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Le voile chrétien ou islamique mérite le respect !

10 septembre 2016

S.Giovanni e S.Maria Cleofe

« Elle se couvrit d’un voile et s’enveloppa, et elle s’assit à l’entrée d’Enaïm,

sur le chemin de Thimna; car elle voyait que Schéla était devenu grand,

et qu’elle ne lui était point donnée pour femme. »

Genèse XXXVII, 14 

La Bienheureuse Vierge Marie, mère de Jésus, portait un voile, qu’on n’a jamais dit « islamiste ». Les vierges de l’Eglise primitive étaient donc voilées, Tertullien écrivant : « Une jeune fille sans voile n’est plus vierge ».

Dès lors, toutes les religieuses catholiques (et orthodoxes) ont perpétué cette tradition, longtemps imitées par les infirmières des hôpitaux.

L’une des significations du voile nous est fournie par le latin qui fait dériver d’une même racine le « nuage » (nubes) et le fait de se marier (nubere). De même que le nuage voile le soleil, le voile nuptial couvre la demoiselle nubile qui se marie. Le voile des communiantes représente la noce mystique de la jeune catholique à son Seigneur.

« La femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance,

(c’est-à-dire un voile) à cause des anges. »

(Epître de saint Paul aux Corinthiens, 11 : 10)

Voici quelques années, les femmes avaient la tête couverte dans les églises et elles portaient encore une mantille, que l’on retrouve obligatoire lors des audiences pontificales. Dans la langue « douala », on a même traduit le mot « religion » par « petit fichu » (ebassi) parce que les missionnaires demandaient aux femmes de mettre dans les lieux de culte un foulard qui n’était évidemment pas « islamiste ».

Quant au Coran, il prescrit aux femmes de « rabattre leur voile sur leur poitrine » (sourate 24, 31) même si ce n’est pas une obligation absolue pour les femmes âgées (24, 60). Cette pratique est, pour elles, le meilleur moyen d’avoir une conduite irréprochable sans être importunées par les hommes (sourate33, 59). Il n’y a, à cela, rien de choquant, bien au contraire !

Que la civilisation qui fut « chrétienne », ayant perdu son rapport aux lois religieuses, soit la victime de ses propres erreurs, et que les gouvernements dont les peuples se sont dotés depuis des décennies, aient honteusement travaillé à ce que puisse s’effectuer une modification radicale de la substance ethniqueculturelle et religieuse de nos nations, nous imposant une cohabitation forcée avec des populations issues principalement de l’islam, ne doit pas pour autant nous faire oublier que c’est précisément par rejet de la religion et de ses lois, ceci dès la Révolution Française – ce que la République n’a eu de cesse de poursuivre dans son oeuvre destructrice et son combat antichrétien forcené et furieux -, que nous en sommes arrivés à la situation catastrophique que nous connaissons.

Ainsi donc, ne confondons pas les causes avec les effets, refusons les orientations d’une laïcité intégriste promulguées par un Etat dépourvu de tout sens religieux et sacré, et soutenons le juste combat des principes religieux toutes confessions confondues, en particulier les principes prescrits par les trois religions monothéistes (chrétiens, juifs, musulmans), au sein d’un monde désorienté, vidé de toute dimension spirituelle, et ne nous laissons pas abusés par les fausses solutions proposées au nom de la « laïcité » républicaine qui iront demain jusqu’à interdire toute forme d’expression d’une appartenance religieuse dans l’espace public, pour nous protéger du péril  que représente l’expansion en Europe de l’islam, alors que c’est justement à cause de cette tristement célèbre « laïcité républicaine », que l’on a encouragé les vagues migratoires et favorisé l’implantation massive des ressortissants des pays musulmans en terre chrétienne, aboutissant à la destruction des fondements de notre civilisation !

Lire :

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Le voile est un signe religieux de piété chrétienne !

 

La Reconquista pour la chrétienté !

5 septembre 2016

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Saint Vincent Ferrier, décédé en 1419, fut canonisé en 1455,
il engagea en Espagne les chrétiens à la ferveur,
prêcha la conversion et encouragea le baptême des Juifs et musulmans.

Le combat sous le signe de la Croix !

L’été 2016 fut riche en événements dans lesquels l‘islam, tant comme idéologie politico-religieuse que projet civilisationnel ou modèle social, a été à l’ordre du jour, puisque des attentats barbares perpétrés au nom de cette religion (France : Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray), (AllemagneWürzburg, Reutlingen, Ansbach et Munich), jusqu’à la dérisoire affaire du « burkini » (sic), l’opinion aura été quotidiennement confrontée à une actualité nourrie des actes et comportements de mahométans se fondant, pour se doter d’une légitimité supposée ou réelle, sur le « Coran » et les « Hadîts » (recueils constitués des traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et de ses disciples, devenus les principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans).

Aux réactions d’indignations et d’épouvantes face à une telle sauvagerie – réactions légitimes au demeurant -, ont succédé, comme il fallait s’y attendre, les discours des professionnels de la politique qui, par-delà quelques nuances minimes, se résument à cette antienne archi-usée : évitons les « amalgames » (sic), l’islam est une religion pacifique, et les musulmans qui vivent en Europe ont vocation à s’intégrer à la société occidentale en respectant les valeurs de la République.

I. La tartuferie ridicule du discours politique Républicain

Les aveugles et ignorants qui nous gouvernent ont, toutes tendances de l’échiquier républicain confondues, laissé se produire, voire le plus souvent soutenus et encouragés par le biais des associations communautaires (MRAP, LICRA, SOS Racisme, Ligue des droits de l’homme, etc.), favorisé, applaudi et aidé, un phénomène massif d’immigration depuis plus de 40 ans, en permettant, par vagues successives et par l’effet d’une forte natalité des populations halogènes – que les lois françaises, du point de vue financier en raison des prestations et aides sociales conséquentes qui avaient été décidées à l’origine afin d’aider au repeuplement de la France, par les français, après la guerre, contribuèrent à rendre plus encore significative cette « explosion » démographique -, à ce que s’installent en Europe des millions de ressortissants des pays de culture musulmane.

La classe politique se réveille donc aujourd’hui brutalement, en se rendant compte que l’islam, qui n’est pas une soi-disant religion de « paix » et « d’amour«  (sic) mais une hérésie antichrétienne porteuse, en ses gênes théologiques les plus profonds et intrinsèques, d’un projet de conversion des « incroyants » et de soumission des « mécréants« , le tout doublé d’un projet concret de conquête territoriales, par la ruse (« taqîya« ) ou la guerre « sainte » (« djihad« ), n’est pas une religion comme les autres qui pourrait se « fondre » et se dissoudre pacifiquement et de façon irénique dans le paysage de la société contemporaine.

Ainsi, la tartuferie des dirigeants politiques, dont la responsabilité est absolument écrasante vis-à-vis de la situation d’implantation des populations musulmanes en Occident que subissent, et vont subir durablement pour une longue période les peuples européens car il s’agit d’une présence qui s’élève désormais à plusieurs dizaines de millions, est à ce point grotesque, qu’elle prétend que l‘islam a toute sa place parmi nous, mais à la condition qu’il soit invisible !

On veut bien des musulmans soutiennent les responsables politiques, ils peuvent continuer à s’implanter et s’installer en France, mais que ceux-ci, au nom de la laïcité, ne portent sur eux, comme vêtements, aucun signe ostensible de leur appartenance religieuse, et s’il le faut, sous la pression de l’affaire symbolique de ce récent costume de bain qui vient de faire son apparition, dit « burkini« , qu’arborent certaines jeunes musulmanes leur donnant une « visibilité » et une « identité religieuse » plus que démonstrative face aux impudiques tenues des européennes – (on ne pourra toutefois éviter d’être étonné et  très surpris, sauf à considérer qu’il s’agit là d’une « provocation« , d’ailleurs ressentie comme telle, notamment au lendemain des actes terroristes, et d’une volonté d’imposer une « visibilité religieuse », qu’au lieu d’éviter ces endroits où dominent le vice et l’impudeur, de pieuses musulmanes décident de se baigner sur des plages où s’exposent sans honte aucune, hommes et femmes mêlés, des centaines de corps dénudés en des lieux de turpitude qui sont de ce fait interdits (« haram« ) et hautement « impurs » ?) -, on sanctionnera dans le même mouvement pour faire mesure égale, le port des croix et des kippas !

Tout ceci, il convient d’y insister, relève du délire de l’idéologie républicaine, et nous ne cessons de dire et d’affirmer depuis longtemps contre cette tendance intégriste maçonnique et laïque, que les membres des communautés religieuses, non seulement doivent, mais ont le devoir de porter les habillements qu’ils souhaitent selon les codes et prescriptions vestimentaires de leurs textes sacrés. C’est pourquoi, si on ne voulait pas des musulmans, de leur croyance, de leurs habits, de leurs coutumes et de leur mode de vie, il ne fallait pas les faire venir chez nous, il convenait d’y penser avant ou de réagir pendant qu’il était encore temps, mais à présent qu’ils se sont fortement implantés dans quasiment toutes nos villes : certes les croix et les kippas,  portées ostensiblement depuis des siècles en nos pays de vieille chrétienté, ne doivent pas être interdites, mais également le  voile islamique, qui mérite lui aussi le respect !

II. Une situation contemporaine tragique

On comprend en conséquence que l’idéologie républicaine prisonnière de ses contradictions, montrant ses limites et qui nous a conduit droit à la catastrophe en tous domaines, il est devenu nécessaire de prendre très au sérieux les thèses, analyses et positions contre-révolutionnaires, seules capables d’opérer une transformation radicale et salvatrice de la situation, ceci avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, la société européenne est de toutes parts attaquée et menacée en ses fondements substantiels, de sorte que si rien ne vient rapidement mettre un  terme à cette fatale décomposition, il est certain que demain tout ce qui fit la grandeur séculaire de notre civilisation sera définitivement perdu.

Si nous sommes convaincus que l’avenir ne sera en définitive que ce que Dieu voudra qu’il soit, ou ce qu’il fera être par l’action de sa Providence, une conviction nous semble pourtant certaine : plus rien ne sert de s’épuiser dans des formules politiques ou idéologiques qui n’intègrent pas le religieux et le spirituel dans leurs courtes vues, car contre les spectres d’un monde livré aux puissances de la mort, le combat ne peu se gagner sans mettre en œuvre un authentique projet spirituel et religieux, à l’image de la Reconquista telle qu’elle advint dans l’Espagne des Rois catholiques !

260px-Steuben_-_Bataille_de_PoitiersLa négation de notre identité chrétienne par la République, dont le dogme de la laïcité fonctionne comme un puissant et efficace outil de destruction depuis 1789, produit devant nos yeux une formidable transformation de la nature même de la société, aujourd’hui devenue la proie d’un mouvement de transplantation massive de la part de populations majoritairement musulmanes, issues d’Afrique ou du Maghreb, aboutissant, effectivement, à un processus de « grand remplacement« , faisant, comme le dit Jean Raspail, que : « face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire), et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées (…) la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. » [1]

Or, il est aisé de constater que toutes les solutions préconisées par les partis de l’arc républicain, solutions s’appuyant sur les recettes de l’intégration, sont vides de sens car elles ne feront qu’empirer le terrible fléau destructeur de l’identité nationale et européenne. En ce sens, souhaiter l’intégration des millions de ressortissants étrangers dans un pays fortement déchristianisé, c’est à coup sûr mettre à mort définitivement les chances de restauration de la chrétienté.

Dès lors que faut-il faire ?

III. La religion

Si l’on se penche sur l’Histoire, on constate qu’une semblable situation, avec évidemment des paramètres quelques peu différents en raison de la distance des siècles, fut celle de l’Espagne après l’invasion musulmane en 711 et la bataille de Guadalete, où presque toute la péninsule ibérique tomba sous la domination maure en moins de cinq ans. Ce fut un temps de domination musulmane où le Coran et ses principes s’imposèrent en terre chrétienne, transformant profondément les codes sociaux, la culture et les mœurs.

 

Ce fut un temps de domination musulmane

où pendant 700 ans

 le Coran et ses principes s’imposèrent en terre chrétienne.

Mais il faut observer que pendant cette période, l’appartenance religieuse va permettre de conserver au maximum, même si quelques cas firent l’objet de rares exceptions, chacun dans les limites étroites et solides de son cadre confessionnel, faisant que l’on assista, pourtant sur un temps assez long qui s’étend sur plusieurs siècles, à très peu de « mélange ethnique » – désigné aujourd’hui sous le nom choisi par l’idéologie mondiale noachite, pour éviter de parler de brassage racial, de « métissage » – et moins encore de passages d’une religion à une autre. Les historiens sont d’ailleurs unanimes à reconnaître que la séparation en communautés de la société espagnole par les Arabes, du fait d’un système ségrégationniste (la dhimma), puis son application réciproque par les royaumes chrétiens pendant la Reconquista ne permirent jamais un métissage total entre chrétiens, musulmans et juifs.

Cette préservation de l’identité des peuples, par la religion, aura donc des résultats très positifs puisque l’Espagne va parvenir à se libérer du joug islamique.

IV. La Reconquista : modèle politique et religieux !

La Reconquista

fut assimilée à une croisade générale de la chrétienté !

Capitulation_de_Grenade-49c88En effet, la Reconquête commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo). Cependant, il faudra attendre plusieurs siècles pour que les chrétiens, puissamment divisés, se livrant à des querelles permanentes, envisagent leurs conquêtes comme un effort commun pour restaurer le Royaume. Et ce n’est que le 2 janvier 1492, soit sept siècles plus tard, quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois catholiques » (Los Reyes Catolicos), chassent le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, que s’achèvera l’unification de l’Espagne — excepté la Navarre, incorporée en 1512.

Il faut, pour comprendre la victoire chrétienne, être attentif au fait que la lutte contre les musulmans fut assimilée à une croisade générale de la chrétienté. Des pèlerinages nombreux furent organisés [2], des ordres militaires comme ceux de saint Jacques, de Calatrava, d’Alcántara ou d’Aviz et même les Templiers furent fondés dans ce but, les papes appelant en plusieurs occasions les chevaliers européens à la croisade dans la péninsule. Ainsi, la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) vit la victoire d’une coalition d’Aragonais, de Français, de Navarrais, de Léonais, de Portugais, et des Castillans, ces derniers dirigeant les opérations sous les ordres de leur roi, Alphonse VIII.

3458794293_e249bb47bd_oAinsi, s’inscrivant dans cette entreprise de reconquête spirituelle, religieuse et territoriale, dans les années où il prêche en Espagne, saint Vincent Ferrier ( + 1419), demande la séparation complète des Juifs et des chrétiens, et fut à l’ instigation de la création des « juderias », exigeant que tous contacts entre chrétiens et Juifs soient évités. Il plaide pour l’isolement complet des Juifs, et veut qu’on les force à porter la rouelle comme l’ont ordonné les rois de Castille, qu’on les contienne dans des quartiers réservés, et qu’on ne leur permette pas de faire du commerce le dimanche. Il défend également aux chrétiens, de sorte de revenir à un ordre social fondé sur les valeurs de la catholicité, d’avoir des familiers et des médecins juifs, de leur acheter des vivres, d’être à leur service comme nourrices, et de manger avec eux : « S’ils vous envoient du pain, leur dit-il, jetez-le aux chiens…»

C’est surtout en prêchant que saint Vincent Ferrier enseigna la chrétienté et évangélisa l’Espagne, alors sous la terrible domination des45vincent4 sectateurs de Mahomet, « semblable à un ange volant au milieu du ciel ». La bulle de canonisation emploie d’ailleurs cette expression imagée, qui symbolise fort bien comment il se dévoua sans relâche à l’apostolat de la parole. L’iconographie s’est emparée de cette image, et a représenté saint Vincent Ferrier des ailes à l’épaule et une trompette aux lèvres. Ce dernier détail parce que notre apôtre se serait cru l’ange apocalyptique annonçant la fin du monde. Il est vrai qu’il l’a affirmé en quelques occasions et qu’en ces circonstances que traversait un pays sous l’autorité des hérésiarques musulmans, il a cru la parousie imminente. Quoiqu’il en soit, saint Vincent Ferrier joua un rôle considérable dans la société espagnole soumise au joug de l’islam au XVe siècle, pendant les vingt dernières années de sa vie ; il prêchait tous les jours deux ou trois heures, parfois plus. Toute circonstance lui était bonne, tout auditoire lui convenait. Il prêchait à la ville, il prêchait à la campagne, dans les églises, plus souvent encore sur les places publiques, car on venait de loin pour l’entendre : les artisans quittaient leur atelier, les laboureurs leurs champs, les magistrats le palais, les officiers publics leur étude, maîtres et élèves les écoles, les Universités. Le peuple affluait sur la place par milliers, attendant durant des heures, parfois toute la nuit, l’arrivée du grand prédicateur : « Telle était son éloquence, qu’elle ébranlait les pierres mêmes, par violence sans doute, mais aussi par persuasion ». Par ses prêches, il conduira des milliers de Juifs et musulmans, convaincus qu’ils se devaient d’abjurer les erreurs de leurs religions mensongères, et recevoir publiquement le baptême.

V. L’Inquisition au service de l’Eglise

Dès 1492 et la chute de Grenade, sont promulguées les décrets dits de la limpieza de sangre (pureté du sang), car en mettant fin à 700 ans de domination islamique en Espagne, Ferdinand et Isabelle signent le décret d’Alhambra, exigeant que tous les musulmans et les juifs doivent se convertir au christianisme ou être expulsés de l’Espagne.

Les prêches de saint Vincent Ferrier,

conduiront des milliers de Juifs et de musulmans 

à recevoir le baptême. 

 De la sorte, imposant la foi catholique à l’ensemble du royaume, les rois catholiques prononcent l’expulsion des juifs non convertis d’Espagne, provoquant un nouvel exil. Les musulmans non convertis seront expulsés dix ans plus tard, en 1502. Ne restent alors en Espagne que de nouveaux convertis appelés les Morisques. Ceux-ci seront définitivement expulsés, un siècle plus tard, en 1609. [3]

L’Inquisition est, de sa nature, bonne, douce et conservatrice.

  Juan Martinez Siliceo, nommé cardinal par Paul IV en 1555, introduit les fameux « estatutos de limpieza de sangre » à la cathédrale de Tolède en 1547, faisant que, désormais, tout prétendant à une charge ecclésiastique devait dès lors prouver la pureté de son ascendance : chapitres cathédraux, ordres religieux militaires, Inquisition, couvents et monastères, puis ensuite les universités, confréries, métiers d’artisans, corps de ville, et enfin les Jésuites eux-mêmes exigeront des statuts de pureté de sang.

Pour faire appliquer ces lois l’Inquisition, tribunal religieux au service de la monarchie, joua un rôle majeur qui obtiendra de remarquables résultats. Ainsi, en 1499, les habitants de Grenade, après un temps d’enseignement, seront rassemblés sur la place publique, purifiés d’eau bénite et baptisés.

VI. Doctrine contre-révolutionnaire : la théocratie pontificale

  Ceci explique pourquoi Joseph de Maistre (1753-1821) s’exprima de la sorte sur l’Inquisition :

« Le Judaïsme avait jeté de si profondes racines en Europe, qu’il menaçait de suffoquer entièrement la plante nationale. (…) Le Mahométisme augmentait prodigieusement le danger ; l’arbre avait été renversé en Espagne, mais les racines vivaient. Il s’agissait de savoir s’il y aurait encore une nation espagnole ; si le Judaïsme et l’Islamisme se partageraient ces riches provinces ; si la superstition, le despotisme et la barbarie remporteraient encore cette épouvantable victoire sur le genre humain. » [4]

Il est donc démontré que l’Inquisition fut créée pour mettre fin au chaos, pour rétablir la paix et la sérénité, c’est pourquoi nous dit Maistre :

« L’Inquisition est, de sa nature, bonne, douce et conservatrice : c’est le caractère universel et ineffaçable de toute institution ecclésiastique, vous le voyez à Rome et vous le verrez partout où l’Eglise commandera. » [5]

Si beaucoup de musulmans ou de juifs continuèrent de pratiquer leur foi en secret (faux convertis et marranes, expulsés un siècle plus tard, en 1609 à l’initiative du duc de Lerma, expulsions successives qui vont parachever l’unité religieuse de la péninsule), les vastes territoires attribués aux ordres militaires et religieux et à la noblesse, seront à l’origine d’un développement économique et spirituel remarquable contribuant au rayonnement de l’Espagne dans les arts, la littérature et la religion, et jusqu’aux conquêtes militaires et géographiques, puisqu’à Grenade, Isabelle la catholique reçut Christophe Colomb et soutint son projet de rejoindre l’Asie des épices en traversant l’océan Atlantique.

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Innocent III fut un ardent soutien de la Reconquista

Tout ceci se fit avec l’appui inflexible et permanent de Rome, car les papes ne cessèrent d’encourager les Rois catholiques en leur conférant une incontestable légitimité. En 878 déjà, le pape Jean VIII avait offert l’absolution et la perspective de la vie éternelle aux chevaliers qui prendraient part à la lutte contre les musulmans infidèles. Innocent II et Grégoire VII lancèrent eux aussi des appels dans ce but avec succès, et Innocent III, se fit quant à lui, l’avocat direct et fervent de la Reconquista.

Il en va de même de nos jours, où :

 « le Pape est le seul qui possède encore, du moins potentiellement, l’autorité nécessaire capable de restaurer, dans une Europe livrée au chaos et au venin révolutionnaire, l’unité du Saint Empire. » [6]

Conclusion

C’est pourquoi, alors que l’Europe a été submergée en plusieurs décennies depuis la seconde moitié du XXe siècle, de par l’inaction, la lâcheté, la trahison, mais aussi et surtout, par la volonté politique criminelle de responsables gouvernementaux convertis et vendus à l’idéologie mondialisée, par d’immenses vagues migratoires, qui ont vu s’installer par millions dans toutes les grandes métropoles de notre continent, et à leurs périphéries, des populations majoritairement issues de culture musulmane, la seule solution envisageable est celle d’une « Reconquête » fondée sur les valeurs religieuses chrétiennes à l’image de ce qui se fit en Espagne au XVe siècle.

Tout autre projet, s’inscrivant dans le cadre des conceptions institutionnelles républicaines et démocratiques, défendant la « laïcité » et, en parallèle, « l’intégration » des ressortissants étrangers, est une voie à l’évidence mortifère pour le devenir des Nation européennes, ceci en raison de la terrible menace démographique qui, tôt ou tard, si rien n’est fait et que nul ne réagit, aura anéantie la civilisation chrétienne de par la force d’un processus – comme le désigne fort justement Jean Raspail -, de « métamorphose génétique« , qui a été imposé à l’Occident.

Pour que l’Europe ne disparaisse pas, il est temps, sous les étendards frappés de la « Sainte Croix de la Miséricorde », d’engager la Reconquête des Nations chrétiennes et de restaurer le Saint Empire !

Lire :

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE

La théocratie pontificale selon Joseph de Maistre

Notes

1. J. Raspail, La Patrie trahie par la République, Le Figaro n° 18619,  jeudi 17 juin 2004.

2. Les chrétiens de langue castillane firent de saint Jacques le Majeur le saint patron de la Reconquista — il demeure aujourd’hui le saint patron de l’Espagne — sous le qualificatif de Santiago Matamoros (saint Jacques le Tueur-de-Maures). Les Catalans développèrent plutôt le culte de saint Georges (Sant Jordi), autre saint guerrier, encore patron de la Catalogne.

3. Pas moins de 160.000 juifs quittent précipitamment la péninsule et iront en Afrique du nord auprès du sultan ottoman (dans leur pays d’accueil, ils se feront connaître sous le nom de Sépharades, du nom donné à l’Espagne en hébreu).

4. J. de Maistre, Lettres à un gentilhomme russe sur l’Inquisition espagnole, Première lettre, 1815. 

5. Ibid. L’Inquisition ne s’occupait pas uniquement des procès de foi. À compter de la fin du XVe siècle, certains ordres et chapitres religieux puis des colegios mayores, des organisations professionnelles, des confréries commencèrent à exiger des candidats à l’entrée des statuts de pureté de sang. Gardienne de la mémoire dans ses archives, l’Inquisition devint, au cours des années, l’une des principales institutions du royaume destinée à authentifier la généalogie sin mácula des prétendants à certaines formations, fonctions ou distinctions honorifiques. Au XVIIe siècle, cette activité occupait même une place croissante au sein des tribunaux devenus de véritables officines de délivrance des certificats de limpieza de sangre.

6. Le Traité « Du Pape » de Joseph de Maiste consigne cette inattendue mais cohérente dévolution : « L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire, ne demeure que le Sacerdoce Suprême pour se voir dévolu l’archétype éternel du Saint Empire. »

ProVaticanus

6 juillet 2016

Pendant la période estivale, comme les années précédentes, La Question se met en mode restreint et ferme ses commentaires tout en laissant l’ensemble des articles publiés en libre accès, de façon à pouvoir s’y reporter, notamment ceux touchant aux grands problèmes que nous avons abordés lors des mois écoulés : le sédévacantisme, l’art modernela culture européennele satanismela musique sacrilège, l’antijudaïsmele modernismele dialogue interreligieuxla franc-maçonnerie, l’athéismele laïcisme et enfin – sans oublier les clarifications fondamentales à propos de l’islam, de l’Inquisition, et des Croisades – le grand projet de Reconquista pour la chrétienté !

Christus Vincit ! Christus Regnat ! Christus Imperat ! 

BONNES ET SAINTES VACANCES A TOUS !

 

Seul importe aujourd’hui, dans un mode en ruine livré au chaos,

le rayonnement de l’Eglise et le triomphe de la Croix !

Le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire,

il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême !

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle, qu’il soit anathème.»(Pastor Aeternus, Vatican I).

L’ABSENCE DE PAPE EST IMPOSSIBLE !

« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église. […] Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. C’est pourquoi ceux qui affirment qu’il est permis d’en appeler des jugements du Pontife romain au concile œcuménique comme à une autorité supérieure à ce Pontife, s’écartent du chemin de la vérité.» (Pastor Aeternus, 1870).

La Papauté de droit divin

LA THEOCRATIE PONTIFICALE !

12 juin 2016

« Sans la monarchie romaine, il n’y a plus d’Église. »

    (Du Pape, Joseph de Maistre, 1819).

Nos positions, que nous avons exposées dans un texte intitulé : « La politique religieuse de la Question« , ont pu susciter des interrogations chez beaucoup, en particulier s’agissant de notre adhésion à la vision politique de Joseph de Maistre (1753-1821) concernant la réédification de l’Empire. Nous nous sommes déjà exprimés sur ce point (Le rétablissement du Saint Empire), étude précieuse sur le plan des idées politiques : « LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE« .

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« L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire,

ne demeure que le « Sacerdoce Suprême »

pour se voir dévolu l’archétype éternel

du Saint Empire et le restaurer. »

(Joseph de Maistre, Du Pape, 1819).

Certes les ouvrages de Joseph de Maistre, qu’il est important de lire et relire, pouvaient déjà contribuer à la compréhension des thèses contre-révolutionnaires sur la Papauté, et son rôle déterminant du point de vue de la réédification de la chrétienté.

Mais il est évident que manquait une analyse capable de présenter, de manière détaillée, en quoi consiste la théocratie pontificale que nous appelons de tous nos voeux, seule solution à la tragique et catastrophique situation actuelle face à laquelle plus aucune nation européenne – et c’est un point sur lequel il importe d’insister avec force notamment au sein du camp national français souvent inspiré par les erreurs de Charles Maurras (1868-1952), qui se berce encore de nombreuses illusions  -, n’est en mesure de fournir une réponse et n’est apte à réédifier le tissu organique politique et spirituel de l’Europe.

Le camp national français, inspiré par les erreurs de Charles Maurras,

se berce encore de nombreuses illusions !

Que chacun se penche donc avec attention sur ces lignes publiées sur notre blog doctrinal, de sorte que soit enfin compris le Principe de la suprématie absolue de « l’autorité spirituelle » sur « l’autorité temporelle », que Maistre expliqua en 1814 dans sa Préface à l’Essai sur le principe générateur des constitutions politiques, et que Pie IX rappela dans le Syllabus en 1864.

Ce  Principe n’est pas de nature uniquement « politique », car il est établi sur une évidence sacrée d’ordre métaphysique, il est placé sous la dépendance d’une perspective étroitement et rigoureusement transcendante et religieuse, d’où l’idée maistrienne caractéristique de l’analyse contre-révolutionnaire, qu’après la Révolution il ne peut plus y avoir de politique aujourd’hui en Europe que religieuse et continentale.

Triregnum

« le Pape est le seul garant, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel. Entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur du Saint Empire. »

En conséquence, la perspective de restauration contre-révolutionnaire, telle que théorisée par Joseph de Maistre est traversée par une vision : le Pape est le seul garant, de par l’évidente supériorité de sa fonction et sa dimension d’infaillibilité, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel, entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur du Saint Empire.

   Si l’autorité spirituelle redevient un jour, et il faut oeuvrer en ce sens, la source de toute souveraineté en Europe, il en résultera une solide et salvatrice cohésion politique, une unité durable où les différentes nations, et leurs Souverains, participant enfin d’un projet commun sous les bannières frappées du signe de la Croix de la Rome catholique et éternelle, donneront naissance à une nouvelle chrétienté rayonnant sur le monde par le rétablissement du Saint Empire !

Lire :

 La Question

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE ! 

Le « droit divin » de l’Église catholique vient de Jésus-Christ

15 mai 2016

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Droit Divin Tiare

C’est par le « droit divin »,

que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).

L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme d’essence luthérienne, est, sans conteste aucun, l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du « droit divin » les fausses lumières impies du raisonnement privé, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en des matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire aboutissant à ne plus reconnaître le pape et en faire profession publique en qualifiant les pontifes romains « d’antipapes » ou « d’usurpateurs », ceci au mépris de toutes les lois disciplinaires canoniques traditionnelles de l’Eglise catholique.

Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un « droit » surnaturel : le « droit divin » – qui n’est pas « une entité purement juridique dénuée de fondement, située au-delà de la foi et de la vérité » (sic), comme on peut le lire sous la plume de certains hérésiarques schismatiques sectaires singulièrement égarés, car c’est par ce « droit divin », et par nul autre pouvoir, que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).

I. Le « droit divin » est institué par le Christ

Et si c’est en vertu d’un « droit divin » que le Christ a confié à Pierre et ses successeurs les clés de son Eglise, c’est donc par ce « droit divin » que se conserve la vie de l’Eglise, en la personne physique, matérielle, et de façon « perpétuelle » – et non sur un principe abstrait qui pourrait ne plus avoir de visibilité concrète au motif, aussi absurde que blasphématoire, d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » (sic) -, des pontifes romains, comme le déclare explicitement la Constitution dogmatique du concile Vatican I :

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. »  (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).

Ceci explique pourquoi, par « l’institution du Christ » et non sous l’effet d’une dialectique « volontariste » (sic !) -, tout est soumis au « droit divin » dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, la hiérarchie,  l’élection pontificale elle-même, et, en premier lieu bien évidemment, la personne du pape, ceci signifiant que toute expression de la Foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie, gouvernée, encadrée et soutenue par le « droit divin », dans la mesure où ce « droit divin » est, en effet, la source ontologique, spirituelle, transcendante et révélée de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave et attitude schismatique profondément hérétique tombant sous les coups de l’anathème de la Constitution dogmatique de Vatican I Pastor Aeternus, du haut d’un imaginaire tribunal individuel en s’appuyant sur une logique sophistique empoisonnée, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles, sauf à contredire volontairement et coupablement le principe sacré d’autorité institué par Jésus-Christ :

« Le Pontife romain légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction. » (Can. 219).

Droit Divin - Saint Pierre

« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église (…) Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. » (Pastor Aeternus, Vatican I, 4e session, 18 juillet 1870).

II. Le pontife romain est au-dessus de tout tribunal humain

Ainsi, ce qu’il est interdit de juger pour un fidèle, c’est la réalité, ou non, de la validité de la charge pontificale. Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise, comme pour un membre éminent, de décider de qui est pape ou ne l’est pas du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave. S’il y a eu désignation dans les règles d’un pontife, suivie de l’acte de «reconnaissance universelle » (cf. Cardinal L. Billot, De Ecclesio, t. XXIX, § 3, p. 621), ce dernier est pape infailliblement, nul ne peut plus lui contester l’effective réalité de sa charge en raison du droit divin attaché à l’élection lors du Conclave.

Entrer ensuite dans des interrogations portant sur la nature d’un « enseignement » dispensé par le Magistère – on retiendra d’ailleurs que la note de l’infaillibilité à propos des actes du Magistère Authentique, n’est pas mécanique, mais « conditionnelle », c’est-à-dire qu’elle est « conditionnée » en fonction de « la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » [1] -, qui comporte, depuis Vatican II, d’évidentes erreurs sur la discipline, la liturgie, les moeurs, la doctrine, etc., pour en conclure que l’Eglise n’est plus l’Eglise et que les papes ne sont plus papes, c’est outrepasser très largement ce qu’il est admis dans les capacités dont dispose un simple fidèle catholique.

Dans un tel cas, si l’erreur est enseignée par un pontife, et les encycliques pontificales depuis Vatican II en contiennent de nombreuses, il convient d’attendre que Jésus-Christ, qui est le Seul à avoir autorité sur le pape, décide de lui retirer sa charge. S’il ne le fait pas, si le pape demeure dans la chaire de Saint-Pierre, alors il faut le reconnaître comme pontife de l’Eglise.

III. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre « Magistère ordinaire » et « Magistère infaillible »

Il importe ainsi d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive – ceci signifiant qu’il n’y a pas de caractère d’automaticité à l’infaillibilité, qui ne s’exerce pas  « univoquement » (sic), par l’effet d’un mode passif d’infusion du « droit divin », mais qui exige, pour son exercice, le préalable de la « volonté » comme il en va de tout acte en ce monde créé soumis aux lois des causes secondes, sachant que le Magistère ne dispose pas d’un pouvoir surnaturel agissant en vertu d’un « d’un Droit Divin identique à celui du Christ » (sic), ce qui sous-entendrait une « communication immédiate des substances » avec Dieu (proposition qui relève de l’hérésie immanentiste condamnée par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi Dominici Gregis, § 21, § 22, § 23, 1907) -, cela veut ainsi dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité.

A cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs (Jean XXIII et Paul VI), Vatican II fut un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

De ce fait, nul n’est contraint d’accepter l’erreur ; et discuter d’un enseignement est parfaitement conforme à la doctrine catholique, saint Thomas d’Aquin nous indiquant que, dans des situations extrêmes, il est même licite de s’opposer publiquement à une décision de l’autorité (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

Saint Robert Bellarmin (1542-1621), de son côté, va jusqu’à affirmer qu’il convient de résister au pontife qui attaque les âmes, détruit l’ordre et tente de « détruire l’Eglise » (sic !) :

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« Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » La suite du texte est essentielle : Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

Le jugement de Dom Guéranger (1805-1875) est, de même, sans appel concernant le devoir de résistance à l’erreur :

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« Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord (…) Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

IV. Il est totalement impossible que l’Eglise demeure sans pape

Mais il ne faut pas tout mélanger, à savoir : 1°) le jugement doctrinal à propos d’un enseignement non conforme à la tradition, et 2°) le jugement à propos du pape. Ce n’est pas du tout la même chose, et cette confusion terriblement perverse, démontre la gravité de l’actuelle confusion schismatique !

Car ce qui est totalement impossible, enseignement contestable ou non, c’est que l’Eglise demeure sans pape :

«L’Eglise est constituée de telle manière qu’elle a toujours à sa tête et dans sa chaire immuables ses pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu’à Pierre. Où est Pierre, là est l’Eglise. » (Cardinal Gousset, Théologie dogmatique, 1866).

Et ce qui est, plus encore, absolument impossible, de foi divine et de droit divin, c’est qu’un membre de l’Eglise catholique juge de qui est pape où ne l’est pas. Ce jugement est INTERDIT à n’importe qui et à quiconque, car c’est le Christ uniquement qui a le pouvoir de retirer son pontificat à l’occupant du Saint-Siège, puisque ce dernier n’est jugé par personne en ce monde : « Le Siège suprême n’est jugé par personne. » (can. 1556). Dès lors, en l’absence de cette action de Jésus-Christ, les fidèles de l’Eglise – sans aucune distinction relative à leur position hiérarchique,  clercs ou laïcs – sont dans l’obligation disciplinaire, formelle et impérative, de reconnaître pour vrai et légitime Pontife celui qui a été désigné par le Conclave, et ceci tant que le Christ le maintient sur le trône de Saint-Pierre.

Telle est la doctrine catholique depuis toujours et pour toujours ; tout le reste, même paré, en un triste théâtre liturgique parodique, de dentelles, latin, encens et chasubles, c’est du vulgaire, odieux et très grossier Protestantisme !


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Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise,

 de décider de qui est pape ou ne l’est pas,

du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave.

V. Le Saint-Siège n’est jugé par personne, car la papauté, telle que Jésus-Christ la conserve, n’est pas une institution humaine

Le point que nous venons d’aborder est très important, personne, absolument personne en ce monde ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe :

 « le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

Ceci étant confirmé par le dictionnaire de droit canonique :

« Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159). »

Cette conception s’appuie sur l’ensemble des docteurs et théologiens qui étudièrent ce sujet et les déclarations pontificales qui arrêtèrent l’enseignement du Magistère à son égard (Grégoire VII, Innocent III, Boniface VIII, Pie VI, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, pour n’évoquer que les principaux pontifes qui écrivirent sur le droit divin), déclarations ne pouvant faire l’objet d’aucune contestation, sauf évidemment pour un esprit troublé par le venin de l’idéologie sédévacantiste dont les vues sectaires éloignent tragiquement de l’authentique vérité catholique. [2]

Mgr Sauvé, dans Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, explique ce qui gêne tant et contredit radicalement les thèses sédévacantistes :

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« La papauté, telle que Dieu a voulu qu’elle soit, et telle qu’il la conserve en fait, n’est pas une institution humaine, abandonnée à ses propres caprices et pouvant faire tout ce qui lui plaît, sans règle aucune, sans limites de quelque nature qu’elles soient. (…) Le droit divin, naturel ou positif, dont la papauté est la gardienne et l’interprète légitime [la dirige] (…) le collège des cardinaux qui, suivant la belle et juste pensée de Sixte V, représentent les personnes des apôtres, « quand ils prêtaient leur ministère au Christ Sauveur prêchant le royaume de Dieu et opérant le mystère du salut de l’homme » (In Uonsf. Poslquam verum) et qui, après l’Ascension de Jésus-Christ, assistaient Pierre dans son office de Pasteur universel de l’Eglise. » (Mgr Sauvé, Le Pape et le concile du Vatican, 1890, pp. 426-430).

D’ailleurs saint Thomas d’Aquin, depuis longtemps, a répondu aux thèses véhiculées à la suite de tous les hérésiarques qui forment l’immense cohorte des sources infectées du poison schismatique. Qu’est-ce que le « droit divin » exactement ? Saint Thomas nous répond : « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin.» (Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 3). Le droit divin se confondant intrinsèquement, ontologiquement avec la Loi éternelle, puisque  le divin Rédempteur avec son Corps social [l’Eglise] constitue une seule personne mystique (….) sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils », ceci nous permet donc de comprendre ce que dit solennellement saint Augustin : « La loi éternelle est la raison divine ou la volonté de Dieu.»  (St. Augustin, Contra Faustum, Liv. XXII, ch. XXVII)

La conception thomiste insiste ainsi sur la primauté fondatrice du droit divin dans l’Eglise, établissant son lien avec la Loi éternelle. La valeur ontologique qui fonde l’Eglise, ne dépend pas de ce fait de ce que les fidèles croient ou ne croient pas, elle est d’essence surnaturelle puisque provenant directement de Jésus-Christ. Et cette valeur est une essence donnée, conférée éternellement.

VI. Les sédévacantistes sont les héritiers de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles !

Chacun peut faire fonctionner ses petits jugements personnels en for interne, pour regarder le Vatican comme étranger à la Foi catholique depuis le dernier concile, il n’en reste pas moins que Rome reste le Siège de l’Eglise du Christ !

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Les actuels schismatiques sédévacantistes,

héritiers des hérésiarques schismatiques

viennent grossir la longue liste des âmes perdues

et retranchées du Corps mystique du Christ.

Encore une fois, redisons-le, il est impossible d’utiliser des analyses « privées » pour leur conférer une valeur décisionnelle ayant force d’autorité pour tout ce qui concerne le pape et l’Eglise. Agir comme le fait le courant sédévacantiste n’est, ni plus ni moins, que l’emploi du raisonnement individuel pour juger d’un fait surnaturel. C’est typiquement l’attitude de Martin Luther et de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles, dont les actuels schismatiques viennent grossir la longue liste des âmes perdues et retranchées du Corps mystique du Christ.

Pie XII lors d’une allocution le 2 octobre 1945 déclarait,  de sorte de prévenir d’ailleurs les erreurs subjectives surgissant des ténébreuses illusions de l’esprit moderne enivré de ses lumières individuelles :

«La fondation de l’Église comme société s’est effectuée, contrairement à la formation de l’État, non de bas en haut, mais de haut en bas », déclaration à laquelle se rattache comme ontologiquement et substantiellement la révélation du Christ à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis.» (Jean XV, 16). Que, parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du “libre examen” qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.» (Pie XII, Vosomnes, 10. IX. 1957).

Que ceux qui veulent rester catholiques conservent ceci en mémoire, s’ils aspirent, du moins, au salut de leur âme :

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« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre. » (Pie XII, Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867).

VII. Le « droit divin » se confond avec la « Loi éternelle »

Le « droit divin » n’est donc pas la création de notre part d’une « idée irrationnelle » plaquant sur une institution étrangère, une conception idéalisée, comme si l’Eglise, par l’effet du dernier concile, avait cessé d’être la divine institution fondée par Jésus-Christ. Pour que la divine institution fondée par Jésus-Christ devinsse une institution «anticatholique», il aurait fallu que les puissances démoniaques triomphassent de l’Epouse du Christ, ce qui ne se peut !

Et cela ne se peut en raison d’une loi divine formelle :

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« Ego dico tibi quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversum eam. » (Matthieu XVI, 18-19).

Est-ce à dire que Notre Seigneur serait un menteur ?!

C’est pourtant bien ce qu’implique, implicitement et explicitement, la position sédévacantiste impie !

Le  Christ ne pouvant s’être trompé, ni nous tromper, le « droit divin » régissant l’institution qu’il a fondée, conserve donc entièrement son autorité sur l’Eglise qui ne peut cesser d’être ce que le Christ voulut qu’elle soit.

Dès lors le droit, qui est en effet un « droit divin », s’impose et tous doivent s’y soumettre car ce « droit divin », est un droit explicite et impératif, qui s’applique à la vie de toute l’Eglise, impliquant des lois contraignantes auxquelles on ne peut refuser d’obéir, ceci expliquant pourquoi tombent, uns à uns et sont dispersés comme la vulgaire poussière par le vent, tous les arguments schismatiques fallacieux et mensongers.

Conclusion

Qu’un puissant courant moderniste se soit infiltré lors du concile de Vatican II, ce que nul ne conteste, introduisant des thèses étrangères à la doctrine éternelle de l’Eglise, ne signifie en rien que la dogmatique fondamentale ait été changée et encore moins que l’institution pontificale soit abolie, ni abandonnée par Jésus-Christ. De ce fait le rôle de tous les membres de l’Eglise est d’œuvrer à la défense de la papauté et de la Tradition séculaire dans l’Eglise, qui reste une institution divine de par la foi du « Credo ».

Fuir l’Eglise, en la désignant comme la « prostituée de l’Apocalypse », assimile donc les discours des micro-chapelles sédévacantistes aux pires groupuscules réformés du type Témoins de Jéhovah, dont ils partagent les mêmes vues apocalyptiques !

Pour demeurer catholiques, soyons donc attentifs à ce qu’écrit Léon XIII  :

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« l’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps, sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace. » (Léon XIII, Satis Cognitum).

Effectivement, non fondée pour un temps limité l’Eglise est préparée pour l’éternité, elle est amenée à traverser des périodes difficiles, ce qui est déjà advenu de nombreuses fois dans l’Histoire, car elle est à la fois humaine et divine, mais Jésus-Christ ne permettra jamais qu’elle soit abattue et vaincue, car il en a fait la promesse formelle à Saint Pierre. [3]

Si on ne croit pas fermement à cette vérité on n’est plus catholique. Telle est la vérité !

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 Notes.

1.  « L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christi in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658).

2. « Le Pasteur éternel et l’évêque de nos âmes (I Pierre II, 25), afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifier la Sainte Église en laquelle, comme dans la maison du Dieu vivant, tous les fidèles seraient unis par le lien d’une même foi et d’une même charité… De même donc qu’il a envoyé les Apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jn XV, 19), comme Lui-même avait été envoyé par le Père (Jn XX, 21), de même il a voulu des pasteurs et des docteurs dans son Église « jusqu’à la consommation des siècles » (Matth. XXVIII, 20). »(Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).

3. C’est ce que rappelle Romano Amerio : « L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.» (Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58).

Lire :

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 La Papauté de droit divin

La Monarchie pontificale et la Royauté éternelle

Fête de Sainte Jeanne d’Arc

3 mai 2016

Jeanne d'Arc

« Dieu, qui avez donné à Jeanne de Domremy

d’être vaillante aux humbles travaux du ménage et des champs

et généreusement fidèle à tous vos appels, accordez-nous, par son intercession,

d’accomplir avec foi tous les devoirs de notre état

et de vous servir si courageusement dans nos besognes

de la terre que nous méritions d’avoir part,

avec Jeanne et tous les Saints de France,

au royaume du Ciel. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. »

AVE MARIA

Sainte Jeanne de Domremy Priez pour nous.

(50 jours d’indulgence)

21 juin 1941

Emile Blanchet, Evêque de Saint-Dié.

Sceau Jeanne d'Arc

Historique de la Fête de Sainte Jeanne d’Arc

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L’Inquisition : du mythe à la réalité !

27 avril 2016

 

Le Tribunal de l’Inquisition

  est doux et miséricordieux,

 il combat le péché pour le bien des âmes,

 et s’il s’entoure d’un appareil apte à frapper l’imagination,

  c’est surtout pour éviter d’user de violence envers le pécheur.

 Un thème récurent apparaît constamment, celui des victimes de l’Inquisition, ceci ayant pour but, bien évidemment, de noircir l’Eglise. Or, si comme toute institution humaine il y eut sans doute quelques excès en son sein, de récentes découvertes viennent de montrer que l’Inquisition fit infiniment moins de victimes, en plusieurs siècles, que la Révolution n’en tuera en seulement quatre ans ! De quoi battre en brèche bien des idées reçues.  

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L’Inquisition fit infiniment moins de victimes en plusieurs siècles,

 que la Révolution en quatre ans (200 000) !

 En effet, Emmanuel Le Roy Ladurie a noté que l’Inquisition – « en soi une institution salutaire, qui a rendu les services les plus importants, et qui a été ridiculement et honteusement calomniée par le fanatisme sectaire et philosophique«  (Joseph de Maistre–  usa fort peu de la peine capitale. Là encore, le mythe ne résiste pas à l’examen. En premier lieu, les aveux spontanés ou les condamnations légères exposaient à des peines purement religieuses : réciter des prières, assister à certains offices, jeûner, effectuer des dons aux églises, se rendre en pèlerinage dans un sanctuaire voisin ou, dans les cas graves, à Rome, à Saint Jacques de Compostelle ou à Jérusalem. Il pouvait parfois être imposé de porter un signe distinctif sur les vêtements (une croix), humiliation souvent remplacée, dès le XIIIe siècle, par une amende.

   En réalité, le nombre des victimes de l’inquisition

 a été « relativement limité » !

Ainsi, après bien des années de propagande républicaine, la recherche moderne ne cesse de réviser le nombre des victimes à la baisse. À Albi, ville de 8 000 habitants, de 1286 à 1329, sur une population cathare estimée à 250 croyants, 58 personnes seulement subirent des peines afflictives. De 1308 à 1323, l’inquisiteur Bernard Gui prononça 930 sentences : 139 furent des acquittements ; près de 286 imposaient des pénitences religieuses (impositions de croix, pèlerinages ou service militaire en Terre sainte) ; 307 sentences condamnèrent à la prison, et 156 sentences se partageaient entre des peines diverses (emprisonnements théoriques ou remises théoriques contre des défunts, exhumations, expositions au pilori, exil, destructions de maisons). Quant aux condamnations à mort, leur nombre s’élève à 42, soit une moyenne de trois par an sur quinze ans, à une période où l’Inquisition est particulièrement active. « L’Inquisition languedocienne, précise Michel Roquebert, brûlera infiniment moins de gens en un siècle que Simon de Montfort et ses croisés entre juillet 1210 et mai 1211. » 

De son côté Fernand Braudel estime que le nombre des victimes de l’inquisition a été « relativement limité ». Depuis le XIXe siiècle, des chiffres qui ont couru provenaient d’ouvrages qui se sont recopiés les uns les autres sans vérification des sources. Tous remontent à l’Histoire critique de l’Inquisition d’Espagne publiée en 1817 par Juan Antonio Llorente, un libéral espagnol entré au service de Joseph Bonaparte et contraint à l’exil à Paris. D’après lui, en trois siècles et demi d’existence, l’inquisition aurait pronconcé 341.021 condamnations, dont 39.671 remises au bras séculier. « Les chercheurs, souligne Béatrice Leroy, admettent aujourd’hui qu’il est impossible de parvenir à un calcul exact du nombre de victimes, et tiennent pour fort exagérés les chiffres de Llorente. » [1]

 Pierre Chaunu, quant à lui [2], considère que les chiffres de Llorente doivent être divisés au moins par deux: « Les 10 à 12000 exécutions capitales en trois siècles doivent être rapprochées des 50 000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l’Europe (qui ne connaissait pas l’Inquisition) au début du XVIIe siècle ».

Notons que l’historien danois Gustav Hernningson a parfaitement montré, dans sa thèse parue aux Etats-Unis en 1980, que la « folie criminelle de la chasse aux sorcières » est un phénomène éminemment moderne. Luther voulait « toutes les brûler… » [3]

La révolution française a fait plus de morts en un mois

au nom de l’athéisme,

que l’Inquisition au nom de Dieu

pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe !

   Enfin, voici maintenant ce qu’avance Vittorio Messori : « En l’espace de quelques mois en 1793, la terreur jacobine qui avait ‘purifié’ la cathédrale Notre-Dame de Paris de la ‘superstition chrétienne’ fit plus de victimes en France que les trois Inquisitions catholiques réunies (médiévale, espagnole et romaine) et peut-être même que celles de toutes les autres confessions chrétiennes » (La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997).

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« En l’espace de quelques mois en 1793,

la terreur jacobine fit plus de victimes en France

que les trois Inquisitions catholiques réunies (médiévale, espagnole et romaine). »

Relevons cette phrase de Pierre Chaunu, très révélatrice : « La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe… » Les condamnations capitales sont rares. Les victimes, dans ce cas, sont livrées au bras séculier, la justice laïque, qui pratique le bûcher. Ce supplice entraîne la mort par asphyxie. Mort atroce, mais la mort par pendaison ou décapitation, qui s’est pratiquée en Europe jusqu’au xxe siècle, ou la mort par injection qui se pratique aux États Unis sont elles plus douces ?

En réalité l’Inquisition, là où elle fut maintenue jusqu’au XIXe siècle, eut un rôle salutaire, en particulier celui que l’on oublie trop, notamment en Espagne, Portugal et Italie, à savoir comme le souligna avec une grande pertinence et singulière sagesse politique Joseph de Maistre (1753-1821), d’éviter aux pays qui conservèrent cette sainte institution catholique en activité et permirent à son Tribunal de faire son office, Tribunal religieux placé sous les auspices de la « Justice » et de la « Miséricorde », les horreurs criminelles de la Révolution française !

LIRE :

Tribunal of the Holy Office Inquisition

La Sainte Inquisition :  

une institution nécessaire !

 

Notes.

1. B. Leroy, L’Espagne de Torquemada, Maisonneuve, 1995.

2. P. Chaunu, Eglise, Culture et Société, SEDES, 1981),

3. J. Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 241.

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