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Suicide de Dominique Venner à Notre-Dame de Paris

22 mai 2013

choeur

« Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies.

Je m’insurge contre la fatalité, contre les désirs individuels

qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille,

socle intime de notre civilisation multimillénaire. »

 

Dominique Venner

 (16 avril 1935 – 21 mai 2013) 

Requiescat in pace

Le suicide n’est pas un geste chrétien, et nous ne pouvons que condamner l’acte par lequel Dominique Venner vient de mettre fin à ses jours, ce 21 mai 2013 devant l’autel central, au sein du choeur de Notre-Dame de Paris. Mais il est évident que cette décision, en particulier chez un homme comme lui – dont la connaissance approfondie de l’histoire était remarquable – participe d’une volonté de témoigner d’une situation tragique qui menace l’Occident et risque, si rien n’est fait, d’entraîner le vieux continent à son anéantissement.

La destruction de toutes les institutions sacrées sur lesquelles reposait la civilisation (la famille étant plus particulièrement visée par la récente promulgation de la loi scélérate légalisant le mariage homosexuel), ne pouvant que conduire à l‘effondrement programmé d’un monde lentement édifié et construit depuis des siècles [1]. Ainsi, le geste de Dominique Venner, en forme de symbole radical, le jour de la saint Constantin premier empereur chrétien, va bien plus loin qu’une protestation contre la loi Taubira, comme le confirme d’ailleurs Pierre-Guillaume de Roux, son éditeur : « Je ne crois pas que l’on puisse lier son suicide à cette affaire de mariage, cela va bien au-delà, cet acte a une puissance symbolique extrêmement forte qui le rapproche de Mishima. » [2]

C’est pourquoi, le geste de Dominique Venner, malgré sa distance coupable d’avec l’attitude traditionnelle sur laquelle insiste fortement l’Eglise qui interdit formellement que l’on puisse attenter à sa propre vie qui n’appartient qu’à Dieu, au point de refuser la sépulture chrétienne aux suicidés [3], s’inscrit dans une volonté de réveil des consciences européennes.

De la sorte, c’est à ce titre, et à ce titre seulement, qu’il importe que nous soyons attentifs à cet acte, sachant que nous entrons dans un phase où, si les populations ne réagissent pas, la transformation de la société en un chaos généralisé, deviendra irréversible, faisant qu’il sera trop tard pour les générations futures d’inverser une situation qui s’imposera à elles comme une détermination inflexible et irréversible, et dont on sait très bien, lorsqu’on se penche sur l’histoire des modèles politiques de l’antiquité à nos jours – puisqu’aux mêmes causes répondent toujours les mêmes effets -, qu’elle aboutira à rien d’autre, après un temps de domestication et de servitude abominable, qu’au tombeau.

L’acte suicidaire de Dominique Venner, relève donc d’une volonté du refus de l’entreprise destructrice de la civilisation, et de ce point de vue notamment, représente une manière, quoique brutale, éminemment choquante et inacceptable pour la morale chrétienne, de contribuer au combat en défense du projet historique qui présida à l’édification de l’Europe.

Notes.

1. Le jour de son suicide, Dominique Venner a posté sur son blog un billet intitulé « La manif du 26 mai et Heidegger« , dans lequel il évoque « la détestable loi Taubira« . Il écrivait : « Les manifestants du 26 mai auront raison de crier leur impatience et leur colère. Une loi infâme, une fois votée, peut toujours être abrogée (…) C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant« .

2. M. de Roux a expliqué avoir eu Dominique Venner au téléphone lundi soir pour évoquer son prochain ouvrage à paraître en juin, « Un samouraï d’Occident, le bréviaire des Insoumis« . Aux yeux de l’éditeur, ce geste à Notre-Dame revêt « une puissance symbolique extrêmement forte qui le rapproche de Mishima« , l’écrivain japonais qui s’était suicidé en 1970.

3. Le suicide est considéré comme un péché grave selon le concile de Bragia (561). Pour saint Augustin, le suicide est absolument interdit : « Il faut regarder comme interdit de se donner la mort, puisque ces termes “Tu ne tueras point”, sont absolus, et que la loi n’y ajoute rien qui les limite. » (Cité de Dieu, §20, livre 1). Saint Thomas considère le suicide comme un péché mortel contre soi, contre les autres et contre Dieu. Cette condamnation se retrouve dans le Code de Droit Canon de 1917 dans l’expression de la privation de sépulture ecclésiastique à celui qui deliberato consilio met fin à ses jours. Le 5 juillet 1980, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi rappelait encore : « La mort volontaire, c’est-à-dire le suicide est aussi inacceptable que l’homicide ; une semblable action constitue, en effet, de la part de l’homme, le refus de la souveraineté de Dieu et de son dessein d’amour (…) Cependant, on devra bien distinguer du suicide ce sacrifice par lequel, pour une cause supérieure – comme la gloire de Dieu, le salut des âmes ou le service des frères -, on offre ou met en péril sa propre vie. » Ces affirmations se retrouvent au § 2281 du récent Catéchisme de l’Église Catholique.

Déclaration de Dominique Venner expliquant son geste :

Les raisons d’une mort volontaire

Salut à toi, rebelle Chevalier !

Le Chevalier, la Mort et le Diable, 1513-2013

« Le Chevalier, la Mort et le Diable… Admirable estampe gravée par Dürer en 1513, voici donc exactement cinq cents ans. L’artiste génial, qui exécuta par ailleurs sur commande tant d’œuvres édifiantes, fait preuve ici d’une liberté confondante et audacieusement provocatrice… En ce temps-là, il ne faisait pas bon ironiser sur la Mort et le Diable, terreur des braves gens et des autres, entretenue par ceux qui en tiraient profit. Mais lui, le solitaire Chevalier de Dürer, ironique sourire aux lèvres, il continue de chevaucher, indifférent et calme. Au personnage du Diable, il n’accorde pas un regard. Pourtant, cet épouvantail est réputé redoutable. Terreur de l’époque, comme le rappellent tant de Danses macabres et de rachats d’Indulgences pour les siècles de purgatoire, le Diable est en embuscade. Il se saisit des trépassés pour les jeter dans les brasiers de l’Enfer. Le Chevalier s’en moque et dédaigne ce spectre que Dürer a voulu ridicule. La Mort, elle, le Chevalier la connaît. Il sait bien qu’elle est au bout du chemin. Et alors ? Que peut-elle sur lui, malgré son sablier brandit pour rappeler l’écoulement inexorable de la vie ? Éternisé par l’estampe, le Chevalier vivra à tout jamais dans notre imaginaire au-delà du temps. Solitaire, au pas ferme de son destrier, l’épée au côté, le plus célèbre insoumis de l’art occidental chevauche parmi les bois sauvages et nos pensées vers son destin, sans peur ni imploration. Incarnation d’une figure éternelle en cette partie du monde appelée Europe [1]. L’image du stoïque chevalier m’a souvent accompagné dans mes révoltes. Il est vrai que je suis un cœur rebelle et que je n’ai pas cessé de m’insurger contre la laideur envahissante, contre la bassesse promue en vertu et contre les mensonges élevés au rang de vérités. Je n’ai pas cessé de m’insurger contre ceux qui, sous nos yeux, ont voulu la mort de l’Europe, notre civilisation millénaire, sans laquelle je ne serais rien. »

 Dominique Venner

Notes

  1. Un insoumis du XXe siècle, l’écrivain Jean Cau, lui a consacré l’un de ses plus beaux essais, Le Chevalier, la Mort et le Diable, publié aux Éditions de la Table Ronde en 1977. Face à la Mort, il imagine ces mots dans la bouche du Chevalier : « J’ai été rêvé et tu ne peux rien contre le rêve des hommes »

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L’Empereur Constantin 1er dit le « Grand »

(vers 275 à 337 après J.-C.)

Lire :

COMMENT PEUT-ON ÊTRE CHRÉTIEN ?

 

24 commentaires leave one →
  1. 22 mai 2013 03:29

    De la Réparation (Réconciliation) qu’il échet à l’archevêque de Paris de réaliser à la suite du suicide opéré au sein de la cathédrale Notre-Dame de Paris

    Le nouveau Code de droit canonique expose en son canon 1211:  » Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques. »

    Il sera remarqué que cette reconnaissance de la profanation selon le nouveau code :
    – suppose que les fidèles y perçoivent un scandale
    – relève de l’appréciation de l’Ordinaire du lieu
    – sans que soit énuméré les moindres éléments originaires d’un scandale

    De la sorte, toute liberté est laissée à l’Ordinaire du lieu pour apprécier s’il échet de réconcilier son église, en l’occurrence à l’Archevêque de Paris, de réconcilier la cathédrale.

    Reprenant l’ancien Code dit de 1917, il n’appartient pas à l’Ordinaire du lieu d’apprécier si son église doit être ou ne pas être réconciliée, parce que les dispositions canoniques prévoient les cas soumis à cette situation.

    L’article 1172 expose :  » § 1 Une église est profanée par les actes énumérés ci-dessous, pourvu qu’ils soient certains, notoires et aient été posés dans l’église:
    1° Le délit d’homicide;
    2° L’effusion de sang grave et injurieuse;
    3° Les usages impies ou sordides auxquels l’église a été affectée;
    4° L’ensevelissement d’un infidèle ou d’un excommunié frappé par sentence déclaratoire ou condamnatoire.
    § 2 Si l’église est profanée, le cimetière, même voisin, ne l’est pas, et réciproquement. »
    Les conditions sont donc réunies pour déclarer que Notre-Dame de Paris est une église profanée.
    Dans ces conditions, de première part le canon 1173 rappelle : « § 1 Dans l’église profanée, avant qu’elle soit réconciliée, il est défendu de célébrer les offices, d’administrer les sacrements et d’ensevelir les morts.
    § 2 Si la profanation se produit pendant les offices divins, ceux-ci doivent cesser aussitôt; si c’est avant le canon de la messe ou après la communion, la messe doit être interrompue; autrement le prêtre doit poursuivre la messe jusqu’à la communion. »
    Et si le canon 1174 expose :  » § 1 L’église violée doit être réconciliée le plus tôt possible, selon les rites décrits dans les livres liturgiques approuvés.
    § 2 S’il y a doute que l’église soit violée, elle peut être réconciliée ‘par prudence’. »
    il n’en demeure pas moins que les rites de la réconciliation ne sauraient être le fait de prier – comme il est annoncé par les médias livrant l’information e cette information – pour les personnes en difficulté, mais selon les règles intangibles de l’Eglise indivise, exposées par les Pontificaux, et je profiterai de cette réflexion pour suggérer – ces derniers étant souvent difficiles d’accès – le Pontifical de la curie romaine au XIII° siècle, réédité par les éditions du Cerf; il offre pages 249 et ss, le rituel de cette réconciliation.
    L’archevêque de Paris, remplira-t-il son rôle ? C’est en espérance que nous osons précisément l’espérer.
    JPB

    • charles permalink
      22 mai 2013 22:47

      Bonnerot!!!! Etes-vous Pelikan qui vous cachez sous ce nouveau pseudo? Ayez le courage et la sincérité de me le dire et confirmer!
      Vos longues litanies sur les canons de la « réconciliation » d’une église me laissent perplexe, sans voix (mais pas sans souris!) ou frappé de stupeur….au choix!
      Ce qui est merveilleux avec vous cher…Pelikan…c’est que vous n’avez pas peur du ridicule! Vous en devenez presque comique!
      Et en bon « materialiter » que vous êtes vous supposez cette secte capable de réconcilier cette malheureuse cathédrale!!! Si vous êtes vraiment Pelikan alors vous vous disqualifiez définitivement mon pauvre ami. Mais comme vous me faites avant tout bien rire, je vous salue et vous souhaite bonne lecture du Pontifical de la Curie au…XIIIème siècle. Après tout ça ne fait de mal à personne!!!
      Bonne lecture et pax vobis! 😉

    • BONNEROT permalink
      23 mai 2013 03:13

      Je ne suis pas celui que cous croyez connaître ou reconnaître. reste à définir ce qui vos iriete quant à l’énoncé du Code de Droit canonique, mais là est votre problème, pas le mien.

    • Jean-Paul BONTEMPS permalink
      21 août 2013 22:14

      Je proteste contre l’utilisation abusive de mes initiales dont il est bien connu que je les utilise régulièrement sur d’autres forums.

      Cela dit, sans préjudice de ce que Monsieur (ou Madame) JP BONNEROT, que je ne connais pas, a pu écrire car je ne l’ai pas lu et ne lirai pas pour raison de référence au prétendu nouveau « Code de Droit canonique » qui n’a aucune autorité !…

    • Léon permalink
      22 août 2013 02:17

      JP Bontemps n’est pas content, BONNEROT (JPB) que vous sembliez avoir les mêmes initiales que lui ! Cela me fait bien rire…

      Mais surtout il a l’air de ne pas apprécier du tout que vous citiez avec fort juste raison le seul Code de Droit canonique qui ait actuellement autorité.
      Il est sans doute comme ces sedevacantistes qui osent penser et même dire qu’aujourd’hui il n’y aurait pas de pape et que Jean-Paul II qui a promulgué ce Code ne serait pas pape.
      Quelle audace !

      EML

  2. "l'archichantre" permalink
    22 mai 2013 08:47

    En tant que Chrétien on ne peut qu’avoir horreur de ce geste qui allie le crime de suicide à la profanation de la plus illustre des églises de France(voulue cette profanation ? – peut être visait il la conscience du tiède prélat qui…)
    « Seigneur n’accablez pas par une sentence de jugement l’âme de ce celui qui se présente ainsi devant Vous mais ordonnez ( quand même) à vos saints anges de l’accueillir … car nul homme n’est justifié si Vous ne lui pardonnez pas d’abord ses péchés… »

  3. Remy Louis-Hubert permalink
    22 mai 2013 08:57

    Derrière les disputeurs sont venus les sophistes ;

    derrière les sophistes, les voluptueux ;

    derrière les voluptueux, les bourreaux ;

    derrière les bourreaux, les barbares ;

    les barbares qui passent par les armes

    bourreaux et voluptueux, sophistes et disputeurs.

    Ne leur résistent que les HOMMES DE FOI.

    Mgr Fèvre.

    • charles permalink
      22 mai 2013 22:35

      Lorsque le paganisme s’adjoint le sacrilège et a pour résultante le blasphème antimarial (lire à ce sujet l’article scandaleux d’un Tanouarn, abbé aristo déchu et rallié à la secte, sur son métablog prétentieux) , il est vain de s’interroger « pieusement » sur la « réconciliation d’une pseudo-cathédrale » profanée depuis belle lurette par la révolution concilaire, ses pompes et ses oeuvres…
      Alors cher Bonnerot…arrêtez de rêver!
      Pax vobis.

  4. 22 mai 2013 09:58

    « C’est un monsieur qui n’allait pas bien et qui était dans une idéologie mortifère », voilà ce que Frigide Barjot trouve à dire, entre autre âneries et écœurantes jocrisseries, alors qu’un très grand bonhomme, dont je ne partageais pas toutes les positions, vient de se suicider.

    Voilà ce que cette cervelle de poule, qui ne sera jamais capable de saisir le millième de la beauté et de la puissance de l’œuvre de Venner, est capable de produire alors que dans un geste hideux mais puissant, cet homme s’est tiré une balle dans la bouche en pleine cathédrale. Voilà ce que cette fille, qui se prétend catholique, produit en exemplaire sale relais de toutes les pourritures satisfaites de notre temps.

    Voilà l’égérie que tant de jeunes nigauds pleins de bonne volonté ont choisie.

    Suite ici:

    http://www.ndf.fr/poing-de-vue/22-05-2013/frigide-tais-toi-et-mets-toi-a-genoux-devant-ce-qui-te-depasse

  5. Xorus permalink
    22 mai 2013 12:22

    « Exister, c’est se vouer et se dévouer. Mais mourir, c’est parfois une autre façon d’exister. (…) La mort n’est pas seulement le drame que l’on dit, sinon pour ceux qui pleurent sincèrement le disparu. Elle met fin aux maladies cruelles et interrompt le délabrement de la vieillesse, donnant leur place aux nouvelles générations. La mort peut se révéler aussi une libération à l’égard d’un sort devenu insupportable ou déshonorant. Sous sa forme illustrée par les Samouraï et les « vieux romains », elle peut constituer la plus forte des protestations contre une indignité autant qu’une provocation à l’espérance. (…) »

    Dominique Venner, La Nouvelle Revue d’Histoire, n°64, Janvier-Février 2013.

  6. 22 mai 2013 12:53

    Le Printemps Français organise un hommage à Dominique Venner ce soir à 19h devant la cathédrale St Jean dans le Vieux Lyon.

    http://www.printempsfrancais.fr/

  7. raffaele de filippo permalink
    22 mai 2013 21:46

    Depuis quelque temps on apprend tous les jours et de plus en plus de gens (de tout âge) qui se donnent la mort avec une audace effrayante. Cela est déjà un signe très grave de la perte du sens de la vie et de la mort. Il est un des signes qui nous indique que notre société est en train d’aller tout droit contre un mur de ciment. Cela dit, je trouve que le suicide de Dominique Venner est, non seulement d’une gravité inouïe, mais surtout est une contradiction éclatante. Pourquoi ? Mais parce qu’il a voulu dénoncer l’affreuse décadence de notre société avec un geste mille fois plus décadent encore. Son suicide, par rapport à sa finalité, a été un acte d’une absurdité absolue, parce que les gens, surtout les jeunes et les esprits plus faibles, ont été confirmé dans la conviction que, si le suicide est une chose presque normale et acceptable, toutes les autres aberrations de la société sont plus normales et acceptables encore. Voila le résultat du geste gravissime de Dominique Venner.

    • charles permalink
      22 mai 2013 22:54

      Je suis bien d’accord avec vous Raffaele de Filippo…mais il y a plus grave encore que le geste intrinsèquement mauvais de ce malheureux Venner: ce sont tous les commentaires plus ou moins complaisants, sacrilèges ou blasphématoires qu’il a suscités!
      Là est la véritable mesure de notre catholicisme décadent voire apostat.
      Lisez , priez, méditez et vous comprendrez….

    • ESTEVENY Yann permalink
      22 mai 2013 23:13

      Dominique Venner s’est suicidé.
      Sa vie et son cheminement idéologique sont respectables.
      Son choix de son suicide dans Notre Dame de Paris aussi.
      Accord entre une conscience et un bâtiment tous les deux un peu seul pour un monde voulu plus grand et plus noble.

      Il y a un désaccord à éclaircir sur une interprétation de la Bible.
      Il m’a semblé que ce désaccord était aussi celui entre des gens honnêtes chrétiens et païens.
      L’angoisse de la vie, la souffrance, l’absence de repère incitent au suicide.
      Savoir y résister autant que possible est notre devoir.
      Le suicide est coupable quand nous n’avons pas vécu et refusons de vivre en nous donnant la mort.
      Nous nous donnons aussi une mort lente par le mensonge, l’ignorance, la lâcheté et l’égoïsme.
      Nous nous donnons aussi une mort lente en fuyant autant notre existence que notre idée de mort.
      Dominique Venner lui a vécu jusqu’à dans son suicide.

      Vous qui me lisez, sondez votre conscience et répondez aux questions :
      Qui guide sa vie par la peur ?
      Qui refuse de vivre ?
      Qui au final désobéit le plus à Dieu ?
      Je vous souhaite à tous au seuil de votre propre mort de partir aussi libre que Dominique Venner avec le sentiment sincère du devoir accompli.

      Quand des gens se revendiquant païens respectent mieux des commandements que des prétendus fidèles.
      Quand des lois dégénérés dans une République s’accumulent au nom du Progrès ou du sens de l’Histoire.
      Une fois ces paradoxes compris, alors l’encouragement généreux de Dominique Venner à poursuivre sainement le combat dans ces temps d’imposture générale prend tout son sens.

      Condoléances à votre famille.
      Respect à vous Dominique Venner.

      Yann Esteveny

  8. 22 mai 2013 23:08

    « J’ai rompu avec l’agitation du monde par nécessité intérieure, par besoin de préserver ma liberté, par crainte d’altérer ce que je possédais en propre. Mais il existe plus de traverses qu’on ne l’imagine entre l’action et la contemplation. Tout homme qui entreprend de se donner une forme intérieure suivant sa propre norme est un créateur de monde, un veilleur solitaire posté aux frontières de l’espérance et du temps. »

    Dominique Venner, Le cœur rebelle. 1994.

    http://konigsberg.centerblog.net/2337-dominique-venner-la-mort-un-samourai-occident

  9. charles permalink
    23 mai 2013 00:44

    Yann…vos « paradoxes » sont une voie certaine pour l’Enfer!
    Non, le suicide n’est pas , EN SOI, respectable!!!!!!!!!
    NON! Votre prétendue « liberté » n’est ni chrétienne ni catholique….
    Votre naturalisme est la caution morale d’un acte de souffrance stérile et de désespoir orgueilleux, car autocentré et autosuffisant.
    Vos propos sont insultants pour tous nos morts….
    Vous n’avez pas le monopole du jugement « d’un cheminement idéologique respectable ».
    Malgré leur envolée lyrique et moralisante vos propos sont écoeurants de libéralisme et de naturalisme.

    • 23 mai 2013 13:56

      Charles, j’ai lu vos commentaires. Sur un autre site j’ai vu: «LE COURAGE D’UNE MÈRE»…
      (Et je vous ai aussi répondu là où vous m’aviez adressé la parole. Mais: «Votre commentaire est en cours de modération.» J’espère que je n’étais pas trop «FEENEYITE-Saint-Léon-le-Grandiste-PIE-XII-iste»!)
      Pour d’aucuns le suicide est respectable. Sur un site américain quelqu’un avait remarqué: «Un jour je pourrais avoir du cancer de poumons: Enlevez-moi les poumons!»
      En tout cas les «brain eating vaccines» existent déjà.
      http://www.youtube.com/watch?v=DpDgSZCrr1A&list=PLSNaUZ-RNH36NgzjQZk3LY17RWGbV-ZYH&index=1 devrait intéresser plus d’un.

  10. 23 mai 2013 23:25

    Entretien avec Alain de Benoist réalisé par Nicolas Gauthier

    – Vous connaissiez Dominique Venner depuis 1962. Au-delà de la peine ou du chagrin, êtes-vous étonné par son geste ? Se place-t-il dans la logique de sa vie, de son combat politique, même si la politique, il avait arrêté d’en faire depuis longtemps ?

    Dans l’immédiat, je suis surtout empli de dégoût en lisant les commentaires qui me tombent sous les yeux. « Suicide d’un ex-OAS », écrivent les uns, tandis que d’autres parlent d’une « figure de l’extrême droite », d’un « opposant violent au mariage gay » ou d’un « islamophobe ». Sans compter les insultes de Frigide Barjot, qui a révélé le fond de sa nature en crachant sur un cadavre. Ces gens-là ne connaissent rien de Dominique Venner. Ils n’ont jamais lu une ligne de son œuvre (plus de cinquante ouvrages et des centaines d’articles). Ils ignorent même qu’après une jeunesse agitée, qu’il avait évoquée dans l’un de ses plus beaux livres – Le cœur rebelle (1994) -, il avait définitivement rompu avec toute forme d’action politique il y aura bientôt un demi-siècle. Je peux même donner la date exacte, puisque j’étais présent lorsqu’il déclara prendre cette décision : c’était le 2 juillet 1967. À compter de ce jour, Dominique Venner s’était entièrement consacré à l’écriture, d’abord avec des ouvrages sur la chasse et les armes (il était, en ce domaine, un expert reconnu), ensuite avec des travaux d’historien, écrits avec une plume étincelante et dont beaucoup font aujourd’hui autorité. Il était enfin le fondateur de La Nouvelle Revue d’histoire, un bimestriel de haute qualité.

    Je n’ai absolument pas été surpris par son suicide. Je savais depuis longtemps qu’à l’exemple des vieux Romains, et aussi de Cioran, pour ne citer que lui, il admirait la mort volontaire, qu’il y voyait la façon la plus conforme à l’éthique de l’honneur d’en finir avec la vie dans certaines circonstances. Il avait en tête le souvenir de Yukio Mishima, et ce n’est pas un hasard si son prochain livre, à paraître le mois prochain chez Pierre-Guillaume de Roux, s’intitulera Un samouraï d’Occident. On peut dès à présent en mesurer le caractère testamentaire. Je n’ai donc pas été étonné par cette mort exemplaire. Je suis seulement surpris du moment et du lieu.

    Dominique Venner n’avait aucune « phobie ». Il ne cultivait aucun extrémisme. C’était un homme attentif et secret. Au fil des années, le jeune activiste de l’époque de la guerre d’Algérie s’était mué en historien méditatif. Il soulignait volontiers à quel point l’histoire des hommes reste toujours imprévisible et ouverte. Il y voyait motif à ne pas désespérer, car il récusait toute forme de fatalité. Mais il était avant tout un homme de style. Chez les êtres, ce qu’il appréciait le plus était la qualité humaine, laquelle se résumait chez lui à un mot : la tenue. En 2009, il avait consacré à Ernst Jünger un bel essai dans lequel il expliquait que son admiration pour l’auteur de Sur les falaises de marbre tenait d’abord à sa tenue. Dans son univers intérieur, il n’y avait place ni pour les cancans, ni pour la dérision, ni pour les disputes de la politique politicienne qu’il méprisait à juste raison. C’est pour cela qu’il était respecté. Parfois jusqu’à l’excès, il recherchait la tenue, le style, l’équanimité, la hauteur d’âme, la noblesse d’esprit. Ce sont là, malheureusement, des mots dont le sens même échappe sans doute à ceux qui regardent les jeux télévisés et se ruent chez Virgin Megastore pour profiter des soldes…

    – Dominique Venner était païen et ne s’en cachait pas. Il aura pourtant choisi une église pour mettre fin à ses jours. Y voyez-vous une contradiction ?

    Lire la suite :

    http://konigsberg.centerblog.net/2344-dominique-venner-par-alain-de-benoist

  11. 25 mai 2013 00:57

    Samedi 25 à 10H30 au pied de la statue équestre de CHARLEMAGNE,

    Dans le dernier texte paru sur son blog, après avoir encore une fois condamné la « loi infâme du mariage pour tous », il offrait, à mi-mot, l’une des raisons de son acte, en avançant que nous entrions dans une époque où, pour « secouer les consciences anesthésiées, les paroles doivent être authentifiées par des actes. »

    Venner fut soldat. A ce titre, toute action doit porter son efficace. Un soldat n’aime pas le gaspillage. Surtout des vies humaines. L’avenir nous dira si la résistance à la fatalité n’est pas un vain mot.

    La patrie est en danger, comme jamais elle ne l’a été. C’est le message de Dominique Venner. Sa mort est une Révolte face au désastre que connaît notre patrie, qui est en voie de disparaître de la pire des façons, dans le grotesque, le ridicule, le déshonneur et l’abjection marchande.
    .

    http://konigsberg.centerblog.net/2345-a-tout-le-monde-a-tous-mes-amis-dominique-venner

  12. SIMON Jean-Michel permalink
    25 juin 2013 22:32

    Je viens d’une famille de tradition chrétienne et catholique. Depuis 2005, je me suis tourné vers le judaïsme. Dans la Sainte Torah, la Sainte Bible, livres de source divine et non humaine : il est mentionné dans le Lévitique que l’homosexualité est une abomination : la loi mosaïque condamne à mort toute personne se livrant à la débauche sexuelle, et imitant par là, la conduite impure et immorale qui peut être répandue parmi les Nations. Et comme le dit lui-même Jésus le Nazaréen : pas un iota ne change de la Loi mosaïque. C’est écrit dans les Evangiles. De fait, bien que le Temple ait été détruit et qu’il n’y ait plus de Sanhédrin et donc de ce fait la Loi de Moïse rendue aujourd’hui inapplicable, je désapprouve toute pratique de débauche sexuelle, telle l’homosexualité – de fait, il va s’en dire que je condamne tout à fait le mariage homosexuel. Souvenez-vous de peintures religieuses chrétiennes qui présentent aussi nombre de prêtres et moines qui se livrent à des pratiques proscrites et délétères pour l’humanité. De même, je condamne tout meurtre ou toute application de la peine de mort (de fait que la peine de mort a été abolie en Israël (par les Sages) depuis la destruction du Temple). Le suicide, lui, est aussi interdit, c’est une faute contre D.ieu – s’agissant du suicide effectué en toute conscience (différent des personnes souffrant de maladies mentales qui se suicident). Merci,

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