paul II, pape des grandes désorientations théologiques et liturgiques de l’Eglise, partisan des « droits de l’homme », moderniste et ayant défendu une théorie impie de rénovation doctrinale de l’Eglise résumée dans les 129 discours donnés lors de ses audiences du mercredi dans la salle Paul-VI, de septembre 1979 à novembre 1984,discours  consacrés à ce qu’il nomma « la théologie du corps », et que George Weigel n’hésita pas à considérer comme une « une des plus audacieuses reconfigurations de la théologie catholique depuis des siècles […] une sorte de bombe à retardement théologique réglée pour exploser, avec des conséquences considérables, sans doute au XXIe siècle ».

C’est pourquoi nous croyons utile de mettre en ligne, en ce dimanche 1er mai où Rome se livre à un acte plus que douteux, un texte fort pertinent en forme d’exposé  qui a été remis, le 25 avril 2011, au cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, accompagné d’une liste de signataires du monde entier : Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, France, Pays-Bas, Pologne, Argentine, Norvège, Allemagne, Irlande, Danemark, République tchèque, Malaisie, Malte, Slovénie, Mexique, Canada, Espagne, Nouvelle-Zélande, Japon, Suède, Pérou, Portugal, Indonésie, Porto-Rico, Autriche, Ouganda…

  

 

 La théologie de Jean-Paul II  

est une des plus audacieuses reconfigurations  

de la théologie catholique depuis des siècles !

  

 

Exposé des réserves

sur la prochaine béatification de Jean-Paul II

 

La béatification prochaine de Jean-Paul II, prévue le 1er mai 2011, a soulevé de sérieuses préoccupations chez un grand nombre de catholiques dans le monde entier, qui s’inquiètent de la situation de l’Eglise et des scandales qui l’ont accablée ces dernières années, scandales qui ont incité le Pape Benoît XVI à déclarer le jour du Vendredi Saint de l’année 2005 : « Que de souillures dans l’Eglise, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement. » C’est notre propre inquiétude que nous exprimons par ce moyen public, restant fidèles à la loi de l’Eglise qui déclare : « Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, les fidèles ont le droit et même parfois le devoir de donner aux pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Eglise et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes. » [CIC (1983), Can. 212, § 3] Ce que nous croyons en conscience être le bien de l’Eglise nous oblige à exprimer nos réserves concernant cette béatification. Nous le faisons pour les raisons suivantes, même si d’autres raisons pourraient encore être avancées.

La vraie question

Précisons, pour commencer, que nous ne présentons pas ces considérations comme des arguments contre la piété ou l’intégrité personnelles de Jean-Paul II, que nous devons présupposer. Il ne s’agit pas de considérer sa piété ou son intégrité personnelles en tant que telles, mais plutôt de savoir s’il y a un fondement objectif à proclamer que Jean-Paul II a fait preuve de vertus héroïques dans l’exercice de ses fonctions élevées de pape, de telle sorte qu’il doive être mis immédiatement sur la voie de la canonisation et donné en modèle de pontife à tous ses successeurs.

L’Eglise a toujours reconnu que la question des vertus héroïques dans un procès en béatification était inextricablement liée à l’exercice héroïque par le candidat des devoirs de son état de vie. Comme l’a expliqué le pape Benoît XIV (1675-1758) dans son enseignement sur la béatification, l’accomplissement héroïque du devoir d’état se traduit par des actes si difficiles qu’ils sont « au-dessus des forces communes des hommes« , qu’ils « sont accomplis promptement, facilement« , « avec une joie sainte » et « assez fréquemment, lorsque l’occasion s’en présente« . [Cf. De servorum Dei beatificatione, Livre III, chap. 21 in Reginald Garrigou-Lagrange, Les Trois Ages de la Vie Intérieure, Vol. 2, p. 443].

Supposons qu’un père de famille nombreuse ait été présenté comme candidat à la béatification. On n’aurait pas grand espoir de voir avancer sa cause s’il se trouvait que, quoique pieux, il avait constamment échoué à corriger et à éduquer correctement ses enfants qui lui désobéissaient sans cesse et suscitaient le désordre dans sa maison, au point de combattre ouvertement la Foi alors même qu’ils vivaient sous son toit ; ou bien si, quoiqu’attentif à ses prières et à ses devoirs spirituels, il avait négligé de subvenir aux besoins de sa famille par son travail, et laissé ainsi son foyer courir à la ruine.

Lorsque le candidat à la béatification est un pape – Père de l’Eglise universelle – la question ne porte pas seulement sur sa piété et sa sainteté personnelles, mais aussi sur le soin qu’il a eu de l’immense domaine de la Foi que Dieu lui a confié, et pour lequel Dieu accorde au pape des grâces d’état extraordinaires. Voilà quelle est la vraie question : Jean-Paul II a-t-il accompli héroïquement ses devoirs de Souverain Pontife à la manière de ses prédécesseurs canonisés, ses devoirs que l’on peut énumérer ainsi : en combattant l’erreur, en défendant avec courage et promptitude son troupeau contre les loups féroces qui la propagent, et en protégeant l’intégrité de la doctrine et du culte divin de l’Eglise ? Nous craignons que, dans les circonstances de cette béatification « expresse », cette question de fond n’ait pas reçu toute la considération patiente et attentive qu’elle mérite.

Une pression populaire disproportionnée

Parmi les circonstances qui nous inquiètent, on peut citer la pression inopportune de la « demande populaire » de béatification, manifestée par le slogan « Santo subito ! » ( »Saint tout de suite ! »). C’est précisément dans le but d’éviter l’influence d’une émotion populaire éphémère et de permettre les conditions d’un jugement historique dépassionné, que la loi de l’Eglise prescrit sagement d’attendre un délai de cinq ans avant même d’entamer un procès de béatification. Pourtant, dans cette affaire, on s’est dispensé de ce délai prudent. C’est ainsi qu’un procès qui devrait avoir à peine commencé, se trouve maintenant presque à son terme, comme s’il s’agissait de satisfaire immédiatement à la volonté populaire, même si ce n’en est pas l’intention.

Nous sommes conscients du rôle de l’acclamation populaire, même dans la canonisation des saints, dans certains cas exceptionnels. Le pape saint Grégoire le Grand, par exemple, a été canonisé par acclamation populaire presque immédiatement après sa mort. Mais ce pontife romain hors du commun a été, ni plus ni moins, le fondateur de la civilisation chrétienne, posant les bases à la fois spirituelles et structurelles de l’Eglise et de la Chrétienté, qui ont perduré de siècle en siècle.

De même, le pape saint Nicolas Ier, le dernier pape honoré par l’Eglise du titre de « grand », a joué un rôle déterminant dans la réforme de l’Eglise lors d’une grande crise de la Foi et de la discipline touchant en particulier le haut de la hiérarchie ecclésiastique, dont il a affronté les membres corrompus avec courage, et c’est à juste titre qu’il est considéré comme le véritable sauveur de la civilisation chrétienne, au temps où sa survie même était mise en doute.

En outre, l’acclamation populaire des bienheureux et des saints nous vient d’un temps où l’écrasante majorité des gens demeurait fidèle et soumise à l’Eglise. La question se pose aujourd’hui : Quelle est la valeur d’une demande populaire pour cette béatification, à une époque où l’immense majorité de ceux qui se disent catholiques rejette purement et simplement tout enseignement en matière de Foi ou de morale, considéré par eux comme inacceptable – et en particulier l’enseignement infaillible du Magistère sur le mariage et la procréation ?

Un héritage encombrant

En toute sincérité, nous sommes contraints d’observer en comparaison que, étant donné la situation de l’Eglise telle qu’il l’a laissée, le pontificat de Jean-Paul II ne peut objectivement justifier une béatification par acclamation populaire, encore moins la canonisation immédiate que les foules ont réclamée à grands cris. Une honnête estimation des faits oblige à conclure que le pontificat de Jean-Paul II a été marqué, non par le renouvellement et la restauration que nous observons durant les pontificats de ses plus éminents prédécesseurs, mais plutôt, pour reprendre la célèbre remarque de l’ancien cardinal Ratzinger [Cf. L’Osservatore Romano, 9 novembre 1984], par l’accélération du « processus continu de décadence« , en particulier dans les nations de tradition chrétienne d’Europe occidentale, des Amériques et du Pacifique.

Cette réalité objective apparaît encore plus lorsque l’on considère que le défunt pape lui-même, à la toute fin de son pontificat, se lamentait de « l’apostasie silencieuse » d’une Europe autrefois chrétienne [Cf. Ecclesia In Europa (2003), n. 9]. De plus, son successeur a depuis publiquement décrié le « processus de sécularisation » qui « a produit une grave crise du sens de la foi chrétienne et de l’appartenance à l’Eglise. » En cette occasion, le pape Benoît XVI a annoncé la création d’un nouveau Conseil Pontifical dont la mission spécifique sera de « promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où a déjà retenti la première annonce de la foi […], mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte d’« éclipse du sens de Dieu » […] » [Cf. Homélie des Vêpres du 28 juin 2010].

La pénétration de cette « apostasie silencieuse » parmi les membres de l’Eglise elle-même est apparue encore plus évidente après le Second Concile du Vatican. Avant le Concile, le monde dans son ensemble subissait un déclin vertigineux et chaque pape le mettait en garde, mais à l’intérieur de l’Eglise, la Foi restait ferme, la liturgie était intacte, les vocations abondantes, les familles nombreuses – jusqu’à la grande « ouverture au monde » conciliaire.

 

 

L’encombrant héritage de Mgr Joseph Ratzinger…

 

Le Souverain Pontife actuel, écrivant en tant que cardinal Ratzinger, au milieu du pontificat de 27 ans de son prédécesseur, a établi une partie du diagnostic de l’apparition soudaine d’une crise postconciliaire sans précédent dans l’Eglise : « Je suis convaincu que la crise ecclésiastique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui est due en grande partie à l’effondrement de la liturgie… » [La Mia Vita (1997), p. 113: “Sono convinto che la crisi ecclesiale in cui oggi ci troviamo dipende in gran parte dal crollo della liturgia…”]

L’idée que l’Eglise n’a subi absolument aucun « effondrement de la liturgie » avant Vatican II et les « réformes » entreprises en son nom, nécessite à peine une démonstration. Quinze ans seulement après le Concile, dans la deuxième année de son pontificat, Jean-Paul II lui-même a publiquement demandé pardon pour la perte soudaine et dramatique de la foi et du respect eucharistiques, à la suite des « réformes liturgiques » approuvées par Paul VI : « En arrivant au terme de ces considérations, je voudrais demander pardon en mon nom et en votre nom à tous, vénérés et chers Frères dans l’épiscopat pour tout ce qui, en raison de quelque faiblesse humaine, impatience, négligence que ce soit, par suite également d’une application parfois partielle, unilatérale, erronée des prescriptions du Concile Vatican II, peut avoir suscité scandale et malaise au sujet de l’interprétation de la doctrine et de la vénération qui est due à ce grand sacrement. Et je prie le Seigneur Jésus afin que désormais, dans notre façon de traiter ce mystère sacré, soit évité ce qui peut affaiblir ou désorienter d’une manière quelconque le sens du respect et de l’amour chez nos fidèles. » [Dominicae Cenae (1980), §12]

Mais cette repentance étonnante de Jean-Paul II n’a jamais été suivie d’aucune action décisive pour enrayer l’effondrement complet de la liturgie tout au long des vingt-cinq années suivantes de son règne. Bien au contraire, en 1988, année du vingt-cinquième anniversaire de la constitution Sacrosanctum Concilium, le pape a salué « les réformes qu’elle a permis de réaliser » comme étant « le fruit le plus apparent de toute l’œuvre conciliaire« , notant que « pour beaucoup, le message du Deuxième Concile du Vatican a été perçu avant tout à travers la réforme liturgique« . De fait ! En ce qui concerne l’effondrement manifeste de la liturgie, le pape s’est contenté de remarquer divers abus se produisant « parfois », en insistant néanmoins sur le fait que « les pasteurs et le peuple chrétien, dans leur immense majorité, ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse. » [Vicesimus Quintus Annus (1988), § 12]

Pourtant aujourd’hui la majorité des chrétiens ne croient même pas à la Présence réelle du Christ dans la Sainte Eucharistie, qu’ils reçoivent dans la main, des mains non consacrées de ministres laïcs, comme s’il s’agissait d’un banal morceau de pain, ce qui est exactement la façon dont ils la traitent. De plus, allant de pair avec l’attitude quasi universelle d’obéissance sélective au Magistère, l’usage des moyens contraceptifs est largement répandu parmi les catholiques, dont la vision de la contraception diffère peu de celle des protestants, selon d’innombrables sondages et études. Ceci est également rendu visible par la chute vertigineuse des taux de natalité et leur niveau misérable aujourd’hui parmi les populations catholiques d’Occident, qui n’ont même pas assez d’enfants pour se renouveler. C’est pourquoi Jean-Paul II lui-même a mentionné « la peur partout répandue de donner vie à de nouveaux enfants » au sein de « l’apostasie silencieuse » qu’il déplore dans Ecclesia in Europa. En fait, on ne peut contester que le taux de natalité le plus haut dans les milieux catholiques se trouve chez les « traditionalistes » qui ne participent pas à la liturgie réformée ou qui, n’ayant pas d’autre choix, l’endurent sans la moindre trace de « ferveur joyeuse ».

De plus, il est manifeste que Jean-Paul II a lui-même contribué à l’effondrement liturgique par ses actes. Pour la première fois de son histoire, l’Eglise a vu sous son pontificat la nouveauté scandaleuse des « servantes d’autel », au sujet desquelles le pape est revenu sur sa décision première qui proscrivait cette innovation comme étant incompatible avec la tradition bimillénaire de l’Eglise. Puis, il y a eu les liturgies papales « inculturées » incluant de la musique rock et des éléments franchement païens, comme le spectacle effarant de la lecture de l’épître par une femme aux seins nus en Nouvelle-Guinée, de danseurs aztèques tournoyants et emplumés agitant des crécelles, ainsi que d’un « rite de purification » au Mexique, et d’une « cérémonie de la fumée » aborigène en lieu et place du rite pénitentiel en Australie. L’excuse selon laquelle le pape n’aurait rien su à l’avance de ces aberrations liturgiques est démentie par le choix (qu’il a fait lui-même) et le maintien de leur auteur et orchestrateur : Piero Marini, Maître des célébrations liturgiques pontificales de Jean-Paul II pendant près de vingt ans, en dépit de protestations universelles contre ses déformations grotesques de la liturgie romaine. Marini a finalement été remplacé en 2007 par le pape Benoît XVI, qui a fait preuve d’une grande clémence.

On est honnêtement forcé d’admettre que, si les grands papes d’avant le Concile avaient été témoins des liturgies papales de Jean-Paul II, ou simplement de l’état général du rite romain tout au long de son pontificat, ils en auraient éprouvé un mélange d’indignation et d’incrédulité horrifiée.

Mais la liturgie n’était pas la seule à s’être effondrée à la fin du dernier pontificat. Comme nous l’avons rappelé au début de cet exposé, le jour du Vendredi Saint 2005, juste avant de monter à son tour sur le Trône de Saint Pierre, l’ancien cardinal Ratzinger observait : « Que de souillures dans l’Eglise, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement. » [Cf. Homélie de la messe du Vendredi Saint, 2005]. Ces « souillures » auxquelles le cardinal faisait référence étaient bien évidemment le nombre incroyable de scandales sexuels mettant en cause des actes inqualifiables de la part de prêtres catholiques, sur toute la surface du globe – récolte de décennies de « renouveau conciliaire » dans les séminaires. Au lieu de sanctionner les évêques qui entretenaient cette immoralité dans les séminaires, la dissimulaient en mutant les prédateurs sexuels de place en place, puis ruinaient leurs diocèses en dommages et intérêts à verser aux victimes, Jean-Paul II a offert un refuge à plusieurs des prélats les plus scandaleusement laxistes. L’exemple le plus remarquable est peut-être celui du cardinal Bernard Law. Obligé de répondre devant un grand jury de sa négligence coupable à éradiquer la prédation homosexuelle galopante de prêtres du diocèse de Boston sur des jeunes garçons, ce qui a abouti au versement de 100 millions de dollars de dommages et intérêts répartis entre plus de 500 victimes, la « punition » administrée à Law par le pape, après sa démission d’archevêque en disgrâce, a été de le faire venir à Rome et de le gratifier de l’une des quatre splendides basiliques majeures, avec la fonction d’archiprêtre.

Et que dire de Mgr Weakland, ce théologien dissident notoire qui a admis dans une déposition avoir délibérément remis des prédateurs homosexuels dans le ministère actif, au sein du diocèse de Milwaukee, sans en avertir leurs paroissiens ni faire part à la police de leurs crimes ? Ayant conduit le diocèse au dépôt de bilan par le paiement des dommages et intérêts consécutifs, Weakland n’a achevé sa longue carrière de démolition de l’intégrité de la foi et de la morale – avec une publicité mondiale – qu’après la révélation de son détournement de 450.000 dollars de fonds diocésains pour acheter le silence d’un homme avec qui il avait eu une relation homosexuelle. Jean-Paul II a autorisé ce loup épiscopal à prendre sa retraite avec toute la dignité due à sa haute charge dans l’Eglise, après quoi une maison d’édition protestante a publié ses mémoires : Pilgrim in a Pilgrim Church : Memoirs of a Catholic Archbishop (Pèlerin dans une Eglise en pèlerinage : Mémoires d’un archevêque catholique). Et un critique admiratif a écrit que le livre « fait le portrait d’un homme imprégné des valeurs du Concile Vatican II, qui a eu le courage de les mettre en avant à la fois en tant que Père Abbé bénédictin et en tant qu’archevêque de Milwaukee« .

Les « souillures » qui ont accablé l’Eglise au cours du dernier pontificat incluent la longue histoire de prédation sexuelle du P. Marcial Maciel Degollado, fondateur des Légionnaires du Christ, présenté comme le véritable exemple du « renouveau » en action. Jean-Paul II a refusé d’entreprendre la moindre enquête sur les agissements de Maciel en dépit de l’accumumlation de preuves de ses crimes abominables qui, grâce à une publicité mondiale, sont désormais les plus célèbres jamais commis par un clerc catholique. Ne tenant aucun compte des procès canoniques bien connus et engagés de longue date par huit séminaristes des Légionnaires que Maciel avait sexuellement agressés, Jean-Paul II l’a couvert d’honneurs lors d’une cérémonie publique au Vatican en novembre 2004. Quelques jours après cependant, le cardinal Ratzinger « a pris sur lui d’autoriser une enquête sur Maciel. » [Jason Berry, Money Paved the Way for Maciel’s Influence in the Vatican (L’argent a pavé la route de l’influence de Maciel au Vatican), National Catholic Reporter, 6 avril 2010] Il a littéralement fallu attendre la mort de Jean-Paul II pour que Maciel puisse être sanctionné. Il a finalement été écarté du ministère actif et exilé dans un monastère dès que le cardinal Ratzinger est devenu le pape Benoît XVI. Mais tout cela ne représente qu’une part du tableau dépeint par un commentateur catholique de renom : « Jean-Paul II, le pape de haut vol, a laissé les scandales se répandre sous ses pieds, et il a échu au peu charismatique Ratzinger de les nettoyer. Ce modèle s’étend à d’autres problèmes épineux que le dernier pape avait tendance à éviter, comme la démolition de la liturgie catholique ou la montée de l’islam dans une Europe autrefois chrétienne. » [Ross Douthat, The Better Pope (Le meilleur pape), New York Times, 11 avril 2010]

Une autre raison d’avoir des réserves sur cette béatification est que, tout au long du pontificat de Jean-Paul II, les fidèles catholiques ont été stupéfaits et scandalisés par une quantité de déclarations et de gestes imprudents du pape, tels que l’Eglise n’en avait jamais connus en 2000 ans. Pour rappeler quelques-uns des exemples les plus connus :

  • Les nombreuses repentances théologiquement douteuses pour les fautes présumées des catholiques en des époques antérieures de l’histoire de l’Eglise

Le monde n’a évidemment pas vu ces mea culpa inédits du pape comme une démonstration édifiante de l’humilité de l’Eglise. Au contraire et comme c’était prévisible, ils ont été interprétés comme la reconnaissance de la culpabilité de l’Eglise en toutes sortes de crimes contre l’humanité. A l’exception des excuses apparemment oubliées de Dominicae Cenae, il n’y a pas eu de repentance pour l’incapacité catastrophique des membres vivants de la hiérarchie à préserver la foi et la discipline au milieu du « processus continu de décadence » et de « l’apostasie silencieuse ».

  • Les rencontres œcuméniques d’Assise en octobre 1986 et en janvier 2002

Durant la rencontre d’Assise 2002, le pape Jean-Paul II a attribué des lieux, au sein même du monastère de saint François, aux pratiquants de « toutes les grandes religions du monde« , de l’animisme au zoroastrisme, afin qu’ils puissent accomplir leurs différents rituels dans cette enceinte catholique sacrée. Se référant avec emphase à ces « lieux aménagés », le pape a déclaré à cette assemblée disparate qui incluait des adeptes du vaudou : « nous prierons selon des formes diverses, respectant les traditions religieuses de chacun. » [Cf. Discours aux représentants des différentes religions du monde présents à Assise (24 janvier 2002) et liste des participants disponibles sur : vatican.va]

L’impression qu’a inévitablement laissée l’événement d’Assise, en particulier à travers le prisme des media séculiers, a été que toutes les religions plaisent plus ou moins à Dieu – ce qui est précisément la théorie rejetée comme fausse par le pape Pie XI dans

son encyclique Mortalium Animos en 1928. Sinon, pourquoi le pape aurait-il convoqué tous leurs « représentants » à Assise pour offrir leurs « prières pour la paix » ? Est-il honnêtement possible de nier que chacun des prédécesseurs préconciliaires du pape aurait condamné ces exhibitions ?

  • Le baiser du Coran effectué en public par le pape lors de la visite à Rome d’un groupe de chrétiens et de musulmans irakiens

Le Patriarche catholique de rite chaldéen d’Irak a salué cet acte comme un « geste de respect » pour une religion dont l’essence est une négation de la Sainte Trinité et de la divinité du Christ, et dont l’histoire entière est marquée par la persécution des chrétiens, comme nous le voyons en ce moment même en Irak et dans les « républiques » islamiques du monde arabe.

  • L’exclamation stupéfiante du 21 mars 2000 en Terre Sainte : « Que saint Jean-Baptiste protège l’islam et tout le peuple jordanien… » [Homélie pontificale en Terre Sainte, sur : vatican.va]

Comment expliquer cette prière sans précédent pour la protection d’une fausse religion en elle-même (distincte de la personne de ses adeptes) au cours d’un sermon papal en Terre Sainte, justement à l’endroit qui a été libéré de l’islam pendant la 1ère Croisade ?

  • L’imposition de la croix pectorale, symbole de l’autorité épiscopale, à George Carey et à Rowan Williams

Ces anglicans, soi-disant archevêques de Canterbury, dont la validité des ordinations sacerdotales et épiscopales a été définitivement exclue par la Bulle Apostolicae Curae du pape Léon XIII en 1896, n’adhèrent pas même à l’enseignement de l’Eglise sur des questions élémentaires de morale fondées sur la loi divine et naturelle. [Cf. John Allen, Papal Deeds Speak Louder (Les actes du pape parlent plus fort), National Catholic Register, November 8, 2002]

  • La participation active du pape Jean-Paul II à un culte païen dans une « forêt sacrée » du Togo

Le propre journal du pape rapporte comment, dès son arrivée sur les lieux, « un sorcier a commencé à invoquer les esprits : ‘Puissance de l’eau, je vous invoque. Ancêtres, je vous invoque’. A la suite de cette invocation des « esprits », le pape s’est vu présenter « un récipient plein d’eau et de farine. [Il s’est] d’abord incliné légèrement, puis a dispersé le mélange dans toutes les directions. Le matin, il avait effectué le même geste avant la messe. Ce rite païen (!) signifie que celui qui reçoit l’eau, symbole de prospérité, la partage avec ses ancêtres en la jetant sur le sol. » [L’Osservatore Romano, édition italienne, 11 août 1985, p. 5]

Peu après son retour à Rome, le pape a exprimé sa satisfaction d’avoir participé publiquement à la prière et au rituel des animistes. « La rencontre de prière au sanctuaire du Lac Togo fut particulièrement marquante. Là-bas, j’ai prié pour la première fois avec des animistes. » [La Croix, 23 août 1985] On pourrait penser que ce seul cas lui-même – non seulement sans repentir, mais vanté en public – devrait être suffisant pour anéantir la cause de Jean-Paul II au procès de canonisation. Car selon le propre aveu du pape, il a « prié… avec des animistes ». Et ce type d’action – participation directe et formelle à un culte païen – est une chose que l’Eglise a toujours jugée comme étant objectivement gravement peccamineuse. Ainsi que l’enseigne le Catéchisme de l’Eglise Catholique, il n’y a pas seulement idolâtrie dans l’adoration de faux dieux ou d’idoles en tant que tels, mais également lorsque l’on « honore et révère une créature à la place de Dieu, qu’il s’agisse des dieux ou des démons (par exemple le satanisme), de pouvoir, de plaisir, de la race, des ancêtres, de l’Etat , de l’argent, etc. (…) L’idolâtrie récuse l’unique Seigneurie de Dieu ; elle est donc incompatible avec la communion divine. » [CEC § 2113]

Mais ce n’est là que le plus scandaleux, sans doute, parmi de nombreux incidents similaires sous le pontificat de Jean-Paul II. Il est intéressant d’observer quel a été le verdict de l’Eglise au IVe siècle au sujet du pape Libère, premier évêque de Rome à ne pas être proclamé saint. Libère a hérité de cette « distinction » douteuse pour avoir, alors qu’il était en exil et sous l’oppression tyrannique d’un empereur persécuteur, souscrit à une doctrine ambiguë favorable à l’arianisme et pour avoir excommunié Athanase, le champion de l’orthodoxie trinitaire. Même si après sa libération et son retour à Rome, il a promptement rétracté ces actes lamentables et soutenu de nouveau la doctrine orthodoxe jusqu’à la fin de son pontificat, la canonisation lui a pourtant été refusée.

  • L’office des vêpres « œcuméniques » dans la Basilique Saint-Pierre, le cœur de l’Eglise visible, au cours duquel le pape a consenti à prier en commun avec des « évêques » luthériens, parmi lesquels des femmes se prétendant successeurs des Apôtres

Ce spectacle a bien entendu soulevé la question de savoir si le Pape sapait son propre enseignement contre l’ordination des femmes. [Cf. Allen, loc. cit.]

En somme, tout examen objectif des faits montre que Jean-Paul II a gouverné et laissé derrière lui une Eglise demeurée en crise après le bouleversement qui a immédiatement suivi le Concile Vatican II. Il est vrai que son pontificat a comporté des réalisations véritablement positives, comme la défense admirable et sans compromis de la vie humaine face à une « culture de mort » grandissante, un enseignement de grande valeur dans plusieurs encycliques sociales importantes, une déclaration infaillible sur l’impossibilité de l’ordination des femmes, et le motu proprio (Ecclesia Dei) qui a au moins préparé le terrain à la « libération » de la messe latine traditionnelle par le pape Benoît XVI. Nous ne mettons pas non plus en doute sa piété personnelle ni sa vie intérieure, évidentes pour ceux qui l’ont côtoyé, et que nous avons reconnues au début de cet exposé.

On ne peut nier cependant que tous les prédécesseurs de Jean-Paul II auraient été abasourdis et consternés par la désobéissance désastreusement répandue, la dégradation liturgique, la confusion doctrinale, les affaires de mœurs, et le déclin de l’assistance à la messe qui a perduré jusqu’à la fin de son pontificat – tout cela renforcé par des nominations épiscopales souvent peu judicieuses et par ces déclarations et actes pontificaux extrêmement discutables que nous avons rappelés plus haut. Même Paul VI, le pape de la réforme, dont les initiatives œcuméniques et interreligieuses sont restées beaucoup plus prudentes que celles de Jean-Paul II, aurait été effaré de l’état de l’Eglise à la fin du long règne de Jean-Paul II. Et c’est le pape Paul VI lui-même qui a décrit la débâcle postconciliaire déjà galopante, avec les mots les plus durs jamais entendus de la bouche d’un Souverain Pontife : « Par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu : nous voyons le doute, l’incertitude, les problèmes, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement.(…) Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient être ouvertes à la lumière.(…) Cet état d’incertitude règne jusque dans l’Eglise. On espérait qu’après le Concile une journée de soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Eglise. Au lieu de cela, c’est un jour de nuages, de tempête, de ténèbres, de tâtonnement, d’incertitude qui est venu.(…) Comment cela s’est-il produit ? Nous allons vous confier ce que nous pensons : une puissance adverse est intervenue dont le nom est le démon… » [Paul VI, Insegnamenti, Ed. Vaticana, Vol. X, 1972, p. 707]

Comme Jean-Paul II après lui, Paul VI n’a pris aucune mesure efficace pour faire face à une débacle que seul le pape, et uniquement le pape, aurait pu empêcher, ou tout au moins étroitement circonscrire.

Et c’est bien Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui a repris ces aveux désastreux du pape Paul VI dans son discours aux prêtres européens de la Fraternité Saint-Pierre, le 2 juillet 2010, à Wigratzbad. Mgr Pozzo l’a reconnu à cette occasion : « Malheureusement, les effets décrits par Paul VI n’ont pas disparu. Une pensée étrangère est entrée dans le monde catholique, jetant la confusion, séduisant beaucoup d’esprits et désorientant les fidèles. Il y a un ‘esprit de démolition’ imprégné de modernisme… » La crise postconciliaire, a-t-il observé, comprend une « idéologie para-conciliaire » qui « reprend en substance l’idée du modernisme, condamné au début du XXe siècle par saint Pie X. » »

Mais qui, sinon le dernier pape, et son prédécesseur, porte une part de responsabilité dans l’extension de cette idéologie para-conciliaire hétérodoxe dans tout le monde catholique ? Certes Jean-Paul II, comme Paul VI, a promulgué un grand nombre de documents magistériels dans la ligne de la doctrine traditionnelle qui étaient dirigés contre cette hétérodoxie. Mais la question qui se pose maintenant est celle-ci : son témoignage a-t-il été assez fort et assez consistant pour qu’il puisse être lui-même qualifié de défenseur héroïque de la foi et de la morale orthodoxes ? Ou plutôt, ses propres innovations discutables en paroles et en actes, ainsi que ses omissions et son manque de fermeté dans le gouvernement de l’Eglise, ont-ils eu pour effet global de reprendre de la main gauche ce qu’il donnait de la main droite ?

A ce propos, nous remarquons cette ironie suprême : alors qu’une résurgence de l’hérésie moderniste engendrait le chaos dans toute l’Eglise, Jean-Paul II n’a jugé opportun d’annoncer personnellement l’excommunication que de cinq personnes en vingt-sept années de pontificat : celles de feu l’archevêque Marcel Lefebvre et des quatre évêques qu’il a consacrés en 1988 pour la Fraternité Saint-Pie X[1], dont le but est précisément (que l’on soit d’accord ou non avec leur approche) de lutter contre « l’idéologie para-conciliaire » mentionnée par Mgr Pozzo, selon le programme du pape saint Pie X dont leur société porte le nom. (NB : Jean-Paul II n’a pas annoncé personnellement l’excommunication de Tissa Balasuriya[2], qui de toute façon a été « désexcommunié » un an plus tard).

Comme tout le monde le sait, le pape Benoît XVI a levé au début de l’année 2009 les excommunications qui frappaient les quatre évêques de la Fraternité. Il a déclaré depuis « qu’avec la reconnaissance de la primauté du pape, ces évêques, du point de vue juridique, devaient être libérés de l’excommunication« . [Lumière du monde, p. 42] Mais ils avaient toujours reconnu la primauté du pape, contrairement à ces multitudes de catholiques – laïques, prêtres, religieuses, théologiens, et même certains évêques – qui l’ont niée de fait en s’écartant ouvertement des enseignement les plus fondamentaux du Magistère, pendant que le Vatican n’a rien fait ou presque pendant plus d’un quart de siècle contre eux.
De même, l’infortuné Paul VI, au beau milieu de « l’auto-démolition » croissante de l’Eglise qu’il dénonçait lui-même, a réservé ses mesures disciplinaires les plus dures à la Fraternité et à Mgr Lefebvre, qu’il a réprimandé nominalement et en public, avant d’ordonner qu’il fût suspens a divinis, tandis que des rebelles à la théologie et à la liturgie mettaient l’Eglise à sac en toute impunité dans le monde entier.

Bien peu aujourd’hui proposent sérieusement la béatification de Paul VI, qui a précipité la débâcle à laquelle il présidait, sans même faire le minimum nécessaire pour la circonscrire. En fait, il n’y a pas eu de procès en béatification du pape Paul VI avant que Jean-Paul II le fasse ouvrir au niveau diocésain, en 1993. Il n’a pas progressé depuis, ayant, semble-t-il, subi un coup d’arrêt en raison d’objections graves qui ne sont pas sans rappeler quelques-unes de celles que nous avons suggérées ici. Et ainsi nous devons poser cette question : pourquoi une telle précipitation à béatifier Jean-Paul II, alors qu’il a poursuivi sans dévier le même programme imprudent de réformes que celui de son prédécesseur, y ajoutant toute une série d’innovations que même le pape Paul VI, ce personnage hautement tragique, n’aurait pas osé hasarder ? Au moins Paul VI a-t-il eu l’honnêteté d’admettre qu’il avait vu la fumée de Satan entrer dans l’Eglise, et non un « nouveau printemps de vie chrétienne qui devra être révélé par le grand Jubilé si les chrétiens savent suivre l’action de l’Esprit Saint. » [Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente (1994) § 18]

Pour l’amour de la vérité, nous devons tirer franchement la conclusion qui s’impose : aucun pape béatifié ni canonisé dans l’histoire de l’Eglise n’a laissé un héritage aussi trouble que celui de Jean-Paul II, et probablement aucun pape du tout à l’exception de Paul VI.

Un miracle douteux

 

Enfin, nous ne pouvons manquer de noter que le seul miracle sur lequel la béatification toute entière repose – la prétendue guérison d’une religieuse française, Sœur Marie Simon-Pierre, déclarée atteinte de la maladie de Parkinson –, laisse songeur. D’une part, le diagnostic même de la maladie de Parkinson laisse place au doute ; il manque le seul test définitif reconnu par la science médicale : l’autopsie du cerveau. Il peut aussi s’agir de symptômes d’autres désordres, susceptibles d’une rémission spontanée et très semblables à ceux de la maladie de Parkinson. D’autre part, le lien entre la guérison présumée de la religieuse et la « nuit de prières à Jean-Paul II » semble douteux. Les prières faites ont-elles exclu l’invocation de tout autre saint et de tous les saints reconnus ?

En comparaison, considérons les deux miracles – c’est Jean-Paul II lui-même qui en a réduit l’exigence à un seul – que Pie XII a jugé suffisants pour béatifier Pie X. Le premier concerne une religieuse qui, ayant un cancer des os, a été guérie instantanément après l’application d’une relique de Pie X sur sa poitrine. Le second concerne une religieuse dont le cancer a disparu quand elle a touché une statue reliquaire de Pie X. Dans le cas présent, on ne trouve pas une telle connexion indiscutable entre la prétendue guérison et une relique putative de Jean-Paul II.
Il n’est pas question ici du magistère infaillible de l’Eglise ; l’évaluation de ce seul miracle est un jugement d’ordre médical susceptible d’erreur. Imaginez les dommages pour la crédibilité de l’Eglise si cette religieuse devait voir un jour la réapparition de ses symptômes. De fait, en mars de l’année dernière, le quotidien Rzeczpospolita, l’un des journaux polonais les plus sérieux, a rapporté qu’il y avait eu un certain retour des symptômes et que l’un des deux médecins-conseils avait exprimé des doutes sur le miracle présumé. Cet article a amené l’ancien préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins, à divulguer à la presse qu’« il se pourrait que l’un des deux médecins-conseils puisse avoir quelques doutes. Et cela a malheureusement transpiré. » Le cardinal a révélé en outre que « les doutes devraient appeler une enquête plus approfondie. Dans de tels cas, a-t-il dit, la Congrégation demande à d’autres médecins de se saisir du cas et de donner leur avis. » [Nicole Winfield, Associated Press, Le « miracle » de Jean-Paul II examiné plus à fond, 28 mars 2010]

Un médecin a mis en doute le miracle, et quand ses doutes « ont filtré » de façon imprévue, d’autres médecins ont été saisis du cas, – et ce, il y a moins d’un an ! Avons-nous vraiment vu ce genre de guérisons miraculeuses indubitablement reconnues par Pie XII pour la béatification de Pie X ?

Les conséquences probables de cette béatification

Encore une fois, la vraie question concernant cette béatification n’est pas de savoir si Jean-Paul II fut un homme bon ou un saint, mais plutôt ce que sa béatification signifierait pour les gens qui ne prêtent aucune attention à la distinction entre béatification et canonisation. Cela signifierait que l’Eglise considère comme un saint, et même un grand saint parmi les pontifes romains, un pape dont le gouvernement de l’Eglise ne peut pas supporter la moindre comparaison avec les exemples de ses prédécesseurs saints et bienheureux. Prenons, par exemple, l’avant-dernier Pontife romain canonisé, saint Pie V, modèle de courage dans sa réforme du clergé selon les décrets du Concile de Trente, dans ses mesures énergiques contre la propagation des erreurs dans l’Eglise, et dans sa défense de l’ensemble de la Chrétienté contre la menace de l’Islam pour lequel Jean-Paul II implorait la protection de saint Jean-Baptiste ! Considérons aussi le dernier pape à avoir été élevé sur les autels, saint Pie X, également connu pour son courageux gouvernement de l’Eglise dans la répression de l’hérésie moderniste, précisément celle qui a éclaté à nouveau après le Concile Vatican II et a été propagée à travers le monde catholique pendant le pontificat de Jean-Paul II, comme Mgr Pozzo l’a si candidement observé il y a juste quelques mois (mais sans considérer du tout, semble-t-il, la responsabilité du chef de l’Eglise dans cette catastrophe).

 

Nous devons également exprimer notre profonde préoccupation

face à l’exploitation prévisible de cette béatification

par ceux qui forgent habilement l’opinion publique.

 

Cette béatification, par conséquent, ne fait-elle pas courir le risque de réduire la notion de béatification et même de canonisation au niveau d’un témoignage d’estime populaire attribué à une figure bien-aimée dans l’Eglise, à une sorte d’Oscar ecclésiastique ? Notons ici que, parmi l’une de ses nombreuses innovations, Jean-Paul II a « simplifié » les procès pour la béatification et la canonisation, ce qui lui a permis d’arriver aux chiffres incroyables de 1.338 béatifications et de 482 canonisations, plus que tous ses prédécesseurs réunis. Est-il prudent de juger, selon ces normes assouplies, le pape qui a lui-même, mis en service cette « usine à saints » (développement largement déprécié dans la presse) ? Nous devons également exprimer notre profonde préoccupation face à l’exploitation prévisible de cette béatification par ceux qui forgent habilement l’opinion publique. Nous remarquons qu’ils observent un silence curieux là où l’on s’attendrait à une opposition bruyante si cette béatification représentait vraiment une attaque à l’esprit libéral dominant du temps – comme la béatification de Pie XII dont l’annonce fut accueillie par une incessante campagne de publicité destinée à l’arrêter à tout prix. Il semblerait que l’opinion publique mondiale perçoive la béatification de Jean-Paul II avec complaisance dans la mesure où elle sert à valider les « réformes de Vatican II » que le monde a saluées comme un compromis avec le « monde moderne », la « liberté » et les « droits de l’homme », compromis attendu depuis longtemps d’une Eglise sclérosée.

Pourtant, nous sommes bien certains que, si la béatification a lieu comme prévu, de puissants secteurs dans les médias de masse ne perdront pas un instant pour brandir, comme un exemple de « l’hypocrisie » de l’Eglise, l’ineptie et le népotisme manifestés par l’honneur rendu au pape qui a présidé au scandale de la pédophilie et refusé de sanctionner le sinistre fondateur des Légionnaires du Christ. Sur ce dernier point, il existe déjà un exposé sous forme de livre et de film, « Les vœux du silence : l’abus de pouvoir dans le pontificat de Jean-Paul II », qui raconte la façon dont Maciel a été protégé par les principaux conseillers du pape, dont le cardinal Sodano, Secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Martínez, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique, et le cardinal Dziwisz, aujourd’hui archevêque de Cracovie, secrétaire de Jean-Paul II et son plus proche confident.

Conclusion

 

 

 

Cette béatification n’est pas du tout garantie

par le charisme de l’infaillibilité

 

Au milieu de ce que Sœur Lucie de Fatima a appelé à juste titre, la « désorientation diabolique » dans l’Eglise, nous sommes bien conscients que cette béatification n’est pas du tout garantie par le charisme de l’infaillibilité. Elle n’établit pas un culte obligatoire, mais autorise seulement à vénérer le Bienheureux, si on le désire. Dans ce cas donc, nous sommes confrontés à la réelle possibilité d’une grave erreur de jugement prudentiel provoqué par des circonstances contingentes, y compris la popularité et l’affection, qui ne devraient pas influencer le processus essentiel d’une enquête approfondie et d’une délibération, dans le cas de cette béatification en particulier, avec toutes ses implications pour l’Eglise universelle.
 

Encore une fois, nous demandons : pourquoi cette hâte ? Craint-on peut-être qu’à ne pas procéder à cette béatification immédiatement, un verdict plus posé de l’histoire pourrait l’empêcher, comme ce fut certainement le cas pour Paul VI ? Si oui, pourquoi ne pas se conformer pour ce verdict à la vision à long terme que l’Eglise adopte généralement en matière de béatification ou de canonisation ? Si même un géant comme saint Pie V n’a été canonisé que 140 ans après sa mort, ne peut-on pas attendre au moins encore quelques années afin d’évaluer l’héritage du pontificat qui devrait figurer en bonne place dans la décision de béatifier Jean-Paul II ? L’Eglise ne peut-elle pas attendre au moins les 37 ans qui se sont écoulés entre la mort de Pie X et sa béatification par le pape Pie XII en 1951 (suivie de sa canonisation de 1954) ? En effet, est-il prudent de béatifier maintenant – sans évaluation supplémentaire et sur la base d’un seul miracle dont l’authenticité est mise en doute – un pape dont l’héritage est reconnu comme marqué par la propagation galopante du mal même auquel saint Pie X s’est héroïquement opposé et qu’il a vaincu en son temps ?

Pour toutes ces raisons, nous croyons qu’il est juste et approprié de prier le Saint Père de différer la béatification de Jean-Paul II à une époque où les motifs pour cet acte solennel pourront être évalués, objectivement et sans passion, à la lumière de l’histoire. Un retard prudent ne peut que servir au bien de l’Eglise, mis en danger au contraire par un procès précipité, non-exempt d’erreur et ne jouissant pas du charisme du Magistère infaillible de l’Eglise.
Notre-Dame, Reine de la Sagesse, Vierge très prudente, priez pour nous !

(Source : The Remnant – Traduction FSSPX-USA/MG – DICI en ligne n°233 du 16/04/11)

81 commentaires leave one →
  1. shalom permalink
    1 mai 2011 00:13

    Le Diable fait des prodiges , gare à ne pas les confondre avec des miracles . Un vrai miracle serait par exemple que la Fraternité St Pie X reconnaisse qu’elle se goure lamentablement en prétendant qu’il y a toujours un pape depuis vatican II !!! mais bon il n’y a plus de miracle aujourd’hui , normal il n’y a plus la foi !!!

    • Pépin permalink
      1 mai 2011 19:02

      Shalom, les miracles existent encore de nos jours, recevoir le Christ (son Corps, son Âme, sa Divinité), est un miracle permanent dans le sacrement de l’Eucharistie. Ensuite, des miracles Dieu en fait tous les jours, pour celui qui crois avec Foi, et sincèrement.
      Rester en vie est un miracle.
      Puis il y a des miracles invisibles, et des miracles que nous ne voyons pas.
      Donc qui te dis que les miracles n’existent pas tu ne peux pas juger, tu constates ce que tu vois, mais tu ne peux pas voir ce qui ce passe sur toute la planète.
      Dieu fait des miracles, même au milieu des impies, puisque Dieu peut tout même dans un monde comme le notre, il te suffit de croire, pour finir tu crois en Dieu, mais tu ne le vois pas, c’est un miracle invisible, mais s’en est un.

    • Lagadec permalink
      2 mai 2013 01:43

      ça se fera.

  2. gerdil permalink
    1 mai 2011 09:45

    Tout est dit en cette phrase : « La théologie de Jean-Paul II est une des plus audacieuses reconfigurations de la théologie catholique depuis des siècles ! »

    Et cette reconfiguration est une catastrophe doctrinale pour la foi et l’Eglise catholique. En effet ce Pape fut celui des grandes désorientations pensées lors de Vatiucan II.

  3. 1 mai 2011 13:36

    Lisez http://wordpress.catholicapedia.net/?p=1411!

    Ce 1er mai 2011 est un jour de deuil mondial!

    La «béatification» de «Tout Feu Tout Flamme» est un acte digne des pires ennemis de l’Eglise.

    L’Antichrist de l’Inn aurait pu «canoniser» le diable lui-même, la différence aurait été infime!

    L’aveuglement est terrible. Je viens de voir sur http://www.spiegel.de/panorama/0,1518,759973,00.html que le Damné de Pologne était un «dogmatischer Hardliner»! En matière de la divinité du juif, oui! (Mais «Spiegel» ne dit pas cela.)

    Qui peut douter que Wojtyla est en enfer?

    Qui peut mettre en doute le fait que tous les modernistes se damnent?

    Qui peut encore dire que l’Eglise n’est pas éclipsée?

    • Pélikan permalink
      1 mai 2011 22:53

      Le siège de Rome est occupé par des imposteurs depuis 1958 !

  4. pèlerine permalink
    1 mai 2011 13:49

    Ce serait rigolo d’avoir un saint en enfer!!!

  5. pèlerine permalink
    1 mai 2011 13:51

    Tiens!!!Je ne savait pas que Shalom était sédévac!

    • shalom permalink
      1 mai 2011 16:47

      pas besoin d’être sedevac pour comprendre ce qui se passe depuis Vatican II !!! il n’y a que les ahuris de tradis pour ne rien voir !!!
      en revanche pour écrire ce que tu écris « Ce serait rigolo d’avoir un saint en enfer!!!  » il ne faut pas faire montre d’une grande charité ou miséricorde , bravo les cathos pas sedevacantistes !!! bravo pèlerine !!!
      et vive les descendants d’Abraham !

    • Pépin permalink
      1 mai 2011 19:13

      les ahuris de tradis qui ne veulent pas voir ce qui se passe ont des peaux de bananes devant les yeux! ce sont des moutons, intelligents, qui se font berner, et qui continuent de manger du pain empoisonnés!
      Rejoignez L’église conciliaire, au lieu de nous faire croire que vous êtes contre l’église antéchristique, alors que vous lui désobéissez tout le temps!
      Ah ces tradi-dondaines quand sortiront-ils de leur idioties et ouvriront leur coeur à la vérité!
      Vous êtes pire que le progressistes, donc inconvertissables.
      Une secte à la solde des francs-maçons, et vous obéissez à une hiérarchie vérolée, alors ne nous parlez pas de charité ou que sais-je d’autres, vous êtes des hérétiques, sans cervelles, étouffés par Satan comme l’ivraie!!!

    • 2 mai 2011 12:57

      Des «peaux de bananes devant les yeux», c’est chose obligatoire quand on prend le «bienheureux» Banana Joe Jean XXIII-2 (le nom est inspiré par «He’s no Pope. He should be selling bananas.» de http://en.wikipedia.org/wiki/Francis_Spellman) pour un vrai pape de l’Eglise!

  6. repentie permalink
    1 mai 2011 17:38

    Shalom, « vive les descendants d’abraham »… Auriez-vous change d’avis concernant la religion catholique?

  7. de la Panouse Vivien permalink
    1 mai 2011 17:43

    « Jean-Paul II est un pape hérétique dans la ligne de Vatican II ! » tonnent les intégristes. »Ah mais pas du tout : Jean-Paul II est un pape réac qui est revenu en arrière contre le Concile sur ces points-ci et ces points-là…! » ,tonnent les ultra-progressistes (voir
    le site de Golias).Mais ça n’a pas empêché Benoit XVI d’écarter les battes de base-ball des uns et des autres et de le béatifier.

  8. Koopa Troopa permalink
    1 mai 2011 18:31

    Premier communiste béatifié. Evangile selon saitn Marx… Pas étonnant quand on sait que pendant que les Soviétiques génocidait son peuple, JR désertait…

    Enfin, un bienheureux n’est pas canonisé, un retour en arrière peut être possible.

  9. tartanpion permalink
    1 mai 2011 19:49

    Bien d’accord sur le fait que JP2 ne mérite pas sa béatification, en tant qu’il est présenté à tous comme un exemple.

    Il faudrait quand même arrêter de se servir du pape Libère pour prétendre qu’un pape peut errer dans la foi. Sans compter, que contrairement à ce que dit l’article, Libère a bien été considéré comme un saint par l’Eglise universelle, aussi bien par les Grecs que par les Latins avec fête au 23 septembre.

    Si j’étais rédacteur du Remnant, de Dici, et de La Question, je me sentirais quand même très mal à l’aise d’être sur la même ligne que les gallicans les plus extrémistes ou les plus farouches adversaires de l’Eglise (protestants,…). De l’autre côté, on trouve quand même Dom Guéranger, Bossuet (qui n’est certes pas un ultramontain !), Darras, le cardinal Dechamps… Rien que cela devrait faire réfléchir.

    J’attends aussi de connaître la position de La Question quand JPII sera canonisé… Les rédacteurs de ce site auront-ils l’outrecuidance de prétendre que la canonisation n’engage pas l’infaillibilité?

    • 1 mai 2011 23:17

      tartanpion

      Pour l’instant Jean-Paul II n’est pas encore canonisé il est simplement bienheureux, le procès qui s’engage risque d’être plus compliqué que prévu et l’objet d’une sévère bataille (car pour un saint il faut un miracle et également répondre à des critères assez rigoureux), même si les modernistes poussent au maximum en faveur de la cause.

      Nous nous en tenons donc, dans cette situation comme en bien d’autres, ceci sans aucune variation, à notre ligne qui est la suivante : « L’autorité ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne ». Et si ce n’est pas le cas, nous croyons juste de ne pas obéir à l’erreur et de préférer la Tradition aux déviations.

      Aujourd’hui nous constatons l’actuelle défaillance de l’Autorité et son attitude contradictoire d’avec la Tradition. Mais pour autant nous nous gardons de tomber dans le piège sédévacantiste, ou dans la soumission aux orientations de la Rome conciliaire : telle est selon nous la seule ligne authentiquement catholique.

      Certes si Benoît XVI, ou son successeur, va jusqu’à la canonisation de Jean-Paul II, son égarement sera terrible. Mais l’acte de canonisation d’un membre de l’Eglise, même s’il participe du magistère infaillible, n’est tout de même pas pas la proclamation d’une vérité touchant au dogme.

      Ceci explique pourquoi il ne faut surtout pas dévier de la ligne rigoureuse telle qu’enseignée par Mgr Lefebvre, en particulier dans ces périodes troubles où l’Eglise est l’objet des pernicieuses influences de la désorientation spirituelle moderniste.

      C’est justement dans ces moments où la barque de Pierre est malmenée avec violence inouïe – ce qui n’est pas sans légitimement choquer les âmes sincèrement attachées à l’Eglise – qu’il importe de ternir ferme et de ne pas perdre foi en la Divine Providence.

      Pax Vobis +

    • shalom permalink
      1 mai 2011 23:47

      tartanpion

      laisse tomber ! La Question n’a jamais tort !!! La Question l’Eglise Catholique tu te rends pas compte à qui tu t’attaques , t’es fou non ,

    • Vehementer permalink
      2 mai 2011 00:15

      Les choses sont clairement exposées dans l’article : « Cette béatification n’est pas du tout garantie par le charisme de l’infaillibilité. Elle n’établit pas un culte obligatoire, mais autorise seulement à vénérer le Bienheureux, si on le désire. »

      Il est d’ailleurs rajouté justement : « Dans ce cas donc, nous sommes confrontés à la réelle possibilité d’une grave erreur de jugement prudentiel provoqué par des circonstances contingentes… »

      Il convient de s’en tenir à cette position.

    • tartanpion permalink
      2 mai 2011 20:42

      Merci à la Question d’avoir répondu à mon post, certes en bottant en touche sur le pape Libère qui était l’objet principal de mon post, et qui aurait mérité une petite réponse… Evidemment, si on peut démontrer que les papes n’ont jamais enseigné l’erreur, la position de la FSSPX est définitivement intenable. Et pour soutenir cette position, elle est obligée de s’appuyer sur des auteurs de fort mauvaise compagnie et fort suspects de gallicanisme, protestantisme, libéralisme, modernisme (un comble pour de fervents admirateurs de saint Pie X !)

      Ce que je note aussi dans votre réponse, c’est que même si Jean-Paul II venait à être canonisé (et la probabilité en est de plus en plus forte, la béatification étant une première étape et la rapidité avec laquelle cela a été fait laisse entendre qu’il en sera de même pour la canonisation), la FSSPX continuerait (?) à affirmer que le pontife capable d’un tel acte serait quand même pape, sous prétexte qu’il n’engagerait alors son infaillibilité que dans des choses secondaires par rapport aux vérités dogmatiques. C’est du moins ce que vous laissez entendre, faute d’affirmer clairement les choses !

      Au final, quand même la FSSPX cumule le sédévacantisme pratique à éclipses (le pape fait Assise, c’est scandaleux; le pape fait un motu proprio sur l’ancien rit alleluia) et le protestantisme du choix (canonisation de Padre Pio – c’est formidable; béatification de Jean-Paul II : c’est inadmissible). Un jour c’est l’Antéchrist, le lendemain, c’est le bon pape Benoît.

      La FSSPX fait donc son propre tri selon ses inclinations du moment, obéit au « pape » quand Mgr Fellay en a décidé (lui qui bénéficie d’une sorte d’infaillibilité pratique permanente, de la Lettre aux Amis jusqu’à ses sermons et conférences et ses propos de table !, que l’on dénie à l’occupant du siège de Pierre).

  10. pèlerine permalink
    1 mai 2011 21:46

    Il y en a un qui va s’étouffer dans sa haine! rare de trouver aussi méchant et stupide! Pepin essayez de lire et de comprendre ce que disent les tradis, je vous assure que ce n’est pas si difficile que ça!!! Et si vous priez pour nous (?) évitez le nouveau béatifié, nous n’en voulons pas.

    • shalom permalink
      1 mai 2011 22:40

      parce que toi qui rigole de voir jean Paul II en enfer et qui ironise en disant qu’il y aurait un saint en enfer tu te crois plus gentille que pépin !!! non mais je rêver !!!

    • Pépin permalink
      2 mai 2011 12:32

      Attention à ce que vous dites Pèlerine, je ne suis pas méchant, mais j’en sait plus que vous sur la question de la secte FSSPX, vous ne serez jamais convertis sable, et ne jouer pas à essayer de me répondre, vous n’aurez jamais le dernier mot!!!
      Retenez le ouvrez les yeux et sortez de votre secte, je vous le dit moi les pire à ne rien comprendre, sont les femmes dans la secte de la fraternité saint pie X, et vous vous en faites partie rester à votre place de femme, et ne vous mêler pas des questions religieuses. Tenez le vous pour dit.
      Moi jamais je marierai avec une jeune fille de votre secte, à cause de vous vous détournez les jeunes, dans votre esprit, et vos idées tordus!!!
      Basta, arrêter de me dire des choses que je n’ai pas à recevoir d’une femme comme vous!!!

  11. repentie permalink
    1 mai 2011 22:23

    Voyons pepin, un heretique c’est quelqu’un qui change, qui devie de la doctrine… Pas quelqu’un qui la garde! Voulez-vous dire que l’eglise n’etait pas « dans la verite » durant des siecles pour ensuite le devenir apres Vatican II? Soyons serieux!
    Une secte a la solde des Francs macons?! Pas d’accusations sans preuves tangibles, mon cher!

    • Pépin permalink
      2 mai 2011 12:37

      Parce que l’on vous berne Vos évêque sont FM:. et vos prêtres aussi.
      Vous êtes aussi tordu que pélerine vous aussi repenti.
      Lisez les livres au lieu d’arore les paroles insensées de vos prêtres en tergales dont le sacerdoce ne vaut rien du tout !
      OUVREZ LES YEUX !

  12. Actualité permalink
    1 mai 2011 23:45

  13. Sulpice permalink
    2 mai 2011 09:48

    Cette béatification « douteuse » comme vous l’écrivez non sans raison, qui pourrait être suivie d’une canonisation précipitée tout aussi contestable, n’est pas sans permettre à tous ceux qui doutent des saints de l’Eglise et de la manière dont la catholicité porte sur les autels pour être vénérées certaines personnalités édifiantes, d’être renforcés dans leur septicisme.

    Cette initiative de la Rome moderniste est donc une très mauvaise chose pour l’Eglise.

  14. Actualité permalink
    2 mai 2011 09:56

  15. Pélikan permalink
    2 mai 2011 10:07

    Karol Wojtyla
    Bienheureux ?….N’importe quoi !!

  16. pèlerine permalink
    2 mai 2011 11:45

    La gentillesse est faite pour les relations mondaines, pas quand il s’agit de Dieu! Je suis brutale! mais où est la différence entre celui qui a livré Jésus et celui qui a détruit Sa Sainte Eglise? Uniquement parce que c’est un contemporain?

  17. Eloi permalink
    2 mai 2011 11:53

    pèlerine

    Bien de votre avis. Votre image est forte, mais bien réelle. Entre celui qui a livré le Christ à ses ennemis et celui qui vient de livrer l’Eglise aux ennemis de la religion, le parallèle peut être fait. Dans les cas il s’agit d’un sacrilège et d’une trahison. C’est pourquoi cette béatification relève elle-même autant du sacrilège que de la trahison !

  18. OMG permalink
    2 mai 2011 13:08

    Pélerine et Eloi

    « Entre celui qui a livré le Christ à ses ennemis et celui qui vient de livrer l’Eglise aux ennemis de la religion… » et si on va plus loin dans l’analogie car ça à l’air de vous plaire :
    1. Les proches du Christ ne firent rien pour empêcher sa crucifixion… et c’est ce qu’y est en train d’arriver n’est ce pas ?
    2. Ils batirent son église sur son sacrifice… je vous laisse libre d’interpréter cette dernière partie.
    Amusez vous bien…

  19. Charles permalink
    2 mai 2011 22:13

    Comment un Pape jouissant d’une “ réputation de sainteté ” apparemment universelle, a-t-il pu laisser l’Église dans un état de « ruine » sans précédent ? Le scandale de la pédophilie en est le signe le plus voyant, ainsi que la crise de l’institut des Légionnaires du Christ, dont le fondateur, le Père Marcial Maciel bénéficia, jusqu’à la fin, de l’amitié et de la confiance du prétendu “ bienheureux ”.

    Les causes de cette étonnante cécité se résument en une proposition simple : Jean-Paul II avait foi en l’homme.

    Il en est résulté un détournement de l’espérance chrétienne, dans son esprit et dans celui des foules qui l’acclamaient, au profit de l’utopie d’un monde nouveau ici-bas, provoquant un tragique refroidissement de la vertu de charité dans l’Église.

    L’Église est une « grande ville à moitié en ruine », réduite à cet état par le règne d’un quart de siècle d’un Pape novateur que l’abbé de Nantes a accusé de trahir le Christ et d’avoir fait de Rome le siège de l’Antichrist.

  20. repentie permalink
    3 mai 2011 00:05

    Pepin, vous n’y pensez pas, pourquoi ces pretres feraient-ils semblant toute le journee d’etre des pretres?
    Le sacerdose de SPX n’a pas de pouvoir et pas de grands moyens, il n’y a strictement rien a y gagner ! Un FM qui voudrait influencer irait plutot la ou il y a beaucoup de fideles et de l’argent.
    Voyez-vous, celebrer la messe telle qu’elle fut toujours celebree n’a rien d’un crime , je n’y vois strictement aucun probleme.
    Et puis, je ne sais de quels livres vous parlez , mais il est facile d’avancer des choses (comme vous le faites d’ailleurs) sans preuves aucunes.

  21. pèlerine permalink
    3 mai 2011 09:15

    C’est vrai! les amis de Jésus le laissèrent crucifier, mais ses disciples, trés peu nombreux au regard de la foule qui L’avait suivi jusque là, lui restèrent fidèles jusqu’à la mort c’est peut-être ce qui arrivera! Et ce tout petit monde évangélisa le monde!.

    • OMG permalink
      3 mai 2011 11:00

      Ne jouez pas sur les mots, évidement qu’ils le suivirent jusqu’à la fin… mais en silence… en priant… en s’abandonnant à la divine providence et non en piaillant un vague et pathétique « Je suis brutale ». Si Dieu n’aime pas les tièdes il n’aime pas non plus les colériques, essayez donc de vous contenir, vos assertions sont déplacées.

  22. de la Panouse Vivien permalink
    3 mai 2011 09:40

    Auschwitz a façonné la sainteté de Jean-Paul II

    ROME, Lundi 2 mai 2011 (ZENIT.org) – « Auschwitz a été l’école de sainteté de Jean-Paul II : je suis convaincu que Karol Wojtyla a compris en ce lieu la vérité sur l’homme, car les questions que chacun se pose ici sont les questions fondamentales sur le sens global de la vie », souligne le père Manfred Deselaers, responsable du programme du Centre de dialogue et de prière d’Oświęcim.

    Fondé en 1992 à proximité du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau selon la volonté du cardinal Franciszek Macharski, en accord avec les évêques de toute l’Europe et les représentants des institutions juives, le centre a accueilli jusqu’ici plus de 34.000 personnes, dont une majorité d’allemands, de norvégiens, et d’américains, venus participer aux séminaires et aux exercices spirituels qui y sont proposés.

    « Centre de dialogue et de prière », comme l’indique son nom, même si, avertit la brochure d’information, « on a l’impression qu’en ce lieu ont ne peut partir ni de la prière ni du dialogue » mais, rapporte le père Deselaers, « de l’écoute, de la visite au camp de concentration, de la rencontre avec les anciens prisonniers, de l’étude des documents ».

    Mais là aussi, ajoute le responsable, il ne s’agit pas seulement de visiter un musée et de regarder les vitrines conservant une quantité impressionnante de montures de lunettes, chaussures, valises, voire même des cheveux ayant appartenu à des prisonniers. En Pologne, explique-t-il, il y a la profonde conviction que le sang des morts parle : il faut se mettre à l’écoute de la voix de la terre d’Auschwitz et prendre le temps de se poser la question : « Que signifie tout cela pour moi ? ».

    Et la réponse à cette question est différente « si l’on est polonais ou italien, juif ou catholique, ou prêtre et allemand comme moi », affirme-t-il ajoutant que « le respect réciproque pour les diverses sensibilités, est la première réponse au camp de concentration où prévalait la négation absolue de l’autre ».

    Auschwitz. Des classes entières franchissent les grilles d’entrée, passent sous l’écriteau gauche fixé de manière indélébile dans la mémoire collective par des films et monuments « Arbeit macht frei (le travail rend libres) » et défilent dans les ruelles entre les édifices de briques rouges, en silence, beaucoup avec les yeux rouges, en souvenir de ce million et demi au moins d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont perdu la vie de manière terriblement cruelle.

    Birkenau met en évidence le caractère systématique de la volonté d’extermination, que traduisent les rangées ordonnées de baraques, les doubles extensions de fil barbelé séparant les fossés creusés par les prisonniers eux-mêmes. Seuls les blocs de ciment des fours crématoires, que les nazis ont fait exploser avant de quitter le camp pour tenter d’occulter leurs crimes, manquent d’ordre, écroulés sur eux-mêmes comme un château de cartes.

    Tout suggère une horreur que l’esprit a du mal à accepter que l’on ait pu seulement la concevoir : Comment des personnes ont-elles pu faire cela à leurs semblables ? ». « Beaucoup demandent, raconte le père Deselaers : Où était Dieu? », cette même question que « se posait le prix Nobel de la paix Elie Wiesel : ‘Avant que Dieu me demande où étais-tu ? je lui demande, mais toi, où étais-tu quand mon frère, ma sœur, ma nation, se faisaient tués ?’ ».

    « Il n’y a pas de réponses faciles, affirme le père Deselaers, seulement la prière et le silence : dans la théologie successive à Auschwitz on affirme qu’il ne peut y avoir de prière authentique en faisant abstraction de ce lieu ».

    Jean-Paul II, selon le responsable du Centre de dialogue et de prière, qui a étudié tous les documents du pape traitant de cette question, « a dans tout ce discours un rôle essentiel ». Non seulement il était évêque d’Auschwitz, car évêque de Cracovie, mais « on peut dire qu’il concevait son sacerdoce comme une réponse à tout ce qui s’était passé durant la seconde guerre mondiale, aux souffrances effroyables que d’autres avaient vécues aussi à sa place ».

    En effet, « c’est justement durant la guerre que Wojtyla a décidé de se faire prêtre et d’entrer au séminaire clandestin organisé par le cardinal Adam Sapieha ».

    « Pour lui, ajoute le père Deselaers, qui dès son enfance avait des amis juifs, la tragédie d’Auschwitz n’était pas une tragédie abstraite mais faisait partie de sa vie ». Selon le père Deselaers « son fort engagement en faveur de la dignité et des droits de l’homme, la recherche de dialogue entre chrétiens et juifs, la rencontre d’Assise entre les responsables des religions pour que tous coopèrent pour la civilisation de l’amour, les racines de sa tension pour l’unité du genre humain : tout nait de l’expérience d’Auschwitz ».

    « En 1965, alors tout jeune évêque, raconte le père Deselaers, Karol Wojtyla est venu à Oświęcim pour la fête de la Toussaint. Il expliqua dans son homélie, comment il était possible de regarder ce lieu avec les yeux de la foi ». Si Auschwitz, a-t-il dit, « nous fait voir jusqu’à quel point l’homme peut être ou peut devenir méchant », on ne saurait néanmoins « se sentir écrasés par cette terrible impression ». Il nous faut « regarder les signes de foi, comme ceux de Maximilien Kolbe ».

    Son exemple « nous montre comment Auschwitz met aussi en évidence toute la grandeur de l’homme, tout ce que l’homme ‘peut’ être, en triomphant de la mort au nom de l’amour comme le Christ a fait ».

    Et quand il est venu ici comme pape pour la première fois, poursuit le père Deselaers, il affirma que « les victoires sur la haine au nom de l’amour n’appartiennent pas seulement aux croyants et chaque victoire de l’humanité sur un système anti-humain doit être un signal pour nous ».

    C’est probablement pour ça aussi qu’Edith Stein, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, qui unit la confession de la foi chrétienne et la tragédie de la shoah, est devenue patronne d’Europe : « Jean-Paul II a voulu dire que si l’Europe cherche son identité dans l’ère moderne elle ne peut oublier Auschwitz ».

    Auschwitz a été l’école qui a façonné la sainteté de Jean-Paul II, celle perçue immédiatement par les gens : « Car ici, conclut le père Deselaers, il a compris jusqu’au fond ce que signifie la ‘foi’ pour l’homme d’aujourd’hui. Les peuples du monde entier le comprenaient car il les comprenait ».

    Chiara Santomiero

    http://www.zenit.org/article-27768?l=french

  23. PEB permalink
    3 mai 2011 10:56

    La peur n’était pas ce qui le guidait mais plutôt une prudence audacieuse et visionnaire.

    Plutôt qu’à la lutte armée, il croyait à une résistance culturelle, philosophique et religieuse au service de la vérité.

    Le coup d’éclat le plus mémorable fut, avant son pontificat, la mise en place de la paroisse de Nowa Huta au milieu de grands ensembles déshumanisants d’une soi-disant nouvelle Pologne déchristianisée vouée au socialisme réel. Son amour de la culture polonaise et sa consécration sacerdotale furent son rempart contre les deux totalitarismes du siècle dernier.

    Le témoignage de Jean-Paul II peut donc sembler étrange. Suivant l’Évangile, saisissant des serpents, buvant quelque poison, il n’en retirait aucun mal (cf. Mc 16, 18). De fait, cette certitude l’amenait parfois à poser des gestes surprenant. Il n’y voyait aucune malice.

    C’est pourquoi il embrassait les cultures non européennes avec tendresse. Il respectait l’idée que la pudeur d’autres peuples soient différentes de la nôtre sur les bords lointains. Le baiser au Coran ne signifiait pas pour lui la supériorité où la vérité de l’Islam mais qu’il reconnaissait une certaine grandeur à la civilisation de Soliman le Magnifique. Donnant saint Jean-Baptiste comme protecteurs aux musulmans, il signifiait aussi l’autorité universelle du Suprême Pontificat. Il affirmait aussi que le contenu de la foi musulmane devait être relue à lumière de la prédication du dernier prophète du Très-Haut.

    Assise doit être relue dans le contexte de la Guerre Froide. La religion, garante de l’intériorité spirituelle des âmes devait être le rempart contre les deux matérialismes. Pontife des pontifes, il a rassemblé autour de cette idée les bonnes volontés mais sans jamais douter de la Vérité et du Chemin qu’est le Christ.

    Le Grand Jubilé fut l’occasion d’embrasser la totalité de la vie et de la diversité humaine pour rendre grâce au Seigneur.

    Ne doutez pas de la Providence.

  24. 3 mai 2011 11:55

    L’homme qui a vendu le christianisme au sionisme

  25. pèlerine permalink
    3 mai 2011 12:28

    OMG
    Merci de votre leçon, mais nous ne piaillons pas, oui nous prions et nous sommes généralement trés discrets, mais comment pouvez-vous admettre la béatification de celui qui a détruit l’Eglise ou pensez-vous qu’il a redonné vie à une Eglise obsolète? comme bien des évèques, pour la plupart francs-maçons? C’est notre droit en tant que chrétiens de réagir, nous le devons à notre Sainte Religion, avez-vous oublié les commandements de Dieu? JPII semble, lui l’avoir fait.

  26. OMG permalink
    3 mai 2011 13:13

    Désolé mais piaillier est la seule image potable qui me vient à l’esprit en lisant certains commentaires, un piaillement est un acte répétitif et mécanique…
    Si l’on peut tout le temps constater des dérives et rencontrer des gens chez qui l’on trouve un écho à notre pensée intime cela n’en fait pas une vérité absolue, seul dieu la possède… l’église s’en fait le vaisseau que ça vous plaise ou non n’oubliez pas que les voies de dieu son impénétrables.
    Mais je ne suis pas différent j’ai mo même mes certitudes « arbitraires » ce que je sais c’est que vous ne faites aucune confiance en la divine providence et que ce manque de confiance entraine les pires folies… gardez vous bien d’agir car avec une telle pensée vous ne ferez rien de bon.

  27. pèlerine permalink
    3 mai 2011 15:29

    Vous appelez folie des raisonnements pourtant bien naturels, de la part d’un catholique, le premier qui me vient à l’esprit est la messe actuelle, moi qui cherchais à connaitre la messe , comment pouvais-je y comprendre quelque chose, quand dans les diverses églises où j’allais on avait droit à une vague célébration ornée de chants idiots et selon l’officiant de diverses inventions, plus ou moins originales, et il y a pire! Voyez les évêques de France, à part un ou deux!!!Si ils sont en communion avec tous les faux dieux du monde, les seuls qu’ils haïssent c’est, comme par hasard, les catholiques qui ont gardé la Foi, avouez que c’est curieux! Celà ne me touche guère ce que vous pensez de moi, je ne suis rien, mais j’aimerais simplement que vous reconnaissiez que mettre boudha sur l’Autel auprès de Saint Sacrement est un blasphème, qu’embrasser le coran et prier St J.Baptiste de protéger l’islam est un blasphème, que le rassemblement avec des juifs (lire le talmud) est un blasphème, alors pensez ce que vous voulez, soyez bon catholique comme il vous semblera, rien ne me fera changer d’avis

  28. OMG permalink
    3 mai 2011 17:01

    Je ne vous demande pas de changer d’avis juste de ne pas agir selon vos considérations et je ne m’adresse pas à vous en aprticulier vous n’ètes rien qu’un pseudo actuellement tout comme moi, mais je m’adresse à tous ceux tenter d’agir sous ces pulsions inspirées par le Malin… dans l’état actuel de schoses le changement ne viendra que de la divine providence, ce qui doit être révélé le sera en temps voulu… et a vous entendre vous avez tout simplement perdu la foi.

  29. pèlerine permalink
    3 mai 2011 20:06

    Il doit y avoir un malentendu quelque part, ou je m’exprime mal, parce que même avec bien des lacunes et des péchés, je crois avoir vraiment la foi de nos ancêtres catholiques mais jugez comme vous le voulez, peu importe. Connaissez vous l’histoire de Mélanie Calvat? Si non lisez sa vie, les prédictions de la Vierge et vous aurez une idée de ce qui nous arrive! Mais peut-être ne croyez-vous pas aux apparitions?

    • 3 mai 2011 23:34

      «Combien d’assassinats et combien de sang versé. On ne peut pas s’imaginer le cataclysme prochain et les horreurs ; il semblera que c’est la fin du monde ; Dieu sauvera ce qui restera après le carnage et la vengeance des haines sataniques.» (http://www.a-c-r-f.com/documents/Melanie_correspondance.5p.pdf)

      «Alors Jésus-Christ, par un acte de Sa justice et de Sa grande miséricorde pour les justes, commandera à Ses anges que tous Ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup les persécuteurs de l’Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront, et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise, qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ. L’Évangile sera prêché partout et les hommes feront de grands progrès dans la Foi, parce qu’il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.» (http://www.a-c-r-f.com/documents/CC/CC410_La_troisieme_guerre_mondiale.pdf)

      C’est le futur: Le présent, c’est que l’Eglise est éclipsée par des modernistes, par des gens qui sont qualifiés par les ignorants de catholiques, par des gens qui assistent à ce que Marie-Julie (Jahenny) appelait office de Satan, etc.

  30. Protadius permalink
    5 mai 2011 18:42

    Bonjour ;
    simple question de néophyte : il semble que la lutte doctrinale contre la théologie de la libération en Amérique latine ait été une politique majeure au cours de ces deux derniers pontificats. Que pensez-vous d’une telle continuité dans un contexte de renoncement général à la tradition? ne pourrait-on y voir comme un aspect du renoncement, à savoir celui de la doctrine sociale de l’Eglise? pensez vous au contraire que la théologie de la Libération n’est qu’un autre fruit véreux du modernisme? les alliances douteuses entre le Vatican et les autorités étasuniennes m’ont jusqu’ici porté à la première appréciation. Une réponse détaillée me serait d’un grand secours. Je vous en remercie par avance.

    • 15 mai 2011 22:12

      Protadius

      Votre question débouche sur celle-ci : l’Evangile nous indique-t-il une politique ?

      En ce domaine tellement important, Dieu doit bien avoir quelque chose à nous dire et nous demander quelque chose à faire?

      Si Dieu veut que quelque chose arrive dans le monde, dans la société, dans la vie politique, ce ne peut être qu’en Jésus-Christ. Lui, le Sauveur du Monde, emplit tout en tous. Il doit donc bien avoir une autorité, un pouvoir, un dessein politiques !

      Après lui avoir confié la vie intime de nos cœurs, notre vie privée, allons-nous soustraire à son obédience, à sa révélation et à sa direction notre vie publique, notre œuvre sociale et temporelle ? La kérygmatique doit refuser toute soustraction de la politique au Christ-Roi. Mais elle doit aussi dépasser tout moralisme politique pour atteindre au mystère chrétien dans toutes ses dimensions et révéler l’emprise du Christ Total, du Christ Cosmique, sur l’immense domaine de la vie en société.

      Là aussi il est Tout en tous. Pas de domaine réservé où il ne soit Seigneur !

      Voilà qui choque également deux mentalités antagonistes.

      – La première mentalité consiste à faire de la politique une science et un art humains, temporels, indépendants de la religion. Mentalité extrêmement répandue. Ce fut la théorie gallicane, reprise par les juristes de Philippe le Bel du Droit romain avec insolence dans un monde chrétien ! Cette revendication d’autonomie séculière renaîtra au XVIIIe siècle avec la dite “ Philosophie des Lumières ”, et le “ Joséphisme ”, du nom de l’Empereur d’Autriche, en sera le système parfait : autonomie du pouvoir politique et droit de regard sur les institutions ecclésiastiques ! Le Synode de Pistoie, en 1786, soutint ces thèses et la Révolution Française y trouvera l’idée de sa Constitution Civile du Clergé. Mais Pistoie sera condamné par Pie VI, le 28 août 1794, et la Constitution Civile en 1791.

      Depuis, le laïcisme, professé par le radicalisme athée puis adopté par le “ Catholicisme libéral ”, est la formule et la méthode contemporaines de la même éviction de Dieu de la société politique. « L’Église libre dans l’État libre », la formule d’apparence apaisante a pour premier effet de constituer l’État en absolu, indifférent à Dieu, et pour second effet de lui asservir l’Église.

      – L’autre mentalité fait de la religion une réalisation temporelle du salut religieux, et de la rédemption, une libération accordée par Dieu aux hommes. Tels sont les “ messianismes ” humanistes. Les Messianismes humanistes sont des « religions de l’Homme qui se fait dieu », comme disait Paul VI dans son Discours de clôture du Concile. Tel était le communisme (dont la théologie de la libération fut une expression en climat catholique), messianisme charnel qui prépare la réalisation de l’absolu humain dans l’histoire. Une religion séculière visant à la régénération de l’humanité selon ce processus : une Idée s’incarne et accède au Pouvoir par un parti. Le Parti – celui des pauvres, de la classe ouvrière et paysanne, mène la Nation, et celle-ci se sent appelée à la domination selon ses critères de justice sociale et partage des richesses : c’est l’absolu dans le relatif, c’est l’homme qui se fait dieu, créateur et sauveur, constructeur et bâtisseur de la cité parfaite. Illusion progressiste, en effet fruit véreux du modernisme, oublieux de la doctrine sociale de l’Eglise au profit d’une messianité socialiste.

      Peut-on trouver une alternative dans une troisième formule ?

      La théorie de l’Ordre Moral, qui tient à l’autonomie politique de l’État mais professe sa nécessaire soumission à la Loi morale, semble beaucoup plus satisfaisante. Ne reconnaît-elle pas ainsi le souverain domaine de Dieu ?

      Pourtant, que ce soit Savonarole à Florence, Calvin à Genève ou l’oligarchie puritaine de l’Amérique du Nord au XIXe siècle, cette exaltation de la morale, même prétendue évangélique, ne leur a jamais été qu’un nouvel instrument de domination séculière, totalitaire, sur un peuple écrasé. Ce n’est pas le Christ qui règne alors, qui gère la chose politique. Ce sont les hommes.

      Actuellement, la politique est universellement considérée comme le domaine réservé du peuple, qui s’y gouverne lui-même souverainement. Domaine de l’opinion, du pluralisme, tout entier relatif aux intérêts et aux passions des humains. Elle échappe ainsi par définition à la Loi de Dieu et à la Régence du Christ. Les divers courants antidémocratiques arracheront la politique au caprice de l’opinion mais ce sera pour la rendre à la science et aux techniques de la vie en société. Le laïcisme n’en sera que plus universellement admis. Rien à voir entre politique et religion.

      L’impossibilité, le caractère insensé de ce projet de “ politique chrétienne ” vient aujourd’hui de ce que l’Église de Paul VI, de Vatican II et de tout l’Appareil clérical est contre la Chrétienté. Tant que durera cette… anomalie, toute victoire politique chrétienne est exclue : l’âme est contre le Corps, le gouvernement est contre le Peuple, l’Esprit est acharné à la perte de sa propre chair. Au nom du Christ, de L’IDÉE qu’ils s’en font, les prêtres sont contre LE CORPS, le Corps du Christ qu’est la Chrétienté.

      Là est le drame. Tant qu’une Contre-Réforme n’aura pas rendu l’Église Romaine au Christ Catholique, toute Contre-Révolution est vouée à l’échec dans le monde.

      Pax Vobis +

      *******************

      Lire :

      Le libéralisme : hérésie spirituelle et erreur tragique !
      http://www.la-question.net/archive/2008/11/05/pour-en-finir-avec-la-pax-americana.html

      Le triomphe de la déraison idéologique ou le modèle économique occidental, fruit du libéralisme matérialiste athée
      http://www.la-question.net/archive/2008/11/11/rodney-starck-le-triomphe-de-la-folle-irraison.html

  31. pèlerine permalink
    6 mai 2011 12:02

    OMG
    Vous n’êtes pas le premier à m’accuser de ne pas avoir la foi, même celui qui est trés tradi, je crois, me le dit, je vais finir par croire que ce n’est pas la grâce de Dieu, mais le diable lui-même qui m’a amené juqu’a la FFFPX, et je ne posterait plus ce sera plus intelligent, je me mets quand même sous la protection de Marie, et je continuerai, avec le peu que j’ai, à soutenir ma fraternité, à faire de mon mieux pour comprendre la parole de Dieu en m’instruisant.

    • Pépin permalink
      6 mai 2011 23:36

      Bien, mais ce n’est pas l’église mais une fausse religion sectaire, maçonnique, infiltré, beaucoup le pensent, et le disent.
      Dommage que dans cette FSSPX vous soyez buté, borné, et que vous gober le petit lait que vos prêtres qui n’ont rien de Saint Curé d’Ars, ni de Saint Jean-Bosco, sont votre image.
      Voilà, je me battrait pas contre vous en tant que personne, mais vos idées que vous ont infiltrés ceux que vous béatifier déjà vivant, vous pouvez avoir des cérémonies grandioses mais vous n’obtenez aucunes grâces de ces messes sacrilèges.
      Désolé, mais c’est la vérité que vous ne voulez pas voir.
      Vous êtes inconvertissables, vous mourrez tous avec des idées tordus, vos prêtres et vos évêques n’ont rien compris vous êtes illogique, vous prétendez plaire à Dieu, mais vous allier Satan et Jésus-Christ, vous êtes Protestant.
      Voilà, pèlerine, c’est un désastre, si vous réfléchissiez au lieu de toujours répliquer bêtement, vous n’en seriez pas là.

    • pimousse permalink
      7 mai 2011 00:07

      Les tradis qui se bouffent entre eux … Tordant ! ^^

  32. pèlerine permalink
    7 mai 2011 12:44

    Un dernier com pour répondre à Pépin : les tradis n’ont rien de ce que vous racontez, c’est parfaitement stupide! Et Monsieur T a raison, il faut bien connaitre les Ecritures pour oser en parler, l’opinion personnelle n’intéresse personne.
    Pimousse
    Réaction simpliste, parfaitement celle que j’attendais.

  33. ziltoid permalink
    7 mai 2011 13:59

    Hum… Premier ou second degré là ?

    • Pépin permalink
      7 mai 2011 16:53

      après la parole suivent les actes, la pensée, le désir rien de plus Ziltoïd.

  34. Silverblade permalink
    7 mai 2011 16:01

    Désoler j’arrive un peut tard pour parler du sujet^^ »

    Je ne me permettrai pas de dire si oui ou non Jean-Paul méritait cette béatification, je ne suis pas le mieux placer pour ça, mais ce que je peut dire c’est qu’il restera pour moi un des plus beau exemple de paix et de tolérence entre les peuples et ils fut un des hommes d’église qui me poussa à en savoir plus sur le christianisme.

  35. pèlerine permalink
    9 mai 2011 20:27

    C’est promis, je m’en vais, j’efface mon nom et mon mail; une seule chose, encore, y a t-il une modération? le com de pépin en serait digne, il me semble!

    • 10 mai 2011 02:04

      pèlerine,

      Nous essayons, au maximum, de vérifier dans la masse des contributions que la teneur des commentaires ne dépasse pas certaines limites dans la confrontation des idées et opinions, privilégiant certes le débat, mais écartant systématiquement en général les attaques ad hominem, les menaces, injures, vulgarités, blasphèmes et plus globalement les propos inutilement inconventants.

      Le commentaire de Pépin, exagérément violent à votre égard, nous avait échappé, il a donc été immédiatement retiré de ce fil de discussion.

      Soyez certaine que nous examinerons dorénavant avec attention les contributions du dit « Pépin », qui ne semble pas avoir en estime l’oeuvre de Mgr Lefebvre et la FSSPX, en particulier lorsqu’elles seront adressées à vous, bien que le dfit « Pépin » ait fait une sorte de mea culpa un peu plus loin, montrant qu’il s’est rendu compte de son ton excessif et qu’il le regrette.

      La Question oeuvre pour la Tradition tout en laissant s’exprimer ceux qui sont d’un avis contraire, où d’une vision différente, afin que puissent progresser et parfaire leurs connaissances tous les esprits en quête de la vérité de l’Evangile et ayant à coeur le devenir de l’Eglise.

      Toutefois, soyez assurée, bien que le rôle de La Question est de rendre possible l’expression des opinions contraires dans la mesure où nous sommes attachés à l’esprit médiéval de la « disputatio », que nous ne laisserons jamais les fidèles de la FSSPX être trop malmenés – au-delà d’une certaine limite franchissant les règles acceptables – par ses ennemis.

      Pax Vobis +

    • Vincent permalink
      10 mai 2011 09:32

      Pèlerine, Pépin :

      Cessez cette guerre !

      « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. »

      Avez-vous entendu cette parole du Maître ? Et vous cherchez encore à vous défendre en vous réclamant comme au temps des premiers chrétiens  » tantôt de Pierre , tantôt de Paul » ?
      La question n’est pas de savoir si les membres de FFFSPX ont raison ou si ce sont les partisans d’une allégeance indéfectible à Rome et au pontife.
      Il n’y a qu’un seul baptême pour la rémission du pêché, un seul Esprit qui anime l’Eglise, dans son ensemble. Ceci dit, individuellement, les membres du Corps peuvent commettre des erreurs, en ne l’entendant pas.
      Oui, en apparence, Jean Paul II a pu commettre quelques erreurs à Assise en particulier et ailleurs, puisque notre Dieu est un Dieu jaloux qui ne supporte pas les idôles.. Mais que savez vous réellement des pensées qui animaient Jean Paul II à cet instant ? Etes-vous « Celui qui sonde les coeurs et les reins ?  » Non, il n’y en a qu’Un.
      « Ne vous postez pas en juge et vous ne serez pas jugés! ». Et bien oui, aucun jugement n’est permis et je dirais même au sens strict, même pas un jugement sur la « sainteté » d’un fidèle.
      C’est finalement cette question de l’infaillibilité pontificale qui empoisonne les relations entre FFSPX et alignés à Rome , et également entre catholiques et autres chrétiens .
      Pour ma part, si je crois fermement que l’Esprit guide l’Eglise aux moments cruciaux (pensez par exemple au moment où les cardinaux entrent en Conclave au chant du Veni Creator Spiritus), j’ai fini par abandonner cette idée d’infaillibilité pontificale, au vu des erreurs de certains des successeurs de Pierre (pensons aux Borgia par exemple ..). D’ailleurs il ne s’en trouve aucun fondement dans l’Ecriture. Même si Jean et Paul se sont toujours effacés devant Pierre (primauté, qu’il ne faut pas remettre en question), il n’est question nulle part d’infaillibilité de qui que ce soit.
      Par conséquent, il est effectivement possible qu’un pontife accepte la canonisation d’un membre de l’Eglise et se trompe ..
      Mais après tout, est-ce que cela remettra en cause notre Credo commun ? Non, il ne s’agit pas d’un point de dogme.
      De toute façon « Dieu seul est Saint », de cette sainteté parfaite, sans tâche. Aucun homme ne peut l’atteindre dans sa vie. Et finalement entre un « canonisé » et un homme du commun qui vit dans la Vérité, Dieu seul reconnaîtra leurs mérites respectifs et leur place dans la Jerusalem céleste…

  36. de la Panouse Vivien permalink
    9 mai 2011 21:04

    @ pèlerine

    Je ne sais pas si c’est bien que vous partiez : ce blog est bien a

  37. de la Panouse Vivien permalink
    9 mai 2011 21:32

    ce blog est bien fait par des fidèles de la FSSPX, non ? Or Pépin s’en prend non à vous personnellement , mais à la FSSPX à laquelle il fait les reproches habituels des sédévacantistes.

    • Pépin permalink
      9 mai 2011 21:59

      pas mieux que la fraternité je suis de la panousse vivien.
      J’e ne suis qu’un pécheur, qui ne devrait plus exister.Tellement je suis fou de me rendre dingue, et cinglé à en être malade.
      Non je ne suisrien ne vaux rien, et devrai me taire!
      je suis sensible, et on m’en a trop fait voir auparavant, alors maintenant je ne m’en sort plus…
      Je ne sais plus que faire, ilfaut que je dise du mal, et que je me démolisse, et leprochain avec, non je ne suis pas un exemple, mais plûtot j’empêcheles autres de se convertir.

  38. ziltoid permalink
    10 mai 2011 00:07

    C’est moi ou le Pépin il a pété un boulon ?

    • pimousse permalink
      10 mai 2011 00:12

      C’est la finalité d’un tradi … Le pétage de câble …

  39. de la Panouse Vivien permalink
    10 mai 2011 09:26

    Non ! La finalité d’un tradi, c’est de nous rappeler ce que fut le catholicisme autrefois.

    • pimousse permalink
      10 mai 2011 14:38

      La preuve …

  40. Nono permalink
    10 mai 2011 20:15

    Shalom La Question!

    Je vous laisse poireauter un peu, et je reviens quelques mois plus tard, v’la t’y pas que vous avez Saint Subit presque sur vos autels, dis donc!

    Vous êtes pas un peu embêtés, là?

    Un anti-pape béatifié, comme paradoxe, Zenon n’aurait pas fait mieux.

    ça va vous en faire un beau paquet, de saints, dans votre sanctoral.

    Quelle est votre opnion sur Saint José-Maria de Balaguer? Juste en passant, hein, parce que lui aussi, il vous embête. Et lui il est saint. Aïe! J’ai mal aux neurones pour vous, en vous voyant faire un tel grand écart intellectuel!

    Voilà où on en arrive lorsqu’on applique la « morale de situation » comme l’a fait Mgr L, toujours à pactiser avec les intrus, à leur reconnaitre quand même une certaine légitimité; à force de tout gober, on devient un entonnoir.

  41. 10 mai 2011 22:30

    Nono

    Nous ne pouvons, en conscience et en raison, donner notre assentiment intérieur ni extérieur à cet acte d’idolâtrie. Car c’en est un que cette béatification ! Tant d’évidentes contradictions entre les Écritures, la Tradition et l’enseignement constant du Magistère ecclésiastique d’une part et, d’autre part, les enseignements du pape Wojtyla, remplis d’erreurs, de tromperies, d’insultes à Dieu, à son Fils Jésus-Christ, à leur Esprit-Saint, et tant d’absurdités ou d’incongruités manifestes, nous interdisent de le vénérer comme un “ bienheureux ”.

    Donc, le pape Benoît XVI, en l’élevant sur les autels, selon notre conviction fondée, se trompe et nous trompe.

    Mais nous considérons d’autre part, qu’un acte de l’Autorité apostolique peut être et doit contesté si nécessaire car il est vital de conserver la Foi et la Doctrine de l’Eglise en résistant à l’Autorité lorsqu’elle s’égare, notamment en ces temps de terrible confusion.

    Il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape ou une décision n’entraînent pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). La célébration de cette béatification ne peut suffire à promouvoir la doctrine du pape Jean-Paul II à la hauteur d’un enseignement du Magistère infaillible, donc indiscutable, de l’Église hiérarchique. C’est évident.

    Ainsi donc, nous regardons avec une réserve critique cette scandaleuse béatification, en le disant et résistant à la décision et à l’erreur qui l’accompagne, ceci conformément à ce nous dit saint Thomas : « si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2. Comme l’exprimait avec justesse Mgr Lefebvre : « Choisissons ce qui a toujours été enseigné et faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. » (Déclaration, 21 novembre 1974).

    Vous le voyez, nulle difficulté de notre position dans la situation que nous traversons, bien au contraire, car nous constatons plus encore le bien fondé, en ces circonstances attristantes, de notre attitude traditionnelle de résistance à l’erreur, sans pour autant tomber dans le piège fatal du schisme sédévacantiste.

    Pax Vobis +

  42. gerdil permalink
    11 mai 2011 02:23

    On dit du bien de La Question ici :

    « Si les articles publiés sur le blog La Question n’emportent pas toujours mon entière adhésion, c’est seulement que, mesurant mon degré d’ignorance des problèmes dont ils traitent, je crois devoir, dans bien des cas, suspendre mon jugement. Toutefois, je dois dire — ou plutôt redire — que ce blog est l’un des rares à me donner à ce point matière à penser, du moins sur les questions qui se rapportent en propre à l’Église Catholique, dans différents genres.  »

    Un Excellent article publié sur le blog “La Question”.
    http://sebastien.derouen.over-blog.com/article-un-excellent-article-publie-sur-le-blog-la-question-73045906.html

  43. Pélikan permalink
    11 mai 2011 11:07

    Vous avez raison de signaler que la théologie du corps de Jean-Paul II est une divagation doctrinale scandaleuse. Cette vision n’est que le délire d’un déséquilibré.

    En effet comment pourra-t-on concilier la vision béatifique et la joie érotique?.. Jean Paul II a dit: «Notre hérédité sera un érotisme éternel; l’érotisme actuel est notre tâche; l’érotisme céleste est notre objectif».

    Mais alors que sera l’amour au Ciel?.. Ces élucubrations de Jean Paul II ignorent que Saint Paul aux Galates et aux Romains avait parlé d’anathème et de malédiction contre de telles erreurs et leurs fauteurs, parce que «Au Ciel il n’y aura plus ni homme ni femme, mais tous seront un seul être dans le Christ» (Gal 3). Jean Paul II s’abandonnait au contraire à son obsession érotique, jusqu’à en faire une doctrine de continuelle prédication.

    Il est impossible d’accepter cette insanité de Jean Paul II, à savoir qu’au Paradis, l’érotisme constituera le fondement de la communion des Saints. Jésus Lui-même a dit dans l’Évangile : «À la résurrection (…) ils ne prendront plus ni mari ni femme, mais ils seront comme les Anges dans le ciel» (Mc 12, 25). Et dans Saint Matthieu et dans Saint Luc: «… ils sont égaux aux Anges et, étant fils de la résurrection, ils sont fils de Dieu» (Lc 20, 36).

  44. PEB permalink
    11 mai 2011 11:46

    @Pelikan

    Le bienheureux le savait.

    Cependant, saint Paul lui-même déclare que notre corps et le temple de l’Esprit et que l’union matrimoniale est l’image de celle du Christ et de l’Eglise.

    Le corps à corps érotique, élément essentiel de la création bisexuée de notre nature, est naturellement ordonné par le coeur à coeur des époux dans l’ordre de la Charité.

    La communion des saints n’est pas érotique mais, si la chair doit ressusciter, alors la communion spirituel au mystère trinitaire doit réjouir non seulement l’âme sanctifiée mais le corps glorieux réuni au Corps Mystique.

    Cette théologie du corps s’inscrit dans la grande bénédiction du Sixième Jour. Le monde matériel est très bon, contrairement à la gnose au nom menteur. La possibilité érotique était dès l’origine un don de Dieu, nécessaire à l’accroissement de l’humanité selon le premier commandement divin. Elle n’a rien de pervers per se.

    C’est par le péché d’orgueil et la mise en l’envers de l’ordre divin que la bénédiction s’est transformé en souffrance de maternité douloureuse. Jean-Paul le Grand a voulu voir d’abord la beauté de l’homme et de la femme restaurée par la grâce dans leur pureté originelle dans la totalité de leur personne.

    La conséquence de cette théologie est, non pas le dérèglement des vices, mais une ascèse exigeante pour vivre dans son corps comme dans son âme la perfection des vertus humaines et familiales avec l’aide de la Grâce qui a relevé Notre Seigneur d’entre les morts. Car ce sont et les âmes et les corps que Jésus-Christ a voulu racheter et exalter auprès de la Trinité éternelle dans la société des saints qu’est l’Eglise. Nous le contemplons dans tous les mystères glorieux du Rosaire.

  45. Pélikan permalink
    11 mai 2011 11:58

    @ PEB

    Le prétendu « bienheureux » s’il le savait voulut l’ignorer, et en méprisa l’enseignement qui n’est rien moins que celui de Jésus-Christ dans l’Evangile.

    En 1983, Jean Paul II (pour La Question et les tradis), parlant de la “théologie du corps”, dit que «la ‘virginité’ comme telle n’est pas supérieure au mariage, parce que sa spiritualité est donnée par l’exercice de la charité».

    Jean Paul II commença son apostolat non pas de foi et de vertu, mais de rapports sexuels. C’était un argument qu’il avait toujours à coeur, soit qu’il parle ou qu’il écrive. Le 13 janvier 1982, à l’audience publique du mercredi, il révéla que la découverte personnelle et mutuelle, c’est-à- dire mettre à nu la masculinité et la féminité, constituent pour lui la majeure révélation de l’être humain, pour soi et pour les autres.

    Parlant de la résurrection de la chair, il affirma que l’être humain ressusciterait conservant encore ses attributs de masculinité et féminité, chacun avec son propre sexe. Donc, selon Jean Paul II, le nouvel état de vie éternelle sera dans la même ligne de la vie que les hommes avaient dans le paradis perdu.

    Jésus a pourtant dit que le mariage et la procréation cesseront avec la résurrection (voir post précédent), Jean Paul II dit au contraire que la dualité conjugale est l’image et la ressemblance de la Trinité divine.

    Le sexe serait l’image et ressemblance des “processions” des Personnes divines dans le sens de la vie trinitaire; et de même que Dieu est Trinité en Un, l’homme et la femme sont une
    seule chair.

    Tout ce discours relève d’une gnose libidineuse ayant les accents d’une mystique ésotérique charnelle dévoyée. Il montre le caractère maladif de l’obsession érotique de Wojtyla.

  46. Nono permalink
    11 mai 2011 12:00

    Chère La Question, vous dites:

    « Vous le voyez, nulle difficulté de notre position dans la situation que nous traversons, bien au contraire, car nous constatons plus encore le bien fondé, en ces circonstances attristantes, de notre attitude traditionnelle de résistance à l’erreur, sans pour autant tomber dans le piège fatal du schisme sédévacantiste. »

    Mais ne vous rendez-vous pas compte que les schismatiques ici ce sont vous?

    En effet, qui de nous deux souffre d’excommunication? Nono, qui est fidèle à l’Eglise, ou vous, qui êtes sous le coup de cette excommunication:

    Tout évêque, de n’importe quel rite ou dignité qui sacre un évêque sans que celui-ci ait été nommé par le Siège apostolique, ni confirmé expressément par celui-ci, ou s’il reçoit la consécration, MÊME SOUS UNE CONTRAINTE GRAVE (2), encourt par le fait même, l’excommunication réservée tout spécialement au Siège apostolique. Le décret entre en vigueur à partir de sa promulgation.

    (2) Le décret précise au sujet de la responsabilité des auteurs, que le délit est présumé gravement consommé même dans le cas où ils seraient sous le coup d’une crainte grave … un tel acte, en effet, n’est pas une violation d’une loi purement ecclésiastique, , mais, en dehors même d’une attitude schismatique, emporte de soi « mépris de l’autorité ecclésiastique » et ne peut que causer un lourd préjudice public aux âmes des fidèles.

    Pie XII, Décret de la Congrégation du Saint-Office concernant la consécration d’un évêque sans provision canonique, 9 avril 1951, Documents Pontificaux de Pie XII, 1951, p.123

    Sans parler de l’anathème que vous encourrez en niant l’infaillibilité pontificale (dogme de foi) en remettant systématiquement en doute les ordres de vos papes.

    Votre droit à la désobéissance est en réalité un droit au schisme.

    Or, ce droit n’existe nulle part ailleurs que dans votre tête.

    • 12 mai 2011 01:45

      Nono,

      Vous accumulez, une fois encore mais cela n’est guère surprenant, les sophismes. Vous seriez fidèle à l’Eglise en décidant du haut de votre tribunal personnel qui est Pape ou ne l’est plus, et vous prétendez, alors que nous nous contentons de résister à l’erreur et d’en dénoncer les méfaits en conformité avec l’attitude catholique, que nous serions schismatiques et non pas vous ?

      Voilà qui est singulier pour le moins !

      L’actuelle défaillance de l’Autorité, bien qu’elle soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire. De la sorte, pour se protéger du modernisme, nous devons résister aux autorités ecclésiastiques quand elles s’écartent de la Tradition.

      C’est un principe reconnu par tous les théologiens et docteurs de l’Eglise.

      St. Robert Bellarmin écrit :

      « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

      Ainsi, ne plus reconnaître le Pape élu par le Conclave, est une position luthérienne.

      C’est pourquoi la Tradition qui résiste licitement à une autorité non respectueuse de la foi de toujours, n’oublie pas également, dans le même temps, de respecter l’avertissement du saint docteur, contrairement aux sédévacantistes très coupables, téméraires et fautifs, et c’est ce qui fait sa justesse, son équilibre, la valeur et la sagesse de son attitude catholique :

      – « Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de déposer le Pape, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

      Vous ne pouvez échapper à cette sentence positive :

      – « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159).

      De ce fait, avant que de juger la Tradition par une précipitation hâtive et une incompréhension radicale des lois canoniques – et à ce titre le sacre des évêques en 1988 par Mgr Lefebvre correspondit à une situation d’exception légitimé par le cas de nécessité devant lequel l’Eglise se trouvait placée qui rendait illégitime le refus explicite du sacre par le pape puisque, en effet, celui-ci doit avoir la volonté habituelle de donner à l’Eglise les moyens indispensables au bien commun de celle-ci – commencez vous-même par respecter la discipline de l’Eglise si vous voulez rester catholique !

      Pax Vobis +

      **************************

      Le sédévacantisme est luthérien !
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/

  47. PEB permalink
    11 mai 2011 14:20

    @Pelikan:

    Jean-Paul II s’appuie sur l’expérience apostolique de la Résurrection. Notre-Seigneur quoiqu’Il ait passé à travers la mort, mangea de bon coeur quelques poissons avec Ses disciples, poissons qu’Il avait préparé exprès. Ce n’était pas un fantôme mais bien lui dans toute son intégrité glorieuse si ce n’est les stigmates de la Passion.

    Le Salut est l’aube d’une Terre Nouvelle reprenant la Création dont le récit est justement rappelé lors de la grande vigile pascale. L’humanité entièrement assumé dans l’Incarnation et l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu, est destiné à être restaurée et transfigurée.

    Tant dans l’Assomption que dans l’Ascension, ni Notre Dame, ni Notre Seigneur ne sont privés de leurs sexes. Comment une Mère peut-elle être mère sans être femme. Elle est la Femme, Ève nouvelle. De la même façon, le Verbe fait chair est resté pleinement homme, nouvel Adam, prototype éternel et parfait de toute l’humanité.

    Cela ne me choque pas de dire que la masculinité et la féminité, que le caractère sexué des saints soient conservés dans l’ordre du Salut parce qu’institué divinement depuis les origines. Tout le monde est d’accord pour dire que cela se passe selon un mode inédit ou du moins insaisissable vu de notre vallée de larmes.

    De ce fait, les relations avec le prochain seront, dans la Vie éternelle, d’un autre ordre mais emprunte tout de même la totalité de notre personne. C’est cette promesse qui maintient dans la Vie les âmes des élus en attendant joyeusement la plénitude des temps.

  48. Pélikan permalink
    11 mai 2011 22:50

    @ PEB

    Désolé, mais la théologie du corps de Jean-Paul II , à laquelle vous adhérez, est en contradiction complète d’avec les Ecritures qui sont très claires et ne sexualisent en rien la réalité surnaturelle : « Au Ciel il n’y aura plus ni homme ni femme, mais tous seront un seul être dans le Christ» (Gal 3). Vous entendez : « tous seront un seul être dans le Christ ». Cela signifie positivement que les réalités charnelles et les différences seront effacées. Et comme pour nous le faire comprendre, en particulier aux Juifs charnels incapables de dépasser les réalités matérielles aveuglés pmar leur sensualisme, le Christ précise : «À la résurrection (…) ils ne prendront plus ni mari ni femme, mais ils seront comme les Anges dans le ciel» (Mc 12, 25). Comme des Anges ! Dois-je vous rappeler que les anges n’ont pas de sexe ?

    D’ailleurs Saint Matthieu Saint Luc soulignent : «… ils sont égaux aux Anges et, étant fils de la résurrection, ils sont fils de Dieu» (Lc 20, 36).

    Jean-Paul II, est panthéiste, il est imbibé de gnose ésotérique qui provient de sa doctrine de l’immanence, il confond la nature et la grâce, la vie humaine et la vie divine. On chercherait en vain le fondement d’une telle doctrine dans la sainte Écriture ou dans les Pères de l’Église !

    Jean Paul II fut en somme le Pape le plus sécularisé de tous les temps et sûrement pas un “brin de Saint”, ni ascète, ni mystique parce que l’amour humain lui plaisait, amant comme il était de la corporéité, arrivant jusqu’à embrasser et baiser de petites filles, des jeunes filles et des demoiselles, toujours désireux et joyeux de les voir danser devant Lui, créant souvent des scènes embarrassantes et déplorables, jusqu’à danser avec elles, comme il le fit dans son voyage en Australie où il fit même l’éloge du “Rock’n Roll”.

    Et ces scandales, ils les voulut aussi à Saint Pierre, changeant jusqu’au style des Synodes des Continents, avec des danses, des bals, des chants africains et des bruits de tam-tam, toujours avec des danseurs moitié vêtus, comme par exemple à l’ouverture du Synode Africain des Évêques. Il en alla de même pour tous les Synodes, toujours avec des scènes de danseuses et danseurs à moitié vêtus… De même durant la période où à Rome, se déroulait le “Jubilée”, dans Saint Pierre il permit de danser à des hommes de la Polynésie moitié nus.

    La “théologie du corps” de JP II fut une très ouverte compréhension sur le “sexe” qu’il confondait avec l’amour pour tous les hommes, ignorant ou n’acceptant pas leur conversion à l’unique éternelle vérité de l’Évangile, oublieux des paroles du Christ: «Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas». (Mc XIII, 31).

    Ce pape – si tant est qu’il l’était – est sacrilège !

    • PEB permalink
      13 mai 2011 00:27

      A propos des danses et des vêtements, je pense qu’il y voyait non pas de l’impudeur mais la défense d’une culture.

      Son caractère et son expérience culturelle irrendistes en Pologne ont forgé une opinion qui est que la culture européenne occidentale ne doit pas plaquer ses catégories, y compris vestimentaires, sur d’autres peuples sans leur demander leur avis. Chez les Romains, fais comme les Romains, chez les Papous… La pudeur n’est pas toujours là où on croit selon les régions du globe.

      Ce relativisme culturelle procède de l’universalisme romain (tant impérial que pétrinien). Tout est acculturable et soluble dans l’Evangile. L’expression des peuples, leurs habitudes ne doivent pas être nivelés mais au contraire ajouter leur particularisme à la gloire de Dieu.

      C’est vrai que dans l’offrande globale, on risque d’en oublier le sacrifice ultime et définitif de Notre Seigneur, sans cesse renouvelé par l’Eglise à chaque messe.

      L’homme est un être pour. Le prêtre est un homme pour comme Jésus est lEtre pour. Mais pour quoi? pour qui? et pourquoi? Là est sans doute le péril de la pensée du théologien Karol Wojtila.

  49. Pie permalink
    11 mai 2011 23:22

  50. Nono permalink
    12 mai 2011 16:25

    Chère La Question, vous dites:

    « De la sorte, pour se protéger du modernisme, nous devons résister aux autorités ecclésiastiques quand elles s’écartent de la Tradition. »

    Mais de quel droit jugez-vous vos supérieurs? De quel droit jugez-vous l’Autorité? De quel droit jugez-vous qu’il y a un écart dans la Tradition?

    Je vous renvoie donc à votre sentence:

    « De ce fait, avant que de juger la Tradition par une précipitation hâtive et une incompréhension radicale des lois canoniques… « .

    De plus, vous dites:

    « Ainsi, ne plus reconnaître le Pape élu par le Conclave, est une position luthérienne.  »

    Mais alors, c’est quoi de resister au pape, sous prétexte qu’il se trompe, mais que vous, vous savez ce qu’est la vérité? Le pape n’est-il plus infaillible?

    Et vous avez beau jeu de citer Naz. Je vous conseille de lire quelques lignes de plus, vous savez, celle où il dit:

    « Dans l’hypothèse, invraisemblable d’ailleurs, où le pape tomberait dans l’hérésie publique et formelle, IL NE SERAIT PAS PRIVÉ DE SA CHARGE PAR UN JUGEMENT DES HOMMES, MAIS PAR SON PROPRE FAIT, PUISQUE L’ADHÉSION FORMELLE À UNE HÉRÉSIE L’EXCLUERAIT DU SEIN DE L’ÉGLISE. »

    Et puisque vous aimez S. Bellarmin, cadeau:

    « La quatrième opinion est celle de Cajetan, selon laquelle le Pape manifestement hérétique n’est pas déposé ipso facto, mais peut et doit être déposé par l’Eglise. À mon avis, cette opinion ne peut se défendre. Puisqu’à prime abord, il est prouvé, avec arguments d’autorité et de raison, que l’hérétique manifeste est déposé ipso facto. L’argument d’autorité est tiré de Saint Paul (Tite, c. 3), lequel ordonne que soit évité l’hérétique après deux avertissements, c’est-à-dire après qu’il se soit manifesté obstiné, et donc avant toute excommunication ou sentence juridique (1). Et c’est ce que Saint Jérôme écrit, en ajoutant que tous les autres pécheurs sont exclus de l’Eglise par sentence d’excommunication, tandis que l’hérétique, de par son son propre mouvement, s’exile de lui-même et se sépare de lui-même du Corps du Christ (2). Maintenant, un Pape demeurant Pape ne peut être évité, alors comment donc serions-nous tenus d’éviter notre propre tête ? Comment pourrions-nous nous séparer nous-mêmes d’un membre qui nous est uni ? (…) Le principe suivant est des plus certains: le non Chrétien ne peut, en aucune façon, être Pape (…) La raison en est qu’il ne peut pas être la Tête s’il n’est pas membre ; or le non Chrétien n’est pas membre de l’Eglise, et un hérétique manifeste n’est pas Chrétien, comme l’enseignent ouvertement S. Cyprien (l.4, Ep.2), S. Athanase (Serm. Contra Arian.) S. Augustin (l. de grat. Christi, ch.20), S. Jérôme (Contra Lucif.) et d’autres.
    C’est pourquoi un hérétique manifeste ne peut pas être Pape… C’est la sentence de tous les anciens Pères. »

    Vous voyez?!?! Il n’y a que vous qui prétendez que je juge le pape ou que je souhaite le déposer.

    Mais puisque VOUS, vous refusez l’obéissance au Saouverain Pontife, vous êtes de ce fait schismatique.

    Pas d’bol. Je prierai pour vous.

    Enfin, cette perle est magnifique:

    « le sacre des évêques en 1988 par Mgr Lefebvre correspondit à une situation d’exception légitimé par le cas de nécessité devant lequel l’Eglise se trouvait placée qui rendait illégitime le refus explicite du sacre par le pape »

    Ah bon?!?! Vous, simples laïcs, savez que désobéir au pape peut être légitime, car si le pape vous interdit de sacrer un évêque, cette interdiction serait (selon quels critères? Avez-vous le droit de juger le Pape) illégitime?!?!

    On dirait que du haut de votre tribunal personnel, VOUS décidiez ce qu’il est légitime ou illégitime de faire pour un pape. Eh ben… c’est du joli.

    Maintenant, passons à votre accusation contre moi, selon laquelle je serais schismatique. Voilà ce que j’ai à vous répondre:

    « Enfin ne peuvent pas être comptés parmi les schismatiques ceux qui refusent d’obéir au Pontife Romain parce qu’ils considèrent sa personne digne de soupçon ou douteusement élue… » Wernz-Vidal, Ius Canonicum, vol. vii, n. 398.

    « Il n’y a pas de schisme si l’on…refuse l’obéissance dans la mesure où l’on…soupçonne la personne du pape ou la validité de son élection… » Abbé Szal Ignatius, Communication of Catholics with Schismatics, CUA, 1948, p.2.

    « n’est pas schismatique qui refuse la soumission au pontife pour avoir des doutes probables concernant la légitimité de son élection ou de son pouvoir… » de Lugo, Disp., De Virt. Fid. Div., disp xxv, sect iii, nn. 35-8.

    Vous commencez un peu à comprendre?

    .

  51. 13 mai 2011 10:41

    Nono

    Ah ! que la logique catholique vous échappe, et l’on constate à vous lire combien le venin du sédévacantisme a obscurci votre sens ecclésial, mais cela n’est pas une découverte chez vous, comme chez tous vos amis schismatiques si désorientés théoriquement.

    En effet, un fidèle de l’Eglise a le devoir de vérifier si l’enseignement qui lui est donné par l’autorité correspond à la doctrine de toujours. Ceci n’est pas un acte interdit, mieux même, il est recommandé par tous les docteurs, théologiens et pères dans la foi.

    C’est que nous vous avons expliqué ici :
    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/05/12/la-gnose-sexuelle-de-jean-paul-ii/#comment-17319

    Et ce devoir d’examen va en effet, jusqu’à se changer en résistance si nécessaire comme le soutient saint Thomas soulignant que si l’enseignement est mauvais le fidèle est autorisé à réprimander son supérieur :

    « Cependant, on doit observer que, si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. C’est ainsi que Paul, qui était sujet de Pierre, réprimanda celui-ci en public suite au danger imminent de scandale concernant la foi et, comme le dit St. Augustin dans son commentaire sur Gal II, 11: « Pierre donna un exemple à ses supérieurs que, si à n’importe quel moment, ils devaient sortir de la voie droite, ils devraient s’attendre à être repris par leurs sujets. » Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2.

    Même attitude pour St. Robert Bellarmin :

    « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

    Dom Guéranger quant à lui n’hésitant pas à appeler les fidèles à se défendre contre les pasteurs changés en loups, de par la seule autorité de leur baptême, et qui se gardent de tomber dans le piège d’une ligne de conduite inexacte (et l’on comprend que la soumission passive comme le schisme sont visés par cet avertissement) en attente d’un programme qui ne relève que de la Divine Providence :

    « Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord…il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4).

    Cela va donc très loin, très très loin même s’agissant du devoir de résistance auquel sont soumis les fidèles catholiques, lorsque la foi est en jeu, lorsque la doctrine est déformée, les autorités ne tenant plus leur rôle de Pasteurs authentiques du troupeau.

    L’infaillibilité, dont vous vous faites une conception mécanique et magique, ne consiste donc pas pour le Pape a être absolument dans l’impossibilité d’émettre, en tant que théologien privé, des idées discutables, voire, comme cela s’est déjà produit de nombreuses fois par le passé, de soutenir des erreurs y compris lors de déclarations couvertes par son autorité infaillible, non pas touchant à des dogmes évidemment, mais à des positions disciplinaires.

    Rien d’exceptionnel en cela.

    Et en effet, si la foi catholique est menacée, si le sacerdoce est attaqué, mis en danger de disparaître, comme cela fut le cas après Vatican II – d’ailleurs le nierez-vous ? – l’état de nécessité prévu par le Droit de l’Eglise et la vertu de prudence, permettent et même demandent à ce que soit transmis le pouvoir d’ordre car il en va du devenir de la sainte Eglise. Soulignons que Mgr Lefebvre se garda bien de donner une quelconque juridiction aux évêques sacrés par lui, dans le but d’éviter tout schisme. Fort de l’esprit du Droit canonique qui veut que l’obéissance serve au salut des âmes et non à leur perte – ni à la mort des œuvres visiblement bénies de Dieu –, Mgr Lefebvre a préféré paraître désobéissant en passant outre à une loi de discipline ecclésiastique. Ce faisant, il entendait ne pas coopérer à la destruction universelle dont il était le témoin.

    Enfin, mais là on touche à l’humour ou alors vous êtes d’une ignorance impressionnante, à moins que les sornettes sédévacantistes vous aient intoxiqué l’esprit sur ces sujets, le fameux « doute » dont parle Lugo et d’autres canonistes, qui permettrait de ne pas reconnaître un Pape élu si jamais on pouvait émettre des suspicions sur l’élection.

    Nono, savez-vous de quel doute font allusion les canonistes ?

    Apparemment non.

    Eh bien sachez que ce doute n’a strictement rien à voir avec l’éventuelle hérésie dont n’importe quel membre de l’Eglise pourrait arguer, selon sa fantaisie personnelle et subjective du moment, qu’elle frappe le Pontife (et on imagine les conséquences catastrophiques d’une telle possibilité – c’est-à-dire rien moins que l’anarchie généralisée à laquelle mène directement votre position sédévacantiste), ce doute porte sur une éventuelle simonie, c’est-à-dire une corruption du vote par achat des suffrages de certains cardinaux !

    Le droit canon évoque ce doute sur l’élection consécutive à une prévarication, à des votes invalidés par une rupture du secret, etc. – le cas soulevé par les canonistes invalidant l’élection n’a donc strictement rien à voir avec une perte de la charge pour hérésie, le soutenir relève de la plaisanterie comique.

    Ce motif d’invalidation fut énoncé par Jules II, dans sa bulle « Cum tam divino » (14 janvier 1503), et concerne principalement le crime de simonie : « 1. Absolument nulle l’élection qui serait faite par simonie – même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux. »

    Mais cette précision de Jules II : « même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux » est fondamentale pour le sujet qui nous occupe, car elle signe la ruine de votre thèse sédévacantiste.

    En effet, cette précision montre, une fois de plus, la valeur suprême, essentielle et incontestable de l’acte de reconnaissance universelle de l’Eglise lors de l’élection du Pontife.

    La doctrine de l’Église est sur ce point formelle : un élu qui sort légitimement d’un Conclave valide dont il a accepté l’élection, reconnu comme pape par l’Église Universelle par son acte doté de l’infaillibilité divine, est « vrai pape » (Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis), authentique Vicaire du Christ, récipiendaire capital et immédiat de l’infaillibilité de l’Église.

    Ne pas le reconnaître comme Pape fait tomber le coupable sous la punition exposée par Vatican I : l’anathème !

    « Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème. » Pastor Aeternus, Vatican I.

    Telle est la sentence qui frappe le sédévacantisme et de tous ceux qui se font les porte-paroles de cette position schismatique, luthérienne et anarchique : ANATHEMA SIT !

    Commencez-vous à réaliser l’extrême nocivité ténébreuse du sédévacantisme pour le Salut de votre âme ?

    Pax Vobis +

  52. Gomez permalink
    3 juillet 2013 21:49

    Comment peut on écrire de telles choses qui êtes vous donc pour avoir le droit de juger Satan se cache peut être parmis vous et non pas dans jean Paul II il a vecu 2 dictatures les nazis et les communistes alors il connaissait le prix de la liberté alors laissez le reposer en paix amen

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