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Origine de la fête de la Toussaint

1 novembre 2016

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C’est saint Pie X (+ 1914) qui fit de la Toussaint

une « fête d’obligation », c’est à dire une fête

où on est obligé d’assister à la messe.

La fête de la Toussaint ne tire pas son origine des textes bibliques, comme le font la plupart des grandes fêtes liturgiques comme Noël, Pâques, la Pentecôte. Elle a été instituée par l’Église pour répondre à différentes situations. Après les persécutions de l’Eglise des premiers siècles, on a d’abord fait une fête de tous les martyrs qui s’est étendue plus tard à tous les saints. Puis au Moyen âge, pour combattre la fête païenne des morts, on a placé à la date du 1er novembre la fête de tous les saints.

Une fête de tous les martyrs a été célébrée en Orient à partir du 4ème siècle. La date était le dimanche qui suit la Pentecôte à l’église d’Édesse, le 13 mai à Antioche. La fête du 13 mai s’est diffusée à Rome au  7ème siècle; ce fut, en 610,  à l’occasion de la transformation du temple païen du Panthéon dédié à tous les dieux en une église dédiée  à tous les martyrs, sous le nom de Sainte Marie des martyrs.

La fête celte de « Samain » Fête des morts   

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Dans le paganisme celtique,

la fête de la divinité « Samhain » marquait  le début de l’hiver.

Au 8ème siècle, les moines irlandais qui évangélisaient la Gaule se trouvèrent confrontés au paganisme celtique et à la fête païenne du « Samhain » (Samain ou Samhuin signifie en irlandais « affaiblissement » ou « fin de l’été »). Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année. C’était la date de la fête de la divinité Samhain et la fête du nouvel an qui marquait  le début de l’hiver.

« Samain » était aussi la fête des morts ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Pendant cette nuit, les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques.

La fête de la Toussaint est inséparable de la commémoration des défunts.

La première célébration s’est vécue dans la joie

la seconde est plus en lien avec les souvenirs

envers ceux que nous avons aimés.

La fête de tous les saints           

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Sur l’ordre de Louis le Pieux, 

la fête de la Toussaint fut instituée en France.

Pour résister à cette fête païenne, l’Église instaura à cette même date une fête chrétienne. Elle  demanda à Charlemagne d’instituer une fête de tous les saints le 1er novembre, substituant ainsi les saints aux esprits des morts. En 835 sur l’ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, la fête de la Toussaint, qui existait déjà à Rome, fut instituée en France.

Et, peu à peu, toutes les Églises occidentales adoptèrent cette date de la fête de la Toussaint. En 1580 le pape Sixte IV  fit de la Toussaint  une grande fête chrétienne, mais c’est seulement s. Pie X (+ 1914) qui fait de cette célébration une « fête d’obligation », c’est à dire une fête ou on est obligé d’assister à la messe.

L’Eglise est fondée sur le droit divin

10 octobre 2016

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« L’Eglise est constituée de telle manière

qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables

ses pontifes légitimes,

qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre… »

L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme, est sans conteste l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du droit divin ecclésial les fausses lumières du raisonnement privé, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en ces matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire au mépris de toutes les lois traditionnelles de l’Eglise catholique.

Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un droit lui-même fondateur : le « droit divin » par lequel Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16), ce qui explique pourquoi tout est soumis au droit divin dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, et en premier lieu  l’élection pontificale elle-même, ceci signifiant que toute expression de la foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie par le droit divin qui est la source ontologique de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave, du haut d’un imaginaire tribunal individuel, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles sans contredire coupablement le principe sacré d’autorité.

I. L’Eglise est une monarchie de droit divin

« La fonction juridique et la mission du Saint-Esprit

se complètent et s’achèvent mutuellement,

elles proviennent d’un seul et même Sauveur. »

Pie XII, Mystici Corporis, 1943.

Mgr Thomas Gousset (1792-1866) qui fut cardinal-archevêque de Reims, de pieuse mémoire, a su rappeler en son temps les principes fondateurs du droit divin : «La religion chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381 : ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » [1]

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« La visibilité et la perpétuité sont donc,

comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. »

– Mgr Thomas Gousset –

Mais de quelle forme de gouvernement Jésus a-t-il souhaité pour son Eglise ? La réponse tout fidèle catholique devrait la connaître : le Christ, dans sa sagesse, en confiant à Pierre l’autorité (Matthieu XVI, 17-19), a institué une monarchie absolue comme forme de gouvernement de son Eglise, et cette monarchie établie par Jésus-Christ, nul ne peut la contester ou s’y opposer sous aucun prétexte, c’est une loi sacrée instituée divinement. C’est ce que rappellera le cardinal Cajetan (1469-1534), héritier d’une longue tradition de théoriciens du « droit divin », face à Martin Luther (1483-1546) qui, méprisant la tradition établie par le Christ, voulut s’écarter de Rome en allant jusqu’au schisme.

L’Abbé Boulanger l’exprime ainsi : « Jésus-Christ a fondé une Église monarchique en conférant à saint Pierre une primauté de juridiction sur toute l’Église. Jésus-Christ avait constitué à la tête de son Église un chef suprême, saint Pierre, que l’Évêque de Rome, c’est-à-dire le Pape, était le successeur de saint Pierre dans la primauté et que, de ce fait, il avait la plénitude des pouvoirs conférés par Jésus -Christ à son Église. » [2]

De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Eglise ?

La réponse est évidente :

« Pierre, et tous ses successeurs représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses successeurs président l’Eglise universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Eglise, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Eglise ne serait pas le seul royaume visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde. » [3]

II. Le droit divin est la source de tout pouvoir dans l’Eglise

 Ceci exposé, comment s’établit la source de la légitimité juridique au sein de l’Eglise, permettant de légiférer, décider, ordonner et gouverner ?

 De nouveau Mgr Gousset nous l’explique : « La puissance spirituelle du pape vient de Jésus-Christ ; c’est l’Esprit-Saint qui a établi le pape pour gouverner l’Eglise de Dieu. Or, c’est un dogme catholique que le pape, une fois légitimement élu, reçoit immédiatement de Jésus-Christ, avec le titre de successeur de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux, avec le plein pouvoir de paître les agneaux et les brebis, de régir et de gouverner, non une partie de l’Eglise ou une Eglise particulière, mais toutes les Eglises ou l’Eglise universelle. […] L’Eglise, dont le pape est le chef, est une vraie monarchie. Gerson n’hésite point à déclarer hérétique et schismatique quiconque nierait que le pape a été institué de Dieu surnaturellement et immédiatement, et qu’il possède une primauté monarchique et royale dans la hiérarchie ecclésiastique. Il enseigne que l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ sur un seul monarque suprême ; que la puissance ecclésiastique dans sa plénitude est formellement et subjectivement dans le seul pontife romain, et qu’elle a été donnée surnaturellement par Jésus-Christ à Pierre comme vicaire et au souverain monarque, pour lui et pour ses successeurs, jusqu’à la fin des siècles (De potestate ecclesiastica, consid. X.). » [4]

 De son côté Cajetan écrit :

« Pour comprendre la nature du régime de l’Eglise, il n’y a qu’à regarder ses commencements. Elle n’a point débuté par quelques individus ni par une communauté quelconque. Elle s’est groupée autour de Jésus-Christ, son chef, sa tête, de même nature qu’elle, d’où lui venaient la vie, la perfection, la puissance. Ce n’est pas vous, dit-il, qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. Dès la naissance de l’Église, son régime apparaît donc nettement. L’autorité ne réside point dans la communauté, on ne la voit point se transporter, comme dans l’ordre civil, de la communauté jusqu’à un ou jusqu’à plusieurs chefs. Par nature et primordialement, elle réside dans un seul prince reconnaissable. Comme ce prince est le Seigneur Jésus, qui hier, aujourd’hui et dans tous les siècles doit vivre et régner, il résulte qu’en droit naturel c’était à lui, et pas à la communauté ecclésiastique, qu’il appartiendrait au moment de l’Ascension de se choisir un vicaire, dont le rôle serait non pas de représenter la communauté ecclésiastique née pour obéir, non pour commander, mais de représenter un prince dominateur par nature de la communauté ecclésiastique. Voilà donc ce qu’a daigné faire notre Sauveur lui-même lorsque, après être ressuscité, avant de s’en retourner dans les cieux, il élut, comme le marque saint Jean, l’unique apôtre Pierre pour son vicaire. Et de même qu’en droit naturel le prince de l’Église ne tient pas son autorité de l’Église; pas davantage son vicaire, qui relève de lui, non de l’Église. » (Apologia de comparata auctoritate papce et concil11, cap. I, n 450- 452).

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« Le gouvernement de l’Eglise est monarchique

en vertu même de sa constitution, qui est divine… »

Conclusion

 Quelle est la conséquence d’une telle origine surnaturelle de l’Eglise ?

Tout simplement que l’Eglise, fondée sur le « droit divin », obéit à des principes monarchiques lui conférant un caractère invariable, permanent, intangible et constant : « Il faut donc reconnaître que l’Eglise est, de droit divin, une vraie monarchie ; que le pape en est le chef suprême et le souverain, duquel découle tout pouvoir spirituel. (…) Le gouvernement de l’Eglise étant, comme l’Eglise elle-même, essentiellement un, perpétuel, invariable, est nécessairement toujours le même, c’est-à-dire toujours et nécessairement monarchique ; car il est monarchique en vertu même de sa constitution, qui est divine…Il est aujourd’hui ce qu’il était hier, et sera, jusqu’à la consommation des siècles, et ce qu’il a toujours été depuis le commencement, depuis le jour où Jésus-Christ a fait de saint Pierre le fondement de son Eglise, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront point, en même temps qu’il lui a confié les clefs du royaume des cieux, c’est-à-dire, le gouvernement de son Eglise. L’autorité vivante et infaillible ne se trouve que dans cette Eglise que Jésus-Christ a établie sur Pierre, le chef, le prince et le pasteur de toute l’Eglise. » [5]

Ceci implique nécessairement une vérité essentielle :

« L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre, étant héritiers de la même doctrine, de la même dignité, du même rang et de la même puissance.  Où est Pierre, là est l’Eglise. Pierre parle par la bouche du pontife romain ; il vit toujours dans ses successeurs. C’est dans la chaire du bienheureux Pierre que Jésus-Christ a placé l’indestructible fondement de son Eglise. » [6]

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Lire :

L’Eglise et la doctrine catholique du droit divin

Notes.

1. Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, t. I, Jacques Lecoffre, 1866, pp. 495-496.

2. Abbé A. BOULENGER, Manuel d’Apologétique : Introduction à la doctrine catholique, éd. Emmanuel Vitte, Paris Lyon, 1937.

3. Abbé Barbier, Les trésors de Cornelius a Lapide, commentaires sur l’Ecriture Sainte, Julien, Lanier, 1836, vol. I, p. 693 ; 695.

4. Cardinal Gousset, op. cit., pp. 594-595.

5. Ibid., pp. 723-724.

6. Ibid.

Consécration à Saint Michel Archange

29 septembre 2016

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Dans la continuité de nos appels réitérés à la pénitence et sanctification des âmes, alors que nous vivons au sein de la triste logique d’une société dégénérée, impie, athée et apostate encourageant à des attitudes absolument injurieuses et blasphématoires envers Dieu et la religion, société qui laisse se  produire des actes sacrilèges horriblement scandaleux -, nous proposons, en forme de purification et de sanctification, une prière de consécration personnelle pour tous ceux – et nous n’oublions-pas les égarés qui se laissent séduire par les illusions de ce monde ténébreux et les thèmes occultistes en ses diverses tendances, mais, s’apercevant de leur erreur, voudraient s’en libérer – qui souhaiteraient se placer, alors que certains louent Satan et prétendent célébrer son triomphe, sous la garde du Prince de la Milice du Ciel, afin de se défendre du démon et sanctifier leur âme.

CONSÉCRATION PERSONNELLE

À SAINT MICHEL ARCHANGE

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Mettez-vous intérieurement en présence de Dieu, agenouillez-vous, faites un signe de croix, et répétez lentement et à haute voix la prière suivante qui vous consacrera et placera sous la sainte protection de l’Archange Saint Michel :

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« O grand Prince du Ciel, gardien très fidèle de l’Eglise, saint Michel archange, moi, N…. ..quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l’excellence de vos admirables prières et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien ; et en présence de tous les Anges du ciel que je prends à témoins de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd’hui pour mon protecteur et mon avocat particulier, et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n’offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles, ni en pensées. Défendez-moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté, et, à l’heure de la mort, donnez la paix à mon âme et introduisez-la dans l’éternelle patrie. Ainsi soit-il +. » 

Saint Michel Archange priez pour nous et pour l’Église  ! Saint Michel, premier défenseur de la Royauté du Christ, priez pour nous !

+ Ad Majorem Dei Gloriam +

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Lire :

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Le Hellfest sous l’influence de Satan !

Le voile chrétien ou islamique mérite le respect !

10 septembre 2016

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« Elle se couvrit d’un voile et s’enveloppa, et elle s’assit à l’entrée d’Enaïm,

sur le chemin de Thimna; car elle voyait que Schéla était devenu grand,

et qu’elle ne lui était point donnée pour femme. »

Genèse XXXVII, 14 

La Bienheureuse Vierge Marie, mère de Jésus, portait un voile, qu’on n’a jamais dit « islamiste ». Les vierges de l’Eglise primitive étaient donc voilées, Tertullien écrivant : « Une jeune fille sans voile n’est plus vierge ».

Dès lors, toutes les religieuses catholiques (et orthodoxes) ont perpétué cette tradition, longtemps imitées par les infirmières des hôpitaux.

L’une des significations du voile nous est fournie par le latin qui fait dériver d’une même racine le « nuage » (nubes) et le fait de se marier (nubere). De même que le nuage voile le soleil, le voile nuptial couvre la demoiselle nubile qui se marie. Le voile des communiantes représente la noce mystique de la jeune catholique à son Seigneur.

« La femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance,

(c’est-à-dire un voile) à cause des anges. »

(Epître de saint Paul aux Corinthiens, 11 : 10)

Voici quelques années, les femmes avaient la tête couverte dans les églises et elles portaient encore une mantille, que l’on retrouve obligatoire lors des audiences pontificales. Dans la langue « douala », on a même traduit le mot « religion » par « petit fichu » (ebassi) parce que les missionnaires demandaient aux femmes de mettre dans les lieux de culte un foulard qui n’était évidemment pas « islamiste ».

Quant au Coran, il prescrit aux femmes de « rabattre leur voile sur leur poitrine » (sourate 24, 31) même si ce n’est pas une obligation absolue pour les femmes âgées (24, 60). Cette pratique est, pour elles, le meilleur moyen d’avoir une conduite irréprochable sans être importunées par les hommes (sourate33, 59). Il n’y a, à cela, rien de choquant, bien au contraire !

Que la civilisation qui fut « chrétienne », ayant perdu son rapport aux lois religieuses, soit la victime de ses propres erreurs, et que les gouvernements dont les peuples se sont dotés depuis des décennies, aient honteusement travaillé à ce que puisse s’effectuer une modification radicale de la substance ethniqueculturelle et religieuse de nos nations, nous imposant une cohabitation forcée avec des populations issues principalement de l’islam, ne doit pas pour autant nous faire oublier que c’est précisément par rejet de la religion et de ses lois, ceci dès la Révolution Française – ce que la République n’a eu de cesse de poursuivre dans son oeuvre destructrice et son combat antichrétien forcené et furieux -, que nous en sommes arrivés à la situation catastrophique que nous connaissons.

Ainsi donc, ne confondons pas les causes avec les effets, refusons les orientations d’une laïcité intégriste promulguées par un Etat dépourvu de tout sens religieux et sacré, et soutenons le juste combat des principes religieux toutes confessions confondues, en particulier les principes prescrits par les trois religions monothéistes (chrétiens, juifs, musulmans), au sein d’un monde désorienté, vidé de toute dimension spirituelle, et ne nous laissons pas abusés par les fausses solutions proposées au nom de la « laïcité » républicaine qui iront demain jusqu’à interdire toute forme d’expression d’une appartenance religieuse dans l’espace public, pour nous protéger du péril  que représente l’expansion en Europe de l’islam, alors que c’est justement à cause de cette tristement célèbre « laïcité républicaine », que l’on a encouragé les vagues migratoires et favorisé l’implantation massive des ressortissants des pays musulmans en terre chrétienne, aboutissant à la destruction des fondements de notre civilisation !

Lire :

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Le voile est un signe religieux de piété chrétienne !

 

La Reconquista pour la chrétienté !

5 septembre 2016

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Saint Vincent Ferrier, décédé en 1419, fut canonisé en 1455,
il engagea en Espagne les chrétiens à la ferveur,
prêcha la conversion et encouragea le baptême des Juifs et musulmans.

Le combat sous le signe de la Croix !

L’été 2016 fut riche en événements dans lesquels l‘islam, tant comme idéologie politico-religieuse que projet civilisationnel ou modèle social, a été à l’ordre du jour, puisque des attentats barbares perpétrés au nom de cette religion (France : Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray), (AllemagneWürzburg, Reutlingen, Ansbach et Munich), jusqu’à la dérisoire affaire du « burkini » (sic), l’opinion aura été quotidiennement confrontée à une actualité nourrie des actes et comportements de mahométans se fondant, pour se doter d’une légitimité supposée ou réelle, sur le « Coran » et les « Hadîts » (recueils constitués des traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et de ses disciples, devenus les principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans).

Aux réactions d’indignations et d’épouvantes face à une telle sauvagerie – réactions légitimes au demeurant -, ont succédé, comme il fallait s’y attendre, les discours des professionnels de la politique qui, par-delà quelques nuances minimes, se résument à cette antienne archi-usée : évitons les « amalgames » (sic), l’islam est une religion pacifique, et les musulmans qui vivent en Europe ont vocation à s’intégrer à la société occidentale en respectant les valeurs de la République.

I. La tartuferie ridicule du discours politique Républicain

Les aveugles et ignorants qui nous gouvernent ont, toutes tendances de l’échiquier républicain confondues, laissé se produire, voire le plus souvent soutenus et encouragés par le biais des associations communautaires (MRAP, LICRA, SOS Racisme, Ligue des droits de l’homme, etc.), favorisé, applaudi et aidé, un phénomène massif d’immigration depuis plus de 40 ans, en permettant, par vagues successives et par l’effet d’une forte natalité des populations halogènes – que les lois françaises, du point de vue financier en raison des prestations et aides sociales conséquentes qui avaient été décidées à l’origine afin d’aider au repeuplement de la France, par les français, après la guerre, contribuèrent à rendre plus encore significative cette « explosion » démographique -, à ce que s’installent en Europe des millions de ressortissants des pays de culture musulmane.

La classe politique se réveille donc aujourd’hui brutalement, en se rendant compte que l’islam, qui n’est pas une soi-disant religion de « paix » et « d’amour«  (sic) mais une hérésie antichrétienne porteuse, en ses gênes théologiques les plus profonds et intrinsèques, d’un projet de conversion des « incroyants » et de soumission des « mécréants« , le tout doublé d’un projet concret de conquête territoriales, par la ruse (« taqîya« ) ou la guerre « sainte » (« djihad« ), n’est pas une religion comme les autres qui pourrait se « fondre » et se dissoudre pacifiquement et de façon irénique dans le paysage de la société contemporaine.

Ainsi, la tartuferie des dirigeants politiques, dont la responsabilité est absolument écrasante vis-à-vis de la situation d’implantation des populations musulmanes en Occident que subissent, et vont subir durablement pour une longue période les peuples européens car il s’agit d’une présence qui s’élève désormais à plusieurs dizaines de millions, est à ce point grotesque, qu’elle prétend que l‘islam a toute sa place parmi nous, mais à la condition qu’il soit invisible !

On veut bien des musulmans soutiennent les responsables politiques, ils peuvent continuer à s’implanter et s’installer en France, mais que ceux-ci, au nom de la laïcité, ne portent sur eux, comme vêtements, aucun signe ostensible de leur appartenance religieuse, et s’il le faut, sous la pression de l’affaire symbolique de ce récent costume de bain qui vient de faire son apparition, dit « burkini« , qu’arborent certaines jeunes musulmanes leur donnant une « visibilité » et une « identité religieuse » plus que démonstrative face aux impudiques tenues des européennes – (on ne pourra toutefois éviter d’être étonné et  très surpris, sauf à considérer qu’il s’agit là d’une « provocation« , d’ailleurs ressentie comme telle, notamment au lendemain des actes terroristes, et d’une volonté d’imposer une « visibilité religieuse », qu’au lieu d’éviter ces endroits où dominent le vice et l’impudeur, de pieuses musulmanes décident de se baigner sur des plages où s’exposent sans honte aucune, hommes et femmes mêlés, des centaines de corps dénudés en des lieux de turpitude qui sont de ce fait interdits (« haram« ) et hautement « impurs » ?) -, on sanctionnera dans le même mouvement pour faire mesure égale, le port des croix et des kippas !

Tout ceci, il convient d’y insister, relève du délire de l’idéologie républicaine, et nous ne cessons de dire et d’affirmer depuis longtemps contre cette tendance intégriste maçonnique et laïque, que les membres des communautés religieuses, non seulement doivent, mais ont le devoir de porter les habillements qu’ils souhaitent selon les codes et prescriptions vestimentaires de leurs textes sacrés. C’est pourquoi, si on ne voulait pas des musulmans, de leur croyance, de leurs habits, de leurs coutumes et de leur mode de vie, il ne fallait pas les faire venir chez nous, il convenait d’y penser avant ou de réagir pendant qu’il était encore temps, mais à présent qu’ils se sont fortement implantés dans quasiment toutes nos villes : certes les croix et les kippas,  portées ostensiblement depuis des siècles en nos pays de vieille chrétienté, ne doivent pas être interdites, mais également le  voile islamique, qui mérite lui aussi le respect !

II. Une situation contemporaine tragique

On comprend en conséquence que l’idéologie républicaine prisonnière de ses contradictions, montrant ses limites et qui nous a conduit droit à la catastrophe en tous domaines, il est devenu nécessaire de prendre très au sérieux les thèses, analyses et positions contre-révolutionnaires, seules capables d’opérer une transformation radicale et salvatrice de la situation, ceci avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, la société européenne est de toutes parts attaquée et menacée en ses fondements substantiels, de sorte que si rien ne vient rapidement mettre un  terme à cette fatale décomposition, il est certain que demain tout ce qui fit la grandeur séculaire de notre civilisation sera définitivement perdu.

Si nous sommes convaincus que l’avenir ne sera en définitive que ce que Dieu voudra qu’il soit, ou ce qu’il fera être par l’action de sa Providence, une conviction nous semble pourtant certaine : plus rien ne sert de s’épuiser dans des formules politiques ou idéologiques qui n’intègrent pas le religieux et le spirituel dans leurs courtes vues, car contre les spectres d’un monde livré aux puissances de la mort, le combat ne peu se gagner sans mettre en œuvre un authentique projet spirituel et religieux, à l’image de la Reconquista telle qu’elle advint dans l’Espagne des Rois catholiques !

260px-Steuben_-_Bataille_de_PoitiersLa négation de notre identité chrétienne par la République, dont le dogme de la laïcité fonctionne comme un puissant et efficace outil de destruction depuis 1789, produit devant nos yeux une formidable transformation de la nature même de la société, aujourd’hui devenue la proie d’un mouvement de transplantation massive de la part de populations majoritairement musulmanes, issues d’Afrique ou du Maghreb, aboutissant, effectivement, à un processus de « grand remplacement« , faisant, comme le dit Jean Raspail, que : « face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire), et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées (…) la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. » [1]

Or, il est aisé de constater que toutes les solutions préconisées par les partis de l’arc républicain, solutions s’appuyant sur les recettes de l’intégration, sont vides de sens car elles ne feront qu’empirer le terrible fléau destructeur de l’identité nationale et européenne. En ce sens, souhaiter l’intégration des millions de ressortissants étrangers dans un pays fortement déchristianisé, c’est à coup sûr mettre à mort définitivement les chances de restauration de la chrétienté.

Dès lors que faut-il faire ?

III. La religion

Si l’on se penche sur l’Histoire, on constate qu’une semblable situation, avec évidemment des paramètres quelques peu différents en raison de la distance des siècles, fut celle de l’Espagne après l’invasion musulmane en 711 et la bataille de Guadalete, où presque toute la péninsule ibérique tomba sous la domination maure en moins de cinq ans. Ce fut un temps de domination musulmane où le Coran et ses principes s’imposèrent en terre chrétienne, transformant profondément les codes sociaux, la culture et les mœurs.

 

Ce fut un temps de domination musulmane

où pendant 700 ans

 le Coran et ses principes s’imposèrent en terre chrétienne.

Mais il faut observer que pendant cette période, l’appartenance religieuse va permettre de conserver au maximum, même si quelques cas firent l’objet de rares exceptions, chacun dans les limites étroites et solides de son cadre confessionnel, faisant que l’on assista, pourtant sur un temps assez long qui s’étend sur plusieurs siècles, à très peu de « mélange ethnique » – désigné aujourd’hui sous le nom choisi par l’idéologie mondiale noachite, pour éviter de parler de brassage racial, de « métissage » – et moins encore de passages d’une religion à une autre. Les historiens sont d’ailleurs unanimes à reconnaître que la séparation en communautés de la société espagnole par les Arabes, du fait d’un système ségrégationniste (la dhimma), puis son application réciproque par les royaumes chrétiens pendant la Reconquista ne permirent jamais un métissage total entre chrétiens, musulmans et juifs.

Cette préservation de l’identité des peuples, par la religion, aura donc des résultats très positifs puisque l’Espagne va parvenir à se libérer du joug islamique.

IV. La Reconquista : modèle politique et religieux !

La Reconquista

fut assimilée à une croisade générale de la chrétienté !

Capitulation_de_Grenade-49c88En effet, la Reconquête commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo). Cependant, il faudra attendre plusieurs siècles pour que les chrétiens, puissamment divisés, se livrant à des querelles permanentes, envisagent leurs conquêtes comme un effort commun pour restaurer le Royaume. Et ce n’est que le 2 janvier 1492, soit sept siècles plus tard, quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois catholiques » (Los Reyes Catolicos), chassent le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, que s’achèvera l’unification de l’Espagne — excepté la Navarre, incorporée en 1512.

Il faut, pour comprendre la victoire chrétienne, être attentif au fait que la lutte contre les musulmans fut assimilée à une croisade générale de la chrétienté. Des pèlerinages nombreux furent organisés [2], des ordres militaires comme ceux de saint Jacques, de Calatrava, d’Alcántara ou d’Aviz et même les Templiers furent fondés dans ce but, les papes appelant en plusieurs occasions les chevaliers européens à la croisade dans la péninsule. Ainsi, la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) vit la victoire d’une coalition d’Aragonais, de Français, de Navarrais, de Léonais, de Portugais, et des Castillans, ces derniers dirigeant les opérations sous les ordres de leur roi, Alphonse VIII.

3458794293_e249bb47bd_oAinsi, s’inscrivant dans cette entreprise de reconquête spirituelle, religieuse et territoriale, dans les années où il prêche en Espagne, saint Vincent Ferrier ( + 1419), demande la séparation complète des Juifs et des chrétiens, et fut à l’ instigation de la création des « juderias », exigeant que tous contacts entre chrétiens et Juifs soient évités. Il plaide pour l’isolement complet des Juifs, et veut qu’on les force à porter la rouelle comme l’ont ordonné les rois de Castille, qu’on les contienne dans des quartiers réservés, et qu’on ne leur permette pas de faire du commerce le dimanche. Il défend également aux chrétiens, de sorte de revenir à un ordre social fondé sur les valeurs de la catholicité, d’avoir des familiers et des médecins juifs, de leur acheter des vivres, d’être à leur service comme nourrices, et de manger avec eux : « S’ils vous envoient du pain, leur dit-il, jetez-le aux chiens…»

C’est surtout en prêchant que saint Vincent Ferrier enseigna la chrétienté et évangélisa l’Espagne, alors sous la terrible domination des45vincent4 sectateurs de Mahomet, « semblable à un ange volant au milieu du ciel ». La bulle de canonisation emploie d’ailleurs cette expression imagée, qui symbolise fort bien comment il se dévoua sans relâche à l’apostolat de la parole. L’iconographie s’est emparée de cette image, et a représenté saint Vincent Ferrier des ailes à l’épaule et une trompette aux lèvres. Ce dernier détail parce que notre apôtre se serait cru l’ange apocalyptique annonçant la fin du monde. Il est vrai qu’il l’a affirmé en quelques occasions et qu’en ces circonstances que traversait un pays sous l’autorité des hérésiarques musulmans, il a cru la parousie imminente. Quoiqu’il en soit, saint Vincent Ferrier joua un rôle considérable dans la société espagnole soumise au joug de l’islam au XVe siècle, pendant les vingt dernières années de sa vie ; il prêchait tous les jours deux ou trois heures, parfois plus. Toute circonstance lui était bonne, tout auditoire lui convenait. Il prêchait à la ville, il prêchait à la campagne, dans les églises, plus souvent encore sur les places publiques, car on venait de loin pour l’entendre : les artisans quittaient leur atelier, les laboureurs leurs champs, les magistrats le palais, les officiers publics leur étude, maîtres et élèves les écoles, les Universités. Le peuple affluait sur la place par milliers, attendant durant des heures, parfois toute la nuit, l’arrivée du grand prédicateur : « Telle était son éloquence, qu’elle ébranlait les pierres mêmes, par violence sans doute, mais aussi par persuasion ». Par ses prêches, il conduira des milliers de Juifs et musulmans, convaincus qu’ils se devaient d’abjurer les erreurs de leurs religions mensongères, et recevoir publiquement le baptême.

V. L’Inquisition au service de l’Eglise

Dès 1492 et la chute de Grenade, sont promulguées les décrets dits de la limpieza de sangre (pureté du sang), car en mettant fin à 700 ans de domination islamique en Espagne, Ferdinand et Isabelle signent le décret d’Alhambra, exigeant que tous les musulmans et les juifs doivent se convertir au christianisme ou être expulsés de l’Espagne.

Les prêches de saint Vincent Ferrier,

conduiront des milliers de Juifs et de musulmans 

à recevoir le baptême. 

 De la sorte, imposant la foi catholique à l’ensemble du royaume, les rois catholiques prononcent l’expulsion des juifs non convertis d’Espagne, provoquant un nouvel exil. Les musulmans non convertis seront expulsés dix ans plus tard, en 1502. Ne restent alors en Espagne que de nouveaux convertis appelés les Morisques. Ceux-ci seront définitivement expulsés, un siècle plus tard, en 1609. [3]

L’Inquisition est, de sa nature, bonne, douce et conservatrice.

  Juan Martinez Siliceo, nommé cardinal par Paul IV en 1555, introduit les fameux « estatutos de limpieza de sangre » à la cathédrale de Tolède en 1547, faisant que, désormais, tout prétendant à une charge ecclésiastique devait dès lors prouver la pureté de son ascendance : chapitres cathédraux, ordres religieux militaires, Inquisition, couvents et monastères, puis ensuite les universités, confréries, métiers d’artisans, corps de ville, et enfin les Jésuites eux-mêmes exigeront des statuts de pureté de sang.

Pour faire appliquer ces lois l’Inquisition, tribunal religieux au service de la monarchie, joua un rôle majeur qui obtiendra de remarquables résultats. Ainsi, en 1499, les habitants de Grenade, après un temps d’enseignement, seront rassemblés sur la place publique, purifiés d’eau bénite et baptisés.

VI. Doctrine contre-révolutionnaire : la théocratie pontificale

  Ceci explique pourquoi Joseph de Maistre (1753-1821) s’exprima de la sorte sur l’Inquisition :

« Le Judaïsme avait jeté de si profondes racines en Europe, qu’il menaçait de suffoquer entièrement la plante nationale. (…) Le Mahométisme augmentait prodigieusement le danger ; l’arbre avait été renversé en Espagne, mais les racines vivaient. Il s’agissait de savoir s’il y aurait encore une nation espagnole ; si le Judaïsme et l’Islamisme se partageraient ces riches provinces ; si la superstition, le despotisme et la barbarie remporteraient encore cette épouvantable victoire sur le genre humain. » [4]

Il est donc démontré que l’Inquisition fut créée pour mettre fin au chaos, pour rétablir la paix et la sérénité, c’est pourquoi nous dit Maistre :

« L’Inquisition est, de sa nature, bonne, douce et conservatrice : c’est le caractère universel et ineffaçable de toute institution ecclésiastique, vous le voyez à Rome et vous le verrez partout où l’Eglise commandera. » [5]

Si beaucoup de musulmans ou de juifs continuèrent de pratiquer leur foi en secret (faux convertis et marranes, expulsés un siècle plus tard, en 1609 à l’initiative du duc de Lerma, expulsions successives qui vont parachever l’unité religieuse de la péninsule), les vastes territoires attribués aux ordres militaires et religieux et à la noblesse, seront à l’origine d’un développement économique et spirituel remarquable contribuant au rayonnement de l’Espagne dans les arts, la littérature et la religion, et jusqu’aux conquêtes militaires et géographiques, puisqu’à Grenade, Isabelle la catholique reçut Christophe Colomb et soutint son projet de rejoindre l’Asie des épices en traversant l’océan Atlantique.

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Innocent III fut un ardent soutien de la Reconquista

Tout ceci se fit avec l’appui inflexible et permanent de Rome, car les papes ne cessèrent d’encourager les Rois catholiques en leur conférant une incontestable légitimité. En 878 déjà, le pape Jean VIII avait offert l’absolution et la perspective de la vie éternelle aux chevaliers qui prendraient part à la lutte contre les musulmans infidèles. Innocent II et Grégoire VII lancèrent eux aussi des appels dans ce but avec succès, et Innocent III, se fit quant à lui, l’avocat direct et fervent de la Reconquista.

Il en va de même de nos jours, où :

 « le Pape est le seul qui possède encore, du moins potentiellement, l’autorité nécessaire capable de restaurer, dans une Europe livrée au chaos et au venin révolutionnaire, l’unité du Saint Empire. » [6]

Conclusion

C’est pourquoi, alors que l’Europe a été submergée en plusieurs décennies depuis la seconde moitié du XXe siècle, de par l’inaction, la lâcheté, la trahison, mais aussi et surtout, par la volonté politique criminelle de responsables gouvernementaux convertis et vendus à l’idéologie mondialisée, par d’immenses vagues migratoires, qui ont vu s’installer par millions dans toutes les grandes métropoles de notre continent, et à leurs périphéries, des populations majoritairement issues de culture musulmane, la seule solution envisageable est celle d’une « Reconquête » fondée sur les valeurs religieuses chrétiennes à l’image de ce qui se fit en Espagne au XVe siècle.

Tout autre projet, s’inscrivant dans le cadre des conceptions institutionnelles républicaines et démocratiques, défendant la « laïcité » et, en parallèle, « l’intégration » des ressortissants étrangers, est une voie à l’évidence mortifère pour le devenir des Nation européennes, ceci en raison de la terrible menace démographique qui, tôt ou tard, si rien n’est fait et que nul ne réagit, aura anéantie la civilisation chrétienne de par la force d’un processus – comme le désigne fort justement Jean Raspail -, de « métamorphose génétique« , qui a été imposé à l’Occident.

Pour que l’Europe ne disparaisse pas, il est temps, sous les étendards frappés de la « Sainte Croix de la Miséricorde », d’engager la Reconquête des Nations chrétiennes et de restaurer le Saint Empire !

Lire :

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE

La théocratie pontificale selon Joseph de Maistre

Notes

1. J. Raspail, La Patrie trahie par la République, Le Figaro n° 18619,  jeudi 17 juin 2004.

2. Les chrétiens de langue castillane firent de saint Jacques le Majeur le saint patron de la Reconquista — il demeure aujourd’hui le saint patron de l’Espagne — sous le qualificatif de Santiago Matamoros (saint Jacques le Tueur-de-Maures). Les Catalans développèrent plutôt le culte de saint Georges (Sant Jordi), autre saint guerrier, encore patron de la Catalogne.

3. Pas moins de 160.000 juifs quittent précipitamment la péninsule et iront en Afrique du nord auprès du sultan ottoman (dans leur pays d’accueil, ils se feront connaître sous le nom de Sépharades, du nom donné à l’Espagne en hébreu).

4. J. de Maistre, Lettres à un gentilhomme russe sur l’Inquisition espagnole, Première lettre, 1815. 

5. Ibid. L’Inquisition ne s’occupait pas uniquement des procès de foi. À compter de la fin du XVe siècle, certains ordres et chapitres religieux puis des colegios mayores, des organisations professionnelles, des confréries commencèrent à exiger des candidats à l’entrée des statuts de pureté de sang. Gardienne de la mémoire dans ses archives, l’Inquisition devint, au cours des années, l’une des principales institutions du royaume destinée à authentifier la généalogie sin mácula des prétendants à certaines formations, fonctions ou distinctions honorifiques. Au XVIIe siècle, cette activité occupait même une place croissante au sein des tribunaux devenus de véritables officines de délivrance des certificats de limpieza de sangre.

6. Le Traité « Du Pape » de Joseph de Maiste consigne cette inattendue mais cohérente dévolution : « L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire, ne demeure que le Sacerdoce Suprême pour se voir dévolu l’archétype éternel du Saint Empire. »

ProVaticanus

6 juillet 2016

Pendant la période estivale, comme les années précédentes, La Question se met en mode restreint et ferme ses commentaires tout en laissant l’ensemble des articles publiés en libre accès, de façon à pouvoir s’y reporter, notamment ceux touchant aux grands problèmes que nous avons abordés lors des mois écoulés : le sédévacantisme, l’art modernela culture européennele satanismela musique sacrilège, l’antijudaïsmele modernismele dialogue interreligieuxla franc-maçonnerie, l’athéismele laïcisme et enfin – sans oublier les clarifications fondamentales à propos de l’islam, de l’Inquisition, et des Croisades – le grand projet de Reconquista pour la chrétienté !

Christus Vincit ! Christus Regnat ! Christus Imperat ! 

BONNES ET SAINTES VACANCES A TOUS !

 

Seul importe aujourd’hui, dans un mode en ruine livré au chaos,

le rayonnement de l’Eglise et le triomphe de la Croix !

Le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire,

il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême !

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème.»(Pastor Aeternus, Vatican I).

L’ABSENCE DE PAPE EST IMPOSSIBLE !

« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église. […] Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. C’est pourquoi ceux qui affirment qu’il est permis d’en appeler des jugements du Pontife romain au concile œcuménique comme à une autorité supérieure à ce Pontife, s’écartent du chemin de la vérité.» (Pastor Aeternus, 1870).

La Papauté de droit divin

LA THEOCRATIE PONTIFICALE !

12 juin 2016

« Sans la monarchie romaine, il n’y a plus d’Église. »

    (Du Pape, Joseph de Maistre, 1819).

Nos positions, que nous avons exposées dans un texte intitulé : « La politique religieuse de la Question« , ont pu susciter des interrogations chez beaucoup, en particulier s’agissant de notre adhésion à la vision politique de Joseph de Maistre (1753-1821) concernant la réédification de l’Empire. Nous nous sommes déjà exprimés sur ce point (Le rétablissement du Saint Empire), étude précieuse sur le plan des idées politiques : « LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE« .

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« L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire,

ne demeure que le « Sacerdoce Suprême »

pour se voir dévolu l’archétype éternel

du Saint Empire et le restaurer. »

(Joseph de Maistre, Du Pape, 1819).

Certes les ouvrages de Joseph de Maistre, qu’il est important de lire et relire, pouvaient déjà contribuer à la compréhension des thèses contre-révolutionnaires sur la Papauté, et son rôle déterminant du point de vue de la réédification de la chrétienté.

Mais il est évident que manquait une analyse capable de présenter, de manière détaillée, en quoi consiste la théocratie pontificale que nous appelons de tous nos voeux, seule solution à la tragique et catastrophique situation actuelle face à laquelle plus aucune nation européenne – et c’est un point sur lequel il importe d’insister avec force notamment au sein du camp national français souvent inspiré par les erreurs de Charles Maurras (1868-1952), qui se berce encore de nombreuses illusions  -, n’est en mesure de fournir une réponse et n’est apte à réédifier le tissu organique politique et spirituel de l’Europe.

Le camp national français, inspiré par les erreurs de Charles Maurras,

se berce encore de nombreuses illusions !

Que chacun se penche donc avec attention sur ces lignes publiées sur notre blog doctrinal, de sorte que soit enfin compris le Principe de la suprématie absolue de « l’autorité spirituelle » sur « l’autorité temporelle », que Maistre expliqua en 1814 dans sa Préface à l’Essai sur le principe générateur des constitutions politiques, et que Pie IX rappela dans le Syllabus en 1864.

Ce  Principe n’est pas de nature uniquement « politique », car il est établi sur une évidence sacrée d’ordre métaphysique, il est placé sous la dépendance d’une perspective étroitement et rigoureusement transcendante et religieuse, d’où l’idée maistrienne caractéristique de l’analyse contre-révolutionnaire, qu’après la Révolution il ne peut plus y avoir de politique aujourd’hui en Europe que religieuse et continentale.

Triregnum

« le Pape est le seul garant, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel. Entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur du Saint Empire. »

En conséquence, la perspective de restauration contre-révolutionnaire, telle que théorisée par Joseph de Maistre est traversée par une vision : le Pape est le seul garant, de par l’évidente supériorité de sa fonction et sa dimension d’infaillibilité, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel, entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur du Saint Empire.

   Si l’autorité spirituelle redevient un jour, et il faut oeuvrer en ce sens, la source de toute souveraineté en Europe, il en résultera une solide et salvatrice cohésion politique, une unité durable où les différentes nations, et leurs Souverains, participant enfin d’un projet commun sous les bannières frappées du signe de la Croix de la Rome catholique et éternelle, donneront naissance à une nouvelle chrétienté rayonnant sur le monde par le rétablissement du Saint Empire !

Lire :

 La Question

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE ! 

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