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Pour le couronnement de Benoît XVI !

2 novembre 2010

 

  « Le Pape est Pontife et Roi,

la plus haute majesté de la terre,

la personnification visible de la royauté éternelle. »

 

Nous nous associons volontiers à l’heureuse initiative du « Coronamus Papam », demandant, alors que le dernier Pape qui accepta de s’en voir orné fut Paul VI, que l’actuel Pape Benoît XVI revienne à la Tradition de l’Eglise malheureusement oubliée et soit couronné de la tiare pontificale ! Le droit de succession pour le Souverain Pontife est un droit divin, c’est un droit historique, et la tiare symbolise ce droit. 

Les armes de Benoît XVI telles qu’elles étaient (à gauche),

et telles qu’elles sont depuis octobre 2010 (à droite).

Nous croyons en effet que le Souverain Pontife de Rome est chef de l’Eglise universelle. Or ce que nous croyons ne dépend pas d’une preuve historique, mais d’une Révélation divine. Ainsi donc le droit de succession est un droit divin incontestable qui fait du Pape, selon Mgr Gaume : « Pontife et Roi, la plus haute majesté de la terre, la personnification visible de la royauté éternelle », expliquant pourquoi il porte la triple couronne, ou « Tiare » qui rappelle que le le Pape est :

« Père des rois,

Régent du monde,

Vicaire du Christ. » 

  

 Le dernier Pape a avoir été couronné

 de la tiare pontificale  fut Paul VI.

 

« Le Pape est la personnification visible

de la royauté éternelle. »

 

Voici ce qu’affirme Vatican I :

« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église, nous enseignons et déclarons encore qu’il est le juge suprême des fidèles et que, dans toutes les causes qui touchent à la juridiction ecclésiastique, on peut faire recours à son jugement. Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. »

Pastor Aeternus, Vatican I, 4e session, 18 juillet 1870. 

 

C’est ce sur quoi insiste le droit canon :

 « Le Pontife romain légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction. » (Can. 219) « Le pontife romain, successeur du primat de St. Pierre, a non seulement un primat d’honneur, mais aussi la suprême et pleine puissance de juridiction sur l’Église universelle, concernant la foi et les mœurs, et concernant la discipline et le gouvernement de l’Église dispersée sur tout le globe.» (Can. 218, § 1).

Dès lors, si l’élection effectuée par le Sacré Collège des cardinaux est placée sous la motion de l’Esprit Saint, le Pontife élu, à l’instant même de son élection, est donc non seulement le Pontife de l’Eglise, le successeur de Pierre, mais l’acte qui le porte au pontificat est absolument infaillible puisque l’assistance de l’Esprit étant accordée au cardinaux, leur choix est un acte frappé du sceau divin. 

   

IL FAUT DONC, POUR REVENIR A LA TRADITION DE L’EGLISE, 

SOUTENIR LE PROJET :    

« C o r o n a m u s   +   P a p a m »

 

A tous les Chrétiens du monde,

 
Un appel solennel est lancé et s’organise par une prière mondiale 

pour le couronnement de Benoit XVI

avec la Sainte Tiare comme près de 200 Papes qui l’ont précédés.

Prions ensemble pour que Benoit XVI accepte son couronnement,

 signe de la suprématie de Pierre !  

 

 

CLIQUEZ SUR LE LIEN

POUR DEMANDER

LE COURONNEMENT DE BENOÎT XVI  :

 «Je soutiens et demande l’action du « coronamus papam »,

le couronnement de Benoit XVI  à la Gloire du Christ et des Hommes.» 

76 commentaires leave one →
  1. Charles permalink
    2 novembre 2010 12:45

    Le problème c’est que le pape Benoît XVI lui-même a renoncé à faire figurer la tiare dans ses armoiries personnelles de Pontife, remplaçant la tiare par une mitre.

  2. wendrock permalink
    2 novembre 2010 12:50

    En réalité c’est Jean-Paul Ier en 1978 qui a inauguré cette rupture, s’exprimant à la première personne, refusant de paraître sur la Sedia gestatoria et ne voulant pas, le jour de son couronnement, coiffer la tiare, à laquelle il préféra une simple mitre d’évêque.

    • Providas Romanorum permalink
      2 novembre 2010 14:25

      Concernant Jean-Paul Ier, David Yallop dans une enquête très sérieuse, publiée sous le titre : « Au nom de Dieu », Bourgois, 1984, a conclu que le pape avait été empoisonné sur ordre du cardinal Villot et de Mgr Paul Marcinkus. On aurait retrouvé dans ses papiers le texte de la destitution de Villot qui n’attendait que sa signature.

      Trois heures seulement après la découverte du corps inanimé de Jean-Paul 1er, la gouvernante ainsi que ses consoeurs furent « remerciées » par le cardinal Villot, réduites au silence et invitées à quitter les lieux pour rejoindre leur couvent où elles furent mises au secret jusqu’à leurs derniers jours !

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/02/19/le-pape-jean-paul-ier-a-t-il-ete-assassine/

  3. gerard seel permalink
    2 novembre 2010 14:40

    de prime abord cela parait anodin!
    que faire d’une couronne puisque le royaume des cieux n’est pas de ce monde!et que jésus lui même nous a demandé d’être humble!

    toutefois cela a une importance capitale =
    en effet a l’égard du monde le pape doit être couronné -en apparence – c’est un symbole fort et puissant!
    décidément ce benoit 16 ne fait que des gourdes…
    remettons le dans le droit chemin!

    gérard

  4. 2 novembre 2010 15:19

    gerard seel

    Vous avez raison lorsque vous écrivez : « remettons Benoît XVI dans le droit chemin ! », et c’est pourquoi nous donnons avec grand enthousiasme écho à votre heureuse et pertinente initiative du :

    « C o r o n a m u s + P a p a m » .

    Il faut rappeler au Pape ce que disait Dom Guéranger :

    – “C’est toujours et uniquement à l’institution divine qu’il faut recourir, pour avoir la vraie notion de l’Église et de la forme qui lui a été donnée Il n’est rien de mieux affirmé dans l’Évangile que le dogme de la monarchie de saint Pierre, l’Esprit-Saint ayant voulu que le principe sur lequel repose toute l’Église fût intimé d’une manière irrécusable par la lettre même de l’Écriture. Le fondement est unique, super hanc Petram, parce qu’il n’y a qu’un seul Christ ; il est unique, parce qu’il n’y a qu’une seule Église. Tout doit reposer sur ce fondement, et les apôtres et les disciples; et les évêques et les prêtres et le peuple fidèle, en un mot l’Église tout entière : super hanc Petram sedificabo Ecclesiam eam. L’Église dont la constitution est divine a pu résister et résistera jusqu’à la fin.”

    De la Monarchie pontificale, Victor Palmé, 1870.

    Il convient donc de ramener Benoît XVI, respectueusement par la prière et la piété, à cette conception, et avec lui l’Eglise d’après Vatican II qui doit impérativement se libérer des erreurs du dernier concile.

    C’est un devoir catholique sacré, afin de sauver Rome et toute la chrétienté !

    Vobis in Christo Rege +

    • Martin Galemard permalink
      2 novembre 2010 17:11

      C’est non seulement l’enseignement de l’Église, mais pour commencer Dom Guéranger lui-même – dans l’ouvrage que vous venez de citer : De la monarchie pontificale, 1870 – qui anéantit votre folle prétention de “remettre Benoît XVI dans le droit chemin”
      quand il rappelle la prière du Christ : “L’Évangile nous disait que la foi de Pierre ne peut défaillir, que c’est à lui de confirmer ses frères.” (p. 75)

      Aucun laïc, aucun prêtre, aucun évêque, aucun apôtre même en dehors de Pierre n’a reçu l’assurance divine que sa foi ne peut défaillir :

      “Jésus-Christ n’a pas conféré aux apôtres les pouvoirs souverains qui constituent la monarchie de saint Pierre. Il n’a pas dit aux apôtres : « Vous êtes Pierres, et sur ces pierres je bâtirai mon Église. » Il ne leur a point dit : « J’ai prié pour vous tous, afin que votre foi ne défaille pas. »” (ibid., p. 94)

    • calixte permalink
      2 novembre 2010 19:34

      Dom Guéranger a aussi écrit dans la Monarchie pontificale quelques lignes instructives que vous devriez méditer :

      « Le pouvoir [dans l’Eglise] y a été constitué par Homme-Dieu d’une manière immuable, et nul ne peut en changer les conditions (…) tout catholique doit croire et confesser que, dans la hiérarchie sacrée, les Évêques tiennent la place des Apôtres, et que le Pape tient la place de Jésus-Christ.
      Tous les raisonnements, toutes les prétentions, s’effacent en présence de celte double vérité, de laquelle il suit avec la dernière évidence que les évêques doivent la soumission au Pape comme les apôtres à Jésus-Christ, et que le Pape gouverne les évêques et les enseigne ainsi que tout le reste du troupeau, de même que Jésus-Christ dont il est le Vicaire gouverna et enseigna ses apôtres. » pp. 59-60

      Sa conclusion est donc la suivante :

      « Nous n’avons qu’un seul devoir à remplir : celui de remercier le Fils de Dieu d’avoir dispensé les hommes du soin de constituer son Église, en établissant lui-même à sa tête cet apôtre immortel qui en est le fondement unique, le Docteur et le Pasteur unversel. » p. 63

      Intéressant n’est-ce pas ?

    • Martin Galemard permalink
      2 novembre 2010 19:52

      Très intéressant en effet ! Il est d’ailleurs question de le rééditer, ce qui ne peut que faire du bien. Dom Guéranger est l’un des auteurs qui ont le mieux fait justice des accusations d’hérésie que les ennemis de l’Église colportent périodiquement contre le pape Honorius et quelques autres…

    • calixte permalink
      2 novembre 2010 23:18

      La réédition sera bienvenue, voilà une heureuse initiative dont on ne peut que se féliciter.

      Mais pourquoi ne pas faire profiter nos lecteurs, sans plus attendre, des analyses de Dom Guéranger sur Honorius, voilà une excellente idée en effet.

      Lisons donc Dom Guéranger au sujet des erreurs d’Honorius :

      « L’hérésie monothélite ayant levé la tête, saint Martin Ier répare la négligence d’Honorius qui avait refusé de prononcer sur la question, et condamne dans un concile de Rome cette nouvelle forme du monophysisme. Saint Agathon adresse à l’empereur, et par lui au VIe Concile, sa lettre dogmatique contre une erreur si dangereuse. »

      De la Monarchie pontificale, Victor Palmé, 1870, p. 139.

      Une précision encore de Dom Guéranger sur Honorius devrait attirer votre attention :

      « Honorius a été condamné par le VIe Concile ; mais pourquoi l’a-t-il été ? Est-ce pour avoir mal jugé ? Non, c’est uniquement pour avoir refusé de prononcer une sentence dont il était redevable à l’Église. Jésus-Christ a garanti le Pontife romain de toute erreur, quand il prononce un jugement ; si le Pontife se tait, il n’y a rien à garantir. » (Ibid.)

      Eh oui, Dom Guéranger nous confirme qu’Honorius fut condamné par le VIe Concile de Constantinople pour être resté silencieux sur l’hérésie – au minimum une erreur par omission donc, qui reste bien une erreur quoiqu’on en dise. Rien d’étonnant, l’abbé qui restaura l’Ordre de saint Benoît trouva ses sources dans les Epistulae romanorum pontificum, édition de l’abbé bénédictin Pierre Constant, 1721, et le Liber pontificalis.
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/#comment-12154

      Au fait, n’oubliez également cette sentence remarquable de Dom Guéranger :

      « Saint Cyprien nous enseigne qu’en se séparant de la Chaire de Pierre on abandonne l’Église. »

      De même que ceci :

      « Le saint docteur célébrant le mystère de l’unité de l’Église, en rapporte tout l’honneur au centre, duquel émane cette unité. Les rayons du soleil sont nombreux, dit-il, mais la lumière est unique. Les rameaux de l’arbre sont nombreux, mais le tronc est unique et fondé sur une racine inébranlable… il n’y a qu’une seule lumière qui se répand partout, et l’unité du corps ne souffre pas de division. »

      Quelle leçon sur l’unité, vous ne trouvez pas ?

      Enfin ce jugement est à conserver en mémoire assurément, on le croirait extrait d’un texte de La Question : « En se séparant de la Chaire de Pierre, on abandonne l’Église. »

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 08:02

      Saint Pie V nous demandait-il de nous séparer de la chaire de Pierre en confirmant la bulle “Cum ex Apostolatus” de son prédécesseur Paul IV ?

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/#comment-12407

      Par ailleurs, Calixte, êtes-vous seulement capable de distinguer entre un hérétique et une personne qui se rend coupable de négligence dans la lutte contre l’hérésie ? Trahison qui fut, rappelons-le une fois encore, la seule raison pour laquelle le pape Léon II a excommunié Honorius : “Honorius qui n’a point fait d’effort pour faire resplendir cette Église apostolique”.

      Dans sa réponse à Mgr Maret comme dans celle qu’il adressa au P. Gratry, Dom Guéranger a prouvé qu’Honorius n’a point enseigné l’hérésie monothélite, et il l’a souligné dans les lignes que vous reproduisez sans les comprendre : “Jésus-Christ a garanti le Pontife romain de toute erreur, quand il prononce un jugement ; si le Pontife se tait, il n’y a rien à garantir.”

      Montini, Wojtyla et Ratzinger se seraient-ils par hasard contentés de SE TAIRE, en particulier dans les temples luthériens ou dans les synagogues ? Le (relatif) silence épistolaire d’Honorius face à une hérésie NOUVELLE ne peut être comparé sans injustice aux innombrables turpitudes doctrinales de Montini et de ses successeurs, approuvant devant tous les catholiques des thèses que l’Église avait DÉJÀ condamnées comme contraires à la Révélation.

    • calixte permalink
      3 novembre 2010 14:58

      Pour l’instant, que je sache, ni Jean XXIII, ni Paul VI, ni Jean-Paul II ni Benoît XVI, n’ont fait l’objet d’une condamnation par un Pape ou un concile.

      L’un d’eux a-t-il même proféré une hérésie positive ? Rien de moins sûr. Je constate d’ailleurs que vous et vos amis êtes restés absolument incapables de fournir un seul ACTE DE NEGATION D’UN ARTICLE DE LA FOI CHEZ LES PAPES DEPUIS 1962 !

      Pour l’instant silence complet, ce qui ne vous empêche nullement de clamer sur les toits que les papes sont hérétiques.
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12757

      En revanche pour Honorius c’est clair. Condamné pour avoir soutenu, au minimum par omission, l’hérésie monothélite, par le VIe concile de Constantinople et par Léon II.

      « Le pape Honorius répondit en 634 par une lettre de félicitations et approuva la formule proposée « d’ une seule volonté dans le Christ », bien que d’accord pour proscrire les mots de « monoénergie » et « dyoénergie ». Pour lutter contre cette hérésie, lors du Concile de Constantinople III (680-681) à la 13ème session où 43 évêques étaient présents, on condamna tous les « monothélites » : Sergius, Pyrrhus, Paul, Cyrus et Macaire d’Antioche, ainsi qu’Honorius, le pape qui avait approuvé Sergius ! Aucune protestation ne fut élevée à propos de la condamnation d’Honorius, ni de la part des légats, ni de la part du pape en exercice, Léon II. L’erreur d’Honorius fut donc bien regardée comme une faute personnelle et une hérésie du pape. »

      Epistulae romanorum pontificum, édition de l’abbé bénédictin Pierre Constant, 1721.

      Ainsi donc, lorsqu’on en vient à écrire, alors qu’aucun jugement, aucun acte n’a pu être produit contre lui prouvant son hérésie, que l’actuel successeur de Pierre, est le « Vicaire de l’Antéchrist », on mesure la corruption dans l’esprit que peut produire le venin du sédévacantisme, capable de faire passer des catholiques dans la catégorie des ennemis de l’Eglise proférant d’horribles blasphèmes comparables à ceux éructés par les Adventistes du 7e jour ou les Témoins de Jéhovah !

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 18:30

      “Pour l’instant, que je sache, ni Jean XXIII, ni Paul VI, ni Jean-Paul II ni Benoît XVI, n’ont fait l’objet d’une condamnation par un Pape ou un concile.”

      Si vous attendez une condamnation, vous vous comportez comme les catholiques qui refusaient de se séparer du patriarche Nestorius qui leur enseignait que la Sainte Vierge n’est pas la mère de Dieu. Les fidèles qui se sont retirés de la communion de Nestorius ne se sont pas posé la question de savoir s’il s’agissait d’une hérésie déjà condamnée ou non : ils y ont vu avec raison un enseignement contraire à celui que l’Église leur avait enseigné auparavant, et ils ont appliqué à Nestorius l’anathème de saint Paul : non una cum !

      C’est seulement par la suite que le pape saint Célestin Ier condamna l’hérésie nouvelle, et chargea le patriarche d’Alexandrie, saint Cyrille, de déposer Nestorius au nom du Pontife romain.

      Quant à ceux que Nestorius avait excommuniés ou privés de leur charge, le pape les réhabilita en ces termes : “nous ne considérons nullement destitués tous ceux qui ont été excommuniés ou privés de leur charge, soit épiscopale ou cléricale, par l’évêque Nestorius ou par les autres qui l’ont suivi, après qu’il ait commencé à prêcher l’hérésie. Puisque celui s’étant de lui-même déjà montré comme méritant d’être excommunié, ne peut excommunier qui que ce soit de par sa propre sentence.” (Conc. Ephes., tom. I, cap. 19.)

      En d’autres termes, saint Célestin Ier confirme qu’avant même d’être déposé par le pape, Nestorius avait déjà perdu son autorité dans l’Église.

      Les fidèles qui se retirent de la communion de Paul VI et de ses successeurs ne font que suivre l’enseignement de saint Paul et l’exemple des fidèles de Constantinople. Tout indique qu’ils finiront comme eux par être approuvés par l’Église du fait que, comme Nestorius, Paul VI et ses successeurs ont perdu toute autorité dans l’Église.

      En effet, en enseignant la liberté religieuse, c’est-à-dire en prétendant que tout homme a droit à la liberté civile en matière religieuse et que ce droit est fondé sur la Révélation divine, les promoteurs de Vatican II, à quelque rang qu’ils appartiennent, soutiennent une doctrine antérieurement condamnée dans un acte infaillible de Pie IX, réprouvée par Pie VII, Grégoire XVI et Léon XIII, contraire à la Royauté sociale de Jésus-Christ et à la pratique multiséculaire de l’Église.

      Imaginer que de vrais papes et les évêques en communion avec eux enseignent cela depuis quarante ans est tout simplement contraire à l’infaillibilité du magistère ordinaire universel de l’Église proclamée au concile Vatican I et rappelée par Pie XII dans “Munificentissimus Deus”.

      Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement du prétendu droit à la liberté religieuse. Parmi d’autres énormités, les promoteurs de Vatican II enseignent une fausse conception selon laquelle par la seule Incarnation le Christ serait uni à tout homme : ce qui évacue la nécessité de la Rédemption, de même que celle de l’appartenance à l’Église pour être sauvé, déjà mise à mal par le “subsistit in”. Vatican II préconise, et ses apôtres pratiquent, des actes de culte en commun avec de fausses religions que nos catéchismes traditionnels condamnaient comme mortellement peccamineux. Des actes que le Saint-Siège affirmait impossibles à justifier même pour éviter la mort !

      Imaginer que de vrais papes approuvent cela est tout simplement contraire à l’enseignement de Pie VI dans sa condamnation du synode de Pistoie “comme si l’Eglise, qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline (…) dangereuse, nuisible, et conduisant à la superstition et au matérialisme”.

    • calixte permalink
      3 novembre 2010 19:56

      Vous n’avez de cesse de réitérer la même erreur, dénoncée des dizaines de foi sur La Question, en soutenant une profonde contre-vérité historique : « Les fidèles qui se retirent de la communion de Paul VI et de ses successeurs ne font que suivre l’enseignement de saint Paul et l’exemple des fidèles de Constantinople. »

      Cette affirmation est fausse, inexacte, participant d’un esprit luthérien.

      Je vous renvoie à l’analyse de l’abbé Sanborn :

      « Le Christ est le chef suprême de l’Eglise et l’autorité du pape est l’autorité du Christ. Donc : l’intention de promulguer l’erreur détruit complètement la proportion entre l’autorité du Christ et le désigné. Cependant, l’intention de bouleverser l’Eglise au moyen de la diffusion de l’erreur n’est pas la seule raison pour laquelle une personne ne peut recevoir l’autorité papale. (…) Face à cet état de choses, qui ne s’est jamais vérifié avant dans l’histoire de l’Eglise, les fidèles doivent, d’un côté se protéger eux-mêmes, tout comme les fidèles de Constantinople devaient se protéger de Nestorius, en rompant la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et en refusant de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité, mais d’autre part ils doivent observer la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge tant qu’il n’est pas supprimé par la loi. » (Abbé Donald J. Sanborn, Sodlitium, n° 48).

      Et à ce que répondit sixte à karolus s’agissant de Nestorius :

      « Dans le cas de Nestorius où, après qu’il eût exprimé son hérésie dans sa cathédrale en 428, le clergé et le peuple rompirent la communion et refusèrent de lui obéir, malgré cela il continua à occuper le siège puisque désigné légalement, tant qu’il ne fut pas légalement déposé par le Concile d’Ephèse en 431. Si la reconnaissance légale de son crime n’était pas nécessaire, le pape aurait nommé un autre élu à sa place avant le jugement du Concile.

      Notre problème actuel – qui est vraiment terrible – consiste dans le fait que tous les sièges d’autorité, au moins apparemment, enseignent comme magistère les erreurs du Concile Vatican II et tous les électeurs du pape partagent les erreurs de Vatican II, de telle sorte qu’il n’y a personne qui puisse de manière légale reconnaître ou constater le fait de l’erreur dans le magistère et en conséquence l’absence d’autorité en ceux qui le promulguent.

      Face à cet état de choses, qui ne s’est jamais vérifié avant dans l’histoire de l’Eglise, les fidèles doivent, d’un côté se protéger eux-mêmes, tout comme les fidèles de Constantinople devaient se protéger de Nestorius, en rompant la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et en refusant de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité, mais d’autre part ils doivent observer la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge tant qu’il n’est pas supprimé par la loi. »

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/02/le-sedevacantisme-est-un-peche-mortel/#comment-12132

      Quant à ce que les Papes modernes soutiennent des erreurs en de nombreux domaines, nous sommes les premiers à le dire et à combattre ces thèses modernistes – ils ne furent pas les premiers à errer et prions pour qu’ils ne soient qu’un bref épisode de la longue histoire de l’Eglise – afin que l’Epouse de Jésus-Christ revienne à la Foi authentique. Mais entre l’erreur, même téméraire et scandaleuse comme peut l’être la liberté religieuse, les droits de l’homme, etc., et l’hérésie formelle sur un point du credo, il y a une frontière importante qui semble vous échapper.

      Je vous rappelle que nous attendons toujours puisque que vous les accusez d’être des hérétiques, de votre part et de vos amis et ce n’est pas le temps qui vous a manqué (n’est-ce pas mon cher Nono….), que vous nous produisiez UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II.

      Faute de cet acte, et si vos doutes admissibles à l’égard de l’enseignement de la Rome moderne sont un facteur de trouble, conformez-vous à l’attitude des fidèles de l’époque de Nestorius puisque vous nous citiez cet exemple : protégez-vous de l’erreur mais observez la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge tant qu’il n’est pas supprimé par la Divine Providence, qui seule a autorité pour agir vis-à-vis du Pape.

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 21:44

      Vous êtes vraiment comique : ce que vous me reprochez est précisément approuvé en propres termes par l’abbé Sanborn que vous citez en exemple !!!

      Quelle leçon tire l’abbé du comportement des fidèles face à Nestorius ? Qu’il faut rompre la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et refuser de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité, bien qu’ils conservent encore le titre légal de leur charge.

      Eh bien, relisez-moi, je ne tire AUCUN autre enseignement de saint Paul, et vous m’accusez d’être luthérien :

      1) il nous faut rompre la communion (non una cum) avec ceux qui promulguent l’erreur (Paul VI et ses successeurs) :

      “Les fidèles qui se retirent de la communion de Paul VI et de ses successeurs ne font que suivre l’enseignement de saint Paul et l’exemple des fidèles de Constantinople.”

      2) …et refuser de reconnaître qu’ils possèdent encore l’autorité :

      “En d’autres termes, saint Célestin Ier confirme qu’avant même d’être déposé par le pape, Nestorius avait déjà perdu son autorité dans l’Église.”

      3) …bien qu’ils ne soient pas (encore) légalement condamnés et déposés :

      “C’est seulement par la suite que le pape saint Célestin Ier condamna l’hérésie nouvelle, et chargea le patriarche d’Alexandrie, saint Cyrille, de déposer Nestorius au nom du Pontife romain.”

    • Jean-Baptiste Tournaire permalink
      3 novembre 2010 22:22

      Quant à ce que les Papes modernes soutiennent des erreurs en de nombreux domaines, nous sommes les premiers à le dire et à combattre ces thèses modernistes – ils ne furent pas les premiers à errer et prions pour qu’ils ne soient qu’un bref épisode de la longue histoire de l’Eglise – afin que l’Epouse de Jésus-Christ revienne à la Foi authentique. Mais entre l’erreur, même téméraire et scandaleuse comme peut l’être la liberté religieuse, les droits de l’homme, etc., et l’hérésie formelle sur un point du credo, il y a une frontière importante qui semble vous échapper.

      Je vous rappelle que nous attendons toujours puisque que vous les accusez d’être des hérétiques, de votre part et de vos amis et ce n’est pas le temps qui vous a manqué (n’est-ce pas mon cher Nono….), que vous nous produisiez UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II.

      Lorsque le Siège du Souverain Pontife Couronné, qui ne serait pas Occupé d’après vos incantations, proclame l’erreur sur la liberté religieuse, les droits de l’homme, le salut universel, etc.etc.
      il ne nie pas un seul point du Credo ?

    • nono permalink
      4 novembre 2010 22:14

      Calixte:

      « Je vous rappelle que nous attendons toujours puisque que vous les accusez d’être des hérétiques, de votre part et de vos amis et ce n’est pas le temps qui vous a manqué (n’est-ce pas mon cher Nono….), que vous nous produisiez UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II. »

      Mon cher Calixte, votre mauvaise foi n’a d’égale que votre entêtement. Alors, puisque vous aimez les rappels, je vous rappelle que:

      1. Définition de l’hérésie, par le Cathéchisme de S. Pie X:

      « Qu’est-ce que l’hérésie ?

      L’hérésie est une erreur coupable de l’intelligence par laquelle on nie avec obstination quelque vérité de la foi.  »

      Vous voyez qu’il n’y est pas fait mention de négation du CREDO, mais de négation de « QUELQUE VERITE DE LA FOI. »

      2. Je vous ai fourni des liens répertoriant les hérésies de JP2. Les avez-vous lus? J’en doute. Je vous redonne le lien:

      http://messe.forumactif.net/salon-des-invites-f15/pour-calixte-de-la-question-t2355.htm#45509

      les deux premiers.

      3. Enfin, c’est VOUS qui sur le blog La Question, avez taxé JP2 d' »hérésiarque ». Pour la centième fois, pourquoi demander de prouver ce que vous tenez pour « juste », à savoir l' »hérésie wojtylienne »? Vous faut-il la preuve de ce que vous prouvez? Et après quoi encore? La preuve de la preuve qui prouve que la preuve est prouvée?

      CONCLUSION: je vous prie, cher Calixte, pour garder un semblant de crédibilité, de ne pas faire ni laisser accroire que les preuves et réponses ne vous ont pas été communiquées. Elles l’ont été, en long, en large et en travers. Que vous faut-il de plus?

    • calixte permalink
      7 novembre 2010 13:33

      Mon cher Nono, l’hérésie, telle que définie par la bulle Gratia Divina (1656) consiste en « la croyance, l’enseignement ou la défense d’opinions, dogmes, propos, idées contraires aux enseignements de la sainte Bible, des saints Évangiles, de la Tradition (christianisme) et du magistère ».

      Mais elle consiste surtout, pour que l’erreur soit déclarée telle, qu’il y ait négation d’un article du dogme, négation suivie d’une pertinacité dans cette négation formelle. le Dictionnaire de théologie catholique définit ainsi l’ hérésie : « L’acte d’hérésie étant un jugement erroné de l’intelligence, il suffit donc, pour com­mettre le péché d’hérésie, d’émettre sciemment et volontairement ce jugement erroné, en opposition avec l’enseignement du magistère de l’Église. »

      Saint Augustin précise : «S’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et perverse, sans y mettre aucune opiniâtre animo­sité, mais en cherchant la vérité avec soin et avec précaution, étant prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques» (Saint Augustin: Epist. 43, cap. 3; Décrétales, § 24).

      Pie IX souligne : « Si quelqu’un avait la présomption […] de penser contraire­ment à notre définition [de l’Immaculée Conception], qu’il apprenne et qu’il sache que, CONDAMNÉ PAR SON PROPRE JUGEMENT (…) il CESSÉ D’ÊTRE DANS L’UNITÉ DE L’ÉGLISE; et que, de plus, il encourt PAR LE FAIT MÊME les peines de droit, s’il ose exprimer ce qu’il pense de vive voix ou par écrit ou de toute autre manière extérieure que ce soit » (Pie IX: constitution lneffabilis Deus, 8 décembre 1854).

      Pour qu’il y ait hérésie, il faut donc bien un acte formel de négation avec pertinacité d’un article de la Foi. C’est pourquoi, nous vous demandons, non pas que vous nous fournissiez des opinions ou des jugements téméraires, schismatiques ou de nature hérétiques chez les Pontifes modernes, mais bien, de l’un d’eux ou de tous : UN ACTE FORMEL DE NEGATION D’UN DES POINTS DU CREDO DE LA PART DES PAPES DEPUIS VATICAN II.

      Et cet acte, en effet, nous l’attendons toujours…

    • 3 novembre 2010 22:27

      calixte,

      En ce qui concerne «un seul ACTE DE NEGATION D’UN ARTICLE DE LA FOI CHEZ LES PAPES DEPUIS 1962»: Il n’y en a pas, les obsèques du dernier pape ayant eu lieu le 13 octobre 1958.

      David Allen Bawden n’est pas pape. L’abbé Pulvermacher n’était pas pape. Pierre II est un illuminé, vicaire de quelque démon… Pour les autres: Ils ne sont/furent papes non plus.

      La solution est décrite dans http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C039_LHR_Holzhauser_48p.pdf.

      Une question qui m’est venue à l’esprit: Avez-vous jamais eu sous les yeux un missel du «bienheureux Jean XXIII»?

      Ne trouvez-vous pas que ce fut clairement l’oeuvre d’une anguilla, d’un petit serpent?

      L’autorisation du missel (révisé!) de Roncalli-Jean XXIII par «Benoît XVI-T(I)ARÉ» est certainement une négation de la Foi!

      Quelqu’un qui aime le saint curé d’Ars (et par voie de conséquence sainte Philomène…) pourra-t-il supporter le livre édité sous l’autorité de «La Grosse Jeanne» (si je ne me trompe pas, j’avais entendu ce terme il y a quelques années dans un fichier MP3 offert par l’abbé Xavier Grossin) et mis à la mode par… (je vous épargne ce terme par charité ou par «charité») Benoît Ier de Vatican II?

      Terminons la parenthèse du missel roncallien.

      Où est votre sens de liberté?!

      Un couronnement du vieux moderniste de Bavière (déjà qualifié de Rat de l’Inn par quelqu’un qui a vu le film Jud Süß
      à l’université de Bonn et qui connaît également «Der ewige Jude»…) sera un triomphe énorme en ce qui concerne la judaïsation du monde.

      Les Dimond en parlent: Le seul dogme que l’on ne peut pas nier dans la secte du Vatican II est le super-dogme des nations (les bénédictins s’expriment ainsi) sans risquer d’avoir de vrais problèmes.

      Quand les autorités conciliaires (ou conciliabulaires) s’engagent dans le mouvement pro-vie, ce sont des paroles en l’air. Avant la mise en place définitive de la religion noachide ils ne feront rien. Ils ne vont pas excommunier celui qui a assisté ce dimanche à l’installation de 2 non-prêtres (au sens catholique) lors d’une fameuse messe de Paul VI pour avoir encouragé et autorisé le meurtre d’innocents et pour avoir fait la promotion de non-vie ( contraception, sodomie, etc.) en général. Je parle du Premier ministre de l’Etat juif appelé Grand-Duché de Luxembourg. La seule chose qui compte, c’est la mémoire du chiffre 6 millions!

      Ratzinger est un assassin de la liberté, un ennemi de l’Eglise et un ennemi des juifs. (Les Dimond avaient mis l’accent sur l’absence absolue de charité de votre prétendu Pape face à un très vieux juif lors d’une cérémonie dans une maison du diable appelée synagogue.)

      Je sais très bien ce que la vraie Lucie de Fatima (le Vatican II avait installé un sosie: des informations se trouvent sur MHFM et TIA) avait dit lors d’une interview. Que le monde entier deviendrait communiste. (Sur le site du «siriste» David Hobson le communisme est assez bien expliqué. «Some call it Communism, I call it Judaism.» Si je ne me trompe pas.)

    • calixte permalink
      4 novembre 2010 01:17

      @ Martin Galemard

      Comme d’habitude, vous ne retenez que ce qui vous intéresse, en laissant l’essentiel. Serait-ce une forme d’humour propre au sédévacantisme, courant si prompt à produire des analyses religieuses excentriques singulièrement incongrues ?

      Ains relisez : « Face à cet état de choses, qui ne s’est jamais vérifié avant dans l’histoire de l’Eglise, les fidèles doivent, d’un côté se protéger eux-mêmes, tout comme les fidèles de Constantinople devaient se protéger de Nestorius, en rompant la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et en refusant de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité. » C’est effectivement la première disposition à avoir face à l’erreur.

      Cependant n’oubliez pas ce qui suit, et qui est très important : « Mais d’autre part ils doivent observer la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge tant qu’il n’est pas supprimé par la loi.”

      Observer la qualité légale, c’est-à-dire reconnaître le Pape en tant qu’il incarne la continuité de la succession de Pierre. Non pas s’imaginer autorisé à rompre la communion d’avec Rome en assistant à des messes non una cum, ce qui est une erreur schismatique, et se croire fondé à soutenir follement, tel un hussite halluciné par un maladroit prophétisme apocalyptique, que Benoît XVI est un « Vicaire de l’Antéchrist » (sic !).

      @ Jean-Baptiste Tournaire

      Cela peut vous paraître surprenant, mais en effet, lorsque le Siège du Souverain Pontife proclame l’erreur sur la liberté religieuse, les droits de l’homme, le salut universel, il ne nie pas un seul point du Credo. Il développe une conception inexacte de la pastorale, s’égare grandement sur le plan disciplinaire, mais n’est point hérétique, car pour l’être il faudrait qu’il remette en cause, par exemple, la double nature de Jésus-Christ, la Résurrection du Seigneur, ou la Virginité de Marie, et là on en est très loin. Les modernistes sont pervers et porteurs d’idées funestes, nous sommes d’accord, mais non ignorants des limites à ne pas franchir. Et c’est bien là toute la difficulté de la situation actuelle.

      @ Yves Weinachter

      Au moins avec vous le problème est simplifié. Si les obsèques du dernier pape ont eu lieu le 13 octobre 1958, tout est réglé. Mais au fait, où est l’Eglise depuis ce 13 octobre ? Serait-elle devenue invisible, retournée au Ciel dans les airs auprès de Jésus-Christ, ou bien définitivement ruinée et ensevelie dans le mausolée de Pie XII ? Merci de nous instruire de vos révélations sur ce sujet.

    • Martin Galemard permalink
      4 novembre 2010 07:45

      De plus en plus comique, Calixte : “vous ne retenez que ce qui vous intéresse, en laissant l’essentiel” est une description qui vous convient à merveille, tant pour ce qui concerne l’abbé Sanborn que dans les citations, expurgées par vos soins, des cardinaux Billot, Franzelin ou de Dom Guéranger.

      Ainsi donc, à vous entendre, “observer la qualité légale de l’Église” (abbé Sanborn) interdirait de “rompre la communion d’avec Rome en assistant à des messes non una cum, ce qui est une erreur schismatique”. Franchement, où avez-vous appris à lire le français ? Rompre la communion, c’est précisément ce à quoi nous encourage l’abbé dans l’extrait que vous reproduisez quelques lignes plus haut : “les fidèles doivent, d’un côté se protéger eux-mêmes, tout comme les fidèles de Constantinople devaient se protéger de Nestorius, en rompant la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et en refusant de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité”.

      Je répète, à toutes fins utiles pour les sourds de votre espèce, que, de même que l’abbé Sanborn, je refuse de reconnaître l’autorité de vos papes et de demeurer en communion avec eux, en laissant naturellement à Dieu et à sa Sainte Église le soin de porter un jugement définitif sur les intéressés.

      Quant à l’expression “vicaire de l’Antéchrist”, voulez-vous qu’on recense dans les discours de Mgr Lefebvre le nombre de fois qu’avant ou après les sacres de 1988, le prélat d’Écône désigne vos papes et leurs collaborateurs comme des “antichrists” ?

      “Maladroit prophétisme apocalyptique” ? Mais serait-ce donc un “hussite halluciné” qui a écrit en 1985 dans sa préface au livre “Le drame de la fin des temps” du P. Emmanuel :

      “La lecture de ces pages sur l’Église est enthousiasmante, on y sent le souffle de l’Esprit-Saint. Certaines d’entre elles sont même prophétiques, lorsqu’il décrit la Passion de l’Église. Cette année 1884 est aussi l’année de la rédaction par Léon XIII de son exorcisme par l’intercession de saint Michel Archange, qui annonce l’iniquité sur le siège de Pierre.

      Quelques années auparavant le pape Pie IX faisait publier les Actes de la secte maçonnique de la Haute Vente, qui sont de véritables prophéties diaboliques pour notre temps.

      Le Révérend Père donne des précisions surprenantes sur l’indifférentisme religieux, qui correspond exactement à l’hérésie œcuménique de nos jours. Qu’aurait-il dit et écrit s’il avait vécu à notre époque ! Il nous encourage par ses écrits à demeurer fermes dans la foi de l’Église catholique et à refuser les compromis qui ruinent sa liturgie, sa doctrine et sa morale.”

      À la lecture de ces lignes, on ne peut que regretter que leur auteur – Mgr Lefebvre puisque c’est de lui qu’il s’agit – ne s’en soit pas mieux souvenu au moment de signer un aussi désastreux compromis que celui du mois de mai 1988 avec la Rome conciliaire. Désastreux compromis qui, abandonné assez vite par Mgr, a néanmoins servi ensuite de modèle et de pseudo-justification à Dom Gérard et au successeur brésilien de Mgr de Castro Mayer…

    • calixte permalink
      4 novembre 2010 17:16

      Désolé mon cher Martin, mais je maintiens. Observer la qualité légale, c’est reconnaître le Pape en tant qu’il incarne la continuité de la succession de Pierre. Non pas s’imaginer autorisé à rompre la communion d’avec Rome en assistant à des messes non una cum, ce qui est une erreur schismatique.

      L’abbé Sanborn y insiste dans le texte cité : « Il n’y a personne qui puisse de manière légale reconnaître ou constater le fait de l’erreur dans le magistère et en conséquence l’absence d’autorité en ceux qui le promulguent. »

      On ne peut être plus clair.

      Quant à Mgr Lefebvre, ses critiques, mêmes dures, et que nous approuvons, ne l’ont jamais conduit à prêcher la vacance du Saint-Siège. Bien au contraire !

      Il ne cessa de le dire et de mettre sérieusement en garde contre une telle gigantesque erreur inacceptable pour un catholique.

      Il aimait citer ces lignes du cardinal Pie, évêque de Poitiers au XIXieme siècle, très attaché au Pape mais pas papolâtre (selon l’abbé Barrère :

      « Jésus- Christ a promis à ses apôtres, et par dessus tout au chef des apôtres, d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles. Toutefois, les successeurs des apôtres (les évêques) n’ont point hérité de l’infaillibilité, ni surtout de l’impeccabilité ; et le successeur de Pierre lui-même, infaillible dans la doctrine, peut se montrer plus ou moins sage, plus ou moins fort en face des difficultés qui surgissent, des solutions qui sont proposées, des déterminations qui doivent être prises. Ce qui fait la grandeur de certaines périodes de l’histoire ecclésiastique, c’est la sainteté éclatante ; c’est la doctrine éminente, c’est l’intrépidité apostolique des pontifes romains ; et c’est aussi la science et le courage des évêques, leur union parfaite avec le siège de Rome, leur résistance aux suggestions de la puissance du siècle ; enfin, c’est la fidélité de tous les ordres ecclésiastiques, la cohésion de tous les esprits de tous les cœurs dans une même loi et dans une même charité. » p. 270 Tome 4 « œuvres de Mgr de Poitiers »)

    • Martin Galemard permalink
      4 novembre 2010 20:10

      J’en conclus qu’avec autant d’obstination que d’incohérence, vous condamnez chez moi ce que vous approuvez chez l’abbé Sanborn. Car je n’ai aucune objection à faire aux textes que vous citez de cet abbé :

      “Face à cet état de choses, qui ne s’est jamais vérifié avant dans l’histoire de l’Eglise, les fidèles doivent, d’un côté se protéger eux-mêmes, tout comme les fidèles de Constantinople devaient se protéger de Nestorius, en rompant la communion avec ceux qui promulguent l’erreur et en refusant de reconnaître qu’ils possèdent l’autorité.”

      “Mais d’autre part ils doivent observer la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge”.

      Rompre la communion, comme le recommande l’abbé à la suite de saint Paul, c’est être “non una cum” : il ne faut pas avoir étudié six ans de latin pour le comprendre. Du reste il est notoire que l’abbé Sanborn célèbre la messe “non una cum”.

      Quant à refuser de reconnaître que Benoît XVI possède l’autorité, comme le recommande l’abbé, c’est encore exactement ma position : je nie l’autorité de Benoît XVI mais, tout comme l’abbé, je laisse à l’Église le soin de juger de son hérésie, de son élection, de sa déposition, etc. Exactement ce que les catholiques ont fait pour Nestorius.

    • 6 novembre 2010 22:15

      Démence de votre part ou quoi?

      Notre-Dame de La Salette l’avait prophétisé en 1846!

      Rome perdra la Foi…

      L’Eglise sera éclipsée…

      Lisez les textes de Louis-Hubert Remy.

      Tout n’est pas réglé.

      L’éclipse cessera.

      Le Sacré-Coeur a accordé 75 à 100 ans.

      L’éclipse a commencé en 1958.

      Mais les 75 à 100 ans ont pu commencer le 16 avril 1957, le 30ème anniversaire de l’abbé Joseph Alois Ratzinger.

      Le fait que le soi-disant 3ème secret de Fatima arriva ce jour au Vatican et fut gardé avec la mention «Secretum Sancti Officii» dit tout.

      Le Saint-Office fut dissolu le jour même de Dignitatis Humanae, pseudo-encyclique sur la fameuse liberté religieuse, condamnée d’avance par Grégoire XVI comme délire. (Faut-il vous rappeler que Grégoire XVI est mort en 1846?) D’où le nom Congrégation montinienne pour la doctrine du Délire que je lui ai trouvé. L’apostasie des nations est le fait de Paul VI.

      Réfléchissez bien au sujet de «QUI A L’AUTORITÉ DE POUVOIR EMPÊCHER LE MAL ET LE LAISSE FAIRE SE REND COMPLICE DES PÉCHÉS QUI SE COMMETTENT !» (citation-clef de http://proposition.hautetfort.com/archive/2010/10/31/lettre-ouverte-a-la-police.html)! Montinigrad exigea non seulement la disparition des Etats catholiques, non! Montinigrad força les prêtres validement ordonnés à dire l’office de Satan. La messe de Paul VI peut uniquement satisfaire des gens qui n’ont aucun esprit critique. Qui veulent être mentis.

      Le rôle du Saint-Office n’était jamais la judaïsation des nations.

      En 1846 d’aucuns espéraient que Pie IX serait libéral, genre aggiornamento. Les ennemis de l’Eglise furent décus.

      En 1958 par contre ils ne furent pas déçus!

      En 2010, plus d’un an après Caritas in Veritate, on se trouve en plein délire, en plein athéisme: Très rares sont ceux qui croient en l’Incarnation, etc.

    • calixte permalink
      7 novembre 2010 13:15

      Quelle rapidité dans vos affirmations. Rompre la communion c’est être non una cum. Diriez-vous également de ces lignes qu’elles invitent à ne plus reconnaître Benoît XVI comme Pape et à soutenir qu’il est le « Vicaire de l’Antéchrist » ?

      – “Mais d’autre part ils doivent observer la qualité légale de l’Eglise par laquelle quelqu’un continue à rester sur le siège et dans la charge. Il n’y a personne qui puisse de manière légale reconnaître ou constater le fait de l’erreur dans le magistère. »

    • Martin Galemard permalink
      7 novembre 2010 18:03

      @ Calixte

      “Quelle rapidité dans vos affirmations. Rompre la communion c’est être non una cum.”

      Il suffit pourtant d’ouvrir un bon missel, par exemple celui des bénédictins de Clervaux (1939) :

      – texte latin extrait du canon de la messe : “una cum famulo tuo Papa nostro”

      – traduction des bénédictins : “en communion avec votre serviteur notre pape”.

      Est-ce si grave, docteur Calixte ? Vous qui avez confiance en Mgr Lefebvre, vous me paraissez être encore bien plus incohérent que lui. Écoutez donc sa réaction à l’idée de ne plus être en communion avec son pape (extrait d’une conférence donnée à la retraite sacerdotale du 4 septembre 1987 à Écône) :

      “Donc, on peut résumer la situation en disant : ‘Si vous faites des évêques, vous serez excommunié’. OUI, JE SERAI EXCOMMUNIÉ. MAIS EXCOMMUNIÉ PAR QUI ET POURQUOI ? EXCOMMUNIÉ PAR CEUX QUI SONT DES ANTICHRISTS, QUI N’ONT PLUS L’ESPRIT CATHOLIQUE.”

      L’abbé Sanborn, que vous me donnez en exemple, est par contre nettement plus cohérent que Mgr Lefebvre. Il part du principe – rappelé par Pie VI dans sa condamnation du synode de Pistoie – que lorsqu’elle s’adresse à toute l’Église l’autorité “ne peut pas commettre d’erreur en des matières telles que la doctrine, la liturgie et la discipline”. Ensuite, du constat des multiples erreurs conciliaires et post-conciliaires, il conclut : “Il est donc impossible que Montini, Luciani ou Wojtyla fussent papes.”

      “Le Nouvel Ordo est catholique ou il ne l’est pas. Je maintiens fermement qu’il n’est pas catholique, c’est pourquoi je prétends que tout système qui affirme que le Nouvel Ordo a été promulgué par l’autorité du Christ est objectivement blasphématoire et qu’il détruit l’indéfectibilité de l’Église.” (Catholic Restoration, vol. 1, n° 1, décembre 1991.)

      Tout est là :
      – ou reconnaître l’autorité du vicaire du Christ et lui obéir quand l’Église nous l’ordonne,
      – ou, si on se rend compte que c’est impossible pour des motifs liés à la foi, cesser – en bonne logique – d’affirmer qu’il s’agit du vicaire du Christ.

    • calixte permalink
      9 novembre 2010 22:58

      Tout est là en effet :

      – Reconnaître la légitimité du Vicaire du Christ car nous n’avons pas le pouvoir de rompre la communion d’avec Rome.

      – Etre soumis au pape pour tout ce qui touche au dogme de l’Église et à sa visibilité.

      – Conserver sa capacité critique, ce qui est admissible, pour des motifs liés à la discipline, à la pastorale ou à la morale, sans cesser – en bonne logique – d’affirmer qu’il s’agit du Vicaire du Christ.

      Vous voyez, les choses sont simples lorsqu’on est catholique 😉

    • 2 novembre 2010 20:53

      Alors!

      La dernière sagesse de La Question: Des paroles insensées, blasphématoires, réclamant le couronnement de la Bête de la Terre comme chef de l’Eglise s’appellent prières!

      L’homme (ou…) du 7.7.7. (cf. http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C309_Les-reactions-au-Motu-Proprio_3p.pdf) a besoin d’une tiare!

      Pour La Question le sacrifice de Caïn et le sacrifice d’Abel sont la même chose, nous le savons!

      L’homme (surnommé Joséphine dans certains milieux) du 29 juin 2009 (http://resistance-catholique.org/documents/2009/RC_2009-12-01_Benoit-XVI-promoteur-de-la-religion-mondiale-noachide.pdf) a besoin d’une tiare!

      Le pire ennemi de l’Eglise et l’abominable adversaire du genre humain a besoin d’une tiare!

      Quelle FOLIE! Quelle IMPOSTURE! Quelle HAINE contre le Christ, Son Église et le genre humain!

      Quelle FOLIE celle de vouloir sauver Montinigrad (car Rome a perdu la Foi) et celle de vouloir convertir le serpent lui-même!

      Quelle TRAHISON! Quelle APOSTASIE!

      Couronner le vicaire de l’Antéchrist! Comme s’il était le vicaire du Christ! Comme s’il détenait la moindre autorité dans l’Eglise!

      Quelle transgression terrible du 1er commandement!

      Quel CHÂTIMENT!

      Quelle promotion de la pire servitude, de la pire tyrannie avant l’Antéchrist!

      Quels PROMOTEURS du noachisme!

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 07:06

      “Couronner le vicaire de l’Antéchrist ! Comme s’il était le vicaire du Christ !”

      Yves, vous venez en deux phrases de résumer la folie des gens de “La question”… et apparemment, c’est une folie incurable. J’en suis à me demander s’il s’en trouvera un parmi eux qui y verra un peu plus clair quand on nous imposera un jour prochain de nous laisser marquer du signe de la bête…

    • Vehementer permalink
      3 novembre 2010 11:09

      “Couronner le vicaire de l’Antéchrist ! Comme s’il était le vicaire du Christ !”, Martin et Yves vous venez l’un et l’autre en deux phrases de résumer la folie de la position sédévacantiste qui conjugue le blasphème et le schisme… et apparemment, c’est une folie incurable.

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 12:01

      Vehementer, Memento vous a déjà fourni ci-dessous la réponse, la seule qui soit conforme à la doctrine catholique : “Le Pape sait mieux que nous tous ce qui est bon pour l’Eglise dont il a la charge.”

      Certes, il a tort de s’aveugler sur le comportement de Benoît XVI, mais lui au moins paraît se souvenir que le Christ a prié pour que la foi de Pierre ne défaille pas, et que la prière du Christ est (par définition) souverainement efficace.

      Supposer le contraire comme vous semblez le faire, c’est cela qui, objectivement parlant, relève du blasphème…

    • Vehementer permalink
      3 novembre 2010 14:30

      Je trouve plus que significatif de vous voir faire front commun contre la Tradition avec les conciliaires modernistes, qui ne supportent par aveuglement aucune remarque contre le pape et voudraient sacraliser les erreurs de Vatican II, vous qui voyez en lui le « Vicaire de l’Antéchrist » (sic) !

    • Martin Galemard permalink
      3 novembre 2010 15:14

      Aucune remarque, c’est trop dire : je viens encore de rappeler que le pape Honorius a été excommunié après sa mort. Mais le pape, qu’il se nomme Honorius ou saint Pie X, a tout de même des privilèges dont vous faites malheureusement trop souvent bon marché, alors que toute la tradition – la vraie : celle de l’enseignement du Christ et du magistère de l’Église – les confirme.

      Paradoxalement, sur ce point, vous démolissez la foi autant sinon plus que les modernistes. Et souvent avec des arguments voisins des leurs.

      Il est aisé de comprendre la tactique des modernistes : les privilèges de la papauté sont l’un des gros obstacles qui séparent l’Église catholique des autres religions.

      Mais que, dans les rangs des traditionalistes, il se trouve autant de monde pour mettre en doute ces privilèges, c’est vraiment tragique. En toute justice, il faut reconnaître que Mgr Lefebvre n’est pas le promoteur de cette amoindrissement des vérités de la foi. Reste que, pour son malheur et pour le nôtre, il y a apporté son concours, et le crédit dont il jouissait a puissamment contribué à introduire le poison dans les cerveaux. Que Dieu ait son âme !

    • 3 novembre 2010 21:23

      Vehementer,

      Nous faisons front contre les promoteurs de l’impiété noachide (le terme religion me paraît inadéquat pour qualifier cette horreur), surtout contre cette anguille (d’après mon Petit Larousse Illustré 2007 une anguilla serait un petit serpent!), ce «Weishaupt» (phonétiquement un «Weishaupt», un sage, est la même chose qu’un «Weißhaupt», une tête blanche) qui fait tout son possible pour la damnation du plus grand nombre.

      Évidemment, c’est nous, les «sédévacantistes» (personnellement, je rejette tout Vatican II, Vatican d’Eux, avec ses grands-prêtres perfides, son office de Satan, ses autres «sacrements» et surtout sa «liberté religieuse», tellement bien décrite dans le manifeste de Joséphine intitulé Caritas in Veritate) qui sont responsables de la Congrégation montinienne pour la doctrine du Délire, parce que nous connaissons la condamnation de Sa Sainteté Grégoire XVI, et c’est nous, les «pécheurs mortels», parce que nous ne cherchons plus à trouver la Bête de la Terre!

      http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C039_LHR_Holzhauser_48p.pdf est un document à imprimer! (Pour le moment les guerres civiles semblent encore assez éloignées, mais…)

    • calixte permalink
      9 novembre 2010 10:46

      Martin Galemard
      Yves Weinachter

      Je ne pense pas que vous puissiez considérer que les traditionalistes mettent en doute les privilèges des papes, bien au contraire, car nous sommes très attachés à la papauté et à l’éminence du successeur de Pierre. C’est sur La Question, je vous rappelle, qu’est mis en avant avec force le droit divin du pape.

      Mais en même temps nous savons que ce serait une folie que de vouloir conférer une autorité excessive à un concile (ce que voudraient nous faire accroire les modernistes et vous-mêmes), alors que le problème posé par Vatican II est qu’il ne ressemble en rien aux précédents conciles. Ceux-ci présentaient des enseignements, des définitions du dogme, des condamnations d’erreurs opposées, qui obligeaient la foi. A l’inverse, renonçant par principe pastoral à toute prétention dogmatique (hormis la reprise de quelques points antérieurement définis par le magistère solennel), Vatican II ne s’impose pas à l’Eglise comme objet d’obéissance absolue pour la foi (cf Canon 749), mais comme objet de « réception ». Or la réception induit un processus d’interprétation.

      Il y a tout de même eu, ne l’oublions-pas, la déclaration préliminaire de Jean XXIII, dans le discours d’ouverture « Gaudet mater Ecclesia », du 11 octobre 1962 : « Une doctrine infailliblement définie ayant été suffisamment exprimée par les conciles précédents, il ne s’agit plus désormais que de la présenter de la façon qui répond aux exigences de notre époque et de donner pour cela un enseignement de caractère surtout pastoral. »

      À deux reprises (6 mars 1964 et 16 novembre 1964), la Commission doctrinale, à laquelle on demandait quelle devait être la qualification théologique de la doctrine exposée dans le schéma sur l’ Église (la question visait la doctrine de la collégialité), fit cette réponse : « Compte tenu de l’usage des conciles et du but pastoral du Concile actuel, celui-ci ne définit comme devant être tenu par l’ Église que les seules choses concernant la foi et les mœurs que lui-même aura expressément déclarées telles ».

      De son côté Paul VI expliqua que cela n’était jamais arrivé. Le Concile terminé, il revint en effet deux fois sur la question. Une première fois, dans le discours de clôture du 7 décembre 1965 :

      – « Le magistère, bien qu’il n’ait pas voulu définir aucun chapitre doctrinal au moyen de sentences dogmatiques extraordinaires, a cependant proposé sa doctrine avec autorité au sujet de nombreuses questions, à laquelle les hommes sont tenus de conformer aujourd’hui leur conscience et leur action ».

      Une seconde fois, dans un discours du 12 janvier 1966 :

      – « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles selon l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document ».

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%E2%80%99est-pas-dogmatique/#comment-11771

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12835

      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12829

      Nous sommes donc logiques avec la définition même de Vatican II, et croyons nécessaire de l’interroger ce concile, de le mettre en « question » au travers du prisme de la Tradition, sans pour autant faire éclater l’unité de l’Eglise en déclarant, en s’appuyant sur une autorité que personne ne possède, vacant le Siège de Pierre.

    • 9 novembre 2010 23:09

      calixte,

      L’Eglise respecte un certain principe d’économie.

      Vatican II a condamné l’Eglise et Notre-Seigneur.

      Vatican a tourné le dos à la vérité connue, à la tradition apostolique.

      Comme Jean-Baptiste Tournaire vient de le rappeler, les modernistes sont les pires ennemis de l’Eglise.

      On ne peut pas rester en communion avec ces gens-là.

      La seule chose où Ratzinger montre constamment une certaine dose de fermeté, c’est sa prétendue lutte contre l’antisémitisme.

      La Tradition de Ratzinger, c’est le Talmud, c’est la haine contre le Christ, l’Eglise et chaque être humain.

      Cette affirmation peut sembler dure à des gens qui ne connaissent pas bien les 2 camps.

      Il faut aider les gens qui se trouvent dans l’erreur, dans les ténèbres, il ne faut pas fortifier le chef des modernistes pour lequel l’Incarnation n’est rien!

      Vatican II est l’oeuvre de gens qui ne voulaient pas du règne de Notre-Seigneur, c’est l’oeuvre de gens qui veulent autre chose que le salut du plus grand nombre.

    • Martin Galemard permalink
      10 novembre 2010 09:00

      Vous avez une conception de la soumission au magistère qui est tout sauf catholique (et tout sauf logique) : vous faites semblant de vous soumettre à un pape tout en ne retenant de lui que les déclarations qui paraissent de nature à apporter de l’eau à votre moulin. En opérant ce tri, c’est vous qui vous prenez pour l’autorité suprême de l’Église.

      Je viens encore de vous rappeler – https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12945 – les propres paroles de votre pape Paul VI à Mgr Lefebvre :

      “Rien de ce qui a été décrété dans ce concile, comme dans les réformes que Nous avons décidées pour le mettre en œuvre, n’est opposé à ce que la Tradition bimillénaire de l’Eglise comporte de fondamental et d’immuable. De cela Nous sommes garants, en vertu, non pas de nos qualités personnelles, mais de la charge que le Seigneur Nous a conférée comme successeur légitime de Pierre et de l’assistance spéciale qu’Il Nous a promise comme à Pierre : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas » (Luc XXII, 32).”

      Cette argumentation est sans faille au regard de la doctrine catholique : c’est précisément en vertu de cette assistance spéciale promise par le Christ que le cardinal Billot et bien d’autres auteurs appellent le Pape la “règle vivante de la foi”.

      Mais puisqu’elle porte sur un prétendu “concile” qui enseigne sur plusieurs points de foi le contraire de ce que l’Église a toujours enseigné, tout catholique conscient de cette contradiction ne peut que conclure à l’absence de cette assistance divine à Vatican II, et donc à l’absence d’autorité, non seulement de ce conciliabule, mais du soi-disant pape qui a confirmé ses déclarations.

      “Le concile œcuménique ou général est une auguste assemblée où sont appelés par le Pontife Romain tous les Evêques de l’univers et autres prélats de l’Eglise et qui est présidée par le Pape en personne ou représenté par ses Légats. A cette assemblée, qui représente toute l’Eglise enseignante, est promise l’assistance du Saint-Esprit, et ses décisions en matière de foi et de mœurs, une fois confirmées par le Souverain Pontife, sont sûres et infaillibles comme la parole de Dieu.” (Catéchisme de saint Pie X, “Petite histoire de la religion” n° 131, Itinéraires n° 116, p. 388.)

    • calixte permalink
      10 novembre 2010 17:53

      Mon cher Martin, ne me dites pas que vous prenez les paroles de Paul VI, dans un courrier privé destiné à Mgr Lefebvre, pour une expression du Magistère infaillible 😉

      Une fois encore – et je m’étonne avec un brin d’ironie que vous confériez à la ruse grossière de Paul VI (qui est devenue celle de tous les modernistes), un sérieux assez amusant chez vous qui regardez Paul VI pour un des « Vicaires de l’Antéchrist » (sic) – une chose est d’avoir la capacité d’exercer un pouvoir, et une autre est de s’en servir !

      La démonstration juridique de la capacité du Concile à être infaillible – vous me citez s. Pie X, mais on pourrait en produire des centaines d’autres – ne suffit pas pour décerner la note infaillible aux Actes de Vatican II, puisque ce dit Concile, cas unique dans l’Histoire, a renoncé à l’exercice de son pouvoir !

      En conséquence, le Concile n’ayant pas réuni les conditions de travail humain, de soumission rigoureuse au dépôt de la foi traditionnelle, de précision et de clarté qui seules autorisent l’assurance d’une garantie infaillible de Dieu, il n’est pas, et ne doit pas être considéré comme étant infaillible.

      Précisons, pour faire écho à votre référence au cardinal Billot et à la “règle vivante de la foi », que l’absence d’actes infaillibles du magistère extraordinaire au Concile, n’élimine pas pour autant toute assistance du Saint-Esprit : le Concile, réunion effective du Magistère catholique, n’a pu ni renoncer ni se soustraire en fait à l’exercice de son pouvoir inamissible et inaliénable, sous la forme  » ordinaire « . Physiquement réunis, mais point moralement dans une même foi et une même intention unanime, les Pères n’ont donc pu donner à leurs Actes le caractère d’un enseignement et de volontés collégiaux. Le Saint-Esprit ne les a donc assistés qu’à titre personnel et dans la proportion exacte de leur fidélité à suivre la Tradition. Et cette proportion, vous en conviendrez certainement, était relativement mince, pour ne pas dire inexistante.

    • Martin Galemard permalink
      11 novembre 2010 08:29

      Votre ironie déplacée cache fort mal la pauvreté foncière de votre argumentation, surtout quand vous reconnaissez que l’enseignement rappelé par saint Pie X dans son catéchisme est confirmé par des centaines d’autres.

      Il ne faut pas avoir fait de hautes études théologiques pour comprendre que parmi les “décisions en matière de foi et de mœurs, une fois confirmées par le Souverain Pontife” reconnues “sûres et infaillibles comme la parole de Dieu” (saint Pie X) devraient normalement figurer – si elles étaient confirmées par un vrai pape – celles qui sont très officiellement qualifiées par leurs auteurs de “constitutions dogmatiques”.

      En deux mots, vous manifestez pour l’enseignement de votre pape Paul VI et de Vatican II encore moins de respect que les néo-modernistes Congar et de Lubac pour l’enseignement du pape Pie XII : signe qu’en matière d’ecclésiologie vous tombez dans les mêmes erreurs qu’eux.

    • calixte permalink
      11 novembre 2010 16:08

      Je vous trouve bien silencieux s’agissant de cette référence à la “règle vivante de la foi” évoquée pour qualifier la valeur d’un acte officiel du Magistère, montrant de manière relativement explicite que le Saint-Esprit n’a assisté les pères du concile Vatican II qu’à titre personnel et dans la proportion exacte de leur fidélité à suivre la Tradition.

      A ce titre, et sans ironie mais très sérieusement afin d’avancer dans nos réflexions, pourriez-vous me dire, dans une échelle graduée de 0 à 10, à quel niveau exactement évaluez vous la fidélité à la Tradition des pères conciliaires ?

    • Martin Galemard permalink
      11 novembre 2010 20:22

      Comme je viens de vous l’expliquer par ailleurs – https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12976 – le problème majeur n’est pas tant qu’une majorité des pères conciliaires ait approuvé des textes contraires à la Révélation, mais qu’ils aient été encouragés et confirmés par Paul VI, c’est-à-dire par quelqu’un qui, s’il avait été pape, aurait dû jouir de l’assistance du Saint-Esprit, comme le souligne Pie X dans son catéchisme, et en particulier pour tout ce qui touche à la Révélation.

      Du vivant de Pie XII et même de ses prédécesseurs, il y avait déjà des épiscopaux passablement déboussolés, en particulier sur la question de la liberté religieuse. Mais Pie XII, contre vents et marées, maintenait la doctrine de l’Église : lui était vraiment pour les catholiques la “règle de la foi”.
       

  5. Memento permalink
    3 novembre 2010 02:25

    Vous croyez que l’église est une démocratie ou quoi ? Le Pape sait mieux que nous tous ce qui est bon pour l’Eglise dont il a la charge. Répondez aux appels du Pape, mettez vous au service de l’Eglise, partez en mission, que sais-je… Mais arrêter de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas.

    • hannibalgenga permalink
      3 novembre 2010 11:05

      Et vous-même, croyez-vous qu’il soit normal qu’un Pontife ne respecte pas la Tradition, remplaçant la tiare pontificale par une simple mitre sur ses armes ? S’il est évêque de Rome, le pape est surtout le Vicaire du Christ, le successeur de Pierre, la plus haute autorité en ce monde, et la tiare symbolise cette triple dignité.

      S’il faut revenir au plus vite à l’enseignement d’avant Vatican II sur le plan doctrinal, il convient aussi de revenir à l’image de la Papauté conforme à la Tradition.

      Inviter Benoit XVI à le faire par la prière n’a rien de choquant en soi, c’est même un devoir catholique !

  6. PEB permalink
    3 novembre 2010 19:35

    Les Papes n’ont pas toujours porté la tiare. Saint Pierre n’avait pas couvre-chef particulier.

    Il est vrai cependant que la tiare est le triple diadème de l’empire du vice-roi de l’Univers. Son poids important fait ressentir au titulaire la gravité de sa charge. (En Angleterre, les quatre livres de la couronne dite de saint Édouard ont à peu près cette signification.)

    Dès lors qu’il n’y a plus de vraie monarchie, comment nos contemporains pourraient comprendre l’élévation extérieure et l’humilité spirituelle de l’acceptation d’un tel symbole? Le sens des mots et des gestes se perd dans notre monde moderne.

    Quant aux errements de la Papauté, saint Pierre lui-même préféra la compromission avec la circoncision à l’intransigeance doctrinale d’un saint Paul qui le lui rendait bien. Relisez les Actes. Toute l’Église y est déjà en germination.

    • wendrock permalink
      3 novembre 2010 20:22

      Le premier pape à avoir été solennellement couronné après son élection est Nicolas II, en 1059. Lorsqu’on couronnait un pape, le cardinal chargé de lui déposer la tiare sur le front lui disait: « Reçois cette tiare ornée d’une triple couronne, et sache que tu es père, prince et roi, le recteur de la terre et le vicaire de notre seigneur Jésus-Christ ».

      La particularité de Benoît XVI vient du fait qu’il soit le premier pape a avoir remplacé la tiare par une mître sur la première version de ses armoiries personnelles. Pourtant, un nouveau blason pontifical du Pape Benoît XVI a vu le jour en octobre 2010, orné cette fois ci selon l’usage antique, de la tiare.

      http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/elezione/stemma-benedict-xvi_fr.html

      Nouvelles armes de Benoît XVI avec la tiare pontificale :

  7. gerard seel permalink
    4 novembre 2010 08:28

    le pape porte a nouveau la tiare au moins dans ses armoiries

    je suis ur que le reste suivra! = la tiare sur la tête!

    http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1110109_armoiries

  8. 6 novembre 2010 16:44

    Quelle bande de bouffons…

  9. Vehementer permalink
    8 novembre 2010 00:38

    sedevacantisme

    Vous écrivez : « Alors que Mgr Fellay va à Paris, à l’IUSPX et à saint Nicolas du Chardonnet, les 6 et 7 novembre 2010 afin de conter aux fidèles (qu’il prend visiblement pour un ramassis de minus habens) la fable risible d’un « bon Benoît XVI » prisonnier de son entourage et « au cœur catholique », désireux d’opérer la « restauration de l’Église »…. »
    http://sedevacantisme.wordpress.com/2010/11/06/la-fsspx-soutient-la-rehabilitation-des-templiers/

    Cette fable risible selon vous, c’est celle que soutenait Mgr Lefebvre pourtant !

    • Martin Galemard permalink
      8 novembre 2010 19:47

      Vehementer : “Cette fable risible selon vous, c’est celle que soutenait Mgr Lefebvre pourtant !”

      Possible, mais vous jouez alors de malchance, car dans la conférence que vous avez mise en ligne, Mgr considérait le sédévacantisme comme une “hypothèse valable” (01:50) !

      Si Benoît XVI voulait “restaurer l’Église”, ce ne sont pas les synagogues et les temples luthériens qu’il fréquenterait… Ni Paul VI ni même Jean-Paul II n’en ont pas fait autant. Quand on pense que lors de la première visite de Jean-Paul II dans une synagogue, Mgr Lefebvre avait publiquement déclaré :

      “Nous nous trouvons vraiment devant un dilemme excessivement grave, qui je crois n’a jamais été posé dans l’Église. Que celui qui est assis sur le Siège de Pierre participe à des cultes de faux dieux, je ne pense pas que cela soit jamais arrivé dans toute l’histoire de l’Église.

      Quelle conclusion devrons-nous peut-être tirer dans quelques mois devant ces actes répétés de communication à de faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape. Je ne veux pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle, mais il semble bien à première vue qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement.” (Sermon de Pâques, 30 mars 1986.)

    • Vehementer permalink
      8 novembre 2010 21:07

      Martin Galemard, avez vous remarqué la prudence dans les propos de Mgr Lefebvre : « Par hypothèse, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas… c’est des choses possibles… je ne sais pas, je n’en sais rien, je ne ne dis pas que ce soit… »

      On est très loin des affirmations péremptoires et catégoriques des sédévacantistes, faisant comme si tout était réglé et déjà jugé. Là est la difficulté et l’erreur. On ne vous refuse pas de poser la question, et nous pourrions vous rejoindre dans l’interrogation jusqu’à un certain point. Mais franchir l’infranchissable et annoncer comme étant entendu ce qui reste à démontrer c’est faire preuve d’une témérité inacceptable en terme de discipline catholique.

      C’est ce que dira d’ailleurs Mgr Lefebvre : “Ceux qui affirment qu’il n’y a pas de Pape simplifient trop les problèmes. La réalité est plus complexe.”

      – Mgr Lefebvre, 1979 –

      Et je crois que cette réalité étant plus complexe comme dit Mgr Lefebvre, il nous faut rester prudents.

    • Martin Galemard permalink
      8 novembre 2010 22:13

      N’empêche qu’en 1986, six ans après la déclaration dont vous parlez, Mgr Lefebvre envisageait que les catholiques puissent être dans l’OBLIGATION de croire que Jean-Paul II n’était pas pape. Il est vrai qu’il n’a pas été jusqu’à conclure publiquement en ce sens, mais son sermon de Pâques 1986 montre que même à ses yeux la question de la vacance était bel et bien posée.

      Avec l’aggravation de la crise, la question ne peut que se poser de plus en plus. Ce qui manque seulement à la plupart des catholiques pour conclure en ce sens – et à moi en particulier il y a encore une quinzaine d’années – c’est une connaissance suffisamment approfondie du contenu de la foi et en particulier de l’étendue des prérogatives pontificales. Une fois qu’on a compris que, pour un vrai croyant, le pape doit être la “règle vivante” (Card. Billot) de la foi, on ne peut plus considérer Paul VI et ses successeurs comme de “véritables papes”, en admettant même que leur élection ait été validement ratifiée par ceux qui avaient le pouvoir de le faire.

    • Vehementer permalink
      8 novembre 2010 23:38

      Certes la crise s’aggrave, et j’ai moi-même des difficultés réelles à regarder les papes actuels comme étant entièrement papes. Je pense que même sans le dire aussi nettement, nos amis de La Question, et je me rappelle d’échanges avec calixte qui ont porté sur le sujet il y a quelque temps, ne sont pas loin de penser ainsi. Seule peut-être nous sépare l’expression de l’affirmation de cette perte du pontificat, car pour le reste autant vous dire honnêtement que la vision des actes l’Eglise actuelle me trouble énormément.

      Mgr Lefebvre était ébranlé par l’anéantissement de la liturgie, la messe de Luther selon lui était devenue celle de Paul VI. Il disait le 2 septembre 1977 : « L’Eglise conciliaire n’a pas la même foi, elle n’a pas les mêmes sacrements que l’Eglise catholique ».

      Mais en même temps, il déclarait à ses évêques sacrés : « Je vous conjure de demeurer attachés au Siège de Pierre, à l’Église Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les Églises, dans la foi catholique intégrale, exprimée dans les symboles de la foi, dans le catéchisme du Concile de Trente, conformément à ce qui vous a été enseigné dans votre séminaire. Demeurez fidèles dans la transmission de cette foi pour que le Règne de Notre-Seigneur arrive ».

      Mgr Lefebvre le 29 août 1987

    • hannibalgenga permalink
      9 novembre 2010 00:22

      « Il n’y a vraiment que l’évêque de Rome qui est le successeur de Pierre. Il n’y a pas deux évêques de Rome, il n’y a qu’un évêque de Rome. Il n’y a rien à faire, il y a une chaîne sans fin, c’est toujours l’évêque de Rome qui est le successeur de Pierre. Il n’y en a pas d’autre. »

      Mgr Lefebvre condamne le sédévacantisme !

      http://www.wat.tv/video/mgr-lefebvre-condamne-sedevacantisme-14x92_2hmdb_.html

    • Martin Galemard permalink
      9 novembre 2010 09:35

      Pour rappel, je ne nie absolument pas la succession de Pierre : l’interruption que nous connaissons en ce moment est certes unique dans l’histoire de l’Église, mais essentiellement par son ampleur. En demandant à Abraham de sacrifier son fils unique, Dieu le coupait APPAREMMENT de toute perspective de succession, lui aussi. Pourtant, sachant que Dieu est fidèle à Ses promesses, Abraham Lui a fait pleinement confiance, et sa foi en a été merveilleusement récompensée.

      Saint Paul nous enseigne que, pour quelque temps, l’Antéchrist “s’assiéra dans le Temple de Dieu” (II Thessal., II, 4). Commentant ce passage, saint Pierre le Vénérable (1092-1156), abbé de Cluny, écrivait : “Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist – tête de tous les schismatiques – siègerait dans le Temple de Dieu, que les siens seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le Siège de Pierre” (De miraculis, livre II, ch. 16).

      @ Vehementer :

      Il nous faut demeurer attaché à TOUT l’enseignement de l’Église, et en particulier à TOUS les privilèges du siège de Pierre. Dans cette perspective – et devant l’aggravation de la crise, que vous reconnaissez lucidement – on ne peut éviter de se poser au sujet des successeurs de Paul VI la question que Mgr Lefebvre se posait en 1979 à propos de Paul VI lui-même : “Comment un successeur de Pierre a-t-il pu, en si peu de temps, causer plus de dommage à l’Église que la Révolution de 1789 ?”

      @ hannibalgenga :

      Les propos de Mgr que vous citez datent du 26 décembre 1982. Cela ne l’a pas empêché, quatre ans plus tard (Pâques 1986), d’envisager que les catholiques puissent être dans l’OBLIGATION de croire que Jean-Paul II n’était pas pape ! L’explication, il l’avait en somme déjà donnée dans son sermon de Lille, le 29 août 1976 : “Car qu’est-ce qu’un pape encore une fois ?… Il est le serviteur de la Vérité comme je dois être le serviteur de la Vérité. Et s’il arrivait que le pape ne fût plus le serviteur de la Vérité, il ne serait plus pape”.

  10. Vivien permalink
    8 novembre 2010 13:05

    Sur cette page, http://docteurangelique.forumactif.com/theologie-spirituelle-f1/etes-vous-pour-le-retour-de-la-triple-couronne-papale-t10869.htm,
    tirée du forum « Docteur Angélique », l’idée que relaie cette article est examinée.

    Voici plusieurs réactions :

    -Arnaud Dumouch, théologien et
    principal responsable de ce forum :
     » je ne suis pas vraiment pour ce couronnement car la sainte Tiare fut trop longtemps liée à une royauté terrestre alors qu’elle devait avoir un rapport aux trois fonctions de service des papes (prêtre, prophète et rois) vécus comme un service. Bref, j’apprécie la décision de Paul VI qui prend résolument le chemin de renoncement à tout symbole de royauté terrestre ».

    -« nilamitp » :

     » pourquoi donner un prétexte aux infidèles pour rire, aux athées fanatiques de fantasmer sur des dangers de totalitarisme religieux, et aux chrétiens -notamment protestants- de parler de symboles archaïques et orgueilleux ? »

    -Philippe Fabry, autre responsable : « rien de tel que le retour de la tiare papale pour gâcher les efforts de rapprochement avec l’Eglise orthodoxe.
    Benoît XVI, au contraire, a montré dans ses premières armoiries (même si la tiare y figure à nouveau maintenant) qu’il souhaitait rappeler surtout que le Pape est un évêque, et ce sans doute afin de ménager les susceptibilités des orthodoxes et d’apaiser par l’humilité. ».

    -Julienne :

    « Le Christ fut pauvre, est né pauvre, Il a vécu avec les pauvres , partagé leur quotidien…

    Il a choisi pour disciples d’humbles pécheurs…..

    Le Fils de l’Homme n’avait pas une pierre où reposer la tête, le Christ a porté une couronne d’épines…..

    Ensuite, les « méchantes langues » trouverait encore à redire que l’Eglise se complaît avec les riches et dans la richesse,

    A l’exemple du Christ soyons sobres et sans luxe exagéré! ».

    Etc…

    Réfléchissez-y . Ce sont des catholiques conciliaires,comme moi, qui ont écrit tout ceci sur cette page, mais pas des progressistes.

  11. 8 novembre 2010 15:03

    Vivien,

    La réponse de Roland C. sur ce forum aux réserves des catholiques qui s’expriment sue ce sujet, rejoint à bien des égards la position de La Question.

    Elle est très intéressante et nous croyons utile de la citer :

    – « Je comprends votre réaction et votre opinion et j’accepte volontiers l’idée que la Sainte Tiare donnait plus de pouvoir temporel que céleste aux Papes, comme la couronne aux Rois. Je réfléchis beaucoup à ce sujet depuis quelques temps. Il me semble qu’il est peut-être le moment de remettre le débat de ce couronnement aux mains de tous les Chrétiens, afin de leurs rappeler justement ce principe Trinitaire du couronnement qui est aussi celui du Baptême (Prêtre, Prophète et Roi) et aussi au monde entier.

    En effet, un appel solennel de cette ampleur ne peut laisser indifférent ni les Chrétiens, ni les media, ni les athées ou autres religions pour lesquels nous sommes obligés de soulever vos questions de l’ordre du sacré.

    Savoir, qu’effectivement dans nos sociétés de conforts et d’abrutissement télévisuels, cinématographiques, bref médiatiques, il est en permanence question de manipulation des images… donc des symboles… donc de la symbolique qui, du sacré est passé au profane ou pire à l’antithéisme, ne peut nous laisser indifférents.

    N’est-il pas dangereux de laisser agir ces manipulateurs profanes et cupides, avides de pouvoirs et d’argent, lesquels désacralisent toute action rappelant l’Unité que nous recherchons par nos croyances et/ou notre foi en la parole du Christ et de son message d’Amour? Le serpent agit comme un virus tiède qui voudrait endormir toute être vigilant sur le chemin de l’éveil.

    Message d’Amour qui nous dit entre autres, que Dieu est partout, en nous et que pour le trouver, communier avec Lui, il faut Prier, se détacher, s’abandonner. Que de cette longue marche dépouillé dans notre désert, surgira le « Contact », l’illumination qui nous libérera nous mortels, de cette enveloppe charnelle laissant à notre Ame la possibilité de communier avec Dieu?

    Ne faut-il pas justement aujourd’hui montrer au Monde, au-delà des querelles partisanes et de clochers (l’homme est ainsi fait, ne jugeons pas et prions) que le Christ a été porteur d’un message d’espoir et de réalisation pour l’HOMME, avec ce message d’AMOUR, ce combat contre la division (diable, diabolo, dualité, deux, séparation ….) qui mène à l’UNITE, c’est-à-dire à la LUMIERE ou à DIEU?

    Comment mettre en avant sur la scène comique de cette crise politico-financière-médiatico-religieuse et face à cette mascarade de manipulations des Puissants, toutes obédiences confondues (je ne cite personne…), le message d’ESPOIR et d’AMOUR qui est le message Christique ?

    Laissons faire et après nous le déluge ? Ce ne serait pas très chrétiens vous en conviendrez, c’est pourquoi je pense que ce couronnement est une formidable occasion de redorer le blason de l’EGLISE (pardon de cette expression…), des Catholiques et de la Chrétienté, en rappelant à juste titre qu’il ne s’agit pas d’un simple apparat avec des pierres précieuses et de la dorure, mais d’une Couronne qui a pour unique but de sacraliser et donner à Benoit XVI le lien entre le Ciel et la terre en le couronnant PAPE.

    De lui donner symboliquement la puissance de parole de Vicaire du Christ auprès des Chrétiens mais aussi et surtout auprès des grands de ce monde, de lui donner par cette action la stature que le monde païen et profane ou religieux lui nie et dénigre.

    Offrir ainsi au monde un visage de lien entre le ciel et la terre, un visage de compassion et d’Amour face à la violence et à la guerre.

    Ne serait-ce pas le moyen également de lui permettre par cet adombrement l’accession au message Christique et lui donner la chance de recevoir l’Esprit Saint? Esprit Saint qui pourrait aussi ce jour, lors de ce couronnement, descendre sur les fidèles et réaliser des miracles… mais peut-être suis-je trop naïf ?

    Au-delà des polémiques le concernant en tant qu’homme ou représentant de l’Eglise, n’est-il pas bon et opportun de vouloir transformer cette action de couronnement en un message au monde pour parler de la chrétienté, pour parler du sacré, pour parler de la symbolique, pour parler tout simplement de la Foi ?

    N’est-ce pas le moment ? Je crois sincèrement que c’est toujours le moment de parler de la Foi ,de Dieu et de la Paix C’est pourquoi je pense que cet appel à la prière pour le couronnement de Benoit XVI doit devenir une interrogation et un moment important pour tous les Chrétiens, faute de quoi ils passeraient à coté d’une formidable occasion de valoriser le Christianisme et feraient le jeu des profanes et opposants au Christ…

    Il est de notre devoir en tant que Chrétiens de ne pas laisser perdre une étincelle ou goutte de Vie concernant le Christ en des temps aussi tumultueux, c’est pourquoi j’ai répondu Oui à l’appel de Pierre qui a reçu le message en rêve pour ce couronnement et m’a demandé d’être humblement l’instrument informatique de cette transmission.

    Pardonnez-moi de vous livrer ces pensées tumultueuses comme un appel au partage de nos espoirs en la Vie éternelle, quelques soient les chemins que nous parcourons.

    Bien cordialement et en harmonie de prières,

    Roland C »

    Voilà une analyse pertinente, montrant la nécessité pour le Pontife d’être couronné de la tiare, car, comme nous l’avons écrit, et alors que depuis Vatican II bien des âmes sont troublées et se posent des questions concernant le rôle et la place du Pape dans l’Eglise et en ce monde, il y a par ce symbole un moyen magnifique de rappeler que le droit de succession pour le Souverain Pontife est un droit divin et qu’il relève d’un droit historique placé sous les auspices de la Royauté Eternelle de Notre Seigneur.

    **********************

    LA PAPAUTE DE DROIT DIVIN:
    http://www.la-question.net/archive/2010/10/23/la-papaute-de-droit-divin.html

    • 9 novembre 2010 00:17

      La Question,

      Vous semblez perdre de plus en plus le contact avec la réalité.

      Joseph Alois Ratzinger est un simple prêtre apostat.

      Benoît Ier de Vatican II n’a pas le pouvoir de pourvoir à la continuation du saint sacrifice de la messe. Il ne peut pas ordonner des prêtres.

      Dans presque toutes les églises et chapelles du monde entier qui se trouvent en union avec le chef des modernistes les tabernacles sont vides.

      Le couronnement du chef des modernistes serait d’une stérilité inimaginable.

      La photo http://www.rosarygraphics.com/P263BenedictXVI_1H.jpg prouve que pas assez de catholiques prient le rosaire: Notre-Dame de Fatima sait que Pie XII a fait la consécration de la Russie un autre 7.7. (cf. http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C309_Les-reactions-au-Motu-Proprio_3p.pdf), celui de 1952 (cf. http://www.mostholyfamilymonastery.com/old.html); elle n’a pas besoin de simulations, elle cherche des âmes qui savent l’imiter, des âmes qui savent demander des choses substantielles, des âmes qui vivent de la Foi et pas d’illusions puissantes.

    • Jean-Baptiste Tournaire permalink
      9 novembre 2010 11:48

      « Le couronnement du chef des modernistes serait d’une stérilité inimaginale »…
      dites-vous, cher Yves,
      Mais, bien plus, ce serait comme prêter main-forte aux pires ennemis de l’Eglise:

      De fait, depuis 2005, un Pape-Apparent s’affuble des chapes de drap d’or des derniers papes antilibéraux, et subitement, en 2010, timbre d’une tiare son blason ! voilà des détails qui concourent à
      réaliser dans les images symboliques – qu’une société de communication comme l’est l’antre vaticandesque, sait soigner à l’extrême –
      le programme de la Haute Vente décrite notamment ainsi il y a environ 150 ans!
      citation:
       » Dans quelques années, par la force des choses, ce jeune clergé aura gravi les échelons; ils formeront le conseil suprême, ils seront appelés à choisir un Pontife pour le trône. Et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement plus ou moins imbu des principes humanitaires italiens que nous allons commencer à faire circuler. C’est un petit grain de sénevé que nous confions au sol; mais le soleil de justice le développera jusqu’au pouvoir suprême, et vous verrez un jour quelle riche moisson produira cette petite semence.

      « Dans le sentier que nous traçons pour nos frères, se trouvent de grands obstacles à vaincre, des difficultés de plus d’une sorte à maîtriser. Ils en triompheront par l’expérience et la lucidité; mais le but est si splendide qu’il est important de mettre toutes voiles au vent afin de l’atteindre. Vous voulez révolutionner l’Italie, cherchez le Pape dont nous venons de tracer le portrait.
      Vous voulez établir le règne des élus sur le trône de la prostituée de Babylone, que le Clergé marche sous votre étendard, croyant toujours marcher sous la bannière des clefs apostoliques. Vous avez l’intention de faire disparaître les derniers vestiges des tyrans et des oppresseurs; posez vos filets, comme Simon Bar-Jona; posez-les dans les sacristies, les séminaires et les monastères plutôt qu’au fond de la mer; et si vous n’êtes pas trop pressés, nous vous promettons une prise plus miraculeuse que la sienne. Le pêcheur de poisson est devenu pêcheur d’hommes.
      Vous amènerez des amis autour de la Chaire apostolique.
      Vous aurez prêché une révolution EN TIARE et EN CHAPE, défilant avec la croix et la bannière, une révolution qu’il faudra seulement un peu continuer à stimuler pour mettre le feu aux quatre coins du monde (Ce passage de La Formation Permanente de la Alta Vendita a été traduit en français à partir du texte anglais. Monseigneur Dillon, Grand Orient Freemasonry Unmasked, La Franc-Maçonnerie du Grand Orient Démasquée, p. 51-56, texte complet de la Alta Vendita).

      Je précise pour ceux qui seraient tentés de rétorquer que ce rappel participerait puérilement d’une « complotite aîgüe », que le seul complot efficace -et que tous observent, de manière partielle, et à leur façon selon leur centres d’intérêts (ex, Emile Poulat pour le « modernisme » du début du siècle dernier) par les lois des sciences humaines – :
      c’est le développement au fil des décennies de la CONJURATION de la sottise, de l’ignorance de l’orgueil et la cupidité, lato sensu, des fidèles, théologiens, et hiérarques toutes catégories confondues.

      Et l’unique complot que l’on puisse véritablement reprocher aux ennemis déclarés de l’Eglise, c’est celui qui tranche avec le précédent, celui de l’érudition, de l’intelligence, du labeur, et de la persévérance, qui sait tirer à temps (montini) et à contre-temps (ratzinger) les bénéfices du programme niaisement crypto-noachide, de cette écervelée « semence de bétail ».

    • Jean-Baptiste Tournaire permalink
      9 novembre 2010 12:18

      Ici, je réponds à Calixte, qui m’a écrit supra :

      « Cela peut vous paraître surprenant, mais en effet, lorsque le Siège du Souverain Pontife proclame l’erreur sur la liberté religieuse, les droits de l’homme, le salut universel, il ne nie pas un seul point du Credo. Il développe une conception inexacte de la pastorale, s’égare grandement sur le plan disciplinaire, mais n’est point hérétique, car pour l’être il faudrait qu’il remette en cause, par exemple, la double nature de Jésus-Christ, la Résurrection du Seigneur, ou la Virginité de Marie, et là on en est très loin. Les modernistes sont pervers et porteurs d’idées funestes, nous sommes d’accord, mais non ignorants des limites à ne pas franchir. Et c’est bien là toute la difficulté de la situation actuelle.

      Mgr Jean-Joseph Gaume écrivait par exemple en son catéchisme de la Persévérance:

      « Il faut replacer auprès du berceau des générations naissantes la source pure de la vérité, au lieu des citernes impures de l’erreur ; le spiritualisme, au lieu du sensualisme ; l’ordre, au lieu du désordre ; la vie, au lieu de la mort.
      IL FAUT INFORMER DE NOUVEAU DU PRINCIPE CATHOLIQUE les sciences, les lettres, les arts, les mœurs, les institutions, afin de les guérir des maladies honteuses qui les dévorent, et de les soustraire au dur esclavage sous lequel ils gémissent.
      Il faut ainsi sauver la société, si elle peut encore être sauvée, ou du moins empêcher que toute chair ne périsse dans le cataclysme effroyable qui nous menace9.

      Cent cinquante années après, ce cataclysme nous le voyons se mettre en place, – non pas selon les normes de cet imaginaire contemporain qui nous a été inoculé, – mais de façon totalement silencieuse, et donc plus efficace encore qu’une nanotechnologie.
      Il s’étend, s’étend… à l’inconscient, à l’habitude, à l’éducation », et il concerne maintenant au premier chef l’enseignement donné par « les occupants de l’Eglise catholique: la pastorale comme vous dites Calixte!

      Or que vous dit Mgr Gaume, la pastorale doit être informée d’une part par un mode d’adhésion et d’autre part à un certain objet religieux. Dois-je vous rappeler que la Foi en ce double aspect est la forme de la pastorale, sans parler du fait qu’il en est la finalité. Comment pouvez-vous sans relâche séparer ainsi la théorie et la pratique? Chaque Vérité du Credo est aujourd’hui niée par la pastorale, et ceci sous tous les angles que vous vous placeriez si vous ne vous cantonniez pas à des analyses systématiquement et volontairement morcelées afin de paraître triompher sur un point unique de la Vérité. (Ex. Votre analyse du  » pape matériel » qui est une véritable négation d’Aristote!).
      Ce souhait n’est-il pas la défintion du sophisme chez le Philosphe ?

    • PEB permalink
      9 novembre 2010 22:32

      Le pire, c’est qu’au sujet de la liberté religieuse, il y a une homophonie sur deux paradigmes totalement différents:
      – le bienheureux Pie IX a condamné l’erreur sur la liberté religieuse en tant qu’elle était pensée dans des principautés essentiellement chrétienne. En ce cas, cette erreur est le prolongement naturel du libre-examen protestant. Un prince catholique se doit évidemment de conserver la stabilité de la Sainte Eglise, de ne légiférer que selon l’ordre naturel établi par le Créateur en respectant ses Commandements divins tels que prêchés par le Magistère. La loi peut éventuellement tolérer la pratique privée de cultes étrangers dans le strict cercle familial sous réserve de l’ordre public et de la défense de la vraie Foi. Ce fut peu ou prou la pratique de saint Louis vis-à-vis des Juifs. La Révolution vint mettre à bas cette idée de Royaume du Christ sur Terre.
      – A partir des années 1870-1914, des Etats ci-devant chrétiens ont établi une laïcité persécutrice. Les Catholiques ont payé un tribu inouï en martyrs depuis Dioclétien! En cas, la liberté religieuse est une demande pratique, exigeant au nom de l’humanité que la Voix de Dieu puisse se faire enfin entendre à nouveau. Elle est une des réponse à la question: comment vivre et survivre dans un monde moderne?

      Les mêmes substantifs recouvrent en effet deux réalité différentes. 1865 et 1965 ne sont pas des rélaités similaires. Le tiers de la Chrétienté occidentale et la quasi-totalité de l’Orient slave étaient, en 1965, sous domination soviétique. Le matérailisme capitaliste envahissait l’Occident. La Chine chantait la gloire de Mao. Les Chrétiens d’Orient étaient encore à peu près préservés de l’Islam par le nationalisme arabe.

      On ne peut étudier l’histoire de l’Eglise de manière désincarnée sans prendre en compte le monde de ce temps.

    • PEB permalink
      9 novembre 2010 22:45

      A propos d’Aristote, je vous renvoie à un article de la Recherche de ce mois-ci qui affirme, à propos de la transsubstantiation, que sa physique est dépassé!

      Aristote n’est pas parole d’Evangile. Les Pères grecs ont d’ailleurs préféré user de la métaphysique néo-platoniciennes.

      La physique moderne est fondamentalement atomiste. Les propriétés émergent de la complexification des relations entre particules élémentaires, atomes, molécules, organites, cellules, organes, organisme &c.
      En fait, les choses n’existe pas en elle-même mais les unes par rapport aux autres. La conscience humaine est décrite comme une propriété émergeante du corps de l’individu.

      Peut-on affirmer les mystères intangibles de la Foi dans un langage qui n’est plus celui de la bonne vieille scolastique mais des sciences contemporaines? Les dogmes devront-ils être réécris? Ce sera sans doute la lourde charge d’un Vatican III.

      Vatican II est né d’un grand désarroi: on ne comprend plus le monde et le monde ne nous écoute plus! On a fait de la pastorale pure. Etait-ce suffisant? On a blessé la liturgie en nettoyant un peu trop énergiquement une tradition millénaire.

  12. Arcand permalink
    9 novembre 2010 22:33

    Pour le couronnement d’un VRAI Pape de la VRAIE Foi Catholique.

    Je n’aime pas trop l’exemple de Paul VI, qui a été un des plus funestes papes. Paul VI était homosexuel et a été mit en place par la franc-maçonnerie au sein-même de l’Église. Il a été arrêté dans un club homosexuel lors d’une descente, alors qu’il était évêque de Milan (il était habillé en civil). Son nom est sur le rapport de police de la descente. De plus, il a entretenu une relation homosexuelle de longue halène avec un acteur italien.

    J’aime bien les articles de ce site mais, appartenant à la FSSPX, je ne peux soutenir une pareille affirmation.

  13. calixte permalink
    9 novembre 2010 22:42

    Jean-Baptiste Tournaire

    Plusieurs points afin de redresser vos affirmations inexactes.

    Vous dites :

    – « Chaque Vérité du Credo est aujourd’hui niée par la pastorale. »

    REPONSE : C’est faux. la pastorale de Vatican II est absurde, téméraire, mensongère sans aucun doute, offensante moralement, gravement désorientée, mais ne touche et ne regarde aucune définition du dogme catholique. Et c’est bien là le problème, car si une définition du Credo (Trinité, Double nature du Christ, Virginité de Marie, etc.), avait été niée les choses seraient beaucoup plus simples ; on serait effectivement en face d’un acte d’hérésie objective qu’il serait facile de qualifier comme tel. D’ailleurs, la grande difficulté de la thèse sédévacantisme provient précisément de son incapacité à produire un ACTE FORMEL DE NEGATION DU CREDO.

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12728

    Comme l’écrit notre ami sixte : « L’Esprit de Vérité s’est servi de l’aversion typique du libéralo-modernisme à l’égard des définitions dogmatiques pour empêcher que le Magistère infaillible de l’Eglise ne soit engagé dans un Concile, où, du côté humain, existaient toutes les prémisses pour des énoncés erronés. Et c’est là l’unique assistance, purement négative, que Vatican II, ou plus exactement l’Eglise à l’occasion de Vatican II, peut revendiquer de l’Esprit de Vérité. Et ceci permet d’expliquer aussi cette anomalie de l’unique Concile oecuménique dans l’histoire de l’Eglise auquel revient certes la qualité de Magistère extraordinaire, mais seulement authentique, c’est-à-dire non infaillible. »

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/18/le-conclave-est-infaillible/#comment-12829

    Vous soutenez également :

    – « Si vous ne vous cantonniez pas à des analyses systématiquement et volontairement morcelées afin de paraître triompher sur un point unique de la Vérité. (Ex. Votre analyse du ” pape matériel” qui est une véritable négation d’Aristote!). »

    REPONSE. La distinction entre forme et matière dans le Pontife n’est pas, en effet, une définition d’Aristote. Elle relève d’autorités plus sérieuses concernant un aspect de théologie dogmatique ignoré du stagirite : les Pères, docteurs et théologiens de l’Eglise.

    « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus- Christ a pouvoir sur leur union de la part de la papauté et en conséquence des deux parties, et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape; l’Eglise a pouvoir sur leur union uniquement de la part de Pierre et pour cette raison ne peut rien sur le Pape, mais seulement sur l’union. »

    – Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511-

    « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments: Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme: la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat) et l’union de l’un avec l’autre. De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ; la personne au contraire en tant que telle procède sans doute de ses causes naturelles, mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs; il leur appartient de désigner la personne: mais l’union elle-même procède du Christ, par le moyen (ou en le présupposant) l’acte humain des électeurs… On dit donc en vérité que les électeurs créent le Pontife et sont la cause qu’un tel soit Pontife… toutefois ce ne sont pas les électeurs qui donnent l’autorité ni ne sont cause de l’autorité. De même que dans la génération des hommes l’âme est infuse seulement par Dieu et cependant, puisque le père qui engendre en disposant la matière est cause de l’union de l’âme avec le corps, on dit que c’est un homme qui engendre un autre homme mais on ne dit pas que l’homme crée l’âme de l’homme. »

    – Saint Robert Bellarmin, s.j., De Romano Pontefice I. 2, c. 17.

    Diriez-vous que le cardinal Cajetan ou saint Robert Bellarmin, hautes autorités catholiques s’il en est, se trompent en distinguant la forme de la matière dans le Pontife parce qu’ils nient les principes Aristote ? Tout ça n’est pas sérieux.

    Ainsi donc, tombent vos deux chefs d’accusation, et avec eux la légitimité de votre position erronée réduite, dans ses prétentions critiques, en étant vidée de toute validité théorique et dogmatique.

    • PEB permalink
      10 novembre 2010 12:50

      A propos d’Aristote, ce dernier était un philosophe qui n’avait rien de chrétien. Si la scolastique eut pour but d’écrire le dogme dans son langage, Aristote n’est pas parole d’Evangile.

      Le dogme est la projection de l’ineffable dans un langage d’homme avec tous les présupposés métaphysiques de l’expression humaine.

      Si donc, j’abandonne Aristote pour dépassé (la physique a bien évolué depuis), est-ce que je renie le contenu de la Foi? Sans doute que non. Cependant la dogmatique issue de la scolastique ne m’est plus accessible puisque le langage du dogme me devient étranger.

      Sans innover réellement, il faut dans ce cas repenser de fond en comble la doctrine sans rien laisser de la Révélation. C’est un travail de reformulation de la Tradition à destination de nos oreilles modernes.

      D’où la nécessité sans doute d’un Vatican III. Vatican II pourrait, à ce titre, être comparé au plutôt pastoral Latran V qui n’a pas avancé aussi loin que Trente, dogmatique et pastoral, dans la véritable réforme catholique. Mais avant, il y a beaucoup de travail.

  14. apostolatus specula permalink
    10 novembre 2010 18:35

  15. apostolatus specula permalink
    10 novembre 2010 18:36

  16. 12 novembre 2010 22:29

    « Allons à l’essentiel. Est-ce que l’Esprit Saint vous inspire dans vos propos? »
    Pierre

  17. Arcand permalink
    21 novembre 2010 00:27

    http://www.cyberpresse.ca/international/201011/20/01-4344733-le-pape-admet-lusage-du-preservatif-dans-certains-cas.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS2

    Le «pape» Benoit XVI, vient tout juste de dire aux médias que l’utilisation du condom est correct dans certains cas. Suivant le droit canonique, le pape est hérétique (tout les «papes» depuis Pie XII le sont (même qu’après Saint Pie X ils ont prit une bonne débarque)) et, de par le fait même, c’est plus pape.

    « De plus le pouvoir du pape cesserait par suite de démence perpétuelle ou d’hérésie formelle. […] Le second cas, d’après la doctrine la plus commune, est théoriquement possible, en tant que le pape agirait comme docteur privé. Étant donné que le Siège suprême n’est jugé par personne (can. 1556), il faudrait conclure que, par le fait même et sans sentence déclaratoire, le pape serait déchu. »

    (Naz, Traité de Droit Canonique, t, I, p.376-377)

    Qu’on ne vienne pas mettre en opposition le droit canonique révisé de 1983, il a été écrit par des hérétiques.

  18. PEB permalink
    21 novembre 2010 01:58

    Soyez un peu sérieux.

    Ce propos est tiré d’un ouvrage personnel sous la double signature J. Ratzinger-Benoît XVI. Suivant le liminaire de « Jésus de Nazareth », cela signifie que les propos incriminés n’engagent à rien ou du moins pas la position magistérielle de l’Église. C’est du doctorat purement privé. L’homme qui ploie sous la charge divine y évoque ses états d’âmes. Après tout, si ça permet de mieux comprendre le Saint Père…

    De plus, une information plus complète montre que:
    1. Le préservatif est et demeure un mal selon l’ordre naturel parce qu’il ancre en l’homme une sexualité déshumanisé. En cela, Ratzinger et le Pape persistent et signent leur propos précédant leur dernier voyage apostolique en Afrique.
    2. Il y a des cas limites où de deux mots il faut, hélas, choisir le mal. Notons que l’exemple de l’homme prostitué, avilissement suprême de notre humanité, est un cas d’école particulièrement bien choisi. On est dans un cas d’une sexualité doublement désordonné: par la pratique (homosexuelle sans doute) et autour de la pratique (esclavage pervers rarement volontaire). L’usage du préservatif n’est ici pas contraceptif mais hygiénique et évite la contamination d’autrui. N’oublions pas que Caïn était responsable aussi de la santé d’Abel. Les coups et blessures volontaire ou le crime d’empoisonnement existent aussi.

    Bref, Arcand, ne vous laissez pas aveugler par la casuistique qui est l’outil des confesseurs permettant au pénitent de marcher tant bien que mal dans la vie.

    De plus, le préservatif n’est pas, à la différence de l’avortement, un crime et un mal absolu. Dans les péchés contre la vie, il y a, comme pour tout autre matière, une hiérarchie, un ordre de gravité.

    Nous ployons sous la faute de nos premiers parents. Nous sommes dès la naissance cabossé par le mal à des degrés divers. C’est dans notre fange que vient nous rejoindre Notre Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver de notre misère.

    J. Ratzinger-Benoît XVI se disent que, de toute façon, cette licence au moindre mal dans le désordre moral le plus grand n’est que le premier pas d’un long et difficile chemin de rédemption.

    Invoquons le Bon Larron, seul saint élevé de son vivant dans la gloire céleste par Notre Seigneur. Pour le reste, excusons la témérité sinon l’imprudence de propos du magistère privé qui ne remet pas en cause les principes fondamentaux de l’ordre naturel mais qui rappelle que la réflexion morale doit prendre en compte la totalité de la personne humaine.

  19. 21 novembre 2010 02:30

    Ah! J’allais juste vous demander d’essayer une fois « Pope says some condom use ‘first step’ of morality » sur Google!

    Où irez-vous trouver une tiare pour «Ratz(zw)inger-Benoît XVI-Capote»?

  20. DST permalink
    21 novembre 2010 11:25

    Ne tombons pas dans le piège : les médias tentent de détourner des paroles du Pape !

    Dans un livre d’entretiens avec Peter Seewald, qui doit sortir lundi, sous le titre Lumière du monde : le Pape, l’Eglise et les signes des temps, Benoît XVI est interrogé sur le cas du préservatif.

    Question : « l’Eglise catholique n’est pas fondamentalement contre l’utilisation de préservatifs ? dans certains cas, quand l’intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement. »

    Réponse : « Il peut y avoir des cas individuels, comme quand un homme prostitué utilise un préservatif, où cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut. Mais ce n’est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l’infection du VIH. Cela doit réellement se produire dans l’humanisation de la sexualité. Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c’est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu’ils se fournissent eux-mêmes ».

    Les médias déforment ce propos en essayant de faire admettre que, ça y est, l’Eglise reconnaît que l’usage du préservatif est légitime. Alors que le Pape rappelle encore que ce n’est pas avec ce bout de caoutchouc que l’on peut lutter contre le Sida. L’exemple de la prostitution pour reconnaître un cas limite d’utilisation du préservatif devrait faire réfléchir plus d’un utilisateur de préservatif sur sa sexualité…

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/11/pr%C3%A9servatif-les-m%C3%A9dias-tentent-de-d%C3%A9tourner-des-paroles-du-pape.html

  21. 22 novembre 2010 23:29

    Pape/préservatif : erreur de traduction !

    La différence entre les versions italienne et allemande du livre-entretiens du pape sur le sexe du prostitué cité pour justifier l’usage du préservatif est due à une erreur de traduction, selon des sources ecclésiastiques.

    Selon ces sources, l’erreur dans les premiers extraits en italien publiés samedi par l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, est dû à la rapidité de la traduction, et sera corrigé dans les éditions suivantes.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/22/97001-20101122FILWWW00552-papepreservatif-erreur-de-traduction.php

    ************************

    Le préservatif : la grotesque et ridicule icône de la culture de mort !
    http://www.la-question.net/archive/2009/03/23/le-preservatif-la-grotesque-icone-de-la-culture-de-mort.html

  22. Actualité permalink
    29 mai 2011 16:29

    Voici une actualité passée largement inaperçue et pourtant fort significative: une délégation de catholiques et d’orthodoxes a offert une tiare à Benoît XVI.

    Cette tiare a été commandée par l’homme d’affaires allemand Dieter Philippi.

    Elle a été réalisée par des orthodoxes bulgares.

    Comme il est bien connu que les trois couronnes de la tiare symbolisent la souveraineté spirituelle et temporelle du Pape, ce geste semble hautement symbolique: peut-être verrons-nous de notre vivant l’union des catholiques et des orthodoxes dans l’unique Bercail…

    http://semperfidelis.over-blog.fr/article-une-tiare-offerte-pour-benoit-xvi-75013510.html

  23. Arman122 permalink
    2 juillet 2011 13:53

    Que le pape reçoive la tiare pontificale !

  24. Yannick permalink
    21 juillet 2011 17:15

    Ne serait-il pas possible de faire une pétition dans ce sens et de l’envoyer directement à la secrétairerie d’État?

    Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

  25. 25 juillet 2011 11:16

    Yannick,

    Benoît XVI a reçu, lors de l’audience générale du 25 mai 2011, une tiare pontificale, qui lui a été remise par une délégation de catholiques et d’orthodoxes. Cette tiare fut commandée par le catholique allemand Dieter Philippi, et réalisée par des orthodoxes bulgares.

    Nous appelons de nos voeux à présent, pour que Benoît XVI accepte son couronnement, nous associant à l’appel solennel international du CORONAMUS PAPAM – sous forme d’une prière mondiale pour le couronnement de Benoit XVI avec la Sainte Tiare comme près de 200 Papes qui l’ont précédés, signe de la suprématie de Pierre, avec humilité et non le contraire, de sorte qu’il soit le Souverain Pontife dont le monde a besoin d’urgence. Son couronnement le rendra Père des Rois, Régent du Monde, Vicaire du Christ, digne successeur de Pierre.

    VOICI L’APPEL :

    « Prions pour le Couronnement, tous ensemble à chaque communion.

    Prions de même tous les soirs avant de nous endormir et à chaque appel de notre cœur.

    Pour soutenir notre bien-aimé Pape, nous vous rendons grâce de sélectionner et copier l’ensemble du texte ci-dessus et de l’envoyer en recopiant le texte suivant:

    «Je soutiens et demande l’action du « coronamus papam », le couronnement de Benoit XVI à la Gloire du Christ et des Hommes.»

    aux mails suivants :

    benoitxvi@vatican.va
    europa.christi@gmail.com
    ornet@ossrom.va
    ornet@vatican.va
    sicfra@vatiradio.va
    magfra@vatiradio.va
    francafr@vatiradio.va
    ctv@ctv.va

    **************************************

    CORONAMUS PAPAM :

    http://europachristi.blogspot.com/

    http://bloglaquestion.wordpress.com/

    Pax Vobis +

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