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La « folie universelle » du suffrage universel !

22 mai 2017

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« La Nation française est absolument étrangère

au sinistre pandémonium républicain intrinsèquement pervers,

que nous subissons en tant que système politique. »

Après plusieurs semaines d’un pitoyable cirque électoral où, comme à son habitude, le régime impie connu sous le nom de « République » – République née dans le crime, le blasphème et issue du « régicide » – a mis en scène le spectacle lamentable consistant, selon des intervalles temporels répétitifs qui font la joie des amuseurs publiques déguisés en journalistes, à désigner celui qui aura à présider – non la Nation française évidemment car la substance réelle de la France, qui prit corps lors du baptême de Clovis en l’an 496, est absolument étrangère à ce sinistre pandémonium laïc – le système idéologique intrinsèquement pervers que nous subissons.

Il est en conséquence sans doute nécessaire de rappeler sur quel type de mensonge repose la caricature de l’authentique « souveraineté » qu’est la désignation par le « suffrage universel » des successeurs de Robespierre (1758-1794) et de la sinistre cohorte composées des assassins de la Révolution, qui prétendent détenir et exercer une autorité au nom du « peuple ».

I. Essence de l’authentique « souveraineté » selon la doctrine contre-révolutionnaire

Joseph de Maistre (1753-1821), dans son analyse portant sur l’origine divine de toute souveraineté, eut cette célèbre phrase de l’Epître aux Romains par laquelle saint Paul affirme : « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu. » (Romains, XIII, 1.) Toutefois, loin d’en rester à la simple reprise de l’affirmation paulinienne, Maistre va lui donner une extension bien plus large en soutenant, dans son Essai sur le principe générateur des constitutions politiques (1814), que c’est toutes les constitutions politiques traditionnelles qui possèdent une origine divine. Pour Maistre il est donc évident que « Dieu « fait » les Rois », et ce de manière littérale.

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« Per me reges regnant » (Prov., VIII, 15.)

Le comte chambérien se réfère à la conception « mystique » du droit divin et insiste sur l’aspect sacral de la fonction royale, il reprend volontiers la sentence du livre des Proverbes : « Per me reges regnant » (Prov., VIII, 15.)

Maistre ne fonde pas sa doctrine de la légitimité politique de  la royauté sur la « naturalité », ni sur sa nécessité universelle, mais sur son caractère sacré. Bien sûr il a recourt parfois aux leçons de la politique expérimentale pour renforcer son discours : « …la politique expérimentale démontre que la monarchie héréditaire est le gouvernement le plus stable, le plus heureux, le plus naturel à l’homme, et la monarchie élective, au contraire, la pire espèce des gouvernements connus. » [1] mais il ne se laisse pas longtemps abuser, il sait que le réel est traversé par tant d’irrationalité qu’ « on trouve presque toujours la théorie la plus plausible contredite et annulée par l’expérience. » [2]

Et c’est  précisément cette irrationalité du réel qui est la marque même de la volonté divine au sein de l’Histoire ; c’est le caractère incompréhensible du développement historique qui est à l’origine de la théorie maistrienne de l’intervention providentielle.

Le sédévacantisme est une erreur !

« Le divin se manifeste dans l’histoire humaine

en n’obéissant à aucune loi humaine… »

La politique n’est donc pas une science raisonnée, mais le constat de l’ignorance des plans divins et l’aveu, par les hommes, d’une impossibilité à en maîtriser la logique. La perspective politique de Maistre est claire, le divin se manifeste dans l’histoire humaine en n’obéissant à aucune loi humaine, c’est là par exemple le sens de la sacralité du bourreau ou de la guerre, fondé en substance sur l’incompréhensibilité des impératifs supérieurs qui commandent et dirigent le destin des peuples. Cette notion est en radicale opposition avec l’esprit des « Lumières » qui voulut, en premier lieu, placer la « Raison » et le « Contrat » au centre de la cité, pour Maistre non seulement « l’état de nature » est une fiction, mais plus encore « l’état de nature est une contre nature. » [3]

Résurrection 1

« C’EST MOI QUI FAIS LES SOUVERAINS »

Dès lors qu’on le veuille ou non, et la volonté en ces matières est de peu d’importance, « L’homme ne peut faire de souverain. C’est pourquoi « il est écrit : C’EST MOI QUI FAIS LES SOUVERAINS. Ceci n’est point une phrase d’église, une métaphore de prédicateur ; c’est la vérité littérale, simple et palpable. C’est une loi du monde politique. Dieu fait les Rois, au pied de la lettre. Il prépare les races royales ; il les mûrit au milieu d’un nuage qui cache leur origine. Elles paraissent ensuite couronnées de gloire et d’honneur ; elles se placent ; et voici le plus grand signe de leur légitimité. » [4]

II. Nature impie de la « République »

La philosophie politique qui a présidé à l’émergence des idées de la Révolution française, idées qui aboutirent à la fameuse « Déclaration des droits de l’homme », Maistre s’emploiera inlassablement tout au long de sa vie à en déconstruire les postulats insensés et anti-traditionnels qui, follement, placent « l’homme » à la source du droit en l’installant sur le  trône vertigineux des amères désillusions, tel un dieu moderne objet d’un étrange et sinistre culte idolâtrique.

Droits de l'homme

« La Constitution de 1795 (…) est faite pour l’homme,

or il n’y a point d’homme dans le monde. »

Maistre aura d’ailleurs cette pertinente remarque à propos de la fiction abstraite que représente « l’homme » selon la pensée des Lumières : « La Constitution de 1795 (…) est faite pour l’homme, or il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. » [5]

C’est cette profonde et dangereuse erreur philosophique, cette radicale inversion des valeurs, ce coupable renversement des hiérarchies authentiques, qui est proprement un acte « satanique ». Le crime initial, accompli par les philosophes des Lumières, est d’avoir supposé qu’il était possible, et même nécessaire, d’abattre la relation de dépendance ontologique qui unissait l’homme à son Créateur, de faire de l’homme le fondement universel de tout, et d’ainsi s’approprier l’Histoire en méprisant les lois civilisatrices qui, sagement, prévenaient les sociétés anciennes des égarements de l’humaine nature trop humaine.

L’homme a voulu se faire Dieu et se faisant il est devenu le suppôt du diable. Comme le rappellera Maistre : « Tout varie, sauf les lois éternelles.» [7] Dès que l’on ose y toucher, par audacieuse imprudence, c’est le crime, l’anarchie et le chaos qui inévitablement triomphent et s’en est alors définitivement fini du droit véritable.

III. La République est le régime de l’esclavage de « l’opinion »

Dès lors, face à cet état de fait, en ayant brisé les vénérables institutions, la République qui s’est imposée par la terreur, le génocide et l’antichristianisme, s’est constituée une illusoire « légitimité » en conférant soi-disant au « peuple » l’origine de la « souveraineté ».

Or cette origine est une escroquerie objective, le peuple ne possède aucune « souveraineté », car tout pouvoir vient de Dieu et de Lui seul ! Affirmer le contraire, se revendiquer de la « souveraineté du peuple », relève de la conception inversée de l’autorité issue de la pensée de la Révolution ; c’est donc une position tout simplement sacrilège.

Par ailleurs, une escroquerie en entraînant une autre, le vicomte Louis de Bonald (1754-1840) écrit fort justement, montrant que la République en réalité – alors qu’elle prétend agir au nom de sa devise « Liberté », « Egalité », « Fraternité » -, dissimule, par le mécanisme de la délégation du pouvoir par l’élection des « représentants du peuple », un système qui est celui de « l’esclavage » : « Des hommes (…) dont toute la métaphysique est l’obscurité d’un esprit faux, et toute la politique les désirs effrénés d’un cœur corrompu, ont avancé que la souveraineté résidait dans le peuple. C’est là une proposition générale ou abstraite ; mais lorsqu’on veut en faire l’application à l’histoire ou par l’histoire, il se trouve que le peuple n’a jamais été et qu’il ne peut jamais être souverain : car où seraient les sujets quand le peuple est souverain ? Si l’on veut que la souveraineté réside dans le peuple, dans ce sens qu’il ait le droit de faire des lois, il se trouve que nulle part le peuple n’a fait des lois, qu’il est même impossible qu’un peuple fasse des lois, et qu’il n’a jamais fait, et qu’il ne peut jamais faire autre chose qu’adopter des lois faites par un homme appelé par cette raison législateur : or, adopter des lois faites par un homme, c’est lui obéir ; et obéir n’est pas être souverain, mais sujet, et peut-être esclave. » [8]

Louis de Bonald résume ainsi la situation : « Si l’on prétend que la souveraineté réside dans le peuple, dans ce sens que le peuple en délègue l’exercice en nommant ceux qui en remplissent les diverses fonctions, il se trouve que le peuple ne nomme personne, et ne peut même nommer qui que ce soit ; mais qu’un nombre convenu d’individus, qu’on est convenu d’appeler peuple, nomment individuellement qui bon leur semble, en observant certaines formes publiques ou secrètes dont on est également convenu. Or des conventions ne sont pas des vérités (…) Donc cette proposition générale ou abstraite : La souveraineté réside dans le peuple, n’a jamais reçu et ne peut recevoir aucune application ; donc c’est une erreur. » [9]

L’exercice favori de ce régime est l’instrumentalisation de la pensée

afin de pousser les masses ignorantes, formant le troupeau servile des électeurs,

à accorder leurs suffrages à des candidats choisis par avance.

Ce à quoi se rajoute de nos jours, bien que le principe soit depuis toujours identique en République – la manipulation de l’opinion, autrefois par l’intermédiaire des libelles, pamphlets, affiches, etc., à présent par la puissance gigantesque des médias (chaînes de télés, radios, journaux, internet), qui sont entre les mains d’intérêts privés (banques, industries, groupes de pressions, sociétés occultes, etc.), s’adonnant à l’exercice favori de ce régime, soit l’instrumentalisation de la pensée afin de pousser les masses ignorantes, formant le troupeau servile et docile des électeurs, à accorder leurs suffrages à des candidats choisis et sélectionnés par avance, soit par les partis qui se partagent le pouvoir, soit par des groupes influents au service de projets ténébreux étrangers au bien commun, disposant des moyens financiers, structurels et matériels gigantesques qui leur permettent de faire élire ceux qui ont été désignés en lieux secrets et discrets, et de les faire parvenir aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Mgr de Ségur

« La presse est le grand levier de la Révolution »

Comme le soulignait déjà Monseigneur de Ségur (1820-1881) : « La presse est le grand levier de la Révolution » [10], cette « Révolution », utilisant avec un art consommé, tous les leviers de la manipulation des esprits à grande échelle : « Elle se fait tout à tous pour gagner tout le monde à sa cause. Afin de pervertir les chrétiens, afin de nous ravir le sens catholique, elle se sert de l’éducation, qu’elle fausse; de l’enseignement, qu’elle empoisonne; de l’histoire, qu’elle falsifie; de la presse, dont elle fait l’usage que chacun sait; de la loi, dont elle prend le manteau; de la politique, qu’elle inspire; de la Religion elle-même, dont elle prend parfois les dehors pour séduire les âmes. » [11]

Sa description de la situation permettant la « fabrication » de l’opinion publique, qui date pourtant d’un siècle et demi, est plus que démonstrative : « Sur cinq cent quarante journaux, il n’y en a peut-être pas trente qui soient vraiment chrétiens. Pour quatre-vingts ou cent mille lecteurs de feuilles publiques respectant la foi, l’Eglise, le pouvoir, les principes, cinq ou six millions d’hommes avalent tous les jours le poison destructeur que leur présentent goutte à goutte les journaux impies. Que l’on me pardonne cette comparaison : la presse est, entre les mains de la Révolution, un grand appareil à seriner les hommes. Quand on veut apprendre un air a des oiseaux, on leur répète cet air dix et vingt fois par jour, au moyen d’un instrument ad hoc. Les chefs du parti révolutionnaire, pour former, comme on dit, l’opinion publique, pour faire entrer dans les têtes leurs idées fatales, ont recours à la presse ; chaque jour, ils tournent la manivelle; chaque jour, ils répètent dans leurs journaux l’air qu’ils veulent imposer au public, et bientôt les serins chantent. Et voila l’opinion publique. » [12]

Sachant qu’aujourd’hui, le processus de « fabrication de l’opinion » décrit par Mgr de Ségur, dans notre société du spectacle télévisuel permanent, s’est amplifié avec les nouveaux médias jusqu’à atteindre des proportions totalement inouïes, dont il était impossible, il y a encore peu, d’imaginer la dimension qu’elle prendrait.

Conclusion

Le système et son hideux spectacle de fête foraine, sont donc fermement cadenassés, et il faut soit être un profond naïf, soit un fieffé menteur, pour soutenir que quelque chose de salvateur, libre, vrai et sincère, puisse surgir de cette tartufferie grotesque, entièrement contrôlée par des requins pervers, qui a pour nom « les élections ».

Pío IX

« Oui, le suffrage universel

mériterait plutôt le nom de folie universelle.. »

On comprend pourquoi Pie IX put soutenir que le suffrage universel devrait prendre le titre de « folie universelle », livrant le gouvernement de l’État aux hommes de mensonge en écartant les hommes de la vérité, une folie universelle qui, au lieu d’être l’expression véritable de la volonté populaire, n’en est qu’un signe « apparent ». Le Pontife déclarait à ce propos, devant un groupe de pèlerins français : « Je bénis tous ceux qui coopèrent à la résurrection de la France. Je les bénis dans le but, (laissez-moi vous le dire), de les voir d’une œuvre bien difficile mais bien nécessaire, celle qui consiste à faire disparaître ou à diminuer une plaie horrible qui afflige la société contemporaine, et qu’on appelle le suffrage universel. Remettre la décision des questions les plus graves aux foules, nécessairement inintelligentes et passionnées, n’est-ce pas se livrer au hasard et courir volontairement à l’abîme ? Oui, le suffrage universel mériterait plutôt le nom de folie universelle… » (Pie IX, 5 mai 1874).

Il est de ce fait, à titre individuel ou collectif, inutile voire sacrilège de participer à cette mascarade électorale en fondant quelques vains espoirs sur tel ou tel parti « républicain », puisque rien ne peut sortir de bon de la République. La République, système faux et trompeur, ne possède pas la réponse aux questions qu’elle pose ; c’est un régime mauvais en son essence, pervers en son origine, radicalement malsain en son organisation, qui ne mérite qu’une chose : disparaître, pour que puissent un jour, et enfin, refleurir les Lys de France !

Lire :

Pourquoi faut-il

une théocratie catholique ?

Notes.

  1. J. de Maistre, Préface de l’Essai sur le principe générateur des constitutions politiques, 1814.
  2. Ibid.
  3. J. de Maistre, Œuvres Complètes, t. VII, p. 526.
  4. Ibid.
  5. J. de Maistre, Considérations sur la France, ch. VI, 1795.
  6. Œuvres Complètes, t. II, p. 253.
  7. Ibid.
  8. L. de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux dans la société civile, démontrée par le raisonnement et par l’Histoire, 1796.
  9. Ibid.
  10. Mgr de Ségur, La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1871.
  11. Ibid.
  12. Ibid.

Fête de Sainte Jeanne d’Arc

14 mai 2017

Jeanne d'Arc

« Dieu, qui avez donné à Jeanne de Domremy

d’être vaillante aux humbles travaux du ménage et des champs

et généreusement fidèle à tous vos appels, accordez-nous, par son intercession,

d’accomplir avec foi tous les devoirs de notre état

et de vous servir si courageusement dans nos besognes

de la terre que nous méritions d’avoir part,

avec Jeanne et tous les Saints de France,

au royaume du Ciel. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. »

AVE MARIA

Sainte Jeanne de Domremy Priez pour nous.

(50 jours d’indulgence)

21 juin 1941

Emile Blanchet, Evêque de Saint-Dié.

Sceau Jeanne d'Arc

Historique de la Fête de Sainte Jeanne d’Arc

Pourquoi faut-il une théocratie catholique ?

23 avril 2017

Seul importe aujourd’hui,

dans un mode en ruine livré au chaos,

le rayonnement de l’Eglise

et le triomphe de la Croix !

Nous sommes plongés, de gré ou de force, dans l’atmosphère quotidienne de l’agitation politique républicaine en raison de la mascarade électorale qui agite à intervalles réguliers la France. De la sorte, comme toujours, les candidats du champ démocratique, sans exception aucune, en quête des suffrages, redoublent d’énergie afin de convaincre  les électeurs de la nécessité de leur accorder leur confiance. Or, pour un catholique, nulle confiance ne peut être accordée, en dehors de celle que lui demande l’Eglise, à un système politique qui tire son origine de la Révolution française et des principes de 1789.

Ainsi donc, il ne peut y avoir, pour la perspective contre-révolutionnaire théocratique , alors que l’ensemble des structures anciennes se sont effondrées, de politique autre que religieuse, ceci impliquant que toutes les autres préoccupations qui ne concernent pas directement le rayonnement de l’Eglise et le triomphe de la Croix, aussi légitimes soient-elles – et même nécessaires selon les circonstances si elles relèvent d’impératifs vitaux immédiats – ne présentent en réalité aujourd’hui que des objectifs périphériques et subordonnés. De par l’absolue suprématie du spirituel sur le temporel, le seul élément sacré véritable dont tout dépend du point de vue de l’avenir européen comme de celui de la France, conditionnant toute possibilité de « Reconquista » à l’échelle du continent, est la Papauté.

 I. L’essence satanique de la République

 L’esprit de la Révolution a aujourd’hui pénétré l’ensemble de la nation, et s’est répandu dans tous les Etats européens. A plus de deux siècles de distance de la Révolution, son esprit infect n’épargne plus rien – pas même l’Eglise qui vécut un profond bouleversement lors du concile Vatican II. La France persiste donc plus que jamais dans son erreur républicaine et, comme il est aisé de le constater, ne s’est absolument pas repentie de ses horribles péchés.

Cependant l’esprit de la Révolution fut d’essence satanique :

« Je demande la permission de le répéter : la révolution française ne ressemble à rien de ce qu’on a vu dans les temps passés. Elle est sataniquedans son essence. Jamais elle ne sera totalement éteinte que par le principe contraire, et jamais les Français ne reprendront leur place jusqu’à ce qu’ils aient reconnu cette vérité. Le sacerdoce doit être l’objet principal de la pensée souveraine. » [1]

Cette dernière phrase, après l’affirmation de la déchéance dela Francetant qu’elle ne se sera pas purgée de l’esprit satanique qu’elle a généré depuis des siècles, est de la plus haute importance car elle signifie que l’éventuelle perspective de rétablissement de l’Ordre traditionnel, en France et en Europe, relève à présent, en raison de la situation, d’un mouvement porté par une action de nature étroitement et exclusivement religieuse.

II. Les principes de la théocratie

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L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire,

ne demeure que la papauté

pour restaurer l’archétype éternel du Saint Empire !

 

 Cette position originale, qui tranche d’avec toutes les autres théories politiques, est une « métapolitique », c’est-à-dire une métaphysique de la souveraineté dans la mesure où celle-ci s’exprime par l’intermédiaire de Dieu au cœur de l’Histoire ; Dieu dont le Pape est le représentant en ce monde, le « Vicaire » par excellence, et le Saint Empire l’incarnation organique la plus aboutie du point de vue politique.

St Empire

  Le seul horizon politique véritable

c’est la chrétienté !

 Le seul horizon politique véritable pour un membre de l’Eglise c’est la chrétienté, c’est-à-dire « l’Unité spirituelle des nations européennes » à laquelle il convient de travailler, et que les monarques français, pas plus que le empereurs germaniques, n’ont ni su ni voulu édifier. Cette unité doit être préparée, construite, élaborée par une bénéfique union des différents pouvoirs nationaux – bienfaisante et souveraine harmonie unificatrice qui ne peut être exercée que par l’autorité suprême du sacerdoce : la Papauté. [2]

 En effet, le Pape est le seul qui possède encore l’autorité nécessaire capable de restaurer, dans une Europe livrée au chaos des égoïsmes nationaux et au venin révolutionnaire, l’unité du Saint Empire. L’Empereur ayant disparu avec le Saint Empire, ne demeure que le Sacerdoce Suprême pour se voir dévolu l’archétype éternel du Saint Empire et le restaurer.

 Cela signifie que la source du droit c’est Dieu, la source de toute légitimité vient d’en haut ; le pouvoir ne reçoit son mandat que du Ciel par l’intermédiaire du Pape. La politique, de ce fait : « Est donc avant tout révélation de l’insondabilité du divin, préludant moins à la science qu’à l’étonnement métaphysique. »  [3] Les lois du Ciel trouveront alors inévitablement, si ces principes sont revivifiés, une nécessaire transposition dans les formes temporelles qui, normalement, travailleront à incarner  demain dans une chrétienté restaurée les bienheureuses et universelles lois régulatrices.

 III. La papauté doit restaurer l’Empire

Joseph deMaistre expliqua fort bien l’avantage d’un gouvernement de la chrétienté placé sous l’autorité directe du Pape :

« La puissance pontificale est par essence la moins sujette aux caprices de la politique. Celui qui l’exerce est de plus toujours vieux, célibataire et prêtre; ce qui exclut les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des erreurs et des passions qui troublent les États. Enfin, comme il est éloigné, que sa puissance est d’une autre nature que celle des souverains temporels, et qu’il ne demande jamais rien pour lui, on pourrait croire assez légitimement que si tous les inconvénients ne sont pas levés, ce qui est impossible, il en resterait du moins aussi peu qu’il est permis de l’espérer.» [4]

Le Pape doit dominer sur les puissances régnantes

qui lui manifesteront soumission et obéissance 

Le Pape doit-il régner lui-même ? Evidemment non. Mais en revanche il doit dominer sur les puissances régnantes qui lui manifesteront soumission et obéissance : « Il parait donc que, pour retenir les souverainetés dans leurs bornes légitimes, c’est-à-dire pour empêcher de violer les lois fondamentales de l’État, dont la religion est la première, l’intervention, plus ou moins puissante, plus ou moins active de la suprématie spirituelle, serait un moyen pour le moins aussi plausible que tout autre. » [5] Faute de ce contrôle spirituel régulateur indispensable, condition formelle de l’unité, il s’ensuit toujours, dans des nations désorientées peu à peu livrées aux caprices des souverains et à l’aveuglement des peuples, des trouble et une désorganisation morale, sociale et spirituelle que nul ne peut plus, à terme, maîtriser et qui, inévitablement, conduit aux révolutions, à la haine du christianisme et dela Papauté, et ensuite à la ruine pure et simple, comme il est advenu aujourd’hui en France et en Europe.

Joseph de Maistre fait d’ailleurs justement observer, dans son traité Du Pape, après avoir montré l’importance du rôle civilisateur du Pontife romain, que les attaques les plus vives des révolutionnaires, et cela n’est pas surprenant, ont toutes été dirigées contrela Papauté :

« La rage antireligieuse du dernier siècle contre toutes les vérités et toutes les institutions chrétiennes, s’est tournée surtout contre le Saint-Siège. Les conjurés savaient assez, et le savaient malheureusement bien mieux que la foule des hommes bien intentionnés, que le « christianisme repose entièrement sur le Souverain Pontife. C’est donc de ce côté qu’ils tournèrent tous leurs efforts. Ils leur présentèrent le Saint-Siège comme l’ennemi naturel de tous les trônes; ils l’environnèrent de calomnies, de défiances de toute espèce; ils tâchèrent de le brouiller avec la raison d’État; ils n’oublièrent rien pour attacher l’idée de la dignité à celle de l’indépendance. » [6]

Conclusion

 

Il ne peut plus y avoir de politique aujourd’hui

que religieuse et continentale,

s’exerçant par un pouvoir reçu

de l’autorité spirituelle.

 La perspective de restauration contre-révolutionnaire théocratique, est traversée par une vision : le Pape est le seul garant, de par l’évidente supériorité de sa fonction et sa dimension d’infaillibilité, d’un possible retour sur le continent de l’unité politique et spirituelle. Il incarne l’espoir d’une restauration véritable de l’ordre traditionnel, entre ses mains sacrées repose l’ultime possibilité d’un redressement futur de la chrétienté.

Si l’autorité spirituelle de la papauté redevient un jour, et il faut l’espérer, témoigner, œuvrer et prier en ce sens, la source de toute souveraineté en Europe, il en résultera une solide et salvatrice cohésion politique, une unité durable où les différentes nations, et leurs Souverains, participant enfin d’un projet commun sous les bannières frappées du signe de la Croix de la Rome catholique et éternelle, donneront naissance à une nouvelle chrétienté rayonnant sur le monde, par le rétablissement du Saint Empire, des Lumières de l’Evangile et des Vérités de la sainte religion du Christ.

Lire :

LA DOCTRINE DU SAINT EMPIRE

Notes.

 1. J. de Maistre, Du Pape, livre premier, ch. II, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 1928

2. Les pontifes romains furent d’ailleurs toujours attachés à la dignité de l’Empire, et n’hésitèrent pas, tel s. Pie V, à reprendre vertement les empereurs ou les monarques français lorsqu’ils oublièrent la valeur du titre d’Empereur. En effet, lorsque Charles IX donna, dans une lettre envoyée à Rome, le titre d’Empereur au chef des turcs, le Pape lui répondit ceci : « Celui qui ne connaît pas le Vrai Dieu ne peut jamais être Empereur ! Donner le titre d’Empereur à un tyran et à un infidèle, ce n’est pas autre chose que d’appeler le mal, bien, et le bien, mal. »

 3. J-Y. Pranchère, Qu’est-ce que la royauté ? Vrin, 1992, p. 65.

4. Du Pape, op.cit., ch. IV.

5. Ibid.

6. Ibid.

Sainte Fête de Pâques !

16 avril 2017

XIR171843 The Resurrection of Christ, c.1610-20 (oil on canvas) by Seghers, Gerard (1591-1651) oil on canvas 324x240 Louvre, Paris, France Flemish, out of copyright

« Voici la porte du Seigneur, c’est par elle que les justes entreront »

Le jour que nous attendions vient de nous apparaître dans tout son éclat: la bienheureuse solennité que nous appelions de nos voeux est enfin arrivée; le Seigneur a comblé nos désirs en nous donnant de célébrer le saint jour de Pâques. Frères bien-aimés, tressaillons de joie dans cette grande solennité, rendons à la divine bonté de vives et sincères actions de grâces, rehaussées par la sainteté de nos moeurs et par la ferveur de notre amour. Aujourd’hui le ciel et la terre se réjouissent; les Anges mêlent leurs cantiques à ceux des hommes, et toute créature raisonnable redit : « Alleluia », c’est-à-dire : louez le Seigneur. Chantons tous ensemble:

« Le Seigneur est grand et au-dessus de toute louange. Le Seigneur est vraiment grand, sa puissance est sans bornes et sa sagesse sans mesure » (Psaumes, CXLVI, 5).

Qui pourrait facilement énumérer, ou dignement expliquer les mystères de ce jour? Le démon vaincu, l’empire de la mort détruit, Jésus-Christ ressuscitant plein de gloire et d’immortalité, la consommation de notre salut, tels sont les grands faits qui marquent à tout jamais la solennité de ce jour. Se peut-il pour nous, mes frères, un plus grand sujet de joie? un bonheur plus complet ? un mystère plus sacré ? un sacrement plus admirable ?

 « C’est bien le jour que le Seigneur a fait; réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse ». C’est le jour de notre renaissance, de notre renouvellement, de notre vivification, de notre rédemption, de notre sanctification, de notre illumination. «Autrefois nous étions ténèbres, aujourd’hui nous sommes lumière dans le Seigneur. » (Ephésiens. V, 8). Autrefois nous étions les captifs du démon, mais aujourd’hui nous confessons et nous disons au Seigneur « que nous avons été rachetés des mains de notre ennemi et rassemblés des régions les plus lointaines. » (Psaumes, CVI, 2).

Ainsi donc, sous le vif éclat d’une telle lumière, dans ce temps de sanctification, « ne dormons pas » du sommeil du péché, mais « veillons » pour toute bonne oeuvre ;  soyons sobres d’esprit et de corps. Marchons comme des enfants de lumière. « Le fruit de toute lumière réside dans la bonté, la justice et la vérité. Mangeons la sainte Pâque , non pas avec l’ancien ferment de « malice et d’iniquité, mais avec les azymes de la sincérité et de la vérité ». L’objet pour nous de cette grande solennité spirituelle, c’est le Verbe de Dieu, notre Sauveur, dont il est dit: « Au commencement, Dieu le Verbe était dans le Père, et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu et nous croyons sa gloire ». Il est le Fils unique du Père, et cependant il a daigné nous faire ses cohéritiers. O amour étonnant et ineffable ! Nous qui étions des serviteurs inutiles, nous avons mérité de devenir les frères de Jésus-Christ et ses cohéritiers.

Que rien de charnel, rien d’indigne ne se mêle aux élans de joie que nous inspire la grâce divine. Non-seulement il y aurait de l’indécence, mais encore un crime de trouver dans cette grande solennité l’occasion de se livrer à la sensualité dans les repas et de jeter l’âme dans une sorte de honteuse torpeur. Que nos fêtes soient donc honnêtes, agréables à Dieu, et conformes à cette parole de l’Apôtre: « Que toutes nos oeuvres s’accomplissent honnêtement et selon l’ordre ; soit que nous mangions, soit que nous buvions, soit que nous fassions toute autre chose, agissons en tout au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (Matthieu XXIII, 37).

Les Juifs croient devoir conserver l’observation du sabbat, c’est-à-dire du septième jour; malheureux Juifs, qui ne connaissent pas le jour légitime et ne veulent pas croire que la fin de la loi c’est Jésus-Christ, qui seul a pu accomplir la loi, créer les jours et préposer à toutes les solennités ce jour que nous appelons le jour du Seigneur, parce que c’est dans ce jour que notre Seigneur et notre Sauveur, sortant du tombeau, est apparu au monde comme étant la véritable lumière. Les païens appellent ce jour le jour du soleil, sans comprendre la portée de cette parole; nous, au contraire, nous comprenons que c’est le jour de ce soleil dont il est écrit: « Vous verrez s’élever pour vous le soleil de justice qui porte sur ses ailes notre salut. » (Malachie IV, 2). Personne n’attribue des ailes au soleil visible de la nature; il n’en est pas de même du Soleil véritable, qui a créé celui que nous voyons; seul il porte ces ailes de la puissance et de la protection divine dont il est dit: « Il les a reçus comme l’aigle déployant ses ailes et a protégeant son nid» (Deutéronome XXXII, 2). Nous lisons également dans l’Evangile: « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j’ai voulu rassembler tes fils, comme la poule rassemble ses petits sous ses ailes  ». Enfin, c’est à ce soleil que le fidèle adresse cette invocation salutaire : « J’espérerai à l’ombre de vos ailes, jusqu’à ce que l’iniquité disparaisse ».

 Nous voyons ouverte devant nous la porte du salut, dont il est dit : « Voici la porte du Seigneur, c’est par elle que les justes entreront » ; entrons donc par la porte de l’Eglise en toute sincérité et vérité, afin que cette porte de la confession et de la louange nous introduise dans le royaume des cieux, où nous jouirons du bonheur éternel. « Nous ne serons pas confondus lorsque nous parlerons dans la porte », c’est-à-dire en Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a dit de lui-même : « Je suis la porte, celui qui entrera par moi sera sauvé ».

C’est par Jésus-Christ que tous les saints sont entrés et entrent chaque jour près du Père de la vie éternelle, à qui, avec le Fils et le Saint-Esprit, soient honneur et gloire dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 Bossuet, Sermon sur la Fête de Pâques.

Triduum Pascal

14 avril 2017

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« Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’anéantit (εκένωσεν) lui-même, prenant condition d’esclave,

et devenant semblable aux hommes.

S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore,

obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! » « (Philippiens II, 6).

AVERTISSEMENT :

Pendant le Truduum Pascal les commentaires de La Question sont fermés.

NOUS INVITONS NOS LECTEURS À LA PRIÈRE ET AU RECUEILLEMENT

Semaine Sainte

10 avril 2017

       

Pendant cette semaine nous prenons part

au plus sublime mystère de l’histoire du salut. 

Nous pensons à la Croix et à la Résurrection qui sont inséparables.

 L’oeuvre rédemptrice du Christ ne se termine pas à sa mort,

 mais se prolonge dans la victoire de sa Résurrection !

Bonne Semaine Sainte à tous !

 AVERTISSEMENT :

Pendant la Semaine Sainte

 les commentaires de La Question sont fermés. 

« Il s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave,

étant fait à la ressemblance des hommes. »

 (Philippiens II, 7).

Le noachisme talmudique contre la Tradition chrétienne

9 avril 2017

St. Michel Archange
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Dès l’origine il y a non pas une Tradition, mais deux « traditions »,

ce qui signifie deux « religions », 

l’une naturelle, caïniste et babélienne,

 l’autre surnaturelle plaçant ses espérances en Dieu

et sa Divine Providence.

L’idée, d’une religion universelle et d’un Ordre Mondial s’imposant à tous les peuples de la planète, n’est pas nouvelle, elle date de la « Tour de Babel », et ses sources primitives se trouvent, tout simplement, dans la tradition de Caïn qui est à l’origine de la tradition rejetée, mensongère et criminelle, que sa descendance perpétue depuis l’aube des temps, s’opposant à la « Tradition d’Abel le Juste », qui est celle, sainte et bénie de Dieu, qui s’étend, depuis les Patriarches jusqu’au Christ, et du Christ à l’Eglise et au peuple des baptisés.

Le problème, c’est que les deux traditions portent le même nom (tradition), mais n’ont pas du tout le même contenu. Il faut donc impérativement, pour dénouer cette difficulté, discerner entre les deux traditions, laquelle contient véritablement la « Tradition primitive » et laquelle est un rameau dévié.

I. Division en deux formes distinctes de la Tradition

La Tradition première, qui donc contenait oralement toute la Révélation, a été l’objet de très graves altérations. Il s’y est mêlé des traditions profanes, non révélées qui par conséquent ont fini par envahir, étouffer et effacer toute trace de vraie Tradition, c’est-à-dire de la Révélation divine. D’ailleurs l’Histoire de la « Religion » sur la terre, jusqu’à Abraham, n’est autre chose que celle des altérations successives de la Tradition primitive.

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L’Histoire de la « Religion » sur la terre, jusqu’à Abraham,

n’est autre chose que celle des altérations successives

de la Tradition primitive.

Ceci explique pourquoi s’il est au monde, aujourd’hui, une religion capable précisément de parler de la Tradition et d’en présenter le contenu, c’est le christianisme. Il n’y en a pas d’autres. Quand René Guénon (1886-1951) affirme : «Le christianisme a oublié la Tradition, c’est l’Inde qui l’a conservée», il se trompe [2]. C’est exactement le contraire, en réalité. Toutes les religions païennes (et pas seulement l’hindouisme), ont quitté la ligne droite des jalons traditionnels avant Abraham et avant l’Écriture. Elles ne possèdent donc, de la Tradition, que la version babélienne dont, justement, Dieu n’a pas voulu.

Dès l’origine il y a de ce fait, non pas une Tradition, mais deux « traditions », deux cultes, ce qui signifie deux religions, l’une naturelle, caïniste et babélienne, reposant uniquement sur l’homme, l’autre surnaturelle plaçant toutes ses espérances en Dieu seul et en sa Divine Providence. La suite des événements n’aura de cesse de confirmer ce constant antagonisme, cette rivalité et séparation entre deux « voies » dissemblables que tout va en permanence opposer, les rendant rigoureusement étrangères et inconciliables. Il n’est d’ailleurs pas indifférent de relever l’analyse pertinente de saint Augustin (324-385) au sujet de ces « deux postérités » engendrant deux traditions et donc deux « Cités » absolument irréconciliables et antagonistes, deux « Cités » que tout oppose et sépare, fondées sur des principes radicalement divergents, travaillant à des objectifs totalement contraires, poursuivant des buts à tous égards dissemblables [3].

II. La tradition mensongère

On comprend mieux pourquoi, du fait qu’ils appartiennent à la tradition déviée et pervertie qui a la haine de Dieu et de ses lois, les ennemis de l’Eglise attaquent toutes les institutions, matérielles et spirituelles : dogme, hiérarchie, sacrements, implantation territoriale, tout ce qui incarne la réalité de la présence de la société spirituelle fondée par Jésus-Christ, société qui est en horreur à Satan et à ceux qui lui sont, consciemment ou inconsciemment, soumis. La Tradition que protège l’Eglise est, comme il est aisé de le concevoir, l’objet d’attaques particulières animées par une féroce hostilité.

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L’Eglise est gardienne d’une Tradition

antagoniste de celle de Babel.

C’est même un des traits particuliers de l’Eglise,

que d’avoir été maintenue séparée

de la souche des fausses religions païennes.

Redisons avec force, que la Tradition des Apôtres forme, avec celle des Patriarches, un ensemble homogène qui constitue précisément cette vraie « Tradition » dont l’Eglise est la détentrice. Mais parallèlement à ce courant orthodoxe, il s’est créé un autre courant que l’on devrait appeler « pseudo-traditionnel » et qui en diffère, évidemment, dans son contenu et dans son mode de constitution. Le contenu de la « pseudo-tradition » n’est pas homogène ; il est composite. Il est fait de trois constituants, mêlés plus ou moins intimement. On y trouve des vestiges déformés de la Révélation Divine, comme par exemple les conceptions panthéistes et païennes. On y trouve des élucubrations humanitaires comme celles de la Tour de Babel. Et l’on y trouve des produits de la fausse mystique, c’est-à-dire de la mystique démoniaque qui est la source de la mythologie polythéiste.

Bref, cette pseudo-tradition véhicule, mêlées ensemble, toutes les productions de la religiosité naturelle. Quant à son mode de constitution, on peut dire que la pseudo-tradition est dans son droit quand elle prétend à la même ancienneté que la Vraie. Elles ont toutes les deux le même point de départ qui est le jugement de Dieu sur les sacrifices d’Abel et de Caïn. La pseudo-tradition est aujourd’hui défendue, sous le nom de « tradition », par des penseurs qui en font la source commune  fondée pour les religions non-chrétiennes.

III. La pensée perverse du Talmud

Dès que l’Eglise parvint à se développer, édifiant les nations chrétiennes en les fondant sur les principes de l’Evangile et les vérités révélées par le Christ, les héritiers de la pseudo-tradition travaillèrent, notamment ceux qui rejetèrent Jésus-Christ en imposant aux autorités romaines de le crucifier, à  remplacer la loi du christianisme par une autre forme de spiritualité appelée le « noachisme », c’est-à-dire une religion universelle, écartant le Christ, pour faire de la « loi de Noé » la référence commune à tous les peuples, un loi de substitution à la loi chrétienne, capable de mettre en œuvre et diriger une politique universelle étendant son règne sur l’ensemble des nations de la terre.

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Les talmudistes voulurent remplacer la loi du christianisme

par une autre forme de spiritualité appelée le « noachisme »,

c’est-à-dire une religion universelle, écartant le Christ,

pour faire de la « loi de Noé »

la référence commune à tous les peuples,

un loi de substitution à la loi chrétienne.

La représentation du peuple juif comme rebelle et subversif est très ancienne: la Synagogue a été vue depuis toujours comme « fons persecutionum », à juste titre, car dans leurs écrits, les penseurs judaïques théorisèrent le projet de domination mondiale dans un ouvrage connu sous le nom de  Talmud (תַּלְמוּד « étude »), l’un des textes les plus importants du judaïsme rabbinique, tout de suite placé après la Bible hébraïque, dont il est, en quelque sorte, le complément. Composé de la Mishna et de la Guemara, il réunit, rassemble et résume, l’ensemble des discussions rabbiniques sur tous les sujets de la Loi juive, sujets qui sont classés et partagés en six ordres (shisha sedarim, etc.), abordant tous les problèmes relatifs aussi bien à la religion, l’éthique, la morale, la vie conjugale, la médecine, l’économie, et les relations avec les non juifs.

Très tôt l’Eglise s’est inquiétée du contenu du Talmud dont on pouvait constater l’influence nocive sur le comportement des populations juives, mais il fallut cependant attendre le XIIIe siècle pour qu’une véritable politique d’examen approfondi du contenu du texte soit entreprise afin d’en déterminer la nature exacte, et surtout qu’en soient fermement condamnées les affirmations principales et les blasphèmes absolument scandaleux que l’on découvrit dans les pages de ce livre. [3]

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Abbé Joseph Lémann (1836-1915)

Les conséquences des vue talmuduques sur la civilisation chrétienne, ont été décrites remarquablement par  l’abbé Joseph Lémann (1836-1915), qui comprit en quoi, l’entrée officielle de la nation juive dans la société française lors de la Révolution, allait coïncider avec l’accomplissement dans les faits du projet talmudique, c’est-à-dire, concrètement, devenir l’acte de naissance du mondialisme :

« Cet acte de naissance, avons-nous dit, que nous plaçons sous des yeux capables de l’apprécier. L’acte de naissance, en effet, peut se rédiger ainsi qu’il suit : LA PRÉPONDÉRANCE JUIVE est née des Droits de l’homme et de la France déchristianisée, dans le local de l’Assemblée nationale: du 14 août 1789 au 27 septembre 1791, durée de cet enfantement laborieux. Deux faits d’une incalculable gravité se juxtaposent au début de la Révolution française: le renvoi du Christ et l’admission des juifs (..) nous nous bornons ici à présenter leur formule précise : Premier fait historique : Le Christ rejeté en tête de la Déclaration des droits de l’homme ; Second fait historique : Les juifs admis dans la société, en vertu de cette même Déclaration des droits. Ces deux faits, enchaînés l’un à l’autre, rappellent un contraste douloureux du passé : la préférence donnée à Barabbas sur Jésus; conséquemment l’échange de Barabbas contre Jésus, puisque l’auguste fils de David appartenait, en propre, au peuple d’Israël, par son sang, ses miracles, son patriotisme. Ils rappellent cette préférence, cet échange; hélas ! ils devaient aussi faire entrer le peuple français dans des phases de déception, de décadence et d’appauvrissement, où les juifs ont marché les premiers. » (Les juifs dans la révolution Française, 1889).

L’abbé Joseph Lémann, poursuit en montrant que la dominante de la mentalité juive, apatride, mondialiste, universaliste, a pour but de chasser Jésus-Christ de la Nation, de remplacer le Christ par Barabbas, en désignant Jésus de façon anonyme, selon leur volonté de faire disparaître toute trace d’identité chrétienne :

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« L’immense clameur: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! n’a pas été, pour le peuple juif, l’épisode le plus calamiteux de la Passion, quoiqu’il ait été le plus grave. La raison en est qu’ici-bas le sang du Christ n’exclut personne de ses effluves de miséricorde et de tendresse. Il purifie, en rosée d’amour et de rafraîchissement, les juifs aussi bien que n’importe quels autres hommes, dès que ces pauvres aveugles, se souvenant de la bienheureuse Passion (suaves et consolantes expressions de la sainte Liturgie), consentent à profiter du sang divin. L’épisode le plus calamiteux de la Passion, source d’ignominies et de désastres pour le peuple d’Israël, a été la préférence donnée à Barabbas sur Jésus. Le Juste, le bienfaiteur de la Judée, est mis en parallèle avec un infâme voleur et assassin. Une indescriptible vocifération désigne la préférence: Barabbas ! Pilate insiste pour donner aux juifs le temps de revenir sur leur choix. Avec plus de fureur, ils lui répondent: Pas celui-ci, mais Barabbas ! Ces hommes, dont l’exaspération ne connaît plus de bornes, ne daignent même pas dire JÉSUS, prononcer son nom, tant il leur semble que le prononcer souillerait leur bouche; ils s’écrient: CELUI-CI ! non, nous n’en voulons plus; c’est Barabbas que nous choisissons ! Les résultats de l’échange ne se sont pas fait longtemps attendre. » (Les juifs dans la révolution Française, 1889).

IV. L’entrée des Juifs dans la société chrétienne

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Le révérend James Anderson (1678-1739),

pasteur presbytérien,

co-auteur des « Constitutions d’Anderson » (1723)

Cette entrée dans la société civile, avait été précédée par une pénétration des Juifs dans la Franc-maçonnerie, une franc-maçonnerie alors chrétienne et légitimiste depuis des siècles, ayant participé à la construction des cathédrales d’Occident, introduite dans les monastères et y travaillant avec les moines ; le premier Juif devenu maçon date de 1716, et dès 1723 des noms juifs apparaissent clairement dans les archives de la Grande Loge d’Angleterre, le pasteur James Anderson (1678-1739), lui-même, dans la seconde édition de ses Constitutions (1738), citant plusieurs grands officiers juifs de la Grande Loge, ceci dans la logique de la pratique en vigueur en Angleterre et dans l’Empire britannique (qui vont jouer ensuite un rôle important dans l’expansion de la maçonnerie aux États-Unis ), qui était d’admettre les Juifs dans les loges.

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« Le Nouveau Judaïsme

ou la franc-maçonnerie dévoilée » (1815).

Et c’est ainsi que pour satisfaire, et ne point choquer les Juifs, progressivement, le Christ, qui avait été écarté des textes et lois de la société maçonnique – au point qu’en 1834 le « Comité du Suprême Grand Chapitre » dirigé par le duc de Sussex (1773-1843) furent introduits des noms hébreux afin de déchristianiser des rituels jugés trop chrétiens en remplaçant les multiples et nombreuses références évangéliques par des évocations de l’Ancien Testament afin d’accueillir les maçons israélites dans les Loges -, le sera également de la société civile, passant d’une nature essentiellement et profondément chrétienne, à une société laïque, athée et même antichrétienne.

La religion maçonnique, fondée sur la fraternité universelle, aboutira à la « religion » nouvelle des droits de l’homme, et  au déisme vague, comme le montre un ouvrage publié au début du XIXe siècle: « Le Nouveau Judaïsme ou la franc-maçonnerie dévoilée » (1815).

VI. La fausse tradition du « noachisme » judaïque

Ce que l’on y apprend, c’est que les célèbres « Constitutions d’Anderson », selon leur nom complet : « Constitution, Histoire, Lois, Obligations, Ordonnances, Règlements et Usages de la Très Respectable Confrérie des Francs-maçons acceptés », l’un des textes fondamentaux de la Franc-maçonnerie moderne, puisqu’il s’agit des premières Constitutions rédigées par le révérend James Anderson (1678-1739), pasteur presbytérien  en collaboration avec le huguenot Jean Théophile Désagulier (1683-1744), en 1723, de la première Grande Loge créée quelques années auparavant en 1717, exposent nettement le projet talmudique judaïque.

Le texte initial, de 1723, avait pour préambule :

« Un Maçon est obligé par sa Tenure d’obéir à la Loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irreligieux. Mais, quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent astreints dans chaque pays d’appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu’elle fût, il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, et qui consiste à être des Hommes bons et loyaux ou Hommes d’Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées. » (Constitutions d’Anderson, 1723).

Mais en 1738, lorsque la « Grande Loge de Londres » devint la « Grande Loge d’Angleterre », les Juifs étant entrés de façon significative dans la Franc-maçonnerie anglaise, le texte fut ainsi modifié, introduisant une notion nouvelle, celle du « noachisme » [4] :

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« Un maçon est obligé par sa tenure d’obéir à la loi morale en tant que véritable noachite et s’il comprend bien le métier, il ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irreligieux, ni n’agira à l’encontre de sa conscience. Dans les temps anciens, les maçons chrétiens étaient tenus de se conformer aux coutumes chrétiennes de chaque pays où ils voyageaient. Mais la maçonnerie existant dans toutes les nations, même de religions diverses, ils sont maintenant tenus d’adhérer à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord (laissant à chaque frère ses propres opinions) c’est à dire être hommes de bien et loyaux, hommes d’honneur et de probité, quels que soient les noms, religions ou confession qui aident à les distinguer: car tous s’accordent sur les trois articles de Noé assez pour préserver le ciment de la Loge. Ainsi la maçonnerie est leur centre de l’union et l’heureux moyen de concilier des personnes qui, autrement, n’auraient pu que rester perpétuellement étrangères. » (Constitutions d’Anderson, 1723).

VI. Le projet talmudique conduit au noachisme

Ce « véritable noachite », selon l’expression des « Constituions d’Anderson », est le parfait exemple de l’homme anciennement chrétien, aujourd’hui soustrait et éloigné de sa religion, respectant les prescriptions de la loi mosaïque en s’étant mis à distance du Christ au prétexte de laïcité.

Le noachisme c’est la contre-religion mondiale des démocraties occidentales, une contre-religion qui ne concerne que les goys, les « Gentils », les non-Juifs – car les Juifs eux, au moment où les Nations chrétiennes sont invitées à se vider de plus en plus de leur essence spirituelle, conservent intégralement leurs préceptes traditionnels et y veillent jalousement -, une contre-religion antichrétienne, fruit de la conjuration talmudique et des loges, dont la Franc-maçonnerie est devenue l’instrument, la machine de guerre idéologique.

Cette contre-religion noachite et talmudique, portée par la Franc-maçonnerie, est à l’œuvre depuis le XVIIIe siècle, elle a triomphé lors de la Révolution Française, et depuis, n’a de cesse de poursuivre son projet destructeur antichrétien.

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La Révolution a mis en œuvre une politique antichrétienne terrifiante,

elle organisa une déchristianisation violente et criminelle.

La Révolution a mis en œuvre une politique antichrétienne terrifiante, elle organisa une déchristianisation violente et criminelle qui eut pour but d’en finir avec le christianisme de la vie quotidienne en France : prêtres déportés ou assassinés, religieux contraints à abjurer leurs vœux, croix et images pieuses détruites, fêtes religieuses interdites, agendas modifiés, et interdiction du culte public et privéToutes les congrégations furent supprimées le 18 août 1792. La Commune de Paris, sous l’impulsion de son procureur-syndic Chaumette, sera la première à prendre, après le 10-août, des mesures anticléricales : interdiction du port du costume ecclésiastique (12 août), interdiction des processions et manifestations religieuses sur la place publique (16 août). L’an II (septembre 1793-septembre 1794) voit l’apogée de la politique de déchristianisation.

Comme le souligna, à juste titre Joseph de Maistre (1753-1821) : « Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. » [6]

Conclusion : la contre-religion du Nouvel Ordre Mondial

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Le « noachisme » est une « contre-religion »

pensée par les rabbins talmudistes

qui s’est emparée de la Franc-maçonnerie

Ce caractère « satanique », nous en connaissons à présent l’origine et la source, nous savons également, à quoi travaillent les forces liguées du noachisme talmudique et de la Franc-maçonnerie laïque : l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur une société multiculturelle dans laquelle vivent des individus déracinés, des consommateurs anonymes achetant, aux quatre coins de la planète dans des villes aux populations hétérogènes de par les incessants flux migratoires, les produits du commerce standardisé, des créatures sans mémoire ni identités converties à la philosophie de l’hédonisme individualiste, des égocentrismes boursouflés, mentalement fragiles et décérébrés, devenus les victimes consentantes du libéralisme consumériste.

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Les forces liguées du noachisme talmudique

et de la Franc-maçonnerie laïque 

travaillent à l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial.

Tel est le rêve fou et mercantile de la société libérale – sachant que le capitalisme n’est pas un simple système économique mais une « religion » dévoyée -, celui du progrès marchand, du commerce perpétuel, aspirant à un « bonheur » borné au plan horizontal et terrestre, oublieux de la dimension transcendante, organisé par des hommes qui, depuis l’épisode de la Tour de Babel, cherche à conquérir la béatitude céleste par des moyens matériels en voulant édifier par la force prométhéenne la « Jérusalem terrestre », contrefaçon sinistre, maléfique et obscure de la « Jérusalem céleste ».

Comme l’écrit avec pertinence Pierre Hillard : « Cette espérance du bonheur purement terrestre reposant sur l’idée du« Progrès », que nous retrouvons sous des formes variées dans le marxisme et le libéralisme, est en contradiction complète avec le catholicisme. La religion trinitaire, considérant le passage sur terre comme une série d’épreuves et comme un tremplin, a une espérance céleste. Ces deux universalismes sont incompatibles. Cela n’a pas empêché les autorités de l’Église, depuis Vatican II, d’affirmer dans un ouvrage « Le peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne », que « L’attente juive messianique n’est pas vaine » (chapitre II, A5). D’un point de vue catholique, cette affirmation est une hérésie car le Christ est le Messie, passé il y a 2000 ans. Cette contradiction flagrante n’a pas empêché ce livre, paru en 2001, d’avoir comme préfacier… le cardinal Joseph Ratzinger. Ce noachisme s’impose de plus en plus dans les structures mentales. Ainsi, le Congrès des États-Unis a adopté dans le cadre de « l’Education Day », le 26 mars 1991, la reconnaissance des lois noachides comme socle de la société américaine. Il semblerait que les choses s’accélèrent. En effet, le 23 septembre 2012, toutes les communautés juives du monde ont appelé, par une courte prière, à l’arrivée du Messie (Mashia’h). Pour les catholiques, cela équivaut à appeler l’antéchrist. Compte tenu de la déliquescence de l’Église depuis Vatican II, cette prière est comme un appel à une mutation profonde. Il est vrai que le mondialisme est un messianisme pressé. » [6]

Nous sommes donc en présence d’une authentique religion avec le « noachisme », en fait une authentique « contre-religion » pensée par les rabbins talmudistes, une contre-religion à laquelle collabore l’Eglise moderniste depuis, non pas seulement le terrible concile Vatican II fruit de la désorientation théologique, mais dès le Concordat consenti par Pie VII avec le pouvoir révolutionnaire régicide et antichrétien en 1804, une contre-religion ennemie de l’Eglise qui s’est emparée de la Franc-maçonnerie andersonienne, et qui anime « spirituellement » (sic) le Nouvel Ordre Mondial, dont la prétention à l’universalisme n’est pas moindre que celle de l’Eglise de Jésus-Christ, mais, et en cela consiste toute le caractère terrible de ce pervers projet idéologique, il s’agit d’un universalisme démoniaque au service des puissances des ténèbres !

Lire :

St. Michel

Qu’est-ce que la «Tradition» ?

Eclaircissement au sujet des éléments spirituels,

historiques et religieux,

 constitutifs de la sainte Tradition chrétienne

Notes.

1 – Pour René Guénon, l’essence de la Tradition primordiale se retrouve de façon privilégiée dans la tradition hindoue qui est détentrice d’une source directe d’une incomparable pureté à l’égard des fondements premiers de la « Science Sacrée » d’origine non-humaine selon-lui, plaçant les autres traditions dans une sorte de situation de dépendance à son égard, comme il le déclare de manière catégorique et stupéfiante en affirmant  :« La situation vraie de l’Occident par rapport à l’Orient n’est, au fond, que celle d’un rameau détaché du tronc .» (R. Guénon, Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, 1è partie, chapitre 1.)

2 – C’est sans doute dans le livre XV de son ouvrageLa Cité de Dieu, que saint Augustin, Père et docteur de l’Eglise, développera le plus complètement l’exposé de sa doctrine qui deviendra l’une des colonnes fondatrices de la théologie chrétienne en Occident.

3- Clément VIII se distinguera en renouvelant, le 28 février 1593 – après avoir expulsé les Juifs des Etats pontificaux par le bulle Caeca et Obduratatrois jours plus tôt (25 février 1593) -,  dans la bulle Cum hebraeorum malitiales anciennes interdictions de lire, vendre, imprimer ou posséder des exemplaires du Talmud, s’appuyant pour ce faire sur les actes des papes antérieurs, qu’il désignait nommément : Grégoire IX, Innocent IV, Clément IV, Jean XXII, Jules III, Paul IV (Cum nimis absurdum) et Grégoire XIII, « qui ont souvent appelé ce Talmud impie, puis damné, interdit et ont souhaité que soit exterminé du monde chrétien d’autres écritures pareilles et détestées » (qui saepius impium illud Thalmud nuncuparunt, et alia similia reprobata et detestanda scripta et volumina damnarunt, et retineri prohibuerunt, seu alias ex Christiani Orbis Provinciis et Regnis pro zelo exterminarunt).

4 – En 1813, après la scission entre les « Anciens » et les « Modernes », les deux courants se réunifièrent en formant l’actuelle « Grande Loge Unie d’Angleterre » qui arrêta le texte suivant : « Concernant Dieu et la religion: un maçon est obligé, de par sa tenure, d’obéir à la loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irreligieux. De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu voit autrement que l’homme car l’homme voit l’apparence extérieure alors que Dieu voit le cœur. Un maçon est par conséquent particulièrement astreint à ne jamais agir à l’encontre des commandements de sa conscience. Quelle que soit la religion de l’homme ou sa manière d’adorer, il n’est pas exclu de l’Ordre, pourvu qu’il croie au glorieux Architecte du ciel et de la terre et qu’il pratique les devoirs sacrés de la morale. Les maçons s’unissent aux hommes vertueux de toutes les croyances dans le lien solide et agréable de l’amour fraternel, on leur apprend à voir les erreurs de l’humanité avec compassion et à s’efforcer, par la pureté de leur propre conduite, de démontrer la haute supériorité de la foi particulière qu’ils professent… »

5 – J. de Maistre, Considérations sur la France, ch. I. (1795).

6 – P. Hillard, Connaissez-vous le noachisme ?, 2012.

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