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Les armoiries du Pape Benoît XVI

29 décembre 2011

« Nos ergo debemus sublevare huiusmodi,
ut cooperatores simus veritatis. » (III Jean,  1. 8)
(Nous devons servir de cette manière,
et être coopérateurs de la vérité.)

  

Le blason figurant sur les armoiries papales, rendues publiques le 26 avril 2005, est une simplification de celui qu’il utilisait en tant qu’archevêque de Munich et de Freising, puis de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.  Le Blason  du Pape Benoît XVI  est de type « écu à calice », de gueules chapé d’or. À gauche se trouve le « Maure de Freising », une tête d’Éthiopien couronnée qui figure depuis l’évêque Conrad III en 1316 sur les blasons de l’évêché-principauté de Freising. Au centre, une coquille Saint-Jacques évoque notamment le monastère Saint-Jacques de Ratisbonne, où se trouve le séminaire de prêtres du diocèse où Joseph Ratzinger a enseigné la théologie. Elle évoque également, entre autres, les pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle. À droite figure «  l’ours de saint Corbinien  », l’évêque de Freising qui au VIIIe siècle a converti la Bavière païenne au christianisme.

Au cours de l’Angelus du dimanche 10 octobre 2010, on a pu voir pour la première fois, le nouveau blason pontifical du Pape Benoît XVI, orné, selon l’usage antique, de la tiare. Ce blason, brodé entièrement à la main, a été conçu dans les Ateliers d’ornements liturgiques Ferrarais Regia Ars; il propose le blason, avec les emblèmes du Pape et le pallium orné de croix rouges. La partie extérieure est inspirée par les armoiries du pape Barberini (Urbain VIII, pape de 1623 à 1644) que l’on voit sur les piliers du Baldaquin du Bernin dans la basilique Saint-Pierre.

La différence avec le modèle précédent – que certains attribuent au cardinal Montezemolo – est que ce blason porte à nouveau la triple couronne – la triple couronne du Souverain Pontife – au lieu de la mitre, restaurant l’antique coutume, à laquelle même Jean-Paul II n’avait pas renoncée. L’innovation de la mitre à trois bandes, qui avait créé quelques perplexités parmi les spécialistes d’héraldique, côtoyait la forme traditionnelle.

 

Sens de la tiare Pontificale

La triple couronne, ou tiare, symbolise le pouvoir d’Ordre sacré (en tant que Vicaire du Christ et successeur de Pierre, il nomme les évêques et est par excellence le « grand prêtre » ici-bas), pouvoir de Juridiction (en vertu du pouvoir des clefs, celui de lier et délier sur la terre et au ciel), pouvoir de Magistère (en vertu de l’infaillibilité pontificale). La signification de ces trois couronnes, traditionnellement, ou triple pouvoir,  était également exprimé par ces trois titres, qui avaient à l’origine un accent plus « temporel » ou « politique », en particulier en raison de La donation de Constantin (Donatio Constantini), acte par lequel l’empereur Constantin Ier donna au pape Sylvestre la primauté sur toutes les Églises et l’imperium sur l’Occident.  Saint Grégoire VII a légiféré  sur cette donation qui fait du Pape l’héritier par Constantin de l’Empire, le « Pontifex maximus » (l’Empereur suprême), contraignant tous les détenteurs d’un pouvoir temporel qui ne sont à la tête que de charges laïques au sein de la chrétienté, et en premiers les empereurs du Saint Empire et les Rois de France, à lui devoir soumission et obéissance car c’est le Pape, et lui seul, qui détient les clefs de l’Empire.

 C’est ce que souligna Grégoire VII dans les Dictatus papae en 1075 :

 « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. » (Grégoire VII, Dictatus papae, 1075).

 

« La donation de Constantin »

(fresque de Gianfrancesco Penni. Salle de Constantin. Vatican).

L’Empereur Constantin Ier (272-337) donne au pape Sylvestre

le pouvoir impérial sur l’Occident.

 

De ce fait le Pontife est :

 – Père des rois,

–  Régent du monde,

– Vicaire du Christ.

On a également donné d’autres interprétations à cette triple couronne. L’une d’elle veut que le pape, en tant que Vicaire du Christ doué du pouvoir de lier et de délier sur terre et au ciel (pouvoir des clefs) soit donc à la tête de l’Eglise militante (sur terre), souffrante (au purgatoire) et triomphante (au Ciel). Une autre parle des trois fonctions des papes : prêtre (évêque de Rome), roi (chef d’État souverain) et enseignant (arbitre et magistère suprême, doté de l’infaillibilité). On parle aussi du Pape en tant que souverain sacrificateur, grand juge, et seul législateur des chrétiens.

On le voit, la question de l’origine divine du pouvoir pontifical, touche également le plan politique, elle fonde et donne en réalité sa légitimité à la doctrine catholique de l’infaillibilité, car elle à sa source dans la Vérité originelle de la Révélation dont la Sainte Eglise Universelle, par Jésus-Christ, est l’humble dépositaire, et son Chef visible, le « Prince des Evêques », le très soumis et très fidèle serviteur.

Mgr Sauvé, théologien pontifical et consulteur de la Sainte congrégation de l’Index, explique très bien en quoi de « droit divin » :

« Le Pape est le dépositaire visible de la puissance spirituelle du Christ : c’est lui que le divin Sauveur a établi, dans la personne de saint Pierre, le fondement, la base, la pierre angulaire de la société des croyants; c’est à lui que Notre-Seigneur a donné les clefs de son royaume, c’est-à-dire la souveraine puissance; c’est lui qu’il a établi le pasteur suprême de son troupeau. (…). » (Mgr Sauvé, Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, Chailland, Berche & Tralin, 1890).

 

COURONNONS LE PAPE BENOÎT XVI !

 

 Lire :

LA THEOCRATIE PONTIFICALE !

 

 

 

39 commentaires leave one →
  1. Eloi permalink
    29 décembre 2011 01:55

    Tellement évident :

    « Sans la monarchie romaine, il n’y a plus d’Église. »

    Du Pape, Joseph de Maistre, 1819

  2. Aloïs permalink
    29 décembre 2011 11:22

    Le dernier pape à avoir été couronné fut Paul VI.

    • Charles permalink
      30 décembre 2011 13:22

      oui Aloïs…et après nos apostats conciliaires n’ont plus jugé utile de faire appel à ce leurre démoniaque supplémentaire….le ver étant suffisamment dans le fruit!
      Seuls les initiés m’auront compris!
      Les tiares ont donc été relégué au musée ou au placard……..!

  3. Vehementer permalink
    29 décembre 2011 12:18

  4. Sulpice permalink
    30 décembre 2011 00:24

    On continue de coiffer de la tiare la statue en bronze de saint Pierre, dans la basilique vaticane, le 29 juin, fête des saints Pierre et Paul.

  5. Sacrificium laudis permalink
    30 décembre 2011 01:35

    Catholiques et « survivantistes », nous voulons faire éclater la vérité sur l’incroyable imposture au sein de l’Eglise catholique pour cacher aux fidèles, la vérité sur sa survivance.

    Paul VI est toujours en vie, exilé, attendant l’heure de Dieu pour retrouver le siège de Pierre.

    A l’élection du Pape Paul VI, la situation de l’Église était difficile…. le Concile Vatican II n’était pas terminé et des voix « désobéissantes » se faisaient entendre…. Paul VI souhaitait continuer le concile en marchant sur les pas de Jean XXIII. Mgr Montini, alors archevêque de Milan, avait plutôt des idées humanitaires. Sa pensée arrangeait donc bien le « complot » franc-maçon qui prévoyait d’utiliser Mgr Montini devenu pape pour détruire l’Eglise…

    Mais devenu Pape, l’Esprit Saint l’éclaira progressivement et il sentit rapidement l’existence des grandes pressions négatives exercées de tous les côtés sur le concile. Homme de charité, il accepta au début, puis se rendant compte du danger, il regretta amèrement et se mit à supplier le Ciel de l’aider à pouvoir changer le cours des choses. C’est alors que commença son martyre. Son fardeau devint plus douloureux du fait qu’il ne pouvait plus rien annoncer ni proclamer à la chrétienté, car ses collaborateurs, prélats félons, neutralisèrent l’exercice de son pouvoir. La route lui fut barrée lorsqu’il voulut annuler la réforme liturgique et toutes les innovations nuisibles du modernisme (lire témoignage de Mgr Harambillet). Paul VI voulait garder la Messe de toujours mais certains cardinaux conduisirent la subversion contre l’Eucharistie….

    On lui administra des drogues neutralisantes pour l’empêcher de crier l’effroyable complot. Et enfin, on lui substitua un sosie par intermittence dès 1972 puis définitivement à partir de Noël 1975. Le sosie fut installé au Vatican et fit fonction de Pape à la place de Paul VI.

    Et le monde, globalement, ne s’est pas aperçu de l’imposture dont Paul VI fut la victime.

    Celui qui décéda le 6 août 1978 à Castel Gandolfo n’était pas le Pape Paul VI.
    C’est le sosie que l’on a fait mourir car il commençait à devenir un danger pour les comploteurs eux-­mêmes.

    http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-accueil-58686730.html

    • Charles permalink
      30 décembre 2011 13:18

      « Sacrificium laudis » merci pour ce joli conte de Noël pour les enfants et les adultes encore un peu…enfants!
      Décidément entre les sectaires cléricaux tradimodernistes et les doux dingues du survivantisme…je rends grâce au Seigneur d’être un catholique normal…pour lequel la secte conciliaire, vecteur infernal de toutes ces folies, n’EST PAS et NE PEUT PAS ETRE l’Eglise Catholique mais son LEURRE démoniaque!

    • 30 décembre 2011 21:49

      L’évêque apostat et h*****l dont vous parlez a été damné le 6 août 1978.
      http://www.traditioninaction.org/Questions/B201_Miracles.html est très intéressant car ces modernistes doivent admettre que l’odeur était hors du commun même pour un mois d’août. «Sa Sainteté» reçut même la visite d’une corneille ou d’un corbeau!

    • gerdil permalink
      31 décembre 2011 02:19

      Vous voulez dire que Paul VI était homo ?

  6. logic permalink
    30 décembre 2011 10:48

    Merci pour ces explications sur l’héraldique des armoiries de B.XVI . Mais pourquoi le blason a-t-il été modifié en 2010 ? Pourquoi la mitre a-t-elle été remplacée par la tiare et pourquoi les croix pattées rouges (dont une ornée du bâton et de la verge) ont été supprimées ?
    Pour ce qui est de Joseph de Maître , n’oublions pas que c’était un fra-mac , secte créée par les Jésuites pour arriver à leur funeste dessein. . Comment se fait-il que Pie VII se soit retrouvé « prisonnier » de Napoléon et d’être obligé de sacrer Empereur un grand Maitre Maçon alors que l’on venait de couper la tête à un Roi (le lieutenant du Xst ) . En effet l’idéologie maçonnique est basée sur la race supérieure ce qui est fondamentalement antichrétien et antirépublicain (d’ailleurs c’est bien lui qui a réinstauré l’esclavagisme en 1802 pourtant aboli en 1794 ! )
    Dieu sait, si nombre de pape ont condamné la maçonnerie ; Pie VII fut donc bien manipulé par le Pape Noir et j’ai bien peur que le Pape Noir actuel , profite de l’âge avancé et de la grande fatigue de BXVI pour prendre les rênes. Une question comment se fait-il qu’ en cette veillée de Noël , on ne nous a pas invités à prier pour nos frères Chrétiens d’Orient qui sont persécutés et même massacrés sous nos yeux ? de même pourquoi on est entrain de mettre le Credo en second plan et encore lorsqu’il n’est pas omis? il n’a même pas été chanté ou récité lors de la Messe solennelle de l’Assomption le 15 Août 2004 à Lourdes présidée par notre Bienheureux JPII (hélas bien fatigué)
    Pour ce qui est des croix pattées rouges c’est bien toute la symbolique des Templiers (la croix du martyr) eux qui faisaient les 3 vœux pour ramener la paix en Terre Ste Sainte mise à mal par les Turcs (déjà) en 1070. D’ailleurs les Templiers n’ont jamais voulu porter le titre de Roi de Jérusalem , pour eux il n’y avait que celui qui avait eu une couronne d’épines qui était le véritable Roi) . D’ailleurs c’est lorsque l’on a mis Rois de Jérusalem des seigneurs qui n’étaient pas des Templiers qu’ont commencé la fin de la formidable épopée des Croisades , telles qu’elles avaient été définies par Hugues de Payns et St Bernard (Docteur de l’Eglise)
    Le Pape Clément V se retrouva lui aussi prisonnier de l’orgueilleux Philippe le Bel qui se permit « cramer » les Templiers alors qu’ils étaient sous la seule autorité du Pape .(et là a commencé la triste et misérable guerre de cent ans et il a fallu attendre Jeanne d’Arc pour rétablir l’autorité du Roi , c’est certainement pour cela que l’Eglise a mis 500ans pour la canoniser !)
    En effet dés la fin du XVème siécle on a osé coudre les croix pattées rouges sur les voiles des caravelles pour aller conquérir le Nouveau Monde et piller leur or pour en décorer les palais et les Eglises (d’Espagne et d’ailleurs) tout à fait contraire aux idéaux développés et définis par St Bernard et autres moines philosophes du XII° et XIII° siècle .
    Pourquoi couronner un Pape 6ans après son élection ? pour tous les Chrétiens et Hommes sincères il est l’autorité morale incontestable de notre civilisation (hélas bien décadente) D’ailleurs pourquoi s’est-il fait démolir lors de son discours de Ratisbonne ou de son appréciation sur le résultat du préservatif ? pourquoi notre Eglise de France l’a si peut défendu ou a très mal argumenté ses propos ? C’est bien à nous à soutenir notre Pape, comprendre ses propos pour commencer à les transmettre à notre entourage , à commencer dans nos familles ; c’est à chacun d’entre nous d’être une pierre vivante de l’Eglise que le Xst a confié à Pierre, chacun avec ses moyens et ses possibilités. Construisons notre Foi avec notre personnalité et respectueux de l’Evangile ; sachons renoncer ,comme tout baptisé, à Satan à ses œuvres et à ses pompes, ce qui n’a pas l’air d’être le cas de certains de nos « hauts » ecclésiastiques qui se comportent plus souvent en Prince plus qu’en Père .

    je tiens à préciser que je ne suis ni Philosophe ni Théologienni historien, mais un simple chrétien qui a confirmé sa Foi en s’nteressant aux autres et en les aimant, à commencer par les plus humbles et les malades auxquelsJPII a confirmé qu’ils étaient bien plus prés de Dieu que lui-même , lors de sa rencontre avec eux le 15 Août 83 à Massabielle .

  7. PEB permalink
    30 décembre 2011 10:59

    Cette histoire de sédévacantisme me fait penser, mutatis mutandis, aux guerres de Religion en France. D’un côté, il y avait le parti royal qui affirmait que l’élection divine d’Henri IV ne saurait être discutée. De l’autre, la Sainte Ligue prétendait que le Roi et donc la souveraineté nationale pouvait être discutée sous l’autorité raisonnable de la Tradition. De fait, la puissance royale était relative et n’incarnait pas réellement ladite souveraineté mais la nation.

    Ironie de l’Histoire: c’est le parti le plus ultra-catholique qui a préparé la Révolution. Encore aujourd’hui, des familles qui ont lutté de toutes leurs forces contre les lois scélérates de 1901-1905 émargent désormais chez les radicaux-socialistes!

    Par parallélisme des formes, nous avons, chez les sédévacantistes, des écolâtres Cauchon qui affirme que la Grâce divine ne peut intervenir que médiatisée conformément aux Canons. Ils refusent, à Jean XXIIII comme à Charles VII, le bénéfice du droit divin sous le prétexte fallacieux que le Pape ou le Roi ne sont pas à l’image du modèle canonique par eux consacrés. Cela revient à soumettre la juridiction suprême au jugement de la communauté, des fidèles dans un cas, nationale dans l’autre. On en revient encore et toujours à Luther et à Mirabeau: « Sola Fide. Nous sommes ici par la volonté du Peuple! »

    A l’inverse, les absolutistes affirment que le Pape (ou le Roi) sont consacré par Dieu. Entre les mains de la Providence, si veut le Roi, que veut la Loi. Jean XXIII et ses successeurs ont fait et pu faire ce qu’ils ont fait car cela plaisait au dessein insondable de la divinité.

  8. Calixte permalink
    30 décembre 2011 12:15

    PEB

    La comparaison est judicieuse. Le sédévacantisme est une variante moderne, en mode théologique, de l’esprit républicain ou démocratique. La désignation et la reconnaissance de l’authentique pontife n’est donc plus reçue pour ces messieurs par l’Esprit Saint lors du conclave, mais est décrétée, jugée et déclarée véritable ou non, par les examinateurs auto-proclamés de la « foi » de l’élu que sont devenus les apprentis docteurs en théologie canonique qui sévissent sous le nom de « sédévacantistes ».

    C’est l’esprit par excellence de la Réforme. Le recours au libre-examen et au jugement privé au mépris des critères traditionnels de l’Eglise. C’est, concrètement, le triomphe du libéralisme et du subjectivisme à l’encontre de la discipline catholique. Au prétexte de guérir un mal, le modernisme, on tombe dans un autre pire encore qui est un poison violent si bien en rapport avec la mentalité individualiste répandue en notre siècle : l’esprit schismatique.

    J’ai beaucoup apprécié, à cet égard, le pertinent rappel de notre ami Lancre qui a eu la bonne idée de citer Louis de Bonald (ce qui montrera à logic que le grand Joseph de Maistre – à propos duquel il ne convient pas de trop exagérer son passage par la franc-maçonnerie dans sa jeunesse à l’image de son Roi en Savoie au XVIIIe siècle, et à qui l’on doit tout de même les plus grandes pages de la pensée contre-révolutionnaire – ne fut pas le seul à défendre la papauté et l’Eglise) :

    « Depuis des siècles que l’Église chrétienne subsiste, il s’est élevé un nombre infini de sectes dans son sein, et toutes ces branches séparées ont séché, et l’arbre est demeuré toujours vert, et les orages n’ont fait que l’affermir, et les retranchements que le rendre plus vigoureux. Les branches actuellement séparées sécheront à leur tour, le temps viendra où elles ne seront plus. Non seulement l’Église catholique a un principe de conservation, mais elle a un principe de perfectionnement. » (Louis de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux).

    Ces lignes sont absolument excellentes, on pourrait y adjoindre, pour ma part c’est essentiel, celles du Saint-Père Léon XIII :

    «L’Eglise du Christ est donc unique et, de plus, perpétuelle : quiconque se sépare d’elle, s’éloigne de la volonté et de l’ordre de Jésus-Christ Notre-Seigneur, il quitte le chemin du salut, il va à sa perte. «Quiconque se sépare de l’Eglise pour épouse adultère, abdique aussi les promesses faites à l’Eglise. Quiconque abandonne l’Eglise du Christ ne parviendra point aux récompenses du Christ. Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). » (Léon XIII, Satis Cognitum, 1896).

    Comme vous le dites, et ainsi qu’il est nécessaire de le réaffirmer avec force contre l’esprit réformé républicain oublieux de ce principe sacré qui provient de la Révélation, c’est de droit divin que l’Eglise a un pape, pas sur un autre critère. Et ce droit a été institué par Notre Seigneur qui a fondé l’Eglise.

    S’opposer ou contester ce droit divin, c’est donc s’opposer et contester la volonté même du Christ !

    C’est le souverain rappel du plus pénétrant commentateur de saint Thomas qui résume, par ces lignes magnifiques de clarté et de vérité, l’origine de ce droit :

    « De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » (Cajetan, De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521).

  9. logic permalink
    31 décembre 2011 08:08

    Pour bien mieux comprendre tous les drames qui se sont passés dans le sphère très fermée du Vatican je vous conseille de lire sur le net « le grand serment des Fils d’Ignace » dont voici un extrait :
    Note : Pour les Jésuites, leur Général est le ” pape noir ” – représentant le Pape céleste -Lucifer.
    ” On vous a enseigné à planter insidieusement les graines de la jalousie et de la haine entre les communautés, les provinces et les états qui étaient en paix, à les inciter à des actes de sang, les impliquant mutuellement dans la guerre, et de créer des révolutions et des guerres civiles dans des pays indépendants et prospères, cultivant les arts et les sciences et jouissant des bienfaits de la paix. De prendre parti avec les combattants et d’agir secrètement de concert avec votre frère Jésuite qui peut être envoyé de l’autre côté, mais ouvertement opposé à celui dont vous pourriez être l’allié. Seule l’Eglise devra être le gagnant à la fin, dans les conditions fixées par les traités de paix et dont la fin justifie les moyens.
    Pour ce qui de Paul VI, qu’il ait été remplacé par un sosie me semble peut probable (car trop de gens à mettre au courant pour que cela ne soit pas dévoilé) .Par contre il n’est pas impossible qu’il ait été drogué afin d’annihiler sa conscience sa perspicacité son intelligence et soumettre son esprit à celui d’Henri de Lubac, Jésuite , dont les « discours » lors des débats conciliaires étaient très appréciés et même applaudis. Donc pas étonnant que les conséquences de Vatican II, soient à l’opposé de la volonté initiale de Jean XXIII et de Paul VI . Ce qui n’a pas empêché Paul VI de voir, après coup , toute la vicissitude de ces hauts dignitaires de l’Eglise qu’il avait approuvé et même signé leurs écrits , Donc pas facile de refaire marche arrière et c’est certainement pour celà qu’il a dit « les fumées de Satan ont pénétré le Vatican » phrase reprise d’ailleurs par JPII quelques années plus tard .
    Comment se fait-il que JP II ait été atteint d’une maladie neuro-végétative les dernières années de sa vie ? Homme sportif qui a eu vie saine physiquement intellectuellement d’une ouverture aux autres hors du commun … Son mandat était-il devenu trop long et gênant ? avait-il une influence trop forte pour faire inverser la décadence programmée de notre civilisation, malgré tous les « skuds » dont on l’a bombardé les ¾ de son mandat ?
    Pourquoi Benoît XVI était-il si fatigué à la Messe de Minuit ? Il y a plus de 2 ans qu’il est las de tout ce qui se perpètre autour de lui ou plutôt dans son dos et qu’il a baissé les bras dans ce combat inégal contre les forces du mal

  10. Actualité : 31 janvier Saint Sylvestre, Pape (+ 335) permalink
    31 décembre 2011 08:58

    On fête le 31 décembre Saint Sylvestre, (+ 335), le Pape qui reçut de Constantin Ier la primauté sur toutes les Églises et l’imperium sur l’Occident, faisant de chaque successeur de Pierre le « Pontifex Maximus ».

    Saint Sylvestre né en 280 eut Rome pour patrie.

    Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à donner l’hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome ; il les menait à sa demeure, lavait leurs pieds, leur servait à manger, enfin leur donnait, au nom de Jésus-Christ, tous les soins de la plus sincère charité.

    Il vint, un jour, à Rome, un illustre confesseur de la foi, nommé Timothée d’Antioche. Personne n’osait le recevoir ; Sylvestre s’en fit un honneur, et, pendant un an, Timothée prêchant Jésus-Christ avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse hospitalité. Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, Sylvestre déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les trésors du martyr : « Timothée, répondit-il, ne m’a laissé que l’héritage de sa foi et de son courage. »

    Le préfet le menaça de la mort et le fit jeter en prison ; mais Sylvestre, en le quittant, lui dit : « Insensé, c’est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu. » Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut, en effet, dans la nuit. La crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux et l’héroïque jeune homme fut rendu à la liberté. Cette belle conduite de Sylvestre le fit appeler au diaconat par le Pape saint Melchiade, dont il devait être l’éminent successeur.

    Son long pontificat de vingt et un ans (314-335), célèbre à divers titres, l’est surtout par le concile de Nicée, le Baptême de Constantin et le triomphe de l’Église.

    Suite :

    http://christroi.over-blog.com/article-saint-sylvestre-pape-335-42057994.html

  11. nono permalink
    31 décembre 2011 11:25

    Cher Lagomer, vous dites:

    quel est l’acte d’apostasie publique de la foi catholique, acte positf, pertinace et réitéré, de l’un des papes élus depuis 1958, pouvant qualifier l’éventuelle renonciation tacite par vous évoquée ?

    JP2 a baisé le coran, a dit que catholiques et musulmans adoraient le même dieu, que S. Jean-Baptiste bénit l’islam, récité des prières juives dans la synagogue de Rome, s’est pris le tilak sur le front, en habit pontifical, par une prêtresse hindoue, a participé à des cultes chamaniques dans les forêts « sacrées » au Togo, a convoqué pour prier pour la paix tous les représentants de toutes les fausses religions du monde, a mis une statue de bouddha sur l’autel à Assise… Si ça, c’est pas l’apostasie, qu’est-ce qu’il vous faut ?

    Vous disiez également :

    Pouvez-vous nous présenter les pièces sourcées, datées, officielles, faisant état de manière claire et effective d’une déviation sur un des points précis du Credo d’un des Papes depuis 1958 ?

    L’hérésie, ce n’est pas nier un article du Credo, c’est nier « quelque vérité de la foi » (caté S. Pie X). Du reste, croyez-vous qu’un faux monnayeur fabriquerait de faux billets de… 70 euros ?

    Ensuite, lorsque je vous ai cité S. Paul aux Galates, vous m’avez répondu :

    Bel aveu digne de Luther qui prétendait juger les Papes grâce à la Bible !

    Contrairement à Luther, je me base sur l’interprétation autorisée par l’Eglise de ce verset. Interprétation autorisée que voilà, par la bouche de S. Vincent de Lérins :

    “Pourquoi dit-il, “Même si nous-mêmes” ? Pourquoi pas : “Même si moi… ” ? C’est qu’il veut dire : lors même que Pierre, lors même qu’André, lors même que Jean, lors même enfin que tout le choeur des apôtres vous évangéliserait autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu’il soit anathème. Rigueur qui fait trembler ! Pour confirmer l’attachement à la foi première, il ne s’épargne pas lui-même, ni ses confrères dans l’apostolat.” (Lors même que Pierre, et donc qu’un pape ! lors même qu’André, que Jean, et donc que des évêques ; lors même que le choeur des apôtres, et donc qu’un concile général …)
    “C’est encore trop peu : “Même si un ange du ciel, dit-il, vous évangélise autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu’il soit anathème”.
    “Il ne lui a pas suffit, pour défendre la foi traditionnelle, de mentionner la nature de l’humaine condition ; il a voulu y joindre aussi l’éminente nature des anges. “Même si nous-mêmes, dit-il, ou un ange du ciel… “Non que les saints anges du ciel puissent encore pécher ; mais il veut dire : “S’il arrivait même ce qui ne peut arriver, quel que soit celui qui tente de modifier la foi traditionnelle, qu’il soit anathème.”
    Mais ces paroles, les a-t-il dites en passant et les a-t-il jetés avec une passion toute humaine, plutôt que par inspiration divine ? Loin de là. Car il poursuit, et il insiste sur cet avertissement en redoublant d’effort pour le faire entrer dans les esprits : “Je l’ai déjà dit et je le répète : si quelqu’un vous prêche un autre évangile que celui que vous avez appris, qu’il soit anathème.” (Galates I, 9). Il ne dit pas : “Si quelqu’un vous annonce autre chose que ce que vous avez appris, qu’il soit béni, loué, accueilli, mais “qu’il soit anathème”, c’est-à-dire séparé, rejeté du troupeau, exclu, afin que la redoutable contagion d’une seule brebis n’infecte pas de son poison l’innocent troupeau du Christ… il n’a donc jamais été permis, il n’est pas permis, et il ne sera jamais permis de prêcher aux chrétiens catholiques une autre doctrine que celle qu’ils ont reçue et jamais il n’a fallu, jamais il ne faut, jamais il ne faudra omettre d’anathématiser ceux qui annoncent autre chose que la doctrine une fois reçue…
    (Car) le propre des catholiques est de garder le dépôt confié par les saints Pères, de condamner les nouveautés impies, et comme l’a dit et répété l’Apôtre, de crier “anathème” à “quiconque annonce une doctrine différente de celle qui a été reçue. »

    Se baser sur l’interprétation de l’Eglise, c’est bien faire l’exact contraire de Luther, vous en conviendrez.

    Enfin, vous me disiez :

    « Non aucune déclaration du Saint-Office, mais il n’y en a nul besoin pour cela. C’est un jugement privé, émis par un fidèle qui considère que de son point de vue Vatican II s’écarte sur bien des aspects de l’enseignement des conciles antérieurs, mais cette analyse – qui reste d’ailleurs soumise à une décision à venir du Magistère – ne prétend ni avoir force de loi, ni autorité juridique ou posséder un quelconque pouvoir canonique pour déclarer un Pape déchu de sa charge ou que l’Eglise n’est plus l’Eglise – ça c’est tout à fait autre chose, ça s’appelle le SCHISME ! »

    Eh bien moi non plus, je ne prétends avoir nulle force de loi, je ne fais que constater, en simple fidèle la déviation entre la doctrine d’avant et celle d’après V2. Vous-même la voyez, l’analysez comme problématique. Mais vous refusez de dire anathème à V2, qui nous propose bel et bien un nouvel Evangile, l’évangile du démon. Alors que S. Paul, éclairé par S. Vincent, exhortent à le faire.

    Enfin, si vous ne comprenez pas ceci, essentiel, de S. Bellarmin « “Les hérétiques, avant même d’être excommuniés, sont hors de I’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils se sont déjà condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite III, 10) c’est-à-dire coupés du Corps de l’Église sans excommunication (au sens de peine prononcée par un jugement, ferendae sententiae, ndn) comme l’explique saint Jérôme. », vous ne verrez jamais la réponse à la question que vous vous posez, j’en suis sûr : comment est-ce possible que V2 s’écarte à ce point de l’enseignement des Conciles antérieurs ?

    Désolé pour les guillements de citation que j’ai omis.

    • Lagomer permalink
      2 janvier 2012 00:33

      Cher nono

      « JP2 a baisé le coran, a dit que catholiques et musulmans adoraient le même dieu, que S. Jean-Baptiste bénit l’islam, récité des prières juives dans la synagogue de Rome, s’est pris le tilak sur le front, en habit pontifical, par une prêtresse hindoue, a participé à des cultes chamaniques dans les forêts « sacrées » au Togo, a convoqué pour prier pour la paix tous les représentants de toutes les fausses religions du monde, a mis une statue de bouddha sur l’autel à Assise… Si ça, c’est pas l’apostasie, qu’est-ce qu’il vous faut ? »

      Non ce n’est pas de l’apostasie, même si ces actes sont des aberrations pour un pape. Apostasier c’est autre chose, bien autre chose. C’est embrasser, au sens d’adopter en reniant sa propre foi, une autre religion que la sienne. C’est renoncer publiquement à sa religion, aux dogmes et articles de foi.
      Jean-Paul II s’est-il fait musulman en disant que Jésus n’était qu’un prophète et non le Fils de Dieu ? A-t-il affirmé que le culte du Temple était encore valable ? S’est-il converti au shamanisme polythéiste africain ? S’est-il fait adorateur de Shiva ? Donc pour l’instant on est dans des actes absurdes et déplacés, mais loin de pouvoir être assimilés à de l’apostasie.

      « L’hérésie, ce n’est pas nier un article du Credo, c’est nier « quelque vérité de la foi » (caté S. Pie X). Du reste, croyez-vous qu’un faux monnayeur fabriquerait de faux billets de… 70 euros. »

      L’hérésie c’est plus complexe et à la fois plus précis que votre court extrait du catéchisme de s. Pie X, ouvrage très résumé d’instruction à la doctrine chrétienne publié en 1906.

      Selon le Code de Droit canonique (Canon 1324 – 1325), seule base pour qualifier une désertion dans la Foi et déterminer si l’on est en face d’une hérésie, c’est cela l’hérésie : « L’hérésie consiste dans un refus obstiné des vérités qui ont été définies et proposées par l’Église comme doctrines divinement révélées ».

      Jean-Paul II a-t-il refusé obstinément des vérités qui ont été définies et proposées par l’Église comme doctrines divinement révélées ?
      Il ne semble pas que ce soit le cas.

      Le canon 1325 indique dans son second paragraphe que : « Toute personne qui après avoir reçu le baptême et tout en conservant le nom de chrétien, nie opiniâtrement quelqu’une des vérités de la foi divine et catholique qui doivent être crues, ou en doute, est hérétique; si elle s’éloigne totalement de la foi chrétienne, elle est apostat».

      Jean-Paul II a-t-il nié opiniâtrement quelqu’une des vérités de la foi divine et catholique qui doivent être crues, ou en a-t-il douté ?
      Une nouvelle fois il ne semble pas que ce soit le cas.

      « Contrairement à Luther, je me base sur l’interprétation autorisée par l’Eglise de ce verset. Interprétation autorisée que voilà, par la bouche de S. Vincent de Lérins. »

      S. Vincent de Lérins est en parfait accord avec la position de la FSSPX : rejetez les fausses doctrines, ne pas écouter si nécessaire ceux qui annoncent autre chose que la doctrine une fois reçue…condamner les nouveautés impies, et crier “anathème” à “quiconque annonce une doctrine différente de celle qui a été reçue.

      Mais on ne peut aller plus loin, c’est-à-dire juger d’un Pape qu’il n’est plus Pape et que l’Eglise est éclipsée et se retrancher de Rome.

      D’autant que si sur le plan disciplinaire bien des choses peuvent être contestées depuis Vatican II, en l’absence d’une apostasie déclarée et publique, faute d’un renoncement publique à sa religion, aux dogmes et articles de foi, en l’absence d’une hérésie précisément définie d’un des Papes postconciliaires, il est impossible à un fidèle catholique de rompre la communion d’avec Rome de son propre chef en jugeant au for-interne et selon une attitude de pur libre-examen, qui est ou n’est pas coupable.

      Si vous vous basez sur la discipline de l’Eglise en ces matières, c’est bien. Faire l’exact contraire comme vous le faites, c’est rejoindre Luther…. vous en conviendrez.

      Or vous, ne prétendant pourtant n’avoir nulle force de loi, vous allez plus loin que constater en simple fidèle la déviation entre la doctrine d’avant et celle d’après V2 ce qui est admissible. Vous-même, selon votre décision et vos décrets subjectifs, vous déposez les Papes, vous leur jetez l’anathème, alors que S. Paul, éclairé par S. Vincent, et tous les docteurs de l’Eglise, les conciles et les Papes, vous exhortent à respecter la discipline catholique et de laisser faire la seule autorité qui possède un pouvoir sur le Pape : le Christ.

      Qu’est-elle donc cette discipline catholique ? Celle-ci comme le rappel Mgr de Ségur :

      « Si l’esprit de révolte venait à briser quelqu’une des colonnes du temple ; si l’orgueil et la passion venaient à séparer de l’unité catholique quelque prêtre, quelque Evêque, que faudrait-il faire ? Demeurer inébranlable dans la foi de Pierre, dans la foi du Pape infaillible. Là où il est, là est l’Eglise, et là seulement. » (Mgr de Ségur, Le Dogme de l’infaillibilité, 1896).

      Au fait, n’oubliez-pas ce que stipule en conclusion le § 2 du canon 1325 : « Toute personne qui après avoir reçu le baptême et tout en conservant le nom de chrétien, […] refuse de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de Église qui lui sont soumis, elle est schismatique. »

      Et conservez en mémoire ceci : le schisme tombe sous le coup de l’excommunication « latae sententiae » !

  12. Charles permalink
    31 décembre 2011 13:50

    Saint Pie X et Pie XII à sa suite n’ont fait que rappeler la levée pour le Conclave des censures de droit ecclésiastique, et nullement supprimé ou invalidé la nature même des péchés publics d’hérésie, schisme ou apostasie qui, par leur nature même, séparent ipso facto du Corps de l’Eglise et font perdre aussitôt toute fonction et juridiction, « car il serait absurde de prétendre qu’un homme exclu de l’Eglise ait quelque autorité dans l’Eglise.» (Léon XIII, Encyclique Satis Cognitum, du 29/6/1896) ; notamment tant pour élire que pour être élu ( cf. Canon 167, 1. 4°).

    Une fois de plus, nos « théologiens » et « canonistes » en herbe font donc un plongeon à plat, et manifestent leur incompétence et leur inconscience d’affirmer avec tant d’assurance et comme des vérités indubitables des erreurs grossières dues à des confusions élémentaires et non moins fondamentales.

    • Pie permalink
      2 janvier 2012 01:19

      Charles

      Pie XII écrit : « Nous avons résolu de publier et de promulguer cette constitution REMANIEE sur bien des points, « pour qu’elle soit utilisée SEULE — Nous employons les termes de ce même prédécesseur — par le Sacré Collège des cardinaux, durant la vacance du Siège romain de Pierre et dans l’élection du Pontife romain », et en conséquence d’ABROGER la constitution Vacante Sede Apostolica, telle qu’elle avait été édictée par Pie X, Notre prédécesseur. » (Vacantis Apostolicae Sedis, 8 décembre 1945).

      Si :

      1. Vacante Sede Apostolica de saint Pie X corrigeait déjà Cum ex Apostolatus de Paul IV,
      2. Que Vacantis Apostolicae Sedis de Pie XII ABROGE Vacante Sede Apostolica
      3. Que Vacantis Apostolicae Sedis doit être utilisée SEULE durant la vacance du Siège romain de Pierre et dans l’élection du Pontife romain;

      Question : que reste-il de la bulle de Paul IV et de ses censures ?

      Pour le savoir lisez la conclusion de Pie XII :

      « SONT ABROGES TOUS ET CHACUN DES DOCUMENTS APOSTOLIQUES antérieurs »

      Cette précision est assortie de l’avertissement : « Nul n’aura le droit d’enfreindre ou de contrecarrer par une audace téméraire cette constitution portant Nos ordonnances, abrogations, décisions, censures, admonitions, interdictions, préceptes, volontés. Si quelqu’un osait le tenter, il encourra, qu’il le sache, l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

  13. Sulpice permalink
    31 décembre 2011 14:51

    Très haute élévation mystique sur la nature de l’Eglise dans la réponse de Sixte à Espada.

    Excellent rappel : « La fondation de l’Église comme société s’est effectuée, contrairement à la formation de l’État, non de bas en haut, mais de haut en bas. » PIE XII, Allocution du 2 octobre 1945, Acta Apost. Sedis, 1945, pp. 256-262.

    J’attends avec impatience le texte de La Question sur le droit divin et l’Eglise.

  14. 1 janvier 2012 10:41

    Sauf que la fameuse donation de Constantin est un faux reconnu comme tel par l’église romaine depuis le milieu du 19ème siècle.

    « … L’utilité de la fausse « Donation de Constantin » amena les fonctionnaires de l’Administration pontificale à donner au document une valeur juridique indiscutable, et à le placer dans les collections canoniques pseudo-isidoriennes, les fausses décrétales réalisées en Gaule vers le milieu du IXème siècle « source lointaine de 300 citations dans les annotations du Code de droit canonique de1917″(1)
    Finalement, la fausseté de la « Donation de Constantin » fut officiellement admise en plein XIXème siècle, au moment où l’Eglise avait perdu toutes ses possessions terrestres, ce qui ôtait tout intérêt au document On voit là, clairement, l’intervention de l’Esprit-Saint promouvant le mensonge et l’imposture pour la défense de son Eglise romaine « sainte » et « divine ».
    (1) -Cf. Dictionnaire historique de la Papauté -Editeur Fayard -Paris Page 669.
    Au IXème siècle, pour étayer la nouvelle ecclésiologie d’un évêque de Rome supérieur à tout l’épiscopat les promoteurs du centralisme romain vont de nouveau avoir recours à des faux : – les fausses Décrétales (ou décrétales isidoriennes, du nom de leur auteur, Isidorus Mercator), forgées de toutes pièces afin de soumettre les évêques au pouvoir de Rome en affirmant mensongèrement que le pontife latin a depuis le début du christianisme une primauté de juridiction sur l’Eglise tout entière. Les canonistes romains s’en serviront ensuite pour justifier la doctrine de la primauté de droit divin du pape et de l’infaillibilité de son magistère, doctrine qui sera érigée en dogme lors du concile Vatican 1 en 1870.
    Il est évident que c’était faire fi de la tradition patristique et conciliaire ! Le quatrième concile oecuménique (Chalcédoine – 451) avait seulement reconnu à l’évêque de Rome le premier rang d’honneur parmi les quatre autres patriarches (Jérusalem, Antioche, Alexandrie et Constantinople), en ajoutant expressément que cette primauté « d’honneur » lui avait été attribuée (canon 28) : « parce que Rome était la ville régnante… » comme ancienne capitale de l’Empire…
    Du reste, et nous sommes là au VIIème siècle, l’un des plus illustre évêque de Rome, le pape Saint Grégoire le Grand (Lib.V Epist.18 – Lib.VIII Epist.30) n’hésitait pas à déclarer au patriarche Jean d’Alexandrie que le titre d’évêque universel (et alors il ne s’agissait encore que d’un qualificatif honorifique) est « extravagant, orgueilleux, impie, cause de division dans l’Eglise ». Il ne souffrait pas qu’on lui décernât un « titre aussi criminel et blasphématoire envers Dieu ». Le patriarche Jean l’ayant appelé évêque universel, il lui répondit sur le champ: « Je vous en prie, ne donnez jamais ce nom à personne; mais rendons grâce à Celui qui a fait de tous les hommes un seul troupeau, sous un seul pasteur, qui est Lui-Même ».
    « Quiconque, disait-il en une autre circonstance, s’appelle évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil insensé, le précurseur de l’Antéchrist. » Qu’eut-il dit s’il se fut trouvé au concile Vatican 1 de 1870 ?
    Selon l’Abbé Fleury, page 508 du tome neuvième de « l’Histoire Ecclésiastique » édité en 1702 (années 679 à 794), « les fausses décrétales ont passé pour vraies pendant 800 ans ». Et il ajoute encore: « il est vrai qu’il n’y a plus aujourd’hui d’homme médiocrement instruit en ces matières qui n’en reconnaisse la fausseté ». Et encore page 507 : « La matière de ces lettres en découvre encore la supposition. Elles parlent d’ archevêques, de primats, de patriarches ; comme si ces titres avaient été reçu dès la naissance de l’Eglise. Elles défendent de tenir aucun concile, même provincial, sans la permission du pape, et représentent comme ordinaires les appellations à Rome. »
    Remarquons bien que ces lignes furent écrites en 1702, soit dix-huit années seulement après la « Déclaration des Quatre Article Gallicans » de Bossuet (signés par tous les évêques de France…) où l’évêque de Meaux rappelait le bien fondé du concile de Constance, avec la supériorité du concile général sur le pape…. » .

    Lire aussi le discours de l’évêque Strossmayer lors du Concile Vatican I sur l’infaillibilté.
    Il ressort de tout celà qu’il n’y a plus aucun pape légitime depuis Grégoire le Grand.

    Alors alors???

    JML

  15. PEB permalink
    1 janvier 2012 19:50

    Plus un pape légitime? C’est beaucoup dire.

    Il y a dans ces pontifes du premier millénaire une pondération et une modération digne de Lumen Gentium. Le second millénaire a été marqué par la prééminence du Premier Siège sur un nombre incalculable d’affaires. Vatican II a voulu rééquilibrer tout cela dans un sens plus patristique. Selon le Concile, il y a en résumé:
    – Jésus-Christ, Vrai Homme et Vrai Dieu, seul Pasteur et Sauveur
    – L’Église, Corps Mystique du Christ, qui est, étymologiquement, le Peuple de Dieu (l’ecclesia d’Athènes représente le peuple assemblé, tout comme le populus romanus aux comices). Le terme de Peuple (de prêtres, de prophètes et de rois) confère à l’Eglise sa personnalité juridique de société parfaite.
    – Les évêques successeur des Apôtres unis à leur Prince et à ses successeurs, les pontifes romains
    – Les prêtres collaborateurs du sacerdoce ministériel des évêques
    – Les diacres qui assistent les évêques et les prêtres
    – les fidèles laïcs œuvrant pour la sanctification du vaste monde.

    De fait, l’épiscopat universel du Pape ne peut se comprendre que dans la communion collégiale de tous ses confrères évêques dans le ministère d’unité de l’Ordre sacré et du Magistère sous un même droit. Le Pape éclairé par l’Esprit-Saint a pour fonction de réaliser l’unité de l’Église et à affermir la foi de ses frères.

    Même si la juridiction romaine est universelle, elle est, en principe, médiatisée par l’ouverture des instances au niveau diocésain (fors les affaires réservées au Saint-Siège proprement dit).

    Les archevêques et primats disposent de sièges éminents par leur histoire et leur importance géographique. Ces derniers comprennent éventuellement des organes intermédiaires qui assistent leur suffragants dans leur mission pastorale respective en regroupant des compétences techniques et juridiques particulières. Ce sont aussi des interlocuteurs locaux respectés de par leur position par les pouvoirs publics.

  16. 1 janvier 2012 21:25

    Emmanuel

    Vos sources sont celles d’Arnaud de Brescia, de Luther (qui refusait par principe toute pouvoir politique à l’Egise), Jan Hus, Marsile de Padoue, Guillaume d’Occam, Lorenzo Valla, etc.

    Que des ennemis de l’Eglise, et non des moindres, les pires de toute l’Histoire !

    Quant à votre citation de Philippe Levillain, tristement célèbre pour un ouvrage plus que critique à l’égard de la FSSPX : « Rome n’est plus dans Rome – Mgr Lefebvre et son église », Perrin, 2010, son Dictionnaire historique de la papauté est à prendre avec beaucoup des pincettes, tant y sont diffusées des idées modernistes et laïcistes.

    Enfin pour ce qui est de l’évêque Strossmayer, dont le discours anti-infaillibiliste lors de Vatican I est un sommet dans l’hostilité à Rome : « Jésus n’a donné aucune supériorité à Pierre sur les apôtres » dira-t-il en plein concile sous les voutes de Saint Pierre, il y a mieux comme référence.

    Revenons à cette Donation de Constantin.

    Les objections sont archi-connues (philologiques, historiques, légales). Or, il ne faut pas confondre la date de l’écriture du texte avec l’acte de donation de l’autorité sur l’Empire transmise à Constantin au pape Sylvestre Ier qui est tout à fait envisageable pour bien des raisons que les historiens contemporains considèrent comme recevables.

    Ce que l’on ignore, c’est qu’un concile, approuva à Rome, en l’an 496, tenu sous par le pape Gélase, les actes de saint Sylvestre qu’on dit apocryphes :

    « Par une ancienne et singulière prudence, est-il dit, on ne lit point publiquement, dans la sainte Eglise romaine, un certain nombre d’ouvrages pieux qui ne portent pas de noms d’auteur, dans la crainte que des erreurs ou des inexactitudes y aient été glissées par des esprits infidèles ou par des écrivains incapables. Mais nous recevons avec respect les actes du bienheureux Sylvestre, pontife du Siège apostolique, quoique nous ignorions les noms de leur auteur; ces actes sont lus par les fidèles dans cette ville de Rome, et beaucoup d’autres Eglises depuis longtemps les imitent en ce point. » (Labbe, Summa concil., t. I, p. 1345).

    Par ailleurs Mgr Fèvre, Vicaire général honoraire, Protonotaire Apostolique, explique :

    « Un tel acte est au moins vraisemblable. Converti par miracle, guéri par miracle, tiré des ténèbres du paganisme pour être soudain illuminé des splendeurs de l’Evangile, homme de grand coeur, empereur tout-puissant, Constantin devait éprouver, de sa guérison et de sa conversion, une profonde reconnaissance.
    Il pouvait aisément exprimer sa gratitude par d’illustres bienfaits.
    L’a-t-il fait réellement ?
    On ne peut pas contester, et on ne conteste point :
    l° Que Constantin ait accordé à l’Eglise romaine une quantité énorme de biens tant mobiliers qu’immobiliers;
    2° qu’il ait accordé au Christianisme le bienfait de la vie publique;
    3° qu’il ait rendu, pour la régularisation de cette publicité, les ordonnances que réclamait le bien général et que lui imposait le devoir de la puissance souveraine;
    4° qu’il ait dû, en particulier, pour la ville de Rome, prévoir et résoudre les questions qui naissaient, chaque jour, dans la cité, de la coexistence des deux pouvoirs. » (Mgr Fèvre, Histoire de la Papauté, t. II, Louis Vivès, 1878, p. 321).

    Le texte dit :

    “Nous accordons au Siège de Pierre toute la dignité, toute la gloire, et toute l’autorité de la puissance impériale. En outre nous offrons à Sylvestre et à ses successeurs notre palais du Latran, incontestablement le plus beau qui soit sur terre; nous lui offrons notre couronne, notre mitre, notre diadème, et tous nos ornements impériaux; nous transférons sur lui la dignité impériale. Nous offrons gratuitement au saint Pontife la ville de Rome et transportons le siège de notre empire à Byzance, car il ne sied pas qu’un empereur terrestre conserve la moindre autorité dans le lieu où Dieu a établi le chef de sa religion.”

    Cette idée correspond bien à la volonté de Constantin d’établir le Pape comme l’autorité de l’empire dans une situation très critique et instable. Il n’est donc pas un « faux » au sens propre du terme, mais une fixation de la volonté fondatrice de Constantin.

    Et sur ce point il est probable que telle fut la volonté de l’empereur.

    Rome a d’ailleurs fait un large usage de cette “Donation”, s’y référant dans ses codes et constitutions pendant des siècles, sans permettre à quiconque de douter de son authenticité, et condamnant fermement ceux qui refusaient d’y croire.

    Grégoire IX soutiendra :

    « Constantin, qui possédait un pouvoir monarchique unique sur tous les pays de l’univers, a décrété, en accord avec le Sénat et le peuple non seulement de Rome, mais aussi de tout l’Empire romain, avec le consentement unanime de tous, que le vicaire du prince des apôtres, qui s’acquittait sur toute la terre du pouvoir du sacerdoce et du gouvernement des âmes, était digne aussi de posséder sur le monde entier le principat des choses matérielles et des corps. »

    (GRÉGOIRE IX, Lettre, 1275)

    Mais il faut surtout voir que la primauté de Pierre, et on n’y insistera jamais trop car là se trouve l’essentiel sur ce sujet, est constituée dans l’Evangile, c’est là où elle trouve sa source et son origine. Ainsi, « Donation de Constantin » ou pas, le Pape possède le pouvoir spirituel et temporel en vertu de la Royauté de Jésus-Christ dont le Pape est le Vicaire.

    L’acte de Constantin eut donc uniquement pour but d’en constater l’existence et d’en assurer civilement l’exercice.

    C’est ce que soutiendra, avec justesse et fermeté, Innocent IV :

    « Ils manquent de perspicacité et ils ne savent pas remonter à l’origine des choses, ceux qui s’imaginent que le Siège apostolique a reçu de Constantin la souveraineté de l’Empire, alors qu’il l’avait auparavant, comme on le sait, par nature et à l’état potentiel. »

    Innocent IV, bulle Aeger cui lenia (1245)

    Et en effet, cette souveraineté a été donnée dès l’Evangile comme le rappela Grégoire VII en mettant en lumière le fait que le pape est, de par le Christ dont il est le représentant sur cette terre, le seul et unique à détenir un pouvoir universel, incomparablement supérieur à celui des souverains, qu’il couronne, mais qu’il peut également déposer ou excommunier si nécessaire :

    « Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. » (Dictatus papae, 1075).

    Pax Vobis +

  17. Emmanuel permalink
    1 janvier 2012 23:58

    Oui bien sûr! C’est une pratique courante que de dévaloriser ceux qui font oeuvre de vérité y compris contre le mensonge. Que mes auteurs cités ne vous conviennent pas est une chose que les vôtres soient plus convenables parce que « conformes » en est une autre.

    Que l’évêque Strossmayer, par ailleurs homme considérable dans son pays, n’ait pas pu rallier l’opinion des pères conciliaires (V.I) ne retire rien au fait qu’il n’a pas été désavoué et en tous cas pas par les 70 ou 80 évêques français et allemands qui se sont retirés du Concile laissant ainsi les « romains » face à leur conscience.
    Il reste que l’église elle-même a reconnu la fausseté de cette fameuse donation au cours du XIXème siècle, peu après le Concile (tout comme elle n’a reconnu la sainteté de Jeanne d’Arc qu’à la même époque).

    Mais bien entendu on peut continuer de précher contre l’évidence et faire de Constantin (232-337( 3ème-4ème siècle))… [qui fut païen adorateur et illuminé d’Apollon qui lui aurait prédit une victoire, converti sur le tard sur fond de vision du Christ qui lui aurait prédit la victoire du Pont, p.e lépreux guéri miraculeusement…, par ailleurs à l’origine de la manipulation du Filioque qui provoqua la déchirure de la tunique (entendez l’unité de l’Eglise Une, Sainte,Universelle et Apostolique, la seule qui fut fondée par le Christ…]… l’auteur d’une donation dont le texte n’apparait que vers le milieu du 9ème siècle et ne fut en usage dans l’église de Rome que vers 1050 (11ème siècle). Ca fait quand même un grand laps de temps pour un document d’une telle importance à la fois politique et spirituelle.

    Et on peut toujours, contre l’évidence, affirmer que Saint Grégoire le Grand fut dans l’erreur lorsqu’il déclara que le titre d’évêque universel (pape) est « extravagant, orgueilleux, impie, cause de division dans l’Eglise…criminel et blasphématoire envers Dieu… ou que… quiconque, s’appelle évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil insensé, le précurseur de l’Antéchrist… ». Diable, si je puis dire, un évêque et pas des moindres, »élevé aux autels », professer de telles erreurs???

    Il n’est pas non plus inintéressant de voir que l’auteur P. Duvillain est ici condamné moins pour ses éventuelles erreurs historiques que pour sa critique de la dissidence lefèbvriste et ses idées laïcistes et modernistes. Belle objectivité.

    Bonne année à vous.

    • Gerdil permalink
      2 janvier 2012 12:09

      La caricature de l’Histoire n’est pas une bonne méthode. Constantin après avoir vécu en païen s’est converti et devint un chrétien qui contribua à faire du christianisme la religion de l’empire. Voilà les faits. Sa donation, en déplaise à ceux qui sont animés par la haine de l’Eglise, est un acte de lucidité.

      Quant au bouquin du bien nommé Philippe Levillain c’est un tissu d’absurdité, les fondamentaux de la science historique ne sont pas respectés, les règles les plus communément admises du travail universitaire sont bafouées. Erreurs factuelles, confusions, imprécisions (sur des points importants qui relèvent directement du dossier étudié) pullulent d’une façon vraiment inconcevable.

      Sous sa plume, le cardinal Journet se transforme en jésuite (P. 279), comme l’abbé Victor-Alain Berto devient spiritain (P. 439), Mgr de Castro Mayer fait partie de la Fraternité Saint-Pie X alors qu’il était, en réalité, évêque diocésain de Campos au Brésil (P. 214), l’église Saint-Nicolas du Chardonnet a été prise dès 1972 (P. 284), Mgr François Ducaud Bourget est promu évêque (P. 285), ainsi que Mgr Camille Perl (P. 322), l’abbé Philippe Laguérie célèbre la messe avant d’être entré au séminaire (P. 285), l’abbé Coache, curé dans l’Oise, est bombardé vicaire à Paris (P. 286), l’abbé Schmidberger succède à Mgr Lefebvre en 1991 plutôt qu’en 1983 (P. 356), pour un mandat de six ans quand il s’agit de douze (P. 356), le schisme d’Orient date de 1095 au lieu de 1054 (P. 382), etc.

      Un si pauvre factum serait indigne même d’un historien moins titré que Philippe Levillain. Nicolas Senèze, tâcheron du journalisme et auteur du consternant La crise intégriste (Bayard, 2008), aura donc réussi à se faire battre en nullité par un Philippe Levillain !

      Enfin les positions anti-infaillibilistes de Joseph Georg Strossmayer vont jusqu’à la négation de la fonction pontificale :  » je dis que tout le temps que les apôtres ont
      vécu, l’Eglise n’a jamais pensé qu’il pût y avoir un pape », et sont reprises en boucle permanente par les schismatiques orthodoxes et autres ennemis de l’Eglise. Elles servirent de caution à toutes les églises parallèles (gallicans, vieux-catholiques, etc.), pour justifier leur rejet de Rome.

    • Emmanuel permalink
      2 janvier 2012 17:28

      Mon cher Gerdil

      Personne, en tout cas pas moi, ne met en cause l’hypotèse de la donation physique. Ce qui est en cause c’est le document qui en atteste plusieurs siècles après. Et qui n’est rien d’autre qu’une reconstruction lointaine de ce qu’aurait pu avoir été la pensée de l’auteur. Document que l’église romaine n’utiisera officiellement que très tardivement au cours de XIème siècle.
      vos propres citations sont éloquente à ce sujet.

      Et encore une fois Il reste que l’église romaine elle-même a reconnu la fausseté de ce document au cours du XIXème siècle, peu après le Concile V.I et qu’elle n’a pas condamné l’évêque Strossmayer pour ses propos en effet forts violents.

      Il reste encore que Saint Grégoire le Grand déclara que le titre d’évêque universel (pape) est “extravagant, orgueilleux, impie, cause de division dans l’Eglise…criminel et blasphématoire envers Dieu… ou que… quiconque, s’appelle évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil insensé, le précurseur de l’Antéchrist…”.

      De la même façon que tournent en boucle ce que vous appelez les ennemis de l’église… vous tournez vous-même en boucle à partir d’une phrase de Jésus à Pierre sur l’interprétation de laquelle, sauf l’église romaine elle-même, la plupart des autres églises chrétiennes sont en désaccord.

      Personne que je sache ne conteste la primauté d’honneur de Rome. Mais primauté d’honneur ne fait pas primauté de droit, sauf évidemment à faire abus du droit.

      En conclusion, s’il y a encore bien un évêque à Rome, il n’y a pas d’évêque universel (pape) légitime puisque saint Grégoire le Grand (qui n’est pas n’importe qui) a dit que le titre d’évêque universel (pape) est “extravagant, orgueilleux, impie, cause de division dans l’Eglise…criminel et blasphématoire envers Dieu… ou que… quiconque, s’appelle évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil insensé, le précurseur de l’Antéchrist…”.

    • Gerdil permalink
      4 janvier 2012 01:25

      Emmmanuel

      Je vous ai expliqué dans un autre message en quoi la déclaration de Grégoire le Grand (mort en 604, soit à une période où la définition de la papauté est encore non totalement établie, les empereurs qui avaient fui Rome, exerçant hélas une forte domination sur l’Eglise et le pape : de Byzance l’empereur se réservait le droit de ratifier la nomination des pontifes) était un écrit de pure circonstance sans valeur dogmatique ; la lettre se trouve à l’intérieur du resgistre des correspondances (Registrum epistolarum) qui contient plus de 800 lettres !

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/01/11/la-franc-maconnerie-une-secte-diabolique/#comment-24252

      Mais comme souligné, et cette fois-ci de façon canonique, Grégoire fut le premier des papes à se proclamer dans ses actes officiels « serviteur des serviteurs de Dieu… » Ce qui revient à revendiquer pour le Pape le titre de Vicaire de Jésus-Christ et donc implique qu’il possède le même pouvoir et la même autorité que ceux que le Christ avait sur l’Eglise et sur toute la chrétienté !

      Mais qu’est-ce que ce titre de « Vicaire de Jésus-Christ » véritablement ?

      Selon le catéchiste de l’Eglise :

      « En effet, le Pontife Romain a sur l’Eglise, en vertu de sa charge de Vicaire du
      Christ et de Pasteur de toute l’Eglise, un pouvoir plénier, suprême et universel
      qu’il peut toujours librement exercer. » Article # 882.

      « … le pontife romain, …, en tant que pasteur et docteur suprême de
      tous les fidèles … » Article # 891.

      Il possède donc un pouvoir d’Ordre sacré en tant que Vicaire du Christ et successeur de Pierre, il est par excellence le « grand prêtre » ici-bas, ayant un pouvoir de Juridiction (en vertu du pouvoir des clefs, celui de lier et délier sur la terre et au ciel), et un pouvoir de Magistère (en vertu de l’infaillibilité pontificale).

      Le Vicaire du Christ est doté du pouvoir de lier et de délier sur terre et au ciel (pouvoir des clefs) soit à la tête de l’Eglise militante (sur terre), souffrante (au purgatoire) et triomphante (au Ciel).

      Il possède les trois fonctions en tant que Vicaire du Christ : prêtre (évêque de Rome), roi (chef d’État souverain) et enseignant (arbitre et magistère suprême, doté de l’infaillibilité).

      Enfin, concernant les pouvoirs temporels, le pape s’affirme comme un souverain et incarne l’héritage de l’empire d’occident abandonné mais confié (du moins moralement et symboliquement) par Constantin, un chef spirituel (chef de l’Eglise catholique universelle) et déclare détenir l’autorité sur les princes le pape les couronnant, et il pouvant les déposer ou même excommunier.

      Tous ces pouvoirs ont été doctrinalement définis, établis et fixés officiellement par les conciles et les papes à partir du haut moyen âge, en particulier par Grégoire VII, Boniface VIII, Innocent III et bien d’autres.

      Voici ce que dira Grégoire VII :

      « Toutes les facettes du pouvoir doivent être subordonnées à une tête, et cette tête c’est le pape. L’église se confond avec son chef le pape, il dispose et ordonne toute l’Eglise en lui, c’est lui qui possède le pouvoir spirituel qui par nature surpasse toute autre forme de puissance. Dans le gouvernement de l’univers tout ce qui est corporel est gouverné par le spirituel. Une des conséquences de cette supériorité universelle du pape est qu’il n’existe aucun titre de juste possession, ni pour les biens temporels, ni pour les biens laïques, ni pour quoi que se soit, sinon sous l’autorité de l’église et par l’église. Il n’est aucun domaine où la domination de l’Eglise ne soit légitime, qu’il s’agisse de la propriété ou de la juridiction. L’Eglise est souveraine des deux domaines, le domaine temporel où domine le pouvoir terrestre est soumis nécessairement à la souveraineté du pouvoir ecclésiastique. »

      Vous voyez, non seulement il y a bien un évêque de Rome, mais il y a aussi un évêque universel, soit un Souverain Pontife possédant la supériorité universelle, car de par le Christ, et ceci est un enseignement dogmatique de l’Eglise promulgué par des bulles et validé par les conciles, « Il n’est aucun domaine où la domination de l’Eglise ne soit légitime, qu’il s’agisse de la propriété ou de la juridiction. »

      En conséquence le pape est Souverain universel en tous domaines en ce monde, le domaine temporel et le domaine spirituel.

  18. Nono permalink
    2 janvier 2012 02:08

    Cher Lagomer, je vous remercie, car je viens de comprendre ce que je subodorais: vous êtes un frateux. Et avec les frateux, il est encore plus difficile de discuter qu’avec les conciliaires, tant votre aveuglement est grand.

    Vous me dites :

    « Non ce n’est pas de l’apostasie, même si ces actes sont des aberrations pour un pape. Apostasier c’est autre chose, bien autre chose. »

    Ignorez-vous donc combien de Martyrs ont payé de leur vie, parfois dans les plus atroces douleurs, leur simple refus de, sans renier publiquement leur foi, brûler un grain d’encens au pied de la statue d’une idole ? Et là, on a un prétendu pape qui accomplit tous ces gestes d’APOSTASIE, publiquement, retransmis en mondovision, et avec le sourire ? Vous, par exemple, vous feriez des bisous au coran ?

    Vous dites aussi :

    « S. Vincent de Lérins est en parfait accord avec la position de la FSSPX : rejetez les fausses doctrines, ne pas écouter si nécessaire ceux qui annoncent autre chose que la doctrine une fois reçue…condamner les nouveautés impies, et crier “anathème” à “quiconque annonce une doctrine différente de celle qui a été reçue. »

    Permettez-moi de sourire. Jamais la Frate n’a dit « anathème » à tous ces papes-V2 lorsqu’ils annoncent une fausse doctrine. Bien au contraire : le souriant Fellay n’a de cesse qu’il n’entre dans l’église moderniste de Rome. Et appelle Ratzinger « Très saint Père », comme il le faisait pour JP2. Alors…

    Enfin, et c’est à le coup de grâce, je vous prie d’arrêter de me qualifier de schismatique à tous bout de champ dans chacun de vos messages. Car que se passe-t-il lorsqu’on désobéit au pape comme vous le faites, et comme le fait la frate, en créant une église parallèle, hors de la juridiction de l’ordinaire du lieu,et du pape, tout en reconnaissant leur légitimité ? Que se passe-t-il lorsqu’on appelle le pape que l’on tien pour légitime « très saint père », bien qu’on lui désobéisse à tout bout de champ ? Un schisme. Et c’est Pie XII qui nous l’explique :

    « La Suprême Congrégation du Saint-Office, après avoir reçu mandat spécial du Souverain Pontife, a publié le décret:

    « Tout évêque, de n’importe quel rite ou dignité qui sacre un évêque sans que celui-ci ait été nommé par le Siège apostolique, ni confirmé expressément par celui-ci, ou s’il reçoit la consécration, MÊME SOUS UNE CONTRAINTE GRAVE (2), encourt par le fait même, l’excommunication réservée tout spécialement au Siège apostolique. Le décret entre en vigueur à partir de sa promulgation.

    (2) Le décret précise au sujet de la responsabilité des auteurs, que le délit est présumé gravement consommé même dans le cas où ils seraient sous le coup d’une crainte grave … un tel acte, en effet, n’est pas une violation d’une loi purement ecclésiastique, mais, en dehors même d’une attitude schismatique, emporte de soi « mépris de l’autorité ecclésiastique » et ne peut que causer un lourd préjudice public aux âmes des fidèles. » (Pie XII, Décret de la Congrégation du Saint-Office concernant la consécration d’un évêque sans provision canonique, 9 avril 1951, Documents Pontificaux de Pie XII, 1951, p.123)

    Voilà la réalité : la FSSPX est schismatique, mais pas d’avec Ratzinger, qui n’est qu’un intrus, mais d’avec Pie XII !

    En sacrant contre la volonté expresse de celui qu’il tenait pour pape, Mgr Lefebvre est devenu schismatique, les quatre fantastiques d’Ecône avec, et toute la FSSPX.

    Méditez, de votre côté, cet état de fait, cher Lagomer.

    • Charles permalink
      2 janvier 2012 17:34

      NONO vient de rappeler avec brio ce qui est très important et condamne SANS APPEL cette entreprise infernale de défense de positions NON CATHOLIQUES…à savoir que l’on ne peut être schismatique envers une « autorité » qui n’en n’est pas une(nulle et non avenue donc) , car APOSTATE de la FOI CATHOLIQUE et donc IPSO FACTO en dehors de l’Eglise mais que l’on est par contre réellement schismatique par rapport à une hiérarchie VRAIMENT catholique à partir du moment où l’on désobéit et s’oppose à cette hiérarchie, organe propre du magistère extraordinaire et ordinaire, donc TOUS DEUX INFAILLIBLES, de l’Eglise.
      Alors je sais bien, les esprits forts et « savants » de ce blog me rétorqueront: vous voyez bien que la FSSPX n’entre pas dans ce champ de votre condamnation puisque leurs critiques s’adressent à une autorité nulle et non avenue, dont la preuve consiste en leur RAPPEL INCESSANT que ces derniers doivent SE CONVERTIR!!! Paradoxe lui aussi proprement infernal puisque la même Fraternité ne peut en fait REELLEMENT s’inspirer de cette position schizophrénique pour valider sa désobéissance perpétuelle envers une autorité qu’elle dit néanmoins être toujours catholique et reconnaître comme telle…
      L’on me rétorquera encore, et non sans fondement, que, sans vouloir préjuger de leur for interne et donc de leur hérésie (pourtant manifeste au for externe et maintes fois exprimée publiquement par leur magistère, leurs écrits,doctrines, encycliques, actes et postures extérieures) les clercs de la Fraternité s’adressent à des entités dont elles PRESUPPOSENT ET ANTICIPENT la conversion prochaine ou immédiate par la grâce de leur ministère traditionaliste qui lui est fondamentalement catholique.C’est en quelque sorte la méthode Coué version tradicléricale!!!
      La FSSPX s’illusionne aussi gravement à cause des structures en grandes parties intactes de l’Eglise (Lucifer pour son COAGULA doit nécessairement se servir de ces dites structures) et également par le fait sans précédent que les apostats de la foi SONT TOUS RESTES dans l’Eglise-institution en usurpant PAR DEFAUT toutes les places de pouvoir!…
      La nature ayant horreur du vide nous avons réellement un « pape », des « évêques, des « cardinaux » réellement installés avec honneurs , puissance et gloire sur des trônes LAISSES VACANTS par la défection apocalyptique du monde catholique au « Concile Vatican II ».
      Pragmatique à l’extrême, et, pour certains de ses membres, soucieuse et désireuse de retrouver au plus tôt les places et prébendes laissées temporairement aux frères ennemis, cette même FSSPX dans un esprit véritablement apostolique et évangélique, crée , dans une inversion psychoaffective sataniquement ordonnée à sa volonté de conversion, un véritable transfert psychique au profit des intrus de la « nouvelle église » qui , au regard de la foi, n’est qu’une secte au même titre que les sectes protestantes luthériennes ou calvinistes.
      Alors on me dira encore que cette même FSSPX comme elle exprime la foi catholique dans toute son intégrité représente à elle toute seule ce qu’il reste d’Eglise de par le monde et qu’à ce titre elle ne fait qu’admonester des frères dans la foi qui ont dévié coupablement de cette même foi.Elle s’arroge donc le rôle très honorable de mère et maîtresse de la foi, pratiquant cette monstruosité HERETIQUE qui consiste à dire que les conciliaires peuvent, sous le même rapport, être à la fois catholiques lorsqu’ils ne font qu’exprimer ce que l’Eglise a toujours cru et enseigné, et en même temps rebelles, progressistes, modernistes lorsqu’ils ne sont pas fidèles à la foi de toujours!
      Ce qui est impossible pour le magistère infaillible de l’Eglise!!!
      Pour sortir de cette impasse névrotique, la FSSPX , ignorant avec superbe ce qui fait le fond même de l’orgueil et de l’illuminisme moderniste, si bien décrit par St PIE X, s’arroge une autorité magistérielle en acte qu’elle n’a pas et qu’elle ne peut avoir.Ses évêques n’ont jamais utilisé leurs pouvoirs réellement surnaturels contre des frères ennemis dont ils attendent comme soeur Anne la conversion imminente…!Ceci explique donc cela.Leurs pouvoirs cessent mystérieusement de s’effectuer en dehors de leur communauté fraternelle! Comme c’est étrange pour des hommes d’Eglise!
      Tant que la FSSPX se comportera comme si la vie de l’Eglise et tout son substrat humain se trouvent encore sous le pontificat de Pie XII, elle ne sortira jamais de ses aberrations schismatiques.Celles-ci deviendront même de plus en plus pertinaces, ce qui pose le grave problème d’un aveuglement coupable qui débouche irrémédiablement sur le péché mortel voire sur lle péché contre l’Esprit Saint.
      Les sacres de 1988 n’ont été qu’un leurre supplémentaire aux yeux de fidèles consommateurs de sacrements et n’ont été dans l’esprit de leurs initiateurs qu’un MOINS destiné uniquement à maintenir le sacerdoce valide dans un esprit mondain de corruption du « sensus fidei » doublé d’un esprit de schisme corrompant ce même « sensus fidei » mis au service exclusif d’un esprit clérical aux finalités aberrantes car non fondées sur l’esprit de Vérité qui doit gouverner la vie de l’Eglise…
      La FSSPX, et tous les clercs qui s’assimilent de près ou de loin à elle (indépendants,infiltrés,nantistes faussement repentis,etc…) ne pourrait sortir de son impasse schsimatique mortelle qu’en devenant(comme MGR sur la fin de sa vie) réellement ECCLESIAVACACANTISTE , à cette nuance près qu’une position pratique ne suffirait plus à valider son changement radical mais qu’il y faudrait véritablement une Charte Officielle d’adjuration des euureurs passées et Déclaration Officielle que la secte conciliaire n’EST PAS et NE PEUT PAS ETRE confondue avec l’Eglise Catholique.
      Les fameux « 98% » seront-ils prêts à se mettre sur la Croix?On me permettra d’en douter fortement!

  19. Charles permalink
    2 janvier 2012 17:39

    lire 8ème ligne avant la fin de mon message ci-dessus: « ECCLESIAVACANTISTE »
    Pardon à mes lecteurs pour cette faute de frappe !

  20. Lagomer permalink
    4 janvier 2012 11:13

    nono

    Vous êtes bien gentil (« je viens de comprendre ce que je subodorais: vous êtes un frateux »), mais l’énigme n’était pas trop difficile à résoudre …. Cela dit je me déclare en effet disciple de Mgr Lefebvre et vois dans la FSSPX la continuité de son œuvre.

    Bon passons à vos arguments

    Vous me dites :

    « Non ce n’est pas de l’apostasie, même si ces actes sont des aberrations pour un pape. Apostasier c’est autre chose, bien autre chose. »
    « Ignorez-vous donc combien de Martyrs ont payé de leur vie, parfois dans les plus atroces douleurs, leur simple refus de, sans renier publiquement leur foi, brûler un grain d’encens au pied de la statue d’une idole ? Et là, on a un prétendu pape qui accomplit tous ces gestes d’APOSTASIE, publiquement, retransmis en mondovision, et avec le sourire ? Vous, par exemple, vous feriez des bisous au coran ? »

    Votre comparaison n’est pas raison. Les actes des papes conciliaires, pour être de douces folies et des complaisances insensées à l’égard des autres religions, ne représentent pas un passage, une conversion – ce qu’est une apostasie – à une religion étrangère. Un exemple. Le « tilak » hindou sur lequel on glose tellement, qui consiste à appliquer un point rouge sur le front, est tout simplement une marque censée porter bonheur, apposée en guise de bienvenue à un visiteur (tous les chefs d’Etats qui arrive en Inde en reçoivent avec des colliers de fleurs – dira-t-on que Sarkozy, Poutine ou la Reine d’Angleterre ont apostasié ? c’est ridicule).

    Pareil pour le Coran, le geste de JP II est totalement déplacé, mais pour devenir musulman c’est autre chose, il faut réciter la shahâda en se tournant vers la Mecque et déclarer que Mahomet est un prophète. Fort heureusement (et la question serait vite résolue si on avait un acte publique de cette nature de la part d’un pape) on en est encore loin.

    Pour être franc avec vous, je suis beaucoup plus inquiet, des tendances judaïsantes de JP II et Benoît XVI, et de leurs discours dans les Synagogues sur la perpétuité des promesses et d’une non nécessité de conversion à Jésus-Christ pour le peuple d’Israël. Même si tout cela n’est pas l’objet de formulations du Magistère à Rome, c’est très grave et à surveiller de près pour afficher et exprimer une très forte détermination critique contre ces tendances.

    « Permettez-moi de sourire. Jamais la Frate n’a dit « anathème » à tous ces papes-V2 lorsqu’ils annoncent une fausse doctrine. Bien au contraire : le souriant Fellay n’a de cesse qu’il n’entre dans l’église moderniste de Rome. Et appelle Ratzinger « Très saint Père », comme il le faisait pour JP2. Alors… »

    Alors vous êtes mal documenté. Relisez Mgr Lefebvre, les textes de Mgr Tissier de Mallerais, comme des autres évêques de la FSSPX, et même de Mgr Fellay. Vous verrez que la complaisance n’est pas de mise.

    « Enfin, et c’est à le coup de grâce, je vous prie d’arrêter de me qualifier de schismatique à tous bout de champ dans chacun de vos messages. Car que se passe-t-il lorsqu’on désobéit au pape comme vous le faites, et comme le fait la frate, en créant une église parallèle, hors de la juridiction de l’ordinaire du lieu,et du pape, tout en reconnaissant leur légitimité ? Que se passe-t-il lorsqu’on appelle le pape que l’on tien pour légitime « très saint père », bien qu’on lui désobéisse à tout bout de champ ? Un schisme. »

    Vous confondez excommunication pour les sacres de 88 dont furent l’objet les 4 évêques sacrés et Mgr Lefebvre lui-même – au fait vous avez que cette excommunication a été levée par Rome le samedi 24 janvier 2009 ? – et un schisme.

    http://www.la-question.net/archive/2009/01/25/levee-de-l-excommunication-des-eveques-de-la-fraternite-sace.html

    Le schisme c’est tout autre chose. C’est rompre avec Rome, ne plus reconnaître les papes, ne plus célébrer des messes « una cum », c’est briser l’unité catholique, dire que l’Eglise n’est plus l’Eglise, qu’un antipape antéchrist occupe le Siège de Piere, etc., etc., etc. (vous connaissez les autres variantes…)

    Là c’est du schisme caractérisé. Et c’est pourquoi, vous voyant soutenir ces thèses qui sont dangereuses pour l’Eglise, je vous qualifie en effet, de schismatique, ce qui est bien le cas.

    Et en droit le schisme fait encourir l’excommunication « latae sententiae » :

    Elle frappe ceux qui « adhèrent formellement » à ces thèses schismatiques si une telle adhésion implique deux éléments complémentaires :
    – a) Le premier est de nature intérieure : il consiste à partager librement et consciemment l’essentiel du schisme, à savoir opter de façon telle que ce choix prenne le pas sur l’obéissance au Pape (habituellement, une telle attitude s’enracine dans des prises de position contraires au Magistère de l’Église) ;
    – b) La deuxième est de nature extérieure : c’est l’extériorisation de cette opinion. Le signe le plus évident en est la participation à des célébrations liturgiques schismatiques non en union avec Rome, ou proclamer et adhérer publiquement des opinions schismatiques.

    Force est de constater mon cher nono, du moins pour ce que vous en laissez paraître sous ce pseudo, qu’une telle adhésion à ces opinions est publique puisque vous les affirmez sur le fil de discussion de La Question, fil consultable et visible par tous.

    Autre et la position de la FSSPX, telle que faite, elle-même publiquement par son Supérieur Général en son nom :

    « Nous sommes toujours fermement déterminés dans la volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est l’Eglise catholique romaine. Nous acceptons ses enseignements dans un esprit filial. Nous croyons fermement au Primat de Pierre et à ses prérogatives, et c’est pour cette raison que la situation actuelle nous fait tant souffrir ».
    (Mgr Fellay, 15 décembre 2008).

    Voilà la discipline catholique, résister à Rome pour ce qui est nécessaire comme le demandent s. Thomas, s. Robert Bellarmin et tous les docteurs et les saints, en particulier la défense de la divine liturgie, le maintien des règles disciplinaires religieuses d’avant le concile et la critique des éléments modernistes, mais pour le reste, reconnaissance du pape comme authentique successeur de Saint Pierre et de l’Eglise comme toujours étant toujours l’unique et sainte Eglise catholique apostolique et romaine en raison des promesses formelles du Christ de ne jamais abandonner son Epouse.

    Méditez, de votre côté, cet état de fait, cher nono….

  21. Lagomer permalink
    4 janvier 2012 11:40

    Charles

    « La Fraternité s’adressent à des entités dont elles PRESUPPOSENT ET ANTICIPENT la conversion prochaine ou immédiate par la grâce de leur ministère traditionaliste qui lui est fondamentalement catholique. C’est en quelque sorte la méthode Coué version tradicléricale!!! »

    Non Charles, ça s’appelle la foi catholique, celle de s. Thomas, qui enseigne que, dans des situations extrêmes, il est licite de s’opposer publiquement à une décision papale (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

    C’est celle de s. Robert Bellarmin qui dit également :

    « Il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

    C’est ce qui fit déclarer à Mgr Tissier de Mallerais, recteur du Séminaire d’Ecône de la Fraternité St Pie X, le 1er février 2009 : « Nous ne changerons pas nos positions, mais nous avons l’intention de convertir Rome, c’est-à-dire d’amener le Vatican vers nos positions ». Certes il est impossible de demander à la FSSPX d’adhérer explicitement au Concile, une impossibilité dans les termes, puisque tout le combat de la Foi catholique, engagé et organisé avec courage depuis des années, porte précisément sur un refus catégorique d’avaliser le venin moderniste et se trouvant en contradiction formelle avec l’ensemble de la Tradition de l’Eglise. Mais point de désespérance pour autant à l’idée d’un retour de Rome à la Tradition, ce n’est pas irréalisable, l’Eglise a surmonté bien d’autres crises dans au cours des siècles.

    http://www.la-question.net/archive/2009/02/05/mgr-tissier-de-mallerais-%E2%80%98%E2%80%98nous-convertirons-rome.html

    « Alors on me dira encore que cette même FSSPX comme elle exprime la foi catholique dans toute son intégrité représente à elle toute seule ce qu’il reste d’Eglise de par le monde et qu’à ce titre elle ne fait qu’admonester des frères dans la foi qui ont dévié coupablement de cette même foi.Elle s’arroge donc le rôle très honorable de mère et maîtresse de la foi, pratiquant cette monstruosité HERETIQUE qui consiste à dire que les conciliaires peuvent, sous le même rapport, être à la fois catholiques lorsqu’ils ne font qu’exprimer ce que l’Eglise a toujours cru et enseigné, et en même temps rebelles, progressistes, modernistes lorsqu’ils ne sont pas fidèles à la foi de toujours! »

    Non Charles, la FSSPX ne prétend représenter à elle toute seule ce qu’il reste d’Eglise de par le monde ça serait absurde, et d’ailleurs sur La Question s’expriment des fidèles attachés à la Tradition de toutes tendances y compris des conciliaires, la Fraternité, et je ne prétends pas parler en son nom mais traduire sa position, dit simplement de nouveau ce que dit la foi catholique. Résistance légitime face aux nouveautés, mais reconnaissance du pape et de l’Eglise.

    Elle dit ce que soutient s. Robert Bellarmin :

    « Il n’est pas licite, cependant, de juger le pape, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).

    Ceci en fidélité à Mgr Lefebvre :

    « Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles Nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. Le mauvais usage de la vertu d’obéissance est le coup de maître de Satan »

    Mgr Lefebvre, Déclaration, 21 novembre 1974.

    La période que nous traversons est une épreuve extrêmement dure, un temps de pénitence envoyé par le Ciel, de sorte de nous permettre, par l’esprit de résistance et de conservation du dépôt sacré, de nous attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, c’est-à-dire au Saint-Père, en oeuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

    Et il ne faut pas abandonner la barque de Pierre lorsque la mer s’agite, il faut être certain, et c’est un acte de FOI, que comme Jésus accompagnait les disciples sur la barque, figure de l’Eglise, il nous accompagne aussi aujourd’hui dans la navigation de l’Eglise de notre temps.

    Abandonner l’Eglise c’est abandonner Jésus-Christ !

    Ne plus croire en l’Eglise c’est ne plus croire en Jésus-Christ !

  22. lève-toi permalink
    4 janvier 2012 21:54

    lagomer

    Magnifique votre commentaire, car il est compréhensible par tous, et résume clairement la Vérité.

    • 5 janvier 2012 01:40

      «Abandonner l’Eglise c’est abandonner Jésus-Christ !

      Ne plus croire en l’Eglise c’est ne plus croire en Jésus-Christ !»

      Lagomer et lève-toi sont aussi catholiques que l’abbé Joseph Alois Ratzinger et s’ils restent dans cet état, ils vont se damner!

  23. Arminius permalink
    11 janvier 2012 11:30

    Il y a une raison à la production tardive de la donation de Constantin par l’Eglise, donation qui n’est pas un faux comme l’explique très bien La Question, mais la fixation postérieure d’un acte qui fut bien réel.

    En effet au VIIIe siècle, Pépin le Bref, chef des Francs, obtient du pape d’être reconnu roi à la place des Mérovingiens, héritiers de Clovis. Cette reconnaissance est la contrepartie du soutien apporté par Pépin au pape, en butte aux attaques de ses voisins lombards.

    Pour consolider son rapprochement avec le Saint-Siège, Pépin garantira au pape Étienne II et à ses successeurs une pleine souveraineté sur Rome et l’Italie centrale. C’est l’amorce des États pontificaux, qui ne disparaîtront qu’en 1870 par absorption dans le royaume d’Italie.

    Cette donation de Pépin, qui sera confirmée par son fils et successeur Charles (futur Charlemagne) portait sur les territoires qui relevaient virtuellement de l’empereur de Constantinople d’où le refus des futurs schismatiques d’en admettre la légalité.

    C’est pourquoi pour répondre aux attaques des orientaux, l’Eglise rendra publique vers 778 la «donation de Constantin» afin de faire taire Constantinople.

  24. Arminius permalink
    11 janvier 2012 11:45

    Ajoutons, pour faire taire les critiques malveillantes du pouvoir temporel des papes, que pour ce qui concerne la donation de Pépin le Bref c’est un fait historique incontestable !

    Lors du voyage en France de 754 du pape Étienne II, Pépin le Bref le reçoit sur les bords de l’Oise dans sa villa de Quierzy en janvier. À cette occasion un traité est signé créant les États pontificaux par la donation de l’exarchat de Ravenne, la Corse, la Sardaigne et la Sicile au pape. En contrepartie, celui-ci reconnaît la dynastie carolingienne et approuve la relégation au couvent qui a été imposée au roi mérovingien Childéric III. Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin.

    • Emmanuel permalink
      11 janvier 2012 14:52

      Comme quoi un faux avéré devient un instrument destiné à abuser le roi Pépin… Faux que l’église romaine aurait rendu public au début du second millénaire et dénoncé comme faux au XIXèeme siècle.

      Ah ces faussaires décidément incorrigibles!!!

      « …/… pour ce qui concerne la donation de Pépin le Bref c’est un fait historique incontestable ! …/… ».

      Admettons que ce soit au moins un fait historique avéré qui ne justifie en rien la primauté « de droit » de Rome dont la primauté « d’honneur » est, elle, incontestable.

  25. Arminius permalink
    11 janvier 2012 22:57

    Emmanuel

    Le don de Pépin le bref est un acte daté, enregistré et tout à fait connu des historiens, il n’y a aucune constestation possible sur le sujet. Il confère au pape le droit de gouverner les Etats pontificaux (qui existèrent jusqu’en 1870), qui correspondaient aux territoires de l’ancien exarchat de Ravenne, cette donation fut confirmée ensuite à Rome par Charlemagne, fils de Pépin en s’appuyant, en effet, sur la « donation de Constantin » donnant primauté de droit et de fait sur toute la chrétienté par l’héritage spirituel de l’empire, qui est d’ailleurs venu se rajouter à la donation des clés de l’Eglise à Pierre par le Christ. Rien de babélien ou « d’apocalyptique » en cela.

    La donation de Pépin le bref fut promulguée en 754 qui, après s’être engagé à céder au pape des terres conquises sur les Lombards, se revendiqua de la donation de Constantin lors de l’Assemblée de Quierzy : préparant l’invasion de la Saxe. La donation de Pépin le bref, provient donc de la confirmation de la royauté de Pépin le Bref sur les Francs par l’onction qui lui fut donnée par Etienne II, pape qui prenait ainsi ses distances avec l’empereur qui régnait à Byzance et lui faisait savoir qu’il le dépassait en autorité.

    De ce fait, le dimanche 28 juillet 754, à l’abbaye royale de Saint-Denis, Étienne II sacrait Pépin et lui lui conférait les titres de roi des Francs et de patrice des Romains (Patricius Romanorum). Les fils et héritiers de Pépin, Carloman Ier et Charlemagne, tous deux futurs rois, furent aussi sacrés par la même occasion. Le pape, par cet acte, établissait un lien étroit et continu, entre l’onction faite aux rois de l’Ancien Testament, et celle des rois de la chrétienté sur lesquels il avait autorité temporelle et spirituelle.

    Le médiéviste Jacques Le Goff rappelle que « le monothéisme chrétien conduit à affermir l’idée que les sociétés humaines doivent être organisées sous l’autorité d’un seul, selon la théorie des « deux glaives », inscrite dans les Evangiles (Luc XXII-36.38), interprétée avec la volonté de mettre la société dans son ensemble sous la seule autorité du Pape. » (L’HISTOIRE n°289 – juillet-août 2004 – Entretien avec Jacques Le Goff)

    Celui qui formula cette théorie n’est autre que saint Bernard, abbé de Clairvaux (Dictionnaire encyclopédique d’histoire de Michel Mourre – p.2064), pour qui le Pape, Vicaire de Dieu sur la terre, devait être le chef suprême de la société humaine organisée en vue de son salut. Il devait donc disposer des deux pouvoirs (les deux glaives), le spirituel, entre ses mains, et le temporel, à ses ordres.

    Saint Bernard s’appuyait sur la synthèse entre doctrine chrétienne et culture gréco-latine effectuée au V° siècle par saint Augustin, l’un des plus éminents Père de l’Eglise, pour qui la parole de Jésus, rapportée dans les Evangiles par Luc, Marc et Matthieu : « Rendez à César ce qui est César et à Dieu ce qui est à Dieu », devait être interprétée selon la formule grégorienne : « De même que la Lune reçoit sa lumière du Soleil, de même la dignité royale n’est que le reflet de la dignité pontificale ».

    Tous les papes successifs à partir de Grégoire VII (1073-1085), sans aucune exception, s’inspireront et appliqueront, avec plus ou moins de rigueur, ce principe de gouvernement théocratique dont la France ne s’émancipera qu’avec la très récente loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, votée par les républicains francs-maçons en 1905.Mais la doctrine de l’Eglise catholique reste inchangée sur ce point, le pouvoir temporel est soumis au pouvoir spirituel, c’est-à-dire à Dieu dont le pape est le représentant en ce monde.

  26. 21 mai 2012 12:44

    Né en Serbie, fils de l’empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur après la mort de son père, en 306.

    Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens

    Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P): ce sont les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

    Au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s’affrontaient devant les siècles : l’empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l’Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre (1), premier pape.

    Il proclama l’édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Il instaura le christianisme comme religion d’Etat.

    http://christroi.over-blog.com/article-saint-constantin-empereur-272-337-105515412.html

  27. 31 janvier 2013 21:50

    La Bibliothèque apostolique vaticane vient de mettre en ligne les 256 premiers manuscrits numérisés à l’aide de la technologie FIST (Flexible Image Transport System) mise au point par la Nasa.

    Ces documents sont désormais disponibles à tous en haute résolution sur le site Internet de la bibliothèque et non plus seulement aux seuls 250 chercheurs pouvant accéder quotidiennement aux salles de lectures.

    Une merveille !

    Biblioteca Apostolica Vaticana
    http://www.vaticanlibrary.va/home.php

    Les manuscrits :
    http://www.vaticanlibrary.va/home.php?pag=mss_digitalizzati&BC=11

    Sito istituzionale della Biblioteca Apostolica Vaticana, Città del Vaticano

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