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Aucun accord avec Rome sur les bases de Vatican II !

1 novembre 2012

Un retour de la FSSPX dans la communion avec Rome,

 ne peut absolument pas s’envisager

 sur les critères doctrinaux de Vatican II !

Alors que les réunions de la commission mixte d’études, composée d’experts de la Fraternité sacerdotale saint Pie X et d’experts de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui s’est réunie à huit reprises à Rome entre le mois d’octobre 2009 et le mois d’avril 2011, viennent de s’achever, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi déclare « prendre pour base fondamentale de la pleine réconciliation avec le Siège apostolique l’acceptation du Préambule doctrinal qui a été remis au cours de la rencontre du 14 septembre 2011. » Voilà qui est clair.

Mais en quoi consiste ce préambule remis à Mgr Bernard Fellay et à ses deux Assistants généraux au Vatican, par le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 14 septembre 2011 ? Ce préambule dit la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : «énonce  certains des principes doctrinaux et des critères d’interprétation de la doctrine catholique nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère de l’Église et au sentire cum Ecclesia. » Fort bien. Cependant une interrogation ne peut que surgir : qu’est-ce que le sens de l’Eglise et la fidélité à son Magistère, face à une institution rongée par l’esprit du modernisme  et les thèses de Vatican II ?

I. Pas de compromis possible avec Vatican II

En effet, les bases d’un réel retour à la communion avec Rome ne peuvent absolument pas s’envisager sur les critères doctrinaux de Vatican II. Pourquoi cette impossibilité ? Tout simplement parce que Vatican II est traversé par des thèses inacceptables.

Vatican II incarne la désorientation totale de l’Eglise

Ce concile incarne la désorientation de l’Eglise alors que pas un évêque sur cent, pas un prêtre sur mille, pas un catholique sur dix mille n’imaginait à la mort de Pie XII que dix ans plus tard serait consommée la plus grande révolution religieuse de l’histoire de l’Église, accompagnant, convoyant le plus grand effondrement humain de l’histoire du monde. Seuls de très rares esprits savaient que la secte secrète des modernistes n’attendait qu’un relâchement de l’autorité pontificale pour jeter le masque et s’imposer, avec le concours du parti progressiste, lui-même soutenu par la franc-maçonnerie et le communisme.

L’Église est faite d’hommes vivant dans ce monde et tentés de partager ses idées du moment et ses mœurs. Longtemps dressée contre le monde moderne, c’est-à-dire l’humanisme antichrétien de la franc-maçonnerie et son système de domination, le régime démocratique, l’Église a vu ses intellectuels, puis ses dignitaires et enfin les masses fidèles se laisser entraîner et glisser au fil du courant. Contre les solennelles et infaillibles condamnations du Syllabus de Pie IX, les graves avertissements de saint Pie X et encore de Pie XII, un parti de plus en plus puissant et organisé voulut l’ouverture au monde, l’entente avec toutes les religions, la liberté des croyances et des mœurs, le changement permanent. En deux mots : la réforme de l’Église et la révolution sociale.

 Sous le pontificat de Jean XXIII se fit une révolution

où les modernistes prirent tous les postes de direction à Rome

Formulées par des minorités agissantes, ces revendications reçurent des puissances anglo-saxonnes et soviétiques victorieuses, aux jours de la « Libération », un appui extérieur qui leur permit de s’imposer par terrorisme, dans l’Église même, aux évêques d’abord et aux supérieurs d’ordre, puis au Pape. Ou plutôt, dans l’élection des papes. Jean XXIII, sous son pontificat se fit une révolution où le parti réformateur prit les postes de direction. On lui fit signer des encycliques, l’une anticolonialiste, Mater et Magistra, révolutionnaire l’autre, Pacem in terris, qu’il n’avait même pas lues. Il prononçait pour l’ouverture du Concile Vatican II un discours subversif … écrit par un autre !

  Cet énorme Concile de 2 400 évêques, inouï par le nombre de ses Pères et experts, par l’étendue de ses remises en cause, inouï par la longueur des débats et la lourdeur de la procédure, par le nombre des votations et les roueries des commissions, dura quatre ans. Les Actes qu’il promulgua, longs, filandreux et équivoques à souhait tournent tous autour de quelques slogans révolutionnaires, enfin à l’aise et enthousiaste pour les œuvres de l’Église romaine hiérarchique !

Ce fut l’ouverture au monde. Prodigieuse mutation, qui se termina les 7 et 8 décembre 1965 par la proclamation, de la bouche même du pape Paul VI, du « Culte de l’homme ».

II. Vatican II : le triomphe de la perversion

Saint Pie X avait vu clair : c’est l’homme substitué à Dieu. Le saint Pape n’avait pas cependant osé dire, ce que peut-être il savait par connaissance prophétique, que le nouveau dieu serait intronisé dans Saint-Pierre, où reposent les corps de tant de papes, et le sien même. Quels furent les fruits de cette réforme, annoncés comme ceux d’une « nouvelle Pentecôte » ? Des fruits pourris, des fruits de mort.

Pour saint Pie X, l’essence du modernisme c’est l’homme substitué à Dieu.

Toutes les statistiques s’accordent avec le sentiment populaire, à l’encontre de l’optimisme officiel et des intenses propagandes : « On a changé la religion » et l’Église en meurt. Le pape Paul VI lui-même parla des « fumées de Satan » et de l’« autodémolition de l’Église », sans rien tenter cependant pour arrêter l’incendie et la ruine.

Quelles nouveautés ? Une liturgie laide, ennuyeuse, souvent impie ; des catéchismes vides et vagues, accumulant hérésies et immoralités. Un clergé, des religieux et religieuses qui soudain, comme dans l’Allemagne de Luther, ne rêvent que mariage et de social. Les Papes voyagent, voyagent et se font applaudir. Leurs encycliques, ou bien sont d’un effet funeste, telle Ecclesiam suam de Paul VI, charte du réformisme, ou bien distillent l’utopie révolutionnaire de Lamennais et de Karl Marx, comme Populorum progressio de Paul VI et Laborem exercens de Jean-Paul II.

En fraternité avec le pape, les évêques, qui se veulent un Collège muni de pouvoirs nouveaux, se réunissent en synodes à Rome, en conférences nationales, en assemblées continentales. Ils parlent, ils organisent, ils prophétisent. Le résultat est chaque fois une ruine nouvelle. Forts pour détruire, ils sont impuissants à défendre l’acquis et plus encore à rien créer. La nullité universelle de l’épiscopat mondial postconciliaire est un fait.

Mgr Lefebvre refusa la terrible désorientation conciliaire,

et résista aux erreurs de Rome

Un seul évêque opposant, Mgr Lefebvre, se leva contre cette terrible situation, le dernier représentant des anciens du Séminaire français de Rome, disciples de saint Pie X, du cardinal Billot et du Père Le Floch qui déclarait :

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II, c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile, que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. » Mgr Marcel Lefebvre, le 4 août 1976

 

III. Vatican II : accomplissement du projet maçonnique

  Dans l’ouvrage de Mgr Lefebvre : Ils l’ont découronné, du libéralisme à l’apostasie, La tragédie conciliaire, qui démontre remarquablement, les erreurs radicales des thèses de Vatican II en plusieurs domaines, dont ceux, emblématiques et symptomatiques, de la liberté religieuse, de la dignité de la personne humaine, du dialogue interreligieux, et autres profondes contrevérités qui se sont introduites au cœur même des déclarations officielles conciliaires et sont devenues à présent les thèses magistérielles de Rome, il est expliqué comment furent prises les décisions conciliaires :

– « « Francs-maçons, que voulez-vous ? que demandez-vous de nous ? ». Telle est la question que le cardinal Bea était allé poser aux B’nai B’rith avant le commencement du Concile, l’entrevue a été annoncée par tous les journaux de New York où elle eut lieu. Et les francs-maçons répondirent ce qu’ils voulaient : « la liberté religieuse ! » c’est-à-dire toutes les religions mises sur le même pied. Il ne faut plus que l’Église soit dite la seule vraie religion, la seule voie de salut, la seule admise par l’État. Finissons-en avec ces privilèges inadmissibles, et donc, déclarez la liberté religieuse. — Eh bien, il l’ont eue : ce fut Dignitatis humanæ.

«  Protestants, que voulez-vous ? pour vous satisfaire, pour que nous puissions prier ensemble ?  » Et la réponse fut celle-ci :  » Changez votre culte, retirez-en ce que nous ne pouvons admettre !  » — Bien ! leur a-t-on dit, nous vous ferons même venir, lorsque nous élaborerons la réforme liturgique. Vous formulerez vos désirs et nous alignerons sur vous notre culte ! — Eh bien cela est arrivé : ce fut la constitution sur la liturgie, Sacrosanctum concilium, le premier document promulgué par Vatican II, qui donna les principes et le programme détaillé de cet alignement liturgique sur les protestants; puis le Novus Ordo Missæ promulgué par Paul VI en 1969.

«  Communistes, que désirez-vous ? afin que nous ayons le bonheur d’avoir quelques représentants de l’Eglise orthodoxe russe au Concile, quelques émissaires du KGB !  » — Et la condition posée par le patriarcat de Moscou fut celle-ci :  » Ne condamnez pas le communisme au Concile, n’en parlez pas ! Ne vous amusez surtout pas à consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie ! Et puis, manifestez ouverture et dialogue avec nous ». — Et l’accord fut conclu, la trahison consommée : « Bien ! nous ne condamnerons pas le communisme ». — Cela fut exécuté à la lettre. » [1]

IV. L’Eglise moderne d’aujourd’hui poursuit les erreurs du concile

Benoît XVI se prépare à célébrer

 l’anniversaire de la rencontre interreligieuse d’Assise

Certains diront, certes, mais l’Eglise à présent n’est plus dans les égarements passés, elle évite les outrances de l’après concile. Ah bon ? Alors pourquoi Benoît XVI se prépare t-il à célébrer en grandes pompes l’anniversaire de la rencontre interreligieuse d’Assise en octobre 2011 ?

L’Abbé Régis de Cacqueray, dans un texte remarquable, Le renouvellement du scandale d’Assise, Errare humanum est, perseverare diabolicum, approuvé par Mgr Fellay s’insurge à juste titre :

« Que va-t-il se passer en ce 27 octobre 2011 ? Une simple rencontre amicale entre gens de bonne foi ? Une discussion à bâtons rompus sur la divinité du Christ et de son Église ? Non, le renouvellement, par le pape régnant, Benoît XVI, du scandale sans précédent commis par son prédécesseur, Jean-Paul II, le 27 octobre 1986. Qu’arrivera-t-il en ce 27 octobre 2011 ? L’appel à la conversion à la foi catholique ? Les déclarations du pape laissent clairement entendre ce que sera cette journée: la réunion des représentants de toutes les fausses religions, appelés par le pape en personne, à une journée de réflexion où tous sont invités à prierpour la paix. (…) Car au-delà d’un terrible blasphème, cette décision personnelle du pape va engendrer un immense scandale dans l’âme des catholiques et des non-catholiques. Devant l’image d’un pape réunissant les représentants de toutes les fausses religions, la réaction de la majorité des hommes sera de relativiser un peu plus la vérité et la religion. Quel homme, peu au fait de la doctrine catholique, ne sera-t-il pas tenté de se rassurer sur le sort des non-catholiques lorsqu’il verra le pape inviter ces derniers à prier pour la liberté de conscience ? Quel non-chrétien verra dans la religion catholique la seule vraie religion à l’exception de toute autre, quand il saura que le chef de l’Église catholique réunit un panthéon des religions ? » [2]

V. Quelle est la nature du préambule proposé à la FSSPX ?

Alors, que signifie cet examen du préambule soumis à la réflexion de la FSSPX ? Que dit-il ? En quoi consiste t-il ? Mgr Fellay tout récemment interrogé répond : «  Ce document s’intitule Préambule doctrinal, il nous a été remis pour une étude approfondie. De ce fait, il est confidentiel, et vous comprendrez que je ne vous en dise pas plus. Cependant le terme préambule indique bien que son acceptation constitue une condition préalable à toute reconnaissance canonique de la Fraternité Saint-Pie X de la part du Saint-Siège. »

Mgr Fellay précise que le terme préambule :

 « indique bien que son acceptation constitue

une condition préalable

à toute reconnaissance canonique

de la Fraternité Saint-Pie X de la part du Saint-Siège. »

Une acceptation de ce texte conditionnerait la reconnaissance canonique de l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre. L’affaire est donc importante. Y aurait-il donc une ligne clairement distincte dans ce préambule entre le dogmatique et le pastoral qui permettrait de pouvoir sainement poser le cadre d’une réévaluation des orientations du concile. Une nouvelle foi Mgr Fellay explique : « Aujourd’hui je dois à l’objectivité de reconnaître qu’on ne trouve pas, dans le préambule doctrinal, une distinction tranchée entre le domaine dogmatique intangible et le domaine pastoral soumis à discussion. La seule chose que je puis déclarer parce que cela figure dans le communiqué de presse, c’est que ce préambule contient « des principes doctrinaux et des critères d’interprétation de la doctrine catholique nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère de l’Eglise et au ‘sentire cum Ecclesia’, tout en laissant ouvertes à une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi ». Voilà, pas plus pas moins. » [3]

Conclusion

Nous voilà ainsi fixés. Il faudra de la réflexion et beaucoup de discernement aux responsables de la FSSPX avant que de répondre. Mgr Fellay réaffirme que la décision qui sera prise concourra au bien de l’Eglise et des âmes :

« Mais je puis vous assurer que notre décision sera prise pour le bien de l’Eglise et des âmes. Notre croisade du rosaire qui se poursuit sur plusieurs mois encore doit s’intensifier pour nous permettre d’obtenir, par l’intercession de Marie, Mère de l’Eglise, les grâces de lumière et de force dont nous avons besoin plus que jamais. » (Mgr Fellay, 14 septembre 2011).

Et il en faudra en effet des grâces de lumière pour savoir ce qu’il faudra décider et faire pour le devenir de la Tradition, au moment où nous assistons à une mutation prodigieuse de la foi, à peu près accomplie maintenant pour beaucoup de catholiques, l’Église s’étant identifiée au monde moderne et son espérance collant merveilleusement aux « aspirations des masses ».

Craignons l’apostasie en masse de toute l’Église habilement menée qui se reconnaît et se noie dans une religion new âge, s’ouvre à tous les courants enivrants qui soulèvent l’humanité et s’enrôle volontairement pour la construction de la Tour de Babel. Et soutenons le saint combat de la Tradition catholique.

 

Notes.

1. Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné, Ed. Fideliter, ch. XXVIII,  1987.

2. Abbé Régis de Cacqueray, Le renouvellement du scandale d’Assise, Errare humanum est, perseverare diabolicum, septembre 2011. L’abbé de Cacqueray précise dans son texte : « Comment interprétera-t-il l’exhortation du pape à ne pas céder au relativisme, sinon en pensant qu’il s’agit non pas d’être dans le vrai, mais d’être sincère ? Comment, au contraire, n’interpréterait-il pas dans un sens relativiste cette invitation explicite du Saint-Père à pratiquer du mieux possible sa religion : « …je me rendrai au mois d’octobre prochain comme pèlerin dans la ville de saint François, en invitant à s’unir à ce chemin nos frères chrétiens des diverses confessions, les autorités des traditions religieuses du monde, et de manière idéale, tous les hommes de bonne volonté, dans le but (…) de renouveler solennellement l’engagement des croyants de chaque religion à vivre leur foi religieuse comme service pour la cause de la paix. » ?  En 1986, un journaliste publiait cette conclusion significative : « Le pape invente et préside l’O.N.U. des religions : ceux qui croient en l’Éternel, ceux qui croient en mille dieux, ceux qui ne croient en aucun dieu précis. Vision stupéfiante ! Jean-Paul II admet spectaculairement la relativité de la foi chrétienne qui n’est plus que l’une entre les autres. »Comment imaginer que ce jugement ne soit pas partagé par de nombreux hommes au soir du 27 octobre 2011 ? C’est pourquoi il nous paraît singulièrement étrange de vouloir excuser le pape d’un tel péché au motif qu’Assise 2011 serait différent d’Assise 1986. Tout concourt au contraire à nous convaincre d’une étonnante continuité entre la réunion d’Assise de 1986 et celle de 2011. »

3. Entretien avec Mgr Bernard Fellay après sa rencontre avec le cardinal William Levada, DICI, 14 septembre 2011.

Lire :

VATICAN II EST UN CONCILE SCHISMATIQUE !

111 commentaires leave one →
  1. Sulpice permalink
    17 septembre 2011 11:43

    « On peut dire de l’Eglise ce que Pascal disait du Christ:  » l’Eglise sera en agonie jusqu’à la fin des siècles. » Composée d’hommes, elle comptera donc des pécheurs et des tièdes, des apostats et des hérétiques. Durant son pélerinage sur la terre, l’Eglise est « in via », en route vers la Jérusalem celeste. C’est une marche rude… Son visage humain, à l’image de son maître, est souvent baigné de sueur et de sang. »

    Cardinal SUHARD
    (Essor ou déclin de l’Eglise, 1946).

  2. Eloi permalink
    17 septembre 2011 11:53

    La FSSPX doit tenir ferme et ne pas céder sur les principes de la Tradition face à Rome. Il faut prier pour que les responsables de l’oeuvre fondée par Mgr Lefebvre conservent la ligne de résistance vis-à-vis de l’erreur moderniste. il en va du devenir de toute la religion catholique.

    • sixte permalink
      17 septembre 2011 23:05

      «Nous ne sommes pas disposés à avaler le poison que l’on trouve dans le concile.»

      Mgr. Fellay, Sermon de la Messe de l’Assomption, 2008.

    • Apostolatus specula permalink
      18 septembre 2011 22:26

      Sixte

      Vous avez raison de rappeler cette déclaration du responsable de la FSSPX, car Mgr Fellay, qui n’a pas varié sur le fond a en effet déclaré récemment : « Nous n’avons pas l’intention d’accepter Vatican II »

      Au cours d’une conférence prononcé le 15 août dernier à Saint-Malo et publiée samedi 2 septembre sur le site Internet La Porte latine, Mgr Fellay a annoncé que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) n’avait aucune intention d’accepter le concile Vatican II.

      Mgr Fellay disait des discussions entre Rome et la FSSPX :

      « Je retiens des discussions doctrinales qu’en soi elles n’apportent pas un grand bien dans l’immédiat, parce que c’est la rencontre de deux mentalités qui s’entrechoquent, a expliqué Mgr Fellay lors de l’Université d’été de la FSSPX, le 15 août à Saint-Malo. J’en garde l’image d’un tournoi où deux chevaliers croisent le fer, s’élancent, mais passent à côté l’un de l’autre. Ils ne peuvent en tout cas pas dire qu’on est d’accord. Si nous sommes d’accord sur un point, c’est que sur aucun point nous ne sommes d’accord ! Évidemment, si on parle de la Sainte Trinité on est d’accord… Mais le problème n’est pas là : quand on parle du concile, on parle de certains problèmes nouveaux, que nous appelons des erreurs. »

      Mgr Fellay est est resté très ferme sur le refus d’accepter le concile Vatican II : « Si leur objectif reste toujours l’acceptation du concile par la Fraternité, les discussions ont été assez claires pour montrer que nous n’avons pas l’intention de nous engager dans cette voie. »

      Et de conclure : « À quoi servirait-il de recevoir un quelconque avantage ici-bas si on doit mettre en jeu la Foi ? c’est impossible. Et sans la Foi il est impossible de plaire à Dieu, donc notre choix est fait. D’abord la Foi, et à tout prix, elle passe même avant une reconnaissance par l’Église. Il faut avoir cette force. »

      http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/Mgr-Fellay-Nous-n-avons-pas-l-intention-d-accepter-Vatican-II-_NP_-2011-09-05-707490

  3. 17 septembre 2011 13:49

    les « tradis » ont l’amour du religieux et non pas l’amour du christ et du prochain!

    • 20 septembre 2011 04:45

      Pierre, l’amour du Christ passe par le respect de sa Passion et l’acceptation de toute la Revelation et rien que la Revelation explicitée par les peres et docteurs de l’Eglise à travers les siècles. C’est suivre le chemin qu’Il nous a tracé et non celui que les hommes veulent emprunter par confort social et desir de puissance.
      Quant à l’amour du prochain, n’est-ce pas lui vouloir le plus grand bien et donc le salut éternel? laisseriez-vous votre enfant boire un poison parce qu’il en a envi?

  4. Serrus permalink
    17 septembre 2011 15:07

    Si accord il y a, le statut qui semble se profiler pour la Fraternité serait désormais celui de l’Opus Dei.

    Cette solution suivrait une « réconciliation éventuelle et espérée », a précisé le communiqué du Vatican : « La solution la plus vraisemblable est celle d’une prélature personnelle et internationale », a ensuite expliqué le directeur du bureau de presse du Saint-Siège.

    À ce jour, seul l’Opus Dei possède ce statut canonique que lui avait accordé Jean-Paul II en 1982.

  5. Hilaire permalink
    17 septembre 2011 19:31

    Un scénario plausible entre Rome et la FSSPX
    par l’abbé Guillaume de Tanoüarn

    « Signera, signera pas, la question court le Tradiland. Je reste moi-même très circonspect, attentif et attentiste. Mais il me plaît de porter à votre connaissance un texte très personnel de Martin Droit. Contributeur du dernier numéro de Monde et Vie, il y expose de manière absolument claire les différents types de solution juridique pour la FSSPX réintégrée. Vous confondez administration apostolique, ordinariat, prélature personnelle ou prélature territoriale ?

    Ce papier est pour vous :

    http://ab2t.blogspot.com/2011/09/un-scenario-plausible-entre-rome-et-la.html

    • Pélikan permalink
      17 septembre 2011 22:58

      Pourquoi le Cardinal Ricard dit-il sur les ondes radiophoniques que tout sera clair d’ici 6 mois, date à laquelle le Cardinal Levada prendra sa retraite, laissant ainsi son successeur vierge d’un tel dénouement pour les éventuels mécontents ?

      Pourquoi ? Parce que tout est déjà fait…

  6. Rémy permalink
    17 septembre 2011 20:08

    Quand on sait que la FSSPX a été financé par la franc-maçonnerie, on ne s’étonne plus de rien… Cette information a été donné par Mgr Lefebvre lui-même lors d’une conférence aux séminaristes à Ecône ; je la tiens de deux prêtres qui y étaient présents.

    • Amen + permalink
      17 septembre 2011 22:14

      Rémy

      C’est quoi ces ridicules accusassions gratuites et dénuées de la moindre preuve sérieuse ?

      Tout cela relève de la basse et hideuse calomnie pure et simple.

      Vous colportez des mensonges pour le compte de qui : des sédévacantistes ou des modernistes ?

    • Arcandiste permalink
      17 septembre 2011 23:42

      @Rémy

      Donc Mgr Lefebvre, qui faisait venir des Ploncard d’Assac à Écône pour donner des conférences du la franc-maçonnerie, aurait accepté du financement de ces derniers ? Je me range derrière le jugement de Amen+.

    • Rémy permalink
      19 septembre 2011 18:14

      Je vous promets sur mon honneur qu’il ne s’agit en rien d’une calomnie mais d’une déclaration d’un prêtre séminariste à Econe, du temps de Mgr Lefebvre. Voici ses propres mots :

      « …il existe une conférence spirituelle de Mgr Lefebvre à ses séminaristes d’Ecône, conférence à laquelle j’étais présent, où il avoue que la franc-maçonnerie a bien facilité et encouragé l’installation de certains Prieurés et chapelles. Le cas le plus connu en France est la chapelle du Tapis Vert à Marseille, où la mairie socialiste de Gaston Deferre a offert l’église, le chauffage, l’électricité, le loyer, tout ça aux frais de la Mairie et ce jusqu’à aujourd’hui…. »

      Après, je ne sais pas ce que Mgr Lefebvre en disait…

    • 19 septembre 2011 22:12

      Rémy

      Dire que la franc-maçonnerie a encouragé l’installation de certains Prieurés et Chapelles de la Fraternité est totalement absurde. Cette présentation est caricaturale, fausse et inexacte.

      En revanche ce qui est vrai, et tous les anciens du combat pour la Tradition et le maintien de la liturgie de saint Pie V dans notre pays le savent, quelques municipalités de droite, mais aussi dans certains cas de gauche bien que beaucoup plus rarement, ont parfois répondu favorablement il y a trente ou quarante ans aux propositions faites par les fidèles constitués en association (la FSSPX est une société dont les statuts avaient été reconnus et approuvés par l’évêque diocésain d’Écône en 1970 et le préfet de la Sacré Congrégation pour les religieux, le cardinal Wright, qui signa un décret d’approbation des statuts de la Fraternité à titre de « pieuse union », mais perdit cette reconnaissance officielle le 6 mai 1975 de par son refus de la nouvelle messe), de reprendre des lieux de culte laissés à l’abandon ou pire transformés en squats, décharges, wc publics, lieux de concerts, cinémas ou salles pour les drogués et les prostituées, etc., afin de leur rendre leur vocation liturgique originelle.

      Ces décisions, lorsqu’elles purent aller au bout et ne furent pas entravées par l’extrême gauche et les verts, voire directement interdites par les évêques modernistes prétendus « catholiques » qui s’y opposèrent farouchement préférant que ces anciennes églises ou chapelles continuent à être souillées indignement et scandaleusement profanées plutôt que confiées aux « intégristes » (sic!), permirent aux fidèles de la FSSPX de redonner vie à des édifices qui avaient été construits pour qu’on y célèbre la sainte messe et que Dieu y soit honoré.

      Voilà la réalité des faits !

      Et si dans les disposions contractuelles liant les associations de la FSSPX et les maires ou leurs municipalités, il était effectivement précisé que différentes charges lorsqu’il s’agissait de bâtiments importants, pour quelques uns classés aux momuments historiques, les frais principaux en conformité avec le droit français – puisque la plupart des biens immobiliers cultuels de l’Eglise sont la propriété de l’Etat depuis la Révolution – revenaient aux communes, c’est effectuer un impressionnant raccourci pour ne pas dire plus, parce que les maires des villes pouvaient être membres d’organisations maçonniques (et dans notre pays on sait que c’est le cas d’un grand nombre d’élus de la République), que de dire, laisser dire ou écrire : « la franc-maçonnerie a facilité et encouragé l’installation de certains Prieurés et chapelles » (en détournant les propos de Mgr Lefebvre qui signalait simplement à ses séminaristes la situation juridique que nous exposons), ce qui est une présentation singulièrement biaisée et surtout calomnieuse de la réalité.

      Evitons donc que soit raconté n’importe quoi, et surtout colportés des ragots stupides, des mensonges infondés qui font la joie des ennemis de la Tradition, et surtout, ne l’oublions jamais, la grande satisfaction du Malin dont le but est de ruiner et détruire l’oeuvre spirituelle de la véritable Eglise.

      Quant à ce que Mgr Lefebvre pensait de la franc-maçonnerie, voici ce qu’il en disait pour rappel :

      – « Nous savons parfaitement que les personnes qui dirigent la Franc-Maçonnerie sont foncièrement contre Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et ces messes noires qu’ils font, ces messes abominables, sacrilèges, horribles qu’ils font. Ce sont des parodies de la messe de Notre-Seigneur! Et ils veulent des hosties consacrées, eux, pour faire ces messes noires! Ils savent que Notre-Seigneur est dans l’Eucharistie, car le diable le sait que Notre-Seigneur est dans l’Eucharistie! Ils ne veulent pas des hosties qui viennent de messes dont ils ne savent pas si le Corps de Notre-Seigneur est là ou pas. Alors, dialoguer avec des gens qui veulent la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ une seconde fois, dans la personne de leurs membres, dans la personne de l’Eglise? Nous ne pouvons pas admettre ce dialogue! Nous savons ce qu’a valu le dialogue avec le diable, le premier dialogue d’Eve avec le diable. Elle nous a perdus, elle nous a mis tous dans l’état de péché, parce qu’elle a dialogué avec le diable. On ne dialogue pas avec le diable. On prêche à tous ceux qui sont sous l’influence du diable, afin qu’ils se convertissent, qu’ils viennent à Notre-Seigneur Jésus-Christ. (…) On ne dialogue pas avec l’erreur. » (Homélie, 1979).

      Enfin, puisque ce message nous en donne l’occasion, voici la liste des Prieurés et Chapelles de la FSSPX classés par département :

      http://www.unavoce.fr/content/view/312/44/

      Et plus globalement, pour les voyageurs et les amis de la Tradition situés à l’étranger qui nous lisent sur les cinq Continents :

      http://www.laportelatine.org/international/cinqcontinents.php

      Pax Vobis +

      ************************************************

      Le combat de la Tradition catholique !
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/11/18/le-combat-de-la-tradition-catholique/

  7. lève-toi permalink
    17 septembre 2011 22:07

    Remy

    La franc-maçonnerie a toujours voulu détruire l’Eglise, or elle a réussi dans l’Eglise conciliaire, mais pas dans l’Eglise de toujours, celle de la Tradition.
    Il y a une ruse qui consiste à lancer des bruits faux, c’est une tactique maçonnique par excellence.
    Se baser sur deux prêtres, c’est peu, la Fraternité en a beaucoup d’autres, allez les interroger.

    Pierre

    Les « tradis » comme vous dites ont l’amour du prochain, au contraire, car la vraie Charité c’est de prêcher la Vérité de toujours, justement, et non pas un salmigondis de fables  » qui chatouillent les oreilles » comme le dit si bien St Paul.
    La Vérité est dure, car elle engage notre salut éternel, gravement négligé depuis ce funeste concile.

    • Charles permalink
      2 juillet 2012 00:09

      Je suis rempli d’aise lorsque je lis sous votre plume, Lève-toi, votre première phrase qui fait que nul catholique honnête ne peut confondre l’Eglise Catholique (de toujours donc!) avec la secte concilaire apostate de Vatican II.
      Vous rappelez en outre que la vérité est dure et gravement négligée depuis ce funeste conciliabule.Certes. mais négligée pas seulement par les « concilaires » mais AUSSI par les traditionalistes, tous remplis de l’esprit mondain …

  8. Arcandiste permalink
    17 septembre 2011 23:40

    On ne peut pas composer avec l’erreur, sinon c’est le libéralisme qui rentre et c’est la fin de la tradition.

  9. Vehementer permalink
    18 septembre 2011 12:56

    Amusante analyse du courant sédévacantiste, en l’espèce Clément LECUYER sur son blog, à propos des justes critiques de la FSSPX à l’égard des erreurs modernistes de Vatican II.

    Extrait :

    « Mgr Fellay reconnait que les principes doctrinaux promulgués par un Concile peuvent être discutés et sources d’interprétations différentes. Déclarer de tels propos est grave ; c’est purement du libre-examen protestant. Cet état d’esprit a bien évidemment été condamné par l’Eglise et réfuté par les Papes. Ni les fidèles, ni les prêtres, ni même les évêques n’ont à interpréter à leur sauce les déclarations pontificale… Aucun membre de la FSSPX, fût-il évêque (sans juridiction, notons-le) n’a ce pouvoir… »

    http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-mgr-fellay-pactise-avec-le-diable-vers-la-reconnaissance-canonique-de-la-fsspx-par-les-modernistes-84393598.html

    Une telle déclaration au sujet de Mgr Fellay et la FSSPX, provenant de schismatiques qui décident du haut d’un imaginaire tribunal privé qui est pape ou ne l’est pas, il y a vraiment de quoi rire !

    Quel aveuglement sur ses propres fautes, absolument gigantesques en la matière pour les sédévacantistes disciples directs de Huss et de Luther, dans leur attitude réformée et protestante de non reconnaissance du pontife élu par le conclave.

    Comme s’applique à merveille pour eux la parabole de Notre Seigneur : «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.»

    Évangile de Luc, 6, 41.

    • Charles permalink
      2 juillet 2012 00:13

      Dieu soit loué! Nous avons un nouveau Savonarole en la personne de Vehementer qui , comme tous ses comparses, ne rate pas une occasion de déverser sa haine exterminatrice en direction des seuls…sédévacantistes!
      Nous lui souhaitons bonne carrière! Il sera bientôt évêque ou cardinal!!!!
      Je sais…je sais…..je ne serai pas modéré……..tant pis!….Notre-Seigneur lui aussi me lit et c’est tout ce qui compte après tout!
      Pax vobis!

  10. sixte permalink
    18 septembre 2011 15:10

    En effet, les schismatiques sédévacantistes seraient bien inspirés d’éviter des formulations qui leur retombent sévèrement sur le nez !

    RAPPEL :

    Le sédévacantisme est luthérien !

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/

    « L’attitude sédévacantiste n’est pas basée sur des principes sûrs et objectifs, mais sur le subjectivisme de nature réformée qui fait imaginer dans la tête de certains que le Pape est déposé, elle fonctionne comme un puissant repoussoir à l’égard de l’Eglise et agit dans l’esprit selon le mode de la « Désolation Spirituelle » qui est un mal intérieur de l’âme extrêmement grave. »

  11. Actualité : ROME ET LA FSSPX permalink
    18 septembre 2011 22:11

  12. 19 septembre 2011 20:37

    Peut-être que ce que rapporte Rémy est un faux bruit destiné…à
    faire accepter aux fidèles de la FSSPX le fait que l’abbé Grégoire Célier a fait éditer et préfacer son livre « Benoit XVI et les Traditionalistes » par Jean-Luc Maxence, franc-maçon jadis radicalement opposé à la Tradition Catholique Intransigeante !

    • Charles permalink
      2 juillet 2012 12:03

      Monsieur de la Panouse permettez-moi une simple question: lorsque vous parlez d’un certain Rémy s’agit-il de Louis-Hubert Rémy, bien connu dans les milieux sédévacantistes?
      Je remercie Votre Seigneurie de bien vouloir éclairer ma modeste lanterne…

    • 4 juillet 2012 13:35

      Cher Charles, je me suis demandé la même chose.
      Si on cherche on trouve plusieurs interventions signées Rémy. Mais je n’ai pas pu trouver quelque commentaire signé Louis-Hubert Remy.
      Je viens de fermer un livre où j’ai lu: «© Louis-Hubert Remy, 2012».
      Sur la couverture de ce livre on trouve e. a.: «LA VRAIE MISSION DE SAINTE JEHANNE D’ARC»…
      Ce qui m’amène à poser une question à La Question: Quelle est la vraie mission du Vatican II, du Vatican d’Eux?

  13. lève-toi permalink
    19 septembre 2011 21:29

    de la Panouse Vivien

    L’abbé Celier a écrit un brûlot il y a quelques années contre Etienne Couvert, le boomerang lui est revenu en pleine figure. Ce livre fut édité chez Grichat (tous les chats sont gris, la Nuit), il fait partie des infiltrés dans la Fraternité, Il a fait un aveu de taille  » Couvert, je ne l’ai pas lu, je veux le démolir ».
    Paul Sernine, Arsène Lupin = Abbé Celier,. La nuit est aimée des FM, elle est discrète et secrète.Comme Grichat.

  14. 19 septembre 2011 22:03

    «Quel aveuglement sur ses propres fautes, absolument gigantesques en la matière pour les sédévacantistes disciples directs de Huss et de Luther, dans leur attitude réformée et protestante de non reconnaissance du pontife élu par le conclave.»: Il n’y a pas de mots pour décrire votre aveuglement!

    Votre seule mission consiste à vous réfuter tout le temps par votre propre plume/clavier.

    «Sous le pontificat de Jean XXIII se fit une révolution où les modernistes prirent tous les postes de direction à Rome»: Sous la photo du non-pape Roncalli vous donnez raison aux «sédévacantistes», vous admettez même la partie bien connue du message de La Salette.

    Avec «VATICAN II EST UN CONCILE SCHISMATIQUE !» vous dites encore une fois que Rome a perdu la Foi et que Vatican II est un conciliabule ou un concile de Satan.

    Vous ne croyez rien du tout!

  15. lève-toi permalink
    20 septembre 2011 21:18

    Yves Weinachter

    Rome a perdu la foi, (La Salette), Rome n’est pas que le Pape.
    Un Pape peut très bien perdre la foi, mais seul le Christ peut le déboulonner, il peut être critiqué sévèrement comme St Paul le fit vis à vis de St Pierre, sans renier son état de Pape.
    V2 est un mauvais concile, « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » , les fruits sont mauvais, mais le Pape est toujours la Pierre sur laquelle l’Eglise repose. Dieu seul peut régler ce problème.;

    • Charles permalink
      2 juillet 2012 12:07

      Pardonnez-moi , Lève toi, d’intervenir subrepticement mais lorsque vous parlez de l’admonestation de St Paul à Pierre il faut bien préciser que Pierre n’était pas encore Pape! Cette erreur est trop ressassée dans nos milieux pour ne pas lui tordre définitivement le cou! Cordialement.

  16. Amen + permalink
    21 septembre 2011 11:00

    «Nous devons refuser de devenir protestants, de perdre la Foi, d’apostasier comme l’a fait la société politique après les erreurs répandues par Satan dans la Révolution de 1789. Le coup de maître de Satan sera donc de diffuser les principes révolutionnaires introduits dans l’Eglise par l’autorité de l’Eglise elle-même.»

    Mgr Marcel Lefebvre, 13 octobre 1974.

  17. 21 septembre 2011 15:07

    lève-toi,

    Avec Rome, c’est presque le monde entier qui a perdu la Foi. Du moins au for externe. Je ne peux pas juger les consciences, mais je peux constater ce qui se passe à l’extérieur. Et là, ce sont les ténèbres.

    La foi en de la divinité d’un Juif crucifié et ressuscité a été remplacée par la foi (le plus souvent inconsciente!!!) en la divinité du juif, en la divinité du Perfide.

    La soi-disante affaire Williamson l’a bien montré: Le seul dogme qu’on ne peut pas nier dans le «Ben(nis)Laden» (dans certains milieux l’abbé Ratzinger est connu comme «Benni» ou «Benny»… et en allemand «Laden» veut dire «magasin»…) sans le risque de rencontrer de sérieux problèmes est le dogme de la Shoa (qui doit son véritable nom, «dogme de la Perfidie», au fait bien connu qu’un Vincent Reynouard va en prison pour un crime de Pensée tandis que des assassins (directs et indirects – l’IVG se fait sous la couverture de… lois…) d’innocents, de sans-défense, occupent des postes d’honneur.

    Chez vos prétendus papes je ne peux voir qu’une ferme volonté de servir «l’unique Dieu de miséricorde et de paix qui est le même pour tous» (cf. http://resistance-catholique.org/documents/2009/RC_2009-12-01_Benoit-XVI-promoteur-de-la-religion-mondiale-noachide.pdf) avant et après leur soi-disante élection.

    Vos prétendus cardinaux sont de parfaits lucifériens au niveau des 3 premiers commandements: Ils célèbrent eux-mêmes la fameuse messe de Paul VI, l’office de Satan (cf. http://www.catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/T_Rappelons-MARIE-JULIE-JAHENNY_2p.pdf) ou ne font rien contre elle.

    Je ne sais pas si votre moderniste mitré (celui qui est montré en dessous-de celui qui fut qualifié de serpent par le fondateur de la FSSPX) a lu http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C161_Pallieres_Le-Sanctuaire-Inconnu_61p.pdf, je sais cependant que quelqu’un qui a osé accuser l’abbé Schoonbroodt «de racisme et de xénophobie» (cf. http://www.virgo-maria.org/articles/2011/VM-2011-07-12-A-00-Abbe_Schoonbroodt_plainte.pdf) fait comme si le huitième commandement n’existait pas et comme si Notre-Seigneur, un Juif crucifié et ressuscité, n’avait pas le pouvoir de le punir pour avoir collaboré avec des gens qui interprètent le cinquième commandement de la même manière que le Talmud!

  18. Iota Unum permalink
    22 septembre 2011 11:54

    En 1975 la fraternité Saint-Pie-X a perdu tout statut canonique reconnu.

    Quant au statut des personnes, celles qui ont été baptisées dans l’Église catholique avant 1988 pas de problème, mais celles qui ont été baptisées dans la fraternité Saint-Pie-X depuis ?

    Elles appartiennent à une autre réalité ecclésiale.

    Cela explique donc l’empressement du Saint-Père. Si on ne fait rien, on laisse la voie à la constitution d’une Église séparée. Risque d’autant plus grave que cette Église (la FSSPX) s’est dotée depuis de tout ce qui fait une Église, avec ses propres structures, son propre tribunal ecclésiastique…

    • Louis Mallet permalink
      22 septembre 2011 14:17

      Je suis assez d’accord avec vous, sachant cependant que la FSSPX n’est pas une secte ni une contre Eglise, puisqu’elle reconnait le pape actuel et l’évêque du lieu , ses prêtres le nommant en latin au canon de la messe. La Fraternité sait bien que Mrg Lefebvre a été « désavoué », « trahi », qu’on ne lui a pas fourni les évêques qu’il demandait pour poursuivre une oeuvre de continuité (Tradition, transmission) et qu’on l’a même excommunié, toutes sanctions injustes qui ont été plus ou moins « réparées » par Benoît XVI récemment.Reste à restituer à la FSSPX ce statut officiel qui lui avait été injustement repris (voir l’historique) et alors, tout simplement, sans se renier, cette dernière pourra poursuivre sa mission en toute légalité et une certaine indépendance, en tous les cas jamais en acceptant les hérésies conciliaires ! Tout au contraire, si ce « préambule » est signé, j’aimerais personnellement que soit reconnue la Fraternité sans autres engagements et qu’elle puisse profiter des églises pour y prêcher, y célébrer, y enseigner sans se renier ! Il s’ensuivrait que les « modernistes », légalement, ne pourraient plus persécuter les oeuvres fondées par Mrg Lefebvre et quau moins on pourrait leur répondre légalement.De nouveaux évêques (et ça c’est primordial) seraient tout à fait légalement sacrés dans la Fraternité St Pie X parmi ses prêtres et cet évennement ne pourrait plus être interprété (ni par les « conciliaires » ni par les « ralliés ») comme schismatiques.Ce « préambuile » (mais je donne un avis de simple fidèle) n’engagerait pas la Fraternité à se soumettre territorialement aux mauvais évêques, il règlerait seulement une question « légale » et serait ainsi interprété par le pape comme par tous les catholiques, ça ouvrirait au monde la réalité que les enseignements doctrinaux des « Lefebvristes », je n’aime pas ce mot, ne sont rien d’autres que ceux de l’Eglise catholique qui s’est un temps égarée dans les idées modernistes, plaise à Dieu que cette crise cesse progressivement ou bien, au contraire, qu’elle mène à la fin des temps, il n’en resterait pas moins que serait démontrée la justesse de la vraie « résistance ».
      Quant à dire que la FSSPX est actuellement organisée comme une « petite Eglise » parallèle, c’est peut-être en partie vrai, je ne me prononce pas sans plus d’éclaircissements pensant seulement que c’est nécessaire pour faire subsister dans la discipline la vraie Tradition intransigeante.C’est ce qui déplait à Rome…mais peut s’arranger si Rome reconnait les bienfaits de la Fraternité et son entière légalité contre une « soumission » qui irait de soi sauf à renier l’Evangile qui nous montre qu’il n-y-a qu’une seule et véritable Eglise avec un seul successeur de Saint Pierre.L’Histoire nous démontrera peut-être que toute cette histoire, aussi grave soit-elle, sera « relativisée » si Dieu le veut ou bien la FSSPX continuera son chemin seule en nous en expliquant les raisons ?…
      IL FAUT PRIER plutôt que de nous « torturer l’esprit » !

    • Gary permalink
      22 septembre 2011 20:37

      La FSSPX, cette « Eglise » pour reprendre l’expression très discutable de Iota Unum, a même réveillé le Tribunal de la Sainte Insquisition avec La Question^^

    • Charles permalink
      2 juillet 2012 12:11

      oui Iota…mais comme la FSSPX est schismatique, canoniquement parlant ses actes sont nuls et non avenus au regard des conciliaires….D’où l’intérêt pour eux de se rapprocher de Rome…..Le « pavage » de l’Enfer a encore beaucoup de beaux jours devant lui!!!

  19. lève-toi permalink
    22 septembre 2011 23:02

    Louis Mallet

    Ne confondez pas la Fraternité Saint Pierre qui reconnait l’ordinaire du lieu en le nommant à la Messe, ce que ne fait pas la Fraternité Saint Pie X, d’ailleurs rejetée par les évêques.
    J’y vais tous les dimanches (chez les Pie X, après avoir fréquenté faute de mieux la Saint Pierre) il y a cette différence entre les deux..
    Quand aux églises, la plupart ont été construites il y a longtemps, bien avant le désordre de Vatican deux, par des Chrétiens, Traditionalistes depuis 196O ans environ, il y a donc , détournement illégitime de biens Chrétiens en défaveur des vrais héritiers de ces biens..
    Les évêques peuvent-ils être qualifiés de voleurs ( et de ladres), p’têt bin que oui ou p’têt bin que oui, encore.

  20. Louis Mallet permalink
    27 septembre 2011 16:21

    @ »lève toi » : Voici ce qu’on lit dans « LE LIVRE BLEU » (édition de 2003) en vente dans les chapelles de la FSSPX, à l' »ordinaire de la messe », page 52 : « TE IGITUR…Papa nostro N. etAntistic nostro N., et omnibus orthodoxis, atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus. »Ce qui se traduit par : « votre serviteur Notre Saint Père le Pape, notre Evêque … »etc. C’est pourquoi j’ai écrit ci-dessus qu’au Canon de la Messe, les prêtres de la Fraternité Sacerdotale St Pie X nomment le pape et l’évêque.Mon missel de première communion, édité en 1958 (donc, avant le Concile) comporte la même rubrique intitulée « Prières pendant le Canon, la formule en français se rapproche de la messe de Paul VI , la FSSPX utilise, quant à elle également les livres de Jean XXIII, pape de ma communion solennelle.

  21. pèlerine permalink
    29 septembre 2011 11:59

    La Fraternité accepte la messe de 1962, messe de J XXIII, qui n’a plus rien à voir avec les célébrations liturgiques d’aujourd’hui, avec ce missel vous n’en suivrez pas le rite, il est donc parfaitement valide pour un traditionaliste, nous ne cherchons pas les poux dans la paille, nous acceptons ce qui est acceptable, mais il faut bien reconnaitre qu’à ce jour il n’y a plus rien d’acceptable!
    Que veut dire l’amour du religieux? Nous avons l’Amour de Dieu, nous essayons, avec nos défauts, de suivre ses commandements, l’amour de notre prochain est centré principalement sur son salut, donc nous prions pour tous, je ne vois pas ce qui n’est pas catholique dans celà! d’autant que nos prêtres se réfèrent aux saints en nous les donnant en exemple. Nous avons la foi des saints. Il ne faut pas confondre catholicisme et humanisme.

  22. 29 septembre 2011 19:54

     » Il ne faut pas confondre catholicisme et humanisme. »

    Sûr que ça, c’est ce que font les progressistes -ou du moins, ce qu’on leur reproche.

    N’empêche. Il est écrit dans l’Evangile : « « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. » (Matthieu 25)
    Ensuite, Jésus-Christ explique pourquoi ces personnes ont été « élues » ou je sais pas quoi, enfin, pourquoi elles peuvent aller au Paradis

    Que dit le texte évangélique, déjà ? Les paroles du Christ-Roi sont-elles :
    « Vous avez accepté la foi en l’Église catholique, seule à pouvoir vous ouvrir les portes du ciel.

    Vous avez suivi les directives de vos pasteurs sur la pratique fidèle des sacrements, tout particulièrement ceux du baptême, de la confession, du mariage et celui de l’Eucharistie dominicale.

    Vous avez participé généreusement au paiement de la dîme exigée par votre Église.

    Vous vous êtes abstenus de l’usage des contraceptifs dans vos relations amoureuses avec votre conjointe et conjoint ainsi que de toute relation extra-matrimoniale.

    Vous avez toujours porté un grand respect aux successeurs des apôtres, leur obéissant dans la foi et vous abstenant de les critiquer et de les dénigrer face au monde.

    Vous avez lutté, en union avec vos pasteurs, contre le mariage homosexuel et l’avortement, contre les idéologies marxistes et les théologiens de libération.

    Vous m’avez honoré comme le roi et seigneur du monde et vous avez adoré Dieu avec une grande dévotion. » ?

    Le texte évangélique poursuit :

    « Ensuite, il dira à ceux qui seront à sa gauche: « Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ».

    Et quelles sont les raisons de ce rejet ?

    Le texte évangélique dit-il :

    « Car vous n’avez pas reconnu l’Église catholique comme la seule apte à vous ouvrir les portes du ciel,

    Vous n’avez pas suivi les directives de vos pasteurs sur la pratique des sacrements dont ceux du baptême, de la confession, du mariage et de l’eucharistie dominicale.

    Vous n’avez pas payé votre dîme à l’Église comme il vous l’était demandé.

    Vous avez utilisé les contraceptifs, favorisé le mariage entre personnes de mêmes sexes. toléré l’avortement et connu des aventures hors mariage;

    Vous n’avez pas respecté vos pasteurs, leur faisant la leçon comme s’ils n’étaient pas mes seuls représentants auprès de vous.

    Vous avez été excommuniés par les autorités ecclésiales.

    Vous avez laissé de côté Dieu et ma Gloire de roi de l’univers pour vous préoccuper davantage du monde et de ses problèmes, comme si je n’étais pas là pour les résoudre. » ?

    Non. Le texte évangélique dit :
    « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi….Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. ». Et : « Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire. ».

    .

  23. pèlerine permalink
    30 septembre 2011 14:19

    Auriez-vous oublié les commandements de Dieu et de l’Eglise? Avez-vous lu St Paul?

  24. lève-toi permalink
    30 septembre 2011 22:07

    Louis Mallet

    Ils nomment peut-être le Pape, car ils ne sont pas sédévacantistes, mais ils contestent ses erreurs, d’autre part , ils ont leurs évêques, que vous connaissez, ils ont une hiérarchie et s’ils la nomme, il ne s’agit en aucun cas de l’évêque du lieu, qui les traite en ennemis, et qui souvent n’est plus dans les « clous » de l’Eglise de toujours.

  25. Organiste39 permalink
    3 octobre 2011 12:59

    Pourquoi ne pas tout simplement faire confiance à Mgr Fellay et aux autorités de la Fraternité?
    Ils savent ce qu’ils font, tout le monde souhaite cette « réconciliation » (encore que la Fraternité n’y est pour rien si l’Eglise a cherché à « se marier » avec le monde!!!), mais pas à n’importe quel prix!
    Cela se fera si Dieu le permets, à savoir si c’est pour le bien de Son Eglise, donc: dans la Vérité!
    Sinon, il faudra encore attendre…

  26. lève-toi permalink
    4 octobre 2011 23:11

    Organiste 39

    Monseigneur Lefebvre insistait toujours sur le fait qu’il ne fallait Jamais solliciter Rome en premier, mais attendre que Rome sollicite « Ce sont des esprits retors, ne recherchez pas le contact, attendez que cela vienne d’eux, ils n’ont plus la foi ».
    Rome ne sera crédible que lorsque le Vrai Message de Fatima ( l’original, faut-l le préciser) nous sera donné, car il appartient aux Catholiques.
    Par recoupement et indiscrétions de prélats ou autres encore (Malachi Martin entre autres) on sait que ce terrible Texte annonçait l’Apostasie de Rome, et le Vatican ne veut pas être humilié par les Fidèles, ceux de la Tradition de toujours.( dixit un des forgeurs du faux message de l’an 2OOO)
    Monseigneur Lefebvre insistait :  » C’est à nous de leur poser les conditions, pas le contraire »..
    Sans le retour à la Vérité, cette église qui éclipse la Véritable Eglise ( La Salette), ne doit pas être rejointe, car nous tomberions dans l’hérésie, comme le moustique dans un tonneau de goudron.
    Ce n’est pas à la Fraternité de quitter la Vérité, c’est à la Rome apostate d’y revenir.

  27. Organiste39 permalink
    5 octobre 2011 08:02

    Lève-toi, vous avez tout à fait raison; aucune compromission ne doit se faire avec l’erreur.
    J’ai confiance, Mgr Fellay le sait bien et je n’imagine en aucun cas qu’il puisse trahir l’idéal de Mgr Lefebvre qui est celui de la Fraternité, à savoir ramener en effet toute l’Eglise dans la Vérité!
    Avec mes prières

  28. Koopa Troopa permalink
    5 octobre 2011 10:45

    Mes biens chers frères, bien bien chères soeurs.

    La tortue a été menée par la marée sur un ilôt particulier : le blog de l’abbé P.H. Grosjean. Si les fidèles qui y sont sont représentatifs de l’Eglise de France, je lance une neuvaine au Bienheureux père Popielusko… Il y’a plus de communistes au m² qu’à la Fête de l’Huma ! Des « catholiques » qui font l’apologie d’Allende et de l’Espagne rouge, du Cardinal Camara qui avait été envoyé des Jeunesses Communistes à Moscou en 1935…

    Revenir dans le giron de Rome, comme dit le grand philosophe Julien Courbet, « ça se discute », mais alors avec un statut qui mettra deux murs de Berlin, trois rideaux de fer et cinq murailles de Chine entre nous et ces disciples de « l’évangile selon saint Marx ».

    Koopa Troopa, qui est bien tenté de lancer des carapaces rouges pour balayer tout ça…

    • 6 octobre 2011 11:26

      Merci à notre ami Koopa Troopa pour ces informations.

      Au-delà de la teneur des échanges sur le blog de l’abbé Grosjean, il est intéressant de noter que ce dernier vient de se signaler par la publication d’un texte : « Vers la fin du Schisme ? », dans lequel il expose son analyse.

      L’abbé Grosjean se présente comme prêtre du Diocèse de Versailles, 33 ans, vicaire en paroisse, animant aussi avec deux confrères le « Padreblog ».

      http://www.padreblog.fr/

      Il se dit plus que favorable à un accord entre Rome et la FSSPX, parlant néanmoins, ce qui est regrettable, de « schisme » pour qualifier la décision courageuse de Mgr Lefebvre de sacrer des évêques en 1988 pour sauver le sacerdoce catholique et l’oeuvre de la Tradition, déclarant :

      « Ce que je voudrais surtout, c’est vous faire comprendre ce que d’autres ont compris : la tonalité largement positive et favorable aux accords éventuels de réconciliation qu’a ce texte. Beaucoup dans nos diocèses craignent cette réconciliation. Beaucoup voudraient exiger une repentance ou des déclarations excessives de la part de la FSSPX pour revenir. Je me suis toujours fait le défenseur, encore hier dans ma prédication à mes paroissiens, de l’importance de prier pour cette réconciliation, et de la faciliter par notre charité et notre humilité. Pour les modalités, je fais confiance à la fois au discernement de Benoît XVI et de Mgr Fellay. Ils ont tous les deux les grâces d’état pour discerner ce qui est juste, et bon, pour l’Eglise et pour la FSSPX. Hier, toute ma paroisse a prié pour Mgr Fellay. Pour qu’il prenne la bonne décision ! Alors simplement, avant de foncer tête baissée sur ce qui vous agace, et de critiquer durement les personnes, prenez le temps de vous demander s’il cela sert l’avenir. Si vous tapez ainsi sur ceux qui vous soutiennent, et qui espèrent votre retour, impatients qu’ils sont de pouvoir bosser avec vous au salut des âmes, eh bien… ça risque de ne pas être simple. Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Bien sûr, on mettra du temps à apprendre à se reparler… mais ne vous trompez pas d’adversaires ! Et apprenons aussi à nous réjouir de ce qui nous est commun, ou des bonnes intentions que nous pouvez percevoir chez l’autre. A moins… à moins que chez vous aussi, certains fassent tout pour empêcher une pleine réconciliation ? »

      Voici le texte de l’abbé qui s’achève ainsi :

      « Dernier point, pour prier pour le Pape. Qu’il puisse exercer jusqu’au bout sa mission de « fortifier ses frères dans la foi » et de serviteur de leur unité. Prions aussi pour Mgr Fellay qui a devant lui une décision historique à prendre. Qu’il ait le courage nécessaire, pour entraîner à sa suite le plus grand nombre sur cette voie audacieuse, exigeante, éprouvante parfois, de l’amour de l’Eglise, de l’obéissance et de la confiance.

      Prions enfin pour l’Eglise. Que nous soyons les uns pour les autres serviteurs de son unité, en la facilitant par notre bienveillance, en étant prêt à donner les pardons nécessaires, et à les demander. En aimant l’Eglise comme notre mère commune, qui seule peut rassembler des enfants aussi différents, aussi turbulents, aussi pécheurs, sous l’autorité toute paternelle du successeur de Pierre. »

      http://www.fecit-forum.org/forum.php?x=1&id=5444&PHPSESSID=8580b451547a6f5a4082b539ed857e53

      Inutile de rappeler que pour nous, aucun accord ne peut avoir lieu s’il n’est éclairé par la « vérité », or cette « vérité » fut et reste absente de l’esprit qui anima Vatican II l’Église s’étant identifiée, comme nous l’avons écrit, au monde moderne et son espérance collant merveilleusement aux « aspirations des masses ».

      Nous craignons de ce fait l’apostasie en masse de toute l’Église habilement menée qui se reconnaît et se noie dans une religion new âge, s’ouvre à tous les courants enivrants qui soulèvent l’humanité et s’enrôle volontairement pour la construction de la Tour de Babel.

      C’est pourquoi, plus que jamais, il nous faut soutenir le saint combat de la Tradition catholique !

      Pax Vobis +

  29. pèlerine permalink
    5 octobre 2011 12:34

    Garder notre indépendance, ne pas se lier avec ces pseudo-catholiques qui n’ont que faire de l’Eglise, qui ne la connaissent plus, qui s’allient aux socialistes, acceptent les francs-maçons et massacrent tout ce qu’il a de beau dans nos églises, il est impossible de s’accorder avec un pape qui fête Assise et béatifie J.P. II. J’espère que celà ne se fera pas car il y aurait, certainement, une division au sein de la Fraternité.

  30. Lagomer permalink
    5 octobre 2011 22:40

    Entièrement d’accord, qu’avons-nous en commun avec les curés marxistes, les évêques rouges et tous les les cathos progressistes souhaitant le sacerdoce des femmes, le mariage des prêtres et des homosexuels, le développement de l’immigration, la pilule, etc ?

    Ce serait une folie pour la FSSPX que d’accepter une quelconque compromission avec de tels ennemis de la Tradition.

    Nous devons maintenir le cap et ne pas dévier; il en va du devenir de la foi et de l’Eglise.

  31. pèlerine permalink
    6 octobre 2011 13:34

    Bosser au salut des âmes? Nous ne comprenons pas ce langage!!! A mon avis ces prêtres et prélats qui sont conservateur (?) sont plus dangereux, parce qu’ils acceptent trop d’erreurs de la part du Vatican et des évêques allemands et autres hyper-modernistes, mais aussi parce qu’ils donnent l’impression, au fidèles qui n’approfondissent rien, d’étre trés traditionalistes, comme le fait l’opus Dei, à Toulon, par exemple.Ou on est d’accord sur tout, ou on n’est pas en accord, nous possédons la Vérité pleine et entière.

  32. Organiste39 permalink
    6 octobre 2011 15:40

    Vous avez tous raison, et je ne me fais pas de souci car Mgr Fellay et les autorités de la Fraternité, ainsi que les fidèles, comprennent très bien ce pour quoi ils se battent depuis tant de temps : la Vérité, le sauvetage de l’Eglise, et in fine…la Gloire de Dieu!

  33. Organiste39 permalink
    6 octobre 2011 15:45

    Quelque part, s’ inquiéter, c’est douter…
    Ce que nos ennemis attendent, c’est que le doute s’immisce dans nos âmes…
    « ah oui, finalement, pourquoi pas, et l’obéissance, c’est important, hors de l’Eglise point de salut… »
    Mais nous somme DEJA dans l’Eglise, nous sommes l’Eglise, celle qui n’a jamais changé!!!
    Voilà, c’est tout…

  34. lève-toi permalink
    6 octobre 2011 21:54

    Lagomer

    Vous avez raison, la FFSPX représente à l’heure actuelle, le : Petit Nombre qui y voit clair, de Notre-Dame de La Salette,
    Tenons fermement ce que nous avons reçu et que nous devons transmettre

    Koopa Troopa

    Bien trouvé çà, Evangile selon Saint Marx.

  35. Arminius permalink
    6 octobre 2011 22:21

    La FSSPX doit d’ici un an signer le « préambule doctrinal » de Rome qui comporte, selon certaines sources, comme condition l’acceptation de principe des textes principaux de Vatican II (les constitutions dogmatiques conciliaires Sacrosanctum Concilium, Nostra Ætate, Dignitatis Humanæ, Lumen Gentium…).

  36. Amen + permalink
    6 octobre 2011 22:52

    A réécouter les interviews de Mgr Lefebvre et Mgr Ducaud Bourget.

    http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB7600692501/messe-integriste.fr.html

  37. Organiste39 permalink
    7 octobre 2011 15:34

    Arminius,

    « Doit?? » signer…certainement pas…

    Nostra Aetate, par ex, et entre autres…, si on le signe, alors pourquoi avoir créé la Fraternité? Ou je ne comprends plus rien…

  38. lève-toi permalink
    7 octobre 2011 21:36

    organiste 39

    Il faut garder fermement ce que disait Mgr Lefebvre, il avait failli se faire pièger, puis s’était ressaisi.
    « Ne faites pas confiance à ces gens là, ils ont perdu la Foi « … » N’entamez pas de discussions avec eux, attendez qu’ils vous le proposent, pas le contraire ».

  39. 8 octobre 2011 00:08

    Chers Amis,

    Le 14 septembre 2011, Mgr Fellay accompagné des abbés Pfluger et Nély se rendit à Rome auprès du pseudo-cardinal Levada pour continuer le processus de ralliement de la FSSPX à la “Rome apostate” comme la nommait justement Mgr Lefebvre.

    Durant les trois jours qui précédèrent cette funeste visite, soit du 11 au 13 septembre 2011, eut lieu un rassemblement interreligieux gigantesque à Munich, organisé par la communauté Sant’Egidio. Depuis 25 ans, c’est-à-dire depuis la réunion d’Assise organisée en octobre 1986 par le “bienheureux” (sic!) Jean-Paul II, la communauté Sant’Egidio organise annuellement une rencontre interreligieuse pour “continuer l’esprit d’Assise”.

    La journée du 11 septembre commença par une “célébration eucharistique” à la cathédrale de Munich durant laquelle étaient présents les représentants de toutes les religions chrétiennes possibles, du faux évêque anglican au patriarche orthodoxe.

    S’en suivit une cérémonie en mémoire des victimes du 11 septembre 2001 puis de la cérémonie d’ouverture durant laquelle s’exprimèrent le “cardinal” Reinhard Marx, “Archevêque” de Munich, Horst Seehofer, Ministre-Président de Bavière, Christian Wulff, Président de la République Fédérale d’Allemagne, Andrea Riccardi, Fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, Alpha Condé, Président de la République de Guinée, Shear-Yashuv Cohen, Grand Rabbin de Haïfa (Israël) …, bref que du beau monde !

    Il n’est pas inutile de répéter (à l’heure où l’on entend des fariboles sur le prétendu “traditionalisme” de Benoît XVI) que Benoît XVI soutient et promeut ce genre de réunions abominables à l’encontre de toutes les condamnations fulminées contre ces “congrès de religions” notamment par le pape Pie XI dans son encyclique Mortalium animos ou encore par Léon XIII dans sa lettre à Mgr Satolli.

    Après avoir rappelé, dans cet article, que les paroles et les actions de Benoît XVI sont contraires à la vraie foi et en ces temps où la FSSPX se compromet de plus en plus avec Benoît XVI et sa fausse église Conciliaire, il est temps de pousser ce cri :

    MONSEIGNEUR, NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE PAIX !

  40. 8 octobre 2011 00:23

    Les 7 et 8 octobre 2011, Mgr Fellay réunit un chapitre général extraordinaire à Albano, près de Rome, à huis clos, pour lui soumettre le Préambule Doctrinal (gardé secret) à sa signature et identifier les points doctrinaux à négocier avec Rome avant d’y apposer sa signature.

    Nous lançons un appel important aux prêtres et aux fidèles pour réagir et s’organiser face à cette trahison qui se prépare.

    Ratzinger-Benoît XVI, a progressivement déplacé, tel un voleur chinois, le terrain de «négociation » de la FSSPX depuis les principes de Vatican II, vers leur interprétation, les principes, à savoir les textes, étant considérés comme acquis.

    Pour cela il a recours au jargon pédant et ridicule de l’ « herméneutique de la continuité » dont, depuis le 22 décembre 2005, tous les clercs mondains et ignorants se gargarisent dans leurs publications ou leurs conférences.

    Mgr Lefebvre a déjà posé les conditions d’un « retour » à Rome dans la lettre solennelle qu’il adressa aux quatre futurs évêques : « Je vous conférerai cette grâce, confiant que sans tarder le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme ».

    À l’évidence, elles ne sont aucunement réunies aujourd’hui.

  41. pèlerine permalink
    8 octobre 2011 12:29

    Ne rien accepter de V2, nous avons la vraie foi de nos ancêtres, des saints, nous gardons précieusement la Vérité. Tout le reste n’est que mensonges.

  42. Obéissance permalink
    17 octobre 2011 18:01

    Il faut obéir au Pape quand on est catholique.

    • Rémy permalink
      17 octobre 2011 20:10

      Tout à fait ! Ceci est l’enseignement permanent du magistère de l’Eglise rejeté par la FSSPX : « Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique. » (Pie IX – Encyclique Quartus supra)

  43. Lagomer permalink
    17 octobre 2011 23:59

    Obéissance & Rémy

    Ce qui fut toujours la position de l’Eglise, comme l’enseigne saint Thomas d’Aquin ou encore saint Robert Bellarmin parmi bien d’autres docteurs, c’est de résister à l’erreur fut-elle même enseignée par un Pape.

    Mais ce que rajoutent tous les docteurs, et que les sédévacantistes feraient bien d’observer pour ne pas être dans l’erreur coupable, c’est qu’il est formellement interdit à un fidèle de juger qui est Pape ou non, et de cesser de son propre chef en parfait luthérien de reconnaître celui qui est à la tête de l’Eglise comme authentique successeur du premier apôtre, ceci tant que Dieu le conserve sur le trône de saint Pierre.

    Voilà la seule, l’unique doctrine qui soit catholique !

    St. Robert Bellarmin :

    « Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. »

    De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

  44. Rémy permalink
    18 octobre 2011 08:14

    Non : ce qui concerne la généralité ne concerne pas le Pape, Vicaire du Christ. Il est faux de mettre le Pape sur le même pied d’égalité que le reste des hommes. Le Pape ne peut pas enseigner l’hérésie. Les catholiques ne peuvent pas résister aux ordres du Pape quand celui-ci est dans son domaine (la foi et les mœurs). Votre citation, tirée de son contexte, de St Robert Bellarmin est caduque, les Papes ont déclaré le contraire de ce que vous voulez lui prêter :

    « Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique. » (Pie IX – Encyclique Quartus supra)

    « Saint Thomas enseigne que ceux-là sont appelés schismatiques, qui refusent de se soumettre au souverain Pontife, et de communiquer avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis.» (Pie VII, Bref du 16 septembre 1818)

    Pie IX a condamné comme souverainement contraire au dogme l’opinion qui prétend «qu’on peut, sans péché et sans préjudice de la profession de foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège Apostolique, dont l’objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l’Eglise, pourvu qu’il n’atteigne ni la foi, ni les mœurs. » (Encyclique Quanta Cura, 8 décembre 1864)

    Pie XII : « C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre. » (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867)

    Toutes ces citations démontrent qu’un catholique ne peut pas résister à un Pape, lui désobéir et refuser de se soumettre à ses ordres.

    Cependant, il est évident que nous ne pouvons pas reconnaître et accepter la nouvelle « messe », les hérésies de Vatican II et celles des « papes » Paul VI, Jean-Paul II et Benoit XVI. Nous devons refuser d’obéir à leurs ordres, de suivre leur enseignement et leurs réformes opposés au magistère, pour garder la foi. Par conséquent, si la foi nous commande de résister et de désobéir à ces « papes », la foi nous assure qu’ils sont démunis de l’Autorité pontificale. Paul VI, Jean-Paul II ne pouvaient donc pas être de vrais Papes et Benoit XVI n’est pas le Vicaire du Christ.

    L’Eglise ayant clairement rappelé la nécessité absolue de l’obéissance au magistère, il n’est plus permis de prétendre que l’on peut résister et désobéir au Pape.

  45. Lagomer permalink
    18 octobre 2011 11:40

    Rémy

    Vous reproduisez à merveille les erreurs syllogistiques sédévacantistes.

    D’un côté vous écartez d’un revers de main l’éventualité de l’erreur chez le Pape en outrant son infaillibilité à laquelle vous conférez un pouvoir quasi magique, de l’autre vous jugez de qui est Pape où ne l’est pas comme un vulgaire luthérien écrivant des phrases que l’on peut lire sur les sites évangélistes ou les blogs des différentes églises réformées : « la foi nous assure qu’ils sont démunis de l’Autorité pontificale. Paul VI, Jean-Paul II ne pouvaient donc pas être de vrais Papes et Benoit XVI n’est pas le Vicaire du Christ. »

    La foi ne vous assure de rien en matière d’autorité ecclésiale mon pauvre ami. Vous déraisonnez complètement, nul fidèle de l’Eglise ne peut décider de qui est Pape ou non, ça c’est du Luther pur jus !

    Tout ceci montre bien que le sédévacantisme n’est pas catholique, qu’il est étranger à la doctrine de l’Eglise et à sa tradition, cette dernière, à l’exemple des plus grands saints qui se sont opposés aux Papes lorsqu’ils étaient dans l’erreur (saint Basile, sainte Catherine de Sienne, etc.), ayant toujours prôné la nécessaire résistance à l’erreur mais dans le même temps la reconnaissance et le respect absolu de la charge pontificale.

    Votre conception de l’infaillibilité est donc totalement déficiente, vous amplifiez sa portée en chacun des actes pontificaux comme si tous étaient infaillibles, ce qui est faux.

    Vous utilisez des citations débitées sur les forums sédévacantistes en tordant leur sens ; les déclarations des Papes sur le devoir d’obéissance portant évidemment sur tout ce qui regarde le principe de l’autorité que d’ailleurs vous méprisez en vous faisant juge à la place de Dieu pour déclarer du haut de votre tribunal privé que tel ou tel Pape ne l’est pas, ce qui est délirant et luthérien.

    Contrairement à vos affirmations erronées, l’opposition à l’erreur, y compris lorsque exprimées par un Pape, est un devoir sacré rappelé par tous les docteurs de l’Eglise :

    « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

    Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

    Soyez fidèle donc au devoir de résistance à l’erreur, ce que recommande saint Robert Bellarmin docteur de l’Eglise et qu’observe aujourd’hui la FSSPX, et reconnaissez celui que Dieu a choisi et maintient sur le trône de saint Pierre comme Pape et vous serez catholique !

    Sinon, hélas, vous êtes schismatique en état de péché mortel et vous vous placez vous-même, pour la perte de votre âme, en dehors de l’Eglise du Christ !

    • Rémy permalink
      18 octobre 2011 18:38

      Vous répondez à côté.

      1. « Ma » conception de l’infaillibilité est celle de l’Eglise, des Papes et des docteurs de l’Eglise. La vôtre est celle des gallicans, jansénistes qui affirmaient que le Pape n’était infaillible qu’une ou deux fois par siècle ce qui est absolument faux. Votre conception de la papauté est erronée. SI on en tient compte, à quoi sert donc un Pape si sa parole vaut celle de n’importe qui ?

      L’Eglise nous enseigne que « le Pape jouit de la même infaillibilité que l’Eglise », ce qui est l’évidence même compte tenu du fait que le Pape confirme et n’est pas confirmé, l’infaillibilité de l’Eglise hiérarchique reposant sur celle du Pape. Or, l’Eglise est infaillible dans son magistère solennel tout comme dans son magistère ordinaire qui « s’exerce CHAQUE JOUR par le Pontife Romain et les évêques en communion avec lui. » (Pie XI, Mortalium animos)

      Notre Seigneur n’a-t-il pas promis à saint Pierre et à ses successeurs que leur foi ne défaillerait JAMAIS ? La constitution Pastor aeternus n’a-t-elle pas défini que le Siège apostolique « est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale […] et sa foi est à jamais indéfectible » ? Vous, vous remettez en cause cette vérité de foi, moi, je la professe. C’est ce qui nous différencie !

      2. Je ne décide ni ne juge que les « papes » depuis Vatican II ne sont pas Papes. Je n’ai évidemment pas le pouvoir de le faire, et je ne prétend pas l’avoir. Mais la foi, mon refus de suivre les ordres du Vatican, ses réformes modernistes m’indiquent le fait qu’ils ne peuvent pas détenir l’autorité pontificale. C’est un fait que quiconque peut constater.

      3. Si quelqu’un suit le raisonnement de Luther, c’est bien vous qui remettez en cause les ordres de vos Papes en reconnaissant ces derniers pour tels. SI quelqu’un partage la conception protestante, c’est bien vous qui passez votre temps à user du libre-examen selon votre propre jugement pour critiquer sans cesse l’enseignement de ceux que vous reconnaissez comme autorités légitimes de l’Eglise catholique. C’est bien vous qui jugez les décrets de Vatican II et de ceux qui vous reconnaissez à tort être Papes.

      4. Si vous reconnaissez Paul VI, J-P II et B. XVI comme VIcaires du Christ, représentants de Dieu sur terre, vous n’avez aucun droit de rejeter leurs ordres, de ne pas aller aux mêmes messes, de faire bande à part et de les critiquer à tout bout de champs ! Cette mentalité est schismatique : « Saint Thomas enseigne que ceux-là sont appelés schismatiques, qui refusent de se soumettre au souverain Pontife » Ppie VII)

      5. Vous écrivez : « Vous utilisez des citations débitées sur les forums sédévacantistes en tordant leur sens ». Faux ! Je cite des déclarations pontificales telles quelles que vous pouvez retrouver facilement dans les encycliques citées en source.

      6. Vous écrivez : « Contrairement à vos affirmations erronées, l’opposition à l’erreur, y compris lorsque exprimées par un Pape, est un devoir sacré rappelé par tous les docteurs de l’Eglise ». Tous les docteurs de l’Eglise ? A bon ? Vous n’êtes capables de ne citer qu’un écrit de saint Robert Bellarmin qui traitait, comme il l’indiquait lui-même, d’une situation hypothétique (pape hérétique) qu’il jugeait impossible.

      Et même si cette justification était fondée, elle n’aurait pas plus de valeur que le raisonnement de ceux qui, aujourd’hui, prétendraient pouvoir rejeter le dogme de l’Immaculée Conception sous prétexte que saint Thomas d’Aquin, le prince des théologiens, ne le croyait pas possible. Depuis saint Thomas, l’Eglise a défini clairement cette doctrine. Il n’est plus permis de discuter cette vérité. De la même manière et pour la même raison, l’Eglise ayant clairement rappelé la nécessité absolue de l’obéissance au magistère, il n’est plus permis de prétendre que l’on peut résister au Pape.

      > Léon XIII : « L’obéissance (au Magistère) doit être parfaite, parce qu’elle est exigée par la Foi elle-même, et elle a cela de commun avec la foi qu’elle ne peut pas être partielle. » (Encyclique Sapientiae Christiane)

      > Pie IX :

      « Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique. » (Encyclique Quartus supra)

      « Et Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme. » À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle. » (Encyclique Quanta Cura)

      « Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au Siège apostolique; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline: celui qui la nie est hérétique; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème. » (Encyclique Quae in patriarchatu)

      C’est clair et net. Votre position est digne d’anathème.

    • Lagomer permalink
      19 octobre 2011 01:22

      Rémy

      Votre discours est hallucinant !

      Outre qu’il est assez plaisant, pour ne pas dire plutôt rassurant d’être traité «d’anathème » par un schismatique, on reste incrédule à vous voir accumuler une suite si impressionnante de contrevérités plus énormes les unes que les autres dans un bel exercice de verbiage insensé conforme à l’irraison sédévacantiste.

      Votre conception de l’infaillibilité est fantaisiste, oubliant un principe fondamental, la perspective catholique étant très claire : l’autorité est au service de la vérité. Il n’est donc en aucune façon possible d’exiger l’obéissance lorsque l’enseignement proposé est contraire à la vérité. L’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin. L’infaillibilité pontificale n’est pas un principe magique, elle s’exerce en certaines circonstances bien précises définies par l’Eglise. Le cardinal Journet a d’ailleurs dit avec justesse sur ce point : « Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

      Mais le plus fantastique dans votre tentative de justification maladroite est cette affirmation qui vaut son pesant d’eau bénite : « Je ne décide ni ne juge que les « papes » depuis Vatican II ne sont pas Papes. Je n’ai évidemment pas le pouvoir de le faire, et je ne prétend(s) pas l’avoir. Mais la foi, mon refus de suivre les ordres du Vatican, ses réformes modernistes m’indiquent le fait qu’ils ne peuvent pas détenir l’autorité pontificale. C’est un fait que quiconque peut constater. »

      Or, sans vous en rendre compte apparemment, vous faites de votre constat une décision et de l’indication de votre « foi » un jugement ! bel exemple de complète désorientation luthérienne. Fichez-vous donc ça dans la tête une bonne fois pour toutes : votre constat n’a aucun pouvoir décisionnel à l’égard du Pape, et l’indication de votre foi ne possède aucune qualification pour fulminer un jugement en perte de son autorité vis-à-vis du Pontife occupant le trône de Pierre.

      En tant que membre de l’Eglise, vous conjuguez la rébellion, l’esprit luthérien, l’attitude schismatique vous érigeant en juge du Premier Siège qui ne peut être jugé par personne en ce monde (can. 1556), et qui ne dépend, sur le plan de l’autorité que du Christ.

      Ainsi, dans un même mouvement démentiel, vous vous substituez au Christ Lui-même pour ne plus reconnaître le successeur de saint Pierre, et vous vous faites schismatique en vous séparant de l’Eglise.

      Vos syllogismes qui suivent votre préambule tout droit inspiré des thèses de Luther, s’effondrent comme un fragile château de cartes édifié sur le sable théorique du sédévacantisme :

      – QUESTION SCHISMATIQUE : Pastor aeternus n’a-t-elle pas défini que le Siège apostolique « est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale […] et sa foi est à jamais indéfectible » ? Vous, vous remettez en cause cette vérité de foi, moi, je la professe. C’est ce qui nous différencie !

      – REPONSE CATHOLIQUE : Vous oubliez dans votre raisonnement parcellaire, qu’un enseignement du Pape ou d’un Concile n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. Si le Pape ou un Concile, dans l’acte d’enseigner, n’ont pas l’intention d’enseigner quelque chose comme étant révélé par Jésus-Christ, comme toujours enseigné par l’Église, ou qu’ils n’entendent pas user de la plénitude de leur autorité (infallibilis securitas), on ne voit pas pourquoi l’assistance divine devrait se substituer à la médiation humaine, voulue par Dieu comme humaine.
      Comme Vatican II ne souhaita pas faire usage de l’infaillibilité sur des articles de foi, et poser des « actes indéfectibles » selon l’expression de Pastor aeternus, il faut donc regarder ce Concile pour ce qu‘il fut, et non en exagérer l’autorité en le comparant à Vatican I– tant dans ses actes, déclarations, que dans celles des Pontifes qui en soutinrent les thèses.
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/09/27/le-concile-vatican-ii-n%e2%80%99est-pas-dogmatique/

      – QUESTION SCHISMATIQUE : Si vous reconnaissez Paul VI, J-P II et B. XVI comme VIcaires du Christ, représentants de Dieu sur terre, vous n’avez aucun droit de rejeter leurs ordres (…) de faire bande à part et de les critiquer à tout bout de champs ! Cette mentalité est schismatique.

      – REPONSE CATHOLIQUE : L’orthodoxie de la doctrine provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église, telle est la condition sine qua non de validité d’un Concile. Or, comme Vatican II s’est grandement écarté de la tradition, et que d’autre part sa volonté explicite, constatable, proclamée, fut de refuser de se situer sur le terrain dogmatique, il est possible :
      1°) – De remettre en question ses décisions.
      2°) – De résister légitimement aux orientations modernistes de l’Eglise conciliaire et des évêques qui les mettent en oeuvre dans leurs diocèses.
      3°) – D’oeuver activement à la préservation du sacerdoce et de la liturgie, envers et malgré l’autorité qui est aujourd’hui à Rome et celle qui s’exerce dans les diocèses.
      Sur ces aspects, nous suivons saint Thomas dont il ne faut pas oublier de citer les conseils en cas de défaillance de l’autorité, saint Thomas que l’on qualifiera difficilement de « schismatique » selon votre formule erronée : « Cependant, on doit observer que, si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. C’est ainsi que Paul, qui était sujet de Pierre, réprimanda celui-ci en public suite au danger imminent de scandale concernant la foi et, comme le dit St. Augustin dans son commentaire sur Gal II, 11: « Pierre donna un exemple à ses supérieurs que, si à n’importe quel moment, ils devaient sortir de la voie droite, ils devraient s’attendre à être repris par leurs sujets. » (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

      – QUESTION SCHISMATIQUE : Vous n’êtes capables de ne citer qu’un écrit de saint Robert Bellarmin.

      – REPONSE CATHOLIQUE : En voici d’autres écrits pour votre gouverne et votre instruction lacunaire :

      «L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. »

      (Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58).

      « Mais, dès que le droit de commander fait défaut, ou que le commandement est contraire à la raison, à la loi éternelle, à l’autorité de Dieu, alors il est légitime de désobéir, nous voulons dire aux hommes, afin d’obéir à Dieu. »

      (Léon XIII, Encyclique Libertas #13).

      « Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord. Régulièrement sans doute la doctrine descend des évêques au peuple fidèle, et les sujets, dans l’ordre de la foi, n’ont point à juger leurs chefs. Mais il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée. Le principe ne change pas, qu’il s’agisse de croyance ou de conduite, de morale ou de dogme. Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. »

      (Dom Guéranger, L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).

      En conclusion, il est impossible à l’Eglise de se séparer du Pape qu’elle a uni à elle, et sur lequel le Christ seul a autorité. C’est une loi sacramentelle, comparable à celle de l’ordre, du mariage ou du baptême, comme de tous les sacrements que l’Eglise administre.

      C’est pourquoi, continuant à honorer du titre de très Saint Père celui qui a été désigné par le conclave comme successeur de Saint Pierre, tout en résistant à l’erreur en fidélité à la doctrine de toujours comme le firent les chrétiens à certaines périodes troubles de l’histoire, notre attitude correspond à ce que l’Eglise a toujours fait et enseigné, puisque nul n’a autorité sur le Pape pour le déposer, contrairement à vous qui vous faites protestants en cessant de reconnaître le Pape.

      C’est hélas aussi clair que net à l’encontre de votre total égarement luthérien, votre position sédévacantiste est non seulement digne d’anathème, mais elle relève positivement de l’apostasie !

    • calixte permalink
      19 octobre 2011 17:29

      C’est toujours le même refrain Protestant impie et profondément hérétique chez les sédévacantistes qui font du Luther sans s’en rendre compte comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir :

      Dernier florilège schismatique en date : « La foi nous assure qu’ils sont démunis de l’Autorité pontificale. Paul VI, Jean-Paul II ne pouvaient donc pas être de vrais Papes et Benoit XVI n’est pas le Vicaire du Christ. » « Mais la foi, mon refus de suivre les ordres du Vatican, ses réformes modernistes m’indiquent le fait qu’ils ne peuvent pas détenir l’autorité pontificale. C’est un fait que quiconque peut constater. » (Cf. Rémy, 18 octobre 2011 / 08:14 – 18:38).

      Et voilà comment on passe dans la méthode sédévacantiste d’un simple constat privé et subjectif – qui pourrait d’ailleurs être longuement discuté – à une décision comme si elle était promulguée par une autorité compétente ou un tribunal ecclésiastique qualifié.

      C’est très exactement le principe hérétique directement issu de Luther qui faisait de l’indication en for interne de sa « foi » un jugement exécutoire pour ne plus reconnaître le pape !

      Ainsi, les sédévacantistes, comme les luthériens, substituent tranquillement et en toute bonne conscience leur jugement privé au droit de l’Eglise et même au droit divin qui seul préside à la première charge (can. 1556) !

      Demandons donc de nouveau aux sédévacantistes, face à leur incroyable logique non catholique et à leur patente attitude hérétique réformée :

      – Qu’est-ce qui vous permet, hormis votre jugement privé non qualifié pour un tel acte de jugement personnel, de déclarer que le pape a perdu sa charge ?

      – Qu’est-ce qu’un fait, prétendument objectivement constatable par tous (bien que cela puisse se discuter), que le « pape » est hérétique, possède comme pouvoir vous permettant de ne plus le reconnaître comme pape ?

      – Un fidèle ou même un clerc peut-il décider de son propre chef de ne pas reconnaître le pape élu par le conclave, et si oui, d’où détient-il l’autorité nécessaire pour justifier cette non-reconnaissance ?

      Redisons-le aux sédévacantistes, sourds et autistes profonds qui s’enferment dans une logique schismatique perverse : il n’existe nulle instance ecclésiale, nul tribunal possédant l’autorité nécessaire pour procéder à la déposition d’un pape, car absolument aucune structure n’a la compétence suffisante pour juger le Saint Père hormis le Christ, faisant que strictement personne n’est habilité de son propre mouvement en ce monde de par sa décision personnelle à déclarer déchu de sa charge et dépouillé de ses pouvoirs un membre quelconque de la hiérarchie catholique, et encore moins un pape, sauf à se substituer au Christ ce qui est un acte de folle impiété totalement abominable.

      Il est donc juridiquement impossible, spirituellement impensable, formellement irréalisable de refuser de reconnaître le pape sauf s’il l’on se fait luthérien, ce que sont en réalité formellement tous les sédévacantistes.

      ****************************

      Rappel :

      Le sédévacantisme est luthérien !
      https://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/10/06/le-sedevacatantisme-est-lutherien/

  46. sixte permalink
    18 octobre 2011 15:23

    La méthode sédévacantiste est effectivement typique de celle du jugement privé de Luther qui refusa de reconnaître le Pape après l’avoir jugé hérétique en son for interne, ou encore identique au raisonnement de Savonarole qui fulminait en 1498 contre Alexandre VI Borgia en ces termes :

    « Le pape, en tant que pape, est infaillible : s’il se trompe, il n’est plus pape…. L’Église ne me paraît plus l’Église ! Il viendra un autre Pape à Rome !»

    (Cf. Savonarole, Sermons, écrits politiques et pièces du procès, Le Seuil, 1993).

    Il faut rappeler aux sédévacantistes égarés et désorientés par une fausse logique luthérienne, que personne, c’est-à-dire aucun tribunal ecclésiastique et encore moins un simple fidèle, ne peut réaliser un jugement du Siège suprême ni affirmer la déposition de celui qui l’occupe :

    « Le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).

    Ceci confirmé par le dictionnaire de droit canonique :

    « Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159).

    Tout catholique authentique doit avoir constamment à l’esprit que le Pape n’a aucune instance plus éminente que lui en ce monde en matière de dignité et d’autorité, et que de ce fait il n’est, et ne peut jamais être déposé ou déclaré tel par quiconque. C’est un principe fondamental.

    La nature du lien qui unit le Pape à l’Eglise relève en effet du seul du droit divin : « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » (Tit., III, 10). S’opposer à ce « droit divin » institué par le Christ comme le font les schismatiques sédévacantistes, c’est s’opposer à Dieu Lui-même – c’est donc un immense sacrilège et un péché impardonnable !

  47. Rémy permalink
    18 octobre 2011 20:41

    « De droit divin, l’Église est unie au pape comme le corps à la tête… » Tout à fait. Vous reconnaissez alors l’horrible blasphème que vous émettez contre l’Eglise en affirmant qu’un Pape peut enseigner l’hérésie ? Cela signifie que l’Eglise est par conséquent source de poison contre les fidèles ! Cela signifie que l’Eglise catholique n’est pas sainte ! Quelle horreur !

    • sixte permalink
      19 octobre 2011 01:46

      Révisez votre histoire avant d’écrire de grossières absurdités qui vous ridiculisent, pour qu’il y ait hérésie encore faut-il que soit posée une proposition touchant à la dogmatique par l’autorité, or l’intention de Vatican II, telle que soulignée par Jean XXIII, puis Paul VI, est formelle :

      – « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité…»

      Paul VI, discours du 12 janvier 1966.

  48. Obéissance permalink
    18 octobre 2011 22:02

    Quand je pense qu’ils vont encore faire leur acte de fornication spirituelle à Assise…

  49. calixte permalink
    19 octobre 2011 16:41

    Le pape saint Léon IX a réaffirmé solennellement cette vérité catholique importante :

    « Malgré les faiblesses de ses pontifes, l’Eglise reste sainte. »

    ( S. Léon IX, Congratulamur vehementer, 1059).

  50. Sulpice permalink
    19 octobre 2011 16:55

    « Vous attribuez à cette Eglise qui est l’Epouse de Jésus-Christ toujours pure, toujours sainte par elle-même les fautes de ses ministres : elle en gémit, elle les châtie, mais elle n’en est pas coupable … Condamnez tant qu’il vous plaira la mauvaise conduite des évêques, des cardinaux, des papes, même quand leurs actions ne répondent pas à la sainteté de leur caractère, mais respectez l’Eglise qui leur a donné des règles saintes et qui est conduite par l’Esprit de sainteté et de vérité. »

    Cardinal de Noailles, archevêque de Paris.

    Voir également « Encyclique Ecclesiam Dei », 12 novembre 1923, AAS 1923.

  51. PEB permalink
    19 octobre 2011 19:04

    En argument subsidiaire: l’infaillibilité n’est pas l’inerrance.

    L’infaillibilité de l’Eglise est le fait que la barque de Pierre dont Jésus-Christ est l’armateur ne saurait couler malgré les tempêtes. Cependant, la nef et ses occupants en sont tout secoués malgré leur pied plus ou moins marin.

    Le bateau apostolique peut avancer dans la mauvaise direction: cela s’appelle de l’errance, contraire de l’inerrance.

    Comme on dit à Paris: Fluctuat nec mergitur.

    A Vatican II, on est allé quelque part mais on ne savait pas où mais on y est allé et de bon coeur. Il y a eu des tempêtes avec des mousses, des matelots et des officiers passés par dessus bord. Mais l’Eglise est restée. Elle cherche à retrouver son cap. Certains comme Mgr Lefebvre sont descendus à la salle des cartes et n’y sont pas encore totalement ressorti. D’autres (les modernistes) sont montés à la vigie et n’ont pas vu grand chose de probant, gênés qu’ils étaient par le brouillard de notre temps.

    Le Commandant de bord (notre vénéré Saint-Père, Benoît XVI), ou Pacha comme on dit dans la Royale, demande à ceux de la vigie de redescendre et à ceux de la salle des cartes de remonter pour enfin se mettre d’accord sur le coup de barre à donner pour atteindre l’autre rive à savoir le Royaume des Cieux, notre ultime destination.

    Si l’accord autorise la Fraternité Saint-Pie-X a remonter avec les portulans qu’elle a pu trouver…

  52. Rémy permalink
    19 octobre 2011 19:35

    Concernant Vatican II, Paul VI déclara solennellement le 8 décembre 1965 lors de la clôture et le promulgation du concile qu’il était nécessaire et obligatoire à tout « catholique » de reconnaître et appliquer le concile Vatican II :

    « Aussi Nous commandons et enjoignons que tout ce qui a été établi synodalement en ce Concile soit observé religieusement par tous les fidèles du Christ à la gloire de Dieu, à l’honneur de la Sainte Église notre Mère et pour la tranquillité et la paix de tous les hommes. Ainsi en avons-Nous décidé et décrété, fixant que ces Lettres demeureront fermes, valides, et efficaces toujours; qu’il faut leur attribuer et qu’elles doivent recevoir leur effet plein et entier; qu’on y recourra, maintenant et à l’avenir de façon complète, pour tous ceux qu’elles concernent ou pourront concerner; qu’il faudra en juger et en conclure ainsi; que dès maintenant est sans valeur et nul ce qui pourrait être attenté contre elles sciemment ou non par quelque individu ou quelque autorité que ce soit. »

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le 8 décembre, en la fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie de l’année 1965, de Notre Pontificat la troisième. PAUL VI, pape »

    (Bref « apostolique IN SPIRITU SANCTO, 8 décembre 1965 lors de la clôture du Concile)

    Qui plus est : « Les décrets d’un concile approuvés par le Pape sont infaillibles par le simple fait de cette approbation, parce que le Pape est également infaillible extra concilium […] L’infaillibilité du concile est intrinsèque, i.e. découle de sa nature. » (Catholic encyclopedia, 1913, vol. IV)

    D’autant plus que selon la constitution conciliaire, la liberté religieuse (définie ex cathedra) est une doctrine divinement révélée. Or : « toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai. » (Pape Léon XIII – Encyclique Satis cognitum,)

    Ceux qui reconnaissent, à tort, Montini (ainsi que ses successeurs Jean-Paul II et Benoît XVI) comme Pape doivent donc obligatoirement se soumettre et reconnaître comme valides et catholiques TOUTE la doctrine et TOUTES les Lettres du Conciabule Vatican II donc la constitution hérétique sur la liberté religieuse (Dignitatis Humanae). Il ne leurs est donc pas permis et autorisé de remettre en cause quoi que ce soit de ce Concile.

    Votre état d’esprit est schismatique car vous refusez de vous plier à des ordres, à des décrets de personnes qui vous reconnaissez à tort être Papes :

    « Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique. » (Pie IX – Encyclique Quartus supra)

    Enfin, ne confondez pas infaillibilité et impeccabilité.

    « Le Saint-Esprit, l’Esprit de Vérité demeure tous les jours dans l’Église, l’Église aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l’assistance du Saint-Esprit. Ces vérités, l’Eglise les enseigne quotidiennement, tant principalement par le Pape, que par chacun des évêques en communion avec lui. […] le Pape, lui n’a besoin de rien d’autre que de l’assistance du Saint-Esprit . Ainsi il enseigne et n’est pas enseigné, il confirme et n’est pas, confirmé. » (Mgr d’Avanzo)

    « Le Saint-Esprit assiste le Pape non pas pour lui révéler la doctrine, mais seulement pour l’empêcher de se tromper et de tromper les autres […] car, dit le cardinal Du Perron, l’infaillibilité du Pape ne consiste pas en ce qu’il reçoive toujours du Saint-Esprit la lumière nécessaire, pour décider de toutes les questions de foi, mais en ce qu’il prononce un jugement exempt d’erreur sur les questions dans lesquelles il se sent suffisamment éclairé de Dieu. » (P. Montrouzier, Leçon de catéchisme sur l’infaillibilité pontificale)

    Mais selon vous, le Saint-Esprit se trompe… Hélas, vous êtes complètement formatés; votre esprit est tordu par la mentalité gallicane qui a envahie le milieu dit « traditionaliste » depuis les années 1970… Cette mentalité de rébellion n’a jamais été celle de l’Eglise, bien au contraire !

    • PEB permalink
      19 octobre 2011 20:49

      Ne vous laissez pas abuser par les formules exécutoires.

      Ce qui compte, c’est, comme toujours, l’intention de l’Eglise. Vatican II fait partie du magistère authentique de l’Eglise. Il doit donc être reçu comme tel: voilà le sens de la bulle de Paul VI.

      Mais recevoir Vatican II n’interdit pas de l’interroger et d’interroger le magistère pour en découvrir le sens. Les Pères ont parlé en langues. L’Esprit a dit des choses mystérieuses que l’Eglise doit traduire.

      A ma connaissance, rien dans Vatican II n’est formellement hérétique. Même la question de la liberté religieuse peut être lue comme un prolongement du Syllabus mais dans un contexte de nations aconfessionnelles sinon hostiles à l’idée même d’une foi quelle qu’elle soit. Ce n’est pas donner la liberté à l’erreur mais laisser la vérité se manifester et penser les conditions de cette manifestation.

      Le sédévacantisme mène au conclavisme de carnaval, au gallicanisme vieux-catholique, au luthéranisme, au calvinisme sinon au catharisme.

  53. charles permalink
    19 octobre 2011 19:55

    Pour honorer la mémoire du Pape Jean XXIII, dont la fidélité à la Tradition ne se démentit pas, rappelons sa très ferme et remarquable Constitution Apostolique Veterum Sapientia de 1962, qui marqua un coup d’arrêt à l’audace des réformateurs avec toute la sérénité et la vigueur de qui défend le patrimoine.

  54. Lozère permalink
    19 octobre 2011 20:24

    Mgr Lefebvre écrivait à l’abbé Georges de Nantes le 19 mars 1975 :

    “Si un évêque rompt avec Rome, ce ne sera pas moi”.

  55. calixte permalink
    19 octobre 2011 20:43

    Mgr Lefebvre a en effet toujours été très clair, rejetant avec force l’erreur schismatique des sédévacantistes qui vont coupablement jusqu’à rompre avec Rome et ne plus reconnaître le successeur légitime de Pierre.

    Il le déclara officiellement dans une lettre datée de 1980 envoyée au Saint-Père, afin de dissiper les ambiguïtés que l’on s’était plu à diffuser au sujet des intentions et positions du fondateur de la FSSPX :

    “Très Saint Père, Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

    1) Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la sainte Eglise pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

    2) Que je suis pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège: ‘Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du magistère constant de la Sainte Eglise’.

    3) Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle est de soi invalide ou hérétique.

    Je rends grâces à Dieu et à Votre Sainteté si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la Liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Eglise de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Eglise en perpétuant sa Tradition. Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect in Xto et Maria”.

    Lettre de Mgr Lefebvre à Jean-Paul II, 8 mars 1980.

  56. lève-toi permalink
    19 octobre 2011 21:44

    pat la suite, Monseigneur Lefebvre a été choqué par beaucoup de choses et a réagit fortement : « Ces gens là ont perdu la Foi, le Rite est un Rite bâtard, on ne met pas la Révolution avec l’Eglise, car c’est une union bâtarde, le rite est bâtard, nous ne savons plus si les sacrements sont valides ou non, nous ne savons plus »…Eminence (Cal Ratzinger) vous travaillez à la déchristianisation de l’Eglise, nous, nous travaillons à la Christianisation du monde ». ( résumé en gros).

  57. Obéissance permalink
    19 octobre 2011 23:45

    J’en apprends beaucoup ici… merci Rémy et Yves; depuis que j’ai quitté ces gens à double langage mon âme revit.

  58. 15 juin 2012 00:30

    Sermon de l’abbé Michel Koller lors de la messe dominicale du 10 juin 2012 (prieuré de Clermont-Ferrand), à propos des accords entre la FSSPX et Rome.

    http://www.contre-info.com/fsspx-rome-un-pretre-de-la-tradition-explique-pourquoi-il-refuse-les-accords

  59. 15 juin 2012 00:31

    Entretien accordé par Rivarol à Monseigneur Tissier de Mallerais, évêque de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X :

    RIVAROL : On parle beaucoup de la “réintégration” imminente de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) dans l’« Eglise officielle ». Qu’en est-il exactement ?

    Mgr TISSIER de MALLERAIS : “Réintégration” : le mot est faux. La Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) n’a jamais quitté l’Eglise. Elle est au cœur de l’Eglise. Là où est la prédication authentique de la foi, là est l’Eglise. Ce projet d’“officialisation” de la FSSPX me laisse indifférent. Nous n’en avons pas besoin et l’Eglise n’en a pas besoin. Nous sommes déjà sur le pinacle, comme un signe de contradiction qui attire les âmes bien nées, qui attire beaucoup de jeunes prêtres malgré notre statut de paria. On voudrait mettre notre lumière sous le boisseau par notre intégration dans l’orbe conciliaire. Ce statut qu’on nous propose de prélature personnelle, analogue à celui de l’Opus Dei, est un statut pour un état de paix. Mais actuellement nous sommes dans un état de guerre dans l’Eglise. Ce serait une contradiction de vouloir « régulariser la guerre ».

    R. : Mais certains dans la Fraternité Saint-Pie X pensent que ce serait quand même une bonne chose. Ne vous sentez-vous pas gênés par cette situation “irrégulière” ?

    Mgr TISSIER : L’irrégularité n’est pas la nôtre. C’est celle de Rome. Une Rome moderniste. Une Rome libérale qui a renoncé au Christ-Roi. Une Rome qui a été condamnée d’avance par tous les papes jusqu’à la veille du concile. D’autre part l’expérience des sociétés sacerdotales qui se sont ralliées à la Rome actuelle est que toutes, les unes après les autres, y compris Campos et le Bon Pasteur, ont été mises en demeure d’accepter le concile Vatican II. Et on sait ce qu’est devenu Mgr Rifan, de Campos, qui maintenant ne voit plus d’objection à célébrer la nouvelle messe et qui interdit à ses prêtres de critiquer le Concile !

    R : Que répondez-vous à ceux qui croient que Rome a changé avec Benoît XVI ?

    Mgr TISSIER : Il est exact que Benoît XVI a fait quelques gestes en faveur de la tradition. Principalement en déclarant que la messe traditionnelle n’a jamais été supprimée et secondement en supprimant en 2009 la soi-disant excommunication qui avait été déclarée à notre encontre à la suite de notre sacre épiscopal par Mgr Lefebvre. Ces deux gestes positifs ont attiré à Benoît XVI des plaintes amères de la part de l’épiscopat. Mais le pape Benoît XVI, tout pape qu’il soit, reste moderniste. Son discours programmatique du 22 décembre 2005 est une profession de l’évolution des vérités de foi selon les idées dominantes de chaque époque. Malgré ses gestes favorables, son intention réelle en nous intégrant dans l’orbe conciliaire, ne peut être que de nous ramener à Vatican II. Il l’avait dit lui-même à S.E. Mgr Fellay en août 2005 et une note confidentielle de lui-même, publiée frauduleusement, vient tout récemment de le confirmer.

    R. : Mais certains pensent que Benoît XVI venant de la Bavière catholique, et qui est, croient-ils savoir, « d’une profonde piété depuis sa jeunesse », inspire confiance. Que leur répondez-vous ?

    Mgr TISSIER : Il est vrai que ce pape est très sympathique. C’est un homme aimable, poli, réfléchi, un homme discret mais d’une autorité naturelle, un homme de décision qui a résolu plusieurs problèmes dans l’Eglise par son énergie personnelle. Par exemple des problèmes de moralité dans tel ou tel institut sacerdotal. Mais il est imbu du concile. Lorsqu’il dit que la solution du problème de la FSSPX est une des tâches principales de son pontificat, il ne voit pas où est le vrai problème. Il le situe mal. Il le voit dans notre soi-disant schisme. Or le problème n’est pas celui de la FSSPX, c’est le problème de Rome, de la Rome néo-moderniste qui n’est plus la Rome éternelle, qui n’est plus la maîtresse de sagesse et de vérité, mais qui est devenue source d’erreur depuis le concile Vatican II et qui le demeure aujourd’hui. Pourtant la solution de la crise ne pourra venir que de Rome. Après Benoît XVI.

    R : Alors comment voyez-vous la solution de ce désaccord jugé par beaucoup scandaleux de la FSSPX avec Benoît XVI ?

    Mgr TISSIER : Il est vrai que la FSSPX est une « pierre de scandale » pour ceux qui résistent à la vérité (cf 1 Petr 2, 8 ) et cela est un bien pour l’Eglise. Si nous étions “réintégrés”, nous cesserions par le fait-même d’être cette épine enfoncée dans le flanc de l’église conciliaire, d’être un vivant reproche à la perte de la foi en Jésus-Christ, en sa divinité, en sa royauté.

    R : Mais, Monseigneur, vous avez écrit avec vos deux collègues une lettre à S.E. Mgr Fellay pour refuser un accord purement pratique avec Benoît XVI. Quelles sont les raisons de ce refus ?

    Mgr TISSIER : La diffusion de notre lettre est due à une indiscrétion dont nous ne sommes pas coupables. Nous refusons un accord purement pratique parce que la question doctrinale est primordiale. La foi passe avant la légalité. Nous ne pouvons pas accepter une légalisation sans que le problème de la foi soit résolu. Nous soumettre maintenant sans condition à l’autorité supérieure imbue de modernisme serait nous exposer à devoir désobéir. Alors à quoi bon ? Mgr Lefebvre disait dès 1984 : « on ne se place pas sous une autorité quand cette autorité a tous les pouvoirs pour nous démolir ». Et je crois que c’est sagesse. Je voudrais que nous produisions un texte qui, renonçant aux finasseries diplomatiques, affirme clairement notre foi et par conséquent notre refus des erreurs conciliaires. Cette proclamation aurait l’avantage premièrement de dire la vérité ouvertement au pape Benoît XVI qui est le premier à avoir droit à la vérité et deuxièmement de restaurer l’unité des catholiques de tradition autour d’une profession de foi combative et inéquivoque.

    R. : D’aucuns croient que le statut de prélature personnelle qu’on vous propose vous garantira suffisamment de tout péril d’abandonner le combat de la foi. Que répondez-vous ?

    Mgr TISSIER : C’est inexact. Selon le projet de prélature, nous ne serions pas libres d’implanter de nouveaux prieurés sans la permission des évêques locaux et en outre toutes nos récentes fondations devraient être confirmées par ces mêmes évêques. Ce serait donc nous asservir tout à fait inutilement à un épiscopat globalement moderniste.

    R. : Pouvez-vous nous préciser ce problème de foi que vous souhaitez voir résolu en premier lieu ?

    Mgr TISSIER : Volontiers. Il s’agit, comme Mgr Lefebvre le disait, de la tentative du concile Vatican II de réconcilier l’Eglise avec la révolution, de concilier la doctrine de la foi avec les erreurs libérales. C’est Benoît XVI lui-même qui l’a dit dans son entretien avec Vittorio Messori en novembre 1984 en disant : « le problème des années 1960 (donc celui du concile) était l’acquisition des valeurs les mieux mûries des deux siècles de culture libérale. Ce sont des valeurs qui, bien que nées hors de l’Eglise, peuvent trouver leur place, une fois purifiées et corrigées, dans sa vision du monde. Et c’est ce qui a été fait. » Voilà l’œuvre du concile : une conciliation impossible. « Quelle conciliation peut-il y avoir entre la lumière et les ténèbres ? », dit l’Apôtre, « quel accord entre le Christ et Bélial ? » (2 Cor 6, 15). La manifestation emblématique de cette conciliation est la Déclaration sur la liberté religieuse. A la place de la vérité du Christ et de son règne social sur les nations, le concile place la personne humaine, sa conscience et sa liberté. C’est le fameux « changement de paradigme » que confessait le Cardinal Colombo dans les années 1980. Le culte de l’homme qui se fait Dieu à la place du culte de Dieu qui s’est fait homme (cf. Paul VI, discours à la clôture du concile, 7 décembre 1965). Il s’agit d’une nouvelle religion qui n’est pas la religion catholique. Avec cette religion nous ne voulons aucun compromis, aucun risque de corruption, aucune apparence même de conciliation, et c’est cette apparence que nous donnerait notre soi-disant “régularisation”. Que le Cœur immaculé de Marie, immaculé dans sa foi, nous garde dans la foi catholique.

    http://www.contre-info.com/mgr-tissier-de-mallerais-%e2%80%9cla-foi-passe-avant-la-legalite%e2%80%9d#more-20374

  60. Charles permalink
    15 juin 2012 11:22

    Comme tout cela est affligeant et contriste au plus haut point Notre Sainte Mère!
    Toute l’artillerie lourde a été sortie au grand jour pour anéantir de fond en comble toute réaction qualifiée de « sédévacantiste »…Il parait évident que devant une telle désorientation diabolique des « meilleurs » les chatiments ne peuvent qu’être imminents. Commenceront-ils par l’Eglise, à travers ces rapprochements si controversés avec Rome? C’est possible.Mais ce n’est pas certain…
    Aux âmes chrétiennes non encore infestées par les forces démoniaques à l’oeuvre dans notre monde je répondrai qu’il convient d’attirer leur attention spirituelle sur ces mots de Mgr Tissier de Mallerais:
    « …la Rome néo-moderniste est devenue SOURCE D’ERREUR depuis Vatican II et le demeure encore aujourd’hui. »
    Existe-t-il encore des catholiques qui n’ont pas perdu le (bon) SENS? Si oui réfléchissez aux implications inouies que comporte cet extrait de Mgr Tissier et concluez vous-mêmes: comment cela est-il possible? comment Rome, si elle est toujours CATHOLIQUE, pourrait-elle être une SOURCE d’ERREUR???!!!!!
    Malgré les esprits forts e ce blog, malgré les démons pleins de ruses et de vaine science qui y sévissent, il n’y a qu’une seule réponse possible: Non! Cette « église » ne peut plus être l’Eglise du Christ puisqu’elle est SOURCE d’ERREUR.
    Dire le contraire est un blasphème voire un péché contre l’Esprit Saint!
    Pax vobis.

  61. Pie permalink
    23 juin 2012 00:42

    • Charles permalink
      3 novembre 2012 12:01

      Il y a mieux encore Pie! Lisez plutôt ce que disait Mgr en 1978:(et notez bien que si ce texte n’est pas modéré ce sera la certitude que ce blog ets occupé par des démons).
      Mgr Lefebvre et la Contre-église Conciliaire : contrefaçon de l’Église

      Par contre je pense qu’à la prochaine rencontre, ou avant la prochaine rencontre d’ailleurs, s’ils me demandent vraiment ce colloque, c’est moi qui leur poserai des questions. C’est moi qui les interrogerai, pour leur dire : – Quelle Église êtes-vous ? À quelle Église avons-nous affaire — moi je voudrai savoir —, si j’ai affaire à l’Église catholique, ou si j’ai affaire à une autre Église, à une Contre-Église, à une contrefaçon de l’Église ?… Or je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. Pourquoi ? Parce-ce qu’ils n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Non seulement ils n’enseignent plus la foi catholique et ne défendent plus la foi catholique, mais ils enseignent autre chose, ils entraînent l’Église dans autre chose que l’Église catholique. Ce n’est plus l’Église catholique. Ils sont assis sur le siège de leurs prédécesseurs, tous ces cardinaux qui sont dans les congrégations et tous ces secrétaires qui sont dans ces congrégations ou à la secrétairerie d’État ; ils sont bien assis là où étaient leurs prédécesseurs, mais ils ne continuent pas leurs prédécesseurs. Ils n’ont plus la même foi, ni la même doctrine, ni la même morale même que leurs prédécesseurs. Alors ce n’est plus possible. Et principalement, leur grande erreur, c’est l’œcuménisme. Ils enseignent un œcuménisme qui est contraire à la foi catholique.

      Et je dirai : – Que pensez-vous des anathèmes du Concile de Trente ? Que pensez-vous des anathèmes de l’Encyclique “Autorem Fidei” sur le Concile de Pistoie ? Que pensez-vous du “Syllabus” ? Que pensez-vous de l’Encyclique “Immortale Dei” du Pape Léon XIII ? Que pensez-vous de la “lettre sur le Sillon” par le Pape Saint Pie X ? de l’Encyclique “Quas Primas” du Pape Pie XI, du “Mortalium Animos” justement du Pape Pie XI contre l’œcuménisme, contre ce faux œcuménisme ? et ainsi de suite… Pensez-vous tout cela ? Qu’ils me répondent ! Qu’ils me répondent s’ils sont toujours d’accord avec tous ces documents des papes, avec tous ces documents officiels qui définissent notre foi. Ce ne sont pas des documents quelconques, ce ne sont pas des allocutions ou des conversations privées des papes, ce sont des documents officiels qui engagent l’autorité du pape. Alors ?…

      Je pense que l’on peut, que l’on doit même croire que l’Église est occupée. Elle est occupée par cette Contre-Église. Par cette Contre-Église que nous connaissons bien et que les papes connaissent parfaitement et que les papes ont condamnée tout au long des siècles. Depuis maintenant bientôt quatre siècles, l’Église ne cesse de condamner cette Contre-Église qui est née avec le protestantisme surtout, qui s’est développée avec le protestantisme, et qui est à l’origine de toutes les erreurs modernes qui a détruit toute la philosophie et qui nous a entraînés dans toutes ces erreurs que nous connaissons et que les papes ont condamnées : libéralisme, socialisme, communisme, modernisme, sillonisme et que sais-je ? Et nous en mourons. Les papes ont tout fait pour condamner cela. Et voilà que maintenant ceux qui sont sur les sièges de ceux qui ont condamné ces choses-là sont maintenant d’accord pratiquement avec ce libéralisme et avec cet œcuménisme. Alors nous ne pouvons pas accepter cela.

      Et plus les choses s’éclairent, et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré dans les loges maçonniques – tout ce programme, toutes ces erreurs ont été élaborées dans les loges maçonniques – et bien on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. Et que maintenant quand on se trouve devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouvent assis dans le siège ou dans le bureau où se trouvaient de saints cardinaux, des cardinaux qui avaient la foi de l’Église et qui défendaient la foi de l’Église et qui étaient des hommes d’Église, et bien on se trouve devant un franc-maçon ! Alors est-ce que c’est la même chose ? Alors c’est bien, ils brandissent la même obéissance. Oui, autrefois, on nous disait d’obéir à la foi, on nous faisait faire le serment anti-moderniste, on nous faisait faire des professions de foi, et tout cela, mais maintenant ces gens-là, quelle foi ils nous demandent de professer ? Ce n’est plus la même. Alors on brandit toujours : obéissance, obéissance, obéissance ! Ah ! oui, mais quand même… Obéissance à l’Église, oui ! Obéissance à ce que l’Église a toujours commandé, oui ! Obéissance à la foi de l’Église, oui ! Mais obéissance à la Franc-Maçonnerie, non ! C’est cela, vous savez, c’est sûr !

      Dernièrement on m’a apporté des documents qui semblent tout à fait véridiques, des documents qui montrent des correspondances entre Bugnini et le grand-maître de la Maçonnerie sur toute la réforme liturgique, dans lesquels le grand-maître de la Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer la réforme du fameux Rorca, le prêtre apostat qui, lui, avait prédit déjà tout ce qui devait se faire et avait déjà prévu tout ce qui devait se faire lorsque le Vatican serait occupé par la Maçonnerie : – Voilà ce qu’il faut faire. Et alors maintenant le grand-maître de la Franc-Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer cela ! Et le grand principe : il faut arriver à la “naturalizatione del Incarnatione”, donc désurnaturaliser l’Incarnation. Donc on arrive au naturalisme. Et il faut appliquer les principes de la langue vernaculaire, de la démultiplicité des rites, de la démultiplicité de la liturgie pour rendre la liturgie complètement confuse et mettre la confusion partout, et les oppositions entre les différents rites.

      Bugnini répond qu’il est tout à fait d’accord pour cela, mais qu’il faudra un certain temps. Il faudra peut-être dix ans, mais en l’espace de dix ans, il y arrivera, et qu’avec la confiance que lui accordent particulièrement le Cardinal Lercarro et même le Pape Paul VI, avec cette confiance qu’il a, il est assuré de pouvoir arriver à ses fins. Et il nomme tous ceux avec lesquels il travaillera dans la Curie romaine, tous ceux qui, eux aussi, ont des attaches à la Maçonnerie, alors qu’il pourra travailler avec eux. Mais il faudra en placer certains, il faudra les mettre dans des congrégations afin de pouvoir mener le travail à bien. Il faut que toutes les congrégations soient plus ou moins infiltrées et noyautées par les membres de la Maçonnerie qu’il nomme : untel, untel, untel… Il faudra chasser celui-ci parce qu’il nous gêne, est contre nous, alors il faudra le faire mettre dehors. Il faudra supprimer la congrégation des rites – il met – mais ce n’est pas la congrégation des rites, c’est la congrégation des sacrements. Il a réussi à supprimer la congrégation des sacrements pour tout mettre sous la congrégation des rites, par conséquent tout mettre sous son autorité. Tout cela, il le dit dans les lettres au grand-maître de la Maçonnerie. Alors, qu’est-ce que vous voulez ? L’obéissance ? Ah ! non ! Qu’on ne nous parle pas d’obéissance !

      On veut bien obéir, bien sûr. Nous sommes les plus obéissants à l’Église et à tout ce que l’Église a toujours enseigné, toujours voulu, mais pas à des hommes qui travaillent à la destruction de l’Église à l’intérieur de l’Église. L’ennemi est à l’intérieur de l’Église. Le Pape Pie X l’avait annoncé. La Salette l’avait annoncé. Fatima l’a annoncé. Tout a été annoncé de manière publique. On sait que l’ennemi va s’introduire à l’intérieur de l’Église. Eh bien, il y est ! Il y est !

      Alors qu’ils ne viennent pas demander d’arrêter les ordinations ! Qui demande d’arrêter les ordinations ? Qui demandent de ne plus faire de bons prêtres ? Qui ? C’est le Saint-Esprit ou c’est le diable ? C’est clair, c’est clair ! Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander à un évêque de ne plus faire de bons prêtres ? Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander une chose pareille ? Demander de supprimer les séminaires, séminaires qu’ils savent bons ? Ils le savent, ils l’ont dit. Ils ont dit que c’était de bons séminaires. Ils savent que la doctrine qu’on vous enseigne est la vraie doctrine. Ils le savent, ils l’ont écrit, ils le savent parfaitement. Ils l’ont écrit dans le rapport des visiteurs. Les visiteurs l’ont dit. Ils ont fait un excellent rapport en faveur du séminaire. C’est ce que le Cardinal Garonne m’a dit à moi-même quand il m’a demandé de venir à Rome. Il a dit : – Oui, le rapport est bon. Nous savons que le séminaire est bon, etc. etc. Alors pourquoi fermer le séminaire ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas suivre ces orientations maçonniques de l’œcuménisme, et toutes ces orientations nouvelles qui s’étaient forgées dans les loges maçonniques. Alors on veut fermer le séminaire. Et bien non, ce n’est pas possible ! Cela, ça ne vient pas du Saint-Esprit, ça ne vient pas de l’Église. Ce n’est pas l’Église qui nous demande de fermer le séminaire. Ce n’est pas l’Église. Ce n’est pas le pape en tant que pape, ceux qui sont là en tant qu’ils sont vraiment les successeurs de ceux qui étaient avant eux, non ! C’est une loge maçonnique qui est arrivée à pénétrer à l’intérieur du Vatican et qui mène tout, et qui évidemment ne peut pas nous sentir. C’est clair, c’est évident. Nous faisons obstacle à leur plan, à leur plan de destruction du sacerdoce, de destruction de la messe, de destruction de la liturgie. C’est évident.

      Alors, est-ce que nous devons obéir ? Moi je crois en conscience devant le Bon Dieu, quand il me dit : – Réfléchissez bien devant Dieu en conscience à ce que vous faites… Et bien oui, j’ai tout réfléchi devant le Bon Dieu. Si je me trompe, que le Bon Dieu me donne la lumière pour me montrer que je me trompe, mais je ne crois pas. Je crois vraiment qu’en faisant ce que je fais, en ordonnant les prêtres que je vais ordonner, je crois que je sers l’Église. Je sers l’Église. Je ne le ferais pas si j’avais seulement un instant la pensée que ça pouvait être contraire au bien de l’Église, et bien je m’abstiendrais bien sûr de faire des choses pareilles ! C’est trop grave. Mais c’est bien le contraire !

      Enfin, les faits sont évidents maintenant, les effets de cette réforme et de cette persécution de l’Église à l’intérieur de l’Église sont clairs pour tout le monde, ça devient de plus en plus clairs. Il suffit de lire la Documentation catholique à chaque fois pour s’apercevoir combien les idées fausses sont infiltrées dans les documents épiscopaux, dans tous les documents, toutes ces commissions théologiques. Lisez celui qu’on a donné à midi, des commissions de théologie. Mais c’est plein d’erreurs, c’est un esprit faux, un esprit qui n’est pas du tout l’esprit de l’Église ! Alors c’est pour cela que nous n’hésitons pas un instant et j’espère que le Bon Dieu continuera à nous bénir !

  62. 27 juin 2012 02:10

    Une lettre du secrétaire général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, adressée aux supérieurs, a été diffusée sur internet, dès sa publication.

    Cette lettre, faisant état de la décision de Mgr Fellay de différer pour l’instant la signature du Préambule Doctrinal, précise également l’éviction de Mgr Williamson du prochain chapitre de la FSSPX ainsi que le report des ordinations des dominicains d’Avrillé ainsi que des capucins de Morgon

    http://z10.invisionfree.com/Ignis_Ardens/index.php?act=Attach&type=post&id=22015703

  63. 2 juillet 2012 02:00

    Voici un site centralisant tous les textes antiralliements de plusieurs Prêtres de la FSSPX et autres théologiens proches de celle-ci …http://www.antimodernisme.info

    « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur le Christ. »

    (Epitre de Saint Paul aux Colossiens, 2:8)

    • Charles permalink
      3 novembre 2012 12:10

      …comme s’il suffisait de s’opposer au ralliement de la FSSPX!!! Ces malheureux prêtres seront obligatoirement dirigés vers les impasses et voies sans issue….habituelles…!
      C’est blasphématoire de prétendre que Rome puisse être moderniste alors qu’en réalité c’est la secte et tous ses séides qui, depuis le conciliabule de Vatican II a pris le pouvoir et occulte complètement l’Eglise qui est éclipsée par un juste jugement de Dieu pour notre châtiment à tous.
      Le dernier article de l’abbé Beauvais est à ce titre parfaitement affligeant……Malgré d’excellents rappels sur les monstruosités anticatholiques de Vatican II (il va même jusqu’à parler de 3ème GUERRE MONDIALE!), il n’aborde AUCUNE des questions primordiales et ne tire AUCUNE conclusion ecclesiale sur cette Révolution en chape et en tiare qui éclipse notre Sainte Eglise depuis un demi-siècle……
      Mysterium iniquitatis……

  64. Charles permalink
    2 juillet 2012 12:16

    Je livre aux lecteurs honnêtes de La Question, ce bijou d’un Abbé de la FSSPX.
    Ce lourd pave de l’ABBE CHAZAL MONTRE LE DEBOUSSOLEMENT EXTREME DES PRETRES DE CETTE MOUVANCE TRADITIONALISTE SCHISMATIQUE.
    LA ENCORE VOUS Y RETROUVEREZ NON SEULEMENT LES PONCIFS HABITUELS MAIS ENCORE LES AVEUX NECESSAIRES QUI SERONT A VERSER AUX DOSSIERS HISTORIQUES DE LA CRISE DE L’EGLISE AUX XX/XXIèmes siecles.
    [Abbé Chazal, fsspx – antiModernisme.info] Ce qui nous attend
    SOURCE – Abbé Chazal, fsspx – antiModernisme.info – 10 juin 2012

    ——————————————————————————–

    http://tradinews.blogspot.fr/2012/06/abbe-chazal-fsspx-antimodernismeinfo-ce.html

  65. Charles permalink
    11 juillet 2012 19:50

    Amis lecteurs,
    Etant à peine modéré, notamment sur ce chapître TRES SENSIBLE (et pour cause!!!), je crains de ne pouvoir vous dire qu’en ces temps troublés il est bien légitime de se divertir de temps à autre.
    Aussi vous conseillé-je vivement la lecture assidue et quotidienne de Tradinews qui nous apporte chaque jour de nopuvelles preuves de la décomposition en générale et de celle toute particulière du clergé traditionaliste.
    Alors plutôt que de lire à longueur de colonnes les affirmations controuvées des séides et sectataires de ce blog-au-but-unique (bien connu des initiés!!!) allez vous détendre et rire un bon coup en lisant la prose pitoyable de tous les ralliés, mondains, opposants divers et variés. Vous finirez par y faire le constat désolant que définitivement nous sommes mal barrés!

    Voici un tout petit aperçu des derniers titres parus avec quelques commentaires:

    Un clergé « tradi » pire que tout !!! Et des titres à faire hurler !!! (glané pour vous dans Tradinews)

    Jugez plutôt :

    UN PAS VERS LA CLARTE ?
    Ce titre nous apprend que l’Abbé Laguérie, pour les élections au chapître de son IBP, s’en remet entre les mains du Saint Siège !
    Il est vrai que piégé volontaire, il n’a pas d’autre choix ! Quelle misère ! Que de talents et de grâces gâchés !

    Quant à cette vieille canaille d’Abbé de Tanouarn, illuminé par son intelligence de surdoué et ayant senti les embruns délétères de la division, a donné sa démission au poste de premier assistant !

    MAIS NOUS SOUFFRONS DANS L’EGLISE !

    L’Abbé Dulac, un vieux de la vieille, « intégriste » de la première heure (ou presque !), fondateur de Si SI NO NO, nous met en garde, avec l’Abbé Bonneterre, contre l’esprit de surenchère dans l’opinion la plus extrême, la plus dure (suivez mon regard !) et nous dit que « C’est Elle, Elle seule, la Catholica, visible dans son chef visible, l’Évêque de Rome, même un jour défaillant (sic !), elle seule qui saura séparer le pur froment et la paille de tous les aggiornamenti.»

    L’ « archevêque » DiNoia appelle tous les dominicains à prier pour la réconciliation(sic !) de la FSSPX

    C’est ce que nous apprend ,en l’approuvant pleinement, notre Daniel Hamiche, cette quintessence laÏque du traditionalisme rallié , mondain et monarchique bon teint ! Influent à Radio Courtoisie et dans les médias , ce personnage travaille pour la Rome apostate au sein exclusivement de la tradition. C’est le type même du catho-bigot-conservateur et sociologiquement dévôt à Rome…Il a en sainte horreur tout ce qui de près ou de loin sent le sédévacantisme…

    « PAIX LITURGIQUE » (intitulé qui ne craint pas le ridicule ou l’ironie !)

    Nous apprend sans rire que « la proportion des ordinations pour la forme extraordinaire continue de progresser » et que « cet attrait pour les formes traditionnelles favorise une porosité entre « ordinaires » et « extraordinaires » toujours plus grande. Il faut être conscient que celle-ci va être un élément incontournable de la réorganisation réaliste du tissu sacerdotal français en temps d’extrême pénurie. »
    Cela promet, lorsque l’on sait que l’extinction du sacerdoce valide est inversement proportionnelle à cet engouement des jeunes « prêtres » (conciliaires !) pour la « forme extraordinaire ».
    Et « Paix liturgique » ajoute sans rire également que « Du point de vue strictement liturgique, il ne faut pas se cacher les difficultés auxquelles ce « retour » se heurte, quel que soit le désir des futurs lévites et des nouveaux prêtres. »

  66. Pèlerine permalink
    30 juillet 2012 14:45

    Pour les catholiques refractaires aux accords de la FSSPX à la Rome moderniste, un forum qui rassemble: Lefebvriste-

    • Sulpice permalink
      30 juillet 2012 23:37

      Pèlerine,

      Pourriez-vous nous indiquer le lien de ce Forum ?

      D’avance merci.

  67. Pèlerine permalink
    31 juillet 2012 07:53

    lefebvristes.forum-box.com
    en tapant ;un évêque s’est levé, on vous donne le lien
    Jeune site plein d’actualités anti- accords

  68. 15 septembre 2012 00:25

    Monseigneur Williamson démontre magistralement que les six conditions émises par le dernier chapitre de la fsspx pour un éventuel accord avec Rome sont d’une faiblesse insigne.

    Au delà de cette évidence ( de la faiblesse de ces exigences…. qui n’en sont pas) on peut déplorer que la majorité des membres ai acceptée de telles choses. Même s’il y a encore des membres sains et antilibéraux au sein des membres du chapitre, on est désormais fixé sur la dégénérescence doctrinale de la majorité. La grosse responsabilité en revient bien sûr au locataire de Menzingen.

    Dans une lettre officielle du 18 Juillet aux Supérieurs de District de la Fraternité Saint Pie X, son Secrétaire Général révèle les six « Conditions » pour un quelconque accord futur entre la FSPX et Rome. Elles sont le fruit de discussions parfois intenses entre les 39 capitulants du Chapitre Général de la FSPX du mois de juillet. Assurément elles témoignent d’une faiblesse alarmante de la part des chefs de la Fraternité pris dans leur ensemble.

    Suite : http://www.antimodernisme.info/?Six-conditions-commentees-par-Mgr

  69. Charles permalink
    1 novembre 2012 13:49

    AVIS aux âmes de bonne volonté! Ecoutez ce que disait en 1978 Mgr Lefebvre sur la secte conciliaire et tirez-en les conclusions honnêtes qui s’imposeront d’elles-mêmes à votre esprit:

    http://radiocristiandad.wordpress.com/2012/11/01/conferencia-de-mons-lefebvre-en-econe-8-de-jun-de-1978-la-optica-de-mons-lefebvre-ante-la-roma-modernista/

  70. 12 mars 2013 01:51

    Le 17 mars, la chapelle Sainte-Germaine dans le 17e arrondissement de Paris, lieu historique mais trop étroit de la Fraternité Saint-Pie X, se déplacera de l’avenue des Ternes à la rue Jean Goujon, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre vient de reprendre une splendide chapelle : Notre-Dame de la Consolation.

    Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité, y célèbrera la messe.

    La chapelle Sainte-Germaine a été créée en 1974 à côté de la salle Wagram. C’était un local de fortune, comme beaucoup de chapelles traditionnelles ouvertes à cette époque. Depuis des années, la communauté de Sainte-Germaine cherchait un lieu plus digne.

    L’Association Mémorial du Bazar de la Charité, propriétaire de la chapelle Notre-Dame de Consolation, vient de confier la charge et la responsabilité de ce monument à la FSSPX, afin qu’elle l’entretienne et la fasse vivre conformément à son identité propre.

    Suite : http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/acquisition-dune-eglise-parisienne-par-la-fraternite-saint-pie-x#.UT56zRy_WZ8

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